BHV pour les nuls

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BHV pour les nuls
INNOVATION
RECHERCHE SUR LE VIEILLISSEMENT
NOUVELLES
PARUTIONS
L’Europe et ses priorités
L
éon Bloy, Lettres à Paul Jury,
texte édité et présenté par
Michel Brix, Tusson (Charente),
Du Lérot, 2010.
Les lettres adressées par Bloy au jésuite
Paul Jury, de 1894 à 1905, ici réunies
pour la première fois, font entrer le
lecteur dans le quotidien du « Pèlerin de
l’Absolu », notamment pendant le séjour
de l’auteur et de sa famille à Lagny.
Cette correspondance montre Léon Bloy
fidèle à sa réputation de « mendiant
ingrat », balançant entre les plaintes
sur ses difficultés de subsistance et la
certitude orgueilleuse que le pauvre est
l’image de Dieu sur terre.
M
ichel Brix, L’Attila du roman.
Flaubert et les origines de
la modernité littéraire, Paris,
Honoré Champion, 2010.
L’auteur de Madame Bovary est
reconnu comme le père de la
fiction contemporaine, celle qui
met notamment l’accent, non sur
l’événement raconté, mais sur la
manière dont cet événement est raconté.
Or, ce roman « nouveau », moderne,
connaît bien des problèmes, et l’on
entend beaucoup parler de la crise de la
fiction en français. D’où cette question,
à laquelle le présent essai s’attache à
répondre : les réorientations imposées
par Flaubert, puis par ses disciples, à la
pratique romanesque ont-elles conduit
celle-ci dans des voies fécondes ou
dans une impasse ?
E
njeux n° 77, Revue de formation
continuée et de didactique
du français, Printemps 2010,
Presses universitaires de Namur.
Ce numéro d’Enjeux propose cinq
articles traitant des problématiques
suivantes : enseignement de la
littérature à l’heure de la globalisation ;
classes de questions et d’injonctions ;
pratiques réflexives au 3e degré de
l’enseignement secondaire, élaboration
d’une séquence didactique en écriture,
et amélioration de la qualité de la
production écrite grâce aux stratégies
d’évaluation formative.
RÉACTION
Les priorités en
biogérontologie
pour l’Europe
La qualité du suivi médical des personnes âgées représente un enjeu important
pour nos sociétés mais aussi pour la recherche européenne. C’est pourquoi 160
chercheurs de 21 pays européens ont défini les priorités de recherche sur le
vieillissement biologique pour les 10 à 15 prochaines années dans le cadre du
projet européen WHYWEAGE coordonné par Olivier Toussaint, de l’Unité de
Recherche namuroise en Biologie Cellulaire (URBC).
«
L
’idéal, ce serait d’être en
bonne santé jusqu’au soir de
ses 99 ans et 364 jours, de
prendre un bon verre de vin, d’aller
se coucher et de ne plus jamais se
réveiller ». Olivier Toussaint, maître de recherche FNRS à l’URBC,
explique que, loin de vouloir lutter contre la mort, la biogérontologie ambitionne de repousser le
moment de la dépendance et de
l’apparition des maladies associées
à la vieillesse pour permettre à un
maximum de personnes de vivre sa
vieillesse en bonne santé.
D’importantes avancées ont
pu être réalisées ces dernières
années, comme en témoigne le
Prix Nobel de physiologie 2009
qui a été attribué aux chercheurs
ayant mis en évidence le mécanisme du raccourcissement des
télomères (les extrémités des
chromosomes), l’un des facteurs
impliqués dans le vieillissement
des cellules. La recherche a également identifié plusieurs facteurs
impliqués dans le vieillissement,
tels que le stress oxydatif, le fonctionnement des mitochondries ou
l’accumulation de mutations dans
le génome.
Ces dix dernières années, l’Europe a financé divers programmes
de recherche sur le vieillissement,
pour un montant d’une centaine de
millions d’euros. Il est aujourd’hui
Plusieurs membres de l’Unité de Recherche en Biologie Cellulaire (URBC)
participent à des études en biogérontologie considérées comme prioritaires pour
l’Europe, notamment l’identification de biomarqueurs permettant de déterminer
l’âge biologique et de prédire l’apparition de maladies liées à l’âge, ainsi que
l’étude des mécanismes de base du vieillissement.
primordial de poursuivre ces
recherches et de renforcer les
résultats constructifs qui ont déjà
émergé. C’est pourquoi les chercheurs regroupés autour du projet
WHYWEAGE ont établi une feuille
de route de la recherche européenne sur les aspects moléculaires
du vieillissement humain, dont les
grandes lignes ont été présentées
à l’officier scientifique en charge
des projets « vieillissement » de la
Commission européenne.
■
Cibler les récepteurs
nucléaires impliqués dans
les maladies associées au
vieillissement (principalement
neurodégénératives
et métaboliques)
■
Développer la biologie des
systèmes (modélisation) dans
le cadre du vieillissement
■
Etablir des recommandations
en termes de nutrition
■
Trouver des solutions pour
préserver la masse et la
force musculaires
■
Mieux comprendre les
raisons de la détérioration
du système immunitaire
■
Maintenir les systèmes de
réparation cellulaire actifs
■
Identifier les biomarqueurs
permettant de déterminer
tl’âge biologique et de
prédire l’apparition de
maladies liées à l’âge
■
Approfondir l’étude
du vieillissement du
système vasculaire
■
Approfondir l’étude des
mécanismes de base du
vieillissement : raccourcissement
des extrémités chromosomiques,
dommages causés au
génome et aux mitochondries,
sénescence cellulaire
■
Accroître le potentiel de la
recherche sur le vieillissement
de la peau, depuis la recherche
fondamentale jusqu’à la
recherche clinique
■
Accroître l’utilisation de la
biologie moléculaire dans les
études gériatriques (marqueurs
prédictifs de fragilité)
A.M.
Infos : Béatrice Rayet,
coordinatrice déléguée du
projet WHYWEAGE
[email protected]
081 72 41 07
(SUITE DE LA PAGE 1)
BHV pour les nuls
L
Reste que BHV fait partie du
néerlandophones de Louvain. Tout
a situation est surréaliste :
grand Pacte linguistique conclu
comme un habitant francophone
la Cour constate l’inconstientre néerlandophones et francode Louvain n’a pas la possibilité
tutionnalité, mais la loi reste
phones. Lorsque la frontière linde voter pour les candidats francoen vigueur. Le législateur
guistique a été fixée en 1962-63, le
phones de Bruxelles. Et un habitant
devait simplement revoir sa copie
maintien de BHV faisait partie intéfrancophone de Renaix, commune
avant le 19 juin 2007. Cette date a
grale du compromis. Pacta sunt serflamande à facilités de la frontière
permis au gouvernement Verhofsvanda, argumentadt de fixer
tent dès lors les
les élections
Souvent, les sphères politiques établissent
francophones.
le 10 juin 2007
et de refiler la
un
rapprochement
entre
les
six
communes
à
patate chaude
La
Cour
aux
futurs
constitutionnelle
facilités de la périphérie et le maintien de BHV.
gouvernements.
n’impose pas la
Cette association fait partie du Code des lois
scission de BHV,
Le problème
mais bien la supimaginaires. L’arrondissement de Hal-Vilvorde
BHV est simple.
pression de la
comprend
même
une
majorité
de
communes
qui
Cette circonsdiscrimination
cription accorde
constatée. Ainsi,
ne sont pas dotées de facilités, comme Zaventem,
aux francophoil est pensable
Vilvorde,
Herne,
Gooik,
Overijse,
Liedekerke…
nes un droit dont
de retourner aux
sont privé les
anciennes cirfrancophones,
conscriptions
linguistique, n’a pas la possibilité
néerlandophones et germanophod’avant 2002. Lesdites circonscripde voter pour les candidats du Haines des autres circonscriptions. En
tions ont été jugées conformes à
naut. Certaines minorités électoraeffet, un néerlandophone domicilié
la Constitution par la Cour constiles seraient-elles moins dignes de
au Brabant Wallon n’a pas la postutionnelle en 1994. Nos hommes
protection que d’autres ?
sibilité de voter pour les candidats
et femmes politiques tiennent
2
cependant à leurs circonscriptions provinciales. Alors que faire ?
Constatant l’impossibilité politique
d’abroger les droits électoraux des
francophones de Hal-Vilvorde, pourquoi ne pas suivre la piste inverse et
élargir lesdits droits à l’ensemble du
pays ? Ainsi, la discrimination susvisée est supprimée. Pourquoi ne pas
créer une circonscription unique ?
Il ne s’agit pas d’un rêve fou. Aux
Pays-Bas, il n’existe qu’une seule
circonscription ! Il va de soi que la
territorialité est une règle de droit
lors des élections régionales : un Wallon vote pour le Parlement Wallon, un
Flamand pour le Parlement flamand.
Lorsqu’il s’agit, par contre, des élections fédérales, nous sommes tous
des Belges. Alors pourquoi ne pas
permettre à un Namurois de voter
pour un candidat d’Ostende, ou à
un Gantois de voter pour un candidat de Liège ? Ce ne serait que
démocratie !
Hendrik Vuye,
professeur à la Faculté de droit
MAGAZINE DE L’UNIVERSITÉ DE NAMUR