Produit scalaire
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Produit scalaire Exercice 1. Produits scalaires ? Dire si les applications suivantes sont des produits scalaires : 0 1) E = R2 , ((x, x0 ) | (y, y 0 )) = axy + bxy 0 +P cx0 y + dx0 yP (étudier ((1, t) | (1, t)), t ∈ R). P P n 2) E = R , ((x1 , . . . , xn ) | (y1 , . . . , yn )) = a i xi yi + b i6=j xi yj (on montrera que ( xi )2 6 n x2i ). Pn 3) E = Rn [X], (P | Q) = i=0 P (i)Q(i). Exercice 2. Intégrale double Soit D le disque unité fermé de R2 . On considère l’espace E des fonctions f : D → R de classe C 1 nulles sur le bord, C, de D. RR ∂g ∂f ∂g Pour f, g ∈ E, on pose (f | g) = D ∂f + ∂x ∂x ∂y ∂y dxdy. Montrer que c’est un produit scalaire. Exercice 3. Produit scalaire Soit E = C([a, b], R) et u : [a, b] → R une fonction continue par morceaux. On pose pour f, g ∈ E : Rb (f | g) = t=a u(t)f (t)g(t) dt. 1) A quelle condition sur u définit-on ainsi un produit scalaire ? 2) Soient u, v deux fonctions convenables. A quelle condition les normes associées sont-elles équivalentes ? Exercice 4. Produit scalaire ? Soit E = C([a, b], R) et (an ) une suite P∞d’éléments de [a, b]. Pour f, g ∈ E, on pose : (f | g) = n=0 2−n f (an )g(an ). 1) A quelle condition sur la suite (an ) définit-on un produit scalaire ? 2) Soient a = (an ) et b = (bn ) deux telles suites telles que les ensembles {an , n ∈ N} et {bn , n ∈ N} sont distincts. Montrer que les normes correspondantes sont non équivalentes. 3) Question ouverte : à quelle condition les normes associées à deux suites (an ) et (bn ) sont-elles équivalentes ? 4) Montrer qu’il n’existe pas de suite (an ) pour laquelle E soit complet. Exercice 5. Base de Schmidt R1 Trouver une base orthonormée de R3 [X] pour le produit scalaire : (P | Q) = t=−1 P (t)Q(t) dt. Exercice 6. Base de Schmidt P4 Soit E = R2 [X] muni du produit scalaire : (P | Q) = i=0 P (i)Q(i). Chercher une base orthonormée de E. Exercice 7. Trouvez le produit scalaire Soit (Pn )n∈N une suite de polynômes à coefficients réels de degrés étagés (deg Pn = n). Montrer qu’il existe un unique produit scalaire sur R[X] pour lequel la famille (Pn ) est orthonormée. Exercice 8. Somme directe orthogonale Soit E un espace préhilbertien et F1 , . . . , Fn des sev tels que pour i 6= j, Fi ⊥ Fj . Montrer que la somme F1 + . . . + Fn est directe. Exercice 9. Espace `2 P 2 Soit E l’ensemble des suites (un )n∈N à termes réels telles que la série un converge. P∞ Pour u, v ∈ E, on pose : (u | v) = n=0 un vn . 1) Montrer que E est un espace vectoriel sur R. 2) Montrer que (u | v) existe. 3) Montrer qu’on définit ainsi un produit scalaire sur E. 4) Montrer que E, muni de la norme associée, est complet. prodscal.tex – mercredi 3 août 2016 Exercice 10. f (x) ⊥ x ⇒ f = 0 Soit E un espace vectoriel préhilbertien complexe et f ∈ L(E) tel que pour tout vecteur x ∈ E, on a f (x) ⊥ x. 1) Montrer que pour tous vecteurs x, y ∈ E, on a (f (x) | y) = 0. 2) Montrer que f = 0. 3) Comparer avec le cas réel. Exercice 11. Équation du second degré Soient E ev euclidien, a ∈ E et α, β, γ ∈ R avec α 6= 0. Résoudre l’équation α(x | x) + β(x | a) + γ = 0. Exercice 12. Inégalité de Cauchy-Schwarz E −→ R Rb Rb f 7−→ f × a 1/f. a Montrer que min{Φ(f ) tq f ∈ E} = (b − a)2 et chercher les fonctions réalisant le minimum. Soit E l’ensemble des fonctions : [a, b] → R+∗ continues et Φ : Exercice 13. Inversion Soit E un ev euclidien. On pose pour x 6= 0 : i(x) = x . kxk2 1) Montrer que i est une involution et conserve les angles non orientés de vecteurs. kx − yk 2) Vérifier que : ∀ x, y ∈ E \ {0}, ki(x) − i(y)k = . kxkkyk 3) Déterminer l’image par i : a) d’un hyperplan affine ne passant pas par 0. b) d’une sphère passant par 0. c) d’une sphère ne passant pas par 0. Exercice 14. Inégalité de Ptolémée Soit E un espace euclidien. x . Montrer que : ∀ x, y ∈ E \ {0}, kf (x) − f (y)k = kx − yk . kxk2 kxkkyk 2) Soient a, b, c, d ∈ E. Montrer que ka − ckkb − dk 6 ka − bkkc − dk + kb − ckka − dk. Indication : se ramener au cas a = 0 et utiliser l’application f . 1) Pour x ∈ E \ {0}, on pose f (x) = Exercice 15. Calcul de distance P P P On munit E = Rn [X] du produit scalaire : Pour P = i ai X i et Q = i bi X i , (P | Q) = i ai bi . Soit H = {P ∈ E tq P (1) = 0}. 1) Trouver une base orthonormale de H. 2) Calculer d(X, H). Exercice 16. Calcul de minimums Calculer le minimum sur R2 de f : R2 (a, b) −→ 7−→ R Rπ x=0 (sin x − ax2 − bx)2 dx. Exercice 17. Calcul de minimums R1 1) Soit ϕ : Rn → R définie par ϕ(x1 , . . . , xn ) = t=0 (1 + tx1 + . . . + tn xn )2 dt. Montrer que ϕ admet un minimum absolu et le calculer lorsqueR n = 3. +∞ 2) Même question avec ψ(x1 , . . . , xn ) = t=0 e−t (1 + tx1 + . . . + tn xn )2 dt. Exercice 18. Expression analytique Soit E un espace euclidien de dimension 4, B = (e1 , . . . , e4 ) une base orthonormée de E, et F le sev d’équations dans B : x+y+z+t=0 x + 2y + 3z + 4t = 0 1) Trouver une base orthonormée de F . 2) Donner la matrice dans B de la projection orthogonale sur F . 3) Calculer d(e1 , F ). prodscal.tex – page 2 Exercice 19. Projection sur un hyperplan On munit Rn du produit scalaire usuel. Soit H = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Rn tq a1 x1 + . . . + an xn = 0} où a1 , . . . , an sont des réels donnés non tous nuls. Chercher la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur H. Exercice 20. Caractérisation des projections orthogonales Soit E un ev euclidien et p ∈ L(E) une projection. Montrer que : p est une projection orthogonale ⇔ ∀ x, y ∈ E, (x | p(y)) = (p(x) | y) ⇔ ∀ x ∈ E, kp(x)k 6 kxk. Pour la deuxième caractérisation, considérer x ∈ (Ker p)⊥ et faire un dessin. Exercice 21. Composition de projecteurs Soient F , G deux sev d’un ev euclidien E tels que F ⊥ ⊥ G⊥ . On note pF et pG les projections orthogonales sur F et sur G. Montrer que pF + pG − pF ∩G = idE et pF ◦ pG = pG ◦ pF = pF ∩G . Exercice 22. Projecteurs commutant Soit E un espace vectoriel euclidien et p, q deux projections orthogonales. Montrer que p et q commutent si et seulement si (Im p ∩ Im q)⊥ ∩ Im p et (Im p ∩ Im q)⊥ ∩ Im q sont orthogonaux. Exercice 23. Caractérisation des bases orthonormales Pn Soit E un ev euclidien, et e1 , . . . , en des vecteurs unitaires tels que : ∀ x ∈ E, kxk2 = i=1 (x | ei )2 . 1) Démontrer que (e1 , . . . , en ) est une base orthonormale de E. 2) On remplace l’hypothèse : ei unitaire par : dim E = n. a) Démontrer que (e1 , . . . , en ) est une base Pnde E. b) Démontrer que : ∀ x, y ∈ E, (x | y) = i=1 (x | ei )(y | ei ). c) On note G la matrice de Gram de e1 , . . . , en . Démontrer que G2 = G et conclure. Exercice 24. Polytechnique MP∗ 2000 Soit E un espace euclidien, (yj )j∈I une famille de vecteurs de E telle qu’il existe A et B strictement positifs vérifiant : X ∀ x ∈ E, Akxk2 6 (x | yj )2 6 Bkxk2 . j∈I 1) Montrer que (yj )j∈I engendre E. 2) On choisit E = R2 . Montrer que y1 = 0 1 , y2 = √ − 3/2 , −1/2 y3 = y2 conviennent. 3) Si A = B = 1 et kyj k = 1 pour tout j, montrer que (yj )j∈I est une base orthonormale. P 4) Si A = B, montrer que pour tout x ∈ E, x = 1 j∈I (x | yj )yj . A Exercice 25. Déterminant de Gram Soit E un espace préhilbertien et u1 , . . . , un ∈ E. On note G = (gij ) ∈ Mn (K) la matrice de Gram de ces vecteurs (gij = (ui | uj )). 1) On suppose E de dimension finie, rapporté à une base orthonormée B = (e1 , . . . , ep ). Exprimer G en fonction de M = MatB (u1 , . . . , un ). 2) En déduire que det(G) est un réel positif ou nul, et nul si et seulement si les vecteurs ui sont liés. 3) Montrer le même résultat sans supposer que E est de dimension finie. 4) Examiner le cas particulier n = 2. 5) Application : Le tétraèdre ABCD est tel que AB = AC = AD = 1 et (AB, AC) ≡ π4 , (AB, AD) ≡ π3 , (AC, AD) ≡ π2 . Calculer son volume. Exercice 26. Angles > 2π/3 Soit E un espace euclidien de dimension supérieure ou égale à 3. Montrer qu’il n’existe pas trois vecteurs u1 , u2 , u3 unitaires faisant entre eux deux à deux des angles strictement supérieurs à 2π 3 . prodscal.tex – page 3 Exercice 27. Matrice de Gram Soient x1 , . . . , xn des vecteurs d’un ev euclidien E, et G(x1 , . . . , xn ) leur matrice de Gram. 1) Montrer que rg G(x1 , . . . , xn ) = rg(x1 , . . . , xn ). P 2) Montrer que det G(x1 , . . . , xn ) est inchangé si on remplace xk par xk − i6=k λi xi . 3) Soit F = vect(x1 , . . . , xn ) et x ∈ E. On note d(x, F ) = min(kx − yk, y ∈ F ). det G(x1 , . . . , xn , x) Montrer que d(x, F )2 = . det G(x1 , . . . , xn ) Exercice 28. Congruence des matrices de Gram Soit E un ev hermitien et B, B 0 deux bases quelconques. On note P la matrice de passage de B à B 0 , et G, G0 les matrices de Gram de B et B 0 . Quelle relation y a-t-il entre P , G et G0 ? Exercice 29. Gram(u(ei )) Soit E un espace vectoriel euclidien, u ∈ L(E) et (e1 , . . . , en ) une base quelconque de E. On note G le déterminant de Gram. Montrer que G(u(e1 ), . . . , u(en )) = (det u)2 G(e1 , . . . , en ). Exercice 30. Forme quadratique associée à la matrice de Gram −1 Soit E un espace euclidien, P (e1 , . . . , en ) une base de 2E, G sa matrice de Gram et G = (aij ). Montrer que : ∀ x ∈ E, i,j aij (ei | x)(ej | x) = kxk . Exercice 31. Vecteur défini par ses produits scalaires Soient f1 , f2 , . . . , fn : [0, 1] → R continues. R1 Existe-t-il f : [0, 1] → R continue telle que : ∀ i, t=0 f (t)fi (t) dt = 1 ? Exercice 32. Famille duale de 1, X, X 2 , . . . R +∞ 1) Montrer qu’il existe des polynômes P0 , . . . , Pn ∈ Rn [X] tels que : ∀ i, j 6 n, t=0 e−t ti Pj (t) dt = δij . 2) Montrer qu’il n’existe pas de suite de polynômes (P0 , . . . , Pn , . . .) telle que : R +∞ ∀ i, j ∈ N, t=0 e−t ti Pj (t) dt = δij . Exercice 33. Décomposition QR 1) Soit M ∈ Mn (R) inversible. Montrer qu’il existe une matrice orthogonale, P , et une matrice triangulaire supérieure à coefficients diagonaux positifs, T , uniques telles que M = P T . 2) Application : inégalité de Hadamard. Soit E un espace vectoriel euclidien, (e1 , . . . , en ) une base orthonormée, et u1 , . . . , un des Q vecteurs quelconques. Démontrer que | det(ei ) (uj )| 6 j kuj k. Étudier les cas d’égalité. Exercice 34. Coefficients diagonaux dans la méthode de Schmidt Soit E un espace euclidien, B = (u1 , . . . , un ) une base de E et B 0 = (e1 , . . . , en ) la base orthonormée déduite de B par la méthode de Schmidt. On note P la matrice de passage de B à B 0 . Montrer que Pii × d(ui , vect(u1 , . . . , ui−1 )) = 1. Exercice 35. Coordonnées des vecteurs de Schmidt Soit E un espace euclidien, B = (u1 , . . . , un ) une base de E et B 0 = (e1 , . . . , en ) la base orthonormée déduite de B par la méthode de Schmidt. On note Gn le déterminant de Gram de u1 , . . . , un , et ∆i,n le cofacteur de (ui | un ) dans Gn . Pn Montrer que en = p 1 ∆i,n ui . Gn−1 Gn i=1 Exercice 36. det(tAA) Soit A ∈ Mn,p (R). Montrer que det(t AA) > 0. prodscal.tex – page 4 Exercice 37. Polynômes orthogonauxR 1 Soit E = R[X]. On pose (P | Q) = t=0 P (t)Q(t) dt 1) Démontrer que ( | ) est un produit scalaire sur E. 2) Démontrer qu’il existe une unique famille (P0 , P1 , . . . , Pn , . . .) de polynômes vérifiant : deg Pi = i le coefficient dominant de Pi est strictement positif la famille (Pi ) est orthonormée. Exercice 38. Polynômes orthogonaux R1 Soit E = Rn [X] et (P | Q) = t=0 P (t)Q(t) dt. 1) Montrer que E, muni de ( | ), est un espace euclidien. 2) Soit K = Rn−1 [X]⊥ et P ∈ K \ {0}. Quel est le degré de P ? R1 3) Soit Φ : x 7→ t=0 P (t)tx dt. Montrer que Φ est une fonction rationnelle. 4) Trouver Φ à une constante multiplicative près. 5) En déduire les coefficients de P . 6) En déduire une base orthogonale de E. Exercice 39. Réduction en carrés d’une forme quadratique Soient f1 , . . . , fp , p formes linéaires sur Rn telles Ppque rg(f1 , . . . , fp ) = n. En considérant le produit scalaire : (x | y) = i=1 fi (x)fi (y), démontrer qu’il existe n formes linéaires g1 , . . . , gn telles que : ∀ x ∈ Rn , p X i=1 fi (x)2 = n X gi (x)2 . i=1 exemple : réduire x2 + (x + y)2 + (x + 2y)2 Exercice 40. Famille de vecteurs unitaires équidistants Soit E un ev euclidien, et (x1 , . . . , xn ) une famille libre. Démontrer qu’il existe une famille (u1 , . . . , un ) vérifiant : ui est unitaire, kui − uj k = 1, vect(u1 , . . . , ui ) = vect(x1 , . . . , xi ). Démontrer que toute famille (u1 , . . . , un ) vérifiant les deux premières propriétés est libre. Exercice 41. Famille obtusangle Soit E un ev euclidien et u1 , . . . , un une famille de vecteurs vérifiant : ∀ i 6= j, (ui | uj ) < 0. 1) On suppose (u1 , . . . , un ) libre. Soit (e1 , . . . , en ) la famille de Schmidt associée et M la matrice de passage de (u1 , . . . , un ) à (e1 , . . . , en ). Montrer que M est à coefficients positifs. 2) Dans le cas général, démontrer par récurrence sur n que rg(u1 , . . . , un ) > n − 1. 3) Si rg(u1 , . . . , un ) = n − 1, démontrer que toute famille de n − 1 vecteurs extraite de (u1 , . . . , un ) est libre, et que les composantes dans cette famille du vecteur retiré sont strictement négatives. Exercice 42. F + F ⊥ 6= E R1 Soit E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire : (f | g) = t=0 f g(t) dt, et F = {f ∈ E tq f (0) = 0}. Montrer que F ⊥ = {0}. Exercice 43. Forme linéaire sur R2 [X] R1 On munit R2 [X] du produit scalaire : (P | Q) = t=0 P Q(t) dt. 1) Vérifier que c’est effectivement un produit scalaire. R2 [X] −→ R 2) Soit ϕ : Trouver le polynôme A tel que : ∀ P ∈ R2 [X], ϕ(P ) = (A | P ). P 7−→ P (0). prodscal.tex – page 5 Exercice 44. Norme uniforme sur R3 [X] R1 Soit P ∈ R[X] de degré inférieur ou égal à 3 tel que t=−1 P 2 (t) dt = 1. √ Montrer que sup{|P (x)| tq − 1 6 x 6 1} 6 2 2. R1 Indication : pour a ∈ R montrer qu’il existe Pa ∈ R3 [X] tel que : ∀ P ∈ R3 [X], P (a) = t=−1 P (t)Pa (t) dt. Calculer explicitement Pa , et appliquer l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Exercice 45. Hanh-Banach pour une boule Soit E un espace préhilbertien réel et B une boule ouverte de E ne contenant pas 0. Montrer qu’il existe une forme linéaire f ∈ E ∗ telle que : ∀ x ∈ B, f (x) > 0. Exercice 46. Orthogonal de R[X] Soit E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire usuel, F le sev des fonctions polynomiales et g la fonction exponentielle sur [0, 1]. 1) Montrer que g ∈ / F. 2) Montrer qu’il existe une suite (fn ) de fonctions polynomiales convergeant vers g pour la norme euclidienne. 3) En déduire que F n’a pas de supplémentaire orthogonal. Exercice 47. Orthogonal d’un hyperplan R 12 Soit E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire usuel et, pour f ∈ E : ϕ(f ) = t=0 f (t) dt. 1) Montrer que ϕ est continue. 2) Montrer que H = Ker ϕ est fermé. 3) Montrer que H ⊥ = {0}. Exercice 48. Centrale MP 2000 R Soit E = C 1 ([0, 1], R) et ϕ(f, g) = [0,1] f g + f 0 g 0 . 1) Montrer que ϕ est un produit scalaire. 2) Soit V = {f ∈ E tq f (0) = f (1) = 0} et W = {f ∈ E tq f 00 = f }. Montrer que V et W sont supplémentaires orthogonaux et exprimer la projection orthogonale Rsur W . 3) Soit Eαβ = {f ∈ E tq f (0) = α et f (1) = β}. Déterminer inf f ∈Eαβ [0,1] f 2 + f 02 . Exercice 49. ku(x)k 6 kxk Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que ∀ x ∈ E, ku(x)k 6 kxk. ⊥ Montrer que E = Ker(u − id) ⊕ Im(u − id). Exercice 50. X MP∗ 2000 Soit E un espace euclidien de dimension n > 1. Trouver toutes les fonctions f de E dans R continues telles que u ⊥ v ⇒ f (u + v) = f (u) + f (v). Exercice 51. Magistère de Ker Lann 2010 n X 1 1 i 1 j 1) Calculer pour (i, j) ∈ N2 : lim . n→∞ 2k 2k 2k k=0 n X 1 1 1 2) Soient P, Q ∈ R[X]. Calculer lim P k Q k . n→∞ 2k 2 2 k=0 3) On note (P | Q) cette limite. Justifier qu’on définit ainsi un produit scalaire sur R[X]. R[X] −→ R 4) Soit la forme linéaire Φ : P 7−→ P (0). Montrer qu’il n’existe pas de Q ∈ R[X] tel que, pour tout P ∈ R[X], Φ(P ) = (P | Q). Commenter. Exercice 52. Familles libres, Mines 2015 Soit (E, ( | )) un espace préhilbertien. Montrer que A = {(x, y) ∈ E × E, (x, y) est libre} est ouvert. prodscal.tex – page 6 solutions Exercice 1. 1) a > 0, b = c, d > 0, ad − bc > 0. 2) a − b > 0 et a + (n − 1)b > 0. Exercice 3. 1) u > 0 et u−1 (0) est d’intérieur vide. 2) Il existe α, β > 0 tels que αu 6 v 6 βu. Exercice 4. 1) (an ) est partout dense. 4) Si les an sont distincts, on choisit pour tout n une fonction fn comprise entre 0 et 1 valant alternativement 1 et −1 en a0 , . . . , an . Alors la suite (fn ) est de Cauchy mais ne converge pas car si fn → f alors f 2 = 1, absurde. Exercice 5. q q q 3 5 7 2 3 √1 , X , (3X − 1) + (5X − 3X) 2 8 8 . 2 Exercice 6. 2 √1 , X−2 √ √ , X −4X+2 . 5 10 14 Exercice 10. 1) (f (x) | y) = −(f (y) | x) et (f (ix) | y) = −(f (y) | ix). Exercice 11. βa sphère de centre − , ce point ou ∅. 2α Exercice 12. f = cste. Exercice 13. 2) Élever au carré. 3) a) (x | u) = 1 ⇔ (i(x) | u − i(x)) = 0 : sphère passant par 0. b) hyperplan ne passant pas par 0. 2 a R2 2 2 c) kx − ak = R ⇔ x − : sphère ne passant pas par 0. 2 2 = 2 kak − R (kak − R2 )2 Exercice 14. 1) Élever au carré. Exercice√15. 2) 1/ n + 1. Exercice 16. a = π203 − 320 π5 , b = 240 π4 − 12 π2 , m= π 2 − 8 π + 160 π3 − 1280 π5 . Exercice 17. 1 1) 16 . 1 2) 4 . Exercice 18. 1) ( √16 (1, −2, 1, 0), √130 (2, −1, −4, 3)). 3 2) 1 −4 10 −1 2 3) q −4 −1 2 7 −2 −1 . −2 7 −4 −1 −4 3 7 10 . prodscal.tex – page 7 Exercice 19. P1 2 (I − (ai aj )). ai Exercice 22. Si p ◦ q = q ◦ p : Soient x ∈ (Im p ∩ Im q)⊥ ∩ Im p et y ∈ (Im p ∩ Im q)⊥ ∩ Im q. Alors p ◦ q(x) = q(x) ∈ Im p ∩ Im q, donc (q(x) | y) = (x | y) = 0. ⊥ Si A = (Im p∩Im q)⊥ ∩Im p et B = (Im p∩Im q)⊥ ∩Im q sont orthogonaux : Alors Im p = (Im p∩Im q) ⊕ A, ⊥ ⊥ ⊥ ⊥ Im q = (Im p ∩ Im q) ⊕ B, et E = (Im p ∩ Im q) ⊕ A ⊕ B ⊕ (Im p⊥ ∩ Im q ⊥ ). Par décomposition, on obtient p ◦ q = q ◦ p = la projection orthogonale sur Im p ∩ Im q. Exercice Pn 23. 1) i=1 (ej | ei )2 = 1 ⇒ famille orthonormée et vect(ei )⊥ = {0}. Exercice 24. 1) Le sev engendré a un orthogonal nul. 2) N’importe quelle famille P génératrice convient (équivalence des normes). 3) 1 = kyi k2 = kyi k4 + j6=i (yi | yj )2 ⇒ ∀ j 6= i, (yi | yj ) = 0. P P 4) Par polarisation on a : ∀ x, y, j∈I (x | yj )(y | yj ) = A(x | y) donc j∈I (x | yj )yj − Ax ∈ E ⊥ . Exercice 25. 1 5) 12 . Exercice 26. ku1 + u2 + u3 k2 < 0. Exercice 30. Soit B une base orthonormée de E et P la matrice de passage de B à (ei ). Le premier membre vaut t XP G−1 t P X = t XX. Exercice 32. 2) Soit P0 = Q00 . Par IPP on obtient Q0 est orthogonal à la famille (jX j−1 − X j )j>1 qui est une base R +∞ de R[X] donc Q0 = 0 = P0 et t=0 e−t t0 P0 (t) dt 6= δ0,0 . Exercice 35. 0 .. Soit X la matrice de en dans B. On a GX = . et t XGX = λxp = 1. On applique alors les formules 0 λ de Cramer. Exercice R 1 38. 3) t=0 tk tx dt = 1/(k + x + 1). 4) Φ a pour pôles au plus simples −1, −2, . . . , −n − 1 et pour racines 0, 1, . . . , n − 1. Comme Φ(x) −→ 0 x→∞ x(x − 1) . . . (x − n + 1) on a donc Φ(x) = λ . (x + 1) . . . (x + n + 1) (n + k)! 5) ak = résidu de Φ en −k − 1 = (−1)n+k λ . (k!)2 (n − k)! Exercice 39. √ √ x2 + (x + y)2 + (x + 2y)2 = ( 3(x − y))2 + ( 2y)2 . Exercice 42. f ∈ F ⊥ ⇒ xf ⊥ f . Exercice 43. 2) 30X 2 − 36X + 9. prodscal.tex – page 8 Exercice 44. Pa (t) = 38 (3 − 5t2 − 5a2 + 15a2 t2 ) + 58 at(15 − 21t2 − 21a2 + 35a2 t2 ), √ 8kPa k2 = 9 + 45a2 − 165a4 + 175a6 est maximal pour a = ±1 et kPa k = 2 2. Exercice 47. R1 R1 3) Soit g ∈ H ⊥ non nulle. Les formes linéaires : f 7→ 02 f et f 7→ 0 f g sont nulles sur H, donc proportionnelles, ce qui est impossible pour g continue. Exercice 48. sh(1 − t) sh(t) 2) π(f )(t) = f (0) + f (1) . sh(1) sh(1) 3) L’inf est atteint pour la fonction f ∈ W telle que f (0) = α et f (1) = β, soit f (t) = α et inf = sh(1 − t) sh(t) +β sh(1) sh(1) (α2 + β 2 ) ch(1) − 2αβ . sh(1) Exercice 49. Soient x ∈ Ker(u − id) et y = u(z) − z ∈ Im(u − id). On a y = u(z + λx) − (z + λx) d’où : kz + λxk2 > ku(z + λx)k2 = kz + λxk2 + 2λ(x | y) + 2(z | y) + kyk2 . En faisant tendre λ vers ±∞ on obtient (x | y) = 0 et on conclut avec le thm. du rang. Exercice 50. f linéaire et f = x 7→ kxk2 conviennent et l’ensemble E des fonctions f vérifiant la propriété est stable par combinaison linéaire donc toute fonction de la forme x 7→ `(x) + akxk2 avec ` ∈ E ∗ et a ∈ R convient. On montre que ce sont les seules : Soit f ∈ E l’on décompose en sa partie paire g et sa partie impaire h. Alors g, h ∈ E. Soient x, y ∈ E avec kxk = kyk et x ⊥ y. On a h(x±y) = h(x)±h(y) et h(2x) = h(x+y)+h(x−y) = 2h(x). Ensuite, h(2x) + h(x) − h(y) = h(2x + y) + h(x − 2y) = h(3x − y) = h(3x) − h(y) d’où h(3x) = 3h(x) et de proche en proche h(kx) = kh(x) pour k ∈ N puis pour k ∈ Z, Q, R successivement vu la continuité de f . En prenant une base (e1 , . . . , en ) orthonormale on a h(x1 e1 + . . . + xn en ) = x1 h(e1 ) + . . . + xn h(en ) pour tous x1 , . . . , xn réels donc h est linéaire. Soient à présent x, y ∈ E avec kxk = kyk alors g(x + y) + g(x − y) = g(2x) et g(x + y) + g(y − x) = g(2y) d’où g(2x) = g(2y). Ainsi g est constante sur les sphères de centre 0. On écrit g(x) = ϕ(kxk2 ) avec ϕ : R+ → R prolongée à R par imparité (g(0) = 0 de manière évidente). On a alors ϕ(a2 + b2 ) = g(ae1 + be2 ) = g(ae1 ) + g(be2 ) = ϕ(a2 ) + ϕ(b2 ) d’où l’on conclut que ϕ est linéaire. prodscal.tex – page 9 Exercice 51. 2i+j+1 . 1) i+j+1 2 −1 2) Décomposer P, Q sur la base canonique de R[X]. On peut aussi remarquer que la série converge car P et Q sont bornés sur [0, 1]. 4) Si Q existe alors pour P = X n on obtient : S0 = ∞ X 2−k Q(2−k ) = 1 et Sn = k=0 ∞ X 2−(n+1)k Q(2−k ) = 0 pour tout n 6 1. k=0 On a facilement Sn −→ Q(1), d’où Q(1) = 0 et 2n+1 Sn = n→∞ P∞ k=1 2−(n+1)(k−1) Q(2−k ) −→ Q( 12 ). Ainsi n→∞ Q( 12 ) = 0 et de proche en proche, Q(2−k ) = 0 pour tout k. Ceci implique Q = 0, en contradiction avec la valeur de S0 . Ainsi Φ n’est pas représentable par un produit scalaire, ce qui fournit un contre-exemple au théorème de Riesz en dimension infinie. On peut remarquer d’ailleurs que Φ est discontinue pour le produit scalaire choisi : si Pn = (1 − X)(1 − 2X) . . . (1 − 2n X), on a Φ(Pn ) = 1 et P∞ P∞ 2 −k 2 −k kPn k = k=n+1 2 P (2 ) 6 k=n+1 2−k −→ 0. n→∞ Exercice 52. E × E −→ R On a, en appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz, (x, y) 7−→ kxkkyk − |(x|y)|. −1 A = f (]0, +∞[), donc c’est un ouvert car f est continue et R∗ ouvert. On considère f : prodscal.tex – page 10