Les hommes grenouilles et les grenouilles Diving in Big Island
Transcription
Les hommes grenouilles et les grenouilles Diving in Big Island
Iles Galápagos © Photo: Les Kabourias Les hommes grenouilles et les grenouilles Diving in Big Island, Hawaii Galápagos journal de la fédération romande de plongée PRIX FRS 7.- SEptembre 2008 46 Information FSSS En raison d’un problème informatique, l’édition 3/2008 du Nereus a été partiellement mal adressée aux membres de la FSSS. Les membres qui n’ont pas reçu leur journal sont priés d’adresser un e-mail au secrétariat permanent [email protected] pour réclamer leur numéro manquant. FSSS - Administration Fédération Suisse de Sports Subaquatiques Le 1er août à Grandson, à ne pas manquer... LE CYGNE no 46 Septembre 2008 SOMMAIRE Mot du Président / Edito 3 Les grenouilles... 4-5 Camp de la Vallée 08 + CSN 6-7 Diving in Big Island, Hawaii 8-9 Il n’y pas que la plongée... 10-11 Portrait FRP 12 Bonjour tout le monde 13 W the Président - Recette 14-15 Galápagos 15-16 IMPRESSUM Editeur: Fédération Romande de Plongée - FRP Case postale 611 1001 Lausanne Rédaction: le Cygne no 47 du 15 décembre 2008 sera préparé par les clubs AGENDA FRP 2008 Samedi 13 décembre Noël FRP à Martigny 2 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE Plongée Evasion, Morges Plongeurs de Rolle Mon devoir, Clarens RAPPEL: les articles, photos, dessins et pubs devront parvenir à la rédaction du Cygne avant le 20 novembre 2008 Fabrice Campus Chemin des Grives 3 1262 Eysins Mise en page: PAO - Roland Chabloz Le Creux-aux-Loups 1313 Ferreyres Impression: Easy Document En Chamard Montagny s/Yverdon ANNONCES Contact: Roland Chabloz 1313 Ferreyres Tél. 021 - 866 60 09 Moitié prix pour membres FRP Tél. 091/800 41 41 [email protected] le mot du président Salut. Encore un chouette numéro de pondu, bravo et merci à toute l’équipe. Oui je sais, c’est un copier-coller de l’intro du Cygne 45 (et peut-être même 44, allez vérifier) mais ça passe bien. Vous lisez ce texte et c’est la fin de l’été. Ce n’est pas tellement avant, lorsque je l’écris, d’ailleurs (sorry, Fabrice...). Certains, voire la majorité d’entre nous si j’en crois les heures d’attente au portail du Gothard, ont dû passer quelques jours ou quelques semaines à oublier les contraintes du travail et se sont reposés plus ou moins loin de la maison. D’autres se préparent à partir maintenant en vacances, si possible de plongée, en dehors des périodes de haute saison. Il y en a encore qui rongent leur frein jusqu’à l’automne ou l’hiver pour partir plonger sous les tropiques, voire plus loin, mousson permettant. D’autres, enfin, ont eu leur vacances et n’ont pas plongé et peut-être sont même restés à la maison. Je fais partie de ceux-là (ceux qui ne sont pas partis plonger), une fois n’est pas coutume. C’étaient des vacances en famille, sans plongée (bien que le masque et l’Aladin fussent rangés dans la valise, on ne sait jamais). Petit bistrot en Sicile, près d’Agrigento, a San Leone pour la précision, vue sur la mer. Petite brise thermique, 27° C, il est 20h00. Contrairement aux autres bars et restaurants de la place, la carte est seulement en Italien. Est-ce bon signe ? Pas de touristes parce que c’est mauvais, ou bistrot pour siciliens only? On dirait qu’il y a beaucoup d’habitués. Ils saluent la patronne qui est devant ses fourneaux. Du haut de ses 1.55 m. et 80 kg (les mensurations exactes furent l’objet d’un pari, mais personne n’a osé aller lui demander... Elle avait des couteaux à très longue lame à portée de main) elle distribue des sourires, des hochements de tête, des clins d’œil ou simplement des regards aux clients, en fonction d’une hiérarchie qui nous échappe. Nous avons eu droit au sourire, vraisemblablement grâce à la présence des enfants, les autres dieux sur terre de cette région qui vénérait jadis les dieux grecs. Prenez vos mioches au restaurant ! Tout au long du séjour, les serveurs et tenanciers sont beaucoup plus sympas ! Je dois avouer, pour l’exactitude scientifique du test, que nous ne sommes jamais allés au bistrot sans eux ; peut-être les bistrotiers que nous avons rencontrés étaient sympas tout-court ! Depuis la dernière fois que nous sommes allées en Sicile, nous avons assisté, en 4 ans, à un virement à 180 degrés. Quel plaisir ! Revenons à nos moutons: je commande l’apéro pour tout le monde. La patronne entend que je parle en français avec nos amis du voyage. «D’où vous venez ? Comment vous avez appris l’italien ? Vous êtes à quel hôtel ?». Et me voilà à décliner mon CV en détail. «Mais pourquoi les enfants parlent aussi l’italien ? C’est où le Tessin, on y parle aussi français ?» Et hop, un petit cours de géographie accéléré. Pas si accéléré que ça, puisque Rosina (oui, entre temps nous sommes devenus intimes avec la patronne, raison de plus d’oublier le pari de tout à l’heure..) a sorti une autre bouteille de Chardonnay du coin (si, si, ils en font aussi !!!). «Scusi, ma devo andare in cucina... Mario occupati dei Signori» Malgré leurs prénoms peu originaux, le couple est fort sympathique. Lui était «maresciallo» C’est très impressionnant, maréchal, mais ça correspond à un lieutenant de police chez nous. Je ne sais pas comment c’est chez nous, mais là-bas: retraite après 25 ans de métier. Donc, ceux qui sont encore vivants (on est en Sicile, rappelez-vous) à 45 ans, ils touchent leur retraite et leur liberté. Il semble que beaucoup investissent dans un bistrot. Mario est de ceux-là. Elle était Mamma, mais depuis que même la petite a quitté la maison elle s’occupe des fourneaux pour les clients. Ça lui rappelle le bon vieux temps. La «petite» comme elle dit, a 25 ans et a quitté la maison l’année dernière pour aller travailler à Palermo... Nous avons essayé de commander ce que nous voulions, impossible. «Faites comme vous le voulez, mais je vous conseille plutôt l’antipasto misto et la langouste et le poisson au four pour les bambini... Comme c’est moi qui vous le propose, je vous fais un rabais sur la langouste». Ça j’avais jamais entendu ! On a bien fait de l’écouter. Ce fut tout simplement parfait. Après les septante trois plats, je me demande comment je vais faire pour arriver à l’hôtel. Ce sera déjà difficile de se lever... On se prélasse avec un café, un vrai, et on reçoit une addition très «locale»: pas de détail, seulement le texte : «repas et boissons pour 4 adultes et 3 enfants» (ça ne s’invente pas) et le total que je vous laisserai découvrir quand vous irez dans ce bistrot. On longe le bord de mer pour rentrer. Encore une petite place pour une glace à la vanille. On regarde les bateaux et les oiseaux. Ça me rappelle une chanson... Mon petit garçon, Luca, me demande si, sur la mer, il y a des radars pour contrôler la vitesse des bateaux. «Non, heureusement ils n’y ont pas encore pensé». Petit moment d’intense réflexion et il me dit : «mais, alors, pourquoi les bateaux ont des numéros de plaque ?» «Va jouer, je t’expliquerai». Riccardo Vandoni Président de la FRP n Carpe diem... Riccardo Riccardo E. Vandoni Via Lucomagno 15 6500 Bellinzona Tél.: 079 2192946 (Natel) Fax: 086079 2192946 (COMBOX) le mot du réDACTEUR à se mettre sous la dent, mais finalement, et c’est chaque fois comme ça, les articles arrivent, un à un, et on se rend compte que ce numéro sera finalement l’un des plus fournis de la saison, avec des articles variés, de superbes photos, et plein de rêves. Ce succès est dû au club de Grandson, qui est le principal contributeur de cette édition et nous offre la couverture en couleur, Merci à eux ! Il y a aussi d’autres contributions que je vous laisse découvrir, de la part de P. Marti et de notre président Riccardo. Vous découvrirez au fil des page, des récits de voyage: un récit passionnant sur les plongées aux îles Galápagos et Hawaii, ainsi qu’une étape annonces la rédaction CONTACTS PUB ■ par poste: Fabrice Campus Ch. des Grives 3, 1262 Eysins ■ par poste: Roland Chabloz 1313 Ferreyres ■ MOBILE 079 460 81 78 ■ par téléphone 021 - 866 60 09 (dès 17 h.00) ■ E-mail: <[email protected]> ■ E-mail: <[email protected]> du périple en Mongolie d’un des membres des Kabourias. Comme quoi les plongeurs romands voyagent, et ont plein de choses à nous raconter. Il y a comme de coutume à cette saison, le récit et surtout les photos du fameux «Camp de la Vallée» organisé de main de maître par nos amis Combiers, toujours une excellente expérience de convivialité parmi les plongeurs de la FRP. Je vous souhaite une excellente reprise et des plongées d’arrière-saison pleines de charme et de bonheur. Fabrice Campus Rédacteur du Cygne Fabrice Campus Rédacteur du Cygne FRP n Bonne lecture, Fabrice. Secrétaire: Sylviane Sudan Tél. 021 - 312 10 61 <[email protected]> Site Web: www.la-frp.ch Président: Riccardo Vandoni Natel:079 - 219 29 46 <[email protected]> Caissière + Assurances: Isabelle Mercier Tél. 078 - 788 55 59 <[email protected]> FRP comment atteindre Fédération Romande de Plongée LE CYGNE FRP - CONTACTS Chers lecteurs, après un été qui, je l’espère, a été bien rempli d’activités nautiques, grillades et autres événements conviviaux comme nous les connaissons au bord de nos étendues d’eau, voici la rentrée avec son traditionnel Cygne de septembre. Pas facile d’organiser la parution de ce numéro qui se prépare pendant la période des vacances d’été, où personne n’est joignable... Et le délai de rédaction fixé au 20 août n’arrange rien, mais c’est le prix à payer pour pouvoir le livrer dans vos boîtes à lettres à la mi-septembre. Toujours un petit moment de stress du rédacteur qui se dit qu’il n’aura rien SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 3 NOEL FRP 2008 Communiqué de dernière minute Lors de sa dernière séance de comité, le Ti Plunch Club de Martigny a accepté d’organiser la traditionnelle fête de Noël FRP. Nos amis Valaisans nous feront l’honneur de nous accueillir le : samedi 13 décembre 2008 Une plongée sera organisée à l’étang du Rosel dans l’après-midi, suivie d’un repas en soirée. Comme la décision vient d’être prise, les détails de l’organisation ne sont pas encore définis totalement, un courrier (une lettre par club et indépendants) vous parviendra en temps voulu. Réservez dès à présent cette date dans vos agendas et préparez-vous à vivre une journée mémorable. De la part du comité FRP, un grand merci au Ti Plunch Club pour le défi qu’ils acceptent de relever en organisant une fête de Noël FRP en un temps aussi court. Fabrice Campus Les hommes grenouilles et les grenouilles Par une belle nuit d’août, un étrange ballet a eu lieu entre quelques palmipèdes des kabourias et des batraciens voisins forts loquaces. L’histoire commence lors de la journée de la fête nationale. Les Kabourias se sont réunis, comme à l’accoutumé, pour fêter dignement l’événement. Le cochon que nous avions embroché, quelques heures plutôt, finissait de rôtir sous les yeux attendris des Damoiselles et les estomacs impatients des Messieurs. Après un apéro digne des plongeurs de Grandson, les convives se mirent à table sur la terrasse de notre club, baignée d’une tiédeur toute automnale. Le cochon était à point et le vin rouge à bonne température. Les rires et autres éclats de voix ravirent les organisateurs et cuisiniers de cette soirée. C’est précisément là que l’histoire commence. David, notre greffier, secrétaire, et surtout ami, raconte à l’assemblée les travaux d’aménagement extérieurs de sa toute nouvelle maison. Il met l’accent sur le bassin biotope qu’il a créé avec amour et passion. Il espère de tout cœur que la vie va s’y développer et que bientôt la nature posera des yeux bienveillants sur son œuvre. La soirée se poursuit avec un épisode lyrique, un chœur dames, puis d’hommes se succède pour entonner l’hymne national au son de la trompette de notre 4 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE ami voisin. Les filles sont appliquées, mais comme d’habitude distraites... les hommes eux démarrent comme des pros, mais démarrent seulement. Après la première strophe une joyeuse cacophonie s’installe. Après cet intermède, la soirée se termine par notre feu d’artifices, qui illumine quelques instants le port d’attache des plongeurs de Grandson. Il est près de minuit et les premiers convives prennent congé, dont notre David et sa très belle Sabrina. Comme à l’accoutumé, un petit groupe se rassemble autour d’une table, bien décidé à prolonger la soirée autour d’un dernier verre. C’est à ce moment là, que les grenouilles, qui ont élu domicile dans un bassin proche de notre club, se mirent à croasser avec enthousiasme. Probablement déçues par nos chants précédant, elles voulaient à coup sûr, nous démontrer qu’elles maîtrisaient bien mieux leurs cordes vocales que nous. Je suis sûr que vous commencez à comprendre.... La joyeuse bande se rappela soudain des vœux de notre David. Aussitôt dit, aussitôt fait... Deux Kabourias se retrouvent dans ledit bassin, un phare de plongée dans la main, avec de l’eau jusqu’aux genoux. La chasse commençait... Après avoir affiné leur technique, nos deux compères saisirent leur première proie. Le reste de la bande les encourageait vivement tout en immortalisant l’événement de photos compromettantes pour leur avenir, au sein de la société protectrice des batraciens et autres bestioles croassantes. La première, de taille respectable, fut rejointe dans la glacière préalablement apportée, par deux autres belles pièces. Notre caissier, qui est aussi vétérinaire, conseille de prélever plusieurs générations. Ben... tiens... lui, il a les pieds au sec. La chasse se poursuit donc, et bientôt deux petits crapauds et un têtard rejoignent le container de transport. La glacière tressaute, ce qui permet à notre véto (encore lui) de déclarer en termes très professionnels, que les bestioles sont en parfaite santé. Retour au club, la table encore couverte de cochonnaille, en termes propre comme au figuré, se transforme rapide- ment en table d’état major, afin d’élaborer le plan d’invasion. Un commando formé par Michel et Christine, se prépare à l’action. La glacière prend place dans la voiture de Christine qui crie à chaque soubresaut du container. Après l’avoir assurée qu’il n’y avait aucune chance que les batraciens puissent s’échapper ou lui grimper sur les cuisses, elle démarre. Quelques dizaines de minute plus tard la nouvelle tombe par sms... mission accomplie. Chacun rejoint son lit douillet avec le sourire aux lèvres. 48 heures se sont écoulées, lorsque l’ami David se manifeste. Accouru près de l’étang, après avoir entendu un flop anormal, il voit d’abord avec ravissement un gros crapaud. Lorsqu’il remarque une petite grenouille, le doute s’installe. A la vue du têtard, il se dit que même pour des grenouilles en pleine forme, cela fait beaucoup d’activités en si peu de temps. Il fait un rapide tour d’horizon, lorgne les fenêtres de ses voisins d’un regard suspicieux. Rapidement le Derrick qui est en lui, soupçonne ses amis hommes grenouilles d’y être pour quelque chose. Après avoir été soumis au détecteur de mensonges, les suspects sont démasqués et l’enquête est close ! Dernièrement, tous les protagonistes de cette aventure, ont été conviés autour de l’étang pour partager un repas aux sons des grenouilles. Au menu, pas de cuissots de batraciens... mais rires et bonne humeur accompagnèrent des plats fameux sans que personnes n’émette de vœux particuliers. n Ph. Cornamusaz SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 5 Camp de la Vallée 2008 Le Camp de la Vallée 2008 a été une fois de plus une grande édition, non pas à cause de la météo, pour le moins humide en ce samedi de septembre, mais par l’ambiance très chaleureuse, coutumière de cette activité traditionnelle organisée par le club de plongée de la Vallée de Joux. Après plusieurs années ou nous avions pu profiter de soirées sous les étoiles au bord du lac de Joux, les éléments ont cette fois poussé nos hôtes à organiser le camp au local du GPSLJ au Lieu. Ca ne les a pas empêché de monter le «satellite» devant le local pour y organiser un apéritif à l’abri de la pluie. Puis la fondue gauloise a été préparée à l’intérieur. Une quarantaine de convives se sont réjouis de l’excellence du fromage et de la chaude ambiance autour du caquelon 6 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE géant: batailles de fourchettes, morceaux de pain perdus, et j’en passe. Le dessert, fait de gâteaux maison et de pêches flambées minutes, fut suivi d’un café Valdôtain permettant de clôturer en beauté cette soirée haute en couleurs. Les traditionnelles bûches ont flambé devant le local, réchauffant les courageux qui passaient quelques moments à l’extérieur. Le comité FRP presque au complet, a cette année, fait le déplacement à la Vallée, de même que les fidèles et habitués de cet événement à ne pas rater. Un grand merci au club de la Vallée pour cette édition une fois de plus mémorable, et à l’année prochaine ! n Fabrice Campus Cette année, le club subaquatique de Nyon a participé à de nombreuses activités afin de renflouer ses caisses. Ne participant plus à Paléo depuis deux ans, il nous fallait trouver un moyen de faire tourner notre club financièrement, sans passer par une augmentation des cotisations. Nous avons eu la chance de pouvoir participer à l’UBS Arena organisée au bord du lac à Nyon lors de l’Eurofoot 2008. Pendant les 23 jours de compétitions, du 7 au 29 juin, nous avons pu mettre à disposition 2 personnes par soir. Notre activité consistait à servir des boissons pendant les matches, puis à s’occuper du service de voirie afin de rassembler poubelles, récupération du PET, etc. une fois le spectacle terminé. L’engagement de nos membres a été exemplaire, certains participant plusieurs soirs de suite. Un grand merci à tous pour votre engagement pour le club. n Fabrice Campus, CSN Le CSN à l’UBS-Arena de Nyon SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 7 C’est lors d’une expédition spéléologique à Hawaï que nous avons eu l’occasion de tester les sites de plongées de Big Island. La première chose que nous avons constatée est que les plongées accompagnées en bateau sont relativement hors de prix: env. 120 dollars les deux plongées. Nous avons donc opté le plus souvent pour la location de bouteilles et de plombs. Cela nous revenait à 16 dollars pour la journée et si on retournait gonfler les bouteilles, nous arrivions à 8 dollars la plongée. Un des problèmes a alors été la localisation des sites qui sont, sauf un, assez éloignés des sites de gonflage. Bon, avec un peu d’organisation, nous arrivions assez facilement à faire deux à trois plongées le même jour, mais nous devions rapporter les bouteilles le lendemain. Au niveau des plongées, il ne faut pas oublier que sur une île au milieu du pacifique, la mer a son mot à dire. Certaines journées, nous n’avons pas réussi à nous mettre à l’eau, tant les vagues étaient fortes. Pour ce qui est des plongées en soi, la faune est quand même bien moins dense qu’autour des autres îles du pacifique ou de la mer rouge. Par contre l’amateur de poissons exotiques sera enchanté de Raie aigle Photographe Philippe Marti découvrir de très nombreuses espèces endémiques. Environ 20% de la faune aquatique hawaiienne est endémique. Et cela commence avec les tortues vertes hawaiiennes que nous avons pu observer sur les plages quand elles viennent se reposer. Nous avons même pu en voir en plongée. C’est une espèce très particulière qui se nourrit d’algues et non de coraux mous (il n’y en a pas) et qui vient, durant l’après-midi, faire des siestes digestives sur la plage. Etant donné qu’elles sont protégées depuis quelques années, elles sont passées de rares à presque communes. Une des plongées les plus fascinantes de la région est la plongée de nuit avec les raies mantas. Un hôtel a installé des lampes qui éclairent la mer. De nuit, ces luminaires attirent le plancton et les mantas qui viennent quotidiennement se goinfrer sur ce site. De nombreuses vidéos sur internet montrent cette plongée. Une fois que l’on a repéré le coin, il est même possible de faire cette plongée depuis la plage. Nous avons aussi tenté de plonger l’autre côté de l’île, celui sous le vent (du côté de Hilo). La plongée était digne d’une plongée en mer du nord. Dans les bons endroits, on pouvait trouver un mè- Oursin crayon Photographe Philippe Marti Plongée de nuit avec les mantas Photographe Aline Roebuck Marti Plongeur spéléo sur le départ Photographe Aline Roebuck Marti 8 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE tre de visibilité. Par contre nous avons croisé pendant cette plongée de très nombreuses tortues. Une autre expérience a été d’entendre les baleines à bosse. En effet, l’hiver, c’est là qu’elles flânent avant de repartir pour leur migration. Il parait qu’on peut même en voir sur les sites du nord... Nous n’aurons pas cette chance, nous n’avons même pas pu faire une plongée tant la mer était démontée ce jour-là. Nous avons aussi tenté la plongée en tube de lave et là ce fût une très belle expérience. Nous avons plongé dans une eau cristalline qui passe d’une eau saumâtre à 18°C à une eau de mer à 25°C. On découvre alors le fameux phénomène de l’hallocline qui rend l’eau floue sur quelques mètres. Cette plongée n’est pas proposée par les clubs de la région qui ne connaissent pas le site. Nous nous sommes bien gardé de leur dire où nous allions. Nous avions trop peur qu’on nous refuse la location des bouteilles. Le sommet est encore loin Photographe Philippe Marti De nombreux clubs sont présents vers Kona, nous avons été impressionnés par le professionnalisme de «Jack’s Diving Locker», après avoir tenté un club tenu par un local qui, semblant être meilleur marché, s’était finalement révélé plus cher. En guise de conclusion, Big Island, c’est loin. Il faut compter avec un décalage horaire de 11 heures. Les plongées sont intéressantes, mais le plus passionnant est incontestablement l’activité volcanique de l’île. Il ne faut donc pas louper le tour en hélicoptère sur les coulées actives. De plus, le pilote, c’est le pote de Thomas, Thomas Magnum. Avec de la chance, on peut même observer des coulées qui tombent dans la mer. Les promenades dans les parcs volcaniques sont nombreuses et on peut même se lancer dans l’ascension de la plus grande montagne du monde, le Mauna Loa. Elle est la plus grande parce qu’elle va de -5000m, à 4170m. Bon c’est quand même une expédition. Parce qu’elle est plate cette montagne, mais alors vraiment plate. Puis, si vous êtes fans de séries, les plages du nord ressemblent beaucoup aux paysages de la série «Lost», qui est en fait tournée sur l’île d’Ohau. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes vacances... n Philippe Marti Liens internet www.marinelifephotography.com/fishes/endemic.htm www.jacksdivinglocker.com/welcome.html www.shannontech.com/ParkVision/HawaiiVolcanoes/HawaiiVolcanoes.html Globicéphale au large de Kona Photographe Philippe Marti Tortues vertes d’Hawaï sur une plage Photographe Philippe Marti SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 9 Il n’y a pas que la plongée dans la vie tes, deux égyptiennes et une grecque. Grâce à ce Grec, ils ont pu déchiffrer les hiéroglyphes. Ne me demandez pas ce qu’il y avait écrit, je ne sais pas... Après ces quelques heures passées à contempler les trucs anciens, nous sommes allés voir des choses bien vivantes et d’aujourd’hui: le Zoo de Zurich. Vous devez savoir que le tombeau de Toutankhamon a été découvert il y a 85 ans par un certain Monsieur Carter. Tous les objets sont reproduits ici à Zurich. Wow ! D’abord les cigognes, puis les pingouins (ça me rappelle certains plongeurs qui vont avec papa...) et ensuite les aquariums : fabuleux ! Il y avait des toucans, des chouettes (papa a fait des jeux de mots que j’ai pas bien compris, mais ne lui dites pas...) des énormes serpents et une «beurkh» mygale. Etrange animal que le tapir. Ce nez doit être pratique pour aspirer dans les coins. Vous voulez une recette pour être belle ? Concassez de l’encens et de l’huile d’olive fraîche que vous mélangez avec du lait frais et que vous appliquez pendant 6 jours sur la peau. Il paraît que ça marchait il y a 3000 ans... Ce matin-là, nous nous sommes levés à l’aube, avec papa, pour prendre le «ciufciuf» de 08.24 pour Zurich. Je précise que nous partions de Bellinzona. Après ses habituelles minutes de retard (9 seulement, c’est un record), le Cisalpino est enfin arrivé et nous nous sommes précipités au wagon-restaurant pour déjeuner, Miam ! C’est sympa de ne pas devoir débarrasser après mangé ! Après un peu plus de 2 heures, nous sommes arrivés à Zurich et avons pris un truc bizarre, qu’on ne voit que dans les grandes villes: le tram. C’est un train, mais il roule sur la route. Le tram nous a menés à l’exposition de Toutankhamon. Génialissime ! Il y a d’abord la pierre de Rosette. C’est un gros caillou où ils avaient écrit le même texte en trois langues différen- 10 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE Les Pharaons portaient un fouet et un sceptre. Le premier représentait la Haute Egypte, le second la Basse Egypte. Passons à un détail un peu «beurkh» : les momies. On leur sortait les viscères et on les séchait. Il ne restait plus que le corps avec les muscles, peau et os qui étaient enroulés dans des bandages de laine et enrobés dans le lait et autres produits pour le conserver. Et les viscères ? On jetait le cerveau et on replaçait le reste dans le corps embaumé. Drôle de peuple. Le Pharaon, Toutankhamon, qui aurait dû être immortel, est mort à 18 ans, mais on ne sait pas bien de quoi. Il y a 4 possibilités: meurtre, accident, infection de la jambe ou fracture ouverte du genou. On ne saura jamais... Dans ce zoo ils ont construit une bulle avec dedans une forêt tropicale de Madagascar. Il y a des chauves-souris grosses comme des avions. Il paraît qu’elle ne mangent que des fruits... Nous avons vu aussi des tortues, des caméléons multicolores et des oiseaux par milliers. La visite s’est achevée par la cage aux tigres et la cage aux lions. Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les autres bêtes sauvages que nous avons vues, il y en avait trop ! Les belles choses ont une fin, dit mon grand-père. Il a raison. Nous avons du rentrer. Nous avons donc repris le train et sommes arrivés tous très fatigués mais très heureux de notre journée sans plongée. n Laura et Luca Vandoni (traduit de l’italien par Donald Doc) SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 11 portrait d’une Personnalité FRP Nom Noël Prénom Maryline Surnom Officiellement je n’en ai pas mais certainement que certaines personnes m’en ont attribué un ! en tout cas ce n’est plus blondasse !! Plonge depuis… Une dizaine d’années Club(s) Les Kabourias à Grandson Ta plus belle plongée: Darwin aux Galapagos, avec une quantité de requins incroyable dont les marteaux, les requins baleines, les otaries, les raies aigles, mantas, et les dauphins. Que détestes-tu le plus chez un plongeur ? Son look A contrario, que préfères-tu le plus chez un plongeur ? La complicité entre binôme, le rapport de confiance, les échanges et émotions partagés tant sous l’eau qu’après une plongée. Ta plus grosse émotion (ou frayeur) sous l’eau Séquence émotion lors de ma rencontre avec les requins baleines aux Galapagos et le dugong en mer rouge. Comment vois-tu l’évolution de la plongée ? Les plongeurs en lac sont en général des vrais passionnés et respectueux de leur environnement, par contre, en mer à certains endroits (mer rouge par exemple) la plongée est devenue une véritable industrie où le business prime sur la qualité des formations et le respect de l’environnement. Je crains de fâcheuses conséquences sur certains sites trop et mal fréquentés. Ton gros défaut Il paraîtrait que j’ai un foutu caractère et très peu de diplomatie mais j’assume complètement. Tes nombreuses qualités Mon manque de diplomatie et mon foutu caractère ! Ton plat favori Le cochon d’inde c’est vachement bon Le meilleur dessert Le baba au rhum avec peu de baba et beaucoup de rhum. Ton héros préféré Héros de l’histoire : William Wallace (brave heart) et Jeanne d’Arc Héros de film aventure : E.T. Héros de film X : Rocco Siffredi Ta plongée «fantasme» (autrement dit celle que tu sais impossible mais dont tu rêve encore) Plutôt «épaves»» ou «pescaille ?» Impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire, je n’ai certainement pas encore réalisé tous mes rêves de plongée, mais je voyage beaucoup et petit à petit je réalise mes rêves. J’ai tout plein de projets. J’adore les épaves qui mettent notre imaginaire en éveil mais j’aime tout autant la pescaille de toute sorte et de toute taille, tant en mer qu’en lac. Plutôt «Hôtel 3 étoiles» ou «Bivouac-feu de camp ?» Peu importe, je m’adapte tant à l’un qu’à l’autre, l’important c’est plutôt avec qui je suis ! Un petit mot aux lecteurs du Cygne Si vous êtes plongeuse (eur) et pas encore membre d’un club, aucune hésitation à avoir, venez chez les Kabourias, c’est LE CLUB idéal. Ben voilà, on sait tout ou presque… Merci, et du coup, tu entres au panthéon de la FRP !… La gloire quoi !… 12 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE Bonjour tout le monde! Nous sommes à Oulan-Bator (capitale de la Mongolie, en mongol: (Ulaanbaatar) depuis une semaine. Nous sommes attablés au Bistrot Français (c’est comme ça qu’il s’appelle), où il y a une connexion Wifi gratuite. Nous sommes sur une terrasse et nous attendons qu’on nous serve un steak de bœuf, qui parait-il est le meilleur de la capitale. Voyager a aussi des petits agréments qu’il serait bête de se refuser ! Si nous sommes ici depuis si longtemps, c’est que nous avons rendez-vous dans un garage demain matin pour essayer de réparer notre moyeu avant droit, qui, à force de prendre des coups a aussi fini par prendre du jeu. Et, comme depuis ici nous allons abandonner le goudron pour des pistes assez dures pendant les 4-5 semaines qui viennent, nous préférons réparer avant que cela ne devienne trop grave. Quand la réparation sera faite, nous prendrons la route cap plein sud, vers le désert de Gobi, puis nous remonterons lentement au nord-ouest pour sortir de la Mongolie tout à l’ouest, et passer en Russie. Voilà pour le futur. Pour le passé et pour vous donner un peu d’atmosphère de notre voyage, voici 3 images de Sibérie (la Russie occidentale n’est pas aussi sympa). ***** La première, je la nommerai «image amitié». Il y a environ 3 semaines, nous nous sommes arrêtés dans un village pour la nuit, après avoir demandé a un type si on pouvait dormir dans cet endroit. Il nous dit OK. Après un moment il vient vers nous et me demande de le suivre. Il m’emmène dans son jardin, cueille des légumes et me les donne. Merci, merci, je retourne au bus. Un moment après il revient et nous dit qu’il veut nous donner du lait. On lui tend une bouteille d’un litre, Il fait Oh, Oh Oh, et part en riant. Puis revient avec une bouteille de 3 litres de lait (de ses vaches). Merci, merci. Il revient un moment après, avec sa femme cette fois, et nous invite à parquer le bus chez lui et à prendre le bain sibérien. On dit OK. Ils vivent à 3 dans cette maison, Vladimir (le mari), Tamara (la femme) et Olga (la mère de Vladimir) qui souffre des hanches et qui se déplace avec 2 béquilles et un gémissement à chaque pas. Pour info, le bain sibérien, le Bagna, est comme un sauna, mais beaucoup plus chaud, la peau brûle. Et, particularité, on se flagelle avec des branches de bouleau. Bien, je commence avec lui. Drôle de sensation de se déshabiller avec un gars qu’on ne connaissait pas une heure avant. Une fois dedans, et après avoir transpiré pendant quelques minutes, il me fait signe de me mettre a plat ventre et commence à me flageller (c’est normal dans le Bagna). Drôle de sensation aussi de se faire flageller par un gars qu’on ne connaissait pas 1h et 10 minutes avant. Puis lavage au savon, séchage, et on finit de suer en buvant une petite bière sur les escaliers de sa maison. Après, il me fait visiter, l’étable avec ses 3 vaches et un veau, le jardin, son tank russe. C’est un minibus dans le genre bus VW des années 70 (vous savez, celui sur lequel on collait des grandes fleurs et qu’on prenait pour aller à Katmandou), la conception de ce bus doit dater des années 50, pas un soupçon d’électronique, delco, carburateur (très simple), mais c’est un 4x4 capable de rouler par moins 50°C et dans 60 cm de neige. Puis on passe à son garage qui fait aussi office d’atelier de bricolage. Imaginez le plus beau capharnaüm que vous n’ayez jamais vu, et ben ce n’est pas assez. Une seule voiture dans ce garage 2 places (une copie de la Fiat 1500 des années 70 aussi), et le reste occupé par des outils, des pièces, des choses et des machins, aux formes tellement désuètes qu’on ne peut même plus imaginer ce pourquoi ils ont été conçus. Oh, comme j’aurais aimé passer quelques heures à fouiller dans ce beau chenit, et, en m’enfonçant dans les diverses couches, je n’aurais pas été surpris d’y trouver quelque bielle ou piston en silex. Bien après que Jacqueline et Tamara aient aussi fini leur Bagna, nous passons à table. Il est 11 heures du soir, et nous faisons un excellent souper, arrosé de bière, de sangria et de notre dernière bouteille de rouge (qui était réservée pour mon anniversaire). Une soirée mémorable. Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de rencontrer des gens dont vous vous dites que, si les circonstances de la vie vous l’avaient permis, vous seriez devenus amis. Tamara et Vladimir étaient de ceux-là. seul un fonctionnaire paranoïaque de la plus dure époque soviétique aurait pu le concevoir, dans le seul but d’égarer le touriste ayant pu arriver jusqu’à cette ville alors interdite. Bon, perdus nous étions. Et nous nous sommes retrouvés dans une station essence, qui devait se trouver à l’intérieur du rond-point. Nous demandons notre chemin à un groupe de jeunes. Ils nous donnent les infos et 3 minutes plus tard, nous nous retrouvons dans la même station, mais arrivés par une autre route. Merde, merde, merde... Nous discutons pour savoir quoi faire, quand nous voyons le groupe de jeunes venir vers nous, et l’un d’entre eux se met à courir. Il vient vers nous et nous fait signe de le suivre. Ils prennent place dans une voiture et nous les suivons. Celui qui était venu vers nous, sort le torse par la fenêtre de la voiture et nous indique la route à suivre avec un rouleau à pâte. Après 10-15 km. ils s’arrêtent et nous font signer d’arrêter aussi. Ils viennent vers nous et nous offrent le rouleau à pâte sur lequel ils avaient écrit «Welcome to Krasnoïarsk» et signé de leurs 5 prénoms. Cocasse et charmant. ***** Voilà, that’s all people. La suite au prochain épisode et EN ROUTE POUR DE NOUVELLES AVENTURES (comme dirait l’inspecteur ??? -zut j’ai oublié le nom-, mais les fans de Gotlieb comprendront, les autres peuvent toujours demander aux précédents) Bisous aux dames, amitiés aux hommes et a bientôt n Diego Nieto en périple avec son épouse. ***** J’appellerai la 2ème image «image incongrue» Cela se passait il y a un mois lors de notre traversée de l’Oural. Nous nous étions arrêtés pour la nuit dans un parking pour camions. Ces sont des parcs avec une enceinte de protection, qui sont gardés jour et nuit. Nous venions de nous parquer à l’emplacement indiqué par le gardien, quand nous vîmes arriver 2 jeunes filles avec une dame plus âgée. La dame ayant l’aspect et le maintient d’une tenancière de bordel. Les jeunes filles, jolies, micro-jupées et sur-tétinées, tentaient d’exercer leur honorable métier de péripatéticiennes en proposant un essorage glandulaire tarifé aux chauffeurs esseulés. Image incongrue que celle de ces 2 jeunes filles et de cette dame, dans ce lieu éloigné de tout, parmi ces grands camions, dans la poussière, le bruit des moteurs et l’odeur de gasoil. ***** La troisième sera l’image «cocasse». Nous sortions de Krasnoïarsk et, bien sûr, on s’est perdu. En traversant un rond point de forme ovalo-patatoïde, comme SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 13 W THE PRESIDENT ! Le Ti-Plunch est une Section de la FRP que vous connaissez bien. Le Club de plongée octodurien fournit une bonne partie des membres du Comité... Comme il est de coutume depuis un certain nombre d’année, Monsieur le Président (Didier) nous invite à sa sortie annuelle. La Sortie du Président a donc eu lieu le samedi 7 juin dernier. Tout a commencé par une plongée dans les eaux tropicales de l’étang du Rosel. Tropicales parce que l’eau était aussi mouillée que dans les Caraïbes, mais la comparaison s’arrête là. Malgré le temps maussade et la température automnale, voire hivernale, quelques palmipèdes se sont donné rendez-vous au bord de l’eau et ont fait leur bulles. Il semble cependant que l’Histoire ne se souviendra pas de cette plongée, mais qu’importe, nous y étions ! (enfin, ils y étaient....). Nous nous sommes ensuite retrouvés sous le Couvert de Vernayaz pour continuer la fête. C’est un endroit superbe. Les enfants (et il y en avait !) peuvent jouer sans danger dans un bois de deux hectares et les moins enfants peuvent s’amuser sous un couvert de 300 mètres carrés. 14 SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE Surface plus que suffisante pour accueillir les 35 membres présents. Certains montent les tables pendant que Fanuel prépare le Planteur. Il s’agit d’un cocktail à base de jus de fruits et de rhum que nous avons ramené de Martinique. Pendant ce temps, Riccardo a allumé, non sans peine, le gril. Quelques tranches de lard épicé et 20 mètres de saucisses plus tard, apéro idéal, les choses sérieuses ont pu commencer: tranches de porc et saucisses de veau, sans oublier un ou deux cervelas pour le cuistot... On discute et on discute et on discute, mais on a oublié les tommes ! Qu’à cela ne tienne, il est encore temps de faire un saut au magasin du coin, et voilà que les tommes commencent à cuire dans l’alu. Oui, nous n’avions pas de pelle et personne de La Vallée pour nous les faire, on s’est donc débrouillé... Seul bémol à cette grande fête, la Suisse a perdu son match inaugural (ndlr. del’Eurofoot 2008). On s’était équipé d’un ordinateur et d’une connexion internet pour suivre la Nati. Dommage. Cette défaite fut amère, mais pas autant que le manque de café. A l’année prochaine. Photos : Christine Texte : Riccardo Recette du planteur Pour 5 litres de planteur, il faut: • 4 litres de jus de fruit exotique, ou un mélange de jus (orange, pamplemousse, ananas, mangue....) • 1 bouteille de rhum blanc • 1/2 bouteille de rhum brun • 1 dl de sirop de sucre ou du sucre de canne • des glaçons. Mélanger le tout et déguster... c’est fini. Galápagos, tu en entends parler, tu vois de beaux reportages à la télé. Mais quand tu as la chance d’y être, alors là, Waouh.... Imagine, protégé du courant par le reef, tu vois défiler devant tes yeux des centaines de requins marteaux, puis au détour d’un rocher, pas une, mais trois tortues glissent vers toi. Ton binôme te fait de grands signes, derrière toi, un dauphin à l’oeil malin t’observe avant de plonger à une vitesse fulgurante à la recherche d’une proie. Tu penses que tu es au paradis, mais ce n’est pas fini... là, dans le bleu, une forme énorme masque le soleil. Tu palmes comme un fou et bientôt, tu es côte à côte avec un merveilleux requin baleine d’une masse à couper le souffle. Après un bout de chemin avec cette force tranquille, tu retournes au zodiac en croisant le vol majestueux de raies aigles. Les images se bousculent dans ta tête, tu es face à une nature entière, riche et accueillante. Tu palmes en douceur avec l’envie de ne rien déranger. Voilà, c’était la première plongée du jour, quel bonheur, il en reste trois... n Ph. Cornamusaz SEPTEMBRE 2008 - LE CYGNE 15 Parti en voyage Adresse incomplète Inconnu PP Refus de réception Décédé Mettre une croix dans la case concernée Signaler toute modification d’adresse selon A1. no 552 Retour: LE CYGNE 1906 CHARRAT 1400 Yverdon 1 Suite en photos de l’article «Galápagos»