La Gazette - Montmartre

Transcription

La Gazette - Montmartre
Montmartre
La Gazette
de
Vendanges 2012
Montmartre gourmand
▲
Montmartre
fête les
gourmandises,
du mercredi 10
au dimanche
14 octobre 2012
Le Syndicat d’Initiative de Montmartre, représenté par M. Frédéric Loup, Vice-Président (à
droite) a le plaisir d’accueillir dans les vignes du Clos Montmartre les représentants de
l’Association des Sommeliers Paris Ile-de-France (ASP) venus honorer la 79ème édition de la Fête
des Vendanges. De gauche à droite : M. Tony Moinnereau, Secrétaire Général de l’ASP,
Représentant des Champagnes Billecart-Salmon, M. Arnaud Fatôme, Responsable du site internet
de l’ASP, Expert en vins auprès des maisons de ventes aux enchères, M. Benjamin Roffet,
Responsable Voyage de l’ASP, Sommelier au Trianon Palace, M. Jonathan Bauer-Monneret
Responsable Jeunesse de l’ASP, Sommelier au Royal Monceau Raffles Paris, M. Alain Delort,
Trésorier-adjoint de l’ASP, Maître sommelier, Sommelier consultant,
M. Philippe Pares, Responsable de la communication de l’ASP, Maître
sommelier à l’Assemblée Nationale, M. Jean-Luc Jamrozik, Président
de l’ASP, Maître sommelier de l’Hôtel Baltimore.
L a v o i x d u v i ll a g e
N° 46 Octobre - Novembre - Décembre 2012 - 1 $
Edito
Sommaire
DR
La nouvelle équipe du S.I.M.
Dossier
30 juin du Conseil d’Administration a accueilli
en son sein 19 administrateurs, dont 9 femmes.
Ce n’est pas encore la parité mais nous
sommes sur la bonne voie ! Une mission bien
précise a été donnée à chaque administrateur.
Gabert, pour la Délégation culturelle (vaste programme !)
et l’autre par Adeline Guillemain et Jacques Bachellerie
pour la Délégation enfants.
L’art des
gourmandises
On s’active à la préparation de la 79ème édition de la Fête
des Vendanges sur le thème « Montmartre fête les
P. S.
P. S.
P. S.
gourmandises » et le SIM est plus que jamais présent !
p.20
Pour cette rentrée, les nouveaux et les anciens vont être
au travail. Le Syndicat d’Initiative de Montmartre n’a
pas chômé pendant cette période estivale. Nadia et
Catherine ont assumé avec compétence et efficacité
l’accueil et les charges liés à leur fonction. Le premier
Montmartre
et ses rues
La rue des Saules p.26
semestre a éte un très bon cru pour les visites guidées.
P. S.
Merci à Catherine pour son professionalisme.
Montmartre
des artistes
Sur le plan touristique, le mois de juillet a été assez
mauvais à cause du climat, août bien meilleur. Nous
espérons une belle arrière-saison.
Portrait d’un nouveau Montmartrois !
p.28
Il n’est pas dans ma fonction de faire un constat de la
dégradation de la place du Tertre et de ses environs.
Mais cela devient dramatique, alors que nous essayons
Montmartre des Montmartrois
Josia
Saint Clair
Robert
l’arpenteur
p.30
DR
p.29
DR
près les élections de mai 2012, la réunion du
Deux rapports ont déjà été remis, un de Jean-Manuel
La vie du village p.13
©Moulin Rouge® - Sandie Bertrand
A
DR
Roger DANGUEUGER,
Rédacteur en chef
L’actualité du Syndicat p.04
d’accueillir le mieux possible les touristes. C’est la
jungle avec les vendeurs à la sauvette, la mendicité
parfois avec violence… Tout cela donne un climat
délétère sur la Butte. Qui aura un jour les compétences
pour prendre les mesures nécessaires ?
Je souhaite adresser un message d’amitié à notre collègue
Jacques Bachellerie qui a perdu sa maman au mois
d’août.
Photo de couverture : Philippe Simon
Texte : Géraldine Dujat
La Gazette de Montmartre N°46 / 03
L’actualité
du Syndicat
La nouvelle équipe
L’Assemblée Générale des Adhérents du Syndicat d’Initiative
s’est réunie le 11 mai 2012 pour élire un nouveau Conseil
d’Administration. Le Conseil d’Administration s’est à son tour
réuni le 14 juin pour en élire le Bureau.
Le Bureau
Président : Roger DANGEUGER
Vice-Président : Claude DEVERS
Vice-Président : Gilles CHIRIAUX
Vice-Président : Adeline
GUILLEMAIN
Vice-Président : Frédéric LOUP
Secrétaire Générale :
Sylvie FOURMOND
Secrétaire Générale Adjointe :
Christine THOUMIEUX-ULLMANN
Trésorier : Gilbert L’HÔTE
Trésorier Adjoint : JeanFrançois ROQUES
Responsable Délégation
“Les enfants/La Gazette” :
Jacques BACHELLERIE
Responsable Délégation relation
avec les Associations :
Thierry CAMPION
Responsable Délégation
Culturelle : Jean-Manuel GABERT
Les Administrateurs
et leurs délégations
Vendanges : Michel COULON
Culturel/Artistes :
Georges BEHRAKIS
Culturel/Artistes : François
Alexandre BOUTTAZ
Riverains : Joële LHOTE
Culturel/Lieux de spectacle :
Céline ORSONI PINNI
Culturel/Lieux de spectacle :
Jean-Luc PEHAU RICAU
Financement/Recouvrement :
Jean-Paul PEREZ Joseph SEMION Fondateur du S.I, Membre de
Droit : André ROUSSARD
Adjoint au Maire de Paris
chargé du Tourisme :
Jean-Bernard BROS
Chargé du tourisme Mairie :
18ème : Claudine BOUYGUES
Les actions à mener par le S.I.M.
L’équipe du nouveau Bureau du
Syndicat d’Initiative a mis en
place au sein de son Conseil
d’Administrations trois grandes
délégations bien définies :
• Culture
• Riverains
• Enfants
La Délégation « Culture » a pour objet
de faire vivre et de mettre en valeur, par
toute forme d’actions et de manifestations,
le patrimoine culturel, historique et vivant de
Montmartre :
• Cité d’Artistes
• Monuments historiques
• Vie artistique (peintres, concerts,
ouvertures d’ateliers, etc.)
• Développement de l’offre thématique de
nos balades découvertes
La Délégation « Riverains » s’engage
à réfléchir et à instaurer des actions dans le
but d’établir des relations plus importantes
entre les riverains du bas et du haut
Montmartre et le Syndicat.
• Améliorer la qualité des relations entre tous
les intervenants de la Butte.
• Associer les riverains aux différents
évènements de la Butte.
Pour rompre avec un certain isolement, il est
nécessaire d’améliorer la communication
entre les riverains et le S.I. La Délégation
devra travailler sur les moyens à mettre en
place.
La Délégation « Enfants » contribue à
développer les animations, la communication
et la connaissance de Montmartre pour
les jeunes et ce, en collaboration avec les
associations, les ateliers et les écoles.
Le Syndicat d’Initiative est très attentif
au développement du secteur Tourisme,
notamment en termes de technologie. Très
prochainement, vous pourrez profiter de
l’application officielle « Balade à Montmartre »
sur IPhone : 4 visites audio guidées originales,
créées par Jean-Manuel Gabert, guide de
Montmartre pour le S.I. Ces visites seront
accessibles en plusieurs langues.
Le S.I Montmartre est conscient, qu’on ne
« fige » pas un quartier comme Montmartre,
qu’il faut constamment innover, transformer,
adapter les réalités de la Ville pour concilier
les exigences de ceux qui y travaillent et qui
la fréquentent.
Nous restons ouverts à toutes
propositions, idées et bonnes
volontés.
Le Président, Roger DANGUEUGER, remercie tous les adhérents du S.I de la confiance qu’ils lui ont accordée et vous
assure de la continuité des missions culturelles et touristiques du Syndicat et de la mise en œuvre de tous les moyens
pour en assurer le développement au service des habitants, des visiteurs et des amoureux de Montmartre.
04 / La Gazette de Montmartre N°46
Le Guide du Routard
édition 2012/2013
concernant le
chapitre Montmartre
intégrera les corrections historiques et informatives
apportées par notre équipe. Le Syndicat d’Initiative
dans une volonté de rétablir autant qu’il le pourra,
les erreurs et parfois les contre-vérités historiques
paraissant dans de nombreux guides, a pu intervenir
sur l’un des plus célèbre guide : le Guide du Routard.
Quai des Brumes :
Jean Gabin et
Michèle Morgan.
Un itinéraire enchanteur révélant les lieux de tournage et de vie des plus
célèbres réalisateurs et comédiens, de Jean Renoir à Woody Allen, en passant par Marcel Carné et Vincente Minelli, Autant-Lara ou John Huston.
Des scènes mythiques, sur les lieux où elles furent filmées, en passant par
les maisons des auteurs, comédiens, cinéastes : où Montmartre s’affirme
aussi, définitivement, comme le village parisien du septième art !
Uniquement pour les groupes déja constitués (minimum 20 personnes)
Visite guidée de 2 heures
Info : Syndicat d’Initiative de Montmartre : 01 42 62 21 21
Jean-Luc
Péhau-Ricau
VENDANGES 2012
Du mercredi 10 au
dimanche 14 octobre 2012
d’Initiative de Montmartre vous
accueillera Place Jean Marais
endez-vous sur la Butte pour
célébrer la récolte de l’année
et la sortie de la cuvée 2011,
baptisée : Montmartre fête les
Gourmandises. Le 18ème ou l’Art
des Mets.
La chanteuse Anggun et le critique gastronome très connu
Jean-Luc Petitrenaud seront les
parrains de cette 79ème édition.
Pour la quatrième année consécutive, le stand du Syndicat
a d m in is
tr a te u r
Vivant à Montmartre depuis plus
de 25 ans, y travaillant également,
j’espère pouvoir apporter au
Syndicat une vision personnelle et
passionnée de Montmartre et aider à
réaliser tous les projets mettant en
valeur notre beau village.
Souvenir de l’antique tradition viticole d’Ile-de-France, les vignes,
qui poussent à l’angle des rues des Saules et Saint-Vincent sont
une fierté locale amoureusement entretenue tout au long de
l’année par les agents des Parcs et Jardins de la ville de Paris
et prétexte, chaque 2ème samedi d’octobre, à la plus célèbre des
fêtes traditionnelles parisiennes : La Fête des Vendanges.
R
Nouvel
devant la célèbre église Saint
Pierre de Montmartre. Le Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France, cette année
aussi, dans une dynamique de
communication élargie sur
toute l’Ile-de-France sera présent sur le stand.
Ce partenariat permet une
meilleure présence constructive
et efficace dans la vie associative
et culturelle de Montmartre :
nouvelles technologies, éditions
et impressions de brochures en
différentes langues, moyens de
communication plus riches.
Durant ces trois jours de fête,
nous vous proposerons en exclusivité des dégustations du Clos
Montmartre, le vendredi 12,
samedi 13 et dimanche 14 octobre.
Le Clos Montmartre sera en
vente également sur notre stand
et entièrement au profit des
œuvres sociales du 18ème arrondissement. Vous pourrez acquérir de très beaux produits dérivés du S.I Montmartre (carafe
en verre siglée « Montmartre »
avec ses verres, affiches…).
Le programme 2012 promet
d’être riche en animations, en
surprises et… en dégustations
auxquelles pourront participer
petits et grands ! ◆
Toute l’équipe du Syndicat
d’Initiative et ses amis bénévoles seront présents pour vous
accueillir dans un esprit de fête
et de convivialité.
N.L.
La Gazette de Montmartre N°46 / 05
DR
Montmartre fête la gourmandise !
DR
DR
Le S.I. de
Montmartre
et le Guide
du Routard
DR
Nouvelle visite guidée :
Montmartre, tout un cinéma !
L’actualité
du Syndicat
Deuxième édition de la
Gilbert L’Hôte
a d m in is
Nouvel
tr a te u r
Je me suis présenté au suffrage
pour faire partie du Conseil
d’administration du Syndicat
d’initiative de Montmartre. Avec
ma participation active je souhaite
faire vivre l’Esprit Montmartrois à
travers cette institution qui soutient
si bien ce Village de renommée
internationale. J’ai été élu trésorier du Syndicat d’Initiative.
Je me mets donc à la disposition de cette Association
dynamique pour y apporter toute mon aide…
Le service de billetterie du S.I.M.
Pour répondre à une demande de plus en plus forte de nos visiteurs, venant du monde entier, le S.I Montmartre a élargi son service de billetterie et vous propose depuis le mois d’avril dernier
deux types de pass.
Pass Museum : Offre un accès libre et direct à plus de
60 musées (collections permanentes uniquement) et monuments de Paris et de la région parisienne. Le Paris Museum Pass
permet l’entrée aux collections permanentes à titre individuel.
Paris visit : Valable sur les réseaux OPTILE agréés par la
Chez ma Cousine
A deux pas du Sacré-Cœur. Ouvert tous les jours
Restaurant-cabaret depuis 1928. Un vrai dîner spectacle,
Chansonniers, Magiciens, Imitateurs, Humoristes…
Tél. : 01 46 06 49 35 - Fax : 01 42 64 27 87
12, rue Norvins 75018 Paris
E mail : [email protected]
Site : cabaretchezmacousine.com
06 / La Gazette de Montmartre N°46
RATP et la SNCF pendant la durée indiquée sur le billet, pour un
nombre illimité de voyages en bus, car, métro, RER et train SNCF
transilien.
Egalement en vente à notre accueil : Moulin Rouge, Canauxrama,
l’Open tour, les croisières sur la Seine et Disney.
Il s’agit pour le S.I Montmartre, en gardant sa spécificité locale,
de pouvoir dispenser aux visiteurs un service équivalent à celui
des points d’information de l’Office.
Toute l’équipe du S.I Montmartre se tient à votre disposition pour
plus d’informations.
DR
P. S.
Pour la deuxième année consécutive, le Syndicat
d’Initiative a organisé dimanche 3 juin deux ateliers
avec les enfants. Le thème
de cette édition était de
réaliser en direct une salade
de fruits frais pour que les
mamans la dégustent de
suite. Nous remercions très
chaleureusement le Verger
des Abbesses, Samir et toute
son équipe, pour le don de ces
bons fruits mûrs à souhait.
Les mamans ont pu repartir
avec deux plantations de
fleurs annuelles que les
enfants ont rempotées eux-mêmes. Vive les mamans !
Nous vous donnons rendez-vous l’année
prochaine pour la troisième édition !
www.montmartre-guide.com
P. S.
Fête des Mères
Montmartre et
la Descente Saint-André
(Kyiv*-Ukraine)
Montmartre a toujours été une
terre d’accueil et d’échanges
culturels et c’est dans cette
optique que le Syndicat
d’Initiative de Montmartre
a eu l’honneur et le plaisir
d’accueillir le 13, 14 et
15 septembre une délégation
venant de Kyiv en Ukraine.
E
de Kyiv a relié Montmartre et la
Descente Saint-André à Kyiv.
L’objectif de cette signature est
de renforcer les liens culturels
durables et d’échanges réguliers
entre les deux quartiers. ◆
N.L.
*Kiev
a d m in is
tr a te u r
Le Syndicat d’Initiative de
Montmartre est la seule institution
« en prise directe » avec le site, ses
fonctions étendues lui permettent
d’influer sur tous les points
cruciaux : accueil quotidien des
visiteurs, bien sûr, « mise en valeur des richesses naturelles et
monumentales » montmartroises à travers une offre multiple
de visites guidées, sans oublier la défense du patrimoine et de
l’environnement, qui est inscrite dans ses statuts. Le Président
et son bureau ont souhaité que soit créée une Délégation
culturelle au sein du nouveau conseil : celle-ci se consacrera à
diversifier les formules de découverte du patrimoine historique
et vivant du village, à proposer des animations artistiques, ainsi
qu’à développer les moyens de valoriser l’esprit montmartrois
original, marqué par une démarche de qualité et d’authenticité,
à l’opposé des dérives issues du tourisme de masse.
PS
PS
n effet, une Charte d’Amitié
signée par Roger Dangueuger,
Président du S.I.M, Nathalie
Pasternak, Présidente Ukraine
Art France, ainsi que Maryna
Soloviova et Iryna Nakiforova,
membres
de
l’Association
« Saint-André - Allée Paysagée »
Jean Manuel
Gabert
Nouvel
PS
DR
Signature de la Charte d’Amitié
Montmartre Saint-André-Kyiv le
14 septembre 2012 à la Mairie du 18ème.
Le Montmartre ukrainien
A l’endroit où fut construite la splendide Eglise Saint-André, l’Apôtre Saint-André en personne installa une croix en
proclamant qu’au fil du temps, une grande ville chrétienne y apparaîtrait, la capitale d’un état puissant. Au fil des siècles,
à cet endroit sacré, furent construites cinq églises en bois qui ne résistèrent pas aux « grands vents ».
« La Perle kiévienne » qui aujourd’hui ravit l’œil des habitants de Kyiv et des touristes, orne la capitale de l’Ukraine depuis
plus de deux siècles et demi. Construite de 1744 à 1747, par le célèbre architecte Bartolomeo Francesco qui dessina
non seulement l’ensemble de l’architecture de la cathédrale, mais aussi l’iconostase d’une beauté exceptionnelle,
l’église en pierre est alors considérée comme l’un des meilleurs exemples de l’architecture baroque sacrée en Europe.
Au cours de toutes ces années, l’édifice a subi quelques modifications perdant ainsi en partie son aspect d’origine.
L’Eglise Saint-André est édifiée sur un stylobate de 14 mètres, et mesure 50 mètres de haut. L’ensemble de 60 mètres
est impressionnant. La terrasse de l’église offre une vue imprenable sur la ville et ses environs.
La Descente Saint-André est aussi appelée « le Montmartre ukrainien ». La rue serpente jusqu’à vous mener à
l’un des plus anciens quartiers de Kyiv, le Podil, au pied du Dniepr. Les artistes et artisans d’art sont les maîtres : peintres,
céramistes, sculpteurs, créateurs exposent tout au long de l’année comme protégés de l’agitation du centre ville. Les
galeries d’art, les musées et les cafés sont autant de lieux qui ravissent aussi bien les Kyiviens que les touristes.
L’Allée paysagée est la première du genre en Ukraine, un parc unique pour les enfants, où a été inaugurée, avec l’aide
de l’Ambassade de France, la troisième sculpture au monde du « Petit Prince ».
Sources : Olexandr Anissimov (historien, spécialiste de la ville de Kyiv) - Traduction : Valentina Coldefy
La Gazette de Montmartre N°46 / 07
DR
Charte d’Amitié
L’actualité
du Syndicat L’été en pente douce
acceuille la Gazette
de Montmartre
Eductour
sur la Butte
Le jeudi 26 mars dernier, la Butte était réunie pour fêter la sortie
dernière publication de la Gazette de Montmartre.
P
our cette occasion, monsieur
Spapperi, propriétaire du restaurant montmartrois « L’été en
pente douce », avait généreusement offert la terrasse de son établissement et organisé gracieusement avec toute son équipe un
délicieux buffet. Nous avons pu
Antoine d’Idéal Gourmet
et Catherine.
DR
Utrillo récemment écrite par
Jean-Manuel Gabert, conférencier et administrateur du SIM.
La visite s’est poursuivie par
l’entrée au vignoble pour déguster Le Clos Montmartre et immortaliser ce moment par une
photo des convives prise en
pleine nature viticole.
Les petits Poulbots ont fait une
haie d’honneur en musique devant la Bonne Franquette pour
accueillir les invités avant un
fabuleux dîner-spectacle orchestré par Patrick Fracheboud et
Greg Gissler.
Nous remercions nos guides
conférenciers du SIM pour leur
professionnalisme ainsi que Michel Coulon qui officiait au service du vin dans les vignes et
nos adhérents partenaires Promotrain, Montmartrain et La
Bonne Franquette pour leur
Catherine
dévouement. ◆
Nadia et M. Spapperi.
Nouvel
a d m in is
tr a te u r
Céline Orsoni
Présidente de l’Association
Chiara, association créée pour
venir en aide aux enfants
atteints de maladies orphelines
et disposant d’une expérience
significative (+ de 10 ans) dans le milieu du théâtre et
notamment à Montmartre, j’ai souhaité intégrer l’équipe
du S.I. afin d’apporter aux enfants de Montmartre et aux
autres... une ouverture sur le monde de la culture et sur la
tolérance. Leur montrer que les différences sont une chance
et non pas un obstacle.
P. S.
Céline au Musée Grévin
08 / La Gazette de Montmartre N°46
Après huit mois d’une présence efficace et d’une
excellente collaboration au sein de l’équipe
du Syndicat d’Initiative de Montmartre, Céline
Schvan a rejoint le Musée Grévin.
Tous nos vœux l’accompagnent pour cette nouvelle aventure.
Bonne chance Céline !
DR
DR
es Stés Promotrain et Montmartrain nous ont mis à disposition les 4 trains nécessaires
à l’acheminement des 200 invités, qui ont suivi par groupe de
30 personnes une inédite Balade
DR
L
ainsi célébrer dignement la sortie
de la Gazette de Montmartre.
Nous souhaitons remercier chaleureusement monsieur Spapperi
pour son enthousiasme et sa participation active à la vie montmartroise. ◆
DR
Le lundi 2 juillet 2012 de 19h30 à 23h00 le Syndicat d’Initiative
avec le restaurant La Bonne Franquette organisaient un éductour
pour leur client Idéal Gourmet, le N°1 de l’évènement sur mesure
pour groupe et individuel à Paris et dans toute la France. Pétanque Poulbot
Fête de l’été et
du casse-croûte à Salers
DR
A l’occasion de la 2ème édition du tournoi Poulbot de pétanque,
organisé par le SIM et la Pétanque du Tertre, représenté par son
Président François Tardy, les enfants ont pu s’initier à ce jeu ludique
et stratégique, en triplette montée !
n véritable tournoi dans les
règles de l’art, récompensé par
deux coupes aux gagnants de la
finale, ainsi que par une médaille
offerte par la Pétanque du Tertre
à tous les participants, d’autres
lots ont également été offerts : des
goûters et de gros gâteaux à Coquelicot, des entrées à l’Espace
Dali et au Musée de Montmartre.
Les gagnants...
Un beau pique-nique champêtre
a clôturé ce début d’après-midi.
Cette initiative qui a fait l’unanimité donnera naissance à d’autres
rencontres entre les enfants si appliqués et heureux d’être dans la
cour des « grands joueurs ». ◆
Les petites histoires de Marielle
Joële
Lhote
DR
Le 23 et 24 juin 2012,
ce rendez-vous incontournable, dans
le 4ème plus beau village de France, parrainé par le chroniqueur gastronomique
Jean-Luc Petitrenaud
(parrain des vendanges 2012), a réuni
de nombreuses personnalités de la gastronomie… le chef
Constant, membre du jury Top chef , le lauréat Jean Imbert et
le second Cyrille Zen. C’est Patrick Fracheboud, propriétaire
de la Bonne Franquette et membre du jury du Championnat de
France de la meilleure omelette, qui est à l’initiative du thème
de cette édition , Montmartre à Salers. Une délégation de la
République de Montmartre, les Petits Poulbots au nombre de
10 et Alain Turban, chanteur ont animé pendant 2 jours les
rues de ce village situé sur une butte et ainsi ravi plus de
15 000 spectateurs ! Bravo pour cette belle manifestation.
a d m in is
Nouvel
tr a te u r
DR
U
P. S.
P. S.
P. S.
Ci-dessus : Anne et Patrick. Ci-dessous : Jean Luc Petitrenaud et
Alain Coquard fêtent Montmartre à Salers.
Née à Montmartre, j’ai une
passion pour mon village
et suis décidée avec Jean
Manuel Gabert et les
Administrateurs du S.I.M à
défendre le « Patrimoine »
de Montmartre.
La Gazette de Montmartre N°46 / 09
du Syndicat
Christine
Thoumieux-Ullmann
Creative
Paris.info
ancé à la Mairie de Paris en
février dernier, le portail d’inLformation
www.CreativeParis.
Adeline
Guillemain
a d m in is
Le Lions Club à Montmartre
Depuis plusieurs années consécutives, le S.I Montmartre accueille
sur la Butte le LION’S CLUB INTERNATIONAL. Le 2 et 3 juillet dernier,
c’est plus de 150 jeunes francophones venant des 5 continents
que nos guides ont baladé sur la butte Montmartre.
Visite guidée, plein d’enthousiasme et de gaieté. Le LIONS CLUB
est un grand mouvement international, composé d’hommes et de
femmes volontaires qui, dans un esprit d’unité et de solidarité,
s’attellent à la tâche essentielle de venir en aide à ceux qui en ont
le plus besoin, localement et dans le monde.
Le site propose des informations régulièrement remises à
jour, des focus sur des offres de
tourisme créatif repérées ainsi
que des reportages et témoignages vidéo. L’utilisateur peut
faire sa recherche sur la page
d’accueil du site en fonction des
dates prévues de sa visite, de
l’activité qu’il souhaite pratiquer mais aussi selon son budget et son lieu de séjour à Paris,
etc. Ont été réuni sur un seul et
même site : www.creativeparis.info,
ainsi que sur une application
smartphone du même nom,
plus de 400 stages et ateliers,
dans toutes les disciplines artistiques, afin de réinventer la façon dont on profite d’une ville,
tout en apprenant et en échangeant avec les personnes qui ont
les mêmes hobbys. ◆
Infos : ADCEP – Créative Paris
Tél. : 01 40 03 94 78
[email protected]
a d m in is
Nouvel
tr a te u r
Présidente de l’association des
riverains de la rue de Steinkerque, je
suis heureuse de rejoindre le S.I. pour
faire en sorte que les habitants se
sentent plus associés aux événements
de la butte et aux initiatives du
Syndicat. Dans la commission
«riverains», je souhaite contribuer à
améliorer la qualité de vie des riverains dans le respect de leur
cohabitation avec les commerçants et les touristes.
10 / La Gazette de Montmartre N°46
Diplôme du fromage de tête
Médaille de bronze en 1998, 1999, 2007, 2008 et 2012
Médaille d’or en 2002 et 2003
Médaille d’argent en 2004,
2009 et 2011
Diplôme du boudin noir
Médaille de bronze en 1995
et 2012
Médaille d’or en 1999 et 2002
Médaille d’argent en 2011
Mousse et foie de volaille
Médaille d’or en 2004
• Grand Prix d’excellence en 2004
Rillons
2ème prix 2012
• Médaille de bronze en 2012
•
•
•
•
•
•
Pâté de foie de porc
•
•
DR
8 grandes familles de
disciplines culturelles,
artistiques et artisanales sont
référencées sur le site :
1 musique/spectacle vivant
2 arts visuels
3 arts culinaires
4 mode/design/métiers d’art
5 photo/vidéo/multimédia
6 sciences/technologie
7 art floral
8 pensée/écriture/philosophie.
Nouvel
tr a te u r
En tant que Montmartroise habitant
le haut Montmartre, je travaille et
anime l’atelier Arts et Créations pour
les enfants au 46, rue Lamarck. Je
suis impliquée dans l’association des
Commerçants Lamarck-Caulaincourt
dont je fais partie entant que membre
du bureau et je suis aussi maman de
nombreux enfants. Alors, j’ai trouvé
opportun de répondre à l’appel qui
m’était fait de rejoindre le Syndicat d’initiative de Montmartre et
d’animer la commission «enfance» afin de fédérer ces différents
mouvements vers une unité commune : vivons ensemble Montmartre.
Paris, destination créative :
plus de 400 stages et
ateliers pour découvrir Paris
autrement !
info recense en français et en
anglais plus de 400 offres de
cours et ateliers touchant à l’ensemble de la création artistique
dont environ 25 % sont accessibles au jeune public.
Une idée pour tous les touristes
français et étrangers de découvrir Paris autrement !
Que l’on soit passionné par le
chant, la photographie, la gastronomie, la sculpture, la mode
ou toute autre activité créative,
que l’on soit artiste professionnel, amateur ou simplement en
quête de rencontres authentiques avec des Parisiens qui ont
envie de partager leur savoirfaire, CreativeParis.info vous
guide à travers une exceptionnelle variété d’activités créatives.
Le Syndicat d’Initiative de
Montmartre, friand de nouvelles technologies et toujours
désireux d’œuvrer en étroite synergie avec la Marie de Paris, se
joint à cette belle opération et
invite tous les Montmartrois à
rejoindre ce réseau.
Outil de promotion du tourisme
créatif, bilingue français/anglais,
le site http://www.creativeparis.info
est destiné à présenter les offres
recensées et classées en 8 catégories.
Mon
ma !
Choucroute cuite
DR
L’actualité
ntmartre, tout un ciné!
Jeux de boules…
et jeux de rôles
e Syndicat d’Initiative vous
invite à découvrir une idée
très originale, grâce à deux associations de notre quartier ;
l’une « la Pétanque du Tertre »
(que l’on ne présente plus après
plus de cinquante années
d’existence et de nombreux
titres sportifs) et l’autre « La
Compagnie des Songes » (jeune
compagnie professionnelle qui
anime déjà depuis plus de cinq
ans des ateliers d’écriture, des
scènes ouvertes, des simulations
casting et tout cela gratuitement). Cette idée est simple :
Montmartre
La Gazette
de
21, place du Tertre
75018 Paris
Tél. : 01 42 62 21 21
www.montmartre-guide.com
Email : [email protected]
Directeur de le publication et rédacteur
en chef :
Roger Dangueuger
Comité de rédaction : Jacques Bachellerie, Gilles Chiriaux, Roger Dangueuger,
Sylvie Fourmond, Nadia Laraba, Mélanie
Moya, Marielle-Frédérique Turpaud.
Création­/Direction artistique/Réalisation :
Philippe Simon
Secrétariat de rédaction : Géraldine Dujat
Ont participé à ce numéro :
Jacques Bachellerie, Alain Barta,
Jean Pezareix, Géraldine Dujat,
Joëlle Lhotte, Nadia Laraba, Frédéric Loup,
Mélanie Moya, Catherine Roudon,
Marielle- Frédéric Turpaud.
Impression : DCFA
34 allée des Soudanes
78430 Louveciennes
Commission paritaire : en cours
ISSN : 1626-9640
Abonnez-vous à
Montmartre
La Gazette
de
Bulletin d’abonnement à retourner 21 place du Tertre
75018 Paris accompagné de votre règlement par chèque bancaire libellé à l’ordre du S.I. Montmartre 10€ pour un an port
inclus pour la France métropolitaine
Nom :
Prénom :
Adresse :
Code postal :
Ville :
Email :
regrouper deux activités qui n’ont pas à
priori grand-chose à
voir. L’une, plus populaire et sportive,
l’autre plus collective et intellectuelle.
Un atelier de 2 h pour
les enfants de 6 à 11
ans avec :
• 1 h de pétanque
• 1 h de théâtre
Cette activité aura
lieu au choix le samedi ou le mercredi
de 10 h à 12 h.
Elle sera encadrée par des joueurs
de pétanque qui font les championnats de Paris et par des comédiennes professionnelles. L’une
se passe dans un cadre champêtre
magnifique (la pétanque) et
l’autre dans la salle du bas d’un
bar (le théâtre) où les parents seront invités tous les mois à boire
un verre et à assister à l’atelier de
leurs enfants. Le premier essai est
gratuit et n’engage ni les parents,
ni les animateurs. ◆
Pour tous renseignements joindre : 06 32 21 69 59
a d m in is
Nouvel
tr a te u r
François
Alexandre
Bouttaz
Pourquoi avez-vous
souhaité rentrer au
Syndicat d’Initiative de Montmartre ?
J’ai souhaité rentrer au S.I. de Montmartre afin
d’apporter ma contribution aux réflexions sur la mise en
valeur du patrimoine historique et architectural présent
sur les différents sites.
Montmartre est un haut lieu culturel où il règne une
atmosphère unique, mélange de romantisme à la
française et d’ambiance artistique.
Que souhaitez-vous faire dans votre commission ?
Le S.I. de Montmartre m’a confié, au sein de la
commission culturelle, la prise en charge de tous les
sujets touchant à l’architecture. Dans ce cadre, je
vais travailler sur les différents projets permettant de
promouvoir l’image des monuments, mieux les faire
connaître et mieux les mettre en valeur.
La Gazette de Montmartre N°46 / 11
DR
L
L’actualité
du Syndicat
Nouvel
adhére
nt
Ateliers Arts et Créations
Pendant la période scolaire, tous
les mardis et vendredis , nous
accueillons vos enfants à leur
sortie de classe à partir de 16h30
et jusqu’à 18h30 pour des ateliers d’arts plastiques. Nous leur
proposons de découvrir à
chaque session des techniques
différentes et variées : peinture
sur verre, modelage, création
bijoux, arts plastiques, couture,
ect... En premier temps, les enfants pourront goûter, avant de
commencer l’atelier à 17h.
Les vacances scolaires :
Récréatif
Pendant les vacances scolaires,
vos enfants pourront faire le
plein d’activités : décorer, façonner, modeler, coudre, découper,
émailler... Nous accueillons tous
Ateliers Arts et Créations
46, rue Lamarck
Pour plus d’infos : www.
atelierartsetcreations.fr
ncien atelier d’artiste, situé
au cœur du quartier Montmartrois En haut de la Butte
Montmartre, dans la rue Girardon : Studio de 25m² avec une
mezzanine qui a du caractère
avec une grande verrière. Location courte durée possible. Meublé situé au 6ème et dernier étage
avec ascenseur, calme et très
clair. Grande baie vitrée sur balconnet. Véritable coup de cœur !
12, rue Girardon.
Un New
Yorkais
à Paris
Nouvel
Sebastian est un New Yorkais qui
vit à Paris. Et oui, il est un peu
paumé ici. Alors, il a décidé de
faire partager ses expériences au
peuple français à travers un
spectacle intitulé « Un New Yorkais à Paris », qui est tellement
drôle que même les français le
trouvent « pas mal » !
Sebastian partage son humour :
Varié comme le paysage américain. Improbable comme un film
d’Hollywood. Candide comme
une pom-pom girl !
Tous les lundis à 20h au Paname
14, rue de la Fontaine au Roi
Métro : République
L’Office de Tourisme
de L’Isle-Adam
Nouvel
adhére
nt
Contact : Guy Mouchot
Tél. : 06 21 07 38 22
[email protected]
Le Clairon a
retrouvé son
harmonie…
Nouvel
adhére
nt
nt
L’Office de Tourisme de L’IsleAdam est heureux d’accueillir plus
de 30000 visiteurs chaque année.
La ville compte parmi les 100 Plus
Beaux Détours de France et propose
une pluralité d’activités sur place.
Ainsi plusieurs possibilités : Visite
guidée de la ville, de l’Eglise Saint-Martin, du Pavillon Chinois,
des parcs et jardins, du Château de Stors, du Musée d’Art et
d’Histoire Louis Senlecq, de l’atelier du souffleur de verre... Sans
oublier que cette saison, jusqu’au mois d’octobre, des croisières
sur l’Oise sont organisées avec plusieurs thèmes variés : jazz,
apéritive et musicale, dégustation de produits locaux, cinéma...
Les groupes, les comités d’entreprises, les scolaires comme les
particuliers sont les bienvenus pour des visites pédagogiques
sur le thème de l’eau, de la nature, de l’architecture ou de l’art.
N’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme de L’Isle-Adam qui
vous aidera à organiser votre journée selon vos envies…
Pour tout renseignement contactez le 01.34.69.41.99
Notre site internet : www.tourisme-isle-adam.net
12 / La Gazette de Montmartre N°46
adhére
DR
Les sorties d’école : vos enfants
sont attendus à la sortie de
classe
Forfait 2h30 : atelier de 1h30
(fournitures incluses) + goûter :
30 €/enfant. Gâteau pâtissier
avec bougies, bonbons et boissons. Déco de la salle. Minimum 6 enfants et maximum 12
enfants.
Les tarifs (fournitures incluses)
• Atelier de 1h30 (de 9h30 à
11h) à partir de 6 ans : 20 €
• Atelier Baby 3/5 ans de 1 heure
(de 11h15 à 12h15) : 15 €
• Stage de 3 heures (de 14h à
17h) à partir de 6 ans : 40 €
(goûter offert)
A
DR
Tous les mercredis nous accueillons les enfants (à partir de 3
ans) afin de leur faire découvrir
des activités créatives et laisser
libre cours à leur sens artistique.
Tous les ateliers comprennent
un encadrement dirigé, toutes
les fournitures nécessaires à
leurs réalisations sont comprises. Les enfants peuvent venir
pour un atelier ponctuel (1
cours) ou s’inscrire pour plusieurs ateliers (le forfait annuel
leur garantie ainsi une place).
Vous pouvez venir avec votre
enfant sans rendez-vous (mais il
est plus sage de réserver une
place pour l’activité de son
choix). Chaque activité accueille
8 enfants maximum et 6 pour
les «Atelier Baby».
Les goûters d’anniversaire
Rue Girardon
DR
Les mercredis : Atelier réservé
exclusivement aux enfants
les jours de 9h30 à 17h les enfants à partir de 3 ans pour des
ateliers divers de 1h30 et 1
heure pour les «Atelier Baby».
Nous leur proposons un planning d’activités variées qui saura
ravir les goûts de chacun : Modelage, peinture et gravure sur
verre, bijoux, couture, mosaïque, arts plastiques, cartonnage, et décors sur céramique.
Places limitées à 8 enfants par
atelier, réservation recommandée.
Nouveau meublé
DR
ad
DR
Nouvel
hérent
Après une gérance ponctuée de
fausses notes, les propriétaires
du Clairon des Chasseurs ont
décidé de rectifier la gamme
de leur service, de leur qualité, de
leur prix. Merci Laurent Guéguin
d’avoir su retrouver et rénover les
qualités, saveurs et harmonie d’antan… Jazz tous les soirs à partir
de 21h dans la grande lignée de la
bande à Django Reinhardt qui se
produisait là.
3, place du Tertre 75018 Paris
Tél. : 01 42 62 40 08
www.clairondeschasseurs.com
La vie
du village
Disparition
de Robert Sabatier
Première Kermesse du quartier
DR
Lamarck-Caulaincourt
DR
L’association des commerçants
Lamarck-Caulaincourt (ACLC)
organisait, sous la houlette
de Sylvie Ferret (trésorière),
le dimanche 10 juin 2012, sa
première kermesse de quartier
sur la place Constantin Pecqueur.
Les enfants se sont régalés de
chamboule tout, tir à la poule,
pêche aux canards, planté de
clous, jeux d’anneaux et encore
bien d’autres. Même la pause
gourmande était au rendez-vous
pour restaurer les joueurs et les
gourmands. Des centaines de lots ont été distribués, voilà un dimanche qui aura ravi
nos petits. À l’année prochaine, pour une nouvelle kermesse qui, nous l’espérons,
sera plus ensoleillée. Les fonds collectés lors des événements organisés par l’ACLC
sont destinés aux illuminations de fin d’année des rues Lamarck-Caulaincourt.
Retrouvez-nous sur notre site www.lamarck-caulaincourt.com
C. Ullmann, secrétaire adjointe ACLC
«Il faisait toujours soleil
quand j’étais enfant... Je me
souviens de ma rue comme
d’un paradis.»
Montmartre a perdu un des
siens le 28 juin dernier, Robert Sabatier, il avait 88 ans.
Né à Paris en 1923, les premières années de Robert
Sabatier, passées au 75 rue
Labat, lui ont inspiré sa série
romanesque «Les Allumettes
suédoises», publié en 1969. Premier volet des aventures
d’Olivier, vendues à des millions d’exemplaires dans le
monde, dans lesquelles cet enfant de Montmartre a raconté sa jeunesse. Succès international, adaptation au
cinéma.
Orphelin à 12 ans, il aimait peupler ses livres de personnages hauts en couleur et faisait revivre le Paris gouailleur et populaire des années 30, depuis longtemps disparu. Son tout premier roman, «Alain et le nègre», publié
en 1953, a aussi été considéré comme le premier roman
antiraciste. Il publiera une quinzaine de livres.
Robert Sabatier était aussi un poète reconnu, auteur d’une
grande «Histoire de la poésie française». Il était membre
de l’Académie Goncourt où il entre en 1971 et succède à
André Billy, fidèle complice de Dorgelès, Carco, Mac Orlan,
grandes figures de Montmartre.
N.L.
La Gazette de Montmartre N°46 / 13
La vie
du village
Disparitions
Plaque à la mémoire de
Paris- Laon (02) - 2 heures
MARIUS GIRARD Depuis la Place du Tertre, comptez
Un bel hommage a été rendu à Claude Charpentier le
17 septembre dernier. Une plaque commémorative
a été inaugurée, square du Château d’eau, en haut
de la rue du Mont-Cenis… à deux pas du Musée de Montmartre,
merveilleux endroit qui lui était si cher.
C
laude Charpentier partagea
sa vie entre l’architecture et la
musique et dirigea en tant que
chef d’orchestre le Violon
d’Ingres de 1944 à 1994. En
1942, avec Paul Yaki, il présente
la première étude pour la sauvegarde du site de Montmartre. En
1952 il fut chargé officiellement
de la sauvegarde de Montmartre.
Il y consacra toute son énergie et
réhabilita la Maison Rose de Rosimont, actuel Musée de Montmartre dont il deviendra le
conservateur en 1964. Il restaura
le Bateau Lavoir et construisit le
conservatoire du 18ème. Fondateur
de l’Association pour la Sauvegarde du Marais en 1962, il fut
un acteur très influent avec une
petite minorité dans la mise au
point de la Loi Malraux du 4
aôut 1962 concernant la sauvegarde des villes historiques, et des
bâtiments de toutes époques représentatifs d’un style architectural remarquable. Son action fut
déterminante concernant les
plans de sauvegarde de Montmartre, les Halles, le Marais, Senlis, Bayeux, Metz... Il construisit
plus de 2500 logements, des laboratoires pharmaceutiques, des
écoles, des collèges, des cliniques ,
des hôpitaux. Il reçut la médaille
de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1952 et fût élu à l’Académie d’Architecture en 1958.
Claude Charpentier repose au cimetière Saint-Vincent. ◆
14 / La Gazette de Montmartre N°46
DR
DR
Claude Charpentier
20 minutes pour vous rendre, à pied, jusqu’à la Gare du
Nord - 1h30 de Transilien et 10 minutes pour rejoindre
l’Eglise Saint Marcel à Laon (département de l’Aisne).
Total 2 heures.
Voilà le temps que ses amis et connaissances de la
Place du Tertre devaient investir pour saluer une
dernière fois Marius, l’un des plus anciens ArtistesPeintres-Aquarellistes de la Place.
5 personnes seulement se sont rendues à Laon
Honte à toi, Place du Tertre !
Né en 1927, Marius Girard a connu les bombardements de la guerre 19391945. Après son service militaire en Algérie, il trouve un emploi aux usines
Citroën, mais il aimait peindre pour son plaisir.
En 1950, il tombe amoureux de Montmartre et de la Place du Tertre, jusqu’à y
habiter en couchant dans une cave de la place. Il pose son chevalet.
Les peintres étaient moins nombreux que les doigts d’une main.
Ses œuvres, emprises de poésie étaient appréciées jusqu’à Londres, Rome,
New York…
Il nous a quittés en mai, après une longue maladie.
Que tous ceux qui n’ont pu se déplacer pour lui rendre hommage, et les autres,
lui adressent à la lecture de ce papier, un souvenir ému.
J. P.
Georges Hergué
nous a quittés en juin dernier. Figure de la Butte Montmartre, Georges était
un homme chaleureux de cœur et d’amitié. Le Syndicat d’Initiative, le Bureau et ses Administrateurs
adressent avec émotion leurs sincères condoléances
à Nicole, son épouse, et toute sa famille.
De gauche à droite : Père Sonnier,
Philippe-Marie Christophe,
Jean-Marc Tarrit, Chi Kuan Sang, pianiste,
Anastasia Karizna, violoniste,
Roger Dangueuger et Frédéric Loup.
Journées annuelles des Artistes et des Ecrivains Notre Dame de
Beauté 2012 à Montmartre (Du vendredi 18 mai au dimanche 20
mai). La jeunesse du XXIème siècle au RDV de l’Art, de la Beauté, et
de la spiritualité !
L
e Président de l’Amicale des Artistes et des Ecrivains N.-D. de
Beauté, M. Philippe Marie Christophe, a organisé ces magnifiques
journées grâce à la générosité de
Roger Dangueuger, Président du
S.I Montmartre, de Jean-Marc
Tarrit, Président de la République
de Montmartre) et Frédéric Loup
(Président de l’Association des
commerçants du Haut Montmartre) et bien sûr le soutien omniprésent du Père Sonnier.
Ouvertes brillamment à SaintPierre de Montmartre le vendredi
18 mai 2012 en soirée, par le lancement du projet de création d’une
petite statue (25 cm) de N.-D. de
Beauté pour pouvoir prier chez soi
et suivi d’une passionnante conférence de M. Jean-Pierre Guerend
(de Pax-Christi-France) sur son
dernier livre consacré au cardinal
Emmanuel Suhard.
L’Amicale des Artistes Notre
Dame de Beauté a eu également le
privilège d’accueillir un couple
mythique de la danse du XXème
siècle à l’Opéra de Paris : les danseurs étoiles Attilio Labis et Christiane Vlassis.
De surcroît, le public a assisté à
un magnifique concert classique
donné par le jeune Orchestre de
Chambre
franco-russe,
UNIART, dirigé par la violoniste Maria Melashvili- Tchouvakina (œuvre de J.-S. Bach, Vivaldi, Pachelbel et Haendel).
Un double récital a été donné également à Saint-Pierre par deux jeunes
étudiants
instrumentistes
du
Conservatoire supérieur de Paris :
Mlle Anastacia Karizna, 22 ans, violoniste russe, accompagnée par son
pianiste M. Chi Kuan Sang , et M.
David-Huy Nguyen-Phung, 19 ans,
pianiste français, dans un programme composé d’œuvres de
Brams, Beethoven, Haydn Schubert, Chopin, Wagner : ces deux
jeunes virtuoses, lauréats de plusieurs
prix nationaux et internationaux, se
produisant en concert en France et à
l’étranger, nous éblouirent par leurs
magnifiques talents artistiques :
technique magistrale, pureté de
style, profonde richesse de l’interprétation, soulevèrent l’enthousiasme
d’un public qui ne souhaitait plus les
quitter après avoir été comblé de tant
de beauté ! Soulignons aussi, la remarquable conférence du Père Sonnier (Paroisse Saint Pierre de Montmartre) sur l’Amour de la Beauté
chez les Pères Grecs de l’Eglise. ◆
Ateliers d’Artistes Portes Ouvertes D’Anvers
aux Abbesses 2012 17ème édition !
Vendredi 16 novembre au dimanche
18 novembre 2012
Une fois par an, l’association d’Anvers Aux Abbesses organise les désormais fameuses Portes Ouvertes
le troisième weekend de novembre.
120 artistes, peintres, sculpteurs,
graveurs, photographes, créateurs
d’objets, présentent leur travail
dans 70 ateliers du quartier Montmartre.
Vendredi 16 novembre de 18h à 21h
Samedi 17 et dimanche 18 novembre de 11h à 20h
www.anvers-aux-abbesses.com
Un président fier de ses illustres prédécesseurs dont l’ambition
serait d’en être digne…ça existe !
L
e président Alain Coquard,
lyonnais de la Croix Rousse a
été élu le 5 mai dernier à la suite
d’une carrière politico-Montmartroise, que certains, dans d’autres
sphères, pourraient lui envier…
Secrétaire général, ambassadeur,
ministre… parcours sans faute.
Depuis 1921, Willette, Forain,
Poulbot et les autres, présidents
ou membres du gouvernement,
nul n’a failli !
La République, socle de la Mémoire et conceptrice innovante,
s’adapte et s’active… Notre nouvel édile semble vouloir concilier
cet acte de foi ; entre un rapprochement serré avec la Butte : la
fête de l’amitié de la convivialité,
dans un élan solidaire et vrai.
Bientôt les Vendanges, les défilés
et les Poulbots ; le baptême du feu
pour le nouveau Président, la plus
grande réunion de la Butte.
Les occasions de montrer ses
compétences ne manqueront
pas ; en effet, comment un ancien ministre des affaires étrangères pourrait- il manquer de
DR
Notre Dame de Beauté
c’est Montmartre !
diplomatie. N’oublions pas que
notre nouveau Président s’est occupé lui-même de nombreux jumelages et de l’ouverture d’ambassades à l’étranger…
Tout démarre sous de bons augures. Ainsi, la passation de pouvoir s’est-elle passée dans une jovialité communicative. Certains
auraient dû s’en inspirer. ◆
Alain B.
Ministre de la mémoire
photographique de Montmartre
Lundi 7 mai 2012, au lendemain de
l’élection du Président de la République, nombreux sont ceux qui attendaient un coup de téléphone, en espérant obtenir un portefeuille.
Ce coup de fil, je l’ai eu, le Président en
personne m’a appelé :
« Je viens d’être élu à la Présidence de
la République, veux-tu être un de mes
ministres ? Tu ne peux pas refuser ».
J’ai accepté.
Il est fort ce nouveau Président, je ne peux rien lui refuser !
Me voici donc MINISTRE de la MÉMOIRE PHOTOGRAPHIQUE de
MONTMARTRE. En effet, c’était Alain COQUARD, au téléphone, le
nouveau Président de la République de Montmartre.
Ce n’est pas « l’autre » Président, élu le même jour qui m’aurait
appelé !
Merci à la République de Montmartre pour cet honneur, merci
de me faire confiance, j’espère remplir mes nouvelles fonctions
avec succès.
Frédéric LOUP
DR
DR
Le changement…
La Gazette de Montmartre N°46 / 15
La vie
du village
Par ce samedi 2 juin 2012 où un soleil radieux soutenait notre
manifestation annuelle sur la place des Abbesses, nous avons,
grâce au concours des participants Lions et Amis, donné
l’opportunité à chacun des trois Clubs d’avancer ou conclure un
projet humanitaire en cours.
P
our le Club « Paris les Gobelins » il a permis de mener à
bien le projet d’un forage villageois pour amener de l’eau potable à Gora qui est maintenant
entièrement financé. Il leur est
actuellement proposé de participer à la construction d’une
école, toujours au Burkina Faso.
Pour le Club « Paris Marais » il a
aidé l’Association « Amitiés villages » en participant à deux
projets à Ouagadougou : doublement d’une école ainsi que le
doublement d’un centre de soins
dans le village de Guisma. L’Association fille Lions Clubs
« Amitié Villages » couvre la réa-
DR
Vide Greniers
organisé par
le Lions Club
lisation de ces travaux et assure
donc le bon usage des fonds destinés à ces travaux en Afrique.
Pour le Club « Paris Place du
Tertre Grandes Carrières » il apporte une aide à un malvoyant
pour obtenir sa canne blanche
électronique. Cette association
fille du Lions Clubs délivre ces
cannes blanches électroniques
avec les cours requis pour le bon
usage de celle-ci par un malvoyant
Il faut également dire que le
Lions Clubs est une Association
Internationale de bénévoles qui
proposent des manifestations
telles que ce vide greniers mais
aussi concerts, conférences et
autres moyens médiatiques,
pour permettre grâce aux fonds
collectés une aide à caractère
humanitaire totalement désintéressée et intégralement reversée (sur les cinq continents mais
aussi en France lors de cataclysmes par exemple).
Nous profitons de cet article
pour remercier la Mairie du
XVIIIème, l’Hôtel de Ville de
Paris ainsi que tous les services
publics qui nous ont permis de
mettre en place cette fort sympathique manifestation de solidarité qui se déroule chaque
année sur le même lieu, la veille
de la fête des Mères. ◆
Gilbert L’Hôte
Fête de la musique 2012
Quartier des artistes et de la fête par excellence, Montmartre ne
faillit pas à la tradition pour la fête de la Musique.
Dans les salles de concerts, les cafés, les places en terrasses,
de fenêtres en jardins, on a joué, chanté et dansé…
16 / La Gazette de Montmartre N°46
Retour de
Francisque Poulbot
au 12, rue Cortot !
Inauguration du
Square Alain Bashung
Pour fêter le vingtième anniversaire de l’Association des Amis de
Francisque Poulbot, sera inauguré le samedi 27 octobre 2012 à
11heures, un magnifique buste réalisé par le sculpteur de renom
Agnès Rispal pour l’Association des Amis de Francisque Poulbot.
C
G
râce au généreux accord du
Musée de Montmartre et de
son Président Kléber Rossillon,
ainsi que la Société d’Histoire et
d’Archéologie « Le Vieux Montmartre » et de son Président Daniel Rolland, ce buste sera érigé
dans les nouveaux jardins du
Musée de Montmartre en présence des organisateurs JeanPierre Doche et Jean-Claude
Gouvernon Président et VicePrésident de l’Association des
Amis de Francisque Poulbot.
Plus de cent ans après avoir
quitté ces lieux où il a vécu avec
sa compagne Léona dans l’ancienne maison de Rose de Rosimond, Francisque Poulbot va
retrouver sa chère Butte avec vue
directe à la fois sur les vignes qui
grâce à lui ont pris la place de
son « square de la liberté », et sur
DR
Daniel Vaillant, Olivia Ruiz,
Alain Bashung dans la vigne.
Goutte d’or, était très impliqué
dans la vie des associations locales, notamment le centre musical Fleury. ◆
La Chorale des Abbesses recrute…
Le chœur montmartrois est réputé sur la Butte ; il y donne de nombreux
concerts et s’est récemment produit dans le cadre du Festival « Schubert
à Montmartre » organisé par la Compagnie Chanthéâtre. Il est dirigé par
son fondateur Mathieu Sempere. Celui-ci est artiste lyrique (ténor) et est
l’un des quatre Stentors, une des meilleures ventes de Cds de l’été.
La chorale est riche de 60 choristes. Son répertoire est varié : du chant
sacré aux airs d’opéras en passant par des airs de comédies musicales
(sur ce thème, un concert avec grand orchestre est en préparation). Elle
recherche des choristes confirmés, particulièrement des hommes (ténors
et basses). Ses répétitions ont lieu à la Crypte du Martyrium, 11 rue
Yvonne-le-Tac, le lundi à 19h30. Alors, si vous voulez donner de la voix…
Contact : Jean-Luc Buridans - 06 70 94 37 68 - www.chantheatre.com
le mythique Lapin Agile où il a
passé maintes belles soirées.
A cette occasion, les Amis de
Francisque Poulbot lancent une
souscription pour financer le
buste, et offriront à chaque donateur un diplôme nominatif et
numéroté. ◆
Rentrée du Catéchisme
à St Pierre de Montmartre 2012/2013
L’enseignement religieux pour les enfants
du CP au CM2 est assuré par les fidèles
de la paroisse et les sœurs Identès, sous
la conduite du Père Patrice Sonnier (curé).
Les séances se déroulent tous les mercredis de 9h30 à 11h et les samedis de 10h
à 11h30. Au programme : initiation à la
prière, enseignement religieux, préparation aux sacrements (baptême, communion), détente.
Les inscriptions débuteront les mercredis 5 et 12 septembre de 9h30 à 11h à la
Maison paroissiale, 2, rue du Mont Cenis.
Apporter une photo d’identité et un extrait
de baptême.
Rentrée le mercredi 19 et samedi 22 septembre
Adresse mail : [email protected]
Aumônerie paroissiale pour les plus de 11 ans, tous les vendredis de 16h
à 19h, dirigée et animée par le Père François Xavier et sœur Pascale. Inscription le vendredi 28 septembre.
Trophée Carlos
de l’amitié
DR
Pour la 7ème année
consécutive, Gilles du
restaurant « l’Entracte »
avec ses amis de Montmartre
et La Pétanque du Tertre a
organisé le Trophée Carlos
de l’amitié dimanche 24 juin
à la Pétanque du Tertre, rue
Becquerel.
Tournoi de pétanque qui a été
suivi d’un grand barbecue.
Ambiance festive, qui rend
hommage à Carlos, ancien
Poulbot et papa de Gilles.
La Fête des Vendanges a choisi comme thème la Gourmandise, un des
sept péchés capitaux. L’église Saint Pierre de Montmartre ne pouvait rester en retrait de ce grand rendez-vous. Nous accueillerons cette année
encore l’Ecole du goût. Les enfants et leurs parents sont invités à participer au grand jeu de piste dans l’église, le samedi 13 octobre à partir de
15h. Quand «consommation» se conjugue avec « modération», manger
devient un plaisir partagé ! Venez nombreux !
Renseignements : 01 46 06 64 10
La Gazette de Montmartre N°46 / 17
DR
e nouveau square, d’une superficie de 1500 m2, sera le
troisième espace vert du quartier
avec le square Léon et le square
Saint Bernard-Saïd Bouziri.
En 2007, Alain Bashung fût le
parrain de la Fête des Vendanges
de Montmartre « Cuvée Georges
Brassens.
Décédé le 14 mars 2009, le chanteur, qui habitait villa Poissonnière, une petite rue bordée de
maisons au cœur du XVIIIe arrondissement, non loin de la
DR
Un square portant le nom d’Alain Bashung a été inauguré le 21 juin
dernier dans notre arrondissement en présence du Maire de Paris
Bertrand Delanoë et du Maire du 18ème, Daniel Vaillant.
La vie
du village
Le blanc était de rigueur dimanche 1er juillet sur la Butte…
Voitures de collection et magnifiques chapeaux rivalisaient
d’élégance ! En effet, pour la 3ème année consécutive, l’Association
Un Village dans Paris, Montmartre, présidé par Michel Cadin
avec le concours de la boutique de chapeaux Mira Belle et de
nombreux partenaires ont organisé cet événement. Riverains
et touristes ont pu assister à un superbe défilé de voitures
anciennes dans les rues de Montmartre.
N.L.
18 / La Gazette de Montmartre N°46
Festival itinérant des
Arènes de Montmartre
Du 20 août au 2 septembre
13ème édition du Festival Itinérant des Arènes de Montmartre !
DR
Michel CADIN,
Président de
l’Association « Un
Village, dans Paris
Montmartre » et la
mariée de « De
Butte en blanc
2012 » Nathalie
Horberg posent
devant la
somptueuse Rolls
du Président du
Club des Anciennes
de Montmorency.
Nathalie porte un
bibi de Mira Belle
aux couleurs de
Michou.
DR
De Butte en Blanc
R
éunissant théâtre de tréteaux,
commedia dell’arte, théâtre
burlesque, musical, poétique et
spectacle forain, le Festival Itinérant des Arènes de Montmartre a
investi pour la 13ème année, les
Arènes de Montmartre pour le
bonheur des grands et des petits.
Les compagnies invitées sont spécialisées depuis de nombreuses
années dans ces formes théâtrales. Leurs spectacles prennent
en compte la diversité culturelle,
ethnique et sociale d’un public
varié, parisien, francilien et touristes de passage. Tous les spectacles proposés nous offrent une
vision contemporaine de textes
anciens et toujours actuels qui
traitent de phénomènes de société
par leurs engagements artistiques
N.L.
et civiques. ◆
www.treteauxnomades.com
Jean-Marc Tarrit
tire sa révérence
a photographie permet à l’enfant de visualiser le monde qui
l’entoure et de développer son
sens de l’observation.
L’illustration amène l’enfant à
s’exprimer librement par le biais
du dessin et à réinterpréter ce
qu’il voit, ce qu’il ressent tout en
développant son imaginaire.
La combinaison de la photographie et de l’illustration développe alors considérablement la
créativité et l’éveil visuel de l’enfant.
Une occasion pour eux de s’ouvrir à l’art, une possibilité de s’exprimer, de s’affirmer.
« Ma pédagogie a pour objectif
de valoriser l’enfant par le biais
d’un travail évolutif et concret. »
nous explique l’artiste-plasticienne Roxane Stroobant, l’initiatrice du projet. En outre, il favorise son épanouissement personnel et l’acquisition de son
autonomie par le biais d’un support artistique.
Diverses techniques seront abordées et développées en adéquation
avec les aptitudes de l’enfant.
DR
Après deux mandats à
la tête de la République
de Montmartre (23 septembre 2006 – 5 mai
2012), Jean-Marc Tarrit
a tiré sa révérence. Pendant 6 ans, il aura été le
défenseur infatigable
de notre Montmartre.
Ardent soutien des artistes de la Butte (Création des Biennales, des
Arts Plastiques et du
Livre, concert à SaintPierre), il n’aura eu de
cesse de promouvoir
Montmartre.
Nous retiendrons également de Jean-Marc, sa fibre sociale, fidèle à la pensée de Poulbot, exprimée notamment à travers l’aide à
l’enfance (Dons directs aux petits poulbots, à la Maison
du Sacré Cœur..). Il est fort à parier cependant, qu’il
prendra à cœur son nouveau rôle de Président d’honneur à la R.D.M. Le Syndicat d’Initiative tient à faire part
à Jean-Marc Tarrit de ses plus sincères remerciements
pour son action de sauvegarde des traditions Montmartroises et de son implication dans la vie sociale et culturelle de la Butte.
N.L
DR
« Les P’tits Bouts de
Paris » Montmartre
L
Hâtez-vous !
Les dernières places sont à
prendre.
A destination des enfants de 3 à
10 ans. ◆
Thématique : Montmartre et ses
merveilles
Pour toutes informations
complémentaires et/ou
inscriptions :
ATELIERS ARTS ET CREATIONS
46, rue Lamarck 75018 Paris
Tél. : 01 71 60 15 28
www.atelierartsetcreations.fr
Site de l’artiste :
www.roxanestroobant.book.fr
Rdv pour l’exposition en fin de
trimestre en décembre 2012 !
Disparition
GILBERT REVERCHON
Naissances
Vendredi 15 juin à 15h, l’Eglise Saint Pierre de Montmartre était comble.
Grande figure de Montmartre, GILBERT REVERCHON nous a quittés d’une crise
cardiaque, comme son admirable épouse Maïté, la regrettée propriétaire du
célèbre restaurant « Le Grenier de Montmartre ».
DR
Elliot Guedj est né le 20 avril
2012. Ses parents GeorgesHenri Guedj et Ariane Michel
sont contents, contents !
Arthur Guillemain est né le
18 mai 2012. Ses parents
Adeline et Nicolas sont aux
anges…
Hermione et
Bérénice
Del Lungo sont
nées le
14 novembre
2012.
DR
DR
Naissances
La Gazette de Montmartre N°46 / 19
Dossier
Les gourmandises
chez Coquelicot
L’art des
gourmandises
Peinture ou musique, poésie ou sculpture, il n’est traditionnellement d’art que pour les yeux et les
oreilles et l’esthétique classique a toujours considéré que ces deux sens que sont la vue et l’ouïe
étaient les seuls susceptibles de donner lieu au plaisir esthétique. Pourquoi les gourmandises et
la cuisine ne seraient-elles pas reconnues comme l’un des beaux-arts ?
Montmartre fête les gourmandises
Un an après l’inscription du
«repas gastronomique» des Français au Patrimoine immatériel de
l’UNESCO, le 18e arrondissement
met nos cinq sens en éveil lors de la
79e édition de la Fête des Vendanges
de Montmartre. Gourmets, gloutons et gourmands vont être ravis.
Souhaitons que ces festivités qui se
dérouleront du 10 au 14 octobre
2012 nous offrent un programme
alléchant et nous réservent d’exquises surprises. On en salive déjà !
Sachez que comme petite mise
en bouche, la fête débutera dès le
mercredi avec la journée des bouts
d’choux et se poursuivra par de
nombreuses animations : jeudi
chocolat dans toutes les cantines de
l’arrondissement et vendredi ce sera
fromage compris avec dégustation
au marché de La Chapelle.
Bien sûr, toutes les générations
retrouveront le grand défilé des
confréries vineuses et gastronomiques, accompagnées des groupes
folkloriques venus de la France en20 / La Gazette de Montmartre N°46
tière, le parcours du goût dressé en
marché gourmand autour du SacréCœur, l’École du Goût, les conférences gourmandes de Roland Bihl,
la cérémonie des non-demandes en
mariage, grand moment de bonheur à déguster sans modération et,
pour finir, cerises sur le gâteau, le
concert à La Cigale et le feu d’artifice.
Gourmandise, gloutonnerie,
voracité et gastronomie
Faute contre Dieu et gourmandise
sont souvent liées dans l’histoire
biblique, à commencer par Adam,
Eve et leur pomme…
Dans la religion chrétienne, la
gourmandise, c’est-à-dire au sens
moderne de la gloutonnerie, est un
des sept péchés capitaux et s’oppose
à la tempérance.
En France, aux XVIIe et XVIIIe
siècles se développe une vision positive du gourmand, vu comme un
honnête homme fin gourmet.
En Europe, au XIXe siècle, BrillatSavarin présente l’art de la bonne
chère comme une véritable science
et grâce à lui, le terme de gastronomie tend à remplacer celui de gourmandise, trop connoté religieusement.
La table comme un art
Poursuivant la réflexion engagée
avec Le ventre des philosophes (1989),
Michel Onfray prend, dans son
livre La raison gourmande (1995),
le parti de réhabiliter les plaisirs de
J. Bachellerie
T
ous les officiers de bouche
qu’ils soient vignerons, cuisiniers, pâtissiers, chocolatiers, boulangers, fromagers,
bouchers, traiteurs sont
capables de créer des œuvres dignes
de grands artistes, qui mettent en
éveil notre odorat et notre goût,
évoquant des continents gustatifs
et odorants inconnus ou nous rappellant des saveurs d’antan qui ont
marqué notre mémoire.
Au Salon
du Chocolat
la table et de revendiquer pour la
cuisine, «cet art sans musée», une
dignité philosophique comparable
à celle des autres arts.
« La «gastrosophie» est non seulement une esthétique, mais aussi une
éthique, matérialiste et hédoniste.
Les plaisirs de la table sont des plaisirs partagés et préfigurent ce que
pourrait être une sociabilité des
plaisirs, sans dominant ni dominé.
L’art culinaire et œnologique est
bien un fait culturel, il est une
culture à part entière et tout plat ou
toute boisson sophistiquée est por-
PS
Une vigne du pays
de D’Artagnan et
de Cyrano inscrite
aux Monuments
historiques !
teur d’une histoire : d’une société,
de techniques, de savoir-faire et surtout d’humain, d’humanisme. »
PS
Le cinéma, pour traduire les raffinements d’un repas sans recourir
aux odeurs et aux saveurs, compte
sur la mise en scène de leur préparation puis de leur présentation, sur
le choix du lieu et sur les prises de
vue et les mouvements de la caméra.
Comment parler des gourmandises
au cinéma, sans évoquer Claude
Chabrol. Un livre hommage de
Laurent Bourdon à la goûteuse
filmographie du cinéaste, intitulé
Chabrol se met à table, avec une préface de Jean-Luc Petitrenaud, journaliste culinaire et parrain de notre
Fête des Vendanges 2012, a été
édité en 2009. L’auteur étudie les 57
films de Claude Chabrol revus côté
cuisine car en effet on mange dans
tous les films de Chabrol. Toujours
beaucoup d’humour , de convivialité et de gourmandise autour de sa
personnalité. C’est un homme qui
a toujours cultivé l’épicurisme, qui
aime les bons repas, un gourmet
gourmand qui aime partager cette
passion sur les tournages avec son
équipe . A la fin du livre se trouvent
des recettes de plats vus dans les
films de Chabrol. On y trouve la
recette du fricandeau à l’oseille du
film Les fantômes du chapelier avec
PS
Les gourmandises au cinéma :
Charles Aznavour et Michel Serrault, la recette du rôti de veau de
Merci pour le chocolat avec Jacques
Dutronc et Isabelle Huppert, la
recette de la pintade aux choux de
Bellamy et la recette de la lamproie
à la bordelaise de La fleur du mal,
ainsi que bien d’autres… un beau
livre à déguster sans modération !
De très nombreux films ont abordé
le thème de la cuisine et des gourmandises ou nous ont fait saliver
devant des scènes gourmandes.
Deux avant tout ont su nous mettre
l’eau à la bouche : Le festin de Babette et Au petit Marguery.
Le festin de Babette, comédie dramatique de 1987 du Danois Gabriel
Axel inspirée d’une nouvelle de
Karen Blixen avec Stéphane Audran
dans le rôle de Babette, véritable
génie culinaire. Exilée suite à la
répression de la Commune de Paris
en 1871 et engagée par les filles d’un
pasteur au Danemark, Babette, une
française gagne à la loterie, au bout
de 14 ans. Elle utilise ce gain d’argent
pour leur cuisiner un repas exceptionnel et offrir à la petite communauté d’un village danois puritain de
la fin du XIXe siècle un festin extraordinaire. Un véritable délice ! Élégant,
délicat et sensuel, une célébration de
la création artistique, du don de soi
et du bonheur de vivre !
Au petit Marguery, comédie dramatique française de Laurent Bénégui, sortie en 1995 avec Stephane
Audran, Michel Aumont, Jacques
Une vieille parcelle de vigne du Gers, au
coeur de l’appellation Saint-Mont, vient
d’être inscrite aux Monuments historiques,
une première en France où les vieilles
pierres sont plus souvent distinguées que
le patrimoine végétal. Ce lopin de 600 pieds
de vignes sur 2.000 m2 entre Nogaro et
Riscle doit cette distinction au caractère
exceptionnel des souches, parmi les plus
anciennes de France, de cépage inconnu
pour certaines et non greffées.
Il constitue un «remarquable exemple de
biodiversité et de patrimoine génétique»,
a expliqué la préfecture de la région MidiPyrénées. Il témoigne aussi «de modes de
culture ancestraux disparus avec la crise
du phylloxéra». C’est un «lieu de mémoire
végétale préservé grâce à l’action de gens
passionnés».
Les pieds sont plus hauts que les autres
vignes de l’exploitation ; alignés en
contrebas dans la vallée de l’Adour, ils sont
encore disposés comme lorsque le terrain
était sillonné par des attelages de boeufs.
Si ces vignes endémiques au piémont
pyrénéen ont résisté aux attaques du
phylloxera à la fin du 19e siècle, c’est dû au
sol très sablonneux.
Dictons sur le vin
Pensée du jour !
• Si tu choisis l’incinération, sache que ce
sera ta dernière cuite,
• Tandis qu’enterré, tu auras toujours une
chance d’avoir un petit ver dans le nez.
• Le vin est innocent, seul l’ivrogne est
coupable.
• Il y a davantage de philosophie et de
sagesse dans une bouteille de vin que dans
tous les livres.
• Une barrique de vin peut réaliser plus de
miracles qu’une église pleine de saints.
• Mieux vaut boire trop de bon vin qu’un peu
de mauvais.
• Il y a plus de vieux ivrognes que de vieux
médecins.
• Pour savoir qu’un verre était de trop,
encore faut-il l’avoir bu.
• Le pastis, c’est comme les seins. Un c’est
pas assez et trois c’est trop.
• Je ne tolère qu’une seule arme, le tirebouchon.
• Le jour où les vaches mangeront du raisin
je boirai du lait.
La Gazette de Montmartre N°46 / 21
Dossier
Gourmandise
Au Moyen-Âge, ce sont les moines qui
inventent les techniques d’affinage. Dans le
Jura et les Alpes, certaines communautés
de paysans montagnards se regroupaient
en «fruitières», ce qui leur permettait de
confectionner de gros fromages.
Le mot « fromage » vient du nom du moule
pour faire le fromage. À l’origine, on faisait
cailler le lait dans des formes percées de
trous pour qu’il s’y égoutte. Ces faisselles se
nommaient forma en latin tandis que le nom
grec formos désignait les récipients d’osier
dans lesquels on déposait le caillé.
Du vieux français forme, plusieurs mots
«médiévaux « ont été déclinés : «formage,
fourmage, fourme». La sémantique a encore
évolué du Moyen-Age à nos jours pour
devenir, au XVe siècle, dans le français
actuel, «fromage».
«Fourme» a disparu au profit du mot
fromage partout en France, à l’exception
du Massif Central où le mot «fourme» est
toujours utilisé : fourme de Cantal, fourme
d’Ambert,fourme de Rochefort-Montagne,
fourme de Montbrison…
D’ailleurs, encore aujourd’hui, si vous
achetez du Parmiggiano en Italie, c’est du
formaggio que le maître fromager vous
vendra !
Citations et locutions :
• «Un repas sans fromage est une belle à qui
il manque un œil.» (Brillat-Savarin)
• «Comment gouverner un pays où il existe
plus de 300 sortes de fromage ?» (Charles
de Gaulle)
• «Il y a en France autant de fromages que
de jours de l’année.» (Winston Churchill)
• « entre la poire et le fromage » : à la fin
du dîner, lorsque les propos deviennent plus
légers. Au Moyen Âge, après un repas de
plats épicés, on dégustait un fruit frais suivi
d’un morceau de fromage.
• « en faire tout un fromage » : donner une
importance disproportionnée à une affaire.
22 / La Gazette de Montmartre N°46
cieusement disposés. Après 1563,
il commence la première série des
quatre saisons, et laisse éclater un
style pictural surprenant : ses «têtes
composées», portraits caricaturaux
ou allégoriques sont formés d’une
juxtaposition de fruits, légumes,
végétaux, symbolisant les saisons.
Paolo Caliari, fils d’un tailleur
de pierre né en 1528 et nommé «
Vénonèse » est un peintre vénitien,
l’un des plus grands avec Le Titien
et Le Tintoret. Il s’installe dans la
lagune en 1557 et reçoit sa première
grande commande pour décorer le
Palais des Doges.
Les noces de Cana sont peintes
pour le réfectoire des Bénédictins
de l’île de San Giorgio, alors que
Les gourmandises dans la
sculpture et la peinture
N’avez-vous jamais eu envie de croquer dans ces fruits brillants ou de
déguster ce fromage ou de sentir
ce vin raffiné ou de saliver devant
une table dégoulinant de victuailles,
représentés dans les natures mortes
hollandaises de l’âge d’or ?
Pourquoi utiliser le terme nature
morte pour évoquer la représentation d’objets usuels, de denrées alimentaires, d’animaux ou de fleurs,
toutes choses qui ont à voir avec les
sens et le plaisir ?
Ce genre, considéré comme mineur, après les scènes historiques et
les paysages, connaît son apogée au
temps de Chardin.
Cependant, dès l’antiquité, les
Romains ornent leurs murs de corbeilles de fruits et autres amphores.
Le Moyen Âge ne connaît pas à proprement parler de natures mortes, la
représentation d’objets comme seul
sujet d’une oeuvre disparaît pour
laisser place à une peinture remplie
de symboles et d’emblèmes.
En Italie, à la Renaissance, Giuseppe
Arcimboldo, peintre maniériste, est
connu comme auteur de nombreux
portraits suggérés par des végétaux,
des animaux ou des objets astu-
PS
Dans l’histoire de l’humanité, le fromage
est apparu en même temps que l’élevage,
à l’époque néolithique, c’est-à-dire 7 000
ans avant Jésus-Christ. Des outres, des
sacs faits de l’estomac de certains animaux,
étaient alors utilisées pour transporter le lait.
PS
Les origines
du fromage
Gamblin…, raconte le dernier soir
d’un restaurant dans un quartier
populaire de Paris. Après 25 ans,
Hippolyte et Joséphine ont décidé
de fermer leur restaurant. Mais, un
restaurant c’est plus qu’un lieu, ce
sont des gens : Hippolyte, le chef, et
Joséphine, sa femme, qui a tenu avec
lui l’établissement depuis le premier
jour, mais aussi tous ceux qui, au
fil des années, sont devenus leurs
proches après avoir été leurs clients.
Barnabé, leur fils est venu en compagnie de tous ses amis pour célébrer le départ de ses parents. Ils sont
quinze à table. Entre rires et larmes,
entre foie gras, morilles et magrets,
ils sont tous venus pour dévorer la
vie. Ce soir, c’est le dernier soir. Le
dernier soir d’un restaurant de Paris.
Un repas qu’ils n’oublieront jamais.
On ne peut pas évoquer les gourmandises au cinéma sans citer
d’autres films comme La cuisine au
beurre, Une affaire de goût, L’odeur
de la papaye verte, Julie et Julia, L’aile
ou la cuisse, Ratatouille… Les glaces
chez Tutti Sensi.
Véronèse a 35 ans. Le couvent est
un haut lieu intellectuel disposant
de gros moyens financiers. Il réalise
une oeuvre de 70 m², peinte sur
toiles car les fresques se conservent
très mal à Venise en raison du haut
degré de salinité.
La représentation d’un banquet
semble tout à fait logique dans le
cadre d’un réfectoire mais l’épisode
sacré des noces de Cana est transposé dans le cadre fastueux d’une
noce vénitienne de la Renaissance.
Il faudra attendre le XVIIe siècle
pour voir réapparaître le style des
PS
natures mortes dans les Écoles du
Nord, chez les maîtres flamands et
hollandais. Celles de la première
partie du XVIIe siècle représentent
souvent un étalage de luxe.
L’influence austère de la bourgeoisie
protestante poussera les artistes flamands et français à restreindre leurs
compositions, moins d’objets, des
tons bruns beiges ou gris révélés par
un éclairage diagonal qui confère
une poésie au tableau.
Dans le genre des «repas servis»,
dans les tableaux de Jan Davidsz de
Heem, qui étaient particulièrement
à la mode à cette époque, s’entassent
verrerie et vaisselle luxueuses pleines
de mets et fruits divers alors que
Bruegel met en scène des repas et des
fêtes paysannes débordant de vie.
L’Italie puis l’Espagne avec Zurbarán choisissent un style d’une
rigueur et d’une sobriété sans précédent : sagement alignés, les objets aux formes simples et fermes
sont détachés d’un fond neutre
par un éclairage latéral implacable
qui confère à sa vision une vérité
et à ses objets une qualité de présence.
Le genre trouve un renouveau avec
les œuvres de Chardin et son tableau
le plus connu La Raie : la nature
morte redevient allégorique, révélatrice des préoccupations culturelles
propres à l’esprit des Lumières.
PS
PS
Expressions
sur les fruits
et légumes
Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle,
avec la botte d’asperge de Manet
ou les harengs de Van Gogh par
exemple, que le genre renaît. Objets
du quotidien peu sollicités pour leur
qualité esthétique, ils se prêtent particulièrement bien aux recherches sur
l’espace, les formes et les couleurs.
Cézanne crée des compositions avec
quelques pommes qu’il modifie au
fur et à mesure ; ce n’est plus l’imitation qui importe mais son équivalent plastique.
Bonnard, qui, plutôt que de peindre
la vie, a pour but de «rendre la
peinture vivante» propose dans ses
tableaux une variation sur le rapport
intérieur-extérieur, doublé des effets
de reflets et de fenêtres.
Dès lors, la nature morte perd son
aspect purement décoratif. Curieusement, alors que ce genre est perçu par la plupart des gens comme
étranger à l’art contemporain, la nature morte traverse tout l’art du XXe
siècle. En effet, nous la retrouvons
aussi bien chez les surréalistes que
dans le pop’art où elle symbolise
une « société de consommation ».
Un grand artiste montmartrois
contemporain, André Martins de
Barros qui aime la difficulté et qui
est toujours dans le domaine de
la recherche artistique aussi bien
qu’intellectuelle, et technique, compose certains de ses personnages
• avoir un cœur d’artichaut
• être grand comme une asperge
• faire son blé
• marcher à la carotte
• avoir la cerise
• appuyer sur le champignon
• recevoir ou donner une châtaigne
• ménager la chèvre et le chou
• presser quelqu’un comme un citron
• avoir la tête comme une citrouille
• mettre du beurre dans les épinards
• mi-figue, mi-raisin
• ramener sa fraise
• être marron
• aux petits oignons
• avoir de l’oseille
• avoir la patate
• avoir une peau de pêche
• se fendre la pêche
• couper la poire en deux
• faire le poireau
• être rond comme un petit pois
• c’est pour ma pomme
• pour des prunes
Humour
Roger est allé voir un film qui était un vrai
navet. À la sortie, il s’est dit : «Eh, patate! Je
suis bête comme chou! J’ai choisi un film à
la noix !»
Sylvie a décidé d’aller au ciné. Quelle
queue ! Elle a dû faire le poireau dehors,
en lisant une feuille de chou. Après trente
minutes, toujours en rang d’oignons, elle a
cru qu’elle allait tomber dans les pommes !
Frédéric croyait qu’il n’avait plus un radis
sur lui, mais en cherchant bien il a trouvé
10 euros dans la poche de son pantalon.
Subitement, il avait la banane parce que
c’était pas la fin des haricots !
Nadia toujours aux petits oignons derrière
son bureau n’est pas une grosse légume
mais elle garde toujours la pêche !
Philippe qui n’est pas dur de la feuille a
la tête comme une citrouille. Inutile de lui
presser le citron, il ne vous racontera pas de
salades.
Michel, le chapeau melon sur la tête, en avait
gros sur la patate : plus un radis en poche on
lui a prêté un peu d’oseille.
Jacques aime bien se fendre la pêche. Il
n’est pas plus poire qu’il en a l’air mais faut
pas non plus le prendre pour un cornichon.
La Gazette de Montmartre N°46 / 23
Le pain est un aliment de base dans de
nombreuses sociétés. Il est un des plus
anciens aliments fabriqués: son nom dérive
du sanscrit pâ, nourrir. Les fours à pain
sont l’une des plus anciennes technologies
humaines. Au Moyen Âge, le pain sert
d’aliment mais aussi d’assiette pour les
gens riches ; on le nomme dans ce cas «
tranchoir » ou « tailloir ». Imbibé de sauce, le
tranchoir finit par être mangé lui-même ou est
donné aux pauvres ; Talmelier serait l’ancien
nom des boulangers. Deux hypothèses quant
à l’origine de ce mot : talmelier dériverait
de tamiser, ou bien de taler qui signifiait
battre (idée de pétrissage) et mêler. Le mot
boulanger (celui qui fait des pains en boule)
apparaît plus tardivement vers la fin du XIIe
siècle. À certaines époques, la corporation
des talmeniers a pu être très puissante, au
point de pouvoir financer par exemple, un
vitrail de la cathédrale de Chartres.
Vocabulaire du pain
et des boulangers
• Banneton ou Paneton : panier d’osier à
fond toilé où lève le pâton.
• Blutage : tamisage permettant de séparer
les produits de mouture.
• Copain : la personne avec (cum en latin)
qui l’on partage son pain.
• Epeautre : ancienne variété de blé.
• Fournier : nom de celui qui entretenait les
fours de la cité.
• Grignes : crêtes formées lors de la cuisson
sur la croûte du pain.
• Panetier : maître chargé de surveiller la
fabrication du pain.
• Pâton : morceau de pâte façonné.
• Pétrin : nom de la machine qui fait le
travail du pétrissage.
• Sole : âtre du four du boulanger.
PS
Le pain dans
tous ses états
en s’inspirant d’Arcimboldo et les
plonge dans un univers fantasmagorique où se retrouverait Jérôme
Bosch. Pour intensifier les sensations produites, il fouille les détails,
multiplie l’emploi des glacis comme
ses maîtres flamands, réalise des
clairs-obscurs comme ceux de Léonard de Vinci et cherche la lumière
qui fera vibrer son tableau à la manière d’un Rembrandt.
Dans la sculpture, les gourmandises sont évoquées sur les statues
femmes-allégories des fleuves et des
rivières avec des cornes d’abondance
regorgeant de végétaux, sur les basreliefs de Jean Goujon, sur la façade
de la cour du Musée Carnavalet, où
les déesses des saisons sont ornées
d’une multitude de végétaux et sur
les statues dédiées au dieu romain
Bacchus, le dieu du vin, de l’ivresse
et de la nature, connu pour ses
débordements avec ses Bacchantes
dans les fêtes orgiaques que sont
les Bacchanales. À Paris, au jardin du Luxembourg une statue de
Bacchus, œuvre de Jules Dalou est
remarquable par son exubérance et
la vie qu’elle dégage.
Dans les Arts Décoratifs, l’artiste de
la Renaissance, Bernard Palissy,dès
1555, crée des bassins rustiques en
terre émaillée qu’il offre au roi Henri II. Ces céramiques, auxquelles il
attribue le terme de rustiques figulines incluent des fruits, des feuilles
ou des animaux dans leurs décors
naturalistes.
Si dans le passé, art et cuisine
semblent avoir fait «bon ménage»,
qu’en est-il aujourd’hui ?
L’artiste Niki de Saint-Phalle de
l’école du Nouveau Réalisme, crée
des Nanas, femmes plantureuses et
PS
Dossier
Gourmandise
Quelques expressions
sur le pain
PS
• Gagner son pain ou sa croûte
• Oter le pain de la bouche
• C’est du pain bénit Ne pas manger de ce
pain-là
• Avoir du pain sur la planche
• Manger son pain noir avant son pain blanc
• Long comme un jour sans pain
• Coller un pain
24 / La Gazette de Montmartre N°46
colorées en grillage, papier mâché et
polyester et des œuvres plus tardives
comme la Fontaine Igor Stravinski,
à Paris devant Beaubourg, où se
mêlent poésie et humour, esprit du
jeu, gourmandises et angoisse.
C’est dans le contexte du Nouveau
Réalisme que le Eat Art est apparu.
Daniel Spoerri, dans les années 60,
avait choisi de s’approprier la banalité par le biais de la nourriture et
s’attaquait à la copie, à la représentation : plutôt que de représenter
le réel, il le présentait sur les murs
des expositions. Il fixait son propre
repas sur la table puis le plaçait à la
verticale. Ce faisant, il avait changé
le statut de la table pour la transformer en tableau.
Aujourd’hui, Dorothée Selz s’intéresse à «la cuisine comme la forme
la plus populaire de l’art». Elle s’est
d’abord fait connaître par ses repas
chromatiques. Le menu était alors
exclusivement bleu, rouge, jaune,
mauve, et le pain, aliment sacré,
devenait, par l’adjonction de colorants, une œuvre surprenante. Ses
œuvres exclusivement réservées aux
gourmandises, le visiteur peut à
loisir les contempler ou encore les
détruire en les picorant.
Mais comment établir un rapprochement entre l’art culinaire et celui
d’artistes qui, fondant leur travail
sur la nourriture, composent en
fonction du sentiment, de l’émotion qu’ils souhaitent transmettre
au spectateur/dégustateur.
À Vitry-sur-Seine, le MAC/VAL,
Musée d’Art Contemporain du Val
PS
de Marne, en collaboration avec
son restaurant, le Transversal, réalise
des visites gustatives qui offrent la
possibilité au public de réagir aux
oeuvres en goûtant des bouchées
préparées en fonction de l’accrochage du musée. Ainsi, dans un jeu
de correspondances, l’œuvre plastique est évoquée par une surprise
comestible.
Les gourmandises
dans la musique
C’est immédiatement vers le vaste
répertoire des chansons à boire qui
accompagnent traditionnellement
noces et banquets divers que notre
esprit vagabonde.
Cependant quelques musiciens
comme Tchaïkovski ou Ravel ont
dans leurs œuvres évoqué la gourmandise.
Tchaïkovski, dans le troisième tableau de l’acte II de Casse-Noisette
parle du palais enchanté de Confiturembourg, près du fleuve d’Essence
de Rose, de la Fée Dragée, du Prince
Orgeat. Sur un signe de la Fée Dragée, une table resplendissante apparaît et les festivités commencent.
S’enchaînent la Danse espagnole (le
Chocolat), la Danse arabe (le Café),
la Danse chinoise (le Thé)…
Maurice Ravel entre 1919 et 1925,
en collaboration avec Colette qui
en a écrit le livret, crée L’Enfant et
les Sortilèges, une fantaisie lyrique
en deux parties. Par sa musique, il
joue au magicien, recomposant un
monde enchanté, où les horloges,
les tasses et les théières s’animent,
parlent et se lamentent.
Dans les Yvelines, à la deuxième
édition du festival Gourmandises musicales d’octobre 2011,
voilà comment le programmateur
présentait une soirée de concert
dédiée à Mendelssohn (Trumpet,
ouverture opus 101), Henri Tomasi
(Concerto pour trompette), Toru
Takemitsu (Trois musiques de films
pour orchestre à cordes) et Wolfgang Amadeus Mozart (Symphonie n° 40) : «Les pièces de Mendelssohn sont célèbres pour leur goût
salé-sucré : vous y sentez un parfum
de mer, avec une douceur caramélisée toujours suave.
Le Concerto de Tomasi est une
mignardise à trois saveurs : piquant
en bouche, il fond sur la langue
pour finalement laisser les papilles
en éveil.
Les trois musiques de film de Takemitsu mêlent salé et sucré, comme
une recette faisant fusionner Orient
et Occident. La Symphonie n° 40
de Mozart tient du soufflé alcoolisé, tant sa vigueur et son intensité
produisent avec le sucre l’effet du
champagne. Rien ne sert de choisir,
n’est-ce pas ?»
Pour conclure, empruntons
quelques phrases à Essai sur
la gourmandise de Jean-Louis
Vaudoyer (Hachette, 1926)
« Le véritable gourmand n’est pas
celui qui a su éduquer, civiliser
ses papilles, ce n’est pas non plus
celui qui fréquente à longueur
d’années telle ou telle table étoilée,
qui court la mangeaille et les
mondains. Non, le vrai gourmand
l’est aussi du toucher, de l’odorat,
de l’ouïe, de la vue. C’est, j’en suis
convaincu, un humaniste. Bref,
un homme rare ou qui le devient.
Je veux que vous soyez gourmands
dans un jardin et au concert ; chez
le couturier et chez le tailleur ; chez
l’antiquaire et devant le ciel du couchant ; au musée et au théâtre.
Je veux que vous soyez gourmands
dans la bibliothèque. Je veux que
vous soyez gourmands près de votre
bien-aimée ; gourmands aussi devant
la jolie fille qui passe ou qui s’arrête
une minute, une heure, une nuit…
Exercez-vous à être gourmands
dans vos rêves ; laissez la gourmandise vous ornementer l’imagination. C’est tout le bonheur qu’aujourd’hui je vous souhaite ! ◆
Promenade
gourmande
avec Erik Satie
Erik Satie, musicien bien connu des
Montmartrois puisqu’il habita dans son
«placard» au 6, rue Cortot de 1890 à 1896,
fréquenta le cabaret le Chat noir où il fit la
connaissance de Claude Debussy.
Né à Honfleur, ce normand aime à rappeler
ses origines vikings et se déclare amateur
de viande de renne. Il n’aime pas les
sauces et par provocation contre les mets
compliqués et couverts de liquides sombres,
il professe sa dévotion à la couleur blanche :
«Je ne mange que des aliments blancs, des
œufs, du sucre,des os râpés, de la graisse
d’animaux, du veau, du sel, des noix de
coco, du poulet cuit dans l’eau, des navets,
des pâtes, du fromage blanc, et certains
poissons sans la peau !»
Le compositeur des Gymnopédies et des
Gnossiennes, n’excluant pas le péché
mignon de gourmandise, écrit encore :
«Personnellement, j’ai toujours eu pour
l’art culinaire, une vive admiration. Les
plaisirs de la table sont loin de me déplaire
et j’ai pour la table un profond respect.
Pour moi, manger est un devoir agréable.
Doué d’un bon appétit, je mange pour
moi, sans égoïsme, sans bestialité. Les
plats où se dépensent une virtuosité
calculée, une science avisée, ne sont pas
ceux qui retiennent le plus mon attention
dégustatrice. En art, j’aime la simplicité ;
de même, en cuisine, j’applaudis plus à
un gigot bien à point qu’au subtil ouvrage
d’une viande dissimulée sous les fards
savants d’un maître de la sauce. Parmi mes
souvenirs de convive, je ne puis oublier
les gentils déjeuners que je fis, pendant
plusieurs années chez mon vieil ami
Debussy. Les œufs et la côtelette de mouton
faisaient les frais de ces réunions amicales.
Mais quels œufs et quelles côtelettes !
Debussy avait le secret de ces préparations
et le tout s’arrosait gracieusement d’un
délicieux Bordeaux blanc dont les effets
disposaient convenablement aux joies de
l’amitié et à celles de vivre loin des doubles
veaux, des momifiés et des vieilles noix,
ces fléaux de l’Humanité et du pauvre
monde… »
Tout chez cet homme unique, séduit le
gourmand : la fantaisie, l’humour et son
attirance pour les saveurs naturelles.
Le surréaliste Man Ray reconnaît le musicien
comme sien et en hommage à Satie et à ses
Trois morceaux en forme de poire, il dessina
sa fameuse poire dorée et bien en chair.
Jean François Decraene
Jacques Bachellerie
La Gazette de Montmartre N°46 / 25
Montmartre
et ses rues
Descendre
la rue des Saules...
J
e ne pourrai être exhaustive en
un seul article, donc nous allons baguenauder de lieu en
lieu sans trop de rigueur, sachant que je ne pourrai pas récapitu-
ler toutes les célébrités du Lapin agile
ni égrener les succès des Funambules
ni énumérer les parrains et marraines de nos vignes !
Aux poètes en bois
Allons-y.
N’allons pas loin : dès l’ouverture de
la rue, au numéro 2, au croisement
avec la rue Norvins, se campe La
Bonne Franquette.
Cet ancien cabaret portait le nom de
Aux Billards en Bois au-dessus de
fières annonces : Cuisine Bourgeoise
Caves avec un tableau de « franc buveur ». En effet il y avait des « billards en bois », c’est-à-dire sans doute
ce que nous appelons aujourd’hui le
billard hollandais, le sjoelbak.
Longue piste en bois montée sur
pieds, avec des casiers numérotés en
bout de piste. Le joueur lanceur fait
glisser des palets de bois jusqu’au
bout en espérant que les casiers numérotés de 1 à 4 lui offrent un beau
total, augmenté par l’empilement de
palets dans le même casier. Peut-être
Vincent et Théo van Gogh (habitant
57 rue Lepic) y trouvaient-il un souvenir de leur Nord-Brabant natal ?
On imagine le fracas des palets couvert des cris et des rires des buveurs,
puisque Rimbaud l’enfant terrible,
Verlaine le gueulard (habitant 14 rue
Nicolet), et toute la bohème de
Montmartre d’avant la guerre de 14
se groupaient bock en main et pipe
Gambier au bec autour des pistes
polies par le jeu et la bière…
Plus tard Francisque Poulbot (18791946) y fonda L’Association fraternelle des joueurs de billards en bois,
autour d’un autre modèle de jeu.
Aujourd’hui l’annonce est plus paisible : «Aimer manger, boire et chan26 / La Gazette de Montmartre N°46
ter», c’est la philosophie de ce lieu
étrange aux multiples salles.
D’abord la terrasse, rue Saint-Rustique (au masculin s’il vous plaît :
c’est un des compagnons de saint
Denis dont la rue est devenue
« Mont-Cenis » par voisinage de
voyelles lors de la déchristianisation
des rues). Une terrasse qui est mon
endroit préféré. On y observe les
gens qui passent, on y salue les serveurs d’en face au Consulat d’Auvergne, devenu l’Ambassade de Savoie, qui est au 18 rue Norvins et
que donc je ne commenterai pas ici,
et on frémit en voyant le Montmartrobus foncer vers soi et, soudain,
bifurquer dans la rue des Saules,
sonnant comme un tramway pour
faire bouger les touristes.
Dedans, il y a d’abord des tables devant le vieux bar. Le temps s’arrête.
C’est mon endroit préféré pour savourer la pulsation des commandes.
Sur la droite, la salle-cave. Ensuite la
salle Bruant – nous rencontrerons
Bruant tout au long de la rue – qui
avec ses 100 places permet des soirées de cabaret. Ses tables longues
aux vingt voisins avec qui on cause
sont mon endroit préféré. Et enfin,
au fond, avec des fenêtres en trompel’œil, avec le tronc d’un arbre cerné
de plafonds qui fleurit au-dessus du
toit, c’est le jardin qui, du temps où il
n’était pas couvert, fut peint par van
Gogh : c’est certainement le tableau
La guinguette du musée d’Orsay.
C’est là qu’ont lieu les repas de
poètes, dans cet entrelacs de tables
carrés et rondes, dans ce rêve des
peintures murales, qui est mon endroit préféré.
Et puis dehors, longeant la rue des
Saules, un balcon, « la terrasse », où
je ne vais guère, laissant les voyageurs d’un soir profiter de ce coin
rare et étroit où le vertige de la chute
de la rue commence.
Tiens en me relisant je trouve qu’il y
a beaucoup d’endroits préférés dans
DR
Les rues les plus courtes de Montmartre sont-elles les plus riches d’histoire ? On le croirait à voir tout ce qui vit le long
des 55 numéros de la rue des Saules – même s’il y a des trous dans la numérotation, sans doute des maisons réservées
aux fantômes des artistes de la rue…
▲ Vers 1900, à
gauche la rue Cortot.
mon récit. Peut-être qu’au fond je ne
sais pas choisir…
Le jardin du manoir de
Gabrielle d’Estrée
Bruant habita au 10-12 rue des
Saules, de 1896 à 1910, avant d’aller
au 30 rue Saint-Vincent. La maison
n’existe plus, mais le jardin a survécu. Racontons donc l’histoire du
jardin.
Bruant l’aménage et le baptise pompeusement « parc de la belle Gabrielle » car ce terrain fit partie du
manoir de la célèbre maîtresse
d’Henri IV, cousine de l’abbesse de
Montmartre. Il y fait s’installer une
guinguette, le Butta Parc, clin d’œil
sans doute au Luna Park de la porte
Maillot ouvert en 1909 (fermé en
1934 et rasé en 1942 ; la chanson
d’Yves Montand de 1944 est un
écho de cette nostalgie avec des paroles de Jean Guigo et une musique
de Loulou Gasté, le mari de Line
Renaud).
Le terrain redevint une friche vide,
trop vide, tentante pour les promoteurs qui dans les années 20
construisaient à tour de bras sur la
Butte dans l’élan de la fin de la
construction du Sacré-Cœur. Francisque Poulbot, qui habitait au 12
rue Cortot et avait une vue sans
égale sur le nord, frémit de se voir
P. S.
Le lapin à André Gill
masquer son espace. Avec la Commune Libre de Montmartre et sa
propre République libre de Montmartre, il créa d’abord un square de
la Liberté le 9 juin 1929, puis, les
menaces se précisant, nos joyeux
anarchistes imaginèrent de « faire
revenir les vignes à Montmartre ».
Plantée en 1933, la jeune vigne fête
ses premières vendanges en 1934
avec le président de la République (le
vrai) Albert Lebrun, les parrain et
marraine les plus prestigieux de
l’époque Fernandel et Mistinguett.
La suite, vous la connaissez…
penter la Butte qui est une butte. La
preuve : notre vin rouge a ce qu’on
trouve d’habitude dans les blancs de
Savoie, dans les vins de montagne :
cette première attaque de pierre à
fusil qui fait s’ouvrir les yeux.
Laissons à notre gauche la maison
rose qui est au 2 rue de l’Abreuvoir,
donc hors de cet article.
▲ Le Consulat et
La Bonne Franquette,
tout en haut de la rue
des Saules.
▲ Le Lapin Agile en 1914...
Marielle-Frédérique Turpaud,
maire de la Commune
Libre de Montmartre
P.S.
C’est à la fois facile et pas simple.
Facile parce que les gros pavés inégaux et disjoints si romantiques et «
si Montmartre » vous propulsent
spontanément vers le bas. Pas simple
parce que ces satanés gros pavés inégaux disjoints et glissants vous propulsent spontanément vers le bas.
C’est un frisson que je m’offre dans
le Montmartrobus lorsqu’il bascule
de la pente de Norvins à la pente des
Saules, opposées comme une ligne
de partage des eaux, et pique vers le
vide. Chacun son Luna Park, n’estce pas ?
Un « truc » de natif du coin : servezvous des pavés disjoints comme
marches, comme si vous descendiez
un escalier. Et retenez-vous de dire à
votre compagne aux escarpins fins
que vous lui aviez dit que, banquet
de fête ou pas banquet de fête, il fallait des chaussures plates pour ar-
DR
Descendre…
Nous descendons toujours.
Et, passée la place Dorgelès (plaque),
voici le Lapin.
Avant les grands ancêtres Chez ma
Cousine et le Moulin Rouge, le Lapin agile est le plus ancien des cabarets de Montmartre. C’est le seul
endroit au monde où on peut dire le
mot « lapin » sur scène sans que les
mânes de Dullin ne vous foudroient
– Charles Dullin fut un habitué du
lieu.
En 1860, à l’Annexion, c’était une
auberge mal famée où ce qui portait
surin croisait ce qui portait eustache.
En face, le mur du cimetière SaintVincent avait encore sa porte, utilisée par Mac Orlan, gendre du père
Frédé, dans son roman Quai des
Brumes. Par ironie, cela portait le
nom du Rendez-vous des Voleurs.
Lorsqu’on garnit les murs d’en bas et
de la salle du haut avec des couvertures de La Petite Illustration décrivant, avec force effets de pochoirs,
les crimes sanglants de l’époque, cela
devint Le Cabaret des Assassins.
Lorsqu’Adèle Decerf, danseuse du
Moulin Rouge reconvertie dans la
restauration, renomme l’endroit A
ma campagne, les images d’Epinal
disparurent, mais le souvenir de
Troppmann, l’assassin de 20 ans,
demeura : Rimbaud avait les mêmes
yeux bleus pâle presque blancs.
La mère Adèle faisait le plein avec les
artistes du Chat noir qui rendirent
son lapin au vin blanc célèbre.
D’après ma documentation du XIXe
siècle, elle devait procéder ainsi :
d’abord dans sa vaste cocotte de
fonte elle faisait blondir des oignons
des maraîchers de Saint-Denis dans
le beurre de la ferme d’à côté ; ensuite elle y faisait dorer les morceaux
de lapin venant de la ferme d’en bas,
en le poudrant de la farine de la boulangerie en haut de la rue des Saules
; elle y versait le vin blanc de Suresnes, ajoutait une poignée de thym
cueillie dans la rue, montait le feu de
bois, puis à l’ébullition ajoutait un
rond pour baisser le feu et laissait
mijoter à couvert une bonne heure.
Si maintenant on ne mange plus au
Lapin, l’enseigne d’André Gill (du
moins sa copie) nous rappelle son
histoire, et l’inimitable parfum des
cerises à l’eau-de-vie, les cerises du
père Frédé, aujourd’hui ont le parfum du violoncelle du vieux pirate et
de la voix de Cora Vaucaire… ◆
▲ ... et maintenant.
La Gazette de Montmartre N°46 / 27
Montmartre
des artistes
Portrait d’un nouveau
Montmartrois !
Le rendez-vous est pris : 13h00 « Chez Julien », un sympathique
bistrot de la rue Lepic... Une silhouette élancée se distingue des
passants qui descendent la rue, à coup sûr c’est Jasper ! Gagné,
c’est lui… L’interview peut commencer !
Jasper, il y a quelques semaines,
vous avez posé vos valises au pied
de la butte ? Quelles sont vos
impressions ?
Montmartre est comme un petit
village, on prend vite ses repères…
(Sourire) Les commerçants sont
sympas et j’ai très vite pris de nouvelles habitudes, très « Frenchie » !
(Rires)
Ah oui, lesquelles ?
Acheter mon petit pain au chocolat et boire mon café à la terrasse
du « Vrai Paris »… ça veut tout
dire ! Et surtout m’offrir un petit
cheesecake de chez « Berko » pour
le quatre heures, c’est mon péché
mignon… à consommer avec modération tout de même, je suis
danseur ! (Rires)
Comment êtes-vous arrivé à intégrer
le ballet du Moulin Rouge ?
J’ai passé les auditions en février
dernier sous l’œil expert de la Maîtresse de Ballet Miss Janet Pharaoh,
c’était pas évident, nous étions très
nombreux à nous présenter et le niveau très élevé ! Et surprise, j’ai été
retenu… j’étais fou de joie ! Travailler au Moulin Rouge, c’est un peu
comme vivre un rêve éveillé tous les
jours…
Et comment votre famille a-t-elle
reçue l’heureuse nouvelle ?
J’ai tout de suite appelé ma maman ! C’est grâce à elle que je peux
vivre ce rêve aujourd’hui… c’est elle
28 / La Gazette de Montmartre N°46
qui m’a encouragé depuis tout petit
à faire de la danse !
Justement, votre mère est-elle venue
vous voir sur scène au Moulin Rouge ?
Oui, la semaine dernière elle est venue avec ma tante assister au spectacle… quand je l’ai retrouvé à l’entrée des artistes, elle avait les larmes
aux yeux. Elle était très fière de moi !
Pouvez vous nous décrire votre
journée type ?
Je me réveille vers 11h00 le matin…
et je file au sport une petite heure !
Puis, avec ce beau temps, je retrouve
régulièrement d’autres amis danseurs pour déjeuner sur une terrasse
et faire du shopping. Ensuite, je
rentre à la maison et me mets en
condition pour partir au Moulin
pour 19h30. On ne plaisante pas
avec la ponctualité ! Si on arrive à
l’heure, le gardien nous tend un
stylo bleu pour signer la feuille de
présence, un stylo rouge en cas de
retard… au bout de trois signatures
rouge il paraît qu’on reçoit une
lettre de rappel à l’ordre. Je ne suis
pas pressé de la recevoir donc je
viens en avance… (Rires)
©Moulin Rouge® - Sandie Bertrand
N
ous allons découvrir comment ce danseur d’origine allemande, fraîchement casté
par le Moulin Rouge, découvre le joli village de Montmartre…
▲ Jasper sur la scène
du Moulin Rouge, dans
la revue « Féerie ».
Deux spectacles par soir, c’est
beaucoup d’énergie, un secret pour
tenir ce rythme effréné ?
Un secret : non ! En revanche, une
hygiène de vie assez stricte s’im-
Info bref !
Découvrez toute l’actualité du Moulin Rouge en temps réel et
rejoignez la communauté du plus célèbre cabaret du monde !
Au rendez-vous : des photos exclusives, des vidéos inédites, des
infos en live, des jeux concours et beaucoup d’autres
surprises… n’attendez pas : JOIN US ! )
http://www.facebook.com/lemoulinrougeofficiel
pose… et entre les deux représentations du soir, je me repose et mange
un petit sandwich dans ma loge
pour reprendre des forces. Par
contre, je ne m’empêche pas non
plus quelques petits extras ! (Rires)
De temps en temps, après le spectacle, avec les autres danseurs de la
troupe, on va siroter un petit cocktail à « La Famille », ils font de supers mojitos !
Dernière petite question, qu’est-ce
qu’on ressent lorsqu’on est un garçon
entouré tous les soirs par les Doriss
Girls réputées être les plus belles
filles du monde ?
Je suis très chanceux… (Rires) Mais
nous aussi les garçons sommes parmi
les plus beaux du monde ! (Rires)
Les danseuses sont elles aussi très
chanceuses ! (Clin d’œil) ◆
Mélanie MOYA
Montmartre
des Montmartrois
Josia
Saint Clair
Deux ans et plus !
E
la Butte et la merveilleuse chanson
« rue Lepic » sur une musique de
Michel Emer. C’est Josia la première qui chantera cette fameuse
chanson.
Rue Lepic
Il y a une belle fille
Aussi belle que l’été
Et la rue est toute fière
De son beau regard clair
Et de sa belle santé
Et la rue extasiée
La regarde passer
Vers Montmartre là-haut
Vers ses moulins si beaux
Ses moulins tout là-haut
Rue Lepic
DR
lle a chanté au Gaumont Palace devant 5000 personnes.
Elle se produisit au « Shéhérazade », à la « Cigale », à « l’Aiglon », « la Lune Rousse », « les
Deux Anes ».
C’est « Chez ma Cousine » qu’elle
a le plus chanté dans sa carrière du
temps de Beauvallet.
Dotée d’une voix très ample,
s’étendant sur trois octaves lui
permettant les répertoires les plus
riches, indifféremment en mezzo
et en soprano, son registre est
très varié passant du « Temps des
Cerises » à la magnifique interprétation « sur la mer calmée », Carmen, la Tosca ou Butterfly.
Elle avait tout pour réussir au
théâtre, la voix, le physique et
l’intelligence de la scène.
Et puis, il y a eu la rencontre avec
Pierre Jacob, ils ont appris à se
connaître, à s’aimer pour ne plus
se séparer et former un couple à
l’allure princière.
Montmartrois d’adoption Pierre
Jacob a d’abord suivi des cours
aux Beaux-Arts.
Il devient rapidement chansonnier et débute à « La Vache Enragée ». Puis fit carrière dans les
plus grands cabarets. Parolier de
plus de 2000 chansons, Président
de la SACEM, ayant un humour
parfois grinçant mais aussi une
grande générosité. Il chante : rue
des Saules, rue des Abbesses, sur
DR
Josia Saint Clair a 102 ans, elle est née le 19 décembre 1909 à Fourchambault
près de Nevers. Si l’espérance de vie nous promet de vivre de plus en plus
longtemps, ce n’est pas ordinaire de rencontrer des êtres comme Josia, elle
est si belle et si coquette, une conversation si enjouée remplie d’anecdotes
sur le monde des chansons et des Arts.
C’est à « la Pomponnette » qu’elle
fête ses 100 ans entourée de tous
ses amis de la Commanderie
du Clos Montmartre. C’est une
apparition majestueuse dans une
cape de vison blanc accompagnée
▲ Josia Saint Clair
en compagnie de son
mari PierreJacob
écrivain, poète,
chansonnier.
par le Grand Maître Gilles Guillet
et le Grand Chambellan Georges
Hergué, ainsi que les Pt’its Poulbots.
Depuis 50 ans, Josia vit dans son
appartement rue Lepic avec ses
souvenirs au milieu des toiles
peintes par son mari. ◆
Joëlle Lhote
La Gazette de Montmartre N°46 / 29
Montmartre
des Montmartrois
Robert l’arpenteur
Ce matin-là, c’est de la place Jean Marais qu’il est apparu… Petite silhouette
tranquille ; casquette, lunettes et barbichette… le pas léger du terrien qui connaît
son champ ; et il la sait sa Butte, sous les pavés, l’histoire… ce n’est pas pour rien
qu’il est né à Moulins…
DR
R
▲ Une œuvre de Robert.
mieux connaître, un auteur de sonnets bucoliques émerveillé de simplement voir ce qui existe. « C’est
déjà ça » l’ai-je entendu dire un
jour, quand je me plaignais de la
température. Il avait raison, somme
toute, c’est déjà ça…
Robert l’arpenteur continue sa
marche lente ; paysan du pavé qui
côtoie trop sa colline pour l’ignorer, mais qui guette, gourmand, ce
qui pourrait y pousser. ◆
Alain
DR
30 / La Gazette de Montmartre N°46
▲ Robert en balade...
l’arpenteur, qui tutoie chaque pavé,
en s’étonnant encore des mystères
qui se cachent dessous, me ravit.
La Folie Sandrin ? Facile, ses enfants y ont été écoliers. L’église
Saint Pierre ? Du velours, ses parents s’y sont mariés… comme
Charles Sanson, n’oublie-t-il pas
d’ajouter en plissant les yeux, l’exécuteur de Louis XVI… Soulignant
la tragi-comédie de la vie, qui après
tout, n’est pas si mal…
C’est un portrait succinct, juste
une poignée de main chaude et
ferme à un camarade qu’il faut
DR
obert s’impose par la malice,
ses yeux pétillent, il sent qu’il
va se régaler… Ce discret
poète, herboriste à ses heures, « Visitant ça, l’hysope, et là, la busserole », promène les gens avec une
évidente gourmandise… il aime
étonner, et s’y entend pour tordre
le cou en douceur à de fausses vérités si nombreuses ici ; dans un sourire…
Son parcours personnel lui a appris
qu’une balade, si touristique soitelle, c’est d’abord une tranche de
vie, un accroc doux de l’existence,
où les fantômes du passé marchent
à nos côtés et jugent de notre attention… J’en suis témoin : quand
Robert parle du passe-muraille, les
gens surveillent les murs ! Ce
talent, c’est l’art du vivant ! Mieux
qu’un acteur qui ne fait que partager, Robert donne… et il faut tout
prendre ! Son savoir maquillé d’espièglerie coule de source, en
somme c’est un érudit bio sans valeurs ajoutées. Un homme pour
qui connaître, c’est être ! Un petit
morceau d’âme de Montmartre. Il
en reste peu… mais il en reste…
Correcteur, commerçant, employé
aux Bateaux-Mouches, autodidacte
même si bachelier, sculpteur…
touche-à-tout convient mieux
puisque tout l’intéresse ; il est né
ici, partage depuis plus de 50 ans
l’amour de Jacqueline ici, et restera
ici, tant que la Butte ne sera point
plate ! C’est pas demain… « Toutes
les fleurs, d’ailleurs… S’ouvrent
pour m’accueillir ». C’est la curiosité de Robert qui parle, insatiable,
il lit, épluche, décortique et vous
en donne le fruit dans un sourire…
ça l’amuse… Optimiste et fier de
l’être… Moi j’appelle ça la sagesse ;
▲ Une sculpture réalisée par Robert avec une pierre
récupée lors de la réalibitation du Grand Palais.