l`Agefi - Inrate
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MARCHÉS & PRODUITS PAGE 12 mercredi 28 octobre 2009 Il confirme son recentrage sur les ressources naturelles. China Investment Corp, le fonds souverain chinois, a annoncé qu’il investirait 500 millions de dollars dans SouthGobi Energy Resources, une division du canadien Ivanhoe Mines, opérant une mine de charbon en Mongolie. SouthGobi gère la mine d’Ovoot Tolgoi, dans le sud du désert de Gobi, la région où Ivanhoe Mines et son partenaire Rio Tinto doivent investir 4 milliards de dollars pour développer une mine de cuivre et d’or, Oyu Tolgoi, qui pourrait devenir une des plus grandes mines de cuivre au monde, selon un accord récemment signé début octobre à Oulan Bator. CIC procèdera à l’investissement dans SouthGobi à travers sa filiale Fullbloom Investment Corporation, selon le communiqué publié sur son site. Le fonds chinois a conclu ces dernières semaines plusieurs accords qui ont confirmé son recentrage sur les ressources naturelles. Il a ainsi annoncé un investissement dans le groupe hongkongais Noble, spécialisé dans les matières premières et agricoles, avant de conclure un accord avec une compagnie minière indonésienne, PT Bumi Resources Tbk., un opérateur dans les secteurs des mines et de l’énergie. Créé en septembre 2007 pour faire fructifier 200 milliards de dollars provenant des réserves de change du pays, CIC a essuyé de sérieux revers avec ses premiers investissements, dans des institutions financières (Morgan Stanley, le fonds Blackstone). Investissements à l’étranger presque triplés Les investissements de la Chine à l’étranger, hors finance, ont presque triplé au troisième trimestre comparé à la même période de l’an dernier, a annoncé le gouvernement mardi, alors que le pays vient d’enregistrer une croissance de 8,9% sur le trimestre. Les investissements dans les secteurs minier et industriel ont atteint 20,5 milliards de dollars de juillet à septembre, soit une hausse de 190,4% en glissement annuel, a précisé le ministère du Commerce sur son site web. La Chine a ainsi développé ses investissements à l’étranger au troisième trimestre, période pendant laquelle des signes ont commencé à laissé entrevoir que le pire de la crise économique était passé. Les marchés émergents passés au filtre ISR Les agences Centre Info et INrate ont mesuré le rating de durabilité de sociétés cotées. Les Sud-Africaines sont en avance. Centre Info à Fribourg et INrate à Zurich ont passé au crible 742 sociétés cotées dans 25 économies émergentes. Le nombre de critères ESG (economic, social, governance) sur lesquelles elles ont été évaluées est supérieur à 150. Les résultats de l’étude menées par les deux agences de rating de durabilité ne sont guère surprenants: le fossé entre les marchés développés et émergents est immense. Dans les marchés émergents, près de 40% des sociétés obtiennent un score de durabilité inférieur à 50 (sur une échelle de 0 à 100), contre seulement 5% dans les économies industrialisées. De plus, environ 60% des entreprises basées dans les pays industrialisés présentent un score de durabilité supérieur à 60, contre seulement 15% dans les pays émergents. Malgré ces résultats, Centre Info et INrate estiment que l’investissement durable au sein des marchés émergents offre «d’évidentes opportunités». En comparaison géographique, l’étude met en évidence que les pays d’Europe de l’Est, tels que la Hongrie ou la République Tchèque, mais aussi l’Afrique du Sud, l’Inde et le Brésil obtiennent les meilleurs résultats. Dans ces ré- DISTRIBUTION DES SCORES DE DURABILITÉ 46,6 Marchés émergents 39,7 Marchés développés 35,7 % des compagnies Le fonds d’Etat chinois investit dans SouthGobi 36,2 17,9 12,7 2,7 5,0 2,0 0,1 11-20 21-30 31-40 41-50 51-60 0 = exécrable; 100 = excellent. 61-70 71-80 1,1 0,3 81-90 91-100 Centre Info/Inrate gions, les investisseurs peuvent escompter des standards de durabilité nettement supérieurs aux autres marchés émergents. Sur un plan sectoriel, ce sont les sociétés financières et de télécommunication qui, en moyenne, affichent la meilleure intégration des enjeux ESG. Au niveau thématique, les agences ont observé des degrés d’intégration variables en fonction des régions. Les asiatiques affichent par exemple une performance plus faible en matière de gouvernance d’entreprise, notam- ment en ce qui concerne le reporting et l’indépendance du conseil d’administration. Il n’est pas en effet pas rare qu’elles appartiennent majoritairement à l’Etat, ou à de puissantes familles. Ces entreprises obtiennent en revanche de meilleurs résultats sur les questions relatives à la communauté, en raison de la place laissée à la philanthropie dans leur culture traditionnelle. Inversement, les sociétés basées en Afrique du Sud tirent leur épingle du jeu en raison de la qualité de leur reporting et de leur gouvernance, ainsi que de leurs bonnes pratiques environnementales. Selon les auteurs de l’étude, l’influence de la culture commerciale anglo-saxonne joue un rôle prépondérant dans cet avancement. Le Johannesburg Stock Exchange Sustainability Index a d’ailleurs été en 2004 le premier indice ISR lancé dans un marché émergent. Au final, environ 17% des sociétés étudiées sont considérées comme proactives et ont donc obtenu la note A. 21% sont «en progrès» (note B), alors que 62% d’entre elles sont jugées trop passives (note C). Parmi les entreprises les mieux notées se trouvent notamment Nedbank Group en Afrique du Sud, Infosys Technologies en Inde ou encore Natura Cosmeticos au Brésil. (SP) PRÈS DE 40% DES SOCIÉTÉS DES MARCHÉS ÉMERGENTS OBTIENNENT UN SCORE DE DURABILITÉ INFÉRIEUR À LA MOYENNE DE 50. Publi-reportage La Banque Migros soutient l’expansion du plus grand groupe hospitalier suisse coté en Bourse La Clinique privée Bethanien appartient désormais au groupe hospitalier suisse Genolier. Une situation gagnant-gagnant typique : le prestigieux groupe hospitalier romand Genolier, coté en Bourse, tire parti de l’acquisition de la clinique privée Bethanien à Zurich comme tremplin de sa stratégie de croissance nationale. La Banque Migros soutient cette expansion en apportant du capital et son savoir-faire. cellente qualité, réparties sur 10 à 15 cantons. La Banque Migros soutient l’acquisition de la clinique Bethanien en assurant son financement au moyen d’une solution sur mesure. «Nous sommes fiers de nous poser en partenaire fiable en vous aidant à franchir cette étape clé de votre expansion», déclare Ayhan Güzelgün, responsable Financements spéciaux de la Banque Migros. Le réseau de cliniques privées Genolier et la clinique privée Bethanien jouissent tous deux d’une excellente réputation en matière de soins médicaux. En faisant converger les atouts des deux sociétés, Genolier Swiss Medical Network SA (GSMN), seul groupe hospitalier suisse coté en Bourse, jette des bases solides pour poursuivre son expansion. D’après Antoine Hubert, CEO de Genolier, il existe un potentiel pour 20 à 25 cliniques d’ex- Voies de décision rapides Généralement complexes et exigeantes, de telles transactions requièrent une appréciation réaliste de l’évolution du marché et de l’environnement réglementaire, un plan d’activité convaincant ainsi qu’une planification budgétaire minutieuse. A cela s’ajoute souvent la pression accrue des délais. « Forts de notre savoir-faire et de notre expérience, nous avons su proposer de nouvelles options au client mais également attirer son attention sur les risques, qui ont peut-être été sous-estimés dans le modèle d’affaires », explique Ayhan Güzelgün. Autre atout de la Banque Migros selon lui : l’efficacité des voies de décision. « Nous offrons un conseil global, d’un seul tenant. Le client a ainsi la certitude de pouvoir compter sur une aide rapide et efficace dans des phases aussi décisives.» Yves Cheridito, CEO de Wineus Investment & Consulting AG, qui a conseillé Genolier pour tous les aspects touchant au financement de la transaction, peut en témoigner : « En très peu de temps, la Banque Migros a compris les enjeux détaillés de l’acquisition et proposé au client une solution hautement professionnelle.» Les responsables de Wineus ont accompagné des centaines de projets au cours des 15 dernières années et bénéficient d’une solide assise dans le secteur de la santé notamment. Engagement durable L’acquisition de Bethanien s’inscrit dans une vaste stratégie d’investissement poursuivie par le groupe de cliniques Genolier, qui compte investir près de 15 millions de francs en l’espace de trois ans afin de moderniser l’infrastructure de la clinique privée zurichoise nouvellement acquise. « L’orientation systématique sur le segment de qualité le plus élevé a permis à la direction de Genolier de prendre une bonne longueur d’avance sur la concurrence », déclare le responsable Financements spéciaux de la Banque Migros, « ce qui accroît l’attrait du groupe pour les médecins de réputation internationale et le démarque des autres hôpitaux.» A travers le développement de son Ayhan Güzelgün de la Banque Migros : des voies de décision rapides comme avantage. portefeuille de cliniques en Suisse alémanique, Genolier peut créer de précieuses synergies, notamment en termes de présence sur le marché et de logistique. Avec ses cinq cliniques, 580 collaborateurs et 370 médecins praticiens, Genolier est d’ores et déjà le premier groupe hospitalier de Suisse romande. L’acquisition de la clinique Bethanien augmente le chiffre d’affaires du groupe de 30 % à 190 millions de francs. Fiabilité et compétence « C’est un partenariat durable que nous établissons avec notre clientèle Entreprises,» souligne Ayhan Güzelgün, « en tant que prêteur, la pérennité du succès des entreprises nous préoccupe tout autant que nos clients.» Si les opportunités d’acquisition se présentent souvent à court terme, d’autres besoins de financement doivent en revanche faire l’objet d’une planification précoce. C’est le cas notamment des successions d’entreprises, domaine où la Banque Migros est de plus en plus sollicitée. Selon une étude menée par l’Université de Saint-Gall, près d’une entreprise sur cinq devrait passer le flambeau au cours des cinq prochaines années. Là encore, avoir à ses côtés un partenaire financier compétent permet d’assurer la réussite des changements de cap stratégiques. Ayhan Güzelgün Responsable Financements spéciaux, Banque Migros [email protected]