séminaire 11-12 déc. 2013 maintien à domicile
Transcription
séminaire 11-12 déc. 2013 maintien à domicile
L’Assurance Maladie et le maintien à domicile SEMINAIRE D’ENSEIGNEMENT DIRIGE DES INTERNES EN MEDECINE GENERALE DES 11 ET 12 JUIN 2013 PRESCRIPTIONS DANS LE CADRE DU MAINTIEN A DOMICILE EN INTRODUCTION : Rester à domicile malgré la maladie ou le handicap demeure une option privilégiée par les patients, les soignants et les institutions pour des raisons de meilleure qualité globale de prise en charge et de juste allocation des ressources en santé publique. Le recours au placement institutionnel : - maisons de retraite publiques, associatives ou commerciales, médicalisées ou non, foyers logement et résidences service, familles d’accueil, établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes ou non (EHPA et EHPAD), unités de soins de longue durée (USLD) pour les personnes âgées, - maisons d'accueil spécialisée (MAS), foyers d'accueil médicalisé (FAM), foyers d'hébergement ou occupationnels pour adultes handicapés, établissements spécialisés par type de handicap ou structures médicalisées pour personnes handicapées vieillissantes pour les situations de handicap, se révèle à la fois plus onéreux et source parfois d’effets délétères sur la santé. Le maintien à domicile peut être : - de longue durée : situations de handicap de l’adulte, - de durée intermédiaire : situations de perte d’autonomie chez les personnes âgées, - de durée plus brève : - soit dans le cadre d’une Hospitalisation A Domicile (HAD), pour des soins curatifs ou palliatifs, - soit correspondant à une phase brève de prise en charge à domicile comme dans les suites de la chirurgie, lorsque la prise en charge des rééducations post-opératoires ne nécessite pas le recours à un service de soins de suite et de réadaptation (SSR) ou un Centre de Rééducation Fonctionnelle (CRF), ou dans les Programmes d’Accompagnement de Retour Anticipé à Domicile proposés par l’Assurance Maladie (PRADO PRADO maternité et orthopédie, avec l’intervention d’un Conseiller de l’Assurance Maladie chargé de gérer les interventions nécessaires à ce retour). Les situations de maintien à domicile que va devoir gérer le Médecin Généraliste concernent surtout les personnes âgées en situation de dépendance (démence de la maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, états lacunaires principalement) et plus rarement des patients plus jeunes (tétraplégies post-traumatiques, stades évolués des SEP et SLA…). Ces situations relèvent du secteur libéral, avec un recours possible au secteur institutionnel, comme un SSIAD, une HAD ou un réseau de soins palliatifs. Le but est d’apporter des soins, Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 1/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile des aides et des fournitures dans une approche globale. Parfois un aménagement du logement s’avèrera nécessaire pour permettre ce maintien. Quoiqu’il en soit, pour pouvoir fonctionner, le maintien à domicile doit être à l’initiative du patient, ou de son entourage, et rester centré sur son Médecin Traitant. Quelques chiffres : en 2010 30 % des 860 .000 personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer étaient hébergées en centre spécialisé ; 81% des Français disent vouloir passer leur derniers instants chez eux, mais seulement 25 % des décès surviennent au domicile. L’Assurance Maladie participe au maintien à domicile aux côtés de nombreux autres intervenants : organismes d’Etat comme les agences régionales de santé (ARS), collectivités territoriales, caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT), associations, mais aussi entreprises privées, à but lucratif ou non, et professionnels libéraux ou commerciaux ; les financements sont, eux aussi, nombreux et le tout se révèle peu lisible, d’où une grande complexité d’accès pour le patient désirant rester chez lui. En 2011, les moyennes du reste à charge pour le patient variaient du simple au quadruple selon que le malade vivait encore chez lui (500 €) ou qu'il résidait dans un établissement d’hébergement (2000 €). ROLE DU MEDECIN TRAITANT DANS LE MAINTIEN A DOMICILE Le médecin traitant joue un rôle central dans ce type de prise en charge : - il assure le suivi médical (la visite), - la prescription (médicaments, biologie, transports, produits et paramédicaux), - il coordonne la prise en charge, - il gère le parcours de soin du patient sur le plan de l’accès aux prestations ou aux institutions (demandes médicalisées), - et enfin oriente le patient et ses aidants. 1. Assurer le suivi médical : à travers la visite à domicile, favorisée par de nouvelles majorations dans le cadre du maintien à domicile a. La visite, cotée V + MD ou MDD ou MDN ou MDI (visite médicalement justifiée, dimanche à partir du samedi midi, nuit, nuit profonde de 0 à 6h) +/- IK ; prise en charge à 70 %, valeur V = 23 €, MD = 10 €, IK = 0,61 € avec une franchise de 2 km aller et de 2 km retour sur la base du médecin le plus proche, sauf pour le médecin traitant dans la limite de distances « raisonnables » b. Création (convention 2011) d’une visite longue et complexe (VL VL) d’une valeur de 2V pour les patients atteints de maladies neuro-dégénératives : concerne les patients en ALD pour une pathologie neuro-dégénérative identifiée pour une visite à domicile en présence de l'aidant habituel une fois par an (plus si modification de l'état de santé ou changement de l'environnement nécessitant une réévaluation) avec un relevé de conclusions. Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 2/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile c. Création prévue à l’occasion de l’avenant n° 8 (Contrat d’accès aux soins) : de deux majorations pour les visites lourdes et complexes : o majoration pour une consultation de suivi de sortie d’hospitalisation de court séjour, ou de psychiatrie pour une intervention chirurgicale ou une pathologie chronique grave par le médecin traitant d'un patient à forte comorbidité (MSH MSH) : une fois dans le mois qui suit, valeur C1 (23 €), soit V + MD + MSH = 56 o majoration pour une consultation longue et complexe par le médecin traitant d'un patient insuffisant cardiaque après hospitalisation pour décompensation (MIC MIC) : une fois dans les 2 mois qui suivent, valeur C1 (23 €), soit V + MD + MIC = 56 € d’une rémunération forfaitaire (majoration personne âgée : MPA) MPA de 5 euros par consultation pour la prise en charge des patients de plus de 85 ans à partir du 1er juillet 2013 (80 ans à partir du 01/07/2014), versée trimestriellement, d’un forfait médecin traitant pour les patients hors ALD pour rémunérer la prévention, le suivi et le volet médical de synthèse (forfait annuel spécifique FMT par patient de 5 euros, à compter du 1er juillet 2013) ainsi que d’une extension du forfait annuel Médecin Traitant de 40€ pour les patients en suivi post - ALD (cancers sous surveillance seule) 2. Prescrire : a. Dans le cadre d’une prise en charge par l’Assurance Maladie : Les médicaments : prise en charge pour les seules AMM remboursables cf Vidal, vignette blanche barrée : à 100 %, blanche : à 65 %, bleue : à 30 %, orange : à 15% ; privilégier les spécialités inscrites au répertoire de l’ANSM ou prescrire en DCI, en expliquant l’équivalence au patient et à ses aidants (les pharmaciens se sont engagés dans leur convention à fournir toujours le même générique aux personnes âgées, et c’est un élément de leur Rémunération sur Objectif de Santé Publique – ROSP-) Nb : la ROSP des médecins généralistes comprend des items sur la prescriptions des médicaments (génériques, antibiotiques, benzodiazépines chez le sujet âgé, vaccination anti-grippale) Les examens de laboratoire : prise en charge l’anapath) à 60 % (70 % pour Les transports : o la prise en charge des frais de transport en rapport avec une maladie prise en charge en ALD (en dehors des traitements de radiothérapie, chimiothérapie et hémodialyse) est réservée à ceux « dont l’incapacité ne leur permet pas de se déplacer par leurs Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 3/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile propres moyens », c'est-à-dire, aux personnes qui doivent du fait de leur déficience être transportées en ambulance, en véhicule sanitaire léger (VSL), en taxi conventionné ou en véhicule personnel (sur la base des taux d'indemnités kilométriques prévues pour les fonctionnaires à condition d'être accompagnés par un proche). Pour les patients autonomes, même bénéficiant d’une ALD, le transport n'est pas remboursable. La prise en charge hors ALD exonérante est de 70 % o Les autres motifs de prise en charge (dans le respect du principe de la plus stricte économie (base de la distance qui sépare le point de la prise en charge du malade de la structure de soins prescrite appropriée la plus proche) sont : Entrée/sortie d’une hospitalisation complète, partielle ou en ambulatoire Transports en série (au moins 4 transports de plus de 50 km aller, sur une période de 2 mois pour un même traitement) ou transports de plus de 150 km aller avec demande d’accord préalable obligatoire sur imprimé Cerfa spécifique) Transports en rapport avec un accident de travail ou une maladie professionnelle Convocation par le contrôle médical de la Caisse d’Assurance Maladie, la Commission régionale d’invalidité ou un expert médical de la Sécurité Sociale Les produits de la LPPR : o Petit appareillage : Titre I : perfusions, aérosols, oxygénothérapie (imprimé Cerfa spécifique), nutrition, pansements, aide à la vie [coussins, lits, matelas, fauteuils roulants manuels à la location, cannes, béquilles, appareil de verticalisation, soulèves malade, incontinence, contention, attelles, chaussures, optique, audition, orthèses et prothèses, et Titre III : dispositifs implantables) : la prescription se fait sur une ordonnance indépendante, durée 1 mois renouvelable sur 1 an, prise en charge location ou achat à 60 % du tarif de la liste mais les prix restent libres, sauf mention « prix limite vente au public ») Nb : les lecteurs de glycémie peuvent être prescrits tous les 4 ans à condition d’être intégrés dans une démarche d’éducation (insuline, diabète gestationnel, insulino-sécréteurs, équilibration, éducation thérapeutique. Les bandelettes sont limitées à 200 / an pour le diabète 2 sous ADO. Nb : les couchers et protections urinaires ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. o Grand appareillage (véhicules électriques du Titre IV [véhicules] et podo-orthèses, ortho-prothèses, prothèses oculaires et faciales du Titre II [orthèses et prothèses externes] ; sur imprimé spécifique d’accord préalable Cerfa, prise en charge Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 4/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile initiale subordonnée à leur prescription par un spécialiste ; prise en charge à 100 % du tarif de la liste) Les intervenants paramédicaux: libéraux, libéraux ou au sein d’un service d’un service d’hospitalisation à domicile (HAD HAD) • ou de soins infirmiers à domicile (SSIAD SSIAD : structure associative ou publique financée par l'Assurance Maladie et permettant l'intervention coordonnée d'infirmières, d'aides-soignants, de kinésithérapeutes, de pédicures, etc… Pour bénéficier des soins d'un SSIAD, il faut être âgé de plus de 60 ans, malade ou en situation de dépendance (cette limite peut être abaissée en cas de maladie invalidante) ; en pratique, compte tenu du nombre de places limité en SSIAD, seules en bénéficient les personnes en situation sévère de perte d'autonomie en raison d'une maladie, d'une sortie d'hôpital, d'un état de dépendance psychique ou d'un état pseudo grabataire. Les soins dispensés sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sauf les frais de kinésithérapie qui ne sont pas compris dans le forfait du service de soins à domicile et restent à la charge du patient. De même, il y a paiement à l'acte pour les honoraires des médecins et des autres intervenants extérieurs, et pour les médicaments ou appareils. La prise en charge hors ALD exonérante est de 60 % • • o Infirmi er( èr e) : deux types de soins, à prescrire en tenant compte des libellés de la NGAP soins infirmiers techniques -pansements, injections- ou spécialisés -oncologie- (cotés en AMI), AMI soins infirmiers de la dépendance (cotés en AIS, AIS prescrits sur un imprimé Cerfa spécifique dans le cadre de la Démarche de Soins Infirmiers ou DSI il (elle) peut prescrire quelques accessoires et dispositifs médicaux avec l’accord du médecin : pansements, compresses, bandes, cerceaux et sets de plaies, matériels de perfusion, dispositifs pour incontinents et stomisés, sondes urinaires, et certains renouvellements -orthèses et autocontrôle- à l’identique) o Masseur - kinésithérapeute : à prescrire en tenant compte des libellés la NGAP (cotation en AMK), AMK et notamment en fonction des seuils de nombre de séances validés par l’ HAS pour les demandes d’entente préalable (15 pour la PTH, 25 pour la PTG, 50 pour la coiffe, 0 pour le canal carpien, 10 pour l’entorse de cheville, 40 pour le LCA, 15 pour la méniscectomie plus 2 nouveaux référentiels validés (cervicalgie et fracture du poignet) et 4 référentiels en cours de préparation (fracture du coude Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 5/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile chez l’adulte, facture de l’humérus, traumatisme récent du radius cervical, coiffe des rotateurs non opérés) ; il existe un libellé spécifique pour l’entretien de la déambulation et de l’autonomie de la personne âgée (AMK 6); l’échange d’information avec le médecin peut se faire au travers du BDK (Bilan Diagnostique Kinésithérapique) pour la poursuite des soins dans les cas où le prescripteur délègue le choix du nombre de séances, du rythme et des techniques (la prescription doit cependant toujours comporter le lieu anatomique et le motif de la rééducation, dans le respect du secret médical ; il peut prescrire quelques accessoires et dispositifs médicaux (soulève malade, fauteuil roulant, aides à la déambulation, ceinture, attelles souples, matelas mousse et coussins anti-escarre, etc) o Orthophoniste : à prescrire en tenant compte des libellés de la NGAP (bilan orthophonique « avec rééducation si nécessaire », dysarthrie, dysphagies, …) o Pédicure - podologue : à prescrire en tenant compte des libellés de la NGAP (limité au traitement des onyxis, hygromas, post-opératoire et au forfait annuel de suivi au cabinet du pied diabétique) o Mais aussi l’assistant(e) social(e) du service social de l’Assurance Maladie (accès aux droits : CMU, invalidité, etc… et aides ponctuelles dites « prestations supplémentaires ou extra - légales » pour l’accès aux soins, notamment, appareillage auditif ou ophtalmologique, en complément ou même en cas de prestation non prise en charge) o Mais encore penser à recourir à un programme d’éducation thérapeutique , dans le cadre d’un réseau ou d’une association (il doit être autorisé par l’ARS et mis en œuvre par au moins deux professionnels de santé de professions différentes, dont un médecin -loi HPST-) : il « vise à aider les patients et les aidants à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique » (OMS), en quatre étapes (diagnostic des représentations, plan personnalisé, séances de formation, individuelles ou collectives, évaluation individuelle) b. Hors champ de l’Assurance Maladie : Médicaments non remboursables (mention NR à apposer sur l’ordonnance si AMM non remboursable ou hors AMM) Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 6/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Intervenants : psychologues hors centre médico-psychologique (CMP CMP), ergothérapeutes… Produits non inscrits à la LPPR : fauteuils de repos, tables de lit, protections pour incontinence, etc… 3. Coordonner les actions des aidants et des intervenants : en collaboration avec ceux-ci par l’échange d’information dans le respect du secret médical et par la délégation active en fonction des compétences de chacun 4. Gérer le parcours de soin du patient sur le plan de l’accès aux prestations ou aux institutions : certificats médicaux, demandes de prestations, courriers d’adressages a. Dans le cadre d’une prise en charge par l’Assurance Maladie : Accès à des prestations: • • Les affections de longue durée ( ALD) ALD : ne donnant pas l’exonération du ticket modérateur : ALD non exonérante (article 324.1 : affection de plus de 6 mois), donnant l’exonération du ticket modérateur : ALD liste (liste dite « des 30 maladies »), ALD hors liste (le malade est atteint d’une forme grave évolutive ou invalidante d’une maladie ne figurant pas sur la liste nécessitant un traitement d’une durée prévisible > à 6 mois et particulièrement coûteux), ALD pour p olypathologie invalidante (plusieurs affections entraînant un état pathologique invalidant selon le schéma de Wood qui comprend 7 domaines d’incapacité [comportement, communication, locomotion, manipulation, soins corporels, utilisation du corps dans la vie domestique, incapacité dans certaines situations : dépendance à un équipement, intolérances...] et 5 degrés d’incapacité [nul, léger, moyen, important, très important] ; on définit un caractère invalidant par un degré 4 dans un domaine ou un degré 3 dans deux domaines) Les indemnités journalières ( IJ ) : payées aux salariés sur prescription d’un arrêt de travail pendant la phase des soins actifs, c'est-à-dire susceptibles d’apporter la guérison ou une amélioration substantielle de leur état, et lorsque la poursuite de l’activité n’est pas compatible avec ces soins. Leur versement s’interrompt lorsque l’état est stabilisé, avec au besoin des soins d’entretien, ou lorsque une période de 3 ans s’est écoulée. Est alors appréciée la capacité de travail ou de gain pour l’attribution éventuelle d’une invalidité, demandée par le Médecin Traitant, ou le Service Médical Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 7/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile • L’invalidité pour les salariés avec diminution des 2/3 de la capacité de travail ou de gain avant l’âge légal de départ à la retraite*, donnant droit à une pension proportionnelle aux revenus (17 676 € maximum par an pour la catégorie 2, 30 398,03 € maximum par an pour la catégorie 3) et l’exonération du ticket modérateur (sauf les transports et les vignettes bleues et orange) ; 3 catégories : la première constate une capacité conservée de travail à mi-temps la deuxième constate l’incapacité de reprise d’un travail même à mi-temps la troisième catégorie inclut la majoration de tierce personne, c’est à dire l’obligation d’un recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie (MTP MTP, soit 1 096,50 € par mois en 2013). Les actes ordinaires sont : se lever, se coucher, manger, faire sa toilette, s'habiller ou se déshabiller, faire ses besoins, se déplacer à l'intérieur de son domicile avec ou sans fauteuil roulant, pouvoir quitter son domicile en cas de danger, se relever après une chute sur le sol, enfiler son appareil orthopédique, représenter un danger grave pour soi même ou pour autrui. L’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI ASI) vient en complément pour ceux n’ayant pas atteint l’âge légal (65 ans ou l'âge minimum légal de départ à la retraite quand il y a une incapacité de travail d’au moins 50 %) qui permet de prétendre à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, qui remplace le minimum vieillesse) *l’âge légal de départ à la retraite est l’âge potentiel de liquidation de la retraite à taux plein si le nombre de trimestres requis est présent ; il est de 62 ans pour les cotisants nés en 1955. • L’inaptitude à la suite d’une invalidité (à partir de l’âge légal de départ à la retraite) avec la majoration de tierce personne (MTP MTP , lorsqu’il y a obligation d’un recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie avant l’âge de la retraite à taux plein), attribuée par le service médical de l’Assurance Maladie et donnant droit à la pension vieillesse de la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) et à l’exonération du ticket modérateur (sauf les transports et les vignettes bleues et orange) • L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie ( AJAP ) : elle rémunère 3 mois maximum les salariés en congés de solidarité familiale, ou les travailleurs ayant suspendu ou réduit leur activité professionnelle et accompagnant un proche (un ascendant, un descendant, un frère une sœur, une personne partageant le même domicile ou une personne de confiance) dont le pronostic vital est mis en danger par une maladie grave (le salarié doit fournir un certificat médical de la personne malade pour certifier que le pronostic vital de celle-ci est engagé ; l'employeur ne peut pas s'y opposer). Le montant maximal est de Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 8/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile 54,17 € / jour en 2013 ; la demande est à faire par le salarié auprès de l’Assurance Maladie • nb : en Accident du Travail et Maladies Professionnelles pour les taux d'incapacité permanente au moins égaux à 80 % avec obligation d’un recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie, il existe la Prestation Complémentaire pour Recours à Tierce Personne (PCRTP PCRTP), équivalente à la MTP avec 3 niveaux en fonction du handicap, soit au maximum 1 096,50 € par mois) Relations avec les structures de soins : • Etablissements hospitaliers : services de court séjour (centres hospitaliers, hôpitaux locaux), de dialyse, de soins de suite (SSR SSR), unités de soins de longue durée (USLD USLD) • Structures de séjour temporaire : accueil de jour ou de courte durée pour soulager les aidants à l’intérieur de structures hospitalières (avec prise en charge par l’Assurance Maladie mais peu de places disponibles en pratique), ou dans des maisons de retraite privées (mais pas de prise en charge par l’Assurance Maladie) • R éseaux de soin (comme les réseaux de soins palliatifs ou gérontologiques) b. Hors champ de l’Assurance Maladie : a ide ménagère (attribution sur certificat médical pour les aides du Conseil Général) structures de séjour temporaire privées 5. Orienter les personnes et les aidants : a. Par rapport aux aides financières dans le champ de l’Assurance Maladie : La couverture médicale universelle (CMU CMU) pour les personnes qui ne sont pas couvertes par l’Assurance Maladie, gratuite sous un plafond de ressources, la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC CMUC , sous conditions de ressources) ACS) avec le ressources et l’aide pour une complémentaire santé (ACS service social de l’Assurance Maladie (l’ACS s’adresse aux personnes avec ressources faibles, néanmoins trop élevées pour pouvoir demander l’accès à la couverture maladie universelle complémentaire ; le plafond d’accès à la CMUC est de 7 771 € au cours des 12 derniers mois pour une personne seule). Les aides ponctuelles dites « prestations supplémentaires » du service social, principalement pour l’accès aux soins Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 9/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Le fonds national d’action sanitaire et sociale de la Cnamts (Fnass Fnass) : finance, sous certaines conditions, des prestations et des fournitures non prises en charge par ailleurs. Ces aides viennent en complément de celles liées à la dépendance (APA) L’aide aux services ménagers de l’Assurance Maladie : pour les assurés en perte d’autonomie et relevant du régime général d’assurance vieillesse b. Par rapport aux aides financières hors champ de l’Assurance Maladie : L’allocation personnalisée à l'autonomie (APA APA) gérée par le Conseil Général : elle concerne les plus de 60 ans en situation de perte d'autonomie nécessitant une aide pour les actes essentiels de la vie quotidienne ; elle est fonction des ressources et du barème/grille GIR (degré de dépendance), seules les catégories de 1 à 4 ouvrent droit à l'APA. Elle ne peut pas se cumuler avec la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Son montant maximum s’échelonne de 1 235,65 € (GIR 1) à 529,56 € (GIR 4) L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA ASPA) ex-minimum vieillesse consiste en une pension accordée aux personnes âgées de plus de 65 ans qui, n’ayant pas assez cotisé, avec une condition de ressources. La demande d'ASPA est à adresser à la caisse de retraite La prestation compensatrice du handicap (PCH PCH), ex-ACTP (aide compensatrice tierce personne) : c'est une aide individualisée qui couvre les besoins nécessaires à la vie courante, aide à domicile, équipement, aménagement du logement. Les besoins de compensation de la personne handicapée sont définis par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH, sur la base du projet de vie de la personne handicapée et inscrits dans un plan personnalisé. Les montants et tarifs des besoins de la prestation de compensation sont fixés par nature de dépense (voir en annexe). Pour obtenir le PCH, il faut avoir moins de 60 ans et nécessiter l'aide d'une tierce personne pour les actes quotidiens de la vie courante. Les taux oscillent entre 80% et 100% en fonction des revenus annuels ; la demande de PCH doit être adressée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées avec un certificat médical de moins de 3 mois ; l'aide est versée par le Conseil Général. Le f ond s départementa l de compensation du handicap de la M DPH ( FDCH ) : existe pour aider ponctuellement les personnes handicapées bénéficiaires de la PCH ou de plus de 60 ans avec un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80%.ayant à faire face à de grosses dépenses (aménagement) L’allocation adulte handicapée (AAH AAH) de la MDPH : aide versée aux personnes handicapées qui ne peuvent prétendre à un avantage d'invalidité en Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 10/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile cas d'incapacité de 50 % à 79 % jusqu’à l'âge légal de départ à la retraite (en cas d'incapacité d'au moins 80 %, une allocation mensuelle réduite peut être versée au-delà de l'âge légal de départ à la retraite en complément d'une retraite inférieure au minimum vieillesse). Le montant maximal est de 776 euros en 2012, fonction des ressources, versé par la CAF. La majoration pour la vie autonome (MVA MVA) s’adresse aux personnes handicapées qui peuvent travailler, mais se retrouvent sans emploi en raison de leur handicap. La MVA (104,77 € par mois) n’a pas à être demandée. La Caisse d’allocations familiales (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) l’attribue automatiquement au vu du dossier d’AAH si les conditions d’octroi sont remplies. L’aide au retour à Domicile après Hospitalisation (ARDH ARDH) : retraités du régime général de plus de 55 ans ; payée par la CARSAT, plafonnée à 1800 € et n’excède en général pas une durée de 3 mois Les prestations d’a ide ménagère pour les retraités âgés d’au moins 60 ans ne bénéficiant pas de l’APA, à demander auprès de la caisse d'assurance vieillesse ou de la CCAS L’aide sociale du département, département après épuisement de tous les autres moyens de recours (plus de 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude au travail), besoin d'une aide pour rester à domicile, ne pas bénéficier de l’APA, ressources mensuelles inférieures à 708,95 € en 2010) pour une personne seule ; dossier CCAS) Une prestation de garde (garde temporaire) à domicile fournie par la caisse d'assurance vieillesse (CNAV CNAV) Le crédit d’im pôt pour l’aménagement du domicile, ainsi que les subventions de l’ANAH (agence nationale de l’habitat), la CNAV et son plan personnalisé PAP et le département Les chèques emploi-service (CESU CESU) pour l’emploi d’un intervenant, avec un avantage fiscal de 50%, en crédit ou réduction d’impôt peut être c. Par rapport aux intervenants (professionnels et structures) hors champ de l’Assurance Maladie (non prescrits) : Les professionnels : • L’assi s tant(e) social(e) : indispensable en cas de situation sociale problématique, il (elle) a une expertise sur les droits sociaux et les aides mais aussi en psychologie, vieillesse et dépendance ; il (elle) peut dépendre d’un hôpital, d’une collectivité locale ou d’un centre médico-social départemental Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 11/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile • Le (la) psychologue : en libéral, en centre médico-psychologique (CMP), au sein d'hôpitaux, mais aussi dans le cadre d'associations de malades. Son intervention n'est remboursée que lorsqu'elle se fait en CMP. • L’ergothérapeute (du CICAT, du SSIAD ou d’une structure privée) • L’aide ménagè re : assure les travaux d'entretien et d'hygiène du lieu de séjour ; pour obtenir une aide ménagère, il faut s’adresser au centre communal d’action sociale (CCAS) ou à la caisse de retraite et joindre les pièces justificatives des ressources financières, la prise en charge partielle se fait par l’aide sociale du département ou par la caisse de retraite départementale • L’auxiliaire de vie (ou aide à domicile) accompagne la personne âgée dans les tâches ménagères et administratives et combat son isolement • Le garde malade, malade privée ou d’un organisme : une réduction d’impôt ou un crédit d’impôt de 50% du total des sommes versées pour le service à la personne est possible Les structures : • La maison départementale des personnes handicapées (MDPH MDPH) structure d’aide et d’accueil des personnes souffrant de handicap qui dépend du Conseil Général ; outre l’attribution de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’aides financières supplémentaires, elles apportent leur aide pour toutes les demandes d’allocations • Les centres communaux d’action sociale (CCAS CCAS) ont pour but d’aider dans la constitution des dossiers de demande d’aide sociale et dans l’orientation notamment des personnes âgées • Les centres locaux d’information et de coordination (CLIC CLIC) sont des centres d’accueil, d’information, de formation et de coordination gratuits dans la prise en charge gériatrique • Les associations (comme France-Alzheimer qui a formé 14000 aidants depuis 2009) • Les centres d'information et de conseil sur les aides techniques (CICAT CICAT) : apportent une information personnalisée sur toutes les aides techniques • Les services de téléalarme : privés, pas de prise en charge • Les services de portage des repas : prestation au niveau communal Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 12/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile • Plus spécifiquement pour les personnes handicapées : les services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS SAVS) et les services d'accompagnement médico-social pour Adultes Handicapés (SAMSAH SAMSAH) CAS PARTICULIER DU MAINTIEN A DOMICILE DANS LE CADRE DE L’HOSPITALISATION A DOMICILE (HAD) : Seul le médecin traitant (ou le médecin hospitalier) peut orienter une personne en HAD. HAD Le médecin traitant prend, pendant le séjour en HAD, la responsabilité médicale des soins, conjointement, le cas échéant, avec des confrères spécialistes. Les établissements d’HAD sont de statuts variés, publics ou privés (à but commercial ou à but non lucratif), rattachés à un établissement hospitalier ou autonomes (associatifs ou mutualiste par exemple). Ils ont tous le statut d’établissements de santé. Les critères d’admission sont la complexité et la fréquence des actes, qui relèveraient d’une hospitalisation classique. Le financement est fait par la T2A –GHT (tarification à l’activité par groupes homogènes de tarification) avec une prise en charge semblable à celle de toute hospitalisation (80 %, et 100 % en cas d’ALD exonérante). Le service comprend un médecin coordonnateur, des infirmiers et aides-soignants, et des acteurs sociaux et psycho-sociaux, salariés ou libéraux, avec recours possible à des prestataires d’aide à la personne. Les principales indications sont actuellement la cancérologie, la périnatalité et les soins palliatifs. La durée de la prise en charge doit être fixée à l’avance dans le programme de soin mais peut faire l’objet de renouvellements. CAS PARTICULIER DES SOINS PALLIATIFS (SP) A DOMICILE : Les soins palliatifs (SP SP) à domicile pour un patient en fin de vie sont mis en place par le médecin traitant (ou le médecin hospitalier) à la demande du patient ; si son état ne représente pas une charge en soins trop lourde, il peut être suivi par des professionnels libéraux (médecin traitant, infirmier à domicile, kinésithérapeute...) et/ou des soignants dépendants de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD SSIAD) ; si son état nécessite des soins plus complexes, longs ou fréquents, il est pris en charge dans le cadre de l'hospitalisation à domicile (HAD HAD). En complément, il existe des équipes d’appui spécialisées en soins palliatifs : RESEAUX de soins palliatifs, équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP EMSP) qui peuvent se déplacer à domicile dans les secteurs géographiques où il n’existe pas de réseau. Le médecin rédige une attestation de prise en charge en soins palliatifs et le patient est orienté vers l’assistante sociale de l’organisme qui va prendre en charge le patient (HAD, réseau, EMSP), à défaut vers l’assistante sociale de secteur ou vers le service social de la CPAM dont dépend le patient. Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 13/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Le médecin traitant conserve un rôle central tout au long de la prise en charge et de la mise en place des aides humaines et matérielles en fonction des possibilités et limites du patient et de ses proches. Il est responsable de l’évaluation régulière. Le financement peut faire appel à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), au fonds national d'action sanitaire et sociale (Fnass) et à l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) lors du congé de solidarité familiale. La loi Léonetti du 22 avril 2005 précise les droits et organise les pratiques de la fin de vie. Elle condamne l’obstination déraisonnable, donne le droit au patient de refuser un traitement, précise que tous les moyens thérapeutiques doivent être mis en œuvre pour soulager la douleur et toute source d’inconfort, permet d’exprimer à l’avance ses souhaits concernant l'organisation de sa fin de vie. Si le malade est inconscient, l’arrêt ou la limitation d’un traitement jugé disproportionné, inutile ou maintenant artificiellement le malade en vie, ne peuvent être décidés que dans le cadre d’une procédure collégiale et après consultation d’un proche ou d’une "personne de confiance" préalablement désignée par le malade. On peut être amené à arrêter un traitement mais on doit continuer dans tous les cas à veiller à soulager et accompagner le patient ainsi que ses proches jusqu'au dernier moment. Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 14/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Annexe 1 : La grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso Ressources) est un outil d'évaluation de la dépendance. Le tableau est rempli par un médecin rattaché au Conseil Général et est utilisé pour l'attribution d'aides à la personne dépendante. Chaque critère* est coté en 3 modalités : fait seul totalement, habituellement et correctement, fait partiellement ou non habituellement ou non correctement, ne fait pas. Après analyse, la personne sera "classée" dans l'un des 6 groupes* déterminés (groupes iso ressources ou GIR) selon le déficit. * Critères : Transferts (se lever, se coucher, s'asseoir), déplacement à l'intérieur (avec ou sans canne, déambulateur, fauteuil roulant), toilette du haut (visage, mains, rasage, coiffure), du bas (toilette intime, membres inférieurs), élimination urinaire (en assurer l'hygiène), fécale (en assurer l'hygiène), habillage du haut (vêtements enfilés par la tête et les bras), moyen (boutonnage, ceinture), du bas (pantalon, bas, chaussage), cuisine, alimentation : se servir (couper la viande, peler un fruit, remplir son verre), manger (porter les aliments à la bouche et avaler), communication à distance (utiliser les moyens de communications), suivi du traitement, ménage, déplacement à l'extérieur (à partir de la porte d'entrée, sans moyen de transport), transport, activités du temps libre, achats, gestion, orientation dans le temps (se repérer dans le temps, les moments de la journée), dans l'espace (se repérer dans les lieux), cohérence de la communication (converser de façon logique et sensée), du comportement (se comporter de façon logique et sensée) * Groupes : GIR 1 : personne ayant perdu toute autonomie GIR 2 : 2 sous-groupes : grabataires lucides - les déments sévères GIR 3 : les patients n’assurant pas leur hygiène GIR 4 : 2 sous-groupes : - patients pouvant se déplacer mais n’assurant pas leur transfert - patients devant être aidés ou stimulés pour les activités corporelles GIR 5 : personnes ayant besoin d’une aide ponctuelle GIR 6 : personnes autonomes Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège 15/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Annexe 2 : montants et tarifs de la PCH 2013 Aides humaines PCH : Personnes résidant à leur domicile Emploi direct Service mandataire Service prestataire Aidant familial dédommagé Aidant familial dédommagé (si celui-ci cesse totalement ou partiellement une activité professionnelle) Dédommagement de chaque aidant familial Montant majoré (aidant ayant renoncé à toute activité professionnelle pour s’occuper d’une personne lourdement handicapée) Personnes hébergées à temps plein en établissement Montant mensuel (minimum et maximum) Montant journalier (minimum et maximum) Forfait cécité mensuel Forfait surdité mensuel Aides techniques PCH : (1) Tarif aides techn. + accessoires au moins égal à 3 000 € Aménagement, logement, véhicule, surcoût lié aux transports PCH : (1) Aménagement du logement Aménagement du véhicule, surcoût lié aux transports Charges spécifiques et exceptionnelles, et aide animalière PCH : (1) Charges spécifiques Charges exceptionnelles Aide animalière (1) Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège Montants 12,26 € / heure 13,48 € / heure 17,59 € / heure (ou tarif du service) 3,62 € / heure 5,43 € / heure 933,36 € / mois 1 120,03 € / mois Montants 44,79 € / 89,59 € 1,51 €/ 3,02 € 613 € 367,80 € Montant mensuel maximum attribuable 110 € (pendant 3 ans au plus) Montant mensuel maximum attribuable 83,33 € (pendant 10 ans au plus) 83,33 € ou 200 € sous certaines conditions (5 ans au plus) Montant mensuel maximum attribuable 100 € (pendant 10 ans au plus) 50 € (pendant 3 ans au plus) 50 € (pendant 5 ans au plus) Contrairement aux aides "humaines", ces aides sont versées ponctuellement. 16/17 27/11/2013 L’Assurance Maladie et le maintien à domicile Annexe 3 : Récapitulatif des prestations et aides en fonction du statut ou de l’âge : AM prestations Salariés V âge et revenus < âge légal départ à la retraite > âge légal départ à la retraite < 60 ans > 60 ans Hors AM aides aides financières Soins médicaux et paramédicaux, IJ, appareillage, transports, ALD, AJAP Invalidité +/- ASI +/- MTP attribution inaptitude +/MTP AAH mdph/caf pension inaptitude +/- MTP caisse retraite soins dans le FNASS si APA cadre d’un SSIAD > 65 ans retraités > 55 ans PCH mdph/cg APA cg Aide sociale cg ASPA caisse retraite Aide aménagement caisse retraite, ANAH cg, ARDH caisse retraite prestation de garde à domicile retraités caisse retraite contribuables contribuables avec CESU personnes non couvertes assurés AM avec ressources faibles Dr Robert Fabre médecin conseil chef de service Service Médical de l’Ariège crédit d’impôt état déductibilité partielle état CMU de base CMUC ACS, aide aux aide aux services ménagers cg services ménagers, prestations supplémentaires 17/17 27/11/2013