Untitled

Transcription

Untitled
EDITO
Ancien Testament
C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confiotes... écoutes Edith, t'es
sympa comme grand mère mais garde ta syllable. Car rien n'est plus vivant qu'on
pogo déclanché par des hurleurses de 16 ans et leurs grands maigres (+ un petit
gros) du même millésime. Et le constat est vite fait, car entre se faire emmerder trois
bons quart d'heure par les Craftmen Club et leur attitude de Jim Morrison à la
manque le 26 Mars à la MJC et profiter d'une soirée où une bonne poignée d'ados
est prête à crier et remuer sa chose au moindre accords de guitares, il n'y a pas à
lambiner. Et ouey les bretons, nos très chers enfants s'étaient pointé en masse
(vacances scolaires !) le jeudi 08 avril au Bateau Ivre; ils y étaient, non pas pour
rester assis (on a eu peur...) mais pour y voir Fry Box, Woodson, PM et surtout The
Black King. Ils ont tous mis la paté au Craftmen Cub. Ils n'ont pas passé leur temps
à réfléchir à l'attitude la plus appropriée à une jolie photo myspace pour le concert,
ils se sont pointé, avec leurs boutons sur la gueule, ont pourri Opinion de Nirvana et
Johnny Be Good pour Fry Box, sont allé 40 fois dans le public pour se la jouer
Angus Young en faisant des blagues qu'ils ne font rire qu'eux pour The Black King,
mais, au contraire du club précédement cité, n'ont pas fait bouger uniquement 3
filles trop alcoolisées du premier rang, mais le public entier, au Bateau Ivre, un
jeudi soir. Les zombies rock'n hype étaient au chaud Rue Beauvoisine,
heureusement pour leurs miches, car ce soir là, le roi noir a été terrible, terrifiant,
grand, à en faire fuire n'importe quel prêtre du coin pourtant salivant à la vue de la
jeunesse. Ce vieux bout de bois Pete IHOPEIDIEBEFOREIGETLOLD a finalement
raison (JE DISAIS TU AS RAISON !) THE KIDS ARE ALLRIGHT.
The Black King, le groupe le plus cool du côté ci de la rive !
Sorti en 2003 en plein RETOUR DU ROCK (formidable !), Indéfendable,
album de Dickybird, groupe du Havre emmené par Doris Le Mat-Thieulen,
Stéphane Touboulic et Jean-François Thieulen, est un fabuleux témoignage
de la force du "unnamed anxious and powerful rock'n'roll" qu'on pratiqué
ces trois là depuis 1993 jusqu'à leur split en 2006 (ils mutteront en Grand
Final, à ne pas louper cow boy). Produit par Steve Albini, le pouvoir rageur
de l'album réside bel et bien dans la fureur du bouillon brut des guitares et
de la rythmique débarrassée de toutes guirlandes. La batterie envoie et point
barre, les crasseux. La musique est violente, sombre et prend son temps pour
sortir du marécages des riffs. Une pop song se dresse sur le haut de la fosse
("Your Eye"), le moment le plus allumé du disque étant un morceaux chanté
en français, "Enculé" (Cours trouver ce disque rien que pour ça pauvre
tarte !). "Hurt" semble être une réminiscence de "Dirt" des Stooges de
Détroit avec son côté Blues du Millenium. A placer nulle part mais proche
des noisy et des sonorités 90's Sub Pop, Indéfendable sera un magnifique
présent en vinyle pour les 15 ans de votre bambin en pétard. Surtout si vous
résidez à "Yvetot" ou autre "Yerville". Oubliez pas le papier cadeau, noir, de
préférence.
C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confiotes ? Bizarrement ce mois ci
dans Le Preche, on vous propose aussi le compte rendu amoureux du rockabilly de
Jon Spencer, soit une déclaration de flamme pour les 50's apres avoir avoué notre
passion pour les jeunes garçons pratiquant le Hard Rock depuis qu'ils ne mouillent
plus leurs couches... Trève de plaisanterie, tout est expliqué dans le manuel. Rien ne
se perd, tout se transforme. Lavoisier, quel sering hero !
VIVE LE ROY ! Et ses fidèles groupies, petites bombes du poitraille pointant sous
leur pull-over !
VIVE LE ROY ! Son fun, son maquillage et son Bon Scott pré-pubère !
VIVE LE ROY ! The Black King, La nouvelle sensation en ville !
VIVE LE ROY ! VIVE LE ROY NOIR !
MALCOM MACLAREN EST MORT ! VIVE... LE ROY !
Le PRECHE '4
Mars 2010
Trois pauvres années d'existence auront suffit à Minor Threat pour marquer
profondément et dans la durée le Hardcore et lancer dans la foulée le
mouvement Straight Edge ("Ne fumes pas, ne bois pas, ne baise pas" dans
"Out Of Step"), bon en fait c'est plus compliqué que ça). Complete
Discography regroupe tout ce qu'à pu sortir Minor Threat entre 1980 et 1983
sur le label Dischord que le chanteur Ian Mac Kaye a lui même fondé, soit
une tripotée de morceaux géniaux aux idées directs, hurlées à la face des
moutons du show biz. "Seing Red", "Out Of Step", la reprise dingue des
Monkees "Steppin Stone", Minor Threat c'est Pink Flag de Wire passé en
accéléré, la tronche dans le lard des clichetons du rock'n'roll. En un seul
disque, une poignée de morceaux, la messe est dite.
The CraPmen cluB, TIM & Ricky Woo
and his Bamboos, MJC RIVE GAUCHE,
Rouen, 26/03/10
Jouer tous les clichés possibles sur scène ne fait pas forcément de vous
une bête du même endroit, encore moins lorsqu'on le fait en longueur
et pendant de très mauvaises choses que sont les différents titres,
emmerdants, du Craftmen Club; séduisant sur disque, le groupe l'était
pourtant nettement moins face à nos orbites le 26 Mars à la MJC
RIVE GAUCHE/OREILLE QUI TRAINE. Devant un publique venu
en masse (quand est ce que vous allez vous bougez le cul de la même
façon aux VRAIS concerts ?), le Craftmen Club s'est monter le
bourichon et pris pour les Doors, en traitant le monde d'enculé, en
rentrant dans le lard des gens et en feignant la transe. Attendez, ça c'est
une attitude intéressante (et encore) lorsqu'elle n'est pas pose et que la
musique qui la soutient n'est pas du faux noir désir tendance légère
blues rugueux... Désolé les fans hein, mais ce soir là, Craftmen Club
était pathétique et vraiment très lourdingue. Se faire prendre en photo
doit être assez simple pour eux, mais en ce qui concerne le fait de
trouver un putain de bon riff, Le Prêche leur enverra une méthode
Marcel Dadi à Noël en cadeau, gratos quoi ! Le même prix que ce
qu'aurait dû être l'entrée le soir de leur concert, avec distribution de
projectiles à l'entrée, "CHASSEZ LE GROUPE" rajouté en gros sur
l'affiche.
Remarque, c'était déjà assez drôle comme ça.
Les groupes de la première partie étaient donc bien plus intéressants,
TIM et RICKY WOO AND HIS BAMBOOS : TIM joue un rock
expérimental free jazzy (avec trompette Lou Bega !) pas des plus
abordable, et RICKY WOO AND HIS BAMBOOS, groupe
Rouennais, nous a donc une fois de plus servi sa sauce surf plaisante,
accompagné dans la deuxième partie de leur set par l'ancien chanteur
de VOMIR, notamment pour une reprise des Trashmen, King Of The
Surf. Hors d'oeuvres et plat au final mangeables et correctement sâlés,
comparés au dessert Craftmen Club crâmé, raté, à chier.
La Cruche Electrique
Cette fois ci attaquons nous à l’instrument le moins utilisé dans les groupes de
rock : la cruche électrique (Electric jug) . Il existe dans le 13th Floor Elevators,
joué, si l’on peut parler ainsi, parTommy Hall, qui permet au groupe d’avoir
une empreinte très personnelle . En dehors du fait qu’ils
aient pour la première fois employés le terme « psychédélique » dans un album
rock, l’album est sans doute le premier véritable de rock du même nom.
Le groupe emmené par Tommy Hall et le chanteur guitariste Roky Erickson
(Roger kynard Erickson) connais un certain succès lors de la sortie de son
premier album avant d’entrer dans la grande et diffuse légende du rock n roll .
La pochette composée de couleurs tel que le vert et le pourpre avec l’œil divin
(l’œil et la pyramide), symboles d’une perception supérieure engrangée par la
prise de substances hallucinatoires telles que le LSD alors consommé sans
modération par le group, montre la philosophie prônée par Tommy Hall .
La cruche permet de rythmer les compositions, de rendre le groupe novateur et
de lui donner un son original . Mais c’est surtout génial que cet instrument
existe ( du fait que ce soit avant tout une cruche) et qu’il soit si rarement
utilisé. Et quand il l’est, c’est un étudiant en philosophie totalement allumé
qui pensait bénéficier d’une vision du monde supérieur .
A Austin, Texas, de drôles d’idées naissent quand les gens s’ennuient et que le
Mexique et ses opportunités de trouver de la drogue sont trop proches et
accessibles.
BREVES
..
- The Ramines Never Die ! Le combo tribute aux frères Ramones est reparti
à l'attaque avec leur version pasteurisée de Loco Live (après avoir usé
jusqu'à la moelle It's Alive), soit un set "lambda" de la bande à Dee Dee dans
les 90's. Ils partent bientôt pour un "Spain Tour" !
- Older prépare un nouveau disque !
- Tysran, groupe de folkeux rouennais (ex Nodolton ! on change de ton !)
n'arrête pas : ils seront le 25 Avril à la Factory à Lion Sur Mer. Leurs
(excellents !) morceaux sont en écoute sur Myspace.com/tysran. Ambiance
Johnny Cash/Mark Lanegan dans les bourses.
- Nina Bobsing, POP WIZZ SHEEBAAA YIIHAAA TABADOU TABADOU,
vient de sortir un vinyle 7'' Synth Sucks, Fire Works.
- YOU'RE ON THE WAY TO THE ROCK'N'ROLL ! The Black King, groupe
de morveux teenagers rouennais sont en bonne voie pour devenir meilleur
groupe du siècle, bien loin devant les Guns'N Roses et Kiss ! Vous remettrez
votre falsard plus tard, allez sur Myspace.com/theblackkingmusic.
- Au Bateau Ivre, le 15 Avril, Magic Hawai, The Johnny Moket Smokers, et
les incontournables Chics A Grosses Boules.
-Soirée Too Much Fish In The Sea le 1er Mai à l'Emporium avec Fix It et Ich
Bin Doktorl.
-Festival LE BOUCAN a Boucagny entre Paris et Cergy, le 7 et 8 Mai :
Venosa, Ricky Woo & His Bamboos, The Poseurs, Magic Hawai et Divine's
Orchestra sont notamment de la partie.
- Wire à Rouen le 22 Mai ! Ce sera à l'Exo 7. La veille dans la même église,
Cristal Place, The Kitchenmen et Dominic Sonic.
- Draft, qui ont sorti leur album "Harmonic Distortion" le 6 Mars, vont
multiplier les escapades d'ici Septembre : ils seront notamment le 24 Avril à
L'Highland's à Rouen avec Retro Motions et Inside The Tourbus, à Yerville
pour le Rock En Saane et participeront au Hellfest le 17 Juin !
- Soirée New Wave à l'Emporium le 7 Mai avec Love In Cage.
- Le 8 Mai, compliquée à trouver sera votre direction = Le Shari Vari
proposera un DJ Set de membres de Cristal Palace et des concerts des
Flyin' Cadillacs et de Jimi Was Gain, alors que The Swag, The Elektrocution
et Basquiat Black Kingdom seront à la MJC Rive Gauche et que xX MatiouZ
Xx organisera une soirée Hardcore au Warhol avec Youth Avoiders et
Sugartown Cabaret.
Spectrum & Sudden Death Of Stars
Emporium, Rouen, 23/03/10
Gros gros groupe formé par un ancien spacemen 3 qui selon son myspace
recherche toujours de nouvelles textures de son etc. etc.…
Mais l’important c’est que, après la première partie, un groupe composé de
membres diverses et variés, jouant une musique relativement fade mais en vogue
respectant ses influences en se disant que, puisque que les groupes copiés mais non
égalés marchent sa devrait marcher … bref un concert sans amour à la tache et
sans réelle esprit ni finesse se butant à reproduire des effets (reverb’ de folie tout
ça ) et piochant un peu n’importe où leurs chansons se glisse devant nos yeux
ébahis. C’est chiant un peu …
Ensuite, Spectrum, nom simple, d’ailleurs très bien. Une longue installation mais
pour mieux régler tous les instruments à mon avis pour que ce soit du plus bel effet
.
Le concert commence, l’ambiance est posée (pour plagier tout les articles du
monde), les effets vidéos qu’arborent normalement le groupe en live ne sont pas
présents . La première chanson ne m’inspire rien de bon alors que le public peu
présent parait scotché. Cela me parait un peu mou même pour l’exercice de style
pratiqué ici , mais qu’à cela ne tienne ce n’était apparemment juste un
échauffement pour la suite (mauvaise langue peut être mais vraiment la première
chanson ne m’a pas emporté dirons nous). Ensuite, une épopée sonique commence,
pratiquée par des personnes sachant très bien ce qu’elles font et qui ont l’art de
maitriser un son de gratte sans en rajouter trop. Le concert se poursuit, les bonnes
chansons s’enchainent et créent une véritable ambiance, les musiciens ne sont
plus tout jeune mais assurent a fond comme on dit, le concert s’approchant de la
fin le chanteur quitte la scène laissant sonner les instruments et jouer ses
comparses. Le concert a été court au final mais bon ! Les gens soucieux d’avoir
loupé celui-ci devrait s’en mordre les doigts pour ceux qui se plaignent que « à
Rouen c’est toujours la même chose » et bien sa fait quand même la deuxième fois
qu’un groupe « sonique » (ou je ne sais pas comment les nommer) vient et
toujours aussi peu nombreux à se pointer et après aller râler en disant ne pas
vouloir sortir sous le prétexte cité préalablement.
Groupe « sonique » voir Women (emporium galorium) et si j’en oubli je suis navré
de ne pas y avoir assisté.
Tirez sur le groupe !
Poubelle boys
Jon Spencer a, au choix, une Eglise ou une Dolorean; comprenez, depuis plus de 20
ans, ce type s'obstine, et ceux dans tous les terribles groupes dont il a fait partie, à
rendre justice à la source, aux roots du rock, en rappelant à nous tous, crétins en
frignues punk rock à 15 ans et blasé zombie, parfois hype, à 20 (félicitations si tu as
échappé à une des deux catégories ! Viens chercher ton muffin gratos à la casa), le
passé, les grands fondateurs, les grands moments qui ont forgé la machine : en plein
délire noise/arty from NYC dans les années 80 avec Pussy Galore, Jon ré-enregistre
"Exile On Main Street" des Rolling Stones sur une cassette, comme pour ressentir le
grand délire qui a accompagné la création de ce disque par le band de Keith
Richards, la pureté (de la dope) et la liberté totale du dernier grand album des
Stones, le tout dans un remodelage bruitiste crasseux bien dans l'époque, alors, dans
les rues de la Big Apple(...); dans les années 90, avec le Blues Explosion, il ne
cessera de prêcher aux quatre coins de la planète que "The Blues Is Number One"
dans ces morceaux punk soul chromés, tout en ressortant de derrière chez lui des
vieux bluesmens oubliés; enfin, désormais avec Heavy Trash, Jon Spencer continue
à aller vers les Hardcore Kids et les Neo Metalleux pour leur botter le cul avec le
bon gros rock'n'roll GeneVincent/EddieCochran/Elvis rafistolé Lo-Fi (et pas un bon
"vieux" rock'n'roll frero), pour les faire remuer autrement que bêtement en se
rentrant dedans (singes !), et au mieux, leur faire comprendre dans leur petite tête
remplie de rêves de T Shirt Have Heart que leur musique chérie viens de l'élan qui a
animé les premiers rockeurs de l'histoire des années 50, aussi débiles et
désorganisés dans leurs comportements sur scène que ceux des mecs torse nu à
beugler dans le moshpit aujourd'hui, que leurs idées pures de liberté (ouey ouey, peu
importe la façon dont elle s'exprime) est partagée par celles des bluesmens et du
Jailhouse Rock, que l'énergie dépensée est la même. Ce n'était pas forcément mieux
avant mais le fait est qu'avant existe autant qu'après, il mérite donc justement qu'on
s'y attarde. Jon Spencer jette des ponts et il sait comment faire. Jon Spencer va te
dire dans l'oreille que tu dois aimer le rock, point mon pote, du Pere Blues au
dernier rejeton Hardcore car Jon Spencer citera autant Robert Johnson que les
Cramps et Black Flag. Le tout est de le faire libre, dans ton garage, dehors, toi
même, de façon désintéressé Jon Spencer ne pense peut être pas un mot de tout ça,
mais c'est plaisant de le comprendre ainsi.
Des groupes comme Heavy Trash et The Jim Jones Revue sont nécessaires, la
grosse scène garage rock mondiale est nécessaire, les Flyin' Cadillacs sont
nécessaires, BBQ est nécessaire, tous pour montrer que rien ne s'endort et que tout
se transforme, rust never sleeps mon pote, réinventer le truc boogie trois accords,
empêcher le rock'n'kill 50's/60's de se la couler douce dans un musée est le but de
tous ces mecs/filles. Aucun d'eux ne rend hommage, ils donnent juste du fun avec
ce que le rock à eu de meilleure dans ses années adolescentes. Maintenant qu'il est
vieux et qu'il réfléchie (intellect ou pognon, post rock ou MTV), le rock est large sur
les hanches, BOUGE TON TRUC VIEUX CROULANT, une solution : le twist.
Voici ce qu'on peut lire sur le site de Heavy Trash, à propos des deux principaux
membres du groupe (ça te fera des trucs à taper sur
-tonmoteurderecherchefavoris-) :
"On stage and in the studio, Jon Spencer, has destroyed and rebuilt American
roots music with such ferocity and wild abandon it is hard to believe that there is
anything left. The trail of musical destruction in the wake of his groovy hatefuck combo Pussy Galore still smolders with the stench of avant punk trash and
nasty garage ooze and grind, while his towering work with The Jon Spencer
Blues Explosion remains an indelible totem to his enormous mojo spirit and redhot power of deliverance. He is Daddy Boss Hog! He is the Blues Exploder and
Microphone Destroyer! A Gibson Brother! The man who shared a Chicken Dog
with Rufus Thomas, got Soul with R.L. Burnside, and enjoyed a greasy Lap
Dance with Andre Williams! He is The Man Who Loved too Much!!! Now, with
his pal Matt Verta-Ray, he has become the Heavy Trash, and is inviting you to a
Midnight Soul Serenade."
"Matt Verta-Ray grew up in the loving arms of left wing parents who would take
him to folk and blues shows long before he sprouted sideburns. (His mother
passed away in the '90s, still angry that Dylan had gone electric, despite the fact
- Matt is quick to point out - that she owned tons of Sun rockabilly 78s, which
he very gratefully still has.) In the late '70s, young Matt found himself one of
only twelve people who went to see Bo Diddley at a Canadian fairground. After
the show, Bo came out and preached to Matt for an hour about the dark secrets
of rock'n'roll. And the rest, as they say, is history - from sitting on the edge of the
stage with Bo, to thumping bass for Madder Rose, and then onto his hard-wired
decontructionist rootsabilly band Speedball Baby, where he developed his
slashing-dagger guitar style - to forming Heavy Trash with his friend Jon
Spencer. Matt is also the mad scientist behind the jungle of tube amps and oldschool echo machines that form the mutated nucleus of his analog cave, worldclass recording studio NY Hed, where musicians come from all over the galaxy
to learn the dark secrets of the Midnight Soul Serenade."
Heavy Trash & Bloodshot bill
La Maroquinerie, 19/03/10
BloodShot Bill est un fêlé. Il se la trimballe One Man Band, débaroule des
rockabilly plus vite qu'il ne le faudrait dans la norme et noie ses paroles dans une
mer de reverb, de hoquets et de diverses cris de basse cours, dont celui du cochon,
très apprécié par l'assistance; Blood Shot Bill assurait en effet l'excellente première
partie de Heavy Trash ce Samedi 20 Mars à La Maroquinerie. Putain mon vieux,
on était pas avec des gentillets chats errants en ce soir de giboulée, mais avec ceux
au poil dur et fièrement dressés en banane vicelarde. Apres le show erotico fermier
de Blood Shot Bill, se pointent donc Matt Verta Ray et Jon Spencer, les âmes du
Heavy Trash, accompagnés par contrebassiste/batteur.
Ladys & Gentlemen, welcome to the Heavy Trash Rockabilly Show ! Et ils
attendent pas ceux là, "Justine Alright" des le premier morceaux pour réveiller les
jambons des demoiselles et "(Sometimes You Got To Be) Gentle" du dernier LP
pour les exciter... Un programme qui ne variera pas tout au long du set, Heavy
Trash est ici pour faire danser les kids du premier jusqu'au dernier rang, et ça
marche pas mal. Ces mêmes vauriens du publique y trouvent leur compte, et le
rockab' braillard de Jon Spencer atteint son but, aller "rock" et retour "roll",
balancement lubrique de hanches, aussi pervers que le sourire du contrebassiste est
large : "Isolation" , "Devilment", "Loveless", un "Good Man" crânement interprété
par Matt Verta Ray; les filles, des plus blondes au plus brunes, se remuent au
premier rang, collées contre la scène, et prennent un malin plaisir à donner du
rythme au pulsation sanguine des musiciens et des félins de la fosse. La
Maroquinerie devient moite et lubrique, boit les paroles de Spencer lors de son
(long) discours instrumental sur l'amoooooouuuuurrrrr (A MAN WITH A
WOMAN OR A MAN WITH A MAN, I DON'T KNOW !?!) et s'abandonne
finalement totalement aux boys quand viennent les (long) rappels, jusqu'aux
dernières ruades = Blood Shot Bill qui remonte sur scène, dialogue
tellmemoretellmemore avec le chef, sang dans la grosse veine ET
AHAAAAAAAAHAAAAAAA. (Blanc).
Le batteur des Jolis, complètement désarticulés dans le poulailler, aura eu le droit à
un calin de Jon Spencer, décidément très généreux ce soir : en effet, lecture de mot
d'amour envoyé par un fanatique sur scène et harangue du public ont également été
les bons coups du Jon Coolest Cat Spencer.
VOIX DE GARAGE
Voix de Garage
HDR 99.1
S'il y a bien une chose que vous devez faire le mardi soir (ce qui n'empêche
pas de faire des tas de choses à côté, attention !), une semaine sur deux, c'est
d'allumer votre radio les filles, et mettre HDR. La radio des hauts de Rouen
balance alors de ses ondes VOIX DE GARAGE, émission dans l'air d'un temps
indéfini mon vieux, celle qui balaie tout ce que la rock'n'roll music connait/a
connu de meilleur depuis 1954 et même avant. PERSONNE n'est aussi taré
archéologie rock que les deux présentateurs, Greg et Vincent, et leurs
orientations d'écoutes sont toujours pertinentes et défendues avec passion. Ne
vous fiez pas au titre de l'émission, il n'est pas question que de rythme binaire
déglingué joué par des merdeux américains ici, mais également de twist
français, de classic rock, de nouvelle scène (du monde entier mon pote),
d'expérimental (des fois), de psychédelisme, de country... enfin ! Il ya
forcément quelque chose pour vous à croquer si vous avez embrassé la cause.
Et en plus vous aurez en bonus l'histoire complète du disque/mec/label, dans
tous ces recoins, anecdotes comprises ! Et tout ça gratos, par une émission
100% RRD. VOIX DE GARAGE existe depuis 2002 (j'espère ainsi apprendre
son existence à tres peu de personne, je vise les reclus), au départ sur feu
Radio Campus puis sur HDR donc; la diffusion est devenue bimensuelle cette
nouvelle saison et j'avoue regretté mon cours awopbopaloobop alopbamboom
(!!) hebdomadaire, m'enfin ! Ah et si vous n'êtes toujours pas convaincu,
écoutez donc les podcasts sur le site http://voixdegarage.free.fr. Le 09/03,
c'était spéciale spacemen 3 : un truc en plus dans les oreilles, cimer VDG,
wesh.