Evolution de la procédure d`agrément des hébergeurs de données
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Evolution de la procédure d`agrément des hébergeurs de données
Evolution de la procédure d’agrément des hébergeurs de données de santé UN DISPOSITIF PREVU PAR LA LOI NECESSITE D’EVOLUTION DE LA PROCEDURE Les conditions d’hébergement de données de santé à caractère personnel sont encadrées par l’article L.11118 du code de la santé publique, modifié par la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé : L’actuelle procédure d’agrément a fait émerger des offres d’hébergement de données de santé qui concourent à la protection des données de santé. Le retour d’expérience de la procédure actuelle a conduit le législateur à proposer une évolution de la procédure d’agrément en se fixant les objectifs suivants : toute personne physique ou morale qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi médico-social pour le compte d'un tiers, doit être agréée à cet effet ; garantir le maintien, a minima, du niveau actuel de protection des données de santé à caractère personnel ; renforcer la transparence et le caractère prédictible de la procédure en la fondant sur un référentiel d’exigences public, auditable et plus souple (référentiel évolutif grâce à la mise en place d’un cycle de vie du référentiel) ; préserver le caractère impartial de la procédure (aujourd’hui garanti par la participation de la CNIL, du CAH et ensuite du ministère de la Santé) : certification délivrée par des organismes certificateurs accrédités par le COFRAC (comité français d’accréditation) ; confier à l’hébergeur et à l’organisme de certification la maîtrise des délais de procédure ; s’appuyer autant que possible sur les normes existantes en matière de sécurité de l’information ; prendre en compte le caractère potentiellement international de l’hébergement (prestataire d’hébergement de droit international, activité d’hébergement exercée en dehors du territoire national). l’’hébergement exige une information claire et préalable de la personne concernée par les données de santé hébergées et une possibilité pour celle-ci de s’y opposer pour motif légitime. LA PROCEDURE ACTUELLE 1 Le décret n° 2006-6 du 4 janvier 2006 est venu préciser l’article L.1111-8. Il définit le déroulement de la procédure d’agrément pour l’hébergement de données de santé sur support informatique et les exigences à respecter : le décret fixe le contenu du dossier de demande d’agrément. Sont ainsi évalués la capacité financière du candidat, le type de prestation proposée, le niveau de sécurité et les conditions du respect des principes de la protection des données personnelles et des droits des personnes : l’agrément est délivré pour une durée de trois ans par le ministre chargé de la Santé après avis de la CNIL et du comité d’agrément des hébergeurs (CAH - organe consultatif créé par le décret précité). Si l’hébergeur agréé souhaite poursuivre son activité d’hébergement au-delà des trois ans initiaux, il doit effectuer une demande de renouvellement d’agrément qui sera instruite comme la demande initiale. Entre 2009 et mai 2016, près de 280 dossiers de demande d’agrément ont été reçus et près de 100 décisions d’agrément 2 sont actuellement cours . 1 Décret codifié aux articles R.1111-9 à R.1111-15-1 du code de la santé publique 2 L’écart entre ces deux chiffres comprend les dossiers en cours d’analyse, les dossiers retirés, les refus d’agrément et les dossiers de renouvellement. Mai 2016 1 o PROJET DE NOUVELLE PROCEDURE DE CERTIFICATION La nouvelle procédure de certification pour l’hébergement de données de santé est définie par la DSSIS (Délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé) avec l’appui opérationnel de l’ASIP Santé. Dispositif envisagé Le projet de nouvelle procédure prévoit d’encadrer l’activité d’hébergement de données de santé par une évaluation de conformité à un référentiel de certification, délivrée par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (ou équivalent au niveau européen) et choisi par l’hébergeur. Le certificat est délivré pour une durée de trois ans, par l’organisme certificateur, lorsqu’aucune nonconformité n’est constatée. Un audit de surveillance annuel est effectué par l’organisme certificateur. Référentiel de certification Le référentiel proposé est basé sur des normes internationales existantes : les exigences de la norme ISO/CEI 27001 « système de gestion de la sécurité des systèmes d’information », des exigences de la norme ISO/CEI 20000 « système de gestion de la qualité des services», des exigences de la norme ISO/CEI 27018 « protection des données à caractère personnel », et des exigences spécifiques à l’hébergement de données de santé. POINT DE SITUATION (MAI 2016) Une première version du dispositif (référentiel de certification, procédure, etc.) a été produite. Cette version est actuellement en cours de concertation restreinte avec les acteurs institutionnels et les représentants des industriels (AFHADS, ASINHPA, FEIMA, LESSIS, SNITEM et SYNTEC). A l’issue de cette concertation restreinte, les documents seront publiés sur le site de l’ASIP Santé pour une concertation publique. Les mesures visant à remplacer la procédure d’agrément par une évaluation de conformité technique seront prises par ordonnance (cf. article 204 de la loi de modernisation de notre système de santé) et seront précisées par des textes règlementaires Procédure de certification La procédure de certification se fonde sur le processus standard de type système de management décrit dans la norme ISO/CEI 17021 : l’hébergeur choisit un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (ou équivalent au niveau européen) ; le cas échéant, l’organisme certificateur vérifie l’équivalence des éventuelles certifications ISO/CEI 27001 ou ISO/CEI 20000 déjà obtenues par l’hébergeur ; un audit en deux étapes conformes aux normes en vigueur est alors effectué : Etape 2 : audit sur site. L’organisme certificateur exécute l’audit de certification en recueillant et vérifiant des informations. Les preuves d’audit sont recueillies dans les conditions définies dans l’ISO/CEI 27006. L’hébergeur dispose de trois mois après la fin de l’audit sur site pour corriger les éventuelles non-conformités et faire auditer les corrections par l’organisme certificateur. Passé ce délai et sans action de l’hébergeur celui-ci devra recommencer une nouvelle procédure de certification. DOCUMENTATION o Les documents relatifs à la procédure d’agrément actuelle sont disponibles à partir de la page Etape 1 : audit documentaire. Avant d’intervenir sur le(s) site(s) où les données de santé seront hébergées, l’organisme certificateur réalise une revue documentaire du système d’information du candidat afin de déterminer la conformité documentaire du système par rapport aux exigences du référentiel de certification. http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securit e/le-referentiel-de-constitution-des-dossiers-dedemande-d-agrement-des Les documents relatifs à la nouvelle procédure seront publiés sur le site de l’ASIP Santé. Mai 2016 2