le clocher fendu de l`eglise apostolique arménienne - Armen
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le clocher fendu de l`eglise apostolique arménienne - Armen
LE CLOCHER FENDU DE L’EGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE Dès le début du christianisme, la lanterne vacillante de Saint Grégoire l’Illuminateur éclaira l’âme universelle du peuple arménien d’un éclat étincelant et, en 301, l’Arménie devint le Premier Etat chrétien. Depuis cette date, l’Eglise chrétienne devait guider le peuple arménien à travers des périodes fastes et obscures et s’implanter sur tout le territoire. Après le 24 avril 1915, les rescapés du Génocide des Arméniens éclairés par l’esprit de Saint Grégoire l’Illuminateur durent parcourir des chemins tortueux et arides avant de s’échouer sur les rives de pays étrangers où ils constituèrent une diaspora. Dans ces pays d’accueil, l’Eglise apostolique arménienne s’érigeait tel un phare en assumant non seulement son rôle ecclésiastique mais également celui de foyer d’identité et de culture arméniennes. Les intérêts divergents des grandes puissances internationales et l’action des partis politiques historiques arméniens eurent pour conséquence de surseoir à la résolution de la question arménienne. er Le 29 novembre 1920, l’Arménie entrait au sein de la famille soviétique. L’élection de Vasken 1 comme Catholicos de tous les Arméniens à Etchmiadzine dans un pays comme l’URSS constitue un fait historique remarquable. Donner des recommandations ou envoyer des messages au peuple arménien, durant cette période et sous la tutelle des « non croyants », pourrait être considéré comme un acte héroïque pour le Catholicos d’Etchmiadzine. Pendant l’ère soviétique, la rupture entre les deux fractions des congrégations ecclésiastiques de la diaspora s’accentua, l’une restait fidèle à Etchmiadzine et l’autre relevait du Catholicossat d’Antélias au Liban phagocyté par un parti politique historique arménien. Dans la diaspora, sur le plan religieux et politique, la lutte née de ces deux fractions occasionna des heurts sanglants fortement préjudiciables à l’image que les pays d’accueil avaient des Arméniens. Dernièrement, en France, les actes douloureux secouant les milieux religieux arméniens reçurent des échos dans la presse nationale française et bouleversèrent la vie des Arméniens. L’archevêque apostolique arménien de France, Norvan Zakarian présentait sa démission au Catholicos d’Etchmiadzine, par la suite, le patriarche de Jérusalem fraîchement élu rédigeait une diatribe cinglante qui pourrait être considérée comme diffamatoire à l’encontre du chef suprême de l’Église. Qu’est devenue l’honorable réputation de l’Eglise arménienne qui fut à l’origine de la création du premier Etat chrétien du monde ? Il est désolant de constater que la séparation des deux sièges ecclésiastiques symbolise le clocher fendu de l’Église apostolique arménienne. La flamme éternelle de Saint Grégoire l’Illuminateur, qui depuis des siècles permit aux Arméniens de surmonter tant d’épreuves et qui brilla même lorsque le pays fut sous l’égide des « non croyants » devrait-elle s’éteindre maintenant que l’Arménie est indépendante à cause des jeux des partis politiques ? Nersès Durman-Arabyan Paris août 2013 www.armen-progres.com Traduction de Nemesis
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