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Villejuif, le 04 juin 2016 COMMUNIQUE DE PRESSE ASCO 2016 SARCOMES D’EWING À HAUT RISQUE DE RECHUTE : UNE GRANDE ÉTUDE INTERNATIONALE ÉTABLIT UN NOUVEAU STANDARD DE TRAITEMENT Deux communications orales seront présentées à l’ASCO le 5 juin sur deux essais de l’étude Euro-EWING-99 : les essais randomisés R2loc (sarcomes d’Ewing localisés à haut risque de rechute du fait d’une mauvaise réponse à la chimiothérapie initiale) et R2pulm (sarcomes d’Ewing métastatiques pulmonaires uniquement). L’objectif était de comparer une chimiothérapie à haute dose de Busulfan-Melphalan (BuMel) à la chimiothérapie conventionnelle de consolidation. Les sarcomes d’Ewing sont des tumeurs osseuses rares qui touchent principalement les adolescents et les jeunes adultes. La chimiothérapie est une composante essentielle du traitement des sarcomes d’Ewing. EURO-EWING 99 est une grande étude internationale de phase III dont l’objectif était de comparer différentes chimiothérapies de consolidation dans le traitement des tumeurs d’Ewing. L’étude EURO-EWING-99 a été promue en France par R&D UNICANCER et coordonnée par le Dr Odile Oberlin, puis Nathalie Gaspar, du Département de Cancérologie de l’Enfant et de l’Adolescent de Gustave Roussy. Le Dr Marie-Cécile Le Deley, statisticienne pédiatre du Service de Biostatistiques et Epidémiologie, a coordonné le management des données et réalisé les analyses statistiques. Ce programme a bénéficié du soutien, en France, de La Ligue nationale contre le cancer, de la Fédération Enfants et Santé, de la Société Française des Cancers et Leucémies de l’Enfant (SFCE) et de l’Institut Gustave Roussy. R2Loc : Un nouveau standard de traitement pour les sarcomes d’Ewing localisés L’essai R2Loc évaluait l’efficacité et la toxicité de la chimiothérapie à haute dose sur la survie sans rechute et la survie globale de patients atteints d’un sarcome d’Ewing localisé à haut risque de rechute. Après 7 cycles de chimiothérapie identique dans les 2 groupes de patients, ceux-ci étaient traités soit par une cure de Busulfan-Melphalan (BuMel) suivi d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, soit par 7 cures de chimiothérapie conventionnelle dite VAI (vincristine, actinomycine D, ifosfamide). De 2000 à 2013, 216 patients ont été inclus dans cet essai randomisé, avec une moyenne d’âge de 17 ans. Parmi ces patients, 107 ont reçu la chimiothérapie conventionnelle VAI et 109 ont reçu la chimiothérapie à haute-dose BuMel. L’association Busulfan-Melphalan montre une réduction importante et significative du risque de rechute et de décès, et un profil de toxicité acceptable si les critères d’éligibilité sont bien respectés. Ainsi, la survie sans rechute a significativement augmenté par l’utilisation du BuMel par rapport à VAI : 67% contre 53% à trois ans, avec une différence qui persiste au-delà de trois ans. La survie globale a également été significativement améliorée par le BuMel : 78% contre 70% à trois ans. Ces résultats indiquent que le BuMel devrait devenir le nouveau traitement standard pour les patients atteints d’un sarcome d’Ewing localisé à haut risque de rechute ne présentant pas de contre-indication pour le BuMel, comme la nécessité d’une irradiation de la moelle épinière ou d’un volume important du tube digestif. Titre : Efficacy of busulfan-melphalan high dose chemotherapy consolidation (BuMel) in localized highrisk Ewing sarcoma (ES): Results of EURO-EWING 99-R2 randomized trial (EE99R2Loc). Présentation orale par Jeremy Whelan - University College Hospital,Londres, Royaume-Uni Session: Sarcoma Date : Dimanche 5 juin, 8h00 (heure locale) - Lieu : S406 Abstract n°11000 : http://abstracts.asco.org/176/AbstView_176_164836.html R2Pulm : Pas de bénéfice clair pour les sarcomes d’Ewing métastatiques pulmonaires L’essai R2Pulm s’adressait aux patients atteints d’un sarcome d’Ewing avec métastases pulmonaires isolées (sans autre site de métastases). Après 7 cycles de chimiothérapie identiques dans les 2 groupes de patients, ceux-ci étaient traités soit par une cure de Busulfan-Melphalan (BuMel), soit par chimiothérapie conventionnelle de 7 cures suivie d’une radiothérapie pulmonaire (VAI-RT). Entre 2000 et 2014, 265 patients ont été randomisés (âge moyen 14 ans). Parmi eux, 132 ont reçu le traitement standard VAI-RT et 133 ont reçu une chimiothérapie à haute dose de type BuMel. Les résultats ne montrent pas de bénéfice clair entre le BuMel sans radiothérapie pulmonaire et la chimiothérapie conventionnelle associée à une radiothérapie pulmonaire Titre : Efficacy of busulfan-melphalan high dose chemotherapy consolidation (BuMel) compared to conventional chemotherapy combined with lung irradiation in ewing sarcoma (ES) with primary lung metastases: Results of EURO-EWING 99-R2pulm randomized trial (EE99R2pulm). Présentation orale par Uta Dirksen- University Hospital Münster, Allemagne - Gesellschaft für Pädiatrische Onkologie & Hämatologie (GPOH), Allemagne Session : Sarcoma Date : Dimanche 5 juin, 8h12 (heure locale) - Lieu : S406 Abstract n° 11001 : http://abstracts.asco.org/176/AbstView_176_166982.html A propos de EURO – EWING 99 Le protocole Euro-EWING 99 est une vaste étude internationale de phase III menée par des groupes coopérateurs européens : les groupes français (la Société française des cancers de l’enfant –SFCE-, Le groupe Sarcome d’UNICANCER et le GSF-GETO), l’EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer), le GPOH (groupe coopérateur d’oncologie pédiatrique regroupant des centres allemands, autrichiens et hollandais), l’UKCCSG (groupe coopérateur d’oncologie pédiatrique anglais) Le groupe pédiatrique nord-américain (Children Oncology Group) a également contribué à l’étude concernant les tumeurs métastatiques aux poumons. Grâce à la collaboration de plus de 150 centres recruteurs, répartis dans 14 pays, cette étude sur une pathologie rare a permis l’inclusion de plus de 3000 patients dont 1000 patients en France. Ces résultats sont le fruit d’un travail de longue haleine, dans lequel la France a joué un rôle crucial : dans l’idée même de l’essai puisque la chimiothérapie à haute-dose Busulfan-Melphalan a été promue au niveau international par Olivier Hartmann, Gilles Vassal et Odile Oberlin ; dans la conception de l’essai avec une stratification de l’étude sur la réponse histologique comme principal facteur pronostique chez les patients présentant une tumeur localisée, idée défendue pendant de longues années par le groupe français avant d’être acceptée par la communauté internationale ; dans la conduite de l’essai : la France a été le principal contributeur à ces essais internationaux auxquels ont participé 14 pays (31% des patients inclus en France dans R2Loc +R2pul globalement) ; dans la gestion et l’analyse des données, puisque qu’après un certain nombre de rebondissements, la base de données internationale est gérée à Gustave Roussy par Marie Cécile Le Deley. A propos des sarcomes d’Ewing Le sarcome d'Ewing est une tumeur osseuse maligne à fort potentiel métastatique. Les tumeurs d’Ewing surviennent le plus souvent dans la seconde décennie de la vie ; elles peuvent se rencontrer avant 5 ans et sont rares après 30 ans. Il existe une prédominance masculine avec 1,2 à 1,5 garçons pour 1 fille. Son incidence annuelle est estimée à 1 pour 312 500 enfants de moins de 15 ans. CONTACTS PRESSE : GUSTAVE ROUSSY : Direction de la communication – Christine Lascombe – Tél : 01 42 11 41 75 – [email protected] Chargée des relations médias – Claire Parisel – Tél. 01 42 11 50 59 – 06 17 66 00 26 – [email protected] UNICANCER Responsable communication – Viviane Tronel – Tél : 01 76 64 78 00 – 06 22 19 92 58 – [email protected] / A propos de Gustave Roussy Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, constitue un pôle d’expertise global contre le cancer entièrement dédié aux patients. Il réunit 3 000 professionnels dont les missions sont le soin, la recherche et l’enseignement. – www.gustaveroussy.fr – www.manifeste-innovationcancer.fr / A propos d’UNICANCER UNICANCER réunit les 20 Centres de lutte contre le cancer : des établissements de santé privés à but non lucratif exclusivement dédiés aux soins, à la recherche et à l’enseignement en cancérologie. Fers de lance de la cancérologie en France, les Centres de lutte contre le cancer participent au service public hospitalier et assurent une prise en charge du patient en conformité avec les tarifs conventionnels, sans aucun dépassement d’honoraires. Pour plus d’information : www.unicancer.fr / A propos de la Ligue contre le cancer 1er financeur associatif indépendant de la recherche contre le cancer, la Ligue contre le cancer est une organisation non-gouvernementale indépendante reposant sur la générosité du public et sur l’engagement de ses militants. Forte de près de 640 000 adhérents et 13 000 bénévoles, la Ligue est un mouvement populaire organisé en une fédération de 103 Comités départementaux. Ensemble, ils luttent dans quatre directions complémentaires : chercher pour guérir, prévenir pour protéger, accompagner pour aider, mobiliser pour agir. Aujourd’hui, la Ligue, fait de la lutte contre le cancer un enjeu sociétal rassemblant le plus grand nombre possible d’acteurs sanitaires mais aussi économiques, sociaux ou politiques sur tous les territoires. En brisant les tabous et les peurs, la Ligue contribue au changement de l’image du cancer et de ceux qui en sont atteints. Pour en savoir plus : www.ligue-cancer.net / A propos de la SFCE La cancérologie pédiatrique est organisée en France autour d’une seule société savante, la SFCE (Société Française de lutte contre les Cancers et leucémies de l’Enfant et de l’adolescent). Elle s’appuie sur un enregistrement exhaustif des cas de cancers avant l’âge de 18 ans (Registre National des Cancers de l’Enfant), des liens solides avec les plateformes de biologie soutenues par l’Institut National Contre le Cancer (INCa), une formation médicale commune à travers des Diplômes Universitaires, une implantation européenne (SIOPe) et internationale (SIOP) forte à travers des études et essais cliniques internationaux. Cette société a des contacts fructueux avec le monde associatif (associations de parents regroupées au sein de l’UNAPECLE, associations soutenant la recherche : fédération enfants cancer sante, l'étoile de Martin, Hubert Gouin, etc). Les 30 équipes de cette société savante, disséminées sur le territoire français (Métropole et Ile de la Réunion), se doivent d’offrir le maximum de chances de guérison aux patients qui leur sont confiés. L’objectif de la SFCE est de développer, en collaboration avec les laboratoires de recherche dédiés aux cancers de l’enfant, et les industriels impliqués, de nouveaux traitements grâce à une progression des connaissances de chacune de ces maladies. Pour en savoir plus : sfce.sfpediatrie.com/ / A propos de la Fédération Enfants et Santé Créée en 1998, reconnue d'utilité publique en 2005, la Fédération Enfants et Santé regroupe 15 associations affiliées reparties autour des cancéropoles pédiatriques. En 2004, Enfants et Santé a obtenu que les cancers pédiatriques soient pris en compte dans le Plan Cancer. En 2014, l’obtention du label Idéas lui confère une reconnaissance supplémentaire pour le sérieux de sa gouvernance et le respect des procédures de gestion. La Fédération se donne pour mission de permettre aux équipes médicales de trouver de nouveaux traitements pour les cancers des enfants et de financer plus de projets de recherche pour améliorer les traitements existants. Guérir plus et guérir mieux les enfants atteints de cancer et leucémie. A ce jour plus de 117 projets de recherche ont été financés pour un montant de 6 500 000 euros, sans compter les projets structurants. Pour en savoir plus : www.enfants-cancers-sante.fr/
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