2. patients et methodes
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SOMMAIRE 1- INTRODUCTION .................................................................................................... 5 2. PATIENTS ET METHODES ........................................................................................ 8 2.1 Type d’étude :.................................................................................................. 8 2 .2 Critères d’inclusion : ....................................................................................... 8 2.3 Critères d’exclusion : ....................................................................................... 8 2.4 Recueil de données : ........................................................................................ 8 2.4.1Données générales : .................................................................................... 8 2.4.2 L’examen clinique et données para cliniques : ............................................. 9 2.5 Analyse de données : ...................................................................................... 9 3. RESULTATS ......................................................................................................... 12 3.1 Epidémiologie : .............................................................................................. 12 3.1.1 Age ......................................................................................................... 12 3.1.2 Sexe : ...................................................................................................... 12 3.1.3 Les antécédents : ..................................................................................... 12 3.2 ETUDE CLINIQUE A L’ADMISSION : .................................................................. 15 3.2.1 Délai entre le début de la symptomatologie et la consultation au service d’accueil des urgences : ........................................................................................................ 15 3.2.2 Etat neurologique à l’admission : .............................................................. 15 3.2.3 Les constantes cliniques : ......................................................................... 17 3.2.4 Le reste de l’examen clinique :.................................................................. 19 3.2.5. Les scores de Rankin et de NIH à l’admission : .......................................... 19 3.3 Etude par aclinique :....................................................................................... 21 3.3.1 Examens biologiques : ............................................................................. 21 3.3.2. ECG : ...................................................................................................... 22 3.3.3. Explorations radiologiques : .................................................................... 22 3.4. Séjour au service des urgences : .................................................................... 25 3.4.1. Durée du séjour au SAU : ......................................................................... 25 3.4.2 Avis spécialisés demandés au cours de leur hospitalisation : ...................... 26 3.4.3 Prise en charge thérapeutique : ................................................................. 26 3.4.4 Evolution des patients hospitalisés au SAU : .............................................. 27 3.5. DEVENIR DES PATIENTS A LA SORTIE :............................................................. 27 4. DISCUSSION : ...................................................................................................... 29 4.1. Epidémiologie : ............................................................................................. 29 4.1.1. Age : ...................................................................................................... 29 4.1.2. Le sexe : ................................................................................................. 30 4.1.3. Les facteurs de risques de l’AVC : ............................................................ 31 1 4.1.4. Notion d’AVC antérieur dans les antécédents :.......................................... 35 4.2. Signes Cliniques : .......................................................................................... 36 4.2.1 Délai entre apparition des symptômes et consultation aux urgences : ......... 36 4.2.2 Les données cliniques : ............................................................................ 37 4.3. Les données tomodensitométriques : ............................................................. 39 4.4. Le reste des examens complémentaires :....................................................... 40 4.5. Mode évolutif de l‘AVC : ................................................................................ 41 5. ENSEIGNEMENTS ET RECOMMANDATIONS TIRES DE CETTE ETUDE : ........................ 43 5.1 Enseignements :............................................................................................. 43 5.2. Recommandations : ....................................................................................... 44 5.2.1. Education du public : .............................................................................. 44 5.2.2. Education du personnel médical :............................................................. 45 5.2.4. Recommandations sur la prise en charge des AVC aux urgences :[2, 13, 37]45 6. CONCLUSION : .................................................................................................... 51 2 ABREVIATIONS AVC : Accident Vasculaire Cérébral AVCH : Accident vasculaire cérébral hémorragique AVCI : Accident vasculaire cérébrale ischémique CHU : Centre hospitalier universitaire ESI : European stroke initiative HIC : Hémorragie intracérébrale HM : Hémorragie méningée NIHSS : National Institute of Heath score scale NSA : National Stroke Association PA : Pression artérielle PAD : Pression artérielle diastolique PAS : Pression artérielle systolique PF : Paralysie faciale PIC : Pression intracrânienne RR : Risque relatif SAU : Service d’accueil des urgences TCA : Temps de cephaline activé TDM : Tomodensitométrie TP : Taux de prothrombine TVP : Thrombose veineuse cérébrale 3 INTRODUCTION 4 1- INTRODUCTION Défini comme « Un déficit neurologique d’installation brutale dont l’origine présumée est vasculaire», l’accident vasculaire cérébral est un véritable problème de santé publique. Il représente la troisième cause de mortalité dans les pays développés après les maladies cardio-vasculaires et les cancers [49]. En dépit des avancées de la recherche scientifique, tant sur la genèse de l’AVC que sur sa prise en charge thérapeutique avec l’avènement des unités neurovasculaires et la thrombolyse à base de r-tpa, force est de constater que l’AVC est la première étiologie pourvoyeuse d’handicap en France [64]. L’AVC est une « constellation » de pathologies regroupant : l’AVC ischémique transitoire, l’infarctus cérébral constitué, l’hémorragie cérébrale, l’hémorragie sous arachnoïdienne et la thrombose veineuse cérébrale. Durant ces deux dernières décennies, plusieurs écrits et recherches scientifiques ont été consacrés à cette pathologie, considérée aujourd’hui comme une urgence médicale au même titre qu’un infarctus du myocarde. Sa prévalence ne cesse d’augmenter de façon exponentielle depuis quelques années, ainsi dans les pays occidentaux elle a été estimée à 4-8/1000 habitants correspondant à 360000 cas en France en 2000 : témoin d’un cout socioéconomique assez conséquent [1]. Vu la quasi inexistence d’études réalisées à l’échelle nationale marocaine concernant la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral dans sa globalité, nous nous sommes proposés de faire une étude observationnelle d’un mois au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès. Cette étude aura pour but de : v Dégager un profil épidémiologique des patients victimes d’un AVC 5 v Voir les aspects cliniques chez ces patients reçus aux urgences. v Evaluer le délai entre l’installation des symptômes et l’heure de réalisation du scanner cérébral. v Faire un état des lieux de la prise en charge de l’AVC au service des Urgences du CHU Hassan II, en analysant : • Les modalités de réalisation du scanner cérébral (délai et conditions de réalisation) • les examens complémentaires faits et les résultats obtenus, • l’évolution des patients, les thérapies reçues par ces patients… v Comparer les résultats de notre étude à ceux de la littérature v Elaborer quelques recommandations pouvant permettre d’améliorer la prise en charge de l’AVC. 6 PATIENTS ET METHODES 7 2. PATIENTS ET METHODES 2.1 Type d’étude : Il s’agit d’une étude prospective observationnelle sur une période ponctuelle d’un mois, faite du 15 Août 2008 au 13 Septembre 2008, soit 30 jours au service des urgences du CHU Hassan II de Fès. 2 .2 Critères d’inclusion : Nous avons inclus tous les patients ayant consulté pour un déficit neurologique d’installation brutal chez qui les explorations radiologiques étaient en faveur d’un AVC ischémique ou hémorragique. 2.3 Critères d’exclusion : Ont été exclus de l’étude ceux qui ont consulté pour un déficit neurologique s’installant soudainement avec des explorations radiologiques réfutant un quelconque accident vasculaire cérébral. 2.4 Recueil de données : 2.4.1Données générales : Les données de l’interrogatoire et de l’examen clinique ont été colligées sur des fiches d’exploitation préalablement établies (voire annexe1). En dehors de l’âge et du sexe des données sur les antécédents personnels telles que des notions d’AVC antérieures, de diabètes, d’HTA, de cardiopathies emboligènes et les habitudes de vie telles que la notion d’imprégnation alcoolo-tabagique ainsi que le délai entre l’apparition des symptômes et l’heure de la consultation au SAU. 8 2.4.2 L’examen clinique et données para cliniques : L’examen clinique consistait à évaluer d’une part les constantes cliniques (PA, température, fréquence cardiaque…), d’autre part il reposait également sur un examen neurologique complet et l’élaboration de scores comme celui de Rankin et de NIH. En dehors de ces différents paramètres nous avons eu à étudier des données comme : v Les examens para cliniques faits et les résultats obtenus. v Les délais entre l’apparition des symptômes et la réalisation de la TDM cérébrale. v Les délais entre la consultation au SAU et la réalisation de la TDM cérébrale. v La prise en charge thérapeutique aux urgences v La durée de séjour aux urgences et l’évolution des patients en s’aidant des scores de NIH et de Rankin. v La nature des avis spécialisés demandés dans la prise en charge des AVC v Le devenir immédiat des patients : • transferts au service de neurologie • Transferts au service de neurochirurgie • Transferts au service de cardiologie ou de réanimation • Sortie après approbation médicale • Sortie contre avis médical… 2.5 Analyse de données : Comme sus mentionné l’ensemble des paramètres étudiés ont été recueillis sur des fiches d’exploitation préétablies puis saisis sur Microsoft l’aide du logiciel Epi Info 2000. 9 Excel, et analysés à Les méthodes statistiques utilisées ont été tout d’abord la description de l’échantillon dans sa globalité par l’étude des moyennes et des fréquences, puis une comparaison de moyenne et des fréquences. Pour la comparaison de moyenne nous avons utilisé le « Student » et pour la comparaison des fréquences, le test du « Chi 2 » a été utilisé. 10 RESULTATS 11 3. RESULTATS 3.1 Epidémiologie : Au décours de cette étude, nous avons colligé 41 patients admis au service d’accueil des urgences du CHU Hassan II : réalisant ainsi une moyenne de 3 malades admis pour AVC tous les 2 jours. 3.1.1 Age L’âge moyen des patients était de 59,2 ans (±16). L’âge minimal était de 25 ans tandis que l’âge maximal était de 88 ans. Ainsi 38,1% des patients avaient un âge compris entre 45 et 65 ans. Six patients étaient âgés entre 25 et 45 ans (Voir annexe 3 les tableaux). Près de la moitié des patients étaient âgés de plus de 65 ans. AGE (ans) 25-44 45-64 65-88 Effectif (%) 16,6 % 38,1 % 45,3 % TABLEAU I : Répartition des patients en fonction des tranches d’âge 3.1.2 Sexe : Le pourcentage des patients de sexe féminin était de 57,1% tandis que le nombre d’hommes s’élevait à 18. Donc le sexe ratio fut de 0,75, témoignant d’une nette prédominance féminine. 3.1.3 Les antécédents : a. Notion d’AVC antérieur : Des antécédents d’AVC avaient été retrouvés chez 6 patients. Parmi lesquels, 2 ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral ischémique transitoire alors que 4 12 patients avaient eu un AVCI constitué. Aucun antécédent d’AVC hémorragique, n’a été répertorié. b. Hypertension artérielle : Dans 45,2% des cas la notion d’HTA a été retrouvée parmi les antécédents personnels. Près de deux tiers de ces patients (13 patients) étaient mal suivis, tandis que 6 patients n’ont jamais été suivis dans une structure sanitaire pour leur HTA. Antécédents d’HTA Effectif (%) Mal suivis 06 patients (14,3 %) Non suivis 13 patients (30,9 %) Hypertendus Non hypertendus 22 patients (54,8 %) Tableau II : Répartition de l’effectif selon l’existence d’antécédent d’HTA. c. Diabète : Des antécédents de DT2 ont été retrouvés chez 38,1 % des malades. Tous ces diabétiques ont été mal suivis. Mis sous antidiabétiques oraux avec un régime le plus souvent bien codifié au moment du diagnostic, une inobservance thérapeutique a été observée chez tous les diabétiques. Par ailleurs 56,2 % des diabétiques, associaient à leur diabète, une hypertension artérielle, et aucun cas de diabète de type I n’a pu être décelé. Antécédents DT2 Effectif (nombre) Pourcentage NON 25 61,9 % DIABETE SEUL 07 16,7 % DIABETE+HTA 09 21,4 % Tableau III : Récapitulation de la présence du diabète dans notre série 13 d. Cardiopathie : Des antécédents de cardiopathies emboligènes ont été retrouvés chez 9 patients. Six d’entre eux, étaient suivis pour une arythmie complète par fibrillation auriculaire secondaire à une valvulopathie rhumatismale. Les deux autres patients étaient porteurs d’un rétrécissement mitral serré pour lequel ils étaient sous un traitement non précisé. Ces patients souffrant d’une valvulopathie rhumatismale compliquée d’ACFA, avaient un âge inférieur à 40 ans et représentaient en conséquence une population jeune victime d’un accident vasculaire cérébral. Tous ces patients ont été hospitalisés au moins une fois dans un service de cardiologie. e. Habitudes éthylo-tabagiques : Dans la série, 11 patients étaient des fumeurs. Par contre 73,8 % des patients ne fumaient pas. Le plus grand fumeur de notre échantillon en était à 35 paquets/année. Tous ces patients fumeurs étaient de sexe masculin. La notion de consommation d’alcool était retrouvée chez 05 patients, alors que 88,1 % n’en consommaient pas. En fait 3 personnes buvaient occasionnellement de l’alcool et les deux autres patients consommaient au moins 30 grammes d’alcool par jour c'est-à-dire l’équivalent de deux verres de vin par jour. Hormis soient tous de sexe masculin, le fait qu’ils ces alcooliques avaient à leur actif un tabagisme chronique. f. Autres antécédents : Seule,une femme âgée de 46 ans a relaté parmi ses antécédents une notion de contraception à base d’œstro-progestatifs combinés du fait des ménométrorragies qu’elle avait présentées quelques jours avant son hospitalisation au SAU. Aucun autre fait antérieur manifeste n’a été décelé notamment dans les antécédents familiaux. 14 3.2 ETUDE CLINIQUE A L’ADMISSION : 3.2.1 Délai entre le début de la symptomatologie et la consultation au service d’accueil des urgences : Avec une moyenne de 34,9 heures, le délai minimal entre l’apparition des symptômes et la consultation aux urgences était de 02 heures alors que le délai maximal était de 168 heures (presque une semaine). Un peu plus de deux tiers (68,3 %) des patients ont eu à consulter aux urgences pendant les 24 premières heures suivant l’installation de leurs symptômes et seuls 03 malades furent admis dans un délai de 03 heures. En outre 19,5 % des patients ont été reçus aux urgences 72 heures après l’installation de leurs déficits neurologiques. DELAI ENTRE L’APPARITION DES SYMPTOMES ET LA CONSULTATION EFFECTIF (pourcentage) AU SERVICE DES URGENCES MOINS DE 24 HEURES MOINS DE 03 HEURES 03 PATIENTS (7,3 %) ENTRE 03 HEURES ET 06 HEURES 03 PATIENTS (7,3 %) ENTRE 06 HEURES ET 24 HEURES 22 PATIENTS (53,7 %) ENTRE 24 HEURES ET 72 HEURES 05 PATIENTS (12,2 %) AU-DELA DE 72 HEURES 08 PATIENTS (19,5 %) Tableau IV : Répartition de l’effectif en fonction du délai à consulter au SAU 3.2.2 Etat neurologique à l’admission : a. Déficit neurologique : Un déficit neurologique moteur a été retrouvé chez 95,1 % des patients. Par contre 02 patients avaient été reçus dans un tableau de trouble de la conscience sans aucun déficit neurologique associé: leurs scanners étaient en faveur d’un AVC hémorragique. 15 Nous avons eu à recenser 20 cas hémiplégies, 18 cas d’hémiparésies et un cas de tétraparésie. Ce déficit était localisé dans 64,1 % des cas, au niveau de l’hémicorps droit alors que l’atteinte de l’ hémicorps gauche correspondait à 33,3 % des déficits neurologiques. Déficit et coté concerné Effectif (pourcentage) DROIT 14 (35,9 %) GAUCHE 06 (15,4 %) DROIT 11 (28,2 %) GAUCHE 07 (17,9 %) hémiplégie hémiparésie TETRAPARESIE 01 (02,6 %) Tableau V:Distribution en fonction du type de déficit et du coté atteints De plus, 16 patients associaient à leur déficit neurologique une paralysie faciale. En fait 87,5 % des paralysies faciales, correspondaient à une atteinte centrale dont la localisation la plus manifeste restait le coté droit avec 12 cas (soit 75 % des PF). Outre les 03 cas de paralysie faciale centrale gauche on a pu mettre en évidence un seul cas de paralysie faciale périphérique. b. Troubles de la sensibilité : Les troubles de la sensibilité ont été retrouvés chez 12 patients parmi lesquels 08 présentaient une hémi hypoesthésie droite, 03 présentaient une hémi hypoesthésies gauches tandis que l’hypoesthésie bilatérale n’a été retrouvée que chez un seul malade. 16 c. Troubles de la conscience : Les patients présentant un trouble de la conscience à l’admission étaient au nombre de 10 (24,3 %). En effet 07 malades étaient comateux alors que 03 patients furent admis dans un état d’obnubilation. d. Crises convulsifs : Seuls deux individus ont consulté pour une crise convulsive tonico-clonique généralisée : L’un des patients a fait sa crise convulsive à l’admission alors que le diagnostic de crise convulsive pour le second malade a été rétrospectif. e. Troubles du langage : Au décours de l’examen neurologique une aphasie a été retrouvée chez 20 malades. Il s’agissait d’une aphasie de Broca dans 90 % des cas. Par contre 1 cas d’aphasie mixte et 1 cas d’aphasie de Wernicke ont été répertoriés. f. Autres signes neurologiques Si le nombre d’hémianopsie latérale homonyme s’élève à 10, nous n’avons pu déceler, qu’un seul cas d’atteinte oculomotrice à type de myosis et la présence d’un syndrome de Claude Bernard Horner signant une atteinte du système sympathique. De plus, 50 % des patients qui avaient une paralysie faciale, y associaient une hémianopsie latérale homonyme. Aucun patient n’a présenté un syndrome méningé. 3.2.3 Les constantes cliniques : a. la pression artérielle : La moyenne de la pression artérielle systolique de la série était de 157,6 mm Hg avec une PAS minimale égale à 100mmHg et une pression maximale à 270 mm Hg. En fait 83,3 % des patients avaient une PAS élevée à l’admission. La pression artérielle systolique était supérieure à 220 mmHg chez 02 individus. L’un ayant une pression artérielle systolique égale à 270 mmHg, le second avait une PAS estimée à 260 mm Hg. De plus un seul patient connu diabétique avait une pression artérielle systolique 17 normale tandis que 93,8 % des patients diabétiques avaient une hypertension artérielle systolique. La moyenne de la pression artérielle diastolique était estimée de 90 mm Hg avec des PAD extrêmes égales à 60 et 140 mm Hg. Par ailleurs, 71,4 % des patients avaient une hypertension artérielle diastolique parmi lesquels 40 % étaient connus diabétiques (12 cas). Une hypertension systolo-diastolique a été retrouvée au moment de l’admission dans 62 % des cas au sein desquels, la moitié ne présentaient pas d’antécédents d’hypertension artérielle ou de diabète. Par ailleurs, 07 patients présentant une hypertension artérielle systolo-diastolique, avaient des antécédents de diabète et d’hypertension artérielle. (Voir Annexe 3 pour plus de détail) Pas d'HTA ni de diabete HTAisolée Diabete isolé HTA +diabete Figure 1: HTA systolo-diastolique en fonction des antécédents (HTA et/ou diabète) 18 b. La fréquence cardiaque : En faveur d’une tachycardie, la moyenne de la fréquence cardiaque était égale à 108 battements par minute. En effet la fréquence cardiaque minimale de la série s’élevait à 48 battements/min et la fréquence maximale était à 128 battements/min. Bien qu’il y ait eu 71,4 % des patients présentant une tachycardie, un cas de bradycardie a été relevé, tandis que 11 patients avaient une fréquence cardiaque normale. c. Température à l’admission : La moyenne des températures corporelles de nos patients était à 37,4°C avec une minimale enregistrée à 36,7°C et une maximale atteignant 40°C. La majorité des patients (81 % de l’effectif) étaient apyrétiques. Il y a eu 2 patients fébricules. Une fièvre a été retrouvée chez 06 malades, qui avaient une température supérieure à 38°C. Avec un délai moyen entre l’installation des symptômes et la consultation aux urgences de 73,7 heures (plus de 3 jours), les patients fébriles ont tardé à consulter au service des urgences. Le risque infectieux augmente avec le retard de consultation (correspondant aux patients P41, P35, P33, P9, P32 de l’annexe 3). 3.2.4 Le reste de l’examen clinique : L’auscultation cardiaque a été anormale chez 04 malades, avec 03 patients qui présentaient un souffle diastolique au foyer mitral assimilable à un rétrécissement mitral, et un patient qui avait un souffle systolo-diastolique au foyer mitral pouvant être rattaché à une maladie mitrale. 3.2.5. Les scores de Rankin et de NIH à l’admission : • Avec des extrêmes de 06 et 24, le score de NIH à l’entrée était compris entre 10 et 15 chez 31,7 % des patients tandis que 05 malades eurent un score de NIH supérieur ou égal à 20. 19 Score de NIH Effectif (pourcentage) NIH entre 6 NIH entre 11 NIH entre 16 NIH entre 20 et 10 et 15 et 19 et 24 12 patients 13 patients 11 patients 05 patients (29,3 %) (31,7 %) (26,8 %) (12,2 %) Tableau VI : Répartition de l’effectif en fonction du score de NIH à l’admission aux urgences • Quant aux résultats du score de RANKIN à l’admission, 10 patients avaient un score égal à 04, alors que la moitié des malades avait un score de Rankin égal à 03. Rankin 1 Rankin 2 Rankin 3 Rankin 4 Rankin 5 Figure 2:Répartition de la série en fonction du score de Rankin à l'admission 20 3.3 Etude par aclinique : 3.3.1 Examens biologiques : a. Glycémie : La moyenne de la glycémie était de 1,60 g/l avec des extrêmes de 4,80 g/l et 0,39 g/l. Un seul cas d’hypoglycémie a été décelé correspondant à la valeur minimale de la glycémie. Une hyperglycémie avait été retrouvée chez 64,3 % des patients. Donc 14 patients avaient une glycémie normale. En fait 50% des patients ayant une hyperglycémie à l’admission étaient déjà connus diabétiques. Il est important de signaler que 28,6 % des patients eurent une hyperglycémie supérieure à 2 g/l, parmi lesquels, la moitié avait un antécédent de diabète mal suivi. b. Numération de formule sanguine : La N FS a révélé une anémie chez 47,6 % des patients répartis en 12 hommes et 08 femmes. Toutefois ces anémies étaient bien supportées sur le plan clinique et il n’y a pas eu de dosage de la ferritinémie pour déterminer avec exactitude l’étiologie de ces anémies (inflammatoire ou carentielle). Par ailleurs 33,3 % des patients avaient une hyperleucocytose au sein desquels 4 avaient un taux de leucocytes supérieur à 15000 éléments blancs/mm3. Il n’y avait qu’un cas de leucopénie à 2500 éléments/mm3. c. Ionogramme sanguin : Seulement 08 ionogrammes ont été demandés durant cette étude. d. Bilan de crase sanguine : Tous les patients ont bénéficié d’un dosage du taux de prothrombine. 26 patients avaient un TP égal à 100 % ; tandis que 03 malades avaient un TP inférieur ou égal à 60 %. Dosé chez 25 patients, le TCK a été normal à 24 reprises. Par contre un patient avait un TCK allongé. 21 L’INR a été calculé chez 08 patients, qui présentaient tous une ACFA isolée ou secondaire à une valvulopathie entrant dans le cadre du suivi du traitement anti thrombotique. L’INR a été égal à 1 chez 05 patients et le reste avait un INR compris entre 1,1 et 2. e. Autres bilans biologiques : Aucune ponction lombaire n’a été réalisée chez ces sujets. Un seul examen cytobactériologique des urines a été demandé avec un examen bactériologique direct négatif. Deux gazométrie artérielle ont été demandées et mirent en exergue une acidose métabolique en rapport avec une céto-acidose diabétique. 3.3.2. ECG : Sur les 42 ECG effectués, 51,2 % ont révélé des anomalies alors que 20 ECG étaient tout à fait normaux. En effet ont été mis en exergue : 10 cas d’ACFA, 03 ECG anormaux correspondant à des troubles du rythme pouvant entrainer des emboles cérébrales et un infarctus du myocarde antérieur étendu. Chez 08 patients des anomalies non significatives en termes de cause d’AVC, ont été décelées à l’ECG, 3.3.3. Explorations radiologiques : a. TDM cérébrale : • Délai entre l’arrivée aux urgences et la réalisation du scanner cérébral : La moyenne de ce délai entre l’arrivée au service des Urgences et la réalisation de la tomodensitométrie cérébrale était de 1,5 heure : les extrêmes étant 0,5 et 05 heures. Dans un peu plus de la moitié des cas (54,7 %) des patients, le scanner a été réalisé dans un délai compris entre 30 minutes et une heure trente minutes. Chez 05 patients le scanner a été réalisé dans un délai supérieur à 03 heures. 22 60,00% effectif(%) 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% [0,5H-1,5H[ [1,5H-3H[ ≥ 3h delai de réalisation du scanner Figure 3 : Histogramme mettant en évidence que plus de la moitié de la population étudiée a bénéficié d’un scanner dans les 90 minutes qui ont suivi leur arrivée aux urgences • Délai entre le début de la symptomatologie et la TDM cérébrale : Même si le délai entre l’arrivée aux urgences et la réalisation de la TDM cérébrale restait acceptable, le temps qui s’était écoulé entre l’apparition des symptômes et la réalisation du scanner cérébral était de 36,6 heures en moyenne (plus d’une journée et demie), avec un minimum de 2,5 heures et un délai maximal estimé à 170 heures soit une semaine. En effet 63,4 % des patients avaient un délai, entre le début de leur symptomatologie et la réalisation du scanner cérébral, inférieur à 24 heures. Ce délai était supérieur à 48 heures chez 10 patients. DELAI ENTRE APPARITION DES SYMPTOMES ET LA REALISATION DU SCANNER CEREBRAL EFFECTIF (pourcentage) MOINS DE 24 HEURES 26 PATIENTS (63,4 %) ENTRE 24 HEURES ET 48 HEURES 05 PATIENTS (12,2 %) PLUS DE 48 HEURES 10 PATIENTS (24,4 %) TABLEAU VII : Distribution des patients en fonction du délai entre le début des signes et l’obtention des résultats du scanner. 23 • Résultats des scanner : ü Nature des accidents vasculaires cérébraux : 83 % des AVC étaient ischémiques alors que le diagnostic d’AVCH a été retenu chez 17 % des patients. Parmi les AVC hémorragiques répertoriés, il y’a eu 03 cas d’hémorragie sous arachnoïdienne et 02 cas d’hématome temporo-pariétal. En outre, un patient avait un hématome temporal gauche associé à une inondation ventriculaire. Concernant les AVC ischémiques, 04 d’entre eux étaient lacunaires après la réalisation de la TDM cérébrale alors que chez 03 patients, on a retrouvé des signes radiologiques précoces d’AVC ischémique. Par conséquent 79,4 % des AVCI, correspondaient à des infarctus cérébraux constitués. Des lésions sequellaires d’AVC ischémique avaient été décelées à l’interprétation du scanner de 8 patients (soit 19,5% de l’effectif), parmi lesquels six avaient rapporté une notion d’accident vasculaire cérébrale antérieure. ü Localisation des AVC ischémiques : La grande majorité des AVCI correspondaient à une atteinte du territoire carotidien, qui était touché dans 94,1% des cas, tandis que le territoire vertébrobasilaire n’a été atteint que chez 02 malades. Parmi les atteintes du territoire carotidien le côté gauche a été préférentiellement plus atteint (67,7% des AVCI) que le côté droit. 24 Figure 4 : diagramme mettant en exergue la distribution des AVCI selon le territoire atteint b. Radiographie du thorax de face : Six patients ont bénéficié d’une radiographie du thorax. Deux radios du thorax étaient normales alors qu’une cardiomégalie associée à une image en double contour de l’arc inférieur droit témoin d’une hypertrophie de l’oreillette gauche était présentes sur les radiographies du thorax de 2 patients. En plus de la présence d’un syndrome interstitiel, les deux autres patients avaient une cardiomégalie sur leur radiographie du thorax de face. 3.4. Séjour au service des urgences : 3.4.1. Durée du séjour au SAU : Avec un séjour minimal de 02 heures et une durée maximale d’hospitalisation au SAU estimé à 109 heures (environ 04 jours et une demi-journée), la moyenne de la durée d’hospitalisation au service des urgences de la série était égale à 19,2 heures. En effet 08 malades (19 % des patients) ont séjourné plus de 24 heures aux urgences alors que 12 patients (soit 28,6 %) séjournèrent moins de 12 heures dans ce service. 25 3.4.2 Avis spécialisés demandés au cours de leur hospitalisation : L’ensemble des avis spécialisés demandés (toutes spécialités confondues) s’élevait au nombre de 60. En effet les avis les plus demandés ont été ceux du neurologue et du cardiologue qui ont été consultés respectivement dans 56,6 % et 20 % des cas. Figure 5 : Diagramme en secteurs montrant la distribution des avis en fonction des spécialités concernées 3.4.3 Prise en charge thérapeutique : Si tous les patients recrutés dans notre étude, ont bénéficié d’une voie veineuse, une seule patiente a reçu du sérum glucosé 5 % après une hypoglycémie constatée à son admission alors que 97,6 % des patients étaient porteurs d’une garde-veine. Un traitement antithrombotique fut instauré chez 05 patients. Certains patients diabétiques (au nombre de 06 malades) ont reçu une insulinothérapie adaptée au dosage de la glycémie capillaire. Aucun traitement antihypertenseur n’a été instauré au SAU même pour les malades ayant eu une PAS supérieure à 220 mm Hg. 26 3.4.4 Evolution des patients hospitalisés au SAU : L’évolution était favorable chez 14,6 % des patients: ces malades ont eu un score de NIH qui a régressé au cours de leur hospitalisation. Par contre76, 2 % des patients ont eu une évolution stationnaire s’expliquant probablement par une durée d’hospitalisation au SAU courte. Par ailleurs, 04 patients ont évolué défavorablement avec une hospitalisation au service des urgences grevée de complications. Un de ces malades a eu des complications d’ordre neurologique avec un score de NIH, qui est passé rapidement de 20 à 22, associé à des troubles de conscience marqués. 02 complications métaboliques à type de céto-acidose diabétique et une complication infectieuse ont été répertorié. Les scores de RANKIN et de NIH de sortie étaient similaires à ceux de l’entrée pour l’ensemble des patients (Sauf pour le patient ayant présenté des complications neurologiques). 3.5. DEVENIR DES PATIENTS A LA SORTIE : En effet, 47,6 % des patients sont sortis après un consentement médical alors que 11,9 % des patients sont sortis contre avis médical. Si 10 malades ont pu être transférés au service de neurologie et qu’il y’a eu 03 transferts vers le service de cardiologie, seul un patient a été transféré au service de réanimation. En conséquence 29,4 % des patients victimes d’un AVC ischémique ont été admis au service de neurologie (dans une unité neurovasculaire). 27 DISCUSSION 28 4. DISCUSSION : 4.1. Epidémiologie : L’AVC reste un véritable fléau, pas moins de 120000 nouveaux cas sont recensés en France par an [49]. En effet dans l’étude prospective multicentrique (19 centres) d’un mois de Ducluzeau menée en 1997 en France, une moyenne de 28 patients par centre a été colligée alors qu’on a eu 41 patients dans notre série. En s’intéressant de plus près à la prévalence qui est un indicateur épidémiologique qui renseigne sur l’impact socio-économique de cette maladie, elle se situe entre 4 et 8 cas/1000 habitants dans les pays occidentaux tandis qu’au Japon elle est estimée à plus de 20/1000 habitants [1]. Toutes ces données épidémiologiques montrent que l’AVC est une affection fréquente. 4.1.1. Age : Si l’âge moyen de notre série est à 59,2 ans avec des extrêmes de 25 et 84 ans, dans l’étude prospective de Chan à Phnom Penh au Cambodge en 2007[16], il était de 61 ans (extrêmes : 23 ans et 84 ans). De plus dans la série de Diouf [53], au Sénégal, sur 170 patients colligés au CHU de Fann en 2007, la moyenne d’âge était à 61 ans avec des extrêmes de 25 et 90 ans. L’âge moyen de survenue de l’AVC est d’autant plus élevé que l’espérance de vie de la population est en hausse, la preuve en est que dans l’étude d’Ossemann (Louvain en Belgique 2001), cette moyenne fut estimée à 70 ans, en Ile de France la moyenne d’âge de survenue de l’AVC était de 73 ans en 2000 et celle de la série tunisienne de Ben Jemaa [6]en 2004 était de 67 ans. Il est important aussi d’ajouter que l’ensemble de ces études citées, permettent de montrer que l’AVC est une pathologie fréquente, chez les sujets âgés à des degrés différents selon la localisation géographique concernée. Ainsi si à travers notre étude le constat est que 45,3 % des patients avaient un âge supérieur à 65 ans, dans la série 29 de Chan 60 % des malades étaient âgés de plus 60 ans et pour Ducluzeau la moitié des patients était âgée de plus de 76 ans. Par ailleurs une moyenne d’âge de notre série inférieure à celle des pays occidentaux s’explique par les valvulopathies rhumatismales encore très fréquentes au Maroc. A cet effet dans notre étude, 40 % des patients jeunes victimes d’un AVC étaient suivis pour une valvulopathie rhumatismale. SERIES CONCERNEES Moyenne EXTREMES D’AGE Age minimal Age maximal 59,2 ans 25 ans 84 ans Diouf (Sénégal) 61 ans 25 ans 90 ans Chan(Cambodge) 61 ans 23 ans 84 ans A Berthe (Cote d’Ivoire) 53 ans 25 ans 84 ans OSSEMANN(Belgique) 70 ans 14 ans 95 ans Notre série Tableau VIII : récapitulatif comparant la survenue de l’AVC selon différentes études 4.1.2. Le sexe : Même si en France, l'incidence de l’AVC est deux à trois fois plus faible chez la femme que chez l'homme entre 55 et 64 ans. Cette différence diminue par la suite pour s'annuler au-delà de 85 ans [49]. Dans les études faites à l’échelle internationale, l’AVC s’emble être plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, avec un sexe ratio variant de 1,9 dans l’étude FRAMINGHAM, à 2,9 pour l’étude MONICA. Lors de notre étude, force a été de constater que 57,1 % des malades atteints d’AVC étaient de sexe féminin soit un sexe ratio égal à 0,75. Il en est de même pour la série de DIOUF, où le sexe ratio était estimé à 0,68 autrement dit près de 60 % des patients étaient des femmes et pour celle de Sweileh 2007 en Palestine avec un sexe ratio à 0,95[60]. En revanche l’étude menée par Berthe [8] faisait ressortir une nette prédominance 30 masculine (61,5 %). Dans la plupart des écrits scientifiques, l’AVC touche plus les hommes que les femmes. Tel n’a pas été le cas dans notre série : cette différence pouvant s’expliquer par les données démographiques du Maroc car la population est à prédominance féminine. 4.1.3. Les facteurs de risques de l’AVC : a. HTA : C'est le facteur de risque principal, et cela pour tous les sous-types d'accidents vasculaires cérébraux. L'HTA est un facteur favorisant la fibrillation auriculaire, l'athérome des vaisseaux extra cérébraux et la lipo-hyalinose des vaisseaux intracérébraux. Elle prédispose aux infarctus lacunaires et aux hémorragies intracérébrales spontanées. Le risque vasculaire cérébral augmente graduellement avec les chiffres tensionnels, sans valeur seuil. Le risque relatif d'AVC est multiplié par quatre chez l'hypertendu, pour des chiffres supérieurs à 160 mm Hg/95 mm Hg [1, 49, 11, 24, 32, 38]. L'HTA serait responsable de 56 % des AVC chez l'homme et 66 % chez la femme en Europe selon l’étude de L’ESI en 2001. Pour ce qui est des AVC hémorragiques, l'hypertension artérielle a été reconnue comme facteur de risque majeur des hémorragies cérébrales primitives. L'hypertension artérielle multiplie par dix le risque d'hémorragie cérébrale [49, 1]. En effet dans notre série, 45,2 % des patients étaient connus hypertendus avant leur admission. Dans l’étude de Chan 84 % étaient hypertendus, dans celle de Sweileh 69,9% des patient étaient suivis pour une HTA et dans la série de Diouf il y en avait 63,53 %. 31 ANTECEDENTS D’HTA ETUDES (en pourcentage) S.CHAN(CAMBODGE) 2007 84 % European Stroke Initiative 2001 61 % Notre série 45,2 % Tableau IX : Fréquence de l’HTA en fonction de certaines séries b. Diabète : Présent chez 38,1% des patients, le diabète représente le deuxième facteur de risque le plus manifeste de notre série après l’hypertension artérielle. En ce qui concerne la série de Chan seul 21 % des malades étaient connues diabétiques. D’après l’étude de Wormack en 2005 aux Etats Unis, 76 % des patients dont l’âge était compris entre 35 et 44 ans, ayant un AVC furent atteint de diabète de type 02. Dans la série de Diouf, 11,76% des patients avaient le diabète de type2 comme facteur de risque, dans celle de Ducluzeau 11 % des individus étaient diabétiques alors que dans la série de Sweileh il y’en avait plus avec 45,2% des patients. C'est un facteur de risque indépendant d'accidents vasculaires cérébraux. Le risque relatif d'AVC lié au diabète est estimé entre 1,5 et 3. Ce risque relatif est plus élevé chez la femme (2,2 contre 1,8 chez l'homme). L'angiopathie diabétique joue un rôle dans la physiopathologie des accidents vasculaires cérébraux, notamment dans les AVC lacunaires [1,67]. c. Dyslipidémie : Même si au cours de notre étude aucune tare dyslipidémique n’a été recensée, 15 % des patients étaient suivis pour hypercholestérolémie dans la série de Chan. En fait le résultat obtenu dans notre série à ce propos pourrait s’expliquer par le fait que 32 la population marocaine consulte rarement pour une obésité et le bilan lipidique est rarement demandés aussi bien par les généralistes que par les spécialistes. Toutefois depuis 1992 grâce à une méta-analyse anglaise, il est établi que le risque relatif d'AVC en cas d'hypercholestérolémie est de 1,3 à 2,9. D'après cette même étude, il a été calculé que la suppression de l'hypercholestérolémie permettrait d'éviter 22 000 AVC par an parmi les sujets de plus de 55 ans en Angleterre [64,49]. d. Habitudes éthylo-tabagiques : Considéré comme un facteur de risque indépendant de l’AVC ischémique, le tabagisme avec un risque relatif de 1,5 pour l’ensemble des AVC, est souvent qualifié de risque modéré par rapport à l’HTA. En effet le risque de survenue de l’AVCI est multiplié par 6 chez les fumeurs comparé à un groupe de non fumeurs [1]. La cigarette est aussi bien un facteur de risque potentiel pour l’AVCI que pour l’hémorragie sous arachnoïdienne (avec un risque relatif compris entre 2 et 3), en se basant sur les dernières publications américaines [64,65]. En outre si 26,2 % représente le nombre de fumeurs de notre série, il en est moins pour celle de Chan où le taux de fumeurs recensés s’élève à 22 %. Dans la série de Diouf le taux de patients tabagiques a été estimé à 5,9 % et Sweileh a relaté 21 % d’individus tabagiques dans sa série. Dans la série américaine d’Hawkins 2000, un quart des AVC pouvait être attribuable au tabagisme. Par ailleurs par comparaison avec les fumeurs actuels, le risque d’AVC diminue de moitié dans les deux à cinq ans suivant le sevrage, mais il reste supérieur à celui des non fumeurs : RR : 2,2 (1,1–4,3) [64,65]. En ce qui concerne l’alcoolisme, malgré l’existence d’une étude suggérant qu’une consommation modérée d’alcool (estimée à moins de 25g d’alcool éthylique par jour) était associée à un risque diminué d’AVC ischémique, sa consommation accrue (plus de 03 verres de vin par jour) augmente graduellement le risque relatif de l’AVC ischémique. [2, 65]. Dans notre série, 4,8 % des patients consommaient fréquemment de l’alcool et 7,1 % étaient des consommateurs occasionnels. Dans la 33 série de Diouf 2,9 % des patients étaient des alcooliques chroniques. En dépit de la relation entre l’alcoolisme et la survenue de l’AVC souvent controversé, tous les scientifiques restent en accord sur le fait que la consommation fréquente et chronique de l’alcool est un véritable facteur de risque de l’AVC ischémique. A travers la description de cette relation Alcool/AVCI faite par Shaped (annexe 2), le constat est que la consommation modérée d’alcool de moins de 24 g/j soient un à deux verres de vin a un effet protecteur en réduisant de 20 % à 40 % le risque de survenue de l’AVC tandis que l’abus d’alcool est associé à un risque fâcheux de développer un AVC [65]. e. Cardiopathie antérieure : Dans notre série, seuls 19 % des patients avaient une cardiopathie emboligène. Cependant le fait le plus marquant est que 66,6 % de ces cardiopathies emboligènes étaient représentés par l’ACFA. De plus aucun antécédent d’infarctus du myocarde n’a été décelé. Dans la série de Chan même si les cardiopathies ne sont retrouvées que chez 15 % des malades, l’ACFA en est la plus fréquente (66,6 % des cardiopathies de la série). Pour Sweileh 15% des patients ont eu une ACFA tandis que 7,5 % avaient des antécédents d’ischémie myocardique. Dans la série de Ducluzeau 15 % des patients étaient suivis pour une ACFA. En fait dans la littérature scientifique, La fibrillation auriculaire (FA) est la première cause d'embolie cérébrale d'origine cardiaque. Elle est responsable d'environ 50 % des AVC d'origine cardio-embolique. C'est une affection fréquente qui augmente avec l'âge et concerne 2 à 5 % des individus de plus de 60 ans. Contrairement à l'impact de l'HTA, des maladies coronariennes et de l'insuffisance cardiaque sur le risque d'AVC, l'impact de la fibrillation auriculaire persiste même après 90 ans. [49, 11, 16] Selon l'étude de Framingham : - le risque relatif d'AVC en présence d'une fibrillation auriculaire non rhumatismale (80 % des fibrillations auriculaires) est multiplié par 5 ; 34 - 15 % des AVCI seraient associés à une fibrillation auriculaire, cette proportion augmentant avec l'âge (6,7 % entre 50 et 59 ans, 32,2 % entre 80 et 89 ans). f. Les contraceptifs oraux : Dans notre série, seule une femme a eu des antécédents de prise de contraceptifs oraux. Donc ce facteur peut être considéré comme négligeable ou même inexistant lors de notre étude, dans la mesure où ce fut une prise de courte durée (moins d’une semaine). L’utilisation des contraceptifs oraux est associée à une augmentation du risque d'AVCI, d'autant plus importante que la dose d'œstrogène est élevée (> 50 microgrammes) : il est alors multiplié par 5. Le risque augmente en cas d'âge supérieur à 35 ans ou si la prise de CO est associée à d'autres facteurs de risque (migraine et tabagisme). Pour les contraceptifs oraux faiblement dosés, le risque reste débattu. Le mauvais contrôle des autres facteurs de risque (HTA et tabagisme notamment) augmente le risque de façon importante [49]. Une méta-analyse récente portant sur 16 études a montré que l'utilisation de contraceptif oraux est associée à une augmentation du risque relatif d’AVCI de 2,75 [49]. Le risque persiste, multiplié par 2 (RR 1,93) pour les pilules faiblement dosées. Néanmoins, le risque absolu est faible : 1 infarctus cérébral supplémentaire pour 24000 femmes en France. Les contraceptifs oraux sont un facteur de risque démontré des thromboses veineuses cérébrales (RR : 3), particulièrement en association à une thrombophilie congénitale. Pour les AVC artériels, il n'y a pas de preuve de différence de risque selon le type de contraceptif oral. Pour les thromboses veineuses cérébrales, 2 études récentes incriminent davantage les contraceptifs oraux de 3ème génération [49]. 4.1.4. Notion d’AVC antérieur dans les antécédents : Dans notre série, 14,3 % des patients avaient fait un épisode antérieur d’AVC ischémique, par contre dans la série de Berthe seul 4 % des malades 35 avaient des antécédents d’AVC ischémique. Une notion d’AVC antérieur a été mise en exergue dans les séries de Sweileh et Ducluzeau respectivement chez 38,9 et 26 % des patients. Aux ETATS UNIS, l’incidence des récidives s’élève à 200 000 cas par an [58]. 4.2. Signes Cliniques : 4.2.1 Délai entre apparition des symptômes et consultation aux urgences : Même si dans notre étude le délai entre la survenue des symptômes et l’admission aux urgences semble être long (34,9 heures), au moins 14,6 % des individus ont consulté dans les 06 heures qui ont suivis l’apparition des symptômes alors que pour la série de Chan 70 % des patients consultèrent au-delà de 24 heures et qu’aucun malade n’a pu franchir le seuil des Urgences avant un délai de 06 heures. Dans la série de Diouf, le recours à une structure médicale était dans la plupart des cas tardif. Aucun patient n’a été reçu avant la 3ème heure, un seul a été reçu avant la 6e heure. Si pour Chan ce retard de consultation est rattaché à des croyances culturelles, dans le contexte marocain il est essentiellement du à un défaut de sensibilisation de la population. En effet dans la série de Ben Jemaa, près de 43 % des patients avaient un délai inférieur à 03 heures. Dans le rapport du groupe de travail de l’Ile De France en 2002, le délai moyen entre les premiers symptômes et l’arrivée aux urgences était de 28 heures en Ile De France (contre un délai moyen de 16 heures pour la France entière). Dans la série d’Ossemann, avec un délai médian d’admission aux urgences estimé à 4 h 10 minutes, 38 % des malades furent admis dans les 03 heures, 55 % dans les 06 heures. 36 NOTRE SERIE 7,3 % ILE DE France 2002 25 % - 37 % S.CHAN (CAMBODGE 2003) 00 % Ossemann (Louvain Belgique) 38 % Ben Jemaa (Sousse Tunisie 2005) 42,9 % Tableau X : Pourcentage des patients consultant dans les 03 heures suivant le début des symptômes selon certaines études 4.2.2 Les données cliniques : Concernant notre étude, 92,9 % des patients présentaient un déficit neurologique à l’admission ; la localisation préférentielle était le coté droit : 64,1 % des patients avaient un déficit neurologique du coté droit. Ces résultats se rapprochent de ceux retrouvés dans la littérature scientifiques à des degrés moindres. De ce fait, si dans la série de Chan au Cambodge, 92 % des malades admis avaient un déficit neurologique et que dans celle de Ducluzeau 80 % des patients en avaient, dans la série de Diouf 55,9 % des déficits neurologiques concernaient le coté droit, 42,2 % le coté gauche et la tétraparésie représentant 1,2 % des déficits. Les troubles de conscience présents chez 49 % des malades de la série de Chan, constituent le deuxième symptôme le plus fréquent après le déficit alors que dans notre série il n’ya eu que 23,8 % des patients qui ont eu des troubles de conscience. Cette différence s’explique par une beaucoup plus élevée fréquence des AVC hémorragiques en Asie que dans le reste du monde. Pour la même raison, on a répertorié deux cas de crises convulsives soit un taux de 4,8 % dans notre série alors que dans la série de CHAN il y a eu 06 cas (06 %). Dans la série de Ducluzeau, les 37 crises convulsives et le coma furent présents respectivement chez 07 et 08 % des patients. Durant notre étude, 47,7 % des sujets colligés présentaient une aphasie dont plus de la moitié souffrant d’une aphasie de Broca. Dans les séries de Berthe et Chan, les taux respectifs d’aphasie retrouvés sont 14,2 % et 23 %. De plus par comparaison toujours à l’étude de Chan qui a révélé 3 % d’hémianopsie et 16 % de troubles sensitifs, le notre en est à 23,8 % d’hémianopsie latérale homonyme et 28,6 % des patients avaient des troubles sensitifs. SIGNES CLINIQUES Séries NOTRE SERIE SERIE DE CHAN Déficit neurologique hémicorporel 92,9 % 92 % TROUBLES DE CONSCIENCE 23,8 % 49 % APHASIE 47,7 % 23 % HEMIANOPSIE 23,8 % 03 % CONVULSIONS 4,8 % 06 % 28,6 % 16 % HEMINEGLIGENCE 0% 03 % TROUBLES DE LA DEGLUTITION 0% 19 % TROUBLES DE LA SENSIBILITE TABLEAU XI : Confrontation clinique entre notre série et celle de CHAN 38 4.3. Les données tomodensitométriques : Dans notre série, même si le délai moyen entre l’arrivée aux urgences et la réalisation du scanner cérébral est d’une heure et demie, celui entre le début des symptômes et la TDM cérébrale est de 36,6 heures ; ce qui est excessif dans l’optique d’instaurer une thérapie d’urgence. Dans la série de Ben Jemaa, près de 78 % des patients ont eu leur TDM cérébrale avant la 24ème heure après le début des symptômes. Ce chiffre témoigne des efforts déjà réalisés au sein de la filière de soins au CHU de Sousse, puisqu’une étude en 1994 avait montré que moins de 40 % des patients avaient eu alors une TDM avant la 24ème heure. Dans notre série 63,4 % des patients ont eu leur scanner cérébral dans les 24 heures suivant l’installation de leurs symptômes : ce chiffre est à améliorer grâce à une bonne sensibilisation de la population locale et une modification des filières de soins de l’AVC. Dans l’étude de CHAN, on notait une proportion d’AVC hémorragique de 43 %, alors que les AVC ischémiques représentaient 57 % du total. Cependant la topographie des AVC n’a pas été révélée sur l’imagerie. Dans notre série 83 % des AVC étaient de nature ischémique contre 17 % AVCH. En plus de cela, la moitié de ces patients ayant un AVC hémorragique ont eu une hémorragie sous arachnoïdienne. Ces résultats correspondent presque aux données des autres pays pour preuve, dans le registre des AVC de Dijon 2000, il a été rapporté 78 % d’AVCI contre 22 % d’AVCH, alors que OXFORDSHIRE a recensé 80 % d’AVCI, 5% d’hémorragie méningée, 5 % d’hématome parenchymateux et 06 % de cas de diagnostic non élucidé au scanner cérébral. L’étude NINDS se rapproche de nos résultats, car elle a mis en évidence 71 % AVCI, 13% hémorragie sous arachnoïdienne et 13 % d’hémorragie intracérébrale. Beaucoup d’études ont montré que les résultats de la tomodensitométrie cérébrale étaient en faveur d’une ischémie cérébrale dans 7 à 8 cas sur 10 de suspicion d’AVC. 39 SERIES AVCH(en pourcentage) AVCI (%) HM HIC AUTRES NOTRE SERIE 83 8,5 8,5 00 TOAST 78 13 03 06 NINDS 71 13 13 03 LOUISIANE 80 11 NIE* 09 OXFORSHIRE 80 05 05 10 DIJON 78 06 16 00 Tableau XII: données selon le sous type d’AVC diagnostiqué à la TDM. *Non inclus dans l’étude En ce qui concerne le territoire atteint lors des AVC ischémiques dans notre série, 94,1 % des AVC ischémiques correspondaient à une atteinte du territoire carotidien. Dans l’étude Diouf, 89,6 % des lésions ischémiques siégeaient dans le territoire carotidien et 10,6 % dans le territoire vertébrobasilaire. 4.4. Le reste des examens complémentaires : Dans notre série, 23,8 % des patients avaient une ACFA et 2,4 % un IDM à l’ECG. Dans l’étude de Ducluzeau 17 % des patients avaient une ACFA à leur admission. Si tous les patients de notre étude avaient faits un ECG et une NFS, seuls 19 % d’entre eux ont eu un ionogramme sanguin. Ce fait témoigne d’un défaut de protocole codifié des patients reçus aux urgences pour une suspicion d’AVC. Certaines recommandations comme celle d’ESI 2001 ont élaboré des examens paracliniques systématiques dans la phase aigue de l’AVC. 40 4.5. Mode évolutif de l‘AVC : Il est vrai qu’au décours de notre étude 76,2 % des patients hospitalisés aux urgences sont restés stationnaires et qu’aucun décès n’a été répertorié, mais ces données ne relatent en rien les conséquences attendues par l’AVC. En effet, ceci est expliqué par le séjour plus ou moins éphémère des malades dans ce service des accueils des urgences qui n’est qu’un lieu de transit pour eux. Si dans notre série 9,5 % des patients ont une évolution compliquée, dans celle de Chan 30% avaient des complications infectieuses. En fait la mortalité liée aux AVC est importante : 20 % à un mois, 25 à 40 % à un an et 60 % à 3 ans [32].Dans la moitié des cas, le décès est une conséquence directe de l'atteinte cérébrale, mais dans 35 % des cas, il peut être imputé à des complications de décubitus. Parmi elles, les pneumopathies secondaires seraient responsables de 20 à 30 % des décès et l'embolie pulmonaire de 3 à 15 %. Les complications respiratoires sont donc fréquentes après un AVC et sont responsables de près de la moitié des décès [45, 32, 16]. 41 ENSEIGNEMENTS ET RECOMMANDATIONS 42 5. ENSEIGNEMENTS ET RECOMMANDATIONS TIRES DE CETTE ETUDE : 5.1 Enseignements : A travers cette étude, la prise en charge de l’AVC devrait être améliorée à tous les niveaux, tel est le constat émis, tant sur le plan de l’éducation de la population locale de Fès et ses environs que sur la rapidité d’exécution des gestes au SAU. Les facteurs que l’on a identifiés comme étant un frein à une bonne prise en charge de l’AVC sont : - L’absence de sensibilisation de la population sur le dépistage et la prise en charge des facteurs de risques, et l’éradication de cette faille est un pilier important dans la prévention primaire. - L’absence de sensibilisation de la population sur les manifestations cliniques de l’AVC et l’importance capitale d’une consultation immédiate au SAU : le délai entre l’apparition des symptômes et l’arrivée aux urgences en est une parfaite illustration et l’éradication de cette faille pourra optimiser la prise en charge et améliorer le pronostic vital et fonctionnel de cette pathologie. - L’admission au SAU d’un AVC et la réalisation du scanner cérébral prend énormément de temps: du fait de retard dans l’admission du patient au SAU, du retard dans l’obtention de l’accord du scanner et sa réalisation. Un accès prioritaires des AVC en salle d’observation du SAU, ou même un accès immédiat en radiologie permettrait de réduire ces délais. - L’accès difficile à l’imagerie cérébrale en termes de distance entre les services, de radiologie et d’accueil des urgences à l’hôpital Ghassani, ne posera plus de problème dans le nouveau CHU. - Le manque de prise en charge codifiée en cas de suspicion d’AVC des patients dès leur admission au service d’accueil des urgences. Des 43 procédures de prises en charges des AVC ainsi que la mise en place de filières de soins semblent impératives. - Une amélioration du délai d’obtention des avis spécialisés (neurologie, neurochirurgie, cardiologie) est un élément susceptible de réduire le séjour des patients au SAU 5.2. Recommandations : 5.2.1. Education du public : Les victimes ou leur famille sont peu averties sur les conséquences de l’AVC, elles répugnent donc souvent à demander une aide médicale rapide. Ce constat, d’ailleurs est émis à l’échelle mondiale ; c’est ainsi que la NSA estime que 40 % des gens, aux Etats Unis, ne connaissent pas les signes d’alerte d’AVC et que seul 1 % savent que cette maladie constitue l’une des principales causes de mortalité. Ces faits soulignent la nécessité d’instaurer un programme d’éducation de la population. Ce dernier, se doit d’être ambitieux, avec des émissions de radios, des interviews à la télévision, des articles de presse et surtout des campagnes médicales sensibilisation axées sur les populations urbaines et rurales. Les buts de de cette éducation sont, d’une part de permettre à la population de reconnaitre les symptômes de l’AVC ce qui permettra un transport immédiat vers une structure sanitaire apte pour la suite de la prise en charge, et d’autre part de faire comprendre tous les risques encourus en cas d’AVC retardé. Il s’avère nécessaire de signaler que plusieurs études ont montré l’efficacité des campagnes médiatiques pour faire prendre conscience de l’importance de l’AVC : en guise d’illustration nous pouvons citer « the European Ad Hoc Consensus Group, 1996 » [2]. 44 5.2.2. Education du personnel médical : Aux urgences, le personnel soignant doit être sensibilisé sur le fait que l’AVC est une urgence médicale de premier ordre au même titre que l’infarctus du myocarde. De ce fait une rapidité de gestion des cas de suspicion d’AVC pourra être obtenue, ce qui induira une baisse de la morbidité de cette affection. L’éducation passe aussi par une augmentation des connaissances des médecins généralistes qui sont les acteurs principaux des préventions, primaire et secondaire de l’AVC. Il serait intéressant d’organiser des conférences et des colloques où il serait question d’étudier l’apport du généraliste aussi bien sur la prévention primaire que secondaire de l’AVC. 5.2.4. Recommandations sur la prise en charge des AVC aux urgences : [2,13,37] a. Examen clinique à l’admission : Le facteur temps est le facteur pronostique le plus important, particulièrement les premières minutes et premières heures après l’AVC. L’évaluation clinique initiale aux urgences doit être concise, précise et brève en cas de suspicion d’AVC et ce, à fortiori si le patient présente un déficit d’installation brutale et que des facteurs de risque d’AVC sont retrouvés à l’interrogatoire. L’examen clinique neurologique est centré sur la sévérité du déficit, le siège de la lésion et la recherche de la cause potentielle. Simultanément, il faut faire une évaluation des fonctions respiratoires, l’état hémodynamique (fréquence cardiaque et pression artérielle), la température corporelle et la saturation en oxygène grâce à une oxymétrie de pouls. b. Examens paracliniques à demander aux urgences : • Examens biologiques : Certains examens biologiques sont systématiques pour une bonne prise en charge de l’AVC : la numération de formule sanguine, le bilan de crase (TP, TCA et INR) surtout si le diagnostic d’ACFA associée est retenue, un ionogramme et une glycémie. 45 La ponction lombaire est demandée uniquement en cas de suspicion d’hémorragie méningée lorsque le scanner cérébral ne montre pas de saignement cérébral. L’intérêt de la mesure des gaz du sang dans la prise en charge des AVC est la recherche d’une acidose métabolique (suspicion de céto-acidose diabétique) ou en cas d’hypoxie suspectée. Un bilan infectieux n’est demandé qu’en cas de fièvre franche. Ainsi une CRP, une VS de même qu’un ECBU ou une radiographie du thorax pourront être demandés selon les données de l’interrogatoire et de l’examen clinique. • L’électrocardiogramme : L’ECG doit être enregistré chez tous les patients atteints d’AVC du fait de la grande fréquence des maladies cardiaques chez eux. L’AVC et l’infarctus du myocarde, peuvent survenir ensemble ; l’AVC hémisphérique peut causer une arythmie ou une insuffisance cardiaque. De plus une fibrillation auriculaire peut être enregistrée au décours d’une embolie cérébrale. • Les explorations radiologiques : Le scanner cérébral est le premier examen radiologique à réaliser en urgence. En effet il permet de distinguer une ischémie d’une hémorragie cérébrale. Les signes précoces d’ischémie cérébrale peuvent être observés dès la deuxième heure suivant l’accident, mais ils peuvent aussi être absents pendant quelques heures d’où la nécessité de refaire le scanner à distance. Les hémorragies cérébrales aigues sont souvent, identifiables à la TDM. La TDM cérébrale permet aussi d’éliminer une pathologie cérébrale de présentation pseudo vasculaire. Bien plus performant que le scanner cérébral, l’IRM sera demandé surtout dans l’étude du tronc cérébral ou à chaque fois que la TDM n’est pas contributive au diagnostic positif ou même différentiel de l’AVC. L’indication d’une radiographie du thorax est, surtout dans la phase aigue, l’étude de la silhouette cardiaque. Par ailleurs elle est à demander en cas de, suspicion 46 de pneumopathie d’inhalation, troubles ventilatoires ou d’anomalies à l’oxymétrie de pouls pouvant être en rapport avec une hypoxie. c. Prise en charge thérapeutique : La prise de conscience depuis une vingtaine d’années de l’importance des AVC en termes de santé publique a conduit à la réalisation de très nombreuses études consacrées aux divers aspects de leur prise en charge à la phase aiguë. Comme pour la prévention, ces travaux ont débouché sur des recommandations tant américaines qu’européennes concernant aussi bien les thérapeutiques elles mêmes que les aspects organisationnels de la prise en charge. • Prise en charge thérapeutique : Elle est le plus souvent subdivisée en deux volets : les mesures générales et le traitement spécifique. En ce qui concerne les mesures générales, elles sont toujours de mise quelque soit le sous type d’AVC. Elles consistent selon les recommandations de l’ESI en 2001 à [2]: - Assurer la liberté des voies aériennes supérieures et une bonne oxygénation. - Surveiller et corriger la glycémie ainsi que la température corporelle si elles sont élevées. - Surveillance précise et correction des désordres hydroélectrolytiques. - L’état neurologique et les fonctions vitales doivent être régulièrement surveillés. Quant au traitement spécifique, il dépend d’une part du type d’AVC et de l’état neurologique initial. D’autre part il est fortement influencé par le délai entre le début de la symptomatologie et l’heure de consultation au SAU : d’où la nécessité d’instaurer une filière de soins permettant d’optimiser la prise en charge dans la phase aigue de l’AVC. 47 • Les filières de soins à mettre en place : L’intérêt majeur de mettre en place une filière de soins est de pouvoir gagner du temps et d’instaurer par la suite une thérapie d’urgence telle qu’une thrombolyse dans le cadre d’une ischémie cérébrale ou l’indication chirurgicale devant un hématome cérébelleux compliqué de signes de compression ou d’hydrocéphalie. Plusieurs filières de soins peuvent être transport utilisé (médicalisé ou non) proposées en fonction du type de ou en fonction du délai entre le début des symptômes et la consultation aux urgences. • En cas de transport médicalisé (par le SAMU) : Dans ce cas l’évaluation neurologique initiale du malade serait faite par le médecin du SAMU. Le radiologue et le neurologue de garde avertis de l’arrivée du patient, l’attendraient au service de radiologie directement et le nécessaire pourrait être fait en fonction des résultats du scanner. Cette filière de soin pourrait permettre d’admettre des malades plus rapidement dans une unité neurovasculaire comme en atteste l’organigramme suivant : 48 -Alerter neurologue de Domicile Transport par le SAMU garde -Alerter Radiologue Service de Radiologie : TDM en urgence TDM : Hémorragie cérébrale TDM : ischémie cérébrale SAU : pour avis neurochirurgie et suite de la prise en charge Transfert vers l’unité neurovasculaire pour suite de la prise en charge Organigramme 1 : filière de soins d’une victime d’accident vasculaire cérébral en cas de transport médicalisé. 49 • Pour les patients reçus directement au SAU : Ils pourraient empruntés le circuit habituel, il suffit juste de mettre en pratique les recommandations déjà cités. Pour réduire le délai entre l’arrivée au SAU et la réalisation du scanner cérébral, le patient peut directement être transporté au service de radiologie après avoir alerter le radiologue de garde. Organigramme du circuit habituel emprunté par un patient victime d’un accident vasculaire cérébral : Sortie : avec ou sans consentement médical Domicile Après avis spécialisés SAU : prélèvements biologiques et alerte du radiologue Transfert dans une autre structure sanitaire Service de radiologie 50 Transfert dans un service du CHU CONCLUSION 51 6. CONCLUSION : Cette étude a permis de réaliser un état des lieux de la prise en charge de l’AVC dans sa phase aigue au niveau du service d’accueils des urgences du CHU Hassan II de Fès. Il en est ressorti que cette prise en charge est tardive du fait de l’absence d’un protocole codifié permettant de gagner du temps en cas de suspicion d’accident vasculaire cérébral et d’un manque de sensibilisation de la population à propos des manifestations cliniques de l’AVC et l’intérêt de consulter tôt une fois les signes d’AVC installés. Dans l’optique d’améliorer les données obtenues, il est important, d’instaurer une campagne médiatique de sensibilisation, de développer, outre les moyens de prévention primaire et secondaire, des systèmes de prise en charge en filières concernant à la fois l’alerte, le transport et hospitalière. 52 la prise en charge RESUMES DE THESE 53 RESUME Titre : Profil des AVC au service d’accueil des urgences au CHU Hassan II de Fès à propos d’une étude prospective d un mois. Il s’agit d’une étude prospective observationnelle d’un mois menée au sein du service des urgences du CHU Hassan II. Ainsi 41 patients furent colligés. Avec une moyenne d’âge de 59,2 ans (±16), le sexe ratio était de 0,75.Le délai moyen entre le début de la symptomatologie et la consultation aux urgences était de 34,9 heures alors que la moyenne du temps écoulé entre les symptômes et la réalisation du scanner cérébral était de 36,4 heures. Quant à la moyenne du délai entre l’apparition des symptômes et la réalisation du scanner,elle était de 36,6 heures. Par ailleurs, 83 % des ACV étaient de nature ischémique alors que 17 % d’AVCH ont été recensés : ce qui correspondait aux données scientifiques. De plus dans notre série, à l’image des écrits scientifiques, l’HTA a été le principal facteur de risque de survenu de l’AVC, suivie du diabète de type 2. Cette étude a permis de réaliser un état des lieux de la prise en charge de l’AVC dans sa phase aigue au niveau du service d’accueils des urgences du CHU Hassan II de Fès. Il en est ressorti que cette prise en charge est tardive du fait de l’absence d’un protocole codifié permettant de gagner du temps en cas de suspicion d’accident vasculaire cérébral et d’un manque de sensibilisation de la population à propos des manifestations cliniques de l’AVC et l’intérêt de consulter tôt une fois les signes d’AVC installés. Dans l’optique d’améliorer les données obtenues, il est important, d’instaurer une campagne médiatique de sensibilisation, de développer, outre les moyens de prévention primaire et secondaire, des systèmes de prise en charge en filières concernant à la fois l’alerte, le transport et hospitalière. 54 la prise en charge ABSRTACT TITLE: PROFILE of stroke in the service of reception of emergency in the TEACHING HOSPITAL HASSAN II of Fez regarding a prospective study during one month. It is about a retrospective observational study of month led within the emergency service of the TEACHING HOSPITAL HASSAN II. 41 cases were studied, with an average of age of 59.2 years, the ratio was 0.75. The medium delay between the beginning of symptoms and the consultation at emergency service was of 34.9 hours while the average of time between the beginning of the symptoms and the realization of the cerebral scanner was of 36.4 hours. This study allowed realizing an online of the situation of the taking care of stroke in its acute phase in the service of receptions of the emergency of the TEACHING HOSPITAL HASSAN II of Fez. It emerged from it that this taking care is late due to the absence of a codified protocol allowing to win time in case of suspicion of stroke and the lack of sensitization of the population regarding the clinical demonstrations of stroke appear and interest to consult when the firsts signs of stroke . In perspective to ameliorate acquired data, it is important, to institute a media campaign of sensitization, to develop, besides the means of primary and secondary prevention, systems of taking care of concerning at the same time alert, transport and hospital taking care. 55 اﻟﻌﻨﻮان دراﺳﺔ ﻣﺴﺘﻘﺒﻠﯿﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺪى ﺷﮭﺮ واﺣﺪ ﺣﻮل اﻟﺠﻠﻄﺎت اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ اﻟﺘﻲ ﯾﺘﻢ اﺳﺘﻘﺒﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ ﻗﺴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻌﺠﻼت ﻟﻠﻤﺮﻛﺰ اﻻ ﺳﺘﺸﻔﺎﺋﻲ اﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺳﯿﺪي ﻣﺤﻤﺪ ﺑﻦ ﻋﺒﺪ اﷲ ﺑﻔﺎس ﺗﻌﺘﺒﺮ دراﺳﺘﻨﺎ دراﺳﺔ ﻣﺴﺘﻘﺒﻠﯿﺔ ﺣﯿﺚ ﺷﻤﻠﺖ ﺟﻤﯿﻊ ﺣﺎﻻت اﻟﺠﻠﻄﺎت اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ اﻟﺘﻲ ﯾﺘﻢ اﺳﺘﻘﺒﺎﻟﮭﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺪى ﺷﮭﺮ واﺣﺪ ﺑﻘﺴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻌﺠﻼت ﻟﻠﻤﺮﻛﺰ اﻻ ﺳﺘﺸﻔﺎﺋﻲ اﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺳﯿﺪي ﻣﺤﻤﺪ ﺑﻦ ﻋﺒﺪ اﷲ ﺑﻔﺎس. ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﺣﺼﺎء 41ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻌﺪل اﻟﺴﻦ ﻗﺪر ب59.2ﺳﻨﺔ أﻣﺎ ﻣﻌﺪل اﻟﺠﻨﺲ ﻓﻜﺎن 0.75ﺳﻨﺔ ﻣﺘﻮﺳﻂ اﻟﻮﻗﺖ ﺑﯿﻦ ﺑﺪاﯾﺔ اﻻﻋﺮاض واﻟﻔﺤﺺ ﻓﻲ ﻗﺴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻌﺠﻼت ھﻮ 34.9ﺳﺎﻋﺔ ﺑﯿﻨﻤﺎ اﻟﻤﺪة اﻟﻔﺎﺻﻠﺔ ﺑﯿﻦ ﺑﺪاﯾﺔ اﻷﻋﺮاض وإﺟﺮاء اﻟﺴﻜﺎﻧﯿﺮ ﺣﻮل اﻟﺮأس ﻓﻘﺪرت ب 36.4ﺳﺎﻋﺔ. ﻟﻘﺪ ﺗﺒﯿﻦ ﻣﻦ ﺧﻼل ھﺪه اﻟﺪراﺳﺔ ان ھﻨﺎك ﺗﺎﺧﺮﻣﻠﺤﻮظ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى ﻋﻼج اﻟﺠﻠﻄﺎت اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﻤﺮﺣﻠﺔ اﻟﺤﺎدة ﻓﻲ ﻗﺴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻌﺠﻼت ﻟﻠﻤﺮﻛﺰ اﻻ ﺳﺘﺸﻔﺎﺋﻲ اﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺳﯿﺪي ﻣﺤﻤﺪ ﺑﻦ ﻋﺒﺪ اﷲ ﺑﻔﺎس وداﻟﻚ راﺟﻊ ﻟﻐﯿﺎب ﻣﻨﮭﺞ واﺿﺢ ﯾﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﻛﺴﺐ اﻟﻮﻗﺖ ﻋﻨﺪ اﻟﻤﺮاﺣﻞ اﻷوﻟﻰ ﻟﻠﺠﻠﻄﺔ اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ وﻛﺪاﻟﻚ ﻟﻨﻘﺺ ﺗﺤﺴﯿﺲ اﻟﻨﺎس ﺣﻮل أﻋﺮاض اﻟﺠﻠﻄﺔ اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ و أھﻤﯿﺔ اﻟﻔﺤﺺ اﻟﻤﺒﻜﺮ. ﻟﮭﺪا ﻓﻤﻦ اﻟﻀﺮوري وﺟﻮد ﺣﻤﻠﺔ ﺗﺤﺴﯿﺴﯿﺔ ﻋﺒﺮ وﺳﺎﺋﻞ اﻹﻋﻼم ﺗﮭﺪف ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ اﻟﻮﻗﺎﯾﺔ ﻣﻦ أﺳﺒﺎب اﻟﺠﻠﻄﺎت اﻟﺪﻣﺎﻏﯿﺔ إﻟﻰ اﻟﻨﮭﻮض ﺑﺄﻧﻈﻤﺔ اﻟﻌﻼج واﻟﺘﻲ ﺗﺸﻤﻞ وﺳﺎﺋﻞ اﻻﻧﺪار واﻟﻨﻘﻞ 56 ANNEXE 1 57 FICHE D’EXPLOITATION SUJET DE THESE : PROFIL DES AVC AUX URGENCES A PROPOS D’UNE ETUDE PONCTUELLE D’UN MOIS IDENTITE Nom : Prénom : Age : Sexe : ANTECEDENTS Personnels HTA : oui non depuis : Suivi : bien mal non Traitement (nom du médicament avec posologie) : DIABETE : oui non DID depuis : ans DNID Suivi : bien mal non Traitement : ADO INSULINOTHERAPIE s/s cutané HYPERCHOLESTEROLEMIE : Oui Suivi : bien non depuis : mal non ans Traitement : AVC : oui non Type : AVCI nombre : AIT fois AVCH TVC HEMORRAGIE MENINGEE Traitement en cours avec posologie : CARDIOPATHIE :oui non depuis Type de cardiopathie : traitement : HOSPITALISATIONS ANTERIEURES POUR AUTRE MALADIE : oui Nombre de fois : non service : Maladie diagnostiquée : CONTRACEPTION ORALE : oui non depuis : Médicament et posologie : TABAGISME :oui non depuis : Nombre de paquet/jour 58 ans ALCOOLISME : oui non occasionnel depuis : ans FAMILIAUX : CAS SIMILAIRE DANS LA FAMILLE : oui CARDIOPATHIE : oui non qui non qui MALFOMATION VASCULAIRE : oui non qui DELAI DE PRISE EN CHARGE : Date et heure du début des symptômes : connues Le : / /2008 à h Date et heure de l’arrivée aux urgences : Le : inconnues min / /2008 à h min Date et heure de réalisation du scanner cérébral : Le : h / /2008 à min CLINIQUE A L’ADMISSION : CONSTANTES : Température : C pouls : TA systolique : mmHg TROUBLES DE CONSCIENCE : oui DEFICIT MOTEUR : oui bttmts/min TA diastolique : mmHg non non Type de déficit : hémiplégie hémiparésie Tétraplégie autre Coté atteint : Droit Gauche TROUBLES DE LA SENSIBILITE : oui Superficielle monoparésie non profonde ATTEINTE DES PAIRES CRANIENNES : oui non Paire atteinte : ATTEINTE DES FONCTIONS SUPERIEURES : oui coté : non Fonction atteinte : APHASIE : oui non Type : Broca Wernicke SOUFFLE CARDIAQUE :oui Foyer : mitral non tricuspidien Allure : rétrécissement CRISE CONVULSIVE :oui Autre aortique insuffisance non SCORES A L’ADMISSION : NIH : RANKIN : 59 pulmonaire EXAMENS COMPLEMENTAIRES Biologie NFS : fait non fait Hb : g/dl Plaquettes : /mm3 Ionogramme : fait hématies : meq/l Natrémie : g/l PL : faite meq/l Créatinine : mg/l non faite Aspect macroscopique : hémorragique Cytologie : Glycémie : Xanthochromique hématies/mm3 g/l TCK : TP : ECG: fait INR : non fait Rythme: régulier BAV: oui irrégulier ACFA non HAG: oui non HAD: oui non HVG : oui non HVD : oui non Bloc de branches : oui non Complet droit gauche incomplet EXPLORATIONS RADIOLOGIQUES TOMODENSITOMETRIE CEREBRALE : Résultats : hypodensité hyperdensité Signes indirects d’AVC (à préciser) Territoire atteint : Type d’AVC : AVCI IRM : fait /mm3 non fait Kaliémie : Urée : /mm3 GB : AVCH TVC non fait Date et heure de réalisation : le / /2008 à h Résultat : RADIOGRAPHIE DU THORAX DE FACE : fait non fait 60 min Résultat : AUTRES EXAMENS RADIOLOGIQUES FAITS AUX URGENCES : Nature : Résultat : PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE AUX URGENCES (à détailler) : - EVOLUTION DURANT LE SEJOUR AUX URGENCES : Favorable stationnaire Type de complication : compliquée métabolique neurologique Infectieux autre DEVENIR IMMEDIAT : -date et heure de la sortie : le / /2008 à -état des scores à la sortie : NIH min RANKIN -Sortie pour domicile : avis médical contre avis médical -transfert dans un service spécialisé : oui Neurologie h Cardiologie non Réanimation 61 Autre ANNEXE 2 Courbe de Shaped 62 Courbe de Shaped : risque relatif de la survenue de l’AVC en fonction de l’alcoolisme (version réadaptée tirée du «Tobacco and Alcohol, in Curent Clinical Neurology: Handbook of Stroke Prevention in Clinical Practice » )[62] 63 ANNEXE 3 : Tableaux récapitulatifs des résultats obtenus lors de notre étude. 64 Patients âge (ans) sexe HTA DNID P 01 P 02 P 03 P 04 P 05 P 06 P 07 P 08 P 09 P 10 P 11 P 12 P 13 P 14 P 15 P 16 P 17 P 18 P 19 P 20 P 21 P 22 P 23 P 24 P 25 P 26 P 27 P 28 P 29 P 30 P 31 P 32 P 33 P 34 P 35 P 36 P 37 P 38 P 39 P 40 P 41 57 80 88 80 28 65 46 70 60 66 29 70 80 72 25 45 34 63 45 61 65 70 70 80 39 58 56 65 64 57 54 80 55 70 45 78 38 70 31 72 62 Homme Homme Homme Femme Femme Homme Femme Homme Homme Homme Homme Femme Femme Femme Homme Femme Femme Femme Femme Femme Femme Femme Femme Homme Femme Homme Femme Femme Homme Homme Femme Femme Homme Homme Femme Homme Femme Femme Homme Homme Femme non oui non oui non non oui oui non non non non non non non oui oui oui non oui oui non oui oui non non non non non non oui oui non non oui oui non oui non oui oui non non non non non non non non non oui non oui oui non non non oui oui oui oui oui oui oui oui non non non oui oui non oui oui non non non non non non non non oui Hyperc holesté rolémie non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non AVC CARDIO PATHIE TABAGI SME non non non non non non non non non non non non non non non oui non non non non non non non oui oui non oui non non non non non non non oui oui non non non non non non non non non oui non non non non non oui oui non non non non non oui non oui non non non non oui non oui non oui non oui non non non non non non non non non non non oui oui non non non non non oui oui oui non non non oui non non non non non non non non non non oui non non oui oui non non non non non non non non oui oui non CONTR ACEPTI ON non non non non non non oui non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non ALCOO LISME DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES DE NOTRE SERIE : Age, sexe et antécédents 65 non non non non non non non non non oui oc non non non oc non non non non non non non non non oui non non non non non non non non non non non non oc non non PATIENTS P 01 P 02 P 03 P 04 P 05 P 06 P 07 P 08 P 09 P 10 P 11 P 12 P 13 P 14 P 15 P 16 P 17 P 18 P 19 P 20 P 21 P 22 P 23 P 24 P 25 P 26 P 27 P 28 P 29 P 30 P 31 P 32 P 33 P 34 P 35 P 36 P 37 P 38 P 39 P 40 P 41 DELAISSAU (heures) 13 10,5 98 2 59 10 108 74,75 19,75 10 13,25 4,5 75,5 10 40 7,16 21 12 46,5 2,5 27 13,5 18 5,5 DELAISTDM (heures) 14 11,66 103 2,53 60,75 10,75 109,75 76 21,75 12 16,75 5,5 76,75 11,58 42,25 8,3 24 13,5 47,25 3 27,75 14,78 19 6,16 7 6 22 2 12,6 12 168 120 72 24 14 24 74 12 8 144 10,5 8 23,75 2,75 14,33 13,5 170 122 75,13 26 16,5 25,5 75,25 13,16 11,3 145,25 DELAISAUT (heures) 1 1,16 5 0,53 1,75 0,75 1,75 1,25 2 2 3,5 1 1,25 1,58 2,25 1,14 3 1,5 0,75 0,5 0,75 1,28 1 0,66 1 3,5 2 1,75 0,75 1,73 1,5 2 2 3,13 2 2,5 1,5 1,25 1,16 3,3 1,25 TDM SEJOUR (heures) AVCI AVCI AVCI AVCI 23 34 109 14 41 19,5 2,5 25,33 4,5 10 10,5 5,5 48 24 26 5,5 12 2 22,5 3 22 26 24 22,5 3,5 22 10 14 21 12 32 16 12 14,5 7,5 18 16 12 6 18 14 AVCI AVCI AVCH AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCH AVCH AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCI AVCH AVCH AVCI AVCH AVCI AVCI AVCI AVCH AVCI AVCH TABLEAU RECAPITULATIF DES DELAIS ET DE LA NATURE DE L’AVC AU SCANNER CEREBRAL. DELAISSAU= Délai entre début des symptômes et la consultation aux urgences ; DELAISTDM= Délai entre début des symptômes et la réalisation de la TDM cérébrale ; DELAISAUT= Délai entre la consultation aux urgences et la réalisation du scanner cérébral. 66 Température Tble (°C) consc P 02 37,40 non P 04 P 05 37,20 37,00 P 01 P 03 P 06 P 07 37,50 37,50 37,00 37,00 P 08 37,00 P 10 P 11 37,20 37,00 P 09 P 12 P 13 38,50 37,00 37,50 P 14 37,00 P 16 36,70 P 18 37,10 P 20 37,50 P 23 37,00 P 15 P 17 P 19 P 21 P 22 40,00 non hémiparésie non hémiparésie non hémiparésie non non non hémiplégie non oui hémiplégie non oui hémiplégie P 26 37,00 P 29 37,30 non non hémiplégie hémiplégie hémiplégie 90 130 90 non non 260 140 140 70 140 80 oui oui 140 oui 170 oui non oui non 160 120 non non oui oui non non non 110 160 160 140 non 270 non non 190 oui non oui 170 non non oui 140 non non non oui non oui non non oui oui non non non oui non oui oui oui non 170 oui non oui PAD 160 non non non non non oui PAS oui non oui hémiplégie hémiparésie 37,40 oui non oui non oui P 24 oui non non non hémiplégie non non non hémiplégie non oui non non hémiplégie 38,50 oui oui oui oui non non non hémiplégie non non hémiparésie non non non non hémiparésie hémiparésie non oui non hémiplégie non non oui oui non non B non non oui oui aphasie non non non hémiplégie oui HLH non non hémiparésie PF non hémiparésie non 37,30 80 70 90 90 80 80 90 160 100 150 100 110 180 150 100 110 70 90 90 60 70 oui 170 110 oui 140 80 oui 140 non 37,40 37,00 non non hémiparésie hémiplégie non non P 30 37,30 non hémiparésie non non non non 100 P 32 P 33 38,20 39,00 non oui hémiparésie hémiplégie non oui oui non oui non oui non 180 170 P 35 38,20 non 190 110 140 90 P 31 P 34 37,30 37,00 non non non oui P 36 37,00 non P 38 P 39 37,50 37,40 non oui P 41 38,00 P 37 P 40 37,50 37,60 tétraparésie hémiplégie hémiplégie hémiparésie non oui hémiparésie non hémiplégie hémiparésie non non non hémiparésie non hémiparésie oui oui non non hémiplégie non oui oui non non oui oui 70 hémiparésie oui oui oui oui non 90 non P 27 P 28 37,00 Trble sensibilité non 37,00 37,30 P 25 déficit non oui non non non non non non non non non non non non non non non non non oui oui oui non non 120 160 130 100 80 80 80 150 100 190 80 100 90 non 180 non non 140 190 90 100 non 180 110 non non 140 TABLEAU RESUMANT LES DONNEES CLINIQUES A L’ADMISSION DES PATIENTS. Trble consc = Troubles de conscience Trble sensibilite = Troubles de la sensibilité PF = Paralysie faciale HLH = Hémianopsie latérale homonyme 67 80 110 90 REFERENCES 68 1. Abah J. P., N.M., Accidents vasculaires cérébraux: Diagnostic et prise en charge, dans Journées pédagogiques du CHU de Yaoundé. 2000: Cameroun. 2 Amarenco P., B.J., Kaste M., Skyhoj Olsen T., Bogousslavsky J., Hacke w. et al, Recommandations de l’European Stroke Initiative pour la prise en charge des AVC, dans La lettre du neurologue, 2001. 5(3) :p. 4 3. Amparo Rodríguez Piñera.M, C.M.C.M., San Cristóbal Velasco.E, ENFERMEDAD CEREBROVASCULAR: planificación asistencial, tratamiento de la fase aguda y subaguda; pronóstico, in TRATADO de GERIATRÍA para residentes. 2004. p. 11. 4. Bejot Y., R.O., Benatru I., Fromont A., Couvreur G., Cailler M., Les apports du Registre Dijonnais des accidents vasculaires cérébraux en 20 ans d'activité. Revue neurologique, 2008. 164(2): p. 10. 5. 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