Entreprise et Gestion 1
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Entreprise et Gestion 1
GESTION ANNEE 2005-2006 ~ SEMESTRE 1 CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTES DEFINITIONS DE L’ENTREPRISE Section 1: Approche entrepreneuriale Section 2 : Approche organisationnelle Section 3 : Approche comptable CHAPITRE 2 : L’ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE Section 1 : L’environnement financier Section 2 : L’entreprise et le marché du travail Section 3 : L’environnement concurrentiel de l’entreprise CHAPITRE 3 : LA GESTION DE L’ENTREPRISE Section 1 : La gestion financière Section 2 : La gestion commerciale Section 3 : La gestion des ressources humaines 1/63 Introduction : Quelle est la place de l’économie d’entreprise dans le morcellement actuel de la science économique ? Qu’est ce que la science économique ? 1) 2) 3) 4) La théorie pure : domaine indifférent aux applications dans le domaine pratique qui étudie essentiellement les relations entre les hypothèses et l’ensemble des conséquences La théorie interprétative = A partir de statistiques et de concepts théoriques, essayer d’interpréter les phénomènes naturels comme le chômage… L’élaboration de statistiques de base = A partir de tableaux de chiffres, transformer cette matière brute pour qu’ils soient interprétables, les trier, les ordonner. (INSEE) La construction de modèle macroéconomique : pour essayer de prévoir le futur en fonction de différentes hypothèses. Essayer d’analyser les différents domaines de décisions, évaluer. Explication de la théorie interprétative : Crise récente. Après 2GM, Paul Samuelson a proposé aux économistes une synthèse : la synthèse néoclassique. Paul Samuelson a obtenu le consensus des économistes. 1) Avec les outils économiques, importance fondamentale de la microéconomie 2) Se référer à la macroéconomie JM Keynes : la Demande globale de l’économie peut stimuler pour relancer l’économie, la demande 3) 1958, W. A. PHILLIPS : Il existe un choix de politique économique entre un certain taux d’inflation et un taux de chômage considérable. Si le taux d’inflation augmente, le taux de chômage diminue Si le taux d’inflation diminue, le taux de chômage augmente La courbe de Phillips ne gagne pas tous les pays €péens à la fin des années 1960. = instabilité courbe de Philips, ce qui détruit le consensus. Ce consensus a donné naissance à plusieurs courants : le courant keynésien : étude du salaire et du travail : Mrs J. Robinson, Nicolas Kaldor, Minsky le courant synthétique : synthèse de Keynes et Walras = théorie moderne des déséquilibres la rigidité de certains prix et salaires va entraîner des rationnements pour les agents économiques qui entraîne des reports. Le courant monétariste : apparu fin des années 1950, représenté par Milton FRIEDMAN. La demande de monnaie est stable. Il existe un taux de chômage et d’inflation à CT, à LT on a forcément un chômage. Le courant des anticipations rationnelles : début 1970 : Lucas, Sargent, Wallace On a tous les moyens d’anticiper le futur. L’action de l’Etat est relativement inutile si elle est très prévisible par les agents économiques comme les entreprises qui anticiperaient = anticipations rationnelles. Sauf si l’Etat a la ruse d’agir par surprise => efficacité. La croissance endogène : insiste beaucoup sur les dépenses dans l’éducation et sur l’importance des innovations pour déclencher une croissance auto entretenue = endogène. Conclusion : (les dépenses d’éducation = capital humain) *Actuellement, l’économie politique connaît plusieurs courants très différents. On est très loin d’une synthèse ou d’un consensus minimum auquel était parvenu Samuelson. *L’économie d’entreprise est assez proche de la microéconomie mais on ne peut pas faire l’impasse de la macroéconomie. Par ailleurs, l’économie d’entreprise se rapprochera de l’ économie industrielle = étude d’une branche d’activité. Référence à l’économie du travail. *On va privilégier une approche systémique de l’entreprise. Etude de l’entreprise en elle même et les relations de l’entreprise avec tout son environnement. Souvent, étude financière (marché du travail, environnement concurrentiel) pour parvenir à la gestion de l’entreprise. 2/63 CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTES DEFINITIONS DE L’ENTREPRISE Introduction : Jusqu’au 19ème siècle, beaucoup de petites entreprises avec un entrepreneur à leur tête. Progressivement, les entreprises augmentent en taille : 20ème siècle : multinationales. Section 1: Approche entrepreneuriale A) Les approches généraux du profit Profit = Revenu mixte et un revenu résiduel et aléatoire. a) Les revenus mixtes Il devrait être possible d’isoler la fonction de l’entrepreneur. La fonction d’entrepreneur est indissociable du capital qu’il apporte à l’entreprise si bien que le profit est une combinaison du génie de l’entreprise et du revenu, d’où le revenu mixte. Il y a plusieurs types de profits : 1) Profit brut, ordinaire, total = revenu mixte dans lequel entrent des rémunérations d’activité individuel et des rémunérations du capital. 2) Profit net = profit brut – déductions opérées pour le versement d’intérêts, de loyer, de salaire 3) Profit minimum = profit comptable en dessous duquel aucun entrepreneur n’accepte ou ne devrait accepter de produire = faux profit. 4) Profit pur = revenue du facteur entrepreneur si tant est qu’on puisse l’isoler. 5) Profit normal = profit minimum auquel on va ajouter un composante : la rémunération du risque d’entreprise. 6) Profit marginal = profit de l’entreprise marginale égale à la limite de la rentabilité. L’entreprise sur un marché donné, est la moins efficiente mais dont on a besoin à un certain moment dû à la hausse de la demande. Satisfaction de la demande à un coût élevé. On va se baser sur elle pour fixer les coûts. Elle ne dégage pas beaucoup de profits. b) Le profit comme revenu résiduel et aléatoire Un entrepreneur va acheter des matières premières avant de produire. L’entrepreneur va devoir fournir les salaires, ce qui reste sera le profit (perte ou résiduel=reste). Le profit est aléatoire => incertitude. Il y a profit s’il n’y a pas d’erreur sur l’anticipation de la demande solvable. B) Les théories classiques du profit de l’entrepreneur En économie, les théories du profit sont encore plus diverses que les théories de l’intérêt parce que le concept de profit est difficile à appréhender. a) Les théories anglaises de l’entrepreneur et du profit Adam Smith : Recherche sur les causes de la richesse des nations (1776) = père fondateur première étude très précise du travail dans l’entreprise (division du travail) Il va être le premier à définir le profit = profit d’activité Le profit = assiette du K x taux de profit Le profit rémunère la peine et la difficulté de la fonction d’entrepreneur « Toil and Trouble » Le profit = rémunération de celui qui utilise tout son capital dans l’entreprise. Smith fait une étude de l’évolution du profit et du taux de profit en Angleterre sur 2 siècles. 16ème s : taux de profit = 20% 18ème s : taux de profit = 40% division par 5. Explication de Smith : au 16ème s : la communauté était pauvre en Angleterre, peu d’entreprise avec peu de concurrence. Le taux de profit va donc progressivement diminuer dû à la concentration des capitaux. 3/63 K fixe = terres, dépenses de l’éducation (talents), machines, matières premières K qui donne du profit sans changer de maître (K immobile aujourd’hui) K circulant = profit en changeant de maître = argent => « grande roue de circulation », les vivres, nourriture, salaires, matières premières et produits finis. L’accumulation du capital, K fixe et circulant ont été multp par 15, le profit par 3 ! La cause centrale de la chute = la concentration des Kx fixes et circulants. Mais cette baisse de taux de profit est sur-compensée par la croissance du capital. Au total, le profit s’accroît de manière modérée. La source de la croissance de l’accumulation chez Smith = maximisation de l’épargne (=terme actuel), l’économie. Smith pense qu’il fallait laisser les entrepreneurs chercher leur propre intérêt pour que l’intérêt collectif soit maximisé = main invisible, abstention de l’Etat. « Les intérêts des entrepreneurs sont parfois différents de l’intérêt du peuple ». David Ricardo Le concept de capital : ° le capital fixe = biens de production ° le capital circulant = biens de subsistance fixe, le capital circulant. La rente et le profit : Ricardo écrit sont ouvrage pour lutter contre la rente des propriétaires fonciers de l’époque. Influence par Malthus : La population en Angleterre s’accroît selon une progression géométrique. Les subsistances, à l’inverse, augmentent selon une progression arithmétique. il faut donc mettre en culture des terres de plus en plus mauvaises (blé). Le prix du blé va se fixer selon les coûts de production de la plus mauvaise terre. Ainsi, tous les producteurs vont bénéficier d’une rente = différence entre le prix du blé et leur propre production. Il faut augmenter les salaires. La rente augmente => les salaires augmentent => les profits baissent jusqu’à atteindre un seuil = profit minimum fin de l’accumulation du capital. Eviction de cette fin de 2 manières : Il faut procéder à la régression des rentes selon Ricardo en faisant appel au PT : engrais, préconiser l’ouverture de l’Angleterre au blé étranger. Le phénomène de la rente explique la baisse du profit pour Ricardo. Transposition du champ de blé au champ de pétrole pour notre époque zone instable. Smith et Ricardo arrivent à une conclusion identique : L’accumulation du capital => la baisse du taux de profit mais avec des explication différentes. Smith : concurrence des capitaux Ricardo : rentes Ricardo ajoute que le taux de profit diminue encore plus vite que le montant des profits. Taux de profits = montant des profits / assiette du K donc chute rapide du taux de profit. Les capitaux se déplacent de branche en branche, à la recherche de taux de profit de plus en plus importants. Au bout d’un moment, on arrive à la formation d’un taux de profit unique. C) La théorie marxiste de l’entrepreneur et du profit Marx écrit le Capital en 1867 pour dire que le profit est un détournement de travail. Ricardo a écrit pour lutter contre la rente. Marx : profit = plus value = W non payé. ° La plus value prend sa source dans le capital. 3 types : Plus value absolue : K variable => le K naît du travail Plus value relative : rétrécissement des heures payées car incorporation du PT = plus value réelle. Plus value extra : un seul entrepreneur introduit de l’innovation 4/63 ° La capitalisation de la plus value : réinjection de la plus value dans le circuit économique, l’accumulation du capital. ° 2 sortes de K : K variable : salaire (il crée plus de plus value qu’il n’en a) K constant : transmet sa propre valeur : bâtiments, machines, matières 1ères. ° La péréquation du taux de profit : Il y a plusieurs branches dans une économie. Dans chaque branche, la composition organique du capital est différente. Il y a des branches à forte composition organique du capital = capital constant / capital variable. ==> les entreprises à forte composition organique s’approprient la plus value des entreprises à faible composition organique du K = redistribution. ° La baisse du taux de profit à LT : taux + plus value Taux de profit = C+V (K Constant + K Variable) plus value / V Demande d’exploitation = C/V + 1 Conclusion : Les économistes classiques et marxistes arrivent à une conclusion identique : baisse du taux de profit mais avec un cheminement différent. (Marx : K° de la plus value) D) Les théories standard L’entrepreneur walrasien : Walras : économiste français célèbre => utilisation des maths en économie, très critiqué en France à l’époque mais reconnu à l’étranger. 1874 : Les éléments d’économie-politique purs. Il va opposer les capitaux aux services producteurs => Trois capitaux donnent naissance à la production. Capitaux Terres Hommes K mobiliers proprement dits Services Rentes Travail Profit Prix Fermages Salaire Intérêt Détenteurs Propriétaires fonciers Travailleurs Capitaliste Le profit n’est pas la rémunération du capitaliste mais l’intérêt. L’entrepreneur va louer les 3 capitaux pour les associer dans la production des services et des biens. Rôle très important => quand équilibre, rôle inconsistant. Condition de l’équilibre pour Walras ? 1) Il faut avoir l’équilibre sur le marché des services producteurs. Sur ce marché va jouer la loi de l’O et de la D = libre concurrence = la criée L’O effective doit être égale à la D effective de services producteurs. Si O>D, pratique de l’enchère => le prix va augmenter jusqu’à atteindre le prix d’équilibre. Si O<D, pratique du rabais => le prix va baisser jusqu’à atteindre le prix d’équilibre. 2) Le marché des produits est le rôle inversé des agents. Si O>D, rabais 3) Il faut que le prix de vente des produits = prix de revient au service producteur. Si prix vente > prix revient => bénéfice => entreprise entrent sur marché => augmentation de l’O => baisse prix => équilibre Si prix vente < prix revient => perte => entreprise sortent du marché => baisse de l’O => augmentation prix => équilibre = Tâtonnement walrasien pour arriver à l’équilibre. Quand on est à ce triple équilibre, la monnaie ne sert plus à rien, les produits équivalent à des contre produits. L’entrepreneur walrasien est paradoxal. Rôle important sur le marché des produits et le marché producteur mais en situation d’équilibre, aucun intérêt. Il peut disparaître de la scène. 5/63 Conclusion : Walras est un néoclassique, un marginaliste. Néoclassique : Valeur des biens dépend en partie de la rareté et non seulement de la valeur travail comme le croient les classiques. Pour Walras et Jevons, la rémunération de l’entrepreneur n’est pas le profit mais l’intérêt. La théorie classique Ecole de Chicago, Frank KNIGHT, Risque, Incertitude et profit (1721) Deux types de risque : assurables et non assurables. Risques non assurables = risque d’entreprise. Chaque entrepreneur doit choisir tel ou tel bien, telle ou telle quantité, tel ou tel coût. Il se trompera si mauvaise anticipation de la demande par un mauvais calcul des prix. Il faut que la rémunération soit d’autant plus forte sans quoi dissuasion, démotivation = risque de l’entreprise. Notion d’incertitude => risque d’entreprise. La théorie de la (quasi)-rente Alfred Marshall (précurseur de Keynes) : on luit doit la distinction entre short-run et long-run = courte/longue période. Quand on considère que le capital n’a pas le temps de varier, on dit qu’on est en courte période. Longue période, c’est quand le capital et le travail varient en même temps. Marshall a le souci de lier la théorie à la pratique, intérêt aux entreprises. On lui doit la coure des coûts de production d’entreprise. Walras = équilibre général ≠ Marshall = équilibre partiel (/branche, firme représentative) Marshall est très influencé par Ricardo. Pour lui, il existe deux terres de qualité différentes, sources de rentes. Il existe des entrepreneurs de capacité entrepreneuriales différentes. Marshall, dans les années 1920, reprend Ricardo et fait une transposition de raisonnements. Il y a les entrepreneurs qui sont capables de gérer les petites productions et ceux qui gèrent petites et grandes productions = économie d’échelle. Economie d’échelle : grâce à une grande production, le poids des coûts fixes sera de moins en moins lourd. Le coût de production va se fixer à un moment donné sur un marché donné par rapport au coût de production du plus mauvais entrepreneur. Les autres entrepreneurs qui ont des coûts de production moindre vont bénéficier de rentes (différences entre leur coût de production et celui du plus mauvais). Le profit d’entreprise est en quelque sorte une rente différentielle des capacités d’entrepreneurs qui sont tous inégaux. Ce profit est égal au profit pur. A CT et MT, il y a une quasi rente qui va probablement diminuer à LT car de nouveaux entrepreneurs vont venir sur le marché à LT selon Marshall. Marshall est le 1er à étudier les courbes d’entreprise. Il existe la loi des rendements décroissants. La courte période, travail et capitaux constants. La longue période, travail et capitaux variables. Productivité totale PmG Pm La théorie de l’innovation : Joseph Schumpeter Schumpeter économiste autrichien du XXème, contemporain de Keynes. Dans les années 1930 et 1940, Keynes a connu un succès mettant Schumpeter au second plan. Cependant, revanche posthume de J. Schumpeter concernant le 5ème courant. Il a occupé des fonctions importantes : directeur de la banque de France et Ministre. Il a été assez influencé par Marx et par la plus value extra de Marx. Le circuit économique = économie un peu stagnante qui se renouvelle à l’identique => sorte d’état stationnaire ; Schumpeter emprunte ceci à Stuart MILL. Pour Schumpeter, il part de l’économie vers un état stationnaire (inverse pour Mill) 6/63 Etat stationnaire = économie où l’amortissement est quasiment inexistante, le taux d’intérêt est nul et la monnaie ne sert que d’intermédiaire aux échanges. L’entrepreneur et l’innovation : Dans cette économie vont survenir des entrepreneurs dynamiques « capitaines d’industrie » qui vont casser l’Etat stationnaire en apportant innovations. => introduisent innovation et vont faire passer. Schumpeter : « Sans évolution, il n’y a pas de profit et sans profit, il n’y a pas d’évolution » 5 catégories mineures : - la production d’un bien nouveau une nouvelle méthode de production un débouché nouveau un accès à une nouvelle source de matière une nouvelle organisation de la production Schumpeter : quand les innovations surviennent, elles sont cumulatives et arrivent par grappes (= grappes d’innovation). Mais ce sont des innovations majeures qui concernent toute une économie. Reprise par Nicolas KONDRATIEFF : utilisation de ces innovations majeures qui vont constituer des longues vagues économiques (env. 50 ans). A partir de là, certains économistes ont expliqué que le cycle de Kondratieff était à l’origine de la crise des années 1970. Baisse des coûts de production : Ces entrepreneurs apportent innovation et génie à la différence des gérants. L’entrepreneur de Schumpeter est celui qui innove. Grâce à lui, l’entreprise va modifier la combinaison productive. Cette combinaison va bénéficier d’un coût de production bien moindre que les autres. Il va bénéficier d’un gain d’aubaine (Winefall effect). => il va pouvoir effectuer un pouvoir maximum car il est le seul à connaître cette organisation et donc une plus value extra. Cependant, gain temporaire car les autres entreprises vont venir sur le marché et vont copier cette combinaison à des coûts moindres (et baisse des profits) = « ouragan perpétuel de la destruction créatrice ». Pour Schumpeter, il y a des apports importants : - portrait d’un entrepreneur très particulier = qq un qui apporte son dynamisme pour qq années(différent d’un métier) - besoin du génie mais il peut se tromper. S’il se trompe, il n’aura aucun préjudice. On épongera les pertes par le système bancaire (Schumpeter était banquier). - Grâce à une innovation, une entreprise a pu se mettre en situation provisoire de monopôle toujours menacée mais caractérisée par de points fondamentaux : jouant sur 2 tableaux : fixation d’un prix fort tout en proposant une quantité faible Pour Schumpeter, seule l’innovation permet ceci. - Destruction créatrice : il pense que la concentration des entreprises ne cesse de s’accélérer. Petit à petit, elles deviennent des grandes entreprises. Dans celles ci, on voit de moins en moins apparaître le profil du génie, plus évident dans les petites entreprises mais les grandes entreprises peuvent développer beaucoup d’innovation = hypothèse de Schumpeter. L’esprit d’entreprise et l’esprit de spéculation (Keynes) Keynes reprend en grande partie ce qu’a dit Schumpeter mais il rajoute l’esprit d’entreprise (type Schumpeter) qui consiste à prévoir le rendement futur des innovations sur plusieurs années. Cependant, pas assez d’entrepreneurs dans les différents pays mais davantage de personne qui ont l’esprit de spéculation (investir leurs capitaux en Bourse car plus de sécurité). L’incitation à l’investissement pour Keynes dépend de 2 variables : - Efficacité marginale du capital = prévision de rendement - Taux d’intérêt Keynes précise que la prévision de rendement est très difficile et précaire. Le taux d’intérêt dépend de l’offre et de la demande de la monnaie. - L’offre de monnaie est exogène (Banque centrale décide) - La demande de monnaie importe : les agents demandent de plus en plus de monnaie pour investir en Bourse = la préférence pour la liquidité. Le taux d’intérêt va augmenter et dépasser l’efficacité marginale du capital L’incitation à investir va être nulle Chômage volontaire 7/63 => La préférence pour la liquidité croissante des agents économiques spéculés en Bourse augmente la demande de monnaie et entraîne donc l’augmentation du taux d’intérêt > efficacité marginale du capital => l’incitation à investir s’annule => chômage involontaire = paradoxe de la pauvreté dans l’abondance => certains spéculent en Bourse => augmente le taux d’intérêt créateur de chômage. E) Conclusion et effet de synthèse Différents courants, différentes approches, théories optimistes et pessimistes (Marx par rapport au profit). Toutes ces théories mettent en lumière un aspect particulier => elles sont donc partielles. Classement ? profits structurels, profits conjoncturels, profits liés au progrès économique. a) Les profits structurels Petites et grandes entreprises = petites et grandes structures Grandes structurent donnent de plus grandes profits grâce aux économies d’échelle. Les structures de marché sont très différentes. 2 cas polaires : - Concurrence pure et parfaire o atomicité : toutes les entreprises aussi petites soient elles o transparence o libre entrée et libre sortie o homogénéité : chaque entreprise produit le même produit Les libéraux ont cet outil dans leur paradigme = référence. La loi la plus importante = loi de l’O et de la D Prix O D = R moy = R marg E P° Durée Marché global : Profit = Recette – Coût pour l’entreprise Profit prime = R’ – C’ = O R’ = recette marginale C’ = coût marginal Microéconomie : variation d’entrées = courbes en U de Marshall => R = prix * quantité R moy = p R marginale = P En concurrence parfaite : prix = recette marginale = recette moyenne car transparent. En CCP, la concurrence est tellement grande que le prix s’impose à chaque entreprise, prix plutôt bas en général. (Recette moyenne = recette totale / Qté –- Recette marginale = dérivée de la recette totale) = accroissement recette d’une entreprise suite à la production d’une unité supplémentaire. - Monopole Pour les économistes classiques, le monopole a un profit très différent de la CCP. La demande s’adresse au monopoleur = sa recette moyenne ? Quantité demandée = aP + b (P fonction décroissante du prix) Prix aP = Q – b P = Q/a – b/a P = alpha a + bêta Bêta = b/a Recette totale = CA = prix * Qté = alpha Q² + bêta Q Pour maximiser le CA, il faut que la recette marginale soit proche de 0. R marginal = 2alpha Q + Bêta = 0 Parabole du CA P1 Point Cournot 0 Qté Q1 Max CA Au point Cournot, on détermine prix et quantité correspondante où on peut maximiser sont CA. En ce point l’élasticité de la D par rapport au prix = -1 8/63 Elasticité de la Demande = Variation relative de la demande/variation relative des prix = variation Q/Q*P/variation P = a*P/Q Si l’élasticité > 1, baisse du prix. Point de Cournot = point crucial pour la rentabilité. L’élasticité doit être égale à –1. Cette approche est cependant tronquée des coûts de production. Pour compléter, il faut introduire les courbes en U. Avant le point de rencontre de la recette marginale et du coût marginal, on détermine la combinaison de prix et de quantité qui permettent de maximiser le profit de l’entrepreneur. Cas intermédiaires : Concurrence monopolistique, oligopolistique = concurrence entre les grandes entreprises sur un marché donné. Le monopsone (inverse du monopole = un seul vendeur) = un seul acheteur. b) Les profits conjoncturels Cycles d’expansion et de récession (Stop’n go) Dans la phase ascendante du cycle, tous les prix augmentent. Dans la phase descendante, tous les prix diminuent. Si les coûts de l’entreprise étaient constants, on aurait des prix constants. Mais en réalité, les coûts varient. On observe des bénéfices à certains moments et à d’autres moments des pertes conjoncturelles indépendamment des entreprises. P D globale P O globale (1) (2) Break Over point (3) CmS Macroéconomie Qté Microéconomie Qté (CV + Coûts fixes) . . Qté . Coût total moyen Coût variable moyen - Coûts fixes ------------------------------= Coûts variables / Quantité (1) L’entreprise dégage coûts fixes et coûts variables => bénéfices, situation favorable à l’entreprise (2) Seuil de rentabilité En incorporant PT, courbes de coûts vont baisser vers le bas, arrivera un moment où les courbes de coûts vont être inférieures au seuil de rentabilité. (3) Seuil limite. En dessous, l’entreprise ne couvre ni coût fixe, ni coût variable = seuil de fermeture. Shut down point c) Les profits liés au progrès économique : 2 causes 1) Si la population augmente, la demande va augmenter pour répondre à l’accroissement. Généralement, l’offre ne va pas répondre rapidement = inertie de l’offre. Quand excès de la D par rapport à l’O : prix augmentent => prix > coûts à un moment => profits temporaires. 2) Incorporation du PT => Schumpeter Introduction d’un nouveau produit = profit d’évolution (passage de stagnation à l’évolution) Les brevets d’invention permettent de dégager des profits importants pour les détenteurs. 9/63 Section 2 : Approche organisationnelle Au XX ème , la concentration des entreprises s’est accélérée et on parle d’organisation et de groupe. A) Les fondements théoriques L’entreprise est une « boîte noire », on ne cherche pas à comprendre le fonctionnement interne = entrepreneur qui combine les facteurs de production. Les conflits n’optimisent pas les décisions. Cette approche organisationnelle s’inscrit dans l’analyse systémique. a) L’analyse systémique Lié à la théorie générale des systèmes = le fait de privilégier les interactions entre un système donné et son environnement, et les interactions des éléments du système à l’intérieur. On va considérer qu’on peut parler de l’entreprise systémique (Forester et Lemoigne). Résumé : Coût proportionnel (matières premières) Coût fixe Coût variable C Coût global Qté Coût moyen Coût marginal L’analyse systémique => interaction entre système et son environnement, Et interaction entre les parties même du système (s=entreprise) L’entreprise systémique Grâce à cette analyse systémique, on comprend mieux les interactions de l’entreprise avec son environnement + laisser de côté une analyse verticale de l’entreprise pour privilégier une analyse horizontale. b) L’entreprise comme système organisationnel i. Les fondateurs de l’analyse organisationnelle Apparu par 3 vagues avec une période de 20 ans entre chaque vague : 1937 / 1938 : Ronald COASE (Prix Nobel 1983) (2005 : L’entreprise, ?? et l’emploi) En 1938, Pourquoi les firmes existent ? = article de Coase Fin des années 1930 : C BARNARD va écrire un ouvrage sur les organisations. 1958 : 3 universitaires américains de Stamford et de Pittsburgh : Herbert SIMON, James MARCH et Richard CYERT = Les organisations 1974 : « L’éclatement » Kenneth ARROW => démarche sur les choix collectifs. 1975 : Olivier WILLIAMSON forge un courant en s’inspirant de COASE => le néo-institutionnalisme = prise en compte, en économie politique du rôle des institutions. (Par exple : le marché) Marché et hiérarchies, le paradigme de marché et hiérarchie. 10/63 ii. Les apports Prise en compte, dans l’analyse économique, des institutions qui étaient exogènes jusqu’ici. Le marché = une institution car c’est un mécanisme de transfert des droits de propriété. Institution ? On peut la définir sous 4 angles : • Permettre une amélioration du traitement de l’informatique. On augmente les capacités de traitement de l’informatique dans une entreprise. • Une institution est réducteur de conflits • Une institution est une procédure de coordination hors marché. • Une institution est un ensemble coordonné de participants qui coordonnent leurs ressources pour atteindre des objectifs. On va instituer des règles dans l’entreprise que l’on respectera dans une certaine mesure et on va avoir une rationalité procédurale. Ce courant pense que la microéconomie ne peut pas optimiser les pouvoirs de l’entreprise mais une rationalité procédurale = microéconomie limitée => critique de la microéconomie. C’est ce qu’on appelle un sous optimum = Second Best. K. Arrow (1951) s’inspire de la théorie de Condorcet => théorème d’impossibilité : Si tous les agents économiques n’ont pas les mêmes ordres de préférence individuelles, il est impossible de déterminer un ordre collectif qui tienne compte de toutes les préférences individuelles. A partir de 1951, Arrow applique ceci à toutes les préférences individuelles. On ne peut avoir une rationalité limitée. iii. Les théories de la firme 1. les théories de l’organisation proprement dites Apparus début XX ème (1909 – 1910), les travaux de Taylor : L’OST (organisation scientifique du travail) Il faut morceler le travail au maximum pour devenir un travailleur de plus en plus productif. FAYOL : la division du travail dans toutes les entreprises est poussée à l’extrême. grosse critique car considéré comme insupportable donc baisse de la productivité. En réaction à ce qu’avait préconisé Taylor, en 1924, Elton MAYO va étudier le fonctionnement d’une entreprise veut améliorer la productivité en améliorant les conditions du travail. Plutôt que de morceler le travail, la solution serait de le rendre plus intéressant, l’enrichir en augmentant les salaires Cela a donné des résultats (auprès de la Western Industry). Cette découverte a donné la notion du salaire d’efficience (en augmentant le salaire des travailleurs, grande chance d’augmenter la productivité du travail). Juste avant la 2nde GM, apparition de l’analyse scientifique des entreprises aux USA et pays anglo-saxons en Faisant la jonction entre informatique et les maths poussées => donne l’existence de la recherche opérationnelle + la théorie de la décision, théorie de la simulation et de la théorie des jeux d’entreprise. On cherche à optimiser les résultats. Management (dans le cadre d’une recherche opérationnelle) : c’est le fait de rassembler un maximum d’information fiables et quantifiables, puis on cherche à savoir si ces informations obéissent à une loi. Conséquence : la recherche opérationnelle est le fait de définir les moyens d’accéder aux solutions les plus favorables quand on est en présence de données innombrables, aléatoires et très complexes La recherche opérationnelle entraîne le jeu d’entreprise (à partir d’un modèle représentatif de la réalité) qui est le fait d’essayer de connaître les conséquences des décisions prises au niveau de la direction générale compte tenu des réactions de l’environnement qui peut être neutre ou de l’environnement contrariant = essayer d’anticiper le comportement des autres entreprises que l’on suppose aussi intelligentes et informées que nous mêmes. 2. les théories du contrôle Deux grands courants : théorie managériale et théorie behaviouriste. Théorie managériale : basée sur l’idée fondamentale de la séparation entre la propriété et la gestion. En général, ce ne sont pas les mêmes qui possèdent l’entreprise et qui la gèrent. Ceux qui gèrent l’entreprise possèdent généralement peu d’actions, mais vont pourtant avoir tous les pouvoirs ou presque pour prendre toutes les actions. Pourquoi ? Les grandes entreprises ont d’innombrables propriétaires, actionnaires, qui ont peu d’actions en moyenne et se préoccupent du cours de l’action (share holder value). Comme désintérêt, ils donnent leur droit blanc = droit de vote aux dirigeants. 11/63 L’intérêt personnel = recherche de bonnes rémunérations, hausse du prestige de l’entreprise, ne pas prendre trop de risques et éviter les conflits. => recherche de stratégie moyenne, revenu confortable. Conclusion : la théorie managériale s’explique par le désintérêt assez général des petits actionnaires par rapport aux dirigeants d’entreprise, ce qui permet aux dirigeants de rester au siège. John Kenneth GALBRAITH 1967, Le nouvel Etat industriel. Les entreprises sont dirigées par des impératifs technologiques industriels et vont façonner la demande pour qu’elle s’adapte à l’offre des entreprises = règne des technocrates et de la technostructure. Cette théorie de l’offre qui va conditionner la demande est connue sous le nom de la filière inversée : o Avant le XIXème et le XVIII siècles, filières classiques qui dominaient = primauté des consommateurs (« consommateurs rois »). Il est comme un électeur, il vote et l’offre doit répondre. Primauté de la demande, l’offre doit respecter la demande. o Désormais, la demande va devoir s’adapter. Théorie behaviouriste : L’idée que les entreprises et les entrepreneurs ne vont pas chercher à maximiser leur CA ni leur pouvoir => ils vont avoir une stratégie de sous optimum de Second Best, à obtenir un CA et un pouvoir jugé satisfaisant : Théorie de la satisfaction recherchée. Une entreprise = un condensé de conflits et d’intérêts contradictoires et souvent divergents entre les dirigeants et les salariés mais aussi entre les clients et les fournisseurs. Il va falloir chercher à rendre compatible ces intérêts divergents. Quand chacun de ces groupes estimera avoir atteint sa satisfaction, il y aura équilibre dans l’entreprise. Une entreprise dans les périodes normales (en période de croissance), dispose d’excédents, de rémunérations, de stages offerts à ses salariés => niveau qui est supérieur à un minimum au dessous duquel les salariés quitteraient l’entreprise. 3. les théories contractuelles des organisations = Coase, Williamson Une entreprise a toujours le choix entre 2 voies différentes. Soit elle passe par le marché dans lequel elle devra supporter les coûts de transaction, Soit tout faire en interne en augmentant sa taille, en passant par la hiérarchie et par tous les maillons de l’entreprise. Marché => Coûts de transaction avec un coût dominant = coût d’information. L’information est coûteuse car elle est multiple, incomplète et asymétrique. (signaux de prix, de quantité et de qualité). L’information est incomplète : la sélection inversée : il est impossible dans la plupart des cas et pour la plupart des biens, de donner des informations exhaustives, de donner toutes les informations. Hasard moral : certains agents économiques peuvent entreprendre des actions non observables. Par ex : une entreprise qui embauche un nouveau salarié ne peut pas savoir si le salarié va respecter le contrat (ex du tir au flan). Asymétrie de l’information : les entreprises sont inégales sur la quantité d’informations qu’elles détiennent et inégales sur la capacité à obtenir de l’information. Plus la structure est grande, plus l’entreprise aura une capacité à obtenir de l’information = peut être produire à plus bas => bénéfice d’une rente informationnelle par rapport aux petites entreprises. Conclusion : Si les grandes entreprises ont beaucoup de rentes informationnelles, il vaut mieux avoir de grandes entreprises dans l’économie et tout le monde y gagnera. (Concept de rente => reprise de Marshall et Ricardo). Pour toute entreprise, il y a le choix entre les marchés => coûts de transaction, surtout coûts l’information importante car l’information est à la fois multiple, incomplète et au bout du compte, les rentes informationnelles sont pour les grandes entreprises. Pour Williamson, il faut choisir la production en interne en augmentant la capacité de production (les entreprises font tout par elles mêmes) et éviter le marché. => Le grand apport de la théorie des organisations est qu’il n’y a pas de rationalité complète, totale qui permet d’optimiser. On a qu’une rationalité procédurale = sous optimum qui permet l’efficience des entreprises. 12/63 Section 3 : Approche comptable Manière intéressante de définir les entreprises car c’est un type de représentation = Comptabilité Générale Cette compta G s’est faite empiriquement, améliorée avec le temps, et complètement différente de la compta nat (modèle abstrait plaqué sur le réel) alors que la compta G = réel pour représenter le réel. Compta G = W des praticiens. A) Les fonctions, les concepts et les principes a) Les fonctions La Compta G est née en Italie (Toscane). Elle est vite devenue une compta en partie double = chaque opération s’écrit deux fois dans deux comptes différents. (ex : les dépenses des uns = les recettes des autres) L’aide du contrôle à la décision : Le XIXème siècle a été un siècle de croissance forte de sociétés crées, souvent SA (société anonymes). Très vite problème des dirigeants => Question du contrôle. On a perfectionné la compta pour faciliter la gestion => demande des comptes. Le comptable joue un rôle de médiateur entre dirigeants et associés. Deux types de comptables : Experts comptables et commissaire au compte. Aide au contrôle = D de gestion. Aide à la décision = comment affecter les bénéfices ? La technique de régulation sociale : Les entreprises et leurs salariés sont fréquemment en négociation et la compta générale va être le langage commun entre les 2. Support : Plan comptable Général (1er crée en 1947 depuis sans cesse actualisé) Au delà de ça, toutes les lois, décrets et la jurisprudence (référence pour les conflits futurs). b) Les concepts et les principes Compta générale = produit historique des praticiens de la comptabilité. Les concepts du patrimoine : On le retrouve au passif dans le bilan d’une entreprise. Le bilan normalisé : l’Etat à un miment donné du bilan d’une entreprise. Le patrimoine : différence entre une valeur estimée de tous les actifs et la valeur estimée des dettes. Un actif = un élément du patrimoine de l’entreprise qui a une valeur positive pour l’entreprise. 2 types d’actifs : Le droit de créance et le droit de propriété. Si on loue en crédit bail ou en leasing => pas dans le bilan car ce n’est pas un droit de propriété. Une dette = un passif exigible => élément du patrimoine qui a une valeur négative pour l’entreprise Une dette est une obligation d’un montant certain et d’une échéance certaine. Les principes : o Principe d’observation : plusieurs angles d’observation : Principe de l’entité, quel domaine privilégier ? Ce doit être une entité patrimoniale si on a affaire à une personne. On sera en présence d’une personne si cette entité dispose d’une personnalité juridique. Personnalité juridique si une entité donnée peut faire des contrats à plusieurs personnes différentes. Les SA ont la personnalité juridique. Par contre, les entrepreneurs individuels n’ont pas la personnalité juridique (car confusion entre entreprise et ménage), à l’autre extrême, les groupes (France et Japon) n’ont pas la personnalité juridique. la personnalité juridique est un critère fondamental pour l’entreprise => surtout SARL et SA. Principe de découpage du temps : Un exercice comptable = une année Absurde car ne correspond pas au cycle économique. Exercice = gain en précision, baisse de l’incertitude économique. Principe de continuité d’exploitation : Même si on sait que le taux de mortalité des petites entreprises est très grand, on va faire comme si son espérance de vie est très grande. Le comptable a pour rôle de décrire une entreprise détentrice de droits et d’obligations supposée identifiable et dont la vie est supposée continue et qui va cependant être divisée en exercice annuel. 13/63 Principe de mesure : Principe du recours à la monnaie : On va privilégier les prix et donc la monnaie. Gain en rapidité mais plusieurs inconvénients. La monnaie n’est pas un instrument universel de mesure. Dans tous les pays, une grande partie échappe au marché = le secteur informel (travail au noir…) activités qui ne sont pas payées par le prix => échappe à la compté G (dans certains PED = 60% du PIB) La monnaie n’est pas un étalon de mesure constant, les comptables disent que ce n’est pas un valorimètre constant. Les prix sont très fluctuants, non fiables, donc on va réévaluer les prix dans les bilans parfois. Principe du nominalisme monétaire = on fait comme si tout allait bien Quand on se heurte au taux de change nominal réel, les exportateurs sont confrontés au risque de change. o Principe du coût historique et de prudence : Depuis le 1er Janvier 2005, au niveau de l’UE, nouveau système comptable qui n’est pas la valeur historique mais la valeur réelle. Avant 2005, la valeur actuelle était non valable mais la valeur historique l’était. Coût historique = coût d’acquisition ou coût de production. Coût d’acquisition quand entreprise achète un produit sans le transformer. Coût de production quand une entreprise achète un produit en le transformant (apport de VA) Principe de prudence = Principe de précaution = choisir la plus faible des 2 valeurs entre le coût historique et celui de la valeur actuelle. Actuellement, principe de prudence et historique prévaut pour les PME jusqu’au 1er janvier 1997. International Accounting Standard = nouvelle compta pour les grandes entreprises depuis 2005. Dès 2007, toutes les entreprises se réguleront selon la valeur de marché. B) Eléments de la compta nationales Il y a deux manières de déterminer les bénéfices : a) Le bilan Nécessité de l’égalité comptable entre l’actif et le passif. Avant Après 1982 1982 + liquide liquide + - ACTIF = utilisation des ressources, ce que possède l’entreprise PASSIF = origine des ressources, dettes de l’entreprise Avant 1982 Exigibilité croissante 1982 : Le plan Comptable a décidé de modifier les critères de classement des postes en privilégiant la DESTINATION = la nature des actions. Avant 1982 : Classement des postes du bilan par la liquidité des postes de l’actif. Les grandes entreprises fonctionnent avec les 2 critères mais pour leur stratégie, elles utilisent toujours les critères de liquidité et d’exigibilité croissante = bilan synthétique (différent du bilan standard)/ Classification 1982 : ACTIF Quelques grandes masses Actif immobilisé Actif circulant Comptes de régularisation Primes de remboursement des obligations Les écarts de conversion 14/63 PASSIF = ce que l’on doit Les capitaux propres Les provisions aux risques et charges Les dettes Les comptes de régularisation ACTIF : Actif immobilisé : o Les immobilisations incorporelles = actifs immatériels = frais de constitution d’une société + frais de 1er établissement (étude de marché, pub…) + frais de croissance de capital et d’émission d’obligations (pour se protéger d’une OPA) + les concessions (brevets, licences, marques) + le fond de commerce o Les immobilisations corporelles : = les terrains (pas d’amortissement) + les bâtiments + les installations + machines A amortir entre 4 et 10 ans + les emballages récupérables o Les immobilisations financières = titres de participation (= achat de capital d’une autre entreprise) entre 10% et 50% (si > 50% = filiale) pour synergie d’entreprise => montée en puissance : chercher des complémentarités industrielles au niveau des entreprises. Minorité de blocage dans une SA = 1/3 du capital les décisions les plus importantes doivent être prises à la minorité des 2/3. Dans une SARL, détention du ¼ pour obtenir une minorité de blocage (action d’une autre entreprise) = titres de participation + prêts accordés d’une entreprise à une autre (=2ème type d’immobilisation financière) + Autres titres immobiliers = bons du Trésor (= Banque de l’Etat) => Emet des bons du Trésor = placement. ! C’est l’horizon du temps qui différencie le bilan du compte de résultats. o o Quand on fait le bilan, c’est comme une photographie, étude au 31/12 de l’ensemble du patrimoine de l’entreprise. optique de stock = arrêt du temps. Compte de résultats = film => examination entre 2 dates. Actif circulant : concerne tout ce qui n’est pas destiné à rester longtemps dans l’entreprise. Les stocks : 3 aspects : • Matières 1ères • Produits semi finis • Produits finis = un des postes les plus variables à l’intérieur d’une entreprise ils doivent être le plis important possible car les stocks ont un coût => modèle japonais avec les 5 zéros (0 défaut, 0 stock…) Certaines entreprises font du stockage spéculatif = stratégique Par exemple : Compagnies pétrolières peuvent stocker en attendant la hausse du pétrole pour obtenir une bonne plus value => les Banques d’affaire le font aussi. o o Les avances et acomptes sur commandes en cours Dans les entreprises à fort PT, grands contrats internationaux => avance avant produit o Créances (poste très important) Créances d’exploitation = clients Créances hors exploitation = subvention que l’on espère recevoir Créances financières o Les valeurs mobilières de placement Même chose que les titres de participation mais l’horizon du temps est différent. Actions, titres avec l’idée de les revendre rapidement pour profits = investissement financier à court terme. Ce poste de créances est très avantageux pour les grandes entreprises => spéculation en Bourse. o Les disponibilités Les effets à encaissement => billets à ordre, lettre de change (liquide) Les soldes débiteurs en banque (déconseillé) Le fonds en chèques postaux 15/63 Les liquides = les fonds en caisse. Les comptes de régulation : = dettes ou créances qui concernent le passé de l’entreprise mais qui n’ont pas encore été soldés. o Les primes de remboursement des obligations = Quand achat obligation et revente de celle ci, différence entre prix de revente et prix d’achat = PRIME o Les écarts de conversion = Ecrit à l’actif quand il y a des pertes = différence entre valeur des créances et des dettes en monnaies étrangères converties en monnaie nationales à la fin de l’année sur la base du dernier cours de change connu et le dernier montant comptabilisé. PASSIF Les capitaux propres = principal o Le capital social = l’ensemble des sommes en espèces et en nature apportées par les propriétaires et les actionnaires, associés, à 2 moments différents. Soit à la création de l’entreprise Soit au moment d’une augmentation de capital (notamment pour faire face à une OPA = prise de contrôle) o Le principe de fixité = le montant du capital est intangible Le montant bien qu’intangible, dépend des formes de sociétés et de leur nature. o Les primes d’émission, de fusion d’apports = la différence entre prix d’émission et la valeur nominale des actions nouvelles crées lors d’une augmentation du capital. o Les écarts de réévaluation = pour tenir compte de l’inflation. Entre les réévaluations, on fait comme si les prix ne variaient pas. o Les réserves Le plan comptable défini comme bénéfices affectés durablement à l’entreprise sauf décision exceptionnelle : Assemblée Générale Extraordinaire. Réserve légale : obligatoire dans SA et SARL et doit être au moins supérieur ou égal à 5% du bénéfice net de l’entreprise jusqu’à atteindre et si possible dépasser le 1/10 du capital social de l’entreprise. Cette réserve légale ne peut en aucun cas être distribuée aux actionnaires, ni incorporée au capital social. Réserve réglementée : elles sont décidées par les assemblées Gale extraordinaires. o Le report à nouveau = une partie du bénéfice dont l’affectation sera faire ultérieurement, soit une partie des bénéfices antérieurs qui n’ont pas encore reçu d’affectation, soit pertes qui n’ont pas encore été résorbées ou compensées. o Les résultats de l’exercice o Les subventions d’investissement = sommes qui peuvent être versées par l’Etat, les collectivités locales ou par des Tiers. o Les provisions réglementées = ne correspondent pas à l’objet habituel d’une provision. elles sont décidées en vertu de disposition légales. (ex : si variations fortes en Bourse => provisions) Les provisions aux risques et charges Risques probables => encaisses de précaution pour se protéger par rapport aux aléas de l’avenir. Les entreprises ont tendance à grossir ce poste. Si une entreprise le fait c’est parce que c’est une manière de diminuer les bénéfices => baisse des impôts sur les bénéfices. Le motif fiscal est dominant. o Les provisions aux charges : pour procéder au ravalement du siège d’une entreprise = exonération d’impôts. 16/63 Les provisions aux risques sont les plus importantes du niveau du montant. o Les dettes o Dettes à caractère financier Emprunts obligataires (obligations…) Emprunts des entreprises auprès des Banques o Acomptes, reçus o Dettes d’exploitation = le poste fournisseur = effet à payer au passif et effet à recevoir à l’actif o Dettes fiscales (dont TVA) Les comptes de régularisation o Les produits constatés d’avance Un bilan est toujours suivi d’une annexe (annexe du/au bilan) qui a pour fonction de donner beaucoup d’informations pour une meilleure compréhension des autres documents de synthèse de l’entreprise. Conclusion : Bilan financier et Bilan synthétique Bilan financier classé par liquidité croissante et exigibilité croissante. ACTIF PASSIF S = situation réelle = Actif net = Fonds propres Z = Actif brut De = Dettes F1 = Capital social F2 = Réserves S n = valeur théorique n = nombre d’actions Calcul du patrimoine de l’entreprise => calcul de son poids réel. S = Z – De = F1 + F2 Comment financer son investissement ? Z = F1 + F2 + De ∆ Z = ∆ F1 + ∆ F2 + ∆ De = capitaux permanents de l’entreprise Appartiennent au financement externe Appartient au financement interne ACTIF PASSIF F1 = Capital social C = K – Amortissement = Immobilisations nettes F2 = Réserves P = Provisions risques et charges L = Emprunt à MT et LT (dette) H = Actif circulant = Valeur d’exploitation réalisable et disponible = Stocks E = Dette à CT = capitaux permanents de l’entreprise Situation nette = K social + Réserves Les Kx permanents = F1 + F2 + P + L + E 17/63 Le bilan synthétique est aussi indissociable du bilan consolidé. Consolider = essayer d’identifier le poids véritable d’une entreprise dans toutes ses composantes (filiales,…) Comment ? Σ de tous les bilans des entreprises qui composent cette grande entreprise = faire l’agrégation des bilans, suppression des doubles emplois + Procédure à la compensation des créances et des dettes = Bilan consolidé. Conclusion : Pour les grandes entreprises qu’on appelle groupes, on fait un bilan consolidé. b) Le compte de résultats = income statement Si produits > charges = bénéfices Si produits < charges = pertes Un compte de résultat = étude de la variation du patrimoine entre 2 moments donnés. 3 types d’opération : 1) Opération d’exploitation (avec solde = résultat d’exploitation) Les charges Achats de marchandises non transformées Matières premières Autres achats et charges externes = prestations de services auxquels on a recours Impôts et taxes (sauf impôt sur bénéfice) Charge de personnel, salaires Les dotations d’amortissement Les autres charges (rémunération des administrateurs…) Produits du compte d’exploitation Vente de marchandises ou production vendue si on a produit et vendu (si activité commerciale) Production stockée = stocks Production immobilisée : certaines entreprises vont produire par elles mêmes Subvention d’exploitation reçues Autres produits non liés directement à la production (revenu de placement…) Solde d’exploitation 2) Opérations financières (solde de résultats financiers, souvent négatif) Les dividendes et les intérêts perçus + charges d’intérêt du fait des emprunts par les entreprises Les escomptes accordés aux clients et reçus des fournisseurs Les gains et les pertes de change Solde de résultats financiers 3) Opérations exceptionnelles (solde des opérations exceptionnelles) Re = résultat d’exploitation Opérations en capitaux = les cessions d’actifs, quand l’entreprise vend les parties de son activité pour avoir des liquidités. Opérations de gestion = essentiellement amendes et condamnation. Solde des opérations exceptionnelles Conclusion : ce que reçoivent les entreprises est plus important que ce qu’elles versent. C’est parce que le solde des opérations exceptionnelles est toujours positif. Cette descente des soldes = solde intermédiaire de gestion (de la production au solde des opérations exceptionnelles) 4) Solde des opérations intermédiaires Re = Résultat d’exploitation Rc = Résultat courant J = Solde des opérations financières R = Résultat net avant impôt b = Bénéfice T = Taxes, impôts = Bénéfice net F2 = Revenu net comptable Rc = Re – J R = Re = J + b = Re – J + b – T ∆ F2 = Re – J + b - T – U 18/63 U = Dividendes versés par l’entreprise Il y a deux optiques complémentaires pour analyser le patrimoine d’une entreprise : - Optique en stock - Optique en terme de flux F1 + F2 + P + L + E = C + H Cette descente des soldes = solde intermédiaire de gestion (de la production au solde des opérations exceptionnelles) ∆ F1+ ∆ F2 + ∆ P + ∆ L + ∆ E = ∆ C + ∆ H ∆ F2 = ∆ C + ∆ H – ∆ F – ∆ P – L – ∆ E Conclusion : Synthèse => passage du bilan (stock) au compte de résultat (flux) en donnant des variations des stocks (∆ stocks = flux) C) Typologie des entreprises Secteur privé Entreprises individuelles et sociétés : Très nombreuses en France (elles représentent souvent ¼ de l’activité) pour une personne, quand plus d’une personne => bâtiment. Secteur services Pb : il y a confusion totale des patrimoines entre ménages et entrepreneurs En cas de faillite, perte de tous les biens. Secteur privé Les sociétés sont moins nombreuses mais occupent ¾ de la production. Une société de personne ) société de personne peu nombreuses => confiance au sein de l’entreprise. On se choisit, on se coopte, confiance On a des parts sociales Chaque personne peut être responsable de la totalité des dettes de l’entreprise. Depuis quelques années, ceci fait régresser le nombre de sociétés de personne. Conclusion : Dans les sociétés de personnes, la personne est l’essentiel. Sociétés de capitaux, sociétés anonymes (au moins 7 associés) Les personnes n’ont aucune importance, seuls les capitaux comptent. - On commence rarement à créer une SA car c’est coûteux mais une SARL puis passage à la SA. - Grand avantage SA ) responsable seulement de son apport fonctionnel. En principe, quand une SA a acquis une grande taille, nécessité absolue d’un commissaire au compte. En ce qui concerne le pouvoir dans une SA, le pouvoir appartient en général à l’assemblée générale. La structure en France est classique : Assemblée générale PDG Sur le modèle allemand : Assemblée générale Conseil de surveillance Directoire. Le drainage des capitaux : sans avoir à verser de rémunération forcément. L’entreprise peut décider de minimiser les points. Société à responsabilité limitée (SARL) (de 2 à 50 personnes) Entreprise Universelle à Responsabilité Limitée (EURL) (1985 : loi du 11/07/85) Non séparation du patrimoine. Sociétés en commandite : Un grand nombre d’associés d’une même structure familiale souvent. Dirigeants doivent être gardés en cas de transfert de société => protection. 19/63 Secteur public - Forte vague depuis 1986 : Régies d’entreprises publiques : Autonomie très réduite parce qu’elles dépendent de l’autorité tutelle Concessions Une collectivité va concéder à une entreprise privée : une mission de service publique donc l’autonomie est supérieure à celle des régies mais limitée par le fait que la concession doit respecter un cahier des charge transmis par la collectivité. = concession Donner un quasi monopole à une entreprise pour réaliser un service public et à la charge des contribuables. Phénomène très développé en Arabie Saoudite. Etablissements publics Ces établissements disposent de la personnalité morale et juridique. Elles disposent d’une plus grande autonomie financièrement (presque totale) Mais 2 restrictions : le Président des établissements publics est élu en Conseil des Ministres, et l’autonomie financière est contrôlée a priori. Entreprises nationales SA => l’Etat est le seul actionnaire. Gestion différente des SA. Sociétés d’économies mixtes L’Etat partage souvent à 50% avec le privé la propriété du capital et la gestion. Ce système est assez développé (Air France) pour opérer le contrôle mutuel. Secteur coopératif Très important en France = l’économie sociale Quasi stabilité de l’emploi Pouvoir démocratique : chaque personne a le même poids dans une société (vote) Pas de but lucratif car si la société dégage un excédent, il va être réparti entre tous. Indisponibilité des réserves = la société est considérée comme un service publique, elle rend service. Deux types : Coopératives mutualistes => de consommateurs, de productions agricoles Sociétés mutualistes => beaucoup dans le secteur de la banque et de l’assurance Reposent sur un principe : principe de la solidarité qui s’exerce au sein de ces sociétés (CAgricole, Crédit Mutuel, Banque populaire…) CONCLUSION : Les difficultés annuelles de la comptabilité générale a représenté les sociétés de manière comptable. A) La Comptabilité Générale a pour vocation de représenter des entités juridiques. De plus en plus, l’évolution des entreprises = aller vers l’entreprise réseau : de nombreuses entreprises unies entre elles ne sont pas forcément unies par des liens financiers mais par des liens de fournisseurs à clients. La comptabilité générale a des difficultés à les représenter (car ce ne sont pas des schémas classiques). La comptabilité générale par nature, fait référence à l’entreprise industrielle et commerciale. Il y a de plus en plus de sociétés financières ou de services. Intégration ? L’entreprise de référence pour la Compta G ) l’entreprise qui produit des biens matériels. B) La Comptabilité de groupe (pas d’existence juridique claire) = disposer d’une entité patrimoniale. Pour résoudre des difficultés, en 1983, UE : décision d’une directive €péenne. Dans les faits : 3 janvier 1985 : décide que les sociétés qui appartiennent à la tête d’un groupe doivent publier des comptes de groupe = optique consolidée. Cette décision a comme conséquence de remettre en cause un des piliers de la compta générale, à savoir celle de l’entité patrimoniale (scission : tête / groupe) 20/63 + Depuis 1985, 2 compta : - comptabilité de groupe (à terme compta de groupe l’emportera) - comptabilité générale C) Le bilan social Le choix de monnaie comme instrument de mesure est pratique et efficace. Incite dès 1997, le bilan social pour certaines entreprises (celles de plus de 300 salariés) Il doit représenter sous forme statistiques (et non chiffrées) les principales caractéristiques de la société au niveau de la rémunération et des avantages divers + conditions de formation + aides…. D) Le bilan écologique Les entreprises devront appliquer le principe pollueur payeur et seront redevables. Les nuisances = externalités négatives. ==> Approches entrepreneuriales, organisationnelles, comptables, non substituables mais complémentaires. 21/63 CHAPITRE 2 : L’ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE Section 1 : L’environnement financier L’étude de l’environnement de l’entreprise doit s’inscrire dans une analyse systémique = étude des interactions dans un système et interaction de ce système avec l’extérieur (marché financier, du travail et concurrentiel). Financement direct et indirect a) Intermédiation et désintermédiation J.R. HICKS a opposé l’économie d’endettement et l’économie des marchés financiers. = overdraft = auto economy = intermédiation = désintermédiation = financement indirect = financement direct Chaque économie, à un moment donné, est toujours une économie d’endettement et une économie de marché. Les agents qui ont des besoins de financement s’adressent au système bancaire = intermédiaire pour satisfaire ce besoin. Economie de marché = besoin de financement => les agents s’adressent à des agents directement ayant des capacités de financement. Les pays développés sont une mixture des 2 mais se rapprochent tous d’une économie de marché financier. Entreprises ACTIF K Système bancaire PASSIF intérêt débiteur ACTIF Crédit PASSIF Ménages ACTIF intérêt créditeur PASSIF Crédit (épargne) 3 bilans s’interconnectent : L’argent placé en Banque (liquide) donnent aux ménages une rémunération = intérêts créditeurs Crédit => K => entreprises qui doivent verser des intérêts débiteurs. Intérêts créditeurs et débiteurs = VA Banque = coût d’intermédiation = mesure de l’activité des banques => ajustement pour les services bancaires. Intérêts créditeurs – intérêts débiteurs = coût d’intermédiation 2 types d’économie : endettement et marché financier A tout moment, mélange des 2 mais une dominante très nette à chaque fois. 1) Economie d’endettement Les critères de l’économie d’endettement : La gestion administrative de la structure des taux d’intérêt Dans chaque pays, une structure des taux d’intérêt est relativement rigide au niveau macroéconomique. Moteur de l’économie d’endettement : les institutions financières ont pour mission de transformer de l’épargne à CT en emploi à MT (investissement) La politique monétaire a pour rôle d’opérer le « bouclage macroéconomique » càd d’assurer la stabilité du système. Chaque soir, compensation générale entre toutes les banques => solde non compensé, soldé par BCE et politique monétaire. 22/63 L’effet levier F (p) K(r) B (i) K = Actif F = Fonds propres p = rentabilité financière r = rentabilité économique B = Dettes i = taux d’intérêt sur dettes Kr = Fp + Bi Fp = Kr – Bi Fp = (F + B) r – Bi Fp = (Fr + Br) – Bi Fp = Fr + B (r – i) p = r + B/F (r – i) La rentabilité financière = rentabilité par rapport à ses fonds propres vu du point de l’actionnaire. La rentabilité financière dépend de la rentabilité économique (forcément >0) Dépend des dettes/fonds propres (B/F) = effet de levier. Il suffit d’augmenter les B, alors F augmentent et p aussi apparemment. (r – i) >0 si la valeur i devient faible. Taux d’intérêt réel = taux nominal : taux d’inflation Conclusion : L’effet levier est maximal quand on est dans un contexte inflationniste. Il arrive souvent après période d’inflation, une période de désinflation. Quand désinflation résultats inversés, arrive un moment où i>r et (1 – i)<0 Effet de levier en sens inverse = effet de massue. L’effet de levier montre l’intérêt a augmenté fortement leur endettement en période inflationniste car la rentabilité est plus forte. Mais si désinflation, effet levier en sens contraire, négativement (r – i)<0 1ère limite = désinflation 2ème limite = fait que le système bancaire n’accorde pas indéfiniment des crédits croissants aux entreprises pour faire jouer les effets de levier et les banques vont tenir compte de la fragilité des entreprises. Si l’entreprise n’inspire pas confiance, RATING (=calcul). Phénomène « érode » : dans un contexte inflationniste => remboursement en monnaie de singe => l’inflation a diminué l’endettement. Les limites de l’économie d’endettement Deux limites de l’effet de levier : désinflation= phénomène inverse de l’inflation (=baisse prix ce qui est différent de la déflation = baisse de la production et baisse des prix) le risque que les banques refusent les prêts. La limite essentielle = inflation (a70>10%) conséquences négatives. ménages victimes de l’inflation car leur épargne diminue Pour compenser cette érosion, ils épargnent davantage = épargne forcée. Les entreprises profitent du contexte inflationniste => parfois prise de risque inutile. Tous les gouvernements dans les a70 ont l’objectif de lutter contre l’inflation = juguler l’inflation. En France, inflation particulièrement forte après le 2ème choc pétrolier de 1979. Inspiration du 9ème plan : recommandait lutte contre l’inflation => salaire horaire hausse moins que la croissance de la productivité horaire en moyenne. Cette politique économique a consisté à opérer un freinage salarial très fort => freinage de la demande globale dans l’économie => baisse très forte des prix = désinflation Freinage salarial => augmente la part des profits. La baisse des prix va permettre de baisser les taux d’intérêt. 23/63 Cette désinflation va engendrer une hausse des cours en Bourse très forte car Keynes montre qu’il y a une relation inverse entre mouvements des taux d’intérêt et cours en Bourse. Séquences : 1) Inflation très forte en France après le 2ème choc pétrolier 2) Politique menée contre cette inflation => freinage salarial, le salaire horaire augmente moins vite que la productivité horaire. baisse de la demande => baisse des prix => baisse des taux d’intérêt => augmentation cours Bourse qui rendent très attractifs les marchés financiers. Passage d’une économie d’endettement à une économie financière. 2) L’économie de marché financier Les principes o Décloisonnement et interconnexion des différents marchés pour mettre en œuvre une régulation de la création monétaire par les taux d’intérêt et non monnaie comme marché d’endettement rigide. o Elargissement à l’ensemble des agents économiques de l’accès aux marchés de capitaux. o La concurrence pour la collecte des dépôts et la distribution des crédits entre les banques pour faire baisser le plus possible le coût d’intermédiation de la monnaie. o Février 1983 : création du 2nd marché pour que les grandes PME puissent être intégrées en Bourse plus facilement. Conclusion : Tous ces principes cherchent à favoriser l’allocation optimale des ressources financières en France, en supprimant les barrières entre le LT et le CT. Le CT était réservé à une minorité avant les a80, différent après : tout le monde + entreprise. Favorise l’investissement long en France. + Edifier un marché unifié de capitaux de toutes les durées possibles et pour tout le monde. Les types de créances négociables : Les marchés de capitaux comprennent 4 parties : actions, obligations, prêts interbancaires, le marché des titres de créances négociables (=possibilité de revendre). Les titres de créance comprennent : certificat de dépôt, billets de trésorerie, bons du Trésor. • Certificats de dépôt : crées en 1961 aux USA (France : Mars 1985) délivrées par institutions financières en représentation de dépôt à CT ou MT => effectué en monnaie nationale. Intérêt = placement sûr pour les entreprises et rémunérations très attractives. • Billets de trésorerie (USA = commercial paper) De un jour à un an = validité Montant important : 150 000 € Les entreprises ont un besoin de trésorerie qui va être acheté par les entreprises en excédent. Avantage : les emprunts ne sont pas trop longs. « Billet non causé» domaine trésorerie, ce n’est pas forcément du domaine productif. Les billets de trésorerie obéissent à des règles financières très strictes. Une entreprise ne peut emprunter ou prêter qu’à des conditions financières => il faut fournir des informations sur la gestion financière des semaines et des mois passés. détermine le RATING (degré de confiance de financière) des entreprises. France = 1er pays en émission de billets de trésorerie (UE) 3ème au niveau mondial après USA et Japon. Fin des a90, 99 => accélération du phénomène en France 1999 : relâchement des contraintes financières en France, année importante pour les fusions d’acquisition = croissance externe. 1999-2005 : augmentation de 50% en émission billets trésorerie (soit env. 100 milliards d’€) Caractéristique : Le marché français => durée de plus en plus courte. Durée minimale 10 jours passée récemment à un jour + rémunération à taux variable (1/3) et taux fixe (2/3). o Les émetteurs = grandes sociétés avec un capital social très important qui ont au moins deux ans d’existence . Marché concentré avec 20 émetteurs contrôlant le marché, les autres places secondaires (Gal Electric, LVMH, AXA, France télécom…) o Les investisseurs = grandes entreprises françaises (achètent) (CAC 40) (OPCVM = organisme de placement collectif valeur mobilière) 1986 = date charnière, importante pour la France. Les intermédiaires français fournissaient 80% Avant 86, économie d’endettement 24/63 les proportion s’inversent : la France (tout en étant une économie hybride) elle devient à dominante économie financière. Phénomène de retours en arrière en proportion économie d’endettement, économie de marché financier. La France s’est alignée sur le modèle anglo-saxon en 4 ou 5 ans. b) Les actifs financiers 1) Les actions Actions et obligations s’achètent et se vendent en Bourse mais sont deux réalités complètement différentes. Le mouvement des cours pour les obligations est complètement différente du mouvement des cours pour les actions. Actions : erratique (<=> mouvement) A LT, le placement en action est préférable que celui en obligation (7% / an, rendements 2 siècles) 2) Les obligations Donnent droit à l’intérêt obligataire. (L’action donne droit au dividende individuel = coupon mais ce n’est pas une obligation) Actions : un engagement en fonds propres (F1 + F2) qui donne deux droits : • droit au bénéfice éventuel • droit au gouvernement d’entreprise Obligation : un titre représentatif de dettes => 2 droits : • Droit au remboursement du nominal • Droit à l’intérêt Action = droit à la propriété Obligation = droit de créance Les obligations sont des emprunts fractionnés pour drainer plus facilement le capital. montant souvent important malgré ses fractions durée variable entre 8 et 15 ans taux d’intérêt nominal = taux d’intérêt obligataire modalités de remboursement = négociables o Les émissions d’obligation sont le fait des grandes entreprises mais les PME vont contourner l’obstacle en s’unissant pour emprunter o Mais dualisme très important car souvent les obligations sont pour les grandes entreprises. 4 catégories, modalités : • obligations indexées : taux et prix varient en même temps • obligations convertibles en action • obligations à souscription d’actions (OBSA) • obligations à fenêtres (= peuvent être remboursées à des moments prévus à l’avance = fenêtres) Prix ? Revenu que l’on anticipe permis par la détention des actionnaires. 1) Détermination du prix des obligations variation du taux d’intérêt en référence à la loi inverse mise en évidence par Keynes entre la variation du taux d’intérêt et la variation du cours de la Bourse. Quand le taux d’intérêt augmente, vente des obligations augmente et le cours baisse. La variation du taux d’intérêt, variation du cours est d’autant plus forte qu’elle est longue. Autres variables : - la liquidité quand un marché vend une obligation - la possibilité de pouvoir se couvrir sur un marché à terme - le degré de confiance (rating) que l’on accorde à un émetteur Prix du cours des actions : Analyse : la détermination du cours des actions est un peu moins systématique que celle du cours des obligations. Il y a deux tendances : une tendance de moyenne période : taux de rendement anticipé (dividendes, bénéfices…que l’on espère obtenir) une tendance de courte période donnée par des signaux multiples = statistiques (sur taux de croissance sur un pays, sur le niveau du taux d’inflation, sur l’économie américaine, le commerce extérieur… => mondialisation) => nation, UE, monde Ces 2 tendances vont se conjuguer = « force conjoncturelle ou résultante » Elle dépend d’une psychologie collective qui aura beaucoup d’importance sur les cours. 25/63 Loi des intérêts composés. A Actualisation n Présent i A + Ai = A (1 + i)^1 Futur A (1 + i)^n Un capital placé à 7% va doubler en 10 ans R1 / (1 + I) + R2 / (1 + i)^2 + R3 / (1 + i)^3… Ex : une personne A notée I^A I^A (1 + i) = (D + Q2) / Q1 i = [(D + Q2) / Q1] – 1 = (D + Q2 –Q1) / Q1 = (Q2 – Q1) / Q1 + D/Q1 gain en capital anticipé = plus value en Bourse anticipée gain apparent = plus value dégagé par rapport à l’année 1 D = coupon Q1 = cours actuel Q2 = cours anticipé 3 cas de figure : soit égalité : Si i < (Q2 – Q1) / Q1 + D/Q1 = placement en Bourse, le cours des actions va augmenter. Si i > (Q2 – Q1) / Q1 + D/Q1 = placement en Banque i Q1 = Q2 – Q1 + D Q1 (1 + i ) = Q2 + D + valeur actualisée de son cours Q1 = Q2 / (1 + i) + D/ (1 + i) coupon actualisé Qt = cours au temps t Qe t+1 = Q2 anticipé Qt = Qe t+1/ (1 + i) + D / (1+i) 1) Extrapolation du passé immédiat et du futur immédiat : Qe t+1 = Q t-1 Qt = (Qt-1)/ (1 + i) + D/(1 + i) Qt - (Qt-1)/ (1 + i) = D/(1 + i) H = paramètre a = situation particulière de la récurrence Qt = H (λ)^t + a = H [1 / (1 + i)]^t + D / I [1 / (1 + i)] <1 donc cours de l’action se stabilise 2) Qe t+1 = Q t+1 valeur du cours de l’action = futur immédiat Qt = Q t+1/ (i+1) + D / (1 + i) - Q t+1/ (1+ i) – q = D / (1 + i) Qt = H (1 + i)^t + D / I Bulle spéculative : Keynes 1936 : il suffit de quelques investisseurs professionnels qui ont la même attitude pour provoquer une tendance qui s’accentue = les prophéties auto-réalisatrices (moutons de panurge) La notion de gain apparent et de gain en capital anticipé permet de clarifier le choix entre le choix de l’épargne et le choix de placement en Bourse. Ce qui détermine fondamentalement les placements en Bourse = anticipations. 26/63 Ces anticipations peuvent devenir folles sur les marchés financiers = bulle spéculative, et anticipations spéculatives expliquant le mouvement fou. On distingue en Bourse, 2 types de risque : risque systématique = risque de marché = fluctuation de l’ensemble de la Bourse risque spécifique le risque qui concerne une seule action Dans les a80, en France, en réel, le risque était moindre en actions par rapport aux obligations. o Le taux de rendement réel était de 15% l’an o Le taux de l’obligation était de 6% par an. La Bourse répond à 4 fonctions : faciliter la rencontre de ce que l’on appelle la rencontre de la demande de fonds prêtables et l’offre de capital. Faciliter la liquidité de l’économie Faciliter la valeur des actifs Faciliter les regroupements et les restructurations industrielles (= prises de contrôle) (une entreprise qui veut se développer a toujours 2 choix : investissement en Bourse soit disant pour la recherche de synergie industrielle) L’envers de la médaille est qu’une entreprise va acheter un autre entreprise en Bourse avec l’objectif de synergie mais on va dépecer, revendre en morceaux l’entreprise (+ de plus values). Les acteurs sur les marchés financiers ? les acheteurs de titres = ménages qui achètent directement ou par OPCVM dont FCP (Fond commun de placement) et SICAV (Sté d’investissement à capital variable) les émetteurs de titres = pour une large part = entreprise, Etat, collectivités locales… les intermédiaires (banques, institutions financières spécialisées, Cies d’assurance, Stés en Bourse… = agents de change) Conclusion : Evolution financière récente : Il y a pour les entreprises, au niveau financier, 2 niveaux d’activité distincts : o Le top niveau (grandes entreprises et grandes banques) Utilisation de toutes les techniques financières Les OPCVM s’adressent aussi à ceux ci. Espérance en temps réel. o Niveau des PME (privilégié opérationnelle plus simples et moins risquées) Gestion financière dans l’entreprise a une importance considérable. Habileté et anticipation des directeurs financiers permettent en moyenne de gagner plus d’argent qu’avec l’activité industrielle classique. Importance de créer des filiales complètement financières au sein du groupe. la déréglementation et l’organisation des marchés financiers. o Les marchés financiers les plus importants du monde ont connu successivement leur Big Bang = changement fondamental. Les USA ont été les 1er. A la fin des a70, déréglementation des marchés financiers puis Londres en Octobre 1986 et Paris le 1er Octobre 1988 A partir de ces 3 époques successives, on procède à la cotation en continu dans ces bourses. o La place de Londres a cherché très vite à s’accaparer des meilleures actions européennes = BLUE CHIPS o L’intermédiation financière internationale : 3 aspects en relation : La collectivisation et la mutualisation du capital = depuis qq années, arrivent sur les marchés financiers des sommes considérables (fonds de retraite, de pension… GB) Les compagnies d’assurance disposent de sommes considérables qu’elles peuvent placer => ces placements massifs => des mouvements importants. L’industrie financière internationale s’appuie sur 4 places : NY, Paris, Londres, Tokyo L’internationalisation des échanges de titres : Depuis l’abolition des parités fixes en Août 1971, on est en présence de fluctuation considérables des taux de change et des taux d’intérêt. Donc les agents économiques cherchent à diversifier leur patrimoine au niveau du monde entier. Comme les marchés évoluent tous les jours, quand Tokyo ferme, NY ouvre. Par souci de sécurité, report des positions (achats / ventes) tous les jours de place en place = marché global continu des capitaux. Rapprochement entre sociétés de Bourse et les banques : 2 mouvements convergents : o Mouvement 1 : les sociétés de Bourse ont ouvert progressivement des années 1980 leur capital social aux banques (partenaires à part entière des sociétés boursières) o Mouvement 2 : les sociétés de Bourse ont été permises d’avoir pratiquement les mêmes prérogatives que les banques dans le domaine financier. 27/63 B) Les différents marchés de capitaux 1) Les marchés de capitaux ♦ Les marchés internes de capitaux Les principaux taux d’intérêt sur les marchés internes des capitaux En France, suppression du contrôle quantitatif du crédit depuis1987 => on ne peut plus contrôler par les quantités et la seule arme restante = taux d’intérêt. Il y a quatre principaux taux d’intérêt importants pour les entreprises : Le marché interbancaire = marché entre les banques taux au jour le jour taux à terme Le marché monétaire (billets de trésorerie, certificats de dépôt) Les taux du marché financier : Le marché obligataire caractérisé par 3 points : Taux fixe Taux variable ou révisable Le MATIF (marché à terme international de France) Les obligations Les actions Taux de rendement, dividende par cours = D :P Price earning ratio (PER) = cours de l’action / bénéfice rapporté Le taux du marché de crédit (TBB) = taux de base bancaire = équivalent du Prime rate (US) Taux accordé par les banques aux meilleures entreprises (taux bas aux meilleures entreprises) Le TBB existe toujours mais perd de son importance avec la création des billets de trésorerie. 2) Evolution des taux d’intérêt à CT et à LT et causalité les actions sont anonymes d’obligations => marché financier mais quand prêt de monnaie à CT, et donc taux d’intérêt à CT => marché monétaire. Hiérarchie naturelle ? Les taux longs sont plus longs, élevés que les taux courts. = relance son argent à longtemps => renonciation à la liquidité, dont plus de rémunération Causalité taux court, taux long : Les taux courts vont engendrer les taux longs dans tous les pays. Cette hiérarchie naturelle s’inverse de temps en temps en période de hausse des prix. Les taux courts deviennent plus longs ( ??) que les taux longs. => phénomène d’inversion des taux. Taux longs = juges de paie = reflet de la santé de l’économie et des anticipations que forment les agents économiques sur le devenir du pays. Taux courts = formés par plusieurs agents économiques : investisseurs institutionnels (assurance, fonds de pension…), grandes entreprises et Banque Centrale. La Banque Centrale contrôlait l’activité économique dans les années passées par leur taux d’escompte (= acceptation crédit à tel taux). Mais depuis peu, la BC n’agit plus pratiquement par le taux d’escompte mai agit en influençant sur les liquidités de l’économie. Les moyens utilisés = achats ou vente en bons du Trésor. Quand la BC vend ou achète les bons du Trésor, les banques vont diminuer leurs liquidités pour accorder du crédit aux entreprises. Elle va beaucoup jouer sur le taux du marché monétaire par leur action. La BC a un grand rôle sur les taux courts de l’économie. Pour lutter contre l’inflation, il faut contrôler la fluidité, taux court important à l’origine de la BC. b) Les marchés internationaux de capitaux Les marché internationaux de capitaux jouent un rôle fondamental pour les grandes entreprises car pour diverses raisons, elles sont capables de donner des Σ diverses, des quantités considérables de capitaux à prix compétitifs. 2 marchés : Le marché des eurodevises et des eurocrédits Le marché des obligations internationales. 28/63 Marché des eurodevises €devises = monnaie qui est enregistrée dans le compte d’une banque établie en dehors du pays d’émission de cette monnaie. L’origine des €devises : (USA / URSS dans les a50) => G Froide => crainte Les soviétiques craignaient que leurs avoirs en $ soient gelés donc rapatriement des $ dans une banque à Paris (Banque commerciale pour l’Europe du Nord) d’où les eurodevises. L’intérêt des €devises = échapper à la plupart des contraintes gouvernementales et légales des différents pays. Les différentes caractéristiques : Se fait sur les marchés interbancaires (plusieurs centaines de banques) Marché off-shore (échappe aux contraintes gouvernementales et légales des différents pays) $ = principale €devise (puis € et Yen), + de 80% (env. 85%) des devises ont une durée de séjour < à 6 mois Principe d’intermédiation : lamasse des €devises va être transformée par les banques en prêt à MT et LT => €crédit parfois jusqu’à 10 ou 15 ans. A la différence du marché des changes où on achète et vend des devises, , sur le marché des devises, on prête et on emprunte. Les taux évoluent continuellement et sont la rencontre de l’offre et de la demande mondiales. €crédits = crédit consenti à MT et LT qui peut aller de 1 à 15 ans. Ces crédits se font par l’intermédiaire de nombreuses banques : syndicats de banque = pools de banque => opération de syndicalisation. La durée moyenne = un peu plus de 6 ans Monnaies les plus utilisées = $, €, Yen Emprunteurs = pays industrialisés Caractéristiques des €crédits : Montants très élevés : record en 1984 : 14 milliards de $ à la pétrolière US (SOCAL) Le coût des opérations de ces €crédits =>sensiblement plus faibles qu’à l’intérieur des pays. Principales modalités de ces €crédits : Term loan : toutes les modalités de remboursement sont possibles, synonyme de turn loan. Standby credit : le remboursement se fait au gré de l’emprunteur. Credit roll over : remboursement à intervalle régulier mais à taux variable. Conclusion : On est en pleine intermédiation : les syndicats de banque jouent les intermédiaires. Transfert de MT à LT. 2) Marché des obligations internationales Deux compartiments : les obligations étrangères le marché des obligations ils sont l’essentiel des marchés financiers internationaux. Les obligations étrangères sont indissociables d’une Bourse. Les €obligations n’ont pas besoin d’être rattachées à une Bourse précise, pas de cotation obligatoire. Obligations étrangères : Obligation émise sur une place financière (BOURSE) par un NON RESIDENT libellée dans la monnaie NATIONALE de ce marché. 4 places importantes d’émissions étrangères : Japon (Tokyo) : Samouraï Bonds New York : Yankee Bonds Suisse : Chocolate Bonds Londres : Pools Dogs Bonds Pas de retenue à la source sur les revenus versés par les emprunteurs. Le marché des €obligations = une obligation émise par une entreprise ou par une entité publique par l’intermédiaire d’un syndicat international de banques qui est placée dans un pays autre que celui ou ceux de la monnaie ou des monnaies du libellé de l’emprunt. Obligations à taux fixe à taux variables convertibles en actions €émission : émission d’€obligations 29/63 Conclusion : En France, il y existe un taux d’épargne financière important (=15,6%) càd que les placements en terme d’actions et d’obligations pourraient être plus importants qu’ils ne le sont (env. 10% de la population détient un portefeuille d’actions = 5 à 6 millions) Les atouts de la Bourse de Paris : Grande ouverture internationale : les investisseurs étrangers détiennent 45% de la capitalisation du CAC40. Les banques étrangères s’implantent très fortement en France et la place financière de Paris est au niveau européen la plus pénétrée par les capitaux étrangers après la Bourse de Londres. Diversité et liquidité de la Bourse de Paris Marché des actions : la Bourse de Paris a connu un accroissement de la capitalisation boursière depuis 1985. 1985 – 2000 : la capitalisation boursière a été multipliée par 10 => De 85 à 2000, la proportion par rapport au PIB est passée de 30 à 60% de la capitalisation boursière (% donc résultat en relatif) Marché des obligations : 1985 – 2000 : croissance très forte : X 3 Permet à la bourse de Paris d’être comparable début 2000 à Francfort en terme de capitalisation Boursière. La place de Paris et la France ont un rang de très bon niveau en matière « d’industrie de la gestion collective » = OPCVM. La France est la première d’Europe pour les OPCVM et contrôle près de 40% des fonds gérés en Europe par l’intermédiaire des OPCVM. La Bourse de Paris a connu son sommet en Août 2000 (6 684 = CAC 40) Eclatement de la bulle technologique + Déclin de la Bourse mais depuis 2 ans, le cours remonte. Atouts de la place de Paris : Bonne compétitivité et est sans doute la moins chère au monde. De plus, elle est très bien surveillée par l’AMF (Autorité des Marchés financiers (=nouveau CO équivalent au SEC des USA). 4 compartiments : 1) Premier marché 2) 2ème marché (créé en 1983) 3) Marché libre 4) Nouveau marché (crée en 1996) sur le modèle marché du NASDAQ US La Bourse de Paris fait partie d’EURONEXT = Bourse Européenne + Bourse d’Amsterdam, Lisbonne, Bruxelles. Le LIFFE = London International Financial Futures (=produits dérivés) et options Exchange. Le défi actuel d’€next après avoir absorbé le LIFFE est d’acheter la Bourse de Londres. La bourse de Francfort a voulu se l’approprier en 2004. Démission de la Bourse de Francfort (Edge Funds = fonds de pension) 2 critères : Activité K° boursière : actuellement celle de Francfort est plus importante que celle d’€next qui est aussi importante que celle de Londres. Mais en critère d’activité = nombre d’opérations : 1) Londres 2) €next 3) Francfort Conclusion : La tendance de fonds sur les marchés financiers c’est qu’il y a des masses de K de plus en plus importantes dans un nombre de mains de plus en plus faible car il y a de plus en plus de Zinzins qui sont capables d’influer très fortement sur les cours. Ce phénomène est source de grande volatilité (= modification forte des cours). Institutionnalisation croissante => volatilité croissante. 2) Les produits dérivés Sur les marchés à terme d’instruments financiers sont créés pour faciliter un échange des anticipations de certains agents économiques qui aiment les risques avec les aversions de ceux qui n’aiment pas les risques => échappe aux anticipations contre les aversions aux risques Options = mécanisme d’assurance contre le risque. A) Les marchés à terme d’instruments financiers Permet de déterminer le prix et les quantités pour une livraison à une date ultérieure fixée. Permet de fixer aujourd’hui le prix d’une action future. Comment ? Correspond en France à la création d’un MATIF (Marché interne de France). Créé à partir d’un contrat = le notionnel 10 lié à un emprunt obligataire d’Etat fictif, durée de 10 ans et taux d’intérêt obligataire de 10 ans %. Ils vont déterminer mathématiquement l’évolution de son cours en fonction du taux d’intérêt. 30/63 Après le notionnel 10, création de contrats standardisés car montants, échangés standardisés et les actifs sous jacents sont standardisés. Cette standardisation permet la souplesse de l’action, la couverture et la liquidité. Un contrat financier à terme (future) = engagement à acheter ou à vendre une quantité standard d’un instrument financier dont la livraison est différée dans le temps dont le prix est convenu d’avance entre les différentes parties. Produit dérivé = tous les produits et instruments financiers qui ne correspondent pas à une opération du comptant mais se traduisent par un contrat par achat de vente d’un actif quel qu’il soit. A partir des années 1980, apparition des produits dérivés appliqués à tous les systèmes financiers qui permettent de se couvrir contre une sélection adverse ou de profiter d’une variation anticipée mais positive. Pourquoi ? Les produits dérivés ont été inventés pour pallier les fortes conséquences du taux des changes = abolition du système Bretton Woods en 1971. Opération de couverture = consiste à prendre des positions inverses sur des marchés à terme et marchés au comptant pour compenser une perte éventuelle sur l’un des marchés pour un gain d’un autre. Achat = position longue Vente = position courte Opération d’arbitrage = Pour une même mise de fonds et au moins de manière temporaire et pour un même risque encouru, les revenus peuvent être très différents pour 2 catégories d’actifs d’une même catégorie. L’opération d’arbitrage vient à essayer de tirer parti des différences de prix entre 2 marchés, entre 2 échéances d’un même produit dérivé à cause des imperfections du marché. Opération de spéculation : Achat ou vente de contrat en espérant les vendre ou les acheter dès qu’une variation de ce contrat dépasse les coûts de transaction et permet des profits. B) Le MONEP (marché des options négociables de Paris) Créé en Septembre 1987, un an après le MATIF. Comment ? Option = confère à son détenteur le droit mais pas l’obligation de ventre une quantité d’actifs financier (action, obligation…) = actifs sous jacents. A un prix donné = prix d’exercice et pour une période donnée ) échéance. Deux types d’option : option d’achat = call option de vente = put Le prix d’exercice = prix contractuel auquel l’acheteur d’une option peut acheter ou vendre l’actif sous jacent. On appelle le premium le droit d’option = valeur au droit d’option. Une option US donne le droit d’acheter ou de vendre à tout moment jusqu’à échéance ≠ l’option € qui donne le droit d’acheter ou de vendre qu’à l’échéance. Option négociable : Négociabilité = standardisation poussée à l’extrême => 5 aspects : Les options doivent toutes avoir le même sens Option d’achat ou option de vente Même quantité Même actif financier sous jacent Même prix d’exercice Même échéance 2 caractéristiques de contrat : Les meilleures actions, valeurs (de Paris par exemple) Indice (CAC 40 par exemple) Indice CAC 40 = [K° boursière des 40 valeurs du CAC 40 jour J / K° boursière des 40 valeurs du CAC 40 au 31.12.87] X 100 Pourquoi ? 2 types de risque : Risque d’entreprise = risque spécifique = sur une valeur donnée. Ces risques dépendent de facteurs microéconomique dans la société. Risque de marché concerne toute la place financière de Paris => facteur macroéconomique Les investisseurs peuvent souhaiter courir un risque mais pas l’autre : 1er risque : gestion active (suivi quotidien) 31/63 2ème risque : gestion passive (suivi par les fonds de pension) Coût moyen sur MONEP : Opération couverture : transfert type de risque sur un autre investisseur l’acceptant. Opération d’arbitrage : vente instantanée et simultanément des séries d’option momentanément surévalués sur le marché pour acheter du suite des options sous évalués. Le MONEP est aussi un outil de spéculation : L’effet de levier : fait que l’évolution de la valeur d’une option est plus que proportionnellement sensible à celle de l’actif sous jacent. L’achat d’option : Le montant de la mise de fond (en général faible pourcentage du prix de l’actif sous jacent) correspond à un achat d’option = au montant maximum du risque encouru. L’acheteur d’une option acquiert l’espérance d’un gain illimité à terme contre un paiement immédiat et limité (= 5%) = dépôt de garantie. L’achat d’option = opération rentable. La vente d’option = rentable mais risqué. Le vendeur d’option encourt un risque illimité à terme contre un profit immédiat et limité. Beaucoup de grandes entreprises ont enregistré des pertes considérables (Mark & Spencer) C) Les SWAPS financiers = échange de dettes Comment ? SWAPS de taux d’intérêt : interest swaps Comprennent 2 sous groupes : - dettes à taux fixes contre dettes à taux variables = swaps de nature de taux ou « coupons swaps » = engagement mutuel où 2 partis conviennent de se livrer et de recevoir des flux financiers dans une même devise l’un à taux fixe, l’autre à taux variable. - échange de dettes à taux variables contre dettes à taux variables = swaps de base de taux « basis swaps » SWAPS de devises = currency swaps Dettes entre 2 devises différentes : 3 sous groupes - Dettes à taux variable = swaps à termes variables - Dettes à taux fixe = swaps à terme - Dette à taux fixe contre dette à taux variable = swaps optionnels A B (4) Taux fixe (1) Taux variable (5) (2) (3) (1) (2) (3) (4) (5) Coupons Swaps Basis Swaps Swaps à terme variable Swaps à terme Swaps optionnels L’origine de la création des swaps : - améliorer la condition d’emprunt des entreprises - les swaps => restructurer un endettement - possibilité de diversifier les risques des changes - les swaps permettent aussi d’enregistrer un profit spéculatif en anticipant la hausse ou la baisse des taux d’intérêt. On peut tirer un avantage considérable à la suite d’un achat. • Si une entreprise prévoir une baisse des taux et possède swaps à taux fixe => défavorisée => échange de dettes à taux fixe contre taux variable • Si une entreprise est endettée à taux variable et anticipe une hausse des taux, elle est défavorisée donc échange de dettes à taux variable contre taux fixe. Conclusion de l’environnement financier : - Milieu des a80, l’économie française a basculé dans l’économie financière (1986) mais reste un mélange d’économie d’endettement et d’économie financière. - Economie de marché financière surtout favorable aux grandes entreprises. Les émissions d’emprunt obligataire favorable aux grandes entreprises. 32/63 L’environnement financier des entreprises est profondément dualiste (=deux secteurs différents) et inégalitaire avantageant les plus grandes entreprises. Section 2 : L’entreprise et le marché du travail Le marché du travail est façonné dans une très large mesure par les entreprises (surtout par les grandes entreprises). Les économistes peuvent se diviser en 2 grands courants concernant le marché du travail. - Ceux pour qui il existe un marché du travail homogène, transparent… - Ceux qui pensent qu’il existe de nombreux marchés du travail et se rangent dans la segmentation du marché du travail. A) Les approches classiques a. Les analyses traditionnelles Représentée par Ricardo et plus récemment par Arthur Cécil PIGOU (disciple de Marshall). Ce marché du travail obéit à la loi de l’offre et de la demande => néoclassique. Sal / P chômage E O D Emploi Salaire nominaux / prix = salaire réel Il faut laisser faire le marché du travail et on aura un équilibre qui se fera naturellement équilibre = plein emploi S’il n’y a pas plein emploi, c’est que le salaire réel est trop élevé dans l’économie. Keynes : Le schéma des néoclassiques est critiquable. Il conteste l’offre de travail des néoclassiques car les salariés sont victimes de l’illusion monétaire car ils raisonnent en réel plus qu’en nominal. Il existe un minimum salarial sans lequel on ne peut pas descendre = plancher. Pour Keynes, l’emploi dépend de la production qui dépend elle même de la demande effective. Cette demande effective = consommation + investissement L’investissement dépend de l’efficacité marginale du capital et du taux d’intérêt. Pour développer l’emploi selon Keynes, il faut faire baisser le taux d’intérêt et pour baisser ce dernier, il faut faire augmenter l’offre de monnaie => augmenter l’investissement => augmenter l’emploi. Pour Keynes, l’emploi n’est pas déterminé sur le marché du travail idéal. L’emploi est déterminé hors marché => déterminé par l’efficacité marginale du capital. Propension marginale à consommer = 1C / 1Y + efficacité marginale du capital + taux d’intérêt = 3 déterminants du système keynésien D=C+I I Em du K = efficacité marginale Réel Monétaire NEOCLASSIQUES 1) Détermination de l’emploi 2) i => Is Niveau général des prix KEYNESIENS 1) Monnaie 2) i 3) Emploi Analyse dichotomique = séparation des sphères réelle et monétaire. intérêt => Démarches néoclassiques et K sont opposées mais il existe pour les 2 un marché du travail non segmenté. b. Les analyses centrées sur la productivité Deux types d’analyse : le cycle de l’emploi et le cycle de la propriété Emploi effectif ≠ efficace, potentiel. Moment donné, constaté < ≠ pleine utilisation du K. i. Cycle de l’emploi Courte et moyenne période. - Début d’une expansion (sortie de la dépression) : les entreprises ne sont pas sûrs que cette expansion va durer donc elles n’embauchent pas du fait de l’incertitude donc accroissement de la propriété. - L’expansion se confirme : les entreprises finissent par embaucher donc au bout d’un miment on se heurte à la loi des rendements décroissants et la productivité commence à baisser. On va passer à une phase de dépression. - Phase dépressive : on ne débauche pas tout de suite car l’entreprise a utilisé beaucoup d’argent pour la formation. Elle garde donc la plupart des salariés et la propriété diminue. 33/63 - La dépression se confirme : les entreprises licencient une part des salariés, donc la productivité remonte, puis même schéma. On n’a presque jamais l’emploi potentiel, efficace mais effectif. ii. Courant régulationniste Robert Boyer, Michel AGLIETTA, MISTRAL Théorie macroéconomique qui place la dynamique de l’emploi au cœur de son analyse. L’idée force de ce courant est que la forte croissance connue par la France durant les 30 glorieuses est due aux gains de propriété dégagés par les entreprises à cause de l’organisation du travail et du fordisme => augmentation des salaires => consommation de masse => absorption de production de masse. dynamique entre consommation et production de masse. B) Notion de régulation processus dynamique d’adaptation de la production à la demande. Raisonnement dans un cadre national. Il y a toujours 2 types de régulation à un moment donné dont une dominante : - Régulation concurrentielle - Régulation monopoliste. C) Régulation concurrentielle Les salaires obéissent aux lois du marché, les entreprises se dont concurrence par les prix, l’Etat intervient très peu. Observée en France + dans les pays € pendant tout le 19ème siècle jusqu’à la 2GM avec 2 sous périodes : - 19ème siècle jusqu’à 1GM : Régulation concurrentielle parfaite - Entre 2 guerres : modification du paysage économique Début du processus de concentration Introduction du travail à la chaîne (Taylorisme appliqué = Fordisme) Très forte croissance de la productivité mais les salaires en France ne suivent pas car ils restent dans une optique concurrentielle. Il va donc y avoir un divorce (fin des a30) entre salaires et emplois (O et D). Cause centrale des a30 => 1929 La France de l’entre 2 guerres était sur le point de passer d’une région concurrentielle à monopoliste mais les salaires sont restés faibles. D) Régulation monopoliste Après la 2GM, les changements apparaissent en France : 1950 : création du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) Fin a50, secteurs moteurs = mouvements de concentration très important dans les secteurs ouverts à la concurrence internationale. Cette ouverture a contraint ces entreprises à dégager de très importants gains de productivité (hausse salaires) qui vont se répercuter en phénomène de cascade sur la plupart des autres entreprises (hausse salaires) donc hausse forte de la demande globale qui a été capable de répondre à l’offre => dynamique entre consommation et production de masse. Conclusion Régulation monopoliste est synonyme d’intervention de l’Etat (SMIG, augmentation des salaires…) et synonyme de gains de productivité dégagés par les entreprises ouvertes à la concurrence internationale. Les gains (2,5 à 3% par an) se traduisaient par des hausse de salaire de 3% l’an en France. Mais pour les régulationnistes, cette période va petit à petit connaître une fin : celle de l’efficacité de la régulation monopoliste. 1) Pour les économistes libéraux (néoclassiques…) il y a une séquence en 3 temps : rentabilité, investissements, emploi. Pour les libéraux, il faut rétablir la rentabilité des entreprises pour investir puis employer. Théorème de Schmitt : « Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après demain ». Si l’emploi est insuffisant, c’est qu’on est en présence de chômage classique = insuffisance de rentabilité = excédent d’offre sur le marché du travail = excédent de la demande sur le marché des biens. Pour les économistes keynésiens, séquence en 3 termes : demande, production, emploi. Elle se heurte a une difficulté : si la demande augmente, il est probable qu’elle déclenche une tension inflationniste qui va diminuer la compétitivité par rapport à l’étranger => contrainte extérieure (=> déficit). 34/63 2) Pourquoi fin de la régulation monopoliste petit à petit ? (pour croissance bénéfices) La complexité croissante dans les a70 de l’organisation du travail dans les entreprises avec la robotisation a rendu progressivement inadapté l’organisation taylorienne. La dynamique entre production de masse et consommation de masse s’est progressivement détériorée car la production de masse et synonyme de marché mondial ; or, l’optique régulationniste raisonne au niveau national. L’organisation taylorienne et le fordisme ont été poussés à l’extrême et ont fini par avoir l’effet inverse de ce qui était recherché. On a tellement morcelé le travail qu’il a fini inefficace (sabotage, perte de productivité) et inintéressant. 2 réponses : A la fin de la dynamique monopoliste : Soit : procéder à l’enrichissement des tâches (Japon, Allemagne) USA, BG, France : cassage des acquis sociaux => introduction de la flexibilité (précarisation). E) La segmentation M. PIORE et MP DOERINGER (appartiennent à l’Ecole Institutionnaliste US) vont développer la théorie de la segmentation du travail. Pour forger leur théorie, ces 2 auteurs s’appuient sur la réalité US. Ils constatent l’importance de la pauvreté aux USA. Il y a une grande ≠ de salaires entre les groupes (sociaux et ethniques) selon les sous populations et en concluent que cette constatation n’est pas du tout une anomalie mais une caractéristique essentielle du système conçue de manière élaborée. a. Les modalités, définition de la segmentation Piore et Doeringer ; un article en 1971 « International Labour Market and Manpower analysis » + article en 1978 en France. Définition : S’analyse selon 2 oppositions : i. Secteur primaire et secondaire Secteur primaire : tous les emplois les mieux payés, les plus stables, les plus intéressants. Secteur secondaire : rassemble tous les emplois les moins payés, les moins stables, les moins intéressants. ii. Marchés internes et externes Marché interne = unité administrative à l’intérieur de laquelle la rémunération et l’affection du travail sont déterminées par un ensemble de procédures administratives. On se situe dans le cadre des grandes entreprises où se pose le problème de l’embauche. Cette entreprise = unité administrative voulant embaucher, va chercher dans le marché interne = emplois vacants. Les salaires sont décidés en fonction de 2 critères : l’ancienneté et la compétence. Ce marché interne n’est pas vraiment un marché car il est très protégé par le marché extérieur. Ceux qui ont réussi à intégrer le marché interne bénéficient d’une évolution de carrière presque programmée et de salaires croissants (quasi stabilité de l’emploi). Marché externe = rassemble tous ceux qui cherchent à intégrer le marché interne mais qui n’y parviennent pas encore. iii. Les explications de la segmentation du marché du travail 3 explications complémentaires de la segmentation du marché du travail : ♦ L’importance de la qualité Les entreprises ont beaucoup investi pour former leurs salariés. Leur grande crainte est que cette dépense en capital humain doit être rentabilisée. Crainte que les salariés formés (parfois sur plusieurs années) aillent chez les concurrents qui bénéficient sans rien débourser leur niveau de formation. Leur comportement rationnel va être d’augmenter les salaires des salariés pour les empêcher de partir chez les concurrents. Calcul de rentabilité. Chez Gary BECKER, le capital humain fait partie des choix = investissement en capital, attente d’un rendement = théorie des choix. Concrètement, il est possible de le développer de 4 façons : par l’éducation par l’expérience par la formation continue par l’apprentissage Les grandes entreprises créent des marchés internes et ils y gagnent (hausse des salaires) => salaire d’efficience ) hausse de la productivité. Il y a 50% de la segmentation du marché du travail car certaines entreprises augmentent le salaire de certains salariés. iv. Les explications sociologiques de la segmentation Les entreprises vont diviser le marché du travail pour mieux le contrôler v. La péréquation des coûts Les firmes (surtout les grandes) ont des politiques de personnel très élaborées. Elles vont chercher à isoler les salariés qui ont un rôle décisif dans l’entreprise et vont donner des salaires beaucoup plus importants par rapport aux autres entreprises. Mais comme cela est coûteux, il faut extérioriser les autres salariés, ceux qui ont une place périphérique. 35/63 Les grandes entreprises cherchent et réussissent à monopoliser la composante stable de la demande. Comme ils arrivent à monopoliser la composante stable de la demande, ils peuvent accorder des salaires stables. Ils vont confier à leurs nombreux sous traitants la composante instable de la demande. Comme les sous traitants ont la composante instable, ils vont donner moins de salaires à leurs salariés (salaires moins stables). Conclusion : Cette explication de la segmentation correspond à une démarche délibérée des directions des ressources humaines des grandes entreprises. Elles cherchent aussi en privilégiant certains emplois, et diminuent les coûts de rotation et par conséquent les coûts d’embauche. Les théories de la segmentation du travail ont l’avantage ou le mérite de souligner les limites de la politique de relance de l’emploi essentiellement basées sur la relance de l’emploi (Keynes). La demande est considérée comme insuffisante car elle est trop globale. part de l’idée d’existence d’un marché du travail alors qu’il en existe plusieurs. Pour Piore et Doeringer : la solution est qu’il faut développer la formation du capital humain, des salariés dans le secteur secondaire pour organiser le passage le plus rapide d’un marché externe à interne => secteur interne. b. Les nouvelles formes d’emplois : les grandes tendances de l’emploi (macro) et la diversité des emplois. i. Les tendances Depuis les années 1980, émergence des emplois atypiques. Le rôle spécifique des PME et la disparition des emplois. Ce sont les petites PME (de moins de 10 salariés) qui sont véritablement créateurs nets d’emplois (elles créent plus qu’elles ne détruisent d’emplois). Mais une grande partie des PME) mauvais emplois. D’une manière générale, PME = créatrices d’emplois surtout dans les services marchands rendus principalement aux grandes entreprises. Secteur hétérogène employant technologie, informatique… L’agriculture et l’informatique ne font plus partie des créateurs d’empois. Importance de l’horizon économique d’une entreprise liée à la progression des qualifications : en effet si l’horizon est court, très généralement, les entreprises consacreront peu d’argent dans la formation. Si l’horizon de l’entreprise est longue, beaucoup de capital humain (=nombreuses années). La progression des qualifications est aussi liée à la capitalisation de l’entreprise (investissement dans le capital…)… Quand KW / nb salariés = intensité capitalistique Quand elle augmente, augmentation de la formation continue et du capital humain. L’emploi dans l’espace. Au niveau géographique, il existe ce que l’on appelle des bassins d’emplois = les différentes régions économiques d’un pays n’offrent pas les même types d’emplois. Segmentation géographique très importante accentuée par la politique pressante de développement des pôles de croissance et des zones sur le territoire national. ii. La diversité des emplois Pendant les a80, les entreprises ont cherché à augmenter leur flexibilité : le développement croissant des emplois atypiques L’effacement des frontières de l’emploi = les frontières entre l’emploi, le chômage et l’inactivité sont de plus en plus floues (stages, préretraites…) : on peut distinguer : - l’emploi type : l’emploi salarié, le lien entre l’employeur et le salarié doit être stable (CDI), un système de promotion, un emploi à temps plein. Un seul employeur et dans un seul lieu, que le salaire soit suffisant pour élever une famille. - L’emploi atypique : l’incertitude des a80 et la compétition accrue ont incité les entreprises à développer la flexibilité : Flexibilité externe = mise au chômage ou baisse des salaires Flexibilité interne = inverse => augmentation des postes à responsabilités et hausse des salaires. Cette mobilisation interne a pour objectif de familiariser ces salariés avec tous les aspects complexes de la gestion de l’entreprise car ils seront peut être amenés à avoir un poste important dans le futur. Cette flexibilité se manifeste complètement par des emplois à temps partiels (<35h) = de façon contractuelle + travail intermittent au moins ou à l’année + temps limité (CDD ou CDI). De manière importante maintenant CDD = insertion. Ces 2 types de contrats sont complémentaires. CDD = jeunes généralement Pour les plus âgés, mission d’intérimaires. L’intérim se trouve davantage dans les industries et le CDD dans les services. La difficulté de l’emploi et de la lutte contre le chômage : Quand création d’emploi ≠ 10 emplois en moins car création d’emploi va révéler des offres d’emploi qui ne s’étaient pas encore manifestés. Moyenne : 10 emplois créés = 7 chômeurs en moins. La régulation monopoliste (production et consommation de masse) 36/63 La réaction des entreprises à la dérégulation s’est effectuée par la diversification des emplois = gestion sociale du chômage. Cette segmentation du marché du travail a l’inconvénient potentiel de créer une société à 2 vitesses => société duale avec ceux qui ont un capital humain important et qui pourront s’adapter aux changements, et ceux qui n’en ont pas et qui sont à la traîne. Section 3 : L’environnement concurrentiel de l’entreprise Introduction : Les petites entreprises => effectif de 1 à 199 inclus PME => 200 à 299 Grandes entreprises : >500 Micro Entreprises, très petites entreprises Distinction entre PME et PMI : PMI = sous ensemble dans PME, PME se spécialise dans le domaine industriel. = 99 % des entreprises industrielles = 50 % des effectifs salariés = 40% du CA des entreprises = 40% de laVA de l’industrie mais 30% de la FBCF de l’industrie Les PMI existent car elles ont comme spécialité de fabriquer des produits très individualisés avec beaucoup de savoir faire. PME = 60% de l’effectif français salarié = 55% du CA des entreprises = 50% de la VA = 45% de la FBCF A) L’importance des PME a. Forces et faiblesses Les PME sont très nombreuses en France car grande souplesse de gestion, très bon climat social et peu de bureaucratie par conséquent. Elles ont la possibilité de s’adapter très vite à des marchés très spécialisés. La majeure partie des PME sont sous forme juridique d’entreprise individuelle et depuis les a70, le solde net des créations défaillantes est sans arrêt positif. L’espérance de vie d’une PME est de 5 ans. Une PME/2 à une chance de survivre. Cette mortalité des PME doit être nuancée : - Soit faillite - Soit absorption par une unité plus grande - Soit parfois cessation volontaire d’activité i. Forces La force économique des PME : « L’impact majoritaire » : si on cherche à mesurer le poids des PME selon emploi, production, investissement, la moyenne des 3 mesures a l’impact majoritaire qui est de 55 à 56%, d’où l’impact majoritaire. Les PME, relativement en proportion, en relatif, créent plus d’emplois que les grandes. Elles atténuent généralement les crises car elles créent des emplois en les modulant selon les conjonctures => elles appliquent le cycle de l’emploi. La productivité du travail est très forte dans les PME. Elle est en moyenne > à la productivité dégagée par les grandes entreprises en relatif. Les investissements : plus les PME sont petites, plus elles investissent proportionnellement. ii. Faiblesses A 3 niveaux : Problème de financement car les problèmes de demande de fonds propres (F1 + F2 en terme de bilan synthétique). Les PME en moyenne, ont des fonds propres qui représentent env. 10% du total du bilan. Comparativement, les grandes entreprises ont au moins 20% de fonds minimum et la norme européenne est de 35%. Les PME ont beaucoup de difficultés à accéder au second marché créé en 1983 (Bourse) ; 80% d’entre elles sont contraintes de s’autofinancer. Les PME ont une bonne rentabilité économique mais une mauvaise rentabilité financière en France car les charges fiscales et financières sont trop lourdes. Elles sont contraintes à s’autofinancer et à s’endetter. Sur ce marché de l’endettement, elles sont en position de faiblesse. Les grandes entreprises ont toujours plusieurs banques et font jouer la technique de la surenchère (jeu de baisse des taux avec la concurrence). Mais les PME n’ont pas cette possibilité de marchandage. 37/63 Il y a en moyenne, une ≠ de deux points entre crédit à CT accordé aux grandes entreprises et PME ; et d’un point pour le LT. Les PME ont surtout besoin d’un crédit à CT. Le problème des dettes françaises : Accords de crédits beaucoup plus longs (100 jours) alors que la GB = 70 jours et Allemagne = 80 jours. Souvent fatales pour les PME à cause des délais. Les PME se font souvent des crédits entre elles = crédits inter-entreprise. Si l’une est défaillante, elle va être en faillite et va entraîner les autres. Les relations entre grandes entreprises, PME et Etat. PME Etat. De plus en plus, les PME sont en sous traitance avec les grandes entreprises = instabilité La sous traitance, comment ? Pourquoi ? Comment ? Opération par laquelle la grande entreprise (=donneur d’ordre) confie à une autre entreprise (=preneur d’ordre) le soin d’exécuter une opération commerciale et productive le cahier des charges dont elle conserve l’entière responsabilité. Pourquoi ? Le fait d’externaliser va permettre aux grandes entreprises de ne pas augmenter sa taille. Elle va pouvoir faire appel à un savoir faire très spécifique que la PME a acquis avec beaucoup d’années et la grande entreprise va pouvoir « larguer » son sous traitant si la conjoncture se détériore quitte à reprendre des relations économiques avec le sous traitant si elle s’améliore. La loi qui est vérifiée dans tous les pays : développement inverse de la PME. Plus l’entreprise est petite, plus elle se mettra en situation de sous traitance. Les PME ont besoin d’être aidées avec l’Etat. Jusqu’à 1985, aide financière à base de subvention. Depuis 1985, l’Etat aide davantage fiscalement que financièrement. Les PME face à la concurrence étrangère sont considérées comme des proies vulnérables. Les entreprises étrangères dans le cadre de l’UE cherchent à obtenir des PME françaises indépendantes à dominante familiales car elles sont mieux gérées. Elles sont convoitées dans 3 cas sur 4 d’après les critères (Pays UE). Cet achat leur permet d’acquérir une « tête de pont » => entreprise en très bonne situation financière, acquisition totale ou au minimum ¾ majoritaire. On peut dire que les PME française doivent prendre exemple sur les PME allemandes, plus nombreuses et de taille moyenne plus importante que celle des PME françaises. Le Japon a tissé des PME très différentes, parallèlement à ces très grandes entreprises « keiretsu » => sous traitance. B) Le capital risque et les innovations Après la 2GM, d’origine US : Venture capital. Le K risque est essentiel pour les entreprises françaises et surtout les PME françaises. La faiblesse principale pour les PME françaises = manque de fonds propres pour les entreprises pas encore côtées. 1) Définition : K risque = activité d’apports en fonds propres à des sociétés non encore côtées en Bourse. La société de K risque et l’entreprise aidée => partage risques et opportunités. =>capital risqueur. La société de K risque a un rôle très actif. Ce n’est absolument pas une banque, elle entreprend un partenariat. Activité de K risque = à LT. La société de K risque parie que la société qu’elle aide va se développer sur le LT. La rémunération du K risque se fait à l’échéance = vente de la participation sociale que la société K risque a acheté. La société de K risque va étudier les aspects qualitatifs (professionnels des dirigeants de l’entreprise) avant d’aider les PME. Le K risque se situe à la frontière du monde financier et industriel. Toujours lieu dans le secteur à haute technologie : haut risque. Donc besoin que le CA augmente très vite dans les premières années sinon pas décollage de l’entreprise. > Le fonctionnement : - L’organisation : Les sociétés de capital risque sont toujours des structures légères. Généralement constituées d’une équipe de dirigeants restreintes et font appel à de nombreux intervenants et spécialistes consultants. Pour conclure, elles font appel à de nombreux consultants (bio, fi, etc…) - La sélection des investissements 38/63 Elle est draconienne. En moyenne, il y a des investissements réels que dans 1 à 5% des projets proposés. Sur 100 dossiers reçus, 80 sont écartés à 1ère lecture, 20 sont étudiés et 10 seront présentés aux comités de sélection, il y aura 7 accords puis au final uniquement 5 investissements. Investissements réels dans 1 à 5% des projets bénéfices d’investissements : Sur 100 dossiers reçus, 80 sont écartés à 1ère lecture 20 sont étudiés 10 seront présentés au comité de direction • 7 accords ♦ 5 investissements au final L’avis de portefeuille 20 dépôts de bilan • 60 affaires stagnantes • 18 à 20 décollages • 2 à 3 succès stories Cette sélection obéit à 4 étapes : • l’évaluation de l’entrepreneur et de son équipe • l’évaluation des perspectives du couple produit – marché • l’évaluation du plan financier • le business plan = plan développé. - Les sorties du K risque la voie royale = la sortie en Bourse. Si une entreprise rentre en Bourse, la valeur de celle-ci va être multipliée. En France, elle se fait plus facilement depuis 02/83 (création du 2nd marché) et depuis 1996 => nouveau marché ouvert (pour entreprises technologiques). L’équivalent de ces marchés boursiers en GB = United Securities Market pour les jeunes entreprises. • La cession à des 1/3 financiers => entreprises intéressées par les titres car pensent au développement économique. Il existe des société de portefeuille qui sont intéressées pour acquérir ces titres car les taux de rentabilité sont intéressants. Il suffit de diversifier pour diminuer les risques. • La cession à des 1/3 industriels (le plus fréquent) Certaines grandes entreprises sont intéressées à avoir des participations. • Revente de la participation aux entreprises aidées = cession des entrepreneurs aux dirigeants. 2) Le capital risque en France Arrivée en France dans les années 80. - Les ppaux fonds de K risque Les sociétés fi d’innovation (SFI) ont pour but d’aider les entrepreneurs individuels au démarrage et d’essayer d’assurer des fonds propres à ces jeunes pousses. Les Instituts régionaux de participation (IRP) créé pour aider le K risque régional, créé dans un 2eme temps car K risque très centré sur Paris. Les Fonds Communs de Placements à Risque (FPCR) Créé en 1983, ont pour vocation de drainer l’épargne publique des personnes morales ou physiques pour qu’elles soient investies en options ou obligations dans le capital risque. Les Fonds Communs de Placements dans l’innovation (FPCI) Créé en 1997 par Dominique Strauss Kahn. Permet aux particuliers de participer au capital risque. Aujourd’hui 50% du K risque car Intéressant fiscalement => institution de 25% de réduction d’impôts + exonération des impôts sur les plus values. Filiales de sociétés étrangères. Toutes les filiales des grandes banques françaises. - Les 2 caractéristiques principales C’est un système où toutes les filiales de l’établissement financier (grandes bq) sont là, de même que l’Etat qui est présent dans le capitalisme risque indirectement (ex : caisse des dépôts). Ces omniprésences font que le capital risque français est appelé le colbertisme risque garantie. Le capitalisme risque est un petite peu frileux. Le K risque préfère attendre que leurs jeunes entreprises fassent leur preuve pendant 2 ans et pour aider dans l’innovation technique. Quand le capital risque n’est plus ce qu’il devrait être, il est appelé capital développement. Aux USA, on aide tout de suite. 39/63 Ce qui est très important dans le développement du capital risque français c’est le 2nd marché et nouveau marché : les actions divisées dans le public atteignent 10% du K total (contre 25% sur le 1er marché). De plus le volume des informations à fournir est moins important sur le 1er marché. Un délai de 3 ans est toléré pour se mettre en conformité pour répondre au bilan, s’adapter avec les réglementations. 3) Le développement du capital risque On observe toujours le ralentissement de l’activité du capital risque qui suit la chute de l’activité éco. (ex : ds 90’s et 2000) Au niveau de l’€pe, dans les a 90, le K risque est très spécifique à chaque pays. Chaque pays se spécialise dans un type (ex : biotech) Pour l’instant, le capital risque €péen ne supporte pas la comparaison avec le K risque des EU mais cette différence s’estompe assez rapidement depuis les années récentes. Le K risque €péen ne pratique cependant pas assez la syndicalisation (8% en France). En 1997-1998, le gouvernement français décide d’utiliser une partie de la mise en bourse de France Télécom pour développer le K risque (1Md de francs dont 600 millions pour la caisse des dépôts). Pour l’instant, 3 pays dominent le K risque €péen : UK + Fr + All = 70% du K risque (dominance de All qui joue a plein le jeu de l’aide aux jeunes pousses) Suite à l’éclatement de la bulle, chute de 50% du capital risque en 2001 mais la France a mieux résisté que les autres grâce aux FCPI de Strauss Kahn. A partir du 2nd trimestre 2003, le K-R redémarre. En effet, en 2005, beaucoup d’intro en bourse grâce au K-R par les nouvelles pousses (env. 80 entreprises en 2005, 50 en 2004 et 17 en 2003). Il faut cependant relativiser ce regain de santé car en 2000, il y avait 330 introduction en Bourse grâce au K risque La reprise du K-R €péen est > à celle des EU. Les Multiples de sorties qui dépendent de la rentabilité en Bourse s’élève de 4 à 10 fois la valeur initiale. Par exple en 2005, vente de la société de téléphonie internet de Skype à Ebay pour 2,5 mds de $. Le regain d’activité du K-R s’explique par le fait que l’éclatement de la bulle technologique a un tri sélectif des entrepreneurs. Donc nouvelle génération d’entrepreneurs plus compétents car ils ont de l’expérience. Et les nouveaux se lancent dans les opérations bcp plus importantes. Ces opérations se placent au niveau €péen. On constate que l’augmentation du K-R en volume en 2005 avoisine les 20%. Conclusion - Le K-R est une activité financière mais qui crée bcp d’emplois (depuis 2000, en €pe = + 1 million d’emplois) - Il faudrait que l’€pe crée un marché €péen pour le K-R = Nasdaq. II. L’environnement concurrentiel des grandes firmes A) La taille critique B) Etude comparative Intro : Gdes firmes se rapportent à des groupes. On parle aussi de micro-groupes (0 à 499 salariés) Un groupe = au moins une société qui dirige une autre La taille ne fait pas pour autant la plus grande entreprise. Selon l’INSEE, sur 16 secteurs : 8 doivent être le plus grand possible, c’est leur taille critique. Ms ds beaucoup de secteurs, il n’y a pas besoin d’avoir la taille la plus grande. La taille critique est donc en fonction des secteurs. All : Pays le mieux dimensionné : dont 8 à 9 secteurs, l’All a les entreprises adaptées à la taille critique (puis GB puis France) La France est bien positionnée en taille : dans le verre, l’aéronautique, bateaux non ferreux, armement Le groupe = on appelle groupe un ensemble de sociétés qui dépendent d’un même centre de décision appelé la tête de groupe. Grpe = ens. de sociétés reliées financièrement entre elles. (un grpe public si la tête est publique, un grpe privé si la tête est privée) Tête de groupe : entreprise qui contrôle au moins une société mais qui elle même n’est pas contrôlée. Il suffit dans 2 stés qu’un contrôle sur l’autre pour qu’on ait un groupe. Le noyau dur (=contour restreint) est l’ensemble des sociétés détenues directement ou indirectement à plus de 50% par une société mère (ici tête de groupe). 40/63 De plus en plus d’entreprises s’organisent en grpe pour des raisons d’efficacité fi, produc, et fisc. En 2005 : 8 millions de salariés dans les grpes Les grpes mobilisent 84 % des Kx. Inversement, leur part est très faible en terme de nb d’entreprises. 1/25 d’entreprises dépend d’un groupe. A l’intérieur des groupes, il y a une hiérarchie. Les grands groupes (+ 10 00 salariés) emploient 3 millions de salariés. Ils pèsent 63 % de tous les groupes. Les groupes se trouvent surtout dans l’eau, l’industrie automobile et aussi dans une moindre proportion dans les biens d’équipements et biens intermédiaires. Sur les 30 000 groupes français : - les micro-groupes sont 28 300 - les petits groupes sont 1335 (500 à 1999 salariés) - les moyens groupes sont 395 (2000 à 9999) - les grands groupes sont 80 A) Leur taille critique La notion se taille critique se conçoit en 2 aspects : 1) les conditions nécessaires Economies d’ échelle : Elles reflètent la baisse du coût que permet une capacité de production donnée. Ex : une raffinerie pour avoir la taille critique doit produire au moins 5 millions de tonnes. Ce phénomène s’explique par la diminution du poids des coûts fixes dans le coût total de production grâce à une forte croissance de la production. Economies d’envergure : Lié au direct costing = économie de coût que peut engendrer la production par une même firme de 2 ou plusieurs produits très différents par le même équipement. Les japonais sont à l’origine de cette découverte par Honda. 2) les conditions supplémentaires La nécessité d’une présence mondiale sur des marchés en voie d’industrialisation. Par ex : l’espace d’organisation de la production pour les firmes est le monde entier. Or, au niveau du monde, on observe depuis les a.90, un style de consommation qui se mondialise donc convergence de la production et de la consommation au niveau mondial. Actuellement, l’enjeu de l’environnement concurrentiel des grandes firmes est d’être présent dans les 3 grandes zones de P° et de C°. Donc la rapidité des grandes firmes est importante. Donc C° externes : acheter d’autres entreprises plutôt que de faire soi même (fusion-acquisition). Pour cela, de nos jours : - OPA : (technique anglo-saxonne arrivé en France en 1966 et surtout take-off dans les a. 84-86), déclaration publique d’une sté d’acheter une autre sté )) un cours nettement supérieur au cours actuel de cette société en Bourse, ds un délai donné. - OPE : Offre publique d’échange : idem mais au lieu de paiement en cash, échange d’actions. Remarque : Avant une OPA, on fait appel à des banques et à des avocats d’affaire. 2 types d’OPA : - OPA amicales : - OPA sauvages : elles sont relativement fréquentes aux USA, moins en France presque aucune en All. L’OPA peut donner lieu à une contre OPA, par ex : une entreprise va proposer un % suppl. (en Gal 2 à 3%) Lorsqu’une entreprise est menacée par un assaillant/cible (=OPA), elle fait appel à une entreprise amie (chevalier blanc) pour l’aider. Mais parfois, elle se transforme en chevalier noir. Les entreprises frçses sont plus vulnérables que les all aux OPA. En effet, le K allemand est réparti dans les grandes familles qui font des pactes et sont aidées par des banques. De plus, la Kisat° boursière des entreprises all est souvent très importante. De plus, le doit all est plus souple donc on plue aider les entreprises en la contournant. En France, depuis les années 90, on observe la dissolution progressive des noyaux durs, or ceux ci ont été créés par Edouard Balladur pour protéger les groupes français des entreprises étrangères. De plus, la Kisat°,boursière française reste insuffisante. En moyenne, les sociétés françaises sont valorisées entre 15 et 16 fois leur bénéfice alors que les firmes All, GB et EU le sont à 20 ou plus… 41/63 De plus, l’Etat français a esquivé ses responsabilités de protection des entreprises. Cette dépendance se freine depuis quelques temps (patriotisme économique). Comme le K-R, on observe une croissance récente mais forte des fusions-acquisitions. A la mi novembre, montant des fusions-acquisitions = 2 500 Mds $ (record en 2000 : 3 300 mds $) Retour en force après les 3 ans de creux suite à l’éclatement de la bulle. Ce retour s’explique par plusieurs raisons convergentes : - la croissance organique (intrinsèque) des entreprises et des pays de l’UE est faible et donc on cherche un relais qui prend la forme de fusion-acquisition. - La faiblesse des taux d’intérêts qui favorise très fortement l’endettement des grandes entreprises qui veulent en acquérir d’autres. - Le besoin de consolidation : Au niveau de chaque pays €péen, la concentration est accrue et donc on butte sur des limites nationalistes. Il faut alors passer à des concentrations €péennes. - Les fusions-acquisition. Sont synonymes des commissions fi qui sont proportionnelles au montant de la fusion-acquisition. Conclusion : - Les fusions-acquisition constituent actuellement le moyen le plus rapide et le plus coûteux pour atteindre la taille critique. L’affirmation d’une marque : les études montrent que la taille critique est liée à la différenciation du produit fabriqué par une firme. - Au niveau international, si on n’est pas au moins entre la 200e et 300e place mondiale, on n’est pas reconnu. - La puissance financière : pour faire face à l’environnement concurrentiel, la rapidité est essentielle. - Mais plus la taille de l’entreprise est importante, plus elle peut lever des capitaux importants et très vite auprès des banques. - La possession d’un réseau international càd la possession des réseaux de circulation, d’information, de commerce et d’échange. Par ex : une grande firme doit être 247 en veille technologique (être à l’affût de tout ce qui est nouveau chez ses concurrents) + veille fi, 247 les spécialistes des grandes firmes vont chercher à gagner de l’argent + le réseau international de P° et de distribut° au niveau mondial = la DIPP Ce réseau international se schématise par Online Process Business. CONCLUSION : - Il n’y a pas de taille absolue, mais que des tailles critiques relatives. - La taille critique se définit toujours par rapport à la dynamique concurrentielle d’un secteur (composé d’entreprises de taille inégales qui se font face dans une « arène oligopolistique ». - Le problème majeur de l’environnement concurrentiel des grandes firmes c’est de chercher à avoir un positionnement concurrentiel tel que la totalité des avantages comparatifs dont elle dispose pour lui permettre d’accroître sa part de marché. Part de marché internationale d’une grande firme = Exportation W / Demande mondiale - Cette tendance de renforcement de la concentration au niveau mondial (oligopole restreint) induit le risque des pratiques collusives. B) Etude comparative 1) Etude comparative à LT La source stat utilisée est Boston Consulting Group de 66 à 91 en All, Jap, France, EU, développement des 100 plus grands EU et France : le classement n’a plus rien à voir All et Japon : grande stabilité. Sur ces 4 pays, en terme de CA en volume : les entreprises françaises et japonaises ont le plus augmenté au niveau de leur taille : Japon : hausse de 230 % ; France : hausse de 330 %. En 1966, l’entreprise moyenne en France était 6 fois plus petite que l’entreprise moyenne japonaise. La France a connu le plus grand mouvement de fusion-acquisition avec 2 sous périodes : - de 1966 à 1975 : France et entreprises ont voulu augmenter ma taille par tous les moyens, donc technique conglomérale. - Post 1975 : Stratégie plus rigoureuse, ex : opération de recentrage / les grandes entreprises ont vendu des pans entiers de leur activité, elles se sont recentrées sur leur cœur d’activité. Le pb des échelles : Sur les 100e français, division en 2, les 30 premières se défendent moins bien que les 70 qui les suivent car les 30 premières françaises sont relativement sous dimensionnées comparées au Japon, All et USA. La France est celui des 4 qui a le plus réformé ses holdings industriels (holdings = sté mère qui possède des filiales qui elle même possède des ports sur d’autres entreprises entre 10 et 50 %). La France est avec l’All, le pays où l’on trouve le plus grand nombre d’entreprises étrangères dans ses 100 plus grands. (env. 25 %). 42/63 2) Etude comparative à CT En 2004, les 10 premières entreprises françaises : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Total Carrefour PSA France Telecom EDF Suez Les Mousquetaires Renault Publicis Groupe Saint Gobain On trouve toujours les groupes du secteur pétrolier et de l’industrie automobile. Mais le secteur de la distribution est un secteur à très forte concentration car c’est moins coûteux. En 2004, les 10 premières entreprises €péennes : 1 SHELL 2 BP 3 Daimler Chrysler 4 Total 5 Wolkswagen 6 Siemens 7 Carrefour 8 Nestlé 9 Ahold 10 Deutch Telecom 2004, au niveau mondial : Pétrole et automobiles représentent une augmentation de la distribution. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 SHELL Wall Mart Exxon mobil BP General Motors Toyota Ford Daimler Benz General Electric Total On constate qu’il n’y a qu’une seule financière. Sur les 100 premières mondiales, env. 10 entreprises françaises prennent plus d’importance, ce phénomène se résorbe grâce aux fusion-acquisition. Les entreprises françaises depuis 2 ou 3 ans prennent plus d’importance, ce phénomène se résorbe grâce aux fusion-acquisition. Les barrières à l’entrée : Notions développées dans les années 1930 par JS BAIN et SYLOS LABANI. Les entreprises se protègent de la menace de l’entrée de concurrent potentiel par deux moyens : 1) Par leur conditions de production 2) Par leur politique de différenciation 1) Elles cherchent à baisser leur coût au maximum Aptitude à capter d’énormes économies d’échelle actuelles (étant donné qu’elles ont un grand marché donc pas de place pour les autres). La variation de la capacité de production : entreprises présentes sur le marché vont brandir la menace d’augmenter leur capacité de production. 2) Les entreprises ont tellement fait de pub pour différencier son produit donc ceux là ne vaut pas le coup de rentrer su elles ne peuvent pas dépenser autant dans la pub. Il y a différents types de marché selon l’importance des barrières à l’entrée : - marché à entrée libre : la différence entre prix et coût de production est très petite donc il y de la place pour tout le monde. - Marché contestable : ne sont protégés d’aucune manière (à la concurrence potentielle) Apparu dans les années 1970 par BAUMOL. Il est extrêmement facile d’entrer et de sortir. La mesure de la concentration : 1) La courbe de concentration 2) Les indicateurs de concentration 3) Les indicateurs d’inégalité 43/63 1) P° en % cumulé 100% Nb de firmes de la plus petite à la plus gde) Plus la courbe est concave, plus la concentration est importante. 2) Le rapport de concentration : Part de la production, ou de marché détenu par les n plus grandes firmes présentes sur le marché. Cn = Σ (de i=1 à n) q1/Q Si les parts de marché des 4 plus grandes firmes sont de 6%, 5%, 3% et 2%, le C4 est de 16. L’indice d’Hirschmann-Herfindhal = l’indice h = (Ch)² C’est la somme des parts de marché au carré de toutes les entreprises de la branche mais cet indicateur surpondère le poids des grandes entreprises. Si dans une industrie donnée de trois grandes firmes avec leur part de marché de 50, 30 et 20%, indice h = 38%. 3) S Coefficient de Gini P° % cumulé, nb de firmes de la plus petite à la plus grande 0 100% Plus la courbe est convexe, plus l’inégalité est grande. Coefficient de Gini = Aire en gris / aire OSP Le coefficient de Gini est toujours inclus entre 0 et 1 (0 = égalité parfaite des tailles des firmes et 1=monopole). Conclusion : Cet environnement des entreprises est dualiste : cad façonnée par les grandes entreprises dans leur intérêt propre. Ex : en Finances : la désintermédiation accessible seulement pas les grandes entreprises. Marché du travail : marché interne créé par les grandes entreprises. Taille critique procure beaucoup d’avantages. Donc, environnement dualiste et est le résultat de la stratégie des grandes firmes. 44/63 CHAPITRE III : LA GESTION DE L’ENTREPRISE Section 1 : La gestion financière I. La détermination du fond de roulement A. Définition : Fond de roulement : En vertu du principe de l’« unité de caisse », on peut dire que l’équilibre formel c’est l’égalité emplois ressources mais l’équilibre financier est beaucoup plus exigent car les emplois ne doivent pas correspondre à n’importe quel financement. La division verticale est insuffisante donc il faut pratiquer la division horizontale = équilibre financier et non formel (vertical) B. Les différentes méthodes de calcul du fond de roulements : - Le fond de roulement est une marge de sécurité constitué par l’excédent des capitaux circulants pour les dettes à court terme. La marge de sécurité représentée par la fraction des capitaux circulants qui n’est pas financé par les capitaux à CT mais par des capitaux permanents. C’est la partie des capitaux permanents qui n’est pas utilisée 2 manières de la calculer : - Fond de roulement = Kx circulants – dettes à CT - Fond de roulement = Kx permanents – valeurs immobilières (cette formule est la plus utilisée). C F P L Calcul par le haut de bilan ou calcul par le bas de bilan : C+U=F+P+L+E Donc Fd roulement = U – E = FPL - C H E C. Fond de roulement et besoin de fond de roulement La plupart des entreprises s’efforce de maintenir une marge de sécurité mais certaines entreprises fonctionnent sans fond de roulement. On appelle besoin de fond de roulement = stock min ou stock outil BFR = FR – trésorerie Le BFR est un minimum théorique auquel doit être fixé le FR. Ce montant de BFR dépend de 2 facteurs : - la nature de l’activité de l’entreprise - la VA qu’elle dégage. Remarque : Si une entreprise est dans un secteur nécessitant une longue transformation de matière première pour dégager une forte VA donc grand BFR. Globalement, le BFR est proportionnel au CA de l’entreprise. Empiriquement, on va dire qu’un bon FR doit s’inclure entre 1 et 3 mois de CA, càd que le fond de roulement doit être capable de financer à lui seul 75% des stocks de l’entreprise = valeur de roulement. Soit au moins le 5ème des capitaux circulants doit être financé par des capitaux permanents. Raisons de fond de roulement : • Risque de ralentissement : Equilibre entre valeurs immobilisées et capitaux permanents assuré par leur volume. Mais l’équilibre entre les capitaux circulants et les dettes à court terme ne dépend pas seulement de leur volume mais aussi de leur vitesse de rotation. Car en moyenne, les capitaux circulants ont une vitesse de rotation moins importante que les detes à CT. Il faut compenser cette insuffisance en terme de vitesse par un accroissement de la masse à CT => cette compensation va créer une marge de sécurité = FR. • Problème de vitesse de rotation Ralentissement de la rotation de certains actifs mais le plus redouté = risque de pertes de certains actifs => perte de stock. • Problème de l’utilité positive de FR : Dans la mesure où les capitaux permanents sont en même temps des capitaux propres pour une grande partie, ils confèrent des avantages pour fonds propres => donnent plus d’indépendance à l’entreprise ; et si FR important, moins d’intérêt à verser car moins de crédits à demander = utilité positive. Si besoin du système bancaire, on trouvera davantage de crédits accordés que l’on aura de FR. 45/63 D. Quelle dimension doit avoir le fond de roulement ? Le FR nécessaire à la bonne marge d’une entreprise doit être beaucoup plus grand que le risque de capitaux circulants sont importants et que certains actifs tournent trop lentement. Pour les financer, il faut étudier les facteurs qui conditionnent ces risques et ces vitesses de rotation trop lentes : 3 mesures : • Rapport entre le réalisable et le disponible • Mesure du degré de liquidité • Rapport ente capitaux propres et les emprunts de l’entreprise. Finalement, 2 grandeurs que l’on peut déterminer : - Limite supérieure du FR : la transformation des conditions économiques (très influencé par les entreprises japonaises) cherchent à limiter au maximum le montant des stocks. On cherche aussi à limiter le FR (marge de sécurité la plus faible). - Existence des cas où le FR est sans danger (faible, voire nul, voir négatif) : La faiblesse peut être acceptée si elle est considérée comme passagère su c’est une jeune entreprise en forte croissance Le FR peut être nul quand les capitaux circulants redeviennent plus vite liquides que les dettes ne deviennent exigibles. Quand le FR < 0 : quand l’entreprise, du fait de sa stratégie de prix est très avantageux. En ompensation, l’entreprise demande des avances à ses clients donc moindres FR => aisance financière => FR négatif. Quand l’entreprise a beaucoup de sous traitants sous son contrôle, elle est en position de force et très souvent le donneur d’ordre va réussir à décaler dans le temps ses propres engagements vis à vis de ses sous traitants et des sous traitants vis à vis d’elles. E. Comment remédier à l’insuffisance du fond de roulement ? 3 remèdes : Palliatifs : - 1) Pratiquer le retard systématique des paiements - 2) La demande de prolongation ou prorogation d’échéance = restructuration - 3) Recours au découvert qui accentuer les difficultés de l’entreprise Truquage : tromper le fisc en sous évaluant les stocks. + tromper le banquier - FR satisfaisant en gonflant le bas de bilan (actif) ou le haut de bilan (passif) Vrais remèdes : Réussir à constituer une masse de capitaux stables pour former ce que l’on appelle un volant de trésorerie : - 1) Contracter un emprunt à LT - 2) Augmenter les capitaux propres de l’entreprise => hausser le capital social ou les réserves - 3) consentir à baisser son CA (mort dans l’âme = solution radicale pour l’entrepreneur). F. Les proportions de l’entreprise Les capitaux propres sont un facteur d’indépendance vis à vis des banquiers et des créanciers = position de force. Remarque à propos de la composition de l’actif du bilan : • une entreprise bien gérée doit toujours chercher à avoir un certain degré de liquidité Si elle n’a pas suffisamment de liquide, elle ne peut pas modifier son activité Plus pour payer les dettes Problème de la solvabilité = solvabilité financière = capacité à faire face à des dettes dès qu’elles deviennent immédiatement exigibles. Il faut avoir un bilan qui permet cela. La contrainte du banquier : connaître son point de vue. Il va se préoccuper de la liquidité de l’entreprise. Pour vérifier la liquidité de cette entreprise, il va essayer de vérifier si les prêts à CT ne vont pas financer les immobilisations. Le banquier est obsédé par la sécurité de son prêt et pour calmer ses nerfs, il va évaluer l’actif de l’entreprise en se demandant ce que cet actif vaudrait en cas de liquidation. Il va commencer par éliminer beaucoup de postes à l’actif (fond de commerce par exemple) et maximise certains postes au passif. Il va donc chercher sa marge de sécurité maximale. Une entreprise est saine financièrement quand elle a un degré de liquidité suffisant, quand elle a des dettes pas trop importantes et quans il n’y a pas de charges de remboursement trop lourdes. 46/63 II. Les modalités générales de financement Le plan de production = donnée Le plan de financement = variable • • A partir de là, l’harmonisation entre ressources et emplois de l’entreprise doit obéir à 3 règles : ♦ Règles de l’équilibre ♦ Règle du volume ♦ Règle de la sécurité = marge de sécurité = FR Les ressources financières d’une entreprise sont composés schématiquement de 3 composantes : ♦ Les capitaux propres (apport initial, autofinancement, croissance de capital, participation = prises de participation dans d’autres entreprises) ♦ L’aide de l’Etat = subventions ♦ Les emprunts A. La règle d’or = règle d’équilibre • • • Exception : - Les valeurs immobilières dans le bilan sont financés par des capitaux permanents pour l’essentiel. Les capitaux circulants sont financés essentiellement par des dettes à CT. Le terme de l’emprunt doit être d’autant plus éloigné que le rendement des immobilisations est faible. On peut utiliser une abondance de trésorerie un peu durable pour retarder l’appel au marché financier qui est en général plus coûteux. Les amortissements = les dotations aux amortissements ne seront pas laissées stériles ou ouasives mais vont être utilisées pour financer les immobilisations par l’intermédiaire de l’autofinancement. Cette règle de l’équilibre est parfois appelée la règle de l’équilibre financier minimum pour montrer qu’il est souhaitable de chercher une marge de sécurité supplémentaire = FR. B. La règle du volume La structure permanente d’une entreprise doit être établie d’une part et le fonctionnement doit être assuré avec le volume de capitaux minimum. Or des gaspillages se produisent fréquemment dans de nombreuses entreprises à la fois à l’actif et au passif. A l’actif, la règle du volume en ce qui concerne les valeurs immobilisées à l’actif. Application difficile. L’ordre de grandeur des immobilisations est liée au genre par type de production mais les entreprises ont un volume excessif d’immobilisations parce qu’elles ont peur d’être en deçà de ce qui est nécessaire. Mais d’autres entreprises décident d’un montant d’immobilisation très insuffisant et ces entreprises pêchant par défaut vont subir une structure étriquée du capital qui dure pendant plusieurs années. Les valeurs de roulements : Si le volume excessif de capital circulant (= vitesse de rotation de certains actifs) est beaucoup plus lent et pour résoudre son problème : l’augmentation de la vitesse de rotation des actifs est trop lente. Au passif, cette règle du volume consiste à énoncer la proposition suivante : il faut financer un emploi donné avec les capitaux les moins chers et le moins longtemps possible. Inversement, toujours éviter de financer un emploi insuffisamment rentable. La composition optimale des capitaux permanents : Il faut satisfaire 4 critères : 1) Critère de la rentabilité : Si on choisit une augmentation du capital, la conséquence sera un partage des bénéfices entre un plus grand nombre d’actionnaires mais si le choix de l’emprunt a été fait, on devra assumer la charge incompressible et irréversible du service de l’emprunt. 2) Critère de la sécurité : le risque économique doit toujours être couvert par des capitaux propres. Des dépenses non immédiatement productives doivent être financées par des capitaux propres car incertitude. 3) Critère du contrôle : pour une entreprise d’une certaine taille, une entreprise doit toujours redouter une OPA. Pour éviter une OPA, les capitaux propres doivent être importants car ils sont plus difficiles à absorber et plus dissuasives. 4) Critère de la solvabilité : le capital social d’une entreprise et les réserves d’une entreprise constituent la garantie et la seule garantie des actionnaires en cas de naufrage de l’entreprise. Le 1/3 = actionnaires potentiels n’accepteront jamais d’acheter les titres d’une société car garantie insuffisante en cas de faillite. CONCLUSION : La règle du volume n’est pas facile à appliquer car la composition optimale doit intégrer les 4 critères et au final, il faut optimiser entre 4 critères. Les entreprises n’arrivent pas à respecter les règles de l’équilibre et vont rencontrer des difficultés financières : - manque de trésorerie grave que s’ils se renouvellent souvent - enregistrer des pertes inquiétantes si elles sont durables et se renouvellent. 47/63 Cela s’explique par 3 causes : - sur-stockage - sur-équipement inconvénient de l’augmentation des coûts + entraîne la distorsion de financement. - sur-expansion Une entreprise est en régime de sur-expansion quand son CA est hors de proportion avec les capacités financières de l’entreprise. Généralement, les postes, stocks et clients sont trop élevés par rapport aux ressources financières de l’entreprise. Une entreprise bien gérée se réserve toujours ce qu’on appelle une marge de sur-capacité = capacité à devenir flexible sur le marché. C. Liquidités et trésorerie 1. Liquidités La liquidité de l’entreprise est importante car permet un changement partiel, voire complet d’activité. 3 aspects de la liquidité : - La liquidité générale : rapport entre capitaux circulants et dettes à CT H/E Il faut que ce rapport soit supérieur ou égal à 1,25. - La liquidité réduite : (capitaux circulants – stocks) / dettes à CT - La génération brute de liquidité, capacité = montant des liquidités qui, au terme d’un exercice (un an) dans une entreprise donnée reste disponible pour la rémunération du capital. Cette rémunération intervient au niveau de l’entreprise ou au niveau des actionnaires (dividendes), prêteurs (intérêts obligataires). Génération brute de liquidité = EBE + b (solde des opérations exceptionnelles) – T (impôts sur bénéfice) EBE = RE (Résultat d’exploitation) + ∆AM (variation d’amortissement) +∆ P (de provision) GBL = Re + ∆Am + ∆P + b – T Re = Re – J R = Re – J + b ∏ = Re – b + J + b – T ∆ F2 = Re – J + b – T – U Re + b – T = ∆ F2 (réserves) + J + U J = Solde des opérations financières U = dividendes Articulation des comptes … GBL = ∆F2 + J + U + ∆P + ∆Am = capacité d’autofinancement GBL = CF + J + U (capacité de financement) 2. Trésorerie = TR Définition : La trésorerie = capacité pour une entreprise d’avoir au moment voulu des disponibilités suffisantes pour faire face aux exigibilités. Il faut opposer la trésorerie aux finances. Le financement consiste à trouver les emplois = aux ressources et fait abstraction de la durée mais trésorerie incorpore durée et va réussir à reculer la durée du remboursement pour qu’il y ait adéquation entre emploi et ressources dans le temps. On peut rapprocher liquidité et trésorerie => une entreprise vendra beaucoup plus le bilan est assez liquide et règlera ses problèmes de trésorerie (attention : liquidité est différent de trésorerie). Trésorerie et fond de roulement : FR : une entreprise qui a un bon FR va résoudre plus facilement ses trésoreries. 3. La mesure de la trésorerie => fait partie des ratios de bilan 1er ratio : Trésorerie mesurée par le ratio de FR : FR/CA exprime le FR en nombre de jours de CA. 2ème ratio crédit clientèle : Σ clients + effets à recevoir / CA exprime en nombre de jours de CA le crédit accordé par la clientèle. Pour la France, faiblesse PME = crédits clientèle trop longs. 3ème Ratio des crédits reçus : Σ fournisseurs + effets à payer / dettes à CT 4ème Ratio de crédit proprement dit : Σ le réalisable + le disponible / dettes à CT 5ème Ratio de trésorerie instantané = disponibilités / dettes à CT. 4. La prévision de la trésorerie Quand on a pas prévu de trésorerie suffisante, on est généralement acculé à des solutions coûteuses à des taux importants et on y perd souvent. Les entreprises prévoient mois par mois la trésorerie (bas de bilan chaque mois): 48/63 - les recettes càd les encaissements et les recettes diverses dépenses disponibilités Conclusion : Quand on a fait la prévision de trésorerie, on est apte à placer cette trésorerie pendant des courts moments et à des intérêts intéressants. Cela fait penser aux billets de trésorerie. III. Critères et moyens pratiques d’appréciation de la gestion financière d’une entreprise. A. Le recours au bilan Il est possible que deux entreprises aient des bilans assez voisins, leur situation n’est pas pour autant semblable car le bilan = « une photo instantanée à la fin de l’année » ==> retour sur 5 ans en général, donc 2 passés différents. Quand on a un bilan, il faut le lire avec toutes les infos, les variations des postes du bilan = flux. Toute augmentation de passifs correspond à une recette, toute diminution correspond à un emploi. De la même manière, toute diminution d’un poste de l’actif est assimilable à une ressource. B. Les marges et les ratios 1) Les marges Pour définir marge, l’opposer au résultat = différence entre prix de vente et prix de revient. Une marge = différence entre prix de vente et coût donné donc autant de marge que de prix en considération. Pls types de marges : - marge sur prix de P° : marge / coût de P° - marge sur prix d’achat : prix de vente – prix d’achat = marge brute très utilisée dans les entreprises S’appelle aussi la marge commerciale. L’utilisation la plus fréquente est le recours au taux de marge = (marge brute / prix de vente) * 100 - marge sur coût variable = prix de vente – coût variable 2) La série de ratios Les ratios de structure financière : 3 niveaux : - ratio d’endettement par rapport au FR = L/F (L = endettement à LT, F=fond propre) - ratio d’endettement total = L+E / F (E=endettement à CT, F=fond propre) - ratio de solvabilité à LT = L/MBA (marge brute d’autofinancement) Ce ratio renseigne une entreprise sur le nombre d’années nécessaires pour renouveler la marge brute d’autofinancement qui va permettre de rembourser l’endettement de l’entreprise à MT et LT. Très fréquemment, on associe en même temps le rapport Z/F (Z=tout l’actif brut) = rapport d’endettement brutal qui varie de la même manière. 3) Les ratios d’efficacité Ce sont pour l’essentiel des ratios de vitesse de rotation. - Ratio de vitesse de rotation de l’actif total CA/Z - Ratio de vitesse de rotation des immobilisations brutes = CA/K (au niveau macroéconomique) (retour au tableau actif/passif C=K-A K=capital, A=amortissement) (K/CA= coefficient de capital de l’entreprise au niveau microéconomique) 4) Les ratios de marge - Marge brute d’exploitation = ratio EBE/CA ; Important pour l’entreprise car c’est un calcul avant impôt sur bénéfice. Mais l’entreprise calcule aussi : - Marge brute d’autofinancement = MBA/CA, ratio calculé après avoir assumé les frais financier pour l’entreprise et l’impôt sur le bénéfice. - Ratio de marge nette = Bénéfice net (pi)/CA Ratio important car se situe après les amortissements, les provisions et les impôts sur le bénéfice ==> très utilisé. 49/63 5) Deux niveau de rentabilité : - rentabilité économique : - EBE/Z = Re (solde du compte des exploitations)+ ∆ Am + ∆ P - MBA/Z - / actif brut - La rentabilité éco à raisonner / rpt à l’entrepreneur - rentabilité financière : par rapport au financier : 3 ratios - bénéfice net / fond propre - / F = / CA * CA/Z * Z/F - Rajouter pi/ n*p = bénéfice net par action rapporté à la capitalisation boursière (n=nb d’actions, p=cours de l’action) = (pi/n)/p ==> l’inverse de ce ratio = price earning ratio (PER) = p/(pi/n) - Ratio de rendement financier proprement dit = U/np (avec U=dividende) IV. Les différentes valeurs de l’entreprise A. L’énumération des valeurs Valeur mathématique = valeur intrinsèque = actif brut – toutes les dettes Valeur de rendement = valeur de rentabilité = Σ qui serait placée à un taux de capitalisation et qui produirait un revenu = au bénéfice de l’entreprise. Valeur de capitalisation des cash flow (flux de monnaie) = Σ qui placée à un taux de capitalisation donnerait un revenu égal au cash flow de l’entreprise Valeur de capitalisation du CA = Σ qui placée à un taux de capitalisation donnerait un revenu égal au chiffre d’affaire de l’entreprise Valeur boursière comprend instantanément la valeur du cours en bourse d’une société*nombre d’action = market value = valeur de marché Valeur de reconstitution d’une entreprise = valeur à neuf d’une entreprise Valeur d’assurance d’une entreprise = valeur à neuf – déductions tenant compte d’un coefficient de vétusté Valeur de liquidation = valeur « à casser » = valeur que rapporterait l’entreprise dans un délai limité et fixé entre les deux demandeurs : offreur et acheteur (sert à revendre) Valeur potentielle = valeur actuelle (mathématique) de l’entreprise insuffisante mais potentielle parce qu’elle est fonction des investissements en cours. Rendements dans les années futures. Anticipation des valeurs en actualisant. B. Synthèse Sur ces 9 valeurs, toutes sont importantes mais 3 ont plus de poids que les autres dans une OPA : La valeur intrinsèque = mathématique, la valeur de rendement, valeur potentielle. V. Le programme financier Dans une entreprise : en emploi : immobilisation et capitaux circulants essentiellement en ressources : capitaux d’origine extérieure (K social et actions), capitaux d’origine intérieure (autofinancement), les capitaux d’emprunt. Face à ces grandes masses, un programme financier va rechercher un équilibre entre les emplois et les ressources en fonction de 3 contraintes : - maintenir un équilibre entre les grandes masses de capitaux - maintenir à tout instant une trésorerie suffisante - prévoir longtemps à l’avance, le financement du remplacement des équipements (amortissement) + financement de l’expansion de l’entreprise A. La détermination des besoins de l’entreprise Elle se fait à 2 niveaux : - Fixation de la politique générale de l’entreprise = déterminer un programme de ventes parce que la vente est la sanction par excellence de l’activité de l’entreprise. Ce programme de vente s’accompagne la plupart du temps d’un programme d’expansion de l’entreprise. - Passage au programme d’investissement = en fonction du programme de ventes déterminer quelles immobilisations (équipements) doivent être faites et quelles conséquences du choix de ces immobilisations sur le capital circulant. Il faut déterminer pour la majorité des entreprises, le minimum du FR nécessaire (sans doute le BFR) 50/63 B. Le programme de financement Théoriquement, on a le choix entre plusieurs sources : Kx propres mais il faut intégrer 3 contraintes. - Quelles sont les possibilités actuelles du marché financier ? - Il faut rendre compatible les durées respectives des emplois et des ressources privilégiées. - Il faut maintenir un équilibre entre les capitaux propres et les capitaux d’emprunt. K – Am + H = F1 + F2 + P + L + E ∆ K – ∆ Am + ∆ H = ∆ F1 + ∆ F2 + ∆ P + ∆ L + ∆ E I + ∆ H = ∆ Am + ∆ F1 + ∆ F2 + ∆ P + ∆ L + ∆ E I + ∆ H = CF + (∆ F1 + ∆ L + ∆ E ) En terme de bilan, cette équation permet de dire qu’on raisonne en terme de flux. Selon les contraintes, il y a plusieurs possibilités de plans de financement en fonction des contraintes du marché financier du moment. C. Les modalités pratiques d’établissement d’un programme financier = méthode des bilans prévisionnels En effet, les prévisions relatives aux emplois et aux ressources vont se présenter sous la forme d’un bilan prévisionnel qui est établi à l’avance pour la fin d’une période fixée à l’avance. L’entreprise va comparer, poste à poste, le dernier bilan établi par l’entreprise et le bilan prévisionnel. Vont apparaître variations de ressources et variations d’emploi = bilan prévisionnel. VI. Autofinancement A. Les origines de l’autofinancement Il y a 3 origines de l’autofinancement : - l’autofinancement par emploi des bénéfices L’emploi des bénéfices = réserves + le report à nouveau o réserves ont des passés … de la conservation en vue d’un risque, on est passé à la conservation pour faire face à toute éventualité à la conservation pour financer toute l’entreprise o le report à nouveau = fonds en instance d’affectation => petit à petit, les entreprises ont pris l’habitude de ne pas s’y habituer ?? - l’autofinancement par ressources provisoires : o les amortissements : les annuités d’amortissement (càd ce que l’on prépare pour l’amortissement) sont employés de plus en plus et provisoirement pour acquérir les actifs de l’entreprise avec une limite bien claire que ces fonds ne doivent en aucun cas être indisponible lorsque l’on va renouveler l’équipement. o les provisions : elles sont constituées pour faire à des risques qui peuvent être lointain et donc l’entreprise à le temps d’utiliser ces provisions pour faire de l’autofinancement. - l’autofinancement comme résidu de calcul o idem que partie précédente mais de façon excessive de l’amortissement et des provisions. o Pour les provisions et amortissements, les entreprises ont peur de pêcher par défaut. Elles ont peur d’être en deçà de ce qu’il ne faut donc vont pêcher par excès. La partie excessive des amortissements et provision = résidus peuvent servir pour s’autofinancer. o D’autant plus, les provisions servent beaucoup aux entreprises quand elles sont excessives car elles permettent d’échapper aux impôts. Donc intérêt fiscal. B. Causes et conséquences de l’autofinancement 1) Les causes - Absence de choix : en effet, c’est souvent l’Etat qui impose l’autofinancement des entreprises car l’Etat impose les réserves légales. D’autre part, les très nombreuses PME n’ont pas d’autres choix de s’autofinancer sinon faillite car crédit trop cher pour elles. - En période d’inflation, les entreprises, en moyenne, ont tendance à investir dans l’équipement car c’est une valeur refuge, valeur sûre en période d’inflation, garantie contre l’érosion des encaisses monétaires. - En période de stabilité conjoncturelle (pas d’inflation), l’autofinancement apporte à l’entreprise une grande indépendance vis à vis des marchés financier, vis à vis des banques et même vis à vis de ses propres actionnaires. - L’autofinancement à le grand avantage d’être une source de capitaux qui sont soit gratuits, soit onéreux. On peut intégrer l’autofinancement dans la hausse des prix, on se paye par la hausse des prix, dans les prix que l’on va augmenter. Source de capitaux moins onéreux car au niveau fiscal on paye moins d’impôts lorsque l’on s’autofinance. 51/63 2) Conséquences : - Conséquences pour les actionnaires : le terme attendu apparemment les actionnaires sont victimes de l’autofinancement, en réalité il n’en est rien. Car si autofi, on aura moins à leur donner en dividende mais vrai en court terme uniquement. Si MT, une entreprise qui s’autofinance est rassurante car elle est en croissance et on peut acheter ses actions en Bourse. Si achat titre en Bourse, le cours de cette entreprise va augmenter. Il faut donc distinguer le LT et CT. A CT perte par les actionnaires. Mais les actionnaires vont récupérer en hausse du cours de l’action ce qu’ils ont perdu dans un 1er temps en baisse de leur dividende. - Pour les salariés : idem apparemment, ils sont perdants dans un premier temps car si l’entreprise s’autofinancement, pas d’augmentation de salaires, remise à plus tard hausse salaire ; à MT, l’entreprise qui n’a pas accédé de suite aux demandes d’augmentation des salaires par les salariés n’a pas forcément eu tort car si augmente trop souvent salaires, elles diminue sa compétitivité donc cours de l’action baisse. Ce qu’on gagnerait à CT serait perdu à MT, il faut doser. - Pour les consommateurs, quand l’autofinancement est généralisé, à CT, baisse de la consommation mais à MT, la situation s’améliore donc croissance du niveau de vie. Conclusion : Quelle appréciation peut on faire de l’autofinancement ? Ce qui est négatif : - Lien trop étroit avec les résultats d’une entreprise. Si une entreprise n’a pas assez d’autofinancement, elle peut être tentée de différer un investissement alors que la situation économique aurait été favorable pour qu’elle investisse. Inversement, une entreprise qui a un autofinancement important peut être tentée d’investir alors que la situation économique n’est pas favorable. ne pas être esclave de son niveau d’autofinancement qui doit servir que si le niveau est important. - l’autofinancement peut être source d’inflation - Fondamentalement, l’autofinancement permet aux entreprises d’échapper à la direction des investissements par le marché. Si les taux d’intérêts sont élevés, ils sont favorables aux entreprises. - Critique positive : l’autofinancement est fondamentalement favorable à la croissance économique. L’autofinancement est un procédé d’épargne forcée. Sans cela, l’épargne des ménages serait insuffisante. MBA = EBE + b – T – J Avec b = solde des opérations des comptes courants T = impôt sur bénéfice J = intérêts versés aux prêteurs = bénéfice net MBA = Re + ∆ Am + ∆ P + b – T – J = ∏ MBA = + ∆ Am + ∆ P On distingue aussi la capacité d’autofinancement = MBA – U (U=dividendes) CF = + ∆ Am + ∆ P – U CF = ∆ F2 + ∆ Am + ∆ P Conclusion : L’autofinancement d’une entreprise se mesure toujours de 2 manières. VII. L’amortissement L’amortissement est une source essentielle de l’autofinancement des entreprises et donc de l’investissement. A. Différents sens du mot amortissement 1) 2) 3) 4) Amortissement financier : une entreprise qui rembourse un emprunt qui a été contracté Amortissement du capital : une entreprise (en général sociétaire) qui rembourse au moyen de bénéfice d’une fraction des actions du capital, parfois la totalité. Ce remboursement d’une fraction ne doit pas être confondu avec la réduction du capital social. Amortissement des créances : une entreprise qui annule une créance en totalité ou en partie à cause des défaillances du débiteur. Amortissement industriel : amortissement technologique = des immobiliers corporels ou incorporels à cause de l’usure de l’équipement ou à cause de l’obsolescence (perte de la valeur à cause de l’usure). B. Les techniques de l’amortissement 52/63 La base sur laquelle est calculée l’amortissement est la valeur d’origine = valeur historique. - Amortissement constant = amortissement en ligne droite = amortissement linéaire Si équipement 10 000 € à amortissement sur 4 ans = amortissement de 2500 €/ an Avantage grand du fait de la répartition constante Répartir la dépréciation de l’équipement uniformément. - Amortissement décroissant, se fait selon 2 techniques : o Méthode US : appliquer un taux dégressif à une valeur constante. Si on veut amortir sur 6 ans => addition des années 6+5+4+3+2+1 = 21 donc amortissement année 1 = 6/21, année 2 = 5/21… o Méthode française : taux constant sur la valeur décroissante de l’équipement = valeur résiduelle - Amortissement croissant = amortissement progressif Quand on investit, rendement progressif et plus fort d’année en année. Malgré cela, les entreprises préfèrent les solutions simples avec valeur fixe, constante. - Amortissement variable avec la conjoncture On amortit plus quand la conjoncture est bonne On amortit moins quand dépression - Amortissement fonctionnel On proportionne l’annuité d’amortissement au nombre d’unités de produits fabriqués par l’entreprise. Ce système est moins pratiqué et se rapproche du prix de revient complet = de tous les coûts. Conclusion : Les amortissements des entreprises représentent des Σ considérables qui ne peuvent pas les laisser en attente, les laisser stériles car ce sont une des sources essentielles de l’investissement. VIII. L’analyse de rentabilité A. Le point mort 1) Définition : Le point mort repose sur la séparation des charges fixes et variables. Les charges fixes demeurent groupées dans une base unique. Le point mort montre les relations en courte période entre charges et produits d’une entreprise en fonction de la production. Le point mort correspond au CA à partir duquel une entreprise ne peut plus faire de bénéfices, l’entreprise est tout juste rentable parce que la totalité des coûts fixes et variables est couvert par le prix des ventes. 2) Les hypothèses sur lesquelles repose le point mort On raisonne sur charges et produits globaux. Csq : Charges globales demeurent inchangées. On se limite à la courte période : o la capacité de production et l’état de la technique (technologie) sont supposées inchangées o le prix du produit est constant o les prix des facteurs de cette entreprise sont constants. o Ces 2 derniers points = les coûts variables sont que des coûts proportionnels. 3) On néglige provisoirement les problèmes de trésorerie. On suppose qu’il n’y a pas de décalage dans le temps entre coût engagé et coût assuré. De cette hypothèse, on peut déduire charges et dépenses. On admet que les stocks sont constants. CA P C Y=q SR FV CF Q 4) L’utilisation du point mort : a) Le point mort est surtout un instrument de prévision à CT pour l’entreprise car l’équation s’appelle une équation tautologique : P*Q = frais variables (FV) + frais fixes (FF) b) Les conditions d’efficacité accrues : Les points morts pour analyse d’une entreprise Point mort pour étude du budget de l’entreprise c) Grande simplicité : les hypothèses sont très simplificatrices. 53/63 d) Le point mort est utilisé par atelier. Conclusion : il est intéressant de mettre en // le point mort avec le direct costing = US : les entreprises ne remettent pas en cause tous les jours les charges de structures = coûts fixes assimilés à des pertes au compte de résultat au début de l’exercice = CV/Q. Etude des comportements des CV en fonction de la P° = Q. Cette technique US permet d’abandonner l’hypothèse limite du point mort : unicité du bien et unicité du prix abandonné. On va prendre en compte plusieurs biens. On va généraliser plusieurs produits : la capacité d’entreprise à produire d’un bien A = celui qui est le plus capable de couvrir les CF. Si la demande sur le marché est relativement faible (on n’utilise donc pas toute la capacité de P° de l’entreprise), cette non utilisation va servir pour produire à un produit B, C…. en fonction de la marge laissée par CV/Q. Le direct costing se concentre sur les CV. Très utilisé dans les entreprises US et européennes mais limites : - il n’est pas en lui-même un moyen de calculer le résultat (car assimilé à des pertes) il faut prendre en compte tous les coûts - mais c’est un moyen très précieux pour analyser l’organisation interne de l’entreprise (relation coût/prix) - la principale limite du direct costing = il est utilisable que si marge de capacité de production disponible > 0 B) Les principales limites : Choix d’investissements ? Méthodes : - recourir à la VAN (valeur actualisée nette) VAN = Σ [(t=u à T) Rt / (1+r)^t]–S r = taux d’actualisation = dépréciation du futur S = dépenses d’investissement cash flow = flux de liquidité (Rt) R1 R2 R3 R4 R5 S 1 2 3 4 5 Quand VAN>0 rentable, quand VAN>0 non rentable ex : Investissement de départ = 40 000, R1 = 10 000, R2 = 15 000, R3 = 18 000, R4 = 12 000, taux d’actualisation = 12% => Investissement rentable car VAN = 1 325 - Une entreprise met les VAN par ordre décroissant. (tri) Si VAN (A,B) = VAN A + VAN B VAN r R* R* = taux de rendement de l’entreprise = taux qui annule la VAN La VAN a été étudiée par Keynes = Bénéfice actualisé Il faut que la Σ des rendements actualisés soit égal au coût des r - L’indice de profitabilité : = Σ [Rt/(1+r)^t] / S > 1 pour que ce soit profitables La différence entre la VAN et le prix : VAN permet calculer valeur absolue d’un investissement, alors que le tri donne l’aspect relatif. - Le délai de récupération du K investi = le temps nécessaire pour que le montant cumulé des cash flow soit égal à la dépense d’investissement. Conclusion : Il est important d’utiliser 2 ou 3 des techniques pour le choix d’investissement. Mais il faut savoir que le tri est une stratégie anti-perte alors que quand on fait appel à la VAN on cherche à maximiser le profit. Section 2 : La gestion commerciale 54/63 A. La fonction commerciale 1. Les différentes étapes de la gestion commerciale Objectifs : - Recherche des débouchés - modifier les marchés dans un sens favorable à l’entreprise - élaboration de la politique commerciale de l’entreprise : décider quels produits ? quelle clientèle ? quel prix proposer ? - la fonction commerciale doit élaborer la politique d’achat de l’entreprise (aux intermédiaires et aux grossistes) - série d’activité matérielle faisant partie de la fonction commerciale : l’emballage, le stockage, le transport, la livraison - Le recouvrement du prix = se faire payer, en pleine évolution : les grandes entreprises jusqu’à qq années, se développe le factoring = facturage : les grandes entreprises cherchent des sous traitants pour faire le recouvrement du prix, « externalisation stratégique ». - La fonction commerciale est aussi l’organisation du service commercial de l’entreprise = gestion - La fonction d’analyse et de contrôle des résultats = calculs de rentabilité. La gestion commerciale = la gestion ou l’adaptation réciproque de l’entreprise à la demande et de la demande à l’entreprise. Pour tenter de dégager un bénéfice élevé et constant sur la C et M période : importance de la gestion commerciale dans l’entreprise. 2. L’importance de la gestion commerciale dans l’entreprise Actuellement, depuis les années 1990, les équipements des entreprises en moyenne sont très importants et très coûteux. On dit que les équipements sont très capitalistiques. Ils ont été choisis car ils confèrent à l’entreprise de permettre avec le temps, une baisse de prix. Mais cette baisse des prix n’est possible que si l’équipement fonctionne à un rythme optimum qu’il faut respecter. Si on dépasse de rythme optimum => hausse des prix et hausse des coûts. Il y a deux problèmes commerciaux : - Etant donné les besoins et le pouvoir d’achat et étant donné le coût de revient de l’entreprise, quel sera la quantité vendue ? quel équipement choisir ? - Etant donné cette quantité vendue décidée, il faut que l’équipement fonctionne à un rythme optimum. Il faut le maintenir le plus longtemps possible. Conclusion : La gestion commerciale est très fortement tributaire de l’équipement qui a été choisi en fonction des 2 pbs ci-dessus. B. La segmentation des marchés 1. La notion de segmentation On appelle des segments, des groupes de consommateurs qui ont des goûts et des préférences semblables => tendances à acheter des produits identiques, combinant les mêmes caractéristiques dans une proportion désirée. Ce groupe d’acheteurs = un marché de référence. On définit aussi la notion de produit de marché : = un produit qui répond à un besoin et qui remplit une fonction de base mais qui est destiné à un groupe très particulier d’acheteurs. Les stratégies de segmentation : elle consiste à rechercher les combinaisons caractéristiques pour lesquelles il n’y a pas d’offres concurrentes, mais qui répondent aux attentes de catégories de consommateurs suffisamment importantes pour justifier le lancement d’un produit nouveau. La difficulté d’une telle stratégie = la collecte d’informations. Cette collecte peut choisir la plus satisfaisante = stratégie de l’analyse conjointe = par enquête, rechercher la conjugaison de caractéristiques recherchées par les consommateurs. C’est la plus satisfaisante mais ce n’est pas la plus simple à réaliser. Souvent, les entreprises se contentent de stratégies plus directes et moins coûteuses : la segmentation démographique : étude en fonction de l’âge, ce n’est pas la plus satisfaisante mais la plus utilisée. C. Segmentation et analyse des marchés Les stratégies de segmentation correspondent à se protéger des concurrents par des barrières à l’entrée. Il y a la stratégie d’hyper segmentation càd chercher tellement une combinaison de caractéristique d’un produit que l’on ne risque pas d’avoir de concurrents. Mais de nombreuses entreprises pratiquent la contre segmentation : elles vont se borner à offrir des produits aux fonctions de base et à prix bas = stratégie de standardisation et c’est le domaine des produits génériques. A. l’avantage concurrentiel 55/63 1. Définition de l’avantage concurrentiel a. 5 critères de l’avantage concurrentiel : (Rappel) - La position de l’entreprise sur le marché = part et évolution de l’entreprise sur un certain temps. - Situation de l’entreprise en matière de coûts de production - L’image de l’entreprise dans le public + implantation commerciale. - Les compétences techniques de l’entreprise càd la maîtrise de sa technologie de pointe. - Sa rentabilité économique et sa puissance financière (4 conditions de la taille critique). En fonction de ces 5 paramètres, l’entreprise doit chercher à développer une compétence particulière = compétence qu’elle maîtrise beaucoup mieux que la concurrence. On parle d’une compétence particulière qui est détenue par une entreprise dans un domaine décisif de son activité commerciale. (Rappel) => fait penser à l’entrepreneur schumpétérien. Conclusion : La gestion commerciale = La version davantage contemporaine du profit schumpétérien. b. 2 niveaux de l’avantage concurrentiel Même si l’entreprise s’appuie sur ces 5 paramètres, choix entre 2 niveaux différents : - choix d’une démarche de qualité càd : elle va cherche à produire un produit complètement nouveau qui va être distingué par les consommateurs = politique de différenciation. Ceci est plus facile dans le cas de lancement d’un produit nouveau sur le marché. C’est une politique de quantité = politique de volume : Une entreprise qui produit depuis un certain temps un produit donné, va chercher à en produire toujours plus et grâce à l’effet d’apprentissage va baisser les coûts et donc les prix et va avoir un avantage concurrentiel. CONCLUSION : Les critères et les différents niveaux de l’avantage concurrentiel sont indissociables. 2. Caractéristique de l’avantage concurrentiel L’avantage concurrentiel est très lié à Schumpeter. a) Tout avantage concurrentiel est relatif. Il n’existe pas d’avantage concurrentiel absolu. Car il est toujours relatif à la situation actuelle d’une entreprise donnée et à un moment donné. b) L’avantage concurrentiel est assimilable à une barrière à l’entrée. On ne parle d’avantage concurrentiel que si ce sont des avantages concurrentiels importants et décisifs. On a réussi à faire une combinaison de caractéristiques très particulière qui nous écarte pendant un certain temps de toute menace de concurrence. c) On appelle des avantages décisifs des avantages très importants pour les consommateurs à travers des études. d) Un avantage concurrentiel est très rapidement menacé par la concurrence (=> destruction créatrice de Schumpeter). L’entreprise peut opter soit pour une optique de R&D pour créer un produit nouveau, soit pour améliorer le produit existant et changer la combinaison des caractéristiques. CONCLUSION : L’avantage concurrentiel est par nature très évolutif. En effet, pour de nombreuses entreprises même cheminement : quand produit est nouveau on joue sur la qualité, puis petit à petit pratique d’une politique de quantité : on essaie de bénéficier de l’effet d’expérience = effet d’apprentissage = le progrès technique endogène. B. Le lancement des produits nouveaux 1. La détermination du prix initial Deux stratégies de prix initial différents : - Stratégie du prix d’écrémage : 5 critères : - Prix élevé et souvent le plus élevé possible pour un produit destiné à une clientèle particulière, un segment riche. Celle-ci va permettre à l’entreprise de recevoir des rentrées financières très importantes. Le prix d’écrémage est indissociable d’un motif financier= stratégie financière. - Ce prix très élevé va engendrer une demande assez faible. - Le taux de marge et la contribution de chaque unité de produit au coût fixe et au profit sont relativement forts. 56/63 - Le prix d’écrémage est toujours un prix qui maximise le profit d’une firme qui a plutôt un horizon de maximisation de profit CT, on est pas loin d’un objectif de monopole. - A LT, il est également possible de pratiquer le prix d’écrémage si la firme est suffisamment protégée par des barrières à l’entrée. L’existence de barrières à l’entrée est probable car on a un produit spécifique destiné à une clientèle particulière. - Stratégie du prix de pénétration : 5 caractéristiques : - Prix délibérément bas pour favoriser l’importation rapide du produit sur le marché. Un prix relativement bas va permettre la vente à un grand nombre de personne que l’on va fidéliser. - Ce prix d’écrémage est un prix qui cherche essentiellement à maximiser le CA de l’entreprise avec cependant une contrainte de profit. - L’horizon de l’entreprise dépasse le CT. - Si l’entreprise redoute l’apparition de produit concurrent dans le futur, elle choisira de préférence le prix de pénétration. - Le prix de pénétration permet la maximisation du profit à LT parce que des ventes immédiates et importantes grâce au prix de vente vont entraîner beaucoup d’achats renouvelés mais on va y gagner en moyenne, même si on sait qu’on va perdre des clients en cours de route. 2. La révision dynamique des prix. S’explique par l’influence des conditions de production et des évolutions du marché Dans certains processus de production, les coûts moyens par unité tendent à baisser avec le temps = le phénomène d’apprentissage = progrès technique endogène. Cette baisse des coûts entraîne forcément une baisse des prix qui va permettre de se positionner par rapport à la concurrence et éviter la destruction créatrice des concurrents. Influence de l’évolution du marché : A la longue, la demande a souvent tendance à se stabiliser ou à décliner pour 2 raisons : - on peut se trouver face au problème de saturation des besoins et d’autres produits apparaissent pour satisfaire les mêmes besoins. - problème du cycle de vie du produit : il se décline en 3 ou 4 phases : La naissance du produit La croissance = la phase de pénétration La maturité = la phase saturation La mort du produit = la phase de déclin On peut dire que ces différents aspects peuvent se synthétiser et pour retarder l’entrée de nouveaux concurrents, une firme fixe tout d’abord un prix d’écrémage ce qui rapporte de forts apports financiers. Petit à petit, on va jouer sur l’effet volume avec l’entrée de la stratégie de pénétration. C. Le marketing On appelle le marketing l’ensemble des stratégies qui permettent d’acheminer un produit vers les consommateurs, produits qui répondent à des besoins préalablement définis quantitativement et qualitativement. Le marketing = la politique générale de l’entreprise qui est axée sur le marché et les besoins des consommateurs. Le marketing= produire ce qui se vend et non plus à vendre ce qui se produit. Ce marketing est souvent appelé le marketing mix = ensemble des techniques. Pour les français, il est connu sous l’appellation des 4P : Le Produit : L’adéquation produit - marché : l’entreprise doit commencer par présenter un produit sur le marché qui cadre avec un segment clientèle qui a été identifié au préalable. Il s’agit de créer la spécificité du produit par rapport à l’environnement concurrentiel. (= étape déterminante) Distinction entre ligne de produit et gamme de produit : « product mix » : Les entreprises offrent en général toute une gamme de produits plus ou moins proches. Ce product mix est sans cesse renouvelé pour s’adapter à l’évolution de la demande potentielle. • - L’ensemble des produits proposés par une entreprise s’appelle son portefeuille de produits qui s’analyse selon 2 dimensions : une horizontale = ligne de produits qui est constituée de produits homogènes qui sont destinés à un même type de clientèle. une verticale = gamme de produits : un produit donné est décliné de bas en haut. • Les actions sur les produits : L’entreprise a 4 choix possibles pour faire vivre son produit. 1) Choix produit « point mort » = produit « vache à lait ». 2) Modification du produit pour assurer son avantage concurrentiel. 3) Eliminer le produit. 4) Créer un produit complément nouveau. 57/63 Problème de l’image = image de marque L’image d’un produit fait partie de la taille critique. Pour être connu, il faut faire partie des 200, 300 meilleurs mondiaux. Cette image a 3 fonctions : - Des études montrent que l’image sécurise, fidélise le client. - L’image est un gage de qualité car elle fait appel à des réactions objectives (prix, qualité) et subjectives. L’image de marque est un gage de qualité ! Permet de rechercher quelle est la valeur d’un produit pour la clientèle : - la valeur d’usage, d’utilisation - la valeur psychologique Le Prix : Il dépend de facteurs endogènes et exogènes. Endogènes : - Internes à l’entreprise sur lesquels l’entreprise peut agir. - La structure des prix de revient - Les objectifs de l’entreprise - L’importance de la politique des prix dans le marketing = le choix entre prix d’écrémage et prix de pénétration. Exogènes : L’entreprise a assez peu d’influence sur les facteurs exogènes La réaction des clients aux variations de prix La nature de la concurrence La nature de la clientèle potentielle Promotion et Publicité : C’est une politique de communication dans l’entreprise qui recouvre tous les efforts qui sont faits pour informer les consommateurs et même les distributeurs. La promotion tend à pousser le produit vers le consommateur. Certaines techniques moins agressives que la publicité se développent pour se faire : - le mécénat = à titre gratuit - le sponsoring = parrainage La publicité cherche à attirer le consommateur vers le produit : - Elle est unilatérale, elle informe et doit déclencher l’achat par le message qu’elle émet. - Le programme de la publicité comporte 3 aspects : o Un objectif clairement défini (vendre tel produit à tel prix) o Une cible clientèle o Un message Politique de place et de présence dans la distribution : = Le « Retailing mix » (retail = détail) = acheminement du produit vers le consommateur = canal de distribution Le produit étant fabriqué, son prix étant fixé, sa promotion étant faite, il faut trouver le réseau le plus performant possible. Ce réseau va s’articuler en 4 composantes que l’on appelle retailing mix. 1) L’assortiment = ensemble des produits proposés à la vente 2) La marge = exprime l’excédent du prix de vente hors taxe sur le coût de ce produit 3) Le PLV (public promotion sur le lieu de vente) = vocation de mettre tout en œuvre pour le consommateur et pour déclencher l’achat. 4) Le marchandisage (merchandising) = présentation des ventes de produits / le mobilier de vente La rentabilité dépend de l’étendue et de la zone de chalandage = secteur géographique qui contient les clients actuels et potentiels. Force de vente et distribution : Force de vente = peut être considérée comme un élément du politique même si elle est parfois présentée comme constituant une des composantes des « 4P ». La force de vente est constituée par l’ensemble des gens qui appartient à l’entreprise mais qui assurent la liaison avec les acheteurs individuels ou professionnels = magasins ou centrales d’achat. La force de vente assure ainsi un rôle de recherche de commandes auprès d’une clientèle déjà acquise ou de clients à conquérir. La force de vente a un rôle important d’information et de formation dans l’entreprise. Section 3 : La gestion des ressources humaines 58/63 L’évolution de l’organisation administrative a suivi l’évolution générale de l’organisation des sociétés. En effet, dans un premier temps : époque de la monarchie absolue dans l’organisation des sociétés : structure pyramidale très autoritaire et hiérarchique. Existe encore mais en disparition. Plus récemment, évolution de l’entreprise qui devient plus décentralisée. Dans un 1er temps, les décideurs et les exécutants. FAYOL : début XXe, l’autorité qui commande doit être toujours présente et représentée = contrôle absolu. L’objectif d’une entreprise est sur 5 axes : prévoir, organiser, commander, coordonner, et contrôler. Mais il y a deux séries de facteurs qui ont contraint les entreprises à évoluer : Les facteurs techniques : la robotisation a pris une place grandissante dans les grandes entreprises Les facteurs sociaux : les multiples systèmes de protection (smic, smig…) et de régulation imposées aux entreprises par la loi. Maintenant, il y a 4 grands styles de direction (organisation des Ressources Humaines) : - style autoritaire - style paternaliste - style consultatif - style participatif (le meilleur) Conclusion : Globalement, en France, actuellement, l’entreprise Taylorienne devient un prestige du passé. I. Organigramme et définition de fonction A. Comment fonctionne une fonction ? 1. - - Les 4 grands principes La limitation de subordination : En France, un responsable de niveau donné ne doit jamais diriger plus de 5 responsables. L’autonomie du contrôle (l’audit) : Les hommes ou les femmes chargés du contrôle ne doivent jamais dépendre des responsables qui mènent l’action dans les fonctions contrôlées. Pour éviter un problème de dépendance, les services du contrôle sont dans toutes les directions et rattachées directement à la direction générale. Le problème de la définition des fonctions : C’est une loi générale : plus les responsabilités augmentent, plus deviennent imprécises les contours des responsabilités et inversement. La transmission par voie hiérarchique : un ordre ne doit jamais être donné d’un service à un autre sans passer au préalable par le responsable du service, sans quoi on ne peut passer un ordre à un autre service. B. Les principales fonctions dans l’entreprise : 1. La direction = direction générale Elle assume la marge de l’entreprise sur tous les plans. Son travail se divise en 2 : - Elle a le rôle de présenter au conseil d’administration (CA) dans les sociétés anonymes les « orientations stratégiques » que l’on va chiffrer le plus précisément possible, en proposant à la DG qq options possibles chiffrées (plusieurs stratégies). La DG est tenue de la faire appliquer dans la réalité en s’assurant qu’il n’y a pas eu de dérives dans l’application. Une des raisons pour lesquels les services de contrôle sont rattachés à la DG à plusieurs niveaux de contrôle : o Le contrôle comptable o Le contrôle fonctionnel effectué par les auditeurs : il a pour but de vérifier la bonne application des procédures et des méthodes d’organisation des entreprises. Il y a deux catégories d’auditeurs : internes ou externes. (L’intérêt : progression salariale très rapide et importante) 2. La direction technique (DT) Elle assume le(s) produit(s) depuis son élaboration jusqu’à la mise à disposition du service commercial. Deux niveaux : - Les produits anciens : La DT, d’après les prévisions de ventes fournies par la DG, va définir, planifier le flux des approvisionnements nécessaires. Par le service achat, la DT va négocier les meilleures conditions auprès des fournisseurs. Par le service ordonnancement : contrôle de la charge optimale des ateliers (pour ne pas avoir de surcoût) et le respect des délais clients. Par le service des méthodes : contrôler le bon état constant des outillages et contrôler (modifier) l’actualisation des temps de fabrication. 59/63 - Les produits nouveaux : on se base sur les demandes du marché qui sont transmises par le service commercial. En fonction de ces demandes, on va fabriquer les produits qui correspondent au segment de clientèle déterminé par la direction commercial. Le bureau d’étude assure la mise à jour continuelle de la documentation technique (= veille technologique) et effectue les calculs nécessaires à la fabrication de ce produit. Dans la DT, il y a l’atelier des prototypes = réalisation des maquettes des produits. + Le laboratoire d’essai où on teste les performances du produit. + Le service des méthodes = détermination du choix des nouveaux équipements pour fabriquer les nouveaux produits des entreprises. 3. La direction commerciale (DC) Elle assume la commercialisation des produits dans les meilleures conditions à tout niveau. La fonction commerciale ≠ direction commerciale Les différentes fonctions : Service vente, on établit des prévisions de vente Service marketing Service après vente 4. La Direction administrative et financière (DAF) Elle est responsable du meilleur emploi des ressources financières sur les plans comptables et administratifs (financiers et juridiques). Par les services comptables, elle gère à la fois la comptabilité cliente, des fournisseurs et la trésorerie. Puis, en liaison avec le contrôle de gestion, la DAF va aussi chercher à déterminer le prix de revient en utilisant les règles de la comptabilité analytique = prix de revient complet). 5. Les services de contrôle (SC) Les SC sont rattachées à la DG. Le personnel du contrôle dépend toujours fonctionnellement du service auquel ils participent pour le contrôle = la DG, mais hiérarchiquement, les SC dépendent des services qu’ils contrôlent. Il y a donc presque toujours des conflits. Ces SC ont une double mission : - le contrôle de gestion : il est présent et même omniprésent à la DT, la DC et à la comptabilité. - le contrôle de qualité : Il est influencé en grande partie par le Japon et consiste à s’assurer que les produits présentent des caractéristiques de qualité strictement conforme aux prescriptions du cahier des charges mais aussi aux normes. Ils ont le pouvoir et le devoir de « rebuter » = évacuer certains produits défectueux ou d’arrêter complètement la production en cas de danger important pour les consommateurs. Cette contrainte ou ce respect de la qualité de la part des industriels devient de plus en plus impératif ou incontournable à cause des raisons techniques et commerciales : • l’image technologique d’une entreprise dépend de la fiabilité à 100% du produit qu’il propose sur le marché. Il est possible que dans certains domaines, la fiabilité est une évidence (nucléaire) : recours à un audit technique. • Depuis les années 1990, les consommateurs prennent de conscience de leurs droits : importantes campagnes de sensibilisation et deviennent pratiquement des groupes de pression Conclusion : il n’existe aucune règle unique qui permet de définir la structure optimale des services et directions d’une entreprise parce que toute entreprise est un organisme vivant contraint de s’adapter sans cesse à un environnement changeant. Les développements très importants de l’informatique modifient considérablement le fonctionnement des entreprises et les « tableaux de bord » d’une entreprise hebdomadaires, trimestriels, journaliers ont des incidences sur la structure et l’organisation de l’entreprise : font du reporting = retransmission en temps réel dans tous les services de l’entreprise. II. Forme fonctionnelle et forme multidivisionnelle Oliver Williamson (technique dedécentralisation), il existe un « darwinisme social » qui condamne les formes d’entreprise les moins efficace = celles qui recourent au marché càd qui vont devoir assumer des coûts de transaction importants alors qu’elles auraient pu les éviter par le choix de la hiérarchie (production interne par investissement) (coûts de transaction coûteux à cause de l’information coûteuse). Très fréquemment, l’accent est mis sur la forme particulière d’organisation : la forme multidivisionnelle = « forme M ». Celle-ci a succédé dans les grandes entreprises à ce que l’on appelle à la structure fonctionnelle ou la forme fonctionnelle. Pour Williamson, la forme M est de loin la meilleure structure car elle permet de très importantes économies en coûts de transaction. A. La forme fonctionnelle Forme fonctionnelle : Direction générale : - Direction Technique - Direction Commerciale 60/63 - Direction financière Service de contrôle Toutes dépendent de la DG qui orchestre les directions. Ce type d’entreprise correspond à un type d’entreprise qui existe toujours en France mais en disparition : l’entreprise taylorienne : tout part de la DG. O.W va proposer la forme M qui est la forme actuelle qui a une dimension internationale. B. La forme M. Forme M : Direction Générale : - Staff = ensemble de directeurs de haut niveau à la disposition de la DG. - Divisions opérationnelles : Ces lettres représentent soit des produits différents, soit des divisions géographiques. Si produits : possibilité de rediviser en DT, DC, DF, SC…. o A (si produit) : DT DC DF SC o B o C o D On peut dire que la DG assure la prise de décision stratégique. Les divisions opérationnelles sont assimilées à des centres de profit = elles ont une marge d’autonomie assez importante par rapport à la forme fonctionnelle. Ces divisions opérationnelles sont des quasi firmes (comme si elles étaient indépendantes). Dans ce cas, la DG a un rôle fondamental : assimilée en interne à un marché financier qui alloue des capitaux différents à chacune des divisions opérationnelles. Conclusion : cette décentralisation de l’organisation se situe en grande partie au niveau financier. Par conséquent, le rôle prioritaire de la DG est les décisions stratégiques avec une marge de liberté aux divisions opérationnelles concernant l’application et en fournissant les capitaux qu’elles demandent. III. Les 3 modes de gestion du personnel A. L’administration du personnel 1. Travail, fonctions et qualifications La hiérarchie des administrations dans une entreprise est souvent assez stable car elle est la traduction de la hiérarchie des qualifications. Cette hiérarchie est fixée par rapport aux conventions collectives sous la forme d’une classification. Dans cette classification, chaque emploi est exprimé sous la forme d’un coefficient en nombre de points. On multiplie le nombre de points par la valeur du point = la rémunération de base. 2. La « gestion de la paie » : Pour cette gestion de la paie, on part de la rémunération de base d’où on retranche certaines sommes en raison d’absences, de congés, et on va ajouter à cette rémunération des primes qui sont très variables selon l’ancienneté, les heures supplémentaires, les primes de productivité, primes de travail pénible (de nuit…). Ceci va donner ce que l’on appelle le salaire brut On va ajouter tout l’ensemble des cotisations sociales qui concerne l’assurance maladie, la retraite,le chômage = salaire net. 3. Les aspects juridiques de la gestion du personnel : Une entreprise de plus de 10 salariés doit organiser des directions de délégués du personnel. L’inspecteur du travail doit veiller au respect du code du travail. En cas de litige individuel à propos du code de travail. Passage au conseil des prud’hommes : juridiction où défense des salariés. En conclusion de ce point, au-delà des obligations de la loi, il existe aussi des obligations qui émanent des textes qui sont négociés entre les employeurs et les syndicats au niveau de la branche professionnelle = conventions collectives. Au-delà des conventions collectives, il y a aussi des accords établis au niveau des entreprises elles mêmes = accords d’entreprises ou d’établissement. (accords inter entreprise). 61/63 Les avantages accordés par une entreprise à son salarié doivent être en principe supérieurs aux conventions collectives (qui n’est qu’une moyenne) qui doivent être meilleures que celles accordées par la loi. B. La gestion du personnel proprement dit (GP) Pour aller au-delà de l’administration du personnel, la gestion du personnel cherche à utiliser de façon optimale des outils dont il dispose. Elle est composée d’un certain nombre de postes : 1. L’étude des postes de travail : = Ensemble des analyses des postes + Définition des fonctions + Cotation A chaque poste est défini un certain nombre de points et le salaire est la multiplication du point par la valeur de ce point. Dans chaque entreprise existe une « Grille de rémunération » = rapport entre les rémunérations entre les différents postes. Cette grille de rémunération se fait selon 3 objectifs : a. L’équité = la justice : il faut trouver une justification à l’écart entre les rémunérations des différents postes qui s’explique souvent par la pénibilité ou l’intensité de certains postes de travail. b. La cohérence interne : il faut absolument qu’entre les différents postes de l’entreprise elle-même les écarts de rémunération. c. La cohérence externe : différence se situe entre le salaire d’un poste d’une entreprise et le salaire d’un poste équivalent dans une autre entreprise. = cohérence par rapport au marché du travail. Cette grille de l’entreprise est souvent assez sensiblement différente de la grille des conventions collectives. Pour un poste donné, la rémunération offerte par une entreprise donnée doit être vraiment (si possible) supérieure à la rémunération minimale que l’on trouve dans le cadre de la rémunération convenue par la convention collective. 2. Le système d’appréciation du personnel Chaque salarié = collaborateur, a un entretien d’appréciation avec son supérieur hiérarchique. Sur la base d’une grille d’appréciation. Cet entretien s’établit sur des recommandations sur l’amélioration souhaitée mais débouche sur des formations à suivre (pour augmenter son capital humain) ou des recommandations sur des solutions de carrière envisageable. En général débouche sur des augmentations salariales. 3. Les procédures de recrutement Se fait en 7 phases : a) La définition du poste à pourvoir b) Pourvoir en interne : emplois vacants = marché interne. c) Si cet emploi n’a pas été pourvu en interne => annonce extérieure du poste d) Détermination du critère de pré-sélection e) Choix de méthode d’aide à la sélection f) Sélection d’un cabinet de conseil g) Choix des cadres qui vont recevoir le candidat. Certaines grandes entreprises très spécifiques qui recrutent des jeunes cadres pratiquent la technique de la « pépinière ». Plusieurs jeunes cadres vont être recrutés en même temps dans une même entreprise et pendant 2 ou 3 ans, ils vont tester dans un domaine assez général d’apprentissage de toute l’entreprise, puis on va les orienter vers des directions très spécifiques (DC, DF,SC…) 4. La gestion des formations Il y a deux types de formation : • Formations internes : • Formations externes : données par des organismes spécialisées. L’entreprise est tenue par la loi de dispenser ces formations (1,2% de leur masse salariale doivent être consacrés à ces formations). 5. La gestion prévisionnelle du personnel Pratiquée par les grandes entreprises : en fonction de leur plan de développement = business plan. 6. La gestion des carrières et des promotions des salariés Elle est très fréquente dans les grandes entreprises mais aussi dans les moyennes entreprises (200 salariés au moins). = les filières de promotion et les filières professionnelles 62/63 Les F de promotion sont très proches de ce que l’on appelle la flexibilité interne. En effet, les F de promotion sont une suite de postes croissants qui doivent être occupés par des jeunes salariés dans le cadre d’une évolution de carrière planifiée. L’entreprise va offrir des postes de carrière croissante. Par contre, les filières professionnelles = développement du capital humain d’un salarié à l’intérieur d’un même métier. C. Les différents types de ressources humaines Plusieurs niveaux : • Développement de la communication à l’intérieur de l’entreprise quand il y a recrutement de nouveaux salariés pour qu’ils s’intègrent le plus rapidement l’entreprise pour leur transmettre la culture de l’entreprise => d’où la fusion acquisition. • Considérer que les salariés constituent une ressource considérable et en général très largement inexploité. Il faut rendre le travail plus responsabilisé pour que les travailleurs soient plus efficaces. Procédure à l’enrichissement et à l’élargissement des tâches. Enrichissement : donner plus d’importance et de responsabilité à un salarié donné Elargissement : plus de tâches dans une fonction. • Le capital humain : On assimile les dépenses en formation à un investissement sur le LT => anticipation des flux de recette actualisés (comme les cash flow), comparés au coût nécessaire pour obtenir ces recettes (études par exemple) sur le cycle de vie du travailleur. On va appliquer ceci à un taux : le taux de rendement interne est de 12% par exemple pour les bac +5 = investissement en capital humain très rentable. Il est 3 fois supérieur au taux de rendement interne (bac +2 ou +3) 63/63