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ÉDITORIAL 2006 mieux que 2005 ? LA BOITE CITOYENNE P. 2 Retour de la boîte en Allemagne CAN MARKET P. 4 L’insolente croissance des colas … et de leurs boîtes La distribution automatique courtise la boite AUTOUR DE LA BOÎTE P. 10 Trophées 2005 : les plus belles ont gagné ! + 17 % Croissance mensuelle en volume de la 50 cl sur les Spécialités. Source : Nielsen, 2005/2006 à P03 2006 + 34,2 % Progression en volume de la 15 cl sur les colas. Source : Nielsen, 2005/2006 à P03 2006 2006 augure une meilleure année que 2005 quant aux résultats affichés sur les différents WEB CAN P. 13 marchés des boissons où la boîte Dark Dog, est présente. En effet, depuis le “méchamment énergisant” début de l’année et sur la dernière période étudiée (Chiffres Nielsen L’INTERVIEW P. 14 à P03 2006 – 6 février au 5 mars Christine Gehringer, 2006), la tendance est positive. Kronenbourg Ce sont, comme pour les périodes NEWS CAN P. 15 précédentes, sur les bières et les La boîte pétille de nouveautés colas que les meilleurs chiffres sont enregistrés en février. La 50 cl réserve encore de belles surprises avec une progression de 17 % sur le segment des Spécialités. Les w w w. g i e l b b. c o m colas poursuivent leur dynamique (+ 4 %) et les boîtes y obtiennent une part de marché dépassant maintenant les 20 % (20,6 %) et très proche de son maximum historique. Sur les autres marchés des BRSA, les résultats de la boîte, en deçà de ceux des marchés, traduisent des problématiques 27/02/06, bien connues, notamment La saga de la la semaine sous-représentation de ce consacrée à la boîte conditionnement, qui figurent dans le quotidien toujours au rang des obstacles le plus lu de France. au développement des marchés boissons concernés. Retrouvez-nous sur www.gielbb.com et w w w. b o i t e b o i s s o n . c o m LE MAGAZINE DE LA BOITE BOISSON - JUIN 2006 - N° 37 Le comité de rédaction L A B O Î T E C I T O Y E N N E Le développement durable au cœur de nos préoccupations Retour de la boîte en Allemagne Depuis le 1er mai dernier, la canette a de nouveau droit de cité en Allemagne. Un nouveau système d’automates permettant de gérer la consigne de la boîte a été mis en place chez les distributeurs. L’espoir, pour les canmakers, de se redéployer sur un marché qui atteignait 7,5 milliards d’unités en 2002. Tout a commencé avec le fameux décret de janvier 2003 instaurant la consigne obligatoire des emballages de boissons à usage unique. Chaque consommateur devait rapporter ses boîtes en consigne dans le point de vente où il les avait achetées. Devant la difficulté à gérer une telle situation, le résultat ne s’est pas fait attendre : la disparition progressive de la boîte des linéaires germaniques. L’Allemagne consomme aujourd’hui 500 millions de boîtes par an. Une perte estimée à 20 milliards de boîtes sur les trois dernières années. 0,25 € la boîte consignée Cette situation est en train d’évoluer et la boîte devrait à nouveau se développer sur le marché allemand. A l’instar de systèmes de consigne déjà existant dans les pays scandinaves, des automates pourront collecter les boîtes consignées et rétrocéder 0,25 € par boîte récoltée. Le principe ? L’automate lit le code EAN (identifiant du produit) de la boîte mais également un code imprimé avec une encre infra-rouge ajouté par chaque canmaker. But de la manœuvre : identifier la boîte au marché allemand ainsi que son fabricant. “Ce système permet de retourner les boîtes dans n’importe quel point de vente doté d’un automate, indique Laurence de Haan, coordinatrice décors à l’usine de Custines de Crown Bevcan Europe. Le marquage spécifique des boîtes avec une encre infra rouge doit éviter une hémorragie de boîtes en provenance des pays limitrophes.” Prudence C e t te re p ri s e du march é all e man d dépend néanmoins de la bonne volonté des distributeurs qui doivent équiper leurs points de vente des fameux automates. Pour l’heure, 6 000 machines sont installées depuis le 1er mai et 6 000 autres seraient en commande. Un parc d’automates que certains acteurs du marché considèrent déjà insuffisant, estimant les besoins du marché à 35 000, voire à 60 000 automates. La plus grande prudence est donc de mise quant aux pronostics du redéploiement de la boî te sur le marché outre -Rhin. Le retour aux volumes de 2002 ne devrait être atteint que très progressivement. Afin d’encourager et de soutenir le retour de la boîte, le BCME (Beverage Can Makers Europe), l’association européenne des fabricants de boîtes, a décidé de financer une grande campagne publicitaire de plusieurs millions d’euros au slogan très explicite : “Can Open” (Cf. Encadré e n savoir + ci-dessous). w ww.bcme.org Can Open “Parmi les jeunes Allemands, certains ont débuté leur consommation adolescente sans avoir le choix de la boîte”, souligne Guillaume de Tonquédec, Membre du BCME Marketing Committee, rendant ainsi compte de la réalité des linéaires de boissons outre-Rhin ces trois dernières années. Le retour de la boîte, annoncé sur le marché allemand, avait donc bien besoin d’un petit coup de pouce. Avec une campagne publicitaire à l’initiative du BCME (Association européenne des fabricants de boîtes boisson) mettant la canette au cœur des villes allemandes sur des affiches 4X3, il est de taille ! 8 visuels différents sur trois vagues successives d’affichage – du 9 au 18 mai, puis du 11 au 20 juillet et enfin, du 22 au 31 août – dans 15 villes (Berlin, Stuttgart, Hambourg, Munich, Cologne, etc.) doivent redonner envie aux Allemands d’acheter des boîtes. L’agence Echtzeit, conceptrice de cette campagne, prévoit 374 millions de contacts, soit 83,3 % de la population visée qui verront la campagne. Au-delà de l’arsenal mis en place, c’est le message lui-même qui interpelle, mélange d’humour, de séduction et d’efficacité. Le visuel générique montre un couvercle de boîte géant que différents personnages de la vie quotidienne – musicien, lycéenne, business man, supporter – tentent d’ouvrir. Par un effet 3D, les personnages apparaissent comme suspendus dans les airs, accrochés à ce couvercle, le slogan “Can Open” délivrant un message clair et plein d’humour. Les affiches renvoient e n s avoir + à un site internet www.can-open.de qui délivre des messages positifs sur la boîte : sa recyclabilité à 100 %, www.can-open.de sa fraîcheur, sa modernité, etc. PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 2 RETROUVEZ NOUS SUR L A B O Î T E C I T O Y E N N E B O N N E S P R AT I Q U E S D ’ H YG I E N E E T D E FA B R I C AT I O N : MODE D’EMPLOI Dans l’attente de la publication d’une réglementation européenne relative à l’aptitude au contact alimentaire des emballages et des bouchages métalliques, le Syndicat National des Fabricants de Boîtes Métalliques (SNFBM) vient de sortir un fort pertinent guide de bonnes pratiques. Présentation. Le Guide de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication des emballages métalliques qui vient de sortir a été établi au sein du SNFBM. Ce guide couvre toutes les étapes du processus de fabrication depuis la découpe des bobines jusqu’à l’expédition des boîtes vides et des couvercles prêts à l’emploi. Cet ouvrage a pour objectif d’aider les industriels à mettre en place des bonnes pratiques de fabrication sur leurs lignes, et d’hygiène en se basant sur la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) qui a pour objectif de mener une analyse des risques et de déterminer les points critiques. Il répond aux principes de la Directive 93/43, maintenant remplacée par les Règlements CE 852/2004 et CE 853/2004, relative à l’hygiène des denrées alimentaires. Selon ses concepteurs, ce guide doit être considéré comme un document de référence que la profession des fabricants d’emballages métalliques s’engage à mettre volontairement en application sous sa propre responsabilité. “Il ne revêt aucun caractère réglementaire, expliquent ses auteurs, mais constitue pour l’Administration comme pour les instances officielles concernées un cadre indiquant les recommandations émises par la profession.” Ce document sera sujet à une réactualisation périodi- W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M que en fonction d’une part, des modifications à intervenir dans les réglementations nationales et européennes et, d’autre part, des évolutions des technologies et des bonnes pratiques de cette industrie. e n s av oir + w w w. s n f bm.fr Pierre Sirbat1 corédacteur du guide des bonnes pratiques Pense Boîte : Le guide de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication des boîtes, emballages et bouchages métalliques pour denrées alimentaires dont vous êtes l’un des artisans et rédacteurs vient de sortir. Quelle est sa genèse ? Pierre Sirbat : Ce guide a été réalisé par un groupe de travail mis en place par le Comité de Prévention du SNFBM composé des représentants des producteurs d’aciers pour emballages, de joints, d’aluminium pour emballages, de vernis et d’emballages métalliques. L’industrie des fabricants de boîtes métalliques est bien consciente des fortes préoccupations – au sein de l’opinion mais aussi chez les industriels de l’agro-alimentaire – relatives aux problématiques liées à la sécurité sanitaire et alimentaire. Les dernières crises en la matière, telles la vache folle, la listeria, mais aussi, il y a une dizaine d’année, la crise dite du BADGE liée à une certaine famille de vernis utilisés lors de la fabrication de boîtes de conserve, nous ont fait prendre conscience de la nécessité de communiquer davantage sur ces questions. A la fin des années 90, nous nous étions déjà emparés du problème en publiant un guide du contact alimentaire. Le guide que nous publions aujourd’hui reprend dans une large mesure les recommandations de cet ouvrage, mais il est beaucoup plus exhaustif. Pense Boîte : Comment caractériseriez-vous ce guide ? P. S. : Il s’agit d’un guide de fabrication – à l’attention notamment de nos clients utilisateurs – qui livre l’ensemble des mesures mises en place en termes de maîtrise de la qualité et de respect d’hygiène de la fabrication jusqu’à la livraison. Ce guide a nécessité quatre années de travail. L’un de nos objectifs – qui a été atteint – était de recevoir la validation conjointe de l’AFSSA 2 et de la DGCCRF 3 , nos autorités de tutelle, afin de conférer une grande légitimité à notre guide. Distribué à 3 000 exemplaires, ce guide connaît un très grand succès. Nous sommes donc en train d’imprimer une nouvelle édition. Nous comptons également lancer dans les mois à venir un guide du même type à l’échelle européenne, avec le souhait de le faire valider par l’agence européenne pour la sécurité de la chaîne alimentaire (EFSA). Notre “combat” n’est donc pas terminé. 1 Vice Président EHS et Qualité, Crown Europe . 2 Agence Française de Sécurités Sanitaire des Aliments. 3 Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes. 3 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 C A N M A R K E T ’ Analyse des performances de la boîte sur les marchés L’insolente croissance des colas … et de leurs boîtes D e l’avis des spécialistes, 2005 ne restera pas dans les mémoires comme un bon crû concernant les résultats de l’univers des boissons. Globalement, ce secteur a énormément souffer t, enregistrant à la fois une baisse des prix (effet de la loi Dutreil), et un for t développement des marques économiques (1ers prix et MDD) destinées à contrer la baisse du pouvoir d’achat. Résultats ? Une perte estimée à environ 137 millions d’euros. Les colas au secours des soft drinks Au milieu de ce champ de désola tio n , u n il ô t d e croi s sance subsiste : les sof t drinks PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON Les colas poursuivent leur croissance alors que de nombreux marchés de l’univers des boissons ont souffert en 2005. La recette du succès ? Innovations, promotions et… développement de la boîte. (+ 3,1 % en volume et + 0,7 % en valeur). Une tendance qui se poursuit et s’accentue depuis le début de 2006 avec + 2,6 % en volume et + 4,5 % en valeur. Encore plus insolente et largement responsable de la bonne santé du marché, la croissance du segment des colas a affiché + 4 % en volume et + 2,4 % en valeur en 2005 et atteint + 3,8 % en volume et + 6,8 % en valeur depuis le début de cette année. Une surprise d’autant plus grande que ces résultats sont obtenus sur un marché mature. De quoi faire pâlir d’envie plus d’un acteur de cet univers. Si 2005 a été moins favo rable en 4 valeur et a vu se développer les premiers prix et les MDD (PDM de 5 % en volume et croissance de 24 %) à l’instar des autres marchés, les colas affichent néanmoins une forte dynamique qui dure depuis plusieurs années consécutives. “Les colas représentent 57 % du volume du marché des soft drinks et 80 % de la croissance de ces derniers proviennent de la croissance des colas”, indique Véronique Surget, directeur du Développement commercial et des Innovations de Coca-Cola Entreprise. Light et aromatisation, la recette du succès Mais quel est donc le secret d’une telle vitalité ? En premier lieu, l’innovation. Coca-Cola joue encore largement son rôle de leader cette année avec plusieurs lancements : Coca- Cola Blak en bouteille aluminium et slim can de 25 cl (Cf. RETROUVEZ NOUS SUR C A N PDM boîtes : 20,6 % La boîte sur le marché des colas (PDM boîtes, CAM P03 2006) PDM Autres conditionnements : 79,4 % La part de marché des boîtes n’atteignait que 19,9 % sur le CAM P03 2005. (Source Nielsen) Encadré, Guerre froide dans le café), CocaCola Lemon en PET 1,25 L et 50 cl, boîte et bouteille verre 33 cl, Coca-Cola Light Sango en PET 1,5 L. Le principal challenger du géant d’Atlanta avait ouvert le bal dès novembre 2005 avec le lancement de Pepsi Max Cappuccino (PET 1,5 L et boîte 33 cl ). I l fau t re co n n aî t re q u e d e p ui s plusieurs années les deux géants mondiaux se marquent “à la culot te” en matière d’innovations. Terrain de prédilection de ces innovations, les produits “light” qui enregistrent de fortes progressions (+ 10 % en 2005) comme sur l’ensemble des soft drinks, et les colas aromatisés, segment où s’est concentré l’essentiel de l’innovation depuis 2002, date du lancement de CocaCola Light Lemon. Selon Pepsi, en 2005, les M A R K E T ’ colas light ont représenté 46 % de la croissance du marché des colas et les colas light aromatisés 23 % de la croissance des colas light. Le segment des colas light aromatisés a enregistré une croissance de 9 % en 2005. Autres facteurs de dynamisme des colas, les animations publicitaires et promotionnelles, très présentes sur ce marché. “Nous sommes énormément sollicités pour tout ce qui est éditions limitées de boîtes, opérations spéciales, languettes gravées”, remarque Michael Ellis, directeur commercial de Ball Packaging Europe. “Ce qui nous oblige à gérer beaucoup de décors différents, poursuit Matthijs Jansen, Sales Director France & Benelux de Rexam Beverage Can. 2006 étant l’année Coupe du Monde en Allemagne, le phénomène est encore amplifié. Coca-Cola, sponsor officiel de l’événement, a développé 200 millions de boîtes “collector” où s’affichent les 12 joueurs de l’équipe de France que l’on retrouvera massivement en entrée de magasins autour de promotions théâtralisées. De son côté, Pepsi exerce un Guerre froide dans le café ? A deux mois d’écart, les deux leader mondiaux du marché des colas, Coca-Cola et Pepsi, ont lancé leur nouvelle référence à base de café. L a c o m p a ra i s o n s’a r r ê t e l à e t l a g u e r r e n ’a u r a p a s l i e u . E n e f fe t , les f rères ennemis ont signé deux produits très dif férents. Pepsi Max Cappuccino, lancé en novembre 2005, est une nouvelle aromatisation qui vient surfer sur la vague très dynamique du segment des colas light aromatisés (+ 9 % de croissance 2005/2004). Son positionnement très mass market est confirmée par l’approche packaging : boîte 33 cl X 4 et bouteille PET 1,5 L. Coca-Cola Blak, lancé mi-janvier 2006, d’abord dans le circuit hors domicile (cafés, stations-service, ventes à emporter et distributeurs automatiques), puis en février en GMS, est un concept à part entière initié par la France, et non une aromatisation supplémentaire. Avec ses 20 mg de caféine et sa faible teneur en sucre, il se positionne très clairement dans la famille des energy drinks et souhaite apporter une alternative à la pause-café de l’après-midi pour les adultes actifs. L’approche packaging renforce cette rupture : bouteille aluminium aux contours mythiques de couleur café et boîte 25 cl slim, format emblématique des energy drinks (fabriquée par Rexam en Allemagne). W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M 5 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 C A N M A R K E T ’ “pressing” en règle en proposant également une animation promotionnelle et publicitaire autour de la Coupe du Monde. Ses héros ? 10 des plus grands joueurs de foot du monde réunis autour du Français Thierry Henry. Cette Dream Team est le fil rouge d’une campagne publicitaire, d’une promotion consommateur “on pack” et d’un conditionnement en série limitée (bouteille PET 1,5 L dorée). Croissance des boîtes : + 8 % Enfin, le développement du conditionnement boîte est également un facteur de croissance pour le segment des colas. Lorsque celui-ci enregistre une croissance de 4,4 % (CAM P03 2006, chiffres Nielsen), la croissance des boîtes affiche un flatteur 8 %. Es timé à 1,8 m illi a r d d ’u n i t é s par les can makers, le marché des colas est un poids lourd d u s e c t e u r. “L a boîte est un conditionnement important sur ce marché”, confirme Véronique Surget. Sur l’ensemble des produits colas à la marque Coca-Cola, la boîte a progressé de 6,5 % en volume en 2005 et 6,4 % en 2006. Même constat chez Pepsi, où l’on souligne la prédominance du PET 1,5 L et de la boîte 33 cl sur ce marché. Mais CocaCola reste l’acteur utilisant le plus les différents formats de boîtes : de la 33 cl classique, en passant par la slim 25 cl jusqu’à la 15 cl. “Nous recherchons à multiplier les occasions de consommation et les différentes conte- T PE PET 50 cl : 7% 2 Boîte 33 cl : 23 % nances de la boîte nous y aident, à l’instar de tous les conditionnements présents sur ce marché qui correspondent tous à des moments de consommationw différents”, déclare Véronique Surget. A cet égard, la croissance de la boîte 15 cl, utilisée exclusivement par Coca-Cola, est tout sauf anecdotique : + 38 % en 2005 et + 20 % en 2006. Un autre motif de satisfaction réjouit le leader du marché : le lancement du Frigo Pack en 2005. “Ce multipack X10 boîtes est présent sur les marques Coca-Cola et Coca-Cola Light et a remplacé le multipack X 12, explique la directrice du Développement commercial et des innovations. Il a été plébiscité par les consommateurs en étant “Elu produit de l’année” en 20 06.” Cette innovation packaging combinée avec le lancement de la boîte 33 cl X 15 a permis à Coca-Cola de recruter de nouveaux consommateurs (Cf. infra). e n s av oi r + w w w. c o c a - c o l a - e n t r e p r i s e. fr e n s av oi r + www.pepsi.fr L :4 Le poids des conditionnements sur les colas light en 2005 3 questions à Véronique Surget, Directrice du Développement commercial et des Innovations, Coca-Cola Entreprise Pense Boîte : Citez-nous un exemple récent où le conditionnement boîte s’est révélé particulièrement performant ? Véronique Surget : Sans aucune hésitation, le lancement du Frigo Pack en 2005 décliné sur Coca-Cola et Coca-Cola Light. Ce nouveau format de regroupement de 10 boîtes a été plébiscité par le consommateur. Elu Produit de l’Année 2006, il est apprécié pour sa praticité dans le transport et de stockage dans le réfrigérateur. Toujours un Coca-Cola bien frais ! A l’occasion de son lancement, Coca-Cola a fait, pour la première fois, une campagne de publicité dédiée à un format de regroupement. Le retour a été excellent ! Cela nous a permis de recruter de nouveaux consommateurs. Près de 2 millions de foyers français ont acheté Coca-Cola Frigo Pack. C’est simple et efficace ! P e n s e B o î t e : A la télévi sio n e t au cinéma, les Français ont pu découvrir ces derniers mois la boîte Coca-Cola Light mise en scène dans un film publicitaire. Quel était le message ? Véronique Surget : Dans cette poursuite effrénée du sol au plafond d’un appar tement entre un jeune couple pour une boîte de Coca-Cola Light, CocaCola souhaite ici réaffirmer les valeurs de la boîte, à savoir son dynamisme, sa jeunesse et sa modernité. Ce spot réunit également deux éléments for ts de la croissance : le light et la boîte. Pense Boîte : Des rumeurs circulent sur un éventuel déploiement de votre présence dans les enseignes de hard discount en France ? Vé r o n i q u e S u r g e t : Co c a - Cola e s t aujourd’hui présent dans 20 segments du marché alimentaire et hors foyer. En GMS, 27% des volumes sont réalisés par le Hard Discount, notre mission est de proposer nos produits partout où le consommateur se rend. . % PET 1,5 L : 66 % Les formats PET 1,5 L et boîtes 33 cl totalisent 89 % des volumes de ce segment. A noter l’arrivée cette année de Coca-Cola et Coca-Cola Light en PET 2L. (Source Pepsi/Nielsen) PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 6 RETROUVEZ NOUS SUR C A N M A R K E T ’ PINK GRAP MET LE VIN EN BOÎTE En commercialisant du vin en boîte boisson, l a s oc i é té Pi n k G ra p entend répondre à la demande des consommateurs pressés. w w w. p i n k g r a p . c om S oucieux de répondre à la crise que traverse le vignoble bordelais, certains industriels se mobilisent. Ainsi Pink Grap, une entreprise bordelaise pur sucre basée à Lanton (33), propose du vin en boîte (aluminium) depuis octobre dernier, se souciant comme d’une guigne des foudres des puristes qui ne jurent que par la sacro-sainte bouteille en verre. “Le vin se conserve parfaitement car il est notamment protégé de la lumière. Ne possédant pas de bouchons, il est en outre, moins exposé aux problèmes d’oxygénation”, explique Bruno Aouanes, le cogérant de l’entreprise. Par respect des consommateurs et pour participer à la promotion du vignoble bordelais, les créateurs de Pink Grap ont naturellement sélectionné deux vins de qualité (rouge et rosé)1, composés de Merlot et Cabernet, dont 10 % vieillis en barrique. Le marché de la restauration rapide “Nous n’avons pas l’ambition de révolutionner une industrie ni même de toucher aux traditions liées à la dégustation d’une bouteille de vin, mais tout simplement de proposer un autre conditionnement, adapté à une autre façon de consommer le vin”, plaide Bruno Aouanes. Selon lui, la restauration rapide de façon générale (sandwicherie, station-service, traiteur, rayon plats préparés) a les plus grandes difficultés à servir du vin : la rapidité de service fonctionne mal avec la manipulation des bouteilles de vin, la gestion du stock et le service au verre… “Pourtant, une clientèle de plus en plus nombreuse apprécie de boire du vin davantage que de la bière ou des sodas”, poursuit-il. Pink Grap a donc été conçu pour ce type de consommation. A noter que la contenance de 25 cl correspond à 2 verres de vin. Ainsi le consommateur qui déguste une boîte Pink Grap sait exactement que sa dose d’alcool est adaptée aux normes actuelles pour prendre le volant… La distribution ? “Nous sommes présents en GMS, en CHR, à l’export et touchons chaque jour des consommateurs très différents. C’est le début d’une belle aventure”, se réjouit notre Bordelais. Durée de conservation de la boîte : 3 ans (vin rouge), 2 ans (vin rosé). 1 Z O O M BAFP : L’APPEL DE LA BOÎTE une très légère évolution de +0,2 point. Parallèlement, la montée en puissance de la PDM des MDD (+0,6 point) explique le ralentissement d’Oasis. Simulation de l’apport de nouvelles boîtes Marché largement dominé par Oasis, les boissons aux fruits plates (BAFP) renouent avec la croissance depuis 2005. Singularité de cet univers, le conditionnement boîte n’est présent que chez le leader, privant ainsi l’ensemble du marché d’un fort levier de croissance. Démonstration… Le marché des BAFP est dominé par Oasis qui détient une part de marché volume de 60 % (CAM P02 2006). Outre Minute Maid et sa gamme Fresh Mix, le reste de l’offre est constitué de marques de distributeurs (MDD) – 35,3 % de PDM – et de marques premiers prix. Particularité du marché, le conditionnement boîte n’est proposé que par Oasis, et ce, sur une seule gamme, Oasis Classique. Avec le lancement de nouvelles gammes, Oasis So Cold et Oasis Top Doo, le leader a redynamisé les BAFP depuis 2005 : +2,2 % entre 2006 et 2005, après une période de baisse entre 2002 et 2004. Néanmoins, la PDM du leader perd 0,6 point entre 2005 et 2006 (CAM à P02), alors que sa PDM boîtes enregistre Face à cette lecture du marché, le GIE La Boîte Boisson a introduit, dans une analyse prospective, une nouvelle référence de boîte sur les ventes d’une marque de BAFP. Les résultats sont très intéressants. • 1re hypothèse : la PDM de la marque se situe à 8,6 %. Après l’introduction de la boîte, elle grimpe à 10,8 %, l’effet additionnel de la boîte étant de 69 %. • 2e hypothèse : la PDM de la marque est de 9,6 % avant l’introduction de la boîte, qui la propulse à 10,2 %, l’effet additionnel de la boîte étant de 100 %. Oasis dispose donc d’un très fort potentiel sur les boîtes que les MDD, jusqu’à aujourd’hui, n’ont toujours pas exploité. Cela laisse d’autant plus de liberté au leader sur ce conditionnement qui, rappelons le, est un vecteur important de croissance grâce à son rôle sur les achats d’impulsion. e n s av oi r + w w w. g i e l b b. c om - p u b l i c a t i o n s Chiffres clés du marché des BAFP1 Volume : 144,3 millions de litres Pogression 2006/2005 : +2,2 % W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M PDM Oasis : 60,0 % PDM MDD : 35,3 % PDM Boîtes : 9,2 % 1 7 CAM P02 2006 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 C A N M A R K E T ’ LA DISTRIBUTION AUTOMATIQUE COURTISE LA BOITE Certes loin derrière le Japon – record mondial – la France se classe parmi les premiers pays européens en termes d’équipement de distributeurs automatiques. Au rayon boisson, les performances de la boîte sont fort encourageantes. Au Japon, record mondial !, les spécialistes de la consommation estiment la présence d’un distributeur automatique pour 20 habitant s ! En Europe, certes encore loin derrière le modèle nippon, la France figure dans le pelot o n d e t ê t e e n t e r m e s d ’é q u i p e - ment avec 9,85 machines pour 10 0 0 personnes. Au total, 589 0 0 0 distributeurs (source : Etude DAFSA / WEFA 20 03) s o nt rép er torié s sur le terri toire national dont 70 % au sein des entreprises, avec une large of fre de boissons chaudes. “Pour l’essentiel, PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 8 les ventes en distribution automatique se concentrent sur l’alimentaire, le café représentant plus des ²/ ³ des achats”, e x p l i q u e M y r i a m D e c œ u r- M i c h e l , déléguée générale de la NAVSA , la chambre syndicale de la profession¹. Selon les spécialis tes , l’année 20 02 a marqué une véritable rupture de tendance dans l’évolution du marché français de la distribution automatique. “Après avoir affiché pendant cinq années consécutives des taux de croissance de 7 à 10 % par an, le chiffre d’affaires des gestionnaires n’a augmenté que de 2 ,1 % en 20 03 et ce chif f r e a s tagné en 20 0 4 et 20 05”, analyse Myriam Decœur-Michel. Les explications ? Elles sont multiples : passage à l’euro, effet 35 heures (baisse de la consommation en entreprises), interdiction des distributeurs dans les écoles (retrait de 22 650 distributeurs)… RETROUVEZ NOUS SUR C A N Interview de Jean-François Ozanne, Category Manager Vending, Unilever France. “En distribution automatique, les boîtes pèsent 80 % de nos volumes vente” “Les ventes de boissons en distribution automatique représentent aujourd’hui environ 18 % d e n o s ve n te s e n h o r s d o mi cile avec plu s de 7, 2 millions de litres. Nous constatons une augmentation de cet te par t depuis une dizaine d’années , suite au développement du parc de distributeurs automatiques lié au changement de mode de consommation. Pour nous , ce mode de distribution est stratégique car il possède un poids impor tant dans notre ac tivité e t fai t p a r ti e in té g ra n te d e s canaux de dis tribution d ’une Boi s s o n Raf raîchi s s ante S an s Alcool. En outre, il a l’immense mérite d’apporter nos produits aux consommateur s dans de s endroits où ceux-ci ne peuvent pas toujours les trouver. Sur ce canal, les volumes boîtes représ e nte nt e nviro n 8 0 % d e no s volumes de ventes.” Un secteur porteur La boîte ? Sa place (Cf. Interview Unilever ci-dessus) demeure fort encourageante, soulignent les observateurs du marché. Côté boissons – derniers chiffres officiels – le nombre total de consommations vendues en 2003 s’est élevé à 3,7 milliards d’unités dont 315 millions pour les boîtes et les bouteilles (9 % du total des consommations) avec de fortes évolutions d’un produit à l’autre. “Les soft-drinks sont en recul, les thés W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M M A R K E T ’ La France réceptive au distributeur automatique (Nombre de distributeurs pour 1000 habitants, en 2004, en Europe) 12 10 8 6 4 2 0 Pays-Bas Italie France Autriche Allemagne Portugal Hongrie Slovaquie Source : Associations nationales et Eurostat glacés et les jus de fruits enregistrent une hausse légère mais régulière. Les boîtes ont progressé d’avantage que les boissons en gobelet s entre 2 0 01 et 2 0 0 3 ”, p ré ci s e Myriam Decœur-Michel, qui souligne qu’avec l’essor du “nomadisme” et du snacking , signe s du changement de comportement de consommation des Français, la distribution automatique fait figure de secteur porteur. “E Economiquement , le sec teur es t en train de connaître un mouvement de concentration au sein de ses entreprises,, précise Myriam Decœur-Michel. Composé majoritaire m e n t d ’e n t r e p r i s e s d e petites tailles, ce dernier a entamé une démarche de concentration afin d ’a t t e i n d r e u n e t a i l l e critique lui permettant de rentabiliser ses investissements et faire ainsi face à la concurrence des grands groupes.” ¹La La Navsa avait pour habitude de faire réaliser des études statistiques tous les deux ans. Pour des raisons budgétaires, cette étude n’a pas été reconduite en 2005. 9 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 A U T O U R D E L A B O Î T E La vie du GIE La Boîte Boisson Trophées 2005 : les plus belles ont gagné ! Les Trophées de La Boîte Boisson 2005 ont été remis le jeudi 16 mars, lors d’une soirée à L’Alcazar. De l’avis des observateurs, cette 7 e édition s’est révélée ê t re u n t rè s bo n c r u où les graphismes récompensés affichent décalage, modernité et zest d’impertinence… e n h a r m o n i e a ve c l a convivialité du lieu branché des nuits parisiennes. Une soirée très réussie ! boîtes, dans trois catégories différentes : Bières, Soft Drinks et Energy Drinks. Récompenser les plus belles boîtes de l’année est devenu un rendez-vous incontournable pour le GIE La Boîte Boisson. Que la plus belle gagne !, slogan de cet événement, illustre bien son principe. 171 boîtes ont été mises en ligne sur le site www.gielbb.com à la rubrique “La Boîte Créative – Trophées LBB” dès novembre 2005, pendant une période de 4 mois1. Les votes des internautes ont désigné les plus beaux décors de Dans la catégorie Bières et Panachés qui alignait 80 références, Desperados Mas 50 cl de la Brasserie Fischer rafle la mise tandis que Coca-Cola Light “Love” 25 cl de Coca-Cola accède à la première marche du podium dans la catégorie Soft drinks (83 boîtes en compétition). Last but not least, dans la catégorie Energy drinks (8 boîtes en lice), Burn 25 cl de Coca-Cola s’impose. Les gagnants sont… Particularité commune de ces trois lauréats : proposer un graphisme particulièrement décalé. Comme le soulignait Alain Préham, Président du GIE La Boîte Boisson, lors de cette soirée : “Ce qui m’interpelle à travers ces trois lauréats, c’est l’évolution formidable de l’univers graphique des boîtes ces dernières années.” Desperados Mas et Coca-Cola Light “Love” laissent, en effet, une large place au matériau même de la boîte, le métal, source de reflets, de miroitements et de brillance. Tandis que Burn ne renie en rien la famille des Energy Drinks, habituée des graphismes provocants et des choix chromatiques percutants. Cette sélection fait aussi la part belle aux formats autres que la boîte 33 cl. Les 50 cl et 25 cl sont ainsi de plus en plus plébiscités par les consommateurs, ce que nos lauréats ont parfaitement intégré. (1) 6 000 connections sont effectuées chaque mois sur ce site. w w w. g i e l b b. c o m / n e w s l e t t e r / 2 0 0 6 _ 0 3 . h t m l De gauche à droite : Alain Préham, Président du GIE La Boîte Boisson (Crown), Stéphane Sardet (Desdoigts & Associés), Michel Dollé (Brasserie Fischer), Florence Simonet (CocaCola Entreprise), Vincent Bouin (Burn - Coca-Cola Entreprise), Virginie Rajon (Coca-Cola Entreprise), Guillaume Verlucca (Wolkoff et Arnodin), Matthijs Jansen (Rexam). PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 10 RETROUVEZ NOUS SUR A U T O U R La parole aux lauréats DESPERADOS MAS Michel Dollé, directeur du développement de la Brasserie Fischer : “L’enjeu était de conserver les signes forts qui ont fait le succès de Desperados, tout en introduisant les caractéristiques de Desperados Mas, le lime, la fraîcheur et le côté décalé… pour, au final, lui donner une véritable identité. Le décor a très bien su utiliser le matériau de la boîte avec le bloc marque qui se distingue sur un fond métal.” COCA-COLA ENJOY LIGHT AND LOVE Virginie Rajon, responsable marque CocaCola Light : “Travailler avec des créateurs, des artistes fait vraiment partie de l’ADN de la marque Coca-Cola Light. Après notre expérience avec JeanCharles de Castelbajac, nous souhaitions communiquer sur l’idée de légèreté et de gaieté. Ainsi, nos échanges avec l’agence Wolkoff et Arnodin nous ont mis sur la piste de Kenzo Takada qui a vraiment su transcrire cette idée de lumière, de printemps au cœur de l’hiver. En effet, qui mieux que lui pouvait incarner cette idée de printemps dans l’hiver. Cette réalisation a été l’occasion d’un échange et partage où chaque partie s’est véritablement enrichie au contact de l’autre. La boîte qui est récompensée ce soir est une série limitée qui a été éditée à l’occasion de la Saint Valentin 2005 dans le cadre de l’opération Coca-Cola Enjoy Light and Love.” D E L A B O Î T E Paris expose la canette la plus chère du monde Escale parisienne pour la boîte la plus chère du monde qui était exposée à L’Alcazar du 23 février au 19 mars. Sertie de diamants, cette canette “bijou” a été réalisée pour la célébration des 70 ans de la boîte boisson. Les voyages forment la jeunesse, c’est bien connu ! En Espagne en octobre 2005, à Paris en mars 2006, demain à Londres… la boîte la plus chère du monde s’offre un tour d’Europe avant d’être mise aux enchères à Londres où les bénéfices de sa vente seront versés à une association caritative. 25 000 euros Souvenez-vous ! En octobre 2005 était dévoilée la boîte décorée par la styliste anglaise Zandra Rhodes pour célébrer les 70 ans de la boîte boisson à la demande du BCME (Beverage Can Makers Europe). Cette canette, au décor d’inspiration orientale vraiment original, a été éditée en série limitée de 500 exemplaires à travers le monde (Cf. Pense Boîte 35). Mais les 70 ans de cette dame d’exception valaient bien quelques diamants. Une des boîtes allait donc être incrustée de quelques-unes de ces extraordinaires pierres précieuses et devenir ainsi la boîte la plus chère du monde, estimée à 25 000 €. Objet du quotidien par excellence, la boîte boisson, revisitée de la sorte, apparaît comme une création artistique mêlant design, joaillerie et haute couture. Du 23 février au 19 mars, les amateurs d’objets insolites ou les collectionneurs ont pu la découvrir à L’Alcazar, dans le quartier latin de la capitale. Aujourd’hui, on parle peut-être de l’Allemagne comme prochaine destination avant de rejoindre l’Angleterre où elle sera vendue aux enchères. BURN Vincent Bouin, New beverages group manager (pôle energy drink), Coca-Cola Entreprise : “Nous sommes ravis d’avoir reçu ce Trophée car le marché des Energy drinks est nouveau pour Coca-Cola et l’approche graphique utilisée ici est différente de ce que nous avons l’habitude de réaliser. L’agence Pixelis qui a réalisé le graphisme de Burn s’est donc parfaitement acquittée de sa mission. La boîte (25 cl slim) est le conditionnement phare de cette catégorie de boissons. Notre graphisme retranscrit bien les codes de l’univers de la nuit.” W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M 11 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 A U T O U R D E L A B O Î T E A chacun sa canette Imprimer une canette à son effigie ou aux couleurs de sa société, c’est désormais possible sur de petites quantités. La société Canpub Clarcom Production propose ainsi une impression en sérigraphie de haute qualité directement sur des boîtes de 33 et 25 cl . La SNCF, les Foires Internationales de Marseille et de Montpellier, EDF-GDF, ou encore la célèbre marque de prêt-à-porter Agnès B. ont déjà franchi le pas. L’objectif ? Communiquer sur un événement, sur le lancement d’une activité, etc. Utiliser la canette en tant qu’image (communication) n’est certes pas une nouveauté. Dans chacune des éditions de Pense Boîte, nous rendons ainsi compte des utilisations les plus surprenantes et décalées dans notre rubrique “La boîte fait sa pub”. A partir de 300 unités Dans le concept de Canpub, la boîte est elle-même objet de communication et ce, à partir de 300 unités. Fondée en juillet 2003 par Georges Villalba, la société Canpub Clarcom Production a investi 240 K € dans des locaux et l’achat d’une machine au fabricant suisse Canpet AG qui détient les brevets de ce procédé original. L’impression s’effectue directement en sérigraphie sur la boîte en trame 110, de 1 à 4 couleurs Pantone ou en quadrichromie, et donne un résultat d’excellente qualité. Il faut savoir que pour les impressions dans la cosmétique et le luxe, la trame maximum requise est 80-84. Les mairies de Nîmes et de Béziers ont déjà utilisé ce procédé à l’occasion de leur feria, de même que la DDE de l’Hérault pour l’ouverture de l’A 75, EDF-GDF pour récompenser ses équipes commerciales, et plus récemment, la SNCF pour “La journée des 4 500”. Afin d’obtenir un résultat entièrement personnalisé, le choix du contenu est également possible : eau minérale gazeuse, bière, cola, multifruits ACE, limonade, energy drink, energy colas. Clarcom Production s’est également distingué lors du dernier salon ViniSud en février dernier à Montpellier, en éditant une canette baptisée “CômEdie”, contenant du vin de 6 caves coopératives de l’agglomération de Montpellier, célébrant ainsi une autre façon de boire du vin. EMPAC, au service exclusif de l’emballage métallique Il convient de souligner la récente initiative européenne d e s Fa b ri c a nt s d ’ E m b a lla g e s Métalliques. Baptisée EMPAC (Europ ean Met al Packaging), ce programme, dirigé par Guy Standaert, s’est fixé plusieurs ambitions : combattre la concurrence déloyale, les entraves aux commerces et les taxations discriminatoires. Dans un souci d’anticipation, EMPAC se propose d’observer à la loupe les projets de la Commission européenne, du Parlement européen et des Présidences 2006/2007 et analyser quels projets pourraient être mis en place dans les états membres. EMPAC a également pour mission d’assurer la coordination entre les associations natio-nales et européennes et de mettre au point une stratégie européenne dans les 25 états membres pour être ensuite exposée d’une seule voie. A suivre… w w w. c a n p u b. fr “La journée des 4 500” de la SNCF Pas moins de 10 000 canettes ont été éditées aux couleurs de la SNCF pour son événement de communication interne le 26 janvier dernier à Paris. Portant le nom de l’événement “La journée des 4 500”, elles ont été imprimées en trois couleurs plus vernis par Canpub. Objectif ? Présenter l’entreprise aux nouveaux agents à travers une exposition didactique et interactive. PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 12 RETROUVEZ NOUS SUR W E B C A N Les sites dans la boîte DARK DOG, “MECHAMMENT ENERGISANT” Leader français de la boisson énergisante, Dark Dog et sa célèbre boîte 25 cl, distribué en France par le brasseur Karlsbrau affiche un site internet en phase avec son consommateur fétiche : jeune, branché et dynamique Six ans après ses premiers pas sur la toile, Karlsbrau France, filiale de la brasserie allemande Karslberg, a mis en ligne, il y a un an et demi, une version totalement revisitée de son site internet. Simple vitrine institutionnelle à destination des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration jusqu’alors, Karlsbrau.com a souhaité placer ses marques de bières et son best-seller énergisant Dark Dog, au cœur de son discours Internet. Désormais, le site constitue le relais privilégié des marques pour communiquer auprès des consommateurs. L’innovation, la créativité et la conception d’un univers ludique ont constitué les trois principaux mots d’ordre qui ont présidé à la refonte graphique et ergonomique du site. Le résultat ? Désormais, chaque marque du brasseur hexagonal possède un univers graphique et sonore dédié. Exemple : bleu et rafraîchissant pour la blonde Karlsbräu, ambré et cubain pour El Grande, rouge et amazonien pour la sud-américaine Stamper, vert et lounge pour la bière lemon Spirit… de la marque. Les mesures hypnotiques de musique techno qui accueillent l’internaute sur la page d’accueil ne font pas mystère du choix – jeune et noctambule – de la cible. La page d’ouverture met en scène, avec beaucoup d’esprit, le loup et ses crocs terrifiants, s’amusant à tenir en joue la canette et son apeuré propriétaire. Rien de particulièrement original dans la composition du menu. Une description classique de la composition du produit (caféine et extraits de guarana) dans la rubrique “Découvrez-moi”, les incontournables goodies (des fonds d’écrans à télécharger), la liste des évènements “produits” pour 2006, année qualifiée de “riche en innovation”. La rubrique Sponsoring accorde une place toute particulière à la Dark Dog Academy, créé le 18 février dernier, (effet Star Ac’ oblige). Objectif : permettre à de jeunes pilotes motos de s’aguerrir au contact des plus grands et de devenir l’un des futurs champions de France en 600 Supersport. Enfin, les accros de la marque sauront trouver leur bonheur en se procurant dans la rubrique Pubs l’ensemble des annonces publicitaires de la marque. Jaune et Techno pour Dark Dog Et Dark Dog dans tout ça ? La boisson énergisante préférée des jeunes adultes français n’a pas hésité à revêtir de pimpantes couleurs jaunes “technos”, reprenant ainsi son célèbre univers graphique, avec, au cœur de l’animation, le vilain loup noir carnassier “méchamment rafraîchissant et énergisant”, véritable icône W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M w w w. k a r l s b r a u . c om 13 Interview de Sandrine Texeira, Service Marketing de Karlsbrau Quel est le parti pris de la marque à travers ce site? Le site a été créé début 2005. Nous souhaitons donner, à travers ce site, une image pétillante, dynamique, décalée, énergique très proche de l’image du produit. Le site permet de mieux appréhender Dark Dog en tant que produit mais également de connaître l’ensemble des actions de la marque à travers la France (jeux concours, partenariats). A l’image de nos actions lors du Festival de Cannes, le Dark Dog Tour, le Nrj Party Tour… Notre site est un très bon relais pour communiquer avec nos consommateurs à la recherche de nouveauté sur leur marque préférée. Une newsletter diffuse à l’ensemble des abonnés (une fois par mois) les infos les plus importantes qu’ils pourront puiser sur le site en un clic. Quel est le public de ce site ? De manière générale, l’ensemble des consommateurs des energy drinks et de Dark Dog. Les zones “jeu”, et “pub” attirent, en toute logique, un public majoritairement jeune. NUMÉRO 37 - JUIN 2006 L ’ I N T E R V I E W Une personnalité s'exprime sur la boîte Christine Gehringer, Responsable Packaging Développement Nouveau Produit “En termes d’image, la boîte permet de nous différencier dans le linéaire” Avec 13 % de ses ventes globales réalisées dans le format boîte et une progression constante depuis 1998 sur ce conditionnement, les Brasseries Kronenbourg démontrent, jour après jour, leur fidélité à la canette. Pense Boîte : Quelle est la part de marché de la boîte au sein de votre offre packaging ? Quelle est sa progression sur les 10 dernières années ? Christine Gehringer : Sur le marché de la bière, les volumes GMS des formats boîtes (quelle que soit la marque) ont progressé de 47 % entre 1998 et 2005. Ces volumes représentent 18,2 % de ce marché contre 11,3 % en 1998. Aux Brasseries Kronenbourg, de 10,7 % de nos ventes réalisés par les boîtes en 2000, nous sommes passés à 13,3 % en 2005. P B : Comment expliquez-vous cette forte croissance du point d e v ue du d évelo p p ement packaging ? C G : La boîte est un packaging pratique, plus léger que la bouteille et qui correspond en tout point au développement de la tendance de consommation nomade en France. Il s’agit d’un packaging moderne qui accueille régulièrement des créations innovantes. La boîte est notamment plébiscitée par les jeunes adultes à la recherche d’image et de modernité. Il s’agit, en outre, d’un matériau incassable et optimisé sur l e p lan indus t r i e l, tant chez les fabricants de boîtes que dans l’industrie de la boisson. La boîte est aussi un très bon protec teur de la bière, notamment contre la lumière. P B : Selon vous, cette croissance est- elle également tirée par le développement de nou veau x format s comme la 50 cl, la sleek et la 25 cl ? C G :Incontestab l e m e nt , l e d é v e loppement des contenants permet de diversifier l’offre. Ainsi, nos produits sont- ils disponibles dans la plupart des contenants 25, 33 et 50 cl. La Les Brasseries Kronenbourg Avec plus de 8 millions d’hectolitres par an, soit près de 40 % de part de marché (source ABF 2004), les Brasseries Kronenbourg sont le numéro un de la bière en France. Depuis juillet 2000, ces dernières font partie de Scottish & Newcastle, le premier groupe brassicole britannique, au quatrième rang européen avec une production supérieure à 50 millions d’hectolitres par an. PENSE BOÎTE - LE MAGAZINE DE LA BOÎTE BOISSON 14 www.brasseries-kronenbourg.com boî te sleek, appelée Long Design chez K ro n enb o urg, a ainsi re pré s enté un e première mondiale sur la marque 1664 et sur 1664 Blanc. Ce format allongé qui présente d’incontestables qualités esthétiques – un format plus valorisant tout en conser vant une contenance standard – correspond en tout point aux attentes des consommateurs occasionnels (découverte, dégustation). P B : Quelles sont les principales raisons de la sophistication croissante de vos décors de boîtes ? C G : Dans la logique d’innovation continue qui nous anime, nous souhaitons développer l’image de nos marques ainsi que le service au consommateur. En termes d’image, la boîte nous permet de nous différencier dans le linéaire par l’offre bière, à l’image de la référence1664 Long Design. P B : Vous avez évoqué la praticité de la boîte ? C G : Il nous est indispensable de donner les moyens à nos consommateurs de consommer facilement nos produits. C’est pourquoi nous avons lancé sur le marché le distri-boîtes Kronenbourg ainsi qu’une gamme dédiée au snacking, qui concerne la consommation “sur le pouce” dans des points de vente stratégiques pour les consommateurs nomades : boulangeries, sandwicheries. P B : Quels développements produits futurs avez-vous planifié sur le conditionnement boîte ? C G : Trop tôt pour en parler. C’est un segment en croissance et nous allons continuer à le développer. e n s av oi r + www.gielbb.com - innovations 2005 RETROUVEZ NOUS SUR N E W S C A N Lancements et communication sur la boîte Esprit Pop de Perrier Décidément, l’art n’en finit pas d’inspirer les marques de liquides. C’est au tour de Perrier d’arborer la Pop attitude avec une nouvelle en savoi r + canette en édition limitée sur le marché depuis le début de l’année. www.gielbb.com - dernières créations Couleurs acidulées pour un décor très psychédélique, cette boîte réincarne l’esprit festif, la joie et la gaieté qui ont toujours émané de Perrier (C’est fou !). Elle a été conçue en collaboration avec la jeune designer suédoise Sophia Wood de l’agence Kreo PROMOTIONS Les week-ends Tonic de Schweppes Avec les beaux jours déferlent les opérations promotionnelles sur le rayon des Soft D r i n k s. L e a d e r d u segment des Tonics avec plus de 70 % de PDM, Schweppes a choisi une opération très qualitative pour 2006 et en phase avec sa clientèle adulte : 3 nuits d’hôtels offertes pour 2 personnes contre 10 points de la gamme Schweppes Tonic. Baptisée WE Tonic, cette offre promotionnelle est relayée sur l’ensemble de la gamme Schweppes Tonic dont le pack de boîtes 6x33 cl. Plus de 100 hôtels de 3 à 4 étoiles ont été sélectionnés pour offrir bien-être et loisirs aux vainqueurs. Un relais de l’offre promotionnelle est prévu sur le site internet www.weekendtonic.com Lipton Ice Tea Light pétillant Surfant sur la croissance des soft drinks “light”, Lipton lance la première boisson au thé light gazeuse. Lipton Ice Tea Light pétillant devrait dynamiser la famille Lipton Ice Tea Light. Pour cette nouveauté, Lipton a choisi la bouteille PET 1,5 L et le format boîte 33 cl allongée, la sleek can. A vos packs… prêts ? Partez ! PepsiFootPlay, voici le nom du grand jeu organisé par Pepsi cet été qui a débuté le 15 avril dernier. Après l’opération PepsiMusicPlay menée en 2005, les consommateurs de Pepsi et amateurs de foot ne seront pas déçus en 2006. Son principe ? Un cadeau à gagner chaque heure pendant 5 mois et pas des moindres : écrans plasma et LCD, vidéo projecteurs, lecteurs-enregistreurs DVD, téléphones mobiles, chaînes hifi, chaînes Home Cinema, lots de MP3 à télécharger et 2000 maillots de foot collectors Pepsi-Thierry Henry. Le jeu sera relayé sur tous les circuits (GMD, hard discount et hors domicile), sur tous les formats (canettes 33 cl et PET 1,5 l) et sur toute la gamme Pepsi (Pepsi, Pepsi Light, Pepsi Max, Pepsi Max Citron-Citron Vert et Pepsi Max Cappuccino). Les trois ambassadeurs de l’opération, Thierry Henry, David Beckham et Ronaldinho auront des packs collectors à leur effigie. Enfin, un Dream Prize sera remis au grand gagnant de PepsiFootPlay : une journée avec la personne de son choix en compagnie de Thierry Henry. Rendez-vous sur www.pepsifootplay.com pour jouer avec la Dream Team et découvrir un contenu foot inédit. W W W. G I E L B B . C O M E T W W W. B O I T E B O I S S O N . C O M 15 NUMÉRO 37 - JUIN 2006 N E W S C A N Lancements et communication sur la boîte La Boîte fait sa pub DESPE PLEIN L A R U E ! e n s av oir + w w w. b r a s s e r i e f i scher.com EVOCATION DE LA BOÎTE 50 CL Bien sûr, la boîte 50 cl n’est pas montrée de façon banale, Desperados oblige ! Dufresnes & Corrigan-Scarlett, l’agence qui a réalisé la campagne, a proposé des visuels tout en clin d’œil et gentiment provocants. L’un montre une flaque de bière tout droit sortie d’une bouteille Despe, cette flaque reprenant le décor de la boîte 50 cl. L’autre est tout simplement une boîte 50 cl Despe… écrasée ! “Chacun interprète ces visuels à sa guise , remarque Véronique Marchand. Ce que nous souhaitions, c’est qu’ils interpellent.” Pari réussi ! A Pense Boîte, nous y avons vu une compression digne du sculpteur César ! Une valorisation artistique de la boîte qui ne s’arrête pas là puisque qu’une édition limitée est prévue p o u r j u i l l e t 2 0 0 6 . S a ré a l i s a t i o n graphique a été confiée au collectif d’artistes 9e Concept, Crown B e v e r a g e E u ro p e e n a s s u r a n t l a production. Pour l’heure, nous n’en savons pas plus, alors patience ! Pour la première fois en 10 ans, Desperados s’est affiché en 4x3 dans les rues de l’hexagone en février dernier. Des visuels haut en couleurs où la boîte 50 cl tient le haut du pavé… C’est une première, voire une petite révolution. Desperados a effectué sa première prise de parole publicitaire du 8 au 14 février 2006 en affichage 4x3 et abribus dans toute la France. Pour cette marque pas tout à fait comme les autres – néanmoins 1re bière des Spécialités et 4e bière du marché (Source IRI janvier 2006) – il était nécessaire de marquer sa différence à travers cette campagne de communication. Décalage garanti : une campagne en avance sur la période traditionnellement retenue par les brasseurs pour communiquer et mise en avant du visuel de la boîte 50 cl. “Nous avons souhaité mettre en avant la boîte 50 cl pour différentes raisons, confie Véronique Marchand, chef de produit de la marque. Tout d’abord, c’est un format dont nous sommes très fiers et qui, de plus, est en croissance. Il nous est donc apparu totalement pertinent de communiquer sur lui.” Vague de fraîcheur avec…1664 Blanc Les Brasseries Kronenbourg présentent leur dernière née : 1664 Blanc. Mais attention, derrière ce nom si simple se cache une nouvelle génération de bière : peu alcoolisée (5 % d’alcool), aromatisée et conditionnée en boîte 25 cl, une petite révolution chez les brasseurs ! Déjà lancée en Grande-Bretagne où elle a reçu un très bon accueil en 2005, cette n ou ve l le b iè r e dé ba r qu e en F r an ce , depuis janvier en GMS et avril en CHD. Ses caractéristiques ? Outre son faible degré d’alcool, 1664 Blanc est fruitée aux arômes d’agrumes, de pêche, d’abricot, rehaussés de quelques notes de vanille et de fleurs blanPENSE BOÎTE N° 37 - Juin 2006 ches. De surcroît, son amertume fine UNE PUBLICATION TRIMESTRIELLE DU GIE LA BOÎTE BOISSON et sa pétillance très légère la classe dans les bières douces qui devraient GIE LA BOÎTE BOISSON - 79, RUE MARTRE - 92110-CLICHY - FRANCE Tél. 33 (0)1 47 30 52 80 / Fax 33 (0)1 47 30 52 81 / E-mail : [email protected] séduire les femmes. Le choix packawww.gielbb.com / www.boiteboisson.com (portail général) ging est également surprenant : une Directeur de la Publication : Alain PREHAM, Président (Crown Bevcan France) bouteille en verre bleu et une boîte Responsable de la rédaction : Jean SICARD, Délégué Général Comité de rédaction : Rachelle LEMOINE - Eric DELON - Jean SICARD sleek 25 cl. Pour cette dernière, le Membres : Pascal Bouillot (Arcelor Packaging International) - Véronique Curulla (BCME) fond de son décor métallisé recouMichael Ellis (Ball Packaging Europe) - Matthijs Jansen (Rexam) vert de gouttelettes évoque la fraîAlain Préham (Crown Bevcan Europe) - Philippe Vanhelst (Ball packaging Europe) Raphaël Thévenin (Alcan). cheur et invite à se désaltérer. Création graphique : DBL système Rédaction graphique : Éric BALEREAU Impression : PLG Impression Tous les éléments – textes et photos – sont la propriété exclusive du GIE LBB toute reproduction même partielle interdite 16