étude de l`intégration d`une antenne 5,8 GHz et d`une
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étude de l`intégration d`une antenne 5,8 GHz et d`une
COMMUNICATIONS ENTRE VEHICULES : ETUDE DE L'INTEGRATION D'UNE ANTENNE 5,8 GHz ET D'UNE LIAISON RADIO UTILISANT LE STANDARD IEEE 802.11a Martine Ibambe Gatsinzi (1) - Xavier Bunlon(1) - François Jouvie (2) - Thierry Letertre (3) - Alain Azoulay (2) (1) Département de l’Électronique Avancée - RENAULT SAS - Technocentre Renault, 1, avenue du Golf - 78288 GUYANCOURT, [email protected] (2) Département de Recherche en Electromagnétisme - (3) Département des Télécommunications - SUPELEC, 3, rue Joliot-Curie 91192 GIF SUR YVETTE Résumé. L’étude présentée dans ce document porte sur une antenne 5,8 GHz intégrée sur véhicule dédiée aux communications automobiles à courte portée. Elle consiste à examiner l’impact de la structure du véhicule sur le rayonnement de l’antenne émettrice. Les résultats montrent que l’intégration introduit des ondulations dans le diagramme de rayonnement. Nous étudions ensuite les résultats d’une étude expérimentale d’une communication sans fil à 5,26GHz avec le standard 802.11a dans un environnement routier. Les mesures ont été réalisées en situation réelle de circulation sur route où nous avons évalué les performances d’une communication inter-véhicules impliquant deux véhicules en mouvement. L’analyse des résultats permet de montrer que les performances sont meilleures en zone dégagée. Ce document présente dans la section II, une étude d’une antenne 5,8GHz intégrée sur des structures représentatives de véhicules automobiles. Nous présentons les résultats de simulation obtenus avec les logiciels FEKO et CST MWS, et validés par la mesure. Ensuite, nous analysons dans la section III, la propagation à courte portée dans la bande des 5GHz d’un point de vue d’une communication sans fil avec le standard IEEE802.11a. DSRC Bande ISM RTTT* WLAN 5 5,2 5,3 (a) Bande demandée pour les communications : V2V & V2I (b) 5,795 5,805 5,815 5,725 5,875 5,9 5,925 GHz *Road Transport and Traffic Telematics I. INTRODUCTION Dans l’Union Européenne, il y a environ 1,3 millions d’accidents à l’origine de 1,7 millions de blessés et 43000 morts (statistiques de 2006). De nombreux projets ayant pour objectif la réduction de moitié du nombre de victimes de la route d’ici 2010, tel que l’initiative eSafety [1], sont actuellement en cours d’étude. Ils regroupent les autorités de transport, les constructeurs et les équipementiers automobiles ; et encouragent le développement de systèmes de transport intelligents. Par exemple, les systèmes DSRC (Dedicated Short Range Communications) basés sur la communication à courte portée entre véhicules (V2V) et entre un véhicule et l’infrastructure (V2I) via des points d’accès placés au bord de routes, pour une gestion avancée du trafic, permettraient à long terme de rendre la conduite plus sûre et plus confortable [2]. En Europe, comme montré dans la figure 1, une bande de fréquence située dans la bande ISM des 5,8 GHz est actuellement allouée aux services de télépéage. Afin d’éviter toutes interférences avec d’autres applications ou tous problèmes de retards dans la transmission, il est prévu, pour l’année 2008/2009, d’affecter aux applications automobiles une bande protégée allant de 5,875 GHz à 5,925 GHz. Figure 1 - Allocation fréquentielle des systèmes de transport intelligents en Europe. II. ANTENNE POUR APPLICATIONS DSRC L’antenne 5,8GHz est présentée dans la figure 2. C’est une antenne patch en réseau fonctionnant dans la bande DSRC [3],[4]. z Emetteur y Diélectrique : εr=2,33 x Plan de masse Figure 2 - Antenne patch étudiée Pour évaluer la corrélation entre les résultats de simulation et de mesure, puis l’impact de l’intégration sur le rayonnement de l’émetteur, nous avons choisi deux configurations comme exemples parmi d’autres étudiées au cours de nos travaux. Dans la première, l’antenne patch est placée entre deux plaques métalliques distantes de 2λ0 (λ0 longueur d'onde à 5,8GHz), comme illustré sur la figure 3. Ceci représente une approche simple d’une antenne cachée dans une structure métallique d’un véhicule. Dans la seconde, cette antenne 5,8GHz est montée sur une structure canonique d’un véhicule à l’échelle ½, au niveau de l’ouverture du pare-brise, comme montré sur la figure 6. L’échelle ½ pour le véhicule a été choisie dans le but de réduire le nombre d’inconnues dans la simulation numérique. La maquette fabriquée est composée entièrement de cuivre. y x 50cm φ 23cm θ z 27cm 50cm Antenne Ouverture 2 plaques conductrices 2λ0 Figure 3 - Intégration de l’antenne entre 2 plaques métalliques. Les gains simulé et mesuré de l’émetteur placé entre les deux plaques conductrices sont représentés sur la figure 4. La mesure a été réalisée dans une base champ proche sphérique 3D utilisant la technique de transformation modale du champ proche en champ lointain. Le gain est tracé en fonction de θ où 0° représente la direction selon l’axe z. Les résultats démontrent qu’il y a une bonne corrélation entre la simulation et la mesure. En outre, en comparant les rayonnements de l’émetteur en espace libre, puis placé entre deux plaques sur la figure 5, nous observons qu’il y a dans la direction principale (selon l’axe z) des ondulations dues au phénomène de diffraction par l’ouverture. Sur la figure 8, nous présentons les diagrammes de rayonnement de l’émetteur placé sur la maquette, obtenus en simulation et en mesure. Cette mesure est faite dans la base champ proche hémisphérique de Renault, présentée sur la figure 7, constituée de deux réseaux de sondes sur une demi-arche de 6m de rayon, couvrant une bande de fréquence de 70MHz à 6GHz. Les résultats montrent qu’il y a un bon accord entre la mesure et la simulation. En confrontant sur la figure 9, le gain de l’émetteur en espace libre, puis le gain de l’émetteur placé sur le pare-brise et enfin celui de l’émetteur sur le pare-brise avec la présence d’un sol diélectrique défini par εr = 3 et σ =1,3e-2 (valeurs courantes) nous notons que l’intégration introduit des ondulations dans la zone de rayonnement privilégiée, dues à l’interaction avec la maquette et le sol. Les résultats présentés montrent que la simulation permet de valider des choix d’intégration d’antennes dédiées aux communications V2V et V2I. x z Antenne y Pare-brise Figure 6 - Antenne patch intégrée sur le pare-brise d’une maquette de véhicule à l’échelle ½. 10 5 0 -180 -150 -120 -90 -60 -30 -5 0 30 60 90 120 150 180 -10 Figure 7 - Base champ proche hémisphérique de Renault située au Centre Technique d’Aubevoye. -15 0 -20 330 FEKO -25CST MWS Mesure 300 -30 Figure 4- Gain [dB] de l’émetteur entre 2 plaques conductrices, à f=5,8GHz pour φ=0°. 270 Antenne en espace libre Antenne entre les 2 plaques conductrices 5 0 -90 -60 -30 -5 0 30 60 90 120 150 -10 -15 -20 -25 -30 FEKO CST MWS Mesure 30 60 90 Figure 8 - Gain en dB de l’émetteur pour l’antenne placée sur le pare-brise à f=5,8GHz. 10 -180 -150 -120 10 5 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 Figure 5 - Impact des plaques sur le rayonnement, à f=5,8GHz. Gains mesurés en dB pour φ=0°. 180 Antenne en espace libre Antenne sur la maquette Antenne sur la maquette en présence d'un sol diélectrique 0 10 30 330 5 0 -5 60 -10 300 -15 -20 -25 -30 90 270 Figure 9 - Impact de la maquette et d’un sol sec sur le rayonnement de l’émetteur à f=5,8GHz. Gain simulé en dB avec FEKO. III. CARACTERISATISATION PROPAGATION A COURTE PORTEE D’UNE Le standard en cours de développement pour des futures applications DSRC automobiles dans la bande de 5,9GHz est l’IEEE 802.11p. Il est dérivé du protocole IEEE 802.11a, dédié aux liaisons de type WLAN (Wireless Local Area Network) et permettra l’échange de données dans un environnement routier. Le but de cette étude est d’évaluer les performances d’une communication V2V sur routes avec le protocole 802.11a dans la bande des 5GHz. Nous utilisons le protocole 802.11a car il est déjà disponible, et est basé sur la même technique de modulation et de codage que le 802.11p. Des travaux similaires ont déjà été publiés. Dans [5], les auteurs s’intéressent à la communication V2I, et [6] montre que la position des dipôles récepteurs utilisés a un impact sur les performances d’une communication V2V. Dans ce document, nous examinons la qualité de la liaison radio, dans un environnement routier variant fortement d’un parcours à l’autre, avec des antennes placées uniquement dans l’habitacle. III.1 Description de l’étude expérimentale Pour cette étude, nous disposons de deux véhicules et de deux PC portables en mode émetteur et récepteur (ou client/serveur). D’une part, le PC émetteur est connecté à un point d’accès, posé sur le tableau de bord du côté passager d’un véhicule Kangoo. D’autre part, le PC récepteur a une carte PCMCIA, basée sur le protocole 802.11a/b/g, et est placé sur la plage arrière d’une Laguna II. Sur route, la Laguna est suivie par le véhicule Kangoo, comme représenté dans la figure 10. Pour enregistrer les parcours, un GPS est utilisé. Pour générer un trafic de données, nous utilisons un logiciel, appelé IP trafficTest&Measurement, comme illustré dans la figure 11. Il permet d’évaluer les performances et la qualité du réseau IP au moyen de paramètres suivants : le débit utile et les retard inter-paquets. Les PC et le point d’accès sont alimentés par deux onduleurs branchés sur batteries. Laguna 2 Kangoo Point d’accès Figure 10 – Positionnement des véhicules. Dans la Kangoo Dans la Laguna 2 Emetteur (point d’accès) Réseau IP Générateur du trafic IP (IP traffic – Test&Measurement : Pilote de la liaison) Récepteur (carte PCMCIA, basée sur le protocole 802.11a/b/g) Figure 11 – Schématisation du réseau IP utilisé dans un environnement automobile. III.2 Analyse des résultats L’un des parcours étudié est représenté dans la figure 12, et se trouve dans le département de l’Essonne : 1) Sur le Plateau de Moulon autour de Gif sur Yvette, 2) sur la nationale N118, 3) dans le centre ville d’Orsay et sur le domaine universitaire. Les véhicules, roulent à la vitesse maximale autorisée sur les différentes portions de routes empruntées et restent espacés d’une distance variable suivant la vitesse des véhicules et compatible avec la sécurité "routière" soit: environ 10m en ville et 50m sur route. Supélec Figure 12 – Parcours Plateau de Moulon. Sur la figure 12, nous localisons sous forme de "pins" les endroits où survient la coupure de la liaison due au faible débit ou au retard important de paquets, et où il faut relancer le logiciel pour rétablir la communication. Sur la figure 13, le débit utile en transmission en Mbits/seconde (Mb/s) est tracé en fonction de la durée du parcours en minute (min). Tout d’abord, sur le trajet de Supélec vers la N118 (couleur magenta), le débit est autour de 10Mb/s. Cependant, à 0,4min (24s) et à 2,4min, les débits décroissent car il y a un changement de direction et ensuite la présence d’un obstacle. La coupure repérée sur la carte est due au phénomène de masquage par un véhicule inséré entre l’émetteur et le récepteur. Ensuite, sur la N118 (en vert), nous observons aussi des coupures lors des changements de direction (sortie vers la D186) à 6,7min et dans un virage (sur la D988) à 7,6min. Dans la ville d’Orsay (en bleu), nous sommes dans une zone urbaine avec une circulation dense, à faibles vitesse et distance de séparation. Il y a des rues étroites, des immeubles et des changements fréquents de rues. En conséquence, les coupures sont très fréquentes, et le débit est nettement plus faible que sur les trajets précédents, néanmoins il augmente quand les véhicules se trouvent à faible distance. Ces coupures sont dues aux phénomènes de propagations multitrajets et au changement fréquent de direction. Supélec-Entreé S u p é le c - e n t r é eN118 N 118 Orsay O r s a y vville ille NN118-Orsay 1 1 8 v e rs O rs a y 20 Université U n iv e r s it éd’Orsay d 'O rs a y IU TIUT-Maison - M a is o n d e de l' in g é n ie u r - S u p é le c Global Throughput Tx (Mb/s) 18 l’ingénieur-Supélec 16 14 12 10 8 6 4 2 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 D u r é e d u p a r c o u r s ( m in ) Sur le domaine universitaire d’Orsay (couleur cyan), les pertes de liaison sont dues à un grand virage sur la route du domaine et un changement de direction. De même pour le trajet autour de l’IUT d’Orsay et la Maison de l’ingénieur (couleur orange). Les figures 14 et 16 présentent les résultats d’un autre parcours, comprenant un aller et retour de Supélec à Vélizy Villacoubray par la N118. Globalement à l’aller, le débit en émission est meilleur que sur le parcours précédent, mais il baisse dans la zone de Vélizy. Au retour sur la N118, nous avons laissé des voitures s’insérer entre l’émetteur et récepteur. La seule coupure observée est due à la présence d’un poids lourd (figure 15). Sur l’image de gauche, le récepteur et l’émetteur sont sur la voie de dépassement et il y a une voiture blanche insérée entre les deux. Le récepteur est au niveau du poids lourd et sur la figure 16, c’est à 15,6min. Sur l’image de droite, l’émetteur commence le dépassement à l’instant 16,2min. L’analyse des résultats obtenus pour les 2 parcours montre que la qualité de la liaison de la communication V2V est très variable selon l’environnement routier de propagation. Global Throughput Tx (Mb/s) Figure 13 – Débit utile en émission pour une liaison V2V sur le trajet Plateau de Moulon - N118 - Orsay. Aller 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 Retour Photo 1 Photo 2 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Durée du parcours (min) Figure 16 – Débit utile en transmission du 2nd trajet IV. CONCLUSION Dans ce papier, nous avons étudié l’impact de l’intégration locale d'une antenne à 5,8GHz sur son rayonnement, puis l'effet d'une structure automobile dans son ensemble. La simulation permet d'évaluer avec succès les effets mesurés. Ensuite, nous avons réalisé une étude fonctionnelle d’une liaison V2V, basée sur le protocole 802.11a, en remplacement du protocole 802.11p en cours de développement. Nous avons noté que sur route en zone dégagée, la liaison est assurée avec un débit élevé. En revanche, en ville et sur routes avec des changements de directions ou un trafic plus dense, il y a de nombreuses coupures. Nos travaux futurs vont consister à évaluer la sélectivité en fréquence du canal lors de tels essais, puis à tester une liaison suivant le protocole 802.11p. REFERENCES [1] [2] [3] [4] Figure 14 – Parcours de Gif sur Yvette à Vélizy Villacoubray par la N118. [5] [6] Figure 15 – Photo du lieu de coupure de la liaison http://ec.europa.eu/transport/roadsafety_library/ Care/doc/historical_evol.pdf http://www.sevecom.org/ M. Ibambe Gatsinzi, F. Jouvie, X. Bunlon, A. Azoulay, Study of a 5.8 GHz frequency band patch antenna integrated in vehicle for automotive DSRC applications, ICEAA07, Turin M. Ibambe Gatsinzi, X. Bunlon, A. Azoulay, Simulation of a 5.8 GHz antenna integrated into a vehicle for automotive DSRC applications, EMC Workshop Europe, Paris 2007 D. N. Cottingham, I. J. Wassel, R.K. Harle, Performance of IEEE802.11a in Vehicular contexts, IEEE 65th Vehicular Technology Conference, 2007 S. Kaul, K. Ramachandran, P. Shankar, S. Oh,M. Gruteser, L. Seskar, T. Nadeem, Effect of antenna placement and diversity on vehicular network communications, SECON '07.