Swiss-American Chamber of Commerce

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Swiss-American Chamber of Commerce
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Les échanges avec les États-Unis: une belle réussite suisse!
Les exportations de la Suisse à destination des États-Unis ont plus que triplé ces vingt
dernières années. Une croissance trois fois supérieure à celle des ventes vers l’Allemagne,
le plus grand marché extérieur de la Confédération. En 2014, l’excédent commercial avec les
États-Unis s’est élevé à 15 milliards de francs suisses, alors que les échanges avec l’Union
européenne se sont soldés par un déficit de plus de 16 milliards. Les États-Unis
représentent plus de la moitié de l’excédent commercial total de la Suisse. À ces résultats
impressionnants s’ajoutent les investissements directs bilatéraux, qui constituent un apport
considérable à une économie Suisse basée sur le know-how et lui procurent un bénéfice
substantiel. Les questions liées aux banques doivent être remises à leurs justes
proportions. Les échanges avec les États-Unis jouent un rôle clé pour l’économie suisse et
ont pris une part déterminante dans le succès du pays et ses performances à l’exportation!
Les exportations suisses à destination des États-Unis sont depuis vingt ans un modèle ininterrompu
de réussite. Leur taux de croissance de 6.6 % en moyenne annuelle depuis 1995 a évolué à un
rythme nettement supérieur à ceux enregistrés sur les autres grands marchés d’exportation
suisses. Au cours de ces deux décennies, les exportations vers les États-Unis ont plus que triplé
pour atteindre 25.8 milliards de francs suisses, tandis que les ventes à l’Allemagne, à la France et à
l’Italie, par exemple, n’augmentaient respectivement que de 70%, 68% et 92%. Même considérées
sur des périodes plus courtes, les exportations aux États-Unis surpassent de loin toutes les autres.
Elles ont ainsi fait un bond de 30% ces trois dernières années, à comparer aux +1% vers l’UE et
aux -6,5% vers les BRICS, les marchés en expansion tant célébrés du Brésil, de la Russie, de
l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.
Les mêmes résultats se retrouvent dans les chiffres les plus récents pour la période janvier-juillet
2015, qui font apparaître une baisse de 8.6% pour les exportations à destination des pays de
l’Eurozone et une baisse de 2.9% pour celles vers les BRICS, tandis que les ventes aux États-Unis
enregistrent une hausse de 6.4%! Aujourd’hui, la Suisse exporte près de deux fois plus aux
États-Unis que dans les BRICS réunis et presque autant que vers la France et l’Italie réunies.
L’excellence des échanges économiques entre les États-Unis et la Suisse se trouve encore
renforcée par l’intensité des investissements directs réciproques. Les entreprises américaines sont
de loin le premier investisseur direct étranger en Suisse et réalisent un apport majeur à son
économie basée sur la connaissance, à travers des sociétés comme Google, IBM Laboratories,
Medtronic, Disney Laboratories, Amgen, Procter & Gamble, DuPont et bien d’autres. Au début de
l’été, Biogen a rendu public un projet d’investissement d’un montant d’un milliard de francs suisses,
portant sur l’implantation à Luterbach, dans le canton de Soleure, d’une des usines de production
biotechnologique les plus modernes du monde.
Les investisseurs de cette importance sont actuellement dans l’incertitude en raison des
nombreuses questions à régler par la Suisse - réformes de l’immigration, de la fiscalité des
entreprises et du droit des sociétés -, des interrogations posées par les relations bilatérales avec
l’UE, et des doutes sur l’adhésion de la Suisse à une possible zone de libre-échange
transatlantique. Il est urgent d’apporter une réponse rapide à ces défis.
Pour leur part, les entreprises suisses se placent au sixième rang des investisseurs directs
étrangers aux États-Unis. Elles bénéficient de ce fait d’un accès plus aisé au plus grand marché du
monde, ainsi qu’aux dernières avancées en termes de recherche, de développement et
d’innovation. Ces investissements sont essentiels pour assurer la profitabilité de ces sociétés,
comme le soulignent les près de 100 milliards de francs suisses de dividendes et de redevances
perçus en retour les derniers 5 ans.
Ces dernières années, les récits de la bataille qui a opposé les banques suisses au ministère
américain de la Justice ont malheureusement pris le pas sur le bilan extrêmement positif des
relations économiques entre les deux pays. Celles-ci ne sauraient être reléguées au second plan
par les mesures à caractère politique et parfois arbitraire, si regrettables soient-elles, prises par le
gouvernement des États-Unis. Les banques suisses, qui ont dû payer des amendes représentant
moins de 3,5% du total des pénalités totales infligées aux banques ces derniers 5 ans, ne
constituent qu’un volet secondaire de cette affaire. Les dernières nouvelles de cette histoire
nourrissent l’espoir d’une solution pragmatique et raisonnable dans les prochains 6-12 mois.
Conclusions:
· Il est temps de «remettre à plat» l’histoire des échanges économiques entre la Suisse et les
États-Unis, en laissant de côté le problème des banques pour arriver à un tableau plus vaste
et très largement positif.
· Il est temps de redonner leur place aux États-Unis dans le domaine économique et en ce qui
concerne l’engagement de l’État. Il convient, après la fermeture du Consulat Général de
Chicago et la très forte réduction des activités du Consulat Général de Los Angeles, d’y
renforcer la représentation diplomatique et en matière de Public Relations.
· Il est temps d’adhérer au programme « Global Entry », qui facilite l’entrée aux États-Unis
des citoyens Suisses, surtout les exportateurs et les investisseurs suisses.
· L’important n’est pas d’aimer ou non les États-Unis: les échanges économiques sont un
élément extrêmement précieux et déterminant pour la prospérité de la Suisse!
Informations sur la Chambre de commerce Suisse - États-Unis:
·
La Chambre de Commerce Suisse - États-Unis s’occupe de toutes les questions de politique
économique qui ont un impact sur la libre circulation, entre les deux pays, des
marchandises, des services, des investissements et des personnes, ainsi que de tous les
problèmes susceptibles d’affecter l’activité des entreprises multinationales - grandes ou
petites, suisses ou étrangères - installées dans la Confédération.
·
2’100 membres, pour la plupart des entreprises basées en Suisse ou aux États-Unis, dont
70% des compagnies suisses.
·
Un conseil d’administration de haut niveau, composé de pratiquement tous les présidentsdirecteurs généraux des plus grandes multinationales suisses et des responsables Europe
des entreprises américaines installées en Suisse (voir http://www.amcham.ch/leadership/).
·
Environ 250 cadres dirigeants et hauts responsables chargés de faire avancer les différents
dossiers à travers leur action dans diverses sections et commissions.
Pour de plus amples informations, contacter:
Martin Naville,
Directeur
Chambre de commerce Suisse - États-Unis, Zurich
Tél.: +41 43 443 72 01,
Portable: +41 79 240 05 00
[email protected]