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Jamais vu un cadeau aussi nul !
Écrit par Gérard Moncomble
Illustré par Frédéric Pillot
Hatier Premières lectures
Série Moi, Thérèse Miaou – à partir de 6 ans
32 pages
Lecture par l’adulte : GS
Lecture par l’enfant : fin CP
Activités élève :
Fiche d’identité
Résumé
Pour son anniversaire, la famille bien intentionnée de Thérèse
lui offre le raffinement félin : une chatière ! Mais Thérèse
refuse de ne plus entrer par la grande porte et va tout faire
pour être entendue. Elle invite tour à tour ses copains du
quartier, les as du bazar, qui mettent la maison sens dessus
dessous. Ensuite, elle taquine assez Lucien, le gros chien du
voisin, pour qu’il vienne détruire la chatière en bonne et due
forme. Thérèse est arrivée à ses fins : plus de chatière, elle
rentre à la maison « comme une vraie personne ».
On n’impose rien à Thérèse, et celui qui ne l’a pas compris en
est pour ses frais. Thérèse, l’entêtée, vit ici une nouvelle
aventure au rythme des VLAF et des VLOUF de la chatière, et du
style enlevé de l’auteur et de l’illustrateur.
Dans la même collection : Pas touche à mon coussin !
Références aux programmes
Comprendre un texte
Accroître son vocabulaire
S’exprimer, écouter et prendre la parole
Pratiquer oralement la langue
Connaître les expressions des relations de causalité et des circonstances temporelles et spatiales
(pourquoi ? quand ? où ?)
Restituer l’essentiel d’un texte
Poser des questions sur le texte
Écrire seul des mots déjà connus
Prendre appui sur l’organisation de la phrase ou du texte lu
Mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, comprendre ce qu’on écoute et ce
qu’on lit, et s’exprimer de façon précise à l’oral comme à l’écrit.
La fiche élève, avec ses corrections, peut servir de fiche d’autocorrection dans la classe.
Les élèves sont ainsi autonomes dans leur activité de lecture.
1
La couverture
■ Relier l’illustration de couverture avec le titre. Thérèse Miaou ferme les yeux et ne semble pas prête au
dialogue. Elle a ce qu’il lui faut autour d’elle : une pelote de laine avec laquelle elle peut tricoter, une vieille
chaussette pour faire ses griffes et son coussin fétiche. Alors ce cadeau ? Le suspense est gardé, on ne le
voit pas. Seul un ruban dépasse devant lequel Thérèse fait la moue. Le titre indique qu’elle ne sera pas ravie
de recevoir ce cadeau. Mais un cadeau ne se refuse pas. Comment le refus sera-t-il vécu ? La couverture
laisse déjà envisager un face à face houleux.
■ Pourquoi le lecteur va-t-il se dépêcher d’ouvrir le livre et découvrir cette histoire ? Parce qu’il sent qu’il y aura
de l’action ; pour l’instant rien n’est dit, tout est suggéré. Même le texte de la quatrième de couverture n’en dit
pas plus, juste que le cadeau sera ratatiné. Thérèse a décidé de faire front.
Le découpage du livre
■ Le livre est vaguement découpé en trois chapitres. Pourquoi vaguement ? Parce que si les numéros et titres
des chapitres sont écrits noirs sur blanc, bien visibles, ils reflètent le côté dilettante de Thérèse. Alors, les
titres s’enchaînent l’air de rien, sous une apparence négligée.
Les personnages
■ Il n’est pas possible d’ignorer Thérèse. Elle occupe beaucoup de place, et n’est pas souvent d’accord avec
ce qu’on voudrait lui faire faire. Gravitent autour d’elle sa maîtresse Suzanne, la maman et le papa de la
famille. Au-delà de ces personnages, se noue une intrigue avec de nouveaux protagonistes : Mathieu le
Pouilleux, Croque-Poubelle, Pépé la Sardine, les trois lascars qui vont aider Thérèse à faire sortir de leurs
gonds les parents. Pour achever tout le monde, Lucien le chien du voisin fera son apparition.
Compréhension de texte
Pendant les lectures (par l’adulte ou l’enfant), il est nécessaire de repérer si l’élève a
correctement intégré les informations données par le texte. Les questions de compréhension
qui suivent, posées à l’oral ou à l’écrit, peuvent permettre d’évaluer la bonne restitution de
ces informations.
Le truc qui fait vlouf
1. Qu’est-ce que Thérèse déteste ?
2. Que lui souhaitent trois personnes ?
3. Pourquoi Thérèse se méfie-t-elle de son cadeau ?
4. Quel est son cadeau cette année ?
5. Que pense Thérèse de son cadeau ?
6. Par où préfère-t-elle passer ?
7. Que lui dit papa ?
1. Thérèse déteste qu’on crie dans ses oreilles.
2. Trois personnes lui souhaitent son anniversaire.
3. Elle se méfie de son cadeau parce qu’elle se souvient de celui de l’année précédente, un lapin en peluche.
4. Cette année son cadeau est une chatière aménagée dans la porte d’entrée de la maison.
5. Elle pense que c’est un cadeau idiot.
6. Elle préfère passer par la porte, comme tout le monde, ou par la fenêtre.
7. Papa la menace de ne plus jamais sortir si elle ne veut pas essayer la nouvelle chatière.
Trois canailles
8. Comment réagit Thérèse face aux menaces de papa ?
9. Que fait maman pour la forcer à sortir ?
10. Que fait papa pour la même raison ?
11. Qui Thérèse appelle-t-elle ?
12. Qu’espère Thérèse ?
13. Quelles sont les réactions des parents ?
14. Thérèse en est-elle peinée ?
2
8. Elle pense d’abord qu’elle peut rester dans la maison sans problème.
9. Pour la forcer à sortir, maman met ses croquettes à l’extérieur.
10. Papa met la caisse de Thérèse dehors ; Thérèse ne peut pas faire pipi sur la moquette et sera obligée de
sortir.
11. Thérèse appelle ses amis Mathieu le Pouilleux, Croque-Poubelle et Pépé la Sardine.
12. Thérèse espère que ses amis, qu’elle connaît bien, mettront le bazar dans la maison.
13. Les parents réagissent en chassant les trois chats qui sèment la zizanie dans la maison.
14. Non, Thérèse est ravie et se régale du spectacle.
Le truc se détraque
15. Qui est Lucien ?
16. Pourquoi Thérèse lui donne-t-elle un coup sur la truffe ?
17. Par où Lucien essaie-t-il de passer ?
18. Quel est le résultat de sa tentative ?
19. Que pensent les parents ?
20. Comment Thérèse rentre-t-elle dans la maison ?
15. Lucien est le chien du voisin.
16. Thérèse lui donne un coup sur la truffe pour l’énerver et pour qu’il la poursuive.
17. Lucien essaie de passer par la chatière par laquelle est passée Thérèse juste avant.
18. En voulant passer par la chatière, Lucien la casse puis la croque.
19. Les parents sont dépités et pensent que la chatière est désormais hors d’usage.
20. Thérèse rentre dans la maison par la grande porte, celle que Suzanne lui ouvre.
Pistes d’exploitation
Truc, machin et bidule
■ Thérèse prend un malin plaisir à dénigrer les choses qui ne lui plaisent pas. Tout de suite, la chatière est un
« truc en plastique » : provenance douteuse, association malsaine avec une idée de cadeau, usage
problématique, rien pour plaire à Thérèse.
■ Trouver les quatre occurrences de « truc » dans le livre et expliquer ce que ce mot désigne. D’autres mots
sont souvent utilisés comme synonymes de truc, de ce que l’on ne veut ou ne sait pas vraiment bien
désigner : truc, machin et bidule. Mais l’on peut insister ensuite sur la pertinence d’une expression appropriée
et la nécessité d’employer des mots justes et précis pour dire ce que l’on pense.
Onomatopéées
■ Il y a plusieurs types d’onomatopée dans le roman : les VLOUF et VLAF, et puis les miaouuu, meaoooo. Les
premiers sont en majuscule, ils claquent, ils sont le résultat d’une entrée et d’une sortie par la chatière. Les
deux suivants sont des miaulements, forcément délicats puisque ce sont ceux de Thérèse ; l’un pour qu’on lui
ouvre la porte dans le sens de la rentrée, l’autre toujours pour qu’on lui ouvre la porte, mais dans le sens de la
sortie.
■ Demander aux élèves les onomatopées qu’ils connaissent, et la correspondance entre le bruit écrit et ce qui
le provoque.
■ Quelques onomatopées sont proposées dans l’exercice 7 de la fiche élève.
Les synonymes
■ Thérèse fait appel à un certain nombre d’autres intervenants pour pousser à bout les maîtres de maison.
Ceux-ci ne sont pas vraiment recommandables, et Thérèse n’hésite pas à le dire en les décrivant : bandit
(p. 21), canaille (p. 11, 15, 19), vaurien (p. 22), lascar (p. 17), terreur et teigneux (p. 15) sont autant de mots
avec certaines nuances. Thérèse va donc utiliser un grand nombre de synonymes. Gredin, brigand et fripouille
sont quelques substantifs supplémentaires.
3
■ Ces synonymes-là peuvent donner lieu à une étude plus systématique de la synonymie. Demander aux
élèves de retrouver les synonymes cités plus haut, et d’en trouver d’autres. À quoi servent ces synonymes ? À
éviter les répétitions ? À renforcer une idée (terreur et teigneux sont séparés par une virgule, ils s’ajoutent) ?
Écrire le mouvement
■ Thérèse aime son coussin, son confort, et adore par dessus tout faire la sieste. Mais elle est contrainte au
mouvement. On la force à bouger, et ici à passer par la chatière, d’un côté puis d’un autre. Elle provoque
ensuite le mouvement de ses amis et de son ennemi, juste pour contrarier ses maîtres. Tous ces mouvements
sont perçus par le lecteur.
■ Comment l’auteur s’y prend-il ? Plusieurs moyens sont utilisés. Les élèves peuvent les retrouver : des
phrases courtes et nominales qui donnent du rythme (exemple page 21 : « Fin de la première partie » ; on
attend la suite), des onomatopées retentissantes, des exclamations en tous genres (trente-quatre points
d’exclamation dans le texte), des verbes qui se suivent à toute allure (exemple page 18 : « … des matous qui
griffent, crachent, grimpent aux rideaux »).
Miaou fait la moue
■ Le caractère de Thérèse est tout ce qu’il y a de plus trempé. Elle en deviendrait plus sauvage que
domestique. Rechercher dans le roman ce qu’elle pense en négatif (c’est facile, c’est à peu près tout). Lire par
exemple aux élèves le roman en leur demandant de lever le doigt quand un mot est ressenti comme négatif.
Dès la page 3, on peut relever « déteste », « crie », « hurle ». « Je me méfie » page 4, jusqu’à « Ma quoi ? »,
page 5, où le quoi est appuyé dans la voix par l’italique, et qui démontre le détachement de Thérèse par
rapport à ce qui l’entoure.
Pistes d’exploitation
Ah ! Thérèse !
■ Les deux images présentées se trouvent aux pages 8 et 29, soit au début et à la fin du livre. Pourtant, que
remarque-t-on ? L’attitude de Thérèse est la même. Faire retrouver à quel moment ces images font référence.
La première : le père veut imposer à Thérèse un cadeau qu’elle ne veut pas. Têtue, elle se bute, elle fait la
fière, elle prend la situation de haut, elle dénigre son cadeau. Elle ne lâchera pas. La deuxième : elle revient
triomphalement à la maison, on lui ouvre la porte, elle entre en vainqueur.
■ Faire exprimer les différences qui existent entre deux images apparemment semblables. Faire parler
l’image, c’est aussi la placer dans un contexte, c’est-à-dire la situer dans un lieu (ici à peu près le même),
dans un temps (ici très différent), dans une situation (que s’est-il passé ?), dans un entourage (qui était là ?).
4
Fiche élève – Jamais vu un cadeau aussi nul !
Ils ont gagné. D’accord, je sors.
Vraiment idiot, comme cadeau.
• Maman
• Le voisin
• Suzanne
• Thérèse
• Papa
5. Mets les noms suivants au pluriel.
Je grimpe sur le mur et appelle mon vieil ennemi : Lucien.
fou…
genou…
Je déteste qu’on crie dans mes oreilles.
bambou…
chouchou… chou…
Je les connais, ces trois lascars.
6. Trouve des synonymes des mots suivants.
2. Retrouve les mots grâce aux lettres proposées.
R
E
L
I
È
E
I
T
H
R
B
T
I
N
A
D
N
A
S
I
E
N
C
A
E
voyou…
trou…
hibou…
filou…
7. Écris les onomatopées correspondantes.
O
A
matou…
petit : ………………………………………………………
grand : …………………………………………………….
peur : ………………………………………………………
Je suis Thérèse Miaou, oui ou non ?
E
Pour toi ! Cadeau ! •
Tu finiras bien par craquer ! •
Faites comme chez vous,
les filous ! •
Ah ! Les bandits ! •
– Luuuucien ! Viens ici,
galopin ! •
1. Indique l’ordre des phrases de l’histoire.
L
4. Relie les dialogues à la personne qui les dit.
Une porte claque : …………
Un bébé pleure : …………
Un chat miaule : ……………
Quelqu’un boit : …………..
8. Place une barre pour découper les mots de la phrase suivante.
R
R
I
V
3. Entoure le bon mot parmi les deux proposés.
Je déteste qu’on crie dans mes orteils / oreilles.
Moi, j’aime parler / passer par la porte / tarte.
Ils vont bondir / vrombir sur les armures / armoires.
D’un bond, il franchit le mur / dur et se lance à mes mousses / trousses.
5
9. Recopie la phrase.
Correction de la fiche élève – Jamais vu un cadeau
aussi nul !
Correction de la fiche élève – Jamais vu un cadeau
aussi nul !
1.
1.
3
2
5
1
4
6
Ils ont gagné. D’accord, je sors.
Vraiment idiot, comme cadeau.
Je grimpe sur le mur et appelle mon vieil ennemi : Lucien.
Je déteste qu’on crie dans mes oreilles.
Je les connais, ces trois lascars.
Je suis Thérèse Miaou, oui ou non ?
3
2
5
1
4
6
Ils ont gagné. D’accord, je sors.
Vraiment idiot, comme cadeau.
Je grimpe sur le mur et appelle mon vieil ennemi : Lucien.
Je déteste qu’on crie dans mes oreilles.
Je les connais, ces trois lascars.
Je suis Thérèse Miaou, oui ou non ?
2. OREILLE – CHATIÈRE – BANDIT – ANNIVERSAIRE.
2. OREILLE – CHATIÈRE – BANDIT – ANNIVERSAIRE.
3.
3.
Je déteste qu’on crie dans mes oreilles.
Moi, j’aime passer par la porte.
Ils vont bondir sur les armoires.
D’un bond, il franchit le mur et se lance à mes trousses.
Je déteste qu’on crie dans mes oreilles.
Moi, j’aime passer par la porte.
Ils vont bondir sur les armoires.
D’un bond, il franchit le mur et se lance à mes trousses.
4.
4.
Pour toi ! Cadeau !---------------------------- Suzanne
Tu finiras bien par craquer ! ---------------- Papa
Faites comme chez vous, les filous !----- Thérèse
Ah ! Les bandits !------------------------------ Maman
– Luuuucien ! Viens ici, galopin !---------- Le voisin
Pour toi ! Cadeau !---------------------------- Suzanne
Tu finiras bien par craquer ! ---------------- Papa
Faites comme chez vous, les filous ! ---- Thérèse
Ah ! Les bandits ! ----------------------------- Maman
– Luuuucien ! Viens ici, galopin !---------- Le voisin
5. fous – genoux – matous – voyous – trous – bambous – chouchous –
5. fous – genoux – matous – voyous – trous – bambous – chouchous –
choux – hiboux – filous.
choux – hiboux – filous.
6. Par exemple, selon la phrase :
6. Par exemple, selon la phrase :
petit : minuscule, microscopique, riquiqui (familier), étroit, léger, faible, court.
grand : important, considérable, étendu, immense, infini, gigantesque,
monumental, énorme.
peur : crainte, effroi, angoisse, appréhension, panique, frayeur, frousse
(familier), trouille (familier).
petit : minuscule, microscopique, riquiqui (familier), étroit, léger, faible, court.
grand : important, considérable, étendu, immense, infini, gigantesque,
monumental, énorme.
peur : crainte, effroi, angoisse, appréhension, panique, frayeur, frousse
(familier), trouille (familier).
7. Une porte claque : clac.
Un chat miaule : miaou.
7. Une porte claque : clac.
Un chat miaule : miaou.
Un bébé pleure : ouin.
Quelqu’un boit : glou glou.
8.
8.
6
Un bébé pleure : ouin.
Quelqu’un boit : glou glou.