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Le réseau S.O.U.P.E présente
La Rue est à Nous !
FESTI'COLLOQUE
Le militantisme culturel
à l'heure européenne
Les 25 et 26 septembre 2009
maison Folie Wazemmes - Lille
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INTRODUCTION
Après les deux années du projet européen S.O.U.P.E (Symbole d'Ouverture et d'Union des
Peuples Européens), financé par le Programme culture Europe 2007/2012, qui a donné l'occasion
aux associations ATTACAFA (Lille), Associazione Oltre (Bologne) et 9 Barris Acull (Barcelone)
d'échanger et d'organiser de nombreuses actions communes, voici le temps du bilan. C'est par le
biais du Festi'Colloque « La Rue est à Nous! », mêlant théorie et pratique, que nos trois
associations vous proposent de réfléchir ensemble sur la place des projets culturels militants dans
l'espace public dans nos villes européennes.
Partant de leurs expériences de projets culturels participatifs et militants dans l'espace public,
chercheurs, sociologues, acteurs de terrain et habitants de quartiers issus de différents pays
questionneront les formes contemporaines de militantisme culturel qui revendiquent l’espace
urbain comme lieu d’action et la participation comme mode de fonctionnement.
Les actions que nous avons regroupées dans le colloque sont des actions qui travaillent ce que
Jacques Rancière nomme si justement « le partage du sensible », ce sont des actions qui nous
invitent à penser l’égalité et le partage. Pour nous l’esthétique n’est pas réductible au beau, mais
c’est une manière de penser qui défie la rationalisation du monde pour laisser jaillir l’imprévisible.
Comment ? Tout simplement en ne préfigurant pas la réception, mais en laissant libre cours à
l’interprétation. Nous faisons le pari que la force du « militantisme culturel » réside dans ce qu’il
ne délivre pas un message univoque, il ne fait pas de pédagogie, ne dit pas ce qu’il faut penser,
mais questionne en déplaçant nos habitudes de voir, de sentir, d’écouter, de goûter, en
proposant…
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Billet de Bonne Humeur
d'Emilie DaLage
Présidente d'ATTACAFA
Attention, ici commence une tradition, voyageuse et mondialisée, d’ici et d’ailleurs : une vraie
tradition en somme…
Tout a commencé il y a 10 ans, sur la place de Wazemmes à Lille.
Sur la proposition drôle et un peu folle de quelques-uns, les habitants ont cuisiné pour d’autres
qu’ils ne connaissaient pas, passants heureux et ébahis de tant d’inventions et de générosité.
D’autres ont joué des tours, pour rire, de la musique, pour plaire, la fête de la soupe était née. Et
puis l’idée à fait son chemin, de Banlieues d’Europe en banlieues européennes, de Wazemmes à
Nou Barris-Barcelone- et Corticella- Bologne.
Grâce au programme Culture de la Commission Européenne, depuis deux ans, des photographes,
des circassiens et des habitants des trois quartiers ont voyagé, échangé des tours –de mains, de
magie- des histoires et des recettes.
Les photographies sont de petits blocs de mémoires sur papier, des instants saisis, indices à partir
desquels nous vous laissons imaginer cette belle aventure européenne.
Que voyons nous ? Partout les mêmes gestes : couper, remuer, goûter, offrir et partager, et
pourtant, derrière l’apparente homogénéité de la pratique décomposée, se difracte une infinie de
possibles pour ceux qui osent goûter et écouter.
Les images donnent à voir un autre universel que celui, réifiant et destructeur, que nous propose le
capitalisme mondialisé d’aujourd’hui.
Ce que nous voyons à l’œuvre c’est un universel-métisse, pour reprendre le mot de Laplantine et
Nouss.
C’est un universel qui nous invite à prendre des chemins de traverses, à résister à l’oppression du
« tout » devenu aujourd’hui le « tout marchand ».
Ici on donne et on construit, indéfiniment.
C’est un universel qui se nourrit des liens que nous tissons, des dialogues que nous nouons et qui
ne cesse de produire du divers.
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Genèse d'un projet
Du Festival « La Louche d'Or » au Réseau S.O.U.P.E
Nous sommes en 2001. A l’origine du festival il y a la volonté d’habitants et d’acteurs culturels du
quartier de Wazemmes à Lille-France, de s’affirmer et de montrer ses « arts de faire » dans un
contexte de requalification urbaine du quartier, de préfiguration de l’événement Lille 2004, Capitale
Européenne de la Culture et de l’implantation à cette occasion d’une « Maison Folie » dans le
quartier. Affirmer donc la puissance de création des lieux de convivialité du quartier, défendre sa
mixité et sa spontanéité devant des logiques d’institutionnalisation et de dépossession de la fête
au profit des « professionnels ».
L'idée est alors celle d'un festival, baptisé La Louche d'Or- Festival International de la Soupe,
construit autour du plat le plus fédérateur du monde parce que justement universellement
répandu : la soupe.
Seul plat commun à tous les continents, c'est le liant de ce festival où chacun offre et reçoit des
secrets de famille de tous les continents. Il s'agit d'investir un quartier et d'en faire le théâtre d'un
marché pas comme les autres : y manger, y découvrir, y échanger et même y entendre... de la
soupe !
Plus qu'un festival, c'est un projet de société qui vise à faire se rencontrer et se découvrir les
citoyens du monde, un projet interculturel qui vise à fédérer des énergies au sein d'un quartier et
les mettre en synergie avec d'autres initiatives de territoires différents. Il s'agit, au travers d'une
manifestation préparée toute l'année en collaboration avec les habitants du quartier (écoles,
crèches, maison de quartier, centre de loisirs, maisons de retraite...), de favoriser la découverte, la
rencontre, la transmission de savoirs-faire et la participation des habitants. La dimension
européenne du projet propose de faire tout cela à grande échelle et d'aller échanger avec les
voisins européens par delà les frontières.
Au fil des éditions et des années, la Louche d'Or lilloise est devenue un des festivals
incontournables de Lille et d'autres structures culturelles ou sociales ont lancé à leur tour leur
propre Festival International de la Soupe, et dès 2001, une charte « Soupe » (cf p.6) a été créée
avec les partenaires européens afin de distinguer les objectifs à court et long termes et d'éviter
que le projet soit détourné de ses objectifs initiaux. Le Festival international devient pour le coup
un réseau acronyme : Symbole d'Ouverture et d'Union des Peuples Européens.
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Pour Attacafa, Associazione Oltre et 9 Barris Acull, le Festival International de la Soupe représente
aussi un espace de réflexion à l'heure où se posent souvent les questions d'intégration de
nouvelles sensibilités et conceptions du monde. Ce festival se veut être un élément de
réappropriation du quartier par et pour ses habitants. C'est aussi un moment de mise en lumière et
parfois même le point d'orgue du travail annuel d'associations du quartier.
Aujourd’hui, les projets culturels dits participatifs et festifs entrent en plein dans les logiques de
réorganisation de l’espace public des métropoles contemporaines, sous l’effet conjugué de
l’importance prise par l'enjeu touristique des villes et leur mise en concurrence. Le Festival de la
Soupe n’échappe pas à la règle. La production de représentations collectives de la ville comme
lieu du bien vivre ensemble, convivial, ouvert, dynamique, métissé semble bien partagée par les
métropoles du Nord du Monde engagées dans la course des territoires.
En 2008, le réseau S.O.U.P.E a obtenu des financements européens en vue de resserrer les
coopérations entre les festivals de Lille, Bologne et Barcelone et nous avons commencé depuis
deux ans à provoquer des échanges d'artistes, d'habitants et de questionnements.
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Charte du réseau S.O.U.P.E
PREAMBULE
> La soupe est ici considérée comme un symbole commun à tous les continents. Pas un pays au
monde qui ne possède une soupe. Les soupes sont par essence à la fois toujours les mêmes et
uniques, toutes différentes mais ressemblantes, à l’image de nous tous.
> L’aspect culturel de la manifestation ne doit pas occulter ses aspects écologiques, humains,
sociaux et économiques…
> Les participants soupiers sont pour nous des « artistes du quotidien ».
> La découverte des arts de faire (de la soupe, de la musique, du théâtre…) des cinq continents
est une occasion de se découvrir et de se rencontrer.
> L’aspect ludique de la manifestation, la diversité des formes artistiques et la valorisation de la
culture de tous, ont pour objectif de favoriser la curiosité.
LA CHARTE
Nous nous engageons à respecter :
> La gratuité totale du festival, pour le public, pour les participants : les soupes relèvent du
don, faire la soupe permet de réhabiliter le plaisir du don et l’acte gratuit. Le festival se
déroule dans la rue ou dans un espace public, l’enjeu étant de respecter et d’investir
l’espace public.
> L’aspect participatif et ouvert du festival :la participation des habitants du quartier n’exclut
pas la participation d’autres personnes, au contraire elle la suscite. Le quartier invite le reste du
monde.
> L’aspect ludique et festif du festival : le festival a été créé dans un esprit humoristique, pour
décaler et se moquer des discours entendus sur la convivialité. Le festival de la soupe doit rester
une occasion de sourire de nous même et de préserver la simplicité de la convivialité.
> Le caractère « désiré » du festival :l’organisation du festival doit être précédée de micro
évènements qui permettent de susciter le désir, d’impliquer la population locale, de rencontrer les
habitants hors des cadres habituels (maisons de quartiers, associations…). Les microévènements sont aussi les moyens d’amorcer le dialogue nécessaire à l’organisation du festival.
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> Le caractère spontané du festival : tenter de simplifier au maximum la logistique afin de
préserver l’initiative des habitants trop souvent bloquée par la complexité affichée des
organisations professionnelles; en deux mots : vive le bricolage!
> L‘aspect participatif et collectif du festival : La Louche d’Or n’est en aucun cas un moyen de
promotion de l’association organisatrice, il faudra se faire discret! Sans la participation de chacun,
dans ses diverses compétences, la structure porteuse ne peut exister.
Signataires Européens de la Charte
Rafael Juncadella - Barcelone / 9 Barris Acull
Lydia Buchner - Bologne / AssOltre
Emilie Dalage – Lille / Attacafa
Heidi Walter - Berlin / Wrangelnetz
Esteli / Nicaragua
Belisa Gadea - Madrid / Minka
Jordi Ballart – Terrassa / Associaciò de Veïns de Torre-sana
Organisateurs européens absents lors de la signature de la charte
KTO Théâtre de Cracovie
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PROGRAMME DES JOURNEES
25 et 26 septembre 2009
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
COTE COUR
MATIN 9H < 12H
SALLE DE SPECTACLE
>Accueil-Présentation-Ouverture
9H
Accueil
Projection « Paroles de Marmites » - projet S.O.U.P.E.
10h
Ouverture et mot d'accueil
Olivier SERGENT - Directeur de la maison Folie Wazemmes///Lille, France
Catherine CULLEN – Adjointe au Maire de Lille déléguée à la Culture///Lille, France
10H30Pour une pensée par l’action
Présentation du contexte et des projets du réseau S.O.U.P.E.
La présentation montrera comment la pratique nourrit et irrigue la réflexion sur l’espace
public urbain:
Avec trois membres coordinateurs du réseau européen.
Lydia BUCHNER et Francesco VOLTA - ASSOLTRE///Bologne, Italie.
La créativité, la culture et l'art constituent la base du projet pluridisciplinaire de l'association
Oltre et sont le prétexte de l'étincelle qui donne vie à des évènements multiformes recherchant
la sociabilité, la transmission, la convivialité et l'échange.
L'association vise à la création de nouvelles formes de rencontres interculturelles, en
impliquant, via des projets communs, des gens, leur conception du monde, leur vécu, et crée
des rapprochements d'univers culturels extrêmement différents. Au cours des années, Oltre a
créé un réseau dans la ville, en particulier à travers le projet Par tòt Parata qui comprend plus
de 80 activités différentes, associations, centres sociaux, écoles, compagnies artistiques de
musique, de théâtre, de danse... Certaines de ces activités sont enracinées plus
particulièrement dans le quartier Corticella qui se situe dans la périphérie de la ville.
Emilie DALAGE- ATTACAFA///Lille, France
La première mission que s'est donnée ATTACAFA en 1984, est de mettre en valeur les
patrimoines culturels du monde et participer à la transmission des savoir-faire à travers
l'invitation d'artistes contemporains. Le travail d'ATTACAFA a toujours mis la priorité sur
l’invention de nouveaux modes de collaboration entre associations et habitants, l’importance
de l'espace pratiqué et du territoire, des processus d’identification plus que des identités. Les
savoir-faire d'Attacafa se trouvent justement dans la capacité à fédérer des énergies et
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
mobiliser des réseaux autour de ses projets. C'est dans la relation que se définit sa
philosophie de l’action. Si ces «capacités relationnelles» sont travaillées au sein de
l’association, la notion même de relation ainsi que la notion de « don anthropologique » font
l’objet d’une réflexion constante et sont à la base de toute action.
Le projet associatif d’ATTACAFA s'est toujours revendiqué comme un projet global qui a
intégré les nouvelles façons de penser la société et la culture, sans frontières ou séparations à
priori, qui amène chacun à relier des domaines de la vie jusqu'ici trop souvent séparés
(Citoyenneté, Santé, Convivialité, Economie, Invention…) et laissent de côté les clivages
traditionnels. C’est un projet total qui perd de sa force s'il est fractionné, segmenté. Le Festival
de la Soupe, crée en 2001 en est l'exemple le plus parlant.
Lourdes PONCE - 9 BARRIS ACULL///Barcelone, Espagne
9 Barris est un réseau comptant actuellement plus de soixante organisations, qui inclut des
associations, des structures sociales, culturelles et sportives, des organisations de solidarité,
d'éducation d'adultes, du quartier de Nou Barris, Barcelone.
Le but du Réseau est de travailler de façon coordonnée pour promouvoir la coexistence et
faciliter l'intégration de nouveaux habitants, souvent issus de l'immigration, dans le quartier, en
proposant accueil, formation et conseil. L'objectif du réseau est de promouvoir l'égalité des
droits, la participation à la vie du quartier, de travailler au bien vivre ensemble des
communautés du quartier, par le biais d'évènements comme le Festival de Sopes del Mundo.
11H
Ouverture en séance plénière - Conférence inaugurale
par Jean HURSTEL - Président de Banlieues d'Europe///Lyon, France
Jean Hurstel explore depuis de nombreuses années les cités ouvrières et industrielles
de l'Est de la France, de Montbéliard à Strasbourg, en passant par la région frontalière
Lorraine. Directeur pendant treize ans de " La Laiterie " à Strasbourg, il est actuellement
expert auprès du programme Urbact de l'Union Européenne.
Il est également fondateur et président du réseau " Banlieues d'Europe " Lyon – France
qui fédère les projets artistiques et culturels menés dans les quartiers défavorisés
européens.
MIDI 12H < 14H
PELOUSE DE LA MAISON FOLIE///Inscription au repas-8€
>Repas et spectacles
Espace rencontre, canapés et pique-nique pour poursuivre les échanges au jardin.
Animations musicales, fanfares.
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
APRES-MIDI 14H < 17H
15h30 pause café
2 ATELIERS AUX CHOIX <
ATELIER N° 1 DEDANS/DEHORS
ENTRESOLS
Récupération de lieux abandonnés pour la création de projets de quartier: les bases
arrières de l'occupation d'une rue, d'un quartier.
«Tu es dans la rue mais tu es chez toi, c'est comme si tu avais invité 1000 personnes à la maison»
Faiseur de soupe bolonais.
Comment travaille-t-on au sein d'un quartier, d'une ville à l'appropriation de la rue ? Et dans la rue,
qu'est ce qu'on y fait ? Qu'est ce qu'on y raconte ? Et avec qui ? Est-ce dans la rue que se crée le
quartier ? Est-ce ça de vivre dans une commune, au sens d'une communauté ? Et les suites …?
Car l’expérience urbaine est plus complexe que la seule participation dans la rue à un événement
à un moment donné; comment garantir une pérennité des actions hors du cadre de l'évènement ?
MODÉRATRICE SASKIA COUSIN – Anthropologue, Maître de conférence à l'Université de
Tours, Chercheuse au IIAC-LAIOS ///EHESS/CNRS
INTERVENANTS
Marek REMBOWSKY - LA CITTA DELL UTOPIA///Rome, Italie
« La Città dell’Utopia » est un laboratoire social et culturel visant à mettre en place un nouveau
modèle de développement local et global qui se veut équilibré et équitable. Ce laboratoire met
en valeur et connecte entre elles les expériences et les potentialités des différents acteurs
locaux et offre la possibilité aux habitants de participer au développement environnemental et
social de leur quartier en créant un réseau de solidarité.
Le modèle de développement local prôné par le projet est basé sur l'idée de « capital social »,
c'est-à-dire un modèle où la richesse ne se mesure pas en termes d'indices économiques, mais
sur sa capacité à produire une cohésion sociale, une solidarité entre tous les acteurs du
territoire. « La Città dell'Utopia » est une expérience d'éducation et d'auto-apprentissage à
une citoyenneté active, à la participation individuelle et collective à la vie d'un quartier.
Le projet présente des caractéristiques particulièrement innovatrices qui le rendent unique en
son genre:
-L'expérimentation d'un «laboratoire» permanent qui sache construire et connecter
entre eux les réseaux internationaux et locaux sur un territoire spécifique fortement urbanisé.
-Un travail en réseau pluridisciplinaire entre associations, groupes informels et institutions
ayant pour objectif le développement d'un projet territorial basé sur des modèles de
développement durable.
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
La méthode « laboratoire » qui permet au territoire de proposer et se développer ensemble
autour d'une proposition communes, de «prendre » au travers des propositions culturelles et
récréatives et de « donner » à travers des activités de volontariat et de solidarité.
-La création d'opportunités quotidiennes pour les citoyens afin de contribuer au développement
de leur propre territoire en relation avec leur disponibilité, leurs attitudes individuelles et
collectives.
Dans ce contexte, depuis 2007, est née al Festival International de la Soupe de Rome, comme
un instrument social de participation et une opportunité d'impliquer la communauté locale à
participer dans la rue à un événement gratuit ouvert à tous et à toutes.
Juan LOPEZ VILLORA - ECOLE DE CIRQUE DE L'ATENEU POPULAR///Barcelone, Espagne
L'Ateneu Popular, centre culturel ouvert, est né du combat mené par les habitants du quartier
pour restaurer et obtenir un espace commun et public. L'objectif principal du projet Ateneu est
de promouvoir la participation, la création, la relation entre le public et la culture dans un but de
développement social respectant les valeurs d'indépendance, d'autonomie, de solidarité, de
respect et de qualité. L'Ateneu Popular, c'est aussi le lieu culturel où converge la majeure partie
des professionnels du cirque catalan.
Céline FEVRES – MACAQ (Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier)///Paris,
France
L'association M.A.C.A.Q (Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier) est une
association loi 1901 d'éducation populaire. Créée en 2001 sur l'initiative d'une bande de jeunes
habitants et amis des quartiers Batignolles et Epinettes dans le 17ème arrondissement de
Paris, avec pour objectif de faire bouger le quartier, en manque d’activités et d’infrastructures
associatives.
Au fur et à mesure des expulsions , l'association a occupé dans le 17ième arrondissement le
123 rue de Tocqueville (2001-2002) baptisé à l'époque “Espace Cyrano”, qu’elle occupe
aujourd’hui légalement. Les cours, les expositions et ateliers partagés s'y sont développés.
C’était aussi l’époque des premiers vide-greniers festifs autour du square des Batignolles.
Elle a ensuite “rebondi” au 110 rue de la Jonquière (2002- 2005), un immeuble sur 8 niveaux
tout proche de la porte de Clichy, au coeur du quartier politique de la ville. C’est dans ce lieu
baptisé “17ème parallèle" que l’association et son projet ont pris leur essor. C’est l’époque des
dîners de quartier et de leur scène ouverte, les débuts du renouveau du Carnaval de Paris, le
début de la branche humanitaire M.A.C.A.Q sans Frontières.
Le rez-de-chaussée du 123 rue de Tocqueville est attribué par la Mairie de Paris, et inauguré le
1er avril 2007. L’ex squat est devenu un lieu officiel ouvert aux habitants et associations
parisiennes. L'association M.A.C.A.Q a pour but de fédérer les énergies locales autour
d’évènements et d’activités pour créer du lien social et des solidarités de proximité :
- Evènements de quartier
- Espaces partagés. M.A.C.A.Q soutient la vie associative locale en partageant des espaces
d’activités permettant aux associations de se développer et de se structurer.
- Solidarité internationale
- Intervention culturelle et artistique
Quel projet de territoire ? Quels enjeux sociaux, culturels et politiques ? Comment développer
un véritable projet de territoire militant et innovant avec des bénévoles et des contrats précaires
? Quel est le sens de l'éducation populaire aujourd'hui ?
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
ATELIER N°2 MILITANTISME CULTUREL ET POLITIQUE QUELS
LIENS, QUELS ENGAGEMENTS ? QUELLE EFFICACITÉ ?
QUELLE UTILISATION MÉDIATIQUE?
SALLE DE SPECTACLE
Ils sont activistes et utilisent l'art comme mode d'action, la rue comme lieu de débat.
Ils ont des nez rouges et lancent des codes du travail en carton sur les CRS lors des manifs antiCPE/CNE, ils créent des ateliers express d'interventions théatralo-militantes pour faire des
happenings dans les rues, ils militent contre la vidéo-surveillance, devenue norme dans nos villes,
ils font des carnavals subversifs et rassembleurs pour tourner en dérision la police sur-armée dans
une confrontation plumes et paillettes vs matraques... En bref, ils s'emparent de la rue pour y
exprimer leurs opinions.
Mais la rue, l’espace urbain en général est-il encore le lieu possible d’actions culturelles militantes
et si oui, lesquelles ? Que fait-on quand on organise une fête de rue, une parade, un festival qui
s’inscrit dans la ville ? Est-ce que l’on revendique ? Est-ce que l’on milite ? Est-ce que l’on
s’amuse tout simplement ? Et si nous militons, nous militons pour quoi ? Pour plus de convivialité,
mais quelle différence alors avec la très institutionnelle « fête des voisins » française ? D’ailleurs
militer aujourd’hui veut-il forcément dire s’opposer à toute forme d’institutionnalisation ? Comment
prendre en compte l’évolution des formes de la politique dans nos démocraties modernes ? Ne
confond-on pas trop souvent politique et pouvoir ? Les enjeux sont-ils les mêmes en Italie, en
Espagne, en France et ailleurs ?
MODÉRATRICE Julie CHANSEL, militante, journaliste de formation et responsable du pôle
rétention CIMADE///Paris, France.
INTERVENANTS
Sonja KELLENBERGER - sociologue et anthropologue à S.E.A. Europe (Sociologues et
ethnologues associés)///« Les interventions d’artistes-activistes dans l’espace public »///ParisFrance
Sonja Kellenberger est sociologue, responsable d’études et de recherches à SEA Europe. Elle
est spécialiste de l’analyse des pratiques artistiques, culturelles et citoyennes en milieu urbain.
Elle est l’auteur d’une thèse sur l’actualisation de l’intervention artistique et culturelle dans
l’espace public en France et en Grande-Bretagne.
Des mouvements protestataires actuels sont dynamisés par des collectifs d’artistes-activistes et
notamment en ce qui concerne les interventions dans les espaces publics. Agissant au coeur
et/ou à la lisière des mouvements sociaux, ils inventent des dispositifs qui permettent
d’organiser l’attention publique, d’expérimenter le rapport aux passants, les formes de l’action
collective ou les symboles de luttes. La ville et, en particulier, les espaces publics détiennent
ainsi une place de prédilection dans les agissements de ces collectifs.
Plus largement, il s’agit d’observer une démarche artistique qui agit au plus près d’un
environnement urbain sensible, aux interactions foisonnantes, et qui intègre pleinement le
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
milieu urbain dans ses productions. Ainsi, la ville ne jouerait pas seulement un rôle de
réceptacle où se produit un certain renouvellement de la vie publique (R. Sennett, 1979) et
d’un élan démocratique, mais elle serait un élément à part entière de ce processus en tant que
milieu socialisateur, espace de ressources et de contraintes.
Jean-Pierre PETIT – Association « Souriez, vous êtes filmé »///Paris, France
« Souriez,vous êtes filmés » est une association constituée en 1995 contre le développement
de la videosurveillance. Au-delà de la lutte pour la défense des libertés, il s’agit de mener une
action critique sur l’espace public. Face à la vidéosurveillance qui nous apprends
l’autodiscipline souriante, symbole d’une ville technologique impersonnelle qui nous échappe,
l’idée est de prôner la dérision, l’humain, l’authenticité, le politiquement pas gentil.
Une des premières actions a été d’organiser un banquet de rue sous l’œil des caméras afin de
bien marquer notre territoire. Pour exister sur la durée, pour que cela reste un plaisir et pas
seulement un devoir, ne jamais être là où on nous attend, surprendre et nous surprendre,
nous avons choisi de ne jamais faire la même action : masquage de caméras, débats publics,
pétitions, occupation de la CNIL, actions communes avec la Brigade des Clowns... Ne pas
devenir un syndicat des videosurveillés, garder intacte la critique de la vie quotidienne et des
nouvelles formes de conditionnement, « Souriez,vous êtes filmés » s’est associé de
nombreuses fois aux « antipubs » et aux « antibiométrie ».
S’agissant à la base d’un combat politique (et non pas politicien) sur les formes de domination,
l’association s’est inscrite dans une perspective plus large en participant à l’expérience de la
maison des ensembles à Paris dont les occupants allaient du « Droit Au Logement » à des
troupes de théâtre en passant par des syndicats comme la CNT ou SUD.
Nelly FLECHER et Sandra COMPTOUR – RADIO GRENOUILLE, Média créatif///Marseille,
France
Créée en 1981, Grenouille est aujourd’hui un projet culturel et radiophonique avec pour
préoccupation majeure de rendre compte et d’interroger Marseille, ses territoires culturels
ainsi que la radiophonie tant comme média que comme médium. Son action s’articule autour
de l’antenne et de ses programmes culturels, autour de projets de création, d’ateliers de
pratiques radiophoniques, notamment en milieu scolaire et dans les quartiers, et
d’événements publics favorisant la rencontre vivante entre les artistes, une parole et les
auditeurs.
Le projet non formaté de Grenouille lui permet de passer de son studio aux places publiques
au travers de démarches journalistiques, documentaires ou artistiques privilégiant la curiosité
et l'engagement de ses réalisateurs.
C'est ainsi que se manifestent des démarches alliant différentes compétences et savoir faire et
qu'une architecte rencontrant une réalisatrice décident d'arpenter un territoire, d'y rencontrer
ses habitants et de favoriser leur expression sur les ondes ou sur les murs du quartier au
travers de l'équipe du « Compas dans l'œil ».
Clôture de la journée 17H00
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
COTE JARDIN
B.R.U.T.
BRIGADE URBAINE DE RECHERCHE THEATRALE 14H<19H
SALLE DE CONVIVIALITE///Avec la Compagnie Détournoyment
ATELIERS DE PRATIQUE///GRATUIT///SUR INSCRIPTION
La B.R.U.T vous embrigade, vous costume et vous prépare à aller recueillir les témoignages des
habitants du quartier de Wazemmes ainsi que leurs légumes pour concocter une soupe collective.
Vous devrez pour cela leur offrir en retour l'intermède théâtral que vous aurez manigancé !
La B.R.U.T s'occupe de tout, transformera l'espace urbain en espace de jeu, vous transmettra les
mises en bouche nécessaires à la récolte, vous accompagnera pour offrir et recevoir... Venez avec
l'envie de jouer, de raconter, de rencontrer et déguster
EPLUCHAGE COLLECTIF ET DEGUSTATION
Le 26 SEPTEMBRE Dès 10h.
Vous servirez votre création culinaire le midi,
aux participants au colloque !
VERNISSAGE DE L'EXPOSITION
PROJET S.O.U.P.E 18H30
PHOTOGRAPHIQUE
DU
AUBERGE DE LA MAISON
FOLIE///Entrée libre
3 PAYS//4 PHOTOGRAPHES//
2 SAISONS
Angie DUJARDIN///Lille, France
Robert MARNIKA///Bologne, Italie
Juan MARTINEZ SERRES///Barcelone,
Espagne
Manel SALA APONTE///Barcelone,
Espagne
Crédit Photo : R. Marnika
Ces quatre photographes ont été missionnés en 2008 et en 2009
dans chacune des villes partenaires pour rendre compte en image des échange interculturels entre
les habitants, les artistes et les acteurs culturels des trois pays.
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VENDREDI 25 SEPTEMBRE
MOTS D'AFRIQUE///Théâtre de rue <19H30
PARVIS DE L'AUBERGE DE LA MAISON FOLIE///Tout public
>Dalilà BOITAUD Compagnie Uz et coutumes///Uzeste, France
Enfants
soldats,
misère,
génocide,
luttes
quotidiennes,
mais
aussi
espérance, joie incroyable des hommes qui survivent et donc nous chantons...
amour,
Ce sont tous des thèmes abordés dans cette création de l'artiste-comédienne qui s'est inspirée de
texte d'auteurs du continent africain. Elle souhaite donc ainsi nous faire voyager entre les getthos
noirs des Etats-Unis, en passant par la Côte d'Ivoire, l'Algérie, puis les Antilles, jusqu'au Rwanda,
tout cela accompagné par les voix et les chants de Kinshasa (République Démocratique du
Congo). Selon son souhait, ces mots d'Afrique seront donnés, entendus, dégustés, vivants...
Dalilà Boitaud interviendra et présentera la Cie Uz et Coutûmes le samedi 26 septembre au matin.
SPECTACLE DE CIRQUE 20H30
SALLE DE SPECTACLE///Entrée libre///Repas 8 € sur réservation
>CABARET DÉCALÉ - CIRQU'EUROPE
Par
L'ATENEU POPULAR///Barcelone, Espagne
Sergio Benitez, Iokasti Ionaki, Eduard Fornes, Berta Juynent
Le CIRQUE DU BOUT DU MONDE///Lille, France
Maxime Duby, Guy & Anne-Agathe Waerenberg, Kris Sobry
Le ZUPPEN CIRCO///Bologne, Italie
Anna Chisena, Barbara Vitangeli, Sandro Sassi,
Manuela Ara, Marian Hernandez
Trois villes, trois companies de cirques, 13 artistes.
Crédit Photo : NJ
Missionnés en 2008, les circassiens du réseau S.O.U.P..E. ont crée un cabaret représentatif d'un
échange à la fois humain et technique, rencontre de multiples disciplines circassiennes. Pour leur
dernière représentation, les 13 artistes offrent une véritable performance en trois langues avec en
prime, l'humour comme dénominateur commun. Laissez-vous méduser par les acrobatie de jolies
cuistots aériennes, amuser par les pitreries de jongleurs costumés en maître d'hôtel, surprendre
par les danseurs...
Les circassiens ont résumé dans ce spectacle l'essence du projet européen : se rencontrer,
partager, créer et offrir à découvrir.
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
COTE COUR
MATIN 9h < 12h
SALLE DE SPECTACLE
>Séance Plénière
9H RETRAVAILLER LE PARTAGE DU SENSIBLE DANS LA VILLE…
MODÉRATRICE SASKIA COUSIN – Anthropologue, Maître de conférence à l'Université de
Tours, Chercheuse au IIAC-LAIOS ///EHESS/CNRS
INVITÉS
Virginie MILLIOT - Maître de Conférence à l'Université de Paris X, spécialiste d’ethnologie
urbaine///Paris, France
Virginie Milliot est spécialiste d’ethnologie urbaine. Ses recherches portent sur la dynamique
des processus culturels urbains contemporains. Elle est l’auteur d’une thèse sur l’actualisation
du Hip Hop dans le contexte français. Ses recherches prennent pour objet les logiques
«d’émergence » et de reconnaissance culturelle. Elle analyse simultanément ce qui s'invente
et se recrée dans les mobilités et les frottements d'altérités de l'urbanité et les logiques
d'institutionnalisation dont les villes sont également le creuset. Sa démarche est inséparable
d’une réflexion méthodologique et épistémologique, dans le cadre de ses enseignements à
Paris X notamment, sur l’ethnologie urbaine en elle-même.
Claudio ZULIAN – Artiste - Le lien entre territoire, identité et art dans les projets
participatifs///Barcelone, Espagne
Claudio Zulian développe au sein d’ACTEON un travail sur l’expérience du territoire et la
formation d’une identification à celui-ci en organisant des interventions urbaines à l’échelle
d’un quartier entier. Sa pratique vise à « faire avec » le lieu et ce qui fait le lieu, c’est-à-dire « le
croisement des chemins, des limites, des discours, des histoires, des faits, des imaginations et
des désirs ». Depuis 1998, il a initié un travail cinématographique qui s’associe à son
expérience du territoire.
“L’Avenir” à Meurchin, près de Lens, “A través del Carmel” dans un quartier de
Barcelone en Espagne.
Deux vidéo-installations réalisées par des procédés de participation très semblables. Dans les
deux cas, pendant des mois, l'équipe a travaillé avec des groupes ou des individus dans
l’objectif de déterminer les modalités d’une représentation du lieu et de ses habitants.
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
Dans les deux cas les participants étaient issus de toutes les classes sociales présentes sur le
territoire ainsi que de toutes sortes d’institutions et d’organisations. Les personnes qui ont
participé à ces groupes de travail ont aussi été les acteurs de la représentation et ont pris les
décisions concernant les lieux de tournage et de vidéo-installation.
Deux différences peuvent être notées entre les 2 expériences : les réactions aux travaux ainsi
que l'ambiance de chacune des vidéo-installations. À Meurchin une partie des participants
s’est sentie mal à l’aise devant les déclarations d’autres participants et ce que la vidéo montrait
de la vie du village. Cela a généré un vif débat sur la pertinence des images, sur les intentions
de l’auteur et sur ce qu’une telle expérience communiquait. L’idée d’une « mauvaise image » a
centré certains débats.
À Barcelone, la présence de certains cas d’exclusion, de la très difficile histoire du quartier et
des images de certains lieux dégradés a été ressentie comme une vérité du lieu, plutôt
orgueilleux de son identité « populaire » et de ses luttes.
Des deux vidéo-installations ont été tirés deux films qui ont été montrés dans des festivals du
monde entier, ont reçu de nombreux prix et ont été diffusés à la télévision.
La comparaison des deux cas peut nous permettre de saisir les enjeux fondamentaux, les
possibilités et les limites d’une production d’images liée à des pratiques de co-responsabilité
citoyenne.
Dalilà BOITAUD - Artiste et porteuse de projets dans les quartiers de la ville d'Uzeste-Compagnie
Uz et Coutûmes///Uzeste, France
Avec la Compagnie Uz & Coutumes qu'elle a créée, une île dans l'archipel d'Uzeste Musical,
Nathalie-Dalila Boitaud a monté le théâtre de La Menuiserie. Elle l'ouvre aux enfants et aux
adultes, aux amateurs et aux professionnels qu'elle a fait participer à ses créations en les
faisant aller à la rencontre de tous les publics. Celui de l'Hestejada bien sûr, mais aussi le
public des écoles, des hôpitaux, des prisons. La comédienne investit aussi la rue, véritable
"lieu de démocratie" prêt à accueillir la poésie. Son engagement dans la cité : "c'est ma façon
de faire la révolution » dit-elle « je crois au soulèvement qu'est mon acte artistique."
Joan Stavo DEBAUGE - Sociologue///Lyon, France
Docteur de l’Institut Marcel Mauss (EHESS-GSPM), il a soutenu cette année une thèse de
sociologie (Venir à la communauté. Pour une sociologie de l’hospitalité et de l’appartenance),
dans laquelle il s’efforce de penser doublement les épreuves rencontrées par le nouveau venu
et les questions que pose son étrangéité à ses divers vis-à-vis. Il s’agit d’éclairer les tensions
qui se font jour entre l’hospitalité et l’appartenance, en observant une variété d’échelles de
communautés (de la maison à des communauté politiques, en passant par la ville) et de
profondeur historique. Parmi ses publications récentes : « L’indifférence du passant qui se
meut, les ancrages du résidant qui s’émeut », in Daniel Céfaï et Dominique Pasquier (dir.). Les
sens du public : public politique, publics médiatiques, Paris, PUF, 2003 ; avec Marc Breviglieri,
« L’hypertrophie de l’œil. Pour une anthropologie du "passant singulier qui s’aventure à
découvert" », in Daniel Céfaï et Carole Saturno (eds.) Isaac joseph : parcours d’un
pragmatiste, Paris, Economica, 2007.
MIDI 12H < 14H
PELOUSE DE LA MAISON FOLIE///Inscription au repas - 8€
Espace Rencontre, canapés et pique-nique pour poursuivre les échanges au jardin.
Animations musicales, fanfares.
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
APRES-MIDI 14H < 17H
15h30 pause café
2 ATELIERS AUX CHOIX <
ATELIER N° 1 JARDINER LA VILLE
Ecologie, agriculture urbaine, réappropriation d'espaces innocupés,
Jardiner la ville, c'est la question de la place de l'agriculture dans l'urbain, la question de la place
inoccupée dans l'urbain... Ce sont des architectes, apprentis jardiniers, activistes et utopistes qui
se réapproprient l'espace public en semant des graines d'imagination et de tournesols, en
inventant des espaces de libre création artistique et en réinventant la façon de vivre son quartier,
sa ville.
Après les jardins ouvriers, c'est le temps des jardins collectifs, pour planter du beau et du bon dans
nos centres urbains, pour habiter friches et terrains vagues, pour faire vivre des espaces urbains
désertés, loin des logiques consuméristes et productivistes des villes d'aujourd'hui. En quoi
jardiner c'est se réapproprier l'urbain ? A quoi cela mène ? Un pied de tomate pousse, et après
que se passe-t-il ? Occuper l'espace, est-ce que c'est le rendre beau ? Et si les services espaces
verts des municipalités reprennent le flambeau, aura-t-on récupéré notre espace public ?
MODÉRATRICE SASKIA COUSIN – Anthropologue, Maître de conférence à l'Université de
Tours, Chercheuse au IIAC-LAIOS ///EHESS/CNRS
INVITÉS
Nathalie BLANC - Chercheur au CNRS-spécialiste d’environnement urbain///Paris, France
Artiste, écrivain, passionnée par les questions d’esthétique, après une formation aux BeauxArts, elle s’oriente vers la géographie urbaine comme cadre de référence d’investigations sur la
naturalité de la ville. Elle a publié notamment L’animal dans la ville aux éditions Odile Jacob en
2000 et co-dirigé avec Jacques Lolive, Esthétique et espace public, aux éditions
Apogée/Cosmopolitiques en 2007.
Richard REYNOLDS - Fondateur du mouvement « Guerilla gardening »///Londres, Royaume-Uni
« Guerilla gardening » c'est pour ces jardiniers sauvages qui ont déclaré la guerre aux espaces
publics négligés et prennent d'assaut un bout de terre dont ils ne sont pas propriétaires pour y
faire pousser légumes, plantes, fleurs. Ces activistes réclament une meilleure utilisation des
terrains délaissés et leur assignent une nouvelle destination.
Richard Reynolds est un jardiner guerillero depuis 5 ans. Guerilla Gardening (la Guerilla
Jardinière) c'est cultiver un bout de terrain dont on n'est pas propriétaire sans permission. Ce
qui était au départ une activité qu'il pratiquait sauvagement, de manière solitaire et nocturne,
est devenu un mouvement plus large dont Richard a à la fois inspiré de nombreuses personnes
voulant s'impliquer dans leur environnement, leur ville et il a aussi découvert beaucoup de
jardiniers guérilleros déjà actifs. A travers son site internet www.guerillagardening.org et en
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
écrivant des livres, il est devenu une référence en matière de guérilla jardinière (ou potagère !)
et intervient régulièrement dans des rencontres ou écrit dans des revues sur ces sujets.
Richard est un géographe de formation mais un communiquant de profession et il apporte cette
stratégie de communication à la guérilla jardinière en éditant une revue colorée sur son activité
globale. Vous y apprendrez que la plupart des jardiners guérilleros agissent sur des espaces
publics négligés, transformant ces espaces vacants en jolis jardins produisant fruits ou
légumes… Et vous apprendrez aussi que, si la guérilla jardinière est une action inévitablement
politique, la provocation dans l'action de plantation varie radicalement au sein du mouvement
mondial.
René PENET – LES AJONCS - Association des Jardins Ouverts et Néanmoins Clôturés ///Lille,
France
C'est dès 1997 que l'on voit les premiers habitants se mobiliser autour d'un jardin lillois. Le
projet de création d’un jardin, non seulement conçu par les habitants mais également entretenu
et animé collectivement par eux-mêmes, fait son chemin. Une opportunité de partenariat avec
la Ville de Lille se présente et de nouveaux JONC (Jardins Ouverts et Néanmoins Clôturés) et
jardins communautaires - plus d'une quinzaine à l'heure actuelle - verront le jour un peu partout
dans la région Nord Pas de Calais.
L’objet de l’association AJOnc, s’est confirmé en 2006: suivi des jardins existants (notamment
ceux légalement rattachés à la structure), accompagnement des nouveaux groupes d’habitants
qui le souhaitent, mise en réseau des jardins communautaires de la région Nord-Pas de Calais,
sensibilisation à la nature et à l’écocitoyenneté. De nombreux autres projets ont été mis en
oeuvre depuis et les Ajoncs ne sont pas prêt de s'arrêter...
Claire BONNET et Damien GRAVA – LES SAPROPHYTES - Collectif poético-urbain//Lille,
France
Jardiner: «cultiver un espace délimité afin que des légumes, des fleurs, des arbres et arbustes
fruitiers et d'ornement s'y développent.»
Cultiver: «1. travailler la terre pour lui faire produire des végétaux utiles aux besoins de
l'homme. // 2. Donner à des végétaux les soins nécessaires à l'obtention d'une récolte; en
assurer la production. //3. Développer, former par l'éducation, l'instruction. // 4. entretenir des
relations amicales avec q.q.un.»
Trois questions seront abordées :
Comment sortir la pratique du jardinage de l'espace privé pour en faire un moyen de
construire un espace commun et partagé?
La ville se construit comme un lieu d'échanges et de rencontres.
«Jardiner la ville», c'est cultiver les espaces délaissés, mais aussi au travers de cette pratique
chercher à développer d'autres échanges entre les habitants moins liés à la consommation qu’à
l'humain. Ce sont ces relations qui, pour nous, donnent sens à nos cités.
Nous cherchons à sortir la pratique de jardinage de l'espace privé pour un faire un moyen de
construire d'un espace commun, partagé voire public. Pour que l'invitation au jardinage soit
aussi une invitation aux partages. Nous proposons de travailler la terre pour que s'y développe
un véritable terrain de rencontres.
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
Comment l'agriculture urbaine permet-elle de changer le rôle et l'implication de l'habitant
dans l'espace urbain?
Le jardinage, comme activité d'auto-production de ses aliments, est également un moyen de
questionner ce que chacun peut faire lui-même en ville.
L'agriculture urbaine permet de produire en ville des aliments propres à la consommation et de
créer un écosystème riche en bio-diversité en utilisant les ressources locales qu'offre le milieu
urbain, en les recyclant, en les transformant.
Cette activité permet d'interroger les possibilités d'investissement des habitants dans l'espace
urbain. Comment peuvent-ils produire leurs aliments et construire leur espace?
Comment le «faire» enrichit-il la réflexion et le rapport à un lieu?
Comment reconquérir la ville par le jardinage?
Au travers de nos expériences à Roubaix dans les quartiers des 3 Ponts, de l'Alma et du Pile,
nous avons tenté de reconquérir par le jardinage et avec les habitants des espaces délaissés,
clôturés ou privatisés.
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
ATELIER N°2 A QUI EST LA RUE ?
Si la rue est à nous, qui sommes « Nous » ? Les antagonismes dans la
réappropriation d'un espace.
L'occupation de l'espace public est souvent un problème. Qui est légitime pour l'occuper, quelles
sont les limites ? Se réapproprier un espace se fait-il au détriment de quelque chose, de
quelqu'un ? Quelles sont les forces en présence ? Si la rue est aux habitants, qu'est ce que c'est
d'habiter une rue, un quartier, une ville ?
MODÉRATEUR François DEBRUYNE - Maître de conférence à l'Université de Lille 3///Lille France
INVITÉS
Pina LALLI – Sociologue de la communication – Université de Bologne///Bologne, Italie
La rue est à nous? Jusqu'à quelle heure?
Professeur de sociologie de la communication à l'université de Bologne, elle nous propose de
travailler sur l'occupation problématique des rues du centre ville de Bologne par les jeunes les
soirs de Week End. Comment l'occupation du centre ville de Bologne est-elle devenue un
"problème public"? Comment se nouent, à travers la question de l'occupation de l'espace public
urbain, des représentations sociales des différentes catégories d'habitants?
Ignacio ORTS OLIVÉ - Las ‘pistas de Via Favencia’ - L'intervention communautaire dans l'espace
public.///Barcelone, Espagne
Projet d’intervention communautaire dans l'espace public: expérience de terrain montrant
comment s’organisent les différentes associations du quartier pour intervenir dans un espace
public abandonné avec des jeunes du quartier. Explication du processus de négociation avec la
mairie.
Giovanni ZOPPOLI – Programme de recherche-action et d'éducation MAMMUT: De
« l'événement » au « quotidien »///Naples, Italie
C'est pour faire face à la déchéance et à l'abandon de partie du quartier Scampia, à Naples, et
au problème d'exclusion scolaire qu'a été créée en 2007 le programme de travail, recherche et
action Mammut. Des actions, de l'éducation à la sculpture, de la menuiserie au hip-hop, de la
cuisine aux échasses, ont été développées pendant deux ans. La recherche théorique n'est pas
oubliée : recherche de matériaux, de théories, de personnes et de pratiques qui pouvant aider à
résoudre les problèmes rencontrés lors des actions.
Dans ce projet, la question principale examinée est le passage de l' « événement » au
«quotidien». Le projet a été réfléchi avec les habitants participant en organisant des parcours
d'étude sur la pédagogie active. Tout cela a aidé à élaborer l'esquisse d'une possible
méthodologie : travailler sur l'espace public grâce à l'éducation. Ainsi, en deux ans ont été
réalisés de nombreux changements dans le quartier par des processus autonomes de
récupération non-commerciale des espaces, mis en ouvre par les habitants.
CLÔTURE DES JOURNÉES 17H00
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
COTE JARDIN
EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE DU PROJET S.O.U.P.E
>TOUTE LA JOURNEE
AUBERGE DE LA MAISON FOLIE///Entrée libre
3 PAYS//4 PHOTOGRAPHES
//2 SAISONS
Angie DUJARDIN///Lille, France
Robert MARNIKA///Bologne, Italie
Juan MARTINEZ SERRES///Barcelone, Espagne
Manel SALA APONTE///Barcelone, Espagne
Ces quatre photographes ont été missionnés en 2008 et en 2009
dans chacune des villes partenaires pour rendre compte en image
des échanges interculturels entre les habitants, les artistes et les
acteurs culturels des trois pays.
Crédit Photo : NJ
COMMANDO THEATRE 14H<18H
SALLE DE CONVIVIALITE///Avec la Compagnie Tambours Battants
ATELIERS DE PRATIQUE///GRATUIT///SUR INSCRIPTION
LE PREMIER COURS PUBLIC ET GRATUIT D'OCCUPATION DE RUE !
Le Commando vous donnera l'occasion, à travers la pratique théâtrale, de porter une parole
consciente, festive et engagée, en explorant les façons d'aborder le théâtre de rue, le rapport au
public et à l'espace urbain. Vous disposerez de trois heures pour tester des choses, pour bouger,
pour crier ou la jouer discret... en tout cas, trois heures pour prendre plaisir ensemble... et surtout
rendre compte de votre envie d'investir la rue -à l'issue de la session- par une petite représentation
impromptue, en clôture de colloque.
Représentation/Intervention à 17h
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SAMEDI 26 SEPTEMBRE
ATELIER CREATION D'UNE SAMBAK'TIVISTE 14H<18H
PELOUSE DE LA MAISON FOLIE///Par des membres de Rythms Of
Resistance
ATELIERS DE PRATIQUE///GRATUIT///SUR INSCRIPTION
ATELIER DE CRÉATION D'UNE SAMBA ISSUE DE LA MOUVANCE « RECLAIM THE STREET »
Un réseau activiste et anticapitaliste transnational, qui utilise la samba comme mode d’action
politique et la frivolité tactique, inspirée du carnaval, pour affronter et critiquer les systèmes de
domination et soutenir directement celles et ceux qui luttent contre l’exploitation, la discrimination,
et l’oppression.
Ils rejettent toute fausse opposition entre le militantisme et les formes de résistance créative. Bien
qu'ils soient des groupes différents qui opèrent de façon décentralisée, ils cherchent à maximiser la
participation de chacun dans le processus collectif.
LA CUISINETTE <17H
PELOUSE DE LA MAISON FOLIE/// Les Saprophytes
Pascaline BOYRON///Mélia DELPLANQUE///Véronique SKORUPINSKI
La cuisinette est une cuisine mobile et autonome. Elle se déplace dans la ville et produit elle-même
ses aliments. Cette action permet de tester grandeur nature l’intrusion d’un élément pirate, d’une
Zone Autonome Temporaire, la gratuité, le don et l’échange. Le chariot suscite beaucoup
d’interrogations et de stupéfaction. Cet élément étrange arrête les passants dans leur course et
engage la discussion.
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PRESENTATION DES
ARTISTES
COTE JARDIN
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EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE DU PROJET S.O.U.P.E
Angie DUJARDIN///Lille, France
"Si l’artiste de spectacle vivant souhaitait un miroir pudique au pied de la scène, il lui suffirait peutêtre de regarder Nj dans les yeux. L’adversité du temps a souvent marqué sa vie, transcendant
chaque détail en force. "Tout Feu, Tout Femme!" n’est tout compte fait que son quotidien à la fois
voyeur et passif, positif et actif pour le plaisir de nos yeux". - Frédérick Guerri.
Site officiel : www.skenea.eu
Robert MARNIKA///Bologne, Italie
Robert Marnika est né à Zadar, Croatie, en 1966. Il commence la photographie en 1989 à Zagreb
et publie ses premières photos dans plusieurs journaux étudiants.
Abondonnant ses études de chimie, il se consacre entièrement à la photographie. Il retourne à
Zadar en tant que photo-journaliste collaborant avec différents journaux de Dalmatie, étant même
l'unique photographe de l'un de ces journaux. En 1991 quand la guerre en Croatie commence, il
est là pour prendre des photos, capter la guerre et toutes les horreurs qui en découlent.
Dans le domaine de la photographie d'art, son travail a fait le tour du monde et la liste des prix et
des expositions internationales est longue. Depuis 1995 il vit à Bologne, Italie, où il enseigne la
photographie à l'université et organise des ateliers photos en Croatie. Il voyage souvent, à la
recherche de nouvelles expressions photographiques, particulièrement des manifestations
présentant un intérêt artistique ou culturel.
Site officiel : www.robertmarnika.com
Juan MARTINEZ SERRES///Barcelone, Espagne
Photographe barcelonais membre du collectif « 9barrisImatges.org »
Il collabore avec différents acteurs sociaux pour montrer le travail d'association et d'organisations
à but non-lucratif à Barcelone : Casal de Barri de Prosperitat, 9 Barris Acull, FAVB.cat (Fédération
des associations des voisins de Barcelone), association Capibola Blues, etc.)
Photographe officiel de :
− 9 Barris Imatge
− Barcelona Tatoo Expo
Site officiel : http://joan.linuxbcn.com
Manel SALA APONTE « ULLS »///Barcelone, Espagne
Sa passion pour la photographie commence très jeune. Il apprend en photographiant la nature et
plus tard sa ville, Barcelone. En 2002 il intègre le collectif de photographes 9 Barris Imatge, du
quartier Prosperitat 9 Barris à Barcelone. C'est à ce moment qu'il se tourne vers la « photographie
sociale ». La même année il découvre et commence à photographier « le meilleur spectacle du
monde », le cirque. Un phénomène expressif qui survit à tous les temps et qui représente une
partie importante de la culture humaine. Pour lui « le cirque saute et rit par mes veines ». Il fonde
et devient photographe de la revue d'arts du cirque Zirkolika (2004). De 2006 à 2008 il réalise un
travail sur le monde Gay, et devient l'un des photographes les plus fréquents du monde de la la
nuit gay de Barcelone. En 2006 il fait de sa passion sa profession.
www.ulls.info
http://9barrisimatge.blogspot.com/
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B.R.U.T.
BRIGADE URBAINE DE RECHERCHE THÉÂTRALE///Lille,
France
Compagnie Détournoyment///Nicolas GRARD
Depuis 1995 Détournoyment va à la rencontre du public lors de spectacles de rue inspirés de faits
et de phénomènes de société. La rue, l'espace public, scène à 360°, reste son territoire
d'inspiration sociale et spatiale. Riche d'artistes et de techniciens aux compétences variées,
Détournoyment s'inscrit dans l'utilisation de matériaux de récupération, composante de sa
démarche artistique. Les spectateurs sont invités à s'impliquer dans le jeu, à changer leur point
de vue, à agir, à dépasser leur statut de simple consommateur auquel tout les assigne.
Détournoyment brouille les pistes du quotidien, suscite les curiosités, défriche de nouveaux
territoires et provoque brassages de rencontres insolites, dans un projet d'expérimentation du
partage, du « vivre ensemble ».
MOTS D'AFRIQUE ///Uzeste, FRANCE
Compagnie Uz et coutûmes///Dalilà BOITAUD
Compagnie née dans le village d'Uzeste en Gironde en 1999. 7 ou 8 personnes, tous voisins, ont
vréée la compagnie dans le village d'Uzeste, en 1999 (Gironde). Ils sont aujourd'hui presque 20,
d’ici et d’ailleurs, plus loin.
Tchékov disait « La vie a filé et on dirait qu’elle n’a pas commencé ».
Cela convient bien à ces années passées et à celles à venir.
La compagnie a donné jour à huit créations, toutes jouées plusieurs fois à Uzeste, certaines
transportées plus loin, à Paris, Bordeaux, Marseille ou Chalon-sur-Saône. Dans chacune d’entre
elles, Uz et Coutûmes a voulu transcrire ce qui nous fait signe dans la vie, le monde, nous-même
et les autres. Capter les sensations, les impressions ; les mettre en jeu pour qu’elles respirent.
Leur souhait est de fabriquer les œuvres de leur œil. Ils n'ont jamais voulu écrire seuls (jamais en
circuit fermé) puisque de la frénésie du plateau jaillit rapidement la soif de la rencontre. Le public.
Comme une histoire d’amour. Ceux et celles que l’on reconnaît dans la salle. Ceux que l’on ne
voit pas quand la lumière est forte. Ceux que l’on ne connaît pas. Ceux qui viennent les voir
après. Ceux qui vont applaudir et aussi tous ceux qui donnent l’énergie de jouer, celles et ceux
sans qui rien ne se passe.
CABARET DÉCALÉ – CIRQU'EUROPE
L'ATENEU POPULAR///Barcelone, Espagne
Sergio Benitez, Iokasti Ionaki, Eduard Fornes, Berta Juynent
Le CIRQUE DU BOUT DU MONDE///Lille, France
Maxime Duby, Guy & Anne-Agathe Waerenberg, Kris Sobry
Le ZUPPEN CIRCO///Bologne, Italie
Anna Chisena, Barbara Vitangeli, Sandro Sassi, Manuela Ara, Marian Hernandez
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COMMANDO THÉÂTRAL///Lille, FRANCE
Compagnie Tambours Battants///Grégory Cynus et Rabah Henneguier
Ce groupe, qui créé essentiellement des spectacles de rue, ou plutôt des spectacles « tous
terrains », mène un travail de création artistique tournant autour de l’investissement de l’espace
public.
Performances, théâtre invisible, spectacles à domicile, activisme politique, manifestations…
A côté de la création de spectacles de rue « classiques », les Commandos Théâtraux explorent les
possibilités de représentations à l’intérieur même du cadre de vie quotidien de la cité et cherchent
le moyen d’intégrer intimement l’acte de création dans la fourmilière moderne…
Ce projet correspond également à une envie de retrouver l’urgence de la création, de pratiquer un
théâtre qui soit plus directement politique, capable d’aller à la rencontre des gens jusque chez eux
s’il le faut et capable de remettre un peu d’action dans l’espace public.
Ce travail de recherche peut impliquer la participation même du « public ». L’organisation de
stages de pratique amateur permettra, outre de sensibiliser divers publics à notre démarche
artistique, d’intégrer celui qui n’aurait pu être qu’un passant lambda dans la création même des
spectacles… C'est l'objectif des « Commandos Théâtraux » qui offrent aux participants la
possibilité de se ré-approprier l'espace public pour y porter une prise de parole collective,
consciente et festive.
SAMBA'KTIVISTE-RYTHMS OF RESISTANCE///Europe
Rythms of resistance///
Nous somme un réseau activiste et anticapitaliste transnational, qui utilise la samba
comme mode d’action politique. Nous utilisons la frivolité tactique, inspirée du carnaval,
pour affronter et critiquer les systèmes de domination et soutenir directement toutEs
celles et ceux qui luttent contre l’exploitation, la discrimination, et l’oppression. Nous
rejetons toute fausse opposition entre le militantisme et les formes de résistance créative.
Bien que nous soyons des groupes différents, qui opèrent de façon décentralisée, nous
cherchons à maximiser la participation de chacunE dans notre processus collectif.
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ATTACAFA
Scène universelle nomade
Nous dépassons le simple rôle de programmateur en entourant la programmation musicale
d’autres découvertes, dans de nombreux domaines artistiques. Nous menons une véritable
réflexion sur l’authenticité musicale et culturelle ainsi que sur le dialogue interculturel. Notre action
sort des théâtres pour gagner la rue, les écoles et les lieux de vie de la Métropole. Attacafa évolue
avec son environnement, avec l’état de la société, son projet s’enrichit.
Quelque soit le lieu où nous intervenons et avec lequel un partenariat est créé, il ne s’agit en
aucun cas de se limiter à de la simple diffusion. Chaque artiste ou formation programmés
s’accompagnent d’un travail profond en direction des publics et de la perception de la culture
proposée.
Un travail autour des publics est capital pour faire en sorte que le spectacle proposé soit compris
et fréquenté par des publics diversifiés. Un partenariat avec la salle invitante s’effectue donc, afin
de croiser nos publics, travailler en direction des publics en difficulté, scolaires, des centres
sociaux… quand Attacafa est le seul organisateur de ces concerts, nous nous efforçons de
programmer ces spectacles dans des endroits de la Métropole et de la Région n’ayant pas
l’occasion d’accueillir généralement des musiques du Monde.
En investissant des lieux aussi différents que des Scènes Nationales ou des médiathèques, nous
œuvrons ainsi pour la diversification des publics au sein d’un même événement. Permettre à tous
l’accès aux lieux culturels institutionnels et revendiquer l’existence des Cultures du Monde
traditionnelles et contemporaines dans ces lieux, sont notre fer de lance, mais aussi inciter les
publics des Scènes Nationales à nous suivre dans des lieux beaucoup moins conventionnels et
opérer une rencontre et des nouvelles habitudes de sorties et de « consommation » culturelle.
Attacafa est une Scène Universelle Nomade et sème ses spectacles dans la région Nord-Pas-deCalais pour tenter de toucher un public plus large, toujours plus curieux de l’Autre. Vingt trois ans
d’expérience nous ont permis de connaître notre public et nous savons qu’il varie selon deux
critères principaux : le lieu du spectacle (forum Fnac, Rose des Vents, le local d’Attacafa, l’Hospice
Comtesse…) et la tradition mise en scène. Un travail avec les associations communautaires nous
permet de mobiliser les ressortissants de diverses nationalités.
Conjuguer ces deux critères nous permet de créer une fois de plus des rencontres : amener un
public communautaire parfois marginalisé dans des lieux tels que la Rose des Vents ou l’Opéra,
profiter de l’effet abonnement de certaines structures pour faire découvrir une tradition, une culture
à un public qui n’aurait pas fait la démarche d’aller la découvrir ailleurs, faire cohabiter dans la
même salle des publics de catégories socioprofessionnelles et d’origines différentes.
ATTACAFA
24 rue de la barre / 59000 Lille
Tel: +33.3.20.31.55.31 / +33.3.20.12.05.62
[email protected]
www.attacafa.com
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Les partenaires
du réseau S.O.U.P.E
ASSOCIAZIONE OLTRE///Bologne, Italie
Née à Bologne en 1997 et composée d'une quarantaine d'âmes italiennes ou étrangères, tantôt
professionnelles, tantôt bénévoles, l'association a pour objet « l'animation urbaine », à travers les
secteurs socio-éducatif et artistique. La créativité, la culture et l'art constituent la base du projet
pluridisciplinaire de l'Associazione Oltre et sont le prétexte de l'étincelle qui donne vie à des
évènements multiformes recherchant la sociabilité, la transmission, la convivialité et l'échange.
L'association vise à la création de nouvelles formes de rencontres interculturelles, en impliquant,
via des projets communs, des gens, leur conception du monde et leur vécu, et crée des
rapprochements d'univers culturels extrêmement différents. Au cours des années, l'Associazione
Oltre a créé un réseau dans la ville, en particulier à travers le projet Par tòt Parata qui comprend
plus de 80 activités différentes, associations, centres sociaux, écoles, compagnies artistiques, de
musique, de théâtre, de danse... Certaines de ces activités sont enracinées plus particulièrement
dans le quartier Corticella qui se situe dans la périphérie de la ville .
Parmis les actions menées par l'Associazione Oltre :
Le Fest – Festival / Festival international de théâtre, musique, danse, art plastique, cuisine et
rencontres. Il se déroule tous les ans notamment en collaboration avec le Centre Auto-Géré des
Anciens, au mois de juin. www.fest~festival.net
Par Tòt Parata / Une parade écologique sans chars à moteurs, intergénérationnelle et
multiculturelle réunissant danse, théâtre de rue, marionnettes et musique... Après la cinquième
édition, la parade est toujours un succès de participation puisqu'elle implique activement 2000
personnes, principalement de jeunes étudiants, à travers des laboratoires préparatoires à la
parade, gratuits; les fêtes et spectacles accueillent environ 15000 spectateurs au mois de juin.
L'échange international / À travers ses actions, l'Associazione Oltre... collabore très activement
avec de multiples structures, italiennes mais aussi européennes telles Europeaische Jugend- und
Begegnungsstaette de Weimar, la Zinneke Parade de Bruxelles, le Centre Social Baussenque de
Marseille, le Winter Carnival de Belfast...
Gran Festival Internazionale della zuppa / C'est en 2004, que La Louche d'Or a pris de
nouvelles racines italiennes. Le festival se déroule le 25 avril de chaque année, date symbolique,
puisqu'elle célèbre également le jour de la Libération du fascisme nazi. La fête de la soupe a été
un prétexte pour plusieurs associations du quartier Corticella de se constituer en réseau:
Associaizione culturale Oltre...
Via Zago 11 B.U.C.O.
I- 40128 Bologna, Quartier San Donato
+39 (0) 51 48 28 00
[email protected]
www.fest-festival.net
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XARXA 9 BARRIS ACULL///Barcelone, Espagne
En 2001, une douzaine d'organismes et de collectifs ont décidés de s'organiser en collectif et ont
créé le réseau 9 Barris Acull. L'objectif : travailler collectivement, à la mise en place de projets
destinés à améliorer le quotidien et faciliter l'intégration dans le quartier des nouveaux voisins avec
les anciens du quartier. Cet objectif n'était pourtant pas nouveau. Se rencontrer, se saluer, se
respecter, organiser des moments de convivialité et expliquer aux nouveaux arrivants du quartier
nos us et coutumes, mais aussi découvrir et comprendre les leurs.
Dialoguer et servir d'intermédiaire pour aider à résoudre les problèmes qui se présentent dans le
quartier dans le but de participer à y rendre meilleure la qualité de vie. Éviter les conflits qui ne
mènent à rien et qui vont à l'inverse d'un enrichissement commun. Ce travail s'effectue aussi en
direction des administrations afin de leur expliquer la situation dans les quartiers, les besoins
détectés et les solutions à y apporter.
9 Barris Acull est le nom d'un réseau regroupant 60 structures à géométrie variable : maisons de
jeunes, associations de voisins, collectifs de femmes, une délégation municipale, des paroisses,
des structures culturelles, des associations de parents d'élèves, des structures sportives... Mais
aussi des voisins qui collaborent bénévolement. 9 Barris Acull œuvre pour que chaque association
prenne conscience des nouvelles réalités du quartier et que ce travail prenne toute cette
dimension.
Pour mieux cerner toute la dimension du réseau de 9 Barris Acull :
Le quartier de Nou Barris - nouveau quartier - est un quartier qui s'est peuplé grâce à la première
vague d'immigration, des années 50, 60 et 70, provenant des régions d'Espagne les plus pauvres
(Galice, Andalousie, Aragon et Castille principalement). Ce quartier accueille aujourd'hui des
immigrés des autres pays extra-communautaires. Notons qu'en 2001, seul 2% de la population du
quartier était composé de personnes issues de l'immigration. Aujourd'hui ce chiffre fluctue entre
19% et 30% selon les zones du quartier. On comprend mieux alors toute la dimension et
l'importance du lien social que tisse 9 Barris Acull.
Xarxa 9 Barris Acull
C/ Badosa, 36-38 baixos
08016 Barcelona
Telèfon: +34 93 353 78 71
Fax: +34 93 2761608
Correu electrònic: [email protected]
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Partenaires affiliés
Banlieues d'Europe///Lyon, France
Né en 1992 en Lorraine sous l’impulsion de Jean Hurstel, le réseau Banlieues d’Europe s’est
constitué autour d’acteurs culturels, d’artistes, de chercheurs, d’élus, conscients de la nécessité de
croiser leurs pratiques, d’échanger leurs informations, de sortir de l’isolement pour évaluer et
promouvoir les projets d’action culturelle naissant dans les quartiers en difficultés en Europe.
Le réseau compte à son actif l’organisation de nombreuses rencontres thématiques
internationales, la participation à un nombre important de séminaires et de formations, la
publication d’actes et d’ouvrages de référence sur les questions de démocratie culturelle en
Europe.
Banlieues d’Europe est soutenu par le Ministère de la Culture (DDAI-Drac Rhône-Alpes), la
Délégation Interministérielle à la Ville, la Fondation Entente franco-allemande, La Ville de Lyon et
la Région Rhône-Alpes. C'est en partie grâce à Banlieues d'Europe, que le Réseau S.O.U.P.E
s'est constitué, puisque la majorité des membres du réseau SO.U.P.E sont aussi membres
de Banlieues d'Europe.
Banlieues d’Europe
271, rue Vendôme /69003 Lyon
Tél. +33 4 72 60 97 80 / Fax. +33 4 78 95 28 15
[email protected]
http://www.banlieues-europe.com/
maison Folie Wazemmes///Lille, France
La maison Folie Wazemmes est un équipement culturel de la Ville de Lille, implanté au cœur du
quartier populaire de Wazemmes.
Cette ancienne filature de textile aux murs datés de 1850, réhabilitée par l’agence néerlandaise
Nox et l’architecte Lars Spuybroek au lancement de Lille 2004, Capitale européenne de la Culture,
est aujourd’hui un lieu mixte, à la fois équipement de proximité, laboratoire d’expérimentation
artistique et espace de bouillonnement culturel.
Tout au long de l’année sont programmés au sein de ses 5000 m2 des spectacles, expositions,
performances, stages, ateliers, résidences d’artistes... Tout en accueillant des artistes
internationaux en résidence de création, la maison Folie présente aussi le travail des acteurs
culturels lillois. Elle se veut un lieu de diffusion et de rencontres, un espace de travail à la croisée
des habitants, des associations du quartier et des créateurs venus du monde entier. Sa mission
est la diversité : elle mélange les disciplines, les cultures et les publics.
Son partenariat avec Attacafa remonte au tout début de son histoire avec l'investissement des
lieux, entre autre, lors du Festival de la Soupe chaque 1er mai.
maison Folie Wazemmes
70 rue des Sarrazins / 59000 Lille
Tel: + 33 (0)3 20 78 20 23
[email protected]
www.mairie-lille.fr
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Mes petites notes...
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Mes petites notes...
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Mes petites notes...
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Nos partenaires institutionnels
Programme Culture Europe 2007/2013
Ville de Lille & maison Folie Wazemmes
Communauté Urbaine de Lille
Région Nord Pas de Calais
Fond d'Intégration Républicain
par la Culture
Université de Lille 3 – Laboratoire Geriico
A bientôt dans la rue…
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