il draguait en roulant…
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CHRONIQUE JUDICIAIRE IL DRAGUAIT EN ROULANT… Il y a des familles qui ne supportent pas le harcèlement de leurs filles… Lire en page 9 l’article de Abdellatif Toualbia Le Quotidien Mardi 19 Août 2014 n°4206 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI LES ETATS-UNIS, L’ITALIE ET LE CANADA ACTUALISENT LEURS «WARNING TRAVEL» Les dessous des alertes sur l’Algérie PLUS DE 614 TONNES DE RÉSINE DE CANNABIS SAISIES EN DIX ANS Le cadeau royal du Maroc Les quantités interceptées, de ce type de drogue, sont passées de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013. Lire en page 24 l’article de Mohamed Touati COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS À ALGER Les warning travel américains ont des visées plus larges que celles liées à la sécurité. Lire en page 3 l’article de Salim Aggar 400 CAMIONS POUR 28 COMMUNES Malgré la promulgation de la loi N°1/19 /2011, relative aux sanctions et au suivi des règles d’hygiène, le texte est resté sans effet. Lire en page 3 l’article de Amar Chekar TRIPOLI (LIBYE) Des avions non identifiés bombardent les miliciens Lire en page 16 PALESTINE EST-IL POSSIBLE ENCORE D’AIMER AUJOURD’HUI ? Lire en page 2 la chronique de Aïssa Hirèche LIRE EN PAGE 3 L’EDITORIAL DE KARIM MOHSEN Un droit international à l’aune des intérêts occidentaux L’Actualité MARDI 19 AOÛT 2014 OPÉRATION DE COLLECTE ET DE SOUTIEN AUX PALESTINIENS MÉDÉA Plus de 1000 hectares de couvert végétal réduits en cendre au mois de juillet Plus de 1000 hectares de couvert végétal, de cultures céréalières et de plantations fruitières ont été réduits en cendre dans la wilaya de Médéa durant le mois de juillet dernier, suite à de nombreux incendies de forêts et de feux de récoltes enregistrés à travers plusieurs communes de la wilaya, a-t-on appris hier auprès de la Protection civile. Au moins 29 feux de forêts ont été enregistrés au mois de juillet, provoquant la destruction de 242 hectares de plantations sylvicoles, 123 hectares de maquis et 42 hectares de surfaces boisées, soit un total de 407 hectares de couvert végétal, a indiqué la même source. OUM EL BOUAGHI 9 blessés suite au renversement d’un bus près de Aïn Fakroun Neuf personnes ont été blessées lundi matin, suite au renversement d’un bus de transport de voyageurs survenu près de la localité de Aïn Fakroun (26 km à l’Ouest de Oum El Bouaghi), a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. L’accident s’est produit sur la double voie reliant les communes de Aïn Fakroun et de Sigus, provoquant le dérapage et le renversement de ce bus, relevant d’un établissement pour enfants assistés de la wilaya de Tébessa, de retour de la wilaya de Chlef avec à son bord 22 passagers (enfants) et quatre encadreurs, a précisé la même source. TIARET Apparition du premier foyer de fièvre aphteuse Le premier foyer de fièvre aphteuse a été enregistré, dimanche dernier tard dans la soirée, dans le village de Dzira, relevant de la commune de Serguine, dans la wilaya de Tiaret, a-t-on appris hier de source communale. Contacté par l’APS, le président de l’APC de Serguine a confirmé l’apparition de ce foyer, le premier enregistré sur le territoire de la wilaya de Tiaret. Les vaches contaminées ont été égorgées au niveau de l’abattoir de Ksar Chelala, a ajouté l’élu. GUELMA Raccordement de 8 agglomérations au réseau de la fibre optique Huit agglomérations de la wilaya de Guelma ont été raccordées durant le premier semestre de l’année 2014 au réseau de la fibre optique, a indiqué hier, le directeur d’Algérie télécom (AT). Les agglomérations sont situées dans les communes de Aïn Makhlouf, Aïn Larbi, et Roknia, ainsi que dans les villages de Aïn Arco (commune de Tamlouka), Kifane Laâssal et Bakkouche Ahmed (commune de Aïn Reggada), Moumna (commune Oued Feragha) et Salah Serfani dans la commune de Medjaz Ammar, a précisé M. Abdellatif Mostfa Kara dans une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du secteur. 130 tonnes de médicaments en attente d’envoi CETTE QUANTITÉ EST STOCKÉE dans un dépôt à la Safex dans l’attente d’une autorisation de sortie. I KHEIREDDINE BOUKHALFA a montée de la violence et la barbarie d’Israël qui massacre le peuple palestinien n’a laissé aucun champ d’indifférence. Face à ce triste constat, le Croissant-Rouge algérien (CRA) aurait collecté pas moins de 130 tonnes de médicaments au profit du peuple meurtri, mais qui toutefois restent stockés dans un hangar à la Société algérienne des foires et exportations (Safex) en attente d’autorisation de sortie. L’annonce a été faite par la présidente du CRA, Mme Saïda Benhabilès, en marge de la signature de l’accord d’un partenariat entre son organisme et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), qui va porter sur la collecte de dons au profit de la Palestine. Mme Benhabilès a indiqué que jusqu’à maintenant, le CRA a collecté 130 tonnes de médicaments qui sont stockés, selon elle, dans un hangar de la Safex, prêté en guise de dépôt dans l’attente du lancement de l’opération d’envoi. Pour elle, les médicaments figurent parmi les éléments les plus indispensables dont le peuple palestinien a besoin en ce moment. Elle a expliqué, dans ce sens, qu’après avoir été en contact avec le président du Croissant-Rouge palestinien, le constat dressé a été qu’il y avait des gens qui mouraient en silence. Ces derniers, selon elle, sont « les personnes atteintes de maladies chronique et qui meurent en ne trouvant pas les médicaments nécessaires » ajoutant : « Les Palestiniens ont besoin de psychologues ». Pour ce qui est des dons de sang, Mme Benhabilès a affirmé que cela ne se ferait pas. Explications : « On a des données et des preuves qui montrent clairement que le sang collecté ne pourra pas être acheminé dans un état où il ne sera pas utilisable» c’est pourquoi elle a lancé « il est hors de question de jeter le sang algérien». L Une aide très attendue Par ailleurs, Mme Benhabilès nous a affirmé qu’aucune aide n’a été envoyée par son organisme en Palestine. « Jusqu’à présent nous n’avons encore rien envoyé » nous-at-elle souligné. Concernant le transport de ces dons, elle nous fera savoir qu’elle est « en contact avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ainsi que la compagnie Air Algérie » et ce, en vue d’organiser l’envoi de ces médicaments. Au sujet du mouvement de solidarité déclenché de façon spontanée, la présidente du CRA a assuré : « On répond aux besoins, nous ne le faisons pas pour un effet médiatique » et d’ajouter « notre seule préoccupation est l’arrivée de ces dons sur la terre palestinienne ». D’après elle, l’opérateur téléphonique Ooredoo aurait contribué à l’opération avec une somme de 3 milliards de centimes. Fidèle à ses principes, elle a réaffirmé son opposition à la solidarité conjoncturelle. Elle a également souligné que « la nouvelle stratégie du CRA est d’être l’espace humain où se conjugue les efforts de tout ceux qui croient aux valeurs ancestrales de solidarité ». L’Etat algérien fait, selon elle, des efforts, mais qui a toujours besoin de la complémentarité apportée par le CRA. Dans ce sens, elle a souligné la nécessité du travail intersectoriel. Revenant sur le partenariat signé avec l’Ugcaa, elle dira que celui-ci « possède des perspectives à long terme. » De son côté, le SG de l’Ugcaa, M.Salah Souileh, a indiqué que ce partenariat ne se limitera pas aux événements actuels, mais qu’il devra être poursuivi à l’avenir. Concernant les opérations de collecte, et pour plus de « transparence », M. Souileh a fait état de la distribution de prospectus comportant le numéro de compte postal (CCP) du CRA aux commerçants des 48 wilayas. Il a été procédé par là même, à l’installation de la commission nationale qui supervisera l’opération de la collecte, qui est composée d’hommes d’affaires et de grossistes en produits alimentaires. K. B. Est-il possible encore d’aimer en Palestine aujourd’hui ? I AISSA HIRÈCHE alestine. Cœur d’un conflit mille fois injuste et décrié et point de départ d’innombrables expéditions punitives contre un peuple sans armes, sans ressources et sans autres moyens que de fuir lors des bombardements pour revenir, après, constater les dégâts, ô combien grands, de la haine et les préjudices, non moins grands, de la rage de ceux qui les ont causés. Les nuages, qui ont vu déferler les tonnes de bombes, racontent que cela fait longtemps que la Palestine, lieu de passage de tous les prophètes d’un seul et même Dieu, s’est transformée en un carrefour, à part et unique, qu’empruntent les nombreux semeurs de morts, les apôtres du dés arroi et les guides du meurtre et du mépris. Les murs ont tous raconté, avant de partir en éclats, combien, en Palestine, le sang des innocents est facile à faire couler et combien les âmes innocentes y sont faciles à déchiqueter. Mais paradoxalement, c’est dans cette même Palestine, devenue foyer de haine et d’intoléran ce, c’est dans cette même terre renvoyée par les hommes au fond de la caverne obscure du temps, que deux cœurs se sont épris l’un de l’autre. A croire que sur les terres usurpées de Palestine et que, à Tel-Aviv, on peut encore aimer et regarder l’autre sans être pris par l’envie soudaine de lui jeter des grenades sous les pieds ou des bombes au-dessus du toit. Mahmoud et Moran. Lui est musulman, elle P est juive. Mais tous deux vivant sur la même terre, celle qui avait nourri une multitude de prophètes et des nuées de saints. Ils ont éprouvé, l’un pour l’autre, ce sentiment qui défie la raison et renvoie, sans même prendre le temps d’y regarder de près, toutes les logiques et tous les argumentaires. Ils se sont aimés, comme s’aiment des êtres normaux, un peu partout au monde. Sauf que, en Palestine, aujourd’hui, ce n’est plus comme le reste du monde, ce n’est plus comme ailleurs ni autrefois. En Palestine, la haine des puissants l’a toujours emporté sur l’amour des faibles et le mal a toujours eu le dessus contre le reste de la vie. Les voix de la haine se sont élevées pour dénoncer un « mariage anormal », ou pour décla rer à qui veut entendre que « notre fille ne doit pas épouser un membre de l’ennemi ». Des appels à la manifestation pour exprimer le refus de ce mariage ont été lancés, des invitations à la haine, au mépris de l’espèce et à la décadence fusaient de partout. Les mariages interculturels ne sont cependant pas peu nombreux de par le monde et celui de Mahmoud et Moran n’est ni le premier du genre ni le dernier en la matière. Le tribunal de la ville, au nom d’une démo cratie qui laisse beaucoup à désirer, n’a pu interdire une manifestation contre une liberté indivi duelle, la plus basique de toutes et dans laquelle nul n’a pourtant le droit d’interférer. Il faut seu lement se tenir à 500 mètres de l’hôtel où se déroule la cérémonie mais la police israélienne, qui a voulu mieux contenir les manifestants, a préféré les laisser exprimer leur colère dans un parking situé à seulement 200 mètres. Bien sûr, le père de la marié a été contacté par la presse, hué par les voisins, dénoncé par les amis, renié par la morale du moment et intimidé par le code de la civilisation de cette partie du 2 monde. Au point où il a dû inventer des prétex tes du genre : « Je n’étais pas au courant de cette relation avec un musulman » et même de prend re position en déclarant ne pas assister au mariage. Quel gâchis, mon Dieu, quel gâchis ! Il ne cesse de pleuvoir des hommes alors que les monstres qui sont en eux ne cessent de grandir. Et peu importe si l’on est à Jérusalem, à TelAviv ou ailleurs sur cette terre qui semble ne plus supporter les siens. Cette terre dont les enfants ont été mis à la porte depuis aussi longtemps que l’on remonte dans la mémoire. Pas très loin de là, hier, des éléments, venus on ne sait d’où, obligeaient sous la menace des Kurdes à renier leur religion sous peine de mort, ailleurs, des sikhs brûlaient des musulmans pour la seule raison qu’ils n’ont pas la même religion. Sous d’autres latitudes, on tue les gens parce qu’ils sont d’une tribu différente, parce qu’ils parlent une autre langue, habitent une autre forêt ou mangent différemment. Mahmoud et Moran semblent savoir tout cela et semblent même s’y attendre. Ils avaient lancé leur invitation sur Facebook comme pour titiller l’égo des extrémistes et pour enfoncer les cœurs noirs plus loin dans leur obscurité. Ils ont aussi dansé toute la nuit alors que, dehors, des appels au lynchage envahissaient l’air de la ville. La haine en Palestine est si grande et l’into lérance si tenace qu’une question se pose à nous : est-il possible d’y aimer encore aujourd’hui ? Un musulman et une juive se sont pourtant aimés et ils se sont mariés malgré un mur érigé en plein dans le cœur des extrémistes israéliens. Félicitations aux mariés et que Dieu, le Dieu de tous les hommes, les protège contre les ennemis de l’amour ! A. H. L’Actualité MARDI 19 AOÛT 2014 LES ETATS-UNIS, L’ITALIE ET LE CANADA ACTUALISENT LEURS «WARNING TRAVEL» Les dessous des alertes sur l’Algérie LES WARNING travel américains ont des visées plus larges que celles liées à la sécurité. SALIM AGGAR epuis quelques jours, la presse nationale a fait état d’une nouvelle mouture « actualisée » le 13 août 2014, du texte connu sous la dénomination de « Travel Warning » que le Bureau des affaires consulaires du département d’Etat américain envoie généralement aux citoyens américains qui se rendent en Algérie. Un warning qui a été qualifié de non-événement, (Non event) par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif. En tout cas, ce warning, qui vient d’un pays qui possède des moyens très sophistiqués pour prévoir des attentats terroristes, a ouvert l’œil à d’autres pays occidentaux moins équipés en nouvelles technologies, qui ont été très vite suivis par d’autres pays occidentaux. C’est le cas notamment de l’Italie qui possède d’excellentes relations économiques et politiques avec l’Algérie. Le ministère italien des Affaires étrangères a publié, le 16 août (trois jours après le warning américain), un communiqué dans lequel il a rappelé à ses ressortissants que «la sécurité en Algérie souffre de l’instabilité dans la région du Sahel, qui a connu un moment de grande tension avec l’attaque terroriste contre le site de Tiguentourine, qui a eu lieu en janvier 2013». Le même ministère a souligné que « compte tenu de la situation sécuritaire générale dans cette région (…)il est déconseillé de se rendre dans les régions limitrophes de l’Algérie avec la Tunisie, le Mali, le Niger, la Libye et la Mauritanie et dans les régions de Djanet, Illizi, Timimoun et de Tamanrasset ». Pour un visiteur ou touriste qui se rend en Algérie, ce warning offre une image d’un pays en guerre ou en conflit. Dans ce contexte le warning canadien est plus concret et moins alarmant que les warning américains ou italiens. Dans son mes- D Le Grand Sud algérien est l’une des destinations privilègiées des étrangers sage « Avertissement aux voyageurs » modifié le 6 août dernier, le site de l’ambassade canadien écrit : « Aucun avertissement n’est en vigueur pour l’ensemble de l’Algérie. Il convient toutefois de faire preuve d’une grande prudence en raison des risques de troubles civils et de terrorisme. » Le ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, précise que des « attentats terroristes, des actes de banditisme et des enlèvements ont lieu dans la région montagneuse de la Kabylie qui comprend les provinces de Tizi Ouzou, de Bouira, de Boumerdès et de Béjaïa. Que des groupes armés opèrent dans les régions désertiques éloignées des provinces d’Illizi, de Tamanrasset, d’Adrar et de Tindouf, situées le long des frontières du Niger, du Mali, de la Mauritanie et de la Libye. Il y a aussi un risque d’attentats terroristes, d’actes de banditisme et d’enlèvements. Comme l’a précisé le porte-parole des Affaires étrangères, il s’agit d’une version d’un texte routinier et répétitif qui est livré aux ressortissants se trouvant en Algérie ou souhaitant s’y rendre, pour des considérations liées à la législation de leur pays ». Dans ce contexte, M. Benali Chérif a relevé que « l’affirmation américaine, selon laquelle deux groupes terroristes continuent d’être actifs à travers le territoire algérien, est manifestement tout aussi infondée que la prétendue alerte du 4 juillet dernier, relative à des risques d’attaques contre des établissements hôteliers à Alger ». Pourquoi les Etats-Unis offrent une note sécuritaire très faible à l’Algérie, alors qu’elle ne possède ni touristes, ni travailleurs dans les centres urbains et encore moins des missionnaires religieux comme en Amérique latine ? Les seuls travailleurs américains sont stationnés dans les zones pétrolières fortement sécurisées, surtout depuis l’affaire Tiguentourine. Même si les warning sont envoyés par le département d’Etat, la rédaction du message est établie sur la base des informations recueillies par les différents rapports de sécurité envoyés par l’ambassade américaine, à Alger. Ces rapports sont parfois exagérés pour justifier les fortes indemnités de sécurité envoyées aux diplomates américains en poste à Alger. Malgré les bonnes relations politiques et économiques avec l’Algérie, l’ambassade américaine à Alger, a été la mission qui a le plus envoyé de warning alarmants sur l’Algérie, depuis le début des violences terroristes dans le pays. Et pourtant, mis à part les vastes attentats de 2007, qui avaient touché le Palais du gouvernement, le siège des Nations unies et le Conseil constitutionnel, aucun incident grave n’a été signalé dans la capitale ou dans un centre urbain. Et même durant la période terrible du terrorisme, aucun n’in- COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS À ALGER 400 camions pour 28 communes MALGRÉ la promulgation de la loi N°1/19 /2011, relative aux sanctions et au suivi des règles d’hygiène, le texte est resté sans effet. AMAR CHEKAR ntassées dans des dizaines de sacs en plastique qui sont jetés pêle-mêle, un peu partout dans les quartiers et cités de la capitale, les ordures soulèvent de véritables inquiétudes sur la santé publique. «La matière organique dégagée par les odeurs nauséabondes, crée des microbes et des bactéries qui se répercutent négativement sur la santé publique », a soulignée, hier, Nassima Yacoubi, chef de département technique et de l’environnement à l’entreprise NetCom a Alger. S’exprimant sur l’importance du sujet, elle a ajouté que la propreté des lieux et liée directement à l’image des habitants et du pays de manière générale. Mettant un effectif de 5 500 agents, pas moins de 1 000 bacs pour déchets de 660 litres chacun, et une moyenne de 400 camions, toutes capacités confondues qui sont répartis sur 28 communes d’Alger, NetCom qui est chargée uniquement de la collecte des déchets ménagers, enregistre non seulement le manque de civisme des citoyens, mais aussi, « des vols de bacs à roulettes » dans certains quartiers d’Alger, au point de rendre la tâche très difficile aux agents qui assurent le nettoyage des voies publiques, a-t-on déploré. L’entreprise NetCom n’est pas la seule organisme concernée par la propreté de l’environnement. Travaillant aux côtés de l’entreprise Asrout qui s’occupe des déchets inertes, à savoir les objets plus ou moins lourds, comme les pierres, le fer etc, l’Epic Edeval, quant à elle, est chargée de tout ce qui concerne E les plantes au niveau d’Alger. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que faute de maintenance des moyens modernes qui sont mis en place, à savoir les nouveaux bacs souterrains qui ont été remarqués ces derniers temps, ont vite montré leurs limites, au point de constater des piles de sacs noirs dans certaines APC comme Hussein Dey. Certaines expériences pilotes qui ont étés mises en place depuis quelques mois, notamment au boulevard Krim-Belkacem à Télemly, et au quartier les Frères Belil à Alger-Centre, ont enregistré des résultats plus ou moins satisfaisants, selon des responsables et citoyens que nous avons interrogés. L’ouverture des nouveaux centres d’enfouissement, notamment à Ouled Fayet, Corso, Maktaâ Khera et plus, a imposé de nouvelles habitudes aux citoyens qui doivent s’impliquer afin de garantir une meilleure fluidité des déchets ménagers aux camions qui les transportent vers ces nouvelles stations d’enfouissement industrielles. Malgré la promulgation de la loi N°1/19 /2011, qui a été initiée par le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, relative aux sanctions et au suivi des règles d’hygiène, le texte est resté lettre morte et n’a eu aucun impact sur le changement des habitudes et le développement de la culture du respect des lois et de l’autodiscipline, at-on indiqué auprès des responsables concernés. La problématique de la qualité de l’environnement qui influe directement sur la collecte et la gestion des déchets ménagers, continue de susciter des interrogations citoyennes et autres pouvoirs publics concernés. A. C. 3 cident n’a touché l’ambassade américaine ou tout autre ambassade occidentale. Alors, comment le département d’Etat américain qui se dit très informé, n’a pas anticipé les attaques de sa mission en Libye quand l’ambassadeur des Etats-Unis, Christopher Stevens, et trois fonctionnaires américains ont été tués le 11 septembre 2012 dans l’attaque du consulat de Benghazi ? Les assaillants auraient agi en marge des manifestations contre les mêmes raisons contre un film jugé offensant pour l’Islam. Il s’agit d’un long métrage intitulé Innocence of Muslims (L’Innocence des musulmans) et réalisé par l’Israélo-Américain Sam Bacile, pour qui l’islam est un cancer. Comment le département d’Etat américain n’a pas anticipé également l’attaque contre l’ambassade américaine à Tunis, le 14 septembre 2012, par des salafistes qui voulaient dénoncer la diffusion de ce film islamophobe produit aux Etats-Unis ? On s’interroge aussi comment «le warning travel » américain publié seulement en anglais, dans la section destinée aux citoyens américains s’est retrouvé dans la presse francophone. Autant d’interrogations qui ne remettent pas en cause la situation stable, sécuritaire et politique de l’Algérie et l’efficacité des services de sécurité algériens pour déjouer toute attaque S. A. terroriste. E L’ DITORIAL Un droit international à l’aune des intérêts occidentaux KARIM MOHSEN a démocratie, les droits de l’homme et, d’une manière générale, le droit international, se révèlent à l’usage des notions galvaudées sans constance et sans sens pour les peuples opprimés. En effet, le droit international et, singulièrement, le droit à l’autodétermination, n’ont pas la même application dès lors que le peuple concerné est, ou n’est pas, allié, proche ou protégé par l’Occident. Et c’est cet Occident qui décide de la faisabilité ou non du droit international tel que pourtant proclamé par l’article 1 (alinéa 2) et l’article 55 de la Charte des Nations unies sur le « principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ». L’ONU n’a pas cependant défini ou pu en définir – sans doute du fait de l’opposition des détenteurs du pouvoir de décision - les paramètres. Or, ce droit est constamment foulé aux pieds par ses promoteurs qui parlent de démocratie et droit international, dont l’application est toutefois sélective ne s’appliquant pas de la même façon à tous les peuples. Ainsi, tous, y compris l’Occident, sont d’accord sur les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination. Mais, sa mise en oeuvre se heurte à leurs intérêts au Maroc. Alors ils louvoient quand ils ne mettent pas des obstacles - c’est le cas de la France - à l’organisation d’un référendum au Sahara occidental dont le conflit est entré dans sa quarantième année. Ainsi, ce qui a pu être réalisé dans le cas – identique – du Timor oriental, pris également en charge par l’ONU, n’a pu jusqu’ici aboutir au Sahara occidental. Dans les territoires palestiniens occupés, il n’est pas question d’autodétermination – l’Etat palestinien est la résultante du partage de la Palestine historique – mais de l’application de la résolution 181 II de 1947 à laquelle s’oppose Israël, mais aussi aux faux-fuyants de l’ONU incapable de faire appliquer ses résolutions, parasitées par les soutiens d’Israël à leur tête les Etats-Unis. Ce qui fait, que les peuples sahraoui et palestinien sont, à l’aube du troisième millénaire, les seuls peuples à rester sous le joug de la domination de forces étrangères. Si les cas du Sahara occidental et des territoires palestiniens apparaissent comme des faits coloniaux dont la résolution s’est heurtée au veto – veto qui ne dit pas son nom – de l’Occident, ce dernier s’est, en revanche, totalement impliqué dans l’accélération de la sécession – un fait très rare à l’ère moderne - de la province serbe du Kosovo, dont il s’est empressé de reconnaître (en 2008) l’indépendance autoproclamée. A mettre en parallèle avec les menaces de la part de la Maison-Blanche qu’a essuyées l’Autorité palestinienne qui envisageait de proclamer l’indépendance de l’Etat palestinien. Comment donc comprendre cette dichotomie dans l’évaluation de faits analogues par l’Occident dont les décisions prennent à l’évidence ses intérêts propres au détriment d’un droit international, prétendument s’appliquer à tous et dont il se veut l’héraut. Il n’en est rien en fait et les ingérences de l’Union européenne et des Etats-Unis dans la tournure qu’a pris la crise kosovare obéissaient d’abord aux intérêts géostratégiques de ces pays qui regardaient le Kosovo comme la clé de leur mainmise sur les Balkans. Mais l’Union européenne, poussée par l’Allemagne, en reconnaissant le Kosovo, aura surtout ouvert la boîte de Pandore en exacerbant les nationalismes quand sa fondation était censée les dépasser. Que dire du cas du Kurdistan, dont l’inextricable imbroglio est du seul fait des puissances impériales française et britannique vainqueurs de la Grande Guerre ? Ecartelé entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran, le Kurdistan n’a, semblet-il, aucune chance de se réaliser en tant qu’Etat. Toutefois, dans cette confusion, l’Union européenne trouve encore le moyen d’en mettre une couche favorisant quasiment le Kurdistan irakien, devenu un Etat – avec toutes les institutions de souveraineté – dans l’Etat irakien. Tout en refusant aux Kurdes turcs, syriens et iraniens ce privilège, Français et Britanniques envoient des armes sophistiquées aux Kurdes irakiens. Ainsi, outre d’accentuer la fracture entre le gouvernement irakien et sa région kurde, les Européens créent un dangereux précédent par rapport aux autres entités kurdes de la région. Revenant d’un voyage en Irak, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, expliquait au quotidien Bild qu’« un Etat indépendant des Kurdes déstabiliserait un peu plus la région et ferait naître de nouvelles tensions, possiblement avec l’Etat voisin irakien aussi ». Or, c’est bien l’Allemagne qui a porté à bout de bras la scission du Kosovo bouleversant la donne géopolitique régionale dans les Balkans. Faut-il noter aussi que l’Occident a été derrière la séparation du Soudan du Sud avec le Soudan, avec les résultats meurtriers que l’on connaît. Et c’est encore cet Occident qui nous bassine avec ses droits de l’homme et sa démocratie !!?? K. M. L L’Actualité MARDI 19 AOÛT 2014 SÉJOUR DES JEUNES DU SUD À BÉJAÏA ACCIDENTS DE LA ROUTE ET NOYADES À BÉJAÏA 12 victimes en six jours Phénomène estival. La liste macabre des routes et des plages s’allonge à Béjaïa. En six jours seulement, 12 victimes ont été dénombrées par les services de la Protection civile. Un corps fortement sollicité durant cette période. Les pompiers sont sur tous les fronts. Durant la période, allant du 10 au 16 août, la Protection civile a enregistré six morts et 97 blessés sur les routes. Sur les plages, le bilan est tout aussi macabre avec six autres noyés en mer. Période de grande affluence par excellence, le mois d’août se fait déjà meurtrier. Les pompiers n’ont pas chômé. Les agents de la Protection civile sont intervenus 1 167 fois sur les routes depuis le 1er janvier, enregistrant un total de 1 598 blessés et 40 morts. Sur les plages, fréquentées durant les six derniers jours par plus de 1 150 000 baigneurs, les éléments de la Protection civile ont effectué plus de 3 280 interventions au niveau des 33 plages autorisées à la baignade. Ils ont soigné sur place 716 personnes et sauvé 177 autres d’une mort certaine. 68 personnes ont dû être évacuées vers les structures sanitaires. Six baigneurs ont trouvé la mort. Elles sont décédées avant même d’être repêchées par les maîtres-nageurs de la Protection civile. Tous les cas de décès ont été enregistrés sur des plages non autorisées ou en dehors des heures de surveillance, révèle le communiqué de la Protection civile de Béjaïa. Les victimes de la mer sont toutes originaires de la région est du pays. Le non-respect des consignes de baignade et la méconnaissance des dangers de la mer sont pour l’essentiel à l’origine de cette hécatombe.Le 10 du mois en cours, un garçon et une fillette âgés respectivement de 12 et 9 ans, sont mort noyés dans une piscine sur la côte ouest de Béjaïa. C’est dire l’irresponsabilité des parents et des surveillants dans leurs missions. A noter qu’aucun départ de feu n’a été signalé dans le rapport de la Protection civile pour la A. S. période indiquée. Khomri satisfait des conditions d’accueil LE MINISTRE s’est rendu au camping de jeunes de Souk El Tennine pour s’enquérir des conditions de prise en charge d’un groupe de jeunes venus des wilayas de Djelfa et d’Al Bayadh. bdelkader Khomri a noté avec satisfaction la prise en charge des jeunes au niveau des camps de toile, en marge de sa visite d’inspection et de travail effectuée hier dans la wilaya de Béjaïa. Cette visite qui devait avoir lieu avant-hier, a été retardée d’une journée en raison de la fermeture de la route nationale 26, contraignant la délégation ministérielle venue par route à un détour par les wilayas de Bordj Bou Arréridj et Sétif. Le ministre n’est arrivé à Béjaïa qu’avant-hier en fin de journée. Au total plus 250 000 jeunes qui seront pris en charge dans des camps de vacances à travers 14 wilayas côtières du pays durant cette saison estivale. La plupart d’entre eux vient du sud du pays. Ce programme a débuté le mois de juillet et va s’étaler sur plusieurs semaines. Le ministre de la Jeunesse, M. Abdelkader Khomri, s’est rendu au camping de jeunes de Souk El Tennine pour s’enquérir des conditions de prise en charge d’un groupe de jeunes venus des wilayas de Djelfa et d’Al Bayadh. Ce programme a nécessité la mobilisation d’auberges de jeunes, établissements éducatifs et campings. Le ministre n’a pas manqué de relever les bienfaits de cette opé- A Une personne a trouvé la mort et cinq autres ont été blessées suite au renversement, près de la localité de Youb, d’un véhicule faisant partie d’un cortège nuptial, a-t-on appris hier, auprès de la Protection civile de la wilaya de Saïda. L’accident s’est produit dimanche aux environs de 22 h, sur la RN 92 reliant Saïda à Sidi Bel-Abbès, lorsque le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule, qui s’est renversé, près de la ferme Benyamina, située dans la localité de Youb. Abdelkader Khomri, ministre de la Jeunesse LA RN 26 FERMÉE À LA CIRCULATION POUR LE QUATRIÈME JOUR Ça vire au pourrissement ! «ON S’ACHEMINE tout droit vers des affrontements entre citoyens si ça continue comme ça», nous a confié un camionneur pris dans ce traquenard. es habitants du village Afthis relevant de la commune de Boudjellil, ne veulent pas en démordre. Pour la quatrième journée consécutive, ils sont dehors à occuper la voie publique, exigeant toujours la pleine satisfaction de leur plate-forme de revendications visant à améliorer leurs conditions de vie quotidienne. Hier encore, ils ont assiégé la RN 26 au niveau de Tazmalt. Ils ont fait de même pour la voie ferrée bloquée à Allaghen et Beni Mansour. Une action musclée qui dure impunément soulevant la colère des usagers. Hier, la colère était à son paroxysme. « On s’achemine tout droit vers des affrontements entre citoyens si ça continue comme ça », nous a confié, hier, un camionneur qui a été pris dans ce véritable traquenard . « Ces gens nous pourrissent la vie pour des raisons auxquelles nous n’avons rien à voir », tonne-t-il. Sur la Toile, le grand désagrément, causé pour les usagers de la L route, est bien sûr abordé. Tout comme les usagers, les internautes s’interrogent sur le « silence complice des autorités », qui « assistent sans bouger à la fermeture d’un axe routier aussi important que la nationale 26. Si tout le monde s’accorde à soutenir les manifestants, on n’épargne pas, en revanche les autorités, accusées d’être à l’origine de cette action, mais aussi pour n’avoir pas intervenu pour rouvrir la route. D’autres par contre, estiment qu’ « il y a d’autres moyens de revendiquer autrement plus pacifiques que le blocus d’axes routiers ». « La route est fermée durant quatre jours et les autorités ne sont pas intervenues ! », s’étonne-t-on. « L’Etat est responsable de tous les malheurs des Algériens, car, le pouvoir en place n’a jamais pensé à prendre en considération les problèmes des citoyens. Les citoyens ont toujours raison car, ils n’ont pas trouvé d’autre alternative pour évoquer leur calvaire au moment où nos dirigeants continuent de faire la sourde oreille. Dommage ! », s’indigne Saïd qui reporte son déplacement à Alger pour la quatrième fois. « Il est vrai que je passe par Tizi Ouzou, mais il se trouve que j’ai un colis à récupérer à Tazmalt, alors je suis là à patienter le temps que des jours meilleurs arrivent enfin, dit-il avant d’ajouter qu’ « il y a d’autres moyens pour protester. Il faut bloquer la wilaya et prendre en otage ceux qui y travaillent», préfère Rachid qui pense que « la source des malheurs des habitants de Béjaïa reste l’incapacité des autorités à prendre en charge les préoccupations de tous les jours ». Hier matin encore, les usagers de cet important axe routier ont vécu une nouvelle galère, faite de détours et d’attente, sous un soleil de plomb. « Le mutisme » des autorités concernées A. S. est sur toutes les bouches. LE NOMBRE DE VICTIMES PAR NOYADE NE CESSE D’AUGMENTER 100 morts depuis le 1er juin SAÏDA Un véhicule se renverse, un mort et cinq blessés ration lors de sa visite de travail, se réjouissant aussi des bonnes conditions d’hébergement des jeunes dans les campings de la wilaya. Il précisera que la majorité des jeunes sont issus des wilayas du sud du pays. La wilaya de Béjaïa devrait recevoir sur plusieurs s e s s i o n s 1 500 jeunes inclus dans ce programme. «Il s’agit de permettre à un plus grand nombre de jeunes de découvrir leur pays », a déclaré le ministre de la Jeunesse. M. Khomri a eu aussi à écouter les comptes rendus des autorités sur l’avancement des projets de construction d’infrastructures pour jeunes lancés un peu partout dans la wilaya, notamment les CSP, les maisons de jeunes et aussi les auberges de jeunesse, etc. A. S. I AREZKI SLIMANI MALGRÉ LES BILANS FOURNIS comme de coutume par la Protection civile et malgré une médiatisation accrue de ces accidents, aucune étude sur mesure n’est suivie pour arrêter le massacre. I IDIR TAZEROUT a conjonction du beau temps et de la saison estivale a ses conséquences au bord de l’eau : l’augmentation des noyades mortelles. La baignade en mer, oued et autres retenues collinaires demeure une activité très courante mais surtout aussi mortelle. Le nombre s’élève à 100 personnes depuis le 1er juin, selon un bilan rendu public hier par la direction générale de la Protection civile. Celle-ci indique que sur « 35 978 interventions effectuées liées au dispositif de surveillance des plages et des baignades à travers les wilayas côtières depuis le 1er Juin, 24 002 personnes ont été secourues L et sauvées de la noyade dans les plages surveillées, par contre 100 personnes sont décédées dont 69 dans les plages interdites à la baignade ». Concernant les personnes noyées dans les réserves d’eau, les unités de la Protection civile ont enregistré durant la même période le décès de « 76 personnes dont 38 cas dans les mares d’eau et retenues collinaires, 13 dans les barrages, 11 dans les oueds, 11 dans les bassins d’eau et piscines et trois dans les lacs ». Déjà rien que pour ces 24 dernières heures, le bilan des décès est jugé très lourd : « sept cas de décès par noyade. six cas de noyade ont été enregistrés au niveau des plages dans les wilayas, de Béjaïa avec trois décédés, Skikda 01 décédé, et Jijel deux décédés. Par contre, une 4 personne est décédée par noyade dans un bassin d’eau dans la wilaya de M’sila commune de Maârif ». Un bilan malheureusement macabre. Plus macabre que les années précédentes. En 2012, les secours de la Protection civile ont enregistré 102 décès, du 1er juin au 30 septembre 2012. Quand on voit que cette année, nous sommes déjà à 100 décès à un mois et demi de la clôture de la saison estivale, il y a de quoi avoir le tournis. Malgré les bilans fournis comme de coutume par la Protection civile et malgré une médiatisation accrue de ces accidents, aucune étude mesure n’est suivie pour arrêter ce massacre. Dans les pays qui se respectent, les autorités interviennent sur tous les fronts pour épar- gner tant de vies. Certains gouvernements sont allés dans certains cas jusqu’à verbaliser les baigneurs imprudents, tout en souhaitant, dans l’idéal, « une prise de conscience collective ». Comme chaque année, la règle d’or de la prévention des noyades se confirme: ne jamais perdre de vue les enfants. Les adultes, eux, doivent être vigilants pour eux-mêmes. Le fait de savoir nager n’est pas, et de loin, un gage absolu de sécurité. Enfin, en dépit de tous les efforts consentis par la Protection civile nationale à travers de larges campagnes de prévention et de sensibilisation, le bilan de ces accidents, qui pourraient être aisément prévenus, demeure anormalement élevé. I. T. De Quoi j’me Mêle MARDI 19 AOÛT 2014 New York et Shanghai pourraient finir sous l’eau, d’ici la fin du siècle LES MÉGALOPOLES telles que New York et Shanghai sont menacées d’inondation, selon les scientifiques allemands. Les experts suggèrent que la fonte des glaces de l’Antarctique, à cause du réchauffement global, pourrait entraîner une hausse plus rapide du niveau des mers qu’on ne le pensait. Jusqu’à la fin du XXIe siècle, la fonte des glaces pourrait conduire à l’élévation du niveau des mers de 37 centimètres. Auparavant, les scientifiques ont signalé qu’une partie du continent européen ferait face à l’inondation au milieu de ce siècle. En particulier, Copenhague, Londres, Amsterdam, Anvers et Rotterdam pourraient aller sous l’eau. Un convoi princier saoudien braqué en plein Paris UN COMMANDO armé de fusils d’assaut a attaqué un véhicule de l’ambassade saoudienne dimanche soir, emportant 250 000 euros et des documents « sensibles ». Le convoi de plusieurs voitures, qui se rendait à l’aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), a été attaqué entre 21 heures et 22 heures au niveau de la porte de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La voiture du convoi qui a été braquée était un véhicule d’intendance, qui a été volé et retrouvé brûlé, selon la même source. Les malfaiteurs se sont emparés de ce monospace Mercedes avec ses trois occupants à bord avant de les relâcher un peu plus loin, selon France Info. Sami Bencheikh, commissaire de la manifestation de Constantine 2015 El Adjwa TV pirate un film…. piraté L’ACTUEL directeur général de l’Onda, M.Sami Bencheikh, a été désigné par la ministre de la Culture, Mme Labidi, comme le commissaire de la manifestation, «Constantine, capitale de la culture arabe 2015». Cette désignation fait suite au travail établi du directeur de l’Onda en matière de gestion des grandes manifestations culturelles et la sauvegarde du patrimoine du même ordre. La nouvelle télévision El Adjwa TV qui appartient au responsable du journal Adjwa a diffusé, avant-hier, en soirée le dernier film de la série Die Hard avec Bruce Willis. Sauf qu’à la vue de la qualité médiocre de l’image et du son et l’apparition de l’ombre d’un spectateur, on s’est rendu compte que la télévision privée algérienne a diffusé sans autorisation, un film qui était également en version pirate. Devant l’absence d’une autorité, c’est l’anarchie totale sur le paysage audiovisuel algérien. Le corps d’une Américaine découvert dans une valise à Bali LE CORPS d’une touriste américaine, qui séjournait sur l’île indonésienne de Bali, a été découvert à l’intérieur de son bagage dans l’enceinte d’un hôtel de luxe. La victime, âgée de 62 ans, était en partie dénudée et portait des traces de blessures à la tête, selon le constat d’un médecin après une autopsie, a indiqué mercredi 13 août la police locale. La fille de la victime et son petit ami ont été appréhendés dans une autre partie de l’île, après avoir quitté précipitamment l’hôtel, peu avant la découverte macabre. ON remet EXACTITUDE ÇA «L’exactitude est la politesse des rois.» Louis XVIII I SELIM M’SILI e commun des citoyens est souvent confronté, bon gré mal gré, à cette opération si éprouvante qui consiste à se faire délivrer des pièces d’état-civil de la mairie de son douar d’origine. La génération qui a dû subir l’inévitable exode rural qui a suivi les années d’après l’indépendance doit, outre accomplir un pèlerinage au lieu de son enfance, mais affronter aussi des situations inattendues :une mairie occupée par des citoyens en colère qui font entendre leurs voix pour une liste d’attribution de logements qu’ils jugent criante d’injustice ou pour les retards inexplicables liés au raccordement au gaz de ville ou à la rareté de l’eau … Mais, heureusement, ces situations extrêmes sont des exceptions dans un pays où tout baigne dans l’huile. Les problèmes que l’on rencontre le plus souvent sont dus à la qualité même du service de l’état-civil : il n’est pas rare de voir un citoyen indigné se L représenter une fois de plus au guichet qui lui a fourni les précieuses pièces nécessaires à l’établissement d’un document officiel pour protester contre la négligence des rédacteurs de ces documents : les fautes d’orthographe inhérentes à la transcription de noms à consonance algérienne en alphabet latin et l’arabisation forcée qui a suivi sont autant de facteurs qui contribuent à l’existence d’erreurs désobligeantes. Il faut dire que la civilisation orale qui prévalait à la veille de l’attribution de noms patronymiques par l’administration coloniale, ne se préoccupait pas tellement de l’exactitude et se contentait de l’approximatif. Ainsi, de bouche à oreille et d’oreille en bouche, le message colporté se transformait petit à petit. Il a commencé un jour par un petit glissement de voyelle puis par la disparition d’une consonne gênante pour la langue d’une nouvelle génération. De fil en aiguille, le sens du message se diluait pour changer finalement de destination. Par contre, pour les sociétés qui ont adopté très tôt l’écriture, il est plus difficile de changer le sens du message. Ainsi, un message taillé dans un roc reste ad vitam aeternam, inscrit dans la mémoire des hommes. Même si les mots ont changé au cours des siècles, il y aura toujours un érudit pour prévenir les lecteurs de l’acception des choses. Mais les choses ont commencé à se gâter avec l’invention du papier. Comme c’est un support qui est très sensible aux agents extérieurs tels humidité, et les parasites, l’écrit se détériore très vite, d’où la précaution de faire plusieurs exemplaires ou des copies répétées du message original. Avec les copies, c’est le caractère des copistes qui entre en jeu: leur qualité calligraphique, leurs penchants politiques peuvent changer dans un sens ou dans l’autre la nature du message. Les copistes européens du Moyen Âge qui étaient en général des moines, étaient payés à la ligne et des fioritures ont été souvent ajoutées aux lettres de l’alphabet pour augmenter la longueur linéaire de l’écrit. Ainsi, la chronique rapportant les derniers instants du seigneur de 5 La Palice disait à l’origine: «Un quart d’heure avant sa mort, il faisait encore envie.» La copie le transforma en «un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie.» Cette glissade provoqua l’hérésie qu’on connaît. Quoique le défunt seigneur fut un bon vivant, amateur de bons mots, il n’a jamais été (du moins volontairement) à l’origine des «Lapalissades», ces vérités incontestables. Mais c’est dans le secteur de la justice et dans l’écriture des actes notariés que ces coquilles font le plus de dégâts. Le sieur Beaumarchais a écrit tout un acte du Mariage de Figaro sur l’illisibilité d’une conjonction de coordination mal écrite et interprétée différemment selon les parties («et» ou «ou»?). Dans les décisions et les arrêts de justice, les greffiers et les secrétaires du palais doivent redoubler de vigilance s’ils ne veulent point allonger des procédures trop longues. Une virgule ou un zéro de trop ou déplacé et c’est le drame. Que dire alors des marchés frauduleux où une virgule ou un zéro mal placé… S. M. L’Actualité MARDI 19 AOÛT 2014 INDEMNISATION DES ÉLEVEURS DE TIZI OUZOU TOUCHÉS PAR LA FIÈVRE APHTEUSE «Ils devront d’abord désinfecter leurs étables !» LES DOSSIERS d’indemnisation doivent également inclure un ordre et un certificat d’abattage établis par un vétérinaire. annoncé à cet égard, signalant que la wilaya a été destinataire, au mois de mai dernier, d’un quota de 40 000 doses de vaccin, auxquelles s’ajoutent 15 000 autres doses réceptionnées en août courant. Selon un bilan de la DSA, la wilaya de Tizi Ouzou a enregistré, à ce jour, 1 295 cas de fièvre aphteuse bovine, répartis sur 64 foyers recensés à travers 37 communes. Sur ce nombre, il a été procédé à l’abattage de 1 199 têtes, contre 27 cas de mortalité, au moment où 79 autres « sont en instance d’abattage », a-t-on signalé. Selon les statistiques de la direction des services agricoles, la wilaya compte un cheptel bovin avoisinant 110 000 têtes, dont 47 000 vaches laitières. W. A. S. I WALID AÏT SAÏD ésinfecter les étables avant, l’argent après ! Les éleveurs de Tizi Ouzou touchés par la fièvre aphteuse, devront d’abord désinfecter leurs étables, avant d’espérer être indemnisés. « Pour pouvoir prétendre à toute indemnisation des pertes de bovins subies pour cause de la fièvre aphteuse, nous enjoignons les éleveurs, dont le cheptel a été affecté par cette épizootie, d’accélérer l’opération de désinfection de leurs étables », a indiqué le directeur des services agricoles de la wilaya (DSA) , Boussaâd Boulariah. Il affirme sans ambages que c’est la condition sine qua non pour toucher l’argent de l’indemnisation. Boussaâd Boulariah a également tenu à souligner que pour être valable, « cette opération de désinfection doit se faire par l’utilisation d’un virucide homologué et un chaulage approprié, par leurs propres moyens en présence d’un vétérinaire, ou par le biais du bureau d’hygiène communal ou d’une entreprise spécialisée en la matière ». Les dossiers d’indemnisation, devant inclure également un ordre d’abattage et un certificat d’abattage établis par un vétérinaire, « sont actuellement au stade de préparation au niveau des subdivisions agricoles qui auront, une fois finalisés, à les soumettre à une commission ad hoc chapeautée par la DSA en vue de leur étude », a expliqué M. Boulariah. Tranquillisant D La wilaya compte un cheptel bovin avoisinant 110 000 têtes, dont 47 000 vaches laitières les éleveurs quant à la vaccination de leurs cheptels, le DSA les a assurés que « l’opération se poursuit normalement et que d’autres quantités de doses de vaccin arriveront dans la wilaya, pour toucher l’ensemble du cheptel, quoique la priorité est accordée au cheptel bovin laitier, conformément aux instructions de la tutelle ». Un autre quota de 19 000 doses de vaccin contre cette maladie est attendu pour sa livraison à la wilaya à partir d’aujourd’hui, a-t-il DJELFA Entame de la vaccination de 4 000 bovins Une campagne de vaccination de 4 000 têtes de bovins a été entamée récemment à Djelfa, pour prévenir contre l’épidémie de la fièvre aphteuse, a-t-on appris, hier, auprès de l’inspecteur vétérinaire de la wilaya. 33 vétérinaires ont été mobilisés pour cette opération d’envergure visant à protéger les têtes de bovins, a-t-il ajouté, signalant qu’aucun cas de contamination d’ovins et de caprins n’a été enregistré jusque-là. Les services vétérinaires sont intervenus au niveau de quatre foyers de fièvre aphteuse enre- gistrés à travers quatre localités de la wilaya, dont deux foyers dans la commune de Fidh El Betma, un foyer dans la zone agricole El Mâalba dans la commune de Medjbara, et un autre foyer enregistré tout récemment dans la localité de Meksem. L’pération d’abattage sanitaire a touché jusque-là 18 têtes de bovins, afin d’éviter la propagation de cette maladie et protéger, ainsi, le capital animalier de la wilaya estimé à plus de 42 000 têtes. W. A. S. LE SYNDICAT UGTA-ENTREPRISE RÉAGIT AUX ATTAQUES CONTRE AIR ALGÉRIE «C’est injustifié et inopportun» « CERTAINS SALARIÉS de la compagnie saisissent cette malheureuse conjoncture pour apporter de l’eau au moulin des détracteurs invétérés qui trouvent toujours matière à discréditer Air Algérie…! », dénonce le communiqué de son SG. I WALID AÏT SAÏD ir Algérie continue d’alimenter l ’ a c tu a l i té . F a c e a u x a tta q u e s d o n t a fait l’objet la compagnie aérienne ces derniers jours, le syndicat Ugta-entreprise d’Air Algérie a réagi. Il est monté au créneau face à ce qu’il a qualifié d’« attaques injustifiées et inopportunes ». « Nous assistons depuis quelque temps à des attaques en règle contre le pavillon national Air Algérie. Pour cela, le syndicat Ugta-entreprise ne peut demeurer indifférent », a indiqué un communiqué de ce syndicat, signé par son secrétaire général, S. Tiaouinine. « Chose inédite dans l’aviation, certains salariés de la compagnie saisissent cette malheureuse conjoncture pour apporter de l’eau au moulin des détracteurs invétérés qui trouvent toujours matière à discréditer, quoi qu’il advien- A l’intervention salvatrice de l’Etat qui avait mis fin aux errements de l’époque, nous ne serions pas là pour en parler. Nous reviendrons en détail sur cette sinistre époque », at-il affirmé. « Quant aux allégations parues dans la presse, relatives à l’affrètement, nous relevons que leurs auteurs confondent, insidieusement, entre les constructeurs d’avions et les affréteurs. Nous répondons qu’Air Algérie n’a jamais affrété auprès de Boeing ou d’Airbus, parce que ce n’est pas leur vocation », a précisé la même source. Par ailleurs, « ces manipulateurs qui n’hésitent pas à utiliser tous les moyens pour calomnier et diffamer, commettent l’imprudence de douter et de s’attaquer à la maintenance aéronautique, qui a déjà acquis ses lettres de noblesse depuis des décennies », note le syndicat d’Air Algérie, appelant ces détracteurs à « avoir au moins l’honnêteté de reconnaître le travail exceptionnel accompli par des techniciens ne, Air Algérie, fut-elle la meilleure compagnie au monde et l’Algérie meilleur pays du monde ! », a-t-on souligné. « Ces attaques endogènes ne sont nullement justifiées ni opportunes, qui auront pour seule conséquence, la désaffection des passagers, par l’installation d’un climat de psychose », s’indigne le syndicat. Il reconnaît toutefois l’existence de quelques insuffisances d’ordres matériel et organisationnel, « à l’instar de toutes les compagnies aériennes du monde ». « Dans un passé récent, Air Algérie qui a connu une situation dramatique, l’a mise dans l’œil du cyclone européen, à telle enseigne que les responsables de l’époque furent convoqués manu militari à Bruxelles pour être remis à l’ordre, sans que cela ne soulève un tel tollé », rappelle le syndicat dans son communiqué. Il cite notamment le risque de la « black list, terme usité pour la première fois dans l’histoire d’Air Algérie ». « Ne fusse compétents et expérimentés, reconnus même par les avionneurs et les équipementiers ». A cet égard, le syndicat rappelle que la maintenance (d’Air Algérie) « est dotée d’agréments européens et internationaux lui permettant d’exercer selon les normes internationales ». « S’agissant du recrutement, il n’est l’apanage de personne, nous ne voyons aucun inconvénient à ce que de jeunes Algériens soient recrutés, pour peu qu’ils répondent aux critères d’accès », a-t-on assuré. « Dans le transport aérien, il est utile de savoir que pour faire voler un avion, il faut toute une chaîne de métiers dont les rôles sont complémentaires et aussi importants les uns que les autres », a-t-on encore relevé. « L’aviation est un domaine complexe et sensible et à ce titre, aucune compagnie, fut-elle la meilleure au monde, n’est épargnée par des incidents », conclut la même source. W. A. S. SITUATION DÉSASTREUSE DANS NOS HÔPITAUX UN PATIENT MEURT FAUTE DE PLACE NOS HÔPITAUX sont en fait des mouroirs où certains cadres de la santé ne sont pas à leur place. I IDIR TAZEROUT border la question de la santé e n A l g é r i e , c ’ e s t comme s’enfoncer un scalpel jusqu’aux entrailles. En vérité, c’est peu dire, compte tenu de la cruauté de nos hôpitaux aujourd’hui. Nous avons suivi un malade… gravement malade, dans plusieurs hôpitaux de la capitale, depuis une première douleur jusqu’à ce qu’il rende l’âme. L’histoire qui va suivre est affreuse… mais il faut bien la raconter afin que l’on lève le voile de ces hôpitaux qui ne sont en réali- A té que des mouroirs. C’est l’histoire d’un père atteint d’une « tumeur», détectée depuis plus de trois mois. Un malade qui a vécu, malgré lui, ses derniers jours avec de plus en plus de souffrances, traîné d’un hôpital à un autre. Mardi 5 août vers 17 h, de graves difficultés respiratoires se manifestèrent, obligeant ses enfants à l’emmener d’urgence à l’hôpital de Kouba, dans la capitale. Reçu après maints palabres, on lui administra, sur chaise relaxante, 120 mg de Solumédrol additionné de sérum salé, puis il fut conduit dans une autre salle pour oxygénation. Deux heures après, son état ne s’est pas amélioré, alors ses enfants ont demandé de l’hospitaliser sur place. La réponse fut cinglante. « Le médecin de garde (une dame), nous a sèchement signifié d’emmener notre père, pourtant inconscient », témoigne Fahima, une de ses deux filles. En rentrant chez eux, les râles du père persistaient et sa tension grimpa à 19/12. « Nous avions appelé le Samu et nous nous sommes rendus à l’hôpital de Béni Messous. Le malade présentait des difficultés respiratoires et les médecins de garde de cet hôpital ne voulaient ni le garder ni même l’ausculter », raconte encore 6 Fahima. C’est grâce à l’intervention du Samu que les services pneumo de Béni Messous le traitèrent et le soulagèrent quelque peu. Revenu encore à la maison vers 6 h, les râles reprirent de plus belle et immédiatement le père fut transféré de nouveau à l’hôpital de Rouiba. Si le malade fut reçu et hospitalisé dans cet hôpital, il s’avère néanmoins que les médecins manquaient cruellement de moyens et encore plus de nébulisateur à oxygène. Laissant leur père dans un état comateux, ses enfants se ruèrent vers les hôpitaux de Z’mirli, Mustapha et Bab El Oued, pourtant mieux équipés, et aucun n’a voulu recevoir le malade car « il est trop malade et qu’il fallait laisser la place aux...moins malades», termes prononcés par des médecins assermentés. Quelques heures plus tard, et dans un ultime râle, le malade décèdera trop prématurément à l’hôpital qui l’a finalement accueilli, mais sans moyens, laissant des représentants de la santé face à leur propre conscience. Enfin, nous concluons comme partout où nous nous sommes rendus que nos hôpitaux sont en fait des mouroirs où certains cadres de la santé ne sont pas à leur place. I. T. L’Actualité MARDI 19 AOÛT 2014 NON CONCERNÉS PAR LES 10 000 VACCINS DONT A BÉNÉFICIÉ LA WILAYA TIGZIRT Sans électricité, ni gaz, ni eau potable Les habitants du lotissement Ouest ont fermé le siège de la mairie de Tigzirt. Les habitants du lotissement Ouest de la ville de Tigzirt ont fermé durant la matinée de samedi, le siège de la mairie pour dénoncer les conditions lamentables dont ils souffrent. Ces derniers, rassemblés en dizaines, devant le bâtiment, ont tenu à expliquer que leur action ne visait pas à sanctionner les citoyens, mais juste à se faire entendre par les responsables locaux. Les représentants des habitants de ces lotissements construits dans les dernières années souffrent de manques divers. L’eau potable et le gaz de ville, l’électricité et les assainissements malgré les promesses, les élus locaux se succèdent, mais ne bougent pas le petit doigt pour régler les problèmes en question. Malgré la livraison des appartements, les travaux des voies et réseaux divers, (VRD) n’ont pas été faits. Cette situation qui pénalise dramatiquement les habitants les a finalement poussés à fermer le siège de la mairie pour se faire entendre. K. B. AZEFFOUN Trois jeunes portés disparus Trois jeunes estivants ont disparu dans la journée du samedi au niveau de la plage d’Azeffoun, ville littorale située à une soixantaine de kilomètres au Nord du cheflieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Selon une source locale, les jeunes estivants sont venus des wilayas de Batna et d’Oued Souf. Leurs proches étaient sans nouvelles malgré les recherches menées par les éléments de la Protection civile. Jusqu’à hier, les recherches se poursuivaient encore, sans donner des résultats. Toutefois, aucune voix ne pouvait confirmer ou infirmer la thèse d’une noyade, hypothèse crainte par les proches des deux jeunes. Les services de la Protection civile, de leur côté, ne voulaient rien avancer, sans que les résultats des recherches ne soient connus. K. B. Les éleveurs d’Aghribs, Fréha et Timizart en colère LES ÉLEVEURS d’Aghribs, Fréha et Timizart ont fermé le siège de la subdivision agricole. I KAMEL BOUDJADI es éleveurs des trois communes de Fréha, Aghribs et Timizart ont fermé, dans la journée du samedi,, le siège de la subdivision agricole pour réclamer leur part de vaccins contre la fièvre aphteuse. Sur les lieux, les contestataires présents exprimaient leur colère quant à la répartition des vaccins dont a bénéficié la wilaya jeudi dernier. Ces derniers considéraient cette répartition comme injuste et inéquitable et qu’ils ne comptaient pas rouvrir la subdivision sans les garanties de recevoir dans les prochaines heures leur part de vaccins. Le mot d’ordre d’ailleurs était que les bâtiments ne seraient pas opérationnels avant l’arrivée des doses prescrites. Pour sa part, le représentant du secteur de l’agriculture de la wilaya assurait qu’un deuxième lot de vaccins est attendu dans les prochaines heures. Quelque 3 500 doses qui s’ajouteront aux 10 000 qui sont actuellement en voie de parvenir aux éleveurs concernés par la première tranche de la campagne. Douze communes les plus touchées par l’épizootie et qui comptent le plus grand nombre de bovins atteints seront pourvues. L’on avait, en effet, signalé de grandes pertes à Boghni, Draâ El Mizan, Sidi Naâmane. Pour rappel, la précédente campagne de mai et juin derniers avait concerné 23 communes qui ont vu 38 500 têtes vaccinées. Toutefois, des connaisseurs révélaient L La colère gronde quelques failles dans la campagne en question et un certain relâchement des agriculteurs qui ont baissé la garde. Ce qui a eu pour conséquence qu’en l’espace d’une semaine, la maladie est passée de 173 cas au deuxième jour à 900 têtes atteintes dans 35 communes, selon les statistiques émanant des services en question. Aussi, quelque 555 bovins ont été abattus à travers les quatre abattoirs sanitaires dont dispose la wilaya de Tizi Ouzou à Azazga, Tala Athmane, Draâ El Mizan et Boghni. Notons aussi que les mesures prises par les autorités ont donné des résultats probants car, selon les vétérinaires contactés, la propagation de cette maladie aurait pu être plus rapide et plus dévastatrice. La fermeture des marchés à bestiaux et le contrôle rigoureux des transports de bétail sont deux mesures les plus importantes. Notons par ailleurs que les services de l’agriculture de la wilaya mènent une vaste campagne de sensibilisation auprès des éleveurs. Rappelons enfin que les éleveurs de la wilaya de Tizi Ouzou s’approvisionnent en général de la wilaya de Sétif, également touchée par la maladie. Enfin, il est à men- tionner que la maladie en question risque de changer radicalement les donnes quant à l’Aïd El Adha. Les citoyens semblent de moins en moins enclins à acheter le mouton bien que le cheptel ovin ne soit pas touché par la maladie. Ce qui met en évidence la grande faille dans l’information non seulement au niveau du secteur de l’agriculture mais dans tous les domaines de la vie dans notre pays. Les responsables ne donnent pas assez d’importance à ce volet, malgré son rôle avéré. Ce constat cause parfois des dégâts énormes. K. B. POUR SAUVER LEUR FILIÈRE EN VOIE DE DISPARITION Les travailleurs de la coopérative apicole en grève LES TRAVAILLEURS de la coopérative apicole de la wilaya de Tizi Ouzou sont en grève ouverte pour dénoncer ce qu’ils qualifient de volonté occulte de faire disparaître la filière. e débrayage, qui a commencé en début de semaine, trouve sa justification, selon les représentants syndicaux des 30 salariés, après épuisement de toutes les voies réglementaires qui passent par le dialogue et après avoir saisi toutes les instances compétentes au niveau de la wilaya. Ainsi, par ce mouvement qui risque donc de durer dans le temps, les grévistes réclament le déblocage de leurs salaires et le règlement des cotisations de la quote-part ouvrière qui dure depuis 14 mois. Parallèlement à ces revendications, les travailleurs signalent ce qu’ils qualifient de mauvaises intentions du gérant et de quelques membres du conseil de gestion qu’ils ne nomment cependant pas. Il leur est reproché leur volonté de faire disparaître la filière apicole dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ces responsables incriminés sont aussi accusés de recrutement C illégal d’ouvriers non déclarés à la sécurité sociale alors que les 30 salariés demeurent encore sans salaire. Sur un autre volet, les travailleurs mécontents signalent la commercialisation de produits qui ne sont pas du ressort de la coopérative apicole tel que le foin, les aliments de bétail. En ces pratiques, les grévistes voient, comme ils l’écrivent dans leur déclaration, la volonté sournoise de pousser à la dissolution de la filière apicole. Cette volonté se manifeste, selon les grévistes, par les nominations, contrairement au règlement régissant les coopératives agricoles, de membres du conseil de gestion dans des postesclés. Les travailleurs pointent du doigt la complicité de certains responsables de la direction de l’agriculture dans cette volonté de nuire à leur filière et de mettre dans la précarité les 30 familles 7 des travailleurs par ces temps incertains. Aussi, ces derniers rappellent qu’ils sont entièrement engagés à sauver leur outil de production et le recouvrement de leurs droits. Pour ce faire, ils lancent un appel au wali pour qu’il intervienne avant que la colère ne s’exprime par d’autres manières. Enfin, il est à signaler que l’apiculture est à l’ordre du jour cette semaine avec la tenue de la Fête du miel à Ahrik dans la commune de Bouzeguène. Le produit, notons-le, se raréfie année après année. Les ruches se font de plus en plus rares et de plus en plus difficiles à entretenir. Les 80 apiculteurs qui y participent font état de grandes difficultés dues essentiellement à la vie moderne avec les produits chimiques divers qui se déversent dans les champs ainsi que la cherté du produit qui ne trouve pas de clientèle. K. B. Tribunaux Quarante condamnations 40 condamnations, un casier à trois tiroirs de 10 procès chacun ont fait dire à son avocat, Maître Amor Dahmane de Didouche, que c’est un malade qu’il faut soigner et non pas enfermer comme il l’avait été à Oran, Boufarik, El Harrach, Batna et Sétif : « C’est un récidiviste qui roule sa bosse un peu partout. Ses trois sœurs et sa mère affirment qu’il est malade. Et pourtant, depuis 1994, il se soigne, mais n’arrive pas à se ranger. C’est un cleptomane malade et avéré irresponsable, » a récité le conseil qui remet deux dossiers à Ayadi et Moussa Gueroumi, la présidente et le procureur. La désignation d’un expert est souhaitée par l’avocat. Il s’adresse à Samira Ayadi, la juge occupée probablement à transcrire le dispositif dont le noyau centrale devait être la demande du conseil. La président arrête d’écrire et revient sur le détenu avec une demidouzaine de questions claires. Il est même question d’une lettre du maire de Kouba saisissant le chef de sûreté de daïra d’aider ce malade chronique à entrer à l’hôpital. L’avocat prévient. Il attire l’attention du tribunal que ce récidiviste peut être un danger public. Un peu plus tard, le jeune parquetier réclame la très lourde peine d’emprisonnement de 5 ans pour tentative de vol. C’est d’ailleurs sur la base de ces demandes que Maître Dahmane avait sollicité de la présidente, qu’à défaut de relaxe, l’hospitalisation serait le verdict le mieux indiqué. Les sœurs, elles, en aînées blessées de voir le frangin se trimballer avec le statut de détenu récidiviste avec comme « ouissam » 40 condamnations pour divers délits dont le vol. Dans la salle d’audience, la nombreuse assistance est muette sauf une des frangines révoltée, balançait de temps à autre des mots comme l’aurait fait l’avocat. Samira Ayadi, la magistrate du siège semblait ne pas être dérangée par les interventions intempestives de la sœur et par contre, elle a été ennuyée par la sonnerie d’un mobile qui a grésillé : comble du progrès ! Maître Amar Dahmane avait d’ailleurs tenu à rappeler que le trio de la chambre correctionnelle d’Alger, mené par Tayeb Hellali, avait marché et envoyé Soufiane Bendegdou devant un expert lequel avait déclaré ce gus irresponsable et donc non sujet à des peines de prison ni encore moins, d’emprisonnement… L’avocat n’a pas voulu agacer le tribunal et donc il a fait court, efficace et net. Affaire en délibéré. A. T. LA CHRONIQUE JUDICIAIRE MARDI 19 AOÛT 2014 Il draguait en roulant… Il y a des familles qui ne supportent pas le harcèlement de leurs filles… I ABDELLATIF TOUALBIA l ne se passe pas une journée dans nos tribunaux et cours où il n’est pas question de coups et blessures, de menaces, d’insultes, d’usage de port d’armes blanches, de plaintes pour hogra simplement, lorsque ce n’est pas l’outrage lancé aux flics dans l’exercice de leur fonction. Or, il y a aussi et surtout, avec ces longues files de véhicules sur nos voies rapides, du harcèlement de jeunes garçons pas toujours galants envers les jeunes filles ou pire, de mères de famille au volant. Là, c’est trop et la loi est impitoyablement appliquée. Une jeune fille d’une famille aisée est draguée par un gus collant. La filature concrète se fait amère. La petite appelle son père lequel, au lieu d’aller déposer plainte contre l’impertinent, se fait justice…Coups, coups et blessures pleuvent… Cris, hurlement et ce n’est pas tout…Que s’est-il passé exactement du côté de Chéraga pour que deux inculpés de blessures involontaires, de délit de fuite, de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de soixante jours (aïe, aïe, aïe). La victime, avec ses trois fractures, est restée chez elle. C’est Maître Djamila Mouheb, l’avocate qui plaide à sa place. Elle assure que son client avait été violemment renversé car il est venu demander à Azzedine, le détenu, de laisser tomber sa fille qu’il ne cesse de draguer depuis sa sortie de l’université jusqu’au domicile familial. « Puis la rixe a éclaté. » Encore heureux qu’il n’y ait pas eu mort d’homme. Il y a des pères de famille qui ne supportent pas l’indignité, car la moralité et l’intégrité sont leurs devises quotidiennes. Naïma Dahmani, la présidente, qui a bien I étudié le dossier, tente tout de même de saisir le fond de l’affaire. Ce sont les avocats et Saddek Youssef, le procureur qui vont lui apporter aide et assistance, en soutenant le tribunal par des questions judicieuses qui vont permettre à l‘excellente Dahmani de bien mener l’audience. Maître Bouchiba Ahmed du haut de ses L’ŒIL Ne jamais rien promettre ! L’APC de Saoula a connu un spectacle regrettable, celui d’un citoyen à qui le maire aurait promis monts et merveilles dont un boulot à la suite du coup de main donné lors du scrutin du 17 avril 2014. Ce jeune citoyen s’est retrouvé en taule et poursuivi pour outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, fait prévu et puni par l’article 144 du Code pénal. Ça commence à bien faire avec ces histoires de jeunes demandeurs d’emploi qui entrent de force dans les bureaux des maires avec des menaces de suicide sur place au cas où…L’autorité de l’Etat prend des coups sérieux, même si la justice fait le ménage par la suite en infligeant les peines prévues par la loi. Et la loi n°01-09 du 26 juin 2001, article 144 dispose que : « Est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 1 000 DA à 500 000 DA ou de l’une de ces deux peines seulement quiconque dans l’intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l’exercice de leur fonction ou à l’occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d’objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public. Lorsque l’outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs jurés est commis à l’audience d’une cour ou d’un tribunal, l’emprisonnement est d’un an à deux ans. Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, 1,76 m, a flétri l’acte barbare et anti-civilisationnel de la pseudo victime qui a rossé son client au lieu de dialoguer : « Azzedine aime Kenza et la réciproque peut être vérifiée » a lancé le conseil qui s’est dit étonné de voir l’absence de plainte. Le délit de fuite aussi a été motivé car Azzedine s’est vu en danger après la colli- sion de son véhicule avec deux autres voitures. Maître Bouchiba enverra par ailleurs un coup de code-phare en direction du juge en avançant que la pseudo « victime » avait été renversée par une femme au volant qui aurait été « priée » par des voisins de se cacher, le temps que la P.J. fasse le constat. « Vous aurez remarqué qu’ici, nous avons employé le conditionnel » dit le vieux renard, méfiant depuis qu’il a pris la robe noire de son valeureux papa… Maître Djamila Mouheb, de son côté, a aussi tenu à apporter de précieux éléments concernant la collission : « Mon client a voulu barrer le passage au véhicule de Azzedine qui n’a pas freiné. » Voilà une drôle d’histoire d’amour qui s’est achevée par une grave blessure au papa de Kenza qui la joue lorsqu’elle s’aperçoit qu’un proche l’a surprise avec son dragueur. Le verdict mis en délibéré va permettre aux familles de mieux réfléchir avant de jouer au justicier, car ce dossier nous a donné la nette et ferme impression que les citoyens ne saisissent la justice que lorsque les choses se gâtent. Et puis, qu’est-ce que c’est que cette histoire d’une femme au volant qui percute une voiture, cause de gros dégâts et de graves blessures, que des citoyens trouvent le moyen de cacher, le temps que les choses justement se tassent… A. T. AU PALAIS ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu’elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l’amende prévue ci-dessus » Ici, il s’agit du maire i-e un officier public, donc prévu par la loi en question. Le plus grave, c’est que, outre le scandale créé dans l’institution (APC), le pauvre inculpé a menacé de s’immoler. A la barre, il raconte à sa manière ce qui s’est passé en l’absence du maire, la victime, mais en présence de son conseil qui souleva des tonnes d’exclamations autour des graves faits. Et lorsque le détenu avait commencé la narration, un silence de mosquée un vendredi 13h s’instaura : « J’ai subi une humiliation de la part du maire. Il m’a employé durant plusieurs jours et plusieurs heures par jour. Et le jour où je suis venu réclamer un boulot, il m’a insulté de manière éhontée. Cette provocation m’a poussé à réagir. Je l’ai insulté à mon tour, mais à aucun moment, je ne l’ai menacé… Et pourtant, «vous auriez menacé d’enlever les enfants du maire » coupe Saâda Nassima, la présidente de la section correctionnelle du tribunal de Boufarik (cour de Blida) visiblement assoiffée de mieux tirer au clair les contradictions des déclarations des uns et des autres. Evidemment, nous apprendrons au cours des débats qu’il s’est trouvé sur place, au siège de la mairie, un « bouquet » de témoins qui ont vu, entendu l’inculpé insulter, menacer et même tenter d’agresser le pauvre maire qui a, évidemment, dans sa déposition tout entrepris pour nier avoir promis quoi que ce soit, encore moins un poste de travail… Et la présidente d’annoncer la mise en examen du dossier. Ni petit, ni grand délit ! «L’inculpée est naïve. Elle a un casier vierge. Elle a commis un petit délit…et je…» -Non maître, « il n’y a ni petit ni grand délit, mais un délit réprimé par la loi ! » coupe Belalta Mourad, le président qui adore croiser le fer avec Maître Chérif Chorfi, l’avocat de l’inculpée de vol à la sauvette, un grave délit, qui doit se marier dans un mois et donc qui attend « l’indulgence du tribunal surtout que le produit du vol avait été des effets vestimentaires à quelques encablures de son prochain mariage. Et qui dit mariage, dit trousseau. Et constituer un trousseau n’est pas aisé pour une pauvre jeune fille démunie, n’ayant personne pour l’aider ». Avec son humour coutumier, Maître Chorfi, cet avocat des grands dossiers de la criminelle était pourtant presque à bout d’argument tant le délit de Linda T. était bête, stupide et forcément évitable.Foued Gherras, le procureur qui a réclamé une peine allant dans le sens de l’article 350 du Code pénal pour un débutant dans la petite criminalité, avait même fait un peu d’humour, histoire de prouver à l’avocat de Bab El Oued et 9 qu’il n’avait pas le monopole des piques et autres menues blagues courtes, mais sifflantes pour dégeler une ambiance électrique. La jeune inculpée de 24 ans, elle, pleurait à chaudes larmes et ce sera encore une fois Maître Chorfi de lancer : « Regardez-là cela ne vous fait rien ? En tout cas, moi, elle me fend le cœur ! ». Belalta, le juge du siège sourit, ricane, mais demeure austère, histoire de ne pas perdre de vue son rôle ce mardi. Et puis voilà que l’avocat remet ça : « Au fait, M. le président, qu’a-t-elle dérobé ? Des sousvêtements dont un bustier balconnet. Ridicule ! » Et le magistrat, ne se laisse pas aller au proverbe de : « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». Le juge décide une mise en examen en fin d’audience et passe à deux gars ivres qui s’en prennent à un policier dans l’exercice de ses fonctions. Ici il y a deux délits : la conduite en état d’ébriété et tentative d’agression à l’aide d’une arme blanche. Les deux détenus ont la face blême une fois arrivés à la barre tenus à l’œil par trois gaillards de la Dgsn prêts à toute éventualité. Ici, il convient de répéter encore une fois que la loi ne punit pas l’état d’ivresse, mais l’état d’ivresse suivi de tapage ou encore la conduite en état d’ivresse. Combien faudra-t-il répéter cette formule ? Autant de fois que les auteurs comparaissent à la barre. Quant à Belalta, ce jeune juge, il apprend à chaque audience, car un dossier ne ressemble pas à un autre. Tiens ? A. T. S ports MARDI 19 AOÛT 2014 JS KABYLIE LIGUE 1 MOBILIS2E JOURNÉE Les Canaris ont le vent en poupe ESS-USMBA décalé au mardi 26 août Le coach belge Hugo Broos a clairement signifié à ses joueurs son vœu de battre le week-end prochain l’USMA pour confirmer cette belle victoire de la JSK, signée d’entrée dans la capitale de l’Ouest. Le match ES Sétif - USM BelAbbès, comptant pour la deuxième journée du championnat de Ligue 1 Mobilis, est décalé au mardi 26 août à 19h au stade du 8-Mai 1945 de Sétif, a indiqué avant-hier la Ligue de football professionnel (LFP). Cette rencontre a été reportée en raison du déplacement de l’ES Sétif à Sfax (Tunisie) pour affronter le CS Sfaxien le samedi 23 août à 18h au stade Taieb-Mhiri pour le compte de la sixième et dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions d’Afrique. D’autre part, le match CR Belouizdad MC Oran de la seconde journée de L1 est avancé au vendredi 22 août à 17h45 au stade du 20-Août 1955 (Alger). Les six autres rencontres de la même journée auront lieu le samedi 23 août. Programme de la 2ème journée : Vendredi 22 août CR Belouizdad-MC Oran 17h45 Samedi 23 août USM El Harrach-MC El Eulma 17h MO Béjaïa - JS Saoura 19h ASM Oran-NA Hussein Dey 19h MC Alger - ASO Chlef 17h45 JS Kabylie - USM Alger 19h RC Arba - CS Constantine 17h Mardi 26 août ES Sétif - USM Bel Abbès 19h. LIGUE DES CHAMPIONS AFRICAINE Arbitres mauriciens pour Vita Club-TP Mazembe La Confédération africaine de football (CAF) a désigné un trio d’arbitres mauriciens pour le derby congolais, AS Vita ClubTP Mazembe, prévu le 24 août au stade de Tata-Raphael à Kinshasa, pour le compte de la 6e et dernière journée, groupe A, de la Ligue des champions africaine de football. La rencontre sera dirigée par l’arbitre central Rajindraparsad Seechurn, assisté de Balkrishna Bootun et de Vivian Vally. Le 4è arbitre sera également le Mauricien Dharamveer Hurbungs. Le rôle de commissaire du match a été confié au Camerounais Tombi A. Roko Sidiki. Déjà qualifiés aux demi-finales, l’AS Vita Club et le TP Mazembe se disputeront la première place du groupe A. Le premier du groupe aura l’avantage de jouer la demi-finale retour à domicile et en cas de qualification (face à l’ES Sétif ou le SC Sfax), de jouer la finale retour chez lui également. L’AS Vita Club qui a repris les entraînements jeudi 14 août à Kinshasa, pourrait livrer des matchs amicaux avec les clubs locaux pour sa préparation. Le TP Mazembe, de son côté, est en stage à Ndola en Zambie, depuis jeudi dernier. Selon le site Xeb des Corbeaux, le club de Lubumbashi livrera deux matchs d’entraînement contre les clubs de Ndola pour mieux affûter ses armes. Après la 5e journée, le TP Mazembe partage la 1ère place avec l’AS Vita Club (10 points), mais avec une différence de buts qui lui est favorable (+3, contre +2 pour le Vita Club). BACHIR BOUTEBINA près avoir débuté sur les chapeaux de roues le nou veau championnat en revenant samedi dernier du stade Zabana avec un premier succès pour rappel sur un score sans appel de 2 à 0 aux dépens des Hamraoua du MC Oran, les Canaris du Djurdjura voient déjà grand. Pour preuve, désormais le club phare de la ville des Genêts ambitionne plus que jamais de faire chuter samedi prochain au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou, le dernier champion d’Algérie en titre. A ce titre, le nouveau driver belge des Canaris, Hugo Broos, a clairement signifié à ses joueurs, via les médias, son vœu pieux de battre le week-end prochain l’USM Alger, pour confirmer cette dernière belle victoire de la JSK, signée d’entrée dans la capitale de l’Ouest. Il est vrai qu’en entamant la nouvelle saison footballistique 2014-2015 hors de ses bases, comme cela avait été d’ailleurs le cas à la même époque, lors du précédent championnat, les deux buts kabyles, œuvre du Mauritanien Moulay et du Camerounais Ebossé, ont d’ores et déjà « libéré » psychologiquement la formation kabyle. Il est surtout vrai aussi qu’en répondant rapidement aux attentes des milliers de ses fidèles et inconditionnels fans, la JS Kabylie est désormais dans l’obligation de placer la barre très haut, selon le vœu de l’actuelle direction du club kabyle. D’ailleurs, à ce titre, le président Moh Chérif Hannachi considère de son côté que la visite prévue samedi prochain à Tizi d’un ténor de la dimension des Rouge et Noir de Soustara, constituera sans l’ombre d’un doute à ses yeux, un premier véritable test pour son équipe. Pour rappel, lors de la deuxième journée du dernier championnat remporté par les gars de Soustara, les Rouge et Noir de la capitale étaient revenus du stade du 1erNovembre avec le point du nul (0-0). A l’époque, malgré le fait d’avoir évolué pendant longtemps en supériorité numérique, notamment après l’expulsion en première mi-temps du défenseur Meftah, les Canaris n’avaient pas A réussi à faire chuter chez eux, leur prochain adversaire algérois. Qu’en sera-t-il cette fois face à ce dernier champion en titre qui a de son côté, alterné le bon et le moins bon, le précédent week-end, avant d’être contraint au partage des points au stade Omar-Hamadi de Bologhine, par l’ES Sétif, un autre ténor que la JSK du Belge Broos, entend faire chuter aussi ? Pour certains observateurs avertis en la matière, il est vrai que cette JS Kabylie, version 2014-2015, est allée s’imposer d’entrée face à un premier adversaire oranais qui n’est plus du tout aujourd’hui ce véritable foudre de guerre d’antan. Il n’en demeure pas moins que les coéquipiers du nouveau keeper international des Canaris, en l’occurrence l’excellent ex-portier harrachi Doukha, sont revenus d’Oran avec trois points qui peuvent leur permettre d’aborder leur importante prochaine sortie à domicile, dans d’excellentes dispositions mentales. Ce qui est loin d’être le cas actuellement pour le nouveau champion d’Algérie en titre qui vient, en l’espace d’une semaine, de perdre la finale de la Supercoupe d’Algérie 2014, et difficilement débuter la nouvelle saison chez lui. Pis, le prochain adversaire de la JSK se présentera samedi pro- chain au stade du 1er-Novembre amoindri par l’absence pour cause de blessures, de Ferhat, Fahem Bouazza et Seguer. Il est vrai que du côté kabyle, Mourad Delhoum qui a contracté samedi dernier à Oran une méchante blessure au niveau du tibia, et que sa présence face à l’USM Alger n’est pas quasi certaine. Il est vrai que l’ex-capitaine d’équipe de l’Entente sétifienne, arrivé au cours de la dernière intersaison, au même titre que l’excellent ex-Ententiste Ferrahi, figure désormais parmi les éléments sur lesquels compte miser énormément le coach Hugo Broos. Toutefois, le technicien belge est persuadé de posséder aujourd’hui sous sa coupe un effectif assez riche et étoffé, et qui va certainement permettre à son équipe de carburer réellement d’ici la 3ème ou la 4ème journée du nouveau championnat. Il est vrai que pour l’instant, le jeu prôné jusqu’ici par les camarades de Belamri, manque encore de cohésion. Mais dans l’immédiat, Hugo Broos souhaite avant tout battre le champion d’Algérie en titre, et vivre pour la première fois au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou, cette ambiance très particulière qui a toujours caractérisé le prochain clasico que toute la citée des Genêts s’apprête à vivre dans l’effervescence, et qui connaîtra sans aucun doute une chaude soirée, le week-end prochain. C’est tout le défi qui attend le belge Hugo Broos, et que s’est promis de relever le nouveau patron technique des Canaris. B. B. USM ALGER Ferhat indisponible trois semaines Le milieu de terrain de l’USM Alger, Zineddine Ferhat, blessé samedi lors du match face à l’ES Sétif (1-1) en ouverture du championnat, devra s’éloigner des terrains pendant une période de trois semaines, a-t-on appris hier auprès du club algérois. Victime d’une entorse à la cheville, Ferhat sera contraint de faire l’impasse sur les deux prochaines rencontres de l’USMA, face à la JS Kabylie et le CR Belouizdad. Son retour à la compétition devrait être effectué face au RC Arba, lors de la quatrième journée. Outre Ferhat, le club algérois devrait se passer également des services de son défenseur, Farouk Chaffaï, victime d’une élongation au niveau de la cuisse. La participation de Chaffaï au prochain match face à la JSK sera décidée aujourd’hui par le staff médical. L’USMA, champion en titre, a mal entamé la saison 2014-2015, en se faisant battre d’abord par le voisin du MC Alger en Supercoupe d’Algérie (1-0), avant de concéder le match nul à domicile face à l’ESS, à l’occasion du coup d’envoi du championnat. SOUTHAMPTON Débuts reportés pour Taïder Les autres internationaux algériens évoluant en Angleterre ont connu des fortunes diverses à l’occasion du lever de rideau de la Premier League. e milieu international algérien Saphir Taïder, prêté pour une saison à Southampton par l’Inter Milan, n’a pas effectué avant-hier ses débuts avec sa nouvelle formation, battue à Liverpool (2-1), dans le cadre de la première journée du championnat d’Angleterre. Convoqué pour ce premier match de la saison, Saphir Taïder devra attendre les prochaines journées du championnat pour effectuer son baptême du feu avec les « Saints ». Liverpool a ouvert le score par Raheem Sterling (23’), avant que Southampton dirigé par l’ancien international néerlandais, Ronald Koeman, ne remet les pendules à L l’heure par l’entremise de Nathaniel Clyen (53’). L’inévitable Daniel Sturridge a redonné l’avantage et la victoire aux « Reds » à la 79e minute. Après une saison tout juste moyenne avec l’Inter Milan (Série A italienne), au cours de laquelle il n’a pas trop bénéficié de la confiance du technicien Walter Mazzarri, notamment lors de la seconde partie du championnat, Taïder (22 ans) a décidé de changer d’air en optant pour la Premier League. Les autres internationaux algériens évoluant en Angleterre ont connu des fortunes diverses à l’occasion du lever de rideau de la Premier league. Le nouveau promu, 11 Leicester City, où évolue Ryad Mahrez a été tenu en échec à domicile par Everton (2-2), alors que Crystal Palace d’Adlene Guedioura s’est incliné à Londres face à Arsenal (2-1). Tottenham de Nabil Bentaleb est allé, quant à lui, décrocher la victoire sur le terrain de West Ham (1-0). Ces joueurs font partie de la liste élargie dévoilée par le nouveau sélectionneur des Verts, le Français Christian Gourcuff en vue des deux premiers matchs des qualifications à la coupe d’Afrique des nations CAN-2015 au Maroc, face à l’Ethiopie, le 6 septembre à Addis Abeba, et au Mali, le 10 septembre à Blida. S ports MARDI 19 AOÛT 2014 TENNIS, CINCINNATI AGRESSION SUR THIAGO MOTTA Pas de plainte contre Brandao Le PSG et Thiago Motta ont décidé de ne pas porter plainte contre Brandao, auteur d’un coup de tête sur le milieu de terrain parisien. Mais Bastia et la commission de discipline vont sévir... Brandao ne devrait pas répondre à la justice pénale. Au lendemain du coup de tête asséné par Brandao à Thiago Motta à la fin de PSG-Bastia (20), dans le hall vestiaires du Parc des Princes, le PSG et Thiago Motta ont décidé de ne pas porter plainte au pénal contre l’attaquant brésilien du club corse, clairement identifié comme l’agresseur sur les images de vidéo-surveillance. Sans doute conscient de la volonté du Sporting de punir sévèrement l’ancien Stéphanois, ainsi que des lourdes sanctions que devrait prendre la commission de discipline de la LFP envers le joueur, le club parisien et son milieu défensif italien n’ont visiblement pas souhaité envenimer le dossier. Sur son site officiel, le Sporting assure dans un communiqué qu’aucune décision ne sera prise avant lundi (hier): «Le Sporting indique qu’il ne communiquera que dans la journée du lundi 18 août et ce après que les composantes du club concernées se seront rencontrées.» Brandao pourrait cependant ne pas échapper aux griffes de la justice : la police s’apprêterait à ouvrir une enquête pour définir avec précision les circonstances de l’incident. D’après les informations du PSG communiquées en début de soirée, Thiago Motta souffre d’une fracture du nez non déplacée. ARGENTINE Maradona hospitalisé Après une Coupe du monde au cours de laquelle il a multiplié les dérapages pendant ses sorties médiatiques, Diego Maradona a été hospitalisé mercredi à Buenos Aires. La légende du football argentin, championne du monde au Mondial mexicain de 1986, a effectué un check-up complet de son état de santé. L’ancien sélectionneur de l’Albiceleste entre 2008 et 2010 souffre notamment de problèmes cardiaques à la suite de sa consommation d’alcool et de drogues durant plusieurs années. En 2004, « El Pibe de Oro » avait fait un infarctus, le conduisant à suivre une cure de désintoxication trois années plus tard. Cette visite hospitalière a fait grand bruit chez les finalistes du Mondial brésilien, à tel point que la fille du joueur formé aux Argentinos Juniors, Dalma Maradona, a posté des messages rassurants sur son compte Twitter. « Comme l’internement de mon père a déjà filtré, je tiens à vous dire que c’est uniquement pour un check-up général. Merci de vous en préoccuper ! », a-t-elle affirmé, avant d’émettre une publication plus incisive: « Je vous remercie pour le respect et je vous demande de ne pas inventer des choses qui n’existent pas ». Federer retrouve les sommets Le Suisse a confirmé son excellente forme actuelle en remportant son premier Masters 1000 depuis deux ans, en dominant en finale David Ferrer. C’est le 80e titre de sa carrière, son 22e Masters 1000. lors qu’il avait un temps envisagé de déclarer forfait juste avant le tournoi, Roger Federer s’est finalement imposé à Cincinnati. «La semaine à Toronto (Ndlr : où il avait perdu en finale) avait été difficile, je ne me croyais pas capable de rebondir et lundi, je me suis demandé si cela valait la peine de jouer», a révélé le numéro 3 mondial. «Mais à l’entraînement, je me suis rendu compte que j’avais vite récupéré et je me suis décidé à tenter ma chance.» A raison puisqu’après sa finale au Canada, le Suisse a confirmé son excellente forme actuelle, en remportant son premier Masters 1000 depuis deux ans, en dominant en finale David Ferrer (6-3, 1-6, 6-2). C’est le 80e titre de sa carrière, son 22e Masters 1000. «Enfin, j’ai remporté un gros trophée pour les enfants. J’ai bien ramené des coupes à la maison, mais des plus petites que celle-ci. Cela devrait leur faire plaisir», a plaisanté Federer. A Cincy, tournoi qu’il avait déjà remporté à cinq reprises, Federer a retrouvé en finale l’un de ses adversaires préféré, l’Espagnol David Ferrer, qu’il a toujours battu désormais en 16 confrontations. Mais le 6e mondial ne s’est pas présenté en victime expiatoire : surclassé dans le premier set, il a enlevé la deuxième manche en 39 minutes en profitant d’une baisse de régime de son adversaire et en A Le tennisman suisse entame sa saison avec un titre multipliant les coups gagnants. Federer a retrouvé toute sa hargne et sa puissance dans la manche décisive, conclue sur un revers trop long de Ferrer. «Je suis très content de ma semaine et de mon niveau de jeu, tout cela est très encourageant en vue de l’US Open», a-t-il reconnu après son 3e titre de l’année après Dubaï et Halle. «Je me sens bien, certes je n’ai pas battu Rafa (Nadal) et Novak (Djokovic), mais je n’avais pas de prise sur leur parcours. J’ai hâte d’être à New York», a insisté Federer. Avec un Nadal toujours incertain en raison d’une blessure au poi- gnet et un Djokovic en panne de confiance après deux éliminations consécutives en 8es de finale, l’ancien maître du tennis mondial fait désormais figure de favori du prochain US Open. Son 17e et dernier titre du Grand Chelem remonte à Wimbledon 2012... CHAMPIONNATS D’EUROPE D’ATHLÉTISME Mekhissi, c’est énorme Mahiedine Mekhissi a répondu avant-hier de manière fabuleuse aux championnats d’Europe, en remportant haut la main la finale du 1 500m. e Français s’est imposé en 3’45»60, trois jours après sa disqualification en finale du 3 000m steeple. D’abord, évacuons rapidement la technique, car ce n’est pas ce qui comptait le plus: les adversaires de Mahiedine Mekhissi ont sans doute eu le grand tort d’imprimer un rythme lent à cette finale du 1 500m, laissant le Français donner libre court à sa pointe de vitesse assez démentielle sur un dernier 400m. Et puis, il y a surtout l’émotion, toute cette tension et ce contexte qui font que ce titre de champion continental de Mekhissi est un exploit colossal pour l’athlétisme français et européen. Moins de trois jours après sa disqualification archi-commentée sur 3 000m steeple, Mekhissi s’est à nouveau permis le luxe de lever les bras et de réclamer les vivats des spectateurs du Letzigrund, tant il avait encore pris une avance considérable à l’entame de la dernière ligne droite. Cette fois, il a bien pris soin de garder le L maillot. « C’est la plus belle course de ma carrière, s’exclame-t-il sur France 3. J’avais mis un genou à terre mais je n’étais pas K. O. La seule façon de me relever, c’était de gagner. J’ai couru avec la rage, je n’avais qu’une envie c’était de gagner. Je n’ai jamais eu cette motivation de ma vie. » Mekhissi est un talent brut dont la France peine à jauger le gigantisme. Le 1 500m n’est pas du tout sa distance de prédilection, il ne l’a réellement commencé que cette année... Le Rémois est du niveau des Africains sur 3 000m steeple, il l’a déjà prouvé, et les Mondiaux comme les Jeux olympiques sont ses vrais objectifs, ses dernières barrières. « J’ai reçu beaucoup de soutien ces dernières 48 heures. Je prouve quel champion je suis, je pense que je marque l’histoire de mon sport. » C’est aussi ça, Mekhissi: des paroles qu’il faut prendre comme elles viennent parce qu’elles sont sincères et sans filtre, le reflet de sa personnalité lunaire. Mais ne va pas sur la lune qui veut… « Ça n’efface quand même pas ma défaite sur 3 000m steeple, mais croyez-moi, ce n’est pas fini. » « On sait que tu peux être champion olympique, tu es un exemple, un tueur », lui a vite lancé le DTN Ghani Yalouz. « La manière dont il a construit sa course, c’est prodigieux, c’est énorme, commente son entraîneur Philippe Dupont. Il me scotche. » Ce dernier, ancien coureur de 800m au haut niveau et désormais coach national, pour qui il a quitté son ancien technicien Farouk Madaci après les JO de Londres. Il lui disait avant la course qu’il le sentait au niveau des meilleurs, au vu de son finish. Visiblement, il ne s’attendait pas à ce que ce soit d’une telle ampleur… Lui répondait dans le vague, toujours en donnant cette impression d’être ailleurs. Mais oui, Mekhissi est ailleurs. COURSE « MAIN DANS LA MAIN » DE RIO Bolt gagne son premier 100m de la saison e champion olympique jamaicain Usain Bolt a remporté avant-hier son premier 100 m de l’année, lors d’une course exhibition sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, siège des prochains Jeux olympiques en 2016. Bolt, l’homme le plus rapide du monde, double champion olympique du 100 m, 200 m et du relais 4x100m, a remporté la L course «Main dans la main » en 10 secondes et 6 centièmes, un temps supérieur à ce qu’avait pronostiqué l’athlète vendredi, « moins de 10 secondes ». Le Jamaïcain s’est facilement imposé devant le Britannique Mark Lewis Francis (10.42) et le Brésilien Jefferson Liberato (10.44). Bolt, tout juste rétabli d’une lésion au pied, a manqué plusieurs séances d’entraîne- 12 ment depuis le début de l’année et avait notamment déclaré forfait pour les meetings d’Ostrava (République tchèque) le 17 juin et de Paris début juillet. Lors des récents jeux du Commonwealth, il ne s’était aligné que sur le relais 4x100 m, remporté par la Jamaïque. En individuel, sa dernière apparition sur 100 m remonte au meeting d’athlétisme de Bruxelles, en septembre 2013. Bolt avait alors couru en 9 secondes 80 millièmes. Samedi, il a participé avec des enfants d’une favela de Rio à un match de « footvolley », un mélange de football -son autre grande passion- et de volley ball. Agé de 27 ans, Bolt disputera ses derniers Jeux olympiques à Rio de Janeiro en 2016 et a prévu de prendre sa retraite en 2017. S ports MARDI 19 AOÛT 2014 JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE 2014 BOUDEBOUZ, MENEUR DE JEU DU SC BASTIA «Enthousiaste à l’idée de jouer la CAN 2015» L’international algérien du SC Bastia, Ryad Boudebouz, s’est dit « très enthousiaste » à l’idée de refaire partie des Verts en prévision des prochaines échéances, au micro de RFI. « Je suis toujours motivé lorsqu’il s’agit de jouer pour l’équipe d’Algérie. La liste finale du sélectionneur nationale en prévision de la CAN 2015 n’a pas encore été établie, mais si j’ai la chance d’en faire partie, je vais tout donner » a affirmé l’ancien sochalien, juste après la défaite de son équipe (2-0) au Parc des Princes, face au PSG. Le milieu de terrain de 24 ans avait fait partie de la liste préliminaire des joueurs retenus pour le Mondial-2014, avant se faire recaler par l’ancien sélectionneur des Verts, Vahid Halilhodzic, juste avant le départ pour le Brésil. « Tout cela est désormais derrière moi. La déception de ne pas avoir participé à cette Coupe du monde a été évacuée depuis bien longtemps et à présent, je ne pense plus qu’à l’avenir » a affirmé le joueur. Boudebouz s’est dit « content pour l’équipe d’Algérie » qui avait réussi un parcours exceptionnel au Brésil, en se qualifiant pour la phase des 8es de finale pour la 1re fois de son histoire, avant de se faire éliminer par l’Allemagne, future Champion du monde contre l’Argentine. Le Bastiais, dans la même déclaration accordée à RFI, n’a pas tari d’éloges sur le nouveau sélectionneur des Verts, Christian Gourcuff, affirmant entre autres qu’il « s’agit d’un coach qu’il aime bien ». Les éliminatoires de la CAN2015 au Maroc approchent à grand pas, avec notamment un 1er match en Ethiopie (le 6 septembre) et le Mali (le 10 du même mois). Des rendez-vous auxquels Boudebouz espère être présent. FC VALENCE Feghouli remplaçant face au Milan AC Le FC Valence s’est imposé avant-hier soir à domicile au stade Mestalla face aux Italiens du Milan AC (2-1), en match amical préparatoire en prévision de la nouvelle saison, au moment où le milieu international algérien, Sofiane Feghouli, a été incorporé en seconde période. Tout s’est joué en deuxième période dans ce dernier match amical pour les Espagnols. Le FC Valence a inscrit ses buts grâce à Paco Alcacer (18’) et Rodrigo (38’). Entre-temps, le Japonais Honda avait remis les pendules à l’heure (28’). Titularisé lors de la défaite concédée face à Manchester United mardi dernier à Old Trafford (2-1), Feghouli a fait son apparition, cette fois-ci, face aux Lombards à la 53’ en remplacement d’Alcacer. Convoité par plusieurs formations européennes à la suite de son excellent Mondial avec les Verts, Feghouli a décidé de poursuivre son aventure avec le club valencien, avec lequel il est sous contrat jusqu’en juin 2016. Lagsir se contente du tournoi de consolation En quarts de finale du tournoi de consolation, aujourd’hui, Sannah Lagsir défiera la Hongroise Ilmre Leila, vainqueur en 1/8 de finale de Ryabova Yuliya (Kazakhstan) sur le score de 3-0. a pongiste algérienne Sannah Lagsir s’est qua lifiée, hier aux quarts de finale du tournoi de consolation de tennis de table, en battant l’Ouzbek Kim Regina 3-1, au Wutaishan Gymnasium de Nanjing (Chine), lors des compétitions comptant pour les 2es Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ-2014). Face à Regina, l’athlète algérienne n’a pas fait dans le détail, en prenant les deux premiers sets (11-8, 11-9), avant de laisser filer le 3è (10-12). Lors d’un 4è set très disputé, Lagsir a eu le dernier mot pour l’emporter 11-9. En quarts de finale du tournoi de consolation, aujourd’hui, Sannah Lagsir défiera la Hongroise Ilmre Leila, vainqueur en 1/8 de finale de Ryabova Yuliya (Kazakhstan) sur le score de 3-0 (11-8, 13-11, 11-7). En cas de passage aux demifinales, la pongiste algérienne affrontera, cet après-midi, la qualifiée du match entre l’Italienne Piccolin Gio et la Polonaise Bajor Natalia. La finale du tournoi de consolation aura lieu en cette fin de journée. Avant d’être reversée dans le tournoi de consolation, Sannah lève rien au mérite de la jeune pongiste algérienne qui a remporté, lors du 1er tour (groupe H), un match face à Yee Herng Hwee (Singapour) 3-1 (11-5, 117, 8-11, 11-7), contre un revers, pour son entame de la compétition, face à la Thaïlandaise Khetkhuan Tamolwan 3-0 (118, 11-3, 11-5). La compétition de tennis de table (filles) comporte huit groupes composés chacun de quatre pongistes. Elle a débuté dimanche dernier et prendra fin le 23 août avec le déroulement du tournoi « mixte ». L La judokate Amrane termine 9e La jeune athlète découvre le haut niveau mondial Lagsir (16 ans) avait raté l’exploit de passer aux 1/8 de finale du tour principal, en perdant face à la Canadienne Luo Angi 0-3 (7-11, 11-13, 10-12). Une élimination qui n’en- UNION ARABE DE FOOTBALL Raouraoua à Ryadh pour préparer les élections La situation actuelle de l’Union arabe de football (UAFA) et ses programmes de développement ont été au centre de l’entretien accordé par le ministre saoudien des sports, l’Emir Abdellah Ben Messaad Ben Abdelaziz au président par intérim de l’instance arabe, Mohamed Raouraoua dimanche dernier à Ryad, a indiqué l’UAFA sur son site officiel. Selon la même source, le président de la FAF qui effectue une visite en Arabie Saoudite, a discuté avec le responsable saoudien de plusieurs autres sujets en relation avec l’UAFA qui s’apprête à élire un nouveau président après la démission de l’Emir Nouaf Ben Fayçal Ben Fahd. Mohamed Raouraoua assure depuis le 30 juin 2014 la présidence de l’Union arabe de football en attendant l’élection d’un nouveau président. Le président de la FAF avait affirmé récemment qu’il n’est pas candidat à la présidence de l’UAFA. « J’ai décidé de ne pas postuler à la présidence de l’UAFA. Je pense qu’il y a des personnes plus compétentes que moi qui pourront occuper ce poste », avait-il déclaré lors du Forum de l’organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA). Outre la présidence par intérim, Raouraoua est membre du comité exécutif et premier vice-président de l’UAFA depuis plusieurs années. Quant à la judokate algérienne Sadjia Amrane, elle a terminé 9e dans la catégorie des -52kgs du tournoi de judo, comptant pour les Jeux olympiques de la Jeunesse qui se poursuivent à Nanjing en Chine jusqu’au 16 août 2014. Après un début réussi face à la Gabonaise Mbazoghe Endamne Sandrine qu’elle a battue par Ippon aux 1/16e de finale, Amrane Sadjia n’a pu continuer sur sa lancée lors des tours suivants. En quarts de finale, l’Algérienne a perdu par deux shido (deux avertissements) face à la Bulgare Betina Temelkova qui allait ensuite décrocher la médaille d’argent du tournoi. Amrane a eu l’opportunité de se racheter et prétendre à un podium, lors du repêchage pour la demi-finale, mais elle s’est inclinée par Ippon face à la Sud-Coréenne Lee Hyekyeong (médaillée de bronze). La seconde médaille de bronze du tournoi de la catégorie des moins de 52 kgs est revenue à l’athlète slovène Stangar Marusa, alors que le titre olympique de la jeunesse de l’édition 2014 a été octroyé à la Brésilienne Colman Layana, vainqueur de la Bulgare Temelkova, par Ippon en finale du tournoi. Mobilis 1er Partenaire du Sport National obilis partenaire officiel du Comité Olympique Algérien, se félicite encore une fois pour son accompagnement de la délégation algérienne à Nanjing en Chine, ville hôte des deuxièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse d'été de 2014 (JOJ de 2014). La délégation algérienne, conduite par Abderrahmane Hammad, est présente avec 33 athlètes dont 16 filles qui défendront les couleurs de l'Algérie dans 13 disciplines sportives différentes, durant toute la durée de ces jeux qui regrouperont plus de 3700 athlètes représentant 204 pays. Les JOJ de 2014 à Nanjing qui se tiennent sous la thématique (Partageons les Jeux, Partageons les Rêves) mettront en avant le développement d'une jeunesse épanouie et en bonne santé. Ils seront l'occasion de développer chez chaque jeune les valeurs olympiques et d'inculquer à la jeunesse un idéal de contribution à la société et un mode de vie plus sain. Ce sont cela les valeurs que partage Mobilis, en soutenant des jeunes talents algériens, capables de se surpasser et de prouver qu'ils peuvent réaliser des M exploits et hisser très haut l'emblème national. Mobilis l'Opérateur National, démontre encore une fois que son engagement à soutenir et accompagner le sport national avec 13 toutes ses disciplines, reste irréversible. Mobilis est fier d'être le 1er partenaire du sport national et du Comité Olympique Algérien ! Internationale MARDI 19 AOÛT 2014 LA LIBYE SOUS L’EMPRISE DU CHAOS EPIDÉMIE EBOLA Report d’un sommet de l’UA à Ouagadougou Le Burkina Faso qui n’a enregistré aucun cas de fièvre Ebola, a décidé de reporter, en raison d’un « défi sanitaire », une réunion début septembre de l’Union africaine consacrée à « l’emploi et à la pauvreté », a annoncé hier à Ouagadougou, son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé. « Il a été décidé de reporter à une date ultérieure le sommet extraordinaire de l’Union africaine devant se réunir du 2 au 7 septembre au Burkina Faso sur l’emploi, l’éradication de la pauvreté et le développement inclusif », a déclaré M. Bassolé, lors d’une conférence de presse. L’épidémie du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest constitue « un défi sanitaire majeur (...) et rend difficile la tenue du sommet dans les bonnes conditions », a-t-il expliqué. Exprimant les « regrets du Burkina pour ce report », le chef de la diplomatie a réaffirmé « la disponibilité du gouvernement à abriter le sommet à la nouvelle date qui sera convenue avec la commission de l’Union africaine ». Ce sommet de Ouagadougou devait permettre aux leaders africains de « réaffirmer leur volonté de faire de l’emploi une priorité dans les politiques nationales de développement, d’explorer de nouvelles stratégies pour la promotion d’emplois au profit des jeunes et des femmes », a précisé M. Bassolé. Aucun cas d’Ebola n’a été signalé au Burkina Faso qui a toutefois suspendu la chasse aux chauvessouris, réservoir naturel considéré comme vecteur du virus. En cinq mois, cette fièvre hémorragique très contagieuse a fait 1 145 morts, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : 413 au Liberia, 380 en Guinée, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria. BANDE DE GHAZA Plus de 2 000 Palestiniens tués lors de l’agression israélienne Plus de 2 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Ghaza depuis début juillet et le déclenchement de l’offensive israélienne contre le Hamas, a indiqué hier le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne. Selon le ministère, parmi les 2 016 Palestiniens tués, 541 sont des enfants et 250 des femmes. Ce nouveau bilan inclut des Ghazaouis ayant succombé à leurs blessures dans des hôpitaux à Ghaza et à l’étranger, a précisé le ministère. L’agression israélienne et un mois de pilonnage de la bande de Ghaza ont, par ailleurs, fait 10 196 blessés, a dit le ministère. Côté israélien, la guerre a fait 67 morts: trois civils - dont un Thaïlandais tués par des roquettes palestiniennes et 64 soldats, dont cinq ont été mortellement touchés par des « tirs amis » venus de leurs propres rangs, selon l’armée israélienne. A la faveur d’une trêve fragile instaurée il y a une semaine et expirant hier à minuit, Israéliens et Palestiniens poursuivaient des négociations indirectes au Caire pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu durable. Les divergences entre islamistes refont surface LES DIVERGENCES ENTRE djihadistes et islamistes commençaient à faire surface à Benghazi, après les succès remportés sur le terrain par les premiers et une tentative des seconds de s’organiser, estiment des analystes. out a commencé samedi dernier avec l’annonce de personnalités islamistes, bon teint et considérées comme proches de la mouvance des Frères musulmans, de la constitution d’une Choura (Conseil consultatif) qui se propose de « trouver des solutions aux problèmes de la ville » de Benghazi (est). La réplique est venue immédiatement de la « Choura des révolutionnaires de Benghazi », constituée entre autres des groupes jihadistes, qui a affirmé « ne pas reconnaître » la nouvelle entité. « Ils ont profité du fait qu’on soit occupé sur les fronts de guerre pour se former (...) en ignorant les véritables Moudjahidine», a souligné la « Choura des révolutionnaires de Benghazi », dans un communiqué. Les jihadistes, dont Ansar Ashari’â, groupe classé comme « organisation terroriste » par Washington, estiment avoir été marginalisés par le Conseil national de transition (CNT) qui avait conduit le pays après la chute du régime de Maâmar El Gueddafi en 2011. Ils voient dans le nouveau conseil de Benghazi une tentative des islamistes qui étaient bien représentés au CNT de revenir sur le devant de la scène. « Les complots comparables à ceux des débuts de la révolution ne passeront pas », ont averti les jihadistes en s’adressent aux membres du nouveau Conseil de Benghazi. Ces derniers ont annoncé, dans le T Les combats autour de l’aéroport de Tripoli se poursuivent depuis le 20 juillet dernier communiqué représentant leur acte constitutif, dont l’AFP fait état, vouloir « assister la municipalité de Benghazi » pour qu’elle puisse faire redémarrer la ville. Ils ont appelé à « soutenir les forces de sécurité et la justice (...) à bannir les violences et l’extrémisme et à adopter la démocratie, le principe de l’Etat civil et celui de l’alternance pacifique à la tête des institutions ». Les membres du nouveau Conseil ont également proclamé leur foi en « la liberté d’expression, le droit de manifester pacifiquement à condition de ne pas interrompre les services publics et de ne pas porter atteinte à la sécurité de la ville et de ses habitants ». « C’est le début de la dispute entre tenants de l’islam politique et jihadistes », estime l’analyste politique Saad Najm pour qui la ligne de fracture se situe autour du principe de la démocratie. « Les jihadistes contrôlent actuellement 80% de la ville de Benghazi», après en avoir chassé les forces loyales au général dissident Khalifa Haftar qui a lancé le 16 mai une offensive les visant, assure Mohammed al-Assani, ancien officier et analyste militaire. Ils ont constitué leur « Conseil des révolutionnaires de Benghazi » le 20 juin, soit plus d’un mois après le début de l’offensive du général Haftar qui n’a fait qu’affermir leur emprise sur la ville où ils ont pris le contrôle des principaux QG militaires et des forces de sécurité. Depuis des semaines, Benghazi est vide de toute présence de l’armée et de la police alors que la justice a cessé de fonctionner. Des escarmouches quasi-quotidiennes opposent les jihadistes aux forces du général Haftar, repliées sur le sud de la ville. « C’est la fin de la lune de miel entre les islamistes, tendance Frères musulmans et leurs frères, les jihadistes qui sont contre la démocratie et l’Etat civil », relève Ezzeddine al-Boroussi, un analyste politique. « Les islamistes qui n’ont même pas remporté l’élection du Parlement du 25 juin vont payer le prix de leur soutien précédent aux jihadistes qui ne croient pas en la démocratie », a estimé de son côté, un autre analyste Nasser Assamine. « Nous ne combattons pas pour la démocratie ou pour le retour du Parlement à Benghazi mais pour le triomphe de la parole de Dieu et pour défendre notre terre et notre honneur », ont souligné les jihadistes dans leur communiqué de samedi. Pour des raisons de sécurité et alors que les autorités n’arrivent pas à rétablir l’ordre, le nouveau Parlement siège à Tobrouk (1.600 km à l’est de Tripoli) alors qu’il devait se réunir à Benghazi, selon la Constitution provisoire. ALORS QUE DES MILICIENS S’AFFRONTAIENT À L’ARME LOURDE PRÈS DE TRIPOLI Des avions non identifiés ont frappé leurs positions eux avions non identifiés ont bombardé hier avant l’aube près de Tripoli des positions de miliciens rivaux qui s’affrontaient à l’arme lourde pour le contrôle de l’aéroport international, a indiqué le gouvernement libyen. Dans un communiqué, le gouvernement provisoire sans réelle autorité sur le pays, a indiqué « tout ignorer pour le moment de l’identité des deux avions » qui ont bombardé, selon lui, des positions de miliciens en conflit dans la banlieue de la capitale libyenne. Il a ajouté avoir chargé l’état-major et les renseignements militaires d’enquêter sur cette attaque et rejeté la responsabilité des pertes éventuelles de ces bombardements sur les parties en conflit. Des miliciens de la région de Zenten (ouest), des nationalistes qui auraient les faveurs du général dissident Khalifa Haftar, combattent ceux de Misrata (est), proches des islamistes, pour le contrôle d’un pont, un verrou de l’aéroport, situé dans le sud de Tripoli et aux mains actuellement des milices de D Zenten. Les affrontements ont baissé d’intensité dimanche et hier, les miliciens de Misrata ayant affirmé avoir pris le contrôle du pont et d’un QG de l’armée, une information impossible à confirmer dans l’immédiat de source indépendante. « Ces parties doivent cesser de se battre, accepter le dialogue et se retirer de Tripoli et des autres villes libyennes », a dit le gouvernement qui affirme être entré en contact avec des pays « amis » pour tenter d’identifier les deux avions. La France a démenti hier des « rumeurs » de frappes italiennes et françaises en Libye. « Les rumeurs faisant état de frappes aériennes en Libye auxquelles la France aurait participé sont infondées. La priorité de la France est d’obtenir un accord politique afin que les combats cessent à Tripoli, à Benghazi et partout en Libye », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Les premiers survols ont eu lieu hier vers 02H00 locales, et selon un habitant une forte explosion a été entendue, suivie par d’autres. « Les explosions ont été clairement entendues dans les quartiers de l’est de Tripoli », à quelque 15 km du centre de la ville, a indiqué cet habitant. La chaîne de télévision locale « Libya awalan », proche du général Haftar, a indiqué que « l’aviation militaire a bombardé différentes positions » près de Tripoli, sans plus de précisions. Le général Haftar conduit une opération contre les « groupes terroristes », qui font la loi à Benghazi (est), depuis la chute du régime de Maâmar El Gueddafi en 2011. La Libye est en proie à des combats meurtriers entre milices rivales depuis la mi-juillet, poussant le Parlement élu le 25 juin à demander la semaine dernière une intervention étrangère pour protéger les civils. Depuis la chute du régime El Gueddafi après huit mois de révolte, les autorités transitoires ne sont pas parvenues à rétablir l’ordre et la sécurité en Libye, et les milices formés d’anciens rebelles y font la loi. LE JEUNE NOIR TUÉ AUX USA A ÉTÉ ATTEINT DE SIX BALLES Nuit d’émeutes à Ferguson, la Garde nationale mobilisée LA VILLE DE FERGUSON dans le Missouri a connu sa pire nuit d’émeutes depuis la mort d’un jeune Noir tué le 9 août par un policier dans des circonstances controversées, incitant le gouverneur de l’Etat à ordonner le déploiement de militaires. ichael Brown, le jeune Noir tué par la police à Ferguson a été atteint d’au moins six balles, dont deux à la tête, selon les résultats d’une première autopsie publiés hier. L’une des balles est entrée au sommet du crâne, laissant penser qu’il était penché lorsque qu’il a été atteint, selon les résultats préliminaires de cette autopsie privée, réalisée par l’ancien médecin légiste de la ville de New York, Michael Baden, dont les résultats sont publiés par le New York Times. Toutes les balles ont été tirées de face, ajoute le médecin légiste de 80 ans, une sommité en la matière. Quatre balles se sont logées dans le bras droit et deux dans la tête de l’adolescent. Michael Brown, 18 ans, qui n’était pas armé, a été tué en pleine rue par un policier blanc de 28 ans, le 9 août. Les manifestations, qui avaient commencé dans le calme, ont dégénéré quelques heures avant le couvre-feu dimanche M à minuit. Elles « ont été entachées par les actes criminels violents d’un nombre d’individus croissant et organisés, dont nombreux venaient de l’extérieur de la communauté et de l’Etat », a expliqué le gouverneur Jay Nixon qui a mobilisé les militaires sous ses ordres pour aider la police « à rétablir la paix et l’ordre ». « Des cocktails molotov ont été lancés. Il y a eu des tirs, des pillages, du vandalisme et d’autres actes de violence qui à l’évidence ne paraissent pas avoir été spontanés mais prémédités (...) pour provoquer une réaction », selon le capitaine Ron Johnson, chargé du maintien de l’ordre. Le chef de la police de la route du Missouri avait lui-même été désigné pour relever les policiers de Ferguson et du comté dont les méthodes de maintien de l’ordre ont contribué à accroître les tensions. Au moins deux manifestants ont été blessés par balle, selon le capitaine Johnson. Peu avant 21h, des 16 centaines de manifestants ont marché vers le quartier général de la police et lancé de nombreux projectiles sur les policiers, a ajouté le capitaine Johnson. « A partir de ce moment-là, je n’avais pas d’autre choix que de relever le niveau de notre réponse », a souligné, celui qui a été vu pendant un temps comme l’homme providence pouvant ramener un semblant de calme. La police, lourdement équipée, a finalement dispersé les manifestants, majoritairement des jeunes, avec des gaz lacrymogènes, en progressant avec des véhicules blindés. Le président Barack Obama qui, pour l’heure, s’est exprimé seulement brièvement sur cette affaire qui fait la Une depuis une semaine, doit être informé dans l’après-midi par le ministre de la Justice. Michael Brown, un jeune noir de 18 ans non armé est mort après avoir essuyé au moins 6 tirs d’un policier blanc, drame qui a ravivé le spectre du racisme aux Etats-Unis dans une ville à majorité noire, et dont la police et ses dirigeants sont très majoritairement blancs. Les avocats de la famille devaient donner hier une conférence de presse et pourraient apporter de nouvelles informations sur les premières constatations d’une nouvelle autopsie, réalisée à la demande de la famille. « Nous avons pensé qu’il était important de rendre public le fait qu’il y a eu au moins six tirs et que le policier a neutralisé le jeune homme avec un tir qui l’a atteint au sommet de son crâne, sans sommation. C’est ce qui ressort clairement de cette autopsie », a déclaré hier Daryl Parks, l’un des avocats de la famille, sur CNN. Selon Michael Baden, le légiste mandaté par la famille interrogé par le Wall Street Journal, le jeune homme a reçu une balle au sommet du crâne, une autre au niveau du front et il a été touché quatre fois sur un bras. Internationale MARDI 19 AOÛT 2014 BATAILLE POUR LA RECONQUÊTE DU BARRAGE DE MOSSOUL Les forces kurdes infligent à l’EI son plus important revers LES ETATS-UNIS et la Grande-Bretagne ont pour leur part affiché leur détermination à aider le gouvernement irakien à combattre les djihadistes. es combattants kurdes, appuyés par des raids américains, poursuivaient hier leur offensive contre les jihadistes dans le nord de l’Irak après avoir repris le contrôle du plus grand barrage du pays et infligé à l’Etat islamique (EI) son plus important revers. Les insurgés sunnites, menés par l’EI, ont lancé le 9 juin une offensive au nord de Baghdad, qui s’est étendue début août dans le nord du pays face à une armée irakienne impuissante à freiner leur avancée. L’EI est également sous le feu en Syrie, où le régime de Damas a mené dimanche et hier des dizaines de raids contre des positions des extrémistes dans le nord et l’est du pays. L’EI a déclaré avoir établi un califat à cheval sur des territoires situés en Irak et en Syrie où il affronte à la fois le régime et les rebelles. En Irak, des combats se déroulaient hier au sud du barrage de Mossoul, alors que des équipes d’experts parcouraient le site du barrage à la recherche d’engins explosifs qui y auraient été laissés par les djihadistes, a indiqué Kawa Khatari, un responsable du plus important parti kurde. Le porte-parole irakien pour la sécurité, le général Qassem Atta, a affirmé que le barrage avait été totalement repris lors d’une opération conjointe menée par « des forces antiterroristes et des peshmergas avec un soutien aérien ». Il a ajouté, à la télévision d’Etat, qu’après la prise par les D LA TURQUIE ESPIONNÉE PAR BERLIN L’ambassadeur d’Allemagne convoqué L’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, Eberhard Pohl, a été convoqué hier au ministère turc des Affaires étrangères qui lui a exprimé la « préoccupation » de Ankara après les allégations d’espionnage de la Turquie par les Allemands, a annoncé un diplomate turc. « L’ambassadeur a été convoqué ce matin au sujet des informations parues dans la presse allemande. Nous lui avons exprimé nos préoccupations et notre malaise », a déclaré ce diplomate sous couvert de l’anonymat. « De telles pratiques ne sauraient être tolérées dans un environnement qui requiert confiance et respect mutuels entre des amis et des alliés », tous deux membres de l’Otan, a renchéri le ministère dans un communiqué publié après cet entretien. De son côté, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a jugé que si ces allégations d’espionnage étaient avérées, elles seraient « inacceptables, inexcusables et exigeraient une explication ». « C’est une responsabilité morale imposée par nos relations en tant qu’alliés », a ajouté devant la presse M. Davutoglu, qui a précisé qu’il s’en entretiendrait hier en soirée avec son homologue allemand Frank-Walter-Steinmeier. A Berlin, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schäfer, s’est efforcé de désamorcer la tension entre les deux capitales. « Ce n’était absolument pas une convocation mais une invitation à une discussion », a déclaré M. Schäfer lors de son point de presse régulier. « Cette discussion s’est déroulée dans une atmosphère amicale (...) il s’agissait d’expliquer aux autorités turques ce qui est sorti dans les médias allemands », a-t-il ajouté. Dans son édition de dimanche, le magazine allemand Der Spiegel a rapporté que les services secrets allemands avaient espionné au moins une conversation téléphonique du secrétaire d’Etat américain John Kerry et surveillaient depuis des années la Turquie. L’hebdomadaire affirme que le gouvernement allemand a mandaté les services secrets depuis 2009 pour espionner Ankara, son partenaire au sein de l’Otan. Selon ses journalistes, les cibles d’espionnage sont actualisées tous les quatre ans par le gouvernement allemand. Mais les priorités actuelles n’ont pas été modifiées après l’affaire d’espionnage avec les EtatsUnis, et la Turquie serait toujours sur écoute. L’espionnage international est devenu un sujet polémique en Allemagne ces derniers mois. Les révélations l’an dernier d’espionnage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par le renseignement américain avaient profondément choqué le pays. Les forces kurdes mieux organisées que l’armée irakienne repoussent les djihadistes de l’EI peshmergas (forces kurdes) du barrage, situé à 50 km de Mossoul, place forte des insurgés en Irak, les combats se poursuivaient dans des installations connexes et notamment dans une zone résidentielle. Les combattants kurdes d’Irak, de Syrie et de Turquie ont uni leurs forces début août dans une rare alliance pour faire face aux djihadistes dont la progression fulgurante menaçait le Kurdistan irakien autonome, à l’est de Mossoul. La reprise du barrage est intervenue alors que des avions de combat américains et des drones ont mené les bombardements les plus massifs contre l’EI dans le nord de l’Irak depuis le début des raids américains le 8 août. Le commandement militaire américain qui couvre le Moyen-Orient et l’Asie centrale a indiqué que les Etats-Unis avaient mené dimanche 14 frappes aériennes près du barrage situé sur le Tigre. Le président Barack Obama a indiqué au Congrès avoir autorisé ces frappes aériennes « limitées » sur l’Irak pour soutenir les opérations des forces irakiennes et protéger les intérêts américains en Irak. Pour sa part, le Premier ministre britannique David Cameron a estimé que les djihadistes de l’EI en Syrie et en Irak représentaient une menace directe pour le Royaume-Uni, ajoutant que son pays devait employer toutes ses « capacités militaires » pour stopper leur avancée. Son ministre de la Défense Michael Fallon a souligné que l’engagement du Royaume-Uni en Irak n’est pas seulement humanitaire et pourrait durer plusieurs mois. « Ce n’est pas simplement une mission humanitaire. Avec d’autres pays en Europe nous sommes déterminés à faire ce que nous pouvons pour aider le gouvernement irakien à combattre cette forme nouvelle et très radicale de terrorisme promue par l’EI », a-t-il dit. Après un peu plus de deux mois de violences, les puissances occidentales, soulagées par le départ du très contesté Premier ministre Nouri al-Maliki, ont envoyé de l’aide humanitaire aux centaines de milliers de réfugiés ayant fui les jihadistes, ainsi que des armes aux forces kurdes. M. Maliki était accusé d’avoir alimenté le chaos, surtout la montée en force des jihadistes, en menant une politique autoritaire excluant la minorité sunnite dans un pays majoritairement chiite. BANDE DE GHAZA Un nouveau compte à rebours est lancé LES DEUX PARTIES ont repris dans l’après-midi les discussions indirectes engagées la veille au Caire par l’entremise des Egyptiens pour essayer de transformer en trêve permanente le cessez-le-feu observé depuis le 11 août. es négociateurs israéliens et palestiniens n’ont plus que quelques heures pour faire mentir un pessimisme largement répandu et s’entendre avant lundi minuit sur une prolongation du cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Ghaza. Les Israéliens et les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent Ghaza forment des exigences aussi apparemment inconciliables que la démilitarisation de l’enclave pour les premiers, la levée du blocus israélien pour les seconds. Les autorités sanitaires de l’enclave palestinienne ont rappelé l’un des enjeux majeurs des discussions en annonçant que le bilan humain de l’offensive militaire lancée par Israël le 8 juillet est monté à 2 016 morts Palestiniens, des blessés ayant succombé ou des corps ayant été découverts dans les ruines. Malgré ce lourd bilan, la reprise des discussions au Caire a été accompagnée de part et d’autres de nouvelles mises en garde combatives. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiquait dimanche qu’il n’y aurait d’accord que si son pays obtenait une réponse claire à ses exigences de sécurité. « Tant que le calme ne sera pas rétabli, le Hamas continuera à souffrir ». L Le Hamas, pour sa part, continue à brandir la menace de reprise des hostilités si le blocus de Ghaza n’est pas levé. Son numéro deux, Moussa Abou Marzouq, a assuré sur sa page Facebook que les négociations, auxquelles il participe, n’avait eu « aucun résultat positif pour le moment », prévenant que « tout se décidera sur le terrain » à l’expiration de la trêve à 21h GMT. Le ministère israélien de la Défense a quand même pris les devants en ordonnant d’interrompre jusqu’à nouvel ordre le trafic ferroviaire entre Ashkelon et Sderot, deux villes du sud proches de Ghaza de crainte de tirs de roquettes palestiniennes après, voire avant l’expiration de la trêve. Différents responsables évoquaient aussi l’acheminement d’aide humanitaire à Gaza. « Nous n’avons pas besoin du Hamas pour assurer les besoins humanitaires de Ghaza », a dit Naftali Bennett, ministre de l’Economie, membre du cabinet de sécurité. « Il faut arrêter les négociations avec le Hamas et prendre notre destin en mains », a-t-il dit en soulignant que l’absence d’accord permettrait à Israël de frapper, si besoin est, les dirigeants du Hamas comme son chef militaire Mohammed Deïf, les centres de production de roquettes ou les tunnels de ce mouvement qui prône la lutte armée contre l’Etat d’Israël. La tâche des négociateurs est compliquée par la multiplicité des acteurs palestiniens. M. Abbas devait se rendre à Doha pour y rencontrer mardi le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal ainsi que cheikh Tamim Ben Hamad AlThani, l’émir du Qatar, allié crucial du mouvement islamiste. Les différentes informations filtrant du Caire font état de discussions, au-delà du cessez-le-feu sur: l’ouverture plus large des postes frontières israéliens au trafic des biens et des personnes; la réouverture du point de passage de Rafah avec l’Egypte; le rôle dévolu à l’Autorité palestinienne et à une supervision internationale aux frontières; l’extension des zones de pêche des Ghazaouis; la réduction de la zone tampon à la frontière avec Israël; les modalités de transferts d’argent. Des sujets aussi épineux que l’ouverture d’un port et d’un aéroport à laquelle les Israéliens sont opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens pourraient être remis à plus tard. ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITÉS DANS UN QUARTIER DE DAMAS 2e jour de pilonnage par l’armée des positions des djihadistes à Raqqa es chasseurs bombardiers de l’armée syrienne ont frappé hier pour le deuxième jour consécutif des positions des jihadistes de l’État islamique (EI) dans leur bastion de la province de Raqqa, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH, basé en Grande Bretagne). Dimanche, 31 djihadistes et huit civils avaient été tués dans 43 raids contre des positions de l’EI, soit les frappes les plus intenses du régime contre ce groupe ultra-radical qui sème la terreur en Syrie et en Irak où il contrôle plusieurs régions. Dans la province de Raqqa (centre-nord), un des principaux bastions de l’EI en Syrie, ces appareils ont mené 14 raids tirant des missiles contre les positions des djihadistes, L selon l’Observatoire qui n’était pas en mesure de fournir de bilan dans l’immédiat. Trois raids ont visé les environs de la ville de Tabqa, dans l’ouest de Raqqa, quatre près de l’aéroport militaire de Tabqa, seule position encore aux mains du régime, et sept sur différentes positions dans la ville même de Raqqa. Si lors de ses bombardements des zones rebelles, l’armée largue des barils d’explosifs de ses hélicoptères, touchant sans distinction les civils, elle utilise dans ses raids contre l’EI des chasseurs bombardiers tirant des missiles beaucoup plus précis. Les raids contre l’EI en Syrie interviennent au moment où les Etats-Unis mènent depuis une dizaine de jours des frappes aériennes 17 contre ce même groupe qui sévit dans le nord de l’Irak, où il mène une offensive fulgurante depuis début juin. Dans la guerre multiforme qui ravage la Syrie, le régime combat aussi depuis trois ans les rebelles qui sont également en conflit avec les djihadistes de l’EI. Dans ce contexte, les autorités syriennes et les rebelles ont conclu un accord de cessation de hostilités à Qadam, un quartier du sud de Damas qui fut durant plus d’un an un champ de bataille, a rapporté hier l’agence Sana. « Un ‘’accord de réconciliation’’ est entré en vigueur hier. Les efforts visent à faciliter le retour des citoyens et le fonctionnement des services publics », a déclaré le président du Comité central des réconciliations populaires, Cheikh Jaber Issa, cité par l’agence Sana. « Les barrages de sable seront enlevés pour permettre l’ouverture des rues et le retour des citoyens » dans ce quartier du sud de Damas, situé sur la route menant à Deraa, la grande ville du sud de la Syrie. « L’accord prévoit que soit établi une liste des hommes ayant porté les armes afin de régulariser leur situation et d’autres listes avec le noms des personnes enlevées (par les rebelles) seront remises » aux autorités syriennes, a ajouté Sana. Cet accord de « réconciliation » est survenu après la prise jeudi par l’armée syrienne d’une localité clé, Mleiha, dans la banlieue de Damas après des mois de combats avec les rebelles. Culture MARDI 19 AOÛT 2014 LIBRE LECTURE D’ISEFRA, L’ALBUM2014 DE LOUNIS AÏT MENGUELLET L’ÉVEIL PARADOXAL DE ZÉNON BAUDELAIRE disait «enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise », de lumière du jour, de la rivière qui coule, du bleu du ciel, enivrez vous de la brise qui caresse votre visage ; de vin…et de poésie. I DJAMEL LACEB * est le vingt mai que la cuvée 2014 de Lounis Ait Menguellet vient nous griser d’une poésie concrète et capiteuse dont les incidences presque telluriques vont secouer notre imaginaire des jours durant. Cette lecture donc est le fruit de cette ivresse et contient des divagations souvent hasardeuses mais foncièrement admiratives. Pour mettre les choses au clair nous n’allons pas philosopher à la manière des grands maitres, pour cela nous conseillons la lecture de l’excellente contribution de notre ami Boukhalfa Laouari qui nous impressionnera toujours par la profondeur de ses idées et leur ancrage dans la pensée savante. Ici il s’agira d’interprétation personnelle et… d’humour, fruit d’une exaltation sans bornes et de débats entre passionnés de poésies et fans du poète Lounis Ait Menguellet. Pour anecdote l’un de ses passionnés déclare que si l’envie lui prenait (à Lounis) de sortir un CD vierge, non seulement il l’achèterait mais écouterait les plages de silence avec délectation et assidument, il en discuterait aussi avec ses amis et mieux encore il en ferait une lecture qu’il publiera dans un quotidien national ! LOL ! comme disent les nouvelles amitiés numériques. C’ Sur la jaquette Dés l’acquisition de l’objet, le voyage dans le temps s’annonce avec les retrouvailles de la première guitare ; la caisse raisonnante auréolée de symboles comme les jarres d’huile d’autrefois, symboles tracés au couteau rougi à la braise au goût des artistes des années soixante-dix. La ressemblance des motifs sur la guitare avec ceux du meuble ancien, venu d’un autre âge, en arrière-plan est frappante, elle renseigne sur les penchants artistiques du jeune débutant et son inclinaison pour le style dans toutes ses expressions ainsi que son encrage dans un passé authentique. Un autre symbole, ciselé aux couteaux ardents, est cette épée reproduite de part et d’autre et qui sonne déjà semblable à une alerte guerrière annonciatrice de joutes futures, luttes décrites particulièrement dans la Cinquième « Tis xemsa » et qui tient sa place de cinquième à bon escient. Ce classement nous renvoie a une composition ancienne carrément intitulée « Tis xemsa » dont le titre resta un mystère jusqu’à une relecture récente du poème antique de Mohand Agawa du village Tala N’tazert, sauvé de l’oubli par Hanotaux (1867) «…Tis xemsa seg lma3nat Aka wi llan d’a Yeffal Win yumnen swahbib yen Yat …» En plus de la guitare, on trouve le texte de la huitième chanson fait main, il s’agit du poème intitulé : « Isefra n Iden » où deux fois le cœur est cité, une fois éclos, et une autre fois explosé comme le Big-bang, Début /fin de toute création. Terminer une œuvre sur la grande fission/fissure d’un cœur ému est le présage d’un renouveau bien expliqué par l’Astrophysique. Dans cette explosion, une farandole de mots comme autant d’étincelles ou d’astres tournent autour de l’artiste, le courtisent et quémandent une place sur une feuille longtemps restée blanche, immaculée. Feuille photographiée pour décorer la couverture. Une poésie à dimension multiple L’écriture, le paraphe, la calligraphie renseignent beaucoup sur le caractère de l’auteur. Sans prétentions nous pourrons relever les belles majuscules qui commencent chaque vers. Lettres comportant en haut comme une assise horizontale. Il parait que c’est, là, la caractéristique des penseurs qui se placent ainsi a l’aise sur un point de vue stratosphérique .L’idée semble dominée, vaincue, terrassée ; l’horizontalité du trait est ici pour dire ce terrassement. Les autres mots, avec des traits obliques penchés légèrement à droite, où chaque lettre est séparée, placée en viseur vers le haut, vers les cieux. Le même alignement se retrouve dans la griffe, en plan incliné permettant la plus haute flèche en mouvement, vers l’apogée, malgré Zénon. La date est aussi significative car le poème signé est aussi daté, du 07 janvier 2014, au « studio d’en bas ». Là nous pouvons avoir un aperçu sur la complexité de l’art et de la déambulation surprenante du cerveau de l’artiste qui versifie le printemps en plein hiver. N’est-ce pas une excursion dans les saisons, une ballade dans le temps? Dans chaque chanson nous nous retrouverons, en plein rêve éveillé, dans une sorte d’ivresse lucide, avec une confrontation des extrêmes et cette entente d’apparence impossible de deux instants, de deux âges, de deux thèses opposées. Chaque titre est supporté par une planche ou un portrait pour appuyer le propos et inspirer d’autres lectures peut-être inexplorées par l’auteur lui-même puisque l’ornement est laissé aux soins d’un autre artiste. 1-«Isefra» : Dès l’incipit nous saisissons la détresse et la consternation de celui qui, en attendant l’aube, se retrouve subitement nez à nez avec le crépuscule, la fin. «UrjaY/urgaY» l’attente dans le rêve. Passer sa vie à rêver ou la passer à attendre, revient à ne saisir d’elle que la fugacité du temps. Ainsi, dés le début c’est déjà le soir et le souvenir que seule la douleur fait vivre .Douleur elle-même insignifiante si elle n’est pas partagée. (tuntict) Une rétrospective depuis la naissance au milieu du siècle passé nous fait remonter le temps pour entrevoir le drame fondateur du début d’automne. Moins d’une année après la venue au monde a une première caravane partit laissant le poète avec le déchirement de l’abandon. Plus tard, la prise de conscience de la dette ontologique et l’obligation de payer même quand il n’y a pas eu consommation, (lehsab, lexlas win ur necci)». L’évocation de la page blanche, des jours orphelins de poésies, de quand le mutisme emprisonnait les idées, pose La Question de savoir dire le silence, jusqu’à ce que la porte d’où arrive l’inspiration laisse passer les nouveaux maux. Les nouvelles douleurs qui prouvent que nous existons nous rappellent une devise du Moyen Âge que les horlogers, en parlant des secondes, plaçaient au-dessus des pendules et autres cadrans : « Toutes blessent, la dernière tue ! » La porte construite à la fin du poème reste une issue certaine puisque on la retrouve au début de la dernière chanson, l’eternel recommencement qui joue ici la note optimiste, la graine d’espoir. La porte de sortie devient porte d’entrée… En guise d’illustration, une feuille jaunie par l’attente, brûlée aux encoignures, où uniquement les paroles sont présentes pour signifier qu’il n’y a nul besoin de toiles devant la force du Verbe ! 2- « Ddin amcum » : Par étourderie j’ai cru entendre le poète dire : « Lqum itaba3 ahalqum .» (le peuple suit la ripaille), comprendre qu’il met à l’index une peuplade de consommateurs. La prononciation du 3 guttural à souhait est un exercice inconnu dans notre région et si on l’enlève le sens s’altère ! Eh non, ce n’est pas ça. C’est peut- être les successions des envahisseurs que le poète décrit. Envahisseurs envahissants avec leurs idées, doctrines, langues et religions. Il est intéressant de souligner la singularité des Berbères qui sont les seuls êtres humains à avoir adopté toutes les religions monothéistes. Effectivement, nous sommes les seuls à n’avoir nié ni Moïse, ni Jésus ni Mohammed QSSL) ! Eh non, encore une fois l’aède se joue de notre crédulité, et certaines 18 homonymies notoires ne peuvent nous tromper. Ce poème serait consacré aux différents crédits de consommations et autres Ansej ou Cnac. Il met l’accent sur ce qui régente le monde actuel … le FMI. Foin de Nietzche, Heidegger et autres noms à l’orthographe impossible et à la prononciation approximative…LOL ! C’est un texte très simple, le jeu de mots est à la portée de tous. Nous considérons même que Lounis y a fourni des clés de compréhension « presque » au premier degré. A propos d’homonymies dans le même texte, l’auteur utilise plusieurs synonymes (Berru, Tlaba…) permettant d’éviter toutes équivoques, or le choix tomba sur celui dont la sonorité produit le juron blasphématoire le plus répandu en Kabylie. Il est à signaler aussi l’existence de cette dette et sa reconnaissance jusqu’à la mort puisqu’il y est chanté : « J’ai vécu jusqu’au jour où j’ai payé ma dette » DderY alarmi sawda Y. Une dette que nous tentons d’acquitter par l’écriture et la poésie, une façon de survivre. Sur une succession de siècles qu’il plait à l’auteur de résumer en une strophe… comme quoi la compressibilité du temps ne pose pas de problème en poésie. Ce texte est agrémenté par un portrait de l’artiste de face dans une pause théâtrale que l’art de la mise en scène recommande lorsqu’il faut clamer des vérités aussi assommantes soit-elles. 3- «Tamettut » : Cette chanson est une fleur offerte à toutes les femmes, exactement comme préconisé vers la fin du poème. Elle vient à cinq jours près de la Fête des mères (le 25 mai). Un bouquet parfumé qui chante la fille, la sœur, l’épouse, la mère, la grand-mère et la femme en général même l’étrangère précise Lounis. Fait exceptionnel, la femme voilée qui fait parie du lot ! Nous pensons au cas malheureux où il est imposé, bien sûr. Des tableaux successifs des différents rôles de la femme sont peints avec justesse et douceur, précisant à chaque fois que c’est le moment d’ouvrir les yeux (Nellid Allen NeY). C’est le moment, le temps presse car il y a urgence à réparer des injustices ancestrales, avant l’impérieuse nuit. On y trouve aussi un chœur qui reprend le refrain en un hymne à chanter quasiment au garde-àvous ! Une solennité en accord avec la voix douce, caverneuse et chaude pour suggérer l’immensité du cœur du poète. Les portraits de femmes qui ornent le texte sont aussi captivants les uns que les autres. On pourrait y entrevoir peut-être dans un clair obscur savamment étudié ; la face de la dulcinée à l’origine de tant de chefs-d’œuvre. L’un d’eux suggère une telle bonté qu’on dirait La Madone, l’archétype de la mère aimante. Qui sont ces femmes ? Dans la chanson nous trouvons les réponses : ce sont nos filles, nos sœurs, nos épouses, nos mères, nos grands-mères et des étrangères à qui nous devons offrir des fleurs et qui mieux que Hnifa pour dire tout ca ? Hnifa qui joua tous les rôles à la perfection. Cette femme torturée, rebelle, trahie fut tour à tour la fille, la femme, l’amante, l’épouse, la mère et décéda étrangère. Elle a vécu douloureusement et distribua sa douleur (tuntict) dans une œuvre monumentale d’esthétique et de tendresse. Hnifa La femme kabyle ! 4- « Agefur » : Au début le poète s’adresse à une femme, une femme de toute évidence décédée. Cet être cher, perdu depuis longtemps (depuis au moins Ixf itsrun ,/ tiftilin idamca3len…) se réfère peut-être à cette part de féminité latente en chacun de nous et qui nous fait aimer les fleurs allant jusqu’à fabriquer le printemps en janvier ! Cette déesse capable de freiner les années, une sorte de fontaine de jouvence où s’abreuvent nos espoirs que le poète promet d’acheter, s’il le faut, pour fabriquer le renouveau à la saison qu’il faut pour renaître. Dans ce texte au pessimisme étouffant, il y a comme d’habitude, la graine d’espoir. Habitué au serpent Ouroboros, qui se mange la queue et malgré l’orgue cathédral final il ne faut y entendre qu’un vide visuel. Le poète veut y croire. Il espère, seulement, l’image que reçoivent ses yeux ne l’encourage pas dans cette voie. « Urwalant wallen », les yeux ne sont pourtant pas l’unique canal pour percevoir la réalité. La doctrine de Parménide qui nous invite à nous méfier des évidences même quand elles sont suggérées par tous les sens est ici de mise puisqu’un seul d’entre eux est mis à contribution : la vue. Le cœur quant à lui espère, supplie… cette porte de sortie qu’est la mort d’être aussi porte d’entrée ? L’illustration vient ajouter une touche de noirceur au tableau malgré quelques lueurs lointaines. Un ciel écrasant prend presque la totalité de l’image qu’il envahit comme fait la tourmente du cœur de l’homme. Le poète sachant créer le printemps en plein hiver sait voir au-delà des nuages. Chose promise, chose due. Lounis y reviendra dans une explosion nucléaire à la huitième et dernière chanson. La déprimante cyclothymie de cette composition n’est en réalité qu’un appel à cueillir le jour (Carpe diem= Fares). La dualité entre WalaY et ZriY, entre ce que nous voyons et ce que nous savons, y est bien rendue aussi que le possible espoir. Culture 5-3awaz : Avec son « istixbar », à l’ancienne, elle évoque un vieux titre : Tibratine. C’est de missives qu’il s’agit ? De missiles, sommes nous tentés de dire, puisque tous les « camarades » et « amis » passent au crible. Les pacifistes et les pacifiés, les pas si fiers, les embusqués, et les embauchés sont dépeints avec délectation. Parfois même on sent le comédien jubiler quand par exemple il traine le « a » de « Tafunaaast ». Ou sent aussi de l’agacement dans le prononcé de « macci d yiwet ». Les nuits passées à cogiter ne donnent pas la clé du mystère de cette mésentente entre guides qui ont les mêmes rêves et rêvent pour nous. (Aken netwali itwalad). La cinquième position de cette chanson évoque aussi d’autres couplets carrément intitulés « Tis Xemsa » la cinquième et qui parlait de trahison, Plus douloureuse lorsqu’elle vient des frères, comme Sidna Youcef Lounis trouve les loups plus cléments que ses amis ! (El diabu arham min ixwati, du célèbre poète Mahmoud Darwiche) L’impuissance superficielle du poète est jugulée par sa persévérance, ainsi il apparait tel le paysan arrachant les mauvaises herbes inlassablement. Débroussailleur d’une jungle en continuelle régénérescence. Comme illustration, ce texte reçoit un paysage que je pense reconnaître : C’est la ligne de crête de mon village Bouadnane vue d’IYil Bwamas au crépuscule. Derrière les collines le soleil se couche dans un incendie rouge et annonce la longue nuit à cogiter les anciennes brouilles, à débrouiller les nouvelles et surtout à débroussailler la mauvaise herbe. 6- « Ruh a Zman Ruh » La voix douce et sobre, des notes de guitare à l’ancienne mode et quelques fausses notes, nous susurre un ami musicien, le tout bien évidemment pour voyager dans le passé. Cette chanson plait beaucoup aux nostalgiques de Lounis des années d’or. Chez qui elle évoque la montagne, le magnétophone grésillant mangeur de bobine de K7, les piles rondes (Timeqranin), la musette où ballote un oignon et un morceau de galette. Ah la galette de ma mère ! Une vraie Madeleine de Proust qui est aussi un travail artistique d’une grande facture. L’illustration qui oppose deux portraits de l’artiste à deux âges éloignés est faite pour contribuer à ce voyage dans le temps. La fameuse ride du lion et celle plus prononcée dite sillon naso-génien soutenant la parallèle avec une paupière en sommeil paradoxal, trop habituée à rêver la vie, et en face, un jeune homme serein préoccupé seulement de vivre son rêve. Le texte est composé de trois étapes. La construction La joie Le savoir Lebni bwawal» «L Nous renvoie à l’effort physique .C’est de la maçonnerie que de placer chaque mot, de coller chaque idée et de suivre la rime. C’était l’apprentissage ou plutôt une douloureuse initiation puisqu’il fallait beaucoup de courage et de sueur pour « travailler ». Asmi Sefruyegh tghnigh» «A renvoie à une époque plus joyeuse, plus belle. La jeunesse, le succès, les amours où toute la poésie était jalonnée de prénoms aux douces sonorités d’antan : Louiza, Kaissa, Djamila, Tassadit… « Asmi sneY ad sefruY ». C’est maintenant ! Elle correspond le mieux aux deux derniers albums qu’a la période dite « politique ». Période entamée avec « tawriqt tacebhant (la page blanche) et qui, nous l’espérons, annonce l’aube d’une nouvelle façon de composer. 7- « WalaY » D’apparence simpliste, elle contient pourtant toutes les contradictions de la nature et de l’homme à qui il peut arriver d’exprimer ses troubles par des signes extérieurs contraires à ses émotions ! C’est une invite à ne pas juger en s’appuyant sur un seul sens et spécialement la vue, ce qui nous renvoie à la 4eme : « Agefur ». Il faut chercher la vérité plus profondément pour comprendre en passant aux stades de l’écoute et du dialogue. Des conversations s’y engagent, des questions et des réponses y sont données. Le marchand de rêves qui n’arrive à écouler que la discorde commandée par le chaland nous renvoie aussi à la 5eme 3 « awaz ». La rencontre avec l’amour, avec la belle. Madame La Marquise, courtisée, admirée et MARDI 19 AOÛT 2014 si méprisante ne mérite pas une capitulation aussi rapide ; Corneille, traité d’homme âgé, argua de son statut de poète et promit la postérité à la marquise tout en lui montrant la fugacité de son charme et du temps présent. «…Je fus ce que vous êtes Vous serez ce que je suis…» L’illustration comme le titre renforce cette idée du regard éloigné. Casquette en visière, le regard au loin, col roulé relevé et le Djurdjura en arrière-plan. L’élévation du point de vue est bien rendue, le gris qui envahit l’image nie le manichéisme simpliste que bombarde cette composition. En tout il y a la chose et son contraire jamais rien n’est tout à fait blanc ni tout à fait noir 8- « Isefra n Iden » Avec la sagesse vient le printemps ! La nécessité des quatre saisons, l’importance de chacune y compris l’hiver qui habille d’un burnous/linceul pour mieux irriguer le printemps. Ici la porte de sortie devient porte d’entrée puisque le cœur revit et arrive à dominer la mélancolie par le pouvoir des poèmes (Lukan macci d Isefra), cette poésie capable de signer le 07 janvier, un jour triste à se pendre, une chanson dansante parlant de fleurs sur une musique entrainante, joyeuse, avec basse et bendir chaud impose le respect. C’est une sorte de bond temporel que seule la magnificence du Verbe permet ! C’est le texte de cette huitième qui sert d’illustration à l’album, pour son importance car elle rétablit aussi l’automne, le triste automne du drame, qui, en somme, ne fait que préparer la terre pour accueillir la somme de nos atomes dont nous sommes endettés depuis la naissance. Et puisque rien ne se perd, nous deviendrons nous-mêmes les créanciers d’une autre, que sais-je ? Ansej ? Cnac ? Ou mieux encore, comme les sauriens que nous exportons, du pétrole pour nos arrière, arrière petits-enfants ! Elle s’adresse aussi aux « amis » de la cinquième pour dire que nous pouvons changer, qu’un autre regard s’impose. Elle est aussi la fête digne du retour des mots qui se bousculent aux portillons des pages blanches pour les noircir. Un parterre de fleurs orne cette page avec un penchant pour un jaune tant aimé qui suggère un printemps magnifique que seul un poète peut fabriquer puisque ceux que nous vivons sont désormais noirs ! Le Voyage dans le temps. Quelques détracteurs, sans concertation, s’appuyant sur le même proverbe ancien, disent la même chose : Lounis serine les mêmes chansons. « Hanoun, Zanoun, Qim kan nig lkanun » C’est un vieux proverbe d’une simplicité enfantine, lancé à la face des fainéants, des maris gênants, ceux qui ne sortent guère, ceux qui rodent à la maison à la recherche de poux dans les têtes et ne font que mesurer le degré de salinité des sauces. A première vue il ne s’agit que de ça ! A première vue seulement… Hannon (-630, -530) fut le plus grand voyageur de son temps c’est le premier à franchir les colonnes d’Hercule et à explorer les côtes atlantiques d’Afrique. Ce Carthaginois était le Neil Armstrong de son temps, un manuscrit retrouvé dans un temple dédié à Baâl relate ses aventures et son ennui car comme le dit Baudelaire « là-bas aussi nous nous ennuyâmes souvent ». Zénon (- 490, -430) a démontré l’impossibilité de tout mouvement et défie le Grand Achille de rattraper une petite tortue. Zénon est considéré comme l’inventeur de la dialectique, une méthode de raisonnement qui cherche à établir la vérité en défendant successivement des thèses opposées. En démontrant logiquement l’impossibilité du mouvement, aller d’un point A à point B, parcourir une distance, Zénon ne voulait pas nier la réalité mais simplement soutenir toutes les thèses contraires à la raison, comme le voyage dans le temps malgré les paradoxes. Le vieux proverbe est ici une synthèse pour dire que finalement le plus long périple d’Hannon est semblable à « l’immobilisme » de Zénon. N’est-ce pas enivrant de dépoussiérer un proverbe banal pour le « voir » d’un autre point de vue que Lounis Ait Menguelet à déjà résumé en chantant : « A wi run awi dsan kifkif tikwal ma zegd uYilif lehlak icuba ar helu. » (Que l’on pleure, ou que l’on rit / parfois quand le mal exagère / la maladie ressemble à la guérison). Sacré Ouroboros ! D. L. (*) Enseignant 4e FESTIVAL CULTUREL INTERNATIONAL D’ALGER ON A DANSÉ À ALGER LES TROUPES AMALGAMA compania flamenca et Assayel ont animé un spectacle de danse à la salle Ibn Zeydoun. es troupes de danse Amalgama compania flamenca dirigées par l’Algérienne Samara et Assayel de Palestine ont animé, hier soir, à Alger, le 2e jour du 4e Festival culturel international « Eté en musique à Alger », dans une ambiance marquée par la détermination et la fermeté. Le public nombreux à la salle IbnZeydoun de l’Office Ryad El Feth (Oref) a pris du plaisir à apprécier deux registres de danses différents, émanant de la tradition populaire. Le flamenco exhalant les parfums méditerranéens de l’Andalousie fut le premier à s’inviter une heure durant devant l’assistance, permettant à Samara et son groupe d’étaler leur savoir-faire et leur créativité. Accompagnée par le virtuose à la guitare, Sergio Matesanz, cofondateur de la troupe, le percussionniste Fernando Maya, ainsi que les vocalistes Javier Allende et Paul Gimenez, Samara a déployé trois danses alternant avec d’autres, exécutées par Maximiliano Kebman. Soutenus par un jeu d’accords inversés, caractérisant le genre flamenco et les sons amples et compressés du « Cajon » (percussion en forme de caisse), les chants, accompagnés de danses rythmées, ont tracé différents chemins et exprimé les émotions de la vie dans ses joies et ses peines. La grâce dans le geste et l’élégance du mouvement, alliés à la fermeté du regard et la contraction du corps, ont caractérisé les différentes danses présentées par Samara et Maximiliano Kebman. Chef-d’œuvre du patrimoine immatériel de l’humanité, le flamenco est classé depuis 2010, par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation et la science (Unesco). L La troupe Assayel (Racines) de Palestine, est intervenue en deuxième partie de soirée, présentant au public qui l’attendait, des danses et des chants populaires. Constituée d’une vingtaine d’éléments, la troupe Assayel a présenté une partie du patrimoine palestinien dans ses traditions au quotidien, la cérémonie du mariage, notamment. Soutenus par un orchestre réduit à quatre vocalistes, deux percussionnistes, un luthiste et un organiste, Fadi Zelloum, danseur véhément, et ses camarades ont cadencé sur des chansons du terroir. Sur des airs évoquant entre autres la patrie, la fête, les rencontres, l’union, la famille, la mère et le travail, les cinq ballerines et autant de danseurs ont exécuté les sept tableaux que comptait leur programme, dans la grâce du mouvement et la beauté du geste. Les pièces, Yomma Haddou Darna, Marchoucha Bin’Nada, Bil’Hana, Wez’Zine, Fi’l Hara, Bin’ghan’Ni Aâl Bad’Dawi, Filastine Law Naada Aâlina, El Ors El Filastini, Ardh El Watane et Rah Tebka Ayadina Machbouka Bi’Ydikoum, ont constitué l’essentiel du programme présenté par la troupe palestinienne. « Assayel est une autre preuve de vie du peuple palestinien, qui continue de résister dans la détermination de recouvrer son entière indépendance », a déclaré Nadji Abou Sekhidem, directeur de la troupe, lors d’une rencontre avec la presse organisée à Alger, en marge du festival. Le 4e Festival culturel international « Eté en fête à Alger », prévu jusqu’au 30 août se poursuit, avec un 3e soir dédié à la thématique des musiques du Sud qui réunira les groupes Imidiwen, Imzad, Tadalat, Aythma et Zing Deh. CINÉMA Les Ninja Turtles gardent la tête du box-office nord-américain es potaches Ninja Turtles gardent la tête du box-office nord-américain devant Les gardiens de la Galaxie et ses super-héros, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par Exhibitor Relations. Les quatre héros à carapace, chargés de sauver New York des griffes des méchants, ont engrangé 28,4 millions de L 19 dollars, soit la belle performance de 117,6 millions en à peine deux semaines d’exploitation. Les gardiens de la Galaxie, qui avaient réussi des débuts fracassants avec 94 millions de dollars le week-end de sa sortie, récoltent cette semaine 24,7 millions (222,3 au total). Trois nouveautés ont attiré ensuite les faveurs du public. La comédie Let’s be Cops, où deux copains déguisés en policiers sont pris pour des vrais, recueille 17,7 millions de dollars. Expendables 3 où un cocktail de superstars – Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Mel Gibson, Harrison Ford, etc – reprennent du service pour combattre un trafiquant d’armes, s’adjuge 16,2 millions. Culture MARDI 19 AOÛT 2014 12e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA CHANSON AMAZIGHE Béjaïa au rythme de la chanson amazighe JUSQU’AU 20 DU MOIS EN COURS, date de l’anniversaire du Congrès de la Soummam, les Béjaouis et leurs chanceux hôtes de la saison estivale vivent au rythme de la chanson amazighe dans ses différents styles et genres. I BOUALEM CHOUALI «CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015» Des manuscrits inédits des érudits seront édités Des manuscrits inédits d’érudits et oulémas de Constantine, traitant de divers aspects de la religion, seront édités pour être présentés lors de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015», a-t-on appris dimanche dernier auprès de la direction des affaires religieuses et des wakfs. Des contacts avec certaines familles de la ville, détentrices de ces manuscrits, ont été entrepris en vue de « dépoussiérer » et de « mettre en valeur » le patrimoine immatériel islamique d’une des plus anciennes cités du monde, a indiqué la même source. Affirmant que la région de Constantine constitue une « citadelle » des sciences et des manuscrits des érudits connus, la même source a fait part des efforts déployés pour « faire émerger les écrits et les oeuvres des savants et des érudits confinés dans les bibliothèques familiales », soulignant l’impact de ce travail dans la promotion de l’image du pays, son identité et sa culture. La réalisation d’une série de documentaires sur les plus anciennes mosquées de la ville à l’image de la mosquée Sidi Afane, Sidi Djeliss et Ketania, et des zaouias telles que la zaouia Tidjania, Sayeda Hafsa et Aïssaouia est également programmée en prévision de l’événement culturel attendu, a ajouté la même source. La vie et les oeuvres des éminents savants et érudits qu’a connus la ville de Constantine sera également mise en lumière à travers des CD dans le cadre de la même manifestation, a-t-on noté, précisant que la démarche vise à montrer la réelle dimension de l’histoire et de la culture du pays, et les efforts déployés dans la préservation de l’identité nationale. En prévision de la manifestation, «Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », plusieurs opérations de réhabilitation et de mise en valeur des mosquées et des zaouias de la vieille ville ont été lancées, chapeautées par l’annexe de l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels de Constantine (Ogebc) et arrêtées sur la base du Plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés (Ppsmvss).Au total cinq mosquées et neuf zaouias de la médina de Constantine sont concernées par des travaux de restauration. ans la ville de Yemma Gouraya, les soirées musica les se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque soirée a son propre goût et sa propre touche. En effet, depuis jeudi dernier et ce jusqu’au 20 du mois en cours, date d’anniversaire du Congrès de la Soummam, les Béjaouis et leurs chanceux hôtes de la saison estivale vivent au rythme de la chanson amazighe dans ses différents styles et genres, grâce au riche programme concocté par le comité des fêtes de la ville de Yemma Gouraya dans le cadre de la 12e édition du Festival de la chanson amazighe. La chanson amazighes dans ses différents genres et styles chaoui, tergui, mozabite et kabyle, cohabitent en totale harmonie et témoignent, on ne peut mieux, du riche patrimoine matériel et immatériel de notre vaste pays. La quatrième soirée du Festival de la chanson amazighe a été marquée par le passage de plusieurs chanteurs, aussi bien sur le site principal à la grande surface du Lac qu’à la promenade Leonardo Fibonnaci (ex-Brise de mer). Le plateau de cette dernière a eu l’honneur d’accueillir le célèbre chanteur, compositeur et interprète, Kaci Abdjaoui dont les chansons restent encore sur les lèvres de toutes les générations qui se sont succédé malgré l’apparition de nouveaux styles et de nouvelles technologies qui ont bouleversé le monde artistique. Très à l’aise sur scène grâce à sa riche et longue expérience, le chanteur de Lemahnaw Lemahnaw, Atedjera N’eldjouse Akdim, ou l’autre célèbre Tserough Migherigh Tabratim, Kaci Abdjaoui, cet homme à la voix de rossignol, que les chanteurs et musiciens de son époque ont qualifié de voix d’or, admiré par toutes les générations est revenu sur ses premiers pas dans sa ville natale, la ville qui l’a vu commencer à gratter les cordes de sa guitare de fabrication artisanale. Il a tout simplement enchanté le public qui était présent cette nuit de dimanche à lundi à la Brise de mer. « Je suis très content de me produire pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine dans ma ville natale. Je remercie mon public qui m’accueille de la même manière à chaque fois et bien sûr le comité D Le chanteur Massi des fêtes qui m’offre cette opportunité de me produire à Béjaïa et surtout pour les efforts fournis en matière d’activités culturelles et artistiques », nous déclare-t-il au lendemain de sa belle prestation. Dans cette soirée, Kaci Abdjaoui était secondé par la chanteuse Célina qui a interprété trois chansons Taakast el Kadi, wina Aazizen et Dayen Dayen qui était aussi ravie de son passage « Même si j’ai fait un petit passage de trois chansons, je dirai que je suis contente par la réaction du public. On aurait aimé passer sur le plateau principal, mais l’essentiel c’est que le public soit satisfait. » Sur le plateau principal à la grande surface du Lac, l’ambiance était aussi de mise avec une panoplie de chanteurs. Zahir Abjdaoui, qui vient passer quelques jours de vacances a retrouvé son public béjaoui. Egal à lui même, il a su gratifier l’assistance de quelques chansons merveilleusement interprétées. Djamila Mansouri, de son côté a marqué son passage dans le style tergui et le chanteur Massi dans le style kabyle. Quant au chanteur vedette de cette soirée, en l’occurrence Rabah Lani, ce dernier qui est monté sur scène à 1h du matin a été attendu par son public. Comme à chaque fois, il n’a ménagé aucun effort pour être à la hauteur des attentes de ce dernier. B. C. TIZI OUZOU Une campagne de promotion du livre lancée Une campagne de promotion de livres, nouvellement édités par des auteurs locaux, s’étalant sur les mois d’août et septembre, est en cours à travers la wilaya de Tizi Ouzou, à l’initiative de la direction locale de la culture. Cette manifestation, qui se déroule à travers les bibliothèques municipales de la wilaya, vise à « promouvoir la lecture publique tant en milieu urbain que rural », a indiqué à l’APS Djatit Farida, chargée des arts et de la littérature au niveau de la Maison de la culture. Maillon d’une série de rencontres culturelles, cette campagne de promotion livresque est également, assortie de ventes dédicaces, à l’instar de celle abritée, samedi dernier, par la bibliothèque communale d’Abi Youcef , en présence de l’écrivain Arkat Mohamed et du représentant de la maison d’édition « Dar El Fikra ». Entamées le 9 août courant, ces rencontres se poursuivront à travers 9 bibliothèques municipales de la wilaya, et ce chaque samedi et jusqu’au 27 septembre prochain, est-il précisé. Dans la même optique de la promotion de la lecture publique, la même source signale que le bibliobus de la Maison de la culture, doté d’un fonds livresque important, sillonne actuellement les plages du littoral de la wilaya, afin de mettre le livre à la portée des estivants. 2ème FESTIVAL NATIONAL Mostaganem se dédie à la poésie melhoun e coup d’envoi de la 2e édition du Festival national de la poésie melhoun, dédiée au ch an tre Sidi L akh dar B en kh elo uf sera donné le 20 du mois en cours à la Maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki de Mostaganem, a-t-on appris, lundi dernier, auprès du commissaire de cette manifestation, Abdelkader Bendamach. La cérémonie d’ouverture qui sera marquée, relève-t-on dans le programme mis en ligne sur Internet, prévoit un montage poétique sous le titre Le poète a dit qui sera animé par deux aèdes de la région de Mostaganem, cheikh Abdelkader Belmahi et son confrère cheikh Khaled Boukhari. Un documentaire présentant une rétrospective de la première édition du festival sera présenté à cette occasion, suivi d’une séance de déclamation poétique assurée par des artistes de Tiaret et Mostaganem. Ce festival devant se dérouler, aussi bien au chef-lieu de wilaya, qu’à Sidi Lakhdar, localité où se situe le mausolée du saint homme, à Sidi Ali, Mazaghrane, Aïn Tedelès. Des poètes du melhoun et chanteurs versés dans le genre bédouin venus de diverses régions du pays s’y produiront devant un public L connaisseur. Outre le volet déclamation de poèmes et de soirées musicales, les organisateurs ont prévu plusieurs conférences qui seront données par des spécialistes dans les domaines de la culture populaire et du melhoun. Il sera question, entre autres, de la genèse du melhoun, de son importance dans la région du Maghreb, de l’apport soufi dans la poésie melhoun et de la métrique dans ce genre poétique. Des projections de films documentaires sont prévues au programme qui compte également une commémoration du 456e anniversaire de la bataille de Mazaghrane, dont a été un acteur direct Sidi Lakhdar Benkhelouf. La cérémonie aura lieu au mausolée de Sidi Belkacem, à Mazaghrane. Dans son blog, le commissaire général de ce festival, Abdelkader Bendamach, estime que « le melhoun est une création en mouvement ». « La poésie melhoun a abandonné les règles de la grammaire, caractéristiques essentielles de la grande poésie arabe. Cette forme poétique, devenue l’étendard des populations algériennes et marocaines, a évolué à partir du XVIIe siècle en plusieurs branches appelées hawzi et mgherbi à Tlemcen, arobi à 21 Alger, Mostaganem et Blida, mehdjouz à Constantine, bédouin au Sud et dans les campagnes ». « Loin de nuire à la propagation de la langue arabe classique, cette forme, instituée par Lakhdar Benkhelouf suivie par d’éminents poètes durant de longs siècles, pourrait faciliter l’accès à la connaissance socioculturelle de l’individu », ajoute-t-il. Sidi Lakhdar Benkhelouf, dont le festival porte le nom, est un aède ayant vécu dans la région de Dahra. Il est devenu célèbre grâce à ses poésies sur le Prophète Mohammed (QsssL) - ce qui lui vaut le surnom de « louangeur du Prophète » et l’épopée qu’il consacre à la bataille de Mazaghrane du 26 août 1558 contre les Espagnols. Après un pèlerinage à Tlemcen, au sanctuaire de Sidi Boumediene, il devient soufi pour se consacrer au culte, à la dévotion, aux louanges, au point où il devient le poète panégyriste du Prophète (Qsssl). Il est à noter que le commissaire du festival animera jeudi prochain une conférence de presse à l’Institut supérieur de musique d’Alger, comme il tiendra une deuxième le 17 août courant à la Maison de la culture Ould Abderrahmane-Kaki de Mostaganem. sur internet http://www.lexpressiondz.com PLUS DE 614 TONNES DE RÉSINE DE CANNABIS SAISIES EN DIX ANS Le cadeau royal du Maroc DERNIÈRE HEURE TROIS BLESSÉS DANS UNE BAGARRE À TIZI OUZOU LES QUANTITÉS interceptées, de ce type de drogue, sont passées de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013. MOHAMED TOUATI ucun pays au monde ne reçoit un tel volume de drogue. « Les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont atteint 614 tonnes en dix ans, passant de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013, soit une augmentation estimée à plus de 2 500% », a déclaré Mohamed Benhalla le directeur général par intérim de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt) qui a tenu à souligner que ces statistiques démontrent une « hausse exponentielle des quantités de résine de cannabis saisies provenant du Maroc ». Il serait peut-être temps que les instances concernées saisissent l’Organisation des Nations unies pour alerter l’opinion internationale du danger que représente ce trafic, afin que soient enfin pris au sérieux les ravages que peut provoquer cette arme de destruction massive, qui menace la population algérienne dont la tranche la plus exposée à ce phénomène (entre 15 et 60 ans) représente plus de 60%. Il est urgent de répondre à cette déclaration de guerre par des mesures draconiennes, car l’addiction d’un peuple à la drogue, le conduit fatalement à franchir une autre étape dans la dépravation. Du cannabis à la prostitution, il n’y a en effet qu’un pas à franchir. En la matière, le Maroc est l’exemple type. Classé premier exportateur mondial de cannabis (haschich) à destination de l’Europe (selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, la consommation de cannabis concernait en 2005, en France, près de 4 millions de personnes, dont 1,2 millions d’usagers réguliers et 550 000 usagers quotidiens.) notre voisin de l’Ouest est aussi catalogué, comme un des principaux pays fournisseurs de prostituées pour le Moyen-Orient et l’Europe. «Des hommes, des femmes et des enfants marocains sont exploités A Des quantités énormes sont saisies chaque jour dans le travail forcé et le trafic sexuel en Europe et au MoyenOrient», indique un récent rapport du département américain qui note que le Maroc reste «un pays pour- voyeur, mais aussi une destination et un transit pour les hommes, les femmes et les enfants qui sont victimes du travail forcé et du trafic sexuel». Un fléau qui a pris corps à nos portes, contre lequel il est impératif de réagir. Ne dit-on pas que prévenir, c’est guérir ? Le gouvernement doit réagir officiellement . Prendre les mesures qui doivent rendre moins perméables nos frontières. Les quantités de drogue saisies, en provenance du Royaume chérifien ont explosé en l’espace de 10 ans. « En Algérie, les quantités de résine de cannabis saisies en 2004, ont dépassé 12 tonnes. Depuis 2008, ces quantités sont devenues de plus en plus importantes avec plus de 38 tonnes saisies, et en 2012, ces quantités ont dépassé 157 tonnes », a souligné M. Benhalla, cité par une dépêche de l’APS datée du 18 août. « La résine de cannabis, qui est la drogue la plus consommée en Afrique, représente un danger réel pour les pays de ce continent, dont l’Algérie », a-t-il prévenu le DG par intérim de l’Onldt, tout mettant en avant « les moyens humains, matériels et financiers mobilisés par l’Algérie dans le cadre de la politique de lutte » contre ce fléau. Quel en est le coût ? « Cela pèse énormément sur le budget de l’Etat », a indiqué le patron de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie sans fournir de bilan chiffré. En attendant l’overdose, Mohammed VI fait planer la terre entière. M. T. LE GROUPE DE TRAVAIL DES NATIONS UNIES SUR LA DÉTENTION ARBITRAIRE CONSTATE La pratique « ancrée » de la torture au Maroc Le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies a constaté dans son rapport une pratique « ancrée » de la torture et des « mauvais » traitements au Maroc, au moment de l’arrestation et pendant la détention, de la part des policiers. « Le groupe de travail a constaté qu’il y a une pratique ancrée de la torture et des mauvais traitements au moment de l’arrestation et pendant la détention, de la part de policiers, notamment d’agents de la direction de la surveillance du territoire (DST) », a relevé le groupe de travail sur la détention arbitraire, qui a effectué une visite au Maroc du 9 au 18 décembre 2013. S’agissant de la ville de Laâyoune, au Sahara occidental occupé, le groupe de travail a reçu de nombreuses plaintes, lors de ses déplacements les 15 et 16 décembre 2013, indiquant que « la torture et les mauvais traitements avaient été utilisés pour obtenir des aveux », ainsi que les plaintes indiquant « l’usage d’un recours excessif » à la force dans la répression des manifestations, en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Les plaintes reçues par le groupe de travail, indiquent l’utilisation de la torture par des agents de l’Etat, pour obtenir des preuves ou des aveux pendant la phase initiale des interrogatoires. M. T. LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR TUNISIEN DÉMENT «Aucun tunnel n’a été découvert» LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR TUNISIEN vient de communiquer un démenti sur les informations rapportées par les médias tunisiens selon lesquelles «des tunnels ont été découverts aux frontières algéro-libyennes». IKRAM GHIOUA est la deuxième fois qu’on publie ce genre d’informations, mais sans pour autant donner de détails précis. Néanmoins, la rumeur est follement répandue depuis une année. Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur tunisien souligne que « ces informations sont dénuées de tout fondement » et « inacceptables » et « illogiques » eu égard à la nature géographique de ces zones frontalières », allant jusqu’à qualifier de telles nouvelles « d’erronées de tentative de porter atteinte à la sécurité et à la souveraineté de la Tunisie avant d’inviter les médias à se référer aux autorités officielles pour ce genre d’informations ». Mais l’on sait que les autorités tunisiennes ne dévoilent pas tout, comme ce fut le cas sur le nombre de terroristes sur son territoire, notamment la prétendue base américaine prévue au sud de la Tunisie. En tout cas, la présence de tunnels de plusieurs kilomètres reliant les zones frontalières entre l’Algérie, la Libye et la Tunisie qui demeure une rumeur, ne laisse pas les forces de sécurité indifférents, qui selon des sources bien informées, a contraint l’Armée nationale populaire à lancer des recherches. Rien ne doit être laissé au hasard, notamment à l’ombre des violences meurtries en territoire libyen. Tout le tracé frontalier algérien va être ratissé au peigne fin afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une intox pour faire diversion et détourner la vigilance des forces de l’ANP sur ce qui se prépare réellement. Ce phénomène a surtout été une pratique des réseaux terroristes, Djabhet Al C’ Nosra et Daesh en Syrie. Des tunnels de plusieurs kilomètres ont été découverts par l’Armée arabe syrienne. Ceux-là, ont servi de lieux de passage d’une ville à une autre, d’abris et même d’hôpital. L’idée en elle-même n’est pas surprenante. A défaut d’utiliser les voies légales, les passages secrets pour leurs trafics, désormais sous haute surveillance, les contrebandiers face à la prévoyance et la détermination des forces de sécurité à sauvegarder la sécurité des frontières doivent rester actifs et l’idée des tunnels n’est pas à écarter. Cependant, la complexité topographique du terrain, confient encore nos sources, ne peut pas permettre de créer des tunnels d’une telle ampleur, ça demande des moyens colossaux pour forer le terrain qui sont facilement interceptés. Mais il faut agir et vérifier toute information, même si cela s’avère une rumeur, ajoutent nos sources. Les forces de l’ANP demeurent en position aux frontières pour faire face aux affres des terroristes, maintenant l’alerte maximale. Les survols des hélicoptères se font de jour comme de nuit tout le long du tracé. Les GGF, assistés par des Unités spéciales dressent des barrages aussi bien mobiles, que fixes et les patrouilles sont omniprésentes. Le dispositif sécuritaire adopté par les forces de sécurité est inspecté régulièrement. Des mesures supplémentaires sont programmées selon les besoins, sachant que plus de 8 000 soldats sont à pied d’œuvre aux frontières. Donc même si le projet des tunnels est prévu depuis la Libye, il ne verra certainement pas le jour en Algérie. I. G. ANCIEN JOURNALISTE À L’APS CONDOLÉANCES Abdelhamid Ouslim est décédé Ahmed Fattani, directeur, et l’ensemble du personnel du journal L’Expression, très peinés par le décès de leur confrère de l’APS, Abdelhamid Ouslim, présentent à sa famille ainsi qu’à leurs amis d’Algérie Presse Service leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. « A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. » L’ancien journaliste de l’APS, Abdelhamid Ouslim, est décédé dimanche à Alger des suites d’une longue maladie, a-t-on appris auprès de ses proches. Agé de 75 ans, le défunt a commencé sa carrière professionnelle dans les années 1970 à l’APS en tant que technicien-opérateur avant d’intégrer le desk international et, par la suite, grâce à sa maîtrise de l’arabe et du français, le pool de traduction de l’agence. Abdelhamid Ouslim avait également, avant de prendre sa retraite vers la fin des années 1990, exercé au sein du service de la revue de presse. Le défunt a été inhumé au cimetière de Ben Omar à Alger. Le quartier Krim Belkacem situé à la nouvelle ville de Tizi Ouzou a connu une nuit mouvementée. Des bagarres à armes blanches ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche derniers entre des groupes de jeunes aux environs de minuit. Hier, l’on dénombrait trois blessés, à l’arme blanche, des jeunes issus d’une même famille. Selon des témoins oculaires, les jeunes ont fait usage de haches, de barres de fer, de sabres et autres. Hier aprèsmidi, la tension était encore vive au quartier Krim Belkacem. Pour rappel, les bagarres entre jeunes de quartiers se font de plus en plus nombreuses ces dernières années. La violence est devenue d’une banalité à tel point que beaucoup de conflits se terminent généralement par des bagarres à armes blanches interposées. Même au niveau de l’université, des bagarres du genre ont été signalées, marquant un tournant dangereux dans l’évolution du phénomène. L’AMBASSADRICE D’AUTRICHE SALUE LES EFFORTS DE L’ALGÉRIE L’ambassadrice d’Autriche à Alger, Eloisia Worgetter, a salué hier les efforts de l’Algérie visant à renforcer la coopération bilatérale lors d’un entretien avec le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. L’ambassadrice autrichienne «a salué les efforts consentis par les autorités publiques pour renforcer la coopération bilatérale, le rapprochement entre les deux peuples et approfondir les relations entre les deux pays», a indiqué un communiqué du ministère. La rencontre qui a regroupé les deux parties à la demande de l’ambassadrice autrichienne au siège du ministère s’inscrit dans le cadre d’une visite d’adieu, ajoute la même source. BOKO HARAM TUE DIX PERSONNES AU NIGERIA Dix Nigérians, qui avaient fui leur village du nord-est pour échapper aux attaques répétées du groupe Boko Haram, ont été tués par les insurgés en représailles d’un opération militaire, ont affirmé hier des témoins. Près d’une dizaine d’insurgés islamistes ont attaqué dimanche les villages de Durwa et Maforo, situés dans l’Etat de Borno, et tué les habitants venus de Krenuwa, un village voisin. Les victimes avaient fui Krenuwa où les islamistes avaient tué sept personnes le 6 juillet dernier et rasé des maisons, le commissariat et une base militaire.