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PLAN LOCAL D’URBANISME FISMES Vu pour être annexé à la délibération du 9 février 2011 Approuvant le Plan Local d’Urbanisme Cachet et Signature du Maire Rapport de présentation (document A) SOMMAIRE 1. Diagnostic territorial ......................................................... 2 2. Analyse de l’état initial de l’environnement ............................ 30 3. Synthèse des enjeux ......................................................... 52 4. Explication des choix retenus .............................................. 54 5. Evaluation des incidences sur l’environnement ........................ 86 6. Adaptations mineures ........................................................ 92 PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1 1 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL POSITIONNEMENT DE FISMES Carte Michelin n°56 Plan de situation PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2 2 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL POSITIONNEMENT DE FISMES Un bourg centre au sein du Pays rémois Localisé en limite départementale avec l’Aisne, FISMES se situe à mi parcours entre Reims et Soissons (30 km de part et d’autre), à l’extrémité Ouest du Pays Rémois. Son positionnement sur la RN 31 de Reims à Rouen communément appelée « route du blé » et au point de convergence des RD 386 (vers Epernay) et RD 967 (vers Fère en Tardenois au sud et Laon au nord) lui confère une accessibilité aisée. Ainsi FISMES profite d’une situation privilégiée renforcée par son implantation à la confluence des rivières Ardre et Vesle. L’INSEE classe Fismes au rang des pôles secondaires de services vers lequel convergent les populations de 38 communes rurales. Cette fréquentation régulière des services et commerces par une population supplémentaire de 6700 habitants conforte l’appareil commercial local ainsi que les services aux personnes et constitue un flux de rabattement vers la gare TER rouverte au trafic voyageur depuis le début des années quatre vingt. Tant du point de vue de la santé que du commerce ou de la scolarisation, Fismes a su garder, malgré des processus de concentration constants, un niveau d’équipement et son rang de pôle de services « bénéficiant » autant des suppressions des commerces et services de proximité intervenues dans les petites communes rurales que de la mobilité des personnes. Cette mobilité étant d’ailleurs favorisée par la RN 31. Des découpages administratifs complexes En premier lieu, le découpage des départements a positionné Fismes au finage du département de la Marne qui jouxte le département de l’Aisne. Plus tard le découpage des régions a placé Fismes dans la région Champagne Ardenne tandis que le département de l’Aisne s’intégrait dans la région Picardie. Et cette séparation a joué un rôle important en particulier au plan de l’éligibilité des territoires aux fonds structurels européens. De plus, l’organisation intercommunale a apporté une strate supplémentaire de complexité : la Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes (9047 habitants – 9 communes) dont fait partie la commune est imbriquée à l’Est avec la Communauté de Communes Ardre et Vesle (2738 habitants – 11 communes) et comporte donc des discontinuités territoriales. À l’Ouest, la Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes jouxte la Communauté de Communes du Val de l’Aisne (18177 habitants – 63 communes). Aires urbaines et entités administratives PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3 3 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL POSITIONNEMENT DE FISMES FISMES occupe une privilégiée dans orientations du SCoT place les Pour pallier un déficit d’attractivité et élargir l’offre en matière de logements comme en matière d’activités économiques, le SCoT (approuvé depuis le 3 décembre 2007) oriente la croissance urbaine vers les bourgs centres du Pays Rémois. Cette stratégie vise à placer les populations dans des conditions optimales de logement, d’emploi, de services sur des territoires desservis par les transports en commun et bénéficiant d’un environnement favorable. Plus que toute autre, la commune de Fismes cumule toutes ces conditions pour conforter sa position de pôle d’appui du développement urbain du bassin de vie rémois. Les communautés de communes du territoire Zones isochrones autour de FISMES Enjeux de positionnement - Développer le partenariat entre territoires, au-delà des limites administratives - Conforter la position de Fismes en tant que pôle d’appui du développement urbain du bassin de vie rémois PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4 4 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION La démographie Une population en hausse constante qui tend à se stabiliser Depuis 1962 et jusqu’en 1990, la population fismoise a progressé de manière assez significative. Depuis elle semble stagner pour s’établir à 5 351 habitants en 2006 (population provisoire). Population 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006* Evolution de la population de 1962 à 2006 à Fismes 3645 3809 4395 4818 5372 5389 5351 160 150 140 130 120 110 100 Source : INSEE, RGP * Population provisoire au 01/01/2006 estimation incomplète 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 Un solde naturel négatif combiné à une chute du solde migratoire Entre 1962 et 1990, la population fismoise affichait toujours un excédent naturel positif, le nombre de naissances l’emportant sur le nombre de décès (+130 à +200) ; signe d’un rajeunissement de la population. Dans la période intercensitaire 1975 / 1990, l’apport de population variait toujours positivement entre 300 et 400 nouveaux habitants en lien avec un développement de la construction. Mais à partir de 1990, le solde naturel et le solde migratoire se sont effondrés, le nombre de décès (parmi lesquels ceux des patients de la maison de retraite) dépassant d’une part le nombre de naissance (ce qui engendre un vieillissement de la population) et le nombre de nouveaux habitants, bien que toujours positif, étant divisé par 3. Au final, entre 1990 et 1999, la population connaît donc une très faible hausse (+ 27 habitants) imputable uniquement au solde migratoire. Naissances Décès Solde naturel Solde migratoire Variation totale 1962-1968 411 260 151 -7 144 1968-1975 471 311 160 439 599 1975-1982 516 386 130 311 441 1982-1990 711 515 196 416 612 1990-1999 593 722 -129 156 27 Sur la population présente à FISMES en 1999, 28% ne résidaient pas dans la commune en 1990. Ces nouveaux habitants sont originaires pour plus de la moitié du département de la Marne (52%) et à 5% du reste de la région. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5 5 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Une population vieillissante. Structure par âge de la population 90 et + 80 - 89 ans 70 - 79 ans 60 - 69 ans 50 - 59 ans hommes 40 - 49 ans femmes 30 - 39 ans 20 - 29 ans 10 - 19 ans 0 - 9 ans 0 100 200 300 400 500 Source : INSEE, RGP Après une augmentation sensible de la population des moins de 20 ans entre 1982 et 1990, celle-ci chute en 1999. À contrario, la tranche d’âge des plus de 60 ans augmente constamment pour atteindre 21,54 % de la population fismoise en 1999. Entre 1990 et 1999 c’est d’ailleurs la classe d’âge des 90 ans et plus qui connaît la plus forte croissance (+74,1%). La tranche d’âge moyenne (20-59 ans) connaît quant à elle une augmentation constante avec cependant un infléchissement entre 1990 et 1999. Ainsi, FISMES n’échappe pas aux grandes évolutions que connaît notre société et même si le vieillissement est quelque peu moins marqué qu’au niveau départemental, la part des plus jeunes quittant la commune est plus importante. Structure par âge de la population en 1990 et 1999 18% 16% 14% 12% 10% 1990 8% 1999 6% 4% 2% 0% 0-9 ans 10 - 19 ans 20 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 49 ans 50 - 59 ans 60 - 69 ans 70 - 79 ans 80 - 89 ans 90 et + Source : INSEE, RGP 1982 1990 1999 nombre % nombre % nombre % 0-19 ans 1485 31,8 % 1677 31,7 % 1468 27,7 % 20-59 ans 2309 49,4 % 2554 48,2 % 2669 50,3 % 60 ans et + 880 18,8 % 1064 20,1 % 1169 22 % Source : INSEE, RGP PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6 6 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Le logement Le parc de logements (2066 unités) est relativement récent, composé principalement de résidences principales (94 %) avec une répartition équilibrée de l’offre en accession (47%) et en location (53% dont 37% de locatifs aidés). Une prédominance de résidences principales et des maisons individuelles… … contrebalancée par une offre en logement locatif social importante 1982 1542 66 118 NC 1726 Résidences principales Résidences secondaires Logements vacants Logements occasionnels Total des logements 1990 1738 53 109 10 1910 1999 1936 28 93 9 2066 Evolution 90 / 99 11,4% - 47,2% - 14,7% - 10% 8,2% Source : RGP 1999 - INSEE Types de statut d'occupation dans la commune de Fismes en 1999 50% 47% 37% 40% 30% 20% 13% 10% 1% 2% locataire meublé ou chambre hôtel statut occupation logé gratuitement 0% propriétaire RP99 occup locataire locataire logt vide logt vide non-HLM HLM Sur la totalité du parc de logements, 93,7% sont des résidences principales (dont la progression est constante depuis 1975). Cependant, il y a un véritable équilibre entre le poids des propriétaires (47 %) et celui des locataires (50 %), alors que dans les communes rurales du pays rémois le statut de propriétaire est majoritaire (75 %). L’offre en logement locatif social est en effet importante. Le poids du parc locatif social de la commune (37 %) se situe largement au dessus de la moyenne des communes du pays rémois, contribuant à une meilleure réponse aux besoins des ménages. Le parc de résidences principales individuelles est majoritaire (77 %), mais de 12 points inférieur à la moyenne des 134 communes du Pays Rémois, en raison du caractère plus urbain. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7 7 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Le nombre des résidences secondaires a été divisé par 2 au cours des années 90, témoignant d’une certaine tension sur le marché, aujourd’hui compensée par la réalisation de nouvelles opérations. Typologie des résidences principales dans la commune de Fismes 77,2% 19,2% type maison individuelle ou ferme immeuble collectif 0,2% 0,2% foyer pour personnes âgées chambre d'hôtel 0,4% 1,3% 1,6% autres types pièce construction provisoire indépendante habit fortune louée souslouée prêtée Un parc relativement récent et confortable Age du parc résidentiel dans la commune de Fismes 30% 27% 25% 21% 20% 15% 14% 15% 10% 13% 6% 5% 5% 0% avant 1915 1915-48 1949-67 1968-74 1975-81 1982-89 à partir 1990 Source : RGP - INSEE Les ravages de la première guerre mondiale expliquent le nombre restreint de logements dont l’année d’achèvement est antérieure à 1915. La forte reconstruction d’après-guerre est quant à elle illustrée par le pourcentage de construction sur la période 1915-1948 : en effet, c’est près d’un tiers des logements de la commune qui a été réalisé dans ce laps de temps. Ces logements constituant les noyaux centraux de Fismes, Fismette et Villette. Enfin, un peu plus de la moitié des immeubles ou maisons a été construite au cours des 40 dernières années. Ce sont principalement des opérations de lotissement implantées en périphérie du centre de FISMES et autour de Fismette. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8 8 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Ces opérations sont essentiellement à vocation sociale. La particularité de ce secteur tient au fait que la gestion du parc est uniquement réalisée par la SA HLM L’Effort Rémois. La politique de construction de l’Effort Rémois sur le territoire Fismois a débuté au cours des années 50, suite à un certain nombre d’opportunités foncières et à un volume de demandes important en matière de logement social. Principales opérations réalisées par l’Effort Rémois sur FISMES Année de construction Opération Croix Blanche Docteur Schweitzer La tournelle Allée des Missions Clos St Ladre Croix Rouge Fismes Promenades Miziak Clos des Amourettes La Cense Etang Piquart (1ere tr.) Miziak – Ponceaux de St Gilles 50-70 70-72 73-80 74 78-82 77-83 80’ 1999 2000 2006 2006 Nombre approximatif de logements 150 50 90 120 20 100 120 36 50 5 45 6 typologie pavillonnaire pavillonnaire pavillonnaire collectif pavillonnaire 40 pavillons et 80 logements collectifs collectif pavillonnaire pavillonnaire pavillonnaire pavillonnaire Construit par tranches successives, ce parc HLM mixe habitat collectif (plots R+4 max) et habitat individuel de type pavillonnaire. Au cours des années 90, ponctuellement, l’Effort Rémois a lancé quelques opérations d’acquisition-réhabilitation en centre ville afin de loger des populations difficiles à placer dans le parc existant. Et au cours des dernières années, plusieurs opérations ont été réalisées ou sont encore en cours. Niveaux de confort des résidences principales dans la commune de Fismes 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 1602 19 27 40 248 avec baignoire ou avec baignoire ou avec baignoire ou sans baignoire sans baignoire sans douche sans sans douche avec douche sans W-C douche W-C int douche W-C int et chauff central sans chauff intérieur W-C intérieur W-C intérieur central Source : RGP 1999 INSEE - Le « jeune âge » de la majorité des logements fismois combiné à la politique d’entretien et de rénovation du parc de logements de l’Effort Rémois et à un effort d’investissement des propriétaires privés au cours des années 1990, justifie le « bon » niveau actuel de confort des logements (au sens INSEE du terme). PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9 9 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Une forte proportion de logements de grande et moyenne tailles Taille des résidences principales dans la commune de FIsmes 16% 6 pièces ou plus 5 pièces 24% 4 pièces 25% 3 pièces 24% 10% 2 pièces 1 pièce 0% 2% 5% 10% 15% 20% 25% Source : RGP 1999 INSEE 30% - Quasi 90 % des logements ont 3 pièces et plus, et 40 % possèdent au moins 5 pièces. La prédominance du logement individuel (77%) expliquant cette proportion de grands logements. Par contre, les logements T1 et T2 ne représentent que 12% du parc en lien avec le faible pourcentage d’appartements (moins de 20% d’immeubles collectifs). Un maintien des besoins en logements du à la croissance et à la transformation des ménages Population Evol. annuelle de la population Ménages Evol. annuelle des ménages Taille des ménages 1975 4233 + 86 1312 / 3,2 1982 4674 + 63 1540 + 33 3,0 1990 5286 + 77 1748 + 26 3,0 1999 5313 +3 1936 + 21 2,7 2006 5351 +5 2080 + 21 2,6 Source : RGP - INSEE Les besoins en logements dépendent avant tout de l’accroissement du nombre de ménages. Or ce nombre connaît une croissance plus rapide (1,2% par an de 1990/99, et 1,1 % de 1999/2006) que la population (0,1% par an en moyenne). De plus, on compte de moins en moins d’occupants par logement (2,6 pers./logt en 2006, contre 2,7 pers./logt en 1999 et 2,5 en 1990). Cette diminution de la taille des ménages, qui se poursuit depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années, est directement liée à l’évolution des structures familiales et démographiques (séparations, décohabitations, baisse de la fécondité, allongement de la durée de la vie). Enfin, les petits ménages de 1 ou 2 personnes sont de plus en plus nombreux. Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années, mais en s’atténuant. Une vacance qui témoigne d’une certaine détente du marché Bien que le parc de logements de la commune compte une part relativement faible de résidences secondaires (1,4 %) et de logements occasionnels (0,4 %), la vacance de douze mois et plus représente quand même 5 % du parc (soit un peu plus de 100 logements). La vacance globale (6,8 % au 4ème trimestre 2005, contre 4,5 % en 1999) reste compatible avec le bon fonctionnement du marché. Elle constitue en fait la vacance de rotation (en location ou vente) et la vacance liée aux logiques patrimoniales des propriétaires privés principalement. Son évolution (plus de 2,3 points par rapport à 1999) témoigne d’une certaine détente du marché. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1010 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Un rythme de production neuve en hausse par rapport aux années 90 Nombre de logements ordinaires autorisés dans la commune de Fismes 60 50 40 Logements autorisés 30 Individuel 20 Collectif 10 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1995 1994 1992 1991 1990 0 Taille des logements ordinaires autorisés dans la commune de Fismes 20 1 pièce 2 pièces 15 3 pièces 10 4 pièces 5 pièces 5 6 pces &+ 19 90 19 91 19 92 19 94 19 95 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 0 La production neuve est d’un peu plus de 30 logements par an depuis 2000, ce qui est supérieur au rythme de construction des années 1990 (12 logements/an). L’indice de construction (5,6) qui permet de rapporter la production à la population confirme la progression observée au cours de la dernière période. Près de 40 % de cette production est destinée à la location, notamment sociale (environ 50%). Elle tient essentiellement à la réalisation de logements individuels (75 %), ce qui explique la part importante de logements de grandes tailles dans la production totale : 33 % de T5 et 20 % de T6. Une accession essentiellement en logements de seconde main Destination des logements ordinaires autorisés dans la commune de fismes 35 30 25 20 Occupation personnelle 15 10 Location Vente Logt fonction 19 90 19 91 19 92 19 94 19 95 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 5 0 PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1111 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Les ventes de logements de seconde main restent le maillon majeur du marché de l’accession (90 % des transactions). L’analyse du marché de l’occasion à partir du traitement des mutations immobilières en 2006 indique un volume de transactions de 37 logements dont 89 % en individuels. Le taux de mutation, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de transactions en 2006 et le nombre de logements privés au dernier recensement, égal à 3,2 %, est comparable à celui observé en moyenne dans les bourgs centres du pays rémois. Des prix de l’immobilier à la hausse Vu le faible nombre de mutations de logements collectifs, on ne peut qu’indiquer un prix pour les mutations de logements individuels en seconde main : en 2006, le prix moyen de vente se situe autour de 164 000 €uros. Celui-ci a progressé de près de 14 % par an en moyenne entre 2003 et 2006. S’agissant des terrains à bâtir, les prix atteignent, en 2006, 110 €uros le m² en moyenne, alors qu’ils variaient entre 50 et 75 €uros le m² au cours des années précédentes. Nombre de mutations et prix moyen (euros HT) des maisons dans l'ancien vendus entre 2003 et 2006 50 210 000 40 30 20 130 481 164 234 143 055 180 000 150 000 120 000 106 058 10 90 000 0 60 000 2003 2004 2005 Nombre de mutations 2006 Prix moyens (euros HT) Nombre de mutations et prix moyen (euros HT) des terrains à bâtir vendus entre 2003 et 2006 40 200 30 128 20 10 47 74 65 160 120 80 40 0 0 2003 2004 Nombre de mutations 2005 2006 Prix moyens (euros HT) au m² PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1212 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES D’EVOLUTION DE POPULATION Nombre de Revenus Part des foyers Nombre de foyers fiscaux moyens des fiscaux non foyers fiscaux imposables foyers fiscaux imposables Fismes Marne 3 018 303 114 1 248 169 898 13 075 17 632 58,6% 43,9% Source : DGI – Revenus des foyers fiscaux2006 La réduction de la taille des ménages entraîne une solvabilité plus faible. Les revenus moyens des foyers fiscaux s’élèvent en 2006 à 13 075 €uros/foyer, ce qui est inférieur à la moyenne observée au niveau départemental (17 632 €uros/foyer). En outre, la part des foyers fiscaux non imposables atteint les 59 % (contre 44% pour le département de la Marne). Ce qui pose en terme de revenus, la question des possibilités d’accéder à un logement et donc la façon de répondre à la demande en terme de produits. Potentiel de développement Au regard du document d’urbanisme actuel, il reste un peu plus de 89 hectares urbanisables (classés en zone NA), dont plus de la moitié est aujourd’hui inconstructible en raison d’un C.O.S nul. Les réserves foncières sont quasi-inexistantes. La gestion du processus d’urbanisation se fait ici par le droit et non par l’action publique foncière. Enjeux de développement résidentiel - Accélérer la croissance démographique afin d’accroître la population d’environ 1000 habitants d’ici 10 ans --> donc renforcer l’attractivité de la commune pour retenir les jeunes et attirer de nouveaux habitants - Accompagner le vieillissement de la population (logements adaptés, développement des services à la personne...) - Préparer l’évolution du parc social pour répondre à l’ensemble des demandes - Développer une offre abordable et de qualité pour accueillir le développement démographique souhaité et répondre aux évolutions sociétales (accession sociale à prix modérés pour les familles modestes, logements de taille adaptée pour les jeunes ou les seniors...) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1313 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES L’activité économique et l’emploi 135 1200 130 1100 125 1000 120 115 900 110 800 nombre d'établissements nombre d'emplois salariés 105 700 100 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1995 1994 600 1993 95 Source : Unedic 2006 Une croissance économique soumise aux fluctuations D’une manière générale, depuis 1993, le nombre d’établissements à FISMES a progressé passant de 109 à 128 en 2005 (+23,3%). Parallèlement, l’emploi salarié connaît aussi une augmentation (+64,2%). Mais l’évolution n’est pas constante. Une première rupture a lieu en 1994-1996 avec une baisse du nombre de salariés (-5,6%) suivie d’une forte hausse (+14%) précédent une diminution du nombre d’établissements en 1996. Une seconde rupture est identifiée en 2002/2004 où cette fois la baisse du nombre d’établissements précède celle du nombre d’effectifs salariés. À nouveau, cette chute est suivie d’une augmentation importante des deux variables les années suivantes. Ces césures sont imputables quasi-uniquement au secteur de l’industrie. Ainsi la liquidation en 2004 de l’entreprise de sous-traitance automobile, Fismes Traitement de Surface (FTS) a entraîné le licenciement de 47 salariés. L’industrie cède la place aux services et aux commerces La structure des établissements et plus encore celle des emplois salariés se modifie fortement sur FISMES. La désindustrialisation se poursuit alors que la tertiarisation gagne du terrain. Ainsi, en 1993 sur FISMES, la majorité des emplois était des salariés de l’industrie alors qu’en 2005, ils ne sont plus qu’un tiers laissant place de plus en plus à des emplois dans le domaine des services (1 sur 5 en 1993 et 2 en 2005). Le caractère urbain de FISMES la différencie des autres communes du Pays Rémois où l’activité agricole est souvent majoritaire. À FISMES, l’activité agricole n’est pas essentielle bien que la superficie agricole utilisée (productions céréalière et betteravière majoritaires) représente 884 ha sur les 1675 ha du territoire communal. Seules 12 personnes sont recensées dans la CSP "Agriculteurs exploitants" et aucun établissement ne figure dans les statistiques de l’Unedic. Bien que sur la période 1993-2005, le nombre d’établissements ait évolué à la hausse, le secteur de l’industrie est le seul à connaître une baisse (-21%), baisse plus forte que celle de la Marne. En termes d’emplois, la tendance est identique avec une baisse de 22,7% des emplois de l’industrie. Cependant, parmi les plus importants employeurs de la commune, deux ressortent du secteur industriel (fabrication d’article en fils métalliques et fabrication d’appareils électroménagers) avec 250 salariés. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1414 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Le domaine de la construction connaît quant à lui une évolution remarquable. Cependant si le nombre d’établissements progresse à la hausse (+23,1%), le nombre de salariés chute (-15,6%). Néanmoins, le phénomène relève d’une tendance générale. Dans le domaine du commerce, le nombre d’établissements progresse (+34,6%) ainsi que celui des emplois salariés (+37,3%), résultat de besoins d’une population grandissante dans le secteur rural. Le troisième employeur de la commune relève d’ailleurs du secteur du commerce (Champion) avec plus de 50 salariés. Et l’installation récente de Bricomarché et Lidl a permis la création de nouveaux emplois. De plus le commerce de proximité est très dynamique à FISMES, et représente un bon nombre d’emplois. Enfin, la tertiarisation se poursuit avec une progression de plus de 20% du nombre d’établissements et de 155% en ce qui concerne le nombre d’emplois. Dans ce secteur, les services aux entreprises sont très dynamiques avec un nombre d’établissements multiplié par deux et un nombre d’emplois salariés multiplié par huit. Evolution des emplois salariés à Fismes - Source : Unedic, 2006 / Traitement : AUDRR, 2007 1993 2005 Variation 1993/2005 nombre % nombre % Fismes (en%) Industrie 493 52,9 381 33,2 -22,7 Construction 90 9,7 76 6,6 -15,6 Commerce 169 18,1 232 20,2 37,3 Service 180 19,3 460 40 155,6 Total 932 100 1149 100 23,3 Une dynamique forte de création d’entreprises L’activité économique sur la commune de FISMES est très dynamique. Ainsi les créations d’entreprise sont en augmentation de 59% entre 2004 et 2006, alors que ce chiffre est de +10% sur le bassin d’emploi de Reims. Ces créations se font pour l’essentiel dans le secteur des services, puis du commerce. 2004 2005 2006 Entreprises créées 17 25 27 Industrie 1 3 3 Construction 1 1 5 Commerce 5 12 5 Service 10 9 15 La création d’entreprises à Fismes en chiffres – Source : INSEE, SIRENE PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1515 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Une population active en progression 1999 2006 Actifs occupés 35,6 % 39 % Chômeurs 6,8 % 6,4 % Actifs 42,4 % soit 2253 personnes 45,4 % soit 2430 personnes Retraités ou pré-retraités 18,4 % 22 % Elèves, étudiants 8,7 % 6,8 % Autres inactifs 30,4 % 25,7 % Inactifs 57,5 % soit 3053 personnes 54,5 % soit 2921 personnes Source : INSEE Recensement de la population 1999-2006 Actifs = personnes ayant un emploi ou chômeurs. Inactifs = personnes qui ne sont ni en emploi ni au chômage : jeunes de moins de 14 ans, étudiants, retraités, hommes et femmes au foyer, personnes en incapacité de travailler... Malgré le vieillissement de la population et donc l’augmentation de la part de personnes retraitées, la part des inactifs dans la population diminue entre 1999 et 2006. Symétriquement, la part des actifs progresse, alimentée par la hausse de la part des personnes occupant un emploi et la baisse de celle des chômeurs. Le taux de chômage passe en effet de 16,1% en 1999 à 14,2% en 2006 grâce à la création de nombreuses entreprises. Des évolutions dans la norme mais qui restent inférieures à la moyenne. Les causes de cet écart résidant probablement dans un manque de moyens de mobilité, un bassin d’emploi insuffisant et un niveau de qualification inférieur à celui de la moyenne nationale. Une forte représentativité des ouvriers Comparaison de la structure des CSP et de leur évolution à Fismes - Source : INSEE, RGP 1999 Nombre en 1999 % en 1999 Evolution (en %) Agriculteurs exploitants 12 0,5 -25 Artisan, commerçant, chef entrep. 136 6,3 -10,5 Cadres, professions intellect sup. 92 4,3 9,5 Professions intermédiaires 348 16,1 55,4 Employés 600 27,7 29,3 Ouvriers 972 45 10 Total des actifs occupés 2160 100 18,4 1990/1999 La population de la CSP "professions intermédiaires" a connu entre 1990 et 1999 une large progression qui lui permet de rattraper le niveau moyen de la Marne, de même pour la CSP "employés" dans une moindre mesure. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1616 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Néanmoins, la population d’ouvriers reste nettement majoritaire à FISMES (part supérieure de 15 points à celle de la Marne). Cette forte représentativité étant liée à la persistance de l’activité industrielle sur la commune malgré un déclin certain (parmi les plus importants employeurs de la commune, deux ressortent du secteur industriel). La présence d’activités agricoles Le nombre d’exploitations agricoles recensé en 2000 est de 14 contre 18 en 1988 en contrepartie d’une augmentation de la surface agricole utile (SAU) passant de 45 ha en moyenne à 62 ha en 2000. (Source : AGRESTE, recensements agricoles 1988 et 2000). La SAU des exploitations concernées dont le siège est à Fismes représente au total 863 ha en 2000 contre 817 ha en 1988 avec pour l’essentiel des terres labourables (827 ha dont 577 ha de céréales). Sur ces 863 ha de SAU, 821 ha sont en fermage. En 2000, il était également dénombré 4 exploitations de bovins et 5 de volailles. En revanche les effectifs de ces exploitations ne connaissent pas les mêmes évolutions puisque les exploitations bovines emploient 35 personnes supplémentaires entre 1988 et 2000, pendant que les exploitations de volaille perdent 52 en nombre d’effectifs pour la même période. Ainsi, un périmètre de réciprocité est institué autour de l’exploitation de volaille. L’emploi agricole ne correspond qu’à 0,4% des emplois par catégorie socioprofessionelle avec une population active de 15 à 64 ans de 27 agriculteurs exploitants déclarés en 2007 contre 12 en 1999. En terme de main d’œuvre, en 2000, 14 chefs d’exploitations sont dénombrés dont 6 à temps complet et avec une population familiale active sur les exploitations de 21. Les unités de travail annuel représentent 20 (UTA familiales : 12 et 8 UTA salariées) en 2000 contre 26 en 1988. En outre, la commune est également recensée comme territoire potentiel dans le cadre de la révision de l’aire d’appellation contrôlé « Champagne ». Enjeux économiques - Accompagner la reconversion des entreprises avec celle de la main d’œuvre (qualification) - Conforter et accueillir de nouvelles activités en développant les secteurs existants, réutilisant les friches et ouvrant de nouveaux secteurs - Soutenir le commerce de proximité et développer les secteurs manquants pour retenir la clientèle tournée vers Reims - Valoriser les activités agricoles et leurs débouchés PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1717 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Équipements et services Un très bon niveau d’équipements et de services La présence de nombreux équipements de loisirs, de services et de proximité en adéquation avec le rôle de bourg centre de FISMES permet à la commune d’offrir un cadre de vie agréable et de conserver son attractivité. Mais également des services sociaux (CCAS et PAIO). Les commerces de proximité et les services sont regroupés dans le centre et dans les rues adjacentes. Plusieurs commerces de grande surface complètent cette offre en entrée Ouest de la commune à côté de la zone industrielle et de la nouvelle zone d’activités (environ 4 ha). Les activités de loisirs et de détente sont quant à elles réparties à la périphérie. Des équipements scolaires La commune est dotée d’un collège (Thibault de Champagne) et d’un collège privé (Ste Macre), de 2 écoles maternelles et primaires (Centre et Eustache Deschamps), d’une école privée (Ste Macre) regroupant maternelle et primaire, d’une crèche halte-garderie (La maison des Toutpetix). La cantine est assurée tous les midis pour les enfants scolarisés sur 2 sites (rue Brûlée Barbey et Misiak). Des services publics assez présents On trouve effectivement sur place : un bureau de poste, une gendarmerie, un centre de secours des pompiers, le CCAS : Centre Communal d’Action Sociale et la PAIO : Permanence d’Information et d’Orientation (à la Mairie), un CLIC : Centre Local d’Information et de Coordination, deux services du Conseil Général (circonscription de solidarité départementale et centre d’exploitation circonscription Nord), une Trésorerie, une gare et le siège de la Communauté de Communes des Deux Vallées du Cantons de Fismes. La complémentarité de ces services étant assurée par la Ville de Reims. Des services médicaux et paramédicaux La commune est bien pourvue dans le domaine médical grâce au groupe médical donnant accès aux services de médecins généralistes et à la présence de nombreux spécialistes, de kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’un podologue, de dentistes, d’un médecin homéopathe et d’infirmières. Un laboratoire, deux pharmacies, le centre médico-psychologique (EPSDM) et l’hôpital local (maison de retraite, service de long séjour et service de coordination gérontologique) complètent cette offre qui sera bientôt renforcée par l’installation d’un cabinet de radiologie. Plusieurs opticiens sont également à disposition des habitants ainsi que deux vétérinaires. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1818 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Des services socio-culturels et sportifs Avec : la bibliothèque municipale, la bibliothèque pour tous, la MJC, le centre d’Animation Communale, Boulodromme, stand de tir, la salle des fêtes, la salle de Chezelles et l’école municipale de musique. En plus du complexe sportif du collège, le sport à Fismes c’est : les terrains de foot du stade René Audibet, le pas de Tir à l’arc, un skate-parc, des terrains de tennis, un boulodrome, la Halle des sports Albert Batteux, une salle de tennis de table… Des équipements touristiques La commune est dotée d’un Office de Tourisme et d’un camping de 33 places ainsi que d’un musée (abrité par l’office de tourisme) de la porcelaine et des cartes postales et un musée du pain (le grenier de St Honoré. Un équipement cultuel L’église paroissiale dédiée à Sainte Macre. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 1919 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES SOCIO-ECONOMIQUES Une quarantaine d’associations pour une vie locale très active La vie communale fismoise est ponctuée par l’animation des associations locales et l’organisation d’évènements et de festivités tout au long de l’année. En plus des associations professionnelles, la commune accueille de nombreuses structures à destination culturelle, sportive et caritative dont notamment la MJC. Il existe d’ailleurs une maison des associations installée dans le centre. Enjeux de proximité - Augmenter l’offre en services médicaux, paramédicaux, socioculturels et sportifs en vue de l’augmentation de population fismoise et des besoins de la population de son aire d’influence - Adapter la capacité d’accueil des services existants PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2020 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2121 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Accessibilité Un réseau efficace mais chargé qui converge vers le centre et provoque des nuisances La commune de Fismes s’est structurée à un point de connexion du réseau viaire, au croisement de la RN.31 qui parcourt l’espace urbain d’Est en Ouest et d’un réseau de routes Nord / Sud départementales qui convergent vers le centre ville de la commune et irriguent le Tardenois (D.386 et D.967) et le Val de l’Aisne (D.29 et D.967). La RN.31, aussi nommée « route du Blé », relie Reims à Rouen et place idéalement FISMES à 30 minutes de Reims et de Soissons. Son itinéraire originel traversait la commune de part en part (actuels rue du Faubourg de Reims / route de l’Ancienne Soissons). Mais compte tenu des flux supportés par cette voie et des nuisances induites (notamment par les véhicules PL), un itinéraire de contournement du centre ville a été constitué dans les années 80. Celui-ci longe actuellement le faisceau ferroviaire, en contrebas du centre ville de Fismes et supporte 12819 véhicules / jour (pointes à 15 000) au niveau de Fismes Ouest et 15 015 véhicules / jour (pointes à 20 000) au niveau de Fismes Est (chiffres 2006). Ce trafic est essentiellement dû à la convergence des flux souhaitant accéder à la N.31 et à la diffusion des flux à partir de la N.31 sur les territoires environnants. La différence enregistrée au niveau des comptages sur la N.31 entre Fismes Ouest et Fismes Est atteste d’ailleurs de cet état de fait. Les axes départementaux Nord / Sud convergeant vers Fismes supportent également une charge de trafic importante. Sur la D.970, il y a eu : 1 570 véhicules / jour en 2007 dont 42 poids lourds (2,7%) en entrée de Fismette et 1 218 véhicules / jour en 1999 dont 92 poids lourds (7,5%) au sud de Fismes. Sur la D.386, il y a eu 2 152 véhicules / jour en 1999 dont 77 poids lourds (3,6%) et sur la D.29 : 1 206 véhicules / jour en 1999 dont 37 poids lourds (3%). Ainsi, et bien qu’on ait noté une baisse des flux entre 2004 et 2005, le centre de Fismes et notamment les rues adjacentes à la déviation, supportent des flux de transit relativement importants (avec 5 à 10% de PL) sur des voies communales inadaptées. Ce qui induit des nuisances (bruit, …), et tout particulièrement aux heures de pointe domicile / travail. Mais les effets les plus négatifs de cette structuration actuelle du réseau se font surtout sentir au niveau de la RN.31. Les nuisances induites par les flux de circulation (et notamment 25% de PL) sur l’environnement urbain de cette portion de voie sont très importantes (tissu urbain dégradé / friche habitat / bruit, …). Au droit de la gare, la coupure est particulièrement prégnante et rend les traversées piétonnes assez difficiles et peu confortables. Prévu dans le cadre du réaménagement complet, mais par portion successive de la RN31 entre Reims et Rouen, la date de réalisation du projet de déviation de Fismes n’a pas été déterminée. Le dossier n’a pas progressé depuis la réalisation de l’Avant Projet Sommaire qui date de 1996 et définit les différentes variantes de tracé de déviation. La problématique des convois exceptionnelles est également prégnante dans la traversée de la commune (en moyenne 5-6 convois par semaine). Des voies dédiées majoritairement à la voiture au détriment des circulations piétonnes Bien que certains aménagements tel que celui de la voie reliant le centre de Fismes et Fismette soient particulièrement soignés et attractifs, l’espace public de la commune est actuellement fortement dédié à l’automobile, que ce soit en terme de circulation ou de stationnement. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2222 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES La voie supportant l’itinéraire de l’ancienne RN.31 a certes été déclassée, mais sans faire l’objet de transformation en ce qui concerne le partage de l’espace public, hormis dans l’hyper centre de Fismes. Ainsi, les rues formant l’ancienne RN.31 (rue du Faubourg de Reims et route de l’Ancienne Soissons par exemple) ont actuellement des caractéristiques très routières (largeur de chaussée très importante, caractère linéaire des voies susceptible d’induire des vitesses de circulation excessives..) en inadéquation avec leur fonction et leur environnement. De plus, le réaménagement dont ces voies ont fait l’objet dans la partie centrale de la commune s’est réalisé au profit de l’automobile et au détriment des circulations piétonnes. Et certains traitements sont peu visibles et parfois incohérents. Les cheminements piétons sont alors inconfortables, ce qui est d’autant plus préjudiciable qu’il s’agit de l’espace où se concentrent les commerces et services de la commune, et sur lequel les déplacements de proximité devraient se réaliser à pied. Ces voies sont cependant soumises aux nécessités de passage des convois exceptionnels ne pouvant pas, pour des raisons de gabarit, utiliser l’itinéraire actuel. A l’échelle du centre donc de l’accessibilité piétonne, de nombreux facteurs nuisent à l’attractivité du réseau de cheminements piétons et à la pratique de la marche à pied : état des trottoirs, taille des trottoirs, gêne occasionnée par des éléments tels que mobilier urbain, voiture en stationnement sauvage sur trottoir, absence de continuité de certains cheminements piétons, absence de bateaux au droit des traversées… Cependant, un potentiel important existe permettant de constituer un réseau de cheminements piétons depuis le centre ville et reliant les différents pôles générateurs de flux de la commune (hôpital, gare, écoles, …). D’autant plus que la plupart des espaces résidentiels constitués dans les années 70 prennent en compte la perméabilité des îlots par la constitution de nombreuses liaisons piétonnes dans le prolongement des voies sans issues. Une absence de réseau cyclable préjudiciable à la pratique du vélo La taille de la commune ainsi que sa topographie positionne le deux roues comme un mode de transport crédible dans les déplacements internes à la commune par rapport à l’utilisation du véhicule particulier, et notamment compte tenu de l’absence légitime de système régulier de transports en commun. Mais l’absence d’aménagements cyclables, ainsi que du stationnement dédié, ne favorise pas la pratique du vélo qui reste marginale. Une offre de stationnement organisé abondante mais mal utilisée L’offre de stationnement en centre ville est très importante et s’organise sur les places de l’hôtel de ville et du monument aux morts ainsi que le long des voies d’accès au centre ville. Malgré cette abondance, le parking de la place de l’hôtel de ville est sur fréquenté tandis que l’espace de stationnement de la place du monument aux morts situé à proximité immédiate est dans le même temps sous utilisé. Une situation qui entraîne aux périodes de pointe de la journée de fortes tensions sur cet espace. D’autant plus que de nombreux véhicules stationnent à cheval sur les trottoirs, gênant ainsi la circulation et l’évolution des piétons, voire la rendant dangereuse. De plus, de nombreux véhicules ventouses liés entre autre aux personnes empruntant le TER pour leur trajet domicile / travail encombrent le parc de stationnement du centre, réduisant de fait l’offre disponible pour les personnes souhaitant accéder aux commerces et aux services. Et ce, malgré la création d’un nouveau parking destiné au stationnement des utilisateurs du TER à proximité immédiate de la gare. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2323 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Cette forte concentration du stationnement dans le centre ville et tout particulièrement sur la place de l’hôtel de ville confère à l’espace central de la commune un caractère très minéral dont la fonctionnalité dominante est liée à l’automobile. Cette perception, qui nuit à l’image de FISMES et de son cadre de vie, est renforcée par la place dédiée à l’automobile dans le partage de l’espace public des voies de circulation. Les déplacements Transports en commun : une offre en amélioration FISMES est desservie par la ligne de chemin de fer de Reims à Paris via La Ferté Milon. L’offre TER comporte actuellement 7 allers/retours entre Reims et Fismes, sans évolution notable depuis plusieurs années (adaptations pour les correspondances avec les TGV à destination de Paris). Il est cependant prévu à partir de décembre 2007 la mise en place d’un aller/retour supplémentaire (un aller intercalé entre 7h et 8h30 le matin en direction de Reims et un retour après 19h00 au départ de Reims) et la mise en service d’un matériel roulant neuf. Des évolutions qui amélioreront encore l’attractivité de l’offre TER déjà importante : la progression de 7% entre 2006 et 2007 du nombre de voyageurs kilomètres en atteste. • • • • 419 700 voyageurs kilomètres en billets (+4,3% par rapport à 2005) 417 800 voyageurs kilomètres en abonnements de travail (+13%) 1 732 000 voyageurs kilomètres en abonnements élèves étudiants apprentis (+6,4%) 20 000 voyageurs kilomètres en autres abonnements (+1,7%) Voyageurs kilomètres : unité de mesure qui équivaut au transport d’un voyageur sur une distance d’un kilomètre. En terme d’usagers, la clientèle de la ligne est composée majoritairement de scolaires (66%). Cependant, les évolutions récentes montrent une augmentation des déplacements Domicile / Travail par TER. Un service de cars interurbains assuré par la compagnie RTA (actuellement 3 allers retour quotidien sur la ligne Soissons – Reims) complète l’offre en TC. Les usagers des transports interurbains sont essentiellement des scolaires. Des ménages de plus en plus motorisés Conformément aux évolutions enregistrées dans la société française, la motorisation des ménages croît entre 1990 et 1999. À cette date, 4 ménages sur 5 sont équipés d’au moins 1 voiture (80,1%, contre 75,8% en 1990). Mais le phénomène le plus important est l’augmentation de la multi-motorisation des ménages. Ainsi, le nombre de ménages équipés de 2 voitures et plus augmente de 64,8% entre 1990 et 1999, tandis que ceux disposant d’une voiture n’augmentent que de 1,8%. 100% 19,0 80% 60% 56,8 40% 20% 28,2 51,9 24,2 19,9 1990 1999 0% 2 VP et + 1 VP 0 VP Taux d’équipement des ménages en VP (INSEE RGP 1999) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2424 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Ce qui se traduit par une augmentation des déplacements en voiture particulière notamment dans le cadre du travail et donc par une augmentation du trafic interne comme externe au risque d’une saturation du réseau à certains endroits et à certaines heures. Ainsi en 1999, la marche à pied constitue le mode de transports de 30% des déplacements Domicile / Travail dans les déplacements internes. Par contre, et même si les distances à parcourir sont relativement faibles, la VP est le mode de transport dominant avec 1 déplacement D/T sur 2. 10% 7% 0% 4% VP Marche à Pied 49% 2 roues TC 30% plusieurs modes de transport Pas de transport Le très faible taux d’utilisation des 2 roues dans ce type de déplacements (4%) étant lié au manque d’infrastructure. Concernant les déplacements externes domicile / travail, ils s’effectuent à plus ou moins 90 % en VP. Les mouvements pendulaires à destination de Fismes (705 personnes viennent travailler sur Fismes) sont pour l’essentiel issus des communes de la Marne hors RM (32,9%), de Reims Métropole (20%) et de personnes résidants dans l’Aisne (44,8%). 3% 2% 1% 0% VP 0% Marche à Pied 2 roues TC plusieurs modes de transport Pas de transport 94% PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2525 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES La sur représentation de la VP (94%) s’explique par la dispersion et le caractère rural des communes d’où sont originaires les personnes travaillant à Fismes. Enfin, chaque jour, 875 personnes quittent Fismes sur les 1884 actifs ayant un emploi, ce qui représente 46,4%. Ils vont à 77% dans la Marne (majoritairement à destination des communes de la communauté d’agglomération de Reims (51,5%) et à 18% dans l’Aisne. Les migrations D/T aux départs de Fismes s’effectuent en 1999 à 88% en VP. Il est à noter que l’amélioration de l’offre TER à destination de Reims est postérieure à cette date. Enjeux de mobilité - Intégrer les réflexions sur les liens modes doux avec le centre ville en amont des projets de développement urbain - Améliorer l’espace public et l’accessibilité à la gare - Renforcer le transfert modal de la VP au profit des modes doux (circulations piétonnes et cyclables) dans les déplacements internes à la commune - Réorganiser le stationnement en centre ville en ne pénalisant pas l’attractivité des commerces du centre - Poursuivre l’effort d’amélioration de l’offre en transport en commun PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2626 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Organisation urbaine et morphologie Les fondements du territoire Fismes est implantée sur le plateau du Tardenois, à la confluence des rivières Ardre et Vesle au coeur d’un relief vallonné surplombé par de petites éminences aux coteaux boisés. La commune se compose de deux pôles : - FISMES, située sur la rive gauche de la Vesle, à l’intersection de la route Reims-Soissons et des voies menant à Laon et Épernay ; son centre s’inscrit dans un ovale boisé hérité des anciens remparts qui protégeaient la ville. Extrait de la carte de Cassini (XVIIIe) - et FISMETTE, site originel de la commune, implantée sur la rive opposée, sur une ancienne voie romaine (la chaussée Brunehaut) qui conduisait de Soissons en Allemagne. En sus, les hameaux de Villette et de Cour, tous deux situés à l’Est en rive gauche de la Vesle. Le développement urbain L’origine de Fismes est très ancienne. Sa première implantation se situe en rive droite de la Vesle, à l’emplacement actuel de Fismette. À l’époque gallo-romaine, son nom est Ad Fines Remorum (ce qui signifie « fin du territoire des Rèmes ») du fait de sa position aux limites des peuples des Rèmes et des Suessionnes. Peu à peu la ville s’étend sur la rive gauche, sur une éminence au pied de laquelle coulent les rivières de la Vesle au Nord et de l’Ardre au Sud. Elle est entourée de reliefs vallonnés qui la dominent et la cernent. Ainsi la ville n’est elle visible qu’au dernier moment pour celui qui s’en approche. Durant les grandes invasions (IIIe-Ve siècle) Fismes subit les assauts des envahisseurs et est plusieurs fois détruite. Au début du Moyen Age, la ville appartient à l’église de Reims (c’est une des 11 villes fortifiées du pays de Reims) mais au XIe siècle, elle tombe sous l’autorité des Comtes de Champagne qui en deviennent propriétaires. L’un d’eux, Thibaud IV, fait de Fismes une ville libre en 1226. Affranchie, érigée en commune, elle est alors administrée par un maire et deux échevins. Elle développe alors son artisanat, son commerce, ses foires et ses marchés. La ville, à laquelle s’adjoignent plusieurs hameaux, grandit à l’intérieur de ses remparts bordés de larges fossés et percés de 4 portes : porte de Reims, de Soissons, Saint Gilles et Sainte Macre. L’église dédiée à sainte Macre est construite en pierre, elle remplace l’ancienne église saint Martin (sise à l’emplacement actuel de la Croix de la Mission) disparue au Xe ou XIe siècle pendant l’invasion des Normands et un château est édifié à l’emplacement de la Poste actuelle. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2727 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Mais la guerre de Cent Ans (1337-1453) ruine la ville qui s’est équipée entre temps d’un hôtel commun (1347) - auquel succéderont deux hôtels de Ville dont l’actuel édifié en 1927- et d’un hôtel Dieu (1410). Fismes, qui est aussi la dernière étape des futurs rois de France qui vont se faire sacrer à Reims, subira ensuite les dommages dus aux guerres de religion et à la Fronde. Cette dernière laisse, au milieu du XVIIe siècle, les remparts et le château abattus ainsi que l’Hôtel de Ville. La ville se relève peu à peu. Au XVIIIe siècle, elle se transforme : l’ancienne emprise des fortifications est aménagée en Promenades vers 1750 et la vieille tour du château est démolie. Mais après le passage de Napoléon 1er en 1814, venu y signer deux décrets, les Prussiens mettent la ville à sac. Au XIXe siècle, la ville s’industrialise : sucreries, porcelaine, fonderie, chapellerie, tannerie, moulins investissent l’espace et l’histoire de la cité soutenus par l’arrivée du chemin de fer (ligne Soissons Reims) en 1862. Mais ce développement tel que la ville n’en a jamais connu est stoppé net par la Première Guerre Mondiale qui touche la ville de plein fouet : après de nombreuses vicissitudes, elle est totalement rasée par les Allemands en 1918. Extrait de la carte d’Etat Major (milieu du XIXe) Durant l’accalmie de l’entre deux guerres, la ville renaît doucement et la Deuxième Guerre Mondiale aura plus d’impact sur les hommes que sur l’espace et les bâtiments. À partir des années 1950, Fismes se développe doucement. La population augmente continuellement, des quartiers naissent et s’agrandissent au grès des opérations urbaines et l’activité évolue parallèlement à la place de plus en plus prépondérante qu’occupe la commune dans son territoire. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2828 1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL LES DYNAMIQUES URBAINES Une ville composite où émergent deux centralités fortes Les noyaux originels de FISMES et de FISMETTE sont implantés sur un replat des coteaux dominant le fond de la vallée de la Vesle. FISMETTE, située sur un coteau plus abrupt, s’est implantée dans le sens de la vallée, son parcellaire en lanière dans le sens de la pente traduit bien le relief et son origine ancienne. Autour du cœur aggloméré, l’urbanisation s’est développée d’abord le long des axes avant de faire l’objet d’opérations d’ensemble et plus récemment d’une densification par l’utilisation de parcelles libres en cœur de hameau. Le centre de FISMES est organisé à partir des espaces publics majeurs que sont les Promenades et les places de l’Hôtel de Ville, du Marché, de la Résistance, du Monument aux morts ainsi que de l’église. De part et d’autre, des faubourgs se sont développés autour des axes de circulation (RN31, RD967 et RD386). Et plus récemment, l’urbanisation s’est réalisée par juxtaposition de «pièces» urbaines : lotissements, enclaves industrielles ou équipements, sans véritable cohérence ni articulation, générant un tissu urbain composite, décousu et parfois complexe, sans vrai espace public structurant. En général, l’urbanisation évite les abords immédiats des cours d’eau sauf dans le cas d’industries utilisant leur présence. La contrainte d’inondabilité oblige aujourd’hui l’urbanisation à gagner les coteaux ou à profiter du renouvellement urbain. Deux typologies prédominent : - un bâti dense, peu élevé (3 niveaux en général) implanté à l’alignement et à l’ambiance très minérale, dans les centres - un tissu lâche de type pavillonnaire, plus végétal et juxtaposant les opérations d’ensemble. Enjeux de forme urbaine - Orienter le développement de la commune pour préserver les équilibres du territoire - Proposer une nouvelle trame de composition du territoire à partir de l’existant et de véritables espaces publics, basée sur deux secteurs à enjeux : le secteur de la gare et les promenades. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 2929 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT LE SITE NATUREL PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3030 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT LE SITE NATUREL Le territoire de FISMES couvre 1675 ha. La commune est implantée sur le plateau du Tardenois, à la confluence des rivières Ardre et Vesle au coeur d’un relief vallonné surplombé par de petites éminences aux coteaux boisés. Les reliefs constitués de plateaux (altitude 176m NGF1 pour le plus haut au Sud-Est) ceinturent la ville. Les paysages locaux sont variés. Sur les coteaux aux pentes marquées, l’espace se partage entre cultures (céréales et betteraves principalement) et massifs boisés qui forment des lignes soulignant chacune des hauteurs entourant la commune : mont Sainte Macre, montagne de Perles, montagne Danielle… encadrant et rythmant l’urbanisation. En contrebas, le territoire est barré d’Est en Ouest par la vallée de la Vesle et au Sud par la vallée de l’Ardre qui forment de grands rideaux boisés entourés de prairies humides et recelant une ripisylve de grande qualité. Le réseau hydrographique aménage aussi plusieurs petits vallons. La commune apparaît ainsi comme une enclave urbanisée au milieu d’une alternance de plateaux, de collines et vallons dont les nombreux boisements sont constamment visibles depuis les espaces bâtis. FISMES a obtenu le label Villes et villages fleuris avec deux fleurs. Des circuits de fleurissement urbain sont proposés. 1 Niveau Général de la France PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3131 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Le patrimoine historique Le patrimoine de FISMES témoigne de son histoire riche et mouvementée mais à cause des destructions et des remaniements successifs, il y a peu de monuments classés. Le patrimoine le plus ancien est lié aux fortifications qui ont entouré et protégé la ville dès la fin du 9e siècle. Quelques vestiges de ces remparts subsistent à proximité des Promenades actuelles ainsi que les traces des 4 portes qui permettaient l’accès à la cité : portes Sainte Macre, Saint Gilles, de Reims et de Soissons. D’ailleurs, les Promenades, aménagées à l’emplacement des anciennes fortifications constituent aussi aujourd’hui un patrimoine à part entière. L’église Sainte Macre, érigée sur une petite hauteur et maintes fois ruinée puis reconstruite et transformée au fil du temps, comprend encore aujourd’hui des parties datant des 12e, 15e, 16e et 17e siècles. Reconstruite en grande partie après 1945, elle est classée et protégée au titre des Monuments Historiques (classement le 18/11/1919). Enfin, le château de Villette comporte certaines parties datant de la Renaissance et la ferme de Cour abrite des restes d’un château du 16e siècle. Le patrimoine du 19e siècle est quant à lui fort bien illustré par des éléments de mobilier : il s’agit de pièces de porcelaine conservée à l’office de tourisme. Issues de la manufacture qui s’est installée à FISMES au milieu du 19e siècle et dont la production n’a duré que 7 ans (18531860). Ces pièces de grande qualité ont d’ailleurs été récompensées à l’exposition universelle de 1855 et à l’exposition industrielle de 1861. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3232 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Mais le patrimoine le plus conséquent est issu de la Reconstruction après que FISMES ait été complètement rasée. Ainsi, quelques années après la destruction du pont reliant FISMES à FISMETTE, l’État de Pennsylvanie a offert à la cité un pont monument aux morts enjambant la Vesle et dédié aux soldats américains de la 28e division. Ce pont, inauguré en 1928, est orné de 2 statues monumentales et de lanternes. Deux autres monuments perpétuent le souvenir des guerres qui ont marqué la ville : le monument aux morts sur la place éponyme et le monument aux déportés, place de la Résistance. En matière de patrimoine industriel, seuls les bâtiments de la tréfilerie Gantois, créée vers 1930, possèdent un caractère intéressant au niveau historique (la pérennité de l’activité ayant garanti un certain maintien de leur aspect d’origine) bien que souffrant d’un environnement peu valorisé. Enfin, l’Hôtel de Ville, inauguré en 1928, est sans doute le bâtiment le plus emblématique de la commune. C’est le 3e Hôtel de Ville de FISMES. Le premier, érigé au 17e siècle, a été remplacé en 1912 par une nouvelle construction (architecte M. Malgras) de style Renaissance, presque entièrement détruite aux bombardements de 1918. C’est alors en 1922 qu’a été retenu un nouveau projet, qui permit, à partir de janvier 1927, de reconstruire les étages supérieurs sur la base du rez-dechaussée. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3333 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Echauguette Eglise Saint Macre Groupe scolaire PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3434 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Pont des américains Mairie Vue Ste Macre PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3535 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Vue de la tréfilerie Vue de la Vesle Le patrimoine archéologique Sur le territoire communal 46 sites ou indices de sites archéologiques ont été recensés (dont le centre ancien) et localisés. Cela ne représente que l’état actuel des connaissances et ne saurait présager de découvertes futures sur d’autres secteurs de la commune (se référer à la carte du potentiel archéologique page 63 des annexes). La loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive et son décret d’application n°2002-89 du 16 janvier 2002, modifiée par la loi n°2003-707 du 1er août 2003. Par ailleurs, la D.R.A.C souhaite être saisie pour instruction préalable des dossiers concernant les projets soumis à étude d’impact et/ou enquête publique (remembrement, routes, installations classées …) afin que les interventions nécessaires puissent être effectuées en amont de ces travaux. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3636 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Le patrimoine bâti Le centre de FISMES, inscrit dans un ovale boisé hérité des anciens remparts qui protégeaient la ville, est caractérisé par un bâti dense, peu élevé (3 niveaux en général) implanté à l’alignement et à l’ambiance très minérale dans le centre. Le style architectural hérité essentiellement de la Reconstruction est très éclectique. La hauteur mesurée du bâti renforce le caractère « exceptionnel » des clochers et clochetons qui apparaissent comme autant de repères urbains dans les vues lointaines que l’on peut avoir sur la commune. Le coeur de FISMETTE, dont l’emplacement est le site originel de la commune, est situé sur un coteau abrupt et s’est implanté dans le sens de la vallée, son parcellaire en lanière dans le sens de la pente traduisant bien le relief. De part et d’autre du centre de FISMES, ainsi qu’autour du cœur aggloméré de FISMETTE, l’urbanisation s’est développée d’abord le long des axes (RN31, RD967 et RD386) formant des faubourgs dont le plus ancien est celui de Vesle qui reliait les 2 noyaux. Plus récemment, l’urbanisation s’est réalisée par juxtaposition de "pièces" urbaines : lotissements, enclaves industrielles ou équipements (donnant un tissu lâche de type pavillonnaire, plus végétal et juxtaposant les opérations d’ensemble) et par l’utilisation de parcelles libres en cœur de hameau. Les espaces publics sont essentiellement concentrés dans le centre où ils organisent le bâti : les Promenades en sont l’élément majeur complété par la place de l’église, la place de la mairie, la place de la Résistance et la place du Monument aux morts. D’autres espaces (espaces verts sans affectation particulière, placette de lotissement..) sont disséminés à la périphérie. De plus on a déjà vu que l’espace public des voies est dédié majoritairement à la voiture au détriment des circulations piétonnes. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3737 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Les entrées de ville La commune de Fismes est traversée par un axe majeur du réseau viaire : la RN.31. Cette route constitue une voie de transit, reliant Reims à Rouen mais aussi une voie de desserte locale et un support de développement de l’urbanisation. La RN31 dessert l’espace urbain d’Est en Ouest, en contrebas du centre ville de Fismes, parallèlement au faisceau ferroviaire. Le tracé actuel de la RN31 itinéraire de contournement du centre ville a été constitué dans les années 80. Cette route, situant la commune à moins de 30 minutes de Reims comme de Soissons est un facteur d’attractivité pour les entreprises que la commune souhaite valoriser. Plusieurs activités se sont développées le long de cet axe notamment en entrée de ville Ouest. La commune projette de poursuivre ce développement en autorisant le développement des activités existantes et en réservant des terrains à urbaniser, dans ses abords, pour l’accueil de zones d’activités économiques nouvelles. Cette voie est un axe de découverte du paysage qu’il faut préserver. Celui-ci y apparaît essentiellement naturel, et propose une alternance de séquences ouvertes et fermées, qui laissent parfois entrevoir la vallée de la Vesle. Les entrées de ville Est (en venant de Reims) et Ouest (en venant de Soissons et Bazoches-sur-Vesle) sont de bonne qualité paysagère. Les espaces boisés agrémentant ces zones font notamment l’objet d’un classement en Espaces Boisés Classés. Ces paysages sont cependant fragilisés à l’approche de la ville par l’implantation de certaines activités industrielles et de bâtiments qui, mal intégrés, marquent fortement l’espace et pénalisent son image. C’est le cas pour l’entrée de ville Est. Localisation des entrées de ville d’étude. 1 2 PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3838 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN L’entrée de ville Ouest Le secteur étudié correspond à l’entrée Ouest de la ville par la RN31. L’étude de cette entrée de ville vise à identifier un parti pris d’aménagement paysager des abords de la RN31 et à définir les conditions de développement de l’urbanisation lié à l’extension du Domaine d’exploitation des sources du Grand Bois. Vers Reims Vers Soissons Les Grands Vers le Centre ville L’entrée de ville Est Le secteur étudié correspond à l’entrée Est de la ville. Aux abords de la RN31, plusieurs secteurs d’urbanisation future destinés à accueillir des activités sont projetés entre l’axe de la RN31 et le réseau ferré. Vers Reims Vers Soissons Voies ferrées Vers le Centre ville RN31 PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 3939 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Entrée de ville ouest L’entrée de ville Ouest Analyse paysagère et urbaine ..................................................................................... L’entrée de ville Ouest - vue d’ensemble - REPORTAGE PHOTO ET SEQUENCES PAYSAGERES Séquence n°1 Séquence « routière » L’espace est ouvert sur les paysages agricoles. Seul un Monument commémoratif isolé sur le bas côté attire le regard. Rien ne contribue à annoncer l’approche de la ville. On aperçoit au loin l’espace boisé préservé du lieu dit « Les Grands Bois ». Séquence n°2 Séquence « boisée » L’espace se ressert par le boisement de part et d’autre de l’axe. Ce boisement préservé du lieu dit « Les Grands Bois » est classé à conserver. Le site d’exploitation des sources en contrebas caché par un rideau boisé est bien intégré. Des aménagements matérialisés par un simple marquage au sol organisent la desserte du site d’exploitation des sources. Seul un panneau de limitation de vitesse et un radar ralentissent le trafic. On aperçoit la ville par une vue en surplomb. Séquence n°3 Séquence « activités » Cette séquence ouverte en direction des zones d’activités en développement est beaucoup plus dégradée sur le plan paysager. Ce secteur apparaît en friche entre les ponts de la voie ferrée, de la Vesle, à l’approche du giratoire. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4040 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Le secteur de projet Le secteur de projet se situe dans un environnement protégé dont la qualité paysagère est à préserver. En entrée de ville Ouest, la RN31 offre des perspectives sur les grands paysages entre espaces ouverts sur les terres agricoles vallonnées, et les massifs boisés. La RN31 offre également une belle perspective au travers de l’espace boisé des Grands Bois permettant d’apercevoir la silhouette urbaine du centre ancien de la ville et notamment ses trois clochers. Les terrains bordant l’axe ont été maintenus en espaces naturels ou agricoles et les espaces boisés agrémentant ces zones ont fait l’objet d’un classement en Espaces Boisés Classés. Entrée de ville est L’entrée de ville Est Analyse paysagère et urbaine ..................................................................................... L’entrée de ville Est - vue d’ensemble - REPORTAGE PHOTO ET SEQUENCES PAYSAGERES PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4141 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Séquence n°3 Cette séquence débute par le carrefour d’entrée de ville. Les zones prévues pour l’accueil d’activités insérées entre la voie ferrée et la RN31 se situent en contrebas de l’axe. Ces secteurs sont en conséquence bien lisibles depuis la route. Sur le plan paysager, quelques arbres plantés en alignement ont été maintenus mais de manière discontinue le long des terrains cultivés. L’accès à ces zones d’urbanisation future est actuellement insuffisant. Un aménagement d’un carrefour est nécessaire pour permettre l’urbanisation de ces zones et assurer une desserte sécurisée. Séquence n°2 La vue est dégagée de part et d’autre de la voie et l’on aperçoit les deux secteurs à urbaniser. L’aménagement de ce secteur est en conséquence très sensible sur le plan paysager. Séquence n°1 L’espace est ouvert sur les paysages agricoles de part et d’autre de la RN31. Dans cette séquence, on a une vision éloignée de la ville et une vue dégagée sur le secteur d’urbanisation futur (AUXb) réservé à l’accueil d’activités du lieu dit « Le Routy . Les secteurs de projet Les terrains situés le long de la RN31 sont classés en zone naturelle ou en zones à urbaniser voués à l’accueil d’activités. Deux types de secteurs sont différenciés. Les secteurs 1AUXb sont destinés à recevoir l’urbanisation à court moyen terme tandis que les secteurs 2 AUXa constituent des réserves foncières. Ces terrains sont concernés par : L’article L111-1-4 du Code de l’urbanisme. La RN31 étant classé route à grande circulation une bande de 75 mètres de part et d’autre de l’axe est inconstructible. La Servitude I4 relative à l’établissement de canalisations électriques. La Servitude I3 relative à l’établissement de canalisations de distribution et de transport de gaz. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4242 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT URBAIN Le secteur situé au lieu-dit « le routy » Il s’agit d’un secteur à urbaniser dans la continuité de l’urbanisation récente de la commune. Les terrains sont actuellement cultivés. Ils sont destinés à accueillir des activités (1AUXb). A l’arrière, les terrains sont réservés également à l’urbanisation future de la commune mais pour accueillir une zone à vocation d’habitat. En bordure de la RN31, à l’avant des terrains, les terrains situés entre la RN31 et la RD229 seront préservés en zone naturelle au PLU (Na). Compte tenu de la topographie, de l’espace ouvert sur les espaces agricoles, les terrains sont parfaitement visibles depuis la RN31. Cette situation les rend particulièrement sensibles sur le plan paysager. D’autant qu’il existe une perspective paysagère intéressante en direction de la ville. En matière de desserte et d’accessibilité, les terrains concernés sont longés par la RD229 desservant le hameau de VILLETTE. Un talus de plusieurs mètres rend difficile l’accès par cette route. Depuis la RN31 l’accès à ce site est possible par le carrefour existant mais insuffisant. Ce carrefour devra être nécessairement amélioré pour répondre aux exigences de sécurité liées notamment à la circulation des poids lourds depuis Reims comme depuis Rouen. Le secteur situé au lieu-dit « Landrecy » Les terrains concernés sont situés entre la RN31 et la voie ferrée. L’urbanisation est prévue pour accueillir une première phase de développement d’une zone d’activités. A partir de ce secteur, l’urbanisation pourra être développée de manière linéaire tout le long de la RN31. En effet, cette zone est entourée de 2 secteurs inscrits en réserves foncières urbanisables à long terme (2AUXa). Le premier de ces secteurs (2AUXa) est inscrit en amont et devrait se développer depuis le chemin de Villette. Le second secteur (2AUXa) est inscrit dans la continuité du secteur à urbaniser immédiatement concerné jusqu’à la zone urbaine, aux abords de la gare SNCF. L’aménagement de ce secteur est donc stratégique car déterminant pour le développement de la zone d’accueil des activités économiques de la commune tout le long de la RN31. Les terrains se situent en contrebas de la RN31 et sont actuellement parfaitement visibles depuis l’axe y compris en vision éloignée. Ces terrains à urbaniser immédiatement constitueront dans un premier temps, la porte d’entrée dans la ville et une véritable vitrine pour les activités qui pourront s’y implanter. Cette situation appelle à une vigilance et à la définition de précautions quant à l’implantation et l’intégration paysagère des futures activités. Actuellement ont été préservés des arbres plantés en alignement. Ces éléments paysagers mériteraient d’être préservés dans l’aménagement de la zone. Les autres entrées de ville, plus modestes, présentent un caractère urbain modéré possédant de ce fait un certain charme (D386). Enjeux patrimoniaux - Valoriser le patrimoine historique - Réhabiliter le patrimoine commun - Recréer un réseau cohérent d’espaces publics autour des pièces urbaines majeures et les valoriser en repensant leur fonction PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4343 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT L‘ENVIRONNEMENT NATUREL Aucune étude ne dresse d’état des lieux de la biodiversité locale. Cependant, le territoire de FISMES présente une richesse potentielle du fait de sa situation de confluence, de la présence de zones humides et de boisements notables, surtout en fond de vallée (ripisylves) et sur les coteaux (feuillus). De plus, c’est un couloir de migration pour l’avifaune, les vallées de la Vesle et de l’Ardre constituant un vaste corridor biologique. Cette richesse n’est toutefois guère prise en compte sur le territoire communal, puisque aucune zone de protection ou de préservation n’est présente sur le territoire communal. Seule une zone d’inventaire (ZNIEFF1 II de la Vallée de l’Ardre et de ses affluents entre Saint Imoges et Fismes, instruite récemment) s’y localise. Celle-ci concerne la partie sud de la commune et correspond à la vallée de l’Ardre avant sa confluence avec la Vesle. Le territoire de Fismes est néanmoins bordé par plusieurs ZNIEFF dans le département de la Marne (les zones naturelles sensibles de l’Aisne n’étant pas limitrophes de la commune) : ZNIEFF de type 1 Le Marais de Vendière à Courlandon et les mares et marais de Romain, ZNIEFF de type 1 Le bois du Moulinet et le vallon de Brise-tête à Saint Gilles, ZNIEFF de type 2 Vallée de la Vesle de Livry-Louvercy à Courlandon. 1 Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique te Floristique PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4444 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RISQUES ET NUISANCES Les risques industriels Deux installations classées pour la protection de l’environnement se trouvent sur le territoire de Fismes : - 1 silo et 1 dépôt de produits agro pharmaceutiques exploités par Champagne Céréales. Une zone d’isolement est instaurée 50 mètres autour du silo et 40 mètres autour du stockage de produits agro pharmaceutiques. - 1 silo et 1 dépôt de produits agro pharmaceutiques exploités par Cohesis (ex NOREPI). Une Fismes zone d’isolement est instaurée 25 mètres autour du silo et 40 mètres autour du stockage de produits agro pharmaceutiques. La commune de Fismes est également concernée par le risque transport de matières dangereuses : via la RN 31, qui longe la vallée de la Vesle et via le gazoduc situé sur son territoire. Les sites et sols pollués Trois sites pollués sont répertoriés sur le territoire de Fismes et appellent une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif. Nom l’installation de Activités Etat Type de surveillance Coredis Cessation d’activité Ancien dépôt de carburants Traité avec surveillance Surveillance souterraines des eaux Gantois Site en activité Tréfilage, fabrication de Traité avec surveillance grillages et fils plastifiés (décapage et galvanisation) Surveillance souterraines des eaux Le site COREDIS, suite à la cessation de l’activité, a fait l’objet d’une dépollution. Un projet résidentiel doit y voir le jour. Ce site n’est aujourd’hui plus de nature à constituer une source de pollution pour l’environnement. Toutefois, les restrictions d’usage préconisées par la DRIRE ne sont pas levées. Ceci s’explique par la teneur notable en hydrocarbures de la zone Nord du site qui la rend inappropriée à une nouvelle affectation récréative ou résidentielle. À défaut d’une étude des risques sur cet aspect, il convient donc de laisser cette zone inoccupée. Un projet de parking et pelouse doit s’y localiser ; des restrictions d’aménagement sont imposées par la DRIRE pour en garantir la salubrité (servitude). PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4545 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RISQUES ET NUISANCES La société GANTOIS est toujours en activité. Le site fait l’objet d’une pollution des sols (plomb, zinc, arsenic, HAP, chrome). La présence de la nappe, utilisée notamment à des fins agricole, impose une surveillance de celle-ci. L’exploitant assure une surveillance des eaux souterraines (sur le site) et des eaux superficielles (prélèvements dans la Vesle). La pollution semble stable. La société Fismes Traitement de surface a cessé son activité courant 2005. Toutefois, le site fait l’objet d’une pollution avérée, notamment au plomb (pollution du sol et pollution de la nappe, dépôt sauvage de déchets…). D’après la DRIRE (fin 2006), depuis la cessation d’activité, rien n’a été mis en place par le liquidateur judiciaire (absence de dossier de cessation). Le bruit Fismes est concerné par les bruits des transports routiers et des transports ferroviaires. - La RN 31 qui longe la Vesle est classée comme voie bruyante de type 2 hors agglomération et 3 en intra muros par l’arrêté préfectoral du 24 juillet 2001. Le trafic moyen journalier annuel (TMJA) est de plus de 13 000 véhicules par jour. Les constructions situées dans la zone de 250 m (hors agglomération) et 100 m (intra muros) de part et d’autre de la voie font l’objet de normes spécifiques en matière d’isolation. L’air Il n’y a pas de mesure de la qualité de l’air sur le territoire de Fismes. Globalement l’air est de bonne qualité dans la région rémoise. Les principaux polluants pouvant être problématiques sur le territoire de Fismes sont le NO2 (probablement de manière faible), l’ozone, et les produits phytosanitaires, sous couvert de mesures approfondies pour ces derniers. Concernant les aspects olfactifs, aucune donnée n’est disponible. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4646 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RISQUES ET NUISANCES PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4747 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RISQUES ET NUISANCES Les risques naturels Fismes est concerné par trois types de risques naturels : - Le risque glissement de terrain : tout le territoire est concerné, les risques pouvant être qualifiés de faibles à très élevés. Le territoire de Fismes fait partie du Plan de Prévention des risques de la Vallée de la Vesle. - Le risque inondation, qui se développe sur le site de la confluence Ardre – Vesle, mais reste localisé. - Le risque de remontée de nappe en fond de vallée. Ce type de risque reste méconnu et prend une importance particulière sur la commune du fait de sa position sur la confluence Ardre – Vesle. Toutefois, le risque de remontée de nappe est essentiellement localisé en fond de vallée, où les possibilités de construire sont très limitées. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4848 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RESSOURCES L'EAU L’hydrogéologie L’hydrogéologie est caractérisée par une multitude de petites nappes phréatiques, issues des deux bassins versants (Ardre et Vesle) et de la structure géomorphologique. Compte tenu de la position de Fismes en fond de vallée, il est probable que la nappe alluviale se situe assez peu profondément, tandis que sur les hauteurs, le niveau piézométrique n’est pas connu. Le réseau hydrographique Fismes se situe dans le bassin versant de la Vesle à la confluence de l’Ardre, son principal affluent. L’alimentation en eau des cours d’eau se fait quasi exclusivement par la nappe (sa période de recharge se situe en hiver). Il s’agit de rivières dont le débit est faible ou moyen. L’aménagement de ces 2 cours d’eau est géré d’une part par le Syndicat Mixte Intercommunal d’Aménagement du Bassin Versant de la Vesle (SIABAVE) pour la Vesle et par le SIVU de la Vallée de l’Ardre pour l’Ardre 5Romain ? Bouvancourt et Ventelay). Ces deux rivières sont polluées par les pesticides et les nitrates. La qualité de l’Ardre est qualifiée de bonne, celle de la Vesle est qualifiée de médiocre (les mesures sont réalisées en amont de Fismes). Au-delà de Fismes, la qualité de la Vesle est qualifiée de passable, ce qui est notamment dû à la dilution des eaux de meilleure qualité de l’Ardre dans celles, plus polluées, de la Vesle en amont. La présence de ripisylves joue un rôle de préservation de la qualité des eaux, notamment sur l’Ardre. L’alimentation en eau potable (AEP) Fismes fait partie d’un Syndicat Intercommunal d’alimentation en eau potable, le Syndicat des eaux de Fismes, auquel sont également rattachées les communes de Bazoches-sur-Vesle, Bouvancourt, Breuil-sur-Vesle, Courlandon, Courville, Crugny, Magneux, Mont-sur-Courville, Montigny, Paars, Romain, Saint Gilles et Ventelay. Ce syndicat gère deux captages : - Un 1er captage appelé captage de la source « Saint Laurent », situé à Dravegny dans l’Aisne. - Un second captage, situé à Courville, composé de deux forages d’un débit de 1 500m³/jour. Cette capacité pouvant être portée à 3 000m3/jour afin de couvrir d’éventuels besoins futurs. La qualité de l’eau puisée est améliorée grâce à une installation de déferrisation. Ces deux forages sont protégés par une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) datant du 19 mai 1993. Ils sont également classés comme captages prioritaires au titre du 9e programme de l’AESN. L’eau puisée est alors stockée dans deux réservoirs d’une capacité de 750m³ chacun situés au Sud de Fismes. La Lyonnaise des Eaux gère pour le compte du Syndicat la distribution d’eau potable. L’eau distribuée est de bonne qualité compte tenue des teneurs en nitrates, en pesticides et en bactéries. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 4949 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RESSOURCES L’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales C’est la Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes qui a la compétence Assainissement pour la commune de Fismes. Cette compétence est déléguée au prestataire privé la Lyonnaise des Eaux qui exploite, gère et entretient les équipements et infrastructures. Fismes possède un réseau de collecte des eaux de type séparatif de 22 Km linéaires qui compte 7 postes de relèvement. - Les eaux usées d’origine industrielle et domestique sont dirigées vers la station d’épuration « de type boues activées en aération prolongée » de Fismes. D’une capacité de 7 000 équivalents/habitants (EH). Actuellement 6 797 EH sont traités par jour. Les eaux traitées sont ensuite rejetées dans la Vesle en aval de Fismes et les boues sont stockées dans 3 silos, 1 de 200 et 2 de 650m3, puis valorisées en agriculture. Un épandage de ces boues a lieu 2 fois par an. Un plan d’épandage existe depuis 2001, la collectivité a passé commande pour la remise à jour. - Les eaux pluviales sont dirigées vers l’Ardre et la Vesle. À ce sujet, la médiocre qualité des eaux de la Vesle et son rendement auto-épuratoire limité nécessitent le développement de l’infiltration sur place afin de réduire les rejets d’eaux pluviales. Ceci peut prendre la forme de procédés techniques (puisards…) ou de prescriptions réglementaires (coefficient d’imperméabilisation des sols à la parcelle…). Concernant l’assainissement non collectif, la Loi sur l’eau du 3 janvier 1992 en confie la compétence aux collectivités. La Communauté de Communes a réalisé en 2000 une étude de zonage d’assainissement sur son territoire afin de déterminer les zones d’assainissement collectif et d’assainissement non collectif. Quelques écarts d’habitation feront l’objet d’un assainissement non collectif. Enfin, un SPANC doit être mis en place sur la Communauté de Communes. L'ÉNERGIE Aucune donnée relative à l’énergie n’est disponible à l’échelle du territoire de Fismes. Les données relatives aux énergies renouvelables ne sont pas connues. Le schéma éolien régional fait état d’un potentiel éolien qui se localise sur les coteaux et surtout sur les hauteurs (mont Ste Macre, Au chemin de Mont St Martin) de la commune. Toutefois, la faisabilité de tout projet éolien doit faire l’objet d’études de faisabilité et d’une décision politique. En effet, les paramètres paysagers et ceux liés aux risques de glissements de terrains, fortement corrélés au nécessaire maintien des massifs boisés (eux-mêmes sources d’une richesse biologique qu’il convient de préserver), doivent être étudiés avec soin. Concernant les autres énergies renouvelables, des études spécifiques et au cas par cas devront être réalisées pour en valider la pertinence. Il est à signaler que le solaire est possible, sous réserve que les installations soient permises par le PLU ; l’hydraulique pourrait bénéficier de la présence de multiples cours d’eau. Enfin, la géothermie profonde ne semble pas être adéquate dans la région, tandis que la géothermie de surface est une solution tout à fait envisageable. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5050 2. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT RESSOURCES En 2006, la commune ne faisait état d’aucune opération de construction HQE. Toutefois la municipalité, sensible aux problématiques environnementales et énergétiques, engage des réflexions sur les modalités d’intégration d’éléments environnementaux, notamment des énergies renouvelables, dans les constructions. Ceci repose avant tout sur la sensibilisation et la négociation. Des mesures incitatives pourront être envisagées, par exemple en faveur de l’installation de panneaux solaires. Ceci concerne également une réflexion relative à la possibilité d’augmenter le Coefficient d’Occupation des Sols (COS) lorsqu’une construction utilise une démarche énergie. Par ailleurs, la commune est concernée par des infrastructures de transport d’énergie : lignes de transport d’électricité et un gazoduc. Enfin, plusieurs réservoirs d’hydrocarbures se localisent à l’ouest du territoire de Fismes LES DÉCHETS La compétence déchets est du ressort de la Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes qui s’occupe de la collecte, du traitement et de l’élimination des ordures ménagères de la ville de Fismes. La Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes a délégué cette compétence à un Syndicat Mixte, le SYCOMORE (SYndicat de Collecte des Ordures Ménagère de l’Ouest REmois). Celui-ci regroupe depuis juillet 2007 presque 30.000 habitants au travers les 67 municipalités issues de 4 Communautés de Communes : Ardre et Tardenois, Ardre et Vesle, Champagne Vesle, Les Deux Vallées du Canton de Fismes. Depuis les années 1990, Fismes a mis en place une collecte sélective des déchets et depuis avril 2001 la Communauté de Communes des Deux Vallées du Canton de Fismes et la Communauté de Communes Champagne Vesle se sont associées pour développer la collecte sélective dans toutes les communes. Concernant les équipements, les habitants de Fismes et des communes alentours peuvent déposer depuis 1999 leurs déchets dans une déchèterie située Chemin Saint Ladre. Il s’agit des déchets encombrants, tels les déchets verts, les ferrailles, les gravats, les cartons, l’électroménager usager, etc. Les déchets spécifiques sont dirigés vers les équipements du Département ou de la Région. Depuis mars 2003, un nouveau service (réservé aux particuliers) complète ce dispositif puisqu’il est désormais possible d’apporter ses déchets dangereux des ménages. Enjeux environnementaux - Protéger la structure paysagère complexe et la diversité biologique des espaces naturels de ce site de confluence - Inciter à l’utilisation qualitative des énergies renouvelables et au développement de l’écoconstruction - Prévenir les risques d’inondation en mettant en place les mesures nécessaires pour pérenniser le caractère naturel des fonds de vallées - Assurer qualitativement et quantitativement l’alimentation en eau potable au vu de l’augmentation future de la population fismoise PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5151 3. SYNTHESE DES ENJEUX Enjeux de positionnement - Développer le partenariat entre territoires, au-delà des limites administratives - Conforter la position de Fismes en tant que pôle d’appui du développement urbain du bassin de vie rémois Enjeux de développement résidentiel - Accélérer la croissance démographique afin d’accroître la population d’environ 1000 habitants d’ici 10 ans --> donc renforcer l’attractivité de la commune pour retenir les jeunes et attirer de nouveaux habitants - Accompagner le vieillissement de la population (logements adaptés, développement des services à la personne...) - Préparer l’évolution du parc social pour répondre à l’ensemble des demandes - Développer une offre abordable et de qualité pour accueillir le développement démographique souhaité et répondre aux évolutions sociétales (accession sociale à prix modérés pour les familles modestes, logements de taille adaptée pour les jeunes ou les seniors...) Enjeux économiques - Accompagner la reconversion des entreprises avec celle de la main d’œuvre (qualification) - Conforter et accueillir de nouvelles activités en développant les secteurs existants, réutilisant les friches et ouvrant de nouveaux secteurs - Soutenir le commerce de proximité et développer les secteurs manquants pour retenir la clientèle tournée vers Reims - Valoriser les activités agricoles et leurs débouchés Enjeux de proximité - Augmenter l’offre en services médicaux, paramédicaux, socioculturels et sportifs en vue de l’augmentation de population fismoise et des besoins de la population de son aire d’influence - Adapter la capacité d’accueil des services existants Enjeux de mobilité - Intégrer les réflexions sur les liens modes doux avec le centre ville en amont des projets de développement urbain - Améliorer l’espace public et l’accessibilité à la gare - Renforcer le transfert modal de la VP au profit des modes doux (circulations piétonnes et cyclables) dans les déplacements internes à la commune - Réorganiser le stationnement en centre ville en ne pénalisant pas l’attractivité des commerces du centre - Poursuivre l’effort d’amélioration de l’offre en transport en commun PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5252 3. SYNTHESE DES ENJEUX Enjeux de forme urbaine - Orienter le développement de la commune pour préserver les équilibres du territoire - Proposer une nouvelle trame de composition du territoire à partir de l’existant et de véritables espaces publics, basée sur deux secteurs à enjeux : le secteur de la gare et les promenades. Enjeux patrimoniaux - Valoriser le patrimoine historique - Réhabiliter le patrimoine commun - Recréer un réseau cohérent d’espaces publics autour des pièces urbaines majeures et les valoriser en repensant leur fonction Enjeux environnementaux - Protéger la structure paysagère complexe et la diversité biologique des espaces naturels de ce site de confluence - Inciter à l’utilisation qualitative des énergies renouvelables et au développement de l’écoconstruction - Prévenir les risques d’inondation en mettant en place les mesures nécessaires pour pérenniser le caractère naturel des fonds de vallées - Assurer qualitativement et quantitativement l’alimentation en eau potable au vu de l’augmentation future de la population fismoise PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5353 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Le rôle de Fismes FISMES joue un rôle de premier ordre en tant que ville relais au centre d’un territoire d’échanges défini par les grandes agglomérations limitrophes et dépassant les limites administratives. La commune occupe en effet une situation privilégiée à proximité de grandes villes. A mi parcours entre Reims et Soissons, à l’extrémité ouest du Pays Rémois, elle est éloignée d’une trentaine de minutes du centre de ces deux villes. Récemment connectée au réseau TGV, elle entre à part entière dans les stratégies locales du Pays en tant que pôle d’équilibre à la dynamique de l’agglomération rémoise. Son positionnement sur la RN 31 de Reims à Soissons et au-delà Rouen (liaison essentielle à son développement) et au point de convergence des RD 386 (vers Epernay) et RD 967 (vers Fère en Tardenois au sud et Laon au nord) lui confère une accessibilité routière aisée, renforcée par une desserte ferroviaire marchandises et voyageurs TER en constante amélioration pour cette dernière. FISMES se situe aussi aux portes du pôle touristique majeur comme le parc de l’Ailette (loisirs / mémoire) que constitue aujourd’hui le secteur Parc de l’Ailette – Chemin des Dames dans une région riche en témoignages historiques (hauts lieux de batailles, mémorial, abbayes, églises romanes du Tardenois…). C’est de plus la première ville du Pays Rémois avec une population qui dépasse les 5 300 habitants. Elle constitue un pôle d’attractivité grâce à l’ensemble de ses fonctions urbaines (l’éloignement relatif de la commune vis-à-vis des grandes villes lui permet d’accueillir un grand nombre d’équipements et de services à la population) qui lui permettent de capter les populations d’au moins 38 communes environnantes avec un rayonnement aussi bien sur le département de l’Aisne que sur celui de la Marne. Force est de constater que le découpage intercommunal ne constitue pas un facteur positif pour ce positionnement de bourg centre majeur à l’ouest de Reims. Le SCoT, qui oriente la croissance urbaine vers les bourgs centres desservis par les transports en commun, reconnaît donc à la commune un rôle important qu’il convient de positionner au sein du contrat du pays rémois. La variété et la particularité des paysages qui entourent FISMES sont aussi des points forts de la commune : à la confluence de deux rivières, au coeur d’un relief vallonné surplombé par de petites éminences, le site alterne plateaux, coteaux cultivés et vallons bordés de prairies humides, barrés de grands rideaux boisés qui encadrent et rythment l’urbanisation. Fismes, au caractère à la fois rural et urbain, a d’ailleurs obtenu le label Villes et villages fleuris avec deux fleurs. FISMES bénéficie en outre d’un patrimoine urbain intéressant composé de monuments singuliers (église Sainte Macre, château de Villette, pont monument aux morts, Hôtel de Ville…), d’un patrimoine bâti hérité de la Reconstruction et d’espaces spécifiques tels que les Promenades, liés à l’histoire de la Cité qui en font un lieu fréquenté par les touristes. Enfin, la commune fait preuve d’un dynamisme économique certain qui se traduit par de nombreuses créations d’entreprises et l’ouverture de nouveaux secteurs d’activités PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5454 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Les objectifs du PADD Il s'agit, pour la commune de FISMES, de profiter de cette étape pour affirmer ses objectifs en réponse aux enjeux identifiés dans le diagnostic. Les objectifs principaux sont : de tirer parti de la situation de FISMES pour renforcer, ainsi que le prévoit le ScoT, le rôle de bourg centre que joue la commune dans le Pays Rémois ainsi que son attractivité pour les populations alentours. Et de prévoir le développement de la commune à l’horizon 2020 aussi bien au niveau résidentiel (déblocage du foncier, développement des services à la personne), qu’économique (ouverture de nouveaux secteurs) ou paysager (protection des milieux urbains et naturels, renouveau de la composition urbaine à travers ses espaces emblématiques) Ainsi, il veut permettre : l’accueil de nouveaux habitants et la possibilité pour tous les Fismois, jeunes et moins jeunes, de rester sur la commune (habitat + services au quotidien) le développement de l’économie locale par le soutien au commerce de proximité et l’accueil de nouvelles entreprises l’affirmation de l’image de FISMES et la valorisation de son cadre de vie à travers la prise en compte de ses espaces publics, de son patrimoine bâti et naturel et la résolution des problèmes de trafic internes (stationnement, déplacements modes doux, traversée / contournement RN 31) Mais il convient de préciser que le devenir du territoire communal est fortement impacté par la traversée du bourg par la RN31, qui demeure au patrimoine de l’Etat, il est important que le tracé du contournement de Fismes soit définitivement acté pour orienter le développement de Fismes. Tout aussi important sera l’extension de la zone d’appellation d’origine contrôlée du Champagne qui permettre à Fismes d’intégrer à la fois à la liste des communes qui bénéficie de l’image du Champagne et de la renommée d’un éventuel classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour coordonner ces divers ingrédients du projet de la ville de Fismes, le PADD s’emploie à articuler et mettre en œuvre des politiques sectorielles cohérente en matière d’urbanisme, d’aménagement, d’habitat, de déplacement, de développement économique et d’environnement. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5555 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD La Ville à la campagne, telle est l’ambition affirmée pour Fismes qui souhaite mettre en œuvre un Projet d'Aménagement et de Développement Durable décliné au travers de 5 grandes ambitions : 1. 2. 3. 4. 5. Fismes, ville d’histoire et d’identité Fismes, ville de solidarité Fismes, ville de proximité Fismes, ville dynamique Fismes, ville écologique La justification des choix du PADD au regard des enjeux du diagnostic Le diagnostic territorial a fait apparaître l’importance de la structure urbaine de la ville, basée autour du centre ville ainsi que l’importance de ses zones économiques et d’habitat. Porte d’entrée du Pays rémois, Fismes souhaite valoriser et conforter son cadre de vie, accueillir de nouveaux habitants et développer les activités économiques ainsi que l’emploi. Aujourd’hui, la commune cherche à confirmer ses atouts dans une recherche d’équilibre entre sauvegarde des ses particularismes et participation à la construction de Pays rémois. Les aménagements mis en place sur la commune ont pour principal axe fédérateur la qualité urbaine et l’intégration paysagère des constructions en adaptant les programmes à la nature et au cadre paysager de la zone dans laquelle il s’insère. Le PADD doit répondre aux enjeux communaux définis lors du diagnostic territorial de manière efficiente, en composant avec ses atouts et ses faiblesses. Il répond également aux grands principes fixés en matière de développement durable (art. L110 et L121-1 du code de l’urbanisme), à savoir, le respect des principes d’équilibre, de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale et le respect de l’environnement. Trois axes forts englobent ainsi l’évolution future souhaitée de la commune : - d’aménagement urbain diversifié et de qualité pour une ville à la campagne - de renouvellement urbain pour une ville solidaire - de gestion équilibrée des espaces pour une ville durable Ils se retrouvent dans chacune des thématiques, déclinées pour le fonctionnement urbain et l’habitat avec « Fismes, ville de solidarité », pour l’économie avec « Fismes, ville dynamique », pour les déplacements avec « Fismes, ville de proximité » et pour l’environnement avec « Fismes, ville écologique » et « Fismes, ville d’histoire et d’identité » Les choix retenus en matière d’habitat Le diagnostic territorial a dressé un état des lieux des caractéristiques générales de la population ainsi que du parc de logements communal. Avec 5351 habitants, Fismes a vu sa population stagner en dépit de la construction de logements. Dans ce contexte, la commune souhaite continuer à accueillir de nouveaux habitants tout en permettant aux familles qui le désirent de rester à Fismes dans de bonnes conditions, quel que soit leur niveau de revenus. La commune doit répondre à une demande en logement de plus en plus hétéroclite (petits, locatifs, … etc.). L’installation de nouveaux ménages sur le territoire communal est gage de renouvellement de la population et de dynamisme pour Fismes ; or, si le parc immobilier est trop homogène, le manque de petits logements et de locatifs peut constituer un obstacle à cet enjeu. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5656 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD L’extension du parc doit se faire de manière raisonnée, dans le cadre du développement durable. Le PADD de Fismes affirme la volonté de répondre aux besoins par une offre d’habitat diversifiée et un renforcement des équipements publics tout en préservant un cadre de vie de grande qualité et en renforçant l’attractivité de son centre-ville. Construire une ville à la campagne en valorisant le foncier disponible et en favorisant le renouvellement urbain, tels sont les enjeux de Fismes. Pour ce faire, le PADD de la ville de Fismes prévoit de : Dégager des potentialités d’accueil Proposer des logements aux jeunes et aux jeunes couples désirant s’installer sur le territoire mais également aux personnes âgées attachées à leur environnement En débloquant de nouveaux sites d’urbanisation. Il s’agira aussi bien de sites à la périphérie de la commune que de sites déjà urbanisés mais pouvant être renouvelés Pouvoir répondre aux demandes dans une logique globale de développement et une ouverture progressive, gérable par la commune (adaptation des équipements et des services) et correspondant à un développement mesuré. L’emprise totale est prévue pour permettre l’accueil d’une population d’environ 1000 habitants d’ici 10 ans Infléchir le processus de diversification de l’offre en habitat Possédant une véritable culture sociale de l’habitat, poursuivre l’effort de construction à destination de ces « nouveaux » publics (vieillissement, allongement de la durée de la vie, décohabitation…) Réaliser des logements spécifiques (logements de petite taille notamment) et en respectant l’équilibre nécessaire au bon fonctionnement de la commune Les choix retenus en matière d’économie Avec 2085 actifs, Fismes affiche un taux d’actifs de 55.7 %. Pourvue de sites d’emplois dynamiques. Les zones d’activités sont le principal pourvoyeur d’emplois et pour certaines nécessite d’être requalifiée. Sa proximité avec l’Aisne et Reims et son réseau d’infrastructures routières font de Fismes un pôle économique. Avec près de 203 entreprises, la commune voit notamment le secteur tertiaire se développer rapidement. Afin de permettre l’accueil de nouvelles activités, des sites seront disponibles : le Routy, au Muizon, la Mutière, les Longerons, … Fismes souhaite continuer à favoriser l’attractivité de son centre-ville et les commerces traditionnels, les services de proximité et les équipements. Dans le cadre du Pays Rémois, Fismes entend prendre toute sa place, participer aux projets d’avenir et s’affirmer en tant que pôle dynamique, bourg centre. Le développement des emplois sur le territoire communal, l’installation de nouvelles activités, le développement de l’offre commerciale de proximité et notamment l’amélioration des espaces urbains avec la ville-centre ou des entrées de ville participent à l’attractivité économique de Fismes. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5757 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Pour ce faire, le PADD de la ville de Fismes prévoit de : Compléter l’occupation des zones existantes, diversifier les activités présentes par l’accueil d’artisanat Développer son attractivité et entériner sa bonne santé économique en accompagnant la modification de la structure des établissements (diversification des secteurs d’activités) Poursuivre une politique active d’accueil d’entreprises par la Communauté de commune des Deux Vallées du Canton de Fismes, a été ouvert un nouveau parc d’activités communautaire à l’entrée Ouest de la ville, en continuité de secteurs existants) Conforter et développer l’image touristique de FISMES Offrir une diversité de produits touristiques (des savoir-faire locaux, environnement naturel et paysager très diversifiés, panel de plus en plus riche d’activités (à proximité du Center Parc de l’Ailette) et de lieux d’accueil …) dont la promotion est regroupée à l’Office de Tourisme local Conforter son image touristique en renforçant ses capacités d’accueil et l’éventail de ses offres en lien avec les territoires environnants par le renforcement d’une offre d’hébergement hôtelier diversifiée (chambres d’hôtes, gîtes, camping …) Maintenir le niveau d’équipements de la commune Anticiper et accompagner l’arrivée d’une nouvelle population, la commune compte adapter la capacité d’accueil des services existants (notamment périscolaires et scolaires sous compétence communautaire) et compléter l’offre actuelle en participant activement à l’installation de nouveaux services aux personnes dans le domaine de la santé (notamment accueil d’un cabinet de radiologie) Affirmer la fonction de Fismes comme bourg centre dans son bassin de vie à cheval sur l’Aisne et la Marne et de la Communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes en construisant des équipements nouveaux à la mesure de ce territoire de vie et des besoins de leurs populations (notamment par une salle polyvalente) Maintenir l’équilibre entre commerces de proximité et moyennes surfaces Développer et renforcer son économie par l’accueil de nouvelles activités économiques Maintenir et conforter les nombreux commerces de proximité présents notamment dans le centre y compris pour le marché hebdomadaire dont l’activité économique est primordiale pour la commune. Ces commerces de proximité sont la base même de la qualité de vie et de l’animation fismoise Les choix retenus en matière de déplacements La commune est caractérisée par une bonne accessibilité et un réseau d’infrastructures routières satisfaisant en dépit de la traversée de la commune (contournement RN31 nécessaire à terme). Grâce à la desserte routière et ferroviaire, il est possible de rallier rapidement Fismes à Reims. Malgré l’amélioration de la desserte des transports publics, l’automobile reste le moyen de déplacement privilégié des fismois. Pour concilier cadre de vie agréable et circulation, les modes alternatifs à la voiture doivent être développés. Cela passe par le renforcement des transports en commun et le développement des continuités douces. Des pistes cyclables et les cheminements piétons sont encore à développer, et assureront, à terme, un cheminement apaisé et des liaisons interquartiers. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5858 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Pour ce faire, le PADD de la ville de Fismes prévoit de : Améliorer les liaisons interquartiers Favoriser les modes alternatifs à la voiture Les choix retenus en matière de cadre de vie Secteur particulièrement attractif, Fismes a accueilli des habitants entre 1962 et 1990 et souhaite continuer d’en accueillir de nouveaux. Les enjeux concernent le développement résidentiel mais également le renouvellement urbain, la préservation de l’identité de la commune et la dynamisation des secteurs stratégiques en confortant le pôle du centre. La préservation et la mise en valeur des espaces naturels, des paysages et du patrimoine sont les objectifs que s’est fixée la commune dans son PADD, en souhaitant valoriser le cadre de vie des habitants, en renforçant les trames vertes existantes, en protégeant les espaces naturels majeurs (l’Ardre, les grands bois, les espaces boisés classés…), le paysage architectural et urbain. Pour ce faire, le PADD de la ville de Fismes prévoit de : Pérenniser et renforcer les identités particulières héritées de l’histoire Pour l’hyper centre : pérenniser son rôle commercial tout en allégeant son cœur de la très forte présence de la voiture en adaptant les modes de stationnement et en améliorant l’accessibilité et la fluidité de tous les déplacements Pour Villette et Cour : maintenir « l’indépendance spatiale» des hameaux, c’est à dire la conservation de coupures vertes entre la tâche urbaine que constitue le centre, ses quartiers périphériques et les noyaux urbanisés de Villette et de Cour, tout en préservant leur caractère plus rural Pour les Promenades et les places du centre : mettre en réseau des pièces urbaines majeures par l’amélioration et la clarification de leurs usages et le renforcement de leur caractère structurant en lien avec les lieux d’attractivité Donner de la cohérence Recréer de la cohérence dans les divers quartiers fismois par le réaménagement des espaces publics au profit du piéton Relier les quartiers entre eux en définissant un réseau continu de liens modes doux (mise en réseau des cheminements piétonniers et création de pistes cyclables reliant les pôles et lieux d’animation de la commune) Redonner une trame claire à l’espace public et une échelle plus humaine à la commune Développer la qualité urbaine et paysagère des zones d’activités Valoriser les secteurs sensibles comme les entrée de ville (Est et Ouest) et le long du tracé de la Vesle Promouvoir la qualité et l’intégration de ces secteurs à travers la maîtrise de leur architecture et de leurs accompagnements paysagers tout en conservant la qualité de son cadre de vie Maîtriser le développement de l’urbanisation Valoriser les spécificités urbaines de Fismes par le maintien de la structure urbaine (respect des espaces bâtis et naturels, création de coupures nécessaires à la préservation du caractère mi-rural, mi-urbain) et le développement de l’urbanisation en continuité de l’existant (éviter le mitage de l’espace) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 5959 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Gérer économiquement les espaces notamment par la recherche d’une densification urbaine à travers la reconquête de friches industrielles, ferroviaires Pérenniser la composition du grand paysage Valoriser les paysages locaux et la diversité du site naturel (coteaux aux pentes marquées, espaces de cultures et massifs boisés, vallées de la Vesle et de l’Ardre, grands rideaux boisés entourés de prairies humides) Préserver la typicité du grand paysage au creux duquel s’est installé Fismes Protéger et mettre en valeur les tracés de la Vesle et de l’Ardre Maintenir l’identité du site de confluence entre l’Ardre et la Vesle Préserver les espaces limitrophes des berges pour les maintenir dans un état naturel et/ou par des aménagements de loisirs et des équipements ponctuels d’intérêt touristique notamment dans la traversée de la commune Prendre en compte les spécificités environnementales Prendre en compte les secteurs à risque de glissements de terrain dans la localisation des futures zones d’urbanisation, mais également de remontées de nappe possibles liées au passage de la Vesle et de l’Ardre Assurer une protection optimale des captages d’eau potable Inciter à l’emploi des énergies renouvelables Conforter l’intégration de la commune dans le paysage Pérenniser l’image de Fismes dans son paysage qui apparaît comme une commune compacte insérée entre les vallons et les collines qui l’environnent Maintenir et renforcer les « rideaux » arborés en entrées de ville pour confirmer l’image qualitative sur des espaces sensibles soumis à une forte pression La mise en cohérence des politiques sectorielles Le PADD exprime les orientations du projet de développement du territoire communal au sein d’un pays rémois. Le diagnostic des forces et faiblesses du territoire du point de vue économique mais également environnemental, s’est inscrit dans une analyse territoriale élargie. Le choix des orientations du PADD résulte de la rencontre entre un territoire dynamique et une volonté politique de cohésion sociale de la commune au sein d’une communauté. La hiérarchie des normes en matière de document d’urbanisme L’attractivité, décrite dans le SCoT de la région rémoise, nous renvoie à peu près à toutes les dimensions du développement local : les fondements économiques, l’innovation, la formation des hommes, les fonctions métropolitaines, l’hospitalité urbaine qui recouvre un vaste champ (qualité de la vie urbaine, des sites, de l’environnement naturel, culturel, sportif…), la solidarité. Cette ambition relève de plusieurs registres d’intervention, dont la mise en cohérence doit être un objectif permanent afin de garantir l’efficacité de l’action publique. La mise en synergie des principaux projets supra et intercommunaux permettent la mise en œuvre d’un projet partagé au sein du bassin de vie rémois. L’élaboration du PLU a donné lieu à un travail partenarial qui s’est attaché à croiser l’analyse du terrain à l’échelle fine de la commune voire des quartiers avec les grands enjeux thématiques de développement fixés par les politiques communautaires. Enfin, l’article L123-1 du code de l’urbanisme pose un rapport de compatibilité du PLU avec les documents, plans ou schémas issus du code de l’urbanisme. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6060 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Les documents supracommunaux Le Schéma Directeur de l’Aménagement et la Gestion des Eaux (SDAGE) Les orientations fixées par le SDAGE Seine-Normandie sont les suivantes : - Défi 1 : Diminuer les pollutions ponctuelles des milieux par les polluants classiques - Défi 2 : Diminuer les pollutions diffuses des milieux aquatiques - Défi 3 : Réduire les pollutions des milieux aquatiques par les substances dangereuses Défi 4 : Réduire les pollutions microbiologiques des milieux - Défi 5 : Protéger les captages d’eau pour l’alimentation en eau potable actuelle et future - Défi 6 : Protéger et restaurer les milieux aquatiques et humides - Défi 7 : Gestion de la rareté de la ressource en eau - Défi 8 : Limiter et prévenir le risque d’inondation Le SDAGE approuvé le 29 octobre 2009 comprend également des orientations en vue de la prise en compte des changements climatiques. Le Schéma d’Aménagement et la Gestion des Eaux (SAGE) La très grande majorité du territoire du SCoT est couvert par le SAGE Aisne Vesle Suippe dont le périmètre a été arrêté le 16/01/2004. L’arrêté de constitution de la Commission Locale de l’Eau (CLE) date du 09/06/2005. Le SAGE est porté par le S.I.A.BA.VE (Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Bassin de la Vesle). Le SAGE Aisne Vesle Suippe couvre 3096 km², 270 communes réparties sur les départements de la Marne, des Ardennes et de l’Aisne et concerne 334 900 habitants. Les motivations de la démarche et les objectifs poursuivis sont : - La préservation et la sécurisation de la ressource en eau potable ; - La lutte contre les inondations ; - L’amélioration de la qualité des eaux superficielles ; - La préservation des milieux naturels et des zones humides en particulier. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) La commune de Fismes, comprise dans le Schéma de Cohérence Territoriale de la Région Rémoise approuvé par délibération du Comité du Syndicat d'Études et de Programmation de la Région Urbaine de Reims (S.I.E.P.R.U.R.), en date du 3 décembre 2007. Le Projet d’aménagement et de développement durable du SCoT prévoit : - 1. Concrétiser le destin métropolitain pour Reims et sa Région - 2. Tracer un avenir commun pour des territoires solidaires - 3. Organiser le territoire pour faciliter la mobilité - 4. Planifier une gestion raisonnée des espaces - 5. Pour une mise en œuvre optimale Les documents intercommunaux Le Schéma Départemental de Développement Commercial (SDEC) Le SDEC approuvé en septembre 2004 a pour enjeu majeur le renforcement de l’attractivité des pôles urbains et le nécessaire maillage du territoire par - l’accueil d’enseignes qualifiantes, - l’accessibilité aux pôles commerciaux, - la requalification des espaces commerciaux actuels et des espaces d’accompagnement (traitement des espaces urbains), - la mixité des fonctions urbaines. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6161 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Le PADD : une réponse aux objectifs de développement durable L’aménagement du territoire communal doit répondre aux exigences de qualité de vie des générations actuelles sans nuire à celle des générations futures. Cette problématique se traduit dans la conception de développement durable de la ville et ceci à différentes échelles. La ville durable est celle qui se renouvelle au maximum sur elle-même, tout en répondant aux aspirations des habitants. Appuyée sur le tissu existant et hérité du passé, la ville doit gérer de manière économe ses espaces naturels tout en les préservant pour l’avenir. Les orientations du projet d'aménagement et de développement durable de la commune de Fismes ont été définies en s’appuyant sur les principes directeurs de l’urbanisme relatif aux objectifs de développement durable. Les principes directeurs de l’urbanisme Selon l’article L110 du code de l’urbanisme, le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. Afin d'aménager le cadre de vie, d'assurer sans discrimination aux populations résidentes et futures des conditions d'habitat, d'emploi, de services et de transports répondant à la diversité de ses besoins et de ses ressources, de gérer le sol de façon économe, d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages ainsi que la sécurité et la salubrité publiques et de promouvoir l'équilibre entre les populations résidant dans les zones urbaines et à urbaniser et de rationaliser la demande de déplacements, les collectivités publiques harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation de l'espace. Selon l’article L121-1 du code de l’urbanisme, les plans locaux d'urbanisme déterminent les conditions permettant d'assurer : - - - L'équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé, le développement de l'espace rural, d'une part, et la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des espaces naturels et des paysages, d'autre part, en respectant les objectifs du développement durable ; La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l'habitat urbain et dans l'habitat rural, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs en matière d'habitat, d'activités économiques, notamment commerciales, d'activités sportives ou culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics, en tenant compte en particulier de l'équilibre entre emploi et habitat ainsi que des moyens de transport et de la gestion des eaux ; Une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de la circulation automobile, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes, des espaces verts, des milieux, sites et paysages naturels ou urbains, la réduction des nuisances sonores, la sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6262 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD L’application fismoise des principes directeurs de l’urbanisme La diversité des fonctions Le territoire de Fismes est couvert par des espaces aux vocations très diverses qui offrent des images multiples de la ville : résidentielle, industrielle, commerciale, naturelle, ou en friche (le Fonderie). Quatre grands modes d'occupation du sol permettent d'identifier les espaces relativement homogènes tels que les zones d'activités (commerciales et industrielles), les zones naturelles, les zones d'habitat existant (noyaux anciens intégrant équipements commerces et services de proximité et les extensions résidentielles), les lotissements et les opérations d'habitat récentes. Une Ville à la campagne, la situation de Fismes, présente un atout réel, affirmé pour les sites de développement résidentiel situés en continuité du tissu existant. L’observation des lieux a permis de noter que les promeneurs utilisent les cheminements pour rejoindre les espaces de loisirs. Par conséquent, il conviendra de garder une transparence visuelle, au moins partielle (à travers des cheminements piétonniers). Le traitement paysager devra créer un espace de transition accessible aux populations et consommateurs de loisirs. La végétation est un élément déterminant de l’ambiance paysagère. Le recours aux essences locales est à encourager dans les espaces privés et à développer dans les espaces publics. Cet éventail d’espaces constitue un atout à valoriser car il offre aux habitants un cadre de vie varié. Toutefois, il faut éviter que ce cadre de vie en évolution permanente, ne se détériore par le développement de projet de mauvaise qualité urbaine, mal insérés dans l’environnement et ne respectant pas l’identité recherchée par chacun des secteurs du territoire communal et en lien avec la Vallée de la Vesle et de l’Ardre. De cet objectif découlent les orientations du PADD : - Relier les quartiers entre eux - Dégager des potentialités d’accueil - Proposer des logements aux jeunes et aux jeunes couples - Poursuivre l’effort de construction à destination de ces « nouveaux » (vieillissement, allongement de la durée de la vie, décohabitation…) - Maintenir le niveau d’équipements de la commune - Maintenir et conforter les nombreux commerces de proximité publics Le maintien des grands équilibres La commune comprend une multitudes d’espaces, c’est pourquoi son action soit s’appréhender de manière diversifiée et globale par une nécessaire mise en cohérence du développement et de l’aménagement. Ainsi, le PADD doit être l’occasion de cette mise en cohérence spatiale entre le territoire communal voire intercommunal et les divers quartiers pour ce qui concerne le développement de l’habitat, les sites économiques, le maillage de voirie mais également le devenir des espaces naturels et agricoles. De cet objectif découlent les orientations du PADD : - Recréer de la cohérence dans les divers quartiers fismois - Affirmer la fonction de Fismes comme bourg centre - Maintenir l’équilibre entre commerces de proximité et moyennes surfaces - Développer la qualité urbaine et paysagère des zones d’activités - Valoriser les paysages locaux et la diversité du site naturel - Protéger et mettre en valeur les tracés de la Vesle et de l’Ardre - Préserver les espaces limitrophes des berges - Prendre en compte les spécificités environnementales PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6363 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Explications des choix retenus pour établir le PADD Une utilisation économe et équilibrée des espaces Dans une logique de développement durable, la commune a veillé à une utilisation raisonnée des ressources de son environnement en garantissant soit la préservation, soit l’utilisation rationalisée, soit la protection du patrimoine bâti, soit le renouvellement urbain. Cette préoccupation dépasse les simples limites communales pour s’inscrire dans une démarche intercommunale notamment dans le cadre de l’alimentation en eau potable. De cet objectif découlent les orientations du PADD : - Pérenniser et renforcer les identités particulières héritées de l’histoire - Redonner une trame claire à l’espace public et une échelle plus humaine à la commune - Compléter l’occupation des zones existantes, diversifier les activités présentes par l’accueil d’artisanat - Offrir une diversité de produits touristiques - Valoriser les secteurs sensibles - Promouvoir la qualité et l’intégration de ces secteurs - Maîtriser le développement de l’urbanisation - Valoriser les spécificités urbaines - Gérer économiquement les espaces - Maintenir et renforcer les « rideaux » arborés Les débats et échanges sur le devenir de Fismes La commune de Fismes a mis en œuvre diverses modalités de concertation et d’association afin d’élaborer un PADD concerté. Ainsi, un travail qualitatif a été diligenté : - avec l’ensemble du Conseil municipal (commission ad hoc) - avec les partenaires du territoire (réunions et questionnaire) - avec la population (questionnaire, expositions, réunion publiques et information dans le bulletin municipal) Au regard des études qualitatives, du diagnostic et des enjeux soulevés, la vision de la commune est d'intégrer son développement local à la logique de bourg centre, au travers d'un processus : - d’aménagement urbain diversifié et de qualité pour une ville conviviale - de renouvellement urbain pour une ville solidaire - de gestion équilibrée des espaces pour une ville durable Pour une ville conviviale, il s’agit d’offrir aux habitants et aux entreprises un environnement attractif. Pour une ville solidaire, il s’agit de produire une richesse (activités et emplois) accessible à tous les habitants. Pour une ville durable, il s’agit de combiner les éléments d’attractivité et de solidarité tout en recherchant un équilibre entre le développement urbain et la gestion économe du foncier. Pour coordonner ces divers ingrédients du projet de la ville de Fismes, le PADD s’emploie à articuler et mettre en œuvre des politiques sectorielles cohérente en matière d’urbanisme, d’aménagement, d’habitat, de déplacement, de développement économique et d’environnement. La Ville à la Campagne, telle est l’ambition affirmée pour Fismes. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6464 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Le règlement est établi conformément aux dispositions législatives et réglementaires du Code de l'Urbanisme. Le règlement d’urbanisme du PLU se décompose en documents graphiques (plans de zonage) et en un document littéral, permettant respectivement de délimiter différentes zones et de définir les règles applicables pour chacune d’elles, conformément aux orientations du PADD. Il est complété par des orientations d’aménagement prescrites sur certaines parties du territoire afin d’y expliciter les conditions d’organisation urbaine et de fonctionnement qui y sont spécifiquement attendues. Le champ territorial du règlement s'applique à l'ensemble du territoire de la commune de Fismes. La méthodologie utilisée Les principaux objectifs de l’élaboration des pièces réglementaires du dossier de PLU sont, au travers de documents graphiques et d’un document littéral ayant la même portée normative, de : - fixer les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols en cohérence avec les intentions d’aménagement et de développement formulées dans le PADD, - les présenter de manière à faciliter leur application dans le cadre de l’instruction des autorisations d’urbanisme, - permettre ainsi aux utilisateurs de comprendre le sens de la règle, et de mieux accepter les limites ou conditions opposées à un projet particulier dès lors qu’elles servent un projet plus global. A ce titre, le règlement ne doit être considéré que comme l’un des outils de traduction du projet dont la mise en oeuvre ne peut s’appuyer sur la seule application des servitudes d’urbanisme définies par le PLU. La formulation réglementaire a été menée en référence constante aux enjeux identifiés, les contraintes en découlant devant être sous-tendues par des objectifs traduisant les intentions du projet. La base structurante du règlement, graphique et littéral, consiste en : - une esquisse de découpage en zones (bâtie sur des objectifs d’extension urbaine, de densification, de protection, de mise en valeur, de renouvellement urbain), - la mise en exergue des principales différences du corpus réglementaire (en fonction soit de la vocation, soit des formes urbaines). Elle - a été construite à partir d’une confrontation entre trois « déterminants » : caractéristiques du territoire (réalité de l’occupation du sol), morphologie urbaine (apparence et caractéristiques physiques de cette occupation), volontés d’aménagement exprimées (dynamique souhaitée : préservation, évolution, mutation, renouvellement urbain, rupture…). Les choix ont ensuite été affinés à partir : - des éléments d’information externe (annexes, porter à connaissance…), - d’un examen approfondi des règles à instituer et de leur application territoriale souhaitable (travail avec le Conseil municipal et partenaires du territoire). Le contenu des pièces réglementaires se compose de 3 types d’outils : - Un découpage en zones de 4 types, puis sectorisation possible : urbaine « U », à urbaniser « AU », agricole « A » et naturelle « N ». PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6565 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires - - Des compléments graphiques permettent d’inscrire des règles indépendamment des vocations des zones comme les emplacements réservés, les mesures de protection du patrimoine au titre de l’article L123-1 7 du CU, le périmètre de gel (emplacement réservé au titre de l’article L123-2a du CU …). Le règlement d’urbanisme qui fixe, à travers son document littéral, un corps de règles applicable à chacune des zones délimitées par les documents graphiques, qui se décline en 14 articles. Les 14 articles pour chacune des zones Le règlement littéral est construit pour chaque zone autour de ces articles qui ont été regroupés par catégorie, selon la nature des règles qu’ils induisent : Les dispositions générales Dans la zone UE est mise en place pour permettre la prise en compte et/ou la réalisation d'équipements publics ou collectifs. La réalisation des équipements nécessaires étant de compétence de la collectivité ou des collectivités, elle est donc inscrite en zone urbaine. En conséquence, elle comprend un règlement ciblé et spécifique aux équipements publics. Il reste simple et souple pour éviter tout risque de blocage ultérieur et pour tenir compte des particularités, notamment architecturale liée aux constructions de ce type. La destination générale des sols (articles 1 et 2) Pour assurer le bon fonctionnement de la commune, organiser de façon rationnelle l’espace, le règlement définit les occupations et utilisations interdites (article 1) et soumises à des conditions particulières (article 2) fondées sur des critères objectifs urbanistiques, de préservation et de gestion économe des espaces, de risques ou de nuisances. Dès lors qu’une occupation ou une utilisation du sol ne figure pas dans l’article 1 ou l’article 2, elle est admise dans la zone concernée. La justification des limitations aux articles 1 et 2 : le cas de Fismes Répondre aux objectifs de diversité des fonctions urbaines En zone urbaine, le contenu des articles 1 et 2 du règlement du PLU permet de répondre en priorité aux objectifs du PADD de construction d’un cadre environnemental valorisé. Dans les zones urbaines à dominante d’habitat, les nouvelles installations non compatibles avec la vie urbaine et l’habitat telle que l’industrie ou les entrepôts sont interdites. Cela afin de garantir l’attractivité des centralités ou des quartiers, la mise en valeur du patrimoine ainsi que la maîtrise des flux de circulation. En contrepartie, la fonction d’habitat, dans la mesure où elle n’est pas directement liée à l’activité, est interdite dans les zones économiques afin de ne pas exposer de nouvelles populations à des nuisances ou à des risques industriels ou technologiques. Ajout de la mention suivante : - Les panneaux solaires et photovoltaïques doivent être intégrés aux bâtiment pour une meilleure intégration dans son environnement et limiter en hauteur 1.6. Toute construction ou installation est interdite, sous réserve d'une justification particulière, dans un périmètre délimité sur le plan de zonage et pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6666 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires - - - 1.7. Les travaux ayant pour objet l'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension limitée à 10% de la surface des constructions existantes sont toutefois autorisés Sur les secteurs concernés par le périmètre d’isolement, ajout de la mention suivante, sont interdites : les extensions et constructions nouvelles à usage d’habitation à l’exception de celles réservées au gardiennage des activités à risque les extensions et constructions nouvelles à usage d’activités à l’exception de celle uniquement liées aux activités existantes. les lotissements à usage d’habitation, les établissements recevant du public, les constructions de toute nature à l’exception de celles admises ainsi que les matériaux comme le verre et toute autre structure pouvant présenter des risques en cas d’explosion. 2.4. En application de l’article R123-10-1 du Code de l’urbanisme, dans le cas de lotissements ou dans celui de la construction, sur un même terrain, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division parcellaire en propriété ou en jouissance, les constructions sont autorisées à condition d'appliquer les règles du présent règlement à chaque lot issu de la division parcellaire et non à l'ensemble du projet Autorisation de diversification dans la zone A (possibilité limitée de développer une activité hôtelière) Préserver la trame des espaces naturels et agricoles Le règlement des zones A et N a pour objectif de limiter fortement voire à interdire la construction afin de préserver et gérer les ressources naturelles conformément aux orientations du PADD. Les conditions de desserte des terrains par les équipements (articles 3 et 4) L’article 3 fixe les conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et l’article 4 fixe les conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d’eau et d’assainissement. La justification des limitations aux articles 3 et 4 : le cas de Fismes Organiser le maillage de voiries Dans l’ensemble des zones, l’objectif est d’assurer une bonne accessibilité des espaces à construire par un réseau de voirie suffisamment dimensionné, répondant aux besoins de la zone à desservir en terme de capacité et participant à un maillage de voie assurant une bonne desserte de l’ensemble des quartiers. Les principes de dimensionnement et de localisation des voiries posés par le PLU sont en cohérence avec les caractéristiques de la commune. Ainsi, le PLU doit tenir compte, pour les prescriptions relatives à la création des voies nouvelles ou pour l’aménagement de voies existantes, des règles de partage de l’espace pour chacun des modes de déplacement (vélos, piétons, voitures). En effet, la voirie devrait être adaptée, dans ses formes et caractéristiques, aux usages qu’elle supporte. Imposer des normes trop rigides peut avoir pour conséquence de freiner la recherche de nouvelles formes urbaines. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6767 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Seules certaines largeurs d’emprise minimale des voiries sont indiquées et tiennent compte des principes évoqués ci-dessus. Cela répond, entre autres, aux exigences de l’Etat qui demande une largeur utilisable pour le passage des véhicules d’incendie. Dans ce cas leur dimensionnement ainsi que le nombre de terrains desservis et leur capacité constructible limitée répondent à des exigences en termes de sécurité et de fonctionnement. Traiter les accès et assurer la desserte en réseaux La configuration des accès doit répondre aux impératifs en terme de sécurité. Cependant, dans les quartiers à dominante d’habitat ou dans les centralités, le nombre d’accès sur voie ou emprise publique est limité en fonction de la largeur de la façade sur rue, pour des raisons de sécurité, mais aussi de paysage urbain voire de traitement des rez-de-chaussée d’immeubles. De plus, toujours dans un objectif de gestion du paysage urbain et de traitement architectural, les accès sont réglementés en fonction des besoins et du bon fonctionnement urbain. Enfin, dans les secteurs de centralité, les règles de création d’accès dans les façades existantes visent à ne pas défigurer les constructions présentant un intérêt architectural ou patrimonial. L’article 4 fixe les conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d’eau et d’assainissement. La généralisation de la préférence d’infiltration sur parcelle tout en permettant le raccordement au réseau des eaux pluviales. Les caractéristiques des terrains (article 5) La Loi SRU a modifié le Code de l’Urbanisme en n’autorisant pas les PLU à réglementer la superficie minimale des terrains dans les secteurs raccordés à l’assainissement collectif (la Loi Urbanisme et Habitat de 2003 a intégré quelques exceptions mais elles sont peu applicables à Fismes). Cet article relatif à la superficie minimale des terrains constructibles ne peut imposer de prescriptions que lorsqu’elles sont justifiées par deux motifs : - par des contraintes techniques liées à la réalisation d’un dispositif d’assainissement non collectif - par la préservation de l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager. Ces changements du Code visent d’une part à renforcer les densités urbaines afin d’économiser les espaces naturels. C’est pour ces raisons que le PLU de Fismes ne comporte plus de surface minimale. Ainsi, les zones qui prévoyaient des tailles minimales de parcelles ont été modifiées (UD, AU). Le PLU a supprimé cette règle. Cet article n’est pas réglementé dans le PLU de Fismes. Zone Motifs des changements apportés au POS Toutes les zones U, AU Désormais, l'article 5 n'est pas réglementé pour être au plus près de l'esprit de la loi S.R.U., d'autant que la commune est équipée d'un système collectif d'assainissement des eaux usées. Toutefois, afin de répondre au phénomène d'identification au tissu urbain existant, mais aussi pour éviter notamment l'altération des dynamiques urbaines ainsi que certains conflits de voisinage, d'autres règles sont mises en place telles celles liées aux implantations, emprises etc… développées ci-dessous. 5.2. Dans le cas de constructions à usage d’habitation : Pour qu’un terrain soit constructible, sa superficie devra être d’un minimum de 1 500 m². Car il s’agit d’un secteur en assainissement individuel Dans le secteur NB PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6868 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Les règles morphologiques (articles 6, 7, 8, 9 et 10) Les règles d’implantation Les articles 6, 7 et 8 définissent les règles d’implantation des constructions sur la parcelle. Deux principes majeurs ont guidé ces règles : - L’urbanisation en ordre continu ou semi continu. Lorsqu’une organisation bâtie continue ou semi-continue est souhaitée, le règlement privilégie une structure d’îlot en implantant les constructions sur la périphérie, le long des voies ou espaces publics et en limitant la constructibilité sur les arrières et les accès privatifs afin de constituer ou de maintenir des jardins pour plus de tranquillité et une valorisation du cadre de vie. - L’urbanisation en ordre discontinu. Lorsque l’on souhaite promouvoir une typologie d’îlot ouvert, favorisant la transparence visuelle sur les jardins et une présence forte du végétal, l’implantation de la construction sur la parcelle répond à des règles de prospect définies par le recul par rapport à la voie ou à l’emprise publique – plus ou moins important en fonction du caractère d’ambiance que l’on veut obtenir – et des retraits par rapport aux limites séparatives latérales et de fond de parcelle, définis par la hauteur du bâtiment, afin de ne pas créer de vues directes sur les parcelles voisines, et respectant une distance minimum. Les règles de constructibilité Les articles 9 et 10 définissent l’emprise au sol et la hauteur maximum de la construction. C’est à partir du cumul de ces deux règles qu’est défini le volume enveloppe à l’intérieur duquel la construction doit s’inscrire. Cette disposition a pour objectif de traduire la forme urbaine souhaitée plutôt que de définir la constructibilité seulement à partir d’un Coefficient d’Occupation des Sols (COS), dont la finalité répond seulement à une comptabilisation de m2 de plancher, sans autre détermination. La justification des limitations aux articles 6, 7, 8, 9 et 10 : le cas de Fismes Le principe général L’emprise au sol et la hauteur de la construction sont déclinées ou modulées en fonction de zones ou de secteurs afin de répondre au mieux à l’occupation de la parcelle ou au vélum souhaité. Sur les autres zones, l’emprise au sol est calculée par rapport à la superficie totale de la parcelle afin de gérer au mieux le rapport entre espace construit et non-construit. Enfin, afin de répondre aux besoins, des emprises au sol et des hauteurs spécifiques sont autorisées pour les installations et équipements d’intérêt collectif qui répondent à des usages et des gabarits particuliers. Les dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables sont soumis aux règles de hauteur et de gabarit afin de favoriser leur intégration mais sans entraver leur utilisation, en accord avec les orientations du PADD. Il convient de permettre leur intégration à la construction en permettant de les placer en toiture. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 6969 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Les cas particuliers Dans la zone urbaine, les règles de constructibilité sont identiques qu’il s’agisse d’une construction existante ou d’une construction neuve. Zone UB UC et UD UE UX AU AUX A N Motifs des changements apportés au POS - Les articles 6, 7, 8 et 9 sont reconduits car relativement souples pour éviter d’éventuels blocages - L’article 10 délimite la hauteur à 12 m afin d’éviter des dérives altimétriques et conserver une morphologie urbaine en cohérence avec le tissu existant Pour ce faire, les éoliennes sont limitées à 12 m pour bonne intégration dans le site. - Les articles 6, 7, 8 et 9 sont reconduits car relativement souples pour éviter d’éventuels blocages (intégration des cas relatifs aux piscines et abris de jardins - L’article 10 délimite la hauteur afin d’éviter des dérives altimétriques et conserver une morphologie urbaine en cohérence avec le tissu existant. Les hauteurs ont été définies en hauteur maximale au faîtage. En revanche, les éoliennes sont limitées à 12 m pour bonne intégration dans le site. - Les articles 6, 7, 8 et 9 sont simplifiés pour apporter de la souplesse et éviter d’éventuels blocages - Désormais, il est indiqué : Pas de prescription particulière. En revanche, les éoliennes sont limitées à 12 m pour bonne intégration dans le site. - Les articles 6, 7, 8 et 9 sont reconduits car relativement souples pour éviter d’éventuels blocages En revanche, les éoliennes sont limitées à 12 m pour bonne intégration dans le site. - Les articles 6, 8 et 9 sont reconduits car relativement souples pour éviter d’éventuels blocages pour les zones urbanisables (1AU). S’agissant des zones 2AU de réserve foncière, aucune réglementation n’a été définie car l’ouverture à l’urbanisation n’interviendra que suite à une procédure ultérieure sur le PLU. En revanche, les éoliennes sont limitées à 12 m pour bonne intégration dans le site. - Les articles 6, 8 et 9 sont reconduits car relativement souples pour éviter d’éventuels blocages. - L’article 10 délimite la hauteur à 15 m afin d’éviter des dérives altimétriques et conserver une morphologie urbaine en cohérence avec le tissu existant. Les hauteurs ont été définies en hauteur maximale au faîtage. Les éoliennes sont limitées à 12 m Réglementation inchangée dont l’article 6 et 10 sont reconduits Suppression des limitations dues à la bande inconstructible L111-1-4 (étude entrée de ville levant l’inconstructibilité) Les règles qualitatives (articles 11 et 13), c’est adapter les prescriptions aux secteurs L’article 11 réglemente l’aspect extérieur des constructions dans un souci d’intégration des bâtiments nouveaux à l’environnement urbain ou naturel ou d’un respect de la modénature (l'ensemble des moulures qui ornent une partie d'un monument ou l'ordre qui le caractérise) et des éléments de composition pour l’existant dans le cas d’extensions ou de modifications. Il peut aussi donner des prescriptions pour l’aménagement des abords des constructions, notamment en ce qui concerne les clôtures soumises à déclaration. L’article 13 définit les prescriptions concernant le traitement des espaces libres et des plantations. Il s’agit en l’occurrence de mettre l’accent sur le traitement qualitatif des espaces résidentiels qui participent au cadre de vie des habitants ou bien à la valorisation des zones économiques. C’est pourquoi des modalités d’aménagement paysager des espaces libres de toute occupation est préconisé afin de garantir la présence du végétal et d’éviter de minéraliser et d’imperméabiliser la totalité de la parcelle. Selon les zones, les dispositions de traitement paysager sont adaptées, privilégiant des plantations sur les reculs. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7070 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Afin de répondre aux orientations du PADD de constituer un maillage d’espaces verts, les opérations d’ensemble doivent prévoir des espaces verts communs accessibles par tous et si possible en lien avec les espaces publics. La justification des limitations aux articles 11 et 13 : le cas de Fismes Les prescriptions réglementaires sont adaptées en fonction des secteurs concernés suivant qu’il s’agit de quartiers à caractère patrimonial ou historique ou de quartiers plus « ordinaires ». C’est pourquoi les dispositions pour les constructions nouvelles sont plus détaillées dans certaines zones. Dans la zone urbaine à prédominante d’habitat offrant une structure de bâti en limite d’espace public, les prescriptions qualitatives concernent la meilleure intégration dans le site. L’accent est mis sur le traitement des clôtures préconisées en limite de voie ou d’espace public. Le principe de transparence est préconisé. En effet, dans ces secteurs, la clôture est souvent l’élément situé en premier plan et donc perçue avant la façade de la construction. Ces prescriptions sont complétées par les dispositions de l’article 13. Une distinction est apportée dans le traitement des clôtures suivant que l’on se situe en limites séparatives ou en limites de l’emprise publique encourageant les dispositifs transparents en haies vives ou dans les secteurs bâtis en continuité de la minéralité des lieux. Pour ce qui concerne les zones d’activités économiques, le souci de qualité a conduit à préconiser des marges de recul paysagères et l’aménagement végétal des aires de stationnement. Les locaux techniques doivent être intégrés à la construction ou faire l’objet d’un traitement paysager. Il est rappelé dans chaque zone concernée, la réglementation en vigueur s’agissant des Espaces boisés classés. Systématiquement les panneaux solaires sont autorisés mais devant être intégrés au bâtiment (dans la toiture ou la façade). Zone Motifs des changements apportés au POS AUX - L’article 11 est à présent plus développé pour tendre vers une qualité accrue par une meilleure insertion dans le site - L’article 13 exige une qualité environnementale et un paysagement plus important ainsi qu’une intégration paysagère des futurs sites d’activités (avec un minimum de verdissement) tout en laissant une souplesse en supprimant le recours aux EBC) - L’article 11 précise la hauteur maximale des clôtures - L’article 11 est à présent plus développé en dépit du caractère naturel, une urbanisation en hameau est préexistante. Pour une meilleure intégration paysagère de ce hameau, des précisions réglementaires ont été apportées afin de ne pas porter atteinte à l’environnement (secteur Nb). - L’article 13 préconise une intégration paysagère des constructions nouvelles et le maintien des paysagements existants afin de conserver le caractère naturel de la zone (en particulier dans les secteurs Nb et Nc) A N Les règles de stationnement (article 12) Les normes de stationnement retenues dans l’article 12 des différents types de zonage ont été établies dans l’objectif d’une mobilité maîtrisée, en s’efforçant de répondre aux besoins générés par les futures constructions tout en maîtrisant l’usage de la voiture, au profit des autres modes de transport. Divers objectifs ont été fixés en vue de l’élaboration de cet article et de son application comme la prise en compte de la réalité du stationnement aussi bien que de la morphologie du tissu urbain. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7171 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Un découpage territorial spécifique Si les normes varient en fonction du type de constructions, elles doivent aussi évoluer en fonction des territoires de la commune. Par exemple, il est indispensable d’appliquer des normes différentes selon qu’il s’agit de zone d’habitat ou d’activités. Le choix a donc été fait de décliner les futures normes en fonction de ces occupations et utilisation du sol. Il a été nécessaire de distinguer la problématique résidentielle (les constructions à usage d’habitation) de celle des autres types de constructions. En effet, la réflexion concernant les habitations fait référence au lieu de vie (morphologie, urbaine, taille des logements…) ainsi qu’aux taux de motorisation des ménages et aux possibilités d’accès au réseau transport en commun (TER) en sortie de domicile. L’article R. 123-9 du Code de l’urbanisme définit les destinations de constructions selon lesquelles les normes imposées par l’article 12 peuvent être différentes. Il s’agit des catégories suivantes : Habitations ; Hébergement hôtelier ; Bureaux ; Commerces ; Artisanat ; Etablissements industriels ; Exploitations agricoles et forestières ; Entrepôts ; Constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. La justification des limitations à l’article 12 : le cas de Fismes Les habitations Les nouvelles normes ont été fixées sur la base du taux de motorisation moyen des ménages (représentatif de la réalité des besoins moyens d’un ménage en matière de stationnement) observé dans les secteurs selon différents types et tailles de logements, et sur celle d’une place de stationnement minimum par logement. On notera, que les paliers de surface hors oeuvre nette correspondent habituellement aux types de logements. Les activités et la zone naturelle et forestière Les modalités de stationnement ont été dimensionnées en fonction de la typologie des activités (bureau, habitation, commerces, artisanat …) mais également en fonction des occupations et utilisations du sol soumises à conditions. Ainsi, dans le secteur Nb (hameau) et Nc (activités de la Source des Grands bois) des normes de stationnement en dehors des voies ont été précisées pour une bonne intégration dans le site du fait du caractère naturel du secteur. Le coefficient d’occupation du sol (article 14) La gestion de la densité par le biais du COS permet de maîtriser la densité à la parcelle mais s’avère souvent inadaptée à l’introduction d’objectifs relatifs à la forme urbaine. Le COS peut avoir certains effets pervers tels que des ruptures dans le gabarit de fronts bâtis que l’on souhaiterait plus homogène ou l’utilisation maximum de la constructibilité d’un terrain, sans prise en compte de sa configuration ou de son environnement. C’est la raison pour laquelle, le COS qui permet une approche quantitative (la densité) s’accompagne d’une approche qualitative (la forme urbaine) avec le CES, la hauteur, les marges de recul ... La commune a souhaité simplifiée les règles et à supprimer le COS dans certaines zones et permettant la bonification de COS porté à 0.55 pour les constructions ou réhabilitations remplissant des critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production d’énergie en zone AU. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7272 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires D’autres dispositions réglementaires Les entrées de ville Depuis son origine par la loi de décentralisation du 7 janvier 1983 le nouvel article L.111-1-4 du Code de l’urbanisme visant à renforcer la qualité architecturale et urbaine des entrées de ville a fait l’objet de nombreux toilettages législatifs. En dehors des espaces urbanisés, le long des grands axes ou voies d’agglomération, et en l’absence de projet répondant à des critères de qualité urbaine, paysagère et architecturale, de sécurité et de prise en compte des nuisances, l’article L.111-1-4 du Code de l’urbanisme impose une marge de recul pour les constructions nouvelles en fonction du statut de la voie. L’objectif de la loi n’est pas d’interdire toute construction autour de la voie, mais d’inciter les décideurs à conduire des réflexions préalables et à mettre en oeuvre des mesures concrètes sur la base d’un projet urbain, répondant à des critères de qualité urbaine, paysagère et architecturale, de sécurité et de prise en compte des nuisances). Le texte de la loi insiste sur la nécessité de mener une démarche globale et de qualité. Les dispositions de l’article L.111-1-4 ne recoupent donc pas strictement le champ de la problématique des entrées de ville. Elles traitent plus largement des territoires qui bordent les grandes voies de circulation, mais en se limitant aux espaces non urbanisés. C’est la raison pour laquelle, la commune a menée des études sur les entrées est et ouest de l’agglomération (document annexé au PLU) préconisant la levée de l’inconstructibilité en contre partie de réglementation spécifiques touchant les secteurs AUX et N) Les adaptations mineures (article L 123-1 du Code de l’Urbanisme) Les dispositions des articles 3 à 13 des règlements de chacune des zones ne peuvent faire l'objet que d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes. Lorsqu'un immeuble bâti existant n'est pas conforme aux dispositions édictées par le règlement applicable à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d'améliorer la conformité de cet immeuble avec lesdites règles ou qui sont sans effet à leur égard. Les emplacements réservés (L123-2 c) Conformément à l’article L123-2 du Code de l’urbanisme, la commune peut fixer, dans son PLU, les emplacements réservés (ER) aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général. Les ER sont repérables sur les documents graphiques et le numéro qui est affecté à chacun d’eux renvoie à une liste figurant sur le cartouche du plan de zonage (document D2). Cette liste indique la collectivité bénéficiaire de la réserve et sa destination. L’inscription d’un ER rend inconstructible les terrains concernés pour toute autre utilisation que celle prévue dans la liste. En contrepartie, le propriétaire d’un terrain réservé peut mettre la collectivité bénéficiaire en demeure d’acquérir son bien en application de l’article L123-17 du Code de l’urbanisme. Les ER prévus à Fismes concernent essentiellement des créations ou modifications de voies, liaisons, cheminements. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7373 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Evolution des ER au regard du POS approuvé en 2001 : - suppression des ER 1, 3, 5, 10, 11, 12, 13 et 14 Numérotation POS 2001 ER2 devient ER4 devient ER6 devient ER7 devient ER8 devient ER9 devient Numéro de l’ER 1 2 3 4 5 6 Numérotation PLU approuvé ER1 ER2 ER5 ER6 ER3 ER4 Destination Bénéficiaire Superficie (m2) Elargissement de la rue J MIZIAK Extension de la station d’épuration Elargissement de la sente des remparts Création d’un parking et aménagement de carrefour Elargissement de l’avenue de la Gare Extension du cimetière Commune Commune Commune Commune Commune Commune 550 7100 1100 2940 690 7380 Les emplacements réservés (L123-2 a) Dans les zones urbaines du PLU, les documents graphiques font notamment apparaître les secteurs frappés d'une servitude d'urbanisme dans l'attente de l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global. Cela permet, pour une durée de cinq ans au maximum, de bloquer les constructions même si l'étude n'est pas suffisamment avancée. Cette interdiction de construire ne vise que les constructions d'une superficie supérieure à un seuil déterminé. Cette possibilité d'opposer, dans l'attente d'études plus précises, un sursis à statuer aux demandes de permis de construire à l'intérieur du périmètre ainsi délimité, est justifiée par la nécessité de ne pas compromettre ou de ne pas rendre plus onéreuse la réalisation du-dit projet. À ce stade, la commune ignore, en effet, le contenu opérationnel de ce projet d'aménagement global, ses caractéristiques (localisation de la voirie). Quand le projet urbain sera arrêté, la commune pourra modifier ou réviser son PLU pour intégrer le projet d'aménagement. La servitude sera alors levée. L'institution de cette servitude fait l'objet d'une justification particulière dans le rapport de présentation du PLU, portant sur les objectifs poursuivis par la création d'un tel secteur (à compter de l’approbation du PLU). La nécessité de justifier cette servitude s'explique par la portée de ce dispositif qui permet à la commune de geler pendant cinq ans la constructibilité des terrains au regard notamment du droit de propriété. Cependant, les propriétaires peuvent mettre en demeure la commune de procéder à l'acquisition de leur terrain dès que le PLU est opposable et la servitude instituée. Lorsque, suite à la mise en demeure, la commune renonce explicitement à acquérir, il convient qu'elle supprime l'emplacement réservé. Il faut attendre l'expiration du délai d'un an et trois mois suivant celleci pour que la réserve ne soit plus opposable Ces périmètres sont repérés sur les documents graphiques du règlement et sont accompagnés d’indications. La justification des limitations : l’Ilot de la Fonderie : Cette grande emprise d’anciennes activités industrielles et qui jouxte le centre-ville offre un potentiel mutable dont il conviendrait d’envisager la restructuration en lien avec les quartiers environnants. Pour cela, une évolution vers des fonctions mixtes à dominante d’habitat répondrait aux enjeux de ce secteur. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7474 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Dispositions réglementaires Numéro de l’ER Destination Bénéficiaire Superficie (m2) 7 ER au titre de l’article L123-2a du Code de l’urbanisme (périmètre de gel pendant 5 ans à compter de l’approbation du PLU) Commune 21740 Liste des éléments de patrimoine ou de paysage protégés au titre de l’article L123-1-7 du Code de l’urbanisme L’article L123-1 7° du Code de l’urbanisme permet, dans le cadre du PLU, « d’identifier et de localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection ». A ce titre, au-delà des dispositions générales et des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s) contenues dans les chapitres du règlement, certains édifices ou sites remarquables sont soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques traduites sous forme de prescriptions particulières, tout en permettant l’adaptation des constructions existantes aux usages contemporains. Ainsi, concrètement, le PLU fait apparaître les sites ou édifices concernés sur le plan de zonage par le biais de représentations. Les édifices singuliers sont reportés sur le plan de zonage sous forme de figuré ponctuel. Le PLU actuel n’a pas identifié de site paysager, une étude ultérieure menée par la commune permettra de compléter cette liste. Les espaces boisés classés (EBC) Conformément à l’article L130-1, des espaces boisés classés sont délimités dans le PLU et couvrent une surface de 243,05 ha. Les EBC du POS de 2009 représentaient 302,61 ha. Cette réduction est due : - à des ajustements d’EBC en fonction du recensement des boisements existants sur la photo aérienne - et à la suppression de certaines parties d’EBC notamment à proximité ou dans des zones d’urbanisation future. La réduction minime de surface a pour objectif d’éviter les EBC en milieu urbain ou en voie d’urbanisation pour s’appuyer préférentiellement sur des paysagements qui accompagnent les aménagements. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7575 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Grands principes des zones Le territoire couvert par le PLU est divisé en zones urbaines (zone U), en zones à urbaniser (zone AU), en zones agricoles (A) et en zones naturelles et forestières ou non équipées (zone N). La définition et la répartition spatiale de ces trois grandes délimitations sont issues du projet de développement communal conformément aux options retenues dans le SCoT de la région rémoise. Les grands équilibres territoriaux Les espaces urbains majeurs (zones U) détermine les processus d’urbanisation dans un objectif d’utilisation économe de l’espace en limitant l’étalement urbain périphérique (concentré dans les zones AU en extension ou dans le cadre de renouvellement urbain). L’équilibre entre les zones urbanisées et le reste du territoire est assuré par des espaces libres ou en friches destinés aux activités ou à la préservation des espaces naturels en zone N. Les principes du zonage S’agissant de la zone urbaine, les principes de zonages veillent à intégrer une dimension multifonctionnelle. Des composantes variées qui caractérisent les fonctions urbaines se côtoient afin de délimiter un espace développant des fonctions résidentielles dans un contexte de mixité sociale mais également urbaine par la présence d’activités commerciales, de services, culturelles … (activités de proximité) et une meilleure accessibilité au pôle de centralité. Cette multifonctionnalité s’inscrit dans un contexte de préservation du cadre de vie et de gestion économe des espaces naturels de la commune mais également de la Vallée de la Vesle et de l’Ardre. Ainsi, il est privilégié une démarche de proximité et d’accessibilité aux diverses fonctions urbaines (habitat, commerces, équipements, transport collectif …) afin de limiter l’urbanisation des espaces naturels et périurbains. Par souci de cohérence, il est nécessaire de prendre en compte les évolutions urbaines de ces dernières années et d’adapter le zonage en conséquence. Ainsi, la révision du PLU engendre : - le maintien voire le développement des principales zones urbaines : les zones urbaines ont peu changé avec la loi SRU et en fonction de l’évolution de l’urbanisation - la transformation des zones NA en zones AU et la création de nouvelles zones à urbaniser en distinguant les temporalités d’ouverture à l’urbanisation (1AU : ouverture immédiate et 2AU : réserve foncière) - la transformation des zones ND en zones N et les zones NC en zones A conformément aux dispositifs issus de la loi SRU et des précisions l’écart d’urbanisation du Hameau de Cour Des prescriptions réglementaires au zonage pour la protection de l’environnement ont été maintenues et enrichies : - les prescriptions par rapport aux voies et axes de transports (le long des voies routières, ferroviaires, des lignes électriques …) - les marges de recul issues de l’application de l’article L111-1-4 du Code de l’urbanisme ont été accompagnées d’une étude levant l’inconstructibilité et la nécessité d’aménagement notamment paysagers - les emplacements réservés mis en place pour faciliter l’acquisition des terrains sur lesquels sont projetés des équipements, voiries ou ouvrage publics … mais également pour geler le site de la Fonderie (L123-2a du Code de l’urbanisme) - la protection de patrimoine ou de paysage protégés au titre de l’article L123-1-7 du Code de l’urbanisme … PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7676 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Délimitation des zones Chaque zone du P.L.U. a été définie à partir d’une confrontation entre son occupation du sol, sa morphologie bâtie et les volontés d’aménagement exprimées dans le PADD. Le règlement d’urbanisme qui leur est associé exprime les conditions d’utilisation du sol de nature à traduire les objectifs d’aménagement et de développement de la collectivité rappelés pour chacune des zones, dans la partie précédente relative aux principes de zonage du territoire communal. Tableau des surfaces (ha) Zonage POS approuvé le 24/09/09 PLU Différentiel UB 2,00 1,74 inchangé (différentiel justifié par des outils informatiques plus performants) UCa UCb UCc UDa UDb 35,50 14,50 173,10 4,00 27,73 13,93 2,13 120,81 4,41 UE 29,10 28,63 UXa UXb UXc UXf 39,00 17,50 23,60 18,00 38,09 5,30 20,97 15,67 1AUa 38,77 3,33 1AUb 1AUc 1AUd 1AUe 2AUa 2AUb 1AUXa 1AUXb 2AUXa 48,00 1,50 22,62 25,61 28,40 4,90 5,26 14,31 57,24 3,20 6,43 30,82 inchangé (différentiel justifié par des outils informatiques plus performants) Réintégration d'une partie dans la zone UC inchangé (différentiel justifié par des outils informatiques plus performants) Réduction des zones urbaines d'activités et intégration dans la zone urbaine Inchangé en terme de surface. Phasage du développement (secteurs d'urbanisation immédiate : 39,10 ha et 71,09 ha de réserve foncière) Augmentation des zones d'urbanisation future à vocation d'activités (dont 30,82 ha de réserve foncière) A 234,76 300,84 66,08 ha d’augmentation de la zone agricole en lien avec le développement urbain de la commune. Gestion économe des espaces : augmentation de 4% de la zone agricole Na Nb Nc 920,36 23,40 916,93 1,15 23,52 inchangé (différentiel justifié par des outils informatiques plus performants) EBC 302.61 243,05 TOTAL 1 674,11 1 672,95 Adaptation des EBC en fonction de la réalité de la situation (boisement existant) inchangé (différentiel justifié par des outils informatiques plus performants) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7777 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Délimitation des zones Les zones urbaines (U) Le zonage du code de l’urbanisme Selon l’article R123-5, les zones urbaines sont dites "zones U". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. Le zonage de Fismes Les zones urbaines couvrent non seulement les secteurs déjà urbanisés, mais aussi ceux où les équipements publiques existants ou en cours de réalisation ont la capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. Ces terrains sont donc immédiatement constructibles. 5 catégories de zones urbaines - une zone UB : zone urbaine de grands ensembles - une zone UC : zone urbaine continue (UCa, UCb et UCc), - une zone UD : zone urbaine discontinue (UDa et UDb), - une zone UE : zone d’équipements sportifs, éducatifs, sociaux, de loisirs et culturels - une zone UX : zone d’activités industrielles, artisanales et commerciales (UXa, UXb, UXc et UXf). Motifs de la délimitation des zones urbaines L’affectation des différents zonages repose sur le maintien des formes urbaines existantes dans les divers secteurs de la commune, voire le déploiement vers des secteurs dont des caractéristiques morphologiques similaires se sont progressivement constituées. Le découpage distingue 5 zones qui se différencient au regard de la diversité des tissus urbains (densité, morphologie, fonctions spécifiques...). Dans le détail, ces zones sont elles-mêmes découpées en secteurs dont les caractéristiques justifient une identification particulière bien qu’ils s’intègrent dans le cadre général de la zone identifiée. La démarche commune à l’ensemble des zones urbaines, vise à encourager une mixité fonctionnelle caractéristique au tissu. Que ce soit en territoires urbains constitués ou en devenir, l’enjeu consiste à assurer une diversité des usages et des pratiques (équipements, commerces, services, diversités résidentielles, emplois,...). Enfin, il importe de préciser que l’affectation des différents zonages sur le territoire urbain communal repose sur deux critères complémentaires : - d’une part, le maintien de formes urbaines dans les quartiers constitués a abouti à des zonages confortant les caractéristiques morphologiques existantes, - d’autre part, sur certains sites appelés à se transformer l’application du zonage s’inscrit dans une logique de projet et prévoit l’évolution vers d’autres formes urbaines plus adaptées (soit par l’évolution du bâti soit par le recyclage urbain). Les règles relatives au traitement des clôtures, adaptables aux différentes configurations bâties, participent à la promotion d’une qualité de traitement de l’espace urbain notamment à l’interface entre le domaine public et le domaine privé. Le corps de règle fixé permet ainsi la production de formes urbaines et architecturales diversifiées et adaptées aux différentes natures de voies et permettant des densités bâties importante pour la commune. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7878 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Délimitation des zones L’article UE6 fixe une implantation en retrait ou à l’alignement. Le secteur UE est inséré dans le tissu existant et la souplesse de la règle (ainsi que des articles 7, 8 et 10) permet ainsi une intégration à l’environnement en fonction du bâti à proximité. Cette règle complète celle prévue à l’article UE11 prescrivant que « Par leur aspect extérieur, les constructions et les clôtures ne devront pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (Code de l'Urbanisme, article R 111-21) ». Se référer au règlement du PLU pour le détail des règles appliquées Les zones à urbaniser (AU) Le zonage du code de l’urbanisme Selon l’article R123-6, les zones à urbaniser sont dites "zones AU". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l'urbanisation. - lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, les orientations d'aménagement et le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de la zone. Les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et le règlement. - lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation peut être subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme. Le zonage de Fismes 2 catégories de zones à urbaniser - une zone AU : zone d’urbanisation future mixte (1AUa, 1AUb, 1AUc, 1AUd, 1AUe, 2AUa et 2AUb) - une zone AUX : zone réservée à l’implantation future d’activités économiques (1AUXa, 1AUXb et 2AUXa) Motifs de la délimitation des zones à urbaniser D’une manière générale, ces zones AU se situent en enclave ou en continuité des tissus urbains existants et leur urbanisation contribuera à compléter et finaliser une logique de développement urbain, déjà engagée, s’appuyant sur un maillage d’équipements existants (voirie, réseaux, commerces, services,etc…). En complémentarité de la stratégie de renouvellement urbain engagée par le PLU, l’urbanisation de terrains vacants ainsi que l’extension mesurée de nouveaux quartiers contribueront à accueillir de nouvelles populations ainsi que l’offre en pôles d’emplois et en équipements nécessaires à ces populations attendues. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 7979 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Délimitation des zones Dans le cadre d’une intensification urbaine planifiée, les zones AU sont déclinées en deux secteurs distincts : - Dans les zones à urbaniser, constructibles sous conditions, les constructions sont autorisées soit lors de la réalisation d’une opération d’aménagement d’ensemble, - Dans les zones à urbaniser à long terme inconstructibles, les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU n’ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone. Ainsi l’ouverture à l’urbanisation peut être subordonnée à à l’ouverture à l’urbanisation du secteur. La délimitation des zones AU situées en bordure d’espaces naturels, s’appuie essentiellement sur des éléments naturels ou des voiries. Il convient, en effet, de marquer lors de l’ouverture à l’urbanisation, un traitement des limites afin d’optimiser l’intégration de nouveaux lieux de vie. Enfin, l’ouverture de nouvelles zones AU ne doit pas exposer de nouvelles populations à des risques naturels ou technologiques et à des nuisances. Dans leur ensemble, ces règles ont également pour objectif de ne pas obérer les possibilités de mise en œuvre de critères de qualité environnementale des constructions et des aménagements. Les règles de hauteurs, la souplesse d’implantation des constructions … sont autant d’éléments considérés à ce titre. Le règlement d’urbanisme de la zone AU est construit de manière à permettre la production d’un cadre bâti de qualité, laissant des marges de manoeuvre intéressantes aux concepteurs, notamment par le corps de règles concernant le traitement du bâti. Le C.O.S., « outil quantitatif » plus que « qualitatif » permettant de définir des droits à bâtir est sans influence sur la qualité du bâti, la définition de gabarits architecturaux ou encore sur l’aspect des constructions et de leurs abords est utilisée. Pour permettre d’atteindre certains objectifs d’aménagement et garantir le respect de certains principes fondamentaux, sont définies, complémentairement au règlement, des orientations d’aménagement (Cf. pièce du dossier de PLU). Celles-ci, de même portée normative que le règlement, s’imposent aux aménageurs. Se référer au règlement du PLU pour le détail des règles appliquées Les zones agricoles (A) Le zonage du code de l’urbanisme Selon l’article R123-7, Les zones agricoles sont dites "zones A". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif et à l'exploitation agricole sont seules autorisées en zone A. Est également autorisé, en application du 2° de l'article R. 123-12, le changement de destination des bâtiments agricoles identifiés dans les documents graphiques du règlement. Le zonage de Fismes Une zone A à vocation agricole PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8080 4. MOTIFS DE DELIMITATION DES ZONES Délimitation des zones Motifs de la délimitation des zones agricoles Dans un souci de préservation de l’intégrité des espaces, les zones agricoles sont inconstructibles ou fortement contraintes (en dehors de l’activité agricole ou activité accessoire d’hébergement hôtelier). Afin de proscrire tout mitage et consommation de l’espace foncier, les constructions d’habitation sont interdites. Se référer au règlement du PLU pour le détail des règles appliquées Les zones naturelles et forestières (N) Le zonage du code de l’urbanisme Selon l’article R123-8, les zones naturelles et forestières sont dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels. - En zone N, peuvent être délimités des périmètres à l'intérieur desquels s'effectuent les transferts des possibilités de construire prévus à l'article L. 123-4. Les terrains présentant un intérêt pour le développement des exploitations agricoles et forestières sont exclus de la partie de ces périmètres qui bénéficie des transferts de coefficient d'occupation des sols. - En dehors des périmètres définis à l'alinéa précédent, des constructions peuvent être autorisées dans des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées, à la condition qu'elles ne portent atteinte ni à la préservation des sols agricoles et forestiers ni à la sauvegarde des sites, milieux naturels et paysages. Le zonage de Fismes 3 catégories de zone naturelle et forestière - le secteur Na correspondant à la définition proprement dite de la zone. - le secteur Nb correspond à un écart d’urbanisation constituée par le hameau de Cour. - le secteur Nc correspondant à l’emprise de la “ Source des Grands Bois”. Motifs de la délimitation des zones naturelles et forestières Dans un souci de préservation de l’intégrité des espaces, les zones naturelles sont inconstructibles ou fortement contraintes. Ainsi, est développé le principe de la constructibilité très limitée (Hameau de Cour). Afin de proscrire tout mitage et consommation de l’espace foncier, les constructions d’habitation sont interdites. Se référer au règlement du PLU pour le détail des règles appliquées PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8181 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Passage de POS en PLU Le droit de l’urbanisme a été profondément reformé par la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) du 13 décembre 2000 et a remplacé le Plan d’Occupation des Sols (POS) par le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Cette loi a pour objectif principal de définir un meilleur équilibre des agglomérations en alliant les questions d’urbanisme, d’habitat de déplacements et d’environnement. De plus, la loi vise à rendre les politiques d’urbanisme plus claires et plus démocratiques par la simplification des procédures, la généralisation de l’information de la population par une concertation renforcée. Hier, les Plans d’Occupation des Sols Qu’est-ce qu’était un POS ? Le POS est un document d’urbanisme qui fixe les règles générales et les servitudes d’occupation du sol. L’objectif principal est de parvenir à un équilibre ente le développement urbain et la protection de l’environnement. L’intérêt d’un POS réside dans la possibilité pour la commune de mieux maîtriser l’évolution de l’urbanisme de son territoire. Pourquoi passer des POS aux PLU ? Les POS sont certes des instruments d’urbanisme réglementaire reconnus et efficace mais peu adaptés aux besoins de renouvellement urbain. En outre, les POS sont souvent l’expression d’une simple police du droit des sols. Aujourd’hui, les Plans Locaux d’Urbanisme L’ambition du PLU est de supprimer les insuffisances ou les difficultés des POS. Le PLU devient l’expression du projet urbain de la commune. Le PLU a pour objectif de donner aux communes un cadre de cohérence des différentes actions d’aménagement qu’elles engagent tout en continuant à préciser le droit des sols. L’idée du PLU est de réconcilier l’urbanisme réglementaire et l’urbanisme opérationnel. Le contexte juridique des P.L.U. La loi relative à la Solidarité et Renouvellement Urbains (S.R.U.) du 13 décembre 2000 modifiée par la Loi Urbanisme et habitat du 2 juillet 2003 (L.U.H.) a profondément réformé les documents de planification urbains. Plus de trente ans après la loi d’orientation foncière de 1967, le législateur organise le passage du Plan d'Occupation des Sols (P.O.S.) au profit du Plan Local d'Urbanisme (P.L.U.). Ce nouveau document d'urbanisme permet de fonder une politique locale d'aménagement, tout en conservant sa vocation de gestionnaire de l'espace en régissant les possibilités de construction et d’usages des sols. Plus ambitieux que le P.O.S., ce nouveau document est l’expression du projet urbain de la commune et l’occasion de coordonner dans une même vision : l’habitat, l’économie, les transports, l’environnement, l’urbanisme… mais également la préservation des paysages et milieux naturels. La composition du dossier de P.L.U. L’article R. 123-1 du Code d’Urbanisme précise que le «P.L.U. comprend un rapport de présentation, le projet d’aménagement et de développement durable de la commune et un règlement ainsi que des documents graphiques. Il peut comporter en outre des orientations d’aménagement relatives à des quartiers ou des secteurs (…). Il est accompagné d’annexes. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8282 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Passage de POS en PLU Le Rapport de Présentation (document A) Il se compose : - d’un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et précise les besoins répertoriés en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports d’équipements et de services. - analyse l’état initial de l’environnement, - explique les choix retenus pour établir le P.A.D.D. et la délimitation des zones, expose les motifs des limitations administratives à l’utilisation du sol apportée par le règlement, - évalue les incidences des orientations du plan sur l’environnement et expose la manière dont le plan prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur. Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (document B) Document récemment créé par la loi S.R.U. et dont le contenu fut refondu par la L.U.H., il présente et fixe la politique locale d’aménagement de la commune pour les années à venir. Ce document est la traduction du projet urbain de la commune. Son caractère d’opposabilité fut supprimé par la L.U.H. ainsi les tiers ne peuvent se prévaloir des dispositions du P.A.D.D. pour intenter des recours. L’article R.123-3 du Code de l’Urbanisme précise que le «P.A.D.D. définit les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme retenues pour l’ensemble de la commune». Les Orientations d’aménagement (document C) Ces orientations relatives à des quartiers ou à des secteurs (article R.123-3-1 du Code de l’Urbanisme) sont devenues avec le décret du 9 juin 2004, un document à part entière du P.L.U. distinct du P.A.D.D. Bien que facultatives, ces orientations d’aménagement permettent à la commune de préciser les conditions d’aménagement des quartiers ou des secteurs, à mettre en valeur l’environnement, les paysages, les entrées de ville, le patrimoine, lutter contre l’insalubrité, permettre le renouvellement urbain et assurer le développement de la commune. Au plan juridique : - ces orientations d’aménagement doivent être en cohérence avec le P.A.D.D., - l’exécution de tous travaux, constructions, création de lotissement et d’ouverture d’installations classées doivent être compatibles avec les orientations d’aménagement. Le Règlement écrit (document D1) Composé dorénavant de 14 articles, le règlement : - fixe les règles d’affectation des sols en délimitant 3 types de zones à savoir les zones urbaines (dites zones U), les zones à urbaniser (dites zones AU), et les zones naturelles et forestières (dites zones N), - précise les règles d’utilisation des sols à l’intérieur de chacune des zones (article R.123-9 du Code de l’Urbanisme). Au plan juridique, le règlement est opposable à tous travaux ou opération d’une personne publique ou privée. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8383 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Passage de POS en PLU Le Règlement graphique (document D2 et D3) Selon les articles R 123-11 et R 123-12 du Code de l’Urbanisme, les documents graphiques indiquent le champ d’application du règlement par la localisation des zones (U, AU et N) et des différentes prescriptions s’il y a lieu (article R 123-11 du Code de l’Urbanisme) avec un tramage spécifique tels : - les espaces boisés classés, - les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général et aux espaces verts, en précisant leur destination et les collectivités, services et organismes publics bénéficiaires, - etc. Les Annexes (document E1) Composées de documents graphiques et écrits, elles comprennent à titre informatif divers documents (les articles R 123-13 et R 123-14 du Code de l’Urbanisme). La liste des Emplacements Réservés est supprimée dans les annexes mais reportée sur le document graphique du règlement. Le Plan des Servitudes (document E2) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8484 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Changements apportés Schéma d’organisation de la commune La description de ces zones, et les choix urbains retenus pour chacune d’entre elles, fait l’objet de la justification de la présente partie du rapport de présentation (cf. voir supra). Les grands principes de zonage traduisent ainsi le schéma d’organisation à moyen et long terme de la commune, entérinant la réalité de l’affectation du sol d’une part, et affirmant les principes d’aménagement du PADD d’autre part. Le schéma dessine ainsi : - Le centre ancien dont il s’agit d’affirmer la lisibilité à l’échelle communale et dont les équipements doivent être articulés avec les autres espaces d’attractivité (urbains ou naturels), - des développements (lotissements) venant se greffer à la ville de Fismes et dont la qualité urbaine doit être favorisée pour permettre la réappropriation des espaces publics par les habitants et les liaisons interquartiers, - un secteur résidentiel (mixité des fonctions habitat/économie/services) d’une densité raisonnée devant favoriser le renouvellement urbain par un habitat respectueux de l’environnement, avec des services et des équipements de proximité en assurer la transition vers les espaces agricoles, - une première tranche d’extension de l’urbanisation (secteur 1AU), et (2AU) préfigurant le développement urbain à long terme de cette partie du territoire communal. Evaluation des besoins de construction et dimensionnement des sites supports Définition de contenus de programme L’objectif démographique exprimé par le Conseil Municipal dans le cadre de la révision du PLU est double : - retrouver une dynamique démographique suffisante pour assurer la vitalité de la commune et garantir de bonnes conditions de gestion des équipements publics et notamment des écoles, - offrir des conditions de logement attractives (typologies, coûts, environnement) pour les jeunes et permettre le maintien de personnes âgées. Par ailleurs, compte tenu des enjeux gravitant autour de la question du logement exprimés dans différentes politiques locales (projet de Pays, SCoT), la commune de Fismes souhaite, à son niveau et à hauteur de ses possibilités, participer activement à la mise en œuvre des objectifs quantitatifs et qualitatifs exprimés dans les divers documents actés. Il s’agit, en effet, de retrouver un niveau de construction suffisamment important pour enrayer l’exode des populations d’une part, et susceptible d’infléchir de manière significative les coûts d’accès à un logement, d’autre part. Cela suppose des niveaux de construction nettement supérieurs à ceux observés depuis 1999. Afin de définir les objectifs de production de logements, plusieurs aspects ont été étudiés : - le rythme actuel de construction, - les besoins annuels nécessaires au renouvellement du parc et au desserrement des ménages, - la baisse de la taille moyenne des ménages, - la possibilité d’agir sur le rythme de construction, - le taux de vacances nécessaire à une meilleure fluidité du marché du logement. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8585 4. EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS Changements apportés Une volonté de maîtriser le développement confronté à des besoins d’extension urbaine Pour répondre aux objectifs de développement urbain, des secteurs d’urbanisation nouvelle ont été recherchés nécessitant une mobilisation de foncier (1AU et 2AU). Ce dimensionnement tient compte de la volonté d’organiser dans ces zones à urbaniser : - une mixité, en recherchant des formes urbaines permettant de privilégier des densités bâties autour du pôle d’équipements et de transports collectifs (TER), - une accroche sur les voiries existantes et la définition d’un principe de trame de voirie hiérarchisée, - un confortement de la polarité d’équipements publics, - un maillage d’espaces publics structurants s’appuyant sur la préservation des espaces naturels. Leur aménagement doit permettre de proposer une qualité des espaces résidentiels par la constitution d’une trame verte permettant tout à la fois d’atténuer les effets de densité des zones bâties et de favoriser leur articulation avec les espaces de détente/loisirs environnants, - la mise en oeuvre de dispositifs permettant une gestion des eaux pluviales sur site, - l’accueil d’autres types de fonctions urbaines au sein de secteurs de mixité urbaine (équipements sportifs et de loisirs, équipements d’accompagnement de la fonction résidentielle, activités libérales, etc.), - l’intégration de secteurs déjà bâtis. Ce dimensionnement des zones à urbaniser a également tenu compte des équilibres financiers à trouver, compte tenu des coûts d’aménagements à consentir pour desservir les nouveaux territoires (voirie, réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement, gestion des eaux pluviales). Ce programme prévisionnel restera à affiner lors des études opérationnelles. La densité, qui reste compatible avec la morphologie urbaine de la commune, est à moduler au sein de l’opération, en privilégiant les densités bâties les plus importantes autour des pôles d’équipements publics et à proximité de transports collectifs (TER). Résumé des principales modifications apportées à la règle Les principales modifications apportées à la règle dans le cadre de la révision du POS et l’élaboration du PLU sont regroupées sous les rubriques suivantes : - plans des zones, - évolutions réglementaires relatifs aux diverses zones, - les éléments annexes (emplacements réservés, servitudes …) Dispositions réglementaires Plan de zonage Emplacements réservés Servitudes + plan de servitudes Evolutions réglementaires Modifications Voir document plan de zonage D2 et D3 Voir document plan de zonage D2 Voir document annexe : document E1 et E2 Voir 3ème chapitre du rapport de présentation PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8686 5. EVALUATION DES INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT Définition des orientations évaluées L’article R123-2 du code de l’urbanisme précise que le rapport de présentation « évalue les incidences des orientations du plan sur l’environnement et expose la manière dont le plan prend en compte le souci de préservation et de sa mise en valeur ». Dans la mesure où le PADD constitue l’élément fondateur des dispositions du PLU, il est donc important d’évaluer les incidences de ses orientations sur l’environnement. Sans oublier que les prescriptions issues des orientations d’aménagement impactent également l’environnement. L’impact du PADD et des orientations d’aménagement est, par conséquent, évalué au regard de la situation et des tendances actuelles issues du diagnostic. C’est pourquoi, il ne s’agit en aucun cas d’une identification exhaustive des effets. Pour les orientations générales du PADD Au regard des études qualitatives, du diagnostic et des enjeux soulevés, la vision de la commune est d'intégrer son développement local à la logique d'agglomération, au travers d'un processus : - d’aménagement urbain diversifié et de qualité pour une ville conviviale - de renouvellement urbain pour une ville solidaire - de gestion équilibrée des espaces pour une ville durable La Ville à la campagne, telle est l’ambition affirmée pour Fismes qui souhaite mettre en œuvre un Projet d'Aménagement et de Développement Durable décliné au travers de 5 grandes ambitions : - Fismes, ville d’histoire et d’identité - Fismes, ville de solidarité - Fismes, ville de proximité - Fismes, ville dynamique - Fismes, ville écologique Pour les orientations d’aménagement Ces orientations portent sur les quartiers et secteurs dans lesquels sont menées des actions ou opérations d’aménagement qui visent à - requalifier le paysage bâti et naturel de la commune, - améliorer les conditions de vie des habitants, - assurer le développement harmonieux des quartiers et secteurs concernés. Au travers des tableaux qui suivent ; chacune des orientations du PADD a fait l’objet d’une évaluation de ses impacts positifs, et le cas échéant, négatifs. Les mesures de préservation et de mise en valeur retenues sont encadrées par les dispositions réglementaires du PLU mais également par d’autres législations issues des Codes de l’urbanisme et de l’environnement. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8787 5. EVALUATION DES INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT Les orientations évaluées Fismes, ville dynamique et de proximité Le diagnostic des tendances actuelles Sur la base de l’analyse de la situation et des tendances, le diagnostic met en évidence une : - le maintien de la population active - une forte dynamique de création d’entreprises - une grande diversité d’emplois et d’entreprises - une économie tournée vers le commerce, les services et les activités artisanales Les orientations retenues pour répondre au diagnostic évoqué - Aménager des zones d’activités en proximité ou en lien avec les zones d’activités existantes Organiser et requalifier les fonctions économiques en entrées de ville Améliorer l’accessibilité et la desserte des zones des zones d’activités Les effets attendus de ces orientations Ces orientations devraient permettre un développement équilibré et de conforter l’attractivité économique de la commune en tant que bourg centre : - Une structuration et amélioration de l’accueil, de l’image et de la lisibilité des activités économiques autour d’une ossature principale de sites stratégiques, - Une amélioration de la qualité paysagère et architecturale des sites d’activités - Une adaptation de l’offre en zone d’activités aux besoins émergents En résumé dans les tableaux ci-après Incidences négatives Dispositions du PLU et/ou autres législations Développement de l’emploi Renforcement de la ville de proximité Augmentation des risques de nuisances dans les secteurs résidentiels Ouverture à l’urbanisation sous conditions (zones mixtes, souples …) Maîtriser des flux de déplacements (organisation du stationnement et des dessertes) Améliorer l’intégration des parcs d’activités dans l’environnement (aspects extérieurs …) Prévenir les risques industriels en favorisant la concentration des implantations sur les zones « d’un seul tenant » ne constituant pas une coupure urbaine et fonctionnelle Améliorer les services rendus aux entreprises Encourager les plans de déplacements d’entreprises (PDE) Développement de l’emploi Retombées économiques Compatibilité entre les activités et les quartiers résidentiels environnant Renforcer les dispositifs d’amélioration de la qualité (aspects extérieurs, normes de construction, …) Zonage spécifique et règlement adapté Manque de lisibilité de l’offre économique Ouverture à l’urbanisation sous conditions (zones mixtes, souples …) Favoriser une mixité économique dans les destinations des sols Effets attendus Incidences positives Une structuration et amélioration de l’accueil, de l’image et de la lisibilité des activités économiques autour d’une ossature principale de sites stratégiques Une amélioration de la qualité paysagère et architecturale des sites d’activités Une adaptation de l’offre en zone d’activités aux besoins émergents PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8888 5. EVALUATION DES INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT Les orientations évaluées Fismes, ville de solidarité Le diagnostic des tendances actuelles Sur la base de l’analyse de la situation et des tendances, le diagnostic met en évidence une : - une stagnation démographique récente - une population vieillissante - une diminution de la taille des ménages, en corollaire une augmentation du nombre de ménages conduisant à une forte demande en logement - une mobilité résidentielle faible - plus de 30% de logement locatif social Les orientations retenues pour répondre au diagnostic évoqué - Faire le choix d’accueillir de nouvelles populations en proposant une offre en logements diversifiés (cf. mixité sociale prônée par le SCoT et le PLH) Axer le développement sur la recherche d’une cohérence de l’urbanisation (mixité urbaine) Rééquilibrer et conforter les pôles de centralité par une gestion raisonnée des espaces Compléter le développement urbain futur à proximité des territoires urbanisés Les effets attendus de ces orientations - Poursuivre l’accueil de nouvelles populations Développer des programmes de logements en faveur de la mixité sociale Promouvoir de nouvelles formes d’habitat (densité raisonnée, modes doux de déplacements …) En résumé dans les tableaux ci-après Incidences positives Incidences négatives de Augmentation de la production de logements Consommation des réserves foncières Développer des programmes de logements en faveur de la mixité sociale et urbaine Offrir les conditions optimums pour le maintien des populations Créer des pôles de centralité, des pôles de proximité (mixité urbaine) Gestion raisonnée des espaces Offre d’un cadre de qualité de l’habitat Effets attendus Poursuivre l’accueil nouvelles populations Promouvoir de nouvelles formes d’habitat (densité raisonnée, HQE …) Dispositions du PLU et/ou autres législations Zones mixtes Renforcer les dispositifs d’amélioration de la qualité Fismes, ville d’histoire et d’identité et ville écologique Le diagnostic des tendances actuelles Sur la base de l’analyse de la situation et des tendances, le diagnostic met en évidence une : - Un fonctionnement urbain satisfaisant mais marqué par un réseau chargé - Absence de liaisons interquartiers - Une hiérarchisation du réseau viaire - Une desserte en transports en commun (TER) - Des modes doux peu pris en compte - Un stationnement résidentiel parfois insuffisant PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 8989 5. EVALUATION DES INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT Les orientations évaluées - Des formes urbaines de qualité Des espaces verts de proximité (coteaux, boisements …) Des espaces humides en lien avec la Vallée de la Vesle et de l’Ardre Les orientations retenues pour répondre au diagnostic évoqué - Développer les échanges nord/sud (interquartier) en favorisant les communications Réorganiser d’une part, les déplacements vers les territoires limitrophes (traversée de la RN31) et d’autre part, les déplacements internes Envisager les déplacements à long terme avec le développement urbain futur (autres modes de déplacement : cyclable, piéton …) Préserver le patrimoine bâti et paysager Promouvoir l’intégration de l’urbanisation dans les sites paysagers Les effets attendus de ces orientations - Maîtriser le développement des déplacements Repenser les conditions de stationnement Améliorer l’organisation des espaces publics Renforcer le maillage interquartier Préserver le caractère architectural, historique et patrimonial En résumé dans les tableaux ci-après Effets attendus Incidences positives Maîtriser les mutations des modes de déplacemen ts Intégrer les cheminements aux nouveaux espaces à urbaniser Renforcer le caractère de centralité autour des équipements existants Repenser les conditions de stationneme nt Limiter l’emprise des stationnements résidents en surface par l’intégration des parkings aux nouvelles constructions Compenser le déficit de stationnement résidents sur certaines zones d’habitat et d’activités (pas une définition adaptée aux typologies d’activités) Améliorer l’organisatio n des espaces publics Renforcer le maillage interquartier Et Préserver le caractère architectura l, historique et patrimonial Mise en valeur des espaces publics Prolonger les aménagements sécurisant les piétons Renforcer les liens piétonniers et modes doux entre les pôles d’habitat et les centralités urbaines Favoriser le renouvellement des tissus bâtis et non bâtis, constituer des fronts de rues continues Développer des formes d’habitat structurantes et assurant la transition avec le bâti existant Renforcer le caractère de centralité par l’aménagement de places sur les zones à urbaniser Incidences négatives Risque d’aggravation de la congestion de l’espace public si les comportements civiques restant identiques (stationnement illicite sur les voies publiques) Dispositions du PLU et/ou autres législations Renforcer les dispositions d’amélioration de la qualité concernant l’aspect extérieur des constructions Sécurisation des voies destinées aux modes doux (espaces dédiés ou espaces partagés) Mise en place de normes de stationnement spécifique en fonction de la typologie de l’occupation et l’utilisation des sols Emplacements réservés pour poursuivre les aménagements du centre, de la traverse et sur l’ensemble de la commune Augmentation de l’offre de voirie Si cette dernière est partagée, possibilité d’augmentation de nombres d’accidents deux roues Renforcer les dispositions d’amélioration de la qualité (art 11 et 13) PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9090 6. ADAPTATIONS MINEURES Suite à l’enquête publique Ajout de ce chapitre pour une meilleure lecture du dossier de PLU et notamment du rapport de présentation Au rapport de présentation Page 17 La présence d’activités agricoles Le nombre d’exploitations agricoles recensé en 2000 est de 14 contre 18 en 1988 en contrepartie d’une augmentation de la surface agricole utile (SAU) passant de 45 ha en moyenne à 62 ha en 2000. (Source : AGRESTE, recensements agricoles 1988 et 2000). La SAU des exploitations concernées dont le siège est à Fismes représente au total 863 ha en 2000 contre 817 ha en 1988 avec pour l’essentiel des terres labourables (827 ha dont 577 ha de céréales). Sur ces 863 ha de SAU, 821 ha sont en fermage. En 2000, il était également dénombré 4 exploitations de bovins et 5 de volailles. En revanche les effectifs de ces exploitations ne connaissent pas les mêmes évolutions puisque les exploitations bovines emploient 35 personnes supplémentaires entre 1988 et 2000, pendant que les exploitations de volaille perdent 52 en nombre d’effectifs pour la même période. Ainsi, un périmètre de réciprocité est institué autour de l’exploitation de volaille. L’emploi agricole ne correspond qu’à 0,4% des emplois par catégorie socioprofessionelle avec une population active de 15 à 64 ans de 27 agriculteurs exploitants déclarés en 2007 contre 12 en 1999. En terme de main d’œuvre, en 2000, 14 chefs d’exploitations sont dénombrés dont 6 à temps complet et avec une population familiale active sur les exploitations de 21. Les unités de travail annuel représentent 20 (UTA familiales : 12 et 8 UTA salariées) en 2000 contre 26 en 1988. En outre, la commune est également recensée comme territoire potentiel dans le cadre de la révision de l’aire d’appellation contrôlé « Champagne ». Page 36 Dans le paragraphe relatif au patrimoine archéologique : il est ajouté la mention suivante : (se référer à la carte du potentiel archéologique page 63 des annexes). Page 50 Suppression de la phrase relative : Le zonage a été réactualisé en 2009-2010 et inclus notamment la commune de Arcis-le-Ponsart Page 77 Modification du tableau des surface relatif au secteur A car il s’agit d’une augmentation et non d’une réduction de zone. Page 81 Modification du titre du chapitre car il s’agit de la zone agricole et non naturelles et forestières. PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9191 6. ADAPTATIONS MINEURES Suite à l’enquête publique Au règlement écrit Les modifications apportées au règlement emportent altération de la numérotation des alinéas. Page 34 Précision sur la liste des établissements classés Dans la zone UB : - Au regard du dossier arrêté : ajout de l’alinéa : 11.4 11.4. Les toits de chaume sont interdits Dans la zone UC : - Au regard du dossier arrêté : suppression des alinéas 11.3.2 - Au regard du dossier arrêté : ajout de l’alinéa : 11.2.4 11.2.4. Les toits de chaume sont interdits Dans la zone UD : - Au regard du dossier arrêté : suppression des alinéas 4.3.2 Dans la zone UE : - Au regard du dossier arrêté : suppression des alinéas 4.3.2 - Au regard du dossier arrêté : ajout de l’alinéa : 11.3 11.3. Les toits de chaume sont interdits Dans la zone UX : - Au regard du dossier arrêté : réécriture des alinéas : 2.6 2.6. Les installations classées, sauf celles mentionnées à l’article UX 1. - Au regard du dossier arrêté : ajout des alinéas : 2.12 et 6.4 2.12. Les équipements nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, équipement communaux ou intercommunaux 6.4. Pour les équipements nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, équipement communaux ou intercommunaux, les constructions seront implantées soit en alignement, soit en retrait Dans la zone AU : - Au regard du dossier arrêté : ajout de l’alinéa : 11.3 11.3. Les toits de chaume sont interdits Dans la zone A : Au regard du dossier arrêté : - modification du caractère de la zone : Cette zone comprend des terrains non équipés à réserver par le PLU à l’exploitation agricole ou à l’élevage et toutes activités liées à la diversification de l’exploitation agricole (activités d’hébergement touristique …). Elle comprend en outre quelques constructions à usage d’habitation constituant le prolongement de l’urbanisation du village. - modification du rappel : Les constructions futures à usage d’habitation liées à une activité agricole, autorisées dans cette zone et situées à une distance inférieure ou égale à 100 m de l’emprise de la R.N. 31, devront respecter les normes d’isolation acoustique identiques à celles fixées par l’arrêté préfectoral du 24/01/2001. Cette zone est concernée par les risques générés par l'établissement classé Champagne Céréales et la ferme d’élevage Coulon de la Coopérative Agricole de Braine, instituant des périmètres de réciprocité. - Au regard du dossier arrêté : suppression des alinéas 1.9, 2.10, 2.13, 2.17 et 2.18 - Au regard du dossier arrêté : réécriture des alinéas : 2.4, 2.5, 2.17 et 2.18 (transformés en 2.15) 2.4. 2.5. Les installations classées liées aux activités agricoles et à l’élevage y compris les habitations lorsqu’elles sont construites postérieurement aux bâtiments d’exploitation. Les équipements nécessaires aux services publics et d’intérêt collectif PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9292 6. ADAPTATIONS MINEURES Suite à l’enquête publique 2.15. Les constructions, les extensions, les aménagements et les changements de destination ou la reconstruction après sinistre de bâtiments et d’installation affectées à l’accueil et au développement d’activités agro touristiques complémentaires à l’exploitation agricole s’ils sont situés sur le siège même de l’exploitation agricole et à moins de 100 mètres de l’habitation de l’exploitation ou de l’un des bâtiments qui la composent. Les activités agro touristiques complémentaires à l’exploitation agricole sont limitées à 450 m² total de SHON. Dans la zone N : - Au regard du dossier arrêté : réécriture des alinéas : 2.11 2.11. Les constructions de toute nature, sauf celles mentionnées à l’article NB 1. - Au regard du dossier arrêté : suppression des alinéas 3.4 Au règlement graphique Le report des secteurs 2AUa et UDa a fait l’objet d’une erreur matérielle, c’est la raison pour laquelle la rectification a été effectuée et a conduit à un réajustement du tableau des surfaces (page 77) avec une réduction de 0,46 ha du secteur UDa au profit du secteur 2AUa. Aux annexes Page 62 Code du patrimoine notamment son livre Ier, titre Ier et livre V, titres II, III et IV, Code de l’urbanisme : articles L425-11, R425-31, R111-4 et R160-14, Code pénal : articles R645-13, 311-4-2, 3226361, 714-1 et 724-1. Dans l’ensemble du document annexes : correction typographique ; suppression des écritures bleues et / ou barrées PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9393 6. ADAPTATIONS MINEURES Suite au contrôle de légalité Ajout de ce chapitre pour une meilleure lecture du dossier de PLU et notamment du rapport de présentation Au rapport de présentation au regard du dossier approuvé Page 44 Lors de ses choix stratégiques, discutés lors du débat d'orientation en conseil municipal et transcrit dans le PADD du PLU, les élus de la commune de Fismes n'ont pas souhaité transformer un périmètre d'inventaire en mesure de protection, c'est-à-dire une ZNIEFF en zone Np. Ces sols étant majoritairement des lieux de production agricole, en plein accord avec l'article R123-7 du Code de l'urbanisme définissant les zones A (« peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles »), les élus ont considéré qu'il était préférable de les classer en zone agricole dans la mesure où ce classement était déjà présent dans le POS. Ce classement a par ailleurs reçu l'assentiment de la chambre d'agriculture (dans son avis lors de la consultation) qui ne s'est pas prononcé contre une telle inscription. Cette mesure de classement garantie par ailleurs que ces terrains ne seront pas urbanisés, ce qui constitue pour le conseil municipal une mesure de protection suffisante au regard des enjeux naturalistes d'un périmètre d'inventaire de ZNIEFF. En conséquence, il ne semble pas opportun actuellement d'apporter une telle modification au PLU (passage de zone A en zone Np telle que préconisé par les services du contrôle de légalité), d'autant qu'à ce stade de la procédure, un tel reclassement dont les perspectives n'ont pas été débattu lors du Débat sur le PADD serait susceptible de modifier l'économie générale (car nous sommes en présence d'une réduction de la zone agricole) du document. Les élus de la commune prennent note cependant de cette remarque et pourront la remettre en débat lors d'une prochaine démarche d’évolution du PLU. Page 66 Une formulation simplifiée est apportée : des compléments graphiques permettent d’inscrire des règles indépendamment des vocations des zones comme les emplacements réservés, les mesures de protection du patrimoine au titre de l’article L123-1 7 du CU, le périmètre de gel (emplacement réservé au titre de l’article L123-2a du CU …). Page 70, 71 et 72 - suppression des coquilles et précisions apportées pour les zones (UC, UD, UE, UX, AU, AUX, A et N) précisions apportées sur les évolutions des dispositions réglementaires et notamment s’agissant des articles 11, 12 et 13 de la zone N S’agissant des zones 2AU de réserve foncière, aucune réglementation n’a été définie car l’ouverture à l’urbanisation n’interviendra que suite à une procédure ultérieure sur le PLU. Page 73-74 Un paragraphe a été ajouté pour apporter des précisions quant à l’évolution des ER entre le POS approuvé en 2009 et le PLU approuvé en 2011 : PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9494 6. ADAPTATIONS MINEURES Suite au contrôle de légalité Evolution des ER au regard du POS approuvé en 2009 : - suppression des ER 1, 3, 5, 10, 11, 12, 13 et 14 Numérotation POS 2009 Numérotation PLU approuvé en 2011 ER2 devient ER4 devient ER6 devient ER7 devient ER8 devient ER9 devient ER1 ER2 ER5 ER6 ER3 ER4 Page 75 Un paragraphe a été ajouté pour apporter des précisions quant à l’évolution des EBC entre le POS approuvé en 2009 et le PLU approuvé en 2011 : Les espaces boisés classés (EBC) Conformément à l’article L130-1, des espaces boisés classés sont délimités dans le PLU et couvrent une surface de 243,05 ha. Les EBC du POS de 2009 représentaient 302,61 ha. Cette réduction est due : - à des ajustements d’EBC en fonction du recensement des boisements existants sur la photo aérienne - et à la suppression de certaines parties d’EBC notamment à proximité ou dans des zones d’urbanisation future. La réduction minime de surface a pour objectif d’éviter les EBC en milieu urbain ou en voie d’urbanisation pour s’appuyer préférentiellement sur des paysagements qui accompagnent les aménagements. Page 92 Suppression de l’aliéna 4.3.2 Au règlement écrit au regard du dossier approuvé Division du territoire (page 1 et 2) Des précisions sont été apportées sur les diverses divisions du territoire par un détail par secteurs. Dans la zone UX (page 18) Les appellations des lieux dits ont été complétées notamment dans le secteur UXa et UXc. Dans la zone AU - - Page 23 : Les appellations des lieux dits ont été complétées notamment dans le secteur 1AUa, 1AUb, 1AUc et 2AUb. Page 25 : Les marges de recul ont été corrigées en fonction de la présence ou non de voies. Ainsi pour le secteur 1AUd : 6.3. En bordure des voies, les constructions seront implantées en retrait d’au moins 4 m de l’alignement de la voie. Pour le secteur 2AUa : 6.4. Les constructions devront être édifiées à 4 m au moins en retrait par rapport aux alignements des R.D 386. Page 36 : Les appellations des lieux dits ont été complétées notamment dans le secteur Dans la zone A (page 34) La hauteur maximale des clôtures est précisée à 2 m. Aux annexes au regard du dossier approuvé Page 31, 33 et 35 Suppression de la référence aux arrêtés : arrêté préfectoral du 16/07/2004 et du 24/01/2001 car la commune n’est pas concernée par les réglementation relative aux bruits PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9595 PLAN LOCAL D’URBANISME PLU DE FISMES – Rapport de présentation – PAGE 9696
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