Téléchargez Maghreb Digital n°4
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Numéro 4 / Février - Mars 2013 / www.maghreb-digital.com / 20 DH Inwi : la feuille de route de Frédéric Debord pour 2013 Comment réduire et maîtriser ses dépenses télécoms au Maroc ? Les chiffres clés du e-commerce au Maroc Yahya El Mir lance un groupe technologique marocain à dimension internationale Samsung Maroc à l’assaut du marché informatique Des méthodes kadhafistes pour surveiller Internet au Maroc ? Do ssie r sp éci a l IBM Maroc : le pari du Cloud, du Big Data, de la mobilité et de la sécurité Etat des lieux de la cybercriminalité au Maroc et les enjeux de la confiance numérique Edito 2013, une année de rattrapage du retard ! Rachid JANKARI Directeur de la publication [email protected] L ’année 2013 est une année de reprise du marché des technologies de l’information. Plusieurs indicateurs et projets poussent à l’optimise. D’abord, des investisseurs croient au fort potentiel de croissance à long terme du marché. C’est le cas de l’ex PDG du groupe international SQLI, Yahya El Mir qui a mis en place un fonds d’investissement dédié aux technologies de l’information. Créé récemment, EMY Capital a investi dans six entreprises de haute technologie en France, au Maroc et au Sénégal. Objectif ambitieux du fondateur de ce fonds : développer un groupe marocain à dimension internationale. Acteur majeur du marché, la filiale de IBM au Maroc continue, pour sa part, sa dynamique de croissance en renforçant sa présence sur Rabat. Pour son manager, Abdallah Rachidi Alaoui, l’année 2013 s’annonce comme l’année de rattrapage du retard pour consolider le positionnement du Maroc en tant qu’acteur régional à fort potentiel de développement dans le domaine des technologies de l’information, et ce après une année 2012 transitoire et difficile. Le commerce n’est pas en reste. Avec un chiffre d’affaires de plus de 743 millions de DH et 400 sites marchands, Mme Samira Gourroum, directrice de business développement de Maroc Telecommerce, reste confiante dans la dynamique de ce segment d’activité surtout avec le lancement en 2013 de plusieurs chantiers publics et privés liés au paiement en ligne. Les télécoms, marché locomotive du secteur, sera marqué en 2013, lui aussi, par l’aboutissement du dégroupage et le lancement de nouvelles offres d’accès ADSL et de Wifi Outdoor. D’ailleurs, la libéralisation du marché des télécoms continue de booster la croissance du chiffre d’affaires qui est passé de 33,70 milliards de DH en 2010 à 35,70 milliards de DH 2010. La dynamique de création de valeur n’est pas propre aux opérateurs et grands groupes et SSII. Plusieurs jeunes entreprises s’activent pour consolider leur positionnement sur le marché. C’est le cas de la société Valuepass qui localise SAP pour le rendre compatible avec la réglementation marocaine. L’éditeur Isis Soft, du groupe Ténor, à lancer une version mobile de son système de gestion des RH “AGIRH”. L’enjeu du e(-)gov aiguise, également, l’appétit des éditeurs notamment Ribatis qui a lancé “Karaz”, un système destiné à dématérialiser les processus des collectivités locales. Autant de signes qui poussent à l’optimisme malgré la conviction partagée par plusieurs professionnels de la panne dans la politique publique post-Maroc Numéric 2013. Jusqu’à présent, le ministre en charge du portefeuille de technologies de l’information, Abdelkader Amara n’a pas réussi à susciter l’adhésion et l’enthousiasme parmi les acteurs de l’éco-système IT marocain. A défaut de politique publique volontariste claire, au moins le secteur privé et les jeunes pousses essaient de se battre pour résister à la morosité ambiante et l’inertie gouvernementale. Numéro 4 / Février - Mars 2013 3 sommaire Système d’information • ValuePass localise SAP et lance une offre Cloud sur le marché • Lancement de l’édition 2013 de la base des DSI du Maroc E-commerce • Radioscopie du e-commerce au Maroc et les tendances du marché en 2013 E-entreprise • KaRaZ dématérialise les processus des collectivités locales • ISIS Soft lance la version mobile de sa solution RH “AGIRH” Technopark • Oxyliom Group : Le spécialiste de la sécurité de l’information • Logistic Knowtion : un intégrateur SI orienté Supply Chain Management • Empire Of Sudoku : un jeu Android made in Technopark ! Focus • EMY Capital : un groupe technologique marocain à dimension internationale ! • IBM Maroc : le pari du Cloud, du Big Data, de la mobilité et de la sécurité Interview • Inwi : la feuille de route de Frédéric Debord pour 2013 Informatique • Samsung à l’assaut du marché informatique au Maroc 8 10 16 • Etat des lieux de la cybercriminalité au Maroc et les enjeux de la confiance numérique • La feuille de route de la comission “confiance numérique” de l’Apebi • La cybercriminalité : menaces et contre-mesures ! 18 Télécoms 12 • Comment réduire et maîtriser ses dépenses télécoms au Maroc ? 20 • Les usages en mobilité : Etat des lieux et perspectives ? 22 Pratique • Cloud, vous avez dit Cloud? 24 26 28 32 Wail Aaminou, Redouane Semlali, Omar El Hayani, Hicham Amadi, karim Kadiri, Zoubida Haloui, Rachid El Habi, Anas Alhilal Merieme Khairane Correction & Révision : Wafaa Bakkali 4 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Mobilité 21 Rachid Jankari [email protected] Assistante commerciale & administrative : • Rachid Guerraoui, premier marocain élu « ACM Fellow » de l’Association US for Computing Machinery Dossier spécial Directeur de la publication : Ont collaboré à ce numéro : Innovation RH & TIC • Yun Soo Park, nouveau directeur général de LG Maroc • Yassir Lamrani, nouveau directeur général de Casanet, filiale de Maroc Telecom Tribune libre • Un logiciel de CRM commercial ne vaut pas l’investissement, à moins que… • Plaidoyer pour une ligne marocaine à grande vitesse ! • Des méthodes kadhafistes pour surveiller Internet au Maroc ? 34 36 40 44 46 48 50 52 52 56 58 Rédactrice en chef : Wafaa Tajri Chef de publicité : Mohamed Mehdi Benbaddou Direction artistique : Afkar Digital Maghreb digital est édité par Jankari Consulting : Technopark Casablanca, bureau 334 - Tél : +(212) 5 22.873.809 Fax : +(212) 5 22.873.806 - www.maghreb-digital.com Dossier presse : 2012 / 05 - Dépôt légal : 2012 PE 0033 - Imprimerie : Edit Numéro 2 / Mai - Juin 2012 5 Tweets L Selon les prévisions de l’indice Cisco Visual Networking en matière de Trafic International de données mobiles pour 2012-2017 pour la région Moyen-Orient et Afrique (MEA), il y aura 849.226.090 utilisateurs de téléphones mobiles en 2017. L’augmentation constante attendue du trafic mobile est en partie due à la forte croissance continue du nombre de connexions à l’internet mobile (périphériques personnels et applications de machine à machine), qui dépasseront la population mondiale (que les Nations Unies estiment à 7,6 milliards) en 2017. Agenda d’un distributeur officiel, en l’occurrence Ghcom IT-Solutions. Les détails en ligne : https://www.gdata.fr et www.g-hcom.com L Le réseau Maroc Entreprendre (RME) vient de signer récemment une convention de partenariat avec la SGMB portant sur le financement des PME accompagnées par le RME durant leurs étapes de création, démarrage et reprise d’entreprise. A travers cette ligne de prêt, le RME va pouvoir augmenter les chances de réussite des nouveaux entrepreneurs et la pérennisation des emplois créés. L Maroc Export organise, en collaboration avec l’Apebi, une mission de rencontres professionnelles au profit des secteurs des IT et de l’Offshoring au Côte d’Ivoire et Sénégal du 17 au 22 mars 2013. L L’ Université Mohamed V Rabat lance un Certificat RSSI (Certificat Responsable Sécurité des Systèmes d’information) 09, 10, 23, 24 Mars ET 06, 07, 20, 27 avril L’université Mohammed V Souissi Rabat lance, en collaboration avec le cabinet IT6 leader dans le domaine de la sécurité SI, un certificat RSSI ( Responsable Sécurité des Systèmes d’information). Cette formation, qui s’étale sur huit jours, a pour objectifs de doter les RSSI actuels ou les personnes qui sont amenées à prendre en charge cette fonction ou les personnes désireux de développer leurs compétences en matière de sécurité de l’information dans un domaine qui ne cesse d’évoluer. Cette formation traite des axes techniques à travers des ateliers pointus, des normes organisationnelles en se basant sur les référentiels ISO 2700X, et les méthodes de managements de risques. Cette formation est sanctionnée par un certificat de L’université Mohammed V Rabat. L Le marché marocain de la sécurité des systèmes d’information aiguise l’appétit des éditeurs. C’est le cas de l’éditeur allemand G Data Software AG qui a décidé d’approcher le marché local à travers le recrutement 6 Numéro 4 / Février - Mars 2013 La deuxième édition 2013 du salon E-commerce est prévue du 15 au 17 mai à l’Office des Changes de Casablanca. www.salon-ecommerce.ma L Mohamed Lakhlifi Président de l’Apebi La Fondation du Jeune Entrepreneur annonce la tenue de la 3ème édition du forum du jeune entrepreneur les 16 et 17 mai 2013 au Palais des Congrès à Marrakech. www.fjemaroc.ma L L’édition 2013 du salon international des télécoms “Mobile World Congress” se déroulera à Barcelone, en Espagne, du 25 au 28 février prochain. www.mobileworldcongress.com L Hassan Bahej Directeur Général de Cisco Maroc L Méditel a lancé l’application mobile « Méditel et moi » sous Android et iOs (Iphone). Ce nouveau service permet au client Méditel de consulter et de payer ses factures mobiles et Internet, localiser les points de vente les plus proches et recharger depuis leurs terminaux son crédit ou celui de ses proches. L Le Technopark de Rabat à travers la société Wells accueille dorénavant la communauté arabe de la plate-forme e-commerce Magento. http://www.arabgento.com L Le programme américain “Techwomen” dédié au soutien des femmes qui travaillent dans le domaine des STIM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) a publié son appel à participation pour l’édition 2013. Le formulaire de candidature en ligne pour ce programme est ouvert aux marocaines : www.techwomen.org/how-to-apply/ . Dernier délai pour postuler 22 février. L La société Averty.ma, basée au Technopark, vient de publier les résultats de son sondage d’opinion sur l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux au Maroc. Les résultats du sondage son consultable en ligne sur le site de l’entreprise. L La Société Générale Maroc a signé, récemment, un partenariat avec le site Internet Jumia.ma (Groupe allemand Rocket Internet). Ce partenariat permet aux porteurs des cartes bancaires Société Générale d’accéder à de nombreux avantages, notamment un cadeau de bienvenue de 10 % de réduction sur la première commande réalisée sur le site et un bonus de 10 DH sur chaque commande effectuée sur le site. L Maroc export organise, également, du 7 au 10 avril 2013 une mission BtoB au Qatar et qui vise principalement le secteur des TIC. Objectif : capitaliser sur le potentiel identifié auprès des opérateurs économiques. la Fédération des professionnels des technologies de l’information, des télécoms et de l’offshore (Apebi) lance une nouvelle version de son site web : www.apebi.ma L L’AUSIM organise le concours 2013 de l’innovation “Innov’IT” en partenariat avec l’ENSIAS sous le thème : «informatique durable et réduction de la fracture numérique». Le projet consiste à réaliser un service hébergé dans le cloud pour une meilleure accessibilité, destiné aux citoyens, associations ou entreprises et permettant de réduire la fracture numérique et d’intégrer des populations et des tranches de société jusque-là écartées dans le développement durable de leur environnement et du pays. www.ausimaroc.com La prochaine édition du salon international des technologies de l’information Cebit aura lieu à Berlin du 5 au 9 mars 2013. Les détails en ligne http://www.cebit.de/home L Le salon international de l’électronique “IFA” (Consumers Electronics) pour l’année 2013 est prévu du 6 au 11 septembre à la capitale allemande Berlin. http://b2b.ifa-berlin.com/en L L’édition 2013 de salon des TIC, Gitex est prévue à Dubaï les 23 et 24 octobre 2013. Programme et inscription en ligne : http://www.gitex.com L Casablanca abrite du 6 au 8 mai, l’édition ICT 2013 en partenariat avec l’IEEE et l’IEEE Communications Society et les projets européens Faramir et Cost Action IC0902. www.ict-2013.org Le congrès ITCT 2013 se déroulera cette année au Palace d’Anfa, les 6 et 8 mai prochain. Le congrès I offrira à tous les participants l’opportunité d’assister à des keynotes et tutoriaux sur les orientations et thèmes stratégiques dans le domaine des télécoms. Il permet aussi une excellente opportunité aux participants pour partager leur savoir-faire, expériences, résultats dans le domaine des TIC. Numéro 4 / Février - Mars 2013 7 Système d’information ValuePass localise SAP et lance une offre Cloud sur le marché marocain ValuePass, l’intégrateur de solutions SAP, a réussi à lancer une offre SAP localisée et standardisée, conforme à la réglementation marocaine en vigueur. L’année 2013 marque aussi le début de commercialisation de l’offre Cloud de l’éditeur allemand sur le marché marocain. Les détails. Nouveau virage technologique pour l’intégrateur marocain ValuePass en 2013. L’entreprise a annoncé la disponibilité d’une offre de localisation standardisée du progiciel de gestion SAP. “Concrètement, les entreprises ayant déployé l’ERP SAP ou qui s’apprêtent à l’adopter disposeront, dorénavant, d’une solution paramétrable standard qui répond aux contraintes légales du Maroc au niveau fiscal, comptable et Ressources Humaines”, explique, d’emblée, et sur un ton confiant, le directeur général de l’entreprise, Imad Haddour. Techniquement, l’équipe de ValuePass, en coordination avec les laboratoires de l’éditeur en Allemagne et SAP France, a réussi à localiser la partie financière et gestion de paie de SAP pour se conformer à la réglementation marocaine en vigueur notamment, pour la TVA, les déclarations fiscales, les déclarations sociales et les états financiers. “Auparavant, plusieurs déclarations légales et fiscales étaient traitées hors SAP à défaut d’une offre standard adaptée au marché marocain : les produits sont livrés avec des modules financiers plutôt conformes aux réglementation européenne ou américaine”, précise Stéphane Henry, directeur- associé en charge du « Delivery et Innovation Lab’s » de ValuePass. L’aboutissement de ce chantier de localisation est le résultat de retour sur investissement de plus de sept ans d’expériences de ValuePass sur le marché marocain en tant que société d’intégration de l’ERP SAP. “Avec l’offre localisée de SAP, notre entreprise permettra aux clients d’optimiser le processus de déploiement 8 Numéro 4 / Février - Mars 2013 du progiciel de gestion tout en se conformant à la réglementation en vigueur, ce qui réduira considérablement les coûts de mise en œuvre et nous permettra de développer notre business”, ajoute services chez plusieurs multinationales, notamment Oracle MEA (Dubaï) et HP Africa. Stéphane Henry Directeur-associé en charge du « Delivery et Innovation Lab’s » Saber Sassi, le business développement manager, qui vient de rejoindre l’entreprise. L ValuePass : le pari du cloud computing D’origine tunisienne, Saber Sassi était, également, le chef de fil de l’opération de lancement et de pilotage de la filiale marocaine d’un intégrateur ERP. Il est ingénieur diplômé de l’ISG de Tunis. A propos de ValuePass Imad Haddour Directeur-associé de ValuePass Sur un autre registre, ValuePass élargit son offre de services et se positionne sur le Cloud computing (informatique en nuage) de SAP. r Ce centre de support multi-canal (tél, web, à distance ou en présentiel) offre des services d’assistance en langue française aux entreprises qui ont déjà déployé les solutions de SAP. Bio-express de Saber Sassi Outre la localisation et le lancement de l’offre Cloud, ValuePass s’investit dans la mobilité à travers la mise en place d’une unité « SAP Mobility » dédiée au développement de solutions mobiles au profit des clients sur la base de la plate-forme et les solutions SAP. A rappeler que depuis l’année 2012, ValuePass a été accrédité par SAP en tant que premier centre d’assistance et de support SAP PCOE (Partner Centre of Expertise) dans la région du Maghreb. r conseil et déploiement du progiciel de gestion SAP. Depuis sa création en 2005, l’entreprise assure d’intégration autour des produits SAP des différents métiers de l’entreprise : finance, achat, logistique, commercial, production, qualité, maintenance, gestion de la relation client et le décisionnel. Trois produits cloud phares vont être commercialisés sur le marché marocain début 2013 : la solution de gestion de capital humain “SuccessFactors”, le CRM SAP OnDemand et la solution Business Intelligence OnDemand. “Les nouvelles offres cloud de SAP permettront aux entreprises de faire des investissements minimes en amont avec des charges d’exploitation plus flexibles. En plus, les coûts d’infrastructure et de personnel sont réduits grâce aux avantages de “SaaS (Software as a Service)”, explique Stéphane Henry. ValuePass est une société spécialisée dans le Outre la prestation autour du progiciel SAP et la vente des licences, ValuePass assure la maintenance Saber Sassi Business développement de ValuePass et l’assistance. D’ailleurs, l’entreprise a été certifiée en 2009 en tant que distributeur agrée des produits SAP sur le Maghreb. Son activité couvre, en plus du Maroc, les marchés algériens et tunisiens. Depuis 2012, ValuePass a été accréditée par SAP en tant que premier centre d’assistance et de support SAP PCOE (Partner Centre of Expertise) Pour déployer sa stratégie de développement sur le marché maghrébin et africain, ValuePass renforce ses équipes. Depuis fin 2012, Saber Sassi a rejoint l’équipe de direction de l’intégrateur en charge de poste de business développement. Auparavant, Saber Sassi a occupé des postes de responsabilité pour la partie Software, solutions et dans la région du Maghreb. A noter que l’entreprise a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de plus de 20 millions de DH dont 40% à l’export. Numéro 4 / Février - Mars 2013 9 Système d’information Lancement de l’édition 2013 de la base des DSI du Maroc Jankari Consulting, éditeur spécialisé dans le domaine technologies de l’information au Maghreb, lance l’édition 2013 de sa base de données électronique qui recense 600 directeurs des systèmes d’information des plus importantes entreprises du Maroc. Les détails. L e marché marocain des technologies de l’information aiguise l’appétit des prestataires des services d’informatique et d’ingénierie, aussi bien nationaux qu’internationaux. Conscient du potentiel de ce marché et de la forte demande sur les informations relatives aux décideurs, en premier lieu les directeurs des systèmes d’information (DSI), Jankari Consulting lance l’édition 2013 de sa base de données électronique des DSI du Maroc. Cette nouvelle édition recense les contacts professionnels de 600 DSI appartenant aux entreprises les plus importantes du Maroc. Le critère de choix pour la constitution du contenu de cette base de données numérique est principalement le poids économique des entreprises et l’intégration de la fonction “Directeur du système de l’information” au sein de l’organigramme de l’entreprise référencée. Concrètement, la base électronique comprend des informations détaillées sur chaque DSI : nom prénom, e-mail (nom.prénom@ entreprise.com), tél, fax, ville et secteur d’activités de l’entreprise. Lancé en 2007, la base des DSI du Maroc est mise à jour en flux grâce un processus de vente régulier assuré au profit de plusieurs clients, notamment des multinationales IT , les SSII (société de services informatique et d’ingénierie) et les cabinets d’études et de recrutement spécialisés. 10 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Parallèlement à l’offre de la base de DSI 2013, Jankari Consulting offre deux autres bases de données qualifiées. L La première concerne les DSI du secteur public et référence plus de 170 contacts des différents départements gouvernementaux et ministères. L La deuxième base est spécialisée dans le référencement des responsables de la sécurité de système d’information (RSSI). La petite base des RSSI, composée de 60 contacts, cible le marché des prestataires de solutions de sécurité et de lutte contre la cybercriminalité intéressés d’approcher cette nouvelle catégorie de décideurs en charge de la sécurité des systèmes d’information. Outre son offre de base de données liée au secteur des technologies de l’information, Jankari Consulting édite depuis 2012 un magazine multimédia “Maghreb Digital” www.maghreb-digital.com dédié à l’actualité des technologies de l’information au Maghreb. Pour en savoir plus : [email protected] Tél : +212 522 873 809 Numéro 4 / Mars 2013 14 e-commerce Radioscopie du commerce électronique au Maroc et les tendances du marché en 2013 Mme Samira Gourroum directrice Business Développement de Maroc Telecommerce Une croissance exceptionnelle. Le paiement en ligne par carte bancaire au Maroc a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 743 millions de DH contre 513 millions de DH en 2012, soit une croissance de plus de 48%. Les détails sur le marché et le comportement des e-consommateurs. A cheter et payer sur internet commencent à entrer dans les mœurs des 16 millions d’internautes marocains. Pour preuve, le nombre de transactions de paiement a dépassé la barre d’un million de transactions. Ainsi le nombre des opérations effectuées auprès des e-marchands affiliés à Maroc Telecommerce et proposant majoritairement le paiement par CB a dépassé 1,25 millions de transactions soit une croissance de plus de 75% par rapport à 2011. Le montant des opérations d’achat et de paiement sur internet a atteint plus de 743 millions de DH en 2012 contre 513 millions de DH en 2011, soit une croissance d’environ 44%. Le panier moyen continue sa baisse et s’établit à environ 600 DH pour les paiements par carte bancaire, une diminution de 18% par rapport à 2011. Cette baisse est justifiée par le développement des transactions portant sur des produits et des services de plus en plus variés et à faible montant. “Le développement du réflexe de paiement en ligne est le résultat de la convergence de plusieurs facteurs, notamment la maturité de l’offre des 400 sites marchands affiliés à la plate-forme Maroc Telecommerce, la croissance soutenue de l’accès et de l’usage d’internet et la démocratisation de l’usage des cartes bancaires avec plus huit millions cartes 12 Numéro 4 / Février - Mars 2013 de paiement et de retrait en circulation”, se félicite, Mme Samira Gourroum, directrice développement & business de la plate-forme Maroc Telecommerce. La dynamique du marché du e-paiement fait ressortir, d’emblée, que l’année 2012 est sans doute l’année d’emballement pour les sites de paiement des factures. Plusieurs opérateurs télécoms et fournisseurs des services de l’eau et de l’électricité ont adopté le canal de paiement en ligne pour rendre plus facile les règlements de factures de leurs clients. Malgré le retard de l’administration à franchir le pas du E-paiement, certaines investissent avec force dans ce canal. C’est le cas du succès du site de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC) qui a réalisé un chiffre d’affaires de 3 millions de DH grâce à son offre variée de consultation en ligne des états financiers des entreprises et de commande des certificats négatifs. Le site de l’Office www.directinfo.ma a enregistré plus de 50.000 opérations de transactions en 2012 contre 40.000 en 2011, soit une évolution de l’ordre de 20%. r r Outre les facturiers et l’e-gov, les internautes marocains osent faire du shopping via internet de plus en plus. Ce changement d’attitude se confirme par la croissance du nombre de transactions sur les sites de deals, de cosmétique, d’habillement, de jeux et de matériels informatiques. Les transactions sur ces sites de shopping ont enregistré une croissance de plus de 112% par rapport à 2011 avec un chiffre d’affaires consolidé pour ce segment d’activités de plus de 102 millions de DH. Sur un autre registre, la part des secteurs d’activités en nombre de transactions a évolué en général par rapport à 2011 marquant ainsi un signe d’émergence de nouvelles activités prometteuses, particulièrement dans le domaine du shopping : shopping (de 31% à 34%), paiement de créances (de 44% à 49%), voyages et événements (de 18% à 11%) et e-gov (de 7% à 5%). Autre révélation du marché e-commerce cette année, le retour d’expériences de l’un des acteurs historiques de transport par voie terrestre, la CTM. Le site lancé au courant 2012 a réalisé un taux de croissance important au niveau de la réservation et de l’achat en ligne de tickets de voyages et a obtenu lors du salon E-commerce 2012 le trophée du meilleur site E-commerce dans la catégorie E-entreprise. Cette réussite confirme, encore une fois, l’intérêt des internautes pour les prestations de voyages et de transport terrestre et aérien qui restent parmi les prestations les plus prometteuses en termes d’impact économique. Pour l’année 2013, les tendances du marché sont encourageantes puisque plusieurs acteurs majeurs du secteur privé et public travaillent d’arrache-pied pour lancer leurs sites marchands et proposer le paiement en ligne via la plate-forme de Maroc Telecommerce. Cette dynamique au niveau de l’offre e-gov, des offres des facturiers, des sites marchands, pousse à l’optimisme. Le marché du commerce électronique recèle en 2013 des gisements potentiels de croissance avec l’arrivée des poids lourds du commerce traditionnel sur internet. Pour appuyer cette dynamique, Maroc Telecommerce a lancé en 2012 son service de paiement Multicanal « Fatourati » qui a été accueilli très favorablement par le marché et a décroché le prix “PME” décerné par les trophées de l’innovation IT 2012. Fatourati est un point focal de paiement grâce aux partenariats noués avec plusieurs institutions notamment les banques et les opérateurs télécoms. Cette alliance, permettra aux utilisateurs de la plateforme “Fatourati” de profiter d’un très large réseau bancaire : les GABs, M-Banking, E-Banking (Services bancaires à distance) et l’agence bancaire. L Les habitudes des marocains en commerce électronique en 2012 notamment pour le paiement des factures. Par contre, les opérations d’achat sur les sites de shopping s’accentuent entre mercredi et vendredi. Quelles sont les caractéristiques du comportement d’achat et de paiement des internautes marocains sur internet ? L’année 2012 a connu une tendance similaire aux années précédentes. Tout au long de l’année, Le trafic enregistre une tendance haussière de transactions d’un mois à l’autre avec un premier pic pendant le mois de mai avant d’enregistrer une baisse à partir du mois de juin. Selon l’analyse des transactions traitées par Maroc Telecommerce, il ressort que le trafic maximum de l’activité est concentré en général entre 10h et 11h30, la matinée et entre 14h30 et 15h, l’après-midi. Les opérations de paiement se focalisent principalement entre lundi et mercredi Cette baisse s’explique par le début de la période estivale. Le rythme des transactions d’achat en ligne reprend t à partir de la fin du mois d’août et atteint son sommet en décembre. Numéro 4 / Février - Mars 2013 13 e-commerce L Maroc Telecommerce : trois autorisations de conformités à la loi 09-08 relatives aux traitements de données bancaires et personnelles Le développement du commerce électronique est tributaire du renforcement en continu du dispositif de sécurité. A cet égard, Maroc Telecommerce, fidèle à sa politique de protection et de sécurisation des données conformément aux standards nationaux et internationaux, e a obtenu récemment trois autorisations de la Commission Nationale de contrôle de la protection des Données à caractère Personnel (CNDP) selon les dispositions de la loi 09-08. Ces autorisations concernent tous les services relatifs aux traitements des données personnelles et des données bancaires traitées par Maroc Telecommerce pour le compte des sites marchands affiliés à son service de paiement en ligne, au service DirectInfo et eRC de l’OMPIC ainsi qu’au service d’inscriptions à sa newsletter. A rappeler, qu’en étant un opérateur de paiement, Maroc Telecommerce, est certifiée, également par les organismes internationaux VISA, MasterCARD, Discover et Dinners ainsi que le Centre Monétique Interbancaire (CMI). Pour en savoir plus : http://www.maroctelecommerce.com/ oh-newspresse-detail.php?NPID=138 L Renforcement de la sécurité du paiement en ligne L’année 2012 a connu le lancement des premiers services d’authentification des porteurs de cartes de paiements tant attendu par les usagers et les professionnels. 14 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Le client sera rassuré car il dispose d’un code confidentiel pour payer en ligne. la carte bancaire ne pourra être utilisé par nul autre que son propriétaire puisque le numéro de la carte, la date d’expiration et le CVV code ne suffiront pas pour effectuer l’opération. Ce mécanisme donnera aux marchands plus d’assurance et encouragera les clients réticents au paiement en ligne. Maroc Telecommerce, a mené les premiers projets dans ce sens en partenariat de deux banques de la place. Ainsi, le premier service d’authentification a été activé dès juin 2012 par la Banque Populaire et Crédit du Maroc par la suite. Ce service concernera dans un premier temps plus de trois millions de porteurs de cartes bancaires au Maroc. Plusieurs (banques lanceront des services similaires début 2013. L Le commerce solidaire et la société civile à l’assaut du paiement en ligne La dynamique du commerce électronique 2012 ne doit pas omettre l’émergence de deux phénomènes qui méritent l’attention. Le premier est le recours de la société civile de plus en plus au paiement en ligne pour l’appel à la générosité du public. C’est le cas des opérations de collecte de dons qui ont permis aux donateurs d’effectuer leurs dons directement via internet à côté des autres moyens de paiement (par tél, virement bancaire, chèque...). Le deuxième phénomène est la multiplication des projets de commerce équitable. L’un des projets phares est sans conteste celui lancé par Maroc Taswiq, organisme public acteur de l’Economie solidaire, pour améliorer les revenus et les conditions sociales des petits producteurs. Les internautes peuvent acheter en direct sur les magasins solidaires : www.lesmagasinsolidaires.ma r L 2012, l’émergence du M-commerce et du mobile paiement Dans le cadre de sa dynamique de recherche & développement (R&D), dès le début de 2012, Maroc Telecommerce a adapté sa plate-forme de paiement aux spécificités des équipements mobiles et en particulier les Smartphones (iPhone, Black Berry et androïde) et tablettes et ce à fin de permettre aux marchands de tirer profit de l’évolution du marché du mobile au Maroc et ses applications dont le m-commerce et le M-paiement. Les premières références de ces applications sont déjà lancées sur le marché depuis cette date. Plusieurs entreprises utilisent actuellement le paiement par carte bancaire via Mobile en adoptant deux approches : • La première, consiste à adapter simplement le site web E-Marchand à l’affichage via Mobile. C’est une démarche simple techniquement et adaptée à tout type d’équipement mobile. Plusieurs entreprises ont adopté cette démarche. On cite entre autres : IAM pour ses services de paiement en ligne de factures et recharges, le Lycée Lyautey et le Lycée Victor Hugo pour le paiement des frais scolaires, épecierie.ma et Venteonline.ma pour l’achat des produits, etc. • La deuxième, consiste à réaliser des applications dédiées aux Smartphones (IPhone, Androïde et Black Berry). C’est une démarche qui permet à l’entreprise de mieux promouvoir son service et de lancer des applications plus intéressantes qui exploitent la technologie du Mobile. Plusieurs entreprises ont adopté cette démarche. On cite entre autres : La Lydec et RADEEMA pour le service de paiement des factures d’Eau et d’Electricité , Mydeal et Superdeal pour la vente des deals, Monarckclik, Club Palmeraie, Traveltodo et Locationauto.ma pour la vente des prestations du voyage. A noter que Maroc Telecommerce ne peut pas identifier toutes les références lancées à cette date car l’adaptation d’une application E-commerce au mobile peut être faite actuellement sans l’implication de Maroc Telecommerce qui a rendu ce service standard sur sa plate-forme et ce pour tous les E-Marchands affiliés. L A propos de Maroc Telecommerce Premier opérateur de paiement électronique au Maroc créé en juin 2000. Il compte dans son tour de table des banques et des sociétés opérant dans le domaine des technologies d’informations. Maroc Telecommerce a pour mission de mettre à la disposition des entreprises une infrastructure technologique sécurisée leur permettant de diversifier leurs canaux d’encaissement. En partenariat avec toutes les banques de la place et le CMI (Centre monétique Interbancaire), il propose aux entreprises et administrations marocaines, ainsi qu’à leurs clients acheteurs, un service de paiement via Internet ouvert à plus de 7 millions de porteurs de cartes bancaires locales et environ 3 milliards de porteurs de cartes dans le monde. Allié à plusieurs établissements dont des banques et un opérateur Telecom, il propose depuis juin 2012 le service de paiement Multi-Canal Fatourati à ses clients. Numéro 4 / Février - Mars 2013 15 E-entreprise L A propos de Fayçal Benachou : KaRaZ dématérialise les processus des collectivités locales au Maroc La société Ribatis vient de lancer sur le marché une solution intégrée pour la gestion des processus et métiers des collectivités locales, tels que l’urbanisme et plans, les travaux municipaux, l’Etat civil, le patrimoine, la comptabilité budgétaire et la gestion du bureau d’ordre. Les détails sur cette nouvelle solution bilingue. urbanisme et plans, travaux municipaux, Etat civil, patrimoine, comptabilité budgétaire, gestion du bureau d’ordre … Avec des interfaces, en français et en arabe, reposant sur des technologies Web 2.0, KaRaZ est facilement exploitable par des utilisateurs non avertis. “L’intérêt des collectivités locales pour l’investissement dans une telle solution de dématérialisation de leurs processus découle du besoin de modernisation des services offerts aux citoyens et d’optimisation de leurs rapports avec les acteurs économiques, sociaux et la société civile ”, explique, d’emblée, Fayçal Benachou, directeur général de Ribatis. A titre indicatif, le module du progiciel “KaRaZ” dédié à la gestion des activités d’urbanisation offre plusieurs fonctionnalités telles que l’étude et la délivrance des permis de construire, d’habitat ainsi que la déclaration et le suivi des infractions urbanistiques. C’est le cas aussi pour le module relatif à la gestion de la légalisation des documents et des copies conformes. Abdelkader AMARA Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et Fayçal BENACHOU Directuer Associé au sein de Ribatis au salon Med IT. L ’informatisation des processus de l’administration marocaine aiguise l’appétit des sociétés de services informatiques et d’ingénierie. C’est le cas de la société Ribatis, spécialisée dans l’organisation, le management et l’intégration des systèmes d’information, qui vient de lancer sur le marché une solution de gestion intégrée pour les collectivités locales et les administrations décentralisées (Préfectures, Conseils de villes, Communes urbaines, Agences urbaines, …). « Pour cette activité chronophage de l’administration, KaRaZ la gère avec une simplicité maniant les dernières technologies de dématérialisation tel que le scan avec reconnaissance automatique des données et les QR-Code pour l’archivage numérique des documents, tout en tenant compte des contraintes légales propres à cette opération », indique M. Benachou. Techniquement, KaRaZ est est un Framework métier développé sur la base des EJB et de GWT (Google Web Toolkit), respectant intégralement la norme J2EE et la norme BPMN 2.0. “En étant une solution J2EE, KaRaz est compatible avec de nombreux Systèmes d’Exploitation, Bases de Données et complétement utilisable sur les terminaux mobiles”, martèle, sur un ton confiant, le manager de Ribatis. Baptisé “KaRaZ”, ce progiciel de gestion permet de dématérialiser la totalité des processus métier et support des collectivités locales : 16 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Outre la solution KaRaZ, la société a déjà à son actif deux autres solutions. Le premier “E-Dmaj” : un ERP r r dédié à la gestion intégrée des processus support de l’entreprise (Finances, Achats, Vente, Stock, Ressources Humaines, …). Le second « ATHLETIS », se veut un système d’information dédié à la gestion des fédérations, ligues et clubs sportifs. Ce dernier système, a été d’ailleurs, déployé par la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme et la Fédération Royale Marocaine de Football pour gérer plusieurs centaines de clubs répartis à travers le Royaume. L A propos de Ribatis : Ribatis est une entreprise de conseil opérationnel en systèmes d’information. Fondée en 2007, Ribatis dispose d’un positionnement innovant alliant le recul des cabinets de conseil et le pragmatisme des sociétés d’ingénierie informatique. Ribatis propose trois familles de services : Conseil, Technologie et Formation. Ribatis a réussi le déploiement de plusieurs solutions technologiques à forte valeur ajoutée sur le marché, notamment “E-DMAJ”, un ERP dédié à la gestion des activités de l’entreprise au quotidien et “ATHLETIS”, un système d’information spécialisé dans la gestion des fédérations, ligues et clubs sportifs. Directeur Associé au sein de Ribatis, spécialisé dans l’organisation, le management et l’intégration des systèmes d’information. A ce titre il a conduit plusieurs projets d’organisation autour des référentiels CMM-I, ITIL et Six Sigma. Il a également réalisé plusieurs projets et missions d’intégration d’ERP/Progiciels, d’urbanisation SI, d’ingénierie de processus et de schémas directeurs informatiques pour le compte de grandes entreprises Françaises et Marocaines. Avant de rejoindre Ribatis, Fayçal a évolué au sein du groupe « SQLI » à Paris en tant que directeur de projet où il avait la responsabilité de plusieurs projets e-business. Auparavant, il a évolué au sein de « General Electric Healthcare Technologies » à Paris, où il a occupé successivement les postes d’ingénieur développement temps réel, Team leader, puis project manager sur des projets de développement d’appareils d’imagerie médicale. Fayçal a débuté sa carrière professionnelle en Suisse en tant qu’ingénieur étude et développement dans le domaine des solutions « e-learning ». Actuellement l’entreprise, basée à Casablanca, emploie une équipe d’une vingtaine d’ingénieurs et consultants fonctionnels haut niveau. Pour en savoir plus : www.ribatis.com Numéro 4 / Mars 2013 7 E-entreprise ISIS Soft lance la version mobile de sa solution RH “AGIRH” L’éditeur de solutions de gestion des ressources humaines “ISIS Soft”, filiale de Ténor Group, parie sur la mobilité, en lançant la version mobile de son logiciel “AGIRH” spécialisé dans la gestion du capital humain. Les détails. L ’éditeur de solutions de gestion des ressources humaines “ISIS Soft”, filiale de Ténor Group, parie sur la mobilité, en lançant la version mobile de son logiciel “AGIRH” spécialisé dans la gestion du capital humain. “Objectif : permettre aux managers et aux DRH d’agir au quotidien dans la gestion de leurs ressources humaines“, explique, Anissa Berbich, directrice générale de ISIS Soft. Ce choix d’investissement dans la mobilité découle de la maturité technologique du marché marocain. Avec un taux de pénétration du mobile de plus de 117% -l’un des meilleurs indicateurs de mobilité dans le Maghreb-, et plus de 38 millions de numéros actifs, le Maroc est l’un des pays les plus dynamiques de sa région. qui compte plus 260 références avec plus de 30% des 500 grandes entreprises du Maroc”, précise, Anissa Berbich. Concrètement, la version mobile de “AGIRH” permet aux managers et aux DRH de communiquer et de prendre des décisions, et aux collaborateurs d’informer à distance l’entreprise d’événements spéciaux (maladie, absence, extension ou réduction de la durée d’une mission...). “L’intérêt de cette plate-forme mobile réside dans son intégration avec le système de workflow de l’entreprise de sorte que l’accès via le mobile devient un levier de prise de décision au quotidien, surtout quand le manager et le DRH sont hors du siège de l’entreprise”, précise, Mly El Hassane Bounouader, directeur technique et co-fondateur de la société ISIS Soft. Techniquement, “AGIRH” mobile dispose d’une interface ergonomique optimisée pour le mobile et qui supporte tous les navigateurs. Quid de la sécurité ? “La nouvelle plate-forme mobile est hautement sécurisée dans la mesure où l’échange des données est totalement crypté”, Cette nouvelle donne, couplée aux nouveaux modes d’utilisation des mobiles, permet d’appréhender de façon très différente les besoins des managers RH, qui souhaitent pouvoir agir au quotidien sur leur solution RH, y compris à travers leurs mobiles. L AGIRH : le SIRH utilisé par plus de 30% des 500 grandes entreprises du Maroc L’investissement dans le développement d’une version mobile d’AGIRH s’inscrit dans la stratégie Recherche & Développement (R&D) de l’entreprise. “Cette nouvelle version 6.2 de notre solution est destinée aux nouveaux clients mais aussi à notre base installée 18 Numéro 4 / Février - Mars 2013 rassure le directeur technique de ISIS Soft. À rappeler que la solution “AGIRH” de la société ISIS Soft dispose de plusieurs modules de gestion RH : administration du personnel, gestion de l’organigramme, gestion des compétences, gestion des congés, gestion des absences, gestion sociale, gestion de la paie , des prêts et des avancements, reclassement, évaluation…. le rachat de Isis Soft par la holding Ténor Group en 2008, a permis à l’éditeur de mettre en place une réelle dynamique de croissance et de se développer de façon significative sur le marché marocain. Pour en savoir : www.isis-soft.ma Podcast de Mme Anissa sur le site du groupe Tenor http://www.tenorgroup.ma/#/legroupe/anissa/ Numéro 3 / Décembre 2012 9 Technopark Qweb Technology : une offre pour la VOD, le mobile et la 3D T echnopark de Rabat, nouvelle zone TIC de la capitale est une pépinière privilégiée pour les start-up qui se positionnent sur le marché du multimédia. La société Qweb Technology a décidé d’y élire domicile pour offrir une gamme de produits et services liés au développement web et mobile. Web Agency généraliste, Qweb Technology se différencie par son offre de production de courts métrages publicitaires et d’animations en 3D. “Nous croyons au potentiel de cette nouvelle forme de support publicitaire qui allie le concept de publicité classique et de divertissement sur le net”, pronostique le jeune fondateur de l’entreprise, Jawad Saadi. Outre le développement multimédia, Qweb Technology travaille pour 2013 sur deux projets ambitieux. Le premier concerne la mise en ligne d’une offre de vidéo à la demande (VOD) au Maroc et le second a trait au développement d’une application d’E-Trading mobile multiplateformes (compatible avec Android, BB, ios et Windows phone) destinée à faciliter l’achat et la vente des valeurs cotées à la bourse de Casablanca. L C’est le cas de Oxyliom Group spécialisé dans la sécurité de l’information qui a choisi de s’y installer en juillet 2012. “Notre entreprise se positionne en tant que spécialiste de la sécurité de l’information et du Business Interaction Network d’autant plus que la commission nationale de normalisation des TI travaille sur l’adoption de la norme EDIFACT (Electronic Data Interchange For Administration, Commerce and Transport) en tant que norme marocaine à caractère non obligatoire”, explique, Anwar El Baraka, directeur général Oxyliom Group. Techniquement, l’offre de Oxyliom couvre plusieurs domaines d’expertises dont : 20 Numéro 4 / Février - Mars 2013 S ix mois après son ouverture, le Technopark de Rabat est devenu un point focal pour les porteurs de projets à forte valeur ajoutée dans le domaine des technologies de l’information. C’est le cas de la société NTS Maghreb spécialisée dans l’ingénierie des industries de l’aérospatiale, le transport et l’énergie. “Notre entreprise qui se positionne sur l’industrie du Product Lifecycle Management (PLM) représente officiellement Dassault Systèmes pour les produits CATIA et ENOVIA”, précise, d’emblée, Ghani Kolli, Directeur Général NTS Maghreb. • Fondateur : Jawad Saadi • Date d’installation : Août 2012 • www.qweb.ma Oxyliom Group : Le spécialiste de la sécurité de l’information e Technopark attire de plus en plus les sociétés spécialisées dans le domaine à fort potentiel de la sécurité des systèmes d’information. NTS Maghreb : partenaire certifié Dassault Systèmes s’installe au Technopark Rabat la mise en place d’infrastructure Public Key Infrastructure (PKI), l‘identité numérique, la carte à puce, l‘authentification et la e-Communication ainsi que le protocole d‘échange de données informatisées via internet (EDI-INT). Le choix du Technopark Casablanca pour démarrer l’activité de Oxyliom Group n’est pas fortuit. “Cette zone technologique mature est une opportunité pour favoriser le savoir-faire, les échanges et la mise en commun des ressources des entreprises y compris dans le domaine de la sécurité de l’information”, conclut, le CEO Oxyliom Group Benoit Pommerenke. • Fondateurs : Anwar El Baraka & Benoit Pommerenke • Date de création : Février 2011 • Date d’installation au Technopark : Juillet 2012 Techniquement, l’entreprise est spécialisée dans l’optimisation des processus de développement de produits à travers une offre qui intègre le calcul et la conception (CAO), la rétroconception (Scanner 3D nouvelle génération), la programmation CNC (CFAO), le développement logiciel et l’implantation et l’intégration de solution CAD/CAM/PLM. A rappeler que le Maroc est de plus en plus une destination attractive pour les investissements dans le domaine de l’aéronautique. Pour preuve, le canadien Bombardier Aéronautique a décidé d’installer récemment sa première usine à la zone franche de Nouaceur, située près de Casablanca. • NTS Maghreb est le 4ème bureau mondial de NTS Consulting Inc basé à Montréal, en plus du bureau Bérsil, France et dernièrement au Qatar • Date d’installation au Technopark de Rabat : 2012 • www.ntsmaghreb.com Logistic Knowtion : un intégrateur SI orienté Supply Chain Management F aire émerger un cabinet de conseil en supply chain, pour accompagner les PME et les groupes marocains dans le processus de leur mise à niveau logistique. Telle est la vocation de la start-up Logistic Knowtion qui s’est installée au Technopark de Casablanca en 2012. L’entreprise dispose de deux pôles pour le conseil et la mise en place de solutions. “Notre catalogue de prestations comprend : le supply Chain Network Studying, le Supply Chain Audits, l’intégration des systèmes d’information du Supply Chain Management (SCM) ainsi que la formation et le recrutement“, explique, sur un ton confiant, le jeune Directeur Associé de l’entreprise, Hadj messaoud Khabtou. Pour se positionner sur le marché marocain, Logistic Knowtion a noué des partenariats avec plusieurs groupes internationaux de SCM, notamment l’espagnol Alfaland, leader européen pour les solutions intégrées destinées au marché de la logistique. A noter que la jeune équipe de l’entreprise offre, également, des solutions de modélisation et de visualisation en 3D avant implémentation de tous les processus de SCM à travers son partenariat avec FlexSim éditeur leader des solutions de simulation des flux. • Fondateur : Hadj messaoud Khabtou • Date d’installation au Technopark Casablanca : 2012 • www.logisticknowtion.com Numéro 4 / Février - Mars 2013 21 Technopark Empire Of Sudoku: un jeu Android made in Technopark ! Z one technologique d’innovation, le Technopark offre l’opportunité aux entreprises de créer des synergies pour innover et explorer des niches technologiques à fort potentiel. C’est le cas du partenariat noué récemment entre l’entreprise Alhmabra design et Guru Software pour le développement d’un jeu mobile destiné aux smartphones et aux tablettes. Baptisé “Empire Of Sudoku”, ce jeu est le fruit de travail commun des équipes de deux entreprises. En effet, la société Alhmabra Desgin a assuré la conception et le design du jeu, quand à Guru Software, son équipe de développeurs s’est attelée à la tâche de développement mobile de l’application sous Android. Le résultat: un jeu multi-joueurs avec une infinité d‘énigmes qui se dénouent à travers cinq villes et ce avec quatre niveaux de difficultés. “Empire of Sudoku” est disponible en téléchargement depuis janvier 2013 sur Google Play. L’aboutissement de ce projet mobile est une nouvelle preuve du potentiel de synergie offert par une zone technologique telle que le Technopark de Casablanca qui accueille actuellement plus de 200 entreprises avec plus de 1500 salariés. Pour en savoir plus : www.gurumades.com www.alhambradesign.com www.facebook.com/SudokuEmpire twitter.com/SudokuEmpire ASTEC : une rencontre sur les projets TIC en gestation chez la CNSS et le MEN L 22 ’Association des sociétés de Technopark (ASTEC) renforce sa démarche d’ouverture sur l’eco-système des donneurs d’ordre du marché des technologies de l’information. L’Association a organisé le 13 décembre 2012 une rencontre d’échanges et d’information sur les projets en cours chez deux acteurs majeurs du secteur public : le Ministère de l’éducation nationale et la CNSS. est en cours de bouclage de deux chantiers : une application mobile et le déploiement d’une plate-forme SMS dédiée à l’information au profit des usages de la CNSS. Dans le cadre du programme Génie, le Ministère de l’éducation nationale, à travers son laboratoire national des ressources numériques, s’apprête à lancer début janvier, trois appels d’offres de fournitures de contenus éducatifs (Histoire-géo, éducation islamique, éducation sportive). Les chefs d’entreprises, membres de l’ASTEC, ont pu suivre, également, une présentation des chantiers en cours au sein de la CNSS notamment le lancement d’un portail “Damancom” dédié aux saisonniers et deux sites dédiés pour la e-santé et l’assuré. Parallèlement, la Caisse A noter que l’ASTEC, en coordination avec le MITC et la CNSS, projette de généraliser l’adhésion à l’offre “Damancom” et télé-règlement au profit des sociétés de Technopark Casablanca et Rabat pour faciliter la tâche de gestion des déclarations et de paiement directement via internet et à distance. Numéro 4 / Février - Mars 2013 Pour en savoir plus : E-mail : [email protected] www.damancom.ma Les AO sur www.portailtice.ma Numéro 3 / Décembre 2012 17 Focus EMY Capital : un groupe technologique marocain à dimension internationale ! EMY Capital est la holding d’investissement de Yahya El Mir, ex PDG du groupe SQLI. Créé récemment, EMY Capital a investi dans 6 entreprises de haute technologie en France, au Maroc et au Sénégal et les accompagne dans leur croissance. Les détails sur les ambitions et le profil du fondateur de ce groupe IT à fort potentiel. U n nouvel acteur des technologies de l’information à vocation internationale en gestation au Maroc. Il s’agit du groupe EMY Capital, lancé récemment par l’ex PDG du Groupe, Yahya El Mir. Concrètement, le groupe a lancé en ce début 2013, deux nouvelles startup au Maroc. La première, FY Computing, sera spécialisée dans la nouvelle informatique simple et utile (smart Computing), la seconde, IRevolution, couvre le segment des projets e-Commerce stratégiques. Les 2 start up basées à Rabat et Casablanca ont également ouvert un bureau à Lyon afin d’accompagner les entreprises marocaines, françaises et suisses. La confiance des fondateurs de ces nouvelles structures découle, en partie, du capital de leurs expériences professionnelles. Pour preuve, Yahya El Mir a occupé le poste de PDG de Sqli de 2002 à 2011, contribuant ainsi à faire de cette entreprise l’un des fleurons technologique de l’hexagone. Originaire de la région de l’Oriental, il avait décidé en 2007 d’y installer un campus technologique, qui emploie aujourd’hui 160 ingénieurs. Quant au co-fondateur de FY Computing, le tunisien, Bouzagbah Mohamed Feidi, il a occupé le poste de directeur général de la filiale marocaine de Sqli en réussissant le challenge de piloter une filiale qui emploie aujourd’hui plus de 270 personnes avec une présence à Rabat et Oujda. 24 Numéro 4 / Février - Mars 2013 r Pour l’activité FY Computing, le focus sera orienté sur la simplification de l’informatique pour les clients dans des domaines stratégiques et très complexes “FY Computing concentre ce que nous avons appris ces 20 dernières années dans nos projets avec des institutions prestigieuses comme Airbus, le ministère de la défense français, le groupe Nestlé, BNP Paribas, Cartier, CNP, Orange…”, martèle le fondateur de EMY Capital, Yahya El Mir. En ce qui concerne IRevolution, l’entreprise se positionne sur tous les volets nécessaires à la réussite de projets e-commerce stratégiques (digital marketing, social monitoring, gouvernance) et apporte à ses clients les services et outils pour faire évoluer leur business modèle. L Investissement au Sénégal, sur le mobile et l’offshore Yahya El Mir Fondateur du holding EMY Capital “Les 2 start up comptent proposer leurs services aux entreprises marocaines mais ce sont les marchés internationaux qui porteront la part la plus importante de la croissance. L’Europe et les pays du Golfe devraient représenter 80% du chiffre d’affaires”, précise Gregory Pallière. Outre FY Computing et IRevolution, le holding EMY Capital a déjà à son actif quatre autres entreprises. Le troisième membre de l’équipe EMY Capital n’est autre que Gregory Pallière, co-fondateur et directeur général de la IRevolution. Avant de rejoindre l’aventure EMY Capital, il a occupé plusieurs postes au sein de Sqli France, le dernier était celui de manager de pôle e-commerce. L 300 emplois et 80% de l’activité à l’international Sur le plan opérationnel, le groupe ambitionne de créer 300 emplois dans les hautes technologies. Informatique de pointe et e-commerce nouvelle génération sont les thèmes moteurs de ces nouveaux investissements. “80% de l’activité de notre groupe sera commercialisé à l’international et 80% des emplois seront localisés au Maroc”, révèle, Bouzagbah Mohamed Feidi, le directeur général de FY Computing. r Il s’agit de Massarat, start-up spécialisée dans le développement des applications mobiles et SYM, qui a repris les activités de l’éditeur Sybase au Maroc. L’offshore n’est pas en reste. Le groupe a créé une entité à Oujda dédiée au marché de l’offshore. Sur un autre registre, le positionnement sur le marché africain est un axe de développement stratégique du groupe. La preuve, la création récente au Sénégal de la société “Amarante”, spécialisée dans le développement des applications et la fourniture de services pour les opérateurs télécoms. Yahya El Mir : l’I-révolutionnaire d’Oujda ! Yahya El Mir est né le 15 juillet 1968 à Oujda. Après des études à la Sorbonne où il obtient un diplôme en informatique et en gestion en 1992, il intègre le groupe Havas qu’il quittera rapidement. Dès 1993, SQL Ingénierie l’embauche en tant qu’ingénieur. L’année suivante, il endosse les rôles de directeur de département puis de directeur de l’agence la plus importante. En 1998, Yahya EL MIR quitte le Groupe SQLI pour fonder Keenvision, une société qui deviendra stratégique pour l’entrée en bourse du Groupe SQLI. En 2001, il est nommé directeur général du Groupe Sqli avant de prendre la présidence du directoire en 2002 jusqu’à 2011. Pour le fondateur du holdging EMY Capital, “le digital est la nouvelle révolution industrielle qui transforme peu à peu le monde. Notre ambition est de créer un écosystème d’entreprises innovantes au Maroc dans ce domaine”. Capitalisant sur son parcours au sein du Groupe, dans la mesure où il a eu l’occasion de piloter plus de 17 opérations d’acquisition, M. El Mir, un Oujdi, croit à l’innovation comme démarche de rupture destinée à faire des choses exceptionnelles (dont le marketing et l’innovation) avec un esprit “IRevolutionnaire” . Autrement dit, innover nécessite d’explorer des voies nouvelles et de prendre des risques. Cette démarche exploratoire est la feuille de route appliquée par son holding d’investissement créé depuis 2011. Autrement dit, pour lui, le défi pour tout entrepreneur est d’accepter de travailler en dehors de sa zone de confort et se mettre en danger ! Pour en savoir plus : www.emycapital.com www.fycomputing.com www.irevolution.fr Rachid Jankari Numéro 4 / Mars 2013 27 Focus IBM Maroc : le pari du Cloud, du Big Data, de la mobilité et de la sécurité Dans une interview accordée à Maghreb Digital, Abdallah Rachidi Alaoui, PDG de IBM Maroc expose sa vision des tendances du marché des technologies de l’information et les perspectives de positionnement de son entreprise sur le marché local par rapport au Cloud, au Big Data, à la mobilité et la sécurité. Les détails. L Sur la base de votre diagnostic des tendances du marché, quelle est votre stratégie commerciale pour consolider votre positionnement sur le marché marocain à court terme et plus exactement en 2013 ? Abdallah Rachidi Alaoui : 26 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Aussi, ils doivent exploiter la puissance du Big Data afin d’obtenir des connaissances sur des types de données et de contenus nouveaux, afin de rendre l’entreprise plus agile. Cette dynamique d’appropriation et de déploiement du Cloud, du Big Data et de la mobilité doit être accompagnée par une politique rigoureuse de sécurisation des informations sensibles pour réduire les risques et simplifier le respect de la conformité. L Maghreb Digital : Quels sont à votre avis les tendances du marché IT au Maroc en 2013? L’année 2013 s’annonce comme l’année de rattrapage du retard pour consolider le positionnement du Maroc en tant qu’acteur régional à fort potentiel de développement dans le domaine des technologies de l’information, et ce après une année 2012 transitoire et difficile. Connecté à la dynamique internationale y compris dans le domaine de l’IT, j’estime que le marché marocain sera stimulé par quatre tendances technologiques fortes : le Cloud, le Big Data, la mobilité et la sécurité. Les institutions marocaines se tournent de plus en plus vers la promesse du Cloud et de l’informatique sur demande, et nous sommes sur la bonne voie pour les intégrer de façon durable. Toutefois, plusieurs défis feront surface et doivent être résolus, en particulier ceux liés à l’organisation IT, ce qui nécessitera de nouveaux rôles ainsi que des compétences spécifiques autres que ceux existants aujourd’hui. Pour le Big Data, nous générons 2,5 trillions d’octets de données chaque jour à travers le monde. A tel point que 90% des données mondiales ont été créées au cours des deux dernières années. Des banques et des opérateurs locaux commencent à étudier l’opportunité de profiter des données dont elles disposent pour r En fait, les défis sont multiples. Mais, d’une manière schématique, les DSI et les entreprises doivent gérer l’informatique de manière industrielle afin d’améliorer leur efficacité et accélérer la mise sur le marché de nouveaux services. Abdallah Rachidi Alaoui PDG de IBM Maroc mieux prendre des décisions. Sur le volet sécurité, les managers accordent de plus en plus une attention croissante à la sécurité, puisque des séries d’attaques informatiques et des brèches sécuritaires touchant leurs données sensibles les ont convaincu du rôle crucial que joue la sécurité dans une entreprise moderne. Enfin, la mobilité : les entreprises sont extrêmement enthousiastes face aux opportunités générées par la mobilité, mais elles ne savent pas vraiment par où commencer pour se lancer dans cette voie. L A votre avis, quels sont les défis pour les directeurs des systèmes d’information pour faire face à ces tendances technologiques ? Le Maroc représente un marché important pour IBM. Nous sommes présents au Maroc depuis 1932, à travers notre premier client, la « Direction de la Statistique», notre premier bureau y date de 1939, et nous avons développé notre présence et nos activités sur le territoire, servant ainsi de nombreux clients issus de tous secteurs d’activité. Nous avons un plan de développement précis et ambitieux sur cinq ans (2011-2015), et l’ouverture d’un bureau à Rabat en septembre dernier en est une parfaite illustration. A travers notre présence au Maroc, notre déploiement, nos activités, nos différents programmes, notre centre d’innovation et nos initiatives locales, nous avons la responsabilité d’accompagner et de conseiller nos clients, de leur montrer l’éventail des possibilités qui s’offre à eux en terme d’IT. Propos recueillis par Rachid Jankari Les enjeux de la sécurité des SI selon IBM Imaginez une tentative d’effraction à votre domicile. Imaginez que cela se reproduise 60000 fois par jour… C’est la fréquence moyenne des attaques dirigées contre les infrastructures informatiques des entreprises. Ces cinq dernières années, les États-Unis ont enregistré 354 millions de violations de données personnelles. En 2009, un pirate informatique a été jugé coupable du détournement de 130 millions de cartes bancaires. La malveillance n’est que l’un des risques auxquels sont confrontées les entreprises. Des risques liés aux audits, au lancement de nouveaux produits, à la finance, les fraudes et même le nonrespect de la réglementation menacent leur sécurité. Auxquels s’ajoutent les risques événementiels, tels que les catastrophes naturelles, les pannes d’électricité régionales, les actes de guerre et les crises économiques. Ces menaces peuvent être réduites si l’entreprise les anticipe. Il ne suffit plus de mettre en place une coûteuse infrastructure et des outils pour limiter l’impact des risques et assurer la continuité opérationnelle. La sécurité n’est plus l’apanage des organismes de réglementation ou d’un département autonome. Les organisations doivent intégrer la gestion des risques dans leur stratégie. Cela passe par l’optimisation et la simplification de l’informatique, la gestion des risques informatiques (Catastrophes naturelles, menaces internes et externes, audits de conformité réglementaire…), la gestion de l’information, les outils collaboratifs, la transformation des processus métier et la gouvernance IT. Selon la dernière étude CISO d’IBM (Chief Information Security Officers), près des 2/3 des CISO interrogés dans le monde s’accordent à dire que leur management accorde une attention croissante à la sécurité, puisque des séries d’attaques informatiques et des brèches sécuritaires touchant leurs données sensibles les ont convaincu du rôle crucial que joue la sécurité dans une entreprise moderne. Par ailleurs, une étude récente de Forrester Research et IBM montre que les décideurs IT et chefs d’entreprise se sont dotés de technologies pour assurer la sécurité de leurs systèmes. Mais ils ont constaté rapidement le besoin de se doter de meilleures compétences pour optimiser l’usage de ces technologies et protéger ainsi leurs entreprises de façon efficace. Numéro 4 / Février - Mars 2013 27 Interview Inwi : la feuille de route de Frédéric Debord pour 2013 2013, une année charnière dans la stratégie de développement de Inwi. L’opérateur lance d’ici la fin de l’année une offre pour l’ADSL ainsi que le Wifi Outdoor. Les détails avec Frédéric Debord qui promet de doter Inwi de son propre câble sous marin d’ici 2014. L Inwi a démarré des tests du wifi outdoor à El Jadida. Quelle est votre stratégie pour le déploiement de cette technologie sur le marché ? Nos tests en cours à la ville d’El Jadida est une opportunité pour mieux dimensionner notre future offre de Wifi Outdoor dont le lancement est prévu le 4ème trimestre 2013. Fréderic Debord : Même constat au niveau du trafic global voix/SMS. Leur usage a fortement progressé sans baisse de revenu global malgré la baisse du coût par minute pour le client. En 2012, le marché des télécoms est estimé à plus de 35,70 milliards de DH contre 33,70 MMDH en 2010. Cette croissance à deux milliards est révélatrice de la dynamique du marché introduite suite à l’arrivée d’un troisième opérateur global alternatif. Au niveau des chiffres, Inwi revendique, aujourd’hui, un parc global de plus de 12 millions de clients, contre 10 millions en 2011 et 7 millions en 2010. Sur le marché du mobile, nous avons réussi à gagner plus de 11 points de marché en deux ans avec un pourcentage de 24,70%. Autre indicateur sur notre dynamique, la croissance soutenue de nos investissements. 28 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Aujourd’hui, nous sommes leader sur l’internet mobile et nous sommes confiants dans le potentiel du boom internet sous l’effet de lancement d’une offre concurrente sur l’ADSL d’ici la fin de l’année 2013. Le marché compte aujourd’hui 4 millions d’abonnés internet. D’ici fin 2014, se chiffre doublera certainement. L Maghreb Digital : Trois ans après le lancement de Inwi, quel sont les traits saillants du bilan de votre entreprise sur le marché des télécoms marocain ? Inwi a réussi le pari de démocratiser les usages en permettant à ses clients de s’affranchir du pip et de parler à l’aise. La preuve, les marocains parlent deux fois plus en 2012 qu’en 2010, avec plus de 75 minutes, et ce tout en profitant d’une baisse de prix de plus de 50%, dans la mesure où le prix de la minute est passé de 1,2 DH fin 2010 à 0,53 DH fin 2012. allons utilisé seulement le “last mile” de l’opérateur historique pour pouvoir connecter nos futurs clients à nos infrastructures d’accès internet. Ces tests vont nous permettre de mieux mesurer les usages potentiels et le niveau de consommation. Fréderic Debord DG d’INWI Nous avons signé en 2012 une convention d’investissement, sur trois ans, avec les pouvoirs publics d’un montant global de 4,3 milliards de DH. L Vous avez annoncé votre positionnement sur le marché de l’ADSL en 2013 grâce à l’aboutissement du dégroupage. Vous allez faire de la revente ou plutôt lancer une offre basée sur votre propre infrastructure ? D’emblée il faut préciser. Il ne s’agit pas de le revente. Nous avons démarré des tests pour notre offre ADSL à Casablanca qui sera basée sur nos propres infrastructures. C’est un dégroupage total, autrement dit, nous Ce travail préparatoire servira de base pour définir notre future offre commerciale. L’objectif est de permettre aux clients de disposer d’une offre multiples pour un meilleur accès à l’internet : 3G, ADLS et Wifi Outdoor. L Sous l’effet de l’explosion de la consommation des données, vous avez un projet de se doter de votre propre câble sous marin. Quelles sont les motivations de ce choix ? Pour répondre globalement à l’explosion du trafic sur les données, nous travaillons sur toutes les techniques d’accès haut débit dont l’ADSL et le wi-fi, évoqués précédemment, mais aussi la 4G que nous étudions de près. Dans ce cadre, nous prévoyons aussi de déployer notre propre câble sous-marin d’ici 2014. Ce projet d’investissement dans l’infrastructure découle de notre analyse du potentiel et la dynamique de croissance soutenue de la consommation des données. Le lancement d’une offre ADSL et le Wifi Outdoor,sont autant de vecteurs de croissance que Inwi doit prendre en considération pour se doter de son propre câble sous-marin. L Quid de votre marque Bayn? Est-ce que c’est un produit qui est amené à disparaître ou il va-t-il cohabiter avec l’offre Inwi ? L’offre Bayn répond à un segment de marché très sensible au prix. C’est un segment de clientèle que nous avons réussi à fidéliser. Et nous continuons à développer des services adaptés à cette cible sur le GSM comme sur le CDMA. Nous allons continuer à répondre en 2013 aux attentes de ce segment de notre cible commerciale. L Est-ce que vous êtes satisfait de la configuration et mode de fonctionnement actuel du fonds du service universel (FSU) ? Inwi plaide, en concertation avec les opérateurs et l’autorité de régulation ANRT pour une révision de la configuration du FSU. Nous estimons qu’aujourd’hui, l’autorité de régulation doit encourager le co-financement des infrastructures via le FSU, notamment, le déploiement de la fibre optique. Un tel modèle contribuera à mieux démocratiser le développement de l’internet et l’offre orientée données (Data). Propos recueillis par Rachid Jankari Numéro 4 / Février - Mars 2013 29 Publi-rédactionnel DATAPROTECT se dote du premier laboratoire d’Ethical Hacking au Maroc Avoir un système d’information ouvert sur les clients, les partenaires et les employés n’est plus un luxe. Il s’agit d’une nécessité permettant de s’aligner sur une concurrence féroce et globale. Ces nouvelles exigences privilégient souvent les évolutions fonctionnelles sur la sécurité logique des systèmes. Par conséquent, une faille de sécurité découverte sur un système est exploitée très rapidement, non seulement par des pirates expérimentés, mais souvent par des «script-kiddies» qui utilisent des outils d’exploitation automatiques particulièrement désastreux pour votre infrastructure. Dans cette perspective, il est extrêmement important de mener des exercices de simulation d’attaques externes et/ou internes en se mettant dans la peau d’un pirate et/ou d’un utilisateur malveillant. C’est ce qu’on appelle communément de l’Ethical Hacking. Il s’agit d’une évaluation indépendante et d’une analyse objective des risques liés à la sécurité informatique de l’organisation cible. L Un laboratoire d’Ethical Haking unique sur le marché marocain Les experts en Ethical Hacking de DATAPROTECT s’appuient un laboratoire basé sur des normes et méthodologies de test de pénétration mondialement reconnues, ainsi que sur des procédés propriétaires et un savoir-faire unique sur le marché marocain et régional. Par conséquent, la sécurité du système d’information est vérifiée dans des conditions réelles d’attaques de hackers. C’est comme dans le cas d’un airbag. Il est impossible de s’assurer de son fonctionnement sans l’avoir préalablement éprouvé dans des conditions réelles. Constitué d’experts dans le domaine, notre laboratoire a mené plusieurs missions de tests d’intrusion pour des clients marocains et internationaux. Soucieuses de livrer une prestation de qualité, nos ressources sont constamment en veille technologique et en perpétuelle évolution de compétences. Par ailleurs, tous nos experts sont certifiés : • Certified Ethical Hacker (CEH) • Certified Information System Security Professional (CISSP) • Certified Information System Auditor (CISA) • Payment Card Industry Qualified Security Assesor (PCI QSA) « L’exercice de l’Ethical Hacking au sein de l’équipe de sécurité de DATAPROTECT n’est pas une fiction. Il s’agit plutôt d’une réalité ayant une forte incidence sur la qualité de la prestation d’audit de sécurité de DATAPROTECT» déclare M. Lahoucine BADI, Responsable Informatique de MEDIAFIANCE 30 Numéro 4 / Février - Mars 2013 L Le respect des engagements Conscients du caractère confidentiel de nos prestations, nous avons développé un protocole de communication permettant d’échanger avec nos clients en toute confidentialité pour ne pas compromettre leurs informations sensibles. En outre, chaque vulnérabilité critique détectée par nos experts est immédiatement communiquée au client. « Nous avons été agréablement surpris par rapport au professionnalisme, au respect des engagements et l’expertise de l’équipe sécurité de DATAPROTECT. Ce qui nous a permis de bâtir un partenariat solide avec la société. Aujourd’hui, nous sollicitons de plus en plus DATAPROTECT sur nos besoins de sécurité » déclare Mme Fatima AKIF, Responsable du Système d’Information de Snecma Maroc. L Nos rapports d’audits Au terme de la mission d’audit, un plan d’action concret et pragmatique est généré. Les constations seront remises sous forme de fiches de vulnérabilités incluant: • La description de la vulnérabilité • Les actifs impactés par la vulnérabilité • Les risques associés à cette vulnérabilité • L’impact sur la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité de l’information • La correction à mettre en place « Ce qui m’a impressionné le plus dans la prestation d’audit de sécurité de DATAPROTECT, c’est la clarté des rapports d’audit. Le plan d’actions qui en découle était pragmatique et réalisable, ce qui nous a permis de lancer les chantiers de sécurité très rapidement » déclare M. Said BOULMANE, DSI de LAMACOM. L A propos de DATAPROTECT DATAPROTECT est une entreprise spécialisée dans la sécurité de l’information. Fondée par des experts ayant un retour d’expérience très riche et varié en la matière, DATAPROTECT appui son offre sur une vision unifiée de la sécurité du SI. Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site web : www.dataprotect.ma Numéro 4 / Février - Mars 2013 31 Informatique Samsung à l’assaut du marché informatique au Maroc La filiale marocaine du constructeur coréen Samsung ne se contente plus du leadership sur le segment du mobile. Ses équipes attaquent avec force le marché informatique avec ses trois composantes : les ordinateurs portables, les imprimantes et les appareils photos. Focus sur la feuille de route 2013 de Samsung pour ce nouveau chantier de croissance. L Déjà au Top 3 du marché des portables ! Signe de l’entrée en force de Samsung sur le marché informatique, son positionnement dans le top 3 des constructeurs après HP et Lenovo. Actuellement, ce sont plus de 400.000 PC qui ont été vendus sur le marché dont 65% des ordinateurs portables. L’intérêt ne se limite pas seulement au marché historique du grand public. Pour consolider davantage son positionnement, l’entreprise projette d’attaquer le marché du B to B compte tenu de ses gisements de croissance. L Recrutement d’un nouveau grossiste pour la division IT Sur un autre volet, l’offensive sur le segment des imprimantes commence à donner des résultats sur le classement du coréen par rapport à ses concurrents. La preuve, Samsung occupe la troisième position après trois ans d’implantation. Karim Galzim Manager de la division PC D ’ici 2015, Samsung ambitionne de devenir le premier sur le marché marocain pour les produits PC, imprimantes et appareils photos. Ce n’est pas une projection ni un vœux pieux, mais un objectif qui mobilise les Managers du constructeur coréen. Cette nouvelle organisation se décline sur trois segments d’activités : les imprimantes, les ordinateurs portables et les appareils photos. 32 Numéro 4 / Février - Mars 2013 “Notre objectif en 2013 est de renforcer notre offre sur le réseau grand public avec nos produits haut de gamme tels que Serie 9, Ativ (PC Tablette)…. Notre focus est d’offrir au consommateur un PC de qualité avec les toutes dernières technologies (matériaux nobles, praticité, mobilité,…) afin de se démarquer de la concurrence » précise Karim Galzim, Manager de PC chez Samsung Maroc. L Un marché qui peut aller jusqu’à 100 000 appareils photo pour les années à venir ! Parallèlement au marché des PC et des imprimantes, Samsung lorgne le segment porteur des appareils photos. Aujourd’hui, ce sont plus de 60.000 appareils qui se sont écoulés sur le marché marocain entre 2011 et 2012. Samsung est l’une des marques importantes sur le marché puisqu’elle fait partie des top 3 Brands. “Le début de l’année 2013 a été marqué par le lancement de notre produit innovant Galaxy Camera sous Android. Notre catalogue grand public couvre aujourd’hui des niveaux de prix qui démarrent à partir de 900 DH jusqu’à 3500 DH”, rappelle Mme Fadila Mekouar, Mohamed Benchekroun Manager de la division Printing Samsung est un constructeur historique dans le monde des laptops; après qu’il ait investi dans les écrans plats ainsi que les téléphones portables, il se concentre actuellement sur les produits IT notamment les PC portables pour en faire son levier de croissance. Sur le plan de la distribution, le constructeur coréen est en partenariat avec le grossiste Disway, et des négociations sont en cours pour le recrutement d’un nouveau grossiste. S’agissant de la stratégie commerciale, l’équipe en charge du segment des imprimantes, projette de se focaliser sur le marché des professionnels (B to B). Mme Fadila Mekouar, Manager de la division Digital Imaging «Cette position confortable est axée sur trois piliers une demande de plus en plus accrue sur les imprimantes grâce à la construction d’un canal de distribution ; une disponibilité permanente des produits dû à un système de prévisions rigoureux et un service après vente qui assure une très bonne réactivité avec les clients » martèle Mohamed Benchekroun, Manager en charge des imprimantes chez Samsung Maroc. Manager en charge des appareils photo chez Samsung Maroc. L’entreprise s’active, en outre, pour le recrutement de nouveaux partenaires ainsi que des magasins spécialisés dans la vente d’appareils photo. Samsung dispose d’une offre grand public traduite à travers un portefeuille qui inclut des appareils haute gamme mais aussi des nouveautés comme la dual view (double vue) et Multiview (Vues multiples), la fonction WiFi disponible dans pratiquement tous les modèles et la fonction Touch (tactile). A noter que Samsung s’active, également, par rapport à l’offre destinée aux professionnels de la photo à travers le recrutement de photographes intéressés de tester et de découvrir la gamme NX Series notamment NX1000, modèle disponible actuellement au Maroc dans les magasins du constructeur coréen. Rachid Jankari Numéro 4 / Février - Mars 2013 33 innovation Rachid Guerraoui, premier chercheur marocain élu « ACM Fellow » de l’Association américaine for Computing Machinery R écemment, l’ACM «Association for Computing Machinery » organisation internationale fondée en 1947, la première vouée à l’informatique, a reconnu les travaux du professeur chercheur marocain, Rachid Guerraoui qu’elle a élu ACM Fellow. Elle a qualifié le professeur Guerraoui comme ayant fondamentalement contribué à faire avancer l’état de la recherche en informatique de manière significative. Avec cette distinction, le Professeur Rachid Guerraoui devient le premier marocain à faire partie des ACM Fellows, qui personnifient les plus grandes réalisations dans la recherche et le développement informatique des grandes universités dans le monde, des entreprises et des laboratoires de recherche, avec des innovations qui sont le moteur de la croissance économique dans l’environnement digital. A 45 ans le Professeur Rachid Guerraoui est considéré par ses pairs comme l’un des meilleurs chercheurs dans sa spécialité : les algorithmes distribués. Il a à son actif plusieurs centaines de publications scientifiques ainsi que quatre ouvrages consacrés à l’informatique distribuée : Reliable and Secure Distributed Programming (2011), Principles of Transactionnal Memory (2010), Reliable Distributed Programming (2006) , les systèmes transactionnels ( 1997). Il a également reçu le prix de la meilleure communication au congrès OPODIS (2006) ainsi qu’aux congrès Usenix COOTS deux années consécutives (1999 et 2000). Le Professeur Rachid Guerraoui a travaillé au Centre de recherche de l’Ecole des Mines de Paris, au Commissariat à l’Energie Atomique à Saclay, chez Hewlett-Packard Laboratoires à Palo Alto et au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il est actuellement Directeur de l’Institut d’Informatique Fondamentale à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse et 34 Numéro 4 / Février - Mars 2013 également éditeur associé de la revue Journal de l’ACM. Le professeur Rachid Guerraoui a participé en 2012 à International Spring School METIS’2012 qui s’est déroulé à Tanger (http://med-space.org/metis12.html) et a intervenu sur l’histoire de l’informatique d’Al-Khawarizmi et de Alain Turing à Mark Zuckerberg. Il sera présent au NETYS’2013 « The International Conference on NETworked sYStems » (www.netys.net) en tant que Program Co-chairs de cette édition qui se déroulera à Marrakech du 2 au 4 mai 2013. Pour rappel, l’ACM (Association for Computing Machinery), est une organisation américaine à but non lucratif fondée en 1947, la première vouée à l’informatique. Elle siège dans la ville de New York aux États-Unis. La mission de l’ACM consiste à développer et soutenir la recherche scientifique et l’innovation informatique. Elle est structurée autour de trois antennes : thématiques, professionnelles et étudiantes. Elle édite par ailleurs un grand nombre de magazines et de journaux scientifiques technologiques, dont le « Communications of the ACM », qui a été l’organe de référence en recherche et en enseignement d’informatique (systèmes, langages et algorithmique). Pour en savoir plus : http://actu.epfl.ch/news/prof-guerraouiand-prof-sifakis-elected-as-acm-f-3/ http://www.netys.net/?page_id=181 http://lpdwww.epfl.ch/rachid/ http://people.epfl.ch/rachid.guerraoui Numéro 4 / Mars 2013 25 Dossier spécial Etat des lieux de la cybercriminalité au Maroc et les enjeux de la confiance numérique Bio-express Ali El Azzouzi Est un expert en Sécurité des SI. Ayant plus de 15 ans d’expérience en sécurité des SI, il a occupé de nombreux postes de responsabilités au sein de multinationales au Maroc et à l’étranger. En 2009, il a fondé une société de conseil et de services dans la sécurité des SI “Dataprotect”. Certifié PCI QSA, CISA, Lead Auditor ISO 27001, il est titulaire d’un MBA en e-Business de l’Université Laval au Canada. Il est, par ailleurs, le président du chapitre marocain de l’association internationale de lutte contre la cybercriminalité et le président de la commission « confiance Numérique » de l’APEBI depuis janvier 2012. Ali El Azzouzi est l’auteur du livre « la cybercriminalité au Maroc » paru en juin 2010. La cybercriminalité est devenue une préoccupation majeure du secteur public et privé au Maroc. Dans une interview accordée à Maghreb Digital, Ali El Azzouzi en sa qualité de président de la commission «confiance numérique» de la Fédération des technologies de l’information et de l’offshore (Apebi) présente la feuille de route de ladite commission pour 2013 et les problématiques du marché de la sécurité des SI. Les détails. Ali El Azzouzi : La commission “confiance numérique” de l’Apebi, dont la création remonte seulement au début de l’année 2012 se veut un espace de concertation entre les professionnels et les pouvoirs publics pour mieux appréhender la thématique de la sécurité des systèmes d’information. Il s’agit d’un sujet crucial qui relève de la souveraineté numérique de l’Etat. D’ailleurs, partant de ce niveau de criticité, nous 36 Numéro 4 / Février - Mars 2013 D’ailleurs, il est urgent de mettre en place une cellule dédiée à la traque des cybercriminels au niveau de chaque ville. Cette police spécialisée peut renforcer le dispositif actuel surtout après la mise en place par la DGSN de laboratoires d’analyse des traces numériques. Sur un autre registre, nous avons organisé des rencontres de concertation et d’échanges avec les parties prenantes par rapport au dossier de la confiance numérique (ministères, défense nationale, CNDP...). En 2013, nous allons faire un focus sur la coordination avec la CNDP afin de permettre aux entreprises membres de notre association professionnelle d’accélérer le processus de mise en conformité à la loi 09-08. L Plusieurs lois ont été adoptées pour consolider la confiance numérique au Maroc. Est-ce que le volet juridique est suffisant pour mieux sécuriser nos systèmes d’information ? L L’un des phénomènes préoccupants, la montée de la cybercriminalité au Maroc. Quel est votre diagnostic de cette problématique ? Pour l’instant nous ne disposons pas de chiffres fiables et qualifiés sur l’étendue du phénomène, surtout que plusieurs entreprises et organismes publics qui font l’objet d’attaques n’osent pas en parler. La mise en place du MACERT est un pas positif, mais son activité ne couvre pour le moment que les administrations publiques. Il est prévu, par ailleurs, d’élargir son champ d’intervention à terme vers les organisations privées. éventuellement du SI), à des opportunités de création de valeur. L Maghreb Digital : Quel est le bilan de l’action de votre jeune commission en charge le dossier de la confiance numérique et vos projets pour 2013 ? L’encouragement de la filière de sécurité des SI peut se faire par le levier des appels d’offres ainsi que des mécanismes de financement des sociétés qui se positionnent sur cette niche. De nombreux pays ont adopté la même stratégie. Ali El Azzouzi Président de la commission «confiance numérique» de l’Apebi avons toujours plaidé pour la nécessité d’encourager l’émergence d’une industrie nationale de la sécurité de l’information pour être en mesure de répondre aux contraintes et aux besoins de la sécurisation des organismes publics et stratégiques du pays. Il ne s’agit pas d’un discours nationaliste, mais plutôt d’une logique d’adoption du principe de la préférence nationale surtout que nous ne pouvons pas continuer à confier la sécurité des SI de nos institutions critiques à des acteurs non marocains. Au niveau de la commission, nous sommes partisans de l’adoption d’une réglementation juridique qui oblige tout organisme, privé ou public à déclarer les incidents de cybercriminalité. C’est une bonne pratique qui a fait ses preuves aux USA et en Angleterre. Nous nous réjouissons que dans le cadre de la mise en place d’un “Code du Numérique”, des dispositions s’inscrivant dans la même perspective sont prévues. Pour ce qui est de la cybercriminalité dont est victime le grand public. Au Maroc, il y a lieu surtout de clarifier la procédure pénale. Tout citoyen victime ne sait pas où il peut recourir pour se protéger ou demander la réparation de préjudice : procureur de Roi, la police judiciaire pour déposer une plainte contre X. D’emblée, il faut préciser que le Maroc dispose d’un arsenal juridique évolué en matière de confiance numérique d’autant plus que le pays a fait le choix d’investissement dans les TIC et l’offshore comme levier de croissance économique. C’est au niveau de l’application des textes de lois où tout doit se jouer. Dans cette perspective, il faut rappeler que le volet « Confiance Numérique » de Maroc Numeric 2013 a prévu de nombreuses actions censées rendre la mise en application des textes de lois bien réelle. Nous pensons notamment au volet sensibilisation et formation des acteurs tels que (Magistrats, Juges d’instruction, avocats, etc….). Mais, il ne faut pas se limiter à cette approche dissuasive. Il faut valoriser le débat sur la sécurité des systèmes d’information au point de le considérer comme un enjeu de la sécurité nationale. Sur un autre aspect, nous plaidons pour une démarche pragmatique pour profiter des compétences de l’underground marocain de hacking à travers le développement de formation et d’offres de ethical hacking. Les jeunes, y compris les adolescents est un trésor humain et technique à valoriser pour encourager l’émergence de compétences de pointe dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information. Cette démarche de canalisation d’énergie et de réhabilitation des hackers peut servir les intérêts du pays et mieux se protéger surtout dans un contexte mondial marqué par la montée des actes de déviance dans le cyberespace. Numéro 4 / Février - Mars 2013 37 Dossier spécial L Votre analyse insiste beaucoup sur le volet humain, or , le développement des compétences exigent l’investissement dans les formations sur les métiers de la sécurité des SI. Qu’en est-il de ce volet au Maroc ? Aujourd’hui, le système éducatif dispose d’une offre timide en matière de formation sur la sécurité des SI. Les formations sont basiques et généralistes et parfois sans prise sur la réalité. Il s’agit, principalement, de formations académiques Or, il est nécessaire de renforcer et d’améliorer le dispositif de formation de nos ingénieurs et de nos jeunes pour développer une pépinière de ressources 38 Numéro 4 / Mars 2013 à fort potentiel en mesure de se spécialiser et exceller dans le domaine de la sécurité informatique. A cet égard, il est recommandé d’encourager la certification des jeunes professionnels et des ingénieurs sur les standards internationaux liés à notre domaine. Objectif : disposer de ressources qualifiées conformément aux bonnes pratiques internationales. C’est le cas, à titre indicatif des certificats CISA, CISSP, CEH et CISM. Au-delà des enjeux de qualité, la formation sur la sécurité, IT est une vraie réponse au défi de l’adéquation de la formation avec la demande non seulement du marché national mais aussi international. Le Maroc peut capitaliser sur son système éducatif pour fournir davantage de ressources à vocation internationale dans l’objectif de servir la montée de la demande internationale sur les métiers de la lutte contre la cybercriminalité. Propos recueillis par Rachid Jankari Numéro 4 / Mars 2013 25 27 Dossier spécial Cybercriminalité : menaces et contre-mesures ! L a cybercriminalité ou piraterie informatique, est une nouvelle forme de criminalité, rendue possible par la démocratisation de l’accès à l’outil informatique et à Internet, et ponctue régulièrement l’actualité d’événements qui la font la Une de la presse spécialisée ou même généraliste. Juridiquement, la cybercriminalité est définie comme l’ensemble des infractions pénales qui sont commises via les réseaux informatiques. Citons quelques exemples récents : • Mai 2012 – Piratage de l’Elysée : Intrusion au sein du réseau informatique de l’Elysée par un procédé d’ingénierie . L’attaque à été conduite selon plusieurs sources par le …….. gouvernement américain, un des plus solides alliés de la France. Le vers introduit a permis d’accéder aux ordinateurs des plus proches conseillers de l’ex-président français Nicolas Sarkozy afin d’exfiltrer des notes secrètes, des plans stratégiques, bref des informations de premier ordre, ultra confidentielles. • Février 2012 – Piratage Nasa, Pentagone : Un jeune pirate Roumain révèle des failles de sécurité sur les serveurs de la Nasa et du Pentagone, après avoir eu accès à des informations confidentielles (données satellitaires). Partageur, il a aussi publié sur son blog une vidéo qui montrait ses attaques contre les agences américaines. • Mai 2011 - Piratage de Sony : Piratage de 130 serveurs abritant 77 millions de compte PSN (PlayStation Network). Cette attaque ultra sophistiquée puisqu’elle fut cachée par le lancement de 10 attaques DDoS en parallèle. Le résultat fut le vol de données personnelles et surtout celui des numéros de carte de crédit qui furent mis en vente libre sur Internet tout de suite après. • Avril 2011 – Piratage de Barracuda Networks : Intrusion dans la base de données interne de l’entreprise par le biais d’une attaque de type « injection SQL » et ce malgré la présence d’un firewall applicatif. L’attaquant 40 Numéro 4 / Février - Mars 2013 avait exploité une vulnérabilité sur un simple script php et a pu acceder à des programmes marketing de la société ainsi qu’à des données personnelles de ses employés. • Mars 2011 – Piratage RSA : qui est sécurité d’EMC, a été victime d’une récente attaque visant à lui dérober des informations propriétaires. Le vol portait les « seed records » qui sont le mécanisme clef du produit phare de RSA : SecurID. Ce qui en théorie permettrait de casser toute la sécurité des clients de RSA utilisant le produit SecurID. Ces quelques exemples montrent que la motivation des attaquants n’est plus ou rarement le défi mais le vol sous toutes ses formes (cartes de crédit, données personnelles, informations confidentielles …etc.) et aussi la malveillance (suppression de données, déni de services contre des serveurs ou des applications) dans certains cas. De même le profil de l’attaquant est de moins en moins l’adolescent esseulé mais plutôt le hacker chevronné qui mène grand train de vie par le biais son activité ou l’autorité étatique voisine « amie » ou ennemie. r L cybercriminalité en 2013 Selon plusieurs acteurs internationaux de la sécurité du SI, l’année 2012 a été celle de : • La confirmation des menaces sur les mobiles : Tous les OS sont concernés mais Android est à présent le plus vulnérable puisqu’il a été la cible de plus de 100 000 attaques durant l’année 2012. • Les défis du BYOD : de plus en plus de salariés utilisent leurs propres terminaux (Smartphone, tablette) dans le cadre de leur activité professionnelle pour accéder à leur messagerie ou accéder à des applications de l’entreprise, ce qui constitue un grave problème puisque chaque terminal se transforme en trou de sécurité. • du hacktivisme, c’est-à-dire le militantisme via le piratage informatique. En effet des hackers embrassent la cause d’organisations écologiques ou humanitaires et mènent des attaques pour les défendre contre les Etats ou des multinationales. • le piratage des machines notamment médicales (pacemaker) • pannes accidentelles suspectes survenues chez Amazon, Dropbox, Flipboard ou Pinterest. • Cyberconflits (Israel et Etats-Unis contre Iran, virus Stuxnet), (Etats-Unis contre France, voir ci-dessus) …etc. A noter que des actes de tortures ont perpétrés par le régime syrien contre les opposants pour obtenir leurs identifiants à des fins d’espionnage. • Recrutement massif d’experts en cyber défense par les Etats. Ces recrutements sont destinés à accroître les capacités opérationnelles militaires dans le cyberespace (Internet et autres réseaux informatiques). Selon les observateurs de nouvelles stratégies de dissuasion pourront se mettre en place à l’instar de ce qui est dans le domaine du nucléaire. • Les attaques ciblées (comme celle survenue à l’Elysée) • Prolifération des ransomwares. Ces malwares bloquent les terminaux jusqu’au paiement d’une rançon. • Apparition des HaaS (Hack as a Service) ou CaaS (Crime as a Service) : des Hackers vendent leur « prestations » à des clients pour nuire à des concurrents ou pour les espionner. Pour l’année 2013, les mêmes experts prédisent : • La continuité des menaces sur les mobiles et particulièrement les Smartphones avec l’apparition d’applications « piégées ». En téléchargeant l’application, l’utilisateur infecte luimême son téléphone, le voit appeler des numéros surtaxés ou bien achète des applications payantes sans son consentement (c’est le cas par exemple de l’application Android/Marketpay.A). Une autre évolution dans ce sens serait que ces malwares puissent se propager automatiquement sur les téléphones vulnérables, donc sans l’intervention de l’utilisateur, et se lancent dans des achats à son insu. • De plus en plus de téléphones ont le protocole de communication NFC activé, transformant le téléphone en un moyen de paiement pour les petites sommes comme pour acheter des timbres ou régler sa boisson. Des applications malveillantes peuvent être utilisés pour voler de l’argent, ainsi un individu équipé d’un téléphone et d’une telle application pourrait se balader dans un lieu bondé (foire, aéroport …etc.) pour infecter des téléphones et voler en même temps. • Windows 8 serait certainement la prochaine cible malgré toute l’attention qui a été portée à ce nouveau système d’exploitation contre les logiciels malveillants. • Des attaques à grande échelle sont à prévoir notamment avec l’engouement vers le hacktivisme, contrairement aux autres cette activité a pour raison d’être la protestation et est accompagnée d’actions spectaculaires : campagne DDoS, sabotage d’ordinateurs, destruction massive de données …etc. • HTML5 : est le futur standard des pages web. Il offre une API qui supporte le stockage de données en local, l’accès aux périphériques, la visualisation en 2 et 3 dimensions ou la possibilité de se passer des plug-ins …etc. 74% des utilisateurs en Amérique du nord, 72% en Asie et 83% en Europe utilisent des navigateurs compatibles HTML5, en fait tous les navigateurs récents sont compatibles HTML5. Les sites aussi sont entrain d’adopter HTML5 au vu de sa richesse fonctionnelle. En effet HTML possède la fonctionnalité de faire tourner des applications directement sur le navigateur sans faire appel à l’OS (à l’instar de Java et de ses bibliothèques). Les possibilités fonctionnelles de HTML5 sont du pain béni pour les attaquants qui pourront exploiter les multiples vulnérabilités qui apparaîtront • Les spams dont la provenance ne sera pas des relais ouverts ou du botnet mais des téléphones infectés. • Les activités telles que le Hacktivisme ou le HaaS continueront sur leur lancée. Numéro 4 / Février - Mars 2013 41 Dossier spécial L Nouveaux usages et risques associes De nouveaux usages sont apparus depuis les cinq dernières amenant à de nouveaux risques pour les entreprises, comme pour les particuliers : • Réseaux Sociaux : l’utilisation massive des réseaux sociaux par les particuliers comme par les entreprises est depuis quelques années un fait incontestable : • Voix sur IP : La voix sur IP s’est généralisée chez Bref cet engouement massif pour les réseaux fait courir de nombreux risques dont : - L’atteinte à la vie privée : vols de données personnelles, identification des préférences et des centres d’intérêts des utilisateurs, vols de données sensibles sur les réseaux sociaux d’entreprises. - Ventes des données personnelles à différents « partenaires » des réseaux sociaux. - L’identification des centres d’intérêt des utilisateurs entraine des spams ciblés. - L’usurpation d’identité : par exemple le nombre de fausses pages de personnalité pullulent sur facebook. - La possibilité pour un escroc de pouvoir cibler de potentielles victimes. - Plus grave encore, la possibilité de détourner des mineurs en se faisant passer un enfant. les entreprises (IP PBX), chez les particuliers (skype, Google Hangout) mais plus important que cela tous les opérateurs télécoms alternatif (comme INWI au Maroc) n’utilise que la voIP pour véhiculer les communications orales. On s’attend même que le marché puisse doubler d’ici 2015 . Les risques encourus par ce large déploiement sont : - Vulnérabilités sur la couche réseau : Comme la voix devient de la donnée (informatique), un réseau voIP est vulnérable à tout type d’attaque contre un réseau informatique. En effet un hacker peut lancer des attaques de type « DoS » (Déni de Service) ou « flooding » (saturation) contre un réseau voIP pour le surcharger et le rendre non opérationnel. - Ecoute de communications : l’attaquant peut être intéressé par le contenu des conversations, il pourrait donc « mirrorer » (copier l’ensemble des paquets) vers site distant et écouter tranquillement toutes les conversations confidentielles. - Vulnérabilités liés à l’alimentation électrique : Un réseau voIP est encore plus vulnérable à l’énergie électrique que ne l’est un réseau analogique. - Surcharge du réseau de l’entreprise : Si les flux voix et données ne sont pas correctement séparés (utilisation de vlans) et optimisés (utilisation du QoS), le réseau informatique peut devenir saturé ou la voix inutilisable - Vulnérabilités sur la couche applicative : à l’instar de la couche réseau, la couche applicative, c’est-à-dire les softphones, le gestionnaire des lignes (call manager), peut elle aussi être victime d’attaque ou de virus ciblés. • Smartphones : Selon le Gartner, les ventes des • Réseaux sans fils : La particularité des réseaux Smartphones en 2013 représenteraient plus de la moitié (54%) des ventes des téléphones portables et seraient même supérieur à la vente des PC portables. Or un Smartphone est encore plus vulnérable qu’un PC portable. sans fils (wifi, bluetooth) c’est qu’ils fonctionnent par propagation d’ondes électromagnétiques, ce qu’il les rend vulnérables à encore plus de risques : - L’écoute du réseau à distance si le réseau n’est pas solidement crypté. - La facilité d’installation par n’importe quel salarié fragilise le réseau de l’entreprise elle-même puisque le wifi installé devient une porte d’entrée clandestine sur le réseau interne de l’entreprise. - Le « War Driving », c’est-à-dire la possibilité de r - Facebook : plus d’un milliard d’utilisateurs - Twitter : plus de deux cents millions d’utilisateurs - Google+ : 135 millions d’utilisateurs actifs et 500 millions d’utilisateurs en tout - …etc. … uniquement pour les plus populaires. A cela, il fraudrait ajouter des milliers de réseaux sociaux d’entreprises (par exemple l’offre Google+ dans le bouquet de services Google Apps). Il peut être subtilisé facilement dans une cohue à un cadre identifié d’une entreprise ou pire être oublié dans un lieu public, ce qui peut constituer une mine d’or d’informations pour une entreprise concurrente. 42 De même un Smartphone est connecté en permanence sur Internet, le rendant à la portée d’un hacker qui n’aurait même pas besoin d’affronter la traditionnelle sécurité d’un réseau d’entreprise (firewall, IPS, antivirus …etc.). Last but not least, les virus et les attaques spécifiques aux Smartphones ont connu une croissance supérieure à 250% durant l’année 2012. Numéro 4 / Février - Mars 2013 r rouler en voiture en étant équipé d’un PC portable et d’une bonne antenne réceptrice Wifi et de lancer à la recherche d’un réseau à pirater. - Le vol de données qui est le corollaire d’une attaque d’un réseau mené avec succès. - Le brouillage de connexions qui est une sorte de déni de service mais au niveau électromagnétique. L Contre Mesures Une troisième étape consiste à sécuriser les nomades qu’ils soient PC portables, tablettes ou téléphones portables par la mise en place d’une véritable politique de gestion de ces équipements : standardisation des équipements, gestion et limitation des applications installées, attribution de droits limités, protection des mobiles, chiffrement des disques durs, déploiement de solution de protection. Face à ces menaces et à ces nouveaux usages comment les entreprises marocaines pourront se protéger ? Travailler sur les procédures (déploiement, exploitation, gestion d’incidents, gestion d’incidents… etc.) , rédiger les bonnes pratiques et communiquer envers les utilisateurs. Tout d’abord faire preuve de bon sens et distinguer la sécurité périmétrique, c’est-à-dire liée aux locaux et à l’infrastructure de l’entreprise et donc plus facile à cerner et à protéger de celle des nomades qui ne sont pas toujours là et sont plus vulnérables. Chaque salarié doit être sensibilisé par rapport à l’importance de la sécurité pour la pérennité de l’entreprise ainsi que du rôle qu’il a à y jouer. Une première étape consiste à protéger avec un parefeu de nouvelle génération afin de protéger son réseau. Les pare-feux traditionnels ne sont plus du tout suffisants, parce que le plus difficile est de se protéger contre le flux autorisé : par exemple la messagerie ou la navigation Internet. En effet il est possible d’infecter tout un réseau ou d’introduire des cheveux de Troie rien qu’en navigant sur Internet. Ainsi équipé, il faut mettre en place une bonne politique de sécurité du contenu (filtrage web, protection contre les virus réseaux, les applications malveillantes ou consommatrices de bande passante …etc.). Le pare-feu devrait aussi protéger le réseau du flux sortant afin d’isoler les postes infectés qui outre les dégâts qu’ils risquent de causer en interne pourront aussi nuire à la réputation de l’entreprise. Une deuxième étape consiste à mettre une bonne politique de gestion des identités, c’est-à-dire, authentifier tous ceux qui utilisent le réseau qu’ils soient internes ou externes et journaliser leur activité. Ainsi, il est toujours possible de savoir qui a fait quoi et faire des analyses plus justes en cas d’incidents. La gestion des identités permet aussi d’affiner les autorisations et donc d’associer des profils adaptés aux utilisateurs en fonction de leurs besoins. Pour plus de sécurité, la gestion des identités devrait s’appuyer sur un autre facteur (clef USB avec certificat, token OTP , logiciel sur smartphone) que le simple couple identifiant et mot de passe. Auditer régulièrement la sécurité de son système d’Information et mettre en place les recommandations de l’audit afin de renforcer continuellement la sécurité. Tweets • Le secteur de la relation client au Maroc emploie actuellement plus de 45 000 personnes et génère plus de 5 Md de DH de chiffre d’affaires à l’export. • Lors de la dernières AG extraordinaire de l’Association Marocaine de la Relation Client «AMRC», le directeur de Outsourcia, Youssef Chraibi a été réélu président. • La filiale marocaine de site d’annonces gratuites www.avito.ma revendique la première position sur ce segment d’activités et le top 3 des sites marocains les plus visités. • Avito.ma emploie actuellement 15 personnes dont 10 personnes dédiées à la modération des annonces. • Samsung Maroc lance le mois de mars sur le marché le Notebook série 9, ainsi que l’ATIV Smart PC. Numéro 4 / Février - Mars 2013 43 Télécoms Comment réduire et maîtriser ses dépenses télécoms au Maroc ? L Anas Alhilal [email protected] Bio-express Anas Alhilal Directeur général Medina Telecom, Anas a occupé des postes de gestion de projet, Marketing et avant-vente chez plusieurs opérateurs Telecom, sociétés de conseil et éditeurs software en France. Il a ensuite été à l’origine de la solution UniBOX de maîtrise des coûts Telecom en entreprise qui remporte plusieurs distinctions. es dépenses Telecom représentent une part grandissante des charges d’exploitation des entreprises. Il devient de plus en plus nécessaire de maîtriser ce poste de dépenses. Le marché des Télécommunications au Maroc est actuellement en pleine évolution. Sous l’impulsion des offres pour particuliers, les services Telecom pour entreprises ne cessent de se diversifier et les prix deviennent compétitifs. Les dépenses de communication font partie des trois plus importantes charges d’exploitation. Forrester Research Comment réduire les dépenses télécoms ? Afin de minimiser les coûts Telecom et utiliser de manière optimale les services souscrits, une entreprise doit avoir l’idée la plus précise possible de ses besoins et choisir entre les offres des opérateurs celles qui sont les plus adaptées en termes de prix et de niveau de service. • Fixe : La téléphonie fixe pour entreprises est dominée largement par l’opérateur historique, celuici propose des offres d’appels illimités vers tous les fixes Maroc Telecom. Dans la plupart des cas, cette offre s’avère avantageuse car elle permet de maîtriser les coûts des communications vers les fixes 44 Numéro 4 / Février - Mars 2013 sans se soucier des durées d’appel. • Mobile : Les trois opérateurs nationaux proposent des offres assez similaires pour les abonnements mobiles. Pour maîtriser ses dépenses de téléphonie mobile, il convient de suivre les bonnes pratiques suivantes : • Demander les factures détaillées et traquer les communications hors-forfait • Tenir un suivi des durées d’engagement pour chaque ligne • Plafonner les forfaits pour les collaborateurs dont les fonctions ne sont pas fortement liées à l’usage du téléphone portable • Opter pour le même opérateur pour toutes les lignes mobiles afin de bénéficier des offres d’intraflotte (appels gratuits illimités entre collaborateurs) r Certes, Meditel et Inwi offrent des services Fixe en s’appuyant sur une boucle local radio (sans fil), mais celles-ci ne présentent pas la même fiabilité et qualité que les communications par le réseau filaire. En attendant que le dégroupage soit mis en œuvre de manière plus efficace, les offres Fixe Maroc Telecom s’imposent comme choix par défaut. 20% à 30% d’économie grâce à la facturation à la seconde dès la première minute. Medina Telecom S’agissant de la téléphonie mobile, la situation est très différente. Les trois opérateurs étant chacun propriétaire de leurs réseaux GSM, le rapport de forces est plus équilibré. Il n’y a globalement pas de grandes différences de prix entre les offres Mobile des trois opérateurs. Cependant, Inwi présente la particularité de proposer la facturation à la seconde dès la première minute ce qui selon nos estimations peut donner lieu jusqu’à 30% d’économie. Ce qu’il faut retenir ! Il est nécessaire pour l’entreprise d’aujourd’hui de maîtriser ses dépenses Telecom et avoir de la visibilité sur sa consommation. 7% à 12% de surfacturation des services Telecom par erreur. Aberdeen Group Cette gestion active permet aux entreprises de : • Connaître l’état exact des dépenses Telecom • Détecter les erreurs de facturation commises par les opérateurs • Observer les évolutions des dépenses • Mettre en place une politique d’achat uniforme • Responsabiliser les utilisateurs • Avoir une vision d’ensemble des utilisateurs L’optimisation des communications mobiles peut réduire les dépenses mobiles de 25% à 35%. Gartner Research Choix de l’opérateur La téléphonie fixe reste dominée par Maroc Telecom qui est le seul opérateur (à ce jour) à pouvoir acheminer des lignes RTC (paire de cuivre) jusqu’au client final. Le dégroupage n’ayant pas donné les résultats escomptés, l’opérateur historique reste largement en position de force pour la téléphonie fixe. r Numéro 4 / Mars 2013 41 Mobilité Les usages en mobilité : Etat des lieux et perspectives ? Rachid El Habi Est un Manager au sein de Neoxia Maroc. Il y est responsable de l’Offre Mobile et du conseil en management des SI. Lauréat de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs en 1997, il a piloté l’entité SI et Contrôle de Gestion de la société Attijari Locabail (Filiale de la BCM et Paribas), puis l’entité SI de Maroc Connect (filiale de Wanadoo) avant de rejoindre l’opérateur Méditel. Il est certifié PMP, CISA et ITIL. Rachid El Habi, dirige les projets mobiles au sein de Neoxia Maroc et coordonne les axes de recherche sur la mobilité au niveau du groupe Neoxia. • Travailler à distance en accédant aux systèmes d’information de l’entreprise ; L • Se divertir : par de la musique, jeux et films. Rachid El Habi Manager chez Neoxia [email protected] • Les préférences : construites par l’historique des décisions prises par l’usager et qui sont partagées (dans l’application ou dans les réseaux sociaux). 46 Numéro 4 / Février - Mars 2013 • Superviser ou contrôler à distance : en étant notifié d’évènements spéciaux provenant d’un système d’information ou faire de la vidéo-surveillance ; • Effectuer des transactions commerciales électroniques : achat et vente avec fonctionnalités de paiement ; es applications mobiles se distinguent des applications classiques sur PC par leur caractéristique d’intimité et par la prise en compte d’informations contextuelles de son utilisateur. Le concept du ‘contexte’ de l’utilisateur en mobilité est défini par Forrester à travers les trois éléments suivants : La récupération du contexte de l’usager est devenue plus facile grâce à l’intégration, aux terminaux, de nouvelles fonctionnalités logicielles et composantes électroniques comme la caméra, GPS, accéléromètre, capteurs, NFC (Near Field Communications), etc. • Apprendre : lire un ebook ou utiliser une application éducative ; • Accéder ou bénéficier d’un service (professionnel ou institutionnel) tel que consulter son solde bancaire ou faire une demande auprès d’une administration publique ; Les smartphones & tablettes ont bouleversé nos habitudes et leur nombre d’usagers s’est accru de quelques 821 millions à travers le monde en 2012. Aussi puissants que des PCs, ils permettent la navigation sur le Net, l’achat en ligne ou la consultation d’outils professionnels. • L’attitude : à travers les sentiments et émotions déduites des actions de l’usager. • Enregistrer et stocker du contenu documentaire ou multimédia ; • Collaborer : partager des documents ou du contenu multimédia ou accéder à un réseau social ; Bio-express • La situation : qui peut être caractérisée par le temps actuel, l’emplacement, l’altitude, les conditions environnementales, la vitesse, etc. • Communiquer : échanger par voix, texte ou vidéo ; A la base, les applications mobiles, qu’elles soient natives, ‘mobile web’ ou hybrides, viennent pour répondre aux besoins des usagers qui vont principalement : • S’informer : chercher de l’information sur un moteur de recherche, naviguer sur des sites web, lire des news ou consulter un annuaire ; Conscientes des enjeux de la mobilité, les entreprises et administrations commencent à offrir à leurs clients, prospects ou partenaires, de nouveaux services mobiles innovants qui associent les besoins des usagers, les capacités des terminaux (et éventuellement du SI), à des opportunités de création de valeur. Ainsi, viennent de naître de nouveaux « m-services » comme le m-health, m-commerce, m-government, m-marketing, m-ticketing, m-coupon, m-banking, m-finance ou encore des applications plus orientées contenu, information ou réseaux sociaux. Actuellement, un exemple d’usage chez les sociétés d’assurance est de mettre à disposition de leurs clients une application mobile pour déclarer un accident avec prise de photos des dégâts constatés. La société Sanofi-Aventis offre, de son côté, une possibilité de collecter et traiter les mesures de niveau de sucre dans le sang, en temps réel, sur un mobile connecté à un ‘blood glucose meter’. Le gouvernement américain, quant à lui, offre à ses citoyens une plateforme dédiée (apps.usa.gov) pour accéder à plus de deux cents applications mobiles fournies par les différentes administrations fédérales. Dans le domaine des jeux, la société finlandaise Rovio Mobile a développé, initialement sur mobile, le jeu Angry Birds qui a atteint, en mai 2012, le milliard de téléchargements toutes versions et plates-formes confondues. De nos jours, les entreprises sont appelées à identifier sur leur chaîne de valeur métier, le bon maillon où greffer des solutions mobiles qui puissent améliorer l’interaction avec le client et lui apporter de la valeur ajoutée tout en lui assurant une expérience intuitive, simple, rapide et si possible amusante. Les nouvelles capacités technologiques des terminaux mobiles offrent de plus en plus des leviers d’innovation et des opportunités pour impacter le business des entreprises. Nous verrons, dans un futur proche des terminaux équipés de capteurs chimiques qui peuvent servir, par exemple, à évaluer la fraîcheur des aliments ou une caméra 3D intégrée pouvant servir à un contrôle par les gestes. Les solutions mobiles présentent, aussi, de nouvelles opportunités d’amélioration de la productivité des collaborateurs et plus d’efficacité des processus métiers une fois les capacités des applications mobiles combinées aux capacités des systèmes d’information des entreprises. Cependant, ces systèmes d’information doivent, au préalable, justifier d’un minimum d’ouverture pour pouvoir échanger avec les applications mobiles tout en assurant la sécurité. A l’horizon de 2015, Gartner prévoit plus de 6,7 milliard de smartphones au monde. La maturation et la standardisation des technologies et des solutions mobiles, l’intégration de nouvelles capacités et capteurs aux terminaux et la combinaison avec le cloud computing nous feront sûrement vivre de nouvelles expériences bouleversantes durant les prochaines années. L’ère du mobile n’a fait que commencer ! Numéro 4 / Février - Mars 2013 47 Pratique Pratique Cloud, vous avez dit Cloud? Microsoft présente l’Initiative 4Afrika pour aider à améliorer la compétitivité des pays du continent [email protected] Bio-express M Mme Zoubida Haloui Avec 15 ans d’expérience en tant que directeur commercial et directeur général dans le monde des TIC, Mme Zoubida Haloui a rejoint Kerensen Consulting comme Country Manager pour Kerensen Consulting Maroc. Elle participe ainsi à la définition et la réalisation de la stratégie de l’entreprise et ses objectifs au Maroc. D ans le monde professionnel, le cloud est en train de révolutionner les systèmes d’information. Les solutions SaaS (Software as a Service) permettent de couvrir la plupart des processus métiers des entreprises, de la multinationale à la start up. L’adaptation et l’implémentation de ces solutions est agile et de courte durée, minimisant les coûts d’intégration. De plus, l’absence de gestion d’infrastructures garantit un retour sur investissement rapide. Côté utilisateurs, les solutions SaaS sont souvent perçues comme intuitives et ergonomiques, sont en outre adaptées à la mobilité et à la collaboration. Les utilisateurs peuvent se connecter à leur environnement depuis leur PC, leur mobile ou leur tablette et en différents lieux. Cette flexibilité d’utilisation favorise le partage d’informations, le travail collaboratif et donc l’efficacité de l’organisation. En termes d’adoption sur le marché marocain, le Cloud est en train de grimper. Aujourd’hui, un système d’information est mis en place pour stocker toutes les informations des entreprises et des institutions. L’une des principales raisons derrière la mise en place d’un SI réside dans la mobilité du personnel. Grâce au Système d’Information, l’information reste et circule en entreprise. L 46% des entreprises citent la rapidité d’accès à de nouvelles fonctionnalités comme étant un bénéfice clé du Saas Les 7 avantages du Cloud Computing : • Agilité et rapidité des projets d’implémentation 48 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Mme Zoubida Haloui Le Cloud et la méthode agile permettent de mener des projets en quelques semaines ou quelques mois avec un retour sur investissement immédiat. • Évolutivité L’évolutivité des solutions Cloud permet de suivre les innovations du marché pour optimiser les processus de votre entreprise et vous concentrer sur votre cœur de métier • Mobilité Aujourd’hui, il est indispensable d’accéder à l’information en temps réel et de n’importe où. Grâce aux solutions Cloud, vos outils professionnels deviennent mobiles. • Collaboration Grâce au « social cloud », il est désormais possible de coordonner les équipes, les opportunités d’affaires, les projets et les ressources avec fluidité, réactivité et transparence en interne comme en externe, avec vos clients ou partenaires. • Adoption utilisateurs Une application aussi pointue et aboutie soit-elle n’est efficace que si elle est utilisée. L’adoption utilisateurs est primordiale. Les solutions de marketing automation ou de CRM telles que salesforce.com sont ergonomiques, avec une interface graphique simple, agréable et intuitive qui permet une forte adhésion des utilisateurs dès le lancement. • Intégration avec votre SI Les applications Cloud permettent facilement de s’interfacer avec d’autres solutions SaaS ou avec des systèmes de back office. • Coût attractif Le coût est incontestablement un des avantages majeurs du Cloud. L’absence de frais d’infrastructure, de maintenance minorent les investissements de l’entreprise, permettant ainsi un retour sur investissement en quelques mois seulement. icrosoft a présenté récemment l’Initiative Microsoft 4Afrika, une nouvelle réalisation qui va permettre à l’entreprise de contribuer activement à l’essor économique de l’Afrique pour améliorer sa compétitivité sur les marchés mondiaux. D’ici 2016, l’Initiative Microsoft 4Afrika a pour objectif de mettre des dizaines de millions de dispositifs intelligents dans les mains de la jeunesse africaine, mettre en ligne 1 million de petites et moyennes entreprises africaines (PME), améliorer les compétences de 100 000 membres de la population active, et aider 100 000 jeunes diplômés à développer leurs compétences pour favoriser leur insertion professionnelle et en aidant 75 % d’entre eux à trouver un emploi. « Le monde a reconnu les promesses de l’Afrique et Microsoft désire investir dans ces promesses. Notre but est de permettre aux jeunes, aux entrepreneurs, aux développeurs, aux chefs d’entreprise et aux dirigeants de la société civile de concrétiser leurs bonnes idées pour aider leur communauté, leur pays, le continent, et même au-delà » a dit Fernando de Sousa, Directeur général, Initiative Microsoft 4Afrika. « L’Initiative Microsoft 4Afrika se fonde sur un double credo : la technologie a le potentiel de changer l’Afrique, et l’Afrique a le potentiel de changer la technologie pour le monde. » L Huawei 4Afrika : un téléphone sous Windows 8 Dans la première étape cruciale pour accroître l’adoption des dispositifs intelligents, Microsoft et Huawei présentent le téléphone Huawei 4Afrika - un téléphone sous Windows 8 pleinement fonctionnel, pré-équipé d’applications soigneusement sélectionnées et conçues pour l’Afrique. Tout d’abord, le téléphone sera disponible en Angola, Égypte, Côte d’ivoire, Maroc, Nigeria et Afrique du Sud dans le courant du mois. Le téléphone Huawei 4Afrika est le premier d’une série de dispositifs intelligents « 4Afrika » ; il cible les étudiants, les développeurs, et les utilisateurs débutants de smartphones et leur offre un accès abordable à la technologie de pointe pour qu’ils puissent se connecter, collaborer, et accéder aux marchés et opportunités en ligne. (voir communiqué et blog.) Samir Benmaklouf DG de Microsoft « L’initiative 4Afrika démontre l’engagement de Microsoft pour la démocratisation de l’accès à la technologie dans l’ensemble des pays Africains, mais aussi pour la formation et l’amélioration de l’employabilité des talents locaux », a déclaré Samir Benmakhlouf, directeur général de Microsoft, présent lors de l’événement. « Dans ce sens, nos différents programmes de collaboration au Maroc avec les instances publiques et privées auront encore plus d’impact dans le cadre de cette initiative. Cela nous permettra également d’offrir des solutions spécifiques à nos différents publics, et d’œuvrer pour encore plus de dynamisme et de compétitivité du tissu entrepreneurial marocain. » Pour aider les PME africaines, Microsoft a annoncé le lancement d’un nouveau centre en ligne qui permettra aux PME africaines d’accéder gratuitement aux produits nécessaires ainsi qu’aux services de Microsoft et autres partenaires. Ce centre va rassembler les services disponibles qui peuvent les aider à étendre leurs activités au niveau local, trouver de nouveaux débouchés à l’extérieur de leur rayon d’action immédiat, et accroître leur compétitivité. L’ «offre de bienvenue » de Microsoft sera un enregistrement de domaine gratuit pour un an et des outils gratuits aux PME éligibles qui désirent se munir d’une présence professionnelle sur le Web. Ce centre en ligne sera d’abord disponible au Maroc et en Afrique du Sud en avril et s’étendra à d’autres marchés au fur et à mesure. L’Initiative Microsoft 4Afrika sera étroitement reliée au réseau de Microsoft qui rassemble aujourd’hui plus de 10 000 partenaires en Afrique après 20 ans d’investissements et d’opérations sur le continent. Pour en savoir plus : http://www.microsoft.com/4Afrika Numéro 4 / Février - Mars 2013 49 RH & TIC Yun Soo Park, nouveau directeur général de LG Maroc Tweet Yun Soo Park ex-Président de LG Electronics Benelux (Hollande-Belgique-Luxembourg) L G Electronics, l’un des leaders du marche d’électronique Grand public vient d’annoncer la nomination de Yun Soo Park au Poste de directeur général pour sa filiale au Maroc et ce à partir de janvier 2013. Bénéficiant d’une expérience de 23 ans au sein du groupe LG Electronics, Yun Soo Park est diplômé d’un Master of Business Administration à l’Université de Washington et a occupé plusieurs postes de responsabilité durant son parcours essentiellement sur le marché Européen. Ainsi, Yun Soo Park fut Supply Chain Manager en Grande Bretagne entre 1996 et 1998, Marketing Manager en Allemagne entre 1998 et 2002 puis après un passage par le siège en Corée du Sud il revient en Europe en 2008 pour occuper le poste de Regional Business Leader au niveau du siège Européen jusqu’en 2010 où il est nommé Président de LG Electronics Benelux (Hollande-BelgiqueLuxembourg). Au sujet de sa nomination au Maroc, Yun Soo Park se dit très enthousiaste de rejoindre une filiale performante, un marché prometteur et un pays en plein développement. C’est d’ailleurs d’après lui l’un des trois marchés de la région Middle East and Africa qui se rapproche le plus de l’Europe avec l’Afrique du sud et la Turquie. Yun Soo Park affirme aussi que sa nomination dans la Région Middle East and Africa et tout particulièrement au Maroc est un vrai nouveau challenge dans sa carrière essentiellement Européenne et compte bien continuer dans la même lignée que ses prédécesseurs en se focalisant à développer la filiale LG Electronics Maroc en la faisant bénéficier à la fois de son expertise et son expérience dans des marchés hautement concurrentiels. 50 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Yassir Lamrani, nouveau directeur général de Casanet, filiale de Maroc Telecom Yassir Lamrani, 36 ans, a été nommé directeur général de Casanet, la filiale de Maroc Telecom dans les nouvelles technologies, les contenus et les services numériques. Diplômé de Sciences-Po Paris, Yassir Lamrani a une expérience professionnelle de 13 ans au sein de sociétés technologiques innovantes. Il débute sa carrière en tant qu’entrepreneur web et fut un des premiers acteurs marocains à développer l’offshore au Maroc. Il a été également un des pionniers dans les contenus et services mobiles. Il rejoint CASANET en 2006 et a œuvré pendant sept ans à développer les contenus et services internet pertinents pour les marocains. Côté associatif, Yassir Lamrani est membre du bureau national du Centre des Jeunes Dirigeants, et travaille particulièrement sur les problématiques de la compétitivité des PME ainsi que sur l’innovation. Il est également impliqué dans plusieurs autres associations. Yassir Lamrani est marié et est père d’un garçon de 5 ans. tribune libre Un logiciel de CRM commercial ne vaut pas l’investissement, à moins que… Karim Kadiri Bio-express Karim Kadiri Dirigeant du cabinet de formations commerciales « Natural Selling » depuis 1998 aux USA et depuis 2007 au Maroc. Détenteur du titre de commercial N°1 (mondial) en ventes Volvo, honoré au musée de cette marque à Gotheberg en Suède. Consultant en stratégies commerciales en partenariat avec le cabinet de conseil « Forconseil » au profit, entre autre, de l’ANPME et d’entreprises de secteurs variés tels le secteur automobile, pharmaceutique, l’industrie publicitaire et autre. [email protected] - www.naturalselling.biz I l est tout à fait courant de voir des investissements faramineux dans des logiciels variés et celui du CRM n’en est pas des moindres. Outre le coût souvent effarant de cette technologie, nous avons aussi le nombre d’heures-homme consommées à réinventer la roue dans la formation des équipes sur les nouveaux rouages du système. Lorsque nous tabulons tarif, temps et réticence du staff au changement, nous espérons au moins obtenir une efficience optimisée à long terme et un chiffre d’affaire accru de manière continue. Toutefois je me demande si cela est vraiment le cas dans notre pays. Afin qu’un logiciel de CRM commercial puisse porter les fruits escomptés, plusieurs éléments doivent être présents, éléments sans lesquels l’investissement tombe à l’eau. Plutôt que m’étaler sur toutes les facettes qui font le succès ou l’échec de ce logiciel, je ne soulèverai que le facteur humain dans cette brève analyse. Nous savons tous que l’acronyme CRM se traduit en Customer Relations Management qui signifie bien-sûr Gestion de la Relation Client. Si nous assimilons bien cette notion nous comprenons que l’idée derrière cet outil est l’accent mis sur la relation client sans laquelle le logiciel ne devient désormais qu’un programme de stockage inadéquat de noms et adresses. Un suivi depuis notre base de données n’a pratiquement pas de retombées positives si notre client n’avait pas été agréablement impacté par sa visite dans nos locaux. 52 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Qu’il s’agisse de la vente de service ou de produit physique au détail, l’élément crucial d’un CRM demeure cette relation client ! Nous entendons souvent un commercial expliquant qu’il avait accompli son devoir envers son client dans le détail mais que les résultats n’étaient pas au rendez-vous. « J’ai présenté mon produit, expliqué la tarification et fait le suivi nécessaire et pourtant… » ; L’élément manquant à cette équation est bien souvent la qualité de la prestation car il ne suffit pas de passer par un certain nombre d’étapes pour réaliser vente et fidélisation! Le CRM et donc la relation client commence par, entre autre, un accueil adéquat, une prestation adaptée à la personnalité et la mentalité du client et une connaissance conséquente de son propre produit ainsi que celui de sa concurrence. Il est de majeure importance de noter aussi que la relation client facilite l’octroi de toute la bonne information que nous voudrions idéalement détenir dans nos fichiers clientèle. Plus nous en savons et notons sur notre fiche prospect mieux nous serons équipés pour gérer cette relation à long terme. En conclusion je conseillerais à toute entreprise commerciale qui se doterait de ce logiciel incontournable de bien considérer des formations sérieuses sur l’approche client. Le succès du CRM repose sur deux éléments d’égale importance : L’aspect technologique qui ouvre les portes à tous les avantages compris dans les recoins du logiciel et l’aspect relation client sans lequel il n’y aurait jamais de ventes répétées, de fidélisation ou de rétention. Numéro 4 / Mars 2013 45 tribune libre Solutions informatiques pour la banque islamique : Quels challenges ? [email protected] L Wail Aaminou Bio-express Wail Aaminou est Directeur Général de Spectrum, un cabinet spécialisé en conseil et formation en finance conventionnelle et islamique. Il dispose de plus 12 ans d’expérience sur des thématiques la finance d’entreprise et de marché, M. Aaminou a conseillé divers clients nationaux et internationaux dans divers domaines fonctionnels. En parallèle à son activité professionnelle, M. Aaminou a été professeur adjoint à l’Université du Pays de Galles à Cardiff, à la Télécom Ecole de Management et à l’ENSIAS. Auparavant, il a occupé le poste de Président et le Secrétaire Général de l’association des ingénieurs de l’ENSIAS et est actuellement le Secrétaire général de l’ASMECI Casablanca (Association Marocaine des Etudes et Recherches en économie islamique). Il a également contribué à plusieurs publications et articles dans des magazines et des journaux locaux. M. Wail Aaminou est Fulbrighter de l’Université Duke (États-Unis), où il est titulaire d’un MBA en finance. Il est également titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’État ENSIAS (Maroc), et a complété le Cycle Supérieur de Gestion à l’ISCAE (Maroc). M. Wail Aaminou certifié CIMA et CIBAFI en finance islamique et actuellement prépare un Doctorat sur la sur la même thématique. 54 Numéro 4 / Février - Mars 2013 a Finance Islamique (FI) est entrain de transformer l’industrie financière mondiale avec des actifs dépassant les 1 300 Milliards de Dollars et 300 institutions présentes dans plus de 80 pays. Entre 2006 et 2011, la Finance Islamique a enregistré une croissance de plus de 150%, elle est composée de l’activité bancaire (majoritairement), du Takaful ou l’assurance, et des marchés des capitaux. Les prédictions convergent pour confirmer le potentiel de croissance de la finance islamique dans le futur. Cette croissance sera portée par trois fondamentaux : La population musulmane globale (environ 23%), le taux de pénétration encore faible de la finance islamique (environ 1%) et l’intérêt au niveau mondial notamment pour les émissions des sukuks et particulièrement avec l’assèchement des liquidités. Bien qu’elle opère dans le cadre d’un business model basé sur la conformité avec la Charia, une banque islamique reste avant tout une institution financière pour laquelle les systèmes d’information constituent l’épine dorsale du fonctionnement aussi bien pour supporter les activités «métier» et d’ « appui » de la banque que pour procurer un avantage concurrentiel. Le potentiel de la banque islamique a naturellement attiré des éditeurs de solutions bancaires conventionnelles tels que Temenos, Mysis et Tata Consultancy services. D’autres éditeurs, par contre, se sont positionnés exclusivement sur cette activité comme ITS et Path solutions. Ces éditeurs restent très compétitifs (2 éditeurs dans le top 3). L’industrie informatique pour la banque islamique, évaluée par Gartner à 276 Millions de dollars en 2009, devrait logiquement croitre à deux chiffres dans les années qui viennent. A l’instar des solutions bancaires conventionnelles, les solutions bancaires islamiques sont en quête constante pour améliorer l’excellence opérationnelle de la banque, sa proximité avec les clients ainsi que sa capacité à innover. Cependant, ces solutions confrontent quatre challenges spécifiques : L Complexité des opérations : Afin de satisfaire un besoin de financement ou de placement, le processus de la banque islamique sera plus complexe que celui d’une banque conventionnelle, toute chose étant égale par ailleurs. Pour illustrer, l’équivalent d’une opération de crédit de consommation simple dans le monde de la banque conventionnelle est un financement mourabaha qui consiste en une promesse d’achat d’un bien par le client, d’un achat du bien par la banque chez le fournisseur, de la livraison du bien, de la vente pour le client, de la livraison et du suivi des règlements. Ajoutons à cela que la conformité avec Charia impose une traçabilité précise des opérations précédentes dans le système d’information. L Taille réduite des banques : En dépit de la croissance spectaculaire de la finance islamique, la taille des banques islamiques reste très modeste comparée aux banques conventionnelles. A titre d’exemple, Al Rajhi Bank, l’une des plus grandes banques islamiques au monde, disposait de 49 milliards de dollars d’actif en 2010 contre 2 670 milliards de dollars pour BNP Paribas. En conséquence, les banques islamiques ne bénéficient pas de grandes d’économies d’échelles rendant ainsi plus élevé le rapport coût / bénéfices des solutions adoptées, ce qui en réduit la compétitivité. L Manque de compétences : Réussir l’implémentation des solutions informatiques bancaires suppose avant tout de disposer de compétences maitrisant aussi bien le volet technique que le volet métier. Le manque d’un pool profond de compétences à ce niveau porte préjudice aussi bien aux éditeurs qu’aux banques. Ainsi, les deux parties doivent investir dans la formation de leurs ressources ou de chercher les perles rares ce qui impose des coûts importants en conséquence. L Carence en application des Standards : La pratique de la banque islamique diffère d’un pays à un autre voir même au sein du même pays. La diversité des pratiques pose une contrainte pour les solutions informatiques qui doivent garantir une grande agilité et flexibilité, privant la banque islamique de bénéficier des économies d’échelle et générant des coûts supplémentaires. Certes, de grands efforts ont été entrepris par l’AAOIFI (The Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions) par exemple pour standardiser la pratique de la banque islamique mais le chemin reste encore long. r Numéro 4 / Mars 2013 41 Tribune libre Publi-rédactionnel Plaidoyer pour une ligne marocaine à grande vitesse ! LMPS accompagne Lydec dans son chantier de certification ISO 27001 [email protected] Bio-express Hicham AMADI Ingénieur d’état en monétique – Groupe d’école polytechnique- France Président Directeur Général 2WLS depuis 2009 Directeur général de 2WLS de 2005 à 2009 Consultant indépendant de 2004 à 2005 Consultant en monétique chez Atos Origin de 2002 à 2004 L ’ONCF, dans sa stratégie de développement, a décidé et choisi la technologie des Trains à grande vitesse dite TGV, pour le raccordement des villes Marocaines. Il s’agit d’une technologie fantastique, moins pollueuse, qui permettra de rapprocher les régions et de réduire d’une manière considérable la durée des trajets. Une innovation technique accompagnée d’une performance inédite. Hélas, pour acquérir cette technologie, il faut débourser la coquette somme de 25 milliards de DH (selon le site Stoptgv.com). L’investissement étant colossal, sa justification devrait être en béton. Selon le site tgvmaroc.ma, je cite « Malgré les importants enjeux financiers que présentent les infrastructures liées à la réalisation du Schéma Directeur du projet TGV Marocain, il va sans dire qu’elles sont de nature à opérer une mutation profonde dans l’articulation territoriale et à contribuer, de manière remarquable, au développement économique et social auquel aspire notre pays ». Si je comprends bien, cette technologie va opérer une mutation économique et sociale dans notre pays, seule bémol, je ne saurais dire comment ! La société civile, les associations professionnelles et l’état sont tous d’accord sur les réformes prioritaires au Maroc, la justice, la santé et l’éducation. Il va sans dire que le TGV permettra à un malade d’arriver de Tanger au CHU de rabat à temps, mais sans aucune garantie 56 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Hicham AMADI que le Médecin spécialiste soit présent. On a tous vécu l’expérience dans les hôpitaux publique ou privé, et avons constaté, avec stupeur, l’absence du médecin spécialiste, il faudra l’appeler, espérer sa disponibilité et attendre son arrivée. Il aurait plutôt fallu une ligne à grande vitesse pour réformer ce secteur et que les prestations de santé soient dispensées en temps et en heure. Un autre TGV serait utile pour accélérer le traitement des dossiers au niveau de la justice et mettre sur les railles cette réforme. Et enfin un TGV pour accélérer la réforme de l’éducation nationale, la préparation des générations futures étant la priorité de tous. La France qui a mis en place son TGV en 1981, n’a toujours pas fini de le payer, alors que les lignes du TGV français marchent plutôt bien. Doit-on attendre 30 ans pour pouvoir bénéficier des fruits de ce projet ? Enfin, nous sommes tous d’accord pour doter le Maroc d’une ligne à grande vitesse, seulement, nous ne voulons pas qu’elle serve au transport des marchandises ou des hommes, mais qu’elle soit le véhicule des réformes prioritaires et qu’elle apporte une évolution soutenue de notre conscience collective et nos mentalités. Alors oui, pour le TGV de l’emploi, le TGV de la santé, le TGV de la croissance. L’ISO 27001 est une norme internationale de la série ISO 27000 développée par l’Organisation de Normalisation Internationale ISO sur la base d’une norme britannique, elle fixe les exigences de conformité pour les systèmes de management de la sécurité de l’information. La série ISO 27000 comprend plusieurs normes indicées, thématiques et sectorielles (27002,… 27005) traitant chacune d’un des aspects de la Sécurité de l’Information. Elles traitent aussi bien de la gestion des risques que du pilotage de la fonction (indicateurs et tableaux de bord). La norme ISO 27001 est orientée processus et propose en toute logique une démarche d’amélioration continue de type PDCA Elle exige la mise en œuvre d’un système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI) fondé sur une politique de sécurité, la mise en place d’une organisation de pilotage de la sécurité et l’approche par les risques qui permis de définir un plan de traitement de risques sur mesure. Au Maroc, même s’il y a de plus en plus d’organismes qui adoptent des démarches de Sécurité de l’Information par la mise en place de SMSI, la certification à la norme ISO 27001 quant à elle progresse peu. C’est donc un évènement lorsqu’une entreprise marocaine décroche cette certification. Parmi les entreprises pionnières dans ce domaine, la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec), filiale du Groupe GDF Suez peut être cité en exemple. En effet, dans le cadre de sa vision à horizon 2015, la Lydec a inscrit dans sa politique de performance, la conformité de ses systèmes d’information à la norme ISO 27001. Au travers de la mise en place d’un SMSI, la Lydec fonde la sécurité de ses systèmes d’information sur des piliers (Plan-Do-Check-Act) ayant fait leur preuve dans les systèmes de management d’entreprise. Dans cette perspective de performance, la Lydec a souhaité certifier son système d’information comportant un réseau de plusieurs milliers d’utilisateurs et d’importantes infrastructures, tels que les datacenters et les locaux techniques, réparties sur le Grand Casablanca. la Lydec a bénéficié d’un accompagnement sur mesure de la part du cabinet LMPS Consulting « www.lmps-consulting. com », lui-même certifié ISO 27001. Durant cette mission, plusieurs chantiers ont été conduits au fur et à mesure de l’identification et de la validation des risques résiduels (formalisation des procédures, formation et sensibilisation, fiches projets d’infrastructures, …). Les chantiers de formalisme ont été grandement simplifiés dans leur réalisation en capitalisant sur l’existant en termes de système de management de la qualité (ISO 90 01) et de système de gestion des services (ISO 20000). Après plusieurs mois d’efforts, le changement souhaité a été atteint. Les processus de sécurité ont été définis, testés et évalués. Les indicateurs définis ont permis d’alimenter des tableaux de bord de prise de décision. Un audit à blanc indépendant a été mené pour confirmer la conformité de la mise en place des processus utiles à la certification ISO 27001. A l’issue de cet audit, une revue de direction a été conduite par le pilote du processus de gestion des systèmes d’information afin d’identifier les manquements et d’apporter des éléments de réponse pour la conformité du SMSI. Les exercices combinés de l’audit à blanc, des tableaux de bord et de la revue de direction du SMSI ont permis d’initier la dynamique d’amélioration du SMSI. L’audit de certification mené conjointement par l’IMANOR et par un organisme international de premier ordre a confirmé l’ensemble des résultats atteints lors de la mission d’accompagnement et a conclu à la délivrance d’un certificat ISO 27001 pour la Lydec faisant d’elle la première entreprise du secteur de la distribution de l’eau et de l’électricité au Maroc et en Afrique à être certifiée à la norme ISO 27001. LMPS ajoute Lydec à sa liste de clients certifiés ou conforme à ISO27001 ou PCI-DSS: Logica, Accolade, Maximails Maroc, Maroc Telecom, ONP, … Numéro 4 / Février - Mars 2013 57 tribune libre Des méthodes kadhafistes pour surveiller Internet au Maroc ? Bio-express Omar El Hyani est ingénieur, passionné de voyages Il anime un blog multi-thématiques sur www.elhyani.net Omar EL HYANI R appelez-vous, d’un épisode particulier de la chute du sanguinaire dictateur libyen : deux journalistes du Wall Street Journal (WSJ) découvrent stupéfaits l’existence d’un centre secret à Tripoli pour la surveillance d’activistes libyens sur Internet. Le centre disposait d’importants moyens informatiques dont un logiciel appelé Eagle et édité par la société française Amesys. Que permet de faire ce logiciel ? Le manuel d’utilisation de Eagle est on ne peut plus clair : « Le système récupèrera toutes les données, et fichiers attachés, associés aux protocoles suivants : Mail (SMTP, POP3, IMAP), Webmails (Yahoo! Mail Classic & Yahoo! Mail v2, Hotmail v1 & v2, Gmail), VoIP (SIP / RTP audio conversation, MGCP audio conversation, H.323 audio conversation), Chat (MSN Chat, Yahoo! Chat, AOL Chat, Paltalk -qui permet aux utilisateurs de Windows de chatter en mode texte, voix ou vidéo, Http, Moteurs de recherche (Google, MSN Search, Yahoo), Transferts (FTP, Telnet) ». Il s’agit en gros d’un logiciel de « Deep Packet Inspection », capable de récupérer et inspecter des données circulant entre libyens, et même de dresser des cartographies de relations en fonction des personnes contactées et de la fréquence des échanges. L’enquête du WSJ avait bien révélé que les services libyens avaient utilisé le logiciel pour épier des conversations entre activistes sur Yahoo Chat et via email. Le gouvernement marocain est-il tenté d’utiliser des méthodes du défunt Kadhafi pour surveiller Internet ? Tout porte à le croire malheureusement. 58 Numéro 4 / Février - Mars 2013 Le « Canard enchainé » français avait publié en février 2012 une facture de 2 millions de dollars destinée au gouvernement marocain de la part de la société Serviware, filiale d’Amesys, elle-même filiale du groupe Bull. La facture porte mention du « Projet Popcorn », mais ne donne pas plus de détails sur la consistance de la commande. Mais selon le « Canard Enchaîné », le même logiciel aurait été fourni au Qatar et à la Syrie ! C’est dire la nature démocratique des régimes clients d’Amesys. Si aucune réaction officielle des autorités marocaines n’a été enregistrée, il ne serait pas du tout étonnant que le régime marocain se mette à surveiller ceux qui l’enquiquinaient il y a 2 ans avec les manifestations du mouvement du 20 février, et le vent de liberté d’expression qui souffle sur l’Internet marocain depuis. Mais ne faudrait-il pas rappeler que l’article 24 de la Constitution marocaine stipule explicitement que « Toute personne a droit à la protection de sa vie privée. Les communications privées, sous quelque forme que ce soit, sont secrètes. » Le régime se cache malheureusement très souvent derrière le prétexte de lutte contre le terrorisme et de lutte contre les fraudes pour justifier ces pratiques. Sauf que ce même article de la Constitution stipule que « Seule la justice peut autoriser, dans les conditions et selon les formes prévues par la loi, l’accès à leur contenu, leur divulgation totale ou partielle ou leur invocation à la charge de quiconque ». Quid de la pratique ? Ce n’est un secret pour personne qu’elle est souvent loin de toute règle juridique… Numéro 4 / Mars 2013 43