L`insecurité routière
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L`insecurité routière
Des mots sur les maux, des avis sur la vie PRIX : 1,52 EUROS PLAISIR et SECURITE HAUTE-NORMANDIE Av r i l la conduite, page 6 NUMERO 50 2 0 0 3 page 8 UN ESPACE AUX LIBERTÉES & AUX RISQUES MULTIPLES ACCI D ENTS : STOP ! SURLAROUTE,ONN’ESTJAMAIS TROP PRUDENT page 14 l’insécurité SOMMAIRE page 2 à 5 page 6 à 15 routière Edito, écrits... Dossier : - La conduite, plaisir et sécurité - Un espace aux libertés et aux risques multiples - Accidents : stop ! Sur la route, on n’est jamais trop prudent page 9 à 12 page 16 à 17 page 18 à 19 page 20 Cahier spécial... Asso... Brèves, Agenda Bd, ours, numéros utiles le de journa l l’écrit sa nt é , 3 2 r u e d e F o n t e n e l l e 7 6 0 0 0 r o u e n 2Ecrits n u m é r o 5 0 - a v r i l p a g e Edito E D I T O E D I T O EDITO EDITO EDITO EDITO EDITO EDITO EDITO EDITO EDITOEDITOEDITOEDITO Insécurité et violence routière STOP ! – Halte-là ! Diton ici et là. Sujet extrêmement médiatisé ces derniers mois, à débattre jusqu’à ce que les attitudes et les images changent. Enjeu. Accidents de la route et forte mortalité, la France est le mauvais élève de l’Europe et le prix payé par les jeunes le week-end est fort. Trop fort et injuste : les jeunes sont l’avenir. Ceinture de sécurité non mise, oubli du casque, vitesse excessive ou inadaptée au trajet, prise d’alcool, de cannabis ou de médicaments, non-respect des distances de sécurité, refus de priorité, mauvais état des routes, goût du risque, confusion entre plaisir et danger… La liste est longue et non exhaustive. Attention à soi, aux autres. Respecter les règles… Au pays de la sécurité routière, on veut comprendre. La faute à qui ? Les jeunes, les personnes âgées, les rouleurs, les autres ? La faute à quoi ? L’alcool, les voitures surpuissantes ? Pourquoi ne fait-on pas attention ? Chercher du côté des mentalités… Objectif : diminuer les tués et blessés sur la route, se mobiliser et agir sur les comportements. Chercher des réponses à une situation insupportable. Parler du sujet de la violence routière sans stigmatiser. Éviter l’écueil de la moralisation. L’enjeu était à la hauteur de l’urgence : Réfléchir ensemble. Pour ce n°50 de notre journal, Globules s’est entouré d’experts qui ont voulu ouvrir le débat pour comprendre, et ont souhaité que des jeunes prennent leur part sur un sujet qui les concerne. Que pensent-ils du sujet et comment en parlent-ils ? Donner la parole et construire avec eux le journal : rédaction, ateliers photos et reportages. Un regard. Ecouter ceux qui sont la cible des multiples campagnes de prévention. Accepter ce ton « cru », curieux et sincère de nos reporters. Les lycéens de Brémontier-Merval sont d’abord allés enquêter du côté du plaisir de conduire. Ils ont rencontré un pilote automobile qui nous parle de sa passion autant que de sécurité et d’apprendre à conduire bien. Les reporters de Gaillon ont rencontré un psychanalyste qui nous parlent des états limites entre plaisir et conduites à risques. Enfin, les lycéens de Barentin sont allés au tribunal de Rouen interviewer la substitut du procureur : prévention, sanction ? Elle nous parle de vigilance et du besoin de surveillance. Découvrez dans les pages centrales les affiches « choc » réalisées par l’’atelier photo du lycée de l’hôtellerie. Pour parler de la conduite, il fallait un comité de pilotage, ses membres pensent que « l’idée d’un journal qui laisse des jeunes acteurs , sans les instrumentaliser » est une « initiative positive » «une réponse à l’hécatombe du samedi soir » et « un bon outil de formation personnelle et sociale ». « On se laisse bousculer par des jeunes qui ne disent pas toujours ce qu’on aimerait les entendre dire », et on apprécie la «qualité de leur travail et les messages des affiches». Enfin, « il était nécessaire de parler du plaisir ». Un mot-clé : respect, mot clair, citoyen. Pour que chacun modifie son comportement au volant. Bien conduire et bien se conduire… Bonne route à tous. 2 0 0 3 Pêle-mêle PELE-MELEPELE-MELEPELE-MELEPELE-MELE PELE-MELE PELE-MELE PELE-MELE PELE-MELE PELE-M Futur Je serai très adroit, savoir regarder à droite et à gauche, connaître le sens de la route et être prudent et je prendrai mes responsabilités. Romuald Vertrez, 3èG Collège Cervantès, Vernon la France La France est réputée pour son manque de civisme d’automobiliste à automobiliste mais aussi d’automobiliste à piéton, notamment lorsqu’il s’agit de les laisser traverser. Ce manque de courtoisie n’existe pas chez nos voisins anglais ou allemands. J’en ai été témoin il y a peu de temps alors que je visitais l’Allemagne, je me suis trouvée derrière un automobiliste qui, non seulement s’est arrêté comme il se doit pour laisser traverser une personne âgée sur un passage clouté, mais qui est descendu de voiture pour la faire traverser en toute sécurité. Ça m’a vraiment impressionnée. Il serait temps que l’on prenne modèle sur nos voisins et respecter les autres de quelque façon que ce soit. Catherine, Le Plaît Dire D’Ecrire l’insécurité routière légère La sécurité routière, un mot à ne pas prendre à la La route est un danger permanent. Chaque personne de tout âge trouve la mort chaque jour sur les routes. Une mère de famille fatiguée heurte un arbre sur une nationale, trouve la mort et laisse trois enfants derrière elle. Un jeune diplômé de médecine revient de boite de nuit et n’a pas vu le virage, il est tué sur le coup. Il aurait pu lui-même sauver des vies… Un ingénieur épuisé n’a pas vu le panneau STOP qui lui coûtera la vie. Dire qu’il faisait lui même des modifications sur les freins d’une voiture qui allait être mise en vente. Car ces personnes ne sont que des exemples, restez vigilants sur les routes, c’est une questions de VIE ou de MORT. Christine Ternat avec Jean Pierre Boulet, Yannick Caurel, David Durand, Marie-Hélène Labat, Jean-claude Pellerin, Mr Pruneta, Jean Pierre Sageot, Bruno Tellier et LouisMichel Wolf. Julie Kinsman, Collège Cervantes, Vernon le journal de l’écrit santé n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e 3Ecrits p a g e MELE PELE-MELE P E L E - M E L E PELE-MELEPELE-MELEPELE-MELE La vitesse… La vitesse est un moyen d’évasion qui nous permet d’oublier tous les problèmes de la vie quotidienne mais tout en sachant qu’il faut savoir rester dans le raisonnable et les limites de la loi. Ne pensez-vous pas qu’il faudrait plus d’espaces créés pour les gens ayant énormément de plaisir pour la vitesse. Conduire = plaisir, évasion, envie, silence et moment de tranquilité. Natacha, Ifsi Croix Rouge Peur Paat & Asem Témoignage je faisais la route depuis des années... On a vite fait d’avoir peur en voiture. On rentrait d’une réunion entre amis. On riait encore au souvenir de cette soirée. J’ai regardé à gauche avant de tourner à droite sur le boulevard. La seule voiture qui venait avait son clignotant pour signaler son engagement dans le tunnel. Aussi, j’ai foncé. La bonne femme a changé d’avis et m’est rentrée dedans. J’avais les cheveux longs. Elle a conclu que j’avais fumé un pétard. Elle venait de quitter un restaurant. J’ai voulu qu’elle appelle la police afin de passer un contrôle d’alcoolémie. Les flics au téléphone m’ont fait comprendre que si je les dérangeais, je le paierai aussi. Vu ma tête, je me suis dit que c’était pas la peine d’insister. Petite bourgeoise belle voiture, ou chevelu vieux tacot, j’étais perdant sur les apparences. On s’est tiré dégoutés après avoir fait le constat. Elle était plus près du 100 que du 50 à l’heure, ça aussi ça me dégoûte. La justice n’est plus qu’un mot. Quelques jours plus tard, sur le même boulevard, j’attendais que le feu passe au vert. Une voiture a franchi le terre plein central, défoncé la voiture de devant et atterri à notre droite. Les types en sont sortis et ont disparu en 30 secondes. Juste retour des choses peut être. J’ai été jeune et con, je me souviens qu’un soir j’y ai laissé mon permis. On y pense et on oublie, c’est ce qui permet de poursuivre . Eric, Studio GELA, Rouen La dernière fois que j’ai pris la voiture, c’était un samedi matin à 7 h pour me rendre à mon travail. C’était au mois de février, il avait gelé mais je faisais la route depuis des années de Duclair à Rouen et rien ne laissait présager de difficultés spéciales ce matin là. Comme d’habitude je sors la voiture du garage un peu bruyamment, car il faut remonter la pente et j’avais toujours peur de ne pas accélerer assez ! J’allume l’auto-radio et me voilà partie. Pour une fois, je n’allais pas être en retard, inutile de foncer. Arrivée à la Vaupalière, une voiture venant de face zigzague devant moi, elle semble ne plus avoir aucune adhérence à la route et c’est le face à face. Ensuite, je sens ma voiture faire un demi tour sur elle même. Elle butte sur une haie pour finir sa course dans un abri-bus en ciment. C’est le trou noir, je ne me souviens de rien. Depuis, je n’ose plus conduire, prendre un volant pour moi c’est l’angoisse. Cette personne roulait à 100 à l’heure sur une route de campagne, sur une chaussée verglacée en roulant à 50 km/h comme moi, le choc aurait été beaucoup moins violent. Inconsciemment, les gens ne pensent qu’à leur petite personne, au malus de leur assurance. J’espère arriver à surmonter cette peur, car sans voiture c’est le manque d’autonomie. Christiane, Le Plaît Dire D’Ecrire l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t s a n t é 4Ecrits Acrostiches n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 p a g e ACROSTCIHEACROSTICHEACROSTICHE ACROSTICHE ACROSTICHE ACROSTICHEACROSTICHE ACROSTICHE enfant n Instinct es-tu là ’u d in t s e d e l r N e g Chan avec indifférence ructrices Suaîrvtrivereétesaitt facile? . plus Rouler de substances dest ie Engagé sur le pa ardu. Conne au volant ssage clouté, la Imbibé sans connaître la vnge Utile plus que ja accélère. Mourirer que le monde cha s Regarde avant mais de se méfier. de traverser m Espér respecter les règle Instinct, seras-tu ême, surtout, au Tueur en série suffisant pour me sauvegarde feu vert. Savoir GELA, Rouen au volant de r? udio Philippe D, St teMpsage Or onsabilité iRresp ceinTunrge Sa Axelle Potor Entendrons-nous vo le moteur de laitures produites en série. bête qui nous tu era ? Eric, Studio G ELA, Rouen Ennemis du volant Paat & Asem Dico La drogue et l’alcool sont des ennemis du volant . Conscience et respect de tous. Si vous buvez ne conduisez pas. Où allez vous, si pressé ? Carolina, Education et Formation, Rouen Pour moi le permis de conduire c’est la liberté de bouger en voiture mais aussi être responsable et respecter le code de la route, mais surtout être vigilant (ne pas boire d’alcool avant de conduire). Drucilla, Pioupou, Maëva, Lul et Julo, Collège Cervantès, Vernon billet d’humeur Prendre la route « Prendre la route », comme on dit. C’est bien ce que certains semblent faire. Ils l’ont prise et ne comptent ni la rendre ni en céder le passage. Au volant de leur auto ils ont des tas de mobiles et pas d’alibi pour leur divers crimes : refus de priorité, limites dépassées, feux grillés, piétons écharpés. Leur auto-mobile, c’est toujours le même : être à l’heure, ne pas perdre de temps, aller plus vite. « Zombis » de la route n’ayez pas de doute, ils ont oublié la clef de voûte des consignes de sécurité. Ils posent la main sur le volant de leur véhicule et là, c’est la fin de tout scrupule. Désincarnés, comme drogués, ils se réveillent que sous le choc. Choc du « poc » sur le carosse. Electrochoc de la mort d’un autre. Overdose quand c’est la leur en cause. Le petit accident qui ne fait que froisser le métal, ça leur fait pas mal. Ca les froisse eux dans leur moral, pas leur morale. Ce n’est pas à eux-mêmes qu’ils s’en prennent, mais au lambin, au distrait qu’ils ont harponné. Celui-là, ils le tiennent, ils le lâcheront pas. Ils vont lui faire cracher le constat à torts partagés, aux torts complets si l’on est timoré. Ils hurlent, ils postillonnent et gesticulent, repartent, toujours sûrs de leur bon droit. Valérie, Le Plaît Dire D’Ecrire le journal de l’écrit santé n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é Poèmes POEMESPOEMESPOEMESPOEMESPOEMES POEMES POEMES POEMES POEMES POEMES P O E M E S Les autres 5Ecrits r o u t i è r e p a g e Slogans Avoir un accident un jour, c’est être choqué toute la vie C’était un beau jour de printemps On pensait que l’on avait le temps C’était sans compter sur les autres ! Jérémy 3ème 1 Collège Louise Michel, Saint Etienne du Rouvray On adorait la moto ensemble, Et soudain quand la terre tremble Celui à qui l’on pense c’est l’autre Ce camion qui a fauché notre amour Et nous l’a enlevé pour toujours Juste parce qu’il ne regardait pas au bon endroit N’a pas été rattrapé par la loi. Réduisons ensemble les morts sur la route en respectant les autres Tu es parti, moi je reste, Avec le temps qu’il me reste, A faire sans toi ce que l’on voulait pour nous. Blandine Anderson, 5èA Collège Salmona, Tréport Respectez les autres Soyez plus prudents Berisha Valbona, Education et Formation, Rouen C’était sans compter sur les autres ! Savoir conduire, c’est faire attention à la vie et à la vie d’autrui. Anonyme, Ifsi Croix Rouge Hauduc Sylvie, EAS, Ifsi Croix Rouge Vite, vite... Vite plus une minute à perdre ! Osons conduire comme des fous, Ivres de vitesse Tuons, tuons, tarés que nous sommes Urgence il y a Retard moi je connais pas Essence ou gasoil à volonté, Sans gêne même si le sang doit couler. Les cheveux au vent, Au volant d’un cabriolet L’avait l’air moins belle La tête dans le fossé. La voiture, armure moderne La route, champ de bataille Et les hommes au milieu de tout ça. Si fragiles soudain…. Eric, Le Plaît Dire D’Ecrire l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t THEMESTHEMESTHEMES THEMES 2003 1 «Le silence, les complexes» 3 «justice/injustice» 5 «humour, sagesse» janv/février, n°49 «L’insécurité routière» mars/avril, n°50 4 mai/juin, n°51 septembre/octobre, n°53 2 6 «l’avenir de la planète» été, n°52 «sida, les sexualités» novembre/décembre, n°54 Appel au suivant Globules , juin 2003 : « Justice & injustice » - n° 51 « c’est pas juste !» Nous sommes tous sensibles à la justice et à l’injustice mais …qu’est-ce, au juste, que la justice ? Jalousie, vengeance, différences ou préférences… Des lois écrites et votées par des hommes pour ne pas faire justice soi-même, pour trouver des solutions aux conflits, pour régler les violences et éviter les guerres… Une justice pour pouvoir vivre en paix, des lois pour tous pour que la liberté des uns n’empiète pas sur celle des autres. Liberté- Egalité-Fraternité. Au pays des Droits de l’homme, la Loi doit être la même pour tous. Famille, école, travail, vie sociale et Justice… Quelle est la place de la Justice aujourd’hui ? Qu’en pensez-vous ? Points de vue, définitions, dico, poèmes, témoignages, humour ou humeur, il y a une rubrique pour vous. A vos crayons…Ecrivez, dessinez… avant le 20 mai 2003. Journal Globules, 32 rue de fontenelle 76000 Rouen – tél 02 35 07 45 85 – fax 02 35 07 45 82 - [email protected] - s a n t é 6 Dossier n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 n u m é r o Apprendre a conduire bien 5 0 , Globules : cette expérience vous a-t-elle servi ? que diriez-vous à des jeunes ? Jean-Luc Thérier : le Dakar dans le désert, à 150km/h, p a g e c’est immense… on roule à la boussole, on est à fond. Je dirais qu’on peut faire le Dakar pour s’amuser, avec toute la sécurité de l’organisation… Brémontier Merval Globules : à votre avis, qu’est-ce qu’une voiture où l’on se sent en sécurité ? Jean-Luc Thérier : cela dépend, pour cer- la conduite : taines personnes, ce sera une voiture qui tient la route et qui ne dérape pas. Pour moi, le plus important est d’être bien assis et d’être bien placé par rapport au volant. Il faut se sentir en confiance. Pour être bien, il faut pouvoir avoir le haut du volant bien en main avec le bras presque tendu et être bien dans son dossier que l’on ne soit pas obligé d’en bouger pour conduire. Il faut, en cas de choc, que l’on soit le mieux possible dans sa position, et maintenant, les volants sont réglables et s’adaptent au conducteur. Il faut aussi que la ceinture soit bien positionnée, qu’elle ne fasse pas mal au cou. Il y a eu beaucoup d’évolutions dans les voitures. La position, c’est hyperimportant. Il faut être bien… PLAISIR&SECURITE Des 24h du Mans au Dakar, Jean-Luc Thérier a couru durant 21 ans sur les circuits et dans les rallyes. Après un accident sur le Dakar, Jean-Luc Thérier s’occupe aujourd’hui de l’organisation de rallyes avec son fils. Qui mieux que lui -, pouvait nous parler tout à la fois du plaisir de conduire et de sécurité ? Globules : avez-vous déjà eu peur de la vitesse ? Jean-Luc Thérier : en voiture, j’ai peur des autres. J’ai beau- coup plus de peurs sur la route qu’en course. Vous verrez, quand vous conduirez… Même si on conduit très bien, il faut conduire en fonction des autres. Si celui qui est devant vous met son clignotant à droite alors qu’il va tourner à gauche, et si on doit le doubler, ça peut « cartonner »… Je n’ai jamais eu peur durant une course. C’est vrai qu’on peut se donner des frayeurs, qu’une fois arrivé, on se dit qu’on a vraiment eu chaud, mais attention ! La peur nous fait perdre nos réflexes. Il y a aussi des gens qui ne sont pas sérieux, comme ceux qui roulent dans le brouillard (il y en a encore eu ce matin) et qui ne respectent pas les limites de vitesse, il y a les camions qui nous poussent à aller plus vite et qui klaxonnent… Ceux-là ne se rendent pas compte ! Il faut connaître les distances de freinage et savoir qu’à 120km dans le brouillard, il est impossible de s’arrêter en 5Om. Moi, quand il y a du brouillard, je sors de l’autoroute et je prends la nationale, parce que, sur l’autoroute, quand il y en a un qui «tape», ce sont 50 qui «tapent» ! Globules : vous est-il arrivé d’avoir des accidents (avez-vous déjà fait des tonneaux) ? Jean-Luc Thérier : j’ai eu un accident grave au cours du Dakar 1985, j’étais environ à 220km/h dans le Ténéré, les roues avant se sont bloquées à la réception d’une bosse et la voiture est partie en tonneaux par l’avant. Mon équipier n’a rien eu et moi, après être resté quelques jours dans le coma, j’ai eu un grave problème au bras gauche et j’ai dû arrêter la compétition. Mais je n’ai jamais eu d’accidents sur la route. Je pense qu’il faudrait des endroits qui permettent aux jeunes de se défouler. Ils verraient qu’ils ne sont pas si bons qu’ils le croient. J’en entends beaucoup dire : «je sais freiner, je sais déraper…» et on voit le résultat les lendemains de week-end, dans le journal, il y a beaucoup de jeunes qui font les c…. Sur un circuit, ils pourraient apprendre à déraper, ils apprendraient à conduire sur gravillons, à savoir contrôler leur voiture, à mieux conduire … l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t Globules : quels risques prend-on lorsqu’on roule à 150km/h dans un virage et avec la sono à fond ? Jean-Luc Thérier : il ne faut surtout pas mettre la sono à fond, parce qu’on perd une partie de sa concentration. Et puis, on ne doit pas rouler à 150km/h, c’est interdit. Même sur l’autoroute. Il faut pouvoir être attentif. La musique trop forte, c’est comme avec le téléphone portable, la personne qui parle va réagir différemment, plus lentement, et en cas d’obstacle, elle va freiner trop tard. Globules : quel plaisir avez-vous à conduire une voiture de rallye ? Jean-Luc Thérier : comme dans tout sport, il faut aimer ce que l’on fait : moi, j’aime la vitesse et j’aime déraper, je préfère rouler sur la neige ou sur la terre que sur du goudron. Une voiture de rallye est une voiture préparée, avec des freins, une suspension, une caisse et des pneus spécifiques pour améliorer la tenue de route. Mon plaisir, c’est d’aller vite. Comme dans tout sport de haut niveau, il y a la compétition et mon plaisir c’est aussi de battre les autres. Je préfère les rallyes au circuit parce qu’on ne passe pas toujours au même endroit. Dans les rallyes, les lieux, les revêtements changent… il y a plein de surprises, et on adapte le matériel et la conduite. Globules : avez-vous le même plaisir à conduire une voiture de rallye qu’à conduire une voiture ordinaire ? pouvez-vous nous expliquer les différences ? Jean-Luc Thérier : la conduite n’est pas du tout la même. Si je suis sur une nationale et que je roule à 90km/ h, je vais préférer conduire une voiture de série, c’est plus « cool », parce qu’une voiture de rallye fait beaucoup de bruit, on entend mal, la suspension est plus dure et fait mal au dos. Globules : faut-il avoir de bons réflexes pour conduire ? Jean-Luc Thérier : oui, bien sûr. Mais un réflexe, cela se fait tout seul, c’est un geste automatique qui se fait sans qu’on ait le temps de réfléchir. Il faut avoir appris avant… Globules : lorsque vous étiez pilote de course, aviez-vous des préférences de couleur ou de marque de voiture ? s a n t é l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e n u m é r e p o r t e r s Jean-Luc Thérier : la couleur ? non. Quand on est pilote, on ne choisit pas, on prend ce qu’on vous donne, c’est le sponsor qui décide. On est payé pour conduire, mais on n’a rien à dire. Pour le choix de la voiture, cela dépend des rallyes, le choix peut se faire entre 2 roues motrices ou 4 roues motrices, le choix se fait en fonction de la course. En Corse, c’est mieux avec une « 2 roues » parce que c’est plus léger et qu’il fait sec. Pour ce qui est de la marque ; c’est difficile… Les constructeurs font le maximum et les ingénieurs aussi. J’ai conduit beaucoup de voitures et chaque voiture a son petit truc. Il n’y a pas d’auto qui n’a pas de défaut… Globules : selon vous, qu’est-ce qu’un très bon moteur ? Jean-Luc Thérier : c’est une bonne question. Cela dépend du cou- ple moteur, prenez l’exemple d’un tracteur : à bas régime, le moteur a du couple, il n’est pas obligatoirement très puissant mais il peut tirer de lourdes charges. Dans les voitures de course, on est allé jusqu’à 7 ou 8 vitesses, les constructeurs ont été obligés de mettre des repères digitaux pour que le pilote sache où il en est. Beaucoup reviennent aujourd’hui à une boîte à 5 vitesses. Dans les boîtes séquentielles, on débraye pour la première, après on ne débraye plus, comme sur les motos. Sur les Peugeot, la commande est au volant, comme pour les invalides il y a un anneau au milieu du volant, tu tires et tu changes de vitesse, tu pousses tu rétrogrades. Globules : préférez-vous les petites voitures style « coupé » ou les voitures spacieuses et utilitaires ? Jean-Luc Thérier : certains vont préférer les grandes voitures, d’autres des plus petites et plus sèches. Moi je préfère les petites voitures puissantes. Mais cela dépend de l’utilité que l’on en a, si on a 4 enfants, une voiture spacieuse c’est mieux… Globules : avant, les voitures étaient très solides alors qu’aujourd’hui elles sont en plastiques. Pourquoi et qu’en pensez-vous ? Jean-Luc Thérier : ça, c’est une idée qui n’est pas juste. Avant, les voitures étaient plus lourdes, mais elles n’étaient pas plus solides. En cas d’accident, le danger est lié au poids : plus la voiture est lourde et plus l’inertie joue. Un objet de 4O kg qui s’écrase sur un mur créera plus de dégâts qu’un objet de 20kg. Aujourd’hui, le plastique utilisé pour les voitures dont vous parlez, c’est du Kevlard, c’est le même matériau qui sert à la construction des bateaux, c’est une matière très solide et très légère à la fois, et qui, en cas de choc, est beaucoup moins dangereuse. Ce n’est pas du plastique comme celui des bassines, c’est une sorte de résine, ce sont des couches de toiles collées les unes sur les autres. Ce qui fait que lorsqu’on a un trou, on rebouche. Globules : est-on pilote par plaisir ou pour l’argent ? Jean-Luc Thérier : certainement pas pour l’argent. Et avant que tu gagnes, il faut que tu fasses tes preuves. Très tôt, si vous avez une voiture et que cela vous intéresse, vous pouvez participer à des courses et gagner des prix. Sans voiture, il y a les courses des constructeurs comme le volant Peugeot où - si vous êtes 1er - vous serez pris en charge, avec des prix jusqu’au 20ème. Globules : pensez-vous toujours à mettre votre ceinture de sécurité ? Jean-Luc Thérier : toujours. Je mets ma ceinture avant même de mettre mon moteur en route. Il faut la mettre même pour les petits trajets, et la régler à votre taille. Il faut vraiment mettre sa ceinture… Aujourd’hui, elles sont bien faites et s’adaptent à toute personne. Globules : aimez-vous « être bien », comme dans une maison, dans votre voiture personnelle ? Jean-Luc Thérier : complètement. La voiture, c’est comme une maison, c’est « chez moi ». Globules : pensez-vous qu’on pourrait vivre dans sa voiture ? Jean-Luc Thérier : non, ou alors, c’est un camping-car. On a plaisir à rouler dans une belle voiture, mais de là à y vivre, non. Après 10h de conduite, on en a marre. La sécurité dit qu’il faut s’arrêter toutes les 2h pour faire la pause… le journal de l’écrit santé 7Dossier Globules : le confort peut-il être une sécurité ? Jean-Luc Thérier : non, le confort n’a rien à voir avec la sécurité. On peut avoir une voiture dure qui tienne bien la route et inversement. Par contre, aller vite sur une autoroute avec une voiture « dure » cela devient vite un calvaire ! Le confort peut être un grand débat. Je crois que la sécurité c’est avant tout de l’attention. Je répète que pour se sentir bien il faut être bien assis c’est primordial. Aujourd’hui, toutes les voitures sont fiables. Globules : les dangers des « rallyes » vous fontils réfléchir pour la conduite sur route ? Jean-Luc Thérier : oui, certainement. L’expérience que l’on a en rallye fait qu’on n’a plus envie de faire l’idiot sur route. Personnellement, je n’éprouve pas le besoin de rouler vite en dehors de la compétition et je ne me suis jamais fait retirer un seul point sur mon permis de conduire. Propos recueillis par Emmanuel Angreville, Christophe Brion, Jeffrey Lemonnier, Quentin Martin, Romain Martin, Jean-Charles Monfray, Guillaume Mouquet, Romain Petit, Jean-Baptiste Régentel , David Thillard et Pierre Tranchand, - lycée agricole de Brémontier Merval - Projet en cours... Où se faire plaisir en toute sécurité ! Pour les amateurs de vitesse et de sensations fortes, il est possible de se faire plaisir sur des circuits aménagés. La seule difficulté, c’est de les trouver. Voici quelques pistes … - à la Fresnaye à côté de Lillebonne en Seine-Maritime, il y a un circuit de compétition et d’auto-cross ouvert aux particuliers - vous pouvez téléphoner à Mickaël Vaudry de l’Asso.C4 (06 73 86 78 62) ou à l’Association de Sports Automobiles de Normandie (02 35 74 39 35) pour avoir des renseignements - l’Association Sportive Automobile des DUCS organise en partenariat avec l’Ecole de Pilotage de L’Alpes D ‘Huez des stages de pilotage sur les circuits de l’Oisan situés à Essay dans l’Orne. Renseignements au 02 33 81 73 73 Un projet de partenariat entre la DRDJS et les circuits de karting de Seine-Maritime est en cours d’élaboration. L’idée est de proposer des espaces et des temps d’exploration (trajectoires, vitesse, dérapages…) précédés de phases d’information et de prévention (port du casque, de la ceinture), de connaissance du véhicule, des éléments extérieurs (routes mouillées…). Sur la base d’une convention, des lieux identifiés pourraient donc accueillir des groupes de jeunes, des associations, des classes…. Pour plus d’infos : David Durand, DRDJS, au 02 32 18 15 56 8 Dossier n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 Vivre la route ensemble toute drogue, le cannabis a un effet euphorisant qui fait voir à la personne le monde autrement qu’il est. Le cannabis transforme la réalité… et vous donne de mauvaises informations sur l’environnement. p a g e Globules : au bout d’un moment c’est dangereux ? Mustapha Meslem : bien sûr, c’est dangereux. Depuis le Gaillon… début… même une « taffe », c’est comme l’alcool, même avec un verre, il ne faut pas conduire… UN ESPACE AUX LIBERTÉES, AUX RISQUES MULTIPLES Conduire donne des plaisirs multiples qui portent leur part de risques… Nos reporters se sont interrogés sur ces « états limites » entre plaisir et situations à risques. Risques pour soi, risques pour les autres, risques provenant des autres. Vitesse, consommations d’alcool, de médicaments ou autres produits… Autant de questions qui nous interrogent dans nos comportements et que l’on a posées à M. Mustapha Meslem, expert auprès des tribunaux, formateur au centre de formation du CHU de Rouen et psychanalyste. Rencontre… Globules : quand des jeunes vont en boîte de nuit, ne trouvez-vous pas qu’un d’entre eux ne doit pas boire du tout ? Mustapha Meslem : je suis entièrement d’accord avec vous, cela devrait être ainsi. Légalement, le conducteur est responsable parce qu’il est dangereux de boire quand on conduit. Mais, à mon avis, il faut aller plus loin, il faut au moins 2 personnes qui n’aient pas bu, car que peut faire un conducteur (sobre) seul si les trois personnes qui sont avec lui ont bu ? Globules : que fait l’effet du cannabis sur un conducteur ? Mustapha Meslem : le cannabis a des effets, comme toutes les drogues. La propriété d’une drogue est double : c’est un médicament et un poison. L’alcool - qui est une drogue légale - est un médicament qui peut être utilisé chimiquement pour désinfecter – alors, c’est un médicament -, comme il peut être également un poison en tant que boisson. Quand on vous opère, on vous donne une drogue pour vous anesthésier. Comme Globules : parce qu’on ne maîtrise plus son corps ? Mustapha Meslem : j’entends souvent dire : «je me suis éclaté» ! Eh bien oui, on éclate ses neurones (les cellules du cerveau) et, comme ils ne repoussent pas, l’information nerveuse ne passe plus. Quand on prend une drogue, on pense qu’on est mieux mais ce n’est pas vrai, les garçons restent à 18h30 et les filles comptent les anneaux de rideau, si vous voyez ce que je veux dire. Non, la prise de cannabis ne permet pas d’être mieux. On le pense, on le croit, mais le cannabis a des effets insidieux, les analyses de sang montrent qu’il reste très longtemps dans le corps. Quand vous passez des examens d’embauche, il faut savoir qu’on trouve des traces de cannabis dans le sang plusieurs mois après. Globules : à votre avis, pourquoi dépasse-t-on la vitesse limitée ? Mustapha Meslem : la vitesse, c’est grisant et cela peut être une drogue. Quand on aime la vitesse, on a des poussées d’adrénaline et notre organisme crée des endomorphines… Quelqu’un qui va très vite, et qui doit d’un coup ralentir, ressent un effet d’endormissement, il va ouvrir sa fenêtre pour prendre de l’air et se réveiller. La vitesse, c’est du plaisir. Quand on ne peut pas sortir du plaisir, qu’on a envie d’y rester, il y a problème. Les personnes qui ont du mal à sortir du plaisir ont un problème avec ce que j’appelle la Loi intérieure… Il y a la Loi extérieure qui est la Loi Sociale - la même pour tous, celle que la société donne. La Loi intérieure est celle qu’on a à l’intérieur de soi. Quand on sait qu’on ne doit pas toucher à quelque chose, on se dit que c’est Tabou - ce qui signifie sacré en polynésien - et ce qui est sacré appartient non pas à la religion mais à l’homme, à la vie. Dans toutes les grandes religions, comme dans toutes les cultures, l’homme doit respecter la vie, il lui est interdit d’atteindre à la vie, à la sienne et à celle des autres. Sans respect de la vie, il n’y a pas de vie. Les interdits existent bien sûr en fonction des époques et de l’Histoire et les interdits (inter-dit) sont également donnés par les parents qui les ont euxmêmes reçus de leurs ancêtres. L’enfant qui grandit sans tabou, sans respect de la vie, sans cette loi intérieure, n’a pas de limite. Quand il se retrouve devant quelque chose de prohibé (interdit), il ne comprend pas et il n’acceptera pas. Les lois extérieures qui limitent nos actes et nos «dires». Conduire, c’est utiliser un objet personnel dans un espace commun. Si JE veux faire ce que je veux, si TU veux faire ce que tu veux, et si JE et TU s’en tiennent à cette attitude, ils risquent de s’entretuer. Alors, IL intervient et dit : « pour utiliser votre objet en toute LIBERTÉ, acceptez d’être dans l’EGALITÉ, et ainsi, JE pourrai faire ceci, TU pourras faire cela et ILS seront dans la FRATERNITÉ. Je vous ai évoqué le tryptique de la république, LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ sont des notions essentielles. s u i t e l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t s a n t é p a g e 1 3 . . . n u m é r o 5 0 / a v r i l 2 0 0 3 / n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e Atel i e r photo [ Atelier photo Des mots sur les maux, des avis sur la vie > Affiches réalisées par : Julien Decure, Jordan Levreux, Jennifer Roussel, Julien Korczynski, Alexandra Marssens, Steven Martin, Camille Delos. Lycées de l’hotellerie et de la boulangerie de Rouen > Intervenante : Marie-Hélène Labat, photographe > Remerciement : Madame Seguin, infirmière scolaire Atelier photo le journal de l’écrit san t é l e jo urna l d e l’ éc r i t s a n t é n u m é r o 5 0 / a v r i l 2 0 0 3 / n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e Projet en cours... Plaisirs & Prévention Mickaël Vaudry, passionné de vitesse et de mécanique, a créé l’association Ass.C4 afin de sensibiliser les futurs jeunes conducteurs aux dangers de la route et de la vitesse. Son expérience en tant que participant au Championnat de France de Cross Car D3 (discipline de rallyes cross) l’encourage à vouloir organiser des stages « Plateau Auto » qui auraient pour but de montrer qu’un véhicule puissant mal contrôlé peut devenir une véritable arme mortelle. Une partie théorique aborderait les notions de sécurité telles que les distances de freinage, l’adhérence de la route et des pneus, l’évitement, etc.. et une partie pratique (10mn) permettrait de vérifier très rapidement les notions abordées auparavant. Elle pourrait se dérouler sur deux circuits différents au volant de sa voiture de compétition. Contact : Asso.C4, Mickaël Vaudry au 06 73 86 78 62 ou [email protected] [ [ > voir en page 13 > voir en page 20 Atelier photo le journal de l’écrit santé n u m é r o 5 0 / a v r i l 2 0 0 3 / n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e Initiative... « Nous sommes tous chaque jour concerné par ce problème, quelque soit le mode de déplacement que nous utilisons » Les jeunes du collège Guy de Maupassant de Fleury sur Andelle, se mobilisent depuis la rentrée sur la création d’un jeu afin d’aborder la sécurité routière de manière ludique. 15 jeunes se réunissent tous les mardis et jeudis midi au club santé du collège et au Point Information Jeunesse, afin de réaliser un jeu de plateau abordant des notions de sécurité, législation et citoyenneté sur la route. Il s’agit pour les participants d’évoluer à travers leur village en utilisant différents modes de déplacements : «à pied, en vélo, en roller, en scooter, en voiture, et avec les transports en commun. » Il faut bien évidemment répondre aux questions sur ce thème pour avancer, mais aussi pour valider un permis à point. Les collégiens se sont investis sur toutes les phases de création du jeu (forme, règles du jeu, réalisation des questions) avec comme objectif la présentation et l’organisation de séances de jeux destinées aux autres jeunes du collège avant la fin de l’année scolaire. Quelle belle initiative ! Delphine (animatrice du club santé) et Sophie (animatrice du Point Information Jeunesse) [ Quelques contacts : >Ligues contre la violence routière, Pascal Treffort, représentant Seine-Maritime au 02 35 43 69 66 et Annie Le Blotan, représentante Eure au 02 32 52 14 47 – www.violenceroutiere.org >Fédération Française des Motards en Colère de Seine Maritime, 9, rue Jacques Lelieur, 76000 Rouen, 02 35 08 22 42 – www.ffmc.asso.fr >Ligue de Roller Skating de Haute-Normandie au 02 35 62 45 15 >Ligue de cyclotourisme de Haute-Normandie au 02 32 45 35 06 >Comité Régional de Cyclisme de Haute-Normandie au 02 31 93 47 76 – www.ffc.fr >Allostop, 01 53 20 42 42 ou 0825 803 666, 3615 ALLO STOP et aussi www.covoiturage.com ou www.ecotrajet.com Atelier photo n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e n u m é r e p o r t e r s suite de la page 8... Ainsi, la base de la liberté c’est la légalité du Nous et du groupe. On ne peut pas être uniquement dans le plaisir. On vit avec le plaisir, oui, mais y rester et ne pas pouvoir en sortir, c’est se condamner à la mort. C’est raconter dans l’histoire de Pinocchio qui arrive dans l’île du plaisir… Il ne vivra que parce qu’il s’en sauve. Avalé et recraché par la baleine, il va retrouver ses parents (Gepetto et la fée) et va vivre une renaissance. Il aura compris. Quelqu’un, qui ne peut pas accepter le manque, meurt. Globules : certaines personnes s’enfuient après avoir provoqué un accident. Pourquoi ? Mustapha Meslem : les personnes qui s’enfuient sont celles qui veulent échapper à la Loi. Ce sont des gens qui se croient tout-puissants et qui n’ont pas cette Loi intérieure dont je vous parle. Globules : à quoi pense cette personne ? réaliset-elle, selon vous, qu’elle peut être responsable d’un crime ? Mustapha Meslem : si cette personne réalise ce qu’elle a fait c’est qu’elle a fait du chemin et je dis bravo. Généralement, la Loi dit que c’est un homicide involontaire, mais les associations de parents réclament que cela soit reconnu comme homicide volontaire. Reconnaître qu’on est responsable, c’est déjà un grand effort. Et puis, il y a la personne qui refuse de réaliser ce qu’elle a fait, je pense que c’est une drôle de maladie… Globules : comment va réagir une personne responsable d’un accident lorsqu’elle va se retrouver au Tribunal face à ses actes et face au Juge ? Mustapha Meslem : cela dépend des personnes. Face au Tribunal, soit on prend conscience de ses actes, on veut comprendre ce qui s’est passé, soit on se cherche des excuses et on dit « ce n’est pas de ma faute ». Il est toujours préférable d’être de bonne foi, pour les juges, mais aussi pour soi. Mustapha Meslem : si vous assistez à un accident, qu’il y a un blessé et que vous le laissez, vous êtes responsable de l’avoir laissé sans aide. Vous pouvez être accusé de non-assistance à personne en danger. Si jamais cette personne vient à mourir, vous risquez la cour d’assises. Les peines peuvent aller de 2 à 10 ans, de 10 à 20 ans, on ne peut pas savoir à l’avance. La peine dépendra de la décision du juge et des jurés. Globules : y a t-il plus d’accidents commis par les garçons que par les filles ? Mustapha Meslem : oui, les assureurs le savent bien. Les garçons sont à l’origine de plus d’accidents de la route, c’est pourquoi ils payent plus cher leur assurance. Les garçons ont des comportements plus dangereux sur la route que les filles. Les filles sont beaucoup plus prudentes. Globules : pourquoi les garçons prennent-ils plus de risques que les filles ? Mustapha Meslem : les femmes donnent la vie, elles savent ce que c’est. Cela explique sans doute pourquoi elles agissent différemment. Les garçons qui vont prendre plus de risques sont ceux qui ne sont pas au clair avec la Loi. Ceux qui disent « Moi, je le fais», comme s’ils avaient tous les droits. Ce sont des délinquants qui jouent avec la vie des autres. La vitesse concerne plus les garçons que les filles, toujours pour cette raison, parce qu’ils veulent rester dans le plaisir. Il y aussi l’éducation, on éduque les garçons pour qu’ils se dépensent physiquement et les filles moins, alors elles réfléchissent plus. Enfin, la voiture est comme un utérus. C’est un espace fermé, clos, un espace où l’on s’endort, comme l’espace utérin (comme le ventre de la mère). C’est pourquoi, à mon avis, les garçons sont plus concernés par les voitures. Sur ce sujet, les filles doivent rester des filles et ne doivent pas vouloir ressembler aux garçons. Globules : est-ce que l’effet de groupe joue sur les prises de risque ? Mustapha Meslem : oui. Globules : a t-on le droit (y a t-il une tolérance) de griller un feu rouge lorsqu’on transporte une personne de notre famille qui est en danger ? Mustapha Meslem : non. L’individu qui n’a pas de Loi intérieure est sous l’effet du groupe. II n’ose pas agir pour luimême… Globules : que pensezvous des garagistes qui acceptent de trafiquer les scooters (pour qu’ils aillent plus vite) ? Mustapha Meslem : je pense Absolument pas. Vous n’avez jamais le droit de griller des feux rouges, et je ne vois pas pourquoi vous le pourriez. Même dans le cas d’une femme qui accouche, c’est mieux de mettre au monde son bébé dans une voiture que de risquer sa vie en grillant des feux rouges ! En ce qui concerne les ambulances, c’est juste une tolérance, elles n’ont pas ce droit. que ces garagistes-là sont des délinquants qui jouent avec la vie des autres. Propos recueillis par Sahida Belkacem, Fanta Fofana, Koria Fofana, Maymouna et Fatoumata Niakaté - espace Condorcet de GaillonAnimateurs Stéphane Saboya & Fabien Legras. Globules : quelle peine risque t-on en cas de nonassistance à personne en danger ? le journal de l’écrit 13Dossier santé Atelier photo 14Dossier n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 être prudent, c’est être vigilant pour le tabac rien n’est établi. Dans ces conditions, pourquoi l’interdire ? p a g e Tribunal de Rouen ACCIDENTS : STOP ! SUR LA ROUTE, ON N’EST JAMAIS TROP PRUDENT Mlle Vervier est Substitut du Procureur Général près la Cour d’Appel de Rouen. C’est elle qui a en charge le suivi de l’action menée par les procureurs de la république en matière de sécurité routière. Pour Mlle Vervier, si être prudent c’est avant tout être vigilant, et respecter les règles, les conducteurs que nous sommes ont besoin d’être surveillés et, pour prévenir, la sanction est utile et nécessaire. Elle nous reçoit avec chaleur et répond aux questions de nos reporters Globules : pourquoi fabrique-t-on des voitures de plus en plus puissantes qui engendrent de plus en plus d’accidents ? Mlle Vervier : je ne pense pas que le danger vienne des voitures, Globules : selon vous, y-a-t-il plus de danger à faire des mélanges : alcool, cannabis et médicaments ? Mlle Vervier : l’alcool diminue les réflexes et rétrécit le champ visuel - notamment la vision latérale. Faire des mélanges, c’est rajouter des facteurs d’aggravation. L’alcool, le cannabis et certains médicaments ont les mêmes effets, leur mélange potentialise leurs effets. Il serait peut-être intéressant d’interdire la conduite aux personnes qui ont un traitement médicamenteux lourd et qui ont les mêmes effets que l’alcool sauf que personne n’en parle. Globules : les routes en mauvais état provoquentelles des accidents (mauvaise visibilité, priorités) ? Mlle Vervier : oui et non ! Ce qui cause les accidents, ce sont les personnes qui ne ralentissent pas lorsque la route est mauvaise. Sur la route le conducteur n’a pas un droit à rouler à 90 km/h ou sur l’autoroute à 130km/h ! Par contre, des études ont montré que les obstacles le long des routes, comme les arbres des pylones ou des barrières, sont des causes d’aggravation des accidents. Globules : pensez-vous que le manque d’expérience des jeunes conducteurs peut être cause d’accidents ? Mlle Vervier : effectivement, cela a été établi. Un jeune con- ducteur, tant qu’il est dans une conduite standard, sait réagir comme il l’a appris. Le problème survient quand il se trouve devant une situation inopinée et nouvelle. C’est pourquoi la conduite accompagnée est une bien meilleure école parce qu’en faisant beaucoup plus de kilomètres, le jeune conducteur acquiert de l’expérience. Et c’est l’expérience qui fait les bons conducteurs, qui apprend les bons réflexes et tout cela ne s’apprend pas en quelques leçons de conduite dans une auto-école. Globules : suffit-il d’avoir confiance dans les conducteurs pour qu’il y ait moins d’accident ? Mlle Vervier : ah ! non. Il est prouvé qu’un conducteur qui c’est le comportement des conducteurs qui provoque les accidents. Si un conducteur conduit correctement, au contraire, une voiture ne se sent pas surveillé, fait tout ce qu’il a envie de faire. Ce perfectionnée, plus puissante, offre souvent plus de sécurité qu’il faut, c’est apprendre à bien conduire, c’est avoir qu’une petite voiture. La puissance d’une voiture, à - c’est vrai - un minimum de confiance en soi et condition que l’on ne conduise pas excessivement c’est qu’il y ait beaucoup de surveillance. Vous le saviez vous : vite, permet de réagir plus rapidement en cas de savez bien que lorsqu’on est sur un tronçon de danger. route sans policiers ni gendarmes on se dit : Nouvelles lois : «je peux y aller». Il faut de la surveillance Globules : pourquoi n’interdit-on pas >2 points en moins lorsque vous et des sanctions. Et la surveillance est le l’alcool au volant ? téléphonez contraire de la confiance totale. Mlle Vervier : dans certains pays du nord >3 points en moins pour non-port Globules : les règles de conduite de l’Europe, le taux d’alcoolémie autorisé au du casque sont-elles les mêmes dans les difvolant est de zéro. Ce sont d’autres cultures >3 points en moins pour nonque la nôtre. Cela ferait-il tomber les chiffres férents pays ? Si non, pourquoi ? port de la ceinture des accidents et des personnes arrêtées en état Mlle Vervier : les limitations de vitesse et d’ébriété ? Déjà, si tous les gens que je vois au les grandes règles de conduite sont assez voiTribunal étaient au taux de moins de 0,50g d’alcool sines dans les différents pays d’Europe. dans le sang lors des contrôles, je serai bien contente. Globules : quel est le prix d’une amende Pour les médecins, il semble que le taux de 0,50 représente véripour non respect des distances de sécurité ? tablement un seuil. En France, cela a été envisagé… Mlle Vervier : le non-respect des distances de sécurité est Pourquoi pas ? En Suède, c’est comme ça et dans une soirée, il y a passible d’une contravention de 2ème classe (soit 150 euros), une personne qui ne boit pas et qui ramène tout le monde. mais, aujourd’hui, combien sont relevées ? Il n’y en a pas Globules : à votre avis, pourquoi n’interdit-on pas beaucoup. Ces règles nous sont rappelées régulièrement sur de fumer au volant ? l’autoroute. Mais ce sont les mêmes sur la route ! Combien Mlle Vervier : on peut interdire des tas de choses. Mais de fois voyons-nous des voitures qui se collent à la voiture de on n’a pas établi, aujourd’hui que le fait de fumer était devant, sans que personne ne puisse s’intercaler ? C’est cela source d’accident ou que cela amoindrissait les réflexes qui est dangereux. comme l’alcool ou le téléphone portable. On a prouvé Globules : pourquoi les conducteurs (auto, moto) ne - en réalisant des expériences - que même avec respectent-ils pas les piétons ? un kit main libre - la personne qui téléphone Mlle Vervier : C’est tout simple ! Vous mettez la personne est centrée sur ce qu’elle entend et perd de la plus gentille du monde derrière un volant et vous verrez son la vigilance. L’alcool modifie les réflexes et comportement changer. Les conducteurs considèrent que les la perception de l’environnement alors que l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t s a n t é n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e n u m é r e p o r t e r s piétons les gênent. Mais, parallèlement, je suis frappée par le fait que les piétons ne respectent pas le code de la route, ils traversent les rues sans attendre leur tour et sans respecter la signalisation. Globules : ne pourrait-on pas faire repasser le code gratuitement au bout d’un certain temps (+de 20 ans) de permis? Mlle Vervier : ce serait une bonne idée ! Avez-vous regardé 15Dossier p a g e l’émission diffusée sur France 2 ? Cette émission a proposé, sous forme de jeu, à des personnalités et des membres du public de Globules : pour quelles raisons n’y a-t-il pas plus repasser leur code de la route. Les réponses étaient assez inquiéde prévention à la sortie des boîtes de nuit ? tantes. Seules quelques personnes auraient réussi le code de la Mlle Vervier : il y a de la prévention. Dans toute la France, route. Moi-même, il y a un ou deux panneaux que je ne connais les discothèques ont signé une charte avec les préfectures. On pas. Pour le citoyen français moyen, son permis lui donne le droit constate que c’est hypothétique. D’une part, certaines discode conduire quand et où il veut. Alors, ce que vous proposez thèques ne jouent pas le jeu, d’autre part, beaucoup de serait une véritable révolution. Cela ne plairait pas à le jeunes apportent leur propre boisson qu’ils consomtout le monde, mais c’est une bonne idée. saviez vous : ment à l’extérieur de l’établissement. On parle Globules : pourquoi ne contrôle-t-on >Au km parcouru aujourd’hui de revoir cette charte et de faire des pas l’aptitude à conduire des personle risque d’être tué en rappels aux patrons de discothèques. Et puis, il nes âgées ? cyclomoteur est 14 fois plus existe les contrôles d’alcoolémie à la sortie des Mlle Vervier : On en parlait dans le projet élevé qu’en voiture. boîtes de nuit ou des discothèques. de Loi en cours d’adoption, mais je crois que >les 15-24 ans : 13 % de la Globules : selon vous, qu’est-ce que cela a été abandonné. À mon avis, ce serait population et 26 % des tués. la prudence au volant ? bien utile. Les personnes âgées ont souvent >la route : 40 % des causes Mlle Vervier : la prudence, c’est respecter des difficultés à se faire à la conduite rapide de décès des jeunes 15les règles et conduire en fonction de ses capad’aujourd’hui, leurs réflexes sont moins bons et 19 ans cités. Ensuite, c’est tenir compte du comportement cela peut être dangereux. D’un autre côté, elles vont des autres conducteurs. Certains accidents pourraient lentement. être évités si on pouvait esquiver les obstacles inattendus. Globules : l’alcool est un danger public, quelle est la La prudence c’est donc anticiper. Enfin, il faudrait que tous les plus grosse peine encourue en cas d’accident mortel conducteurs aient la même vigilance, la même prudence. Etre avec un taux d’alcoolémie très fort ? prudent, c’est être vigilant. Mlle Vervier : jusqu’à présent, un homicide involontaire est passible d’une peine d’emprisonnement de 3 ans, s’il y a violation manifeste d’une obligation particulière de sécurité la peine est Propos recueillis par Steve Derome, Julien Piaia, Maxime Quesney, portée à 5 ans. En cas de circonstances aggravantes (alcool, délit Fabian Rigault, David Rodrigues et Romuald Vauquelin. de fuite etc...), la peine est portée au double soit 10 ans d’empriPréparation : avec Damien Lecroq, Romain Nicolle, Willy Pelhate, sonnement. En cas de récidive, la peine est doublée. Benoit Racine, Romain Radics, Nicolas Silliard, Joan Tricard Mickael Vallée et Ludovic Villiers, classe de Terminale, lycée Jacquard, Barentin - LE MOT DU DR JC PELERIN* Les 18/24 ans dans notre pays et en Normandie représentent 13 % de la population et 26 % des morts. 1200 morts par an pour non-port de ceinture Les Anglais ont 3500 morts par an, nous en avons 7500 Le triste record du risque de mourir sur une route française est bien connu d’autant qu’un culte laïque sous forme de sépultures et de fleurs se développe sur tous les axes. Toutefois, ceci ne fait aucunement régresser le fléau. Faire de la sécurité routière un enjeu National était attendu des associations de victimes et professionnels spécialisés. C’est enfin une réalité. Les 18/24 ans dans notre pays représentent 13 % de la population et 26 % des morts. La mortalité routière touche donc davantage les jeunes mais aussi les populations aux niveaux socio éducatifs les plus faibles. C’est inacceptable, qui écrase t-on et de quel droit ? Chacun y va de son interprétation des chiffres afin de justifier son inconduite. On stigmatise les autres, quitte à les exclure : les jeunes, les vieux, les berlines puissantes, les voitures sans permis, les motards, l’infrastructure coupe-gorge, les piétons, les automobilistes etc... Sans oublier l’effet des substances psycho-actives (Alcool, cannabis, ecstasy, médicaments...) embrouillant la logique, souvenons-nous de Gérard conversant avec son père dans un sketch de Coluche. Les explications simplistes sont intellectuellement malhonnêtes et criminogènes. Pratiquer l’accidentologie c’est tenter d’identifier les causes d’un accident et des blessures puis de proposer des remèdes. L’accident est toujours multifactoriel. Certains facteurs sont très largement représentés, les facteurs humains (Alcool, vitesse, ceinture, hypovigilance, casque) sont présents dans 92 % des accidents mortels. Souvent, enlevez un facteur et l’accident n’est plus mortel (1200 morts par an pour le journal de l’écrit santé non-port de ceinture, 30 ans après son obligation de port !). Faire reculer l’insécurité routière est politiquement faisable et le travail fait depuis quelques mois le prouve. Toutefois, sur le long terme, c’est plus difficile car complexe. Les facteurs sont souvent intriqués les uns aux autres .Il y a presque autant de morts dans le département de l’Eure que dans celui de la Seine Maritime alors que ce dernier est trois fois plus peuplé. L’urbanisation plus importante dans ce deuxième département amoindrit le risque en faisant descendre les vitesses pratiquées, d’ou des impacts moins violents. La vitesse n’est pas limitée sur les autoroutes allemandes et ceux qui fréquentent ces autoroutes savent qu’on est tout le temps en embouteillage. Un Français qui roule en Grande-Bretagne double tout le monde: les Anglais ont 3500 morts par an, nous en avons 7500. Aurions-nous une culture fataliste ? Pourtant, la lutte contre la mort-fatalité nous a fait inventer la fonction de médecin. Lutter contre l’insécurité routière passe d’abord par le respect de son humanité, par l’éducation, par le civisme et par la loi. L’aménagement de l’environnement n’est pas non plus à négliger mais l’homme est capable de s’adapter, quand il le veut, même aux univers les plus hostiles. Ces champs d’intervention ne s’excluent pas les uns les autres, tous doivent être pris en considération. Bonne route à tous et longue vie. *le docteur Pelerin est Inspecteur Départemental Sécurité Routière 16Infos n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 vie Une aide pour vos projets p a g e [Echo des antennes globules] « Permis de prendre la route » est un jeu de société qui associe les thèmes de la sécurité routière et des comportements à risques. Pour gagner, il faut atteindre une ville déterminée, sans encombre, c’està-dire, pas d’accident, pas de suspension de permis, pas d’infraction, etc… Il se joue avec des pions (pour matérialiser les conducteurs et les voitures) et avec des cartes « santé », « vie », « environnement », « bonus » et « malus » pour s’efforcer de coller au maximum à la réalité. C’est pourquoi, dés le début de la partie il s’agit de passer son permis. Ensuite, le jeu prend en compte l’état de santé des joueurs (la fatigue, la faim, la consommation de produits psycho actifs) et les conditions extérieures (météo, état de la route…) annoncées au fur et à mesure de la partie par les cartes. Le gagnant sera, évidement, celui qui aura pris le moins de risques pour se rendre dans la ville de destination.. Actuellement en cours de réalisation, « Permis de prendre la route » est créé à l’inititive du Carrefour Santé Jeunes de Bolbec, avec la participation d’animateurs de prévention de la CRITS, d’un intervenant en toxicomanie (Sébastien Petit) et d’un intervenant en santé (Nicolas Papion). Renseignements au 02 35 39 69 63. [Fil Rouge] Cette tribune est ouverte aux personnes et associations engagées dans la lutte contre le Sida et les Hépatites. La « D.O.S » dispositif de Déclaration Obligatoire de Séropositivité va très prochainement être mise en place par le Ministère de la Santé. Très attendue par les associations de lutte contre le SIDA, cette mesure devrait permettre une meilleure connaissance de l’épidémie et la mise en place de stratégies de prévention ciblées. Comment ça se passe ? En fait, tout médecin ayant connaissance d’un nouveau cas de séropositivité devra le déclarer. L’anonymat du patient sera, bien entendu, totalement préservé. Pour plus d’info sur les objectifs, les personnes concernées, le déroulement de la D.O.S : www.aides.org DispositifLabel Des projets LABEL VIE pour changer nos mentalités ! Vous voulez réagir face à la violence routière dont les adolescents sont les 1ères victimes et leur faire prendre conscience des risques liés à la route. Imaginez un projet de sécurité routière et le dispositif Label Vie vous permettra de le concrétiser en apportant un soutien financier pouvant atteindre jusqu’à 800 euros. Votre projet peut s’appuyer sur des supports variés tels que la musique, le théâtre, la vidéo, les journaux, les expositions, les animations… Pour cela, il faut être âgé entre 14 et 28 ans, seul ou en groupe, et surtout recevoir le soutien d’une association ou d’une structure locale d’accueil de jeunes. Cette dernière est indispensable pour la gestion financière. Elle pourra également être un relais vers d’autres adolescents et les sensibiliser à votre projet. Un Inspecteur Départemental de la Sécurité Routière, proposé par la Préfecture, apportera son aide pour la rédaction du projet. La fiche d’inscription est à retirer à la Préfecture de votre département, auprès du coordinateur sécurité routière. Pour plus de renseignements : Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports, David Durand pour la Seine-Maritime au 02 32 18 15 56 et Yannick Caurel pour l’Eure au 02 32 24 86 11 ou sur www.label-vie.net 6 mois de sensibilisation à la sécurité routière pour 20 jeunes gonfrevillais ! De janvier à août 2002, Julien Gratigny, Julien Soreau (animateurs du Comité d’Organisation et d’Aide aux Vacances) et Karim Ghersa, (du service jeunesse de la mairie de Gonfreville L’Orcher), ont animé un projet de sensibilisation à la sécurité routière avec 20 adolescents dans le cadre du dispositif Label Vie. Le projet consistait à organiser un séjour de vacances dont l’activité principale était le karting tout terrain orienté sur la sécurité, la conduite citoyenne et le respect des autres tout en s’amusant. Le groupe a organisé son séjour lui-même et mené des actions de sensibilisation vers d’autres adolescents : des présentations publiques en lycée et associations de quartier, réunion avec un pompier et une personne de la fondation Anne Cellier, création de scénarios pour le concours sur la sécurité routière de M6. Les participants ont mis en place des opérations de sécurité routière dans le cadre de deux manifestations déjà populaires : le salon du modélisme (stand de présentation des affiches de prévention réalisées par le groupe avec celles de la campagne officielle) et la fête du jeu (sensibilisation de façon ludique avec le test au choc). Renseignements au Service Jeunesse de Gonfreville L’Orcher au 02 35 13 18 24 ou auprès de Julien Soreau sur [email protected] Des actions sportives en soutien à la lutte contre le sida ! Le 6 avril : Rando Roller à Evreux de 15H à 17h avec des animations (percussions, jazz, chorale, cirque, capoera) jusqu’à 18h. Le 18 mai : l’association JSCLN à la Croix Saint Leufrois (27) organise deux demi-journées de descente de l’Eure en canoë. Les bénéfices seront reversés à l’association Aster. Le 29 mai : l’Association du Golf d’Evreux reversera le prix de chaque entrée à l’association Aster. Renseignements, Aster , 42 avenue Aristide Briand, 27000 Evreux – Tel : 02 32 33 60 81 le journal de l’écrit santé n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e Tribune des assos... TRBIUNEDESASSOSTRIBUNEDESASSOSTRIBUNEDESASSOSTRIBUNE DES ASSOS TRIBUNE DES ASSOS TRIBUNE DES ASSOS L’association Prévention Routière, créée en 1949, «a pour but d’étudier et de mettre en œuvre toutes les mesures et d’encourager toutes les initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière » (art. 1 des statuts). Sa mission essentielle est l’éducation routière à tout âge. Elle organise des journées prévention routière en milieu scolaire et milite pour qu’elle devienne un enseignement obligatoire dans les programmes scolaires des collégiens et lycéens. En 1992, elle a créé l’entité appelée la « prévention routière formation » qui organise des stages pour récupérer les points perdus suite à une infraction au code de la route. Elle intervient également dans les entreprises pour sensibiliser le personnel aux risques routiers car les 2/3 des accidents du travail sont dû à la route. Elle propose aux personnes âgées (clubs du 3ème âge) des interventions afin d’expliquer les derniers changements du code de la route et les risques routiers liés à la baisse des performances physiques et visuelles. Actuellement, elle lutte contre l’hécatombe du samedi soir à la sortie des discothèques en mettant en place les opérations « Capitaine de soirée » : celui qui conduit est celui qui ne boit pas. Des jeunes proposent aux conducteurs de leur remettre les clefs de voiture et au moment de partir, ils contrôlent leur taux d’alcoolémie avec un alcotest. Le rôle des capitaines de soirée est de montrer qu’on peut s’amuser sans danger, de valoriser celui qui respecte la route et les autres et surtout, de rentrer en toute sécurité. Comité Départemental de Prévention Routière de Seine-Maritime, M. Prunetta, 18 rue Malouet, 76100 Rouen - Tel : 02 35 72 57 57 Comité Départemental de Prévention Routière de l’Eure, Christian Fèvre, 42 rue Joséphine, BP 326, 27003 Evreux - Tel : 02 32 33 23 17 SABINE (Société Amicale pour la Bicyclette en NormandiE), association créée au Havre en 1989, a pour objectif de promouvoir le vélo en milieu urbain et périurbain et de valoriser son utilisation dans trois domaines: la santé, l’environnement et la prévention routière. Des chantiers d’insertion professionnelle, financés par le Conseil Général de Seine Maritime, mobilise les salariés de l’associaiton dans des activités de formation pour personnes bénéficiaires du RMI dont le travail consiste à récupérer, réparer et remettre en état des vélos. SABINE participe à de nombreuses réflexions concernant l’aménagement cyclable du Havre et de son agglomération, pour un meilleur partage de la chaussée entre automobile et vélo. Elle a mis en place des services de location en partenariat avec les Bus Océane de la Société des Transports de la Ville du Havre (Vélocéane) et sur le campus de l’Université du Havre (Vélocampus) en partenariat avec la Ville du Havre, l’Université du Havre et l’associaiton étudiante AMEDEE. Concernant la prévention routière, elle met à disposition des vélos pour des actions d’information et d’apprentissage du code de la route. Actuellement, elle travaille, en partenariat avec la Ville du Havre, sur un projet de ramassage scolaire à vélo afin de diminuer l’insécurité routière aux abords de l’école et d’enseigner aux enfants le code de la route, et de leur faire prendre conscience des dangers de la circulation en ville. SABINE, 102, rue Jean Jacques Rousseau, 76600 Le Havre – Tel : 02 35 43 35 34 17Assos p a g e Pour l’agglomération rouennaise, il existe SABINE Agglo, dont l’objectif essentiel est également la promotion de l’usage de la bicyclette en milieu urbain. SABINE Agglo, 2, rue du Réservoir, 76000 Rouen – Tel : 02 35 07 34 34 Quand les jeunes se mobilisent… L’association Vivre, créée en 2001 à Mont Saint Aignan, regroupe une dizaine d’étudiants, une infirmière et une lycéenne. Leur préoccupation majeure : sensibiliser les jeunes sur les risques de l’alcool à la sortie des discothèques en organisant des « soirées du conducteur ». Ils ont également réalisé le film « La route, ce n’est pas la mort, c’est pire », en collaboration avec des pompiers du Nord Pas De Calais, diffusé dans les lycées de Seine-Maritime. Vivre, 1 Parc des deux bois, Appartement 62, 76130 Mont Saint Aignan – Tel : 02 35 74 53 09 – www.vivreavec.fr.st La route des jeunes, « l’association de sécurité routière créée par les jeunes pour les jeunes » regroupe 300 membres âgés de 12 à 25 ans pour qui « la vie est une fête et la route ne doit jamais tuer cette fête ». Ils organisent les opérations « Nuits pour la vie » à la sortie des discothèques ainsi que diverses actions visant à lutter contre les accidents par la responsabilisation des jeunes. La route des jeunes, 145 avenue de Suffren, 75015 Paris – Tel/Fax : 01 40 56 33 51 La Fondation Anne Cellier Junior, mouvement organisé et dirigé par des adolescents qui souhaitent participer activement à la sécurité routière en organisant des opérations de sensibilisation pour les jeunes. « Pas besoin d’attendre d’avoir le permis de conduire pour être un usager de la route… ». www.fondation-annecellier.org 18AGENDA n u m é r o 5 0 - a v r i l 2 0 0 3 p a g e Forums Musique >18 avril à 21h, Dionysos + Cyrz pour une soirée « L’Héritage des 70’s » à l’Abordage, Evreux. Renseignements au 02 32 61 86 80 >30 avril à 20h, Festival les femmes s’en mêlent à l’Abordage d’Evreux avec Queenadreena (« rock abrasif gothique ») et Cobra Killer (« duo allemand electropulpcore»). Renseignements au 02 32 61 86 80 >13 mai à 20h30, « Du coq à l’âne » spectacle musical « bêtes de scènes » à la Scène Nationale de Fécamp. Renseignements au 02 35 29 22 81 >30 mai à 20h30, Idir, interprète Kabyle et artiste engagé et humaniste. A l’Espace Philippe Auguste de Vernon. Renseignements au 02 32 61 86 80 >10 mai de 13h30 à 18h, forum des associations orientées vers l’intégration sociale des enfants en difficulté, organisé par l’association de Psychologie Petite Enfance et Prévention de DESS de Psychologie du Développement de l’Université de Rouen. Salle des fêtes de Petit-Quevilly. Renseignements au 06 61 70 38 33 ou 02 35 70 04 07 Sports >26/27 avril, championnat de France de musculation à Caudebec Les Elbeufs. Renseignements au 02 32 96 02 04 Événements « sécurité routière» >16/17/18 avril, « La courtoisie routière sur le chemin des écoliers » organisée par la FNATH 76 à l’espace du Palais de Rouen. Renseignements 02 35 88 78 15 >18 avril, Journée Nationale de La courtoisie au Volant >tous les samedis du mois de juin : concert dans les quartiers de Caudebec Les Elbeufs. Renseignements à L’Espace Culturel André Bourvil au 02 35 81 22 64 >20 avril, rallye de Neufchâtel en Bray. Renseignements au 02 35 94 39 31 >10 mai, après midi sécurité routière au Stade Maurice Bacquet de Gonfreville l’Orcher avec des professionnels de la route (pompiers, gendarmes, auto-école, assurances) associés au service jeunesse de Gonfreville, au centre aéré, au centre social, à la ludothèque, à l’école de musique et école de danse. Renseignements au 02 35 13 18 24 Danse >11 avril à 20h30, Black Blanc Beur, compagnie historique du hip-hop présente deux chorégraphies « Défilles » et « Break Quintet » au Rive Gauche de Saint Etienne du Rouvray. Renseignements au 02 32 91 94 90 >20 mai à 20h30, Ex’act par la compagnie Larsen et Stéphanie Aubin au Rive Gauche de Saint Etienne du Rouvray. Renseignements au 02 32 91 94 90 >23/24 mai, Salon du Transport au Lycée Autmobile Lavoisier au Havre. Renseignements au 02 35 54 04 99 Cirque >17 mai à 20h30, « Comme neige » par la compagnie de cirque La Clique au Rive Gauche de Saint Etienne du Rouvray, renseignements au 02 32 91 94 90 >du 22 au 25 mai, Les Arènes du Cirque, pour découvrir deux visages très différents du cirque actuel avec Le Théâtre du Centaure (théâtre équestre) et la compagnie Anomalie (voltige acrobatique), Place du Champ de Foire d’Elbeuf. Renseignements au 02 32 13 10 50 Expositions >du 29 mai au 11 juin, exposition réalisée par Martine Piquel, artiste colleuse, à la galerie Le Lieu-Dit , rue Beauvoisine à Rouen. Renseignements au 02 35 98 52 74 ou 06 70 37 85 74 le journal de l’écrit >31 mai, journée de sensibilisation à la sécurité routière place de la Mairie de Caudebec les Elbeuf avec une piste routière (reproduction d’une route avec croisement, Paat & Asem panneau, feu…), l’intervention d’un Inspecteur Départemental de Sécurité Routière, de la police municipale, de la MACIF et de la voiture tonneau, de l’association « Les mains du cœur » (sensibilisation des 3/6 ans avec un mimo-code et un kit pédagogique sur la couleur), un théâtre forum, des artistes peintres et clubs de voiture. Renseignements au Service Jeunesse Education et Sport au 02 32 96 02 04 >1er juin, Fête Nationale du vélo. Au Havre, locations de vélo, ballades thématiques avec des guides conférenciers, pique-nique et diverses animations sur la plage. Renseignements à l’association Sabine du Havre au 02 35 43 35 34 santé n u m é r o 5 0 , l ’ i n s é c u r i t é r o u t i è r e BREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESB R E V E S Le Kit « Bougez ! » « A pied, en rollers, en voiture… J’assure ! » rassemble de nombreux conseils pour passer son permis de conduire dans de bonnes conditions ; pour être un bon conducteur en voiture, moto, mobylette ; pour savoir comment réagir en cas d’accident ; pour circuler sans danger à pied, vélo et roller … Ce classeur est aussi une mine d’infos pratiques pour se déplacer en Europe et Ile de France à prix réduit, pour voyager dans les meilleures conditions possibles lorsqu’on souffre d’un handicap… Des adresses utiles consultables au Centre Régional d’Information jeunesse (CRIJ), 84 rue Beauvoisine à Rouen, ainsi que dans tous les Points Information Jeunesse de Haute-Normandie. « Le roul’info » est un service de proximité du Centre Régional Information Jeunesse de Haute-Normandie. Ce véhicule aménagé (de type Kangoo) est doté d’un stand (10m2), du fond documentaire info jeunesse, de jeux…. Le Roul’info, son animatrice, soutiennent le projet d’un partenaire.Tout organisme (collectivités locales, établissements scolaires, organismes de formation, associations…) peut en faire gratuitement la demande.» Contact : Andrée Morrisset au 02 32 10 49 49 – [email protected] Une prévention routière ludique ! « A pied, en rollers, en voiture… J’assure ! » c’est aussi un jeu créé par le CRIJ et les PIJ de Caudebec en Caux et de Sotteville Les Rouen. Les joueurs évoluent sur un plateau en passant du rôle de piéton, roller, cycliste, motard et automobiliste. Pour avancer et gagner, c’est simple ! Il suffit de bien répondre aux questions portant sur le code de la route, les jeunes conducteurs, les dangers des retours de fêtes…Des rubriques concernent également le secourisme et l’accéssibilité pour les personnes handicapées. Ce jeu est actuellement en cours de finalisation. Dés cet été, le CRIJ pourra animer ce jeu auprès de structures ayant un projet d’action autour de la sécurité routière. « La vie, avec ou sans risque ? », créé par le CRIJ et le PIJ de Grand Quevilly, est un jeu de type jeu de l’oie qui s’adresse aux jeunes à partir de 13 ans. Chaque couleur renvoie à des questions sur l’alcool, le tabac, les drogues, la sexualité et la sécurité routière. Et bien sûr, le 1er arrivé a gagné. Renseignements : Evelyne Jaunault au 02 32 10 49 49 - [email protected] « Permis de prendre la route », est un jeu créé à l’intitiative du Carrefour Santé Jeunes de Bolbec et en partenariat avec des intervenants en toxicomanie et santé et des animateurs de prévention de la Coordination Régionale des Intervenants en Toxicomanie et Santé (CRITS). Lire « Echos des Antennes » p.12 . Ecole et sécurité routière : un partenariat de fond ! Pour conduire un cyclomoteur ou un QLM (entendez par là, Quadricycle Léger Motorisé), il faut avoir 14 ans et être titulaire du Brevet de Sécurité Routière (BSR) qui comprend l’Attestation de Scolaire de Sécurité Routière I (ASSR I), examen passé en milieu scolaire, donc gratuit. Il concerne les élèves de 5ème et ceux du même âge. En ce qui concerne le permis de conduire de véhicule léger, il faut être en possession de l’ASSR II, également obtenue en milieu scolaire par les élèves de 3ème et ceux du même âge. Ces deux mesures concernent les jeunes qui auront 16 ans à partir du 1er janvier 2004. Les personnes sorties du milieu scolaire sans l’obtention des ASSR, pourront passer l’Attestation de Sécurité Routière (ASR) par un examen efféctué par des organismes agréés (GRETA). l e j o u r n a l d e l ’ é c r i t s a n t é 19BREVES p a g e Le savoir-vivre au volant ! Associer les règles de politesse et le respect du code de la route chez les conducteurs, c’est « La courtoisie routière sur le chemin des écoliers » organisée par la Fédération Nationale des Accidents du Travail et des Handicapés de Seine-Maritime (Fnath 76). Pour cette 3ème campagne qui se déroulera les 16, 17, 18 avril à Rouen (Espace du Palais) et dans 20 communes de Seine-Maritime, des enfants et adolescents délivreront un passeport de bonne conduite aux conducteurs. En relation avec la Journée Nationale de la Courtoisie au Volant du 18 avril, ils distriburont également des rubans blancs à chaque véhicule. Contacts : Communic’Action Fnath 76, au 02 35 88 78 15 ou [email protected] Solidarite ! Durant l’Armada 2003, la Fnath 76 invite sur son stand des artistes à consacrer du temps à des accidentés de la route. Contacts : Communic’Action Fnath 76, au 02 35 88 78 15 ou [email protected] A bicyclette… « Aménagements cyclables, mode d’emploi », une plaquette éditée par SABINE Agglo, pour mieux connaître les panneaux concernant les cyclistes, pour se déplacer en vélo sans danger et pour un meilleur partage de la chaussée. Renseignements à Sabine Agglo (Rouen) au 02 35 07 34 34 Conducteurs responsables d’infractions routières, vous avez la possibilité de reconstituer votre capital de points en participant volontairement à des stages « permis à points ». Conducteurs depuis moins de 2 ans, s’il vous manque déjà 4 points ou plus sur votre permis, la loi vous impose de participer à l’un de ces stages. Susciter la réflexion et faire évoluer les attitudes au volant (par la sensibilisation aux causes et aux conséquences des accidents de la route), tels sont les objectifs. Votre stage durera 2 jours et sera conduit par 2 animateurs dont un psychologue. Sachez également que les procureurs privilégient parfois une action éducative en proposant « un stage d’alternative aux poursuites pénales » suite à une infraction. Le but : lutter contre la délinquance routière par une approche pédagogique. Il existe aussi des stages spécifiques pour les infractions liées à l’alcool. Pour en savoir plus : association Prévention Routière au 02.35.72.57.57 en Seine-Maritime ou au 02.32.33.23.17 dans l’Eure. « Accrochez–nous à la vie ! », pour sensibiliser parents, profesionnels de l’enfance et les enfants euxmêmes au port de la ceinture de sécurité et à utiliser le système de retenue le mieux adapté à leur âge et leur taille. Cette association prête aux parents qui le souhaitent des sièges auto enfant 1er âge, dos à la route. Contact : Maternité du CHRU, Avenue Clémenceau, 14033 Caen – Tel : 02 31 93 60 82 20 ������������������������������������������ n u m é r o 5 0 - a v r i l Globules est édité par l’Ecrit-Santé, association loi 1901 Directrice de publication et rédactrice en ������������ chef : Christine Ternat �������� Assistante de rédaction : Delphine Ensenat Conseiller scientifique : Dr Jean Thiberville Site Internet : Laurent Lebiez Relations avec les lecteurs : Amelie Sola Anim’ Globules : Amelie Sola Comité de rédaction et de lecture : Brigitte Weber, Amelie Sola, Delphine Ensenat, Cécile Gillet, Josette Gillot, Laurent Lebiez, Anne Mauconduit, MartineFred Nigaud, Christine Ternat, Jean Thiberville, Zabou, Damien Anne, Nora Bouaziz, Emma Gourvil, Dan Ionesco, Christel Ledun, Absa Gassama, Christine Etienne, . Reportages : Emmanuel Angreville, Christophe Brion, Jeffrey Lemonnier, Quentin Martin, Romain Martin, Jean-Charles Monfray, Guillaume Mouquet, Romain Petit, Jean-Baptiste Régentel , David Thillard et Pierre Tranchand, Sahid Belkacem, Fanta Fofana, Koria Fofana, Maymouna et Fatoumata Niakaté, Fabien Legras, Stéphane Saboya, Steve Derome, Julien Piaia, Maxime Quesney, Fabian Rigault, David Rodrigues, Romuald Vauquelin, Damien Lecroq, Romain Nicolle, Willy Pelhate, Benoit Racine, Romain Radics, Nicolas Silliard, Joan Tricard Mickael Vallée, Ludovic Villiers Pilotage : C. Ternat Couvertures : Julien Decure, Jordan Levreux, Jennifer Roussel, Julien Korczynski, Alexandra Marssens, Steven Martin, Camille Delos Illustrations : Paat, Asem Photographe : Marie-helene Labat Atelier photo : Julien Decure, Jordan Levreux, Jennifer Roussel, Julien Korczynski, Alexandra Marssens, Steven Martin, Camille Delos Diffusion : Delphine Ensenat et Christel Ledun Maquette : Laurent Lebiez Stagiaires : Virginie Legrain, Axelle Potor, Blanche Paillart Photogravure : Dru Edition tirée à 20 000 exemplaires avril 2003 Imprimerie : ETC Yvetot (76) Commission paritaire : n° 75940 AS ISSN : 1259-6078 Dépôt légal : à parution Parution bimestrielle l’Ecrit-Santé est une association loi 1901 Agrément Jeunesse et Education Populaire n°76/560 - août 1998 Siège social : 32 rue de Fontenelle à Rouen Globules, 32 rue de Fontenelle, 76000 Rouen Tél : 02.35.07.45.85. Fax : 02.35.07.45.82. Site de Globules sur le Woueb : www.globules.com email : [email protected] PRIX : 1,52 EUROS 2 0 0 3 NUMERO 50 A v r i l ������������ page 6 HAUTE-NORMANDIE ��������������������� � ��������� ������������������ 2 0 0 3 page 8 �������������������������������������� page 14 ������������������������������������������� SOMMAIRE page 2 à 5 page 6 à 11 Edito, écrits... Dossier : - La conduite, plaisir et sécurité - Un espace aux libertés et aux risques multiples - Accidents : stop ! Sur la route, on est jamais trop prudents p a g e page 12 à 15 page 16 à 17 page 18 à 19 page 20 Cahier spécial... Asso... Brèves, Agenda Bd, ours, numéros utiles l e d e j o u r n a l l ’ é c r i t s a n t é , 3 2 r u e d e F o n t e n e l l e 7 6 0 0 0 r o u e n Les opinions exprimées dans Globules n’engagent que leurs auteurs. Les documents reçus ne sont pas rendus. Leur parution implique l’accord de l’auteur. Les indications de marques et adresses qui figurent dans les pages rédactionnelles de ce numéro sont données à titre d’information sans aucun but publicitaire. La reproduction des textes, dessins et photographies publiées est interdite sans autorisation préalable. Atelier photo [numéros >Numéros utiles : utiles] >Numéros verts (anonymes et gratuits) : Sida Info Service : Sida Info Droit : Ligne de vie : VIH Info Soignants : Ligne Azur en direction des personnes homosexuelles : Rouen, Point Ecoute Jeunes : Pour les «sans- abri « : 115 Mauvais traitement : Tabac Info Service : SOS Violence à l’Ecole Fil Santé Jeunes : SEPIA (Suicide Ecoute Prévention Intervention auprès des Adolescents) : 0800 235 236 Enfance et partage : PAEJ : Drogues info service : Ecoute enfance maltraité : Allo enfance maltraité : Jeunes ecoute violence : 800 20 23 23 Hépatites info service : Alcool assistance, croix d’or : 0 0 0 0 800 801 801 801 840 636 037 630 800 636 037 515 0 810 20 30 40 0 800 86 87 88 0 800 306 306 & 119 0 803 309 310 0 801 55 55 00 0800 235 236 0 0 0 0 0 810 800 800 800 800 13 50 23 00 46 13 20 13 92 41 10 40 13 92 41 0 0 800 846 800 0 821 00 25 26 l e Point écoute : accueil et écoute anonyme et/ou confidentielle Regain 02.32.28.27.88 La Bouée, Evreux 02.32.28.21.52 ADISSA, Evreux 02.32.62.89.20 Lieu d’écoute de l’espace santé jeunes Fécamp 02 35 10 03 74 Accueil Ecoute Parents Enfants 02.35.25.00.00 Parenthèse le Havre 02.35.21.15.31 Parenthèse Montivilliers 02.35.30.95.00 Accueil 83, Rouen 02.35.88.19.66 L’entre temps, Elbeuf 02.35.78.13.00 Maison de l’adolescent, Le Havre 02.32.74.27.30 Centre de Lutte contre l’isolement et le suicide 02.35.88.57.62 SOS suicide phenix 02.35.46.24.25 La porte ouverte 02.35.70.67.03 Ecoute ado, Yvetot 02.35.95.36.77 Ecoute ado, Rouen 02.35.62.93.31 Ecoute ado, Forges les Eaux 02.35.90.54.25 Ecoute ado, Neufchatel en Bray 02.32.97.47.30 Vie libre 02 35 27 39 65 ASTER 02 32 33 60 81 AFCCC, Le Havre 02 35 21 23 60 La Porte Ouverte, Rouen 02 35 70 67 03 Pôle d’accompagnement Psycho-social, Rouen 02 32 18 17 80 FICOM, Canteleu 02 32 83 23 83 Inter Santé, Yvetot 02 35 95 27 05 Ensemble, Elbeuf 02 32 96 09 60 j o u r n a l d e l ’ é c r i t >Accueil téléphonique SOS Amitié, Rouen SOS Amitié, Le Havre MERCI ! A nos partenaires : Préfecture de Seine-Maritime, DDASS 76, Mutualité de Seine-Maritime, Mutualité Française Eure, Conseil Général 76, DDASS 27, Conseil Régional HauteNormandie, la DRASS, les CAF d’Elbeuf, du Havre et de Rouen, la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports, ville de Rouen. Aux ateliers d’écriture : Education et Formation, Collèges Cervantes, Salmona, Louise Michel, le Plaît Dire d’Ecrire, Studio Gela et IFSI Croix Rouge... Merci à tous ceux qui nous ont permis, par leurs écrits, leurs illustrations, leurs questions, leurs conseils, leur soutien technique et leurs encouragements, de réaliser ce numéro spécial. 02.35.60.52.52 02.35.21.55.11 >Centres Médico-Psychologiques : consultations et suivi des personnes en difficultés psychologiques. Centre Hospitalier d ‘Evreux 02.32.33.80.00 Centre Hospitalier de Bernay 02.32.46.63.00 Centre Hospitalier de Vernon 02.32.53.66.00 Centre Hospitalier spécialisé du Rouvray 02.32.95.12.34 Centre Hospitalier le Havre 02.35.47.20.14 UMAPPP, Carrefour des solidarités, 49, rue des Augustins, Rouen 02 35 98 00 71 >POINT ECOUTE JEUNES du lundi au samedi, 14h-22h Un abri pour la nuit : Le Havre : Armée du salut AOFBAS Centre Municipal d’Hébergement Nous croyons en toit Rouen : SOHU (Service d’orientation ment en urgence), Dieppe : Armée du salut, Foyer d’accueil, Foyer d’Automne, Foyer Duquesne Association, Evreux : Associations Aurore, >Se nourrir : Le Havre : Restaurant du Coeur, Rouen : Restaurant du Coeur, CCAS, La Chaloupe, s a n t é 0800.86.87.88 02 35 24 22 11 02 35 24 22 11 02 35 42 22 11 02 35 53 01 17 pour l’héberge115 02 35 82 51 03 02 35 84 41 63 02 35 82 54 26 02 35 84 20 77 02 32 02 38 13 02 35 19 91 30 02 35 03 02 76 02 35 71 90 69 Armée du salut, 02 35 71 38 52 >Se soigner : Le Havre : SAMU, Espace Santé-Thiers, Médecins du Monde, AHAT (Association d’aide 02 32 73 32 15 02 32 42 46 56 02 35 21 68 66 aux toxicomanes), 02 35 19 32 46 Alcoolique Anonymes, 02 35 41 35 11 Rouen : SAMU, 15 Médecins du Monde, 02 35 72 56 66 Espace santé du carrefour des solidarités, 02 35 89 52 44 >CDAG(Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) : Rue de crosne : 02 35 07 33 33 Rue de Germont : 02 32 88 80 40 CHU Charles Nicolle 02 32 88 89 90 >Contre la discrimination : >CODAC Le Havre : 02 35 Rouen : 02 35 Dieppe : 02 35 >Discrimination : 114 >CIDF : 02 35 >MRAP Rouen : 02 35 13 34 83 76 51 67 06 31 37 63 99 99 98 56 25 >Planning familial Rouen : 02 35 73 28 23