federation française de taekwondo et disciplines associees direction

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 FEDERATION FRANÇAISE DE TAEKWONDO ET DISCIPLINES ASSOCIEES DIRECTION TECHNIQUE NATIONALE DEPARTEMENT HAUT NIVEAU PARCOURS D’EXCELLENCE SPORTIVE 2009/2012 DIAGNOSTIC 2005/2008 A. CONSTATS Les constats dressés sur l’olympiade 2005/2008 peuvent s’organiser en différentes parties qui visent : ‐ L’évolution de la concurrence internationale ‐ Le contexte sportif national en début d’olympiade ‐ L’analyse des résultats sportifs obtenus ‐ La structuration de la filière 2005/2008 ‐ Les caractéristiques du public visé, la détection et le recrutement ‐ L’encadrement Cette phase peut également être complétée par la mise en évidence de certaines spécificités propres à notre discipline comme le format olympique ou l’importance de l’opposition quotidienne dans l’entraînement. 1. Concurrence internationale Depuis l’accession du Taekwondo au statut de sport olympique, la concurrence internationale a considérablement évolué avec une accélération de ce phénomène ces dernières années. Cette évolution se décline au niveau quantitatif et qualitatif. 1.1 Evolution quantitative : le Taekwondo, une discipline universelle ‐ 182 pays affiliés à la fédération mondiale (World Taekwondo Federation / WTF) ‐ 116 pays présents lors des championnats du Monde 2007 à Pékin (+50% en 10 ans) ‐ Des champions du Monde et des vainqueurs de la Coupe du Monde issus de toutes les unions continentales (Asie, Europe, Afrique, Pan‐Amérique, Océanie) ‐ Grande diversité des pays médaillés lors des compétitions mondiales : Corée, Iran, Espagne, Turquie, Mexique, Taïwan, Afghanistan, Cuba, Mali, Croatie, USA, Kazakhstan, Canada, Norvège, République Dominicaine, Chine, Pays‐Bas, Sénégal, Thaïlande, Brésil, Azerbaïdjan, Australie, Grèce, Maroc, Hongrie, etc. ‐ Si le nombre de pays médaillés lors des championnats du Monde reste globalement stable, nous pouvons constater un turn‐over important sur les podiums internationaux illustrant l’homogénéisation du niveau international (il n’existe plus de « petits » pays : Afghanistan, République Dominicaine, Nigeria, Norvège, etc. obtiennent des médailles mondiales et olympiques) 1.2 Evolution qualitative Structuration et encadrement : ‐ Lors de l’accession du Taekwondo au statut de discipline olympique, la France faisait partie des rares pays à disposer de centres d’entraînement permanent mais désormais de nombreuses nations ont mis en place des structures pour regrouper leur élite (Grande Bretagne, Azerbaïdjan, Espagne, Mexique, Danemark, Belgique, etc.). Ainsi, l’avantage concurrentiel dont nous disposions fond comme « neige au soleil ». ‐
Des pays comme l’Iran ou la Corée peuvent s’appuyer sur un championnat professionnel regroupant les meilleurs combattants nationaux. ‐
Il faut également rappeler que dans de nombreux pays, les sportifs sont professionnels et donc organisés autour d’un « mono‐projet ». Ils peuvent ainsi se consacrer intégralement à leur programme sportif (Iran, Chine, Azerbaïdjan, etc.). Certains pays disposent de moyens considérables pour recruter les entraîneurs étrangers les plus expérimentés (Mexique, Chine, Grande‐Bretagne, etc.). ‐
Compétitions : ‐ Les meilleurs pays ont des budgets importants leur permettant d’avoir un programme sportif étoffé pour leur élite (opens internationaux, tournées internationales) et accordant une place importante aux collectifs « jeunes ». En effet, certains pays ont fait le choix de regrouper leurs moyens sur quelques disciplines olympiques susceptibles de leur apporter des médailles ‐ De nombreux pays ont une politique d’organisation de compétitions internationales extrêmement dynamique. A titre d’exemple, la Turquie a organisé en 2008 quatre compétitions internationales de référence : Tournoi Européen de Qualification Olympique, Championnats du Monde juniors, Championnat d’Europe des Nations, Championnats du Monde Technique. 2. Contexte sportif national 2005/2008 : ‐ Plusieurs « piliers » de l’équipe de France ont mis fin à leur carrière dans l’année qui a suivi les Jeux d’Athènes, dont deux des quatre participants des Jeux 2004. Ainsi Myriam Baverel (médaillée olympique), Christophe Negrel (Champion d’Europe et médaillé mondial), Ludovic Vo (champion d’Europe et médaillé mondial), Christophe Civiletti (Vainqueur de la Coupe du Monde) et Carine Zelmanovitch (médaillée mondiale et européenne) ont pris leur retraite. L’arrêt de Bruno Ntep (Champion d’Europe et médaillé mondial) au cours de l’olympiade a également privé l’équipe de France d’un de ses leaders. Six athlètes médaillés mondiaux ont donc mis fin à leur carrière au cours de l’olympiade 2005/2008. ‐ Absence de résultats significatifs chez les jeunes lors de l’olympiade précédente. Les pôles France nous permettaient alors de rattraper notre retard sans avoir besoin de mobiliser trop tôt des athlètes dans une pratique de haut niveau. L’équipe de France juniors servait uniquement de filtre pour sélectionner les athlètes susceptibles d’intégrer un pôle France. L’évolution de la concurrence internationale a amené la FFTDA à modifier sa stratégie concernant les jeunes. En effet, la densification de la concurrence et le niveau de plus en plus élevé chez les juniors rendent désormais difficile la transition juniors/seniors en l’absence de résultats significatifs chez les jeunes. La problématique du futur renouvellement générationnel de l’équipe de France seniors a également renforcé la volonté de la Direction Technique Nationale de trouver des solutions à l’absence de résultats significatifs chez les jeunes. Pour répondre à cette situation, la FFTDA a donc modifié son approche chez les jeunes au début de l’olympiade 2005/2008 et se base désormais sur une démarche à trois niveaux : ‐ Intégration des meilleurs juniors en Pôle France au contact de combattants seniors de niveau international intermédiaire ‐
Participation progressive aux compétitions seniors dès les juniors (opens internationaux, opens internationaux classe A, championnats officiels) ‐
Modification de la réglementation sportive fédérale afin de décloisonner les championnats de France et ainsi permettre aux meilleurs jeunes de se confronter aux seniors. Désormais, les meilleurs juniors peuvent participer à trois championnats de France : juniors, ‐21 ans et seniors L’objectif de cette démarche est double dans la mesure où elle doit nous permettre d’accélérer la progression sportive et de banaliser psychologiquement l’opposition avec des combattants seniors. 3. Résultats sportifs Il convient avant tout de préciser que les résultats garçons et filles sont globalement équilibrés avec néanmoins un potentiel plus important pour l’actuelle équipe féminine. 3.1 Jeunes Alors qu’en huit éditions, la France avait remporté seulement 2 titres de championnes d’Europe juniors et aucun titre masculin et qu’elle n’avait obtenu aucun titre lors des sept éditions des championnats du Monde juniors, l’olympiade 2005/2008 a permis à la France de se positionner comme une nation forte dans les catégories jeunes. Au début de l’olympiade 2005/2008, cet objectif est devenu essentiel dans la mesure où l’évolution de la concurrence internationale a rendu plus difficile la possibilité de rattraper un retard de performance chez les jeunes lors du passage chez les seniors. Lors des championnats d’Europe ou du Monde juniors, la France obtenait généralement une à deux médailles, mais le changement de stratégie fédérale a permis à la FFTDA de battre différents records de résultats chez les jeunes entre 2005 et 2008. Lors de l’édition 2007 des championnats d’Europe juniors, la France s’est pour la première fois de son histoire classée 1ère nation avec six titres et une médaille de bronze (trois fois plus de titres en une édition qu’au cours de toute son histoire). Au cours de l’olympiade, la FFTDA a obtenu : ‐ le 1er titre mondial masculin chez les juniors (2006) ‐ le 1er titre mondial féminin chez les juniors (2008) ‐ le record du nombre de médailles lors d’un championnat du Monde juniors (4 en 2006) ‐ les 1ers titres européens juniors chez les garçons (2007) ‐ le meilleur classement masculin lors des championnats du Monde juniors (2006 / 5ème nation mondiale et 1ère nation européenne) ‐
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le meilleur classement féminin lors des championnats du Monde juniors (2008 / 5ème nation mondiale et 2ème nation européenne derrière la Turquie pays organisateur) la 1ère place par équipe lors des championnats d’Europe juniors avec 6 titres et une médaille bronze (2007) A cela s’ajoutent le record battu à l’occasion des championnats d’Europe cadets avec 7 médailles (2 médailles d’or, 3 médailles d’argent et 2 médailles de bronze). 3.2 Seniors Chez les seniors, il faut noter que les meilleurs résultats de l’histoire de la FFTDA à l’occasion d’un championnat d’Europe ont également été obtenus lors de cette olympiade (2005, trois titres et trois médailles de bronze). La 3ème place obtenue à l’occasion de la Coupe du Monde 2006 derrière la Corée et l’Iran, la 2ème place chez les garçons lors de la Coupe d’Europe 2006 et les 3èmes places chez les filles et chez les garçons lors de la Coupe d’Europe 2008 complètent ce tableau avec au centre de ces résultats la médaille de bronze obtenue à l’occasion des Jeux de Pékin. Cette quatrième médaille olympique obtenue en trois olympiades confirme la régularité du Taekwondo français. Néanmoins, avec pour objectif l’obtention de la première médaille d’or, la médaille de bronze de Pékin ne doit pas nous satisfaire et des évolutions sont nécessaires pour préparer les Jeux Olympiques de Londres 2012. Enfin, le positionnement des championnats du Monde l’année du Tournoi Mondial de Qualification Olympique nous a amené à privilégier ce tournoi au détriment des championnats du Monde qui n’attribuaient pas de quotas pour les Jeux. A l’occasion de ce Tournoi Mondial de Qualification Olympique, la France s’est classée 2ème nation mondiale avec deux titres (deux quotas) derrière la Corée. Cette olympiade a donc notamment permis à la France de remporter lors des compétitions individuelles seniors : ‐ 1 médaille olympique ‐ 3 médailles mondiales ‐ 5 titres européens et 10 médailles d’argent et de bronze 4. Structuration de la filière 2005/2008 Pour l’olympiade 2005/2008 notre filière de haut niveau était constituée de 3 pôles France et de 4 pôles espoirs, regroupant au total près d’une centaine d’athlètes : ‐ Pôles France : Aix‐en‐Provence, INSEP, Toulouse, ‐ Pôles Espoirs : La Réunion, Wattignies, Châtenay‐Malabry, Nancy. Pour les trois pôles France, les collectifs étaient mixtes et répartis sur chaque site en fonction des catégories de poids. Ainsi, nous avions les catégories légères à Toulouse, les intermédiaires à Aix‐en‐
Provence et les lourdes à l’INSEP. Concernant les pôles espoirs, la répartition était liée à l’origine géographique des athlètes. Ces pôles étaient généralement encadrés par un seul entraîneur et parfois, un coordonnateur venait l’épauler sur certaines tâches administratives. A ces pôles, s’ajoutait le dispositif des pré‐pôles espoirs (dispositif fédéral) qui concernait les minimes et les cadets. Il s’agissait de regrouper les meilleurs sportifs régionaux des catégories concernées pour participer à un entraînement hebdomadaire. Les meilleurs de chaque région participaient ensuite à un regroupement national et pour certains d’entre eux à une compétition internationale. Il convient de préciser que ce dispositif était co‐financé par la fédération et les comités régionaux de Taekwondo. 4.1 Pôles France Concernant les Pôles France, l’analyse de l’olympiade 2005/2008 peut se sous‐diviser en trois grands axes : ‐ La répartition des athlètes sur les différents sites, ‐
Le suivi, ‐
Les caractéristiques des structures d’accueil (CREPS/INSEP). 4.1.1 Répartition des athlètes sur les pôles Si la répartition des athlètes sur les trois pôles France était cohérente et obéissait à une logique de catégorie de poids identiques, elle présentait certains inconvénients : Nous avions tout d’abord une dispersion des athlètes poursuivant un même objectif sportif sur différents sites (ex : l’équipe de France qui a participé aux derniers championnats du Monde était constituée d’un 1/3 d’athlètes de l’INSEP, 1/3 d’Aix‐en‐Provence et d’un 1/3 de Toulouse). Au quotidien nous devions donc créer un collectif d’athlètes de niveau inférieur autour d’un athlète leader de la catégorie dans la mesure où il ne pouvait pas toujours bénéficier de l’opposition des partenaires de même niveau mais appartenant à des catégories de poids différentes. A titre d’exemple, le leader des ‐72kg gagnerait davantage à s’entraîner avec celui des ‐78kg qu’avec le 4ème français des ‐72kg. Certains athlètes pouvaient être amenés à changer de pôle en fonction de leur changement de catégorie de poids (ex : un athlète pouvait entrer en pôle en ‐58kg et avec la croissance évoluer rapidement vers les ‐67kg et ainsi devoir changer de pôle). La cohabitation entre les meilleurs jeunes et des athlètes très expérimentés dans une même catégorie de poids pouvait dans certains cas « bloquer » les jeunes, notamment dans les catégories les plus lourdes chez les garçons (+84kg) où la différence de niveau entre un médaillé olympique et les plus jeunes est très grande. 4.1.2 Suivi des athlètes Durant l’olympiade 2004/2008 il était particulièrement difficile pour un entraîneur de gérer seul des collectifs poursuivant des objectifs différents. En effet, des athlètes préparant les championnats du Monde seniors cohabitaient avec des athlètes préparant les championnats d’Europe juniors ou les championnats de France espoirs. Néanmoins, cette situation présentait l’avantage de favoriser la progression des jeunes athlètes au contact des plus anciens. La gestion du groupe pour l’entraîneur était également rendue difficile par le fait qu’il avait à gérer plusieurs athlètes d’une même catégorie de poids poursuivant le même objectif sportif (relation entre les athlètes de concurrence/partenariat et relation de confiance avec l’entraîneur difficile à établir dans la mesure où l’entraîneur est également impliqué auprès du concurrent direct). Enfin, le suivi des athlètes blessés (entraînement de substitution) n’était pas optimal, notamment en ce qui concerne la réathlétisation. En effet, il était particulièrement difficile pour un entraîneur seul de gérer des groupes avec des objectifs sportifs différents auxquels s’ajoute un groupe d’athlètes en phase de reprise d’entraînement. 4.1.3 Structures d’accueil Certaines structures d’accueil (CREPS) ne permettent pas toujours aux athlètes de mener leur double projet dans de bonnes conditions, notamment en ce qui concerne les aménagements des études post‐bac. Les différents sites ne proposent pas tous la même offre de formation ou la même qualité d’aménagements scolaires. De plus certains sites ne sont pas véritablement organisés pour accueillir des athlètes majeurs post‐bac dans leur internat. Régulièrement, le projet sportif doit s’adapter aux autres contraintes (scolaires, médicales, etc.). 4.2 Pôles espoirs 4.2.1 Niveau sportif Le premier constat concernant les pôles espoirs est lié au niveau sportif des athlètes. En effet, on a pu constater une difficulté à alimenter les quatre pôles espoirs avec des sportifs présentant un réel potentiel international. Le recrutement essentiellement régional et le désintérêt de certains athlètes régionaux pour le pôle (profil de l’entraîneur, manque d’information, éloignement du site d’entraînement, coût) limite la réelle alimentation des pôles France par les tous les pôles espoirs. Le volume actuel de jeunes athlètes à fort potentiel ne semble pas dépasser véritablement 10/15 sportifs. 4.2.2 Détection, entraînement et programme sportif Les pôles espoirs ne concernaient qu’un nombre réduit d’athlètes et ne constituaient pas une base élargie de détection pour l’intégration en pôle France Les meilleurs juniors des pôles espoirs ne bénéficiaient pas de l’opposition des seniors de niveau intermédiaire qui sont en pôle France. Nous avons constaté une différence importante entre la progression des juniors en pôles espoirs et la progression des juniors intégrés sur un pôle France au contact de seniors de niveau international intermédiaire. Les limites budgétaires ne permettaient pas de proposer un programme sportif adapté (stages et compétitions) aux athlètes des pôles espoirs. A cet âge, il faut souligner l’importance d’avoir un programme sportif fourni pour accélérer la progression des athlètes. 4.2.3 Contraintes d’une structure permanente La mise en place de structures permanentes pour un public jeune (13/16 ans) coupe les athlètes de leur club très tôt (mal perçu par les clubs formateurs qui perdent leurs athlètes). De plus, Les contraintes liés à la mise en place, au fonctionnement et au suivi d’une structure permanente d’entraînement pour un public jeune (13/16 ans) sont nombreuses (éloignement familial, suivi scolaire, etc.) et ne semblent pas en cohérence avec la réalité de nos moyens humains et financiers. 4.2.4 Financement Le financement des pôles espoirs étant essentiellement régional, leur pérennisation était incertaine car directement liée à la situation financière du comité régional et à l’apport des partenaires locaux. En effet, le manque de cadres d’Etat faisait peser sur le Comité Régional le salaire de l’entraîneur. Cette masse salariale occupait une part grandissante dans le budget global du Comité dans la mesure où les aides dont il disposait pour financer l’emploi étaient souvent dégressives. Enfin, il faut noter que la gestion de ces pôles était parfois difficile dans la mesure où l’entraîneur était rémunéré par le Comité Régional mais recevait ses directives de la Direction Technique Nationale. Bilan Le dispositif des pôles espoirs dans leur version 2005/2008 permettait d’améliorer le niveau des meilleurs jeunes des régions concernées et de créer une dynamique mais il ne concernait pas toujours la préparation les meilleurs espoirs nationaux (manque de moyens de certains CRT qui ne pouvaient s’engager dans un dispositif pôle espoir). De plus, pour les comités régionaux ayant choisi de mettre en place un pôle espoir, l’absence de cadres d’Etat pour diriger cette structure permanente d’entraînement faisait peser sur eux une charge financière extrêmement lourde à assumer sur le long terme. Face à la mise en place par la plupart des pays étrangers de centres permanents d’entraînement pour leur élite, le principe des pôles espoirs pouvait représenter un avantage concurrentiel réel mais le manque de cadres d’Etat a remis en cause leur existence. 4.3 Pré‐pôles espoirs Le dispositif des pré‐pôles espoirs était sous‐exploité. En effet, au‐delà du programme sportif limité, il n’aboutissait pas véritablement à une démarche de détection et de suivi des athlètes présentant le meilleur potentiel. Même s’il nous a permis très tôt de forts potentiels comme Maeva Musso, Yassine Belhadj, Il s’agissait essentiellement d’un dispositif d’animation régionale. 4.3.1 Calendrier Le dispositif des pré‐pôles débute après les vacances de la Toussaint afin de pouvoir organiser les sélections en début de saison. Cette reprise tardive nous prive de la possibilité d’exploiter pleinement le 1er trimestre 4.3.2 Public ‐ Les meilleurs athlètes du Comité Régional de Taekwondo n’étaient pas systématiquement membres du dispositif. Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons : ƒ La mauvaise diffusion de l’information sur le dispositif ƒ Le blocage de certains enseignants de club ƒ L’éloignement du lieu d’entraînement avec le domicile des familles. En effet, le territoire couvert par certains Comités Régionaux oblige une partie des athlètes à effectuer de longs déplacements s’ils souhaitent s’intégrer au dispositif. Au‐delà, de l’obstacle que peut représenter pour certains parents le fait d’avoir un déplacement de plus de 3 heures (aller‐retour) pour participer à un entraînement, cela engendre un coût non négligeable pour les familles 4.3.3 Encadrement Le profil des entraîneurs était extrêmement hétérogène (expérience du haut niveau, niveau de compétence) et il y avait un manque de directives de la Direction Technique Nationale concernant les contenus d’entraînement. 4.3.4 Avantages du dispositif Concernant les avantages de ce dispositif, il faut souligner les points suivants : ‐ Il permettait de détecter les jeunes à fort potentiel sans que cela ne nécessite de structure permanente et les contraintes qui y sont liées (cadres à temps plein, coût, suivi scolaire, ‐
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éloignement familial). Il est particulièrement adapté au fait que nous disposons de peu de cadres d’Etat dans la mesure où il ne nécessite que des intervenants ponctuels. Le coût limité du dispositif n’était pas un frein pour les Comités Régionaux et n’était pas de nature à remettre en cause la pérennité du dispositif sur le long terme Ce dispositif présentait l’avantage de ne pas se « couper » des clubs puisque les athlètes continuaient de s’y entraîner Ce dispositif peut permettre de concentrer des moyens sur le programme sportif (stages et compétitions) qui est une condition nécessaire à la progression des meilleurs jeunes 5. Public visé par la filière de haut niveau, détection et recrutement 5.1 Les caractéristiques du public Au‐delà des structures d’entraînement, cette phase de constat a également été l’occasion de s’interroger sur les caractéristiques du public visé par notre filière. Ainsi, l’âge, l’origine géographique et sociale, la scolarité/formation et la durée de vie dans la filière de haut niveau sont autant d’éléments sur lesquels nous avons centré notre attention afin de concevoir un parcours d’excellence sportive adapté. 5.1.1 Age Tout d’abord, nous avons constaté une grande hétérogénéité des âges des athlètes de l’équipe de France seniors. Ainsi, lors des derniers championnats du Monde l’âge variait de 15 à 34 ans. Plus que l’âge « brut » des athlètes, ce qui nous a intéressé, a été de mettre en perspective leur âge avec les différentes étapes de la progression sportive (de l’accès à la pratique compétitive à la performance internationale) afin d’aboutir à des familles homogènes d’athlètes. Ainsi, sauf cas exceptionnels, il est possible de sous diviser notre public en plusieurs catégories : ‐ 9/12 ans (benjamins/minimes) : accès à la pratique compétitive ‐ 13/14 ans (cadets) : il semble difficile de pouvoir être concernés par un programme « seniors » d’entraînement et de compétitions. Il s’agit de la première catégorie d’âge concernée par des compétitions internationales avec comme compétition de référence les championnats d’Europe cadets ‐ 15/21 ans (juniors et seniors de niveau international intermédiaire) : en fonction des catégories de poids, il est fréquent que les juniors présentant un réel potentiel international soient déjà compétitifs en seniors ou au moins capables de s’entraîner avec eux. Les seniors de niveau intermédiaire sont ceux qui ne sont pas encore en mesure de prétendre à une place de titulaire lors des championnats d’Europe ou du Monde mais qui ont déjà réalisé des performances à l’occasion d’opens internationaux. Il s’agit souvent des seniors les plus jeunes (18/20 ans), ‐ +21 ans (seniors confirmés) : seniors ayant le niveau pour obtenir des médailles lors des compétitions internationales de référence). Ces catégories ne doivent pas apparaître comme une répartition figée des athlètes mais comme un indicateur de l’évolution d’un athlète dans notre parcours d’excellence sportive. En effet, le niveau de maturité d’un athlète est un indicateur plus adapté dans la mesure où certains athlètes sont à maturité très précoce et d’autres beaucoup plus tardive. Nous avons regroupé dans cette typologie les juniors et les seniors de niveau international intermédiaire au sein d’une même famille car l’expérience nous montre qu’il est important de ne pas couper les meilleurs juniors des jeunes seniors afin de favoriser leur progression. Ce regroupement permet de viser l’obtention de médailles internationales chez les jeunes, qui, même si elles ne représentent pas une finalité permettent à l’athlète de gagner du temps au cours de la transition juniors/seniors. Ainsi, les athlètes titrés à l’occasion des derniers championnats d’Europe ou du Monde juniors avaient tous intégré un pôle France (contact avec les seniors) 2 ans avant l’obtention de leur titre. 5.1.2 Origine géographique et sociale Concernant l’origine géographique des athlètes des pôles France, il faut préciser qu’ils sont principalement issus des « grands » Comités Régionaux (Ile de France, PACA, Languedoc‐Roussillon, Midi‐Pyrénées, Rhône‐Alpes) avec également une représentation importante des Dom‐Tom notamment de La Réunion. Les ressources financières des familles sont souvent limitées (origine sociale modeste) et peuvent constituer un frein à la pratique du haut niveau si une partie des coûts devaient leur revenir (notamment en ce qui concerne les frais de déplacements pôle/domicile). Le faible niveau scolaire de nombreux athlètes, le manque d’autonomie et les difficultés à identifier un projet professionnel réaliste et offrant une réelle employabilité peuvent compliquer la mise en place et le suivi d’un double projet. On peut également noter que nos athlètes sous‐exploitent les dispositifs d’aides aux sportifs de haut niveau (emplois réservés, aides des partenaires institutionnels, etc.). Enfin, il faut préciser que la durée de vie en pôle pour les meilleurs athlètes peut dépasser les 10 ans. Un athlète peut quitter la filière pour : manque de résultats sportifs ou scolaires, problèmes de comportement (manque de rigueur, d’investissement, problèmes disciplinaires, etc.), fin de carrière, incompatibilité du projet professionnel avec un projet sportif de haut niveau au sein d’un pôle, blessure grave incompatible avec la poursuite de son projet sportif. 5.2 Détection/recrutement Au cours de l’olympiade 2005/2008, la détection se basait essentiellement sur le dispositif des pré‐
pôles. Il convient de préciser que ce dispositif des pré‐pôles débouchait sur peu d’actions fédérales (stages et compétitions) et que le suivi des meilleurs éléments par la Direction Technique Nationale était limité, notamment par le nombre important d’athlètes. Le recrutement pour intégrer un pôle France était quant à lui fortement lié aux résultats des championnats nationaux et/ou sur le passage en équipe de France juniors. En effet, suite aux championnats de France, l’athlète envoyait éventuellement un dossier de candidature et participait à une journée de sélection. Celle‐ci nous apportait des informations complémentaires sur sa capacité à s’inscrire dans un projet de haut niveau. Toutefois, il semble que seul le fait de disposer des candidats pendant une certaine durée à l’entraînement et en compétition permettrait de l’évaluer avec justesse. Notre système de recrutement semblait particulièrement inadapté à l’alimentation des pôles espoirs en athlètes de qualité. En effet, à cet âge ils n’ont pas forcément été déjà concernés par l’équipe de France et nous avons donc une connaissance limitée de leur réel potentiel dans la mesure où nous ne les avons jamais eus en stage ou en compétition internationale. De plus, certains athlètes, à cet âge, ont une méconnaissance de notre filière et ne font pas systématiquement une demande d’intégration. 6. Encadrement A ce stade de la réflexion, il nous a semblé important de nous interroger sur l’encadrement. En effet, au même titre que les athlètes sélectionnés dans nos pôles, le profil des entraîneurs conditionne les résultats sportifs. Leur niveau de compétence, d’implication et leur état d’esprit doivent permettre aux athlètes de se réaliser. Le premier constat dressé est celui d’une grande hétérogénéité dans les profils des entraîneurs. En effet, les niveaux de connaissances, de compétences et d’implication diffèrent en fonction des entraîneurs de pôle (France et espoirs) : ƒ Diversité des parcours et des cursus de formation, ƒ Ancienneté dans le dispositif variable d’un cadre à l’autre, ƒ Encadrement complémentaire (préparation physique, préparation mentale, etc.) variable d’un site à l’autre. Nous avons une forte dépendance vis‐à‐vis des entraîneurs en place. En effet, le nombre réduit de postes de professeurs de sport et les moyens financiers limités de la fédération ne nous offrent pas une grande marge de manœuvre concernant le recrutement ou les évolutions de carrière. De plus, le manque de formalisation des contenus d’entraînement au niveau fédéral et l’absence de formation d’entraîneurs assistants nous rend fortement dépendant des entraîneurs en place et laisse planer des incertitudes si certains d’entre eux étaient amenés à quitter leur poste. Le manque de formalisation limite également la diffusion des contenus d’entraînement au niveau des clubs. Enfin, il faut noter l’isolement des entraîneurs de pôle (dans la conception de leur projet d’entraînement et sa mise en œuvre) et le fait qu’il y a peu d’harmonisation des contenus d’entraînement. Il y a clairement un manque d’échange entre les différents responsables de pôles pour : ƒ Confronter leur conception de l’entraînement, ƒ Echanger sur les « bonnes pratiques », ƒ Formaliser les contenus d’entraînement. 7. Spécificités du Taekwondo 7.1 Spécificité du format olympique Lors des championnats du Monde, les pays peuvent s’aligner dans huit catégories de poids chez les hommes et huit chez les femmes, soit seize catégories au total. Pour les Jeux Olympiques, le Taekwondo ne présente plus que quatre catégories de poids chez les hommes et quatre chez les femmes (une catégorie sur deux). Chaque pays ne peut quant à lui se qualifier que dans deux catégories masculines et deux féminines, soit quatre athlètes au total. Les pays doivent donc se positionner dans les deux catégories masculines et féminines dans lesquelles ils estiment avoir le plus de chances de se qualifier et de ramener une médaille. Le nombre réduit de compétitions en format olympique complique également la préparation des Jeux Olympiques. Il convient de préciser que le classement des pays lors des Jeux Olympiques repose donc davantage sur des individualités fortes que lors des championnats du Monde. Ainsi, des pays ayant un excellent combattant capable d’obtenir une médaille olympique peuvent faire partie des meilleurs pays lors des Jeux alors que lors d’un championnat du Monde avec 16 catégories de poids, ils seraient relégués derrière les grandes nations mondiales. 7.2 Besoin en partenaires d’entraînement La nature de notre discipline engendre des besoins en partenaires d’entraînement de haut niveau afin de pouvoir mettre en place les phases d’opposition quotidienne (rounds, exercices technico‐
tactiques) conformes à la réalité des situations internationales. Ces oppositions sont nécessaires à la progression et à l’entraînement des meilleures athlètes. B. REFLEXION FEDERALE A la lumière de ces différents constats, la première question fut donc la suivante : faut‐il faire évoluer notre filière de haut niveau ?
Afin de s’adapter à l’évolution de la concurrence internationale, mais également pour améliorer notre système actuel et coller ainsi à la réalité de nos moyens, des différentes étapes de la progression sportive et de nos objectifs sportifs, il nous a semblé important d’établir une réelle stratégie se traduisant notamment par une évolution de notre filière d’accès au haut niveau. La mise en place du parcours d’excellence sportive représentait également une occasion d’identifier un dispositif qui prenne mieux en compte nos spécificités. Avant d’envisager l’évolution de notre filière ou nouveau « parcours d’excellence sportive », il est important de préciser l’intérêt que présentent les pôles France sur lesquels repose actuellement notre système. Ces derniers permettent de bénéficier : 1. D’un volume important d’entraînement grâce aux aménagements horaires 2. D’une unité de lieu (entraînement, hébergement, restauration, suivi médical, suivi scolaire, etc.) 3. Des services de l’établissement d’accueil (suivi scolaire, suivi médical, suivi psychologique) 4. D’un programme d’entraînement (séances collectives, séances individuelles, rounds codifiés, rounds libres, préparation physique) adapté 5. De partenaires d’entraînement de qualité 6. Du programme sportif des pôles (stages et compétitions) permettant de se confronter aux meilleurs athlètes étrangers 7. De dispositifs de formations leur permettant de préparer leur insertion professionnelle Le système « Pôle » doit donc rester l’élément central de notre réussite olympique. En effet, compte tenu de nos moyens (humains et financiers), il semble être le seul de nature à nous permettre de rivaliser avec les nations fortes du Taekwondo mondial. Même si la réussite sportive est essentiellement liée au profil (talent, rigueur, etc.) des hommes (athlètes et entraîneurs) présents dans notre filière, il est essentiel de concevoir un système qui ne soit pas dépendant d’un athlète ou d’un entraîneur mais qui nous permette de former et d’accompagner des athlètes vers l’obtention de médailles olympiques. L’individualisation doit bien évidemment être prise en compte mais à l’intérieur de notre système pôle. Le parcours de l’excellence sportive ne doit donc pas être construit spécifiquement pour un athlète ou un entraîneur mais il doit obligatoirement trouver un juste équilibre pour être à la fois un système pérenne qui résiste à l’arrêt ou au départ d’un individu et un système qui prenne en compte les individus (entraîneurs et athlètes) présents dans notre filière. Cette première phase avait donc pour but de nous permettre de récolter des informations utiles pour faire évoluer de manière pertinente notre filière actuelle. Notre système peut être optimisé en : ‐
Recentrant les moyens (humains et financiers) et le programme sportif sur les athlètes à très fort potentiel ‐
Prenant davantage en compte les différentes étapes de la progression sportive pour construire notre dispositif (cohérence des structures, organisation des collectifs, contenus d’entraînement, etc.) ‐
En identifiant un dispositif de détection qui tienne compte des moyens disponibles dans les Comités Régionaux de Taekwondo et des objectifs sportifs ‐
En améliorant la collaboration avec les clubs qui alimentent les pôles et les équipes de France PARCOURS D’EXCELLENCE SPORTIVE 2009/2012 Il est important de rappeler que seules les structures validées dans le cadre de notre « Parcours d’Excellence Sportive » permettront aux Comités Régionaux de Taekwondo (CRT) et aux clubs d’obtenir des financements adaptés de la part des collectivités territoriales et des partenaires institutionnels. Cela a également une incidence sur les financements que peuvent obtenir directement les sportifs de haut niveau. Le parcours d’excellence sportive doit permettre de disposer de conditions optimales pour répondre aux quatre étapes du parcours qui doit mener jusqu’à l’obtention de performances internationales en Taekwondo : 1.
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3.
4.
Accès à la pratique compétitive Détection des hauts potentiels Formation sportive (niveau international) Performance internationale A chacune des étapes doit correspondre un dispositif en cohérence avec : - Les objectifs sportifs poursuivis et les différentes étapes de la progression sportive - Les caractéristiques des athlètes de notre discipline - - Les moyens disponibles (humains, matériels et financiers) - Le cadre réglementaire fixé par le Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports L’organisation du Parcours d’Excellence Sportive doit nous permettre de former les meilleurs athlètes français afin qu’ils soient performants lors des plus grandes échéances internationales. L’objectif prioritaire étant d’obtenir des médailles lors des Jeux Olympiques qui représentent une des seules « fenêtres médiatiques » pour promouvoir et développer notre sport, tant au niveau des partenaires institutionnels ou privés, que du grand public. Les dispositifs mis en place doivent donc permettre aux meilleurs athlètes de trouver les conditions optimales de la réussite sportive, sans négliger pour autant le projet de reconversion socioprofessionnelle. Au‐delà de la formation des meilleurs éléments, elle doit également prendre en compte la notion de renouvellement générationnel de l’élite afin qu’il n’y ait pas de rupture dans les résultats sportifs en cas d’arrêt d’un athlète. Compte‐tenu des objectifs énoncés et des avantages que présente le système des pôles, celui‐ci doit rester l’élément central de notre réussite olympique. La réflexion concernant la mise en place du dispositif 2009/2012 a été articulée autour de quatre points qui devaient nous permettre d’identifier la filière optimale : 1. Nature des structures d’entraînement : permanentes et/ou ponctuelles (ex : regroupements régionaux, stages) ? 2. Nombre de structures permanentes d’entraînement (pôles France et/ou pôles espoirs) nécessaires pour assurer l’obtention de médailles lors des plus grandes compétitions internationales (Jeux Olympiques et championnats du Monde) ? 3. Répartition des collectifs sur chacun des sites (sexe, niveau sportif et objectifs visés, âge, effectif, catégorie de poids ?) ? 4. Encadrement 5. Financement : coût du projet fédéral et financement 1. Nature des structures d’entraînement 1.1
Juniors/seniors La première question fut tranchée rapidement. En effet, la nature de la concurrence internationale chez les juniors et chez les seniors nous a naturellement orienté vers des structures permanentes d’entraînement afin de préparer nos athlètes dans les meilleures conditions. Ces structures sont actuellement les seules à nous permettre un suivi adapté aux exigences du très haut niveau. La structuration actuelle des clubs, les moyens humains de la fédération, le besoin en partenaires d’entraînement de haut niveau ne nous permettent pas d’envisager actuellement une meilleure forme d’organisation. 1.2
Cadets Concernant la catégorie des cadets, la mise en place de structures permanentes ne nous semblait pas être une condition nécessaire à la performance, d’autant plus que nos moyens humains et financiers limités ne nous laissent pas une grande marge de manœuvre. Un dispositif construit autour d’un entraînement hebdomadaire au niveau régional, de regroupements nationaux réguliers et de stages et compétitions internationales semblait davantage correspondre aux objectifs sportifs poursuivis, aux caractéristiques du public visé et à nos moyens. 2. Nombre de structures et répartition des collectifs 2.1 Nombre de structures 2.1.1 Les Pôles France Les questions 2 et 3 (nombre de structures permanentes et organisation des collectifs sur chaque site) constituèrent les points centraux de notre réflexion fédérale. Nous avions donc identifié différentes hypothèses en fonction du nombre de sites et surtout de la clé de répartition des athlètes sur chaque site. En effet, fallait‐il les regrouper par niveau sportif, par catégorie de poids, par origine géographique, par sexe ? Pour chaque hypothèse présentée, nous avions donc identifié les principaux avantages et inconvénients. Cette liste d’hypothèses, d’avantages et d’inconvénients ne se voulait pas exhaustive mais devait servir de base de travail. Lors de la construction des hypothèses, nous sommes parti du principe que l’organisation de la filière devait permettre à l’athlète, en théorie, de passer au minimum 2 à 3 ans sur une même structure (adaptation à l’entraînement, relation entraîneur/entraîné, adaptation à l’environnement, etc.) avant d’évoluer vers un autre pôle. Ces hypothèses devaient également être « réalistes » et donc tenir compte des points suivants : ‐ Objectifs sportifs poursuivis, ‐
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Caractéristiques des sites susceptibles d’accueillir un pôle : ƒ Nombre de places disponibles, ƒ Offre de formation (scolaire, universitaire, professionnelle, etc.), ƒ Nature du suivi scolaire et médical sur l’établissement. Collectifs d’athlètes pouvant faire de l’opposition ensemble (catégories de poids identiques ou proches, âge et maturité, sexe), Moyens fédéraux disponibles (humains et financiers). ‐
Nous avons donc identifié 3 familles d’hypothèses : filière de haut niveau à 3, 4 ou pôles. Chaque famille se sous‐divisant en plusieurs hypothèses (de 3 à 5 selon les familles). 2.1.2 Les Pôles espoirs La question de la pertinence des pôles espoirs s’est également posée. En effet, comme nous l’avons vu précédemment, les pôles espoirs ne permettent pas toujours d’alimenter les pôles France en athlètes à fort potentiel international. A cela s’ajoute le fait que les athlètes sont regroupés avec des athlètes d’âge et de niveau similaires ce qui ne leur permet pas de bénéficier d’un phénomène d’aspiration alors que les meilleurs juniors devraient pouvoir rivaliser avec des seniors de niveau international intermédiaire. Si le dispositif actuel des pôles espoirs permet d’améliorer le niveau des meilleurs jeunes des régions concernées et de créer une dynamique, il ne permet donc pas toujours la préparation des meilleurs espoirs nationaux. De plus, les problèmes liés au déracinement et au suivi quotidien d’athlètes de moins de 15 ans ainsi que le coût de ces structures notamment pour les Comités Régionaux sont autant d’éléments de nature à remettre en cause la pertinence des pôles espoirs pour notre fédération. Suite aux constats dressés nous avons donc finalisé un projet d’organisation de filière structuré autour de 3 pôles permanents d’entraînement, d’un dispositif de regroupements ponctuels (entraînements hebdomadaires, stages et compétitions), destiné à remplacer les pôles espoirs et d’une procédure de labellisation des clubs. 2.2 La répartition des collectifs sur les pôles permanents d’entraînement 2.2.1 L’élite Après avoir croisé les différentes informations comme les étapes de la progression sportive chez notre public, les caractéristiques des différents sites et nos moyens humains et financiers, nous avons choisi de regrouper l’ensemble de l’élite sur le pôle de l’INSEP. Nous entendons par « élite » le groupe constitué d’athlètes ayant déjà été titulaires lors des plus grandes compétitions internationales (Jeux Olympiques, Championnats du Monde, Championnats d’Europe, Coupe du Monde) et qui sont tous des prétendants à une place de titulaire pour les championnats du Monde 2009. Comme cela a été précisé dans l’analyse des publics, il s’agit majoritairement d’athlètes de plus de 21 ans. Ce choix a été guidé par le fait que cela permet de : ‐ Disposer d’un groupe homogène par rapport au niveau et aux objectifs sportifs, ‐ De mettre ce collectif sur un site avec une offre de services adaptée à un public d’adultes (formations, hébergement, règles de vie, suivi médical, etc.), ‐
D’être cohérent par rapport au projet de rénovation de l’INSEP qui intègre une nouvelle salle pour le Taekwondo. Le regroupement des athlètes sur l’INSEP par rapport à leur niveau sportif permet de se concentrer sur le perfectionnement afin de viser la performance lors des compétitions de référence. Il faut préciser que par rapport au système de l’olympiade 2004/2008 qui regroupait les athlètes par catégorie de poids et offrait ainsi une opposition nombreuse dans chaque catégorie mais avec des différences de niveau, le système pour lequel nous avons opté compense l’opposition dans une même catégorie de poids par celle avec des athlètes de catégories proches mais présentant un niveau sportif similaire. 2.2.1 Les athlètes en formation sportive Dans la mesure où nous visons la performance internationale avec les athlètes de l’INSEP, il fallait également prévoir des structures accueillant des athlètes en formation et qui, pour certains, intègreront l’INSEP dans les années à venir. Ce collectif d’athlètes en formation peut lui‐même se sous‐diviser en deux catégories que nous avons souhaité associer : ‐ Les seniors de niveau international intermédiaire : ces athlètes n’ont pas encore atteint le niveau pour prétendre à une place de titulaire lors des plus grandes compétitions internationales (soit en raison de leur âge 18/20 ans, soit en raison de leur potentiel international limité), ‐ Les juniors à très fort potentiel : il s’agit de jeunes capables d’être médaillé lors des championnats du Monde et d’Europe juniors et de renforcer, dans un futur proche, le collectif élite. Il est essentiel d’associer ces deux publics afin d’accélérer la progression des plus jeunes et ainsi leur permettre d’aller chercher des titres internationaux chez les juniors qui faciliteront la transition juniors/seniors toujours délicate. Il s’agissait de créer une sorte de cercle vertueux ou de spirale positive qui aspire les plus jeunes vers le plus haut niveau. Nous nous sommes notamment appuyés sur la différence de progression (au‐delà du potentiel de départ) entre des juniors que nous avions mis en pôle espoirs et d’autres que nous avions mis en pôle France lors de l’olympiade 2004/2008. En effet, le contact avec des seniors de niveau international intermédiaire avait eu pour effet d’accélérer la progression des meilleurs jeunes par rapport à ceux qui étaient en pôle espoirs. A l’inverse, quelques jeunes athlètes qui avaient été trop mis au contact des athlètes « élite » (souvent les meilleurs du monde, notamment chez les poids lourds) s’étaient retrouvés quelque peu bloqués dans leur progression, la marche à franchir étant sans doute trop importante. Ce collectif mixte (juniors et seniors de niveau international intermédiaire) représente entre 30 et 40 athlètes. Il était donc impossible de tous les réunir sur un même site dans la mesure où le nombre de places disponibles est généralement compris entre 15 et 20. Il nous a donc fallu scinder ce groupe en deux. A ce stade, nous disposions de deux options : ‐ Conserver des collectifs mixtes (garçons et filles) et les séparer en fonction des catégories de poids (les garçons et filles des catégories légères sur un site et des catégories lourdes sur un autre site), ‐ Séparer les garçons et les filles pour avoir un site dédié à chaque sexe. Notre choix s’est finalement porté sur la séparation des garçons et des filles afin de : ‐
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Préserver une opposition suffisante pour les athlètes. En effet, avec environ 15 places disponibles par site, un collectif mixte nous aurait amené à ne disposer que de 7 ou 8 filles et 7 ou 8 garçons. Quand on sait que les catégories de poids des plus jeunes vont de ‐50kg à +80kg, il aurait été difficile de constituer un collectif capable d’avoir une forte opposition quotidienne. D’éviter à un athlète de changer de site en fonction de l’évolution de son poids, qui peut être très rapide chez les juniors. Dans la mesure où nous disposions déjà de deux autres pôles France en dehors de l’INSEP, nous avons orienté les garçons vers le Pôle de Toulouse et les filles vers celui d’Aix‐en‐Provence dont Myriam Baverel (vice‐championne olympique) assurait l’encadrement, et s’était déjà distinguée par les résultats obtenus avec des athlètes féminines juniors (5 titres européens, 3 médailles mondiales dont le premier titre français). Cette nouvelle répartition s’est également accompagnée d’une réduction des effectifs afin de véritablement cibler les meilleurs athlètes. Ainsi, nous sommes passés de près de 25 athlètes sur Aix‐en‐Provence et Toulouse à 14 athlètes sur chaque site. Le risque que nous courrions à séparer les athlètes « élite » des athlètes en formation résidait dans le fait de créer un fossé entre les deux collectifs. Afin de limiter cela, nous avons donc mis en place des regroupements réguliers où nous sélectionnons les meilleurs athlètes d’Aix‐en‐Provence et de Toulouse afin qu’ils se confrontent à ceux de l’INSEP, mais également dans le but de créer un esprit « France » que l’on doit retrouver lors des compétitions, indépendamment du site d’entrainement des athlètes. 2.2.3 Détection/recrutement Les notions de détection et de recrutement sont intimement liées dans notre filière. En effet, la détection a pour but d’identifier les meilleurs potentiels afin de les faire intégrer, le moment venu, une structure permanente d’entraînement. Il faut rappeler que par « meilleurs potentiels » nous entendons les athlètes capables d’obtenir des médailles internationales chez les seniors lors des compétitions de référence. La procédure de détection doit permettre d’identifier les athlètes présentant : ‐ un fort potentiel sportif (gabarit, qualités physiques, combativité, sens du combat, etc.), ‐ une réelle capacité d’évolution (appropriation des contenus d’entraînement et application en compétition), ‐ les qualités (rigueur, implication, etc.) pour supporter : ƒ un volume d’entraînement important, ƒ les contraintes liées à la pratique sportive de haut niveau (hygiène de vie, temps de loisir limité, blessures, etc.), ƒ la vie en collectivité (règles de fonctionnement, relations avec les autres athlètes, etc.). Le potentiel sportif ne suffit pas pour réussir dans le plus haut niveau. Accompagné d’une forte implication, d’une capacité à évoluer rapidement et d’une grande rigueur, le potentiel de l’athlète peut alors prendre toute sa mesure et être exploité sur le long terme. Le dispositif de détection doit nous permettre d’identifier les jeunes athlètes à fort potentiel et de les suivre sur une longue période pour les évaluer avec justesse avant une éventuelle intégration en pôle. Il doit également être compatible avec les moyens financiers de la fédération. Enfin, il doit permettre d’assurer une bonne transition entre l’entraînement club et l’arrivée en pôle en initiant les jeunes sportifs aux exigences du haut niveau. Dans la mesure où nous avons choisi de regrouper les juniors à fort potentiel et les seniors de niveau international intermédiaire, la mise en place de pôles espoirs (en tant que structure permanente) perdait une partie de son intérêt qui était d’accueillir des juniors. Nous aurions pu recentrer ces structures sur des athlètes cadets mais cela signifiait d’accueillir des sportifs de 13 ans dans une structure permanente. La nature du suivi qu’il aurait fallu mettre en place croisée avec les moyens dont nous disposons, nous a amené à ne pas reconduire les pôles espoirs dans leur forme 2005/2008 (structure permanente d’entraînement). En effet, même si nous avions choisi de mettre en place un seul pôle espoirs regroupant les meilleurs cadets, nous aurions été confrontés au problème du déracinement d’athlètes de 13 ans. Nous avons orienté notre réflexion vers à la mise en place d’un nouveau dispositif « Centres fédéraux Espoirs » capable d’atteindre trois objectifs principaux : ‐
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Identifier les athlètes à fort potentiel, Accélérer leur progression grâce à la participation à des stages et à des compétitions internationales, Préparer l’entrée en pôle France grâce à un « dispositif relais » entre le club et les pôles France. Ce dispositif doit nous permettre d’atteindre le triple objectif fixé, tout en étant accessible pour les différents Comités Régionaux de Taekwondo (adéquation avec les moyens humains et financiers des CRT) et pérenne afin de disposer d’une filière à l’abri d’une remise en cause permanente liée aux évolutions des financements locaux. Nous nous sommes basés sur l’ancien dispositif des pré‐pôles que nous avons reformaté. En effet, il peut représenter un filtre idéal avant l’intégration en pôle France sans mobiliser de cadres à temps plein et sans avoir à assurer un suivi scolaire particulièrement lourd pour des athlètes de 13 ans. De plus, étant co‐financé par les Comités Régionaux, le coût à la charge de la Fédération est limité. Tandis que le pôle de l’INSEP vise la performance et ceux d’Aix‐en‐Provence et Toulouse la formation, ce nouveau dispositif a essentiellement pour but de détecter les futurs champions, d’accélérer leur progression et de préparer leur intégration future dans un pôle France. Il constitue donc un élément central de détection/recrutement pour notre Parcours d’Excellence Sportive. Notre objectif est donc de « baliser » le parcours des meilleurs cadets, deux ans avant une éventuelle intégration en Pôle France afin de disposer de suffisamment d’éléments sur leur potentiel, leur implication dans leur projet sportif et leur sérieux. Le dispositif que nous souhaitons mettre en place pour compléter les pôles France s’articule donc autour : ‐
d’un entraînement régional hebdomadaire, ‐
de plusieurs regroupements nationaux avec un système d’entonnoir permettant de se concentrer au fur et à mesure sur les meilleurs potentiels, ‐
de compétitions internationales pour les meilleurs athlètes, ‐
de stages réguliers en pôle France afin de faciliter l’intégration future. Ainsi, si l’on se positionne en année N‐2 (avant une intégration en pôle France), le dispositif se présente de la façon suivante : ‐ Entraînement régional hebdomadaire (de septembre à juin), ‐ Regroupement fédéral 1 (vacances de la Toussaint) avec les 50 meilleurs athlètes issus des différents sites (10 sites, 5 athlètes en moyenne par site), ‐ Regroupement fédéral 2 (décembre) avec les 20 meilleurs du premier regroupement, ‐ Regroupement fédéral 3 (février) avec les 10 meilleurs du regroupement national 2, ‐ Regroupement fédéral 4 (avril) avec les 10 athlètes du regroupement 3 et les autres athlètes champion de France (participation d’une équipe étrangère), ‐ Plusieurs compétitions internationales pour les 10 meilleurs (entre mars et juin). Ce programme nous permet d’avoir suffisamment d’informations en juillet pour identifier les 5 ou 6 athlètes présentant un réel potentiel international. Ce collectif réduit sera invité la saison suivante trois fois sur un pôle (entre octobre et mars) afin d’affiner notre jugement, accélérer la progression et faciliter une intégration future. En mai, nous déciderons ensuite des athlètes qui intègreront un pôle France. Ce dispositif présente l’avantage d’avoir un coût limité dans la mesure où les actions sont rapidement ciblées sur un collectif réduit. Le coût à la charge des Comités Régionaux de Taekwondo (frais liés à l’entraînement régional hebdomadaire : indemnités de l’entraîneur et location de la salle d’entraînement) est réduit ce qui permet de l’ouvrir au maximum de Comités et de garantir la pérennisation du dispositif qui ne représente pas, à la différence des pôles espoirs version 2005/2008, une charge fixe extrêmement lourde. Ce dispositif ne doit pas s’envisager de manière isolée mais doit s’inscrire dans une réflexion globale intégrant : ‐ le calendrier sportif fédéral afin de proposer une offre de compétitions adaptée au public et aux objectifs poursuivis ‐ les catégories d’âges ayant accès aux différentes compétitions nationales En effet, ce dispositif sera complété par la mise en place d’un circuit fédéral « cadets » constitué de trois compétitions labellisées. Ce circuit permet de répondre au manque de compétitions inscrites au calendrier fédéral pour cette tranche d’âge. Il s’agit d’un élément central du dispositif dans la mesure où ces compétitions accélèrent la progression des athlètes et nous permettent d’affiner nos jugements sur le réel potentiel de certains. La participation à ces trois compétitions sera valorisée afin d’inciter les clubs à y participer : ƒ Grâce à l’obtention de la qualification pour les championnats de France pour les vainqueurs ƒ Récompense pour les athlètes ayant remporté les 3 compétitions (stage avec l’équipe de France en pôle, déplacement avec l’équipe de France à l’occasion d’un open international en Europe, etc.) ƒ Valoriser les entraîneurs et les clubs formateurs qui arrivent en tête à l’issue des 3 opens et du championnat de France (récompense à l’issue des doboks d’or) afin de les inciter à y participer avec leur collectif ƒ Communication fédérale régulière pour faire la promotion de ces 3 opens ƒ Invitation d’équipes étrangères Parallèlement à ce dispositif, il est essentiel de décloisonner l’accès aux compétitions. Ainsi, l’évolution du championnat de France ‐21 ans vers un championnat de France accessible dès les juniors, va permettre de favoriser la progression des plus jeunes athlètes. Il est également envisagé de l’ouvrir aux champions de France cadets de l’année précédente qui ne sont pas encore passés juniors. L’ouverture des championnats de France seniors à l’ensemble des podiums « ‐21 ans » est également un élément de nature à favoriser la progression des meilleurs jeunes. Enfin, la dissociation des championnats de France cadets et juniors permettrait aux meilleurs cadets, de combattre également en juniors. 2.2.4 Accès à la pratique compétitive Pour être complet, le Parcours de l’Excellence Sportive doit également prendre en compte l’accès à la pratique compétitive. Cette étape qui précède une éventuelle détection à travers les pôles espoirs est assurée par les clubs. Il convient donc de pouvoir labelliser les clubs qui se distinguent par la qualité de leur formation et qui alimentent régulièrement les équipes nationales et les pôles. L’obtention d’un label dans le cadre du Parcours de l’Excellence Sportive pour ces clubs permettrait notamment de : ‐
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renforcer les liens et la collaboration clubs/fédération faciliter la reconnaissance de ces clubs par les partenaires institutionnels locaux valoriser le travail effectué Nous souhaitons donc mettre en place un label « club performance » pour les clubs qui participent activement à l’alimentation du haut niveau en faisant d’eux des acteurs à part entière du Parcours d’Excellence Sportive. Les clubs seront labellisés pour une olympiade avec une évaluation fédérale annuelle en prenant en compte les trois critères suivants : ‐ Résultats sportifs ‐ L’encadrement ‐ Le projet sportif 3. Encadrement Le niveau de performance des athlètes et la qualité du suivi des collectifs en pôle sont directement liés au profil de l’entraîneur. Nous devons donc disposer d’un encadrement de qualité permettant : ‐
D’attirer les meilleurs sportifs dans les pôles, ‐
De concevoir et diriger un projet d’entraînement pertinent, ‐
De gérer un groupe et d’assurer le suivi d’un pôle. Dans cette démarche, nous avons été guidés par la volonté de mettre en place un système qui ne repose pas uniquement sur un ou plusieurs entraîneurs. Il nous a semblé essentiel de mettre en place un dispositif qui « survive » au départ de certains cadres. Concernant l’encadrement de nos trois pôles France, nous avons donc mis en place des binômes constitués d’un entraîneur et d’un assistant. En plus d’alléger la charge de travail du responsable de pôle, ce système a le mérite de permettre une transmission efficace des « bonnes pratiques » entre l’entraîneur en chef et son adjoint. Ces binômes nous permettent notamment, de nous prémunir contre un éventuel arrêt d’un entraîneur en évitant ainsi une rupture. Enfin, cela permet d’assurer un suivi optimal des athlètes et d’enrichir les contenus grâce aux échanges entre entraîneurs. Nous avons donc choisi de doubler l’encadrement sur les pôles France, cette mesure étant rendue notamment possible grâce à la fermeture des pôles espoirs et la suppression d’un poste d’entraîneur national qu’occupait un entraîneur étranger en charge des seniors. Enfin, la question de la formation continue de l’encadrement nous est également apparue comme centrale. Des entraîneurs compétents auprès desquels tous les athlètes savent qu’ils vont progresser, constituent l’assurance d’une filière de haut niveau toujours alimentée et de résultats futurs. A ce titre, nous donc orienté les entraîneurs vers des actions correspondant à leur profil. Ainsi, Myriam Baverel a passé un diplôme de coaching et de préparation mentale et Oury Sztantman finalise actuellement le Diplôme de l’INSEP. 4. Financement Il est important de souligner le surcoût que représente le regroupement des meilleurs athlètes à l’INSEP. En effet, le coût d’une année en pension complète à l’INSEP représente le double d’une année sur un autre CREPS (Aix‐en‐Provence, Toulouse). A ce surcoût considérable s’ajoute également la création de nouvelles compétitions internationales comme les championnats d’Europe ‐21 ans (1ère édition en novembre 2009) ou les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Il est important de rappeler que la préparation et la participation aux championnats d’Europe ‐21 ans est essentielle dans la mesure où le collectif des titulaires de l’équipe de France seniors est jeune et que dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques de Londres il est essentiel que leur progression soit rapide dans les deux années à venir. CONCLUSION La réflexion sur l’évolution de notre filière de haut niveau a donc débouché dès septembre 2008 sur : ‐ La réorganisation de l’ensemble des collectifs et de l’encadrement des trois Pôles France, ‐ La fermeture des pôles espoirs (en tant que structures permanentes) avant la mise en place d’un dispositif de substitution. L’évolution de notre filière vers un « Parcours d’Excellence Sportive » va nous permettre de disposer d’un outil à quatre étages qui correspond davantage aux différents objectifs poursuivis: l’accès à la pratique compétitive, la détection des hauts potentiels, la formation sportive et la performance internationale. Ce Parcours d’Excellence Sportive semble désormais davantage en cohérence avec les objectifs sportifs, le public visé, les caractéristiques des établissements et les moyens disponibles. Nous avons aujourd’hui un dispositif réduit, tant en ce qui concerne le nombre de structures permanentes (nous sommes passés de 7 à 3), que le nombre d’athlètes présents dans ces pôles (de 90 à 55) mais renforcé puisque nous disposons désormais de binômes sur les pôles afin d’optimiser la qualité du suivi. Au‐delà de ces évolutions, il est important de rappeler que, dans notre stratégie fédérale, l’opposition avec les meilleures nations mondiales ainsi qu’avec les nations qui se distinguent par leur engagement et leur combativité (Cuba, Iran, Azerbaïdjan, etc.) est centrale. Elle doit nous permettre, à travers les compétitions, les tournées et les stages internationaux, de nous confronter aux meilleurs athlètes étrangers. Enfin, il est important de préciser que ce Parcours d’Excellence Sportive prendra sa réelle dimension lorsqu’il s’intègrera à une stratégie globale de haut niveau à laquelle nous travaillions actuellement. En effet, la recherche de performance devrait s’inscrire dans une politique globale de haut niveau (partagée avec le Ministère) prenant en compte 10 points essentiels : 1. Détection/recrutement et relations aves les clubs 2. Structuration de la filière d’accès au haut niveau 3. Entraîneurs (recrutement, statut, formation continue, évolution de carrière, etc.) 4. Contenus d’entraînement 5. Programme sportif (stages et compétitions) 6. Suivi médical 7. Suivi socio‐professionnel 8. Présence dans les instances internationales de dirigeants français et organisation de compétitions internationales en France 9. Programme de recherche 10. Valorisation des athlètes et de leurs résultats ANNEXES PARCOURS D’EXCELLENCE SPORTIVE Le Parcours d’Excellence Sportive ne doit pas s’inscrire dans une logique administrative mais plutôt dans une logique sportive qui doit viser l’excellence. Il est donc essentiel que les différents éléments des cahiers des charges soient perçus comme des indicateurs ou des dominantes sans apparaître comme des éléments figés. En effet, le PES doit pouvoir s’adapter à certaines situations hors norme mais qui trouvent leur justification dans la réalité sportive. PÔLE FRANCE (OLYMPIQUE) INSEP Positionnement au sein du PES Tutelle Direction Technique Nationale Objectif Performance aux Jeux Olympiques Indicateurs de résultats Médailles lors des compétitions de référence Compétitions de référence Jeux Olympiques Championnat du Monde Coupe du Monde Championnat d’Europe Championnat d’Europe des Nations Championnat du Monde Universitaire Encadrement Entraîneur National Recrutement National Effectif Hébergement Eléments du fonctionnement sportif Dominante athlètes majeurs 15 à 40 sportifs Internat Chambres individuelles et chambres doubles Liste haut niveau Dominante seniors et élites Volume d’entraînement 15 à 25 heures d’entraînement hebdomadaire 40 semaines / an Dojang avec tapis aux normes olympiques Salle de musculation Piste d’athlétisme Unité de récupération Salle de cours Bureau entraîneurs Suivi médical conforme aux textes en vigueur Kinésithérapeutes Suivi psychologique Diététicien Aménagements horaires et possibilité de rattrapage Formations professionnelles et universitaires Formations aux métiers du sport Aménagements professionnels Installations et équipements sportifs Secteur Médical et paramédical Suivi des sportifs Formation Conditions de recrutement : - S’inscrire dans la logique de préparation des Jeux Olympiques et des Ch. du Monde seniors - Etre positionné sur un double projet : scolaire, universitaire ou professionnel et sportif - Faire acte de candidature (avant la date limite fixée par la fédération) - Etre proposé par la commission fédérale d’admission (mai) -
Etre admis par la commission mixte d’admission (début juin) Avoir rempli les obligations administratives exigées par chaque structure (CREPS/INSEP) Etre à jour de son suivi médical PÔLE FRANCE Tutelle Direction Technique Nationale Objectif Formation sportive (niveau international) Indicateurs de résultats Compétitions de référence Positionnement au sein du PES Indicateurs de résultats Encadrement Entraîneur National Recrutement National Effectif Hébergement Liste haut niveau Volume d’entraînement Eléments du fonctionnement sportif Médailles lors des compétitions de référence juniors et ‐21 ans Nombre d’athlètes intégrant le pôle olympique Ch d’Europe ‐21 ans Ch. du Monde et d’Europe juniors Ch. de France juniors, ‐21 ans et seniors Coupe du Monde Francophone Ch du Monde universitaire Nombre d’athlètes intégrant le pôle olympique Nombre de médailles obtenues lors des compétitions de référence destinées à ce public (voir ci‐dessus) Installations et équipements sportifs Secteur Médical et paramédical Suivi des sportifs Mise en œuvre du double projet Dominante athlètes 15/21 ans (juniors et seniors) 15 à 20 sportifs Internat Chambres individuelles et chambres doubles Dominante jeunes et seniors 15 à 25 heures d’entraînement hebdomadaire 40 semaines / an Dojang avec tapis aux normes olympiques Salle de musculation Piste d’athlétisme Unité de récupération Salle de cours Bureau entraîneurs Suivi médical conforme aux textes en vigueur Kinésithérapeutes Suivi psychologique Diététicien Aménagements horaires et possibilité de rattrapage : Formations professionnelles Formations universitaires Formations aux métiers du sport Aménagements professionnels Conditions de recrutement : - S’inscrire dans la logique de préparation des Equipes de France (juniors et seniors) - Etre positionné sur un double projet : scolaire, universitaire ou professionnel et sportif - Faire acte de candidature (avant la date limite fixée par la fédération) - Etre proposé par la commission fédérale d’admission (mai) - Etre admis par la commission mixte d’admission (début juin) -
Avoir rempli les obligations administratives exigées par chaque structure (CREPS/INSEP) Etre à jour de son suivi médical CENTRES FEDERAUX ESPOIRS Tutelle Direction Technique Nationale Objectif Détection Indicateurs de résultats Positionnement au sein du PES Eléments du fonctionnement sportif Compétitions de référence Encadrement Médailles lors des championnats d’Europe cadets Nombre de sportifs intégrant un pôle France Ch. d’Europe cadets Ch. de France (cadets, benjamins, minimes Titulaire d’un diplôme d’Etat Nommé par la Direction Technique Nationale Recrutement Régional Effectif Dominante cadets (13/14 ans) 15 à 20 sportifs Hébergement Sous la responsabilité des familles Liste haut niveau Dominante espoirs Programme sportif 120 heures /an d’entraînement (un entraînement hebdomadaire + regroupements nationaux) Circuit fédéral cadets Compétitions internationales Installations et équipements sportifs Dojang Secteur Médical et paramédical Suivi médical conforme aux textes en vigueur Formation Sous la responsabilité des familles Suivi des sportifs Ce dispositif s’organise autours des actions sportives suivantes : ‐ Journée de sélection dans chaque Comité Régional de Taekwondo ayant intégré le dispositif : ƒ Public : 15 cadets maximum (collectif mixte composé en fonction du potentiel sportif des athlètes). A ces 15 cadets peuvent s’ajouter des minimes et quelques juniors présentant un fort potentiel, dans la limite de 5 athlètes supplémentaires. Les athlètes médaillés lors des championnats de France seront directement convoqués pour y participer. ƒ Dates : juin ‐ Participation à un entraînement hebdomadaire : ƒ Dates : reprise des entraînements la 3ème semaine de septembre (jusqu’en juin de l’année N+1) ƒ En fonction de la taille d’un CRT, la mise en place de deux sites d’entraînement avec un entraînement commun sur 3 ou 4 peut être envisagée ƒ Objectif : favoriser la progression grâce au regroupement des meilleurs athlètes du CRT. Les contenus d’entraînement sont essentiellement orientés vers de l’opposition ‐
Regroupement national 1 : ƒ Public : chaque entraîneur sélectionne entre 2 et 6 athlètes en fonction du nombre de licenciés et du niveau du CRT ƒ Dates : octobre ƒ Objectif : identifier les 20 meilleurs athlètes ‐
Open labellisé 1 : novembre ‐
Regroupement national 2 : ƒ Public : 20 meilleurs athlètes du regroupement national 1 (indépendamment de leur CRT d’origine) ƒ Dates : décembre ƒ Objectif : identifier les 10 meilleurs athlètes Open labellisé 2 : janvier Regroupement national 3 : ƒ Public : 10 meilleurs athlètes du regroupement national 2 ƒ Dates : février ƒ Objectif : favoriser la progression des athlètes et les informer sur la pratique de haut niveau (présentation des pôles France avec un champion français, intervention sur le dopage, la diététique, etc.) ‐
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Championnats de France cadets Regroupement national 4 : ƒ Public : tous les champions de France cadets et les 10 athlètes du dispositif (invitation d’une équipe étrangère) ƒ Dates : avril 1ère fenêtre de recrutement pour les pôles France (pour les athlètes cadets qui passent juniors l’année suivante) Open d’Autriche : ƒ Public : sélection d’athlètes à partir du collectif du regroupement national 4 ƒ Dates : à déterminer (mai 2010) ‐
Open labellisé 3 : juin ‐
2ème fenêtre d’identification des quelques athlètes (environ 5 ou 6) présentant le profil pour intégrer un pôle. Ces athlètes seront ensuite invités 3 fois sur un pôle France entre octobre et février pour faciliter leur intégration future à compter de la rentrée suivante ACCES A LA PRATIQUE COMPETITIVE : CLUBS LABELLISES « PERFORMANCE » Tutelle Direction Technique Nationale Objectif Accès à la pratique compétitive Indicateurs de résultats Maîtrise des fondamentaux technico‐tactique chez les sportifs Compétitions de référence Conditions d’obtention du label Obligations des clubs labellisés Durée de la validation ‐
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Ch. de France cadets, benjamins, minimes, cadets Opens labellisés FFTDA Labellisation sur dossier selon 3 critères : Résultats sportifs Encadrement Projet sportif du club Participation aux championnats/Coupe de France Participation aux opens labellisés FFTDA Participation au séminaire fédéral pour les clubs labellisés 1 olympiade (avec évaluation annuelle) LISTES MINISTERIELLES CRITERES* JO et
monde
ELITE
Championnat
QUOTAS du
Individuel : 1 à 8 Par équipe : 1 à 4 Championnat d’Europe
Individuel : 1 à 4 Par équipe : 1 à 2 SENIOR Champion de France seniors Champion de France ‐21 ans Sélectionné en Equipe de France pour une compétition de référence* ou un open référencé classe A par la WTF ou l’ETU (liste arrêtée annuellement) Quotas 2009/2012 : 70 JEUNE Champion de France juniors Sélectionné en Equipe de France pour une compétition de référence* ou un open référencé classe A par la WTF ou l’ETU (liste arrêtée annuellement) Quotas 2009/2012 : 40 ESPOIRS Champions de France cadet Sélectionnés pour les championnats d’Europe cadets Quotas 2009/2012: 30 *Jeux Olympiques, Championnats du Monde, Coupe du Monde par équipe, Championnats d’Europe, Championnat d’Europe des Nations, Universiade/championnats du Monde universitaire, Coupe du Monde Francophone, Coupe Méditerranéenne, Championnats du Monde juniors, Championnats d’Europe juniors Compétitions de référence COMPETITIONS DE REFERENCE SENIORS HOMMES / DAMES 2009 2010 2011 2012 Compétitions Ch du Monde Ch d’Europe Tournois Qualif. Olymp. JO Résultats attendus 2 médailles 2 quotas 1 médaille 4 médailles (dont 1 titre) COMPETITIONS DE REFERENCE JEUNES* HOMMES / DAMES 2009 2010 2011 2012 ‐ 21 ans* Ch d’Europe / Ch d’Europe / juniors Ch d’Europe Jeux Olympiques de la Jeunesse Ch d’Europe Ch du Monde 2 médailles 3 médailles (dont 1 titre) 2 médailles Compétitions Résultats attendus ‐ 21 ans* juniors 3 médailles (dont 1 titre) 3 médailles 1 sélectionné (dont 1 titre) RANG DE LA FRANCE TAEKWONDO Compétitions individuelles : rang calculé sur la base du classement olympique 2008 Rang Jeux Olympiques : ‐ Filles : 10ème ‐ Garçons : / ‐ Général : 15ème Rang Championnats d’Europe individuels : ‐ Filles : 4ème ‐ Garçons : 8ème ‐ Général : 5ème Rang Championnat d’Europe des Nations : ‐ 3ème chez les filles ‐ 3ème chez les garçons Rang championnat du Monde juniors : ‐ Filles : 4ème ‐ Garçons : / ‐ Général : 5ème 2007 Rang Tournoi Mondial de Qualification Olympique (compétition prise en référence par la POP pour 2007 car les championnats du Monde n’attribuent pas de quotas olympique) : ‐ Filles : 2ème ‐ Garçons : 2ème ‐ Général : 2ème Rang Championnats du Monde : ‐ Filles : 9ème ‐ Garçons : / ‐ Général : 14ème Rang Championnats d’Europe juniors : ‐ Filles : 1er ‐ Garçons : 3ème ‐ Général : 1er 2006 Rang Championnats d’Europe individuels : ‐ Filles : 9ème ‐ Garçons : 5ème ‐ Général / 8ème Rang Coupe du Monde par équipe : ‐ Garçons : 3ème ‐ Filles : pas d’équipe engagée Rang Championnat d’Europe des Nations : ‐ Garçons : 2ème ‐ Filles : équipe non classée Rang Championnats du Monde juniors : ‐ Filles : 13ème ‐ Garçons : 5ème ‐ Général : 7ème 2005 Rang Championnats du Monde : ‐ Filles : 7ème ‐ Garçons : 8ème ‐ Général : 8ème Rang Championnats d’Europe individuels : ‐ Filles : 4ème ‐ Garçons : 2ème ‐ Général : 2ème Rang Championnats d’Europe juniors : ‐ Filles : 14ème ‐ Garçons : / ‐ Général : 20ème STRATEGIE FEDERALE : VOIR DOCUMENT PRINCIPAL STRATEGIE EN MATIERE D’ACCES A LA PRATIQUE COMPETITIVE Implication et valorisation des clubs qui alimentent les pôles et les équipes de France Labellisation de clubs « performance » afin de : ‐ renforcer les liens et la collaboration clubs/fédération (formation des entraîneurs, stage sur les pôles, etc.) afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et les passerelles clubs/pôles ‐ faciliter la reconnaissance de ces clubs par les partenaires institutionnels locaux (obtention de moyens supplémentaires permettant d’optimiser le projet sportif (entraînements, stages et compétitions) ‐ valoriser le travail effectué STRATEGIE EN MATIERE D’ACCES AU SPORT DE HAUT NIVEAU Détection orienté vers le collectif cadets afin de baliser 2 ans avant une éventuelle intégration en pôle France le parcours des meilleurs espoirs. Mise en place d’un dispositif poursuivant 3 objectifs : - Détecter les jeunes à fort potentiel - Favoriser leur progression - Préparer l’intégration future en pôle France STRATEGIE DE PREPARATION AUX FINALES ET AUX PODIUMS DES COMPETITIONS DE REFERENCE Juniors : -
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Regroupement des meilleurs juniors à fort potentiel avec des seniors de niveau international intermédiaire afin d’accélérer leur progression et de faciliter la transition juniors/seniors Participation progressive aux compétitions seniors (opens labellisés FFTDA, opens internationaux, compétitions de référence) Seniors : Regroupement de l’élite à l’INSEP Stratégie d’opposition (compétitions, test‐matchs, stages) avec les meilleures nations mondiales Individualisation de certains parcours DISPOSITIF FEDERAL DE SUIVI SOCIOPROFESSIONNEL SPORTIFS LISTES EN STRUCTURES* Oury Sztantman : cadre fédéral chargé du suivi socio‐
professionnel Accompagnement dans la conception et la mise en œuvre du projet socio‐professionnel des sportifs en pôle - Entretiens individuels - Relations avec les partenaires institutionnels - Aménagements des cursus de formation - Mise en place de CIP - Etc. SPORTIFS LISTES HORS STRUCTURES Oury Sztantman : cadre fédéral chargé du suivi socio‐
professionnel Sur sollicitation du sportif, accompagnement dans la conception et la mise en œuvre du projet personnel de l’athlète
- Entretiens individuels - Relations avec les partenaires institutionnels - Aménagements des cursus de formation - Mise en place de CIP - Etc. OUTILS DE CONTRACTUALISATION SPORTIF / FEDERATION Règlement Equipe de France (sélectionnés Equipe de France et membres des pôles) CRITERES D’ATTRIBUTION DES AIDES PERSONNALISEES Sportifs concernés : sportifs en liste jeune, senior ou élite Les aides personnalisées sont utilisées essentiellement comme substitut au manque à gagner
qu’implique le respect du volume horaire d’entraînement et ses conséquences sur la diminution du
revenu professionnel.
Evaluation individuelle du manque à gagner généré par la pratique de haut niveau d’un sportif et
compensation (totale ou partielle) de ce manque à gagner.
Catégories Fédérales Age
Collectifs 28 27 Seniors* 25 24 23 22 21 20 ‐ 21 ans * 18 Juniors
17 16 Juniors* 15 14 Cadets
Cadets* 13 Seniors
29 19 30 et + 26 Listes Elite Et Seniors Jeunes Espoirs NOM DU COLLECTIF* : SENIORS Performance nécessaire pour intégrer le collectif Potentiel sportif international Tranche d’âge concernée Dominante +18 ans Effectifs** Environ 50 athlètes Objectif sportif Organisation de la formation sportive Organisation et dispositif spécifiques aux féminines Encadrement national du collectif Opérateurs (pôles, clubs, autres structures…) Convention et cahier des charges Cartographie des dispositifs et des structures Jeux Olympiques Championnats du Monde Coupe du Monde par équipe Championnats d’Europe Championnat d’Europe des Nations Championnats d’Europe ‐21 ans Formation sportive organisée sur les pôles France Pôle France féminin Entraîneurs nationaux Pôles et clubs 2 pôles France (Aix‐en‐Provence et Toulouse) et 1 pôle olympique (INSEP) NOM DU COLLECTIF* : JUNIORS Performance nécessaire pour intégrer le collectif Potentiel sportif international Tranche d’âge concernée 15/17 ans Effectifs** Environ 40 athlètes Championnats du Monde juniors Jeux Olympiques de la jeunesse Championnats d’Europe juniors Objectif sportif Organisation de la formation sportive Formation sportive organisée sur les pôles France Organisation et dispositif spécifiques aux féminines Encadrement national du collectif Pôle France féminin Entraîneurs nationaux Opérateurs (pôles, clubs, autres structures…) Pôles et clubs Convention et cahier des charges 1 pôle France féminin (Aix‐en‐Provence) et 1 pôle France masculin (Toulouse) Cartographie des dispositifs et des structures NOM DU COLLECTIF* : CADETS Performance nécessaire pour intégrer le collectif Potentiel sportif international Tranche d’âge concernée 13/14 ans Effectifs** Environ 40 athlètes Objectif sportif Championnats d’Europe cadets Organisation de la formation sportive Formation sportive dans les clubs Organisation et dispositif spécifiques aux féminines Encadrement national du collectif / Entraîneurs nationaux Opérateurs (pôles, clubs, autres structures…) clubs Convention et cahier des charges Cartographie des dispositifs et des structures MODALITES DE COLLABORATION AVEC LA FEDERATION FRANCAISE HANDISPORT : Partenariat pour la préparation de sportifs aux compétitions para‐taekwondo Partenariat pour la mise en place de formations spécifiques pour les enseignants ENCADREMENT DES PARCOURS D’EXCELLENCE SPORTIVE : a. Présenter l’organigramme de la Direction Technique Nationale b. Dispositif d’information et de formation professionnelle continue fédéral pour l’olympiade 2009 – 2012 -
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Séminaires fédéraux de formation spécifique : a. Plastrons électroniques b. Règles d’arbitrage c. Préparation physique Formation continue (programme individuel) c. Préciser votre organisation en matière de « Recherche et développement » ainsi que les principaux projets entrepris au cours de l’olympiade 2009 – 2012 - Projet de recherche sur les plastrons électroniques (suivi par Oury Sztantman)