il draguait en roulant…

Transcription

il draguait en roulant…
CHRONIQUE JUDICIAIRE
IL DRAGUAIT
EN ROULANT…
Il y a des familles qui ne
supportent pas le harcèlement
de leurs filles…
Lire en page 9 l’article de Abdellatif Toualbia
Le Quotidien
Mardi 19 Août 2014 n°4206 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
LES ETATS-UNIS, L’ITALIE ET LE CANADA
ACTUALISENT LEURS «WARNING TRAVEL»
Les dessous des alertes
sur l’Algérie
PLUS DE 614 TONNES DE RÉSINE
DE CANNABIS SAISIES EN DIX ANS
Le cadeau royal
du Maroc
Les quantités interceptées, de ce type de drogue,
sont passées de plus de 8 tonnes en 2003 à plus
de 211 tonnes en 2013.
Lire en page 24 l’article de Mohamed Touati
COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS À ALGER
Les warning travel américains ont des visées
plus larges que celles liées à la sécurité.
Lire en page 3 l’article
de Salim Aggar
400 CAMIONS POUR
28 COMMUNES
Malgré la promulgation de la loi N°1/19 /2011,
relative aux sanctions et au suivi des règles d’hygiène,
le texte est resté sans effet.
Lire en page 3 l’article de Amar Chekar
TRIPOLI (LIBYE)
Des avions
non identifiés
bombardent
les miliciens
Lire en page 16
PALESTINE
EST-IL POSSIBLE
ENCORE D’AIMER
AUJOURD’HUI ?
Lire en page 2 la chronique de Aïssa Hirèche
LIRE EN PAGE 3 L’EDITORIAL DE KARIM MOHSEN
Un droit international à l’aune
des intérêts occidentaux
L’Actualité
MARDI 19 AOÛT 2014
OPÉRATION DE COLLECTE ET DE SOUTIEN AUX PALESTINIENS
MÉDÉA
Plus de 1000 hectares de
couvert végétal réduits en
cendre au mois de juillet
Plus de 1000 hectares de couvert
végétal, de cultures céréalières et
de plantations fruitières ont été
réduits en cendre dans la wilaya
de Médéa durant le mois de
juillet dernier, suite à de
nombreux incendies de forêts et
de feux de récoltes enregistrés à
travers plusieurs communes de
la wilaya, a-t-on appris hier
auprès de la Protection civile. Au
moins 29 feux de forêts ont été
enregistrés au mois de juillet,
provoquant la destruction de 242
hectares de plantations
sylvicoles, 123 hectares de
maquis et 42 hectares de
surfaces boisées, soit un total de
407 hectares de couvert végétal,
a indiqué la même source.
OUM EL BOUAGHI
9 blessés suite au
renversement d’un bus
près de Aïn Fakroun
Neuf personnes ont été
blessées lundi matin, suite au
renversement d’un bus de
transport de voyageurs
survenu près de la localité de
Aïn Fakroun (26 km à l’Ouest
de Oum El Bouaghi), a-t-on
appris auprès des services de
la Protection civile. L’accident
s’est produit sur la double voie
reliant les communes de Aïn
Fakroun et de Sigus,
provoquant le dérapage et le
renversement de ce bus,
relevant d’un établissement
pour enfants assistés de la
wilaya de Tébessa, de retour
de la wilaya de Chlef avec à
son bord 22 passagers
(enfants) et quatre encadreurs,
a précisé la même source.
TIARET
Apparition du
premier foyer de
fièvre aphteuse
Le premier foyer de fièvre
aphteuse a été enregistré,
dimanche dernier tard dans la
soirée, dans le village de Dzira,
relevant de la commune de
Serguine, dans la wilaya de
Tiaret, a-t-on appris hier de
source communale. Contacté par
l’APS, le président de l’APC de
Serguine a confirmé l’apparition
de ce foyer, le premier enregistré
sur le territoire de la wilaya
de Tiaret. Les vaches
contaminées ont été égorgées au
niveau de l’abattoir de
Ksar Chelala, a ajouté l’élu.
GUELMA
Raccordement de 8
agglomérations au réseau
de la fibre optique
Huit agglomérations de la
wilaya de Guelma ont été
raccordées durant le premier
semestre de l’année 2014 au
réseau de la fibre optique, a
indiqué hier, le directeur
d’Algérie télécom (AT). Les
agglomérations sont situées
dans les communes de Aïn
Makhlouf, Aïn
Larbi, et Roknia, ainsi que dans
les villages de Aïn Arco
(commune de Tamlouka),
Kifane Laâssal et Bakkouche
Ahmed (commune de Aïn
Reggada), Moumna (commune
Oued Feragha) et Salah Serfani
dans la commune de Medjaz
Ammar, a précisé M. Abdellatif
Mostfa Kara dans une
conférence de presse
consacrée à la présentation du
bilan du secteur.
130 tonnes de médicaments en attente d’envoi
CETTE QUANTITÉ EST STOCKÉE dans un dépôt à la Safex dans l’attente d’une autorisation de sortie.
I KHEIREDDINE BOUKHALFA
a montée de la violence et la
barbarie d’Israël qui massacre le peuple palestinien n’a
laissé aucun champ d’indifférence.
Face à ce triste constat, le
Croissant-Rouge algérien (CRA)
aurait collecté pas moins de 130
tonnes de médicaments au profit du
peuple meurtri, mais qui toutefois
restent stockés dans un hangar à la
Société algérienne des foires et
exportations (Safex) en attente
d’autorisation de sortie.
L’annonce a été faite par la présidente du CRA, Mme Saïda
Benhabilès, en marge de la signature de l’accord d’un partenariat
entre son organisme et l’Union
générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), qui va porter sur la collecte de dons au profit
de la Palestine.
Mme Benhabilès a indiqué que
jusqu’à maintenant, le CRA a collecté 130 tonnes de médicaments
qui sont stockés, selon elle, dans un
hangar de la Safex, prêté en guise
de dépôt dans l’attente du lancement de l’opération d’envoi. Pour
elle, les médicaments figurent
parmi les éléments les plus
indispensables dont le peuple palestinien a besoin en ce moment. Elle
a expliqué, dans ce sens, qu’après
avoir été en contact avec le président du Croissant-Rouge palestinien, le constat dressé a été qu’il y
avait des gens qui mouraient en
silence. Ces derniers, selon elle,
sont « les personnes atteintes de
maladies chronique et qui meurent
en ne trouvant pas les médicaments
nécessaires » ajoutant : « Les
Palestiniens ont besoin de psychologues ». Pour ce qui est des dons de
sang, Mme Benhabilès a affirmé
que cela ne se ferait pas.
Explications : « On a des données et
des preuves qui montrent clairement que le sang collecté ne pourra
pas être acheminé dans un état où il
ne sera pas utilisable» c’est pourquoi elle a lancé « il est hors de
question de jeter le sang algérien».
L
Une aide très attendue
Par ailleurs, Mme Benhabilès
nous a affirmé qu’aucune aide n’a
été envoyée par son organisme en
Palestine. « Jusqu’à présent nous
n’avons encore rien envoyé » nous-at-elle souligné. Concernant le
transport de ces dons, elle nous fera
savoir qu’elle est « en contact avec
le ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales ainsi que la
compagnie Air Algérie » et ce, en
vue d’organiser l’envoi de ces médicaments. Au sujet du mouvement
de solidarité déclenché de façon
spontanée, la présidente du CRA a
assuré : « On répond aux besoins,
nous ne le faisons pas pour un effet
médiatique » et d’ajouter « notre
seule préoccupation est l’arrivée de
ces dons sur la terre palestinienne ».
D’après elle, l’opérateur téléphonique Ooredoo aurait contribué à
l’opération avec une somme de
3 milliards de centimes.
Fidèle à ses principes, elle a
réaffirmé son opposition à la solidarité conjoncturelle. Elle a également souligné que « la nouvelle
stratégie du CRA est d’être l’espace
humain où se conjugue les efforts de
tout ceux qui croient aux valeurs
ancestrales de solidarité ». L’Etat
algérien fait, selon elle, des efforts,
mais qui a toujours besoin de la
complémentarité apportée par le
CRA. Dans ce sens, elle a souligné
la nécessité du travail intersectoriel.
Revenant sur le partenariat
signé avec l’Ugcaa, elle dira que
celui-ci « possède des perspectives à
long terme. »
De son côté, le SG de l’Ugcaa,
M.Salah Souileh, a indiqué que ce
partenariat ne se limitera pas aux
événements actuels, mais qu’il
devra être poursuivi à l’avenir.
Concernant les opérations de collecte, et pour plus de « transparence »,
M. Souileh a fait état de la distribution de prospectus comportant le
numéro de compte postal (CCP) du
CRA aux commerçants des 48
wilayas. Il a été procédé par là
même, à l’installation de la commission nationale qui supervisera
l’opération de la collecte, qui est
composée d’hommes d’affaires et de
grossistes en produits alimentaires.
K. B.
Est-il possible encore d’aimer en Palestine aujourd’hui ?
I AISSA HIRÈCHE
alestine. Cœur d’un conflit mille fois
injuste et décrié et point de départ d’innombrables expéditions punitives contre
un peuple sans armes, sans ressources et sans
autres moyens que de fuir lors des bombardements pour revenir, après, constater les dégâts, ô
combien grands, de la haine et les préjudices,
non moins grands, de la rage de ceux qui les ont
causés.
Les nuages, qui ont vu déferler les tonnes de
bombes, racontent que cela fait longtemps que la
Palestine, lieu de passage de tous les prophètes
d’un seul et même Dieu, s’est transformée en un
carrefour, à part et unique, qu’empruntent les
nombreux semeurs de morts, les apôtres du dés arroi et les guides du meurtre et du mépris. Les
murs ont tous raconté, avant de partir en éclats,
combien, en Palestine, le sang des innocents est
facile à faire couler et combien les âmes innocentes y sont faciles à déchiqueter.
Mais paradoxalement, c’est dans cette même
Palestine, devenue foyer de haine et d’intoléran ce, c’est dans cette même terre renvoyée par les
hommes au fond de la caverne obscure du temps,
que deux cœurs se sont épris l’un de l’autre. A
croire que sur les terres usurpées de Palestine et
que, à Tel-Aviv, on peut encore aimer et regarder
l’autre sans être pris par l’envie soudaine de lui
jeter des grenades sous les pieds ou des bombes
au-dessus du toit.
Mahmoud et Moran. Lui est musulman, elle
P
est juive. Mais tous deux vivant sur la même
terre, celle qui avait nourri une multitude de
prophètes et des nuées de saints. Ils ont éprouvé,
l’un pour l’autre, ce sentiment qui défie la raison
et renvoie, sans même prendre le temps d’y
regarder de près, toutes les logiques et tous les
argumentaires. Ils se sont aimés, comme s’aiment des êtres normaux, un peu partout au
monde. Sauf que, en Palestine, aujourd’hui, ce
n’est plus comme le reste du monde, ce n’est plus
comme ailleurs ni autrefois.
En Palestine, la haine des puissants l’a toujours emporté sur l’amour des faibles et le mal a
toujours eu le dessus contre le reste de la vie.
Les voix de la haine se sont élevées pour
dénoncer un « mariage anormal », ou pour décla rer à qui veut entendre que « notre fille ne doit
pas épouser un membre de l’ennemi ». Des
appels à la manifestation pour exprimer le refus
de ce mariage ont été lancés, des invitations à la
haine, au mépris de l’espèce et à la décadence
fusaient de partout. Les mariages interculturels
ne sont cependant pas peu nombreux de par le
monde et celui de Mahmoud et Moran n’est ni le
premier du genre ni le dernier en la matière.
Le tribunal de la ville, au nom d’une démo cratie qui laisse beaucoup à désirer, n’a pu interdire une manifestation contre une liberté indivi duelle, la plus basique de toutes et dans laquelle
nul n’a pourtant le droit d’interférer. Il faut seu lement se tenir à 500 mètres de l’hôtel où se
déroule la cérémonie mais la police israélienne,
qui a voulu mieux contenir les manifestants, a
préféré les laisser exprimer leur colère dans un
parking situé à seulement 200 mètres.
Bien sûr, le père de la marié a été contacté
par la presse, hué par les voisins, dénoncé par les
amis, renié par la morale du moment et intimidé
par le code de la civilisation de cette partie du
2
monde. Au point où il a dû inventer des prétex tes du genre : « Je n’étais pas au courant de cette
relation avec un musulman » et même de prend re position en déclarant ne pas assister au mariage.
Quel gâchis, mon Dieu, quel gâchis ! Il ne
cesse de pleuvoir des hommes alors que les
monstres qui sont en eux ne cessent de grandir.
Et peu importe si l’on est à Jérusalem, à TelAviv ou ailleurs sur cette terre qui semble ne
plus supporter les siens.
Cette terre dont les enfants ont été mis à la
porte depuis aussi longtemps que l’on remonte
dans la mémoire.
Pas très loin de là, hier, des éléments, venus
on ne sait d’où, obligeaient sous la menace des
Kurdes à renier leur religion sous peine de mort,
ailleurs, des sikhs brûlaient des musulmans pour
la seule raison qu’ils n’ont pas la même religion.
Sous d’autres latitudes, on tue les gens parce
qu’ils sont d’une tribu différente, parce qu’ils
parlent une autre langue, habitent une autre
forêt ou mangent différemment.
Mahmoud et Moran semblent savoir tout cela
et semblent même s’y attendre. Ils avaient lancé
leur invitation sur Facebook comme pour titiller
l’égo des extrémistes et pour enfoncer les cœurs
noirs plus loin dans leur obscurité. Ils ont aussi
dansé toute la nuit alors que, dehors, des appels
au lynchage envahissaient l’air de la ville.
La haine en Palestine est si grande et l’into lérance si tenace qu’une question se pose à nous :
est-il possible d’y aimer encore aujourd’hui ?
Un musulman et une juive se sont pourtant
aimés et ils se sont mariés malgré un mur érigé
en plein dans le cœur des extrémistes israéliens.
Félicitations aux mariés et que Dieu, le Dieu de
tous les hommes, les protège contre les ennemis
de l’amour !
A. H.
L’Actualité
MARDI 19 AOÛT 2014
LES ETATS-UNIS, L’ITALIE ET LE CANADA ACTUALISENT LEURS «WARNING TRAVEL»
Les dessous des alertes sur l’Algérie
LES WARNING travel américains ont des visées plus larges que celles liées à la sécurité.
SALIM AGGAR
epuis quelques jours, la
presse nationale a fait état
d’une nouvelle mouture
« actualisée » le 13 août 2014, du
texte connu sous la dénomination
de « Travel Warning » que le
Bureau des affaires consulaires du
département d’Etat américain
envoie généralement aux citoyens
américains qui se rendent en
Algérie. Un warning qui a été qualifié de non-événement, (Non event)
par le porte-parole du ministère des
Affaires étrangères, Abdelaziz
Benali Chérif. En tout cas, ce warning, qui vient d’un pays qui possède des moyens très sophistiqués
pour prévoir des attentats terroristes, a ouvert l’œil à d’autres pays
occidentaux moins équipés en nouvelles technologies, qui ont été très
vite suivis par d’autres pays occidentaux. C’est le cas notamment de
l’Italie qui possède d’excellentes
relations économiques et politiques
avec l’Algérie. Le ministère italien
des Affaires étrangères a publié, le
16 août (trois jours après le warning américain), un communiqué
dans lequel il a rappelé à ses ressortissants que «la sécurité en Algérie
souffre de l’instabilité dans la
région du Sahel, qui a connu un
moment de grande tension avec
l’attaque terroriste contre le site de
Tiguentourine, qui a eu lieu en janvier 2013». Le même ministère a
souligné que « compte tenu de la
situation sécuritaire générale dans
cette région (…)il est déconseillé de
se rendre dans les régions limitrophes de l’Algérie avec la Tunisie, le
Mali, le Niger, la Libye et la
Mauritanie et dans les régions de
Djanet, Illizi, Timimoun et de
Tamanrasset ». Pour un visiteur ou
touriste qui se rend en Algérie, ce
warning offre une image d’un pays
en guerre ou en conflit.
Dans ce contexte le warning
canadien est plus concret et moins
alarmant que les warning américains ou italiens. Dans son mes-
D
Le Grand Sud algérien est l’une des destinations privilègiées des étrangers
sage « Avertissement aux voyageurs » modifié le 6 août dernier, le
site de l’ambassade canadien écrit :
« Aucun avertissement n’est en
vigueur pour l’ensemble de
l’Algérie. Il convient toutefois de
faire preuve d’une grande prudence
en raison des risques de troubles
civils et de terrorisme. »
Le ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement
Canada, précise que des « attentats
terroristes, des actes de banditisme
et des enlèvements ont lieu dans la
région montagneuse de la Kabylie
qui comprend les provinces de Tizi
Ouzou, de Bouira, de Boumerdès et
de Béjaïa. Que des groupes armés
opèrent dans les régions désertiques éloignées des provinces
d’Illizi, de Tamanrasset, d’Adrar et
de Tindouf, situées le long des frontières du Niger, du Mali, de la
Mauritanie et de la Libye. Il y a
aussi un risque d’attentats terroristes, d’actes de banditisme et d’enlèvements. Comme l’a précisé le
porte-parole des Affaires étrangères, il s’agit d’une version d’un
texte routinier et répétitif qui est
livré aux ressortissants se trouvant
en Algérie ou souhaitant s’y rendre,
pour des considérations liées à la
législation de leur pays ». Dans ce
contexte, M. Benali Chérif a relevé
que « l’affirmation américaine,
selon laquelle deux groupes terroristes continuent d’être actifs à travers le territoire algérien, est
manifestement tout aussi infondée
que la prétendue alerte du 4 juillet
dernier, relative à des risques d’attaques contre des établissements
hôteliers à Alger ». Pourquoi les
Etats-Unis offrent une note sécuritaire très faible à l’Algérie, alors
qu’elle ne possède ni touristes, ni
travailleurs dans les centres
urbains et encore moins des missionnaires religieux comme en
Amérique latine ?
Les seuls travailleurs américains sont stationnés dans les zones
pétrolières fortement sécurisées,
surtout
depuis
l’affaire
Tiguentourine. Même si les warning sont envoyés par le département d’Etat, la rédaction du message est établie sur la base des
informations recueillies par les différents rapports de sécurité
envoyés par l’ambassade américaine, à Alger. Ces rapports sont
parfois exagérés pour justifier les
fortes indemnités de sécurité
envoyées aux diplomates américains en poste à Alger. Malgré les
bonnes relations politiques et économiques avec l’Algérie, l’ambassade américaine à Alger, a été la
mission qui a le plus envoyé de warning alarmants sur l’Algérie, depuis
le début des violences terroristes
dans le pays. Et pourtant, mis à
part les vastes attentats de 2007,
qui avaient touché le Palais du gouvernement, le siège des Nations
unies et le Conseil constitutionnel,
aucun incident grave n’a été signalé
dans la capitale ou dans un centre
urbain. Et même durant la période
terrible du terrorisme, aucun n’in-
COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS À ALGER
400 camions pour 28 communes
MALGRÉ la promulgation de la loi N°1/19 /2011, relative aux sanctions
et au suivi des règles d’hygiène, le texte est resté sans effet.
AMAR CHEKAR
ntassées dans des dizaines de sacs en plastique
qui sont jetés pêle-mêle, un peu partout dans
les quartiers et cités de la capitale, les ordures
soulèvent de véritables inquiétudes sur la santé
publique. «La matière organique dégagée par les odeurs
nauséabondes, crée des microbes et des bactéries qui se
répercutent négativement sur la santé publique », a
soulignée, hier, Nassima Yacoubi, chef de département
technique et de l’environnement à l’entreprise NetCom
a Alger. S’exprimant sur l’importance du sujet, elle a
ajouté que la propreté des lieux et liée directement à
l’image des habitants et du pays de manière générale.
Mettant un effectif de 5 500 agents, pas moins
de 1 000 bacs pour déchets de 660 litres chacun, et une
moyenne de 400 camions, toutes capacités confondues
qui sont répartis sur 28 communes d’Alger, NetCom
qui est chargée uniquement de la collecte des déchets
ménagers, enregistre non seulement le manque de
civisme des citoyens, mais aussi, « des vols de bacs à
roulettes » dans certains quartiers d’Alger, au point de
rendre la tâche très difficile aux agents qui assurent le
nettoyage des voies publiques, a-t-on déploré.
L’entreprise NetCom n’est pas la seule organisme
concernée par la propreté de l’environnement.
Travaillant aux côtés de l’entreprise Asrout qui s’occupe des déchets inertes, à savoir les objets plus ou
moins lourds, comme les pierres, le fer etc, l’Epic
Edeval, quant à elle, est chargée de tout ce qui concerne
E
les plantes au niveau d’Alger. Par ailleurs, il y a lieu de
souligner que faute de maintenance des moyens modernes qui sont mis en place, à savoir les nouveaux bacs
souterrains qui ont été remarqués ces derniers temps,
ont vite montré leurs limites, au point de constater des
piles de sacs noirs dans certaines APC comme Hussein
Dey. Certaines expériences pilotes qui ont étés mises en
place depuis quelques mois, notamment au boulevard
Krim-Belkacem à Télemly, et au quartier les Frères
Belil à Alger-Centre, ont enregistré des résultats plus
ou moins satisfaisants, selon des responsables et
citoyens que nous avons interrogés.
L’ouverture des nouveaux centres d’enfouissement,
notamment à Ouled Fayet, Corso, Maktaâ Khera et
plus, a imposé de nouvelles habitudes aux citoyens qui
doivent s’impliquer afin de garantir une meilleure fluidité des déchets ménagers aux camions qui les
transportent vers ces nouvelles stations d’enfouissement industrielles. Malgré la promulgation de la loi
N°1/19 /2011, qui a été initiée par le ministère de
l’Environnement et de l’Aménagement du territoire,
relative aux sanctions et au suivi des règles d’hygiène,
le texte est resté lettre morte et n’a eu aucun impact
sur le changement des habitudes et le développement
de la culture du respect des lois et de l’autodiscipline, at-on indiqué auprès des responsables concernés. La
problématique de la qualité de l’environnement qui
influe directement sur la collecte et la gestion des
déchets ménagers, continue de susciter des interrogations citoyennes et autres pouvoirs publics concernés.
A. C.
3
cident n’a touché l’ambassade
américaine ou tout autre ambassade occidentale. Alors, comment
le département d’Etat américain
qui se dit très informé, n’a pas
anticipé les attaques de sa mission
en Libye quand l’ambassadeur des
Etats-Unis, Christopher Stevens,
et trois fonctionnaires américains
ont été tués le 11 septembre 2012
dans l’attaque du consulat de
Benghazi ? Les assaillants auraient
agi en marge des manifestations
contre les mêmes raisons contre un
film jugé offensant pour l’Islam. Il
s’agit d’un long métrage intitulé
Innocence of Muslims (L’Innocence
des musulmans) et réalisé par
l’Israélo-Américain Sam Bacile,
pour qui l’islam est un cancer.
Comment le département d’Etat
américain n’a pas anticipé également l’attaque contre l’ambassade
américaine à Tunis, le 14 septembre 2012, par des salafistes qui
voulaient dénoncer la diffusion de
ce film islamophobe produit aux
Etats-Unis ? On s’interroge aussi
comment «le warning travel » américain publié seulement en anglais,
dans la section destinée aux
citoyens américains s’est retrouvé
dans la presse francophone.
Autant d’interrogations qui ne
remettent pas en cause la situation
stable,
sécuritaire
et
politique de l’Algérie et l’efficacité
des services de sécurité algériens
pour déjouer toute attaque
S. A.
terroriste.
E
L’ DITORIAL
Un droit international à l’aune
des intérêts occidentaux
KARIM MOHSEN
a démocratie, les droits de l’homme et, d’une manière générale, le
droit international, se révèlent à l’usage des notions galvaudées
sans constance et sans sens pour les peuples opprimés. En effet, le
droit international et, singulièrement, le droit à l’autodétermination, n’ont
pas la même application dès lors que le peuple concerné est, ou n’est pas,
allié, proche ou protégé par l’Occident. Et c’est cet Occident qui décide de
la faisabilité ou non du droit international tel que pourtant proclamé par
l’article 1 (alinéa 2) et l’article 55 de la Charte des Nations unies sur le «
principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer
d’eux-mêmes ». L’ONU n’a pas cependant défini ou pu en définir – sans
doute du fait de l’opposition des détenteurs du pouvoir de décision - les
paramètres. Or, ce droit est constamment foulé aux pieds par ses promoteurs qui parlent de démocratie et droit international, dont l’application est
toutefois sélective ne s’appliquant pas de la même façon à tous les peuples. Ainsi, tous, y compris l’Occident, sont d’accord sur les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination. Mais, sa mise en oeuvre se heurte à
leurs intérêts au Maroc. Alors ils louvoient quand ils ne mettent pas des
obstacles - c’est le cas de la France - à l’organisation d’un référendum au
Sahara occidental dont le conflit est entré dans sa quarantième année.
Ainsi, ce qui a pu être réalisé dans le cas – identique – du Timor oriental,
pris également en charge par l’ONU, n’a pu jusqu’ici aboutir au Sahara
occidental. Dans les territoires palestiniens occupés, il n’est pas question
d’autodétermination – l’Etat palestinien est la résultante du partage de la
Palestine historique – mais de l’application de la résolution 181 II de 1947
à laquelle s’oppose Israël, mais aussi aux faux-fuyants de l’ONU incapable
de faire appliquer ses résolutions, parasitées par les soutiens d’Israël à
leur tête les Etats-Unis. Ce qui fait, que les peuples sahraoui et palestinien
sont, à l’aube du troisième millénaire, les seuls peuples à rester sous le
joug de la domination de forces étrangères. Si les cas du Sahara occidental et des territoires palestiniens apparaissent comme des faits coloniaux
dont la résolution s’est heurtée au veto – veto qui ne dit pas son nom – de
l’Occident, ce dernier s’est, en revanche, totalement impliqué dans l’accélération de la sécession – un fait très rare à l’ère moderne - de la province
serbe du Kosovo, dont il s’est empressé de reconnaître (en 2008) l’indépendance autoproclamée. A mettre en parallèle avec les menaces de la
part de la Maison-Blanche qu’a essuyées l’Autorité palestinienne qui envisageait de proclamer l’indépendance de l’Etat palestinien. Comment donc
comprendre cette dichotomie dans l’évaluation de faits analogues par
l’Occident dont les décisions prennent à l’évidence ses intérêts propres
au détriment d’un droit international, prétendument s’appliquer à tous et
dont il se veut l’héraut. Il n’en est rien en fait et les ingérences de l’Union
européenne et des Etats-Unis dans la tournure qu’a pris la crise kosovare
obéissaient d’abord aux intérêts géostratégiques de ces pays qui regardaient le Kosovo comme la clé de leur mainmise sur les Balkans. Mais
l’Union européenne, poussée par l’Allemagne, en reconnaissant le
Kosovo, aura surtout ouvert la boîte de Pandore en exacerbant les nationalismes quand sa fondation était censée les dépasser. Que dire du cas
du Kurdistan, dont l’inextricable imbroglio est du seul fait des puissances
impériales française et britannique vainqueurs de la Grande Guerre ?
Ecartelé entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran, le Kurdistan n’a, semblet-il, aucune chance de se réaliser en tant qu’Etat. Toutefois, dans cette
confusion, l’Union européenne trouve encore le moyen d’en mettre une
couche favorisant quasiment le Kurdistan irakien, devenu un Etat – avec
toutes les institutions de souveraineté – dans l’Etat irakien. Tout en refusant aux Kurdes turcs, syriens et iraniens ce privilège, Français et
Britanniques envoient des armes sophistiquées aux Kurdes irakiens.
Ainsi, outre d’accentuer la fracture entre le gouvernement irakien et sa
région kurde, les Européens créent un dangereux précédent par rapport
aux autres entités kurdes de la région. Revenant d’un voyage en Irak, le
chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, expliquait au
quotidien Bild qu’« un Etat indépendant des Kurdes déstabiliserait un peu
plus la région et ferait naître de nouvelles tensions, possiblement avec
l’Etat voisin irakien aussi ». Or, c’est bien l’Allemagne qui a porté à bout
de bras la scission du Kosovo bouleversant la donne géopolitique régionale dans les Balkans. Faut-il noter aussi que l’Occident a été derrière la
séparation du Soudan du Sud avec le Soudan, avec les résultats meurtriers que l’on connaît. Et c’est encore cet Occident qui nous bassine avec
ses droits de l’homme et sa démocratie !!??
K. M.
L
L’Actualité
MARDI 19 AOÛT 2014
SÉJOUR DES JEUNES DU SUD À BÉJAÏA
ACCIDENTS DE LA ROUTE
ET NOYADES À BÉJAÏA
12 victimes en six jours
Phénomène estival. La liste
macabre des routes et des
plages s’allonge à Béjaïa. En
six jours seulement, 12
victimes ont été dénombrées
par les services de la
Protection civile. Un corps
fortement sollicité durant
cette période. Les pompiers
sont sur tous les fronts.
Durant la période, allant du
10 au 16 août, la Protection
civile a enregistré six morts et
97 blessés sur les routes. Sur
les plages, le bilan est tout
aussi macabre avec six autres
noyés en mer. Période de
grande affluence par
excellence, le mois d’août se
fait déjà meurtrier. Les
pompiers n’ont pas chômé. Les
agents de la Protection civile
sont intervenus 1 167 fois sur
les routes depuis le 1er
janvier, enregistrant un total
de 1 598 blessés et 40 morts.
Sur les plages, fréquentées
durant les six derniers jours
par plus de 1 150 000
baigneurs, les éléments de la
Protection civile ont effectué
plus de 3 280 interventions au
niveau des 33 plages
autorisées à la baignade. Ils
ont soigné sur place 716
personnes et sauvé
177 autres d’une mort
certaine. 68 personnes ont dû
être évacuées vers les
structures sanitaires. Six
baigneurs ont trouvé la mort.
Elles sont décédées avant
même d’être repêchées par les
maîtres-nageurs de la
Protection civile. Tous les cas
de décès ont été enregistrés
sur des plages non autorisées
ou en dehors des heures de
surveillance, révèle le
communiqué de la Protection
civile de Béjaïa. Les victimes
de la mer sont toutes
originaires de la région est du
pays. Le non-respect des
consignes de baignade et la
méconnaissance des dangers
de la mer sont pour l’essentiel
à l’origine de cette
hécatombe.Le 10 du mois en
cours, un garçon et une fillette
âgés respectivement de 12 et
9 ans, sont mort noyés dans
une piscine sur la côte ouest
de Béjaïa. C’est dire
l’irresponsabilité des parents
et des surveillants dans leurs
missions. A noter qu’aucun
départ de feu n’a été signalé
dans le rapport de la
Protection civile pour la
A. S.
période indiquée.
Khomri satisfait des conditions d’accueil
LE MINISTRE s’est rendu au camping de jeunes de Souk El Tennine pour s’enquérir des conditions de
prise en charge d’un groupe de jeunes venus des wilayas de Djelfa et d’Al Bayadh.
bdelkader Khomri a noté
avec satisfaction la prise en
charge des jeunes au niveau
des camps de toile, en marge de sa
visite d’inspection et de travail
effectuée hier dans la wilaya de
Béjaïa. Cette visite qui devait avoir
lieu avant-hier, a été retardée d’une
journée en raison de la fermeture
de la route nationale 26, contraignant la délégation ministérielle
venue par route à un détour par les
wilayas de Bordj Bou Arréridj
et Sétif.
Le ministre n’est arrivé à Béjaïa
qu’avant-hier en fin de journée. Au
total plus 250 000 jeunes qui seront
pris en charge dans des camps de
vacances à travers 14 wilayas côtières du pays durant cette saison estivale. La plupart d’entre eux vient
du sud du pays. Ce programme a
débuté le mois de juillet et va s’étaler sur plusieurs semaines. Le
ministre de la Jeunesse, M.
Abdelkader Khomri, s’est rendu au
camping de jeunes de Souk El
Tennine pour s’enquérir des conditions de prise en charge d’un groupe de jeunes venus des wilayas de
Djelfa et d’Al Bayadh.
Ce programme a nécessité la
mobilisation d’auberges de jeunes,
établissements éducatifs et campings. Le ministre n’a pas manqué
de relever les bienfaits de cette opé-
A
Une personne a trouvé la
mort et cinq autres ont été
blessées suite au
renversement, près de la
localité de Youb, d’un
véhicule faisant partie d’un
cortège nuptial, a-t-on appris
hier, auprès de la Protection
civile de la wilaya de Saïda.
L’accident s’est produit
dimanche aux environs de
22 h, sur la RN 92 reliant
Saïda à Sidi Bel-Abbès,
lorsque le conducteur a
perdu le contrôle de son
véhicule, qui s’est renversé,
près de la ferme Benyamina,
située dans la localité de
Youb.
Abdelkader Khomri, ministre de la Jeunesse
LA RN 26 FERMÉE À LA CIRCULATION POUR LE QUATRIÈME JOUR
Ça vire au pourrissement !
«ON S’ACHEMINE tout droit vers des affrontements entre citoyens si ça continue comme ça»,
nous a confié un camionneur pris dans ce traquenard.
es habitants du village Afthis relevant de
la commune de Boudjellil, ne veulent pas
en démordre. Pour la quatrième journée
consécutive, ils sont dehors à occuper la voie
publique, exigeant toujours la pleine satisfaction
de leur plate-forme de revendications visant à
améliorer leurs conditions de vie quotidienne.
Hier encore, ils ont assiégé la RN 26 au niveau
de Tazmalt. Ils ont fait de même pour la voie
ferrée bloquée à Allaghen et Beni Mansour. Une
action musclée qui dure impunément soulevant
la colère des usagers.
Hier, la colère était à son paroxysme. « On
s’achemine tout droit vers des affrontements
entre citoyens si ça continue comme ça », nous a
confié, hier, un camionneur qui a été pris dans ce
véritable traquenard . « Ces gens nous pourrissent la vie pour des raisons auxquelles nous n’avons rien à voir », tonne-t-il. Sur la Toile, le
grand désagrément, causé pour les usagers de la
L
route, est bien sûr abordé. Tout comme les usagers, les internautes s’interrogent sur le « silence complice des autorités », qui « assistent sans
bouger à la fermeture d’un axe routier aussi
important que la nationale 26.
Si tout le monde s’accorde à soutenir les
manifestants, on n’épargne pas, en revanche les
autorités, accusées d’être à l’origine de cette
action, mais aussi pour n’avoir pas intervenu
pour rouvrir la route. D’autres par contre, estiment qu’ « il y a d’autres moyens de revendiquer autrement plus pacifiques que le blocus
d’axes routiers ».
« La route est fermée durant quatre jours et
les autorités ne sont pas intervenues ! », s’étonne-t-on. « L’Etat est responsable de tous les
malheurs des Algériens, car, le pouvoir en place
n’a jamais pensé à prendre en considération les
problèmes des citoyens. Les citoyens ont toujours raison car, ils n’ont pas trouvé d’autre
alternative pour évoquer leur calvaire au
moment où nos dirigeants continuent de faire la
sourde oreille. Dommage ! », s’indigne Saïd qui
reporte son déplacement à Alger pour la quatrième fois. « Il est vrai que je passe par Tizi Ouzou,
mais il se trouve que j’ai un colis à récupérer à
Tazmalt, alors je suis là à patienter le temps que
des jours meilleurs arrivent enfin, dit-il avant
d’ajouter qu’ « il y a d’autres moyens pour protester. Il faut bloquer la wilaya et prendre en
otage ceux qui y travaillent», préfère Rachid qui
pense que « la source des malheurs des habitants
de Béjaïa reste l’incapacité des autorités à prendre en charge les préoccupations de tous les
jours ».
Hier matin encore, les usagers de cet important axe routier ont vécu une nouvelle galère,
faite de détours et d’attente, sous un soleil de
plomb. « Le mutisme » des autorités concernées
A. S.
est sur toutes les bouches.
LE NOMBRE DE VICTIMES PAR NOYADE NE CESSE D’AUGMENTER
100 morts depuis le 1er juin
SAÏDA
Un véhicule
se renverse, un mort
et cinq blessés
ration lors de sa visite de travail, se
réjouissant aussi des
bonnes conditions
d’hébergement des
jeunes dans les campings de la wilaya. Il
précisera que la
majorité des jeunes
sont
issus
des
wilayas du sud du
pays. La wilaya de
Béjaïa devrait recevoir sur plusieurs
s e s s i o n s
1 500 jeunes inclus
dans ce programme.
«Il s’agit de permettre à un plus grand
nombre de jeunes de
découvrir
leur
pays », a déclaré le
ministre
de
la
Jeunesse.
M.
Khomri a eu aussi à
écouter les comptes
rendus des autorités
sur
l’avancement
des projets de construction d’infrastructures pour jeunes lancés un peu
partout dans la
wilaya, notamment
les CSP, les maisons
de jeunes et aussi les
auberges de jeunesse, etc.
A. S.
I AREZKI SLIMANI
MALGRÉ LES BILANS FOURNIS comme de coutume par la Protection civile et malgré une médiatisation
accrue de ces accidents, aucune étude sur mesure n’est suivie pour arrêter le massacre.
I IDIR TAZEROUT
a conjonction du beau temps
et de la saison estivale a ses
conséquences au bord de
l’eau : l’augmentation des noyades
mortelles. La baignade en mer,
oued et autres retenues collinaires
demeure une activité très courante
mais surtout aussi mortelle.
Le nombre s’élève à 100 personnes depuis le 1er juin, selon un
bilan rendu public hier par la direction générale de la Protection civile.
Celle-ci indique que sur « 35 978
interventions effectuées liées au
dispositif de surveillance des plages
et des baignades à travers les
wilayas côtières depuis le 1er Juin,
24 002 personnes ont été secourues
L
et sauvées de la noyade dans les plages surveillées, par contre 100 personnes sont décédées dont 69 dans
les plages interdites à la baignade ».
Concernant les personnes noyées
dans les réserves d’eau, les unités
de la Protection civile ont enregistré durant la même période le décès
de « 76 personnes dont 38 cas dans
les mares d’eau et retenues collinaires, 13 dans les barrages, 11 dans
les oueds, 11 dans les bassins d’eau
et piscines et trois dans les lacs ».
Déjà rien que pour ces 24 dernières heures, le bilan des décès est
jugé très lourd : « sept cas de décès
par noyade. six cas de noyade ont été
enregistrés au niveau des plages
dans les wilayas, de Béjaïa avec
trois décédés, Skikda 01 décédé, et
Jijel deux décédés. Par contre, une
4
personne est décédée par noyade
dans un bassin d’eau dans la
wilaya de M’sila commune de
Maârif ». Un bilan malheureusement macabre. Plus macabre que
les années précédentes. En 2012,
les secours de la Protection civile
ont enregistré 102 décès, du 1er
juin au 30 septembre 2012. Quand
on voit que cette année, nous sommes déjà à 100 décès à un mois et
demi de la clôture de la saison estivale, il y a de quoi avoir le tournis.
Malgré les bilans fournis comme de
coutume par la Protection civile et
malgré une médiatisation accrue de
ces accidents, aucune étude
mesure n’est suivie pour arrêter ce
massacre. Dans les pays qui se
respectent, les autorités interviennent sur tous les fronts pour épar-
gner tant de vies. Certains gouvernements sont allés dans certains
cas jusqu’à verbaliser les baigneurs
imprudents, tout en souhaitant,
dans l’idéal, « une prise de conscience collective ». Comme chaque
année, la règle d’or de la prévention
des noyades se confirme: ne jamais
perdre de vue les enfants. Les adultes, eux, doivent être vigilants pour
eux-mêmes. Le fait de savoir nager
n’est pas, et de loin, un gage absolu
de sécurité. Enfin, en dépit de tous
les
efforts consentis par la
Protection civile nationale à travers
de larges campagnes de prévention
et de sensibilisation, le bilan de ces
accidents, qui pourraient être aisément prévenus, demeure anormalement élevé.
I. T.
De Quoi j’me Mêle
MARDI 19 AOÛT 2014
New York et Shanghai pourraient
finir sous l’eau, d’ici la fin du siècle
LES MÉGALOPOLES telles
que New York
et Shanghai sont menacées
d’inondation, selon les
scientifiques allemands.
Les experts suggèrent que
la fonte des glaces de
l’Antarctique, à cause du
réchauffement global,
pourrait entraîner une
hausse plus rapide du
niveau des mers qu’on ne le
pensait. Jusqu’à la fin du
XXIe siècle, la fonte des
glaces pourrait conduire à
l’élévation du niveau des
mers de 37 centimètres.
Auparavant, les scientifiques
ont signalé qu’une partie
du continent européen
ferait face à l’inondation
au milieu de ce siècle.
En particulier, Copenhague,
Londres, Amsterdam,
Anvers et Rotterdam
pourraient aller sous l’eau.
Un convoi princier
saoudien braqué
en plein Paris
UN COMMANDO armé de fusils d’assaut a
attaqué un véhicule de l’ambassade saoudienne
dimanche soir, emportant 250 000 euros et des
documents « sensibles ». Le convoi de plusieurs
voitures, qui se rendait à l’aéroport du Bourget
(Seine-Saint-Denis), a été attaqué entre 21
heures et 22 heures au niveau de la porte de la
Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
La voiture du convoi qui a été braquée était un
véhicule d’intendance, qui a été volé et retrouvé
brûlé, selon la même source. Les malfaiteurs se
sont emparés de ce monospace Mercedes avec
ses trois occupants à bord avant de les relâcher
un peu plus loin, selon France Info.
Sami Bencheikh,
commissaire de la
manifestation de
Constantine 2015
El Adjwa TV
pirate un
film…. piraté
L’ACTUEL directeur
général de l’Onda,
M.Sami Bencheikh, a été
désigné par la ministre
de la Culture, Mme
Labidi, comme le
commissaire de la
manifestation,
«Constantine, capitale de
la culture arabe 2015».
Cette désignation fait
suite au travail établi du
directeur de l’Onda en
matière de gestion des
grandes manifestations
culturelles et la
sauvegarde du
patrimoine du même
ordre.
La nouvelle télévision
El Adjwa TV qui appartient au
responsable du journal Adjwa
a diffusé, avant-hier, en soirée
le dernier film de la série Die
Hard avec Bruce Willis. Sauf
qu’à la vue de la qualité
médiocre de l’image et du son
et l’apparition de l’ombre d’un
spectateur, on s’est rendu
compte que la télévision
privée algérienne a diffusé
sans autorisation, un film qui
était également en version
pirate. Devant l’absence
d’une autorité, c’est l’anarchie
totale sur le paysage
audiovisuel algérien.
Le corps d’une
Américaine
découvert dans
une valise à Bali
LE CORPS d’une touriste
américaine, qui séjournait sur
l’île indonésienne de Bali, a
été découvert à l’intérieur de
son bagage dans l’enceinte
d’un hôtel de luxe.
La victime, âgée de 62 ans,
était en partie dénudée et
portait des traces de
blessures à la tête, selon le
constat d’un médecin après
une autopsie, a indiqué
mercredi 13 août
la police locale.
La fille de la victime et son
petit ami ont été
appréhendés dans une autre
partie de l’île, après avoir
quitté précipitamment l’hôtel,
peu avant la découverte
macabre.
ON
remet
EXACTITUDE
ÇA
«L’exactitude est la politesse des rois.» Louis XVIII
I SELIM M’SILI
e commun des citoyens est
souvent confronté, bon gré
mal gré, à cette opération si
éprouvante qui consiste à se faire
délivrer des pièces d’état-civil de la
mairie de son douar d’origine. La
génération qui a dû subir l’inévitable exode rural qui a suivi les années
d’après l’indépendance doit, outre
accomplir un pèlerinage au lieu de
son enfance, mais affronter aussi
des situations inattendues :une mairie occupée par des citoyens en
colère qui font entendre leurs voix
pour une liste d’attribution de logements qu’ils jugent criante d’injustice ou pour les retards inexplicables liés au raccordement au gaz de
ville ou à la rareté de l’eau … Mais,
heureusement, ces situations extrêmes sont des exceptions dans un
pays où tout baigne dans l’huile. Les
problèmes que l’on rencontre le plus
souvent sont dus à la qualité même
du service de l’état-civil : il n’est pas
rare de voir un citoyen indigné se
L
représenter une fois de plus au guichet qui lui a fourni les précieuses
pièces nécessaires à l’établissement
d’un document officiel pour protester contre la négligence des rédacteurs de ces documents : les fautes
d’orthographe inhérentes à la transcription de noms à consonance algérienne en alphabet latin et l’arabisation forcée qui a suivi sont autant de
facteurs qui contribuent à l’existence d’erreurs désobligeantes. Il
faut dire que la civilisation orale qui
prévalait à la veille de l’attribution
de noms patronymiques par l’administration coloniale, ne se préoccupait pas tellement de l’exactitude et
se contentait de l’approximatif.
Ainsi, de bouche à oreille et d’oreille en bouche, le message colporté se transformait petit à petit. Il
a commencé un jour par un petit
glissement de voyelle puis par la
disparition d’une consonne gênante
pour la langue d’une nouvelle génération. De fil en aiguille, le sens du
message se diluait pour changer
finalement de destination.
Par contre, pour les sociétés qui
ont adopté très tôt l’écriture, il est
plus difficile de changer le sens du
message. Ainsi, un message taillé
dans un roc reste ad vitam aeternam, inscrit dans la mémoire des
hommes. Même si les mots ont
changé au cours des siècles, il y aura
toujours un érudit pour prévenir les
lecteurs de l’acception des choses.
Mais les choses ont commencé à
se gâter avec l’invention du papier.
Comme c’est un support qui est très
sensible aux agents extérieurs tels
humidité, et les parasites, l’écrit se
détériore très vite, d’où la précaution de faire plusieurs exemplaires
ou des copies répétées du message
original. Avec les copies, c’est le
caractère des copistes qui entre en
jeu: leur qualité calligraphique,
leurs penchants politiques peuvent
changer dans un sens ou dans l’autre la nature du message.
Les copistes européens du Moyen
Âge qui étaient en général des moines, étaient payés à la ligne et des
fioritures ont été souvent ajoutées
aux lettres de l’alphabet pour augmenter la longueur linéaire de l’écrit. Ainsi, la chronique rapportant
les derniers instants du seigneur de
5
La Palice disait à l’origine: «Un quart
d’heure avant sa mort, il faisait
encore envie.» La copie le transforma en «un quart d’heure avant sa
mort, il était encore en vie.»
Cette glissade provoqua l’hérésie
qu’on connaît. Quoique le défunt
seigneur fut un bon vivant, amateur
de bons mots, il n’a jamais été (du
moins volontairement) à l’origine
des «Lapalissades», ces vérités
incontestables. Mais c’est dans le
secteur de la justice et dans l’écriture des actes notariés que ces
coquilles font le plus de dégâts.
Le sieur Beaumarchais a écrit
tout un acte du Mariage de Figaro
sur l’illisibilité d’une conjonction de
coordination mal écrite et interprétée différemment selon les parties
(«et» ou «ou»?). Dans les décisions
et les arrêts de justice, les greffiers
et les secrétaires du palais doivent
redoubler de vigilance s’ils ne veulent point allonger des procédures
trop longues. Une virgule ou un zéro
de trop ou déplacé et c’est le drame.
Que dire alors des marchés frauduleux où une virgule ou un zéro mal
placé…
S. M.
L’Actualité
MARDI 19 AOÛT 2014
INDEMNISATION DES ÉLEVEURS DE TIZI OUZOU TOUCHÉS PAR LA FIÈVRE APHTEUSE
«Ils devront d’abord désinfecter leurs étables !»
LES DOSSIERS d’indemnisation doivent également inclure un ordre et un certificat d’abattage établis par un vétérinaire.
annoncé à cet égard, signalant que la wilaya a été
destinataire, au mois de
mai dernier, d’un quota de
40 000 doses de vaccin,
auxquelles
s’ajoutent
15 000 autres doses réceptionnées en août courant.
Selon un bilan de la DSA,
la wilaya de Tizi Ouzou a
enregistré, à ce jour, 1 295
cas de fièvre aphteuse
bovine, répartis sur 64
foyers recensés à travers
37 communes. Sur ce nombre, il a été procédé à l’abattage de 1 199 têtes,
contre 27 cas de mortalité,
au moment où 79 autres
« sont en instance d’abattage », a-t-on signalé. Selon
les statistiques de la direction des services agricoles,
la wilaya compte un cheptel
bovin
avoisinant
110 000 têtes, dont 47 000
vaches laitières.
W. A. S.
I WALID AÏT SAÏD
ésinfecter les étables avant,
l’argent après ! Les éleveurs
de Tizi Ouzou touchés par
la fièvre aphteuse, devront d’abord
désinfecter leurs étables, avant
d’espérer être indemnisés. « Pour
pouvoir prétendre à toute indemnisation des pertes de bovins subies
pour cause de la fièvre aphteuse,
nous enjoignons les éleveurs, dont
le cheptel a été affecté par cette épizootie, d’accélérer l’opération de
désinfection de leurs étables », a
indiqué le directeur des services
agricoles de la wilaya (DSA) ,
Boussaâd Boulariah. Il affirme sans
ambages que c’est la condition sine
qua non pour toucher l’argent de
l’indemnisation.
Boussaâd Boulariah a également tenu à souligner que pour
être valable, « cette opération de
désinfection doit se faire par l’utilisation d’un virucide homologué et
un chaulage approprié, par leurs
propres moyens en présence d’un
vétérinaire, ou par le biais du
bureau d’hygiène communal ou
d’une entreprise spécialisée en la
matière ». Les dossiers d’indemnisation, devant inclure également
un ordre d’abattage et un certificat
d’abattage établis par un vétérinaire, « sont actuellement au stade de
préparation au niveau des subdivisions agricoles qui auront, une fois
finalisés, à les soumettre à une commission ad hoc chapeautée par la
DSA en vue de leur étude », a expliqué M. Boulariah. Tranquillisant
D
La wilaya compte un cheptel bovin avoisinant 110 000 têtes, dont 47 000 vaches laitières
les éleveurs quant à la vaccination
de leurs cheptels, le DSA les a assurés que « l’opération se poursuit
normalement et que d’autres quantités de doses de vaccin arriveront
dans la wilaya, pour toucher l’ensemble du cheptel, quoique la priorité est accordée au cheptel bovin
laitier, conformément aux instructions de la tutelle ».
Un autre quota de 19 000 doses
de vaccin contre cette maladie est
attendu pour sa livraison à la
wilaya à partir d’aujourd’hui, a-t-il
DJELFA
Entame de la vaccination de 4 000 bovins
Une campagne de vaccination de 4 000 têtes de
bovins a été entamée récemment à Djelfa, pour prévenir contre l’épidémie de la fièvre aphteuse, a-t-on
appris, hier, auprès de l’inspecteur vétérinaire de la
wilaya. 33 vétérinaires ont été mobilisés pour cette
opération d’envergure visant à protéger les têtes de
bovins, a-t-il ajouté, signalant qu’aucun cas de contamination d’ovins et de caprins n’a été enregistré
jusque-là. Les services vétérinaires sont intervenus
au niveau de quatre foyers de fièvre aphteuse enre-
gistrés à travers quatre localités de la wilaya, dont
deux foyers dans la commune de Fidh El Betma, un
foyer dans la zone agricole El Mâalba dans la commune de Medjbara, et un autre foyer enregistré tout
récemment dans la localité de Meksem. L’pération
d’abattage sanitaire a touché jusque-là 18 têtes de
bovins, afin d’éviter la propagation de cette maladie
et protéger, ainsi, le capital animalier de la wilaya
estimé à plus de 42 000 têtes.
W. A. S.
LE SYNDICAT UGTA-ENTREPRISE RÉAGIT AUX ATTAQUES CONTRE AIR ALGÉRIE
«C’est injustifié et inopportun»
« CERTAINS SALARIÉS de la compagnie saisissent cette malheureuse conjoncture pour apporter de l’eau au moulin
des détracteurs invétérés qui trouvent toujours matière à discréditer Air Algérie…! », dénonce le communiqué de son SG.
I WALID AÏT SAÏD
ir Algérie continue d’alimenter
l ’ a c tu a l i té . F a c e a u x a tta q u e s d o n t a
fait l’objet la compagnie aérienne
ces derniers jours, le syndicat Ugta-entreprise d’Air Algérie a réagi. Il est monté au créneau face à ce qu’il a qualifié d’« attaques
injustifiées et inopportunes ». « Nous assistons depuis quelque temps à des attaques en
règle contre le pavillon national Air Algérie.
Pour cela, le syndicat Ugta-entreprise ne
peut demeurer indifférent », a indiqué un
communiqué de ce syndicat, signé par son
secrétaire général, S. Tiaouinine. « Chose
inédite dans l’aviation, certains salariés de la
compagnie saisissent cette malheureuse
conjoncture pour apporter de l’eau au moulin
des détracteurs invétérés qui trouvent toujours matière à discréditer, quoi qu’il advien-
A
l’intervention salvatrice de l’Etat qui avait
mis fin aux errements de l’époque, nous ne
serions pas là pour en parler. Nous reviendrons en détail sur cette sinistre époque », at-il affirmé. « Quant aux allégations parues
dans la presse, relatives à l’affrètement, nous
relevons que leurs auteurs confondent, insidieusement, entre les constructeurs d’avions
et les affréteurs. Nous répondons qu’Air
Algérie n’a jamais affrété auprès de Boeing
ou d’Airbus, parce que ce n’est pas leur vocation », a précisé la même source. Par ailleurs,
« ces manipulateurs qui n’hésitent pas à utiliser tous les moyens pour calomnier et diffamer, commettent l’imprudence de douter et
de s’attaquer à la maintenance aéronautique,
qui a déjà acquis ses lettres de noblesse
depuis des décennies », note le syndicat d’Air
Algérie, appelant ces détracteurs à « avoir au
moins l’honnêteté de reconnaître le travail
exceptionnel accompli par des techniciens
ne, Air Algérie, fut-elle la meilleure compagnie au monde et l’Algérie meilleur pays du
monde ! », a-t-on souligné. « Ces attaques
endogènes ne sont nullement justifiées ni
opportunes, qui auront pour seule conséquence, la désaffection des passagers, par
l’installation d’un climat de psychose », s’indigne le syndicat. Il reconnaît toutefois l’existence de quelques insuffisances d’ordres
matériel et organisationnel, « à l’instar de
toutes les compagnies aériennes du monde ».
« Dans un passé récent, Air Algérie qui a
connu une situation dramatique, l’a mise
dans l’œil du cyclone européen, à telle enseigne que les responsables de l’époque furent
convoqués manu militari à Bruxelles pour
être remis à l’ordre, sans que cela ne soulève
un tel tollé », rappelle le syndicat dans son
communiqué. Il cite notamment le risque de
la « black list, terme usité pour la première
fois dans l’histoire d’Air Algérie ». « Ne fusse
compétents et expérimentés, reconnus même
par les avionneurs et les équipementiers ». A
cet égard, le syndicat rappelle que la maintenance (d’Air Algérie) « est dotée d’agréments
européens et internationaux lui permettant
d’exercer selon les normes internationales ».
« S’agissant du recrutement, il n’est l’apanage de personne, nous ne voyons aucun
inconvénient à ce que de jeunes Algériens
soient recrutés, pour peu qu’ils répondent
aux critères d’accès », a-t-on assuré. « Dans le
transport aérien, il est utile de savoir que
pour faire voler un avion, il faut toute une
chaîne de métiers dont les rôles sont complémentaires et aussi importants les uns que les
autres », a-t-on encore relevé. « L’aviation
est un domaine complexe et sensible et à ce
titre, aucune compagnie, fut-elle la meilleure
au monde, n’est épargnée par des incidents »,
conclut la même source.
W. A. S.
SITUATION DÉSASTREUSE DANS NOS HÔPITAUX
UN PATIENT MEURT FAUTE DE PLACE
NOS HÔPITAUX sont en fait des mouroirs où certains cadres de la santé ne sont pas à leur place.
I IDIR TAZEROUT
border la question de la
santé e n A l g é r i e , c ’ e s t
comme s’enfoncer un scalpel
jusqu’aux entrailles. En vérité, c’est
peu dire, compte tenu de la cruauté
de nos hôpitaux aujourd’hui. Nous
avons suivi un malade… gravement
malade, dans plusieurs hôpitaux de
la capitale, depuis une première
douleur jusqu’à ce qu’il rende
l’âme. L’histoire qui va suivre est
affreuse… mais il faut bien la
raconter afin que l’on lève le voile
de ces hôpitaux qui ne sont en réali-
A
té que des mouroirs. C’est l’histoire
d’un père atteint d’une « tumeur»,
détectée depuis plus de trois mois.
Un malade qui a vécu, malgré lui,
ses derniers jours avec de plus en
plus de souffrances, traîné d’un
hôpital à un autre. Mardi 5 août
vers 17 h, de graves difficultés
respiratoires se manifestèrent, obligeant ses enfants à l’emmener d’urgence à l’hôpital de Kouba, dans la
capitale. Reçu après maints palabres, on lui administra, sur chaise
relaxante, 120 mg de Solumédrol
additionné de sérum salé, puis il fut
conduit dans une autre salle pour
oxygénation. Deux heures après,
son état ne s’est pas amélioré, alors
ses enfants ont demandé de l’hospitaliser sur place. La réponse fut cinglante. « Le médecin de garde (une
dame), nous a sèchement signifié
d’emmener notre père, pourtant
inconscient », témoigne Fahima,
une de ses deux filles. En rentrant
chez eux, les râles du père persistaient et sa tension grimpa à 19/12.
« Nous avions appelé le Samu et
nous nous sommes rendus à l’hôpital de Béni Messous. Le malade présentait des difficultés respiratoires
et les médecins de garde de cet hôpital ne voulaient ni le garder ni
même l’ausculter », raconte encore
6
Fahima. C’est grâce à l’intervention du Samu que les services pneumo de Béni Messous le traitèrent et
le soulagèrent quelque peu. Revenu
encore à la maison vers 6 h, les râles
reprirent de plus belle et immédiatement le père fut transféré de nouveau à l’hôpital de Rouiba. Si le
malade fut reçu et hospitalisé dans
cet hôpital, il s’avère néanmoins
que les médecins manquaient cruellement de moyens et encore plus de
nébulisateur à oxygène. Laissant
leur père dans un état comateux,
ses enfants se ruèrent vers les hôpitaux de Z’mirli, Mustapha et Bab El
Oued, pourtant mieux équipés, et
aucun n’a voulu recevoir le malade
car « il est trop malade et qu’il fallait laisser la place aux...moins
malades», termes prononcés par des
médecins assermentés. Quelques
heures plus tard, et dans un ultime
râle, le malade décèdera trop prématurément à l’hôpital qui l’a finalement accueilli, mais sans moyens,
laissant des représentants de la
santé face à leur propre conscience.
Enfin, nous concluons comme partout où nous nous sommes rendus
que nos hôpitaux sont en fait des
mouroirs où certains cadres de la
santé ne sont pas à leur place.
I. T.
L’Actualité
MARDI 19 AOÛT 2014
NON CONCERNÉS PAR LES 10 000 VACCINS DONT A BÉNÉFICIÉ LA WILAYA
TIGZIRT
Sans électricité,
ni gaz, ni eau potable
Les habitants du lotissement
Ouest ont fermé le siège de la
mairie de Tigzirt. Les habitants
du lotissement Ouest de la ville
de Tigzirt ont fermé durant la
matinée de samedi, le siège de
la mairie pour dénoncer les
conditions lamentables dont ils
souffrent. Ces derniers,
rassemblés en dizaines, devant
le bâtiment, ont tenu à
expliquer que leur action ne
visait pas à sanctionner les
citoyens, mais juste à se faire
entendre par les responsables
locaux. Les représentants des
habitants de ces lotissements
construits dans les dernières
années souffrent de manques
divers. L’eau potable et le gaz
de ville, l’électricité et les
assainissements malgré les
promesses, les élus locaux se
succèdent, mais ne bougent pas
le petit doigt pour régler les
problèmes en question. Malgré
la livraison des appartements,
les travaux des voies et réseaux
divers, (VRD) n’ont pas été
faits. Cette situation qui
pénalise dramatiquement les
habitants les a finalement
poussés à fermer le siège de la
mairie pour se faire entendre.
K. B.
AZEFFOUN
Trois jeunes portés
disparus
Trois jeunes estivants ont
disparu dans la journée du
samedi au niveau de la plage
d’Azeffoun, ville littorale
située à une soixantaine de
kilomètres au Nord du cheflieu de la wilaya de Tizi
Ouzou. Selon une source
locale, les jeunes estivants
sont venus des wilayas de
Batna et d’Oued Souf. Leurs
proches étaient sans
nouvelles malgré les
recherches menées par les
éléments de la Protection
civile. Jusqu’à hier, les
recherches se poursuivaient
encore, sans donner des
résultats. Toutefois, aucune
voix ne pouvait confirmer ou
infirmer la thèse d’une
noyade, hypothèse crainte
par les proches des deux
jeunes. Les services de la
Protection civile, de leur côté,
ne voulaient rien avancer,
sans que les résultats des
recherches ne soient connus.
K. B.
Les éleveurs d’Aghribs, Fréha et Timizart en colère
LES ÉLEVEURS d’Aghribs, Fréha et Timizart ont fermé le siège de la subdivision agricole.
I KAMEL BOUDJADI
es éleveurs des trois communes de Fréha, Aghribs
et Timizart ont fermé, dans
la journée du samedi,, le siège de la
subdivision agricole pour réclamer
leur part de vaccins contre la fièvre
aphteuse. Sur les lieux, les contestataires présents exprimaient leur
colère quant à la répartition des
vaccins dont a bénéficié la wilaya
jeudi dernier. Ces derniers considéraient cette répartition comme
injuste et inéquitable et qu’ils ne
comptaient pas rouvrir la subdivision sans les garanties de recevoir
dans les prochaines heures leur
part de vaccins. Le mot d’ordre
d’ailleurs était que les bâtiments ne
seraient pas opérationnels avant
l’arrivée des doses prescrites.
Pour sa part, le représentant du
secteur de l’agriculture de la wilaya
assurait qu’un deuxième lot de vaccins est attendu dans les prochaines
heures. Quelque 3 500 doses qui
s’ajouteront aux 10 000 qui sont
actuellement en voie de parvenir
aux éleveurs concernés par la première tranche de la campagne.
Douze communes les plus touchées
par l’épizootie et qui comptent le
plus grand nombre de bovins
atteints seront pourvues. L’on
avait, en effet, signalé de grandes
pertes à Boghni, Draâ El Mizan,
Sidi Naâmane.
Pour rappel, la précédente campagne de mai et juin derniers avait
concerné 23 communes qui ont vu
38 500 têtes vaccinées. Toutefois,
des
connaisseurs
révélaient
L
La colère gronde
quelques failles dans la campagne
en question et un certain relâchement des agriculteurs qui ont baissé la garde.
Ce qui a eu pour conséquence
qu’en l’espace d’une semaine, la
maladie est passée de 173 cas au
deuxième jour à 900 têtes atteintes
dans 35 communes, selon les statistiques émanant des services en
question. Aussi, quelque 555 bovins
ont été abattus à travers les quatre
abattoirs sanitaires dont dispose la
wilaya de Tizi Ouzou à Azazga,
Tala Athmane, Draâ El Mizan et
Boghni. Notons aussi que les mesures prises par les autorités ont
donné des résultats probants car,
selon les vétérinaires contactés, la
propagation de cette maladie aurait
pu être plus rapide et plus dévastatrice. La fermeture des marchés à
bestiaux et le contrôle rigoureux
des transports de bétail sont deux
mesures les plus importantes.
Notons par ailleurs que les
services de l’agriculture de la
wilaya mènent une vaste campagne
de sensibilisation auprès des éleveurs. Rappelons enfin que les éleveurs de la wilaya de Tizi Ouzou
s’approvisionnent en général de la
wilaya de Sétif, également touchée
par la maladie. Enfin, il est à men-
tionner que la maladie en question
risque de changer radicalement les
donnes quant à l’Aïd El Adha. Les
citoyens semblent de moins en
moins enclins à acheter le mouton
bien que le cheptel ovin ne soit pas
touché par la maladie.
Ce qui met en évidence la grande faille dans l’information non
seulement au niveau du secteur de
l’agriculture mais dans tous les
domaines de la vie dans notre pays.
Les responsables ne donnent pas
assez d’importance à ce volet,
malgré son rôle avéré. Ce constat
cause parfois des dégâts énormes.
K. B.
POUR SAUVER LEUR FILIÈRE EN VOIE DE DISPARITION
Les travailleurs de la coopérative apicole en grève
LES TRAVAILLEURS de la coopérative apicole de la wilaya de Tizi Ouzou sont en grève ouverte pour
dénoncer ce qu’ils qualifient de volonté occulte de faire disparaître la filière.
e débrayage, qui a commencé en début de
semaine, trouve sa justification, selon les
représentants syndicaux des 30 salariés,
après épuisement de toutes les voies réglementaires qui passent par le dialogue et après avoir
saisi toutes les instances compétentes au niveau
de la wilaya.
Ainsi, par ce mouvement qui risque donc de
durer dans le temps, les grévistes réclament le
déblocage de leurs salaires et le règlement des
cotisations de la quote-part ouvrière qui dure
depuis 14 mois. Parallèlement à ces revendications, les travailleurs signalent ce qu’ils qualifient de mauvaises intentions du gérant et de
quelques membres du conseil de gestion qu’ils ne
nomment cependant pas. Il leur est reproché
leur volonté de faire disparaître la filière apicole
dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ces responsables
incriminés sont aussi accusés de recrutement
C
illégal d’ouvriers non déclarés à la sécurité sociale alors que les 30 salariés demeurent encore
sans salaire.
Sur un autre volet, les travailleurs mécontents signalent la commercialisation de produits
qui ne sont pas du ressort de la coopérative apicole tel que le foin, les aliments de bétail. En ces
pratiques, les grévistes voient, comme ils l’écrivent dans leur déclaration, la volonté sournoise
de pousser à la dissolution de la filière apicole.
Cette volonté se manifeste, selon les grévistes,
par les nominations, contrairement au règlement régissant les coopératives agricoles, de
membres du conseil de gestion dans des postesclés.
Les travailleurs pointent du doigt la complicité de certains responsables de la direction de l’agriculture dans cette volonté de nuire à leur filière et de mettre dans la précarité les 30 familles
7
des travailleurs par ces temps incertains. Aussi,
ces derniers rappellent qu’ils sont entièrement
engagés à sauver leur outil de production et le
recouvrement de leurs droits. Pour ce faire, ils
lancent un appel au wali pour qu’il intervienne
avant que la colère ne s’exprime par d’autres
manières.
Enfin, il est à signaler que l’apiculture est à
l’ordre du jour cette semaine avec la tenue de la
Fête du miel à Ahrik dans la commune de
Bouzeguène. Le produit, notons-le, se raréfie
année après année. Les ruches se font de plus en
plus rares et de plus en plus difficiles à entretenir. Les 80 apiculteurs qui y participent font état
de grandes difficultés dues essentiellement à la
vie moderne avec les produits chimiques divers
qui se déversent dans les champs ainsi que la
cherté du produit qui ne trouve pas de clientèle.
K. B.
Tribunaux
Quarante
condamnations
40 condamnations, un casier à trois
tiroirs de 10 procès chacun ont fait
dire à son avocat, Maître Amor
Dahmane de Didouche, que c’est un
malade qu’il faut soigner et non pas
enfermer comme il l’avait été à Oran,
Boufarik, El Harrach, Batna et
Sétif : « C’est un récidiviste qui roule
sa bosse un peu partout. Ses trois
sœurs et sa mère affirment qu’il est
malade. Et pourtant, depuis 1994, il
se soigne, mais n’arrive pas à se
ranger. C’est un cleptomane malade
et avéré irresponsable, » a récité le
conseil qui remet deux dossiers à
Ayadi et Moussa Gueroumi, la
présidente et le procureur. La
désignation d’un expert est souhaitée
par l’avocat. Il s’adresse à Samira
Ayadi, la juge occupée probablement
à transcrire le dispositif dont le noyau
centrale devait être la demande du
conseil. La président arrête d’écrire et
revient sur le détenu avec une demidouzaine de questions claires. Il est
même question d’une lettre du maire
de Kouba saisissant le chef de sûreté
de daïra d’aider ce malade chronique
à entrer à l’hôpital. L’avocat prévient. Il
attire l’attention du tribunal que ce
récidiviste peut être un danger public.
Un peu plus tard, le jeune parquetier
réclame la très lourde peine
d’emprisonnement de 5 ans pour
tentative de vol. C’est d’ailleurs sur la
base de ces demandes que Maître
Dahmane avait sollicité de la
présidente, qu’à défaut de relaxe,
l’hospitalisation serait le verdict le
mieux indiqué. Les sœurs, elles, en
aînées blessées de voir le frangin se
trimballer avec le statut de détenu
récidiviste avec comme « ouissam »
40 condamnations pour divers délits
dont le vol. Dans la salle d’audience,
la nombreuse assistance est muette
sauf une des frangines révoltée,
balançait de temps à autre des mots
comme l’aurait fait l’avocat. Samira
Ayadi, la magistrate du siège semblait
ne pas être dérangée par les
interventions intempestives de la
sœur et par contre, elle a été ennuyée
par la sonnerie d’un mobile qui a
grésillé : comble du progrès ! Maître
Amar Dahmane avait d’ailleurs tenu à
rappeler que le trio de la chambre
correctionnelle d’Alger, mené par
Tayeb Hellali, avait marché et envoyé
Soufiane Bendegdou devant un
expert lequel avait déclaré ce gus
irresponsable et donc non sujet à des
peines de prison ni encore moins,
d’emprisonnement… L’avocat n’a pas
voulu agacer le tribunal et donc il a
fait court, efficace et net. Affaire en
délibéré.
A. T.
LA CHRONIQUE
JUDICIAIRE
MARDI 19 AOÛT 2014
Il draguait en roulant…
Il y a des familles qui ne supportent pas le harcèlement
de leurs filles…
I ABDELLATIF TOUALBIA
l ne se passe pas une
journée
dans
nos
tribunaux et cours où il
n’est pas question de coups et
blessures,
de
menaces,
d’insultes, d’usage de port
d’armes blanches, de plaintes
pour hogra simplement, lorsque
ce n’est pas l’outrage lancé aux
flics dans l’exercice de leur
fonction.
Or, il y a aussi et surtout, avec
ces longues files de véhicules sur
nos voies rapides, du harcèlement de jeunes garçons pas toujours galants envers les jeunes
filles ou pire, de mères de famille
au volant. Là, c’est trop et la loi
est impitoyablement appliquée.
Une jeune fille d’une famille
aisée est draguée par un gus collant. La filature concrète se fait
amère. La petite appelle son père
lequel, au lieu d’aller déposer
plainte contre l’impertinent, se fait
justice…Coups, coups et blessures pleuvent… Cris, hurlement et
ce n’est pas tout…Que s’est-il
passé exactement du côté de
Chéraga pour que deux inculpés
de blessures involontaires, de
délit de fuite, de coups et blessures volontaires ayant entraîné une
incapacité de soixante jours (aïe,
aïe, aïe). La victime, avec ses
trois fractures, est restée chez
elle. C’est Maître Djamila
Mouheb, l’avocate qui plaide à sa
place.
Elle assure que son client
avait été violemment renversé car
il est venu demander à Azzedine,
le détenu, de laisser tomber sa
fille qu’il ne cesse de draguer
depuis sa sortie de l’université
jusqu’au domicile familial. « Puis
la rixe a éclaté. » Encore heureux
qu’il n’y ait pas eu mort d’homme.
Il y a des pères de famille qui
ne supportent pas l’indignité, car
la moralité et l’intégrité sont leurs
devises quotidiennes. Naïma
Dahmani, la présidente, qui a bien
I
étudié le dossier, tente tout de
même de saisir le fond de l’affaire.
Ce sont les avocats et Saddek
Youssef, le procureur qui vont lui
apporter aide et assistance, en
soutenant le tribunal par des
questions judicieuses qui vont
permettre à l‘excellente Dahmani
de bien mener l’audience. Maître
Bouchiba Ahmed du haut de ses
L’ŒIL
Ne jamais rien promettre !
L’APC de Saoula a connu un spectacle regrettable, celui d’un citoyen à qui le maire aurait
promis monts et merveilles dont un boulot à la
suite du coup de main donné lors du scrutin
du 17 avril 2014. Ce jeune citoyen s’est
retrouvé en taule et poursuivi pour outrage à
fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions,
fait prévu et puni par l’article 144 du Code
pénal. Ça commence à bien faire avec ces
histoires de jeunes demandeurs d’emploi qui
entrent de force dans les bureaux des maires
avec des menaces de suicide sur place au
cas où…L’autorité de l’Etat prend des coups
sérieux, même si la justice fait le ménage par
la suite en infligeant les peines prévues par la
loi. Et la loi n°01-09 du 26 juin 2001, article
144 dispose que :
« Est puni d’un emprisonnement de deux mois
à deux ans et d’une amende de 1 000 DA à
500 000 DA ou de l’une de ces deux peines
seulement quiconque dans l’intention de porter
atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou
au respect dû à leur autorité, outrage dans
l’exercice de leur fonction ou à l’occasion de
cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire,
un officier public, un commandant ou un agent
de la force publique, soit par paroles, gestes,
menaces, envoi ou remise d’objet quelconque,
soit par écrit ou dessin non rendu public.
Lorsque l’outrage envers un ou plusieurs
magistrats ou assesseurs jurés est commis
à l’audience d’une cour ou d’un tribunal,
l’emprisonnement est d’un an à deux ans.
Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre,
1,76 m, a flétri l’acte barbare et
anti-civilisationnel de la pseudo
victime qui a rossé son client au
lieu de dialoguer : « Azzedine
aime Kenza et la réciproque peut
être vérifiée » a lancé le conseil
qui s’est dit étonné de voir l’absence de plainte. Le délit de fuite
aussi a été motivé car Azzedine
s’est vu en danger après la colli-
sion de son véhicule
avec deux autres
voitures.
Maître
Bouchiba enverra par
ailleurs un coup de
code-phare en direction du juge en avançant que la pseudo
« victime » avait été
renversée par une
femme au volant qui
aurait été « priée »
par des voisins de se
cacher, le temps que
la P.J. fasse le constat. « Vous aurez
remarqué qu’ici, nous
avons employé le
conditionnel » dit le
vieux renard, méfiant
depuis qu’il a pris la
robe noire de son
valeureux papa…
Maître
Djamila
Mouheb, de son côté,
a aussi tenu à apporter de précieux éléments concernant la
collission : « Mon
client a voulu barrer le
passage au véhicule
de Azzedine qui n’a
pas freiné. » Voilà
une drôle d’histoire
d’amour qui s’est
achevée par une
grave blessure au
papa de Kenza qui la
joue lorsqu’elle s’aperçoit qu’un proche
l’a surprise avec son
dragueur.
Le verdict mis en
délibéré va permettre
aux familles de mieux
réfléchir avant de
jouer au justicier, car
ce dossier nous a
donné la nette et
ferme impression que
les citoyens ne saisissent la justice que lorsque les
choses se gâtent.
Et puis, qu’est-ce que c’est
que cette histoire d’une femme au
volant qui percute une voiture,
cause de gros dégâts et de graves blessures, que des citoyens
trouvent le moyen de cacher, le
temps que les choses justement
se tassent…
A. T.
AU PALAIS
ordonner que sa décision soit affichée et
publiée dans les conditions qu’elle détermine,
aux frais du condamné, sans que ces frais
puissent dépasser le maximum de l’amende
prévue ci-dessus » Ici, il s’agit du maire i-e un
officier public, donc prévu par la loi en question. Le plus grave, c’est que, outre le scandale créé dans l’institution (APC), le pauvre
inculpé a menacé de s’immoler. A la barre, il
raconte à sa manière ce qui s’est passé en
l’absence du maire, la victime, mais en présence de son conseil qui souleva des tonnes
d’exclamations autour des graves faits. Et
lorsque le détenu avait commencé la narration, un silence de mosquée un vendredi 13h
s’instaura :
« J’ai subi une humiliation de la part du maire.
Il m’a employé durant plusieurs jours et plusieurs heures par jour. Et le jour où je suis
venu réclamer un boulot, il m’a insulté de
manière éhontée.
Cette provocation m’a poussé à réagir. Je l’ai
insulté à mon tour, mais à aucun moment, je
ne l’ai menacé…
Et pourtant, «vous auriez menacé d’enlever
les enfants du maire » coupe Saâda Nassima,
la présidente de la section correctionnelle du
tribunal de Boufarik (cour de Blida) visiblement
assoiffée de mieux tirer au clair les contradictions des déclarations des uns et des autres.
Evidemment, nous apprendrons au cours des
débats qu’il s’est trouvé sur place, au siège de
la mairie, un « bouquet » de témoins qui ont
vu, entendu l’inculpé insulter, menacer et
même tenter d’agresser le pauvre maire qui a,
évidemment, dans sa déposition tout entrepris
pour nier avoir promis quoi que ce soit, encore
moins un poste de travail…
Et la présidente d’annoncer la mise en examen du dossier.
Ni petit, ni grand délit !
«L’inculpée est naïve. Elle a un casier
vierge. Elle a commis un petit délit…et
je…»
-Non maître, « il n’y a ni petit ni grand
délit, mais un délit réprimé par la
loi ! » coupe Belalta Mourad, le président
qui adore croiser le fer avec Maître Chérif
Chorfi, l’avocat de l’inculpée de vol à la
sauvette, un grave délit, qui doit se marier
dans un mois et donc qui attend « l’indulgence du tribunal surtout que le produit du
vol avait été des effets vestimentaires à
quelques encablures de son prochain
mariage. Et qui dit mariage, dit trousseau.
Et constituer un trousseau n’est pas aisé
pour une pauvre jeune fille démunie,
n’ayant personne pour l’aider ». Avec son
humour coutumier, Maître Chorfi, cet avocat des grands dossiers de la criminelle
était pourtant presque à bout d’argument
tant le délit de Linda T. était bête, stupide
et forcément évitable.Foued Gherras, le
procureur qui a réclamé une peine allant
dans le sens de l’article 350 du Code pénal
pour un débutant dans la petite criminalité,
avait même fait un peu d’humour, histoire
de prouver à l’avocat de Bab El Oued et
9
qu’il n’avait pas le monopole des piques et
autres menues blagues courtes, mais sifflantes pour dégeler une ambiance électrique. La jeune inculpée de 24 ans, elle,
pleurait à chaudes larmes et ce sera
encore une fois Maître Chorfi de lancer :
« Regardez-là cela ne vous fait rien ? En
tout cas, moi, elle me fend le cœur ! ».
Belalta, le juge du siège sourit, ricane,
mais demeure austère, histoire de ne pas
perdre de vue son rôle ce mardi. Et puis
voilà que l’avocat remet ça : « Au fait, M. le
président, qu’a-t-elle dérobé ? Des sousvêtements dont un bustier balconnet.
Ridicule ! » Et le magistrat, ne se laisse
pas aller au proverbe de : « Qui vole un
œuf, vole un bœuf ! ». Le juge décide une
mise en examen en fin d’audience et passe
à deux gars ivres qui s’en prennent à un
policier dans l’exercice de ses fonctions.
Ici il y a deux délits : la conduite en état
d’ébriété et tentative d’agression à l’aide
d’une arme blanche. Les deux détenus ont
la face blême une fois arrivés à la barre
tenus à l’œil par trois gaillards de la Dgsn
prêts à toute éventualité. Ici, il convient de
répéter encore une fois que la loi ne punit
pas l’état d’ivresse, mais l’état d’ivresse
suivi de tapage ou encore la conduite en
état d’ivresse. Combien faudra-t-il répéter
cette formule ? Autant de fois que les
auteurs comparaissent à la barre. Quant à
Belalta, ce jeune juge, il apprend à chaque
audience, car un dossier ne ressemble pas
à un autre. Tiens ?
A. T.
S ports
MARDI 19 AOÛT 2014
JS KABYLIE
LIGUE 1 MOBILIS2E JOURNÉE
Les Canaris ont le vent en poupe
ESS-USMBA décalé
au mardi 26 août
Le coach belge Hugo Broos a clairement signifié à ses joueurs son vœu de battre le week-end prochain
l’USMA pour confirmer cette belle victoire de la JSK, signée d’entrée dans la capitale de l’Ouest.
Le match ES Sétif - USM BelAbbès, comptant pour la
deuxième journée du
championnat de Ligue 1 Mobilis,
est décalé au mardi 26 août à
19h au stade du 8-Mai 1945 de
Sétif, a indiqué avant-hier la
Ligue de football professionnel
(LFP). Cette rencontre a été
reportée en raison du
déplacement de l’ES Sétif à
Sfax (Tunisie) pour affronter le
CS Sfaxien le samedi 23 août à
18h au stade Taieb-Mhiri pour le
compte de la sixième et
dernière journée de la phase de
poules de la Ligue des
champions d’Afrique. D’autre
part, le match CR Belouizdad MC Oran de la seconde journée
de L1 est avancé au vendredi
22 août à 17h45 au stade du
20-Août 1955 (Alger). Les six
autres rencontres de la même
journée auront lieu le samedi 23
août.
Programme de la 2ème
journée :
Vendredi 22 août
CR Belouizdad-MC Oran 17h45
Samedi 23 août
USM El Harrach-MC El Eulma 17h
MO Béjaïa - JS Saoura 19h
ASM Oran-NA Hussein Dey 19h
MC Alger - ASO Chlef 17h45
JS Kabylie - USM Alger 19h
RC Arba - CS Constantine 17h
Mardi 26 août
ES Sétif - USM Bel Abbès 19h.
LIGUE DES CHAMPIONS
AFRICAINE
Arbitres mauriciens
pour Vita Club-TP
Mazembe
La Confédération africaine de
football (CAF) a désigné un trio
d’arbitres mauriciens pour le
derby congolais, AS Vita ClubTP Mazembe, prévu le 24 août
au stade de Tata-Raphael à
Kinshasa, pour le compte de la
6e et dernière journée, groupe
A, de la Ligue des champions
africaine de football. La
rencontre sera dirigée par
l’arbitre central Rajindraparsad
Seechurn, assisté de Balkrishna
Bootun et de Vivian Vally. Le 4è
arbitre sera également le
Mauricien Dharamveer
Hurbungs. Le rôle de
commissaire du match a été
confié au Camerounais Tombi
A. Roko Sidiki. Déjà qualifiés
aux demi-finales, l’AS Vita Club
et le TP Mazembe se
disputeront la première place du
groupe A. Le premier du groupe
aura l’avantage de jouer la
demi-finale retour à domicile et
en cas de qualification (face à
l’ES Sétif ou le SC Sfax), de
jouer la finale retour chez lui
également. L’AS Vita Club qui a
repris les entraînements jeudi
14 août à Kinshasa, pourrait
livrer des matchs amicaux avec
les clubs locaux pour sa
préparation. Le TP Mazembe,
de son côté, est en stage à
Ndola en Zambie, depuis jeudi
dernier. Selon le site Xeb des
Corbeaux, le club de
Lubumbashi livrera deux
matchs d’entraînement contre
les clubs de Ndola pour mieux
affûter ses armes. Après la 5e
journée, le TP Mazembe
partage la 1ère place avec l’AS
Vita Club (10 points), mais avec
une différence de buts qui lui
est favorable (+3, contre +2
pour le Vita Club).
BACHIR BOUTEBINA
près avoir débuté sur les
chapeaux de roues le nou veau championnat en
revenant samedi dernier du
stade Zabana avec un premier
succès pour rappel sur un score
sans appel de 2 à 0 aux dépens
des Hamraoua du MC Oran, les
Canaris du Djurdjura voient déjà
grand. Pour preuve, désormais le
club phare de la ville des Genêts
ambitionne plus que jamais de
faire chuter samedi prochain au
stade du 1er-Novembre de Tizi
Ouzou, le dernier champion
d’Algérie en titre. A ce titre, le
nouveau driver belge des
Canaris, Hugo Broos, a clairement signifié à ses joueurs, via
les médias, son vœu pieux de battre le week-end prochain l’USM
Alger, pour confirmer cette dernière belle victoire de la JSK,
signée d’entrée dans la capitale
de l’Ouest. Il est vrai qu’en entamant la nouvelle saison footballistique 2014-2015 hors de ses
bases, comme cela avait été
d’ailleurs le cas à la même
époque, lors du précédent
championnat, les deux buts
kabyles, œuvre du Mauritanien
Moulay et du Camerounais
Ebossé, ont d’ores et déjà « libéré » psychologiquement la formation kabyle. Il est surtout vrai
aussi qu’en répondant rapidement aux attentes des milliers de
ses fidèles et inconditionnels
fans, la JS Kabylie est désormais
dans l’obligation de placer la
barre très haut, selon le vœu de
l’actuelle direction du club kabyle.
D’ailleurs, à ce titre, le président Moh Chérif Hannachi considère de son côté que la visite prévue samedi prochain à Tizi d’un
ténor de la dimension des Rouge
et Noir de Soustara, constituera
sans l’ombre d’un doute à ses
yeux, un premier véritable test
pour son équipe. Pour rappel,
lors de la deuxième journée du
dernier championnat remporté
par les gars de Soustara, les
Rouge et Noir de la capitale
étaient revenus du stade du 1erNovembre avec le point du nul
(0-0). A l’époque, malgré le fait
d’avoir évolué pendant longtemps en supériorité numérique,
notamment après l’expulsion en
première mi-temps du défenseur
Meftah, les Canaris n’avaient pas
A
réussi à faire chuter chez eux,
leur prochain adversaire algérois. Qu’en sera-t-il cette fois face
à ce dernier champion en titre
qui a de son côté, alterné le bon
et le moins bon, le précédent
week-end, avant d’être contraint
au partage des points au stade
Omar-Hamadi de Bologhine, par
l’ES Sétif, un autre ténor que la
JSK du Belge Broos, entend faire
chuter aussi ? Pour certains observateurs avertis en la matière, il
est vrai que cette JS Kabylie, version 2014-2015, est allée s’imposer d’entrée face à un premier
adversaire oranais qui n’est plus
du tout aujourd’hui ce véritable
foudre de guerre d’antan. Il n’en
demeure pas moins que les
coéquipiers du nouveau keeper
international des Canaris, en
l’occurrence l’excellent ex-portier harrachi Doukha, sont revenus d’Oran avec trois points qui
peuvent leur permettre d’aborder leur importante prochaine
sortie à domicile, dans d’excellentes dispositions mentales. Ce qui
est loin d’être le cas actuellement
pour le nouveau champion
d’Algérie en titre qui vient, en
l’espace d’une semaine, de perdre
la finale de la Supercoupe
d’Algérie 2014, et difficilement
débuter la nouvelle saison chez
lui. Pis, le prochain adversaire de
la JSK se présentera samedi pro-
chain au stade du 1er-Novembre
amoindri par l’absence pour
cause de blessures, de Ferhat,
Fahem Bouazza et Seguer. Il est
vrai que du côté kabyle, Mourad
Delhoum qui a contracté samedi
dernier à Oran une méchante
blessure au niveau du tibia, et
que sa présence face à l’USM
Alger n’est pas quasi certaine. Il
est vrai que l’ex-capitaine d’équipe de l’Entente sétifienne, arrivé
au cours de la dernière intersaison, au même titre que l’excellent ex-Ententiste Ferrahi, figure
désormais parmi les éléments sur
lesquels compte miser énormément le coach Hugo Broos.
Toutefois, le technicien belge est
persuadé de posséder aujourd’hui sous sa coupe un effectif
assez riche et étoffé, et qui va
certainement permettre à son
équipe de carburer réellement
d’ici la 3ème ou la 4ème journée
du nouveau championnat. Il est
vrai que pour l’instant, le jeu
prôné jusqu’ici par les camarades
de Belamri, manque encore de
cohésion. Mais dans l’immédiat,
Hugo Broos souhaite avant tout
battre le champion d’Algérie en
titre, et vivre pour la première
fois au stade du 1er-Novembre de
Tizi Ouzou, cette ambiance très
particulière qui a toujours caractérisé le prochain clasico que
toute la citée des Genêts s’apprête à vivre dans l’effervescence, et
qui connaîtra sans aucun doute
une chaude soirée, le week-end
prochain. C’est tout le défi qui
attend le belge Hugo Broos, et
que s’est promis de relever le
nouveau patron technique des
Canaris.
B. B.
USM ALGER
Ferhat indisponible trois semaines
Le milieu de terrain de l’USM Alger, Zineddine Ferhat, blessé
samedi lors du match face à l’ES Sétif (1-1) en ouverture du championnat, devra s’éloigner des terrains pendant une période de trois
semaines, a-t-on appris hier auprès du club algérois. Victime d’une
entorse à la cheville, Ferhat sera contraint de faire l’impasse sur les
deux prochaines rencontres de l’USMA, face à la JS Kabylie et le CR
Belouizdad. Son retour à la compétition devrait être effectué face au
RC Arba, lors de la quatrième journée. Outre Ferhat, le club algérois
devrait se passer également des services de son défenseur, Farouk
Chaffaï, victime d’une élongation au niveau de la cuisse. La participation de Chaffaï au prochain match face à la JSK sera décidée aujourd’hui par le staff médical. L’USMA, champion en titre, a mal entamé la
saison 2014-2015, en se faisant battre d’abord par le voisin du MC
Alger en Supercoupe d’Algérie (1-0), avant de concéder le match nul
à domicile face à l’ESS, à l’occasion du coup d’envoi du championnat.
SOUTHAMPTON
Débuts reportés pour Taïder
Les autres internationaux algériens évoluant en Angleterre ont connu des fortunes diverses
à l’occasion du lever de rideau de la Premier League.
e milieu international algérien Saphir
Taïder, prêté pour une saison à
Southampton par l’Inter Milan, n’a
pas effectué avant-hier ses débuts avec sa
nouvelle formation, battue à Liverpool (2-1),
dans le cadre de la première journée du
championnat d’Angleterre.
Convoqué pour ce premier match de la saison, Saphir Taïder devra attendre les prochaines journées du championnat pour effectuer son baptême du feu avec les « Saints ».
Liverpool a ouvert le score par Raheem
Sterling (23’), avant que Southampton dirigé
par l’ancien international néerlandais,
Ronald Koeman, ne remet les pendules à
L
l’heure par l’entremise de Nathaniel Clyen
(53’).
L’inévitable Daniel Sturridge a redonné
l’avantage et la victoire aux « Reds » à la 79e
minute. Après une saison tout juste moyenne
avec l’Inter Milan (Série A italienne), au
cours de laquelle il n’a pas trop bénéficié de la
confiance du technicien Walter Mazzarri,
notamment lors de la seconde partie du
championnat, Taïder (22 ans) a décidé de
changer d’air en optant pour la Premier
League. Les autres internationaux algériens
évoluant en Angleterre ont connu des fortunes diverses à l’occasion du lever de rideau de
la Premier league. Le nouveau promu,
11
Leicester City, où évolue Ryad Mahrez a été
tenu en échec à domicile par Everton (2-2),
alors que Crystal Palace d’Adlene Guedioura
s’est incliné à Londres face à Arsenal (2-1).
Tottenham de Nabil Bentaleb est allé,
quant à lui, décrocher la victoire sur le terrain de West Ham (1-0).
Ces joueurs font partie de la liste élargie
dévoilée par le nouveau sélectionneur des
Verts, le Français Christian Gourcuff en vue
des deux premiers matchs des qualifications à
la coupe d’Afrique des nations CAN-2015 au
Maroc, face à l’Ethiopie, le 6 septembre à
Addis Abeba, et au Mali, le 10 septembre à
Blida.
S ports
MARDI 19 AOÛT 2014
TENNIS, CINCINNATI
AGRESSION SUR
THIAGO MOTTA
Pas de plainte
contre Brandao
Le PSG et Thiago Motta ont
décidé de ne pas porter plainte
contre Brandao, auteur d’un
coup de tête sur le milieu de
terrain parisien. Mais Bastia et
la commission de discipline vont
sévir... Brandao ne devrait pas
répondre à la justice pénale. Au
lendemain du coup de tête
asséné par Brandao à Thiago
Motta à la fin de PSG-Bastia (20), dans le hall vestiaires du
Parc des Princes, le PSG et
Thiago Motta ont décidé de ne
pas porter plainte au pénal
contre l’attaquant brésilien du
club corse, clairement identifié
comme l’agresseur sur les
images de vidéo-surveillance.
Sans doute conscient de la
volonté du Sporting de punir
sévèrement l’ancien
Stéphanois, ainsi que des
lourdes sanctions que devrait
prendre la commission de
discipline de la LFP envers le
joueur, le club parisien et son
milieu défensif italien n’ont
visiblement pas souhaité
envenimer le dossier. Sur son
site officiel, le Sporting assure
dans un communiqué
qu’aucune décision ne sera
prise avant lundi (hier): «Le
Sporting indique qu’il ne
communiquera que dans la
journée du lundi 18 août et ce
après que les composantes du
club concernées se seront
rencontrées.» Brandao pourrait
cependant ne pas échapper aux
griffes de la justice : la police
s’apprêterait à ouvrir une
enquête pour définir avec
précision les circonstances de
l’incident. D’après les
informations du PSG
communiquées en début de
soirée, Thiago Motta souffre
d’une fracture du nez non
déplacée.
ARGENTINE
Maradona
hospitalisé
Après une Coupe du monde au
cours de laquelle il a multiplié
les dérapages pendant ses
sorties médiatiques, Diego
Maradona a été hospitalisé
mercredi à Buenos Aires. La
légende du football argentin,
championne du monde au
Mondial mexicain de 1986, a
effectué un check-up complet
de son état de santé. L’ancien
sélectionneur de l’Albiceleste
entre 2008 et 2010 souffre
notamment de problèmes
cardiaques à la suite de sa
consommation d’alcool et de
drogues durant plusieurs
années. En 2004, « El Pibe de
Oro » avait fait un infarctus, le
conduisant à suivre une cure de
désintoxication trois années
plus tard. Cette visite
hospitalière a fait grand bruit
chez les finalistes du Mondial
brésilien, à tel point que la fille
du joueur formé aux Argentinos
Juniors, Dalma Maradona, a
posté des messages rassurants
sur son compte Twitter.
« Comme l’internement de mon
père a déjà filtré, je tiens à vous
dire que c’est uniquement pour
un check-up général. Merci de
vous en préoccuper ! », a-t-elle
affirmé, avant d’émettre une
publication plus incisive: « Je
vous remercie pour le respect et
je vous demande de ne pas
inventer des choses qui
n’existent pas ».
Federer retrouve les sommets
Le Suisse a confirmé son excellente forme actuelle en remportant son premier Masters 1000 depuis
deux ans, en dominant en finale David Ferrer. C’est le 80e titre de sa carrière, son 22e Masters 1000.
lors qu’il avait un temps
envisagé de déclarer forfait juste avant le tournoi,
Roger Federer s’est finalement
imposé à Cincinnati.
«La semaine à Toronto (Ndlr :
où il avait perdu en finale) avait
été difficile, je ne me croyais pas
capable de rebondir et lundi, je
me suis demandé si cela valait la
peine de jouer», a révélé le
numéro 3 mondial. «Mais à l’entraînement, je me suis rendu
compte que j’avais vite récupéré
et je me suis décidé à tenter ma
chance.» A raison puisqu’après
sa finale au Canada, le Suisse a
confirmé son excellente forme
actuelle, en remportant son premier Masters 1000 depuis deux
ans, en dominant en finale David
Ferrer (6-3, 1-6, 6-2). C’est le 80e
titre de sa carrière, son 22e
Masters 1000. «Enfin, j’ai remporté un gros trophée pour les
enfants. J’ai bien ramené des
coupes à la maison, mais des plus
petites que celle-ci. Cela devrait
leur faire plaisir», a plaisanté
Federer. A Cincy, tournoi qu’il
avait déjà remporté à cinq reprises, Federer a retrouvé en finale
l’un de ses adversaires préféré,
l’Espagnol David Ferrer, qu’il a
toujours battu désormais en 16
confrontations. Mais le 6e mondial ne s’est pas présenté en victime expiatoire : surclassé dans
le premier set, il a enlevé la
deuxième manche en 39 minutes
en profitant d’une baisse de
régime de son adversaire et en
A
Le tennisman suisse
entame sa saison
avec un titre
multipliant les coups gagnants.
Federer a retrouvé toute sa hargne et sa puissance dans la manche décisive, conclue sur un
revers trop long de Ferrer. «Je
suis très content de ma semaine
et de mon niveau de jeu, tout cela
est très encourageant en vue de
l’US Open», a-t-il reconnu après
son 3e titre de l’année après
Dubaï et Halle. «Je me sens bien,
certes je n’ai pas battu Rafa
(Nadal) et Novak (Djokovic),
mais je n’avais pas de prise sur
leur parcours. J’ai hâte d’être à
New York», a insisté Federer.
Avec un Nadal toujours incertain
en raison d’une blessure au poi-
gnet et un Djokovic en panne de
confiance après deux éliminations consécutives en 8es de
finale, l’ancien maître du tennis
mondial fait désormais figure de
favori du prochain US Open. Son
17e et dernier titre du Grand
Chelem remonte à Wimbledon
2012...
CHAMPIONNATS D’EUROPE D’ATHLÉTISME
Mekhissi, c’est énorme
Mahiedine Mekhissi a répondu avant-hier de manière fabuleuse aux championnats d’Europe,
en remportant haut la main la finale du 1 500m.
e Français s’est imposé en 3’45»60,
trois jours après sa disqualification en
finale du 3 000m steeple. D’abord,
évacuons rapidement la technique, car ce
n’est pas ce qui comptait le plus: les adversaires de Mahiedine Mekhissi ont sans doute
eu le grand tort d’imprimer un rythme lent à
cette finale du 1 500m, laissant le Français
donner libre court à sa pointe de vitesse assez
démentielle sur un dernier 400m. Et puis, il y
a surtout l’émotion, toute cette tension et ce
contexte qui font que ce titre de champion
continental de Mekhissi est un exploit colossal pour l’athlétisme français et européen.
Moins de trois jours après sa disqualification
archi-commentée sur 3 000m steeple,
Mekhissi s’est à nouveau permis le luxe de
lever les bras et de réclamer les vivats des
spectateurs du Letzigrund, tant il avait
encore pris une avance considérable à l’entame de la dernière ligne droite.
Cette fois, il a bien pris soin de garder le
L
maillot. « C’est la plus belle course de ma carrière, s’exclame-t-il sur France 3. J’avais mis
un genou à terre mais je n’étais pas K. O.
La seule façon de me relever, c’était de
gagner. J’ai couru avec la rage, je n’avais
qu’une envie c’était de gagner. Je n’ai jamais
eu cette motivation de ma vie. » Mekhissi est
un talent brut dont la France peine à jauger
le gigantisme.
Le 1 500m n’est pas du tout sa distance de
prédilection, il ne l’a réellement commencé
que cette année...
Le Rémois est du niveau des Africains sur
3 000m steeple, il l’a déjà prouvé, et les
Mondiaux comme les Jeux olympiques sont
ses vrais objectifs, ses dernières barrières.
« J’ai reçu beaucoup de soutien ces dernières
48 heures.
Je prouve quel champion je suis, je pense
que je marque l’histoire de mon sport. » C’est
aussi ça, Mekhissi: des paroles qu’il faut
prendre comme elles viennent parce qu’elles
sont sincères et sans filtre, le reflet de sa personnalité lunaire. Mais ne va pas sur la lune
qui veut… « Ça n’efface quand même pas ma
défaite sur 3 000m steeple, mais croyez-moi,
ce n’est pas fini. »
« On sait que tu peux être champion olympique, tu es un exemple, un tueur », lui a vite
lancé le DTN Ghani Yalouz.
« La manière dont il a construit sa course,
c’est prodigieux, c’est énorme, commente son
entraîneur Philippe Dupont. Il me scotche. »
Ce dernier, ancien coureur de 800m au haut
niveau et désormais coach national, pour qui
il a quitté son ancien technicien Farouk
Madaci après les JO de Londres.
Il lui disait avant la course qu’il le sentait
au niveau des meilleurs, au vu de son finish.
Visiblement, il ne s’attendait pas à ce que ce
soit d’une telle ampleur… Lui répondait dans
le vague, toujours en donnant cette impression d’être ailleurs. Mais oui, Mekhissi est
ailleurs.
COURSE « MAIN DANS LA MAIN » DE RIO
Bolt gagne son premier 100m de la saison
e champion olympique
jamaicain Usain Bolt a
remporté avant-hier son
premier 100 m de l’année, lors
d’une course exhibition sur la
plage de Copacabana, à Rio de
Janeiro, siège des prochains Jeux
olympiques en 2016.
Bolt, l’homme le plus rapide
du monde, double champion
olympique du 100 m, 200 m et du
relais 4x100m, a remporté la
L
course «Main dans la main » en
10 secondes et 6 centièmes, un
temps supérieur à ce qu’avait
pronostiqué l’athlète vendredi,
« moins de 10 secondes ».
Le Jamaïcain s’est facilement
imposé devant le Britannique
Mark Lewis Francis (10.42) et le
Brésilien Jefferson Liberato
(10.44). Bolt, tout juste rétabli
d’une lésion au pied, a manqué
plusieurs séances d’entraîne-
12
ment depuis le début de l’année
et avait notamment déclaré forfait pour les meetings d’Ostrava
(République tchèque) le 17 juin
et de Paris début juillet.
Lors des récents jeux du
Commonwealth, il ne s’était aligné que sur le relais 4x100 m,
remporté par la Jamaïque.
En individuel, sa dernière
apparition sur 100 m remonte au
meeting
d’athlétisme
de
Bruxelles, en septembre 2013.
Bolt avait alors couru en 9 secondes 80 millièmes. Samedi, il a
participé avec des enfants d’une
favela de Rio à un match de
« footvolley », un mélange de
football -son autre grande passion- et de volley ball.
Agé de 27 ans, Bolt disputera
ses derniers Jeux olympiques à
Rio de Janeiro en 2016 et a prévu
de prendre sa retraite en 2017.
S ports
MARDI 19 AOÛT 2014
JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE 2014
BOUDEBOUZ, MENEUR
DE JEU DU SC BASTIA
«Enthousiaste
à l’idée de jouer
la CAN 2015»
L’international algérien du SC
Bastia, Ryad Boudebouz,
s’est dit « très enthousiaste »
à l’idée de refaire partie des
Verts en prévision des
prochaines échéances, au
micro de RFI. « Je suis toujours
motivé lorsqu’il s’agit de jouer
pour l’équipe d’Algérie. La liste
finale du sélectionneur nationale
en prévision de la CAN 2015
n’a pas encore été établie, mais
si j’ai la chance d’en faire partie,
je vais tout donner » a affirmé
l’ancien sochalien, juste après
la défaite de son équipe (2-0)
au Parc des Princes, face au
PSG.
Le milieu de terrain de 24 ans
avait fait partie de la liste
préliminaire des joueurs retenus
pour le Mondial-2014, avant se
faire recaler par l’ancien
sélectionneur des Verts, Vahid
Halilhodzic, juste avant le
départ pour le Brésil. « Tout
cela est désormais derrière moi.
La déception de ne pas avoir
participé à cette Coupe du
monde a été évacuée depuis
bien longtemps et à présent, je
ne pense plus qu’à l’avenir » a
affirmé le joueur. Boudebouz
s’est dit « content pour l’équipe
d’Algérie » qui avait réussi un
parcours exceptionnel au Brésil,
en se qualifiant pour la phase
des 8es de finale pour la 1re fois
de son histoire, avant de se
faire éliminer par l’Allemagne,
future Champion du monde
contre l’Argentine. Le Bastiais,
dans la même déclaration
accordée à RFI, n’a pas tari
d’éloges sur le nouveau
sélectionneur des Verts,
Christian Gourcuff, affirmant
entre autres qu’il « s’agit d’un
coach qu’il aime bien ».
Les éliminatoires de la CAN2015 au Maroc approchent à
grand pas, avec notamment un
1er match en Ethiopie (le 6
septembre) et le Mali (le 10 du
même mois). Des rendez-vous
auxquels Boudebouz espère
être présent.
FC VALENCE
Feghouli
remplaçant face
au Milan AC
Le FC Valence s’est imposé
avant-hier soir à domicile au
stade Mestalla face aux Italiens
du Milan AC (2-1), en match
amical préparatoire en
prévision de la nouvelle saison,
au moment où le milieu
international algérien, Sofiane
Feghouli, a été incorporé en
seconde période. Tout s’est
joué en deuxième période dans
ce dernier match amical pour
les Espagnols. Le FC Valence
a inscrit ses buts grâce à Paco
Alcacer (18’) et Rodrigo (38’).
Entre-temps, le Japonais
Honda avait remis les pendules
à l’heure (28’). Titularisé lors de
la défaite concédée face à
Manchester United mardi
dernier à Old Trafford (2-1),
Feghouli a fait son apparition,
cette fois-ci, face aux
Lombards à la 53’ en
remplacement d’Alcacer.
Convoité par plusieurs
formations européennes à la
suite de son excellent Mondial
avec les Verts, Feghouli a
décidé de poursuivre son
aventure avec le club
valencien, avec lequel il est
sous contrat jusqu’en juin
2016.
Lagsir se contente du tournoi de consolation
En quarts de finale du tournoi de consolation, aujourd’hui, Sannah Lagsir défiera la Hongroise
Ilmre Leila, vainqueur en 1/8 de finale de Ryabova Yuliya (Kazakhstan) sur le score de 3-0.
a pongiste algérienne
Sannah Lagsir s’est qua lifiée, hier aux quarts de
finale du tournoi de consolation
de tennis de table, en battant
l’Ouzbek Kim Regina 3-1, au
Wutaishan Gymnasium de
Nanjing (Chine), lors des compétitions comptant pour les 2es
Jeux olympiques de la jeunesse
(JOJ-2014).
Face à Regina, l’athlète algérienne n’a pas fait dans le
détail, en prenant les deux premiers sets (11-8, 11-9), avant de
laisser filer le 3è (10-12).
Lors d’un 4è set très disputé,
Lagsir a eu le dernier mot pour
l’emporter 11-9.
En quarts de finale du tournoi de consolation, aujourd’hui,
Sannah Lagsir défiera la
Hongroise Ilmre Leila, vainqueur en 1/8 de finale de
Ryabova Yuliya (Kazakhstan)
sur le score de 3-0 (11-8, 13-11,
11-7).
En cas de passage aux demifinales, la pongiste algérienne
affrontera, cet après-midi, la
qualifiée du match entre
l’Italienne Piccolin Gio et la
Polonaise Bajor Natalia.
La finale du tournoi de consolation aura lieu en cette fin de
journée.
Avant d’être reversée dans le
tournoi de consolation, Sannah
lève rien au mérite de la jeune
pongiste algérienne qui a remporté, lors du 1er tour (groupe
H), un match face à Yee Herng
Hwee (Singapour) 3-1 (11-5, 117, 8-11, 11-7), contre un revers,
pour son entame de la compétition, face à la Thaïlandaise
Khetkhuan Tamolwan 3-0 (118, 11-3, 11-5).
La compétition de tennis de
table (filles) comporte huit
groupes composés chacun de
quatre pongistes. Elle a débuté
dimanche dernier et prendra
fin le 23 août avec le déroulement du tournoi « mixte ».
L
La judokate Amrane
termine 9e
La jeune athlète découvre le haut niveau mondial
Lagsir (16 ans) avait raté l’exploit de passer aux 1/8 de finale
du tour principal, en perdant
face à la Canadienne Luo Angi
0-3 (7-11, 11-13, 10-12).
Une élimination qui n’en-
UNION ARABE DE FOOTBALL
Raouraoua à Ryadh pour préparer les élections
La situation actuelle de l’Union arabe de
football (UAFA) et ses programmes de développement ont été au centre de l’entretien
accordé par le ministre saoudien des sports,
l’Emir Abdellah Ben Messaad Ben Abdelaziz
au président par intérim de l’instance arabe,
Mohamed Raouraoua dimanche dernier à
Ryad, a indiqué l’UAFA sur son site officiel.
Selon la même source, le président de la FAF
qui effectue une visite en Arabie Saoudite, a
discuté avec le responsable saoudien de plusieurs autres sujets en relation avec l’UAFA
qui s’apprête à élire un nouveau président
après la démission de l’Emir Nouaf Ben Fayçal
Ben Fahd. Mohamed Raouraoua assure
depuis le 30 juin 2014 la présidence de l’Union
arabe de football en attendant l’élection d’un
nouveau président. Le président de la FAF
avait affirmé récemment qu’il n’est pas candidat à la présidence de l’UAFA.
« J’ai décidé de ne pas postuler à la présidence de l’UAFA. Je pense qu’il y a des personnes plus compétentes que moi qui pourront occuper ce poste », avait-il déclaré lors
du Forum de l’organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA).
Outre la présidence par intérim, Raouraoua
est membre du comité exécutif et premier
vice-président de l’UAFA depuis plusieurs
années.
Quant à la judokate algérienne Sadjia Amrane, elle a
terminé 9e dans la catégorie des
-52kgs du tournoi de judo,
comptant pour les Jeux olympiques de la Jeunesse qui se
poursuivent à Nanjing en Chine
jusqu’au 16 août 2014. Après
un début réussi face à la
Gabonaise Mbazoghe Endamne
Sandrine qu’elle a battue par
Ippon aux 1/16e de finale,
Amrane Sadjia n’a pu continuer
sur sa lancée lors des tours suivants. En quarts de finale,
l’Algérienne a perdu par deux
shido (deux avertissements)
face à la Bulgare Betina
Temelkova qui allait ensuite
décrocher la médaille d’argent
du tournoi. Amrane a eu l’opportunité de se racheter et prétendre à un podium, lors du
repêchage pour la demi-finale,
mais elle s’est inclinée par
Ippon face à la Sud-Coréenne
Lee Hyekyeong (médaillée de
bronze). La seconde médaille de
bronze du tournoi de la catégorie des moins de 52 kgs est revenue à l’athlète slovène Stangar
Marusa, alors que le titre olympique de la jeunesse de l’édition
2014 a été octroyé à la
Brésilienne Colman Layana,
vainqueur de la Bulgare
Temelkova, par Ippon en finale
du tournoi.
Mobilis 1er Partenaire du Sport National
obilis partenaire officiel du Comité
Olympique Algérien, se félicite
encore une fois pour son accompagnement de la délégation algérienne à
Nanjing en Chine, ville hôte des deuxièmes
Jeux Olympiques de la Jeunesse d'été de
2014 (JOJ de 2014). La délégation algérienne, conduite par Abderrahmane
Hammad, est présente avec 33 athlètes
dont 16 filles qui défendront les couleurs de
l'Algérie dans 13 disciplines sportives différentes, durant toute la durée de ces jeux qui
regrouperont plus de 3700 athlètes représentant 204 pays. Les JOJ de 2014 à
Nanjing qui se tiennent sous la thématique
(Partageons les Jeux, Partageons les
Rêves) mettront en avant le développement
d'une jeunesse épanouie et en bonne
santé. Ils seront l'occasion de développer
chez chaque jeune les valeurs olympiques
et d'inculquer à la jeunesse un idéal de
contribution à la société et un mode de vie
plus sain. Ce sont cela les valeurs que partage Mobilis, en soutenant des jeunes
talents algériens, capables de se surpasser
et de prouver qu'ils peuvent réaliser des
M
exploits et hisser très haut l'emblème national. Mobilis l'Opérateur National, démontre
encore une fois que son engagement à soutenir et accompagner le sport national avec
13
toutes ses disciplines, reste irréversible.
Mobilis est fier d'être le 1er partenaire du
sport national et du Comité Olympique
Algérien !
Internationale
MARDI 19 AOÛT 2014
LA LIBYE SOUS L’EMPRISE DU CHAOS
EPIDÉMIE EBOLA
Report d’un sommet
de l’UA à Ouagadougou
Le Burkina Faso qui n’a
enregistré aucun cas de fièvre
Ebola, a décidé de reporter, en
raison d’un « défi sanitaire »,
une réunion début septembre de
l’Union africaine consacrée à
« l’emploi et à la pauvreté », a
annoncé hier à Ouagadougou,
son ministre des Affaires
étrangères, Djibril Bassolé. « Il a
été décidé de reporter à une date
ultérieure le sommet
extraordinaire de l’Union
africaine devant se réunir du 2
au 7 septembre au Burkina Faso
sur l’emploi, l’éradication de la
pauvreté et le développement
inclusif », a déclaré M. Bassolé,
lors d’une conférence de presse.
L’épidémie du virus Ebola qui
sévit en Afrique de l’Ouest
constitue « un défi sanitaire
majeur (...) et rend difficile la
tenue du sommet dans les
bonnes conditions »,
a-t-il expliqué. Exprimant les
« regrets du Burkina pour ce
report », le chef de la diplomatie
a réaffirmé « la disponibilité du
gouvernement à abriter le
sommet à la nouvelle date qui
sera convenue avec la
commission de l’Union
africaine ». Ce sommet de
Ouagadougou devait permettre
aux leaders africains de
« réaffirmer leur volonté de faire
de l’emploi une priorité dans les
politiques nationales de
développement, d’explorer de
nouvelles stratégies pour la
promotion d’emplois au profit
des jeunes et des femmes », a
précisé M. Bassolé. Aucun cas
d’Ebola n’a été signalé au
Burkina Faso qui a toutefois
suspendu la chasse aux chauvessouris, réservoir naturel
considéré comme vecteur du
virus. En cinq mois, cette fièvre
hémorragique très contagieuse a
fait 1 145 morts, selon le dernier
bilan de l’Organisation mondiale
de la santé (OMS) : 413 au
Liberia, 380 en Guinée, 348 en
Sierra Leone et quatre au
Nigeria.
BANDE DE GHAZA
Plus de 2 000
Palestiniens tués lors de
l’agression israélienne
Plus de 2 000 Palestiniens ont
été tués dans la bande de
Ghaza depuis début juillet et le
déclenchement de l’offensive
israélienne contre le Hamas, a
indiqué hier le ministère de la
Santé dans l’enclave
palestinienne. Selon le
ministère, parmi les 2 016
Palestiniens tués, 541 sont des
enfants et 250 des femmes. Ce
nouveau bilan inclut des
Ghazaouis ayant succombé à
leurs blessures dans des
hôpitaux à Ghaza et à
l’étranger, a précisé le
ministère. L’agression
israélienne et un mois de
pilonnage de la bande de
Ghaza ont, par ailleurs,
fait 10 196 blessés, a dit le
ministère. Côté israélien, la
guerre a fait 67 morts: trois
civils - dont un Thaïlandais tués par des roquettes
palestiniennes et 64 soldats,
dont cinq ont été mortellement
touchés par des « tirs amis »
venus de leurs propres rangs,
selon l’armée israélienne.
A la faveur d’une trêve fragile
instaurée il y a une semaine et
expirant hier à minuit,
Israéliens et Palestiniens
poursuivaient des négociations
indirectes au Caire pour tenter
de parvenir à un cessez-le-feu
durable.
Les divergences entre islamistes refont surface
LES DIVERGENCES ENTRE djihadistes et islamistes commençaient à faire surface à Benghazi, après les succès
remportés sur le terrain par les premiers et une tentative des seconds de s’organiser, estiment des analystes.
out a commencé samedi
dernier avec l’annonce de
personnalités islamistes, bon
teint et considérées comme proches
de la mouvance des Frères musulmans, de la
constitution d’une
Choura (Conseil consultatif) qui se
propose de « trouver des solutions
aux problèmes de la ville » de
Benghazi (est). La réplique est venue
immédiatement de la « Choura des
révolutionnaires de Benghazi », constituée entre autres des groupes jihadistes, qui a affirmé « ne pas reconnaître » la nouvelle entité. « Ils ont
profité du fait qu’on soit occupé sur
les fronts de guerre pour se former
(...) en ignorant les véritables
Moudjahidine», a souligné la
« Choura des révolutionnaires de
Benghazi », dans un communiqué.
Les jihadistes, dont Ansar
Ashari’â, groupe classé comme
« organisation terroriste » par
Washington, estiment avoir été marginalisés par le Conseil national de
transition (CNT) qui avait conduit le
pays après la chute du régime de
Maâmar El Gueddafi en 2011. Ils
voient dans le nouveau conseil de
Benghazi une tentative des islamistes qui étaient bien représentés au
CNT de revenir sur le devant de la
scène. « Les complots comparables à
ceux des débuts de la révolution ne
passeront pas », ont averti les jihadistes en s’adressent aux membres
du nouveau Conseil de Benghazi.
Ces derniers ont annoncé, dans le
T
Les combats autour de l’aéroport de Tripoli se poursuivent
depuis le 20 juillet dernier
communiqué représentant leur acte
constitutif, dont l’AFP fait état, vouloir « assister la municipalité de
Benghazi » pour qu’elle puisse faire
redémarrer la ville. Ils ont appelé à
« soutenir les forces de sécurité et la
justice (...) à bannir les violences et
l’extrémisme et à adopter la démocratie, le principe de l’Etat civil et
celui de l’alternance pacifique à la
tête des institutions ». Les membres
du nouveau Conseil ont également
proclamé leur foi en « la liberté d’expression, le droit de manifester pacifiquement à condition de ne pas
interrompre les services publics et de
ne pas porter atteinte à la sécurité
de la ville et de ses habitants ».
« C’est le début de la dispute entre
tenants de l’islam politique et jihadistes », estime l’analyste politique
Saad Najm pour qui la ligne de fracture se situe autour du principe de la
démocratie. « Les jihadistes contrôlent actuellement 80% de la ville de
Benghazi», après en avoir chassé les
forces loyales au général dissident
Khalifa Haftar qui a lancé le 16 mai
une offensive les visant, assure
Mohammed al-Assani, ancien officier
et analyste militaire. Ils ont constitué
leur « Conseil des révolutionnaires
de Benghazi » le 20 juin, soit plus
d’un mois après le début de l’offensive du général Haftar qui n’a fait
qu’affermir leur emprise sur la ville
où ils ont pris le contrôle des principaux QG militaires et des forces de
sécurité. Depuis des semaines,
Benghazi est vide de toute présence
de l’armée et de la police alors que la
justice a cessé de fonctionner. Des
escarmouches quasi-quotidiennes
opposent les jihadistes aux forces du
général Haftar, repliées sur le sud de
la ville. « C’est la fin de la lune de
miel entre les islamistes, tendance
Frères musulmans et leurs frères, les
jihadistes qui sont contre la démocratie et l’Etat civil », relève Ezzeddine
al-Boroussi, un analyste politique.
« Les islamistes qui n’ont même pas
remporté l’élection du Parlement du
25 juin vont payer le prix de leur
soutien précédent aux jihadistes qui
ne croient pas en la démocratie », a
estimé de son côté, un autre analyste
Nasser Assamine. « Nous ne combattons pas pour la démocratie ou pour
le retour du Parlement à Benghazi
mais pour le triomphe de la parole de
Dieu et pour défendre notre terre et
notre honneur », ont souligné les
jihadistes dans leur communiqué de
samedi. Pour des raisons de sécurité
et alors que les autorités n’arrivent
pas à rétablir l’ordre, le nouveau
Parlement siège à Tobrouk (1.600
km à l’est de Tripoli) alors qu’il
devait se réunir à Benghazi, selon la
Constitution provisoire.
ALORS QUE DES MILICIENS S’AFFRONTAIENT À L’ARME LOURDE PRÈS DE TRIPOLI
Des avions non identifiés ont frappé leurs positions
eux avions non identifiés ont bombardé
hier avant l’aube près de Tripoli des positions de miliciens rivaux qui s’affrontaient
à l’arme lourde pour le contrôle de l’aéroport international, a indiqué le gouvernement libyen. Dans
un communiqué, le gouvernement provisoire sans
réelle autorité sur le pays, a indiqué « tout ignorer
pour le moment de l’identité des deux avions » qui
ont bombardé, selon lui, des positions de miliciens
en conflit dans la banlieue de la capitale libyenne.
Il a ajouté avoir chargé l’état-major et les renseignements militaires d’enquêter sur cette attaque
et rejeté la responsabilité des pertes éventuelles de
ces bombardements sur les parties en conflit. Des
miliciens de la région de Zenten (ouest), des nationalistes qui auraient les faveurs du général dissident Khalifa Haftar, combattent ceux de Misrata
(est), proches des islamistes, pour le contrôle d’un
pont, un verrou de l’aéroport, situé dans le sud de
Tripoli et aux mains actuellement des milices de
D
Zenten. Les affrontements ont baissé d’intensité
dimanche et hier, les miliciens de Misrata ayant
affirmé avoir pris le contrôle du pont et d’un QG de
l’armée, une information impossible à confirmer
dans l’immédiat de source indépendante. « Ces
parties doivent cesser de se battre, accepter le dialogue et se retirer de Tripoli et des autres villes
libyennes », a dit le gouvernement qui affirme être
entré en contact avec des pays « amis » pour tenter
d’identifier les deux avions. La France a démenti
hier des « rumeurs » de frappes italiennes et françaises en Libye. « Les rumeurs faisant état de frappes aériennes en Libye auxquelles la France aurait
participé sont infondées. La priorité de la France
est d’obtenir un accord politique afin que les combats cessent à Tripoli, à Benghazi et partout en
Libye », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Les premiers survols ont eu lieu hier vers
02H00 locales, et selon un habitant une forte
explosion a été entendue, suivie par d’autres. « Les
explosions ont été clairement entendues dans les
quartiers de l’est de Tripoli », à quelque 15 km du
centre de la ville, a indiqué cet habitant. La chaîne
de télévision locale « Libya awalan », proche du
général Haftar, a indiqué que « l’aviation militaire
a bombardé différentes positions » près de Tripoli,
sans plus de précisions. Le général Haftar conduit
une opération contre les « groupes terroristes »,
qui font la loi à Benghazi (est), depuis la chute du
régime de Maâmar El Gueddafi en 2011. La Libye
est en proie à des combats meurtriers entre milices
rivales depuis la mi-juillet, poussant le Parlement
élu le 25 juin à demander la semaine dernière une
intervention étrangère pour protéger les civils.
Depuis la chute du régime El Gueddafi après huit
mois de révolte, les autorités transitoires ne sont
pas parvenues à rétablir l’ordre et la sécurité en
Libye, et les milices formés d’anciens rebelles y
font la loi.
LE JEUNE NOIR TUÉ AUX USA A ÉTÉ ATTEINT DE SIX BALLES
Nuit d’émeutes à Ferguson, la Garde nationale mobilisée
LA VILLE DE FERGUSON dans le Missouri a connu sa pire nuit d’émeutes depuis la mort d’un jeune Noir tué le 9 août par
un policier dans des circonstances controversées, incitant le gouverneur de l’Etat à ordonner le déploiement de militaires.
ichael Brown, le jeune Noir
tué par la
police à
Ferguson a été atteint d’au
moins six balles, dont deux à la tête,
selon les résultats d’une première
autopsie publiés hier. L’une des balles
est entrée au sommet du crâne, laissant penser qu’il était penché lorsque
qu’il a été atteint, selon les résultats
préliminaires de cette autopsie privée,
réalisée par l’ancien médecin légiste
de la ville de New York, Michael
Baden, dont les résultats sont publiés
par le New York Times. Toutes les balles ont été tirées de face, ajoute le
médecin légiste de 80 ans, une sommité en la matière. Quatre balles se
sont logées dans le bras droit et deux
dans la tête de l’adolescent. Michael
Brown, 18 ans, qui n’était pas armé, a
été tué en pleine rue par un policier
blanc de 28 ans, le 9 août. Les manifestations, qui avaient commencé
dans le calme, ont dégénéré quelques
heures avant le couvre-feu dimanche
M
à minuit. Elles « ont été entachées par
les actes criminels violents d’un nombre d’individus croissant et organisés,
dont nombreux venaient de l’extérieur de la communauté et de l’Etat »,
a expliqué le gouverneur Jay Nixon
qui a mobilisé les militaires sous ses
ordres pour aider la police « à rétablir
la paix et l’ordre ». « Des cocktails
molotov ont été lancés. Il y a eu des
tirs, des pillages, du vandalisme et
d’autres actes de violence qui à l’évidence ne paraissent pas avoir été
spontanés mais prémédités (...) pour
provoquer une réaction », selon le
capitaine Ron Johnson, chargé du
maintien de l’ordre. Le chef de la
police de la route du Missouri avait
lui-même été désigné pour relever les
policiers de Ferguson et du comté
dont les méthodes de maintien de l’ordre ont contribué à accroître les tensions. Au moins deux manifestants
ont été blessés par balle, selon le capitaine Johnson. Peu avant 21h, des
16
centaines de manifestants ont marché
vers le quartier général de la police et
lancé de nombreux projectiles sur les
policiers, a ajouté le capitaine
Johnson. « A partir de ce moment-là,
je n’avais pas d’autre choix que de
relever le niveau de notre réponse », a
souligné, celui qui a été vu pendant
un temps comme l’homme providence
pouvant ramener un semblant de
calme. La police, lourdement équipée,
a finalement dispersé les manifestants, majoritairement des jeunes,
avec des gaz lacrymogènes, en progressant avec des véhicules blindés.
Le président Barack Obama qui, pour
l’heure, s’est exprimé seulement brièvement sur cette affaire qui fait la
Une depuis une semaine, doit être
informé dans l’après-midi par le
ministre de la Justice. Michael
Brown, un jeune noir de 18 ans
non armé est mort après avoir essuyé
au moins 6 tirs d’un policier blanc,
drame qui a ravivé le spectre du
racisme aux Etats-Unis dans une ville
à majorité noire, et dont la police et
ses dirigeants sont très majoritairement blancs. Les avocats de la famille
devaient donner hier une conférence
de presse et pourraient apporter de
nouvelles informations sur les premières constatations d’une nouvelle
autopsie, réalisée à la demande de la
famille. « Nous avons pensé qu’il était
important de rendre public le fait
qu’il y a eu au moins six tirs et que le
policier a neutralisé le jeune homme
avec un tir qui l’a atteint au sommet
de son crâne, sans sommation. C’est
ce qui ressort clairement de cette
autopsie », a déclaré hier Daryl Parks,
l’un des avocats de la famille, sur
CNN. Selon Michael Baden, le légiste
mandaté par la famille interrogé par
le Wall Street Journal, le jeune
homme a reçu une balle au sommet
du crâne, une autre au niveau du
front et il a été touché quatre fois sur
un bras.
Internationale
MARDI 19 AOÛT 2014
BATAILLE POUR LA RECONQUÊTE DU BARRAGE DE MOSSOUL
Les forces kurdes infligent à l’EI son plus important revers
LES ETATS-UNIS et la Grande-Bretagne ont pour leur part affiché leur détermination à aider
le gouvernement irakien à combattre les djihadistes.
es combattants kurdes,
appuyés par des raids
américains, poursuivaient
hier leur offensive contre les jihadistes dans le nord de l’Irak après avoir
repris le contrôle du plus grand barrage du pays et infligé à l’Etat islamique (EI) son plus important revers.
Les insurgés sunnites, menés par
l’EI, ont lancé le 9 juin une offensive
au nord de Baghdad, qui s’est étendue début août dans le nord du pays
face à une armée irakienne impuissante à freiner leur avancée. L’EI est
également sous le feu en Syrie, où le
régime de Damas a mené dimanche
et hier des dizaines de raids contre
des positions des extrémistes dans le
nord et l’est du pays. L’EI a déclaré
avoir établi un califat à cheval sur des
territoires situés en Irak et en Syrie
où il affronte à la fois le régime et les
rebelles. En Irak, des combats se
déroulaient hier au sud du barrage de
Mossoul, alors que des équipes d’experts parcouraient le site du barrage
à la recherche d’engins explosifs qui y
auraient été laissés par les djihadistes, a indiqué Kawa Khatari, un
responsable du plus important parti
kurde.
Le porte-parole irakien pour la
sécurité, le général Qassem Atta, a
affirmé que le barrage avait été totalement repris lors d’une opération
conjointe menée par « des forces antiterroristes et des peshmergas avec un
soutien aérien ». Il a ajouté, à la télévision d’Etat, qu’après la prise par les
D
LA TURQUIE
ESPIONNÉE
PAR BERLIN
L’ambassadeur
d’Allemagne
convoqué
L’ambassadeur d’Allemagne
en Turquie, Eberhard Pohl, a été
convoqué hier au ministère turc
des Affaires étrangères qui lui a
exprimé la « préoccupation »
de Ankara après les allégations
d’espionnage de la Turquie par
les Allemands, a annoncé un
diplomate turc. « L’ambassadeur
a été convoqué ce matin au sujet
des informations parues dans la
presse allemande.
Nous lui avons exprimé nos
préoccupations
et
notre
malaise », a déclaré ce diplomate
sous couvert de l’anonymat. « De
telles pratiques ne sauraient être
tolérées dans un environnement
qui requiert confiance et respect
mutuels entre des amis et des
alliés », tous deux membres de
l’Otan, a renchéri le ministère
dans un communiqué publié
après cet entretien.
De son côté, le chef de la
diplomatie
turque
Ahmet
Davutoglu a jugé que si ces allégations d’espionnage étaient avérées, elles seraient « inacceptables, inexcusables et exigeraient
une explication ». « C’est une
responsabilité morale imposée
par nos relations en tant qu’alliés », a ajouté devant la presse
M. Davutoglu, qui a précisé qu’il
s’en entretiendrait hier en soirée
avec son homologue allemand
Frank-Walter-Steinmeier.
A Berlin, le porte-parole du
ministère allemand des Affaires
étrangères, Martin Schäfer, s’est
efforcé de désamorcer la tension
entre les deux capitales. « Ce n’était absolument pas une convocation mais une invitation à une
discussion
»,
a
déclaré
M. Schäfer lors de son point de
presse régulier. « Cette discussion s’est déroulée dans une
atmosphère amicale (...) il s’agissait d’expliquer aux autorités
turques ce qui est sorti dans les
médias allemands », a-t-il ajouté.
Dans son édition de dimanche, le
magazine allemand Der Spiegel a
rapporté que les services secrets
allemands avaient espionné au
moins une conversation téléphonique du secrétaire d’Etat américain John Kerry et surveillaient
depuis des années la Turquie.
L’hebdomadaire affirme que le
gouvernement allemand a mandaté les services secrets depuis
2009 pour espionner Ankara, son
partenaire au sein de l’Otan.
Selon ses journalistes, les
cibles d’espionnage sont actualisées tous les quatre ans par le
gouvernement allemand. Mais
les priorités actuelles n’ont pas
été modifiées après l’affaire
d’espionnage avec les EtatsUnis, et la Turquie serait toujours sur écoute.
L’espionnage international
est devenu un sujet polémique en
Allemagne ces derniers mois. Les
révélations l’an dernier d’espionnage du téléphone portable de la
chancelière Angela Merkel par le
renseignement
américain
avaient profondément choqué le
pays.
Les forces kurdes mieux organisées
que l’armée irakienne repoussent les djihadistes de l’EI
peshmergas (forces kurdes) du barrage, situé à 50 km de Mossoul, place
forte des insurgés en Irak, les combats se poursuivaient dans des installations connexes et notamment dans
une zone résidentielle.
Les combattants kurdes d’Irak, de
Syrie et de Turquie ont uni leurs forces début août dans une rare alliance
pour faire face aux djihadistes dont la
progression fulgurante menaçait le
Kurdistan irakien autonome, à l’est
de Mossoul. La reprise du barrage est
intervenue alors que des avions de
combat américains et des drones ont
mené les bombardements les plus
massifs contre l’EI dans le nord de
l’Irak depuis le début des raids américains le 8 août. Le commandement
militaire américain qui couvre le
Moyen-Orient et l’Asie centrale a
indiqué que les Etats-Unis avaient
mené dimanche 14 frappes aériennes
près du barrage situé sur le Tigre. Le
président Barack Obama a indiqué
au Congrès avoir autorisé ces frappes
aériennes « limitées » sur l’Irak pour
soutenir les opérations des forces irakiennes et protéger les intérêts américains en Irak. Pour sa part, le
Premier ministre britannique David
Cameron a estimé que les djihadistes
de l’EI en Syrie et en Irak représentaient une menace directe pour le
Royaume-Uni, ajoutant que son pays
devait employer toutes ses « capacités
militaires » pour stopper leur avancée. Son ministre de la Défense
Michael Fallon a souligné que l’engagement du Royaume-Uni en Irak
n’est pas seulement humanitaire et
pourrait durer plusieurs mois. « Ce
n’est pas simplement une mission
humanitaire. Avec d’autres pays en
Europe nous sommes déterminés à
faire ce que nous pouvons pour aider
le gouvernement irakien à combattre
cette forme nouvelle et très radicale
de terrorisme promue par l’EI », a-t-il
dit. Après un peu plus de deux mois
de violences, les puissances occidentales, soulagées par le départ du très
contesté Premier ministre Nouri
al-Maliki, ont envoyé de l’aide humanitaire aux centaines de milliers de
réfugiés ayant fui les jihadistes, ainsi
que des armes aux forces kurdes.
M. Maliki était accusé d’avoir alimenté le chaos, surtout la montée en
force des jihadistes, en menant une
politique autoritaire excluant la
minorité sunnite dans un pays majoritairement chiite.
BANDE DE GHAZA
Un nouveau compte à rebours est lancé
LES DEUX PARTIES ont repris dans l’après-midi les discussions indirectes engagées la veille au Caire par l’entremise
des Egyptiens pour essayer de transformer en trêve permanente le cessez-le-feu observé depuis le 11 août.
es négociateurs israéliens et palestiniens
n’ont plus que quelques heures pour faire
mentir un pessimisme largement répandu
et s’entendre avant lundi minuit sur une prolongation du cessez-le-feu en vigueur dans la bande de
Ghaza. Les Israéliens et les islamistes palestiniens
du Hamas qui contrôlent Ghaza forment des exigences aussi apparemment inconciliables que la
démilitarisation de l’enclave pour les premiers, la
levée du blocus israélien pour les seconds.
Les autorités sanitaires de l’enclave palestinienne ont rappelé l’un des enjeux majeurs des discussions en annonçant que le bilan humain de l’offensive militaire lancée par Israël le 8 juillet est
monté à 2 016 morts Palestiniens, des blessés ayant
succombé ou des corps ayant été découverts dans
les ruines. Malgré ce lourd bilan, la reprise des discussions au Caire a été accompagnée de part et
d’autres de nouvelles mises en garde combatives.
Le Premier ministre israélien Benjamin
Netanyahu a indiquait dimanche qu’il n’y aurait
d’accord que si son pays obtenait une réponse claire
à ses exigences de sécurité. « Tant que le calme ne
sera pas rétabli, le Hamas continuera à souffrir ».
L
Le Hamas, pour sa part, continue à brandir la
menace de reprise des hostilités si le blocus de
Ghaza n’est pas levé. Son numéro deux, Moussa
Abou Marzouq, a assuré sur sa page Facebook que
les négociations, auxquelles il participe, n’avait eu
« aucun résultat positif pour le moment », prévenant que « tout se décidera sur le terrain » à l’expiration de la trêve à 21h GMT.
Le ministère israélien de la Défense a quand
même pris les devants en ordonnant d’interrompre
jusqu’à nouvel ordre le trafic ferroviaire entre
Ashkelon et Sderot, deux villes du sud proches de
Ghaza de crainte de tirs de roquettes palestiniennes après, voire avant l’expiration de la trêve.
Différents responsables évoquaient aussi l’acheminement d’aide humanitaire à Gaza. « Nous n’avons
pas besoin du Hamas pour assurer les besoins
humanitaires de Ghaza », a dit Naftali Bennett,
ministre de l’Economie, membre du cabinet de
sécurité. « Il faut arrêter les négociations avec le
Hamas et prendre notre destin en mains », a-t-il dit
en soulignant que l’absence d’accord permettrait à
Israël de frapper, si besoin est, les dirigeants du
Hamas comme son chef militaire Mohammed Deïf,
les centres de production de roquettes ou les tunnels de ce mouvement qui prône la lutte armée
contre l’Etat d’Israël. La tâche des négociateurs est
compliquée par la multiplicité des acteurs palestiniens. M. Abbas devait se rendre à Doha pour y rencontrer mardi le chef du Hamas en exil Khaled
Mechaal ainsi que cheikh Tamim Ben Hamad AlThani, l’émir du Qatar, allié crucial du mouvement
islamiste.
Les différentes informations filtrant du Caire
font état de discussions, au-delà du cessez-le-feu
sur: l’ouverture plus large des postes frontières
israéliens au trafic des biens et des personnes; la
réouverture du point de passage de Rafah avec
l’Egypte; le rôle dévolu à l’Autorité palestinienne et
à une supervision internationale aux frontières;
l’extension des zones de pêche des Ghazaouis; la
réduction de la zone tampon à la frontière avec
Israël; les modalités de transferts d’argent.
Des sujets aussi épineux que l’ouverture d’un
port et d’un aéroport à laquelle les Israéliens sont
opposés, ou la restitution des corps de deux soldats
israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens pourraient être remis à plus tard.
ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITÉS DANS UN QUARTIER DE DAMAS
2e jour de pilonnage par l’armée des positions des djihadistes à Raqqa
es chasseurs bombardiers de
l’armée syrienne ont frappé
hier pour le deuxième jour
consécutif des positions des jihadistes
de l’État islamique (EI) dans leur
bastion de la province de Raqqa, rapporte l’Observatoire syrien des droits
de l’Homme (OSDH, basé en Grande
Bretagne). Dimanche, 31 djihadistes
et huit civils avaient été tués dans
43 raids contre des positions de l’EI,
soit les frappes les plus intenses du
régime contre ce groupe ultra-radical
qui sème la terreur en Syrie et en
Irak où il contrôle plusieurs régions.
Dans la province de Raqqa (centre-nord), un des principaux bastions
de l’EI en Syrie, ces appareils ont
mené 14 raids tirant des missiles
contre les positions des djihadistes,
L
selon l’Observatoire qui n’était pas
en mesure de fournir de bilan dans
l’immédiat. Trois raids ont visé les
environs de la ville de Tabqa, dans
l’ouest de Raqqa, quatre près de l’aéroport militaire de Tabqa, seule position encore aux mains du régime, et
sept sur différentes positions dans la
ville même de Raqqa.
Si lors de ses bombardements des
zones rebelles, l’armée largue des
barils d’explosifs de ses hélicoptères,
touchant sans distinction les civils,
elle utilise dans ses raids contre l’EI
des chasseurs bombardiers tirant des
missiles beaucoup plus précis.
Les raids contre l’EI en Syrie
interviennent au moment où les
Etats-Unis mènent depuis une
dizaine de jours des frappes aériennes
17
contre ce même groupe qui sévit dans
le nord de l’Irak, où il mène une
offensive fulgurante depuis début
juin. Dans la guerre multiforme qui
ravage la Syrie, le régime combat
aussi depuis trois ans les rebelles qui
sont également en conflit avec les
djihadistes de l’EI.
Dans ce contexte, les autorités
syriennes et les rebelles ont conclu un
accord de cessation de hostilités à
Qadam, un quartier du sud de Damas
qui fut durant plus d’un an un champ
de bataille, a rapporté hier l’agence
Sana. « Un ‘’accord de réconciliation’’
est entré en vigueur hier.
Les efforts visent à faciliter le
retour des citoyens et le fonctionnement des services publics », a déclaré
le président du Comité central des
réconciliations populaires, Cheikh
Jaber Issa, cité par l’agence Sana.
« Les barrages de sable seront enlevés
pour permettre l’ouverture des rues
et le retour des citoyens » dans ce
quartier du sud de Damas, situé sur
la route menant à Deraa, la grande
ville du sud de la Syrie. « L’accord
prévoit que soit établi une liste des
hommes ayant porté les armes afin de
régulariser leur situation et d’autres
listes avec le noms des personnes
enlevées (par les rebelles) seront
remises » aux autorités syriennes, a
ajouté Sana. Cet accord de « réconciliation » est survenu après la prise
jeudi par l’armée syrienne d’une localité clé, Mleiha, dans la banlieue de
Damas après des mois de combats
avec les rebelles.
Culture
MARDI 19 AOÛT 2014
LIBRE LECTURE D’ISEFRA, L’ALBUM2014 DE LOUNIS AÏT MENGUELLET
L’ÉVEIL PARADOXAL DE ZÉNON
BAUDELAIRE disait «enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise », de lumière du jour,
de la rivière qui coule, du bleu du ciel, enivrez vous de la brise qui caresse votre visage ; de vin…et de poésie.
I DJAMEL LACEB *
est le vingt mai que la
cuvée 2014 de Lounis Ait
Menguellet vient nous
griser d’une poésie concrète et capiteuse dont les incidences presque
telluriques vont secouer notre imaginaire des jours durant.
Cette lecture donc est le fruit de
cette ivresse et contient des divagations souvent hasardeuses mais
foncièrement admiratives.
Pour mettre les choses au clair
nous n’allons pas philosopher à la
manière des grands maitres, pour
cela nous conseillons la lecture de
l’excellente contribution de notre
ami Boukhalfa Laouari qui nous
impressionnera toujours par la profondeur de ses idées et leur ancrage
dans la pensée savante.
Ici il s’agira d’interprétation
personnelle et… d’humour, fruit
d’une exaltation sans bornes et de
débats entre passionnés de poésies
et fans du poète Lounis Ait
Menguellet. Pour anecdote l’un de
ses passionnés déclare que si l’envie lui prenait (à Lounis) de sortir
un CD vierge, non seulement il l’achèterait mais écouterait les plages
de silence avec délectation et assidument, il en discuterait aussi avec
ses amis et mieux encore il en ferait
une lecture qu’il publiera dans un
quotidien national ! LOL ! comme
disent les nouvelles amitiés numériques.
C’
Sur la jaquette
Dés l’acquisition de l’objet, le
voyage dans le temps s’annonce
avec les retrouvailles de la première guitare ; la caisse raisonnante
auréolée de symboles comme les
jarres d’huile d’autrefois, symboles
tracés au couteau rougi à la braise
au goût des artistes des années
soixante-dix.
La ressemblance des motifs sur
la guitare avec ceux du meuble
ancien, venu d’un autre âge, en
arrière-plan est frappante, elle renseigne sur les penchants artistiques
du jeune débutant et son inclinaison pour le style dans toutes ses
expressions ainsi que son encrage
dans un passé authentique.
Un autre symbole, ciselé aux
couteaux ardents, est cette épée
reproduite de part et d’autre et qui
sonne déjà semblable à une alerte
guerrière annonciatrice de joutes
futures, luttes décrites particulièrement dans la Cinquième « Tis
xemsa » et qui tient sa place de cinquième à bon escient. Ce classement nous renvoie a une composition ancienne carrément intitulée «
Tis xemsa » dont le titre resta un
mystère jusqu’à une relecture
récente du poème antique de
Mohand Agawa du village Tala
N’tazert, sauvé de l’oubli par
Hanotaux (1867)
«…Tis xemsa seg lma3nat
Aka wi llan d’a Yeffal
Win yumnen swahbib yen Yat …»
En plus de la guitare, on trouve
le texte de la huitième chanson fait
main, il s’agit du poème intitulé : «
Isefra n Iden » où deux fois le cœur
est cité, une fois éclos, et une autre
fois explosé comme le Big-bang,
Début /fin de toute création.
Terminer une œuvre sur la
grande fission/fissure d’un cœur
ému est le présage d’un renouveau
bien expliqué par l’Astrophysique.
Dans cette explosion, une farandole de mots comme autant d’étincelles ou d’astres tournent autour
de l’artiste, le courtisent et quémandent une place sur une feuille
longtemps restée blanche, immaculée.
Feuille photographiée pour
décorer la couverture.
Une poésie à
dimension multiple
L’écriture, le paraphe, la calligraphie renseignent beaucoup sur
le caractère de l’auteur. Sans prétentions nous pourrons relever les
belles majuscules qui commencent
chaque vers. Lettres comportant en
haut comme une assise horizontale.
Il parait que c’est, là, la caractéristique des penseurs qui se placent
ainsi a l’aise sur un point de vue
stratosphérique .L’idée semble
dominée, vaincue, terrassée ; l’horizontalité du trait est ici pour dire ce
terrassement. Les autres mots,
avec des traits obliques penchés
légèrement à droite, où chaque lettre est séparée, placée en viseur
vers le haut, vers les cieux. Le
même alignement se retrouve dans
la griffe, en plan incliné permettant
la plus haute flèche en mouvement,
vers l’apogée, malgré Zénon.
La date est aussi significative
car le poème signé est aussi daté,
du 07 janvier 2014, au « studio d’en
bas ». Là nous pouvons avoir un
aperçu sur la complexité de l’art et
de la déambulation surprenante du
cerveau de l’artiste qui versifie le
printemps en plein hiver.
N’est-ce pas une excursion dans
les saisons, une ballade dans le
temps?
Dans chaque chanson nous nous
retrouverons, en plein rêve éveillé,
dans une sorte d’ivresse lucide,
avec une confrontation des extrêmes et cette entente d’apparence
impossible de deux instants, de
deux âges, de deux thèses opposées.
Chaque titre est supporté par
une planche ou un portrait pour
appuyer le propos et inspirer d’autres lectures peut-être inexplorées
par l’auteur lui-même puisque l’ornement est laissé aux soins d’un
autre artiste.
1-«Isefra» :
Dès l’incipit nous saisissons la
détresse et la consternation de celui
qui, en attendant l’aube, se retrouve subitement nez à nez avec le
crépuscule, la fin.
«UrjaY/urgaY» l’attente dans le
rêve. Passer sa vie à rêver ou la passer à attendre, revient à ne saisir
d’elle que la fugacité du temps.
Ainsi, dés le début c’est déjà le
soir et le souvenir que seule la douleur fait vivre .Douleur elle-même
insignifiante si elle n’est pas partagée. (tuntict)
Une rétrospective depuis la
naissance au milieu du siècle passé
nous fait remonter le temps pour
entrevoir le drame fondateur du
début d’automne. Moins d’une
année après la venue au monde a
une première caravane partit laissant le poète avec le déchirement
de l’abandon. Plus tard, la prise de
conscience de la dette ontologique
et l’obligation de payer même
quand il n’y a pas eu consommation, (lehsab, lexlas win ur necci)».
L’évocation de la page blanche,
des jours orphelins de poésies, de
quand le mutisme emprisonnait les
idées, pose La Question de savoir
dire le silence, jusqu’à ce que la
porte d’où arrive l’inspiration laisse passer les nouveaux maux.
Les nouvelles douleurs qui
prouvent que nous existons nous
rappellent une devise du Moyen
Âge que les horlogers, en parlant
des secondes, plaçaient au-dessus
des pendules et autres cadrans :
« Toutes blessent, la dernière
tue ! »
La porte construite à la fin du
poème reste une issue certaine
puisque on la retrouve au début de
la dernière chanson, l’eternel
recommencement qui joue ici la
note optimiste, la graine d’espoir.
La porte de sortie devient porte
d’entrée…
En guise d’illustration, une
feuille jaunie par l’attente, brûlée
aux encoignures, où uniquement
les paroles sont présentes pour
signifier qu’il n’y a nul besoin de
toiles devant la force du Verbe !
2- « Ddin amcum » :
Par étourderie j’ai cru entendre
le poète dire : « Lqum itaba3 ahalqum .» (le peuple suit la ripaille),
comprendre qu’il met à l’index une
peuplade de consommateurs. La
prononciation du 3 guttural à souhait est un exercice inconnu dans
notre région et si on l’enlève le sens
s’altère !
Eh non, ce n’est pas ça. C’est
peut- être les successions des envahisseurs que le poète décrit.
Envahisseurs envahissants avec
leurs idées, doctrines, langues et
religions.
Il est intéressant de souligner la
singularité des Berbères qui sont
les seuls êtres humains à avoir
adopté toutes les religions monothéistes.
Effectivement, nous sommes les
seuls à n’avoir nié ni Moïse, ni
Jésus ni Mohammed QSSL) !
Eh non, encore une fois l’aède se
joue de notre crédulité, et certaines
18
homonymies notoires ne peuvent
nous tromper. Ce poème serait
consacré aux différents crédits de
consommations et autres Ansej ou
Cnac. Il met l’accent sur ce qui
régente le monde actuel … le FMI.
Foin de Nietzche, Heidegger et autres noms à l’orthographe impossible et à la prononciation approximative…LOL !
C’est un texte très simple, le jeu
de mots est à la portée de tous.
Nous considérons même que
Lounis y a fourni des clés de compréhension « presque » au premier
degré.
A propos d’homonymies dans le
même texte, l’auteur utilise plusieurs synonymes (Berru, Tlaba…)
permettant d’éviter toutes équivoques, or le choix tomba sur celui
dont la sonorité produit le juron
blasphématoire le plus répandu en
Kabylie.
Il est à signaler aussi l’existence
de cette dette et sa reconnaissance
jusqu’à la mort puisqu’il y est chanté : « J’ai vécu jusqu’au jour où j’ai
payé ma dette » DderY alarmi
sawda Y.
Une dette que nous tentons
d’acquitter par l’écriture et la poésie, une façon de survivre.
Sur une succession de siècles
qu’il plait à l’auteur de résumer en
une strophe… comme quoi la compressibilité du temps ne pose pas de
problème en poésie.
Ce texte est agrémenté par un
portrait de l’artiste de face dans
une pause théâtrale que l’art de la
mise en scène recommande lorsqu’il faut clamer des vérités aussi
assommantes soit-elles.
3- «Tamettut » :
Cette chanson est une fleur
offerte à toutes les femmes,
exactement comme préconisé vers
la fin du poème. Elle vient à cinq
jours près de la Fête des mères
(le 25 mai).
Un bouquet parfumé qui chante
la fille, la sœur, l’épouse, la mère, la
grand-mère et la femme en général
même l’étrangère précise Lounis.
Fait exceptionnel, la femme voilée
qui fait parie du lot ! Nous pensons
au cas malheureux où il est imposé,
bien sûr. Des tableaux successifs
des différents rôles de la femme
sont peints avec justesse et douceur, précisant à chaque fois que
c’est le moment d’ouvrir les yeux
(Nellid Allen NeY). C’est le
moment, le temps presse car il y a
urgence à réparer des injustices
ancestrales, avant l’impérieuse
nuit. On y trouve aussi un chœur
qui reprend le refrain en un hymne
à chanter quasiment au garde-àvous !
Une solennité en accord avec la
voix douce, caverneuse et chaude
pour suggérer l’immensité du cœur
du poète.
Les portraits de femmes qui
ornent le texte sont aussi captivants les uns que les autres.
On pourrait y entrevoir
peut-être dans un clair obscur
savamment étudié ; la face de la
dulcinée à l’origine de tant de
chefs-d’œuvre.
L’un d’eux suggère une telle
bonté qu’on dirait La Madone, l’archétype de la mère aimante.
Qui sont ces femmes ?
Dans la chanson nous trouvons
les réponses : ce sont nos filles, nos
sœurs, nos épouses, nos mères, nos
grands-mères et des étrangères à
qui nous devons offrir des fleurs et
qui mieux que Hnifa pour dire tout
ca ?
Hnifa qui joua tous les rôles à la
perfection. Cette femme torturée,
rebelle, trahie fut tour à tour la
fille, la femme, l’amante, l’épouse,
la mère et décéda étrangère. Elle a
vécu douloureusement et distribua
sa douleur (tuntict) dans une
œuvre monumentale d’esthétique
et de tendresse.
Hnifa La femme kabyle !
4- « Agefur » :
Au début le poète s’adresse à
une femme, une femme de toute
évidence décédée. Cet être cher,
perdu depuis longtemps (depuis au
moins Ixf itsrun ,/ tiftilin
idamca3len…) se réfère peut-être à
cette part de féminité latente en
chacun de nous et qui nous fait
aimer les fleurs allant jusqu’à fabriquer le printemps en janvier !
Cette déesse capable de freiner
les années, une sorte de fontaine de
jouvence où s’abreuvent nos
espoirs que le poète promet d’acheter, s’il le faut, pour fabriquer le
renouveau à la saison qu’il faut
pour renaître.
Dans ce texte au pessimisme
étouffant, il y a comme d’habitude,
la graine d’espoir.
Habitué au serpent Ouroboros,
qui se mange la queue et malgré
l’orgue cathédral final il ne faut y
entendre qu’un vide visuel.
Le poète veut y croire. Il espère,
seulement, l’image que reçoivent
ses yeux ne l’encourage pas dans
cette voie. « Urwalant wallen », les
yeux ne sont pourtant pas l’unique
canal pour percevoir la réalité. La
doctrine de Parménide qui nous
invite à nous méfier des évidences
même quand elles sont suggérées
par tous les sens est ici de mise
puisqu’un seul d’entre eux est mis
à contribution : la vue.
Le cœur quant à lui espère, supplie… cette porte de sortie qu’est la
mort d’être aussi porte d’entrée ?
L’illustration vient ajouter une
touche de noirceur au tableau malgré quelques lueurs lointaines. Un
ciel écrasant prend presque la totalité de l’image qu’il envahit comme
fait la tourmente du cœur de
l’homme. Le poète sachant créer le
printemps en plein hiver sait voir
au-delà des nuages. Chose promise,
chose due. Lounis y reviendra dans
une explosion nucléaire à la huitième et dernière chanson.
La déprimante cyclothymie de
cette composition n’est en réalité
qu’un appel à cueillir le jour (Carpe
diem= Fares).
La dualité entre WalaY et ZriY,
entre ce que nous voyons et ce que
nous savons, y est bien rendue
aussi que le possible espoir.
Culture
5-3awaz :
Avec son « istixbar », à l’ancienne, elle
évoque un vieux titre : Tibratine. C’est de
missives qu’il s’agit ? De missiles, sommes
nous tentés de dire, puisque tous les « camarades » et « amis » passent au crible.
Les pacifistes et les pacifiés, les pas si
fiers, les embusqués, et les embauchés sont
dépeints avec délectation. Parfois même on
sent le comédien jubiler quand par exemple
il traine le « a » de « Tafunaaast ».
Ou sent aussi de l’agacement dans le prononcé de « macci d yiwet ».
Les nuits passées à cogiter ne donnent
pas la clé du mystère de cette mésentente
entre guides qui ont les mêmes rêves et
rêvent pour nous. (Aken netwali itwalad).
La cinquième position de cette chanson
évoque aussi d’autres couplets carrément
intitulés « Tis Xemsa » la cinquième et qui
parlait de trahison, Plus douloureuse lorsqu’elle vient des frères, comme Sidna Youcef
Lounis trouve les loups plus cléments que
ses amis ! (El diabu arham min ixwati, du
célèbre poète Mahmoud Darwiche)
L’impuissance superficielle du poète est
jugulée par sa persévérance, ainsi il apparait
tel le paysan arrachant les mauvaises herbes
inlassablement. Débroussailleur d’une jungle en continuelle régénérescence.
Comme illustration, ce texte reçoit un
paysage que je pense reconnaître : C’est la
ligne de crête de mon village Bouadnane vue
d’IYil Bwamas au crépuscule.
Derrière les collines le soleil se couche
dans un incendie rouge et annonce la longue
nuit à cogiter les anciennes brouilles, à
débrouiller les nouvelles et surtout à
débroussailler la mauvaise herbe.
6- « Ruh a Zman Ruh »
La voix douce et sobre, des notes de guitare à l’ancienne mode et quelques fausses
notes, nous susurre un ami musicien, le tout
bien évidemment pour voyager dans le
passé.
Cette chanson plait beaucoup aux nostalgiques de Lounis des années d’or. Chez qui
elle évoque la montagne, le magnétophone
grésillant mangeur de bobine de K7, les piles
rondes (Timeqranin), la musette où ballote un oignon et un morceau de galette. Ah la
galette de ma mère !
Une vraie Madeleine de Proust qui est
aussi un travail artistique d’une grande facture.
L’illustration qui oppose deux portraits
de l’artiste à deux âges éloignés est faite
pour contribuer à ce voyage dans le temps.
La fameuse ride du lion et celle plus prononcée dite sillon naso-génien soutenant la
parallèle avec une paupière en sommeil
paradoxal, trop habituée à rêver la vie, et en
face, un jeune homme serein préoccupé seulement de vivre son rêve.
Le texte est composé de trois étapes.
La construction
La joie
Le savoir
Lebni bwawal»
«L
Nous renvoie à l’effort physique .C’est de
la maçonnerie que de placer chaque mot, de
coller chaque idée et de suivre la rime.
C’était l’apprentissage ou plutôt une douloureuse initiation puisqu’il fallait beaucoup de
courage et de sueur pour « travailler ».
Asmi Sefruyegh tghnigh»
«A
renvoie à une époque plus joyeuse, plus
belle. La jeunesse, le succès, les amours où
toute la poésie était jalonnée de prénoms aux
douces sonorités d’antan : Louiza, Kaissa,
Djamila, Tassadit…
« Asmi sneY ad sefruY ».
C’est maintenant ! Elle correspond le
mieux aux deux derniers albums qu’a la
période dite « politique ». Période entamée
avec « tawriqt tacebhant (la page blanche) et
qui, nous l’espérons, annonce l’aube d’une
nouvelle façon de composer.
7- « WalaY »
D’apparence simpliste, elle contient
pourtant toutes les contradictions de la
nature et de l’homme à qui il peut arriver
d’exprimer ses troubles par des signes extérieurs contraires à ses émotions ! C’est une
invite à ne pas juger en s’appuyant sur un
seul sens et spécialement la vue, ce qui nous
renvoie à la 4eme : « Agefur ». Il faut chercher la vérité plus profondément pour comprendre en passant aux stades de l’écoute et
du dialogue.
Des conversations s’y engagent, des questions et des réponses y sont données.
Le marchand de rêves qui n’arrive à
écouler que la discorde commandée par le
chaland nous renvoie aussi à la 5eme 3 «
awaz ».
La rencontre avec l’amour, avec la belle.
Madame La Marquise, courtisée, admirée et
MARDI 19 AOÛT 2014
si méprisante ne mérite pas une capitulation
aussi rapide ; Corneille, traité d’homme âgé,
argua de son statut de poète et promit la postérité à la marquise tout en lui montrant la
fugacité de son charme et du temps présent.
«…Je fus ce que vous êtes
Vous serez ce que je suis…»
L’illustration comme le titre renforce
cette idée du regard éloigné. Casquette en
visière, le regard au loin, col roulé relevé et
le Djurdjura en arrière-plan. L’élévation du
point de vue est bien rendue, le gris qui
envahit l’image nie le manichéisme simpliste que bombarde cette composition. En tout
il y a la chose et son contraire jamais rien
n’est tout à fait blanc ni tout à fait noir
8- « Isefra n Iden »
Avec la sagesse vient le printemps ! La
nécessité des quatre saisons, l’importance de
chacune y compris l’hiver qui habille d’un
burnous/linceul pour mieux irriguer le printemps.
Ici la porte de sortie devient porte d’entrée puisque le cœur revit et arrive à dominer la mélancolie par le pouvoir des poèmes
(Lukan macci d Isefra), cette poésie capable
de signer le 07 janvier, un jour triste à se
pendre, une chanson dansante parlant de
fleurs sur une musique entrainante, joyeuse,
avec basse et bendir chaud impose le respect.
C’est une sorte de bond temporel que seule
la magnificence du Verbe permet !
C’est le texte de cette huitième qui sert
d’illustration à l’album, pour son importance car elle rétablit aussi l’automne, le triste
automne du drame, qui, en somme, ne fait
que préparer la terre pour accueillir la
somme de nos atomes dont nous sommes
endettés depuis la naissance. Et puisque rien
ne se perd, nous deviendrons nous-mêmes
les créanciers d’une autre, que sais-je ?
Ansej ? Cnac ? Ou mieux encore, comme les
sauriens que nous exportons, du pétrole
pour nos arrière, arrière petits-enfants !
Elle s’adresse aussi aux « amis » de la cinquième pour dire que nous pouvons changer,
qu’un autre regard s’impose.
Elle est aussi la fête digne du retour des
mots qui se bousculent aux portillons des
pages blanches pour les noircir.
Un parterre de fleurs orne cette page
avec un penchant pour un jaune tant aimé
qui suggère un printemps magnifique que
seul un poète peut fabriquer puisque ceux
que nous vivons sont désormais noirs !
Le Voyage dans le temps.
Quelques détracteurs, sans concertation,
s’appuyant sur le même proverbe ancien,
disent la même chose : Lounis serine les
mêmes chansons.
« Hanoun, Zanoun, Qim kan nig
lkanun »
C’est un vieux proverbe d’une simplicité
enfantine, lancé à la face des fainéants, des
maris gênants, ceux qui ne sortent guère,
ceux qui rodent à la maison à la recherche de
poux dans les têtes et ne font que mesurer le
degré de salinité des sauces.
A première vue il ne s’agit que de ça !
A première vue seulement…
Hannon (-630, -530) fut le plus grand
voyageur de son temps c’est le premier à
franchir les colonnes d’Hercule et à explorer
les côtes atlantiques d’Afrique.
Ce Carthaginois était le Neil Armstrong
de son temps, un manuscrit retrouvé dans
un temple dédié à Baâl relate ses aventures
et son ennui car comme le dit Baudelaire «
là-bas aussi nous nous ennuyâmes souvent ».
Zénon (- 490, -430) a démontré l’impossibilité de tout mouvement et défie le Grand
Achille de rattraper une petite tortue. Zénon
est considéré comme l’inventeur de la dialectique, une méthode de raisonnement qui
cherche à établir la vérité en défendant successivement des thèses opposées.
En démontrant logiquement l’impossibilité du mouvement, aller d’un point A à
point B, parcourir une distance, Zénon ne
voulait pas nier la réalité mais simplement
soutenir toutes les thèses contraires à la raison, comme le voyage dans le temps malgré
les paradoxes. Le vieux proverbe est ici une
synthèse pour dire que finalement le plus
long périple d’Hannon est semblable à «
l’immobilisme » de Zénon.
N’est-ce pas enivrant de dépoussiérer un
proverbe banal pour le « voir » d’un autre
point de vue que Lounis Ait Menguelet à
déjà résumé en chantant :
« A wi run awi dsan kifkif tikwal ma
zegd uYilif lehlak icuba ar helu. »
(Que l’on pleure, ou que l’on rit / parfois
quand le mal exagère / la maladie ressemble
à la guérison). Sacré Ouroboros !
D. L.
(*) Enseignant
4e FESTIVAL CULTUREL INTERNATIONAL D’ALGER
ON A DANSÉ À ALGER
LES TROUPES AMALGAMA compania flamenca et Assayel
ont animé un spectacle de danse à la salle Ibn Zeydoun.
es troupes de danse Amalgama
compania flamenca dirigées par
l’Algérienne Samara et Assayel de
Palestine ont animé, hier soir, à Alger, le
2e jour du 4e Festival culturel international « Eté en musique à Alger », dans
une ambiance marquée par la détermination et la fermeté.
Le public nombreux à la salle IbnZeydoun de l’Office Ryad El Feth (Oref)
a pris du plaisir à apprécier deux registres de danses différents, émanant de la
tradition populaire.
Le flamenco exhalant les parfums
méditerranéens de l’Andalousie fut le
premier à s’inviter une heure durant
devant l’assistance, permettant à
Samara et son groupe d’étaler leur
savoir-faire et leur créativité.
Accompagnée par le virtuose à
la guitare, Sergio Matesanz, cofondateur
de la troupe, le percussionniste
Fernando Maya, ainsi que les vocalistes
Javier Allende et Paul Gimenez, Samara
a déployé trois danses alternant avec
d’autres, exécutées par Maximiliano
Kebman.
Soutenus par un jeu d’accords inversés, caractérisant le genre flamenco et
les sons amples et compressés du
« Cajon » (percussion en forme de caisse), les chants, accompagnés de danses
rythmées, ont tracé différents chemins
et exprimé les émotions de la vie dans
ses joies et ses peines.
La grâce dans le geste et l’élégance du
mouvement, alliés à la fermeté du regard
et la contraction du corps, ont caractérisé les différentes danses présentées par
Samara et Maximiliano Kebman.
Chef-d’œuvre du patrimoine immatériel de l’humanité, le flamenco est classé
depuis 2010, par l’Organisation des
Nations unies pour l’éducation et la
science (Unesco).
L
La troupe Assayel (Racines) de
Palestine, est intervenue en deuxième
partie de soirée, présentant au public qui
l’attendait, des danses et des chants
populaires.
Constituée d’une vingtaine d’éléments, la troupe Assayel a présenté une
partie du patrimoine palestinien dans
ses traditions au quotidien, la cérémonie
du mariage, notamment.
Soutenus par un orchestre réduit à
quatre vocalistes, deux percussionnistes,
un luthiste et un organiste, Fadi
Zelloum, danseur véhément, et ses
camarades ont cadencé sur des chansons
du terroir.
Sur des airs évoquant entre autres la
patrie, la fête, les rencontres, l’union, la
famille, la mère et le travail, les cinq ballerines et autant de danseurs ont exécuté les sept tableaux que comptait leur
programme, dans la grâce du mouvement et la beauté du geste.
Les pièces, Yomma Haddou Darna,
Marchoucha Bin’Nada, Bil’Hana,
Wez’Zine, Fi’l Hara, Bin’ghan’Ni Aâl
Bad’Dawi, Filastine Law Naada Aâlina,
El Ors El Filastini, Ardh El Watane et
Rah Tebka Ayadina Machbouka
Bi’Ydikoum, ont constitué l’essentiel du
programme présenté par la troupe palestinienne.
« Assayel est une autre preuve de vie
du peuple palestinien, qui continue de
résister dans la détermination de recouvrer son entière indépendance », a déclaré Nadji Abou Sekhidem, directeur de la
troupe, lors d’une rencontre avec la presse organisée à Alger, en marge du festival. Le 4e Festival culturel international
« Eté en fête à Alger », prévu jusqu’au 30
août se poursuit, avec un 3e soir dédié à
la thématique des musiques du Sud qui
réunira les groupes Imidiwen, Imzad,
Tadalat, Aythma et Zing Deh.
CINÉMA
Les Ninja Turtles gardent la tête
du box-office nord-américain
es potaches Ninja
Turtles gardent la
tête du box-office
nord-américain devant
Les gardiens de la Galaxie
et ses super-héros, selon
les chiffres provisoires
publiés dimanche par
Exhibitor Relations.
Les quatre héros à
carapace, chargés de sauver New York des griffes
des
méchants,
ont
engrangé 28,4 millions de
L
19
dollars, soit la belle performance
de
117,6
millions en à peine deux
semaines d’exploitation.
Les gardiens de la
Galaxie, qui avaient réussi des débuts fracassants
avec 94 millions de dollars
le week-end de sa sortie,
récoltent cette semaine
24,7 millions (222,3 au
total). Trois nouveautés
ont attiré ensuite les
faveurs du public.
La comédie Let’s be
Cops, où deux copains
déguisés en policiers sont
pris pour des vrais,
recueille 17,7 millions de
dollars. Expendables 3 où
un cocktail de superstars
– Sylvester Stallone,
Arnold Schwarzenegger,
Mel Gibson, Harrison
Ford, etc – reprennent du
service pour combattre un
trafiquant d’armes, s’adjuge 16,2 millions.
Culture
MARDI 19 AOÛT 2014
12e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON AMAZIGHE
Béjaïa au rythme de la chanson amazighe
JUSQU’AU 20 DU MOIS EN COURS, date de l’anniversaire du Congrès de la Soummam, les Béjaouis et leurs chanceux
hôtes de la saison estivale vivent au rythme de la chanson amazighe dans ses différents styles et genres.
I BOUALEM CHOUALI
«CONSTANTINE,
CAPITALE DE LA
CULTURE ARABE 2015»
Des manuscrits
inédits
des érudits
seront édités
Des manuscrits inédits
d’érudits et oulémas de
Constantine, traitant de divers
aspects de la religion, seront
édités pour être présentés lors
de
la
manifestation
« Constantine, capitale de la
culture arabe 2015», a-t-on
appris
dimanche
dernier
auprès de la direction des affaires religieuses et des wakfs.
Des contacts avec certaines
familles de la ville, détentrices
de ces manuscrits, ont été
entrepris en vue de « dépoussiérer » et de « mettre en
valeur » le patrimoine immatériel islamique d’une des plus
anciennes cités du monde, a
indiqué la même source.
Affirmant que la région de
Constantine constitue une
« citadelle » des sciences et des
manuscrits des érudits connus,
la même source a fait part des
efforts déployés pour « faire
émerger les écrits et les
oeuvres des savants et des érudits confinés dans les bibliothèques familiales », soulignant l’impact de ce travail
dans la promotion de l’image
du pays, son identité et sa culture. La réalisation d’une série
de documentaires sur les plus
anciennes mosquées de la ville
à l’image de la mosquée Sidi
Afane, Sidi Djeliss et Ketania,
et des zaouias telles que la
zaouia Tidjania, Sayeda Hafsa
et Aïssaouia est également programmée en prévision de l’événement culturel attendu, a
ajouté la même source. La vie
et les oeuvres des éminents
savants et érudits qu’a connus
la ville de Constantine sera
également mise en lumière à
travers des CD dans le cadre de
la même manifestation, a-t-on
noté, précisant que la démarche vise à montrer la réelle
dimension de l’histoire et de la
culture du pays, et les efforts
déployés dans la préservation
de l’identité nationale.
En prévision de la manifestation, «Constantine, capitale
de la culture arabe 2015 », plusieurs opérations de réhabilitation et de mise en valeur des
mosquées et des zaouias de la
vieille ville ont été lancées,
chapeautées par l’annexe de
l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels de
Constantine (Ogebc) et arrêtées sur la base du Plan permanent de sauvegarde et de
mise en valeur des secteurs
sauvegardés
(Ppsmvss).Au
total
cinq
mosquées
et neuf zaouias de la médina
de
Constantine
sont
concernées par des travaux de
restauration.
ans la ville de Yemma
Gouraya, les soirées musica les se suivent et ne se
ressemblent pas. Chaque soirée a
son propre goût et sa propre touche.
En effet, depuis jeudi dernier et
ce jusqu’au 20 du mois en cours,
date d’anniversaire du Congrès de
la Soummam, les Béjaouis et leurs
chanceux hôtes de la saison estivale
vivent au rythme de la chanson
amazighe dans ses différents styles
et genres, grâce au riche programme concocté par le comité des
fêtes de la ville de Yemma Gouraya
dans le cadre de la 12e édition du
Festival de la chanson amazighe.
La chanson amazighes dans ses
différents genres et styles chaoui,
tergui, mozabite et kabyle, cohabitent en totale harmonie et témoignent, on ne peut mieux, du riche
patrimoine matériel et immatériel
de notre vaste pays.
La quatrième soirée du Festival
de la chanson amazighe a été marquée par le passage de plusieurs
chanteurs, aussi bien sur le site
principal à la grande surface du Lac
qu’à la promenade Leonardo
Fibonnaci (ex-Brise de mer). Le plateau de cette dernière a eu l’honneur d’accueillir le célèbre chanteur, compositeur et interprète,
Kaci Abdjaoui dont les chansons
restent encore sur les lèvres de toutes les générations qui se sont succédé malgré l’apparition de nouveaux styles et de nouvelles technologies qui ont bouleversé le monde
artistique.
Très à l’aise sur scène grâce à sa
riche et longue expérience, le chanteur de Lemahnaw Lemahnaw,
Atedjera N’eldjouse Akdim, ou l’autre célèbre Tserough Migherigh
Tabratim, Kaci Abdjaoui, cet
homme à la voix de rossignol, que
les chanteurs et musiciens de son
époque ont qualifié de voix d’or,
admiré par toutes les générations
est revenu sur ses premiers pas
dans sa ville natale, la ville qui l’a
vu commencer à gratter les cordes
de sa guitare de fabrication
artisanale.
Il a tout simplement enchanté le
public qui était présent cette nuit
de dimanche à lundi à la Brise de
mer. « Je suis très content de me
produire pour la deuxième fois en
l’espace d’une semaine dans ma
ville natale. Je remercie mon public
qui m’accueille de la même manière
à chaque fois et bien sûr le comité
D
Le chanteur Massi
des fêtes qui m’offre cette opportunité de me produire à Béjaïa et surtout pour les efforts fournis en
matière d’activités culturelles et
artistiques », nous déclare-t-il au
lendemain de sa belle prestation.
Dans cette soirée, Kaci Abdjaoui
était secondé par la chanteuse
Célina qui a interprété trois chansons Taakast el Kadi, wina Aazizen
et Dayen Dayen qui était aussi ravie
de son passage « Même si j’ai fait un
petit passage de trois chansons, je
dirai que je suis contente par la
réaction du public.
On aurait aimé passer sur le plateau principal, mais l’essentiel c’est
que le public soit satisfait. » Sur le
plateau principal à la grande surface du Lac, l’ambiance était aussi
de mise avec une panoplie de chanteurs. Zahir Abjdaoui, qui vient passer quelques jours de vacances a
retrouvé son public béjaoui. Egal à
lui même, il a su gratifier l’assistance de quelques chansons merveilleusement interprétées. Djamila
Mansouri, de son côté a marqué son
passage dans le style tergui et le
chanteur Massi dans le style kabyle.
Quant au chanteur vedette de cette
soirée, en l’occurrence Rabah Lani,
ce dernier qui est monté sur scène à
1h du matin a été attendu par son
public.
Comme
à
chaque
fois,
il n’a ménagé aucun effort pour être
à la hauteur des attentes de ce
dernier.
B. C.
TIZI OUZOU
Une campagne
de promotion du livre lancée
Une campagne de promotion de livres, nouvellement édités par des
auteurs locaux, s’étalant sur les mois d’août et septembre, est en cours
à travers la wilaya de Tizi Ouzou, à l’initiative de la direction locale de la
culture. Cette manifestation, qui se déroule à travers les bibliothèques
municipales de la wilaya, vise à « promouvoir la lecture publique tant en
milieu urbain que rural », a indiqué à l’APS Djatit Farida, chargée des arts
et de la littérature au niveau de la Maison de la culture. Maillon d’une série
de rencontres culturelles, cette campagne de promotion livresque est
également, assortie de ventes dédicaces, à l’instar de celle abritée,
samedi dernier, par la bibliothèque communale d’Abi Youcef , en présence de l’écrivain Arkat Mohamed et du représentant de la maison d’édition « Dar El Fikra ». Entamées le 9 août courant, ces rencontres se
poursuivront à travers 9 bibliothèques municipales de la wilaya, et ce
chaque samedi et jusqu’au 27 septembre prochain, est-il précisé. Dans la
même optique de la promotion de la lecture publique, la même source
signale que le bibliobus de la Maison de la culture, doté d’un fonds
livresque important, sillonne actuellement les plages du littoral de la
wilaya, afin de mettre le livre à la portée des estivants.
2ème FESTIVAL NATIONAL
Mostaganem se dédie à la poésie melhoun
e coup d’envoi de la 2e édition du Festival
national de la poésie melhoun, dédiée au
ch an tre Sidi L akh dar B en kh elo uf sera
donné le 20 du mois en cours à la Maison de la
culture
Ould
Abderrahmane
Kaki
de
Mostaganem, a-t-on appris, lundi dernier, auprès
du commissaire de cette manifestation,
Abdelkader Bendamach.
La cérémonie d’ouverture qui sera marquée,
relève-t-on dans le programme mis en ligne sur
Internet, prévoit un montage poétique sous le
titre Le poète a dit qui sera animé par deux aèdes
de la région de Mostaganem, cheikh Abdelkader
Belmahi et son confrère cheikh Khaled
Boukhari.
Un documentaire présentant une rétrospective de la première édition du festival sera présenté à cette occasion, suivi d’une séance de
déclamation poétique assurée par des artistes de
Tiaret et Mostaganem. Ce festival devant se
dérouler, aussi bien au chef-lieu de wilaya, qu’à
Sidi Lakhdar, localité où se situe le mausolée du
saint homme, à Sidi Ali, Mazaghrane, Aïn
Tedelès. Des poètes du melhoun et chanteurs
versés dans le genre bédouin venus de diverses
régions du pays s’y produiront devant un public
L
connaisseur. Outre le volet déclamation de poèmes et de soirées musicales, les organisateurs
ont prévu plusieurs conférences qui seront données par des spécialistes dans les domaines de la
culture populaire et du melhoun. Il sera question, entre autres, de la genèse du melhoun, de
son importance dans la région du Maghreb, de
l’apport soufi dans la poésie melhoun et de la
métrique dans ce genre poétique.
Des projections de films documentaires sont
prévues au programme qui compte également
une commémoration du 456e anniversaire de la
bataille de Mazaghrane, dont a été un acteur
direct Sidi Lakhdar Benkhelouf.
La cérémonie aura lieu au mausolée de Sidi
Belkacem, à Mazaghrane.
Dans son blog, le commissaire général de ce
festival, Abdelkader Bendamach, estime que « le
melhoun est une création en mouvement ».
« La poésie melhoun a abandonné les règles
de la grammaire, caractéristiques essentielles de
la grande poésie arabe.
Cette forme poétique, devenue l’étendard des
populations algériennes et marocaines, a évolué
à partir du XVIIe siècle en plusieurs branches
appelées hawzi et mgherbi à Tlemcen, arobi à
21
Alger, Mostaganem et Blida, mehdjouz à
Constantine, bédouin au Sud et dans les campagnes ».
« Loin de nuire à la propagation de la langue
arabe classique, cette forme, instituée par
Lakhdar Benkhelouf suivie par d’éminents poètes durant de longs siècles, pourrait faciliter l’accès à la connaissance socioculturelle
de l’individu », ajoute-t-il. Sidi Lakhdar
Benkhelouf, dont le festival porte le nom, est un
aède ayant vécu dans la région de Dahra. Il est
devenu célèbre grâce à ses poésies sur le
Prophète Mohammed (QsssL) - ce qui lui vaut le
surnom de « louangeur du Prophète » et l’épopée
qu’il consacre à la bataille de Mazaghrane du 26
août 1558 contre les Espagnols.
Après un pèlerinage à Tlemcen, au sanctuaire
de Sidi Boumediene, il devient soufi pour se
consacrer au culte, à la dévotion, aux louanges,
au point où il devient le poète panégyriste du
Prophète (Qsssl). Il est à noter que le commissaire du festival animera jeudi prochain une
conférence de presse à l’Institut supérieur de
musique d’Alger, comme il tiendra une deuxième
le 17 août courant à la Maison de la culture Ould
Abderrahmane-Kaki de Mostaganem.
sur internet http://www.lexpressiondz.com
PLUS DE 614 TONNES DE RÉSINE DE CANNABIS SAISIES EN DIX ANS
Le cadeau royal du Maroc
DERNIÈRE
HEURE
TROIS BLESSÉS DANS
UNE BAGARRE À TIZI OUZOU
LES QUANTITÉS interceptées, de ce type de drogue, sont passées de plus de 8 tonnes en 2003 à plus
de 211 tonnes en 2013.
MOHAMED TOUATI
ucun pays au monde ne reçoit
un tel volume de drogue.
« Les quantités de résine de
cannabis saisies en Algérie ont
atteint 614 tonnes en dix ans, passant de plus de 8 tonnes en 2003 à
plus de 211 tonnes en 2013, soit une
augmentation estimée à plus de
2 500% », a déclaré Mohamed
Benhalla le directeur général par
intérim de l’Office national de lutte
contre la drogue et la toxicomanie
(Onldt) qui a tenu à souligner que
ces statistiques démontrent une
« hausse exponentielle des quantités
de résine de cannabis saisies provenant du Maroc ». Il serait peut-être
temps que les instances concernées
saisissent
l’Organisation
des
Nations unies pour alerter l’opinion
internationale du danger que représente ce trafic, afin que soient enfin
pris au sérieux les ravages que peut
provoquer cette arme de destruction
massive, qui menace la population
algérienne dont la tranche la plus
exposée à ce phénomène (entre 15 et
60 ans) représente plus de 60%. Il
est urgent de répondre à cette déclaration de guerre par des mesures
draconiennes, car l’addiction d’un
peuple à la drogue, le conduit fatalement à franchir une autre étape
dans la dépravation. Du cannabis à
la prostitution, il n’y a en effet qu’un
pas à franchir. En la matière, le
Maroc est l’exemple type. Classé
premier exportateur mondial de cannabis (haschich) à destination de
l’Europe (selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, la
consommation de cannabis concernait en 2005, en France, près de 4
millions de personnes, dont 1,2
millions d’usagers réguliers et
550 000 usagers quotidiens.) notre
voisin de l’Ouest est aussi catalogué,
comme un des principaux pays fournisseurs de prostituées pour le
Moyen-Orient et l’Europe.
«Des hommes, des femmes et des
enfants marocains sont exploités
A
Des quantités énormes sont saisies chaque jour
dans le travail forcé et le trafic
sexuel en Europe et au MoyenOrient», indique un récent rapport
du département américain qui note
que le Maroc reste «un pays pour-
voyeur, mais aussi une destination et
un transit pour les hommes, les femmes et les enfants qui sont victimes
du travail forcé et du trafic sexuel».
Un fléau qui a pris corps à nos
portes, contre lequel il est impératif
de réagir. Ne dit-on pas que prévenir,
c’est guérir ? Le gouvernement doit
réagir officiellement . Prendre les
mesures qui doivent rendre moins
perméables nos frontières.
Les quantités de drogue saisies,
en provenance du Royaume chérifien ont explosé en l’espace de 10
ans. « En Algérie, les quantités de
résine de cannabis saisies en 2004,
ont dépassé 12 tonnes.
Depuis 2008, ces quantités sont
devenues de plus en plus importantes avec plus de 38 tonnes saisies, et
en 2012, ces quantités ont dépassé
157
tonnes
»,
a
souligné
M. Benhalla, cité par une dépêche de
l’APS datée du 18 août.
« La résine de cannabis, qui est la
drogue la plus consommée en
Afrique, représente un danger réel
pour les pays de ce continent, dont
l’Algérie », a-t-il prévenu le DG par
intérim de l’Onldt, tout mettant en
avant « les moyens humains, matériels et financiers mobilisés par
l’Algérie dans le cadre de la politique
de lutte » contre ce fléau. Quel en est
le coût ? « Cela pèse énormément sur
le budget de l’Etat », a indiqué le
patron de l’Office national de lutte
contre la drogue et la toxicomanie
sans fournir de bilan chiffré. En
attendant l’overdose, Mohammed VI
fait planer la terre entière.
M. T.
LE GROUPE DE TRAVAIL DES NATIONS UNIES SUR LA DÉTENTION ARBITRAIRE CONSTATE
La pratique « ancrée » de la torture au Maroc
Le groupe de travail sur la détention arbitraire des
Nations unies a constaté dans son rapport une pratique « ancrée » de la torture et des « mauvais » traitements au Maroc, au moment de l’arrestation et pendant la détention, de la part des policiers.
« Le groupe de travail a constaté qu’il y a une pratique ancrée de la torture et des mauvais traitements
au moment de l’arrestation et pendant la détention,
de la part de policiers, notamment d’agents de la
direction de la surveillance du territoire (DST) », a
relevé le groupe de travail sur la détention arbitraire,
qui a effectué une visite au Maroc du 9 au 18 décembre 2013. S’agissant de la ville de Laâyoune, au
Sahara occidental occupé, le groupe de travail a reçu
de nombreuses plaintes, lors de ses déplacements
les 15 et 16 décembre 2013, indiquant que « la torture
et les mauvais traitements avaient été utilisés pour
obtenir des aveux », ainsi que les plaintes indiquant
« l’usage d’un recours excessif » à la force dans la
répression des manifestations, en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Les plaintes
reçues par le groupe de travail, indiquent l’utilisation
de la torture par des agents de l’Etat, pour obtenir
des preuves ou des aveux pendant la phase initiale
des interrogatoires.
M. T.
LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR TUNISIEN DÉMENT
«Aucun tunnel n’a été découvert»
LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR TUNISIEN vient de communiquer un démenti sur les informations rapportées
par les médias tunisiens selon lesquelles «des tunnels ont été découverts aux frontières algéro-libyennes».
IKRAM GHIOUA
est la deuxième fois qu’on publie ce genre
d’informations, mais sans pour autant
donner de détails précis. Néanmoins, la
rumeur est follement répandue depuis une année.
Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur
tunisien souligne que « ces informations sont
dénuées de tout fondement » et « inacceptables » et
« illogiques » eu égard à la nature géographique de
ces zones frontalières », allant jusqu’à qualifier de
telles nouvelles « d’erronées de tentative de porter
atteinte à la sécurité et à la souveraineté de la
Tunisie avant d’inviter les médias à se référer aux
autorités officielles pour ce genre d’informations ».
Mais l’on sait que les autorités tunisiennes ne
dévoilent pas tout, comme ce fut le cas sur le nombre de terroristes sur son territoire, notamment
la prétendue base américaine prévue au sud de la
Tunisie. En tout cas, la présence de tunnels de plusieurs kilomètres reliant les zones frontalières entre
l’Algérie, la Libye et la Tunisie qui demeure une
rumeur, ne laisse pas les forces de sécurité indifférents, qui selon des sources bien informées, a
contraint l’Armée nationale populaire à lancer des
recherches. Rien ne doit être laissé au hasard,
notamment à l’ombre des violences meurtries en
territoire libyen. Tout le tracé frontalier algérien va
être ratissé au peigne fin afin de s’assurer qu’il ne
s’agit pas d’une intox pour faire diversion et détourner la vigilance des forces de l’ANP sur ce qui se
prépare réellement. Ce phénomène a surtout été
une pratique des réseaux terroristes, Djabhet Al
C’
Nosra et Daesh en Syrie. Des tunnels de plusieurs
kilomètres ont été découverts par l’Armée arabe
syrienne. Ceux-là, ont servi de lieux de passage
d’une ville à une autre, d’abris et même d’hôpital.
L’idée en elle-même n’est pas surprenante.
A défaut d’utiliser les voies légales, les passages
secrets pour leurs trafics, désormais sous haute surveillance, les contrebandiers face à la prévoyance et
la détermination des forces de sécurité à sauvegarder la sécurité des frontières doivent rester actifs et
l’idée des tunnels n’est pas à écarter. Cependant, la
complexité topographique du terrain, confient
encore nos sources, ne peut pas permettre de créer
des tunnels d’une telle ampleur, ça demande des
moyens colossaux pour forer le terrain qui sont facilement interceptés. Mais il faut agir et vérifier toute
information, même si cela s’avère une rumeur, ajoutent nos sources. Les forces de l’ANP demeurent en
position aux frontières pour faire face aux affres des
terroristes, maintenant l’alerte maximale.
Les survols des hélicoptères se font de jour
comme de nuit tout le long du tracé. Les GGF, assistés par des Unités spéciales dressent des barrages
aussi bien mobiles, que fixes et les patrouilles sont
omniprésentes. Le dispositif sécuritaire adopté par
les forces de sécurité est inspecté régulièrement.
Des mesures supplémentaires sont programmées
selon les besoins, sachant que plus de 8 000 soldats
sont à pied d’œuvre aux frontières. Donc même si le
projet des tunnels est prévu depuis la Libye, il ne
verra certainement pas le jour en Algérie.
I. G.
ANCIEN JOURNALISTE À L’APS
CONDOLÉANCES
Abdelhamid Ouslim est décédé
Ahmed Fattani, directeur, et l’ensemble du personnel du journal
L’Expression, très peinés par le décès
de leur confrère de l’APS, Abdelhamid
Ouslim, présentent à sa famille ainsi
qu’à leurs amis d’Algérie Presse
Service leurs sincères condoléances et
les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l’accueillir en Son Vaste Paradis.
« A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons. »
L’ancien journaliste de l’APS, Abdelhamid Ouslim,
est décédé dimanche à Alger des suites d’une longue
maladie, a-t-on appris auprès de ses proches.
Agé de 75 ans, le défunt a commencé sa carrière
professionnelle dans les années 1970 à l’APS en tant
que technicien-opérateur avant d’intégrer le desk
international et, par la suite, grâce à sa maîtrise de l’arabe et du français, le pool de traduction de l’agence.
Abdelhamid Ouslim avait également, avant de prendre sa retraite vers la fin des années 1990, exercé au
sein du service de la revue de presse. Le défunt a été
inhumé au cimetière de Ben Omar à Alger.
Le quartier Krim Belkacem
situé à la nouvelle ville de
Tizi Ouzou a connu une nuit
mouvementée. Des bagarres
à armes blanches ont éclaté
dans la nuit de samedi à
dimanche derniers entre des
groupes de jeunes aux environs de minuit. Hier, l’on
dénombrait trois blessés, à
l’arme blanche, des jeunes
issus d’une même famille.
Selon des témoins oculaires,
les jeunes ont fait usage de
haches, de barres de fer, de
sabres et autres. Hier aprèsmidi, la tension était encore
vive
au
quartier
Krim
Belkacem. Pour rappel, les
bagarres entre jeunes de
quartiers se font de plus en
plus nombreuses ces dernières années. La violence est
devenue d’une banalité à tel
point que beaucoup de conflits
se terminent généralement par
des bagarres à armes blanches interposées. Même au
niveau de l’université, des
bagarres du genre ont été
signalées, marquant un tournant dangereux dans l’évolution du phénomène.
L’AMBASSADRICE D’AUTRICHE
SALUE LES EFFORTS DE L’ALGÉRIE
L’ambassadrice d’Autriche
à Alger, Eloisia Worgetter, a
salué hier les efforts de
l’Algérie visant à renforcer la
coopération bilatérale lors
d’un entretien avec le ministre
de
l’Habitat,
de
l’Urbanisme et de la Ville,
Abdelmadjid
Tebboune.
L’ambassadrice autrichienne
«a salué les efforts consentis
par les autorités publiques
pour renforcer la coopération
bilatérale, le rapprochement
entre les deux peuples et
approfondir les relations
entre les deux pays», a indiqué un communiqué du
ministère. La rencontre qui a
regroupé les deux parties à la
demande de l’ambassadrice
autrichienne au siège du
ministère s’inscrit dans le
cadre d’une visite d’adieu,
ajoute la même source.
BOKO HARAM TUE
DIX PERSONNES AU NIGERIA
Dix Nigérians, qui avaient
fui leur village du nord-est
pour échapper aux attaques
répétées du groupe Boko
Haram, ont été tués par les
insurgés en représailles d’un
opération militaire, ont affirmé
hier des témoins. Près d’une
dizaine d’insurgés islamistes
ont attaqué dimanche les villages de Durwa et Maforo,
situés dans l’Etat de Borno, et
tué les habitants venus de
Krenuwa, un village voisin.
Les victimes avaient fui
Krenuwa où les islamistes
avaient tué sept personnes le
6 juillet dernier et rasé des
maisons, le commissariat et
une base militaire.