un canal play (il)limite

Transcription

un canal play (il)limite
Edition n° 1006
Mercredi 5 Mars 2008
Chronique d’un mercredi sur deux
UN CANAL PLAY (IL)LIMITE ?
Bonjour les gens,
C’était il y a longtemps. Les routes n’existaient pour ainsi dire pas, et chacun vivait en ignorant qu’il
existait un monde au-delà de l’horizon.
Euh, enfin, presque. Qu’est-ce que je suis en train de raconter, moi. Ce n’était pas il y a si longtemps.
C’était il y a à peine moins d’un an, en fait. Ici même, fin mai de l’année passée.
J’évoquais alors le triste étant dans lequel se trouvait CanalPlay, l’offre de vidéo à la demande du
groupe Canal, telle qu’accessible via la télé de Free.
Je soulignais en particulier trois points : (1) l’interface vieillissante, identique à la version initiale (ce qui n’est pas
un reproche en soi, mais qui posait problème en ce que le catalogue ayant beaucoup évolué, s’y retrouver devenait
difficile) ; (2) le prix des programmes proposés, qui avait, là par contre, évolué depuis le lancement mais pas dans un
sens favorable aux utilisateurs et (3) certains éléments du catalogue qui laissaient à désirer (séries incomplètes, par
exemple).
Peu de temps après cette chronique, (heureuse) coïncidence, le prix des programmes était revenu à un niveau plus
raisonnable (3,99 euros juste pour les nouveautés, 2,99 euros pour l’essentiel du catalogue de film et 0,99 euros pour
quelques dizaines d’oeuvres pas forcément passionnantes, mais pas forcément inintéressantes non plus).
Nous nous étions fait l’écho de ce « retour à la normale », en le saluant.
[Premier interlude : pourquoi est-ce donc si important que d’avoir une offre à prix raisonnable ? Ne serait-ce que pour
la rendre accessible au plus grand nombre, et ainsi proposer une alternative réaliste au téléchargement illégal.]
Aujourd’hui, sur ce point des prix, la situation semble être restée stable. Les nouveautés sont toujours à 3,99 euros,
et le reste du catalogue est à 2,99 euros. Les quelques dizaines de films proposés à 0,99 euros semblent avoir, eux,
disparus, ou du moins avoir réintégré la grille standard des tarifs. Un peu dommage, ce dernier point, la disparition
des « prix d’appels ».
Et pendant longtemps (enfin, le longtemps évoqué en introduction, c’est forcément relatif), ce fut la seule évolution du
service de vidéo à la demande de Canal.
Jusqu’à il y a deux semaines, où une nouvelle interface a été lancée.
Avec entre autre évolution, oh joie, un moteur de recherche, qui permet de rechercher des programmes par titres,
certes, mais aussi par auteur ou autre.
Et, dans le cas d’un catalogue de 2 500 à 3 000 programmes (en comptant les séries), force est de reconnaître que
cela aide sensiblement.
Bravo et merci, donc, pour cette évolution majeure.
[Deuxième interlude : critiquer, c’est bien lorsque c’est mérité, féliciter c’est bien aussi, toujours lorsque c’est mérité,
mais proposer des évolutions pour faire progresser, c’est pas mal non plus. Alors, une suggestion d’amélioration :
donner un identifiant numérique unique à chaque programme et permettre d’y accéder directement, un peu comme
ce que l’on peut faire avec la touche jaune sur la télé perso freebox. Associée à la publication par CanalPlay de la liste
des programmes disponibles, avec ces identifiants uniques, cela permettrait un usage plus aisé pour tout un chacun,
et donnerait une meilleure visibilité au dit service de vidéo à la demande.]
Même si elle reste perfectible, la nouvelle interface se hisse au niveau de celle de vodeo ou de la tv perso freebox. Et
c’est, comme je le disais plus haut, une bonne chose.
Reste le troisième point, sur la gestion du catalogue en tant que telle.
Le fait que certaines séries soient incomplètes (manquent pour certaines d’entres elles les derniers épisodes, par
exemple), ou que des programmes disparaissent momentanément sans que cela semble lié à leur diffusion via d’autre
support, atténue l’attractivité du service.
En effet, un service de vidéo à la demande en ligne n’est pas supposé reproduire certains des inconvénients des
vidéo clubs de quartier, ceux de la vraie vie, du style programme non disponible pour cause de location de tous les
exemplaires du stock, ou copie abîmée.
[Troisième (et dernier, ouf :) ) interlude : c’est pourquoi, en plus de la suggestion précédente de publier largement
la liste des programmes disponibles et de la tenir à jour, il serait intéressant d’avoir un moyen simple de signaler les
programmes manquants ou défectueux, ce que ne semble pas permettre, ou du moins sans effet visible, le système
mis en place pour régler les incidents de paiements en cas de diffusion incorrecte. Des erreurs sont toujours possibles,
mais ne pas avoir de possibilité simple d’y remédier est regrettable.]
Dernier point que je souhaiterais évoquer ce jour, au propos de CanalPlay : l’absence de possibilité d’abonnement.
J’entends bien que le groupe Canal propose en parallèle un bouquet de chaînes, et qu’il peut y avoir à l’occasion
recoupement entre d’une part ce bouquet et d’autre part le service de vidéo à la demande, mais il me semble que
ce recoupement est de plus faible importance que le gain qu’apporterait la possibilité de s’abonner, pour un tarif non
déraisonnable, à une version de CanalPlay.
Ne plus être tributaire d’un ordre de diffusion préétabli, pas forcément compatible avec ses disponibilités, c’est quand
même un des progrès majeur constaté dans l’audio-visuel ces dernières années.
En d’autres termes, faciliter l’accès *légal* au plus large éventail possible de programmes, c’est bénéfique à tous.
Auteurs, diffuseurs et spectateurs.
Il serait dommage d’un service qui propose par ailleurs des programmes très intéressants passe à côté de cette
opportunité.
À bientôt,
Martin
p.s : ayez une pensée pleine d’encouragements pour Benjamin, notre nouveau rédacteur en chef à nous, qui va devoir
me supporter, et à Acacio aussi pour m’avoir supporté si longtemps avec bonne humeur :-)
Au format PDF, cette newsletter est cliquable. Les mots en gras cachent des liens hypertextes. Passez la main Acrobat Reader sur l’un de ces mots, un W apparaît. Cliquez. Vous êtes sur Internet ;-)
Toutes les marques de commerce, marques de service, logos et autres marques qui pourraient apparaitre dans cette newsletter appartiennent à leurs propriétaires respectifs.