Historique en psychiatrie
Transcription
Historique en psychiatrie
Historique en psychiatrie http://www.ch-charcot56.fr/histoire/histpsy/1antiqu.htm L'Antiquité: Hippocrate est le premier à rechercher une explication naturelle et rationnelle des maladies. Il ne fait pas de différence entre les maladies mentales et physiques, car pour lui, elles se soignent toutes les deux par des traitements somatiques. La psychiatrie lui doit beaucoup, car c’est lui qui le premier a reconnu le cerveau comme l’organe le plus important du corps humain, contrairement à Aristote qui professe que la tête est creuse. Il est à l'origine de la "théorie humorale". Selon celle-ci, la santé est fonction de l'équilibre des humeurs (sang, flegme, bile jaune et bile noire). Il n'y a pas de différence entre maladies de l'esprit et maladies du corps. Les troubles des humeurs altèrent le fonctionnement du cerveau et provoquent ainsi la folie. Le médecin cherche à restaurer l'équilibre, notamment par une alimentation et des médicaments appropriés, ce qui n'exclut pas l'écoute du malade. Durant l'Antiquité trois écoles vont se développer: - l'école religieuse : un sujet est malade car les dieux l'ont voulu : il devra prier pour être guéri - harmonie entre sang et humeurs : • • • saignée, vent chapelet de sangsues : quand il y a trop de sang boissons de sang de porc : quand il n'y a pas assez de sang séton de la nuque, bain prolongé irritant : pour augmenter la masse humorale - déplacement des organes qui rendent malade : selon Galien, le diaphragme beau jurait et nous rendrait hypocondriaque. L'hystérie proviendrait de l'utérus qui remonte dans le corps de la femme car ça "pue" en bas : il faut alors parfumer en bas et manger des choses qui sentent mauvais (ail, urine d'âne) afin que l'utérus redescende. Moyen Âge Pendant tout le Moyen Age , une perception religieuse des maladies mentales, en rapport avec les mentalités populaires, va coexister avec une conception proprement médicale. Les médecins deviennent très mobiles de ce qui entraîne l'apparition de charlatanisme. À cette époque on pense que les maladies psychiatriques sont dues au fait qu'il y a quelque chose dans la tête (os, pierre): il faut donc inciser les patients pour retirer cet objet. La maladie mentale prend deux orientations : - les arriérés sont associés aux simples d'esprits, au nains et aux bossus : on les croit protégés de Dieu car touchés par une bonne fée. Chaque village voulait un protégé de Dieu. - les malades psychotiques, délirant, associés à tout ce qui est ‘possession’ (durant l'Inquisition) On ne donne plus de nom aux maladies mais des noms de Saint : Saint-Jean pour hystérie... Les bourgeois : ils sont amenés en pèlerinage, exorcisés, mis en cure de jouvence ou encore placés dans des instituts religieux (pour les cacher) Les pauvres : il s'en débarrasser. Chaque village dispose d'un "budget" pour s'en séparer (bateaux, chevaux, cages...) La Renaissance Prolongation du Moyen Age pour la médecine, la Renaissance est cependant l'époque des guerres et de l'urbanisation, à l'origine du vagabondage et de la mendicité qui vont marquer l'époque suivante. La période des Croisades parfois apparaître la lèpre : création de léproseries qui accueilleront aussi les déments. Michel FOUCAULT propose la thèse du renfermement des fous et voit dans la fondation en 1656 de l'Hôpital Général de Paris l'acte premier de ce grand renfermement. Il semble bien que les insensés ne soient que très minoritaires dans cet enfermement progressif ; les mendiants, les libertins, les galeux, les prostituées, les vénériens, les enfants trouvés vont être internés de plus en plus souvent. Le siècle des lumières Vers les années 1750 apparaissent les premières pratiques thérapeutiques (machines tournantes) Les hôpitaux de la Salpêtrière, de Bicêtre et de Charenton accueillent les aliénés Vers 1778 de nouvelles pratiques thérapeutiques apparaissent : - le magnétisme (MESMER (1734-1815)) - l'état de stupeur : faire peur à un malade pour le sortir de sa folie. Technique utilisée pour les bourgeois, les pauvres que sont enfermés en prison et enchaînés. Après la révolution française Apparition d'un nouveau type de médecin l' "Aliéniste" qui consacre tout son temps à fonder, diriger ou réformer des asiles d'aliénés. Souvent, l'aliéniste habite dans un des bâtiments de son asile, observe et connaît tous ses malades individuellement, s'adonne à des recherches d'anatomie cérébrale où il croit que réside le secret des maladies mentales. Selon Philippe Pinel responsable de Bicêtre puis de la Salpetrière et Jean-Baptise Pussin (1er infirmier psy ) le fou n'est plus un "insensé" , la communication reste possible avec lui, car sa raison n'est jamais totalement perdue Cet espace de la rencontre possible avec le fou est à l'origine de l'asile qui n'est pas seulement conçu comme lieu de renfermement et d'exclusion. Le traitement moral : parler avec douceur, compatir avec le patient et lui redonner espoir sont des éléments fondamentaux de toute psychothérapie. En 1810 sous Napoléon, création de l'article 64 du Code Pénal qui dit qu'un dément n'est pas responsable de ses actes. Loi du 30 juin 1838 : tout département doit avoir un asile d'aliénés et les malades seront placés sur deux types de placement : - placement d'office (quand dangereux pour eux-mêmes pour autrui) - placement volontaire (volonté des proches) De nos jours En 1920 le Dr Édouard Toulouse créé le placement libre et la prophylaxie en santé mentale et les visites à domicile Après la 1ère guerre mondiale apparaît la lobotomie Après la 2nde guerre mondiale , plus axé sur les médicaments : neuroleptiques puis tranquillisants et antidépresseurs Le 15 mars 1960, mis en place d'une circulaire sur la sectorisation qui sera effective vers 1972. Son but était : • • • faire en sorte que chaque citoyen puisse avoir des soins au plus près de son domicile changer les conditions d'hospitalisation notamment par une transformation de la profession infirmière mettre en place une politique désaliéniste : développer l'extra hospitalier et moderniser l'entre hospitalier Les méthodes de soins Il y a six écoles en milieu psychiatrique L'école biologique La pathogénéité serait liée à une circonstance biologique de type génétique, héréditaire, traumatique ou iatrogénique Les traitements sont la biothérapie, les neurosciences, la chimiothérapie, la psychochirurgie et les sismothérapies Création de l'électrochoc en 1937 (le choc entraîne un pré coma de 10 minutes environ puis une amnésie), électronarcose en 1960, électroconvulsivothérapie (ECT) en 1980 En psychiatrie le médicament est un médiateur de la relation (en plus d’augmenter la transmission des cellules nerveuses) L'école psychologique Selon W. Reich, nous avons tout le même potentiel énergétique. C'est son utilisation qui nous diffère. Certains extériorisent face au stress et renforcent leur affect, d'autres intériorisaient facilitant les blocages: La thérapeutique et de faire exorciser la personne par tous les moyens possibles : • • • • • • thérapie du cri primal expression corporelle psychodrame ergothérapie, art-thérapie tout ce qui touche au corps (relaxation, yoga) thérapie du comportement L'école psychanalytique Selon Freud, les racines pathogènes de nos problèmes seraient liées à un blocage dans une période antérieure (blocages d'origines sexuels) La psychanalyse est une méthode d'investigation visant à élucider la signification inconsciente des conduites L'école de la thérapie systémique ou familiale Techniques de psychothérapie basée sur la prise en considération prise en charge également en psychothérapie Apparition dans les années 60 L'école de la thérapie institutionnelle Cadre thérapeutique centré sur l'établissement, son équipement, son personnel et les relations dynamiques entre soignants et soignés. Basée sur la notion d'institutions soignantes, conçu comme une personne morale L’idée est de faire sortir les malades des asiles car l'asile les rendrait plus fous Le mouvement anti-psychiatrique Mouvement apparu au début des années 60, d'interrogations critiques remettant en cause la psychiatrie traditionnelle. Selon R. Lang et D. Cooper, « la psychiatrie fabrique la folie, si elle n'était pas la, il n'y aurait pas de fous. » Ce mouvement a apporté beaucoup de choses à la psychiatrie : le lien, le lieu, la loi et le levain http://www.lfsm.org/ page consultée le 6/10/06 La LIGUE FRANCAISE DE PROPHYLAXIE ET D’HYGIENE MENTALE, créée le 15 janvier 1921, reconnue d’utilité publique en 1922, est devenue en 1996 la LIGUE FRANCAISE POUR LA SANTE MENTALE (LFSM). Elle est membre de la World Federation for Mental Heath http://[email protected] C’est le docteur Edouard TOULOUSE qui créa la LFSM pour ouvrir le 1er juin 1922 le premier “ service libre “ en psychiatrie : Henri-Rousselle à l’hôpital Ste Anne Le Musée historique de l’hôpital Ste Anne à Paris, premier service de consultation ambulatoire et d’hospitalisation sans contraintes légales rapprochant la psychiatrie des autres spécialités médicales. Il travaillait depuis 1896 à ce projet qui totalement révolutionnaire jeta les bases de toute la psychiatrie moderne en France. La LFSM fut la première Ligue de santé mentale d’Europe et organisa le 1er congrès mondial de santé mentale. Comme tous les novateurs, Edouard Toulouse fut l’objet de la part de ses confrères et du personnel hospitalier d’attaques et de sarcasmes d’une violence inimaginable de nos jours. Edouard Toulouse né en 1865 à Marseille, fut reçu docteur en médecine en 1891 avec une thèse sur la « mélancolie sénile chez la femme », et entra comme médecin aliéniste à l’hôpital [l’asile] de Villejuif en 1900. Franc-Maçon, il avait la particularité d’être à la fois psychiatre, journaliste et directeur d’une revue - DEMAIN - dont le secrétaire de rédaction était..... Antonin Artaud. Parallèlement à ses travaux, il entreprit d’expertiser des gens célèbres. Le premier fut Emile Zola dont la LFSM conserve une lettre......de remerciements. En fait la création de la LFSM plonge ses racines dans les années 20. C’est peut-être en réponse à l’une des plus grande boucherie de l’Histoire que la France vit naître, les « années folles », les prémices de l’émancipation des femmes (bien que ce soit en 1920 que fut votée la loi interdisant la contraception et l’avortement), Picasso et le CUBISME, l’arrivée du mouvement DADA de Tristan Tzara, le MOUVEMENT SURREALISTE d’André Breton, [avec Aragon, Eluard et Picabia] lequel, étudiant en médecine et dont l’un des grands admirateurs était un certain Jacques Lacan (on trouvera sur le site indiqué ci-après des réflexions humoristiques sur la topologie et Jacques Lacan) http://www.jp-petit.com (voir la note de bas de page**) interne à l’infirmerie spéciale , dont le style s’inspira beaucoup de Breton). Pour mener à bien ses projets, Edouard Toulouse sut s’entourer des plus grands psychiatres de l’époque dont Henri Colin. Au conseil d’administration se sont succédés tous les médecins qui firent la psychiatrie française : Georges Heuyer de l’Académie de Médecine, l’un des fondateurs de la pédopsychiatrie, Henri Ey, maître de plusieurs générations de psychiatres, Jean Delay, académicien et professeur de psychiatrie ; avec Pierre Deniker il fut à l’origine des thérapeutiques neuroleptiques des psychoses, Pierre Pichot dont on connaît le rôle dans la classification des maladies mentales, Charles Brisset, Eugène Minkowski, psychiatre et philosophe phénoménologiste. Il faut aussi mentionner le rôle du professeur Aujaleu, conseiller d’Etat, directeur général de l’INSERM, directeur de la Santé. Il fit évoluer les lois concernant la psychiatrie et l’hospitalisation des malades. Lorsqu’on relit les procès verbaux des conseils d’administration, on est surpris de constater que tous les grands problèmes psychosociaux qui allaient être à l’ordre du jour et traités un demi siècle plus tard y ont été abordés. Le professeur Paul Sivadon devint président dans les années 60. Professeur de psychiatrie à Bruxelles, expert à l’OMS, président de la Fédération mondiale de la Santé mentale. Après le CTRS de Ville-Evrard, il créa le centre de traitement de l’ELAN , et ouvrit L’INSTITUT MARCEL RIVIÈRE [hôpital psychiatrique de la MGEN [1]], hôpital-village dont les plans et le fonctionnement furent inspirés d’une réunion antérieure d’experts à l’OMS. Aux JOURNEES DE LA SANTE MENTALE participèrent de nombreuses personnalités telles que Simone Veil, Robert Badinter, P.H. et M.J. Chombart de Lauwe, les professeurs Jankélévitch, Lebovici, Laborit, Milliez, Montagner, Pelicier, J.D.Vincent, J.Michaud..... Avec discrétion la LFSM a permis la création de nombreuses associations en prêtant ses locaux, sa logistique et son aide financière : citons la Ligue Européenne d’Hygiène Mentale, l’U.N.A.F.A.M.http://www.unafam.org, le Groupement d’Etudes et de Prévention du Suicide...... De 1935 à 1991 la LFSM édita une revue SANTE MENTALE , qui, avec le fond documentaire, et notamment les articles écrits par Edouard Toulouse, représentent une documentation historique unique sur l’histoire de la santé mentale en France depuis 1921. LES ANNEES 70 Le docteur Claude Leroy [2], d’abord secrétaire général succéda à Paul Sivadon et fut président de 1982 à 1996. Neuropsychiatre, directeur de recherches honoraire du laboratoire d’éco éthologie humaine de l’ Institut Marcel RIVIERE , expert OMS et UNESCO pour la Santé et l’Environnement urbain, il va orienter davantage la LFSM vers la prévention. Il est actuellement président d’honneur et responsable du conseil scientifique pour le département MISSION ENFANTS MARTYRS. Avec le docteur Bernard Jolivet [3], la Fédération des Associations CROIX-MARINE http://www.croixmarine.com]], et l’UNAFAM http://www.unafam.org [4], il créé en 1995, le Groupement des Organismes Français de Santé Mentale Reconnus d’Utilité Publique, qui devient par extension en 1999, avec l’Association Française de Psychiatrie http://www.psychiatrie-francaise.com , la Conférence nationale des Présidents de CME [5] et la FNAP-PSYhttp://fnappsy.org [6], SANTÉ MENTALE-France en 2001. Toutefois, jugeant cet organe trop orienté vers la psychiatrie la LFSM démissionne en 2003. En effet, constatant le glissement sémantique et historique consistant à assimiler santé mentale et psychiatrie, et considérant que la santé mentale d’une population ne se réduit pas à la psychopathologie, MISSION-SANTE-MENTALE, est créé en juillet 2002, afin de redonner à la santé mentale la place qui doit lui revenir dans le cadre de la santé publique, et de rapprocher le social et le sanitaire. Claude Leroy et Bernard Jolivet posent le principe d’une définition de la santé mentale et Nataline Alessandrini réalise une série d’interviews de personnes lambda afin de leur faire définir la notion de santé mentale d’une part et la notion de souffrance psychologique ressentit dans le milieu professionnel d’autre part. Fidèle à l’esprit frondeur d’Edouard Toulouse, la LFSM organisa en 1970 [dans une ambiance houleuse] avec le Planning familial le premier colloque sur les problèmes éthiques de l’avortement présidé par le professeur Milliez, le premier colloque sur les répercussion du chômage sur la santé mentale, faisant suite à l’ouverture en 1971, du Bureau de Conseil Psychologique (BCP) , consultation de soutien psychologique aux cadres demandeurs d’emploi, à une époque où personne n’avait le droit de parler de « psy » en dehors des psychanalystes.. Trente ans après, cette notion d’aide psychologique est, non seulement devenue banale, mais sans doute un peu trop médiatique. En 1987, Nataline Alessandrini - actuelle directrice - et Claude Leroy créent MISSION ENFANTS MARTYRS (MEM) , collecte de dons destinés à subventionner des associations de terrain - sélectionnées par un conseil scientifique -, prenant en charge les problèmes de maltraitance. A ce jour plus de 30 associations ont été subventionnées. Là encore la LFSM jeta les bases d’un grand courant qui fera tomber le « mur du silence » autour de la maltraitance, de l’inceste, de la pédophilie, et, une fois de plus encourut les foudres des tenants du politiquement correct : ne pas montrer, ne pas dire, ne pas voir. Dans ce cadre, depuis 1994 les colloques réunissent un public nombreux grâce à des intervenants prestigieux, Claire Brisset, Défenseure des Enfants, le Commissaire Divisionnaire Gérard d’Andréa, Marcel Rufo, Boris Cyrulnik, Norbert Sillamy. Ces colloques font partie du plan de formation destinés aux personnels sociaux, médicaux, paramédicaux. Les ACTES sont publiés et vendus au profit de MEM LES ANNEES 2000 Succédant au docteur Pascal Bourdon [7], le docteur Roland Coutanceau , psychiatre des hôpitaux, expert national, enseignant de psychiatrie légale, devient président en 2000 . Il créé à la Garenne Colombes l’AFTVS [8] consultation de victimologie/criminologie et grâce au soutien de l’Etat une consultation se met en place à Paris en 2003. Elle accueille principalement les femmes victimes de violences conjugales et prend également en charges les hommes violents dans des groupes de parole. La LFSM qui s’est donné pour mission, outre ses activités propres - études, recherches, colloques, centre de documentation et de formation.- a créé des départements spécialisés et homologué des associations, devenant des délégations régionales poursuivant les mêmes objectifs selon 4 axes prioritaires : la prévention des troubles psychiques, la recherche, les actions de terrain, la formation. En conclusion, ces actions consistent à : conduire une réflexion sur l’influence de l’environnement, sur l’état psychologique des individus : département L’HOMME ET LA VILLE. apporter une aide aux individus psychologiquement fragiles afin d’éviter la dérive vers des troubles plus importants : département BCP agir sur le terrain : département CONSULTATIONS AMBULATOIRES POUR FAMILLES EN DIFFICULTÉS créé par Jean-Pierre Vouche, directeur clinique de LFSM faciliter la compréhension des situations et des interactions dans une société conflictuelle et d’une complexité croissante, développer la santé mentale dans le domaine de l’activité individuelle, scolaire, professionnelle et sociale et de façon générale, contribuer à l’établissement d’un niveau de santé mentale aussi élevé que possible par l’éducation sanitaire, la formation, l’information et la recherche (article 1 des statuts de LFSM) (Ce document a été élaboré par Natalie Alessandrini à partir des archives historiques de LFSM) ** sur le site jp-petit, cliquez sur "moteur de recherches" et tapez " récréations géométriques " un peu d’histoire La Ligue est située rue Tronchet (maître Tronchet fut l’avocat de Louis XVI) dans un quartier que l’on appelait la Petite-Pologne en 1860, à l’emplacement où aurait dû être construite la Gare Saint-Lazare. Le projet était de la situer à l’angle sud-est de la Place de la Madeleine et de la Rue Tronchet. "les rails supportés par d’élégants arceaux de fonte élevés de 20 pieds au-dessus du sol ayant une longueur de 615 mètres auraient traversé les rues Saint-Lazare, Saint Nicolas, des Mathurins et de Castellane qui chacune aurait eu une station particulière" Maxime Du Camp, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du 19è siècle, Paris, Hachette, 1869. [1] Mutuelle Générale de l’Education Nationale [2] après Paul Ribeyre, ancien ministre [3] Ex membre du conseil d’administration de LFSM et président d’honneur de la Fédération des Associations CROIX MARINE [4] Union Nationale des Amis et Familles de Malades mentaux [5] Comité Médical d’Etablissement [6] Fédération nationale des anciens patients psychiatriques [7] Président de 1997 à 1999 [8] Association Française de Thérapie des Victimes de violences Sexuelles et familiales Présentation de la Ligue - Version Word à télécharger http://www.hypnose-ericksonienne.com/historique-hypnose.htm page consultée le 6/10/06 HISTOIRE & AVENIR DE L'HYPNOSE "Il n’y a pas à ce jour de substitut à l’hypnose" - Sigmund Freud, 1937 - Définitions de l'Hypnose - Questions & Réponses • L'HYPNOSE - Milton ERICKSON [Extraits du livre "Hypnose" d'Olivier Lockert] Bien, vous ne trouverez pas ici un historique complet de l’Hypnose sous ses différentes formes depuis son apparition dans l’Histoire humaine. Primo, ce serait quasi impossible : l'Hypnose, sous une forme ou une autre, est là depuis toujours... Secundo, les théories ne servent pas la pratique. Une vingtaine de dates vous fourniront donc un repère utile et suffisant. Les voici : - Premières traces vérifiables : il y a 3000 ans, en Égypte sous Ramsès II, 20ème dynastie... Nous avons la description d’une séance "d’hypnose", sur une stèle découverte par Musès en 1972. Il semblerait que les sumériens pratiquaient déjà l'accompagnement en paroles, il y a déjà plus de 4000 ans. - Puis à travers les siècles en Grèce : Socrate, et le "terpnos logos". Il se décrit lui-même comme "accoucheur d’âmes". Ou encore un de ses contemporains, Antiphon d’Athènes, dont le frontispice de sa maison annonce qu’il a le pouvoir de "guérir avec les mots". En Europe, druides et prêtres, et jusqu’au fond de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Australie et sur la Banquise (sorciers, chamans...) partout on retrouve des coutumes de soins et des rituels qui incorporent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne.... - 1529, Paracelse, célèbre médecin et alchimiste suisse, livre les premières données scientifiques (pour son époque) sur le "magnétisme animal", tel que l'appellera Mesmer. - 1750, le père Johann Joseph Gassner est considéré comme le précurseur de la thérapie avec son exorcimus probativus, assez proche de plusieurs pratiques thérapeutiques reconnues actuelles. - 1766, le docteur Franz Anton Mesmer, disciple spirituel de Paracelse, inspiré par sa pratique et ses écrits devient le premier "psychothérapeute" des temps modernes avec le "Magnétisme Animal" (qui, entre nous, n’a plus grand-chose en commun avec la pratique de l’Hypnose moderne, éricksonienne). Malgré ses détracteurs de l'époque, il triomphe dans tous les royaumes civilisés... jusqu’en : - 1784, Chastenet de Puységur, disciple de Mesmer, découvre par hasard la transe somnambulique en magnétisant un jeune berger (l’hypnose comme un "état" plutôt que résultat d’une action extérieure). Et l’Abbé de Faria, moine portugais célèbre pour son apparition dans le Comte de MonteCristo, de Dumas, donne ses démonstrations dans tout Paris et pose les premiers fondements de ce qui deviendra "l’École de Nancy" en insistant sur la prépondérance de la suggestion. C'est la naissance du "sommeil lucide", qui deviendra l'hypnose. La même année, Louis XVI ordonne une enquête sur l’existence du magnétisme animal. Une commission siégera, où l’on retrouve Benjamin Franklin, Lavoisier, Jussieu... son rapport final sera négatif quant à l’existence du magnétisme animal, mais positif quant aux résultats produits. Ce qui ne fait guère avancer la recherche. Le contexte puritain de l'époque, effrayé de la proximité thérapeute/patient, redoute d'éventuels travers "sexuel" des mesmériens... Le discrédit qui s’en suit signera la fin ponctuelle de l’âge d’or du mesmérisme - 1824, quarante ans plus tard, Deleuze codifie la pratique du magnétisme et le propulse à nouveau au premier rang des thérapies de l’époque. Partout en Europe, dans les cours royales et impériales, on soigne par mesmérisme. - 1837, le rapport Husson réhabilite le "magnétisme" de Mesmer. Toutefois, il ne sera pas publié, par crainte du ridicule... comment expliquer l’existence de quelque chose que l’on ne peut quantifier ? - 1841, James Braid, chirurgien écossais, découvre les techniques du magnétisme animal lors d'une démonstration donnée par le célèbre magnétiseur français Lafontaine. Il posera les bases scientifiques de ce qu’il nommera : "Hypnose" (1843). L’hypnose étant officiellement née, il crée dans la foulée la notion de monoïdéisme : selon Braid la transe hypnotique survient lorsque le patient est concentré sur une seule et unique idée. La théorie du magnétisme, trop impalpable, tend à être remplacée par l’idée d’une relation patient/thérapeute. De nombreux professionnels de Santé se lancent dans l'aventure... A la même période : John Elliotson, professeur de Chirurgie et inventeur du stéthoscope introduit l’utilisation de l’hypnose en hôpital, pour les anesthésies. Le docteur Parker (Mesmeric Hospital, Dublin) publie le compte rendu de 200 interventions sous hypnose, dont une amputation indolore ; et James Esdaille, chirurgien lui aussi écossais, exerçant à Calcutta, rapporte plus de 2000 interventions, dont 315 majeures réalisées sous "anesthésie mesmérienne"... C’est au tour de l’Hypnose d’avoir son âge d’or... jusqu’en 1846, avec l’invention du chloroforme, qui supplantera l’hypnose pour les anesthésies !... C’est la fin (pour un temps) de l’hypnose clinique. Pendant ce temps, aux États-Unis se créée la "Société du Magnétisme", à la Nouvelle Orléans, avec Morton Prince (personnalités multiples) et surtout Benjamin Rush, père de la psychiatrie américaine. - 1866, Ambroise-Auguste Liébault, médecin de campagne et hypnothérapeute de longue date, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose et en particulier de la suggestion verbale (aspect inédit à l'époque). C’est le début de l’École de Nancy. - 1878, Jean-Martin Charcot, titulaire de la première chaire de neurologie, ayant découvert l'hypnose lors d'un spectacle du fameux Donato (Baron d'Hont, Belgique), créée dans le monde fonde l’École de la Salpêtrière : l’Hypnose comme état pathologique rattaché à l’hystérie ! Et pour cause, dans le service où Charcot travaillait, il ne voyait que des personnes souffrant d'hystérie et ne faisait donc ses expérimentations que sur elles... De plus, Charcot n’a jamais fait lui-même une induction hypnotique : ses étudiants ou des hypnotiseurs de spectacle comme Donato s’en chargeaient, souvent avec des moyens assez barbares (inductions mécaniques, par flashs visuels, frayeur ou injection chimique)... De là à arriver à des conclusions erronées, il n’y a qu’un pas... Mais sa position, vieille de plus d’un siècle, subsiste dans les esprits de bon nombre de médecins actuels. Bref, à l’époque, c’est le début de la fameuse bataille d’écoles la Salpêtrière-Nancy : "état pathologique" décrit par une autorité médicale de l'époque, contre "état naturel" décrit par la très avancée école de Nancy... La-dite bataille ne s’est terminée qu’un siècle plus tard : la Science tranchera en faveur de Bernheim (zones cérébrales dédiées aux Etats Modifiés de Conscience, naturellement présentes chez chacun)... - 1885, Sigmund Freud, âgé de 29 ans, effectue un stage à la Salpêtrière pendant quatre mois, auprès de Charcot. Il se convainc lui aussi de la réalité du phénomène hypnotique lors d'un spectacle d'hypnose de Hansen (Danemark) et fonde sa compréhension, révolutionnaire pour l'époque, des processus psychiques (notion d'Inconscient). Il achèvera sa formation en hypnose à Nancy avec Bernheim, en 1889, et traduit même en allemand ses livres, mais ne maîtrisera jamais vraiment la technique, qu’il abandonnera (à l’époque trop autoritaire, et ne correspondant plus à ses recherches). Toutefois, il enverra toute sa vie les patients ayant besoin d’une thérapie plus que d’une analyse à ses collègues hypnothérapeutes ! -1889, se tient à Paris (à l'Hôtel Dieu) le 1er Congrès International de l'Hypnotisme expérimental et thérapeutique, avec la participation des plus grands noms de l'époque : Liébault, Bernheim, Charcot, Janet (le père de la Psychologie clinique), Richet, Freud, Babinski, William James (père de la Psychologie américaine), etc. -1891, nous voilà en Russie : A.A. Tokarski, mondialement connu pour ses travaux sur la mémoire, inaugure le premier "Cours d’Hypnose et de Psychologie physiologique" à l’université de Moscou. un peu plus tard, Ivan Petrovitch Pavlov, à travers son étude du système nerveux supérieur, élabore la théorie neurophysiologique de l’Hypnose, considérée comme un tournant décisif. L'Hypnose serait-elle finalement un état physiologique ?... En France, le professeur Bernheim donne naissance au terme "Psychothérapie", qui désigne sa méthode thérapeutique, basée sur la suggestion hypnotique. - 1900, en France, Émile Coué, simple pharmacien nancéen, après avoir appris les techniques de l’hypnose auprès de Liébault (importance de la suggestion), répand sa désormais célèbre "Méthode Coué" de par le monde : Paris, Bruxelles, Londres, puis les USA où il est accueilli sur la Cinquième Avenue avec les fastes d’un dirigeant d’État ! - 1919, l’hypnose est passée de "mode"... Pierre Janet poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique. Il découvre le phénomène de la régression hypnotique, qu'il utilise à visée cathartique. A la même période, K.M. Bykov, élève de Pavlov, jette les bases de la médecine psychosomatique et démontre que toute une série d’affections comme l’ulcère à l’estomac, l’hypertension artérielle, l’asthme, etc... peuvent être déclenchée par des perturbations de l’activité nerveuse supérieure. - 1957, toujours en Russie, K.I. Platonov analyse l’importance considérable des mots chez les sujets en état hypnotique comme en état de veille "normal". Une expérience sidérante montre qu’il est possible d’accélérer la coagulation du sang et la cicatrisation d’une plaie ouverte, chez un sujet en transe hypnotique, au son d’un métronome. Ensuite, le seul son du métronome -hors hypnose- suffit à faire coaguler le sang. Et bientôt, on se rend compte que le mot "métronome" a le même effet ! Le cerveau humain est donc capable de se servir d’abstraction pour modifier son équilibre. Avec Velvoski et Nikolaïev, Platonov met aussi au point la méthode d’accouchement dite "psychoprophylactique" (sans douleur). Et pendant ce temps, J.H. Schultz élabore en Allemagne son "Training autogène", inspiré des anciennes techniques d’hypnose d’Oskar Vogt (1900). Aux États-Unis, les travaux géniaux de Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901, bouleversent les conceptions de l’Hypnose et de la Thérapie en général. Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley, membres de la fameuse École de Palo Alto, le considèrent comme le " père de la Communication moderne ". L’Hypnose Ericksonienne est née (1937) et va grandir grâce aux élèves d’Erickson tels de Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi, qui va s’intéresser à ses fondements psychobiologiques. La pratique de Milton Erickson sera également aux origines de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder, dans le milieu des années 1970. - 1979, Daniel L. Araoz, célèbre sexologue et hypnothérapeute, baptise cette forme de hypnotique : "Nouvelle Hypnose". A la époque, des gens comme les docteurs et Godin, et surtout Alain Cayrol -qui fut le Enseignant français certifié en Hypnose et en PNL, avec l’appui de Jeffrey Zeig, travail même Malarewicz premier Ericksonienne Richard Bandler et John Grinder- importent cette "Nouvelle Hypnose" en France. - 2001, Olivier Lockert, président de l'Institut Français d'Hypnose Ericksonienne présente dans le livre "Hypnose" l'utilisation des outils de l'Hypnose Ericksonienne dans un esprit résolument humaniste. Les ouvrages qui suivront (Core Gem, HypnoPoches, etc.) continueront de présenter ce qu'il convient désormais d'appeler "Hypnose Humaniste", une philosophie globale de vie, basée sur l'utilisation des différents états de conscience que nous vivons tous, la compréhension des croyances qui génèrent notre perception de la vie, et un but majeur : retrouver l'Unité, tant au niveau personnel que humain. A la découverte d'un Monde Nouveau : le vôtre ! MILTON ERICKSON "Milton Erickson fut le plus grand hypnotiseur de tous les temps" - Chertok [Extraits du livre "Hypnose" d'Olivier Lockert] Milton Hyland Erickson (1901-1980), psychiatre et psychothérapeute américain, a personnellement souffert de diverses maladies et problèmes physiques : il était dyslexique, ne pouvait percevoir les rythmes et la hauteur des sons, il ne voyait vraiment bien que la couleur violette, qu’il adorait et utilisait beaucoup, etc... Une vie de souffrance et de combat contre la maladie a sans aucun doute participé à forger sa personnalité obstinée, inventive, et probablement -paradoxalement- à lui donner un grand sens de l’humour. A l'âge de 17 ans, il est donc frappé par la poliomyélite ! Furieux d’avoir entendu le médecin annoncer à sa mère que son fils mourrait sans doute avant le lever du jour, il mobilise toutes ses ressources et réussi à survivre jusqu’à l’aurore… Toutefois, aux premiers rayons de soleil, il sombre dans un profond coma, trois jours et trois nuits durant, qui le laissera entièrement paralysé. Il "profitera" de cette immobilité forcée pour aiguiser un sens de l’observation déjà développé. La légende raconte qu’un jour, alors qu’il avait été mis à reposer sur le rocking-chair habituel, face à la fenêtre, il fut pris d’une si grande envie de pouvoir revoir les travaux de la ferme familiale que son fauteuil finit par se mettre à basculer !... Surpris et sans doute plein d’espoir, il se mit à travailler sur cet effet de l’imagination qui avait bel et bien réussi à faire bouger son corps paralysé. Milton Erickson venait de redécouvrir l'activation idéomotrice de l'Hypnose de Bernheim. Un an plus tard, il était debout ! Six mois après, il partait seul en randonnée, en canoë, afin de prouver à ses parents sa Santé retrouvée. Erickson, jeune médecin, étudie d'abord l'Hypnose classique, qui le déçoit par son manque d'adaptabilité. Il met alors en place sa propre "façon de faire", loin des inductions ritualisées et autoritaires de l'époque. Il travaille d’arrache-pied, embauchant tôt le matin, débauchant tard dans la nuit après avoir passé un moment avec sa femme... à épurer les notes de ses consultations de la journée : il veut extraire de chaque phrase, de chaque mot, l'essence active, la puissance de Changement... et purge l'inutile ! Il trouva tout de même le temps de faire huit enfants. Dans le milieu des années 1950, Milton Erickson dû prouver sa compétence éthique et scientifique devant le "Conseil de l'Ordre des Médecins" de l'époque, qui trouvait étrange sa pratique et voulait le radier !... Comme quoi... Erickson fit ses preuves et sorti victorieux de cette confrontation qu'ont encore parfois à subir nos praticiens modernes. A l'âge de 50 ans, la poliomyélite le frappe à nouveau, ce qui est quand même aussi un phénomène peu courant et qui a participé à sa "légende"... car il s’en guéri à nouveau ! Erickson gardera toutefois les séquelles de cette deuxième crise jusqu’à la fin de ses jours : à la fin de sa vie, il ne se levait plus que pour passer de son fauteuil roulant à son bureau, son bras droit était presque complètement invalide, son dos le faisant énormément souffrir, son corps balançait de gauche et de droite spontanément et il avait de la peine à parler, ce qui lui donnait cette voix grave et rocailleuse si particulière. D’un naturel joueur et curieux de la vie, Erickson utilisait son corps et ses différences. Il prenait plaisir à plaisanter avec ses patients, à expérimenter avec eux de nouvelles approches. Margaret Mead, femme de Gregory Bateson, tous les deux proches amis de la famille Erickson, affirme n’avoir jamais vu Milton Erickson utiliser deux fois la même technique sur deux cas pourtant d'apparences semblables... Et il aurait vu quelques trente mille patients dans sa carrière ! Aujourd’hui la pratique de l’Hypnose Thérapeutique a considérablement évolué. On gardera de Milton H. Erickson la mémoire d’un pionnier, d’un découvreur, doué du caractère et de la même ténacité qu’un Fernand de Magellan de l’Esprit. Comme ce dernier, ce sont ses élèves et amis, Jay Haley, Ernest Rossi, Jeffrey Zeig et d’autres, qui ont fait connaître son œuvre et l’ont fait grandir… Le Chemin est désormais ouvert. Et il n’attend que vous ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Infirmier_de_secteur_psychiatrique Infirmier de secteur psychiatrique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Aller à : navigation, Rechercher Sommaire [masquer] • • • • • • • • • • 1 Origines de la profession 2 Du gardien vers l'infirmier en psychiatrie 3 Le premier diplôme d'infirmier national de la psychiatrie 4 L'infirmier de secteur psychiatrique (ISP) 5 Vers le diplôme d'état infirmier (DEI) 6 La transition 7 Liste des établissements autorisés 8 Résumé des différentes évolutions de la profession : 9 Source o 9.1 Articles connexes 10 Bibliographie o 10.1 Liens externes Origines de la profession [modifier] Avant la révolution ceux qu'on appelaient fous , du moins ceux les plus dangereux , étaient emprisonnés et enchaînés avec les prisonniers de droits communs . Ainsi lors de la prise de la Bastille on y trouva 9 personnes dont 3 fous qui furent promenés dans tout Paris avant d'être remis dans une autre prison . Cet historique lourd allait continuer , malgré le fait qu'il fut décidé de loger les fous dans des lieux plus adaptés avec du personnel spécifique pour s'occuper d'eux . Jean-Baptiste Pussin (Lons le Saunier 1746 , Paris 1811) est considéré comme le symbole historique de l'infirmier en psychiatrie . Il avait été soigné à Bicêtre pour une adénite tuberculeuse fut , comme souvent c'était le cas , employé dans cet hôpital avant d'être surveillant des aliénés . Il entrepris le médecin Pinel (1745 1826) d'enlever les chaînes aux malades mentaux . Les mots de gardiens , ou de gardes chiourne définissaient les personnels qui s'occupaient des aliénés . Le plus souvent le personnel était recruté pour leur force physique dans la paysannerie locale pour la province , voir des déliquants à qui on offrait pas le choix et même les forts des Halles pour les malades difficiles de Villejuif . Ce personnel souvent illettré , sujet à l'alcoolisme , organisa pour le meilleur et pour le pire la vie des malades mentaux . Jean-Baptiste Pussin recrutait parmi les malades guéris et les convalescents . Les malades (généralement dans ces lieux à vie), les médecins comme les reste du personnel vivaient en autarcie dans les grands asiles trop souvent surpeuplés (environ 4400 malades à l'hopital psychiatrique interdépartemental de Clermont de l'Oise entre 1934 et 1939 par exemple) dans lesquels on travaillait de génération en génération . Il faudra attendre l'arrivée de traitements efficaces réduisant notablement les troubles et la mise en place de la politique de secteur géographique(1969) et le courant désalièniste soutenu par beaucoup de ces infirmiers de secteur psychiatrique , pour voir les choses évoluer . Du gardien vers l'infirmier en psychiatrie [modifier] Il faudra attendre avril 1907 pour qu'un arrêté définisse un diplôme d'infimier de secteur départemental en psychiatrie . Le premier diplôme d'infirmier national de la psychiatrie [modifier] Après la deuxième Guerre mondiale le courant désaliéniste , et l'arrivée de traitements comme le Largactil utilisé pour la première fois à Sainte-Anne allaient modifier profondément la psychiatrie . Le premier diplôme d'infirmier en psychiatrie aura lieu en 1955 . Toutefois la vie des malades et du personnel était toujours cantonnés dans les asiles . La mixité n'existe pas . Le port de la blouse blanche est arboré avec fierté . Le cadre unique : Les infimiers en psychiatrie sont les seuls personnels à exercer dans les services . Ils exécutent toutes les tâches : ménage , repas , soins , organisation d' ateliers embryons de ce qui deviendra l'ergothérapie pour les services de psychiatrie. Il faudra attendre longtemps (début des années 1980) pour voir apparaître les agents des services hospitaliers (ASH) , aide soignants etc .. L'infirmier de secteur psychiatrique (ISP) [modifier] La remise en cause des grands hôpitaux psychiatriques vivant hors du temps , est en marche sous l'action du Dr Bonnafé. Désormais les patients seront suivis près de chez eux : C'est la politique de secteur (1969) . La mixité commence aussi à faire son chemin dans les services de psychiatrie tant au niveau des patients qu'au niveau infirmier . Les infirmiers de psychiatrie deviennent infirmiers de secteur psychiatrique à savoir qu'ils travaillent sur un secteur géographique précis , suivent les malades également en visite à domicile , dans des structures extrahospitalières : Dispensaires , hôpitaux de jour , puis dans les centres médicopsychologiques (CMP) , centres d'accueil à temps partiel (CATTP) , appartements thérapeutiques etc ... ce à quoi il faut ajouter des interventions dans le cadre de la psychiatrie de liaison, etc ... Le cadre unique cède le pas . Les courants désalinistes agitent le milieu infirmier . Le port de la blouse est lui même sujet à controverse . Des petites structures se mettent en place comme ces services de psychiatrie dans les hôpitaux soins généraux devenus lieux de référence pour la politique de secteur . Le fait qu'il existait deux diplômes d' infirmiers , le passé asilaire trop lourd , la forte poussée de médicalisation , de nouvelles tâches , sonnèrent le glas de la filière spécifique pour la psychiatrie avec les réformes de 1992 . D' importants mouvements eurent lieux , refus d'accueillir et d'encadrer des élèves infirmières , manifestations d' infirmiers de secteur psychiatrique de 1997 pour obtenir l'équivalence DE/Psy . La Fédération Nationale des Infirmières (FNI) opposée à toute équivalence DE/ PSY eut gain de cause auprès de la cour européenne de justice et du conseil d'Etat. Le diplôme fut toutefois reconnu Diplôme d'Etat d'Infirmier de Secteur psychiatrique (DEISP) . Il n' y a donc plus de formation spécifique d'infirmiers de secteur psychiatrique . La profession est incluse dans le projet de loi de l'ordre infirmier. Dans les services de psychiatrie les infimieres DE et les infirmiers de secteur psychiatrique coexistent donc toujours . Mais la profession d'infirmier de secteur psychiatrique est donc depuis considérée comme "cadre en voie d'extinction" par l'administration . Un seul diplôme unique d'infirmier (DEI)le Diplôme d'Etat Infirmier incluant la psychiatrie reste en cours . Vers le diplôme d'état infirmier (DEI) [modifier] Après les réformes de 1992 un seul diplôme subsite en France celui de diplôme d'état infirmier (DEI) . Il inclut des modules et des stages en psychiatrie . La transition [modifier] le rapport Piel Rolland de Juillet 2001 montre que la transition entre les ISP en voie de disparition et les IDE ne s'est pas toujours bien effectuée . La non reconnaissance Psy/DE provoqua une grave crise de recrutement et de compétences, des départs massifs via les retraites plus ou moins anticipées des ISP, une véritable démission de nombreux ISP (travail de nuit par exemple) au sein des services . Les problèmes de formation , de compagnonage , d'expérience , de sécurité dans les services de psychiatrie , de spécialité , font débat . Liste des établissements autorisés [modifier] La loi n° 99-641 du 27 Juillet 1999 , article L.474-3 énumère les lieux d'exercice de la profession d'infirmier pour les infirmiers titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique : • • • • • • • • • • syndicats interhospitaliers . établissements de santé privés participant au service public hospitalier . centres spécialisés de soins aux toxicomanes . établissements de santé des armées . institution nationale des invalides. services et établissements relevant du ministère chargé de l'Education Nationale . services de médecine du travail et services de la protection judiciaire de la jeunesse établissements de santé privés recevant des patients souffrant de maladies mentales, ou dispensant des soins de longue durée. établissements et services sociaux et médico-sociaux mentionnés à l'article 3 de la Loi n° 75-535 du 30 juin 1975 modifiée relative aux institutions sociales et médicosociales . établissements et services mentionnés à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées . Résumé des différentes évolutions de la profession : [modifier] • Circulaire du 4 avril 1907 : Passage de l'état de gardien à celui du dipôme d'infirmier de secteur départemental en psychiatrie . • Arrêté du 26 mai 1930 : nouvelle formation sur 5 ans pour le diplôme d’infirmier des asiles d’aliénés de l’Etat Français. • Arrêté du 3 février 1949 : l'exercice d'infirmier psychiatrique se limite aux seuls hôpitaux psychiatriques . • Arrêté du 3 juillet 1955 : premier diplôme national d'infirmier en psychiatrie . formation avec 120 heures de cours sur deux ans . • Arrêté du 12 mai 1969 : les infirmiers en psychiatrie deviennent infirmiers de secteur psychiatrique (ISP). • Arrêté du 16 février 1973 : la formation est portée à 28 mois avec des stages en hôpital général et structures extra hospitalières . • Arrêté du 26 avril 1979 : 33 mois d’études . Tronc commun en première année avec la formation IDE • Décret du 23 mars1992 et arrêté du 30 mars 1992: Fin de la formation spécifique pour la psychiatrie . le Diplôme d’Etat Infirmier (DEI) reste le seul diplôme en cours . • Décret du 29 décembre 1999 : Le diplôme des infirmiers de secteur psychiatrique encore en place devient Diplôme d'Etat d'Infirmier de Secteur Psychiatrique . Source [modifier] Groupes de travail psychiatrie secteur Fontainebleau-Nemours Articles connexes [modifier] • • • • • Jean-Baptiste Pussin Philippe Pinel Psychiatrie Ordre infirmier Histoire de la Folie Bibliographie [modifier] • "Psychiatrie et soins infirmiers", Michel Hanus,Éd: Maloine, 1999, Coll. Diplômes et études infirmiers, ISBN 2224023901 Liens externes [modifier] • • • • SERPSY site sur la psychiatrie et forum d'échange ACpsy site sur la psychiatrie et forum d'échange Centre hospitalier Saint Anne CHI de Clermont de l'Oise • • • FNI Fédération Nationale des Infirmières CNMP Services de psychiatrie du Ch de Nemours Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Infirmier_de_secteur_psychiatrique » http://www.infirmier-general.com/ide_psy.html