NATT 2007 (North American Travel Tour) _____
Transcription
NATT 2007 (North American Travel Tour) _____
NATT 2007
(North American
Travel Tour)
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Carnet de voyage de la famille Haas
- Avril à Août 2007 -
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Les Préparatifs
Juin 2006
A un peu moins de 11 mois de notre départ, notre préparation en est encore à ses balbutiements. Il y a tant de
choses à penser, à noter, à envisager, que j'en ai parfois le "tournis". On ne se rend pas compte, mais quitter son
domicile durant 4 à 5 mois, ça ne s'improvise pas. Ca engendre même un certain nombre de dispositions à
prendre.
Quelques exemples: la déclaration d'impôts qui tombera en notre absence. L'élection présidentielle pour laquelle
il faudra donner procuration. La gestion du courrier… les factures… le suivi médical et les assurances… les
passeports et les visas… les demandes de dispense de cours pour Alexandre à l'école et au conservatoire... Les
démarches auprès de nos employeurs pour vider le CET et obtenir un congé sans solde... On ne pourra pas
attendre le dernier moment pour s'occuper de tout cela, mais en ce mois de juin, il est encore trop tôt pour passer
à l'action. Alors on recense, on cherche et on identifie les contacts à "activer" lorsque le temps sera venu.
Dans cette attente, on peaufine également notre circuit. Il y a ce que l'on veut faire et puis il y a ce que l'on pourra
faire en fonction de multiples paramètres que nous ne connaissons pas encore. Il y a les amis identifiés sur la
côte Est comme sur la côte Ouest des USA. Pourront-ils nous accueillir (nous recueillir !) lors de notre passage ?
Comment nous déplacerons-nous entre les grandes étapes de notre "Travel Tour" ... Au Québec où nous
comptons séjourner un mois, parviendrons-nous facilement à faire un échange d'appartement avec une famille ?
Et finalement, de manière très basique, sur quel budget pourrons nous compter pour accomplir notre périple ?
Tout cela n'est pas encore très clair, mais "step by step", nous avançons.
Internet nous est d'ailleurs d'un précieux appui. La consultation de forums et autres listes de discussion
spécialisées nous permettent d'engranger de l'information, de nous faire notre opinion à la lumière des
expériences des uns et des autres. Sur l'ordinateur, je prends note de tout ce qui a du sens et pourra nous servir
pendant notre voyage. Sites pertinents, données pratiques sur telle ou telle ville, us et coutumes à respecter...
Pour cela, le Net est une mine (d'or) de renseignements et d'informations qu'il faut cependant savoir trier.
Au bout du compte, cette phase d'organisation toute théorique est très intéressante. J'ai l'impression de déjà
commencer à vivre ce voyage dont la qualité, je le sais, dépendra pour une bonne part de sa préparation.
A l'inverse du poète qui clamait "partir, c'est mourir un peu ...", on affirme ici haut et fort que "Partir, c'est vivre
d'avantage !"
Septembre 2006
Les vacances sont terminées et nous avons repris nos chemins respectifs. Celui de l'école pour Alexandre, celui
du bureau pour Nadine et moi. Chez nous, il y a tout de même quelque chose de changé en cette fin d'été. Nous
entrons dans la phase active de la préparation du voyage. Il n'est plus l'heure de rêver... Il faut maintenant agir !
L'été a d'ailleurs été propice à la finalisation de notre itinéraire. Au gré de nos rencontres et des échanges avec
les uns et les autres, nous nous sommes rendus compte que notre projet initial (Côte Est - Québec - Côte Ouest
du Canada puis des USA , Middle West et Floride) n'était pas le plus judicieux. C’est principalement à cause des
saisons et du temps que nous allons rencontrer tout au long de nos différentes étapes.
Alors, on va partir dans l'autre sens. On commencera notre périple par la Floride où le climat d'avril sera plus
agréable que celui de début août, désormais de plus en plus pré-cyclonique. Ensuite, nous irons à Houston, en
Louisiane, dans le Tennessee puis en Californie avant une escapade sur la côte pacifique du Canada, en
Colombie Britannique. En juillet, nous serons au Québec et nous terminerons notre périple en Nouvelle
Angleterre: le Maine, Boston, New York, Washington, Philadelphie, Baltimore, etc.
Voila une bonne chose de faite. Reste maintenant à concrétiser le "road book" puis à prendre contact avec la
famille, les amis et amis de nos amis qui sont susceptibles de nous recevoir tout au long de notre voyage. En
parallèle, il faut peaufiner le budget, trouver les billets d'avion et les pass aériens aux meilleures conditions. Il faut
également déterminer le plus précisément possible le nombre de jours passés ici et là… prévoir les locations de
voitures et de camping car, chercher les hébergements les plus économiques (Bed & breakfast, Coffe & couette),
entamer les démarches pour échanger notre appartement avec des québécois, etc.
A partir de nos brouillons et les yeux rivés sur la carte d'Amérique du Nord, nous échafaudons de multiples
hypothèses.
De plus en plus finement, le budget prend forme. Il est « dans les clous » de ce que l'on s'est fixé sachant que
pour un voyage de la sorte, on n’a pas trop envie de compter nos sous. Peu de chance en effet que l'on en fasse
un autre de la sorte avant longtemps !
Laura, notre amie de Washington, est en cours de déménagement pour New York où elle nous accueillera
volontiers lors de notre passage, à la fin du voyage. Auparavant, nous aurons vu sa maman à San Diego et
pourrons lui donner quelques nouvelles fraîches. Pour l'instant, par téléphone et Internet, elle nous prodigue ses
conseils sur les autres étapes de notre itinéraire.
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Nous prenons également contact avec Laurent, le fils de ma cousine Sylvie qui vit à Redwood City, au Sud de
San Francisco. Lui aussi est prêt à nous accueillir. Nous lui proposons notre appartement pour Juin, car il doit
venir en France.
Toma, à Los Angeles, attend de nos nouvelles; en Floride, nous devons contacter une amie de Marie-Hélène qui
réside à Fort Lauderdale; à Houston, nous savons pouvoir trouver un point d'attache lors de notre arrivée au
Texas.
A la fin du mois, l’émission Thalassa nous propose un reportage qui nous permet de découvrir l'île de Vancouver
où nous envisageons de passer quelques jours ! Dans nos têtes, nous sommes déjà un peu « partis ».
Les démarches administratives sont également lancées. La demande de dérogation scolaire pour Alexandre est
faite et il est inscrit dans la foulée au CNED pour l'enseignement à distance. Son institutrice est très contente pour
lui et approuve notre démarche. Elle-même et un de ses camarades de classe ont passé leurs dernières
vacances en Californie.
La demande d'utilisation du Compte Epargne Temps est adressée à nos employeurs respectifs …Enfin, on
commence à faire le point sur les carnets de santé.
Bon, tout ça s'annonce bien !
Octobre 2006
Ca y est ! nous avons nos billets!
Dates de départ et de retour sont désormais figées ... non sans mal. En effet, il nous a fallut jongler avec les
compagnies aériennes, les conditions d'obtention des "pass aériens" et une faible visibilité sur ce que sera le
trafic aérien en 2007.
De ce fait, nous avons du réduire de 8 jours la durée totale de notre séjour pour pouvoir utiliser un pass aérien qui
- quelque soit la compagnie ou l'alliance aérienne - n'est valable que 3 mois. Nous avons du également modifier
la durée de nos 2 premières étapes car le premier coupon du pass doit être utilisé dans les 3 semaines qui
suivent l'arrivée sur le sol américain. Encore fallait-il le savoir lorsque nous avons déterminé les grandes étapes
de notre périple.
"Résultat des course", grâce à l'important travail de recherche demandé à l'agence de voyage (la conseillère s'est
d'ailleurs plutôt amusée à le faire car ça la changeait des commandes de billets de train ou d'avion pour Lille et
Marseille ...), nous avons obtenu de "bons tarifs" chez Air Canada. Au final, nous partirons donc le jeudi 19 avril
et reviendrons le lundi 13 août.
Notre itinéraire: Aller : Roissy >Toronto > Miami. Retour : New York > Toronto > Roissy.
Pour ce qui concerne les "pass", nous devons attendre le début de l'année 2007 car les tarifs actuels ne seront
plus valables après le 31 mars. Cela n'est finalement pas plus mal car d'ici là, nous aurons encore la possibilité
de changer notre itinéraire.
A ce propos, nous avons eu un long et fructueux échange téléphonique avec la fille d'un ami installée à Houston.
A la présentation de notre projet, elle nous a livré ses réactions pleines de bon sens car argumentées par
l'expérience de plusieurs voyages dans les différents états que nous allons traverser. Nous allons donc étudier
quelques modifications d'itinéraire comme par exemple: rejoindre le Tennessee par la Georgie (Savannah et
Atlanta) plutôt que par la Louisiane. Ensuite, de Nashville et Memphis, nous redescendrons vers Bâton Rouge et
New Orleans avant d'arriver à Houston ...
Eviter un long aller-retour en camping car entre Yellowstone et Salt Lake City (Wyoming), mais essayer de
prendre l'avion pour Seattle depuis Jackson ou Helena (au nord ou au sud du parc) Rejoindre Vancouver par la
route qui - parait-il – offre des paysages aussi somptueux qu'inoubliables. Nous en prenons de la graine et
sommes rassurés par son appréciation sur la pertinence de nos différents choix d'étapes.
Question "formalités", la demande de dérogation pour le 3ème trimestre scolaire d'Alexandre ainsi que le dossier
pour le CNED sont entre les mains de l'inspecteur d'académie.
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La demande d'utilisation de mon CET a été validée et je suis officiellement informée qu'entre le 1 avril et le 1
septembre, je serai (ça ne s'invente pas) en congé sans solde rémunéré ! Nadine, elle, n'a pas encore entamé la
démarche, mais il y a moins d'urgence.
Pour ce qui concerne notre projet d'échange d'appartement avec des québécois, nous nous sommes inscrits sur
un site réputé dans ce genre de négociations : Intervac. Effectivement, il y a pas mal de propositions d'échanges
en provenance du monde entier et principalement du Canada, ce qui nous intéresse au premier plan. Durant ce
mois, je réponds à quelques offres, mais sans résultat tangible à ce jour.
Sur Internet, je continue de me "nourrir" d'informations sur tous les aspects de notre futur périple. La première
étape en Floride est à présent assez clairement définie. Durant les 9 jours prévus pour visiter la presqu'île, nous
aurons au programme: Miami et ses "vices"... Les "Keys" et ses ponts... les Everglades et ses crocodiles ...
Orlando et ses parcs d'attraction ... Cap Canaveral et ses fusées ! Un bon programme, mais cependant pas trop
contraignant, afin de permettre à Alexandre de "bosser" dans les intervalles. Il commence d'ailleurs à réaliser ce
que va être sa vie durant cette "parenthèse enchantée" et il commence à en parler à ses copains et en classe.
C'est bon signe !
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Novembre 2006
Alexandre n'a qu'à bien se tenir ! L'inspection d'Académie a validé notre demande de dérogation pour l'école et le
CNED lui a adressé dans un volumineux colis pesant au moins 5 kilos, tout le programme de l'année du CE2.
Il y a des livres, des CD Rom, des étiquettes pour renvoyer les exercices faits, ainsi qu' un mode d'emploi que l'on
va devoir ... "s’employer" à lire pour extraire ce qui sera nécessaire au 3ème trimestre. On prendra rendez-vous
avec sa maîtresse pour qu'elle nous aide à faire le tri et à n'emporter dans nos bagages que le stricte nécessaire.
Nadine a effectué sa demande de congés sans solde à son employeur. Finalement, entre la prise de congés
légaux, les retards cumulés et la réduction de 10 jours de la durée de notre voyage, le "sans solde" se limitera à 2
mois. C'est pas plus mal pour le budget !
Pour l'itinéraire, notre réflexion est maintenant bien avancée sinon aboutie dans les grandes lignes. Forts des
conseils qui nous ont été donnés, nous allons quitter la Floride en direction de la Géorgie, jusqu'à Savannah. De
là, nous prendrons un bus de la Cie Greyhound pour Atlanta et Nashville, capitale du Tennessee (10h 30 de
trajet). Ce mode de transport nous faisait envie.... Une manière pour nous de côtoyer d'un peu plus prés la
société américaine.
La suite de notre "road trip" n'est pas trop bouleversée si ce n'est qu'après la visite du parc de Yellowstone, nous
devrons revenir jusqu'à Salt Lake City pour rendre le camping car loué à Las Vegas 15 jours plus tôt : la
compagnie Cruise America chez qui nous avons finalement réservé le véhicule n'a pas d'agence à Jackson ou à
Helena (voir les préparatifs d'octobre 2006).
Dans l'attente des différents devis de location de voiture demandés à AutoEscape, nous imaginons également
faire le trajet entre Seattle et Vancouver en autobus... moins de liberté pour s'arrêter, mais plus de tranquillité
pour apprécier les paysages. A voir !
Pour l'hébergement, une bonne partie de nos points d'appui sont "bookés". Outre l'étape de Houston, celles de
San Diego, Los Angeles et Redwood City (au sud de San Francisco) sont confirmées avec la famille, les amis, les
amis d'amis, etc.
Pour l'hôtellerie traditionnelle, nous n'allons pas forcément tout planifier dés maintenant, mais plutôt le faire au fil
de l'eau. A part la réservation d'hôtel à Las Vegas, peut-être, car dans le cas contraire, ça pourrait vite devenir
l'horreur.
En ce qui concerne les liaisons aériennes, nous avons finalement décidé d'abandonner l'idée de prendre des
"Pass" pour les 3 vols prévus entre le Texas et la Californie, l'Utah et l'état de Washington, la Colombie
Britannique et le Québec.
Au terme d'une méticuleuse recherche sur Internet, il apparaît que des billets "one way" achetés directement
auprès de certaines compagnies, vont nous permettre de faire de substantielles économies.... à condition d'être
certains de nos dates de départ. On prend le risque car dans un voyage de ce type, nous n'aurons de réelles
contraintes de temps que celles que nous voudrons bien nous donner !
Dommage, en tout cas, d'avoir du réduire de 10 jours la durée totale de notre voyage pour tenir compte des
impératifs d'utilisation du pass aérien (voir préparatifs d'octobre 2006).
Les billets pour la première liaison, entre Houston et San Diego, sont négociés avec SouthWest Airlines. Pour la
suite, entre Salt Lake City et Seattle, le programme de cette compagnie pour juin 2007 n'est pas encore
disponible sur le Net.
Enfin, pour la liaison entre Vancouver et Montréal, nous attendons d'y voir un peu plus clair car ce ne sont pas les
propositions d'échange de maison qui "se bousculent au portillon"....
Par Air Canada, nous avons une proposition intéressante, mais si l'on trouvait un échange de maison sur
Toronto, par exemple, ce serait alors inutile d'aller jusqu'à Montréal. Wait & see, il n'y a pas encore de caractère
d'urgence à finaliser cette partie du programme.
Décembre 2006
En décembre, le rythme de préparation de notre voyage a connu une réelle accélération. Tout d'abord, en début
de mois, nous avons reçu une première réponse d'un couple québécois intéressé par notre offre d'échange
d'appartement puis en fin de mois, une seconde proposition. Rien n'est encore officiellement formalisé et même si
entre la France et le Canada les offres sont assez différentes - modes de vie obligent - nous avons bon espoir de
réaliser l'opération.
Concernant les vols entre Salt Lake City et Seattle et Vancouver - Montréal, rien n’a avancé et pour cause : soit
les tarifs ne sont pas encore disponibles, soit nous avons décidé d'attendre que notre hébergement à Montréal
soit assuré pour finaliser le second trajet. Début 2007, on devrait y voir plus clair.
Pour les différentes locations de voiture, nous n'avons toujours pas de proposition de tarifs de la part de la société
AutoEscape que nous avons déjà contactée, mais il n'y a pas encore d'urgence.
Question hébergement en revanche, notre arrivée à Miami est maintenant "bookée". Nous avons réservé 5 nuits
dans l'hôtel "Thunderbird beach" à Miami Beach avec une transaction en € qui évite des frais bancaires. De plus,
nous passons par une centrale de réservation qui propose les meilleurs prix dans les différentes catégories
d'hébergement souhaitées.
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On en profite également pour réserver nos 2 nuits à Las Vegas, à l'hôtel "New frontier", sur le Strip. Ce sera juste
avant de louer le camping car pour 15 jours de "tournée des grands parcs".
Nous avons également commandé un atlas routier par Internet : le " Rand Mac Nally " édition 2007. C'est paraît-il
la "Rolls" des atlas routiers pour l'Amérique du nord. L'ouvrage nous est livré avant la fin du mois et on n’est pas
déçu. Cartes détaillées par état ; principaux points d'intérêt, détails utiles pour voyager … Tout y est. L'Atlas est
juste un peu encombrant, mais comme il comporte une reliure spiralée, il est finalement assez facile à manipuler.
Nous avons également trouvé nos sacs de voyage. Ils sont de grande contenance et montés sur roulettes; ils
devraient nous permettre d'emporter tout le nécessaire même si on a prévu de voyager "léger".
Nadine, a obtenu l'accord de son employeur pour sa demande de congés sans solde de 2 mois. Question
formalités, tout est OK.
Encore un mois d'écoulé qui nous rapproche de notre objectif et pour l'instant, nous n'avons pas de quoi nous
inquiéter…. Tout se passe comme prévu .
Janvier 2007
En ce début d’année, nous voici en vue du dernier virage avant la ligne droite... du départ !
Question formalités, l'opération "passeport" est lancée. Alexandre ne peut plus figurer sur l’un des nôtres et
Nadine doit refaire le sien. A un jour prés, il n'est pas accepté aux USA, mais moindre mal, il sera renouvelé
gratuitement.
Nous avons également formalisé les 2 échanges de logement prévus sur Vancouver et Montréal. A Montréal tout
d'abord, nous avons répondu à une offre publiée sur Internet, sur le site de Voyage Forum. Après quelques
échanges par mail et des envois de photos, nous parlons au téléphone avec Laurence et Danièle qui viendront
chez nous avec leur petite Raphaëlle, une petite haïtienne de 2 ans et demi qu'elles ont d'adopté. Le contact est
très sympathique. Nous faisons connaissance à distance en nous disant malgré tout que la situation est étrange:
elles partiront en France et nous arriveront simultanément au Québec ; nous ne nous rencontrerons peut être
même pas ... sauf peut-être à l'aéroport !
Nous convenons d'un certain nombre de points tels que les modalités d'échange de voiture, l'usage du linge de
maison, l'accueil sur place et la disponibilité des clés.
Pour Vancouver où nous avons prévu de passer 10 jours avant de nous envoler pour Montréal, c'est par
Intervac, l'organisme auquel nous avons adhéré, que la proposition est venue. Karen est très intéressée par la
situation de notre appartement, tout proche de Paris. Le sien, dans le centre de la ville, est beaucoup plus petit
que le notre, mais après avoir vu quelques photos, nous décidons qu' il nous conviendra bien. Plutôt que d’y
rester enfermé, nous avons bien l’intention de profiter du début de l'été et de notre séjour en Colombie
britannique pour visiter le maximum de lieux "incontournables" sur les bords du Pacifique.
Finalement, pour les locations de voiture, nos recherches approfondies sur Internet nous ont permis de trouver
des prestataires qui proposent les meilleurs rapports qualité prix. Pour la partie du séjour en Floride, de Miami à
Savannah et pour le trajet entre Nashville (Tennessee) et Houston (Texas), nous louons nos voitures chez
Holidays Auto (kilométrage illimité et pas de frais d'abandon). Pour la Californie où nous allons rester un certain
temps, nous trouvons les conditions les plus avantageuses (2ème conducteur "gratuit", kilométrage illimité, un plein
compris et pas de frais d'abandon) chez E.locations . Pour les locations suivantes, éventuellement à Vancouver
et en Nouvelle Angleterre, nous aviserons plus tard.
Sur le site de Yahoo, un rapide calcul pour estimer les distances à parcourir selon notre programme et à partir
de là les frais de carburant à prévoir, nous donne un peu le vertige, surtout pour le nombre de kilomètres. «A la
louche», nous devrions faire 14 000 kilomètres dont 3 000 en camping car et consommer environ 1800 litres de
carburant (900 en voiture et autant pour le CC). Heureusement, le prix de l'essence aux USA est très bas (en
moyenne 0,50 € le litre).
La maîtresse d'Alexandre, nous a convoqué et nous en avons profité pour lui parler du contenu du "colis" adressé
par le CNED. Nous convenons de lui apporter le matériel pédagogique au retour des vacances de février pour
qu'elle nous dise ce qu'il nous faut emporter. Déjà, avant notre départ, les camarades de classe d'Alexandre
auront l'occasion de se pencher sur notre périple une fois par semaine, par ½ groupe, en classe d'informatique.
Et pourquoi pas organiser à la rentrée prochaine une séance vidéo-diapos sur notre voyage ?
Quotidiennement, je continue de consulter les rubriques "voyage aux USA", voyage en Camping car", "formalités
de voyage" sur le site Internet VoyageForum. J'ai parfois l'impression d'être à la limite de la saturation en ce qui
concerne les informations sur les itinéraires à suivre dans l'Ouest américain, les sites incontournables, les heures
les plus propices pour voir tel ou tel endroit. Please, Help us !
Février 2007
Les 28 jours de ce mois de février ont fondu ... comme neige au soleil ! En fait, pendant que Nadine travaillait,
Alexandre et moi avons passé une semaine aux sports d'hiver, mais sous une température plus printanière
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qu'hivernale; si bien que les semelles de nos skis ont pu apercevoir les premières jonquilles ! Enfin … j'exagère à
peine.
Alors, que faut-il retenir de nos préparatifs pour ce mois écoulé.
Une petite source d'angoisse tout d'abord. L'établissement du passeport d'Alexandre est plus complexe que
prévu. Début janvier, nous avons demandé son acte de naissance par courrier électronique à la mairie de Lyon
(3ème). Ne voyant rien venir, nous avons appelé pour nous entendre répondre: "envoyez une demande par lettre...
ça ira plus vite. Sachez qu'il faut compter 1 mois contre 2 en moyenne pour les demandes par mail" ! On croit
rêver devant l'explication qui nous est donnée : "en fait, c'est plus compliqué pour nous de traiter les demandes
qui arrivent de cette façon".
Nous nous réunissons en "cellule de crise et décidons de profiter d'un déplacement professionnel à Lyon, début
mars, pour obtenir sans attendre le précieux document sans lequel il n'y a point de passeport possible.
Manquerait plus que l'on soit obligé de partir sans Alexandre !
Notre séjour à la montagne nous a également permis de "glaner" quelques informations supplémentaires sur la
première partie de notre séjour, en Floride. Aux Carroz d'Arraches, Clémentine nous a donné une "foultitude de
tuyaux" lors d'une soirée passablement arrosée. Elle a passé 4 mois au restaurant français d'Epcot Center, à
Orlando, Alors, Clém, si tu repasses par le site, merci de laisser dans le "Blog - préparatifs", les informations
essentielles que tu m'as données. Je crains que mon cerveau embrumé par les vapeurs d'alcool en ait laissé un
certain nombre dans la neige !
Nous avions déjà réservé nos premières nuits d'hôtel à Miami et à Las Vegas. Nous bouclons 3 autres étapes,
afin de ne pas devoir courir après une chambre au dernier moment. Sur les conseils d'une amie de MH, nous
réservons 2 nuits dans un hôtel de Kissimee, tout près des parcs d'attraction d'Orlando.
A Savannah, d'où nous prendrons le bus pour Nashville, nous réservons une chambre dans le centre-ville, près
de la gare routière et comme nous arriverons assez tard le soir, nous faisons de même à Nashville, mais pour 2
nuitées. Reste une étape à finaliser : celle de Seattle où nous arriverons en avion, en provenance de Salt Lake
City et d'où nous prendrons l'autocar pour Vancouver. Pas envie de devoir se contenter de ce que l'on trouvera, si
l'on s'y prend au dernier moment !
Autre nouvelle : nos correspondantes de Montréal nous annoncent qu'elles ont pris leur billets d'avion pour
Paris... Malheureusement, nous ne les croiserons pas au départ, car elles partiront le 29 juin alors que nous
même arriverons au Québec le 30. Peut-être à leur retour, avant que nous partions pour la Nouvelle Angleterre ?
Après le coup de stress du passeport, la fin du mois de février nous apporte une nouvelle bouffée de sueur froide,
mais heureusement vite passée. L'agence de voyage nous informe que Air Canada a annulé nos billets "ParisToronto". Ils ont sûrement "surbooké" le vol. Après quelques tergiversations et autres propositions d'avancer ou
de retarder notre départ, la solution est trouvée. Nous partirons la veille, le 18 avril et passerons la nuit à Toronto,
mais aux frais de la compagnie canadienne ! Cette modification a au moins un avantage pour nous: nous
arriverons plus frais à Miami Beach !
Plus le temps passe et plus nous avons hâte d'y être. En ce 2 mars, nous sommes à un mois 1/2du départ et
même si nous passons auprès de nos amis pour des "organisateurs" hors pair, nous nous rendons compte qu'il y
a encore pas mal de points à régler. Les 3 semaines de congés prévues avant le départ ne seront pas inutiles !
Mars 2007
Suite à nos demandes par mail et par courrier, ce n'est pas un extrait de naissance, mais 3 que nous recevons en
l'espace d'une semaine ! Nous pouvons enfin demander l'établissement du passeport d'Alexandre. Nous sommes
heureusement dans les temps (3 semaines de délai tout de même).
En vue de l'accueil de nos hôtes canadiens, lors des échanges d'appartements, nous commençons la rédaction
d'un "book" reprenant toutes les explications nécessaires pour faciliter leur arrivée puis l'usage des lieux. En y
regardant de plus près, c'est vrai que lorsque l'on arrive dans une nouvelle maison, on peut perdre beaucoup de
temps à chercher des objets aussi basiques qu'une assiette, des serviettes ou tout simplement le mode d'emploi
de la télécommande de la télévision. Et dans le cas de notre appartement plutôt orienté "high tech".... cela peut
vite devenir très compliqué. Bon, on essaiera de faire simple !
Comme nous échangeons aussi notre voiture, un rendez-vous est pris avec le garagiste pour une révision
complète. Faudrait pas faire le "coup de la panne" à nos hôtes !
Question "check up", nous prévoyons aussi de faire le point de nos santés respectives. D'ici le départ, nous
avons donc quelques rendez-vous à honorer auprès du généraliste, du dentiste, du cardiologue, de
l'endocrinologue... J'en passe et des meilleurs...
Et puis il y a tous les petits détails auxquels il va falloir penser. Par exemple, photocopier nos papiers d'identité,
nos réservations de voitures, d'hôtels... Imprimer les plans d'accès des lieux déjà repérés, etc. A ce propos, nous
avons une astuce pour les avoir toujours à disposition, même en cas de perte ou de vol. Il suffit de les enregistrer
sur un serveur accessible par Internet. C'est assez simple. Reste
ensuite à mémoriser l'adresse du site ainsi que le mot de passe pour accéder à l’espace de stockage. En cas de
"pépin", on trouvera toujours un ordinateur connecté au Net pour récupérer nos documents. Parfois (souvent ?),
la technologie a tout de même du bon !
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A un mois du départ, nous avons poursuivi nos recherches d'hôtels pour la partie du voyage entre San Francisco
et Las Vegas. il nous a fallut une bonne partie d'un dimanche après-midi pour trouver et réserver 5 nuitées dans
les parcs nationaux de Californie, à Sequoia Nat. park, Yosemite et Death Valley. Grâce à l'expérience de Nadine
qui a déjà sillonné cette région il y a 13-14 ans, nous avons opté pour des formules en "lodge" dans les parcs de
Sequoia et Yosemite; des cabanes avec un confort relativement sommaire, mais bien situées à proximité des
sites les plus intéressants à visiter. Pour Death Valley, nous avons trouvé un hôtel au tarif tout à fait raisonnable
pour la région, à Stovepipe Wells, non loin de Zabriskie point. Les photos aperçues sur Internet nous font déjà
rêver.
Reste encore à organiser notre passage à la Nouvelle Orléans et notre étape de transit à Seattle, mais pour les
autres nuitées du voyage, on verra au coup par coup. Juste histoire de ne pas ajouter trop de contraintes de
déplacement si l'envie nous prend de passer un peu plus de temps ici ou là.
Enfin, quelques précisions concernant le budget. Nous avons choisi d'acheter des travellers chèques... Ils sont
plus surs à emporter qu'une grande quantité de dollars et surtout plus économiques à l'achat. On pourra
facilement les échanger, au fur et à mesure de nos besoins. Les paiements et retraits par carte bancaire sont
également à surveiller car générateurs de commissions et de frais proportionnels. De mauvaises surprises sont
vite arrivées !
Avril 2007
J -15 ! On aperçoit la passerelle d'embarquement. Et la liste des "to do" qui s'allonge des mille et un détails
encore à régler. Pas de panique, c'est les vacances.
N'empêche que le compte à rebours est bel et bien lancé et qu'il faudra être prêt à embarquer le 18 avril
prochain, à 11H 40.
Bon, je "récapépète": la canne à pêche... le bob Ricard... les lunettes de soleil.. la crème à bronzer …
Halte ! Qu'est ce que ce délire ? L'exaltation de l'aventure ! L'ivresse des profondeurs ! Une crise de delirium
pas très mince !
Hier soir, on s'est allongé aux bords du golf du Mexique. Du côté de Sarasota, sur Lido Key, on s'est "offert"pour
2 jours un Hôtel "in front of the beach". Après Miami et avant les parcs d'attraction
d'Orlando, faut bien faire une pause ... pour tenir la distance. On vous racontera, mais il a l'air pas trop mal, le
"Helmsley Sandcastle Hotel".
Nous avons récupéré le passeport biométrique d'Alexandre. Côté papiers, nous sommes OK. Finalement, nos
craintes d'être victimes de lenteurs administratives étaient infondées.
Les derniers 8 jours avant de partir vont être cependant bien occupés. Révision de la voiture et nettoyage ....
Finition du "book" - mode d'emploi de la maison ... Préparation de l'appartement pour faire de la place à nos
invités ... Sélection, parmi les 9 kilos et demi de livres et fascicules divers, des documents du CNED à emporter
pour qu'Alexandre puisse terminer son année scolaire ... et préparation des sacs avant de commander le taxi. On
y est presque !
Message d'Erick (10 avril)
Pour connaître le poids maximum des bagages que nous pourrons emporter, je viens de me connecter aux sites
Web d'Air Canada et de Southwest Airlines, les deux compagnies aériennes que nous allons emprunter durant
notre voyage.
Ça va être juste. 23 kilos/personne pour Air Canada et 50 pounds (soit 22,6 kilos.) pour Southwest. On voyagera
donc... "légers" !
Message d'Alexandre (10 avril)
Je fais mon "grand nettoyage de Printemps" afin de faire en sorte que l'échange d'appartement avec Raphaëlle
(de Montréal) se passe bien.
Dans ma chambre, je range "tout bien" et je lave les jouets pleins de poussière. ....
Mon parrain m'a offert une montre "spéciale". Elle peut indiquer l'heure de deux fuseaux horaires. Ainsi, quand
on sera aux États Unis, j'aurai ainsi toujours l'heure de France. Ma montre fait également réveil et chronomètre.
Merci Dominique et Isabelle !!!!
Message d'Erick (13 avril)
J - 5... Je stresse un peu devant les 9, 7 kilos de livre que le CNED nous a envoyé ... il y a 6 mois (!) et que l'on
va devoir trier, découper avant le départ. Plus les bagages, plus plein de petites choses diverses et variées
auxquelles il faut encore penser... avant qu'il ne soit trop tard. Le "book" de la maison est quasiment fini, mais
pas traduit ... Le matériel photo et vidéo ... prêt ou presque !
Allez, on respire un grand coup et on va faire une séance de "tuyoutoutou"au Moving du coin... Ça me calmera !
Message de Nadine (14 avril)
J-4 ... Jour Anniversaire d'Isabelle.
7
Happy Birthday to you eventhough the days are difficult right now ! ...
Le sac d'Alexandre est quasiment terminé : une bonne chose de faite. Cet après-midi, alors que mes hommes
allaient prendre l'air, de 14 à 20 heures, j'ai fait le fameux tri dont parlait Erick pour les cours du CNED = résultat,
les cours + la trousse et le petit matériel pèsent 6,5
kilos. Pour le moment, le fiston totalise 14 kilos. Une autre bonne chose de faite, mais il y en a encore tant et tant
... courage, c'est pour la bonne cause.
Message d'Alexandre (16 avril)
Plus que 2 jours avant le départ pour les États Unis, en Boeing 767!!! Départ Roissy - Terminal 1 -décollage 11 ½
heures. Durée du vol environ 8 heures. Escale à Toronto une nuit puis le lendemain décollage pour Miami et c'
est ainsi que notre périple commence !
Message d'Erick et de Nadine (16 avril)
Comme l'écrit Alexandre, le décollage approche. Notre dernier week end a été tout entier consacré
aux préparatifs. Nous avons ainsi réservé l'hôtel pour notre escale à Seattle, en provenance de Salt Lake City et
avant de partir en bus pour Vancouver. L'hôtel est dans le centre, à 2 pas de la gare routière de Greyhounds. On
aura ainsi plus de temps à passer dans les rues.
Nous avons également réservé 2 nuits dans un "Bed & Breakfast" prés des chutes du Niagara où nous avons
bien l'intention de "célébrer" l'anniversaire d'Erick, le 17juillet. Compte tenu de la période , on nous a fortement
conseillé d'anticiper ! C'est fait.
Et puis, une preuve encore - si besoin est qu'il n'y a pas de hasard dans la vie. Notre séjour dans le Middle West
et le Sud n'était pas réellement formalisé... c'était comme ça !
Nous avons appris il y a 2 jours que notre étape à Houston était compromise et comme par enchantement, Gilda,
une amie de MH, nous a contacté pour nous proposer de nous mettre en relation avec un de ces amis qui connaît
parfaitement la Louisiane (avec un seul n...), j'espère que vous suivez !
Hier soir, longue conversation téléphonique avec cet ami alsacien et de nouvelles perspectives de rencontres, de
lieux et autres curiosités à ne pas manquer. C'est bien comme cela que l'on voit les
choses. Notre voyage se présente décidément sous les meilleurs auspices.
8
Le voyage
mercredi 18 avril (de Erick)
Toronto Airport (escale obligée avant l'arrivée à Miami Beach).
Un début de voyage comme on les aime. Nous étions prêts à partir à 9 heures, comme convenu avec notre voisin
qui nous avait très gentiment proposé de nous conduire à Roissy. Pas trop de monde sur le périphérique puis sur
l'autoroute ... Décontraction maximale compte tenu du délai pris (notre vol était prévu à 11h 40)... Bref, tout bien
jusqu'à l'aéroport !
Sauf que l'aéroport ... c'était pas le bon ! Mea culpa, maxima culpa... Je n'avais pas vérifié avant de partir, restant
sur mon souvenir de plusieurs départs par Air Canada depuis le terminal 1. Sauf que depuis 2 ans, Air Canada
est hébergé à Roissy 2 !
Passé un léger moment de panique, nous empruntons le tout nouveau CDGVal, le métro automatique qui relie
depuis quelques semaines les 3 Terminaux de Roissy en 8 minutes puis, à pas rapide, nous traversons tout
l'aérogare (bien sur, on était à l'opposé du comptoir d'AC) et arrivons dans les temps pour enregistrer.
Deuxième "bonne surprise", on nous réclame une taxe de 25€ pour "sur-poids" de mon sac de voyage qui en plus
d'être le plus volumineux des 3, est bien entendu le plus lourd : + 10 kilos par rapport aux 23 autorisés. Je
"peste" comme un putois car la veille nous avions pesé nos bagages (10 , 16 et 32 kilos) et sachant que mon sac
dépassait largement la limite, nous avions appelé l'agence de voyage pour savoir si c'était le poids de bagage par
passager qui était pris en compte ou le poids total pour les 3. C'est la deuxième réponse qui nous avait été
donnée. Fort de cela, nous n'avions pas modifié la répartition des masses, rajoutant même au dernier moment
dans le mien le "vanity" de Nadine, lequel était un peu trop encombrant pour son sac à dos. Là aussi, on apprend
que depuis 2 ans, les règles ont changé à Air Canada. Je donne un coup de fil "furibard" à l'agence de voyage,
non seulement pour leur dire que je leur présenterai la facture à notre retour, mais aussi pour leur transmettre
l'info... Que d'autres passagers ne se fassent pas abuser de la même façon.
Parvenus à 10h 45 et sans autre difficulté dans la zone d'embarquement, nous apercevons l'équipage de notre
avion qui attend quoi ? L'avion, bien entendu ! Autant dire que l'on n'a pas décollé à l'heure... Enfin si, avec une
heure de retard !
A franchement parler, on s'en fichait un peu, trop heureux d'avoir rétabli une situation qui aurait tout aussi bien pu
"tourner au vinaigre".
Après 7h30 de vol, un déjeuner, 2 films ("Une nuit au musée" et "Hurricane") et un en-cas, atterrissage sans
encombre à Toronto International.
L'aéroport est superbe et ... gigantesque (voir les photos). Merci les tapis roulants pour passer les contrôles de
douane, récupérer nos bagages ainsi que la réservation d'hôtel sensée compenser l'erreur d'Air Canada qui avait
supprimé nos billets initialement prévus pour le 19 avril.
A peine sortis de l'aérogare, nous sommes littéralement saisis par la température (7°). Nous mettons une bonne
demi-heure - et encore, grâce à l'aide d'un commandant de bord qui passait par là - pour trouver le point de
départ de la navette qui doit nous conduire au Comfort Inn, à 5 kms de là. Il est 16 heures (22 heures en France)
quand nous prenons possession de notre chambre.
On va tout de suite se mettre dans le bain.... Dîner vers 19 heures (1h du matin) puis au lit... demain matin, lever
à 6 heures ... Miami, nous voici !
jeudi 19 avril - matin (de Erick)
Toronto (Ontario - Canada) > Miami (Floride - USA).
Lever aux aurores pour rejoindre l'aéroport et effectuer toutes les formalités avant le décollage pour Miami prévu
à 9h 45. L'organisation américano-canadienne est perfectionnée. En moins d'une heure, nous avons passé la
douane, procédé à l'embarquement sur Air Canada, mis nos bagages en soute (sans surtaxe, cette fois ...) puis
franchi le contrôle des frontières. Une petite statue de la liberté accompagnée de drapeaux étoilés nous dit qu'on
part bien pour les USA. Dans la zone internationale, nous profitons d'un petit déjeuner made by "Starbuck Coffee"
avec café, chocolat et muffins. Dans la salle d'attente, Alexandre patiente sagement, le nez collé à la vitre,
surveillant le trafic aéroportuaire particulièrement animé à cette heure de la matinée. Le soleil est levé et la
journée s'annonce belle. N'ayant pas rechargé la batterie du PC la veille, nous n'avons que le temps de nous
connecter en wifi et de lire les messages adressés par les uns et les autres. Nous ne nous sentons pas isolés,
c'est super!
9
jeudi 19 avril - après-midi (d'Erick)
Miami Beach.
Tombés du ciel ! C'est un peu l'impression que l'on a en arrivant à Miami où le pilote nous fait sèchement atterrir.
Ensuite, nous prenons une première leçon de patience pour attendre la livraison de nos bagages et récupérer la
voiture de location.
On est bien aux USA. Un bus nous conduit chez le loueur où l'on prend la file d'attente (si, si, on attend ...) avant
de pouvoir faire son choix parmi les dizaines de voitures rangées par taille sur un immense parking. Nous avions
réservé une voiture de catégorie "midsize" et finalement partons pour le même prix au volant d'une "fullsize", une
Chevrolet "Malibu" qui engloutit nos 3 sacs dans son vaste coffre et surtout, compte tenu de la chaleur ambiante
(+ 30° C), qui dispose d'une climatisation très efficace.
Nous prenons la route de Miami Beach et du 18419 Collins Avenue, en front de mer, là où se trouve notre hôtel.
Le trajet est très long, beaucoup plus long que ce que l'on avait pu imaginer. Des hôtels, des buildings, s'alignent
les uns après les autres, toujours plus démesurés, sur une presqu'île de quelques 25 km de long. Il nous faut plus
d'une heure pour arriver à bon port.
Heureusement, le "Thunderbird Resort" est à taille humaine (sur Google Earth, afficher: 25°56'49.26"N, 80°
7'13.75"W ). Plutôt vieillot, l’hôtel aurait bien besoin d'une sérieuse cure de jouvence. Première surprise, une
partie du personnel parle français (ce sont des canadiens du Québec), mais pas la réceptionniste qui nous
attribue une première chambre ... en travaux ! La seconde est la bonne. Elle donne sur la mer et les 2 piscines de
l'hôtel, mais elle est au calme. En fait de chambre, c'est un petit "une pièce" avec cuisine, salle de bains et garderobe-buanderie. On peut donc se faire à manger et s'occuper de son linge (pourquoi pas!)
Pendant que nous rangeons nos affaires, Alexandre saute illico dans la piscine et fait connaissance avec tout un
groupe de jeunes parisiens dont une partie, hélas pour lui, rentre en France le soir même.
Après une tournée d'inspection des environs pour repérer les magasins et autres utilités, nous testons le
restaurant de l'hôtel de bonne heure car la journée a été longue et nous avons des "restes" de décalage horaire à
évacuer.
Le restaurant ? On va vite l’oublier. Service sympa, mais beaucoup trop long pour une nourriture qui ne nous
incite pas franchement à y revenir. On fera encore un test demain matin, pour le petit déjeuner....
Je vais faire un tour sur Internet qui est uniquement accessible en WiFi depuis le lobby de l'hôtel. Alexandre me
dicte un mail en réponse à celui d'un copain de classe et tout le monde est couché, sans demander son reste,
aux alentours de 20 heures.
vendredi 20 avril
Miami Beach.
Au "seul" programme de la journée: visite de l’Art Déco District, quartier historique au sud de Miami Beach. Nous
refaisons les 20 km de Collins Avenue, mais heureusement dans une circulation un peu moins dense que la
veille.
Sans trop de difficultés également, nous trouvons à nous garer à proximité du but de notre visite. La mi-journée
est déjà passée et il fait très chaud. Avant d’entamer notre déambulation , nous prenons des forces puis
poussons jusqu'au bord de la mer. Au hasard, nos pas nous conduisent dans des rues où il est malgré tout assez
difficile de se faire une idée de ce que pouvait être le style "Arts déco" du temps de sa splendeur. En fait, nous ne
sommes ni déçus, ni satisfaits... Nous n’en attendions pas plus.
Nous regagnons le Nord de Miami Beach à travers les beaux quartiers, histoire de se rincer l’œil à la vue des
superbes villas devant lesquelles les propriétaires amarrent leurs yachts en toute simplicité ..
samedi 21 avril (d'Erick)
Miami Beach.
Nous avions prévu ce jour d'aller jusqu'à Long Point Key et la ville de Marathon, à mi-distance entre Miami et Key
West (à 167 Miles). Une météo incertaine et surtout l’annonce d’une course pédestre sur le plus long pont de
l'archipel, justement celui de Marathon (7 Miles), nous font reporter notre projet à dimanche. Nous sortons tout de
même pour aller jusqu’à l'extrémité Nord de la presqu'île de Miami, sans faire de découverte notable. Aux hôtelsbuildings succèdent des quartiers résidentiels et d'autres... plus populaires.
Nous déjeunons d'une portion de pizza dans un snack tout ce qu'il y a de plus anodin et dans un quartier tout
aussi anodin. Le vent souffle fort et quelques bourrasques de pluie nous font un instant penser que la saison des
cyclones est en avance. Il parait qu'en Floride, elle commence normalement dans un mois.
10
Nous "osons" une promenade le long de la plage. A contempler les buildings qui la borde, nous parcourons ainsi
plusieurs kilomètres, vent dans le dos. Le retour est forcément un peu plus pénible!
Contre-coup du bon bol d'air, nous dînons tôt et nous couchons comme les poules.
dimanche 22 avril (d'Erick)
Miami Beach – excursion sur les Keys.
Cette fois, nous partons bien pour les "Keys"! Lever tôt et départ de l'hôtel vers 8h30. Pas trop de circulation en
ce dimanche matin, mais nous ne sommes tout de même pas seuls. Une fois sur la 95, nous longeons SouthMiami puis d’interminables banlieues où les centres commerciaux succèdent à d’autres centres commerciaux, les
fast food X aux fast food Y, les concessionnaires autos « machin » aux concessionnaires autos « trucs » et les
motels A aux motels B ! Un peu déprimant tout de même. Il nous faut ainsi plus d'une heure avant d'apercevoir
l'esquisse d'un éventuel terrain ressemblant à un espace vert.
A partir de Key Largo, nous commençons réellement à ressentir l'atmosphère des Keys. Un énorme pont en
construction provoque quelques embarras de circulation, mais nous permet de voir par nous même ce qu'il a
fallut ici de ténacité et d'ingéniosité pour que les hommes s'imposent aux éléments. Nous ne sommes pas encore
arrivés à la partie du trajet où la route est limitée à une étroite (pas trop tout de même) bande de terre avec une
succession de ponts et la mer de chaque côté.
Nous roulons toit ouvrant ... ouvert et casquettes sur le nez. Il fait chaud, mais c'est tout à fait supportable, surtout
lorsque l'on pousse des pointes à 55 Miles/heure.
Vers 11h30, nous arrivons à Marathon. Avant de chercher une plage où nous baigner, nous partons en quête
d'un restaurant où déjeuner. Au hasard de notre chemin, nous croisons un jogger "du dimanche" qui nous
conseille un établissement tout près de là, le "Colony Inn".
Au bord d 'un golf (le terrain, pas la baie !) nous déjeunons en compagnie de la "jet society" locale qui s'est
manifestement donné RV pour son brunch dominical. Nous faisons attention de manger proprement, le petit doigt
levé, nous tamponnant régulièrement la commissure des lèvres. C'est tout juste si nous ne demandons pas à
Alexandre de nous donner du "Vous" et de nous appeler "Père" et "Mère".
Restaurés, nous tentons de suivre les conseils du serveur -un jeune hollandais exilé à Marathon depuis 5 ans et
en mal du pays (il ne connaissait même pas Groningen !) - et partons pour la plage … que nous ne trouvons pas.
Explications claires ou pas, nous sortons de Marathon et empruntons le fameux pont de 7 Miles (lieu de la course
pédestre de la veille, remportée par un dentiste de Caroline qui était - parait-il- phobique des ponts, ce qui
explique peut-être qu'il soit allé plus vite que les autres ...). Ça y est ! nous avons notre image des Keys ! Celle de
James Bond -Timothy Dalton et Arnold Schwatzy dans "True Lies" ; nous retrouvons ces images qui ont bercé
nos soirées « Monsieur Cinéma ». C'est tout pareil !
De l'autre côté du fameux pont, nous accostons sur une petite plage déjà bien envahie par des familles
hispaniques, américanisées à la sauce "barbecue". Elles enchainent tous les CD de leurs collections de salsa,
mais ont malgré tout le bon goût de nous laisser un p'tit coin de paradis, sous un arbre, pour étaler nos serviettes
de plage. (Voir ici, sur Google Earth: 24°40'52.84"N, 81°13'48.57"W)
lundi 23 avril (d'Erick)
Floride: airboat dans les Everglades.
Même dans le "Miami Herald", on parle ce matin des résultats des élections présidentielles en France. Hier, on
n'avait pu résister et dés 20 heures – heure française - on avait téléphoné pour connaître la première estimation
du résultat sorti des urnes.
A part ça, on est allé faire un tour dans le Everglades, à une bonne heure ½ de route de Miami Beach.
On ne voulait pas se la jouer "touristes qui vont voir les pauvres indiens dans leur réserve" alors on a opté pour
"Gator farm", plus classique avec ses guides Rangers (certains, un peu indiens il est vrai!), son tour de marais en
Air boat, son dresseur de reptiles et sauriens, sa boutique de souvenirs et son snack où les hamburgers voisinent
avec les steaks de queue d'alligator et de cuisses de grenouille.
La promenade en Air boat, dans un tonnerre de bruit d'hélice nous a ravi... le guide-pilote était particulièrement
habile pour nous décrire la faune et la flore des Everglades. A ce propos (et preuve que nous maîtrisons de
mieux en mieux l'idiome local), noua apprenons que le nom de cette région provient du mot "gla" ou "glades" qui
évoque les herbes coupantes qui colonisent les marais et que l'on trouve partout... "Ever"... Everglades. Voilà,
c'était notre minute culturelle !
Après le tour de bateau, le cour d'éducation botanique et environnementale avec un Ranger-dresseur et ses
fauves. Jeunes alligators et crocodiles, scorpions et crapaud "buffle"... En prime, la possibilité (moyennant 2$) de
faire une photo avec un jeune alligator dans ses bras. Les "ricains" adultes en étaient particulièrement friands …
nous pas trop, mais nous avons réussi à convaincre Alexandre de poser pour la postérité.
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De retour au Thunderbird et pour notre dernière journée à Miami Beach, nous passons la fin d'après-midi au bord
de la piscine (avant qu'Alexandre fasse une leçon de français!)
mercredi 25 avril (de Nadine)
Sarasota, sur le golf du Mexique.
La route entre Miami et Sarasota traverse les Everglades d'Est en Ouest sur une distance d'environ 105 miles.
Nous avons emprunté l’autoroute à péage [2,50$] soit une interminable ligne droite avec des aires de repos vides
et une seule station d’essence (qui donnait l'impression d'être fermée) ce qui fait que par moment, nous nous
sentions bien seuls au monde. La température a également changé : moins de vent et quelques degrés de plus.
A Sarasota, l'hôtel où nous avons réservé est très agréable. Nous prévoyons d'aller visiter le "John Ringling
museum", du nom du fondateur du cirque Barnum qui est également à l'origine de l'urbanisation de Lido Key où
se trouve notre hôtel.
Les parents de John Ringling étaient d'origine allemande [Ringling et Baumann]. Ils ont eu 7 garçons et une fille.
John, le 5ème dans la fratrie a été l'un des grands dirigeants du cirque Barnum. Chapiteau plus grand qu'un stade
de football, matériel et artistes transportés dans 4 trains de 150 wagons, 1500 personnes travaillant pour le
cirque. Pour commencer la visite, on pénètre dans un très beau parc qui comprend un premier musée dans
lequel tout le cirque est représenté en maquette. C'est extraordinairement bien fait. Alexandre jubilait de plaisir.
Ensuite, ce qu'on a vu en miniature, on l'a vu grandeur nature : les chariots, les costumes, la vraie voiture de
l'homme canon, les ateliers itinérants ... Puis on visite la demeure du nom de "Cà d'Zan" de John et Mable
Ringling qui donne sur la baie de Sarasota. Enfin, visite du Museum of Art qui comprend quelques oeuvres
acquises par le couple, dont le thème principal est celui de la religion (école italienne, allemande, hollandaise, du
16ème au 18ème) avec une collection particulière de l'art américain. Ce musée entoure un jardin agrémenté par des
sculptures, certaines commandées par la famille Ringling. John n'ayant pas de descendant, il a demandé à son
neveu (le seul fils de sa sœur) de reprendre l'affaire, ce qu'il fit jusqu'en juillet 1956.
Cette visite nous a vraiment enthousiasmé, alors qu'au départ nous ne pensions pas y consacrer autant de
temps.
-----------------------A quelques unes [par exemple SNCF ...] qui souhaitent avoir mes impressions depuis 8 jours, je dirais : c'est à
Miami que j'ai pu voir pour la première fois, 3 Ferrari rouges qui se suivaient - Véridique !
J'ai retrouvé cette impression de TROP : les distances, la taille des voitures, les espaces.
Pour mon côté fille, je craignais de grossir et bien en fait, c'est tout le contraire. Nous nous contentons de salade
et d'un café pour le midi - quasiment jamais de dessert et oublions le fromage et son morceau de baguette. Le
soir, nos repas sont souvent frugaux.
Doucettement, nous trouvons notre rythme et nous nous imprégnons de cette Amérique que nous souhaitions
découvrir. Moins d'obèses que prévus. Depuis que les américains ont officiellement déclaré avoir perdu 5 ans
d'espérance de vie, on trouve au supermarché des produits "fatless", mais encore avec beaucoup trop de sucre.
Le café s'est également amélioré. Celui des Starbucks coffees, bien sûr, mais il est presque toujours possible de
boire un expresso, même en plein milieu des Everglades.
Quelques beaux spécimens de mecs ... chevauchant leur Harley D., ou surfant sur leur planche, oui ça peut faire
fantasmer ... promis je ferai quelques photos. Cependant, à Miami, en plein festival "Gay & Lesbians film festival"
beaucoup d'espoirs perdus. I'm joking ! Mais comme dirait mon ami Toma de L.A., force est de constater : "what a
waste !" Voilà quelques lignes de la représentante féminine du frenchy folk group "sur la route encore et encore"
(on the road again and again).
jeudi 26 avril (de Erick)
Sarasota > Kissimmee (Orlando).
Merci tout d'abord à Denis (l'alsacien) pour les excellentes informations sur Sarasota et ses environs. On a adoré
le John Ringling Museum et ses différents thèmes. Chacun d'entre nous y a trouvé son compte. On en espère
autant du Dali Museum de St. Petersburg qui est épinglé sur notre route.
Avant de quitter Sarasota, nous allons sur Siesta Key, l'île voisine de Lido Key, au Sud de la ville. Des amis
autrichiens nous ont venté la grande réputation de ses plages de sable blanc. C'est vrai que cette réputation
n'est pas usurpée. La douceur du sable nous caresse encore la plante des pieds ... et la mémoire. Nous prenons
un dernier bain dans le golf du Mexique et à la mi-journée, après un savoureux déjeuner dans un steak house où
l'on se régale réellement d'une viande comme seuls les américains savent la préparer, nous partons pour St.
Petersburg, à quelques dizaines de miles de là. Le "Dali Museum" regroupe la deuxième collection au monde des
oeuvres du maître de l'hyperbolisme ( ... et du chocolat Lanvin !!!) après celles exposées dans sa maison de
Cadaquès.
12
L'arrivée sur St Petersburg est assez magique. Un imposant pont enjambe la mer et nous transporte sur une
côte lagunaire dans laquelle se cache la ville. On perd un peu de temps à trouver le musée, mais on y arrive tout
de même et - bonne surprise - la caissière qui est plutôt francophile, nous fait entrer gratuitement. Thank's ma
carte de presse !
L'exposition en cours est intitulée "Dali & the Spanish Baroque". Elle est fort bien documentée et nous propose
une autre lecture de cette partie plutôt surprenante de l'œuvre de celui qui est considéré comme le chef de file du
surréalisme. Alexandre "accroche" bien. Son regard d'enfant nous apporte aussi un autre éclairage.
Nous reprenons la route à l'heure de la sortie des bureaux et mettons près d'une heure pour traverser Tampa, en
direction d'Orlando. Passée cette grande ville, la circulation reste cependant très dense tout au long des 70 miles
qui nous séparent de Kissimmee où nous arrivons en tout début de soirée. Notre motel n'est pas très loin des
parcs d'attraction, heureusement desservis par des navettes de bus. On laissera ainsi la voiture au repos. Un
dernier petit bain dans la piscine suivi d'un rapide dîner dans un snack voisin.... On prévoit de se lever tôt le
lendemain car le bus pour Epcot Center, l'un des 4 grands parcs d'attraction où nous avons décidé de passer la
journée, est annoncé pour 8h20 et pas question de le rater !
vendredi 27 avril (de Erick)
Parc d'attraction "Epcot Center" à Orlando.
Rude journée pour l'écolier ! Alexandre a travaillé comme jamais. Pensez donc, il a eut droit, dans l'ordre:
à un cours de Géographie sur les côtes et montagnes de Californie (Attraction: "Soarin" - promenade en
deltaplane virtuel et cinéma 180°)
à un cours de Sciences Naturelles (Attraction: "Living with the Land" - promenade en bateau autour des
productions d'une ferme expérimentale et d'une aquaculture).
à un cours d'Histoire (Attraction: "Spaceship Earth" sur l'histoire de l'humanité, de la création de l'univers à la
fin du XXème siècle)
à un cours de Technologie (Attraction : "Test Track", toutes les étapes de la fabrication d'une voiture avec
crashs tests et impacts sur l'environnement).
à un cours de Biologie marine (Attraction: "The seas with Nemo & friends", promenade sous marine dans le
monde de Nemo)
à un cours d'expression artistique (Attraction: "Journey into Imagination" à partir d'un détournement des 5
sens)
à un cours de Musique (Concert d'un ensemble d'instrument à cordes donné par les élèves d'une Hight
school américaine)
Etc. Etc.
Mais pour lui, le clou de la journée a été sans conteste possible le concert des "Tokens", un groupe pop des
années 70 qui se produisait dans le pavillon des Etats Unis. Il en a d'ailleurs fait son second "Coup de cœur" !
Et pour Nadine et moi, une belle journée qui méritait d'être vécue avec quelques sujets d'amusement et de
consternation, tout au long de nos rencontres.
Dans le désordre:
Certains adultes américains sont restés de grands enfants qui ne craignent pas le ridicule au point de passer
la journée avec les oreilles de Mickey sur la tête.
Certains américains (beaucoup trop, même) sont si gros qu'ils ne peuvent plus marcher trop longtemps et
doivent se déplacer en voiture d'handicapés (électriques, bien sur!)
Certains américains sont particulièrement serviables. Ils vous renseignent volontiers et discutent sans aucun
à priori avec vous.
Certains français sont un peu ridicules. Après 10 jours d'exil, nous avons eu (un peu) le mal du pays et allons
déjeuner "typical french food" au restaurant du pavillon de la France.
Et pour couronner le tout, l'imprévu qui donne un peu de piment à la journée: le shuttle qui devait nous reconduire
à notre hôtel est tombé en panne. Nous sommes revenus à Kissimmee après plus d'une heure d'attente, à
presque 22h, le temps qu'un bus de rechange soit trouvé..
samedi 28 avril (de Erick )
Kissimmee > Cap Canaveral > Saint Augustine.
Une petite heure pour rejoindre le KSC (Kennedy Space Center) depuis Kissimmee et nous voilà plongés dans
l'univers fascinant de la conquête spatiale, version "Mega King size".
On voulait voir des fusées ! On a été servi ! Une visite de 6 heures (et encore, nous n’avons pas suivi tout le
programme proposé) avec des films en Imax 3D sur la construction de l'ISS (la station spatiale internationale) et
13
sur la conquête de la lune (le programme Apollo); une visite en autobus non loin des deux pas de tir de la Navette
(à bonne distance tout de même) et de la fusée Saturne V (celle du programme Apollo); une visite de la navette
"Explorer"....
On a laissé de côté la salle de commande de l'ISS et le "Hall of fame" des astronautes de la NASA car nous
avions un peu de route à faire pour remonter du côté de Jacksonville, au nord de la Floride, notre dernière étape
avant d'arriver en Géorgie. Et comme nous n'avions pas réservé d'hôtel... nous avions gardé une marge de temps
pour éviter de dormir dans la voiture... ce qui aurait pu être une expérience intéressante, malgré tout.
Bien nous en a pris d'accélérer la fin de notre parcours à Cap Canaveral car du côté de Saint Augustine, petite
ville côtière sur laquelle nous avions jeté notre dévolu, nous avons eu du mal à trouver un motel... En ce début de
week end, les 5 premiers hôtels dans lesquels nous nous sommes présentés, affichaient complet.
Finalement c'est dans un "Days Inn" tout à fait correct que nous avons passé la nuit avec en prime une connexion
Internet de très bonne qualité qui nous a permis, le lendemain matin, de discuter par Skype avec la famille et les
amis proches, comme si nous étions face à face. La technologie moderne, ça a tout de même quelque chose de
magique, on l'oublie parfois !
dimanche 29 avril (de Nadine)
Etape à Savannah (Georgie).
Pour moi, cette petite ville, a été un véritable coup de cœur. Vous avez bien lu, PETITE VILLE ! En effet,
Savannah est la plus ancienne ville des États-Unis (créée en 1733). On en fait le tour en une heure à peine, à
travers des rues arborées et ombragées qui permettent de se protéger du soleil. Elle est agrémentée de plusieurs
petits squares. L'ensemble donne une impression toute particulière : la plupart des maisons sont en briques. Un
mélange de style pour les façades : colonial, grec ... d'anciens entrepôts le long de la rivière (Savannah River) où
naviguent à la fois d'énormes porte-conteneurs, des ski-jets, des suppositoires de mer et de petits bateaux à
aube. Toute une ambiance. Les rares immeubles récents font à peine 4 ou 5 étages et ont été construits dans un
style qui leur permet de se fondre dans le cadre. Des boutiques très chics, mais dont les devantures mériteraient
un ravalement de façade ... réaction typique du bon français moyen : il me semble que c'est fait exprès - c'est tout
simplement un style. La richesse s'affiche à l'intérieur des boutiques et non à l'extérieur. Un achat chez GAP pour
Alexandre : un superbe T-shirt soldé pour à peine 4 euros !
lundi 30 avril (de Nadine )
Greyhound Leisures : Savannah > Nashville (Tennessee).
1ère grande, grande déception, les bus de la Greyhound ne sont plus "gris métallisé" comme on les voit dans tous
les films américains et on n'entend plus de musique de fond !!!
Nous voilà embarqués pour la journée. Un chauffeur, un vrai dragon, nous "aboie" ses instructions: mettre les
portables sur vibreur, ne pas écouter de musique ou utiliser des jeux informatiques sans les écouteurs - il est
interdit de fumer, de transporter d'alcool - idem dans le restroom (toilettes). Toutes les recommandations sont
répétées deux à trois fois. Dans le bus, il y a un peu de tout. Entre Savannah et Atlanta, nous nous arrêtons deux
fois : à Dublin où montent quelques repris de justice. Ils sont tous habillés de la même manière : pantalon beige,
chemise blanche sur Tee-shirt blanc et baskets noires avec lacets blancs et ont leurs affaires personnels dans
des sacs en papier kraft ... pour le coup, c'est comme au cinéma. Puis, nouvel arrêt à Macon (prononcer
"Meycone" .... comme le bacon !). La station Greyhound est un peu plus moderne et nous trouvons un distributeur
de chips ... mais pas de vin ! Alexandre est sauvé. Pendant le trajet, Erick dort, Alexandre lit ou joue sur sa DS
et moi, alors que je somnolerais bien, je garde les yeux grand ouverts sur le paysage. Nous avons droit aux
conversations téléphoniques et multilingues de nos co-voyageurs. En anglais, en espagnol, en arabe, et même
en indonésien .... au point qu'un des chauffeurs doive lever la voix pour que certaines abrègent leurs
communications. C'est bizarre, sans faire preuve d'un racisme de mauvais aloi, ce sont surtout et même
exclusivement des femmes qui nous font partager leurs conversations. A Atlanta, nous pouvons nous restaurer. Il
est près de 3 heures de l'après-midi. A chacun son hot-dog ! Nous partons avec plus d'une demi-heure de retard
pour Nashville. Les chauffeurs se suivent et se ressemblent. Le ton n'a pas changé et les instructions non plus.
Cette partie de voyage sera la plus longue et nous semblera interminable. De plus, nous changeons de fuseau
horaire et arrivons à 22 heures, mais en fait il est 21 heures à Nashville. Un taxi nous amène à l'hôtel où nous
nous nous glissons aussitôt dans les draps, complètement éreintés par le voyage. Heureusement, le buffet du
continental breakfast de l'hôtel est très bien achalandé. Alexandre se prépare même une gaufre tout seul, comme
un grand !
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mardi 1er mai (de Erick)
Etape à Nashville (Tennessee).
Bel accueil dans le Tennessee. Le personnel de l'hôtel Comfort Inn de Nashville (beaucoup d'indiens) est d'une
grand amabilité. La récupération de la voiture de location, à l'aéroport est plus problématique. L'agence Alamo n'a
pas les mêmes informations que celles figurant sur ma réservation et pour pouvoir laisser la voiture à l’aéroport
de Houston-Hobby et non à Houston G. Bush International, le principal aéroport de la ville, je dois payer 300 $ de
plus que prévu. Étant passé par Holidays Auto pour la location, je compte bien être remboursé à mon retour. En
définitive, je repars avec une Chevrolet HHR au profil original et dont la couleur...(purple) nous empêche de
passer inaperçus.
Alexandre s'est mis au travail pour que l'on puisse envoyer au CNED sa première évaluation scolaire et dans
l'après-midi, nous partons visiter "La Mecque" de la country Music: cad "Grand Ole Opry" où des générations de
chanteurs et de stars de ce type de musique ont connu la consécration. Nous décidons de ne pas assister à un
des multiples concerts proposés ce jour pour aller dîner "Downtown", au "Wilde Horse Saloon", le seul restaurant
-spectacle de la ville où , nous a-t-on dit, les enfants sont admis. Hélas, en arrivant, nous trouvons porte close car
l'établissement a été réservé pour une soirée privée. Nadine et moi sommes peut-être encore plus déçus
qu'Alexandre qui se faisait une grande joie d'assister à son premier concert de Country Music.
Pas vaincus pour autant, nous tentons notre chance dans un autre établissement, un peu plus loin et là, miracle
de la persévérance ou de l'entêtement, nous sommes acceptés tous les trois au "BB King's blues Club", le
restaurant fétiche de BB King.
Je vous raconte pas le délire ! Une musique puissante mais de grande qualité avec un groupe et son chanteur,
Stacy Mitchart, qui n'était pas de toute première jeunesse.... C'était magique ! Après 2 bières plus quelques plats
typiques de la cuisine régionale et avec surtout des airs pleins la tête, nous rentrons nous coucher dans un état
voisin de la béatitude…. Pas moins !
mercredi 2 mai (de Erick)
De Nashville à Memphis (Tennessee).
Alexandre termine son évaluation de mathématiques en 4ème vitesse et nous quittons notre hôtel vers 10h30.
Nous voulons visiter le "Country Music Hall of Fame" qui présente une exposition temporaire sur Ray Charles,
avant de quitter Nashville. Ensuite, direction Memphis, à 215 miles de là, soit 4 heures de route.
Superbe musée, au cœur du quartier dédié à ce qu'il faut bien considérer comme un art majeur pour les
américains: celui de la musique traditionnelle. A défaut d'un passé historique plus fédérateur, c'est manifestement
dans cette expression artistique que les américains se sont forgés une conscience, une âme même, dans
laquelle la majorité d'entre eux puisent leur sentiment communautaire. Le musée est également un lieu de
recherche et de préservation du patrimoine discographique "Country"... La visite qui devait durer 1 heure nous
mobilise un peu plus longtemps et en repartant, un CD de Johnny Cash dans la main, nous écopons d'une belle
"prune" made in USA pour dépassement de la durée du stationnement payant. Et hop 11 $ pour le trésor US ! Ça
passera dans les faux frais du voyage !
Nous quittons Nashville un peu à regret car il y avait sûrement un peu plus de temps à y passer, mais c'est là le
triste sort des "Lonesomes cowboys" que nous sommes : "Always on the road again"!
Entre Nashville et Memphis, sur l"Interstate 40, nous nous arrêtons pour déjeuner au milieu de nulle part, dans un
restaurant de "truckers", autrement dit un routier. Il est près de 14h 30. Un hot dog et une part de "chocolate pie"
partagée en 2 (Nadine fait régime ...) nous cale pour la suite de l'étape.
Arrivés à Memphis où on souhaitait passer par le centre-ville plutôt que par le périph', on se perd un peu dans
des quartiers manifestement peu habitués à voir passer notre drôle de voiture et des visages aussi palots que les
nôtres. On se la joue aussi discrète que possible en faisant semblant de savoir où on va et on finit par revenir sur
le droit chemin: celui de notre hôtel. Nous l'avons réservé au sud de la ville, non loin de Graceland, la propriété
d'Elvis Presley dont nous serons demain les X.... millionièmes visiteurs depuis sa mort, en 1977.
jeudi 3 mai (de Nadine & Erick)
Memphis - Visite de Graceland.
On nous avait tant dit que la visite de la maison d'Elvis Presley, à Graceland, était une usine à touristes que nous
avons abordé cette journée avec une certaine circonspection. C'est vrai que de prime abord, tout est fait pour
canaliser, orienter, contenir les millions de visiteurs annuels dans un cadre bien formaté. Mais passée la première
impression, on constate que le dispositif est d'une grande efficacité. Pas d'attente, une visite somme toute
intéressante et réalisable de plusieurs façons (tarifs). Nous avons opté pour le service "Platinium", c'est à dire la
visite de la maison, de la collection de voitures et motos d'Elvis ainsi que de ses avions. Rassurez-vous, il y avait
encore plus à voir.
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Bien entendu, comme c'est le cas dans tous les musées américains ou presque, nous sommes passés maintes et
maintes fois par la boutique de souvenirs, avons eu droit à la photo sur fond de mémorial (que nous n'avons pas
pris) et déjeuné sur le site, d'un plat typique du Sud, au demeurant tout à fait digeste.
Et nos impressions sur Elvis après tout cela ? Fascinés par le mythe plus que par l’homme, notre vision du King
était des plus conventionnelles. La visite de sa maison et toutes les explications fournies sur son mode de vie,
ses convictions, sa famille, nous ont donné une autre vision du personnage. Aussi connu a t’il été, il a su garder
une certaine modestie dans sa manière d'être, du moins en privé. Sa maison n'a rien de mégalomaniaque. Tout
au plus a t’il sacrifié à ses désirs d'enfant pauvre qui a réussi (et plutôt bien, non ?) dans la vie. Son goût n'était
pas des plus fins (Ah, ce lit rond en fourrure blanche synthétique et son salon baptisé "la jungle" avec moquette
verte au sol comme au plafond....), mais après tout, pourquoi pas. Au fil des pièces visitées et des salles retraçant
les principales étapes de sa carrière, on a perçu une réelle humanité, une grande générosité et beaucoup
d'attention pour les autres. La ville de Memphis l'avait d'ailleurs distingué pour ses multiples actions de charité.
Alors, bien sur, tout est "Too much", mais avec le recul, on conserve une certaine empathie pour l'homme en se
demandant comment il aurait pu vieillir. Si une crise cardiaque ne l'avait emporté à l'âge de 42 ans, Elvis Aaron
Presley aurait aujourd'hui 72 ans. Cette année est celle du 30 ème anniversaire de sa mort.... Cela valait bien le
pèlerinage.
Traversée du Mississipi.
De Memphis - Graceland, nous avons repris notre route et l'Interstate 55, direction le Sud et Jackson, à 212 miles
de là. La météo est un peu capricieuse et nous passons d'éclaircies en averses. Justement, la pluie commence à
tomber alors que la radio de bord de notre Chevrolet HHR couleur "purple", entonne "Purple rain" de Prince. La
conjonction des deux évènements est amusante et Alexandre se demande encore si ses parents ne sont pas un
peu "givrés" lorsqu'il nous entend monter le son et reprendre le refrain à tue-tête : "Purple rain, purple rain ...."
Nous quittons le Tennessee pour le Mississipi. Les paysages évoluent guère. Peu de plaines, mais des forêts où
feuillus et épicéas se mélangent. C'est très vert et me fait penser par bien des points (Erick) à la Franche Comté.
Entre quelques zones commerciales accrochées à la highway, c'est vide d'habitant. Pas même une ferme pour
attirer le regard. Le trafic des trucks est très soutenu et comme ces mastodontes roulent à la même vitesse que
les voitures, il faut faire très attention. Le régulateur de vitesse doit être utilisé avec beaucoup d'anticipation, mais
il reste indispensable sur ce genre de trajet. Arrivés à Jackson vers 16h30, nous décidons de poursuivre un peu
notre chemin afin de réduire la distance à parcourir demain matin pour arriver en Louisiane, dans le B&B de St.
Francisville où nous sommes attendus. A hauteur de Brookhaven, nous trouvons une chambre dans un motel
"Comfort Inn". Nous avons même le temps de "piquer une tête" dans la piscine et de faire un tour par la laundry.
En fait, nous n'aurons fait que traverser l'état du Mississipi, non sans avoir noté cependant que l'accent et le
vocabulaire de ses habitants sont parfois difficile à comprendre.
vendredi 4 mai (de Erick)
St. Francisville et les plantations (Louisiane).
Nous entrons en Louisiane comme dans le Mississipi: sous une pluie battante ! Des trombes d'eau réduisent
parfois la visibilité à moins de 20 mètres et surtout augurent mal des 5 prochains jours dans le grand Sud, du
moins à en croire les prévisions météorologiques de CNN.
Il faut pourtant croire que l'on est "bénis des Dieux". Nous arrivons sous une éclaircie à Saint Francisville, à 65
Miles de Bâton Rouge et le reste de la journée n'ira qu'en s'améliorant .
Pour commencer la visite des plantations et autres demeures historiques caractéristiques du Grand Sud, nous
avons réservé une nuit dans un Bed & Breakfast situé au cœur du district historique: St. Francisville Inn. La
chambre qui nous est allouée nous change radicalement de celles que nous avons fréquenté jusqu'à présent.
Même confort, mais le charme en plus !
Pour rentrer dans le vif du sujet, nous allons déjeuner dans une première plantation, à Myrtles Plantation. Le
repas, sous forme d'un buffet, est succulent; les mets qui nous sont proposés sont pour nous des nouveautés.
Hélas, nous manquons le créneau horaire de la visite organisée et en attendant la suivante, partons pour Angola
- Louisiana State Penitentiary Museum, le musée du pénitencier de l'état de Louisiane, à priori non loin de là. En
fait, on "avale" une bonne vingtaine de miles avant de tomber sur le poste de garde à l'entrée du pénitencier.
Comme on dit, ça fait un choc ! On se croirait dans un film policier made in USA et d'ailleurs, un certain nombre
d'entre eux ont été tournés ici, dont un récent avec George Clooney et Pénélope Cruz. La visite du musée nous
rappelle celle que nous avions faite sur l’île dAlcatraz, à San Francisco, il y a 12 ans. Même dureté, même
violence palpable qui vous met "mal à l'aise".
De retour à St. Francisville, nous avons bien entendu raté la dernière visite guidée de Myrtles Plantation. Nous
faisons celle d'une autre plantation également historique: Butler Greenwood Plantation qui appartient à la même
famille depuis 8 générations. A l'intérieur, tout est certifié d'époque avec des pièces de mobilier remarquables.
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Notre guide, représentante de la dernière lignée de la famille est jeune, parle un peu français (elle a été fille au
pair près de Lyon), mais est parfaitement au diapason de la demeure, étrangement surannée.
En fin d'après-midi, sous un soleil radieux et avec les explications d'un fascicule au français approximatif, nous
profitons de notre situation privilégiée à St Francisville pour parcourir à pied le quartier historique de la ville. Il
s'agit d'un ensemble de demeures classées, caractéristiques de l'histoire de la Louisiane. Après plusieurs jours
de voiture, cette jolie et instructive promenade nous fait du bien.
Pour dîner, nous apprenons avec plaisir que le vendredi soir, le restaurant joliment nommé "Magnolia Cafe"
propose une soirée dîner-concert. Ça tombe bien, on est vendredi soir et l’établissement est juste à côté! C'est
donc au rythme endiablé d'un très bon orchestre de jazz que nous goûtons quelques spécialités locales.
samedi 5 mai (de Erick)
De St. Francisville à New Orleans, via Baton Rouge.
Avant de quitter St. Francisville et après un copieux petit déjeuner, nous passons par le " Audubon State Historic
Museum", sur le site d' Oakley Plantation. Le bâtiment principal est en cours de rénovation, mais la visite guidée
est instructive, tant sur l'histoire même de la plantation que sur ce qu'elle nous apprend sur John James
Audubon, précepteur et surtout artiste peintre naturaliste célèbre pour ses représentations d'oiseaux.
Nous partons ensuite pour Bâton rouge, à moins d'une demie-heure de là. Arrivés aux alentours de 13 heures,
nous trouvons une ville étrangement alanguie dans la chaleur moite du Mississipi que nous apercevons enfin. Au
bord du fleuve, nous nous arrêtons aux abords du musée "USS KIDD & Veterans Memorial". La visite du contretorpilleur et du musée à la gloire des héros des derniers conflits auxquels les USA ont participé nous prend une
bonne heure. Dans les entrailles du navire, nous percevons de très près ce qu'avait pu être la vie du bord pour
ses 300 officiers et hommes d'équipage. Dans le muséum lui-même, outre de très belles maquettes de bateaux,
nous en apprenons un peu plus sur le nom de baptême du navire. C'était celui du commandant en chef de la
force navale du Pacifique, le Contre-Amiral Isaac C. Kidd, tué à bord du vaisseau amiral "Arizona", lors de
l'attaque surprise des japonais sur Pearl Harbour.
Dans un restaurant voisin, une trop longue attente pour obtenir une simple salade et 2 hamburgers nous coupe
un peu l'appétit et surtout l'envie de rester plus longtemps à Bâton Rouge. Nous décidons de filer directement sur
La Nouvelle Orléans qui n'est plus qu'à une petite heure de route seulement.
Nous avons réservé une chambre au Comfort Inn & Suites de Baronne Street, à 200 mètres à peine du Carré
français, juste de l'autre côté de Canal Street. Le temps de nous installer, de garer la voiture dans le parking de
l'hôtel et de faire un tour sur le Net pour vérifier l'arrivée de nouveaux messages sur le Blog du site Web, il est
déjà presque 19 heures. Nous partons alors pour une première virée dans le quartier français, direction "Bourbon
Street".
Nadine qui était déjà venue à la N.O il y a plus de vingt ans, est particulièrement étonnée par l'ambiance
"débridée" qui règne dans cette rue, réputée la plus vivante du quartier. Il est vrai que l'on est en plein festival de
Jazz et qu'il y a là une "faune" assez étrange, mêlant amateurs de musique, touristes venus du monde entier et la
population locale qui essaie de tirer son parti de la situation. Pour autant, il n'y a pas de sensation d'insécurité. La
police, bon enfant, est omniprésente et c'est une atmosphère de franche gaieté qui règne dans tout le carré
français.
Nous dînons dans, parait-il, la plus vielle maison d'Amérique (dixit le dépliant du restaurant), à Jakson Square,
juste au coin de Peter Street et de Chartres Street. A cette occasion, nous goûtons au Jambalaya, un "risotto" à
la mode du Sud... Très épicé. Personnellement, je me régale ! Soudain, sur l'air de "Oh when the saint's , go
marching in ..."une fanfare apparaît au coin de la rue, précédant un cortège nuptial "endiablé".
La surprise est totale et tout à fait dans la tonalité "New Orleans". Nous tentons ensuite de nous faire admettre au
"Preservation Hall", LE temple du jazz à New Orleans, mais Les 9 ans d'Alexandre sont rédhibitoires. Là où on
sert de l'alcool, pas d'enfants" de moins de 21 ans. C'est bien dommage !
Tiens, dans le même ordre d'idée ... En revenant à l'hôtel, on s'est arrêté dans un "Walgreen" pour un achat de
cosmétique (pas pour moi !). Devant la caisse, j’ai vu un écriteau sur lequel il était précisé qu'au grand regret de
la direction, les personnes de moins de 40 ans (oui, oui, 40 ans .... 20 + 20!) devaient présenter leur papiers
d'identité lorsqu'elles achetaient des cigarettes. Dura lex ... Sed lex, comme dirait Jules !
dimanche 6 mai (de Erick)
Let's the good time roll in New Orleans !
C'est en brunchant que nous avons appris la nouvelle. Ne pouvant y résister (aussi bien Alexandre, que Nadine
et moi-même), nous avons demandé L'INFO par SMS à 13h et quelques cacahuètes (20h en France). Qui est
le(a) nouveau(elle) président(e) de la République ? Vous connaissez la suite ....
Nous avions décidé ce jour de ... "laisser le bon temps aller" (Let's the good time roll).
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Après plus de 15 jours à faire et défaire quotidiennement nos bagages, à changer d'hôtel, à passer parfois de
longues heures en voiture, à visiter des musées, des expos, des plantations ...on a besoin de souffler. Faut dire
qu'on n'est pas arrivé ! J'espère que vous nous plaignez .
Alors aujourd'hui, on "break" !
Notre journée en quelques phrases. On est allé bruncher chez "Muriel's Jackson square", dans un restaurant très
"classe" du French Quarter. Déjeuner dans l'ambiance d'un trio de jazz qui avait mis la sourdine. Le cadre était
beau, la musique était belle et ce qu'il y avait dans nos assiettes ... bon ! Tout simplement.
Ensuite, en se promenant sur les berges du Mississipi, près du "French Market", on a aperçu un Steamer qui
nous lançait des coups de sifflet impatients. Alexandre avait envie de faire la balade sur le fleuve. Sans doute
l'attraction pour la mécanique élémentaire de la roue à aube. Nous n'étions pas contre. On l' a donc fait et on en a
été heureux car en descendant le Mississipi, la brise rafraîchissante était un pur bonheur tant il faisait chaud sur
terre.
En revenant, pour le goûter, on a voulu aller boire un café grillé et manger des beignets. Hélas, passé 5 heures,
l'endroit que l'on avait repéré était fermé. On s'est donc contenté de boissons rafraîchissantes, mais en quantité.
Allez sur l'album photo de la journée. Il y a des images prises ici et là. Ce sont les reflets de notre bonheur à
savourer le moment présent. On ne veut pas plus vous faire "saliver", d'autant qu'en re-passant devant
"Preservation Hall", on a pu entrer quelques instants tous les 3 et assister à la fin d'un concert de Gospel dont j'ai
"volé" quelques notes.
Voilà, c'est tout pour ce jour. Ce soir, on a décidé de laisser Alexandre à l'hôtel. On sort écouter du jazz, Na !
lundi 7 mai (de Erick)
De la Nouvelle Orléans à Lafayette, capitale de la Nouvelle Acadie.
Juste pour se rappeler qu'hier soir, nous avons passé une soirée doublement excellente.
Nous sommes retournés à Preservation Hall pour assister à un "set" inoubliable. Ce n'était pas le renom des
musiciens (Glen Andrews and the Lazy 6), ce n'était pas la tiédeur d'une nuit enivrante ... C'était tout simplement
la magie de New Orleans avec la fougue d'un groupe "possédé" par son jazz, dans une salle tellement hors
norme que l'on ne pourra pas, d'aussi loin que remonteront plus tard nos souvenirs, l'oublier.
Excellente également parce que pour la première fois, on a laissé Alexandre seul dans une chambre d'hôtel d'un
pays dont il ne parle pas la langue et qu'il l'a bien vécu, assumant à la fois le fait de ne pas pouvoir venir avec
nous et de ne pas se sentir "abandonné"!
Sur la route de Lafayette, nous avons longé et traversé à 3 reprises le Mississipi (Ah, ces ponts métalliques
éééénormes !), vus de plus ou moins près les plantations de Laura et de Oak Alley, sur la rive droite (celle où
étaient bâties les plantations françaises) et visité San Francisco Plantation, sur la rive gauche du fleuve, celle des
plantations allemandes.
Notre parcours vers la capitale des acadiens a été un peu plus compliqué que prévu. Nous avons perdu pas mal
de temps du côté de Breaux Bridge, au lendemain de la fête "nationale" des écrevisses, puis du côté de Saint
Martinville (Ah, le chêne millénaire d'Evangéline ...), pour terminer dans des embouteillages "monstres" à l'entrée
sud de Lafayette. A 18h30, nous avons enfin atteint notre hôtel.
mardi 8 mai (de Erick)
L'écomusée acadien de VermilionVille.
Matinée studieuse à l'hôtel... ou plus exactement dans la voiture de location. Je m'explique.
Nous avons procédé à l'évaluation de musique demandée par le CNED. Alexandre devait enregistrer à la fois des
bruits d'animaux et surtout chanter deux chansons sur des accompagnements musicaux enregistrés sur un CD...
Vous suivez ?
Imaginez donc la scène. Alexandre assis à la place du conducteur et chantant à tue-tête (et aussi juste que sa
Maman ...) pendant que sur le siège passager, l'ordinateur sur les genoux et contrôlant de la main gauche le
volume du lecteur CD de la voiture, je procédais à l'enregistrement des "devoirs". Sur le parking, il n’y avait
heureusement personne à côté de la voiture pendant cette séance hors norme...
L'après-midi, nous sommes allés à VermilionVille (bayou qui a donné son tout premier nom à la ville de Lafayette)
où a été créé, il y a 17 ans, un écomusée retraçant la vie quotidienne et l'histoire des acadiens en Louisiane. Sur
place, nous avons mangé cajun (et épicé) dans "La cuisine de Maman" puis avons flâné le long et dans les
différentes maisons reconstruites là, depuis la case des américains natifs en passant par l'Academy (l'école),
l'église, le presbytère et les maisons d'habitation de différents "standing". Malgré l’aéroport tout proche, nous
avons pu entrevoir ce que pouvait être la vie d'autrefois de cette communauté, en bordure d'un bayou des plus
tranquilles. Dans certaines maisons, on a même rencontré des "cajun(e)s filant la laine ou cousant des vêtements
(du 18 ème siècle) et avec qui on a pu parler un français à cheval sur 2 époques... On s'est tout de même
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compris. Pour terminer, dans le centre culturel voisin, nous avons eu droit à la projection d'un documentaire sur
l'histoire de l'Acadie et de la Nouvelle Acadie... Malgré le temps, on a perçu combien ce passé était encore
douloureux pour la communauté acadienne.
mercredi 9 mai (de Erick)
De Lafayette à Houston.
Nous quittons la Louisiane avec une petite pointe de regret. Nous aurions aimé y passer plus de temps. Lors de
l’élaboration de notre itinéraire, nous voulions même éviter cette région car nous avions encore en mémoire les
images des dégâts de Katharina, même 2 ans après le passage de l'ouragan sur La Nouvelle Orléans.
Finalement, les circonstances nous ont permis d'y rester plus de temps que prévu et nous ne le regrettons pas,
bien au contraire, même si nous avons noté que l'après Katharina était bien un élément d'attraction touristique
exploité comme il se doit ... à l'américaine.
Le pays Cajun ne nous pas laissé insensible, lui non plus... Une forme d'affinité, sans doute, avec nos lointains
"cousins". Y reviendrons nous un jour ? Qui sait !
Aujourd'hui donc, 212 miles à franchir pour entrer au Texas et rejoindre notre hôtel au sud de Houston, juste à
côté de l'aéroport de Hobby d'où nous partirons demain en début d'après-midi. L'agence de location de voiture
est également juste à côté de l'hôtel. Ce sera pratique de rendre notre Chevrolet HHR à laquelle nous nous
sommes attachés depuis Nashville. Ce modèle de voiture nous correspond tout à fait, tant par son gabarit que
par sa forme, son confort et son niveau d'équipement. On y songe sérieusement pour remplacer notre Volvo
vieillissante.... à notre retour en France.
Avant de partir, nous avons pu converser sur Skype avec Julie, MH et Mamie... Cela fait du bien de se retrouver
un peu "en famille".
A la mi-journée, nous avons fait étape à Beaumont, la 1ère ville du Texas sur notre route. Nous avons déjeuné
"Tex-Mex" au hasard du chemin, avec un rafraîchissant spectacle d'oiseaux venant "piquer" dans les assiettes
abandonnées sur les tables.
Arrivés à Houston, Alexandre et moi sommes allés "nous rafraîchir dans la piscine de l'hôtel pendant que Nadine
vaquait à des tâches plus ... ménagères (préparation et répartition des masses dans les sacs pour éviter les
problèmes du départ )!
Entre hommes, nous sommes même partis faire un tour à Downtown et manger dans un coffee shop (pancakes,
ham, sausage and coffe or coca ...) avant de rentrer avec un doggy bag pour Nadine. Au secours ! nous sommes
contaminés !
jeudi 10 mai (de Erick)
De Houston (Texas) à San Diego (Californie).
Journée "Transports" pour les Haas. Un petit saut de puce de Houston à Austin puis 3 heures de vol sans histoire
jusqu'à San Diego. Location d'une voiture à l'arrivée et "jeu de piste" sur les highways jusqu'au domicile de
Carole, la Maman d'une amie de New York qui va nous héberger pour 6 jours.
Sans histoire, mais pas sans enseignements. Le poids de nos bagages nous a encore joué un tour et malgré
toute l'application mise par Nadine pour équilibrer les masses entre nos 3 sacs, le mien pesait encore 10 pounds
de trop. Ne nous voyant pas refaire "l'arrimage" en plein aéroport, nous avons préféré payer la surtaxe de 25$.
Moralité, n'emportez pas un sac au volume trop important en voyage car sauf à le remplir à moitié, vous ne
pourrez pas en utiliser la capacité ... Mais surtout, voyagez légers !
Après un survol époustouflant du désert du nouveau Mexique, notre arrivée à San Diego a été plutôt
impressionnante. L'aéroport est en pleine ville et jusqu'aux dernières secondes, vous ne voyez pas la piste, mais
des maisons que vous rasez littéralement.
L'agence de notre loueur de voitures (Dollars) étant située en bout de piste, nous avons vu passer un certain
nombres de jets à quelques dizaines de mètres au dessus de nos têtes. C'est Alexandre qui en faisait une drôle
.... de tête !
Pour la petite histoire, nous avons loué une "grosse" Dodge Charger (pour les bagages ...), mais on voyagera
avec un peu plus de confort, surtout pendant les longues étapes dans le désert.
vendredi 11 mai (de Erick)
San Diego - Une journée au "SeaWorld" .
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La visite de ce parc de renommée mondiale était un des points d'intérêts principaux de notre passage à San
Diego. Autant le dire tout de suite, nous avons été un peu déçus, même si la journée s'est déroulée de la
meilleure façon qui soit.
Déçus, pourquoi ? Par la taille du parc d'attraction tout d'abord. On s'attendait à beaucoup plus grand ... Et par
conséquent, à beaucoup plus d'animations, d'attractions et de shows. Le prix d'entrée nous a semblé de ce fait
exagéré, d'autant plus qu'une fois acquitté, vous devez encore payer pour avoir accès à certaines attractions ou
activités. La cerise sur le gâteau : les 4,5$ demandés pour 2 cafés (même pas expressos, mais du vulgaire café
américain en gobelet d'un quart de litre, c'est tout dire).
Bon, on va tout de même pas faire les grincheux. SeaWorld, c'est une institution et ça fonctionne parfaitement
bien avec des spectacles rodés, une organisation sans faille qui vous facilite la visite du parc et ne rend pas les
temps d’attente trop pénibles. Nous avons d'ailleurs eu la chance de "tomber" sur une journée de petite affluence
et nous avons rarement fait la queue pour faire ce que nous voulions faire et voir ce que nous voulions voir.
Au palmarès des attractions les plus époustouflantes: le show des Orques ; la promenade en hélicoptère (dans
un simulateur) sur la banquise de l'Antarctique (avec ours polaires, baleine béluga, morses et pingouins); Clyde
and Seamore's Risky rescue, un spectacle hilarant d'otaries formant l’équipage d'un sous-marin; Atlantis et
Shipwreck Rapids, des descentes vertigineuses en bateau et en radeau. Les aquariums thématiques sont
également du plus grand intérêt, principalement celui des requins et des lamantins.
Nous avons même eut la chance d'assister à un évènement assez rare: la naissance d'un dauphin le matin même
de notre visite (voir le "coup de coeur" d'Alexandre).
Arrivés sur le coup de 11h, nous sommes repartis de SeaWorld vers 17h en ayant fait le tour de tout ce qui
pouvait être vu dans le parc. Une bonne journée, donc, mais pas des plus épuisantes.
samedi 12 mai (de Erick)
San Diego - Visite du Flying Leatherneck Aviation Museum.
San Diego est une base importante des forces aéronavales américaines sur le Pacifique. Plusieurs musées leurs
sont consacrés parmi lesquels celui du porte-avions "Midway" que nous visiterons lundi ou mardi. En attendant,
au Nord de la ville, un certains nombres d'appareils de guerre, dont certains datant de la première guerre du
Golfe, sont exposés en plein air. C'est une association d'anciens pilotes qui gère ce musée et on peut même en
rencontrer pour commenter la visite.
Mais c'est avec une mauvaise nouvelle pour le compte rendu vidéo du voyage que la journée a commencé car
mon caméscope est tombé "en rade" et j'ai voulu en acheter un nouveau. Hélas pour moi, les seuls (et très
nombreux) modèles vendus ici sont au format NTSC... illisible ensuite sur un téléviseur PAL-SECAM. Donc, pas
de "vrai" vidéo de ce voyage. C'est dommage, principalement pour la partie dans les grands parcs de l'Ouest
sauvage... A moins que d'ici là, je puisse faire réparer l'autre caméscope. Si quelqu'un à une solution, je suis
preneur.
Et comme précisé dans la partie "blog" du site, Carole, notre hôtesse californienne nous a fortement conseillé
d'éviter les lieux les plus "fréquentés" de la ville en ce week end spécial aux USA (celui de la fête des mères !)
Nous avons suivi son conseil et après la visite du musée, un déjeuner dans un restaurant "Tex-Mex" et une
balade en voiture sur la côte Nord de San Diego, nous avons terminé la journée au calme, dans les collines
dominant la ville.
dimanche 13 mai (de Nadine)
Cardiff on the beach.
Notre voisin de Boulogne a un ami de longue date qui habite au nord de San Diego, à Cardiff. La prise de contact
avec Meade (c’est son nom !) n'a pas été simple, mais finalement, nous avons pu le retrouver chez lui. Nous
n’étions pas chez un inconnu car nous l’avions reçu à la maison lors d'un de ses séjours en Europe.
Meade habite une maison avec une très belle vue sur l'océan pacifique. De là, il nous a embarqué dans son 4x4
et nous avons pu admirer « le » spot des surfeurs du coin, autrefois le sien. Puis, nous avons découvert un jardin
de "méditation" réalisé par un indien d'Inde ! Enfin, Meade nous a fait découvrir un super supermarché COCKO
(genre METRO) mais avec des vêtements, du mobilier, de l'électroménager, du jardinage etc.. en plus. Nous
avons fait quelques courses et surtout, nous avons mangé les meilleurs hot-dogs depuis que nous sommes aux
Etats-Unis (il était à peine midi).
Enfin, un petit tour sur la plage au jolie nom de "Moon light" s'il vous plaît ! L'eau n'était pas très chaude. Si
Alexandre s'est baigné, c’est parce qu'une vague puissante l'a projeté dans l'eau. Quand à moi, j'y suis allée
jusqu'au ventre, j'ai mouillé les bras ... that's all - je vous rappelle qu'elle était à environ 16°. Nous n'avons pas
omis de nous badigeonner d'écran total, car ici, la brise est continue et on ne se rend pas compte des effets du
soleil. Prudence, prudence donc. Pour couronner le tout, sommes rentrés chez Meade et avons dîné à 16 heures
de l'après-midi !!! un steak grillé dans son four absolument "delicious" (la viande fondait dans la bouche) avec une
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bonne cuillère à soupe de purée, une compote de pêche et pour ceux qui avaient encore faim, un bâtonnet
Haagen Daz "vanille-chocolat-noisettes".
Pour le retour chez Carole, nous étions bien heureux d'aller vers le Sud, car la highway en direction de L.A. était
complètement bouchée. Nous aurions dû faire travailler Alexandre, mais une petite intervention informatique
d'Erick sur l'ordinateur de notre hôtesse et un assoupissement totalement incontrôlé de ma part lui ont permis d''y
échapper. Il ne perd rien pour attendre !
lundi 14 Mai 2007 (de Erick)
San Diego, son port, ses bateaux.
Finalement, nous avons décidé de ne pas garder notre voiture de location (Dodge Charger) trop grosse, trop
encombrante et dans laquelle, malgré son grand confort, nous ne nous sentions pas à l'aise. Avant d'entamer
notre série de visites "navales", nous repassons par l'agence de location et obtenons de remplacer "le monstre"
pour un véhicule plus adapté à nos besoins: un Chrysler PT Cruiser. Nous pourrons aussi le comparer avec le
Chevrolet HHR sur lequel nous "bavons" d'envie (essai comparatif à venir !).
Au programme du jour, donc, les 5 navires du "Maritime Museum of San Diego" and "The San Diego Aircraft
Carrier museum" installé sur le prestigieux USS Midway. C'est pour nous aussi l'occasion d'aborder Midtown et le
port (une toute petite partie) de San Diego. Ici, se trouve la plus importante base aéronavale des Etats Unis sur la
cote pacifique et un des plus grands ports, sinon le plus grand.
Tour à tour, nous montons sur et pénétrons dans les entrailles du HMS "Surprise" (qui a servi pour le tournage du
film "Master and commander" avec Russell Crowe); du "Star of India" qui est - parait-il - le plus vieux voilier
(1863) encore en activité (il navigue deux fois l'an); du B39, un sous-marin d'attaque soviétique de la classe des
Foxtrot, en service lors de la "belle époque" de la guerre froide; du "Berkeley", un Ferry de l'ère victorienne, lancé
en 1898 pour la traversée de la baie de San Francisco et pour terminer, du "Medea", un des premiers yachts
privés qui signait la réussite des capitaines d'entreprise du début du 20 ème siècle (1904).
A côté de l'embarcadère des navires de croisière, nous longeons également le mouillage du "Stars and Stripes"
de Dennis Conner, challenger malheureux de la coupe de l'America 1995 (mais qu'il a ensuite remporté sur un
autre modèle de S & S, en 1987 et 1988).
Un peu plus loin, voici le Midway, majestueux, malgré son ancrage dans une zone d'entrepôts en cours de
restauration. Avant de le visiter, nous avons pris le temps d'aller nous restaurer chez "Anthony's", fameux
restaurant de fruits de mer sur les quais (attention, d'un modeste "fish & cheaps, tout de même !)
On nous annonce 3 heures de visite pour faire le tour du bâtiment et de ses entrailles. Nous l'entamons assez
rapidement, sachant tout de même que je devrais m'éclipser au bout d'une heure, piquer un sprint de 400m et ...
rajouter des "coins" dans le parcmètre devant notre voiture ! On a pu constater combien les contractuel(le)s d’ici
sont intraitables.
Une forte pensée pendant notre grande promenade dans cette ville flottante pour Papy, dont je sais combien il
aurait apprécié d'être avec nous en ce jour, même s'il a déjà visité plusieurs autres porte-avions.
Nous sommes tous les trois, épatés par tout ce qui nous est donné de voir, Alexandre s'y croit déjà, tout comme
auparavant, dans les cales du "Star of India", il avait prouvé qu'il ne chantait pas si faux que cela (voir le petit
film).
Un petit regret, nous ne pouvons accéder à la passerelle en raison de l'heure tardive et surtout de la fermeture
anticipés du navire. Une réception est prévue le soir même (et en plus, on est même pas invités !)
mardi 15 mai (d'Alexandre)
Wild Wild West.
Hier Maman est tombée dans l' escalier. Pas de chance!!! Ce matin, nous partons seuls, papa et moi pour San
Diego Wild animal Park : un parc animalier où les animaux sont en semi-liberté. Nous commençons par une
promenade en petit train (grande voiture), le show des éléphants, ainsi qu'un quiz sur les animaux sauvages. On
nous a montré plein d' animaux. Nous avons également fait comme des aventuriers : à l' aide d'un appareil nous
avons recherché un petit lion en peluche armé d' un petit émetteur. Plus le bip devenait fort, plus on se
rapprochait. A la fin, nous avons été sur un carrousel. Au lieu que ce soit des chevaux, des avions, des
hélicoptères etc ...c'étaient que des animaux en voie de disparition. J'étais sur un okapi et Papa sur une panthère.
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mercredi 16 mai (de Erick)
From San Diego to L.A.
C'est le sort des "gens du voyage": quitter un(e) ami(e) pour en rencontrer d'autres. Nous avons passé de bons
moments chez Carole qui a été "like a Mother for us". Nous avons donc laissé les hauteurs de San Diego pour
rejoindre Los Angeles, via la 15. Un peu plus de 100 miles parcourus sur une highway toujours très encombrée,
mais "roulante". Un arrêt déjeuner à Corona puis l'entrée dans "huge" L.A. Dans un dédale d'échangeurs, nous
avons gardé le cap et sommes arrivés sans difficultés chez Toma, sur les hauteurs de la ville, à quelques
kilomètres de Downtown et non loin de Hollywood. On se serait presque crus à San Francisco, vue la raideur des
pentes. Toma, cela faisait 12 ans que nous ne l’avions vu et nous nous sommes retrouvés comme si nous nous
étions quittés la veille.
jeudi 17 mai (de Erick)
Los Angeles - the Griffith Observatory.
Pour notre première journée à Los Angeles, nous décidons de nous rendre au parc Griffith puis de monter jusqu'à
l'observatoire d'où l'on a la meilleure vue sur le "grand L.A".
Petite surprise, on ne peut plus aller jusqu’à l’observatoire en voiture. Depuis l'an passé et après 4 ans de
travaux de rénovation et d'agrandissement, le site n'est plus accessible qu'en navette, à partir du zoo. Cela dit, ce
n'est pas plus mal pour profiter tranquillement du panorama unique sur la ville, sur les traces de James Dean et
plus récemment (et dans un tout autre registre ...) des drôles de dames de "Charly's Angels".
La rénovation du site a été extraordinairement menée. Un film, diffusé dans le nouvel auditorium de
l'observatoire, montre l'énormité des travaux réalisés. Un nouveau planétarium répondant aux "canons" modernes
de la technologie et surtout de nouvelles salles didactiques, permettent d'approcher l'astronomie de façon
beaucoup plus ludique et intéressante, même pour des "frenchys" comme nous. Dans le cadre d'une visite à Los
Angeles, il y a au moins une demi-journée à passer sur le site ... sans s'ennuyer le moins du monde.
De retour chez Toma, Nadine prépare une "banitza" pour le dîner. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse et à la
nuit tombée, Toma nous fait même le plaisir d'une démonstration de son sport favori : Art of poi (art martial néozélandais).
vendredi 18 mai (de Erick)
Los Angeles - just walking on Hollywood Bvd.
La cheville de Nadine étant encore un peu faible, nous allégeons le programme de la journée. Vers 13h, nous
partons pour Hollywood Boulevard, arpenter le trottoir des célébrités, à la recherche de nos étoiles préférées.
Nous nous approchons du théâtre où se déroulent les évènements les plus mondains de la Jet Set californienne
(Oscars, Emmy Awards, etc.).
Au préalable, nous garons la voiture à distance respectable, histoire de ne pas payer un prix de stationnement
prohibitif (jusqu'à 8$ l'heure) puis déjeunons "A la cantina", un "Tex-Mex" sur Hollywood Bd. On râle car il faut pas
moins de 45' pour voir débarquer dans nos assiettes, 2 tacos et une salade....
Pour la suite, mais vous connaissez sûrement, au moins par la télévision, nous arpentons Hollywood Bvd. C’est
une sorte de show permanent et un lieu où les promeneurs ont tous la tête penchée vers le sol.
samedi 19 mai (de Erick)
Los Angeles - Rancho La Brea Tar Pits - Page Museum. Beverly Hills & Sunset Bvd.
Avant hier, lors de notre visite au Griffith observatory, 2 américaines rencontrées dans la file d'attente nous avait
suggéré d'aller au Page Museum à La Brea Tar Pits, non loin du LACMA (Los Angeles County Museum of Arts)
et de Beverly Hills.
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Sur les lieux mêmes où ont été mis à jour des millions d'ossements et de fossiles, remontant (pour certains) à
plus de 40 000 ans, a été ouvert en 1977 un joli petit musée qui regroupe les découvertes faites ici et surtout qui
poursuit les recherches.
Particularité du site: un gisement naturel d'asphalte (Tar en english), ce qui a permis la conservation des
ossements de mammouths, dents de sabre, bisons, chameaux, aigles et vautours, etc. qui ont peuplé cette
région il y a bien longtemps. L'asphalte est toujours apparent par endroit et dans le lac qui agrémente le site, des
bulles de méthane montrent qu'il y a toujours une forte activité souterraine. Tiens, pour ceux qui ont vu le film
"Volcano" (film catastrophe à partir de l'apparition d'un volcan en plein Los Angeles), certaines scènes ont été
tournées près de ce lac et dans le parc.
Dans le musée, donc, sont exposés plus d'une trentaine de squelettes complets, 140 crânes de loup (sur plus de
1600 retrouvés), des animaux préhistoriques en situation et on peut même voir à l’œuvre des paléontologues (ça
fait d'ailleurs un peu "zoo à l'envers" !)
Avant de revenir chez Toma, on s'est offert une petite promenade de rêve dans Beverly Hills (malheureusement,
on a croisé aucune de nos connaissances !) puis on est lentement rentré par Sunset Bvd (40 kms), l'une des plus
longues avenues de Los Angeles.
dimanche 20 mai (de Erick)
Los Angeles - Travel Town Museum & Venice beach.
Ce matin, Toma nous avait proposé d'aller écouter un groupe de percussionnistes "du dimanche" dans le parc
Griffith.... C'était sans compter sur les conséquences des récents incendies qui ont affecté cette zone de Los
Angeles. Les accès aux allées intérieures du parc sont maintenant interdits aux véhicules. On a donc fait le tour
du parc et là, on est tombé sur le "Travel Town Museum", un musée ferroviaire où nous nous sommes arrêtés. Il y
avait des locomotives et du matériel roulant datant de la fin du 19ème - début du 20 ème siècle, sur lesquels ont
pouvait "grimper" ainsi que différentes animations (dont une balade en petit train) qui ont fait la joie d'Alexandre.
Et comme nous sommes aussi restés de grands enfants.... Nous étions au diapason.
L'après-midi, nous avons fait une "descente" sur Venice Beach. Il y a 12 ans, lors de notre précédent passage à
LA, nous avions vécu là des heures inoubliables à regarder passer des énergumènes bodybuildés, en sirotant
des "Sundays". 12 ans après, sur la promenade du front de mer et sur la plage il n'y a plus ou peu de
bodybuildés, mais toujours une "faune" extraordinaire qui suscite le regard et l'étonnement. Et comme le petit
vent frais qui soufflait sur les palmiers n'incitait que quelques surfeurs vêtus de leurs combinaisons à braver les
17-178° de l'eau du Pacifique, nous avons eu tout loisirs de "nous rincer l’œil".
lundi 21 mai (de nous trois)
Los Angeles - Journée à Universal Studio.
Après avoir récupéré MH à son hôtel (distant tout de même d'une cinquantaine de miles), nous re-traversons Los
Angeles d'Est en Ouest pour aller à Universal Studio, non loin des collines d'Hollywood. Le temps est plutôt gris
et contrairement à la veille, il le reste toute la journée. Conséquence ou pas, ce n'est pas la "foule des grands
jours" dans le parc d'attraction ... et pour nous, ce n'est pas plus mal.
Nous qui étions déjà venus à Universal Studio il y a 12 ans, trouvons pas mal de changements. L'environnement
du parc s'est étendu à de multiples commerces et restaurants. Les attractions ont également changé (pas toutes)
et la circulation dans le parc est toujours aussi facile ... avec un plan.
Au hit parade de la journée, toutes émotions confondues: le musée des horreurs (new), le "Studio Tour" en petit
train avec visite des décors de "Desesparate houswives" (Nadine ravie !), le show "Waterworld" (plus réussi que
le film !), "La Momie" (roller coster dans le noir d'une pyramide), "Jurassic park" (descente spectaculaire dans un
radeau ... d'infortune), "Retour vers le futur" (balade intersidérale juste après le déjeuner avec nausée garantie) et
surtout "Shrek", film en 4D avec lunettes spéciales, sièges mobiles, jets d'air et d'eau.
Pour clore la journée, nous dînons dans un restaurant français ("Taix", sur Sunset Bvd), servis par un maître
d'hôtel du Pays basque et une serveuse hyper-mega péroxydée.
Le temps de raccompagner MH à son hôtel, de se tromper 2 à 3 fois de highway... la journée se termine comme
elle avait commencé... sur les chapeaux de roues !
Comble du bonheur, sur le coup de 2heures du matin, L.A. nous a réservé un show lumineux et sonore comme
seule la cité des anges sait le faire: une chasse à l'homme en hélicoptère, dans le vallon jouxtant notre résidence.
Nous étions aux premières loges !
mardi 22 mai (de Nadine & Erick)
En route pour San Francisco - Visite de la mission de Santa Barbara.
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Les meilleurs séjours ont une fin... nous quittons Toma avec regret. Auparavant, Alexandre l'aide à planter
l'avocatier que nous lui avons offert. Il sera baptisé du doux nom de "cosmos".
En direction du nord et pour nous permettre de visiter ce jour la mission de Santa Barbara et demain, le Hearst
Castle sur la Number one, nous avons scindé notre voyage en deux étapes jusqu'à San Francisco.
Toujours beaucoup de circulation, même une fois quittés les faubourgs de Los Angeles. Nous arrivons à Santa
Barbara en début d'après-midi et prenons le temps de visiter la Mission modestement baptisée "Queen of the
missions" (construite en 1786). Le cadre est superbe, le petit musée est intéressant. Nous passons un agréable
moment à déambuler dans les jardins.
Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'à San Luis Obispo où nous trouvons un hôtel pour la nuit. La
réceptionniste est un "modèle unique". Plus "brêle", tu meurs ! Nonobstant, Alexandre en profite pour "piquer une
tête" dans la piscine pendant qu'Erick se débat avec une connexion Wifi plus que "faiblarde".
mercredi 23 mai (de Nadine & Erick)
En route pour San Francisco - Visite du musée - château de W.R. Hearst.
De San Luis Obispo, nous empruntons enfin la "Number One" (la "queen des routes californiennes") qui longe la
côte du Pacifique. C'est somptueux ... mais pas très rapide, d'autant que les "ricains" ne sont pas très à l'aise sur
ce type de routes, sinueuses à souhait.
En fin de matinée, nous arrivons aux pieds de "Hearst Castle", la petite propriété de William Randolph Hearst,
magnat de la presse dans les années 40 (1900...) et qui s'est fait construire un palais par une des premières
femmes architectes, de nationalité allemande et lauréate de l'école de Paris: Julia Morgan. Un bus nous conduit
sur le site, à 8 kms, dans la montagne.
En résumé, on peut dire qu'il s'agit d'un édifice réunissant tous les styles et toutes les influences architecturales
de l'Europe du Sud, mais aussi d'Allemagne et de Suisse, pour abriter une incroyable collection d'oeuvres d'art,
achetées aux 4 coins du monde, pendant une trentaine d'années. C'est beau, parfois surprenant, kitsch,
démesuré... et ça ne laisse pas indifférent. C'est en tout cas un "produit marketing" parfaitement rodé. Pas sur
que l'on en est pour son argent (billet d'entrée à 25$) ... et en plus on vous sollicite à la sortie pour une donation à
la fondation qui gère le site. Nous poursuivons notre route jusqu'à Redwood city que nous atteignons en début de
soirée. San Francisco nous voilà !
jeudi 24 mai (de Erick)
Redwood City - south San Francisco.
Après une série de quiproquos et de rendez-vous manqués, nous voici arrivés dans la région de San Francisco.
Nous sommes logés chez un "petit" cousin, à Redwood City, à une trentaine de miles au sud de San Francisco.
En ce jeudi, nous faisons relâche. Contrôle de mathématiques et découverte du base-ball (match entre
collégiens) pour Alexandre, mise à jour du site web pour Erick (enfin !) et cheville au repos pour Nadine (qui en a
bien besoin). Nadine a également proposé de préparer le repas du soir pour lequel nous sommes allés faire
quelques courses. Demain, nous préciserons notre programme.
vendredi 25 mai (de Erick)
Visite du campus de l'université de Stanford.
Comme nous l'avions souhaité, Laurent nous propose de faire un tour en avion au dessus de San Francisco.
Nous n'aurons qu'à louer l'avion à l'aéroclub de Palo Alto où il enseigne et il nous pilotera. Mais pas de chance
pour nous, au moment de décoller, le moteur de l'avion donne quelques signes de faiblesse. Une bougie est
encrassée et nous contraint à annuler le vol.
Non loin de l'aérodrome, toujours à Palo Alto, se trouve le campus de "Stanford University", une des universités
américaines les plus réputées, fondée en 1885. Il est possible de visiter un certain nombre de bâtiments dont la
"Hoover Tower", au centre du campus. Elle porte le nom du 31 ème président des Etats Unis, Herbert Hoover
(1929-1933) qui y a fait ses études. Du haut de la tour, le panorama sur l'université et la région de Palo Alto est
remarquable. Le campus est vaste, aéré. Nous nous disons que nous aurions apprécié d'y faire nos études. Nous
passons par la bibliothèque - librairie dans l'espoir de trouver quelques livres en français. C'est le cas, bien que le
rayon 'Littérature française" soit limité à sa plus simple expression. Un rayonnage et une dizaine de livres. Nous
n'avons pas trop de choix, mais repartons tout de même avec "Les lettres de Mme de Sévigné" pour Nadine et
"Les trois mousquetaires" d’Alexandre Dumas pour Alexandre qui a depuis longtemps épuisé les 4 volumes d’
"Arthur et les Minimoys".
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De retour à Redwood City, nos hôtes nous annoncent qu'ils sont invités à "une soirée barbecue" et … qu’ils nous
invitent à rester chez eux et faire comme chez nous: nous servir dans le frigidaire (si si, c'est bien sa marque) et
regarder "une bonne vidéo"!
samedi 26 mai (de Erick)
Visite de San Francisco.
Il y a 12 ans, nous avions passé un séjour inoubliable à San Francisco, la plus européenne des villes américaines
et en même temps une ville plus intéressante à visiter pour des adultes que pour des enfants. En 12 ans,
beaucoup de choses ont changé, à commencer par les environs du port. Un tramway longe désormais les abords
du "Pier 39" qui de ce fait ne sont plus tout à fait les mêmes. L'embarquement pour Alcatraz est noir de monde,
surtout en ce long week end de "Memorial Day". Sans réservation, nous faisons l'impasse sur la traversée en
bateau et sur la visite de la célèbre île- pénitencier. Nous laissons l'opportunité à Alexandre d'y revenir un jour....
avec ses enfants ?
Et puisqu'il s'agit d'un pèlerinage, nous commençons par aller bruncher chez "Johnny Rockets", là-même où nous
avions eu notre premier "coup de coeur" pour SF. Rien n'a changé dans ce fast food typiquement américain où
les serveurs et serveuses arborent une tenue très "fifties" et où l’on sélectionne soi-même - moyennant 5 cents la musique (années soixante) que l'on souhaite entendre. Nous sommes très émus de partager ce moment avec
Alexandre car lors de notre voyage de "honey moon", nous avions alors évoqué l'idée de revenir un jour à San
Francisco avec notre ou nos enfants.
Le ventre plein, nous partons ensuite à pied pour une longue promenade. Nous déambulons sur Fischerman's
Wharf, remontons vers Lombard street et sa portion de rue la plus pentue du monde.... revenons vers le dépôt
des "Cable cars" et visitons le musée qui leur est consacré. Nous entrons ensuite dans Chinatown, toujours un
peu plus animé que le reste de la ville puis faisons un "break" dans Downtown, aux pieds des gratte-ciels du
quartier financier. Nous remontons vers "Coit Tower" et finissons notre promenade là où elle avait commencé,
sur Fischerman's Wharf. Avant de rentrer, nous reprenons la voiture pour parcourir à petite vitesse les rues de
"Pacific Heights" et admirer les si jolies maisons qui les bordent puis faisons un dernier arrêt sur Alamo Square
afin de sacrifier à l'obligatoire point de vue sur les fameuses façades colorées des maisons qui longent le parc.
Petit regret : un temps trop souvent couvert au dessus de la baie et une température des plus fraîches pour la
saison.
De retour à Redwood city, nous invitons nos hôtes à dîner. Demain, nous les quittons.
dimanche 27 mai (de Erick)
A journey in the petrified forest and Napa Valley.
C'est jour de carnaval à San Francisco. Nous contournons la ville par la Number 1 et traversons Le Golden Gate
dans un "fog" tout ce qu'il y a de plus londonien. Les indications données par TY pour arriver jusqu’à elle sont très
claires et nous parvenons sans encombres aux portes de la prison de San Quentin. C'est bizarre, on ne ressent
aucune impression d'insécurité !
"Mon maison est votre maison" ! C'est dans un grand éclat de rire que nous faisons connaissance de l'amie de
Toma, notre hôte de Los Angeles. TY nous a préparé un brunch des plus américains et elle fait de vrais efforts
pour parler notre langue, d'autant qu'elle est persuadée que seule Nadine speak english. Tout de suite, nous
nous entendons très bien. Alexandre va jouer sur la plage avec des voisins et leurs chiens. TY nous montre sa
Chevrolet Corvette, une voiture mythique des années 70 et nous propose même de faire un tour avec Alexandre.
Elle nous présente à tous ses voisins dans la petite copropriété où résident également quelques "francophonesfrancophiles" et autres amateurs de voitures de collection.
TY est styliste designer. Elle a exercé cette fonction chez Calvin Klein à New York, avant de revenir sur la côte
Ouest pour créer sa propre marque de vêtements : TYOGA. Ce qu'elle fait est d’ailleurs très confortable (Nadine
dixit). Des tenues de détente et de yoga, entre autres (alors n'hésitez pas à consulter son site, à le faire connaître
et ... à passer vos commandes)
Et comme TY travaille à domicile, nous l'abandonnons pour partir visiter la région viticole de Napa valley et de
Sonoma, à une trentaine de miles de chez elle. Au passage, nous faisons un arrêt dans un endroit unique au
monde : la forêt pétrifiée de Calistoga. Un certain nombres d'arbres, des séquoias principalement, ont été
transformés en pierre à la suite d'une irruption volcanique puis d'un très lent processus chimique de
transformation des cellules végétales.
Le passage par la Napa Valley nous permet de mesurer l'importance et l'ancienneté de la culture de la vigne en
Californie. Comme nous sommes un dimanche, qui plus est suivi d'un jour férié (Memorial Day), il y a beaucoup
de circulation et la traversée de la vallée est assez laborieuse. Nous prenons le temps de nous arrêter dans une
cave (manifestement réputée vu le nombre de visiteurs...) pour acheter quelques bouteilles à boire avec notre
nouvelle amie.
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lundi 28 mai (de Erick)
Muir woods and Stanton beach.
Aujourd'hui, c'est fête nationale ! le Memorial Day correspond un peu à notre 8 mai national. Les américains
fêtent leurs vétérans et honorent ceux qui ont disparu dans toutes les guerres qui jalonnent leur histoire, passée
et présente. Dans les rues des villes, la population toute entière défile aux côtés des pompiers, des amateurs de
belles voitures, des chiens, des chats ... et des fanfares locales.
Du moins, c'est ce que TY nous dit car ce matin, on a pris notre temps, on a discuté et ... on a raté la parade ! On
s'en remettra !
En lieu et place, nous partons pour une visite guidée (TY fête aussi le Memorial Day !) de la région de Millvalley,
juste au nord du Golden Gate. Première étape, le parc national de "Muir Woods" et ses séquoias géants. Nous ne
sommes pas seuls sur le sentier qui nous promène au milieu d'une végétation tout simplement ahurissante. Des
arbres comme ça (Redwoods et séquoias géants), nous n'en avons jamais vu auparavant. Si nous cherchions la
démesure de l'Amérique, nous l'avons trouvé ici, du moins à travers ses arbres !
Je confie à Alexandre toute ma surprise et mon étonnement. En bientôt 52 ans, c'est assurément la plus belle
forêt qu'il m'ait été donné de voir. J'aimerais qu'il se souvienne de ces instants privilégiés ou la nature nous
montre toute sa magnificence.
Nous quittons ensuite l'ombre des bois pour la plage de Stanton, à quelques miles de là. La route côtière
(toujours la number one) est splendide et tortueuse à souhait. Il y a également beaucoup de monde sur la plage.
Nous déjeunons (il est tout de même pas loin de 15 heures) de hot dogs et de milkshakes puis jouons les
badauds. L'eau est trop froide pour que nous envisagions ne serait-ce qu'une seconde, l'idée de nous baigner.
TY a une amie sur place ... elle nous la présente puis, par "le chemin des écoliers", nous rentrons tranquillement
à San Quentin.
Le soir, Alexandre nous gratifie d'un spectacle pyrotechnique ou presque intitulé "l'âne et le lapin". C'était
réellement jour de fête !
mardi 29 mai (de Erick)
Sur la route des parcs.
Pour aller de San Quentin à Kings Canyon, plus de 4 heures de route nous attendent. Nous prenons notre temps
ou plutôt, nous faisons en sorte qu'Alexandre termine son évaluation d'allemand afin de l'envoyer depuis le
bureau de poste, juste à l'entrée de la prison de San Quentin (très chic, non ?). Cela prend un certain temps ...
Bref, nous ne parvenons à quitter TY qu'en début d'après-midi, sans nous douter de ce qui nous attend. Un
bouchon d'enfer sur la highway, du côté de Berkeley, nous retarde d'une bonne heure, mais c’est surtout une
franche sous estimation de la durée réelle du parcours qui nous fait craindre d'arriver "hors délais" à bon port.
Après d'interminables lignes droites dans la Californie "profonde" (Hum, ces bonnes odeurs d'étables
gigantesques ou plusieurs milliers de bovins ruminent ...), le long d'immenses vergers et de vignobles, nous
arrivons vers 19 heures à Fresno, à une soixantaine de miles encore de l'entrée du parc. Ne sachant pas ce que
nous allons trouver sur place pour nous restaurer, nous dînons dans la dernière "grosse" agglomération avant de
nous lancer sur les routes de montagne, la nuit tombée. Fort heureusement, la circulation est des plus calmes et
la route, d'une qualité irréprochable, surtout pour un parcours montagneux. Nous gravissons sans faiblir les 5000
pieds de dénivelé (environ 1500 mètres) et parvenons vers 21 heures 30 à Grant Grove qui n'est pas très loin de
l'entrée du parc. Nous y avons réservé une "cabine", au milieu des arbres.
A la lueur de nos lampes de poche, nous trouvons à tâtons l'entrée de notre cabane.... et nous couchons
rapidement. Demain, il fera jour !
mercredi 30 mai (de Erick et Alexandre)
Kings Canyon & Sequoia National Parks.
Nous découvrons notre environnement, le jour à peine levé. Nous sommes au milieu de grands arbres, dans une
nature paisible et préservée. Pour la toilette nous disposons de sanitaires communs, mais pour la douche, il faut
attendre 11h et payer 4$/personne. On s'en passera !
Nous voulions randonner à pied. C'est impossible compte tenu des distances entre les sites les plus intéressants.
Nous prenons donc la voiture, ce qui est en définitive pas plus mal car Nadine se débat avec un furieux mal de
gorge qui lui occasionne régulièrement de violentes quintes de toux. Elle est "sur les genoux".
Nous commençons par rendre les honneurs au "Général Grant", le 3 ème plus gros séquoia géant du monde (le
volume de son tronc pourrait contenir suffisamment d'essence pour permettre à une voiture de faire 350 fois le
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tour de la terre !). Autour de lui, de nombreux autres redwoods et séquoias géants forment une cour
majestueuse. Nous sommes terriblement impressionnés par la hauteur et le volume de ces géants. Nous,
lilliputiens, nous attendons à tout moment à voir surgir un dinosaure de derrière cette immense végétation.
Nous sortons de Kings Canyon pour rejoindre Séquoia National Park, à une trentaine de miles de Grant Grove
(une heure de voiture environ). La vitesse dans le parc est limitée. C'est tant mieux car nous profitons ainsi d'un
paysage somptueux. Après le "Général Grant", nous rendons les honneurs à un autre illustrissime séquoia: le
"Général Sherman". Ce n'est pas le plus haut, mais c'est le plus gros du monde. Chaque année, sa pousse
représente le volume de bois d'un arbre normal de 18 mètres de haut. Les sentiers autour de ces arbres
remarquables sont également ... remarquables. Tout est fait pour faciliter l'accès des promeneurs.
De retour à notre campement, nous laissons Nadine se reposer et partons entre hommes vers le Nord de Kings
Canyon, au cœur de la Sierra Nevada. Le paysage est totalement différent. La forêt a laissé place à de grandes
falaises, à des torrents et à des cascades. Nous nous arrêtons à de multiples reprises pour profiter du panorama.
Seule la crainte de tomber en panne d'essence nous fait rebrousser chemin. La seule pompe sur notre route nous
délivre 6 gallons pour la modique somme de 25,5$.... c'est de l'usure, mais on a pas le choix (le prix moyen en
Californie est de 3, 45$/gallon soit moins de 1€ le litre).
De retour à la cabane, Nadine vient juste de se réveiller. Nous allons dîner puis envoyons quelques réponses par
mail à nos multiples lecteurs et amis. Extinction des feux à 22 heures car départ prévu tôt le lendemain matin
pour Yosemite National Park.
jeudi 31 mai (de Nadine)
Retour à Yosemite national park.
Que dire ? Les paysages de cette "incomparable vallée" sont toujours aussi étonnants et surprenants. Glacier
Point reste cette falaise abrupte et vertigineuse de 975 mètres. Les cascades sont toujours aussi belles. Les
écureuils toujours aussi nombreux, quelques biches en goguette ou en famille qui croisent votre chemin, les
oiseaux qui chantent…. Mais voilà, car il y a malheureusement un mais : Ô Valérie, si tu voyais Yosemite
maintenant après 14 ans, tu pleurerais ! Tout est organisé, tout est balisé, même les randonnées. Il y a des
shuttles (navettes) pour les cascades, pour aller d'un village à un autre. Disparus nos jolis cabanons en rondins,
remplacés par des tentes d'un rustique à souhait (rien à voir avec les photos du site officiel !) ou alors par des
petits chalets en bois à étage avec balcon pour ceux qui pensent devoir dépenser 250 à 300$ pour la nuit ! Juste
une petite précision : notre tente dans laquelle nous avons dû faire notre lit avec une ampoule en prime, nous
coûte la modique somme de 99$ sans petit-déjeuner !! Notre charmant et magnifique Yosemite Lodge (belle et
grande demeure au milieu d'un parc qui n'est plus et a été remplacée par un complexe sans aucun ... mais alors
absolument aucun charme). Et voilà où je voulais en venir : Yosemite est victime de son succès. Du reste, ce
matin en arrivant dans le parc, nous roulions à la queue leu leu jusque dans la vallée. C'était un signe. Tant pis, je
ne pouvais pas faire autrement que comparer, mais Erick approuve mes observations. Le site est beau, mais
surpeuplé et doit forcément être encadré. A ce point, c'est devenu insupportable. Demain nous partons tôt le
matin pour traverser le parc d'est en ouest et en sortir par Tioga Pass avec au programme : Bodie, Mono Lake et
enfin notre étape à Bishop, avant d'attaquer la vallée de la Mort.
vendredi 1er Juin (de Erick)
Nuit d'enfer et traversée paradisiaque du parc de Yosemite.
Curry village, dans Yosemite valley ... Vous me la copierez ! Y'a comme du "foutage de gueule" de la part de
l'organisme qui s'occupe des hébergements dans les parcs nationaux. 100$ pour revivre en famille et 30 ans
plus tard, les délices du service militaire (que je n'ai pas fait) .... J'aurais pu me fendre d'un nouveau "coup de
gueule" ... mais faut pas abuser !
Je résume: On vous attribue une tente au carrefour des circulations dans le camp (480 tentes et cabanes) ; on
doit faire son lit ; on doit supporter le va et vient des occupants des tentes voisines jusqu'à une heure avancée de
la nuit (de leurs lampes torches également); on profite des phares des voitures arrivant sur le parking ; on vous
inflige le bruit du générateur qui ronronne toute la nuit ; on vous impose des contraintes draconiennes pour le
stockage de la nourriture (à cause des ours) ... et pour finir, on grelotte au petit matin, car le chauffage dans la
tente ne fonctionne pas et que les deux couvertures attribuées à chaque lit sont très fines et … pleines de trou.
Bref, on a mal dormi et on a l'impression d'avoir été pris pour des gogos !
Notre conseil, si vous voulez un jour venir dans cette "usine à touristes". Prévoyez un budget "hébergement"
conséquent (et réservez longtemps à l'avance) pour vous éviter les désagréments du touriste de base. Ou alors,
ne faites que passer dans Yosemite vallée et évitez Curry Village... l'endroit où on vous envoie lorsqu'il n'y a plus
de place ailleurs, ce qui était bien entendu notre cas.
Heureusement, la traversée du parc, d'Ouest en Est a compensé les désagréments de notre courte et
inconfortable nuit. Réveillés à 5h 45, nous avons vite plié nos bagages, absorbé un rapide café et pris la route de
Tioga Pass sur le coup de 7 heures ... Un pur enchantement !
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Pêle-mêle sur notre route: des ours (2), des marmottes, des lacs, des forêts et des paysages d'une variété
extraordinaire selon l'altitude. Nous grimpons jusqu'à plus de 9000 pieds (2900 mètres) à l'entrée Est du parc.
Impossible de décrire toutes les images qui s'offrent à nos yeux... et rien que ça ... Ça valait le déplacement.
Mono Lake & Bodie.
Franchi le col de Tioga Pass, c'est par une vertigineuse descente que nous quittons la Sierra Nevada. Sur une
route très large et en excellente état, nous dévalons comme sur un toboggan ... Il n'y a qu'à "laisser aller". En une
dizaine de minutes, nous arrivons dans la vallée juste au dessus de Mono Lake. La vision est superbe, car le
paysage est franchement différent. Nous ne sommes plus très loin des zones arides et désertiques du Nevada.
Le lac n'est pas en très grande forme depuis que la ville de Los Angeles a décidé, il y a plus de 40 ans, de capter
certaines des sources qui l'alimentent. Son niveau a fortement baissé. Nous faisons halte sur une aire-panorama
où l'on peut mesurer la dégradation depuis le début des années 1930. Heureusement, la situation a été reprise en
main et le niveau du lac est en train de remonter. Il est déjà supérieur à celui que Nadine avait constaté lors de
son séjour en 1993, mais il faudra encore une quinzaine d'année pour qu'il atteigne le niveau de 1959, l'objectif
visé.
En remontant au nord de Mono Lake, nous nous dirigeons vers Bodie que nous atteignons au terme d'une longue
route en terre. Nous sommes au milieu de nulle part, dans une ville fantôme désertée par ses habitants en 1880.
Bodie, c'est une ville fantôme du temps de la ruée vers l'or, comme un mirage auquel on ne s'attend pas et qui
surgit sous vos yeux au détours d'un vallon.
L'état de Californie qui gère le site a eu quelques bonnes idées. Cacher le parking des visiteurs derrière une
colline. Laisser le site en l'état ou presque, c'est à dire en ne restaurant que les bâtiments qui menaçaient de
tomber. Quelques toitures ont été refaites pour éviter des dégradations supplémentaires et ça et là, comme si rien
n'avait jamais bougé, des ustensiles et objets de l'époque ont été savamment abandonnés, dans un émouvant
capharnaüm. Un petit musée est même installé au cœur de la ville.
Main street, Prospect street, Bonanza street ... Nous passons un long moment à flâner dans les rues de la "ghost
city", à la recherche d'un passé que nous ne connaissons que par les westerns de notre enfance. Notre
imaginaire travaille "à fond".
En milieu d'après-midi, nous quittons Bodie en direction de Bishop où nous attend un hôtel que l'on sait
beaucoup plus confortable et accueillant que le campement de Curry village. Nous déjeunons vers 15h30 et
prenons possession de notre chambre pour une fin d'après-midi de détente à notre avis bien méritée.
samedi 2 Juin (de Nadine & Erick)
De Bishop à Stovepipe Wells - Death Valley.
Courte étape de 130 miles pour dormir au cœur de la vallée de la mort. Ce matin, nous avons pris le temps de
mettre le site à jour, de donner quelques divisions à faire à Alexandre, de passer par une "typical american
laundry" et d'aller poster une lettre de réclamation à Holiday Autos.
Le temps aussi de s'arrêter dans un tout petit supermarket de campagne pour y déjeuner en compagnie de "la"
shérif du county" et de quelques cow boys sans colts ni éperons.
La route vers Death Valley est comme nous nous y attendions ... désertique et magnifique. Contrairement à ce
que nous imaginions, nous traversons des paysages très montagneux et non une vaste plaine balayée par les
vents. Nous montons de 2000 pieds puis redescendons de 4000 pour finalement arriver à Stovepipe Wells au
niveau de la mer (Sea elevation).
L'endroit a quelque chose de magique. Nos repérages par Google Earth (36°36'22.28"N - 117° 8'47.46"O) nous
l'avait plus ou moins montré. On est au milieu de nulle part ; des dunes de sable agrémentent le paysage à l'Est
alors qu'à l'Ouest une chaîne de montagnes ferme la perspective. Entre, il n’y a que le désert de rochers et
d'épineux.
Il est 3 heures de l'a/midi et il fait très chaud : 106° F soit près de 41° C. En début de soirée, on atteindra même
108° sur le thermomètre de la voiture. Une chaleur étouffante, mais supportable, d'autant que l'hôtel dispose
d'une piscine non chauffée ! (le record de température à Death Valley est de 134° F).
L'accueil des quelques habitants du hameau (difficile de parler d'un village !) est charmant. Il y a un "store", un
"saloon", un restaurant, un poste de rangers et une petite station d'essence. Nous lézardons jusqu'à l'heure du
dîner avant de tenter un "sunset" sur les dunes. Malheureusement, le coucher de soleil ne nous a pas attendu et
nous arrivons un peu tard. Tant pis, c'était beau quand même. Si on se réveille demain, un peu avant 5:30 du
matin, nous tenterons cette fois le "sunrise".
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dimanche 3 Juin (de Erick)
De Stovepipe Wells (Death Valley) à Las Vegas (Nevada).
Aujourd'hui c'est la fête des mères (en France). Nadine a droit à deux parts de "désert" ... Petit cadeau
supplémentaire pour elle, je pars à 5 heures dans les dunes faire quelques photos du "sunrise". Le soleil apparaît
au-dessus des montagnes vers 5:45 mn ! Ca valait le coup d'attendre.
Pour rejoindre Las Vegas dans les temps (restitution du PT Cruiser avant 17 heures oblige), nous poursuivons
notre traversée de Death Valley en faisant quelques impasses sur des sites réputés "à voir". Nous zappons
également l'oasis de Furnace Creek pour un stop à Zabriski point et un aller-retour à Dante's View. Dans les deux
cas, nous ne le regrettons pas ... le spectacle est "d'enfer" ! Nous bénéficions d'une belle journée et la
température extérieure n'est que de 105° F (42° C).
Emerveillés par les paysages que nous venons de traverser, la mémoire marquée à jamais par les formidables
images qui s'y sont gravées, nous atteignons en moins de deux heures la capitale des jeux : Las Vegas. Comme
on est dans les temps, on s'offre les embouteillages du "Strip", autrement dit le « Las Vegas Boulevard ».
Alexandre n'en croit pas ses yeux. Arrivé à l'hôtel, il passera un long moment à la fenêtre pendant que je vais
rendre la voiture de location au MIRAGE, un autre hôtel-palace, deux blocs plus loin. (la suite page suivante)
dimanche 3 Juin (de Erick)
Arrivée à Las Vegas ... suite.
Le NEW FRONTIER est un hôtel standard pour Las Vegas. On accède au lobby en traversant la salle des
ème
machines à sous et des jeux, dans une ambiance western. Notre chambre, au 7
étage, est spacieuse et donne
sur le "strip" dans une zone où se construisent encore de nouveaux hôtels. Pendant qu'Alexandre et Nadine vont
se rafraîchir à la piscine, j'essaye de me connecter à Internet pour réserver un vol au-dessus du Grand Canyon et
mettre le site à jour. Aussi bien dans la chambre que dans le business center, ça ne fonctionne pas. On est bien !
Heureusement ... il y a le téléphone ! Nadine négocie nos billets pour le lendemain : 3 "aller-retour" hôtel + 55 mn
de vol au-dessus du Grand Canyon pour 290$ au lieu des 400 et quelques annoncés au bureau de tourisme de
l'hôtel. Je sais pourquoi je l'ai épousée ! En fin de journée, nous attendons que la température baisse pour aller
dîner et déambuler sur le "strip". Douce illusion, il fait toujours aussi chaud et il y a une foule impressionnante. En
attendant le spectacle des pirates au TREASURE ISLAND, nous longeons les canaux de Venise au VENITIAN ...
dans l'air conditionné.
lundi 4 Juin (de Erick)
Survol du Grand Canyon.
La météo de ce lundi matin, sur Las Vegas, n'est pas encourageante. Pour autant, la température extérieure n'a
pas baissée. Dans ces conditions, nous nous demandons si le vol au dessus du Grand Canyon vaudra le coup.
La navette de la société "Papillon" doit nous prendre à 13h 05, devant l'hôtel. Pendant que Nadine et Alexandre
font "chaise longue" à la piscine, je m'active pour trouver une connexion Internet dans l'hôtel. Le Wifi ne
fonctionne pas dans la chambre ni dans le "business center", mais au bord de la piscine ! L'accès est payant et
qui plus est, à un prix démesuré. Je prépare mes mails et la mise à jour du site, je me connecte et j'envoie. Je
réserve également nos billets de bus pour l'étape du 20 juin: Seattle - Vancouver. Comme il me reste un peu de
crédit- temps et j'en profite pour skyper avec mes parents et ma sœur, du côté de Nice.
A l'heure dite, le "shuttle" passe nous prendre devant l'hôtel et nous filons vers l'aérodrome de Boulder où sont
basés les "Papillons" (30 minutes de bus). Tout est très "pro", très organisé et sans trop de temps morts. Nous
recevons nos cartes d'embarquement (chacun à une fenêtre) et à 14h 30 précises, nous décollons pour un vol
d'une heure au dessus de la "rim south" (la gorge Sud) du grand Canyon. Alexandre a droit à une "mention
spéciale". Les pilotes lui ont donné un casque branché sur leur propre intercom et il peut ainsi suivre toute la
phase de préparation et de décollage, comme s'il était au commande.
L'avion de 10 places est à moitié plein (ou vide ...). c'est un bi-moteur Twin Hotter spécialement aménagé pour le
survol du Grand Canyon. Nous longeons tout d'abord le lac Mead et son barrage (Hoover Dam) puis nous
dirigeons vers Grand Canyon. Nous sommes au dessus de l'état d’Arizona. Dans nos casques, nous avons droit
à des commentaires en français, prolongés par une musique d'ambiance à la mesure du panorama qui s'offre à
nos yeux. Nadine photographie et moi je filme avec mon nouveau caméscope à disque dur venu tout droit de
France (merci MH). Le ciel est un peu couvert, relativement clair, mais des bourrasques de vent compliquent la
tâche des pilotes (qui y sont habitués) et plus encore la mienne. Difficile dans ces conditions de faire des plans
stables ou de zoomer. Quoi qu'il en soit, nous profitons à 200% de ce que nous voyons. C'est grandiose,
démesuré, en un mot : époustouflant !
De retour à l'hôtel, nous récupérons de nos émotions puis en début de soirée, repartons arpenter le "Strip". Pour
notre dernier soir à Vegas, nous dînons d'une bonne viande au "Flamingo", regardons les jeux d'eau du
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"Bellagio", nous ébahissons des décors du "Caesar palace" et finissons par une virée dans le "Paris"... ou les
"ricains" ont condensé leur vision de la France. Sans commentaires !
Tiens, pour les initiés, l'hôtel "Aladin" a changé de nom. Il s'appelle désormais le "Planète Hollywood". Est-ce la
guerre en Irak qui est cause de cette transformation ou tout simplement la loi du marché (tout s'achète et tout se
vend ...). C’est une bonne question !
En touristes peu et même pas du tout accros aux jeux des casinos, nous partageons une impression très mitigée
sur le sens de cette ville anachronique, plantée dans un désert et où seul le plaisir semble être sa raison d'exister.
Pour ma part (c'est mon 3ème séjour), je "la sens moyen -moyen" .....
Un peu avant minuit, les arpenteurs que nous sommes regagnons l’hôtel, fourbus et satisfaits d'avoir vu de nos
propres yeux la démesure sur terre.
mardi 5 Juin (de Erick)
Leaving Las Vegas to Zion National Park
Nous toussons tous les 3 (pas trop tout de même). Le chauffeur de taxi (un homme de 70 ans ...) qui nous
conduit à l'agence de Cruise America pour récupérer le camping-car, nous dit que notre toux n'est pas due aux
changements de température et à l'air conditionné, mais est une forme d'allergie à la pollution qui règne sur Las
Vegas. C'est vrai qu'aujourd'hui, l'air est particulièrement troublé dans le désert .
Nous quittons la ville sans regrets, conscients de ne pas avoir tout vu ou tout fait, mais suffisamment pour s'en
être fait une idée.
Chez Cruise America, nous avons droit à une séance de vidéo (en français) pour nous présenter le Camping car
et ses modalités d'utilisation puis un tour d'inspection avec "jeu de questions - réponses" sur tout ce qui nous
semble pas clair. En définitive, c'est assez simple !
Vers 14 h, nous quittons l'agence et commençons par faire des courses alimentaires au supermarché du coin.
Les courses sont d'autant plus simples qu'avant de partir, un couple d'autrichiens qui rendait son véhicule nous
propose de récupérer du matériels et des provisions non utilisés. Nous dédommageons nos donateurs et Nadine
en profite avec plaisir pour cultiver un peu son allemand.
La conduite du Camping-car est assez particulière, il faut s'adapter à la longueur du véhicule, à son poids et
surtout à l'importante prise au vent qui parfois déstabilise sa conduite. Et aujourd'hui, comme dit plus haut, il y a
beaucoup de vent !
Avec prudence, nous abordons les premiers kilomètres et nous engageons sur l'Interstate 15 (la Highway des
"vétérans" !!!!) en direction de St George, à 100 miles de Las Vegas et quelques 30 autres du parc naturel de
Zion, notre première étape.
L'aventure motorisée commence ... à nous les grands parcs !
mercredi 6 Juin (de nous trois)
Zion National Park.
En arrivant dans l'UTAH nous perdons une heure par rapport à la Côte californienne et au NEVADA. Notre
première nuit à bord du camping-car a été très agitée. De violentes bourrasques de vent ont transformé notre
véhicule en bateau ivre. Après avoir remis le camping-car en configuration routière, nous partons pour Zion à une
vingtaine de miles. L'accès au parc est très réglementé. Nous laissons notre véhicule au "visitor center" et
empruntons une des navettes qui toutes les 6 minutes remonte le Canyon de Zion. Le spectacle est tout de suite
saisissant. Encore une fois, difficile de montrer en photos la beauté et la diversité des paysages. Nous effectuons
une randonnée de deux heures jusqu'à "Emerald Pool", une piscine naturelle qui se déverse ensuite en cascade
jusqu'à la "virgin river", à l'origine de l'érosion de l’ensemble du massif. Malheureusement, les cascades sont peu
abondantes. La randonnée est toutefois très agréable, même si par moment des rafales de vent nous frigorifient.
Nous ne souhaitons pas nous attarder à Zion et privilégions la visite de Bryce Canyon à 80 miles de là, visite que
nous prévoyons demain. Nous reprenons donc la route dans l'après-midi et empruntons un petit tunnel de 1, 8
kms, percé il y a 77 ans pour relier en direct Zion à Bryce Canyon. Vue l’étroitesse du tunnel, notre camping-car
ne peut rouler qu'au milieu, sous la surveillance très stricte des rangers. A la sortie, c'est un tout autre paysage
qui se développe sous nos yeux et c'est absolument "magique". De toutes nos forces nous essayons d'imprimer
dans nos mémoires ce que nous voyons, car nous savons que c'est réellement exceptionnel et nous souhaitons
vraiment le raconter à notre retour. Nous poursuivons notre route jusqu'à Hatch, également à une vingtaine de
miles de Bryce Canyon et trouvons une température presque hivernale. A un moment, nous aurons même droit à
une averse de pluie givrante. Il est 17 heures, nous nous installons au campground et prenons nos quartiers pour
la nuit.
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jeudi 7 Juin (de Erick)
Bryce Canyon National Park.
Après une nuit encore difficile en raison du froid qui règne sur le plateau de Hatch (on n'a même pas eu l'idée de
monter le chauffage alors que l'on était raccordé au réseau électrique du camping....) nous petit-déjeunons
copieusement au restaurant voisin : le "Cactus cowboy". Oeufs, bacon, toasts et pancakes avec sirop d'érable
plus café à profusion, le bonheur, quoi !
Réveillé un peu plus tôt, j'ai eu le temps de nous concocter un "trek" de derrière les fagots. Nadine et Alexandre
vont se régaler. Au choix: 6, 8 ou 11 kilomètres dans des paysages que je sais d'avance magnifiques.
Nous n'avons plus que quelques miles à parcourir pour arriver à l'entrée de Bryce Canyon. Sur notre chemin,
nous faisons tout de même un arrêt-photo à "Red Canyon" qui comme son nom l'indique, est un canyon .... tout
rouge ! Un avant-goût de ce qui nous attend.
Avant même l'entrée du parc, nous garons le camping car sur une vaste aire de stationnement, à Ruby's Inn et
empruntons la navette qui dessert "Bryce Amphiteater Region", la partie la plus visitée du site. Nous montons
jusqu'au terminus (8300 pieds) et entamons notre randonnée dans une symphonie de "Ha et de Ho"
d'émerveillement!
A chaque point de vue, à chaque virage, à chaque changement de lumière ou passage nuageux, nous sommes
littéralement saisis par la beauté de ce que nous voyons. Jamais, je l'avoue, je n'aurais pensé pouvoir contempler
de tels tableaux... Nadine et Alexandre sont également stupéfaits par ce spectacle fabuleux de la nature et, avec
le recul, la visite de Zion nous apparaît nettement plus fade. Difficile de ne pas user de superlatifs tant nous
sommes étonnés.
Alors, pour ne pas verser dans une prose dithyrambique, j'arrête là et vous renvoie à la rubrique "Coup de coeur"
ainsi qu'à l'album photo qui ne contient que quelques uns des 170 clichés réalisés ce jour et que nous ne
sommes pas parvenus encore à classer.
Après 3 heures 30 de balade en plein bonheur, nous nous offrons une dernière séance de cinéma au "visitor
center" afin de voir sur écran ce que nous n'avons pu voir de nos yeux puis reprenons la navette et notre camping
car en direction de Cannonville, à une quinzaine de miles de Bryce. Nous y avons réservé le matin même un
emplacement pour la nuit. Demain, nous poussons vers "Capitol Reef".
vendredi 8 Juin (de Nadine et Erick)
De Cannonville (sortie de Brice Canyon) à Capitol Reef.
La journée commence bien. La réceptionniste du camping se charge de nous réserver des emplacements pour
nos trois prochaines étapes à Hanksville (à la sortie de Capitol Reef) et à Moab (entre Arches et Canyonlands).
Nous voilà parés pour le week-end. Elle nous conseille également un arrêt dans un petit restaurant à une
quinzaine de miles d'Escanlante : vous verrez, nous dit-elle, "it's a huge landscape" ! Nous suivons ses conseils
et déjeunons dans un endroit enchanteur (coup de cœur de Nadine).
Sur la route de Capitol Reef, nous avons également prévu une étape peu après Boulder (Utah), à Coombs, un
site historique d'habitat ANASAZI remontant au XVIIème siècle. Nous visitons les vestiges mis à jour en 1958 et
dans le musée, nous regardons une vidéo retraçant l'histoire des premiers peuplement d'indiens natifs
d'Amérique. Intéressant, mais sans plus !
Puis, comme nous l'avions prévu, nous ne faisons que traverser le parc national de Capitol Reef en nous arrêtant
ici et là, au gré des paysages qui s'offrent à nos yeux. Tout comme notre itinéraire d'approche, ils sont
extrêmement variés. Il y a bien sur les immenses mégalithes rouges et le monumental mesa de "Cathedral
Valley" qui se dessine au loin, mais aussi des canyons ocres et gris, des murailles ornées de pétroglyphes, des
collines sableuses et ondulées sous l'effet du vent. A chaque tournant ou presque, la route nous réserve de
nouvelles surprises.
Vers 18:30 heures nous atteignons notre lieu d'étape : Hanksville et un campground tout ce qu'il y a de plus
simple. On s'installe pour la nuit. Demain, nous prévoyons de partir tôt pour franchir les 100 miles qui nous
séparent encore de Canyonlands, près de Moab, une visite qui s'annonce prometteuse.
samedi 9 Juin (de Erick)
Visite de Canyonland et arrivée à Moab.
La journée commence bien avec un bon petit déjeuner au restaurant du campground: oeufs au plat, bacon et
pancakes. Elle se poursuit moins bien avec une erreur d'itinéraire (on était sûrement pas encore bien réveillés!).
Nous partons au Sud ... alors que nous devions aller au Nord, en direction de Green River et de la highway 70, à
environ 45 miles de là. Heureusement, nous nous en rendons compte assez vite (après 6-8 miles tout de même).
De nouveau sur le droit chemin, nous découvrons une route assez monotone. Ce ne sont que de longues lignes
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droites, à travers des paysages peu vallonnés et toujours désertiques. Malgré le relief, le Camping car tient bien
ses 65 miles en vitesse de croisière.
Nous faisons un arrêt "ravitaillement" (alimentaire) dans une petite épicerie, à Green River, puis poursuivons en
direction de Canyonlands, à encore une bonne heure de route de là.
Au "visitor center" du parc national, nous nous informons sur les différentes randonnées réalisables dans l'aprèsmidi. En fonction du soleil, nous optons pour une découverte de la partie Est du parc, de toute façon la plus
remarquable à voir. Nous sommes au dessus de canyons impressionnants, à hauteur de "mesas" (plateau
pierreux) également gigantesques. Au bout de la route, depuis Grand View Point, nous partons pour une
randonnée d'une heure et demie, jusqu'à un point de vue sur le Sud du parc, sur le mesa "White Crack" et sur
une zone désertique baptisée "The maze". La vue est remarquable. Au loin on devine le confluent du Colorado
avec la "Green River".
Sur le chemin du retour, nous marquons quelques arrêts ici et là pour contempler les formidables paysages
signalés et effectuons encore une petite marche jusqu'à Mesa Arch, la seule arche naturelle de ce parc en
attendant celles (beaucoup plus nombreuses et réputées) d'Arches Nat. park.
Il est 17 heures lorsque nous arrivons à Moab où nous avons réservé un emplacement pour 2 nuits dans le
Campground KOA, à la sortie sud de la ville. En traversant la petite cité, on se croit vraiment en plein Far West
.... Version 2007! Le tourisme est passé par là et les hôtels de chaîne (Comfort Inn, Days Inn, Super 8) ont
remplacé les saloons et les petits commerces de l'époque.
Nous apprenons qu'il y a un rodéo le soir même, non loin de notre terrain de camping. Nous décidons d'y assister
car pour nous ce sera une grande première. Effectivement, Alexandre se régale au spectacle des cow boys
intrépides qui tentent de monter des chevaux sauvages et des taureaux furieux ou d'attraper au lasso des veaux
et des vachettes lancés à tout allure (voir son coup de cœur). Pour Nadine, le spectacle est aussi bien sur la piste
que dans les tribunes (on est dans l'Amérique profonde ...). Quand à moi, j'utilise le caméscope pour tenter,
malgré un éclairage minimal, de rendre ultérieurement par l’image nos impressions de spectateurs néophytes.
dimanche 10 Juin (de Erick)
Visite de Arches National Park.
Journée d'élections législatives en France, demi-journée de repos pour nous.... Levés tard, nous avons passé la
matinée à discuter sur Internet (via Skype) avec les uns et les autres. Ma sœur Catherine depuis Rome, TY (la
"sœur américaine" de Nadine) depuis San Francisco, nos amis Desmars depuis Nantes et pour finir, mes parents
et ma sœur Viviane depuis l'Allemagne. On ne s'en étonne même plus, mais il y a tout de même quelque chose
d'un peu hallucinant à converser tout en se voyant, depuis un camping car planté au milieu de l'Utah, avec amis
et famille répartis aux quatre coins du monde.
Au programme du jour donc, la seule visite d'Arches National Park, à quelques miles à peine de Moab où nous
sommes arrivés hier en fin d'après-midi. Objectif, se promener dans le parc en milieu et fin de journée afin de
saisir les nuances du soleil du soir sur la pierre rouge des arches... On nous a promis que c'était beau. Et
effectivement, ça l'est !
Nous faisons également le choix de traverser tout le parc pour faire une randonnée de plus de 4 heures à partir
de "Devils trailhead", sur des chemins où l'on voit un certain nombres d'arches parmi les plus belles ( (Skyline
Arch, Landscape Arch, Tunnel Arch, Double O Arch, Wall Arch, etc.) Nadine souffre toujours de sa cheville (cf.
épisode à San Diego), mais elle endure la balade qui par moments n'a rien d'une promenade de santé. Chemins
pierreux, sableux, escalade sur des rochers… Il fait très chaud et malgré la provision d'eau emportée, nous
sommes assoiffés lorsque nous retrouvons notre camping-car vers 20h. Heureusement, le frigo et le congélateur
sont bien remplis.
Sur le chemin du retour, nous faisons encore plusieurs arrêts pour profiter des lumières du soleil couchant. Par
instant, c'est magique, mais je me demande si nous apprécions tout cela à sa juste valeur. La visite de Bryce
Canyon est encore très fraîche dans nos mémoires et nous rend "difficile" quant à l’appréciation de la beauté des
autres sites que nous traversons. Le temps passant remettra sûrement les choses à leurs justes places.
De retour à Moab vers 21h, nous tentons un "Chinese buffet".... sans buffet, mais avec des portions
gargantuesques dans nos assiettes. Nous avions faim après les 4 heures de trekking, mais nous repartons tout
de même avec un gros "doggy bag" tant nos assiettes étaient remplies. Une bonne douche en arrivant au
Campground et pendant que je mets le site Web à jour, Nadine et Alexandre se couchent sans demander leur
reste. Demain, nous nous levons assez tôt (7h30) car nous avons une longue étape pour arriver près de Dinosaur
National Monument, dans le Colorado.
lundi 11 Juin (de Erick)
De Moab à Vernal, à l'entrée de Dinosaurs national monument.
212 miles au compteur du camping-car en deux ½ étapes pour rallier Moab à Vernal, au nord de l'Utah. Une
journée de liaison avec arrêt à Price pour ravitaillement. Demain, nous prévoyons de visiter Dinosaur National
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Monument dans la matinée, ce qui sera à priori suffisant car le visitor center est en travaux et la principale
exposition d'ossements de dinosaures n'est plus visible. Nous devrons donc nous contenter d'une petite balade
sur les lieux de fouilles puis nous "filerons" vers Boulder, dans le Wyoming. Nous n'aurons pas de trop de l'aprèsmidi pour parcourir les 180 miles annoncées.
mardi 12 Juin (de Erick)
Dinosaur National Monument & arrivée dans le Wyoming.
En prévision de la longue route qui nous attend, nous nous levons tôt et arrivons sur le site de Dinosaur National
Monument sur le coup de 9 heures. Comme précisé dans le carnet de bord de la veille, le Visitor Center est en
pleine reconstruction. Le parc qui est à cheval sur l'Utah et le Colorado est très étendu, mais comme on le
craignait, il propose peu de choses à voir, du moins pour le moment. Aussi, à partir du centre d'accueil provisoire,
nous parcourons à pied un court sentier qui nous permet de voir "in situe" quelques fossiles d'os de dinosaures,
de tortues ainsi que des morceaux de bois pétrifiés et des pétroglyphes. Peu de chose en vérité, car le site a été
fouillé de fond en comble par des paléontologues qui travaillent maintenant en laboratoire. Nous sommes un peu
déçus de notre visite, mais étant venus jusque là, il fallait bien la faire.
Il est donc à peine 11 heures lorsque nous prenons la direction du parc de Yellowstone, objectif important pour
nous et que nous comptons atteindre, compte tenu de la distance, en 2 étapes. Pour aujourd'hui, nous avons
prévu d' aller jusqu’à Boulder (Wyoming), à près de 180 miles de notre point de départ.
En fait, nous ferons mieux que ça et arriverons aux portes de Jackson Hole et du Grand Teton National Park en
fin d'après-midi.
Sur notre itinéraire (highway 191), les paysages qui se succèdent sont très différents. Pour quitter l'Utah, nous
grimpons à vitesse réduite plusieurs cols de haute altitude (du moins pour les USA), dans Aschley Nat. Forest,
puis dévalons les gorges de Flaming pour arriver sur un barrage (le Flaming Gorge Dam, construit en 1964) où
Alexandre a droit à un cours magistral sur la production hydroélectrique. Le sujet le passionne, mais le frustre
également, car il est impossible de visiter le barrage et même de passer à pied dessus. L'un des 2 shérifs de
faction dans son véhicule rapplique dès qu'il nous aperçoit nous en approcher de trop près. Les USA sont en
guerre, faut-il le rappeler.
De notre entrée dans le Wyoming et jusqu'à notre descente rapide sur Rock Springs, nous roulons sur un haut
plateau, à plus de 8000 pieds (2400m) d’altitude. A l’évidence, les conditions de circulation en hiver sont ici très
difficiles car la route est presque continuellement bordée de "pares-neige". C'est long et monotone, mais en
même temps très spectaculaire.
Redescendus dans une vallée et passée la ville de Rock Springs, nous abordons les grandes plaines du
Wyoming. Le mot n'est pas vain. C'est immense et sans fin. La route monte légèrement et en permanence, le
long de pâturages où paissent de rares troupeaux de bovidés.
Les campgrounds repérés sur la route, à Boulder puis à Pinedale ne nous inspirent pas. Comme il est encore
assez tôt (16h), nous décidons de poursuivre et de tenter notre chance au KOA de Hoback Junction, à une
douzaine de Miles au Sud de Jackson Hole. Les cimes enneigées des Rocky Mountains (les Rocheuses) que
nous apercevions déjà depuis plus de 100 miles sont à notre portée. Le paysage change radicalement. Nous
longeons la Hoback River dans une ambiance plus proche de celle du Montana. C'est très vert, très vallonné ...
en deux mots : très beau !
Nous obtenons un emplacement au "Snake River Park", au bord de la rivière du même nom. Il est 18 heures...
nous avons parcouru 270 miles aujourd'hui (434 kilomètres), mais demain, nous aurons ainsi plus de temps à
consacrer à la visite de Jackson Hole et du parc de Grand Teton, avant d'arriver en fin de journée à WestYellowstone où nous avons pris la peine de réserver un emplacement pour les 3 nuits suivantes.
mercredi 13 Juin (de Erick)
Jackson Hole - Grand Teton Nat. Park et Arrivée à Yellowstone.
Nous quittons les bords de la Snake River vers 10h30 pour parcourir les 12 miles qui nous séparent de Jackson
Hole, première étape de notre journée. La petite ville, au demeurant station de sports d'hiver huppée, a conservé
un petit côté "Far West"...mais en plus "kitsch" (voir les photos). Pour autant, elle est agréable à parcourir. Nous
visitons un musée unique en son genre: "Le Ripley's - Believe it or not !", une drôle de collection d'objets et
d'évènements extraordinaires rapportés par un journaliste - illustrateur et explorateur du début du 20 ème siècle :
Robert Ripley. La visite n'était pas indispensable.... mais cela nous changeait des cailloux et des pétroglyphes.
Nous déjeunons sur place puis, sur les conseils d'une habitante de Jackson Hole, nous nous rendons à l'entrée
Sud du parc de Grand Teton pour une balade de 2h30 autour de 2 charmants lacs: Taggart & Bradley lakes. Les
rangers nous invitent à faire très attention car des ours rodent dans le parages et pas plus tard que la semaine
dernière, ils ont dévoré ... les provisions de randonneurs inconséquents ! Hélas, d'ours nous ne verrons même
pas le bout d'une oreille, même si parfois des effluves sauvages nous remontent aux narines.
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De Grand Teton jusqu'à l'entrée Ouest de Yellowstone où nous avons prévu de séjourner, il y a encore trois
bonnes heures de route et la traversée du parc à faire, à la vitesse limitée de 45 miles à l'heure, parfois même à
25 (45 kms/h). Dans la partie Sud de Yellowstone, les paysages sont magnifique et étranges. De nombreux
arbres morts jonchent le sol, comme si une pluie acide les avait décimés. C'est très impressionnant et on se
promet de demander à un ranger l'origine de ce phénomène. Longeant la zone des geysers de Old Faithful que
nous reviendrons visiter demain, nous attribuons ce que nous venons de voir sur le compte des vapeurs acides
envoyées dans l'atmosphère par les geysers. Wright or wrong ... May be !
Sur les quelques 80 miles (110 kms) qui nous conduisent jusqu'à notre lieu de campement, nous croisons
également quelques beaux spécimens de la population locale: des bisons et des cerfs qui paissent tranquillement
aux bords de la route (quand ils ne la traversent pas) ou qui se rafraîchissent dans les eaux des différentes
rivières qui baignent le parc. C'est la fin de la journée (il est pas loin de 20 heures) et "la bête sort du bois" ! Dans
un dépliant remis à l'entrée du parc, on nous annonce que chaque année, une centaine d'animaux, ours, bisons,
élans, cerfs, loups, etc. sont tués lors de collision avec les véhicules des visiteurs. On redouble de prudence,
même si on est pressé d'arriver car la journée a été longue.
Surprise, lorsque nous arrivons à West-Yellowstone, nous quittons l'état du Wyoming pour entrer dans celui du
Montana qui fait ici une légère incursion vers le Sud. C'est un état de plus à notre "palmarès" ! Le campground
KOA où nous avons réservé un emplacement pour 4 nuits est très vaste ... et très cher, mais on a de l'eau, de
l'électricité et une "mauvaise" connexion wifi. A l'heure du bilan de notre expérience en camper van, nous vous
ferons part des "plus et des moins" de ce genre de moyen de déplacement dans un pays comme les USA.
jeudi 14 juin (de Erick)
Old Faithfull et les Geysers de Yellowstone.
La randonnée d'hier dans Grand Teton puis l'arrivée dans le Parc National de Yellowstone nous avaient fatigué.
Très sagement, nous nous sommes accordés une demie-journée de repos !
En début d'après-midi, nous effectuons un retour d'une trentaine de miles sur notre trajet de la veille pour aller à
Old Faithful, lieu de notre rendez-vous avec les geysers du parc. Pour la petite histoire, il faut savoir que le parc
de Yellowstone concentre, à lui seul, plus de la moitié des geysers recensés à travers le monde.
Un ranger nous explique pourquoi tant d'arbres sont au sol ou debout, mais morts: outre les vapeurs acides des
geysers qui "tuent les arbres", ce triste spectacle est avant tout la conséquence d’un immense incendie qui a
ravagé le parc en 1998.
Pour aujourd'hui, nous avons de la chance (une fois de plus ...) car en arrivant, le jaillissement du Old Faithful
geyser qui peut parfois atteindre 60 mètres de haut, est imminent. Même si le phénomène se produit à intervalle
régulier (actuellement toutes les 97 minutes), il est parfois capricieux. Sur place, une foule déjà dense occupe les
bancs installés en demi-cercle et à distance respectable du geyser le plus célèbre du monde. Avant d'être naturel,
le phénomène est aussi "people".
Nadine est chargée de faire les photos (toutes celles du jour d'ailleurs, dont vous pouvez admirer quelques unes)
pendant que je m’occupe du caméscope. Le spectacle est en effet magique. Nous avons droit à un jet d'une
bonne vingtaine de mètres, loin du record certes, mais suffisant pour nous permettre de pousser des "HA"
d'admiration (les "HO" étaient également possibles !).
Nous nous rendons ensuite sur plusieurs autres sites voisins où surgissent des geysers (beaucoup plus petits) et
où les vasques qui les entourent prennent des couleurs irisées et surtout très variables selon l'ensoleillement et
l'heure de la journée. "Black sand basin", "Biscuit basin", "Midway geyser basin" avec le "grand prismatic spring"
et "Lower geyser basin" .... Une nouvelle fois, nous ne sommes pas déçus par le spectacle de la nature. C'est
tout simplement magnifique.
Seul petit bémol pour Alexandre: les odeurs de souffre qui accompagnent les dégagements d'eau et de vapeur.
Je résume : c'est "bouarkeuh" !
Ensuite, trompés par des indications un peu trop approximatives, nous nous lançons dans ce que nous pensions
être une courte balade (1à 2 miles) pour admirer une cascade (Mystic fall), mais en définitive, nous effectuons
une véritable randonnée d'une bonne heure ½, sur un mauvais chemin de montagne dont le seul mérite est de
nous conduire jusqu'à un point de vue superbe sur la vallée de la Firehole river et sur les différents sites où
jaillissent ici et là des geysers.
Nous croisons encore -parfois de très près- quelques paisibles bisons et de retour au campground, nous
terminons cette bonne journée par un tour en voiturette à pédales : une envie "express" d'Alexandre qui ne
pouvait (hélas pour moi), pas être reportée. Voir son "coup de coeur").
vendredi 15 juin (de Erick)
Mammoth Hot springs - nord de Yellowstone.
Les photos sur le dépliant et les commentaires dans les guides étaient alléchants : on s'attendait à du grand
spectacle en allant à Mammoth Hot Springs, à 45 miles au nord de notre campground.
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Autant le dire, on a été un peu déçu. Le site est presque "à sec" si bien que de reflets opalins, bleutés, irisés,
mordorés dans les vasques aux empreintes du "mammouth" ... Il n'y en avait point ou en tout cas pas assez pour
rendre la visite spectaculaire. Dommage, mais on ne contraint pas "Dame Nature"à donner ce qu'elle n'a pas
envie de donner, même lorsque l'on arrive de l'autre côté de l'Atlantique.
Sur le chemin, heureusement, nous avons encore eu droit à notre lot de "petites" surprises comme le passage
d'un troupeau de bisons escorté par un ranger, la sieste d'un grand cerf (voir la faune de Yellowstone) ou encore
la fraîcheur des eaux de "Gibbon Fall".
Au retour, nous faisons également un stop au musée des rangers, à Norris. Nous en savons désormais un peu
plus sur l'origine et le fonctionnement de cette véritable institution américaine qu'est le NPS, the National Park
Service.
Revenu au camp, Alexandre profite de la piscine pour approcher quelques "kids" du coin (9 et 11 ans) qui
l'invitent à jouer avec eux, après dîner. Malgré son anglais très débutant et leur français ... inexistant, ils
parviennent à se comprendre et disputent même une partie de basket mémorable (du moins pour Alexandre). La
journée se termine sur un échange d'adresses et d'Emails... Peut-être pour de futures correspondances ?
samedi 16 juin (de Erick)
Yellowstone Canyon - Lower & Upper falls.
Levés tôt dans l'espoir d'apercevoir quelques élans, caribous et autres grizzlys, nous avons pris la route de
Canyon Village dès 8h30. Le site est au centre du parc. Sur le chemin, pas d'animaux en vue, mais en ce début
de week end, beaucoup de touristes ...
A Canyon village, nous passons par le visitor center pour nous enquérir des meilleurs "spots" à visiter dans le
canyon de la "Yellowstone river", juste à côté. Nous en profitons également pour faire une pause-café et
rencontrons un couple d'enseignants universitaires venus de Caroline du Sud. Le breakfast improvisé dure plus
longtemps que prévu et nous finissons par échanger nos cartes de visite et nos adresses mail.
De retour "sur le terrain" et à défaut d'animaux, nous avons droit à de superbes points de vue sur un vaste
canyon dont les murailles, de couleurs jaunes et ocres, sont à l'origine du nom du parc. A bord du camping-car
puis à partir des chemins bien balisés qui longent la crête, nous accédons aux deux cascades qui font également
la réputation du site: Lower & Upper falls. Les chutes d'eau sont impressionnantes et le panorama grandiose.
Pour notre dernière journée dans le parc, nous nous estimons encore une fois gâtés. Il aurait été dommage de ne
pas visiter cette partie du parc qui n'est pas réellement mise en avant dans les divers prospectus en notre
possession.
De retour à West Yellowstone (Montana), nous passons l'après-midi à diverses activités moins touristiques ...
quoique : déjeuner, lessive, mise à jour du site et préparatifs du véhicule pour le départ vers l'Idaho, demain
matin.
dimanche 17 juin (de Nadine & Erick)
De West Yellowstone (Montana) à Pocatello (Idaho).
Petit déjeuner typiquement américain à la terrasse du camping. A 10 heures et quelques, nous quittons
Yellowstone pour la dernière partie de notre périple en camping-car : le retour sur Salt Lake City où nous devons
le rendre mardi 19. Pour éviter une trop longue distance (315 miles), nous avons prévu une étape intermédiaire
en Idaho, à Pocatello. La traversée des grandes plaines de l'Idaho avec les Rocheuses à l'Est, se fait sous un
vent de face assez violent. Le camping-car tangue, la conduite est pénible et la vitesse réduite. Erick souhaite
s'arrêter à Idaho Falls, afin d'admirer les chutes d'eau sur la Snake river et faire une halte. De cascade, nous n'en
verrons point, mais de la Police locale et d'un centre ville comme jamais nous n'en avions vu, oui (photos cidessous). En ce jour de "Fathers day", tout est fermé, même les stations service et nous n'avons d'autre solution
que d'attendre notre arrivée au KOA de Pocatello à 60 miles de là pour enfin déjeuner. Il est 14:30 heures.
Nous profitons de l'après-midi pour enfin mettre le site web à jour (la connexion à Yellowstone était vraiment trop
mauvaise), commencer le nettoyage du camping-car et préparer nos sacs avant de prendre l'avion pour Seattle,
mardi après-midi.
lundi 18 juin (de Nadine & Erick)
De Pocatello (Idaho) à Salt Lake City (Utah).
Nous reprenons la route en espérant ne pas rencontrer à nouveau les grandes rafales de vent d'hier. En fait et
heureusement, nous les laissons derrière nous et la route se fait dans de bonnes conditions. A l'approche de Salt
Lake City, Erick est à nouveau surpris par la circulation de plus en plus dense. Il en avait un peu perdu l'habitude
! L'arrivée au campground se fait sans encombre et heureusement assez tôt, car nous récupérons le dernier
emplacement libre. Comme prévu, nous en profitons aussi pour laver le camping-car.
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Ensuite, nous montons à bord d'une navette gratuite pour aller visiter "Temple Square", le centre ville de Salt
Lake City et surtout le quartier général des Mormons (l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours). C'est
totalement surréaliste ! La leçon d'embrigadement commence dans le minibus et se poursuit par la prise en
charge de notre famille par 2 "jeunes" soeurs - américaine et colombienne - (rien de moins, SVP !) qui nous font
visiter le North visitors center, le Tabernacle et l'Assembly Hall, nous expliquant que l'accès au Temple est
uniquement réservé aux membres de l'église (la secte ?). Nous avons également droit à une séance vidéo
surréaliste sur le rôle de la famille. Imaginez une succession de pièces (le séjour, la chambre du bébé, le devant
de la maison, le salon chez les grand-parents ...) aménagées comme telles et au milieu desquelles trône un
écran plat sur lequel sont diffusées des situations de vie montrant l'importance de l'accompagnement familial par
les parents et par l'église. Nous ne sommes pas seuls, 2 autres soeurs (chinoise et anglaise) nous chaperonnent.
S'en est trop ! Nous écourtons notre visite et reprenons le premier shuttle pour aller nous plonger (nous
décontaminer ?) dans la piscine du campground.
Dans le SPA nous lions conversation avec un canadien anglophone dont le père est français. Il vient des environs
de Vancouver. Ca tombe bien nous y allons. De fil en aiguille nous échangeons nombre de renseignements (lui
sur la Colombie britannique, nous sur les grands parcs de l'Utah) et lui proposons de récupérer tout ce que nous
n'avons pas utilisé dans le camping-car et que nous ne pouvons pas emporter (nourriture, jerricanes, produits
d'entretien etc.). Il nous invite à venir boire un verre de vin dans sa vaste caravane et au bout d'une heure, nous
échangeons aussi nos adresses mails. Avant de nous coucher, nous terminons les sacs pour ne plus avoir à faire
que le nettoyage intérieur du camping car, demain matin.
mardi 19 juin (de Erick)
De Salt Lake City (Utah) à Seattle (Washington).
Lever à 7 heures pour ranger et nettoyer l'intérieur du camping-car avant de passer à l'aéroport ; enregistrement
des bagages puis restitution du véhicule, si possible avant midi, de l'autre coté de la ville. On est "mauvais" sur le
coup. On ne peut pas enregistrer avant midi et nous faisons un aller- retour pour rien à l’aéroport de Salt Lake
International. Nous parvenons tout de même à rendre le camping-car dans les délais, plus propre qu'au départ
(on dit merci Nadine !), pleins faits (on dit merci Erick) et nous récupérons les 500 $ de caution.
Nous nous sommes creusés la tête pour répartir le poids de nos bagages dans les différents sacs et "Eureka",
nous y sommes parvenus. Pas de supplément à payer cette fois (cf Départ Roissy et vol Houston – San Diego).
Sans autres évènements à signaler, nous décollons de Salt Lake City avec un petit quart d'heure de retard, mais
arrivons dans les temps à Seattle, c’est à dire avec un heure de moins sur nos montres. D'un coup de taxi, nous
voilà dans notre hôtel, au cœur de Downtown. On nous annonce que la connexion WiFi est payante... Menteurs !
Je trouve un réseau et peux mettre le site à jour avant d'aller dîner près de Market place, "un lieu "branchouille"
de Seattle.
Demain matin, nous visiterons les environs de notre hôtel avant de prendre le bus pour Vancouver, à 12 :30
heures ... Canada, nous voilà !
mercredi 20 juin (de Nadine & Erick)
De Seattle (Washington - USA) à Vancouver (Colombie Brit. - Canada).
En attendant d'embarquer dans un bus de la Greyhound, à 12h30, nous en profitons pour déambuler dans les
environs de notre hôtel, lui-même tout près de la gare routière. Nous sommes à moins de 500 mètres du parc de
l'exposition internationale de 1962, le "Seattle Center", aujourd'hui transformé en parc d'attraction et dominé par
la fameuse tour panoramique "Space Needle". A 150 mètres de hauteur, nous avons, paraît-il, la chance de
bénéficier d'une des 25 journées annuelles où la visibilité est bonne... On ne s'en plaint pas : la vue à 360° est
tout à fait remarquable. Nadine, en bonne "midinette" scrute la ville à la recherche des lieux de tournage de
"Nuits blanches à Seattle" (Meg Ryan et Tom Hanks). On apprend que la fameuse maison flottante est un des
points de passage obligé des tours opérateurs en bateaux-bus (ou bus-bateaux). Nous buvons un café "en
altitude" puis revenons à l'hôtel récupérer nos sacs de voyage et partons pour la gare routière.
Nous avions choisi de faire cette étape vers le Canada en bus plutôt qu'en louant une voiture pour au moins deux
raisons : la complexité à louer un véhicule dans un pays et à le rendre dans un autre et l’envie de profiter du
paysage côtier sans le stress de la conduite. Pour la seconde raison ... On a tout faux !
Nous voulions profiter du paysage de la côte entre Seattle et Vancouver, sur la Number One ... sauf que le bus ...
il ne prend pas la Number One, mais la classique Freeway n° 5 qui passe bien à l'intérieur des terres. Nous ne
verrons la côte que lors de l'unique arrêt (outre celui obligatoire au poste frontière), à Bellingham.
Avec un heure de retard sur l'horaire prévu, nous arrivons à Vancouver où le frère de Karen (avec qui nous avons
procédé à un échange d'appartement) , nous attend patiemment. Il nous conduit dans notre lieu de séjour non
sans nous montrer auparavant la plage de Kitsilano, avec vue incomparable sur le Nord de la ville. L'appartement
où nous allons passer 10 jours est situé dans un quartier très agréable. Les commerces de proximité ne
manquent pas et c'est d'ailleurs la première chose que nous faisons avant de nous installer : aller "au
ravitaillement". Demain, il fera jour, comme on dit chez les optimistes !
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jeudi 21 juin (de Erick)
On se découvre à Vancouver.
Pour notre premier véritable jour en Colombie britannique, nous prenons notre temps pour ... traîner ! Enfin, juste
explorer le quartier et les bords du pacifique, à quelques encablures du centre-ville et du grand parc Stanley, de
l'autre côté d'un bras de mer. Nous sommes à Kitsilano, au bord de l'eau et au-dessus de nos têtes, nous
assistons à un ballet incessant d'hydravions qui viennent amerrir un peu plus loin. Nous demeurons dans un
quartier plutôt résidentiel et nous nous y sentons bien, vraiment bien. La douceur du climat maritime, la beauté
des lieux, le calme ambiant.... C’est comme une envie d'immigration qui nous tendrait les bras !
Pour autant, nous n'avons pas chômé durant cette première journée. Location d'une voiture pour la semaine
prochaine et préparation de notre excursion de 2 jours sur l'île de Victoria. Nous réservons un hôtel et
déterminons l'itinéraire le plus adapté pour nous rendre au terminal du ferry. Nous prenons également contact
avec le père de notre "logeuse"qui est tout heureux de venir nous "récupérer" à notre arrivée à Victoria. Demain
matin, nous voguerons vers de nouveaux rivages.
vendredi 22 et samedi 23 juin (de Erick)
Victoria et l'ile de Vancouver.
Une heure et demie de bus puis autant à bord d'un "monstrueux" ferry et nous débarquons en tout début d'aprèsmidi à Swartz bay, à une dizaine de kilomètres au nord de Victoria. "Ernie"(Ernest), le papa de Karen est au
rendez-vous. Nous faisons connaissance tout en roulant vers la capitale de l'île dont il nous fait découvrir le
quartier historique ainsi que le port avant de nous déposer à notre hôtel. Nous prenons rendez-vous pour le
lendemain matin puis revenons visiter "en détail" le centre-ville.
Victoria, c'est un condensé d'Angleterre... un bout de gazon sur le Pacifique, mais aussi une capitale qui accueille
le Parlement provincial de Colombie britannique (une manière aussi de dire aux américains : "pas touche à notre
île" qui a la malheureuse idée d'être située entre l'état de Washington et l'Alaska).
Nous flânons, visitons le Parlement et déambulons sur les quais, non loin de la base d'hydravions qui retient toute
l'attention d'Alexandre (cf son "coup de cœur"). Nous assistons également à un spectacle de rue... des
"amuseurs publiques, tout à la fois jongleurs, funambules et surtout artistes de talent. Nous dînons dans un bon
restaurant du port puis revenons à pied jusqu'à notre hôtel, malgré un festival de jazz qui commence le soir
même. La journée a été longue.
Samedi matin, Ernest et son amie Margaret viennent nous chercher à l'hôtel et nous font profiter de leurs
connaissances sur la région (la famille de Margaret est à Victoria depuis 4 générations !). Point de vue à 360° sur
le sud de l'île, visite de la petite, mais prestigieuse université de Victoria, rencontre avec les otaries de la marina,
promenade dans les différentes baies qui bordent la ville et dans les "beaux quartiers" et enfin arrêt symbolique
au "mile zéro", point de départ de la Freeway qui traverse tout le Canada d'Ouest en Est (et inversement !).Non
loin, se dresse la statue d'un jeune cancéreux amputé d'une jambe et qui a franchi cette distance en courant
durant 18 mois.
Nous déjeunons au bord de la baie de Victoria puis partons pour Butchard Gardens, un jardin botanique de
réputation mondiale et à nos yeux, un des plus beaux que nous n'ayons jamais visité. Nadine en fait également
son "coup de cœur".
Avant de reprendre le bateau pour Vancouver, nous faisons la connaissance des grands parents de Karen. Ils
sont d'origine allemande et les échanges avec Nadine dans leur langue maternelle les ravissent. Leur accueil est
au diapason de cette journée : d'une extrême gentillesse. Malgré le peu de temps passé en leur compagnie, le
courant est bien passé.
Il est 19:00 heures lorsque nous remontons à bord du ferry et nous retrouvons la terre ferme peu avant 21:00
heures. D’une navette un peu trop longue à venir puis dans un bus bondé à l'approche du centre-ville, nous
regagnons notre pied à terre vers 22:30 heures. Encore un bien belle journée!
dimanche 24 juin (de Erick)
Journée de repos à Vancouver.
Météo variable avec averses et éclaircies qui se succèdent. On regarde ça de l'intérieur. Matinée flemmarde sous
la couette puis sur Skype avec les uns et les autres. La liaison par Internet est bonne et c'est un vrai plaisir de se
parler, de plaisanter, d'attraper des fou-rires amplifiés par la communication visuelle. Nous partageons ainsi notre
matinée avec San Francisco et les débuts de soirée de Nantes et de Nice. Avis aux amateurs, une adresse sur
Skype et une webcam... on passe de bons moments ensemble, c'est garanti sur facture !
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La mise à jour du site puis la préparation de nos visites de la semaine à venir (nous avons loué une voiture à
partir de demain matin) nous prennent le reste de la journée avec promenade entre 2 averses du côté de la mer.
Comme on l'a dit à nos interlocuteurs de la matinée, nous en avons besoin car même si nous sommes en
vacances, nous fatiguons un peu. Le rythme de nos déplacements, la nécessité d'être toujours en éveil pour
parler une autre langue, se repérer, calculer, faire des courses, s'adapter à des environnements toujours
nouveaux.... Il n'y a pas de routine sur laquelle nous appuyer pour lâcher prise de temps en temps. Autant ce
besoin n'est pas perceptible sur de courtes durées - 15 jours à 3 semaines - autant sur 4 mois de voyage et après
avoir "bourlingué" à un rythme soutenu pendant 2 mois, nous ressentons l'envie de marquer une pause, aussi
courte soit-elle ... Pour repartir de plus belle !
La semaine qui arrive sera donc bien occupée car Vancouver et ses environs recèlent de multiples ressources. A
suivre !
lundi 25 juin (de Erick)
Vancouver - aquarium de Stanley park & Gastown (downtown).
La matinée est neutralisée par l'opération "récupération de la voiture de location". C'est à bord d'une Dodge
"Charger" (la même grosse voiture que nous avions louée puis rendu à San Diego) que nous allons passer la
semaine.
Pour aujourd'hui, pas de grand périple au programme. Escapade au parc Stanley où nous visiterons un aquarium
(parait-il superbe !) puis les allées forestières et un "champ de Totems"; passage ensuite par le centre-ville, à
proximité des quais, des grattes-ciels et du Chinatown (le 3ème d'Amérique du Nord par la taille).
L'aquarium nous laisse un peu sur "notre faim". Nous l'avions imaginé plus grand et mieux agencé. Les bélugas,
loutres de mer et autres dauphins du Pacifique nagent dans des eaux un peu trop troubles à notre gré et nous
avons du mal à nous repérer et circuler de façon cohérente entre les différents bassins. Ce n'est pas le
militantisme autoproclamé de ce zoo marin pour la protection de l'environnement ni même les très intéressantes
sections sur les poissons tropicaux et d'Amazonie qui nous font changer d'avis.
Non loin de là, face à Downtown et au « Canada Place », l'embarcadère de prestige des navires de croisière
implanté "toutes voiles dehors" sur le site de l'exposition internationale de 1986, nous admirons quelques
superbes totems sensés signifier l'importance de la culture indienne (ici, on dit "native") en Colombie britannique.
Au centre-ville, le plus dur est de trouver à se garer. Nous y parvenons difficilement, mais en définitive
heureusement, du côté de Gastown, le cœur historique de Vancouver. Ce quartier regorge d'entrepôts et de
bistrots très typiques. Il doit son nom à Gassy Jack, un fameux tavernier de la fin du 19ème siècle. Curiosité à ne
pas manquer : l'horloge à vapeur qui siffle les heures, la demie et les quarts, tout comme le fait le carillon de"Big
Ben", à Londres. C'est amusant et cela fait la joie des touristes japonais (et de quelques français aussi). Il règne
ici, comme un air de vieille Europe.
Nous rentrons et profitons de la voiture pour faire quelques courses alimentaires... Ne pas manger au restaurant
ou faire la dînette dans un camping car est aussi un luxe que nous apprécions (enfin Nadine, un peu moins ...)
mardi 26 juin (de Erick)
Whistler et Britannia beach - museum of mining.
En 2010, Vancouver accueillera les Jeux olympiques d'hiver. Le principal site des compétions de ski (alpin et
nordique) et des épreuves de glisse se situe à Whistler, à 120 kilomètres de là. C'est une station de moyenne
altitude (1500 mètres environ), mais pour autant, en cette fin de juin, il y a toujours de la neige sur les sommets et
il est encore possible d'y skier.
Dans la perspective des jeux, c'est aussi le grand chambardement sur la "Sea to sky", la route qui mène à la
station en moins de 2 heures ... normalement. D'importants travaux d'élargissement et d'amélioration des accès
aux futurs sites olympiques sont en cours et ne laissent pas espérer parcourir la distance en moins de 3 heures ...
avec de la chance ! Nous prenons notre mal en patience et Alexandre (grand amateur de chantiers devant
l'éternel) se régale. La station en elle-même est très différente de celles que nous connaissons en Europe. Elle
semble cachée dans la végétation et ne se découvre qu'au dernier moment. L'ambiance y est assez "chic", mais
pas "toc". On sent l'opulence et en même temps, le fort goût des canadiens pour les activités sportives. Aux pieds
des pistes, les VTT ont pris la place des skis et des luges pour la durée de l'été. Un superbe parcours de cross
nous permet même d'admirer les exploits des vététistes les plus intrépides. Nous déjeunons sur place, sous un
ciel un peu menaçant puis décidons de redescendre au bord de la mer à Britannia beach, près de Squamish, où
nous avons repéré un musée de la mine qui nous semble des plus intéressants.
Au pied du mont Britannia, the museum of Mining est implanté sur le site même de l'ancienne plus vaste mine de
cuivre, zinc, plomb, or, argent et cadium de l'empire britannique (dixit le dépliant ... et le guide). L'exploitation a
cessé en 1974 en raison de la chute du cours du cuivre (le principal gisement exploité) et pour des
préoccupations environnementales. Un musée a pris la place dans l'attente d'une éventuelle reprise d'activité car
il y a encore des tonnes et des tonnes de minerai exploitables à l’intérieur de la montagne. En compagnie d'un
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guide passionné par ce qu'il fait, nous visitons une toute petite partie des 210 kms de galeries en petit train. Les
explications et les différentes démonstrations qui nous sont proposées n'en sont que plus intéressantes. Nous
terminons la visite par une séance de bâtée, tels de vrais chercheurs d'or. Nadine aura même le sentiment d'avoir
trouvé une paillette ... le début de la fortune !
mercredi 27 juin (de Erick)
Vancouver - Capilano suspension bridge.
De l'autre coté du grandiose "Lions gate bridge" qui mène à West Vancouver, nous sommes allés danser sur le
pont ou plutôt sur la passerelle de Capilano, au dessus du canyon du même nom. L'endroit est très touristique et
mérite une visite. Outre le passage assez impressionnant sur la passerelle qui oscille en permanence (elle fait137
mètres de long à 70 mètres de hauteur), le parc propose aussi d’autres activités : un parcours dans la canopée, à
mi-sommet des grands arbres (pins Douglas et cèdres), une découverte plus "terre à terre" de la flore de la région
ainsi que des expositions sur l'histoire du pont, la présence des populations "natives" (avec des sculpteurs
indiens et des totems) et autres sujets d'intérêt plus ou moins grand.
Comme hier, lors de notre retour de Whistler, on a regretté que le retour sur Vancouver soit aussi long. Par moins
de 45 minutes pour franchir les 3 kms jusqu’au "Lions Gate bridge"... D'ici les JO de 2010, les responsables de la
circulation ont encore du pain sur la planche.
jeudi 28 juin (de Erick)
La vallée de la Fraser river - Fort Langley et Hope.
Au sud de Vancouver et à proximité de la frontière avec les USA, la vallée de la Fraser river est considérée
aujourd'hui comme le grenier et le verger de la Colombie Britannique. Pour la province et pour le Canada, c'est
également un lieu historique.
Deux étapes dans notre excursion du jour. La première, à Fort Langley (rien à voir avec le siège de la CIA , en
Virginie) où a été signé en 1858 l'acte de naissance officielle de la colonie de la Colombie-Britannique, coupant
court aux velléités d'annexion des États Unis. Aujourd'hui, le fort est considéré comme un lieu historique national
et abrite un écomusée illustrant la place du commerce de la fourrure puis du saumon dans le développement de
la colonie ainsi que son rôle de base arrière pour le compte de la fameuse Compagnie de la baie d'Hudson. C'est
ici que se faisait le ravitaillement des trappeurs, les échanges (le troc) avec les indiens et l'expédition des
marchandises accumulées vers l'Europe. Des bâtiments plutôt bien restaurés, des animateurs en costume
d'époque ainsi que diverses expositions, permettent de mieux comprendre cette tranche d'histoire.
La seconde étape nous conduit à une centaine de kilomètres à l'Est, à la sortie des gorges de la Fraser. La petite
ville de Hope peut s'enorgueillir d'au moins un titre : avoir servi de décors au premier film de la série des "Rambo"
: "First blood" ("Premier sang" pour ceux qui n'ont que la VF). C'est là que Sylvester Stallone a commencé à se
forger une légende de M. Muscle un peu ... enfin, vous voyez ... La ville commémorera d'ailleurs à l'automne
prochain le 25 ème anniversaire du tournage de ce premier opus de la série qui en compte aujourd'hui... 4 !
Sur les traces de Rambo, donc, nous avons visité l'autre curiosité du coin, "the Othello-quintette tunnels", dans le
canyon et le parc naturel de Coquihalla. Il s'agit d'une série de 4 (et non 5) tunnels ferroviaires percés dans les
années 1911 à 1916 pour achever la ligne de la Kettle Valley Railroad, initialement créée après la découverte de
filons d'argent dans le secteur, au siècle précédent. La ligne est désaffectée depuis 1961 et sert aujourd'hui de
lieu de promenade original avec de spectaculaires points de vue sur les gorges de la rivière Coquihalla. Petite
anecdote, les stations sur cette ligne avaient toutes des noms en relation avec l'oeuvre de Shakespeare (Othello,
mais aussi Romeo, Juliette, Lear) car son maître d’œuvre, un certain Andrew Mc Culloch, en était un fervent
admirateur.
Dernière particularité de cette petite cité, également porte d'entrée sur une région de torrents agités où le rafting
est roi: les "massacres à la tronçonneuse" ! Non, je m'explique mal. La spécialité locale, ici, c'est la sculpture sur
bois à la tronçonneuse avec chaque année, en septembre, un festival unique en son genre, du moins de ce côtéci de l'Atlantique. Dans les rues, les oeuvres ainsi réalisées témoignent de l'habileté de bûcherons … pas tout à
fait comme les autres.
Nous avons parcouru la vallée sur une rive et nous rentrons à Vancouver par l'autre. Une boucle de plus de 300
kms dont la deuxième partie, effectuée sous une pluie abondante... Peu importe, on était à l'abri !
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vendredi 29 juin (de Erick)
Vancouver - préparatifs du départ pour Montréal.
"On débarrasse le plancher de Nadine"! Pour notre dernier jour à Vancouver, opération rangement et nettoyage
de l'appartement de Karen ainsi que "bouclage" des sacs. Il n'y a pas trop à faire, mais tout de même, il vaut
mieux qu'Alexandre et moi allions voir ailleurs. C'est ce que nous faisons en allant visiter le musée maritime, sur
Kitsilano beach. Un musée articulé autour d'un célèbre bateau, le "Saint Roch ", commandé par le capitaine
Larsen. Il est le premier à avoir relié la côte Ouest du Canada à sa côte Est, en passant par le Nord. Pour notre
passage, le musée était en travaux d'entretien, le bateau n'était pas visitable et le reste du musée, constitué de
salles thématiques (le port de Vancouver, les bateaux-pompiers, l'amiral Nelson, le bathyscaphe de Piccard, etc.)
manquait singulièrement de cohérence sinon de lisibilité. Comme en plus, on nous a mis "à la porte" à 16h 45...
Pas sur qu'on revienne !
De retour à notre logement, tout était parfait (comme d'habitude) ... nous avions bien travaillé !
samedi 30 juin (de Erick)
Vancouver – Montréal.
Lever à 5h 30 - rapides petit déjeuner et toilette ... A 6h30, le frère de Karen vient récupérer les clés de
l'appartement. Nous partons dans la foulée pour l'aéroport où nous devons également rendre la voiture de
location. Nous sommes largement dans les temps d'autant que les formalités d'enregistrement puis de contrôle
de sécurité sont pour une fois très rapides. Nous aurions pu nous lever une demi-heure plus tard sans
compromettre nos chances d'être dans les temps !
Le vol entre Vancouver et Montréal, à bord d'un Airbus A320, dure un peu plus de 4h 30... sans autre incident à
signaler qu'une coupure vidéo qui nous empêche de voir la fin du second film disponible sur les écrans
individuels. On s'en remettra.
Atterrissage à Montréal -Trudeau vers 16h 45, nous récupérons rapidement nos bagages et 20 à 30 minutes de
taxi plus tard, le temps pour le chauffeur de nous faire l'article et de nous donner (si besoin était) quelques idées
de visites, sorties, etc., nous arrivons à Mont-Royal où nous attend pour 3 semaines l'appartement de Laurence
et Danielle qui elles, sont arrivées chez nous le matin même.
Nous prenons possession des lieux après l'ascension d'un escalier dont je ne manquerai pas de vous montrer
une photo (si, si !),nous faisons quelques courses dans le quartier grâce aux indications précieuses et complètes
laissées par nos hôtesses et malgré les 6 heures de décalage supplémentaire, nous ne tardons pas trop pour
éteindre les feux. A 22h (19h pour nous) tout le monde est au lit.
er
dimanche 1 juillet (de Erick)
Montréal - un p'tit tour au festival international de jazz.
Pour une grasse matinée, ce fut une grasse matinée. Nous nous levons à midi et quelques... Il faut croire qu'on
en avait besoin. Et comme on dit chez nous (du moins chez moi, maintenant !), " une heure de sommeil, c'est
jamais une heure de perdue" !
Mais pour ne pas perdre totalement la journée, nous partons à pied (4kms environ) vers le "vieux" Montréal où
se déroule depuis le 28 juin, le festival international de Jazz.
Sur place, nous commençons par nous tromper de manifestation et nous traversons, entre 2 averses, une
exposition d'artistes indépendants. De retour sur le "droit chemin", nous nous procurons le programme du festival
ainsi que le plan des différentes salles et podiums où se produisent un nombre impressionnant d'artistes (500
concerts à l'affiche jusqu'au 8 juillet), mais dont nous ne connaissons hélas qu'une toute petite partie. Qu'importe,
nous partons à la découverte.
Raconter l'ambiance, les sons, la bonne humeur des spectateurs et des musiciens (malgré les averses à
répétition), bref "LE" festival de jazz, c'est difficile (et il est tard !). Sachez simplement que l'on a pris du bon
temps, "Tabarnak".
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lundi 2 juillet (de Erick)
Montréal - promenade dans le "vieux" M... et à downtown.
Après une matinée largement tronquée par la récupération de « nos restes de sommeil" ( hier, c'était pas du
"bidon" !), Alexandre a opéré sa "rentrée des classes". Il faut bien dire que les 2 mois précédents n'ont pas été
propices à une scolarité studieuse et surtout régulière. Le séjour à Montréal va nous permettre de remettre de
l'ordre dans les conjugaisons, les tables de multiplication et l'écriture.... à dose raisonnable, bien entendu.
Comme la veille, nous enfilons nos chaussures de marche en début d'après-midi. Objectif : le "vieux" Montréal et
juste à coté, la ville "souterraine" du Montréal d'aujourd'hui.
Le guide du routard nous avait averti et il avait raison, le Montréal ancien n'a que peu de choses à voir avec les
quartiers historiques de nos villes européennes. Les vieilles bâtisses sont noyées au milieu des buildings et leur
nombre n'a rien de comparable avec ce que nous connaissons. Autant dire que l'on a pas poussé des "HO" et
des "HA" à chaque croisement. Comme la veille également, des averses surprises nous ont accompagné dans
notre découverte et au bout du compte, nous sommes arrivés trop tard pour visiter la Basilique Notre Dame
(rendez-vous compte, c’est là-même que s'est mariée Céline Dion) ... Quel désespoir !
Dans la foulée (que nous avons alerte) nous avons gagné "downtown" et ses buildings afin de pénétrer la "cité
souterraine" dont le principe intriguait particulièrement Alexandre. Une ville sous la ville, il faut être québécois
(voir même canadien) pour imaginer tout le plaisir hivernal d’aller sans être mouillé ni frigorifié, de son bureau à
son métro et à son dodo, lorsque il fait - 20° dehors.
Et comme il recommençait à pleuvoir... Et comme nous commencions à avoir mal aux pieds... Et comme il
commençait à se faire tard ... Nous sommes rentrés en métro. Même les explorateurs ont leur faiblesse !
mardi 3 juillet (de Nadine & Erick)
Montréal - Île Ste Hélène - Biosphère & Parc Jean Drapeau.
Un coup de métro et hop, nous voici arrivés sur l'île Ste Hélène, au milieu du Saint Laurent.
Site de l'exposition universelle de 1967, devenu aujourd'hui le lieu de détente privilégié des montréalais, le parc
Jean Drapeau a conservé quelques souvenirs de la prestigieuse exposition parmi lesquels les pavillons français aujourd'hui le casino de Montréal - et américain : la "Biosphère" !
Nous commençons par visiter cette drôle de boule qui abrite un musée sur le thème de l'eau et de sa
préservation. C'est ludique, interactif (voir : la goutte d'eau !), bien fait et donc ... passionnant ! Nous passons un
certain temps dans les différentes salles où Alexandre (et nous aussi, par conséquent), en apprenons un peu plus
sur le rôle de l'eau, son action, les effets de la pollution et la nécessité de la préserver (de l'économiser). Dans la
partie supérieure, on jouit également d'un joli point de vue sur Montréal et ses environs.
Comme la vie est bien faite (du moins pour nous ...) il pleut pendant que nous visitons la Biosphère et à la sortie,
le soleil revient, bien que timidement. Nous passons de l'île Ste Hélène à l'île voisine de Notre-Dame, sur laquelle
se déroule chaque année le grand prix de formule 1 du Canada et qui, en 1976, a accueilli les épreuves d'aviron
des Jeux Olympiques. Plus modestement, nous faisons un tour en pédalo sur le lac intérieur (une promesse à
laquelle tenait particulièrement junior ...), mais dans une certaine solitude, il faut bien le dire ; la météo de ces
derniers jours n'incitait manifestement pas les montréalais à venir à la plage.
De retour à Mont Royal, légèrement affamés, nous faisons un BBQ (barbecue) divin. Au menu : épis de maïs et
entrecôtes de bœuf (cuits sous la surveillance de Nadine) suivis d'un mélange "framboises - myrtilles" et sa
crème fouettée (par bibi) ... Je ne vous dis pas .....
mercredi 4 juillet (de Erick)
Montréal - jour de pluie (beaucoup) et bonne surprise !
Nous avions prévu ce jour de découvrir le parc de Mont Royal, non loin de notre lieu de résidence, mais c'était
sans compter sur les caprices de la météo québécoise. Nous avons passé l'après-midi sous un véritable déluge.
Heureusement, la bonne surprise de la journée est arrivée le matin en 2 temps. Tout d'abord un mail nous
signalant la présence à Montréal de JPL ("big boss" de Nadine) pour affaires. Ensuite, au téléphone, un créneau
de temps disponible pour passer un moment ensemble et qui plus est, à l'heure du déjeuner.
Nous aimons bien ce genre d'évènements inattendus ... notre petit rayon de soleil dans cette journée plus
qu'arrosée (j'en vois déjà au moins un qui se marre ...) et qui nous a également permis de faire la connaissance
d'un québécois "pur sucre" (ou plutôt pur sirop d'érable).
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jeudi 5 juillet (de Erick)
Montréal - "casse-noisettes" au parc de Mont-Royal.
Finalement, nous avons obtenu "gain de cause". Malgré quelques tentatives (heureusement vite réfrénées) pour
nous arroser à nouveau, le ciel est revenu à de meilleurs sentiments. Nous en profitons pour aller déambuler
dans le parc de Mont-Royal, le cœur vert de la ville de Montréal.
En ces temps d'accalmie météorologique, nous n'étions pas seuls. Des joggers, des cyclistes, des touristes
japonais, américains et surtout ... des écureuils !
Ils étaient là par dizaines et surtout pas farouches pour 4 noisettes ! Sûrement de mauvaises habitudes
alimentaires prises auprès des promeneurs et une mendicité à laquelle il n'est pas bon de succomber (nous
avons visité assez de zoos et de parcs animaliers pour avoir retenu la leçon).
Près du lac des castors, nous n'en avons pas vu (des castors, of course), mais depuis le belvédère dominant
"Downtown", nous avons pu enfin contempler Montréal autrement qu'entre les gouttes de pluie.
Pour la petite histoire, on retiendra que ce superbe espace naturel a été aménagé à la fin du 19 ème siècle par
un certain Frederick Law Olmsted, celui-là même auquel on doit "Central Park", à New York. On en reparlera
quand on y sera.
vendredi 6 juillet (de Erick)
Les Laurentides - promenade à la campagne montréalaise.
Les Laurentides, j'y suis allé déjà par 2 fois, il y a une bonne quinzaine d'années ... et en hiver, par moins 30°.
Pourtant, la beauté des paysages et la gentillesse de l'accueil, m'avaient fait forte impression, au point d'inscrire
impérativement une escapade au programme de nos visites dans cette région du Québec.
Nous empruntons pour la première fois la voiture de nos hôtesses (légèrement plus jeune que la notre ... la
voiture !) et nous nous "frayons" un chemin jusqu'à la route n° 15 : l'autoroute des Laurentides.
Mont Tremblant, notre objectif, est à environ 140 kms. C'est une belle route, ondulant au milieu de paysages
vallonnés, que nous parcourons sans nous presser, compte tenu des inévitables travaux routiers que seule la
belle saison permet ici de réaliser. Peu importe, on est en vacances!
Sur le trajet, nous opérons un premier arrêt à Saint-Faustin - Lac Carré, dans une Cabane à sucre. Pour ceux qui
l'ignorent, c'est l'endroit où on récolte et transforme l'eau d'érable pour en faire du sirop ... d'érable, bien entendu !
Celle que nous visions, "La cabane à sucre Millette" est une veille histoire de famille... 50 ans d'existence et la
6ème génération qui pointe le bout de son nez.
Une charmante dame nous fait la visite, très instructive, puis nous allons nous promener dans les bois à la
recherche de la cabane originelle, revenons déguster du beurre d'érable et repartons avec un petit pot et un
flacon de sirop pour nos futurs pancakes matinaux.
A notre arrivée à Saint Jovite et malgré l'absence de neige et des sculptures de glace, les rues me sont
familières. Vous ne les voyez, les sculptures, juste là, en face de l'église ? Moi, je les revois !
Nous déjeunons en terrasse, sur la rue principale, poussons jusqu'à Mon Tremblant (village) sans oser nous
lancer dans une petite randonnée pédestre dont nous avons le secret. Aujourd'hui, je boitille en raison d'une
ampoule mal placée, elle-même consécutive à l'achat d'une paire de chaussures neuves. On ne vous cache rien !
Tout en savourant les paysages offerts, nous repartons vers Sainte Agathe des Monts, charmante bourgade sur
la route du retour (mais ne le sont-elles pas toutes ?). Nous y faisons du shopping ... pardon, du magasinage et
entre autres, achetons des chaussures.
A souligner parce que dans nos contrées, ça ne se voit pas tous les jours, dans 2 commerces de Sainte Agathe,
on nous a fait l'article pour le concurrent d'à-côté. Dans un bar où nous demandions un expresso : " nous n'en
faisons pas mais juste à côté, ils ont une machine" ...et chez un opticien ou nous cherchions des lunettes de soleil
pour Alexandre :"allez voir à la pharmacie, elles sont moins chères car à son age, on perd si souvent ce genre
d'objet ..." Nous n'en revenions pas.
Et puisque nous en sommes aux remarques gentilles pour nos amis québécois.... Un deuxième constat (presque
d'accident d'ailleurs!) : ils conduisent aussi mal que nous ! Moi qui m'étais habitué au rythme "cool" de la conduite
américaine, j'ai parfois cru me retrouver sur le périph'. Quelle agressivité ! Et à ce propos toujours, après 2 mois
d'utilisation de voitures à boite automatique, dur dur de retrouver un levier de vitesse. J'en veux plus, même (et
surtout) à mon retour en France !
samedi 7 juillet (de Erick)
Montréal - le Biodôme et le stade olympique.
Séance "coiffeur" pour tout le monde le matin et direction le parc Olympique l'après-midi. Les installations qui ont
été réalisées pour les JO de 1976. Elles sont situées à l'est de la ville et nous y allons en métro. Sur place, nous
prenons un forfait pour visiter le Biodôme et monter au sommet de la tour de Montréal, juste à côté.
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Le Biodôme, c'est une idée "géniale" pour réutiliser le vélodrome construit spécialement pour les JO. A l'intérieur
de cette vaste surface forcément arrondie, 4 écosystèmes ont été reconstitués, avec la faune et la végétation
adaptées au climat. Ainsi, on passe tour à tour de l'atmosphère chaude et humide d'une forêt tropicale à celle
plus tempérée des massifs forestiers laurentiens, puis on plonge dans les eaux du grand fleuve avant de prendre
un bain de fraîcheur (tout relatif) dans les eaux polaires du Grand Nord. C'est très pédagogique, ludique et à la
sortie, on a même droit à une exposition temporaire sur les rites amoureux des animaux du monde entier. Je ne
vous parle pas du cri de l'orignal en rut, le soir au fond des bois ...
Tout à côté, il y a donc le stade olympique et les bassins de natation, eux-mêmes situés sous la tour qui soutient
par tout un jeu de filins, un gigantesque toit en kevlar recouvrant le stade. Cette tour particulière, baptisée la "Tour
de Montréal", est unique en son genre. C'est la plus haute tour penchée au monde, loin devant celle de Pise (à
l'insu de son plein gré). Son architecte, Roger Taillibert, est français (cocorico !). On accède au sommet, à 164
mètres au dessus du sol, par un funiculaire. Le point de vue est superbe. L'étendue de la ville de Montréal est
d'ici tout à fait spectaculaire, tout comme d'ailleurs l'emprise du Saint -Laurent.
De retour vers Mont-Royal, nous trouvons le moyen de nous tromper de métro et de repartir dans la direction d'où
nous venions. Y'a pas à dire, il faut que nous prenions des vacances !
dimanche 8 juillet (de Erick)
Québec - lieux d'histoire et de patrimoine.
Je le dis tout de suite comme ça sera fait : on aurait du prévoir de passer plus de temps à Québec, la cité
historique du Québec (la province). Partis d'assez bonne heure de Montréal, nous mettons pas loin de 3 heures
pour arriver aux pieds du château de Frontenac et des remparts de la ville haute. Entre les deux, une autoroute
plutôt monotone sur laquelle il ne faut pas espérer trouver une aire de repos et de restauration.
Nous déjeunons donc d'un sandwich à la mode "Subway", trouvons à nous garer dans le quartier Saint Roch et
partons à pied pour le vieux Québec dont on n'aperçoit pas encore toutes les richesses.
La surprise est totale. Nous trouvons des rues et des maisons soigneusement entretenues ou/et refaites et, par
cette journée ensoleillée (car nous sommes partis de Montréal sous la pluie), un grand nombre de touristes dans
les rues pavées où vient de commencer le festival d'été.
Quelques curiosités sur notre chemin : la très jolie gare ferroviaire, la rue Sous le Cap (autrefois au niveau de
l'eau, au pied du château), la place Royale et bien entendu, après avoir emprunté le funiculaire, le château
Frontenac et toute la ville haute où les vieux bâtiments sont tellement nombreux et beaux à voir que je ne peux ici
tous les citer.
Auparavant, nous avions eu le tort de pénétrer dans le musée de la Civilisation, non loin du port. Je dis "le tort"
avec une certaine forme de dépit, car les deux heures que nous y avons passées se sont avérées très nettement
insuffisantes pour y voir tout ce qu'il recèle. Nous en étions désolés, mais ne voulions pas non plus y passer tout
l'après-midi.
Dans la ville haute, alors que les semelles de nos chaussures commençaient à fumer, nous avons sacrifié au pire
des "promène-couillons" : le tour de ville en calèche ! Promis, ce sera la seule fois du voyage, même s'il faut bien
avouer que nous avons apprécié la balade ainsi que les explications bien documentées du cocher.
Avant de gagner notre hôtel, à l'entrée Est de Québec, nous dînons en ville. Demain matin, nous devons nous
lever assez tôt pour aller jusqu'à Tadoussac où nous embarquerons à 12h30 pour une croisière sur le Saint
Laurent, à la rencontre des baleines. Depuis Québec, il faut tout de même compter 3 heures de route.
lundi 9 juillet (de Erick)
Tadoussac - des baleines et des hommes.
Nous confirmons, il faut pas loin de 3 heures pour relier Québec à Tadoussac. Même au bout de 3 mois de
voyage en Amérique du Nord, nous avons toujours un peu de mal à apprécier les distances entre 2 points sur
une carte.
Arrivés à Sainte Catherine, sous la pluie, nous prenons patience (et un café) dans un bistrot avant qu’un minibus
de la société "Croisière 2001" nous conduise à l'embarcadère au bord du Saint Laurent, juste en face de
Tadoussac. Entre les 2, l'embouchure de la rivière Saguenay. On se rend tout de suite compte qu'ici, la baleine
c'est "la poule aux oeufs d'or" ... si j'ose la comparaison. Plusieurs sociétés de croisière aux baleines se partagent
l'embarcadère … et le marché.
Le catamaran de croisière sur lequel nous prenons place a déjà embarqué des passagers à Tadoussac et nous
partons aussitôt sur le Saint Laurent, direction le milieu du fleuve. Au programme des 3 heures de croisière,
l'observation des baleines, une visite du fjord du Saguenay et un aperçu sur la faune sous-marine du fleuve avec
des caméra sous-marine installées à bord.
A bord justement, une guide naturaliste nous donne un certain nombre d'explication sur les différents types de
baleines qui fréquentent les eaux du fleuve. Très rares, les baleines bleues (le plus grand mammifère sur terre ou
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plutôt dans la mer), les baleines à bosse et les bélugas... Plus fréquents : les rorquals communs (jusqu'à 25 m de
long et 50 tonnes tout de même) et les petits rorquals ainsi que des phoques gris. Nous scrutons les eaux grises
du fleuve à la recherche des jets de vapeur d'eau, des courants marins et fluviaux propices à leur chasse ou
encore des bandes d'oiseaux qui savent où trouver leur nourriture... tout comme les baleines.
La réglementation interdit aujourd'hui d'approcher les cétacés de trop près. Le problème ne se pose pas dans
notre cas, car celles que nous apercevons sont rarement à moins de 200 mètres. Dans ces conditions, difficile de
faire des photos sans un zoom puissant ... que nous n'avons pas. Heureusement, j'ai le caméscope. J'arrive ainsi
à capter quelques apparitions des monstres marins qui ne font que de brefs passages en surface pour respirer,
trop occupés qu'ils sont à se nourrir (durant 20 heures par jour en moyenne).
A notre tableau de chasse visuel, donc : des rorquals communs, au milieu du saint Laurent, mais sans photos.
Plusieurs petits rorquals, vus au confluent des eaux du Saguenay et du Saint Laurent (les photos jointes à ce
carnet de bord) ainsi que 2 bélugas (tout blanc, donc impossible à confondre), mais vus trop brièvement pour
pouvoir être "shootés". Malgré tout, nous n'étions pas trop déçus par nos "prises" et même contents de retrouver
la terre ferme car autant la journée d'hier avait été chaude et ensoleillée, autant celle-ci était à l’inverse, froide et
humide.
Ensuite, depuis Sainte Catherine, nous avons emprunté le traversier (le bac) pour franchir la rivière Saguenay et
poursuivi notre route jusqu'à Chicoutimi, la ville-étape du jour ... Mais on en reparle demain.
mardi 10 juillet (de Erick)
Chicoutimi - Lac Saint Jean & village fantôme de Val-Jalbert.
De Chicoutimi dont le seul nom nous laissait entrevoir une ville de bûcherons et de trappeurs (du genre David
Crockett ...) nous ne retiendrons pas grand chose si ce n'est la difficulté à trouver un motel ainsi qu'une ambiance
de centre-ville plus proche de celle de Lunéville par un soir pluvieux de novembre (le "must", pour moi !) que de
Las Vegas. Tant pis... Le guide du routard laissait espérer mieux.
De Chicoutimi, nous repartons en fin de matinée pour les bords du lac Saint Jean et le village "fantôme" de ValJalbert. Sur la centaine de kilomètres qui nous sépare de notre destination, nous trouvons des paysages
champêtres de fin de moissons, assez différents donc des forêts, rivières et lacs qui avaient jalonné notre
parcours de la veille.
Nous longeons le lac Saint Jean sur quelques dizaines de kilomètres, le temps de nous rendre compte qu'il s'agit
presque d'une "mer intérieure". A côté, le lac Léman fait pâle figure.
Le village de Val-Jalbert est abandonné depuis 1927. C'est aujourd'hui un écomusée qui retrace de façon tout à
fait vivante (normal, pour un "village fantôme" !) l'histoire de la fabrication de la pâte à papier au début du 20 ème
siècle. La pulperie (c'est le nom des usines de pâte à papier au Québec) était installée sur la rivière Ouiatchouan,
aux pieds d'une impressionnante chute d'eau dont la hauteur (72 mètres) dépasse celle des chutes du Niagara
(objet d'une légitime fierté locale).
Le village avait été créé de toutes pièces pour accueillir les ouvriers et leurs familles. A l'époque, c'était même un
modèle d'organisation sociale et économique (salaires élevés, logements à prix modique, syndicat d'ouvrier, eau
courante, électricité dans les maisons, coopératives et ... très forte présence du clergé pour l'éducation et les
soins).
Nous entamons la visite en "promène-couillons" (je sais, je sais, on y prend goût !) et ... nous nous en félicitons
car cela nous permet d'avoir une vue d'ensemble du site avant de le parcourir à pied. Nous visitons ensuite les
installations de production, du moins ce qu'il en reste. Pour éviter les 750 marches de l'escalier d'accès au
sommet de la chute d'eau (et pour faire également plaisir à Alexandre …), nous prenons un petit téléphérique
puis poursuivons à pied un peu plus loin, le long de la rivière, jusqu'à la chute "Maligne". Nous redescendons à
pied cette fois (on est pas des feignants !) et déambulons le long des maisons dont certaines ont été restaurées.
Nadine croit identifier le décors d'un film, mais après enquête, il s'avère que rien de notable n'a jamais été tourné
ici. Dommage, le lieu est superbe et s’y prête.
Après 3 heures de visite, nous décidons de "tenter" un retour d'une traite jusqu’à Montréal (plus de 600 kms).
Nous faisons un arrêt-dîner à La Cuque. C'est l'occasion pour moi de tester (et de ne pas adopter ...) la "Poutine",
une spécialité québécoise que l'on peut résumer ainsi: des frites arrosées de fromage fondu et de sauce
barbecue (ou autre). Bon, ça cale son homme, mais faut avoir un estomac de bûcheron pour cela.
Sur le coup de 21h45, nous arrivons à Montréal. Rideau !
mercredi 11 et jeudi 12 juillet (de Erick)
Montréal - on fait relâche !
Rien à signaler de plus que la veille. On se repose !
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vendredi 13 juillet (de Erick)
De Montréal à Grand Bend (Ontario).
Nous le savions, nous avions au moins 9 heures de route pour rallier Montréal à Grand Bend, aux bords du lac
Huron. Partis vers 9h30, nous affrontons pour commencer un terrible orage. On n'y voyait pas à plus de 50
mètres. Bienvenue en Ontario !
Après un arrêt-déjeuner près de Kingston, à environ 150 kilomètres de Toronto, nous repartons plutôt confiants...
En fin d'après-midi, nous tremperons nos pieds dans les eaux bleues du lac Huron. Nous étions un peu trop
optimistes. L'arrivée dans la grande banlieue de Toronto nous ramène à la réalité. Nous arrivons aux abords de la
métropole à l'heure de la sortie des bureaux ... qui plus est un vendredi ! Un flot de circulation ininterrompu quitte
la ville vers l'Est et nous savons que de l'autre côté, il en est sûrement de même. Effectivement, nous mettons un
peu plus de deux heures pour nous sortir des embouteillages. A 18 heures, nous avons encore 150 kilomètres à
parcourir, mais nous sommes bien en "terre anglaise". Sur notre chemin, nous passons par Waterloo, Cambridge,
Woodstock et même près de London. Notre amie Anna, chez qui nous sommes attendus, nous a laissé des
indications routières que j'ai pris la peine de traduire avant de partir... à l'évidence un peu trop
approximativement, car nous manquons un carrefour et faisons un détour de plus de 50 kilomètres dans la
campagne "huronne". Au bout du compte, nous arrivons à Grand Bend sur le coup de 20h 45 ... Heureusement à
temps pour assister à notre premier coucher de soleil.
Le saviez-vous ! Le village de Grand Bend est mondialement réputé pour la beauté de ses couchers de soleil. Le
"National Geographic" titre même : "Grand Bend is one of the 10 best places on earth to see killer sunsets"
(Grand Bend est un des 10 meilleurs endroits sur terre pour voir des couchers de soleil mortels !). Une référence !
samedi 14 juillet (de Erick)
Grand Bend - sur les rives du lac Huron (Ontario).
En ce samedi matin, nous avons une pensée émue pour les militaires français qui défilent sur les champs
élysées, mais le temps étant des plus instables, nous évitons d'entonner "la Marseillaise". Ce ne sera hélas pas
suffisant pour nous garantir une journée au sec !
Anna nous fait découvrir les différents aspects de Grand Bend et nous découvrons aussi qu'elle-même est très
connue des habitants de la ville. Nous ne pouvons faire plus de 50 mètres dans une rue sans être interpellés par
l'un ou l'autre passant. Dans cette petite cité balnéaire, règne une atmosphère de grande convivialité, nous ne
manquerons pas de le constater durant toute la journée.
Nous nous rendons ensuite à la galerie de peinture où elle expose ses oeuvres, visitons la marina et faisons une
longue promenade le long des berges du lac ... un lac si grand que l'on n'en voit pas la rive opposée. La couleur
des eaux s'avère également stupéfiante. On constate que c’est une source d'inspiration pour tous les peintres et
artistes qui fréquentent l'endroit. Je "mitraille" à tout va tout en me disant combien il est difficile de se croire ici au
Canada. Sans s'en rendre compte, nous parlons plus souvent de mer, de plages et d'océan que de lac, de rives
et de berges...
En bordure, la forêt abrite de vastes et belles demeures. Notre promenade nous permet de les apprécier. De
retour "en ville", nous déjeunons sous une pluie battante de "fishs and ships" ... du lac. Le gris sombre du ciel ne
nous laisse aucun espoir d'accalmie et plutôt que de rentrer sous les trombes d'eau, Anna demande à des amis
qui souhaitaient nous rencontrer, de venir nous chercher en voiture. Jiri et Vic (Vaclav) sont des artistes peintres
(et accessoirement enseignants retraités) d'origine tchécoslovaque. Ils partagent une immense maison dans la
forêt et nous reçoivent avec une extrême cordialité. Réfugiés politiques, ils ont refait leur vie au Canada et
profitent aujourd'hui de leur temps libre pour voyager... C'est manifestement pour eux une véritable passion qu'ils
nous font partager. Nous passons un excellent moment en leur compagnie.
Au soir - et dans l'attente du coucher de soleil - nous prenons l'apéritif sur la plage. Un énorme nuage menace de
gâcher notre plaisir, mais heureusement il n'en est rien et nous parvenons même à voir le fameux "rayon vert", ce
moment rare où le soleil disparaît à l'horizon et où, dans un dernier sursaut, il nous donne à voir une seule
couleur de son spectre lumineux ... le vert !
dimanche 15 juillet (de Erick)
Grand Bend - rives du lac Huron (Ontario).
Le soleil revenu, nous goûtons aux plaisirs simples de la plage. Alexandre et ses châteaux de sable, Nadine et
moi, absorbés par un bon bouquin ou par la contemplation absolument passive de notre environnement. Nous
sommes à contre-courant de la journée et laissons filer les heures sans aucune autre préoccupation. Nous
jouissons du temps qui passe car ça aussi, ça peut se déguster !
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Pour le dîner, Anna nous a préparé un BBQ (barbecue) original de poulet et de pêches grillées que nous
savourons avant notre rendez-vous quotidien avec le coucher de soleil, vers 21 h. C'est un festin de roi pour clore
cette journée sans autres vagues que celles qui viennent mourir sur le bord de la plage.
Demain matin, nous prenons la route de Niagara on the Lake où nous allons passer 2 jours avec un rendez-vous
au pied des fameuses chutes pour célébrer mon anniversaire. J'en écume d'avance.
lundi 16 juillet (de Erick)
De Grand Bend à Niagara on the Lake (Ontario).
Nous quittons Anna en fin de matinée pour parcourir en un peu plus de 3 heures, la distance qui nous sépare de
Niagara on the Lake situé au bord de la rivière Niagara (qui sort du lac Erié), juste à son arrivée dans le lac
Ontario. Nous avons réservé notre hébergement pour 2 nuits dans un Bed and Breakfast où nous passons tout
d'abord déposer nos affaires. Klara' B&B est dirigé par une septuagénaire au fort accent germanique. La maison
est bien tenue !
Nous nous rendons ensuite chez le frère d'Anna et sa femme qui habitent dans une marina, en bordure du
Niagara. Apéritif sur leur bateau, visite guidée de la charmante cité de Niagara on the Lake puis dîner sur leur
terrasse autour d'un barbecue de saumon arrosé d'excellents vins de la région ... Nous sommes gâtés car nous
sommes entre les mains de connaisseurs.
Michael a un "parcours" intéressant. Passé la cinquantaine, il a revendu son cabinet d'assurance à Ottawa puis
est venu s'installer à Niagara on the Lake (NOTL) où il intervient à raison de 2 à 3 jours par semaine comme
consultant en sommellerie - sa passion - dans la plus ancienne "Winery" de la région: Inniskillin. Le lendemain, il
nous permettra même de faire une dégustation et de découvrir entre autres, quelques bons Riesling et Pinot gris
ainsi qu'un surprenant vin au processus de fabrication très particulier et spécifique à la région : l'Icewine ou vin de
glace qui a pour particularité d'être vendangé en plein cœur de l'hiver, par des températures de -10° environ ....
Voir les explications ICI)
Nous passons une belle fin de journée et avons largement le temps de faire connaissance de Michael et d'Ellen,
son épouse, profitant également de leur connaissance de la région pour préparer la suite de notre séjour :
l'excursion aux pieds des chutes du Niagara prévue demain matin, pour mon 52 ème anniversaire.
mardi 17 juillet (de Erick)
Niagara Falls - a very wet birthday !
En ce jour un peu particulier, nous déjeunons à 8h30 "pétantes" (on ne discute pas les horaires chez Klara) et
prenons la route de Niagara Falls, à environ 15 kilomètres de notre B&B.
L'arrivée sur le site, par le côté canadien, est spectaculaire. Comme il est encore assez tôt dans la journée, il n'y
a pas trop de monde et nous parvenons rapidement à trouver une place sur le bateau qui nous conduit aux pieds
des chutes. L'organisation est sans faille, quasi militaire. On fait la queue, on prend son imper, on monte à bord,
on se fait copieusement arroser, on revient, on débarque et ainsi de suite... Mais quelles sensations ! C'est du
grandiose, du phénoménal, de l'inimaginable, de l'incommensurable, du spectaculaire, en un mot : magnifique !
D'autres attractions sont proposées comme une promenade derrière les chutes ou encore un survol des remous
en téléphérique (plus bas sur la rivière) , mais nous en avons vu assez et de l'avis de nos amis de Niagara on the
Lake, c'est de "l'attrape-touriste". D'ailleurs - et nous le regrettons - le site de Niagara Falls nous est apparu
comme une sorte de Disneyland et de Las Vegas réunis. Des casinos, des tours-hôtels, un parc d'attractions
(Marineland) et même une pagode chinoise ! Il y en a pour tous les goûts ... mais pas forcément le notre.
Nous quittons donc Niagara satisfaits de ce que nous avons fait et pas forcément de ce que nous avons vu
autour et, toujours sur les conseils de nos amis, déjeunons un peu plus loin, dans un restaurant surplombant la
rivière. J'ai même droit à une crème brûlée d'anniversaire avec bougie et chant de circonstance du serveur
anglophone, mais en français s'il vous plait
De retour à Niagara on the Lake, nous retrouvons nos amis pour une visite-dégustation des caves d'Inniskillin
(voir la journée d'hier), non sans avoir longtemps espéré (surtout Alexandre) qu'une éclaircie nous permette de
faire un tour en bateau sur le Niagara et sur le lac Ontario. Hélas, il n'en sera rien et le ciel restera "plombé"
jusqu'au soir.
Et puisque c'était mon jour anniversaire, il fallait vraiment que ce soit un "lucky day". Ce le fut, en m'occasionnant
au passage une belle poussée d'adrénaline (voir les anecdotes).
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mercredi 18 juillet (de Erick)
De Niagara on the Lake à Ottawa.
L'intérêt d'un B&B, c'est que l'on rencontre autour de la table du petit déjeuner (le "B" de breakfast), d'autres
hôtes parfois très sympathiques. C'est le cas ce matin. Il s'agit d'un couple américain venu de l'état voisin d'Ohio ;
2 enseignants en pré-retraite avec qui nous engageons une longue conversation (en règle générale, notre voyage
fascine beaucoup nos interlocuteurs). Nous avions prévu de partir vers 9 heures et en définitive, nous quittons
Niagara on The Lake un heure plus tard, mais peu importe. Pour nous rendre à Ottawa, nous avons au moins 6
heures de route et un impératif, éviter les heures de "trafic jam" à Toronto où nous sommes obligés de passer (cf.
notre voyage aller). Même ainsi, la traversée de la plus importante ville canadienne s’avère longue et fastidieuse,
mais nous ne sommes pas les plus malheureux. Dans le sens inverse de notre voie de circulation, nous assistons
à un "méga-bouchon" de plusieurs dizaines de kilomètres (on en parlera même aux infos), à la suite d'un accident
de camion.
Nous déjeunons sur la route et parcourons la dernière centaine de kilomètres jusqu'à Ottawa sous une pluie
battante. Arrivés à l'hôtel, nous prenons tout notre temps pour récupérer avant d'aller dîner. Demain matin, nous
avons prévu de visiter la ville avant de rentrer sur Montréal.
jeudi 19 juillet (de Erick)
Ottawa - la capitale fédérale du Canada fête ses 150 ans cette année.
Avant de regagner Montréal, distante de 200 kilomètres, nous prenons la matinée pour visiter le cœur historique
d'Ottawa, capitale fédérale du Canada. Le temps est gris, pluvieux et les touristes ne se bousculent pas dans le
centre-ville. Tant mieux pour nous.
Nous arpentons les rues et ruelles autour du marché, plutôt pittoresques, déambulons autour des musées d'art
moderne et de la monnaie, le long des ambassades des USA et du Koweït puis gagnons Major Hill Park à partir
duquel nous avons une vue étendue à défaut d'être superbe (à cause de la météo) sur la colline parlementaire et
le débouché du canal Rideau.
La ville d'Ottawa a été édifiée au confluent de 2 cours d'eau, la rivière Outaouais (Ottawa river) et la rivière
Rideau. John By, pour le compte du gouvernement britannique l'a édifiée en même temps qu'il a fait creuser le
canal Rideau et ses 47 écluses permettant d'approvisionner le fort de Kingston depuis Montréal, sans passer par
le Saint Laurent. A l'époque, c'était en prévision d'une guerre avec les États Unis. L'ouvrage d'art est depuis juin
dernier, inscrit au registre du patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. Alexandre est particulièrement
impressionné par la succession des 8 écluses qui permettent au canal de déboucher sur la rivière Outaouais.
Aujourd'hui encore, les écluses sont toujours actionnées à la main.
Outre la colline parlementaire et son magnifique Parlement, le centre-ville d'Ottawa recèle également quelques
très beaux bâtiments comme le Château Laurier (aujourd’hui hôtel de luxe) et l'immeuble de l'administration
fédérale. En passant, nous avons même droit à la relève de la garde devant le monument au mort. Very british,
même si cette année, la ville célèbre le 150ème anniversaire de sa désignation comme capitale du Canada.
Après un rapide déjeuner près du marché, nous prenons direction de Montréal. Nous parcourons la route sous
une pluie parfois battante et la météo nous annonce que demain, il n'en sera pas autrement. Comme on ne le
dirait pas aux Antilles, "c'est bon pour le moral "!
vendredi 20 juillet (de Nadine)
Montréal - un temps à préparer notre départ du Canada.
Dehors il tombe des cordes ... Alors on s'accorde un peu plus de temps après le petit-déjeuner : lecture d'albums
de Tintin pour Alexandre, lecture d'un livre écrit par Eric-Emmanuel Schmitt pour moi et un "peu" d'ordinateur
pour Erick. En fait, si le temps avait été plus clément, nous serions allés "magasiner", surtout pour le fiston. Faute
de mieux, je m'attaque aux sacs et je constate combien j'avais déjà oublié de les faire ... Nous avons une petite
conversation téléphonique avec Laurence - une des personnes avec qui nous avons fait l'échange - histoire de
conclure nos séjours réciproques. Puis, Erick et Alexandre partent à pied jusqu'au terminal de la Greyhound pour
prendre à l’avance nos places dans le bus pour Burlington, dans le Vermont. Il nous a été impossible de louer
une voiture au départ de Montréal et de la laisser à New York. Nous sommes donc contraints de franchir la
frontière en autobus, jusqu'à la première ville US où nous avons pu réserver un véhicule... Les accords
économiques ont des limites ! La pluie ne cessant pas, mes deux hommes reviennent passablement trempés; la
laveuse et la sécheuse seront sollicitées à nouveau. Voilà, nous sommes "fins prêts" à repartir pour de nouvelles
aventures aux USA.
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samedi 21 juillet (de Erick)
Montréal (Québec) - Saint Johnsbury (Vermont).
Lever à 7h30. Derniers préparatifs et rangement de l'appartement pendant que la laveuse et la sécheuse
s'occupent des draps et des serviettes de toilette. A 10h30, nous prenons un taxi pour la gare routière d'où nous
partons (à l'heure) pour Burlington, dans le Vermont (USA). Arrivés à 14h 15, nous avons du mal à trouver un taxi
pour nous conduire à l'aéroport où nous avons réservé une voiture de location. Nous avions espéré un Chevrolet
HHR.... Ce sera une Toyota Corolla au coffre malgré tout assez spacieux pour emporter nos trois gros sacs et
l'ordinateur portable.
Nous laissons les bords du lac Champlain pour nous diriger vers Montpelier . C’est la capitale de l'état du
Vermont et nous comptons y faire étape pour la nuit. La traversée de la petite ville dominée par un Capitole
anachronique compte tenu de sa taille, réduit nos espoirs à néant (cf. le blog trotteur). Nous poursuivons notre
route légèrement inquiets car non seulement nous sommes un samedi (jour de prédilection pour l'hôtellerie), mais
aussi parce que nous avons oublié de changer de l'argent. Acceptera-t-on nos travellers ? Le premier motel
rencontré affiche complet, ajoutant à notre inquiétude. Le second, à l'entrée de St. Johnsbury n'en est pas loin. Il
ne lui reste plus que des chambres "fumeurs" et il ne prend pas les travellers. Nous raclons nos fonds de
portefeuille ainsi que nos gorges en entrant dans la chambre... C'est à la limite du supportable, même la baie
vitrée grande ouverte. On supportera quand même !
Nadine, sous la pression d'Alexandre, va faire une sieste de fin de journée au bord de la piscine pendant que je
me débats avec une connexion Wi-Fi capricieuse pour tenter de mettre quelques mots sur le site. En partant
dîner en ville, nous remarquons combien celle-ci est jolie et surtout typique de la Nouvelle Angleterre. Dans "Main
street", nous comptons pas moins de 6 églises et autres édifices religieux. Les habitants de St. Johnsbury sont
assurément des gens très pieux. La nuit venant, nous ferons des photos de la ville demain matin, avant de
reprendre la route.
dimanche 22 juillet (de Erick)
New Hampshire - White mountains Nat. park et Mont Washington.
A St Johnsburry, nous comptions bruncher avant de quitter la ville en direction de l'Est et du New Hampshire.
Arrivés peu après 11h dans un établissement que nous avions repéré la veille, on nous annonce qu'il est trop tard
pour les pancakes et les oeufs au bacon. Nous sommes furieux, à la fois de la réponse et plus encore contre
nous mêmes pour avoir trop tardé avant de quitter l'hôtel. Dans la voiture, l'atmosphère est pesante. Alexandre
crie famine et moi "je veux mes pancakes!" ... Et en plus, on a presque plus de liquide (des dollars, pas de
l'essence !). Fort heureusement, la bonne fée qui veille sur notre voyage depuis le début met un restaurant sur
notre route sur lequel il est écrit : "breakfast". Et en plus, on y accepte les travellers ! A midi, nous "brunchons" et
avec la chaleur des pancakes, le moral remonte aussitôt.
Dans l'atlas Rand Mc Nally, nous avons vu que l'état voisin du New Hampshire abritait le parc national de White
Moutains ainsi que le point culminant de la Nouvelle Angleterre, le Mont Washington qui culmine à quelques 6300
pieds, soit un peu moins de 2000 mètres. Sa réputation n'est pas uniquement liée à cette particularité. Il en est
une autre sur laquelle nous reviendrons un peu plus bas. Mais sans véritable plan de route, nous sommes à la
recherche d'un "Visitor center" afin d'en savoir un peu plus sur les possibilités de promenade et de découverte
dans le secteur.
Sous nos yeux, les paysages qui se déroulent sont très beaux. La campagne du Vermont puis du New
Hampshire ressemble à un immense jardin anglais... mais c'est la campagne !
Arrivés à Ghoram, nous trouvons enfin de quoi satisfaire notre curiosité. La dame du centre de visite (visitor
center, pour ceux qui n'auraient pas compris ...) et d'une amabilité et d'une volubilité extrêmes. Nous la quittons
20 minutes plus tard avec de quoi occuper notre prochain mois de vacances ou presque. A tout le moins, nous
savons que faire de notre après-midi.
Première étape donc, le Mont Washington. Curieusement, c'est une société privée qui gère le site. Un péage de
32$ nous permet d'obtenir un laisser-passer jusqu'au sommet ainsi qu'un CD (en français) nous retraçant
l'histoire du site, à écouter en montant puis en redescendant. La route de 8 miles est assez dangereuse, étroite et
pentue (plus de 12%). Elle a été tracée il y a près de 150 ans, devenant paraît-il le premier site touristique du
nouveau monde. Première particularité visible : le climat et la végétation changent tu tout au tout avec l’altitude.
Nous passons d'une forêt classique et tempérée à une toundra sub-polaire avant d'arriver au sommet. Nous y
arrivons d'ailleurs en même temps que 2 antiques trains à crémaillère qui crachent une fumée noire comme un
ciel d'orage en escaladant les deniers mètres de la voie (voir la vidéo). C'est spectaculaire, tout comme la vue
tout autour sur les sommets baptisés des noms de présidents américains et sur la Nouvelle Angleterre. On est
effectivement au sommet d'une montagne qui sort de l'ordinaire car c'est également là qu'a été enregistré le vent
le plus violent ayant jamais soufflé sur la planète : 231 miles/hour, soit près de 372 km/heure. On en a même du
enchaîner la maison des observateurs météo, de peur qu'elle ne s'envole !
Prenant les mêmes précautions qu'à la montée, nous redescendons dans la vallée pour poursuivre notre
parcours sur la "scenic road" du parc national des montagnes blanches. Nouvel arrêt sur un parking, au point de
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départ de chemins de randonnée dans le parc. Après 10 minutes de marche sur un petit sentier forestier, nous
nous reposons près de la Crystal cascade ; un peu plus loin, nous entrons dans le village de Jackson par un
curieux pont couvert (i l y en a beaucoup en Nouvelle Angleterre) avant de passer un moment aux pieds des
Jackson falls. Alexandre en profite pour faire "trempette"dans une eau malgré tout un peu fraîche pour la saison.
A la recherche d'un motel pour la nuit, nous faisons étape à North Conway, non loin de la frontière du New
Hampshire et du Maine. Demain, nous n'aurons qu'une petite étape à faire pour arriver à Portland, au bord de
l'océan Atlantique.
lundi 23 juillet (de Erick)
De North Conway (New Hampshire) à Portland (Maine).
A peine 70 miles à parcourir pour rejoindre Portland. Vers 12h, nous trouvons à nous loger à la sortie Sud et
pensons profiter de l'après-midi pour faire un peu de tourisme dans cette ville dont nous ignorons presque tout.
Hélas pour nous, notre arrivée est ponctuée par une pluie battante qui va se poursuivre tout l'après-midi. Nous
tentons bien une "sortie", mais au bout de quelques minutes il nous faut renoncer : malgré nos Kways, nous
sommes trempés. Nous nous contentons d'un tour en voiture sur le front de mer lequel, en définitive, ne présente
pas beaucoup d’intérêt ... surtout dans ces conditions. C'est donc à l'hôtel que nous nous replions pour la fin de la
journée. Nous nous reposons... et nous apprécions !
mardi 24 juillet (de Erick)
De Portland (Maine) à Lakeville (Massachusetts).
Bien qu'encore gris, le ciel au dessus du Maine semble animé de meilleures intentions que la veille. De toute
façon, nous ne nous attardons pas à Portland et prenons la direction du Sud et du Massachusetts en fin de
matinée. Sur la Number One qui longe l'océan ( que l'on n'apercevra d'ailleurs pas), les villages se succèdent
sans presque discontinuer et avec eux des flots de circulation. Notre moyenne horaire s'en ressent fortement. A
ce rythme, on arrivera à destination à la nuit tombée. Nous abandonnons la Number One et optons pour la 95,
une freeway à péage qui bien que très fréquentée, nous permet de rejoindre rapidement Lakevile, à environ 50
miles au Sud de Boston.
Sur le coup de 15h30, nos amis Cooney arrivent chez eux en même temps que nous avec, sur le toit de leur
voiture, un canapé tout neuf pour notre venue. Ca tombe bien, il fallait des bras pour le décharger.
Pendant que Nadine et Christine vont faire quelques courses alimentaires, Dan, Alexandre et moi allons chercher
les enfants (Austin et Keenan) qui ont passé la journée au centre aéré. C'est Alexandre qui est heureux, il a
(enfin) des garçons de son âge pour jouer avec lui et en plus ils parlent français. C'est à peine si nous les
reverrons de l'après-midi.
Cela nous permet de reprendre le contact avec Dan et Christine que nous n'avions pas vu depuis 10 ans, lors
d'un passage à Lyon, juste avant qu'ils ne quittent la France pour s'installer / retourner aux Etats Unis. Dan est
artiste peintre et enseigne les arts graphiques à l'université de Middleborough alors que Christine gère sa propre
société d'importation de vins et spiritueux : CCspirits.
Nous passons la soirée en roue libre et préparons notre "programme" pour les prochains jours. Demain, nous
prévoyons d’aller tous ensemble à Cape Cod, au bord de l'océan.
mercredi 25 juillet (de Erick)
Cape Cod - Coquillages et crustacés.
Pour cette première journée dans le Massachusetts, nous prenons la direction de la presqu'île de Cape Cod.
"The cod", en anglais, c'est la morue, activité qui fit autrefois la richesse de cette péninsule avant que le tourisme
ne la remplace.
Au passage, nous franchissons un large canal artificiel creusé pour relier directement le Sud de la Nouvelle
Angleterre à Boston puis traversons des zones résidentielles très luxueuses. Les maisons sont immenses,
vraiment très belles et surtout dans un environnement que l'on n'ose à peine imaginer. N'habite pas à Cape Cod
qui veut ; pour cela, il faut être fortuné.
A Falmouth, petit port de pêche et point de départ des Ferries vers des îles comme Martha's Vineyard, ou
Nantucket (hauts lieux de la jet set US), nous visitons l'aquarium du laboratoire marin Robert W. Pierce. C'est un
centre de recherche océanographique de réputation mondial. On y étudie principalement la faune de l'océan
atlantique. Nous déjeunons sur place de quelques sandwichs avant de prendre la direction de la plage, un peu
plus loin sur la presqu'île, dans le New Seabury. A Popponesset, dans une résidence privée au bord de la mer,
une amie de Dan et Christine les a invité le matin même à venir se baigner... et les "frenchies travellers" avec !
L'invitation se poursuit d'ailleurs même au delà de l'après-midi et se termine par un dîner improvisé à base de
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spécialités locales: velouté de Clams, pains garnis au homard, pâtisseries françaises, le tout accompagné de
divers vins du monde entier. Des voisins nous offrent même (sans le savoir) un mini feu d'artifice qui fait la joie
des enfants. Il est minuit passé lorsque nous rentrons à Lakeville.
jeudi 26 juillet (de Erick)
Boston (Ma) - visite de la ville et du nouvel ICA (Institute of Contemporary Art).
Boston est une grande métropole qui souffre du même mal que toutes les grandes métropoles : la circulation.
Malgré un réseau routier plutôt dense, nous mettons plus d'une heure pour arriver à Downtown et encore une
bonne demie-heure pour parvenir jusqu'au nouveau musée d'art contemporain : l' ICA, situé dans un des
nouveaux quartiers de la ville. A la réflexion, il y aurait un bon coup à faire pour un spécialiste des panneaux
d'orientation et d'indication en milieu urbain tant les américains sont plutôt perfectibles dans ce domaine... Ce
n'est d'ailleurs pas uniquement valable pour Boston. Il est tout aussi difficile de se repérer dans la plupart des
villes canadiennes que nous avons traversées. Bon, je vais peut-être finir par changer de métier et me faire
consultant dans ce domaine. Qui sait !
Plus sérieusement, nous visitons l’ ICA, le nouveau musée d'art moderne de la ville, en compagnie de Dan, lequel
est d'ailleurs tout comme nous un peu déçu par sa "pauvreté". La présentation des collections est réduite à un
seul niveau (sur 3) car les autres étages abritent des salles de conférence et diverses pièces inaccessibles au
simple visiteur.
Ensuite, Dan nous "abandonne" près du centre-ville que nous parcourons sous une chaleur écrasante. Et comme
chacun sait, le touriste n'aime pas la chaleur écrasante ! Notre motivation s'en ressent. Peut-être également après plus de 3 mois de voyage- une certaine forme de lassitude sinon de saturation ...
Nous nous limitons donc à l'essentiel : Le quartier financier (les buildings de Downtown), le Faneuil Hall construit
en 1742 puis agrandi en 1826 pour inclure le Quincy Market et ses saltimbanques. Nous visions ensuite Granary
Burial Ground, le cimetière des insurgés, le joli parc "Boston Common" et surtout Beacon hill, quartier chic et
"oldy", non loin du State Capitole. Nous avons ainsi une certaine impression de Boston qui est tout de même,
faut-il le souligner, une des plus anciennes et prestigieuses villes des Etats Unis.
En fin d'après-midi, nous participons au rush des banlieusards qui, après leur journée de travail, rentrent chez
eux. Nous prenons un train archi-bondé au départ , mais qui arrive au ¾ vide à Lakeville, le terminus de la ligne.
vendredi 27 juillet (de Erick)
Etat de Rhode Island - de Providence à Newport.
Juste au sud du Massachusetts et à moins de 40' de route de Lakeville, nous arrivons à Providence, capitale de
l'état de Rhode Island. Il y fait très chaud, humide et il y a des bouchons sur le freeway... Nous tournons autour
de l'immense Capitole qui domine la ville puis déjeunons sur place avant de reprendre la route en direction de
Portsmouth et de Newport au bout de la péninsule.
Newport est une charmante cité balnéaire principalement connue pour avoir accueilli des épreuves de l'America's
cup, lorsque les USA en étaient les détenteurs. C'est également un site historique où sont commémorés d'une
part la participation du corps expéditionnaire français (commandé par Lafayette) à la guerre d'indépendance
américaine de 1783; d'autre part, l'arrivée à Brenton Point, des premiers explorateurs portugais sur les côtes
américaines, vers 1600. C'est enfin un endroit réputé pour le nombre et la beauté de ses "mansions", de vastes
demeures plus belles les unes que les autres et dont certaines se visitent.... ce que nous ne ferons d'ailleurs pas
faute de temps.
Nous nous contentons d'un "tour du propriétaire" en auto et saturons assez rapidement. Ces maisons plus belles
les unes que les autres finissent toutes par se ressembler... C'est du moins ce que nous concluons, non sans une
pointe de jalousie pour leurs richissimes propriétaires.
Le retour vers le Massachusetts et Lakeville nous prend encore une bonne heure et demie. La circulation est très
dense, surtout à la veille d’un week end et – fait inhabituel aux USA- les routes sont relativement étroites dans la
péninsule.
samedi 28 juillet (de Erick)
Plymouth (Ma)- dans le sillage du Mayflower.
Journée à trois temps pour les uns et les autres.Dan et moi nous levons à l'aube pour participer à un "hike"
botanique à quelques kilomètres de la maison, dans la forêt de Lakeville. En plus d'une découverte approfondie
de la flore locale, je bénéficie également d'une bonne leçon d'anglais made in USA.
En début d'après-midi, tout le monde se retrouve à la plage de Lakeville pour une séance de baignade et de
pétanque. Au bord du lac, la fraîcheur relative du lieu nous fait le plus grand bien.
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Vers 16h, un peu tardivement il est vrai, nous partons pour Plymouth à tout juste à une vingtaine de minutes de
là. Dans la baie, une réplique du Mayflower datant de 50 ans est amarrée et peut se visiter. C'est en effet à
Plymouth qu'ont débarqué les premiers colons anglais, en 1620. Un rocher, le premier qu'ils ont foulé de leurs
pieds, symbolise leur arrivée dans le nouveau monde.
Il est malheureusement trop tard pour visiter le navire dont le côté "réplique" est cependant un peu trop évident à
notre goût. Nous nous consolons avec l'achat d'une bisc de homard "de derrière les cassiers", chez Wood's, sur
le port. Nos amis nous affirment qu'elle a un goût unique... ce que nous vérifierons sitôt rentrés à Lakeville, pour
le dîner.
Demain, nous quittons les Cooney, mais pas le Massachusetts. Avant de gagner New York via le Connecticut,
nous nous rendons à Great Barrington, à l'ouest de l'état.
dimanche 29 juillet (de Erick)
Berkshire (Ma)- le Boston symphonic orchestra en résidence à Tanglewood.
Non sans une pointe de regret, mais il en est ainsi lorsque les bonnes choses ont une fin, nous quittons Lakeville
et toute la famille Cooney. Nous avons beau avoir une certaine habitude des départs maintenant, certains sont
plus difficiles que d'autres. Alexandre nous dira même avoir écrasé quelques larmes dans la voiture. On le
comprend.
Sur les judicieux conseils de Christine, notre route nous conduit à l'ouest du Massachusetts, à quelques miles de
sa frontière avec l'état de New York. Après 2h30 de route, nous arrivons dans le Berkshire, une région très
vallonnée et très verte. Nous avons réservé pour 2 nuits dans un hôtel de Great Barrington à quelques kilomètres
au sud de Stockbridge.
Notre programme du jour est prestigieux. Nous avons rendez-vous avec l'orchestre symphonique de Boston, en
résidence d'été à Tanglewood. Placé sous la direction du chef d'orchestre allemand Kurt Masur, invité d'honneur
de l'orchestre pour ses 80 ans, nous assistons à la clôture de la série des concerts estivaux. Au programme, 3
symphonies de Mozart : la 39ème, la 40 ème et la 41ème, dite "Symphonie Jupiter".
Dans un cadre bucolique particulièrement approprié, nous obtenons des places assises tout au fond, mais face à
l'orchestre, dans un auditorium ouvert aux 4 vents. Il y autant sinon plus de monde sur la pelouse environnante
que dans la salle.
L'interprétation des 3 symphonies est en tout cas magistrale. Tout au plus regrettons-nous un tempo un peu trop
lent à notre goût. "L'age du capitaine" y est peut être pour quelque chose, mais n'étant que de modestes
amateurs, notre impression ne vaut que ce qu'elle vaut ... Alexandre, lui, a trouvé ça "bien". Ouf !
Nous rentrons à l'hôtel en fin d'après-midi. Comme nous disposons d'une connexion Internet dans la chambre,
nous avons le plaisir de pouvoir "skyper" pour la première fois avec Toma depuis Los Angeles et avec Ty, vieille
habituée, depuis San Francisco.
lundi 30 juillet (de Erick)
Berkshire (Ma)- "Norman Rockwell Museum" de Stockbridge.
Norman Rockwell est parait-il un des peintres les plus représentatifs du 20ème siècle aux Etats Unis. Mais c'est
oublier qu'il est avant tout un illustrateur extraordinaire,à qui l'on doit plus de 300 couvertures de magazines, à
une époque où l'on connaissait certes le poids des mots, mais pas encore le "choc des photos" ...
Norman Rockwell a passé près de 30 ans dans le Berkshire et il y a finit sa vie, à 84 ans. Le musée qui lui est
consacré est remarquable tant par le nombre d'œuvres présentées que par les explications fournies sur son
travail.
Avant d'arriver à Stockbridge, nous ne connaissions l'artiste que de renom... Maintenant, nous pouvons dire que
nous adorons ce qu'il a fait !
Non seulement par la précision de ses traits et la finesse des détails, il préfigure une certaine forme de photojournalisme, mais il apporte en plus à ses toiles une note d' humour à laquelle nous avons succombée... comme
tant d'autres !
Bien entendu, il n'est pas possible de photographier les oeuvres, mais un tour sur le site Internet du Museum
vous permettra sûrement de vous rendre compte par vous même que vous en connaissez un certain nombre.
Nous déjeunons sur place puis espérons boire notre café accompagné d'un chocolat acheté chez "Catherine's
chocolates", une chocolaterie de Great Barrington très réputée aux Etats Unis. Nous aurons certes le chocolat,
mais devrons aller prendre le café ailleurs car la chocolaterie n’en sert pas. Ce sera donc au Motel, au bord de la
piscine, que nous poursuivrons l'après-midi en pente douce, avant de tenter une récolte de myrtilles dans une
ferme voisine. Hélas, nous arriverons trop tard et trouverons porte close. On s'en remettra !
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mardi 31 juillet (de Erick)
De Great Barrington (Berkshire) à New York.
C'est maintenant sur et certain : lorsque l'on a un bon co-pilote, nul besoin d'un GPS pour voyager. Dans le cas
présent, Nadine nous permet d'arriver sans difficulté au cœur de Manhattan depuis la campagne du
Massachusetts puis du Connecticut. Quand on connaît la complexité et la densité du réseau routier dans cette
partie de la Nouvelle Angleterre, ce n'est pas le moindre des compliments.
Partis à 9h de Great Barrington, nous arrêtons la voiture à 12h30 devant l'immeuble de Laura, dans le quartier de
Tribeca (abréviation pour : Triangle Below Canal street). C'est au sude de Manhattan, juste à quelques centaines
de mètres de "Ground zéro", le site des tours jumelles du World Trade Center.
Un rapide déjeuner dans un petit restaurant au pied de l'immeuble puis je pars rendre la voiture chez le loueur, au
milieu de la 40ème rue, non loin de Broadway Avenue. Je reviens à pied en traversant le cœur de Manhattan,
Greenwich Village puis Soho. Il fait beau, la ville "vibre" et moi avec. C'est la troisième fois que je viens à New
York et je suis toujours autant fasciné par sa démesure.
Notre amie Laura qui nous héberge durant notre séjour a du partir précipitamment pour Dallas, mais elle nous a
laissé ses clés et toutes les consignes nécessaires pour que nous nous sentions bien chez elle. Elle reviendra
demain soir et nous serons heureux de la revoir depuis son dernier passage chez nous, à Paris, il y a 5 ans. En
attendant, nous profitons de son appartement et de sa situation privilégiée au cœur de la ville ; nous montons sur
la terrasse de l'immeuble pour "admirer" la vue alentours. On est bien à New York.
On entreprend ensuite une première escapade vers la pointe Sud de Manhattan, à travers le chantier de
reconstruction du site des tours du WTC. Même en plein travaux, le lieu est toujours aussi émouvant. Ensuite, par
Wall Street, nous gagnons les berges de la rivière Hudson où Alexandre meurt d'envie d'apercevoir la statue de
la Liberté. Le soleil déclinant rendra la vue un peu voilée, mais on fera mieux avec l’escapade en bateau prévue
sur la rivière Hudson.
Le programme de notre séjour dans « Big Apple », nous l'établirons dès demain matin, en profitant des avantages
du "City pass" qui permet de visiter les principaux sites et musées de la ville (Empire State Building, Metropolitan,
Guggenhein, musée d'histoire naturelle, etc.), plus un certain nombre d'autres points d'intérêt que nous avons
envie de lui faire découvrir, mais chut, ce sera une surprise !
mercredi 1er août (de Erick)
New York- visite du "American Museum of Naturel History (AMNH).
Matinée paresseuse à Tribeca. La chaleur estivale de New York nous est tombée dessus comme un coup de
massue. Malgré les climatiseurs, la nuit a été peu reposante. En fin de matinée, tout de même, nous prenons le
métro pour nous rendre au Guggenheim Museum, à l'Est de Central Park. Le temps de déjeuner, nous
changeons d'avis et optons pour l'American Museum of Natural History, de l'autre coté du parc.
C'est ici qu'a été tourné "Une nuit au musée", une comédie (pour enfant) sortie il y a tout juste un an. Alexandre
veut vérifier un certain nombre de faits sur les lieux de l'action. Il en sera pour ses frais: il n'y a pas - entre autres de miniatures des personnages animés vus dans le film.
Le musée en lui même est très vaste, excessivement complet et ... épuisant à parcourir. Après une séance de
cinéma sur l'origine de la vie sur terre (Cosmic Collisions) dans le très moderne planétarium du musée, nous
traversons diverses salles en jetant parfois un regard rapide sur les objets en vitrine. En revanche, les salles
consacrées aux civilisations et cultures, celles des animaux empaillés présentés en situation ainsi que les
expositions de dinosaures et autre espèces disparues nous retiennent un peu plus longuement. Aujourd'hui,
c'était bel et bien une journée culturelle.
jeudi 2 août (de Erick)
New York- croisière sur L'Hudson et l'East River.
Nous démarrons assez tôt pour nous rendre au "Pier 83", lieu d'embarquement des croisières de la Circle Line
sur l'Hudson et l'East River. Nous pensions "benoîtement" n'avoir qu'à présenter nos tickets pour monter dans le
premier bateau en partance ... Il n'en est rien ! Arrivés à 10h et quelques, nous n'avons pas de place avant
15h30. Il fait une chaleur de plomb, il n'y a pas d'ombre et malgré la rivière, pas un souffle de vent ne vient nous
rafraîchir. Comme nous avons un peu de temps devant nous, nous décidons d'aller jusqu'à Penn Station, prendre
nos billets de train pour Washington où nous comptons passer 2 jours : dimanche et lundi. Malgré la courte
distance, l'affaire nous prend pas moins de 2 heures. De retour sur le Pier 83 à 15h, nous sommes parmi les
premiers à embarquer en nous disant tout de même que nous n'avons pas été "très bons sur le coup". Nous
aurons le soleil en pleine face pour admirer la statue de la Liberté et Ellis Island, ce que nous voulions éviter en
faisant la croisière le matin. Petite consolation, nous profiterons davantage de la vue sur Manhattan.
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La croisière dure 2 heures ; elle est commentée en anglais par un guide très amateur de cinéma... ce qui nous va
bien. Outre une description assez précise des lieux aperçus sur le parcours, il nous montre également les lieux
de tournage des grands classiques new-yorkais.
Nous descendons l'Hudson, nous approchons d'Ellis Island et de la statue de la Liberté avant de contourner la
pointe Sud de Manhattan pour remonter l'East river, le long de Brooklyn et jusqu'à hauteur du Queens. Au loin,
nous apercevons les bâtiments de l'ONU puis redescendons le long de Manhattan avant de revenir à notre point
de départ, non loin des quais où accostent les plus grands bateaux de croisière.
Nous qui connaissions déjà (un peu) la presqu'île de Manhattan depuis la terre, l'avons découverte avec
beaucoup d'intérêt sous un autre jour.
vendredi 3 août (de Erick)
New York - Empire State Building et Modern Museum of Art (MoMA).
Aujourd'hui, nous démarrons encore plus tôt que la veille pour éviter de faire la queue au pied de l'Empire State
Building. Depuis l'effondrement des tours du World Trade Center, l'édifice a retrouvé tout son intérêt pour les
touristes qui souhaitent contempler Manhattan d'en haut. Grâce au City Pass, nous évitons la file d'attente qui
s'est déjà formée (certes, elle est encore réduite) et en quelques minutes, nous arrivons sur la plate-forme
d'observation, à 320 m d’altitude.
ème
L'Empire State building mesure officiellement 388 m. Il est aujourd'hui le 7
plus haut gratte-ciel de la planète
nous dit dans l'audio-guide, une voix féminine avec un fort accent des Pyrénées. Moi qui avait déjà eu la chance
de monter sur l'édifice il y a une vingtaine d'années, j’en apprends un peu plus et de façon à la fois pertinente et
intéressante sur le "monument". Comme quoi, il est possible, même pour des américains de réaliser (ou de le
faire réaliser ..) des guides en français qui "tiennent la route". Si vous venez à New York et montez sur l'Empire
State, ne vous privez pas de son utilisation.
A notre descente et comme nous sommes du côté de la 5ème avenue, nous en profitons pour faire un peu de
"lèche-vitrine" avant de remonter jusqu'au Rockfeller Center par Bryant Park et la Grande bibliothèque de New
york. Nous déjeunons sur place et comme nous avons déjà bien marché, nous décidons une nouvelle fois de
reporter notre visite au Guggenhein Museum pour aller plus près, au MoMA, le Musée d'art Moderne de la New
York. Il a été fraîchement rénové ... et ça se voit !
Les salles sont lumineuses, bien éclairées et la collection d'œuvres exposées, tout simplement ahurissante. Il
manque bien quelques Dali, envoyés à Londres pour une exposition temporaire, mais nous n'avons jamais vu
une telle "concentration" de Picasso, de Mathis, de Miro et j'en passe... au mètre carré !
Alexandre suit, bon gré mal gré, car il en a "plein les bottes". On peut le comprendre car nous aussi, à force de
piétiner, commençons à sentir nos mollets douloureux. Nous nous octroyons donc une longue pause-café et
gâteaux à la cafétéria du musée puis reprenons notre visite là où nous l'avions interrompu, les accus rechargés.
Bien nous en a pris de persévérer car lorsque nous décidons finalement de rentrer à Tribeca, nous constatons
qu'une foule importante est en train de s’agglutiner devant le musée, rendant la visite sûrement moins
confortable. Nous apprenons que tous les vendredis, à partir de 17h30, l'accès au MoMa est gratuit.
En soirée, nous laissons Alexandre devant un DVD (il est ravi !) et allons dîner avec Laura à West Village, entre
Greenwich et Chinatown.
samedi 4 et dimanche 5 août (de Erick)
Washington - à la découverte de la capitale fédérale des USA.
L'espace d'un week end décalé, nous quittons l'état de New York pour celui de Washington DC. Nous prenons le
train à Penn Station, traversons les états du New Jersey, du Delaware et du Maryland (et nous ferons même une
incursion en Virginie, lors de notre visite guidée de Washington) et arrivons avec un certain retard à la gare
d’Union Station, après 4 heures de voyage. Notre hôtel est bien situé, à proximité de l'université G. Washington,
de l’immeuble du WaterGate et non loin de la Maison Blanche et du quartier institutionnel.
Nous n'avons pas envie de ressortir et dînons dans le restaurant (italien) de l'hôtel (3 étoiles dans le guide
américain). Comme il est du genre "nouvelle cuisine"... on en a plus sur la note que dans l'assiette!
A la réception, nous réservons une visite guidée en bus pour le lendemain matin ... on nous annonce que le tour
commence à 7h30 et qu'il nous faudra être prêts dès 6h30, heure à laquelle une navette est susceptible de venir
nous prendre directement à l'hôtel. Nous sommes un peu surpris par l'horaire, d'autant que sur le prospectus, le
tour du dimanche est censé commencer à 8h30. Notre interlocuteur maintenant ses indications, nous réglons
notre réveil sur 6 heures et comme de bien entendu, dimanche matin, le tour commence à ... 8h30. On est très
légèrement "furax" (surtout moi), d'autant qu'il n'y a pas de petit déjeuner à l’hôtel avant 8h. La journée
commence bien !
Heureusement, le tour du district compense ce mauvais démarrage. Nous parcourons Washington et ses
environs sous l'angle "vie politique et institutionnelle". La Maison Blanche, le Ford's Theater où fut assassiné
Abraham Lincoln, le quartier fédéral, les ambassades et Georgetown (faubourg branché de la ville). Ensuite,
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après avoir franchi le Potomac, nous arrivons à Arlington, nous "rasons" le Pentagone (entendez : nous passons
juste à côté …) et pour terminer, revenons en ville pour un arrêt au Capitole et achevons le circuit devant le
"National Air and Space Museum".
Nous déjeunons sur place et passons quelques heures dans le musée avec une séance de cinéma Imax pour
tous ("fighter pilot", un film sur l'entraînement d'un pilote de chasse) et un passage au simulateur de vol pour
Alexandre.
Pour revenir à l'hôtel, nous choisissons la "voie royale" et parcourons à pied le "Mall", depuis le Capitole jusqu'au
mémorial d'Abraham Lincoln, aux bords du Potomac (3,5 kms). Sur le chemin, nous voyons un certain nombre de
musées et d'édifices publics, le gigantesque obélisque ainsi que divers monuments aux morts (les guerres
mondiales, celles de Corée et du Viet Nam). Ouf !
Arrivés à l'hôtel vers 18h, nous ne sentons plus nos pieds, mais à la place nos estomacs qui, curieusement, sont
descendus dans nos talons. On a du parcourir entre 8 et 10 kilomètres et sans vrai petit déjeuner ce n'est pas le
hot dog du midi qui nous a calé ! Heureusement, à l'épicerie du coin, nous trouvons de quoi nous préparer un
dîner. Après une bonne douche, nous procédons à une extinction des feux anticipée ... enfin, pour Nadine et
Alexandre car "c’est qui qui fait le résumé du jour" !!
lundi 6 août (de Erick et Nadine)
Washington - suite ....et fin
Bien reposés, mais toujours privés de petit-déjeuner pour cause - cette fois- de lever tardif, nous quittons l'hôtel
en fin de matinée, allons tout de suite à la gare déposer nos bagages et ... petit-déjeuner (enfin). Il y a une chose
au moins que l'on aura enseigné à Alexandre : l'adaptation à différentes situations !
En attendant de quitter Washington pour rentrer à New York par le train de 17 heures, nous parcourons la gare,
monumentale, puis revenons sur le Mall pour visiter cette fois le National Museum of The American Indian*.
De l'extérieur, le bâtiment est superbe; de l'intérieur, il l'est également avec en plus une muséographie
passionnante. Elle a été réalisée avec la collaboration semble t’il étroite, des représentants des différentes tribus
(the natives) recensées en Amérique du Nord et du Sud. On a parfois tendance à oublier qu'avant l'arrivée des
premiers colons européens sur le Mayflower (sans parler des conquistadors), l'Amérique était déjà un territoire
peuplé. La visite du musée nous aura au moins permis de nous remettre les idées en place, si besoin était.
Peu après 16 heures, nous sommes de retour à Union Station et attendons patiemment le départ de notre train.
Nous arrivons à New York vers 20h.
*Ce qu'Erick oublie de préciser c'est qu'à Washington, le taux d'humidité est de quasiment 100% ... il fait très
chaud et lourd, mais lourd ... nous pensons que l'orage va éclater et la pluie tomber, mais rien de tout ça qui
pourrait rafraîchir l'atmosphère. Les 10 kilomètres parcourus hier nous ont éreinté et de ce fait, nous nous limitons
à un musée, proche de la gare (3,5 kms environ aller-retour).
mardi 7 août (de Erick et Nadine)
New York - Guggenhein museum, shopping & friends
Revenus de notre "escapade" à Washington, nous reprenons notre visite de Big Apple. Aujourd'hui – et enfin ! direction le Guggenheim Museum. L'extérieur est en travaux. Dommage, car il est aussi beau à voir dehors que
dedans. Nous nous laissons à nouveau surprendre par la richesse de la collection permanente (nous l'avions
découverte il y a 12 ans), mais sommes plus dubitatifs sur les oeuvres présentées temporairement. L'art
moderne, ça ne se discute pas !
Sur Lexington avenue, nous entreprenons ensuite une première séance de shopping chez "Bloomingdale's"... Le
retour approche et on entend bien profiter du taux de change avantageux pour rafraîchir notre garde-robe.
Alexandre a du grandir d'au moins 3 à 4 cm et même ses bermudas ressemblent à des shorts !
En fin d'après-midi, nous réussissons à trouver un lieu de rendez-vous avec nos amis Danielle et Jean-Luc,
arrivés à New York depuis quelques jours. Nous terminons ensemble la journée dans Chinatown à échanger nos
impressions américaines. Après 4 mois de voyage, nous avons beaucoup à raconter même si à travers le site, ils
se sont tenus au courant de nos pérégrinations. Demain, ils partent pour Washington et nous leur donnons
quelques avis et conseils, sur la base de notre toute fraîche expérience.
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mercredi 8 août (de Erick)
New York- un p'tit tour au Metropolitan Museum ... et puis s'en vont !
Au petit matin, un énorme orage (une tornade selon les médias) s'est abattu sur New York, fracassant quelques
arbres et noyant un certain nombres de lignes du métro. C’est la panique dans les rues et sous-terre pendant une
bonne partie de la journée, le temps de tout remettre en état.
Nous partons tardivement pour l'Upper East Side et les abords de Central Park. Le trajet dans une moiteur
étouffante est particulièrement difficile à négocier. Le trafic du subway est désorganisé et les rames s'arrêtent
lorsqu'elles le peuvent. Avec un peu de chance, on refait surface au bas de Central Park que l'on longe jusqu'au
Metropolitan Museum, ce qui est également une épreuve, compte tenu de la chaleur ambiante.
Au "Metro", il y en a pour tous les goûts et toutes les envies. De l'égyptologie à l'art médiéval en passant par la
faïence ou l'art japonais... Faites votre choix... Ce qui est sur, c’est que l’on ne peut pas tout voir en une fois !
Un petit passage par l'Égypte, histoire de nous "mettre en jambes" et "la grosse fatigue" nous tombe dessus. Du
genre "fringale dans la montée de l'Alpe d'Huez" (si j'ose la comparaison !). On n'en peut plus ! On sature ! On est
fatigués... On n'apprécie plus ce que l'on voit !
N'étant pas non plus des stakhanovistes de la visite de musées, on décide sagement de nous limiter aux salles
ème
consacrées aux peintres et aux sculpteurs européens du 19
siècle, ce qui nous prend tout de même une
bonne heure.
Après une nouvelle séance "underground", nous sommes de retour à Tribeca vers 17h30 et apprécions au plus
haut point la climatisation de l'appartement de Laura. Avant d'aller dîner, nous regardons pour la première fois le
film de Michael Moore, "Farhenheit 9/11". Ouf ! On se le prend en "pleine poire".
jeudi 9 août (de Erick)
New York - au City Fire museum et musée de la radio et télévision
Nadine faisant "relâche" pour cause de cheville sensible, Nous nous sommes organisés une journée entre
hommes. Le matin, visite du New York City fire Museum, à Tribeca et l'après-midi, visite du musée de la radio et
télévision, près du Rockfeller Center.
Le musée des pompiers new yorkais est installé dans une ancienne caserne désaffectée. Il présente beaucoup
de matériels anciens ainsi qu'un émouvant mémorial dédié aux centaines de "firemen" qui ont péri le 11
septembre 2001. Pris à la gorge, j'en ai même oublié de faire des photos.
D'un coup de subway, nous sommes remontés dans Manhattan pour visiter "The Paley Center of Media, plus
connu sous le nom de musée CBS de la radio télévision, non loin de la 5ème avenue. Plus qu'un musée, il faudrait
parler d'une grande vidéothèque (j'ai laissé de côté la radio ..) où il est possible de voir et revoir des émissions du
patrimoine télévisuel américain selon un programme modifié quotidiennement ou bien de faire ses propres
recherches d'images et de les visionner. Nous avons fait les deux et avons choisi de regarder les images du
premier pas de l'homme sur la lune (un petit pas pour Neil Armstrong, mais un grand pour l'Humanité ...) puis
une version télévisée de "Stuart Little" datant des années 60. Malgré l'anglais, Alexandre n'était ainsi pas trop
perdu.
Pour le dîner, Laura a invité un couple d'amis avec qui nous passons une agréable soirée.
vendredi 10 août (de Erick)
New York - I’m singing in the rain !
Il pleut sur New York comme il pleut sur ... Bref, un temps à ne pas mettre un touriste dehors. Nous tentons bien,
comme nous l'avions prévu initialement , d’opérer une sortie vers l'embarcadère d'Ellis Island, mais au bout de
quelques centaines de mètres, nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tellement mouillés que s'en
est franchement désagréable. Le musée et l'histoire de l’immigration vers le nouveau monde, ce sera pour une
prochaine fois.
Alexandre en profite pour regarder quelques vidéos et nous, pour ne rien faire si ce n'est préparer notre dernière
excursion en Nouvelle Angleterre (pour cette année): demain matin, nous partons pour le village de New Hope,
dans l'état de Pennsylvanie. Il paraît que c'est très beau et Laura et ravie de nous le faire découvrir.
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samedi 11 août (de Erick)
New Hope (Pennsylvanie)
Hello, le soleil brille, brille, brille ! Pour notre dernière journée (complète) sur le sol américain, nous quittons New
York sous le soleil, pour une courte excursion en Pennsylvanie. Laura a décapoté sa BMW et nous roulons
cheveux au vent. Notre destination : New Hope, au bord de la rivière Delaware, à la frontière avec le New Jersey.
La cité est vraiment très coquette et en a fait manifestement "sa marque de fabrique" pour attirer les visiteurs. Au
point même que les "boutiques à touristes" pullulent dans la moindre maison bordant la rue principale, proposant
de tout et de rien, y compris des cadeaux de Noël en plein été! C'est un peu dommage, mais aux USA, "business
is business" !
Nonobstant cela, la promenade vaut le déplacement. Le Delaware est une rivière tranquille et apaisante,
procurant une certaine fraîcheur d’autant plus bienvenue qu’elle nous fait oublier l'humidité et la chaleur de New
York. Nous déjeunons au bord de l'eau, "chez Martine's". C'est simple et c'est bon!
Au cœur du village, nous visitons ensuite "The Perry Mansion Museum", une des plus vieilles maisons de New
Hope, construite par un meunier, fondateur de la ville ? Du moins, c’est lui qui lui a donné son nom en rebaptisant
son moulin après un incendie.
Le retour sur New York nous vaut "d'embrasser" une dernière fois la ville depuis le New Jersey avant de plonger
sous l'Hudson, pour rejoindre Manhattan par le Holland Tunnel.
dimanche 12 et lundi 13 août (de Erick)
New York - Toronto - Paris : go back home
Dernière journée aux Etats Unis. Nous prenons le temps d'un super-brunch avec Laura, dans son restaurant de
prédilection, à Tribeca. Alexandre dessine sa mélancolie sur la nappe en papier pendant que Nadine et moi,
partagés entre la mélancolie du départ et la joie du retour, nous "gavons de pancakes" ... surtout moi d'ailleurs !
Nos bagages sont bouclés et nous nous sommes résignés à payer la taxe pour surpoids en passant au guichet
d'Air Canada. Le trajet jusqu'à l'aéroport de La Guardia se déroule dans une ambiance très contrastée. Alexandre
rit et pleure en même temps et nous, rassurés par la confortable marge de temps dont nous disposons avant
l'heure du décollage, contemplons une dernière fois New York et ses faubourgs.
New York - Toronto puis Toronto - Roissy : les heures défilent à leur rythme et faute de pouvoir dormir, nous le
vérifions bien.
Petite consolation, le vol est plus rapide que prévu. malgré la demi-heure de retard prise au décollage, nous
arrivons à Roissy avec 30 minutes d'avance sur l'horaire annoncé.
Même si nous devons encore patienter plus que d'habitude pour récupérer nos bagages (à cause d'une valise
abandonnée que les démineurs vont faire exploser), nous trouvons un taxi "véloce" et une autoroute libre de tout
trafic pour arriver à Boulogne avant la fin de la matinée.
C'est tout de même bon de rentrer chez soi !
vendredi 17 août (de nous 3)
Boulogne - le mot de la fin ?
Difficile de se remettre dans le rythme. Les 6 heures de décalage horaire ne passent pas aussi facilement que
prévu. Depuis notre retour, nos matinées en sont grandement amputées.... et nos journées aussi !
Quoi qu'il en soit, il faut mettre un terme à ce carnet de bord, même si le site en lui-même continuera de s'enrichir
des quelques pages encore en préparation.
Ce n'est pas une conclusion, ce n’est pas une synthèse et surtout pas un au revoir. Vous qui avez pris plaisir à
nous suivre pendant notre voyage, venez encore de temps en temps nous visiter et pourquoi pas nous laisser un
mot gentil sur le Blog , comme celui écrit par Elk .. que nous ne connaissons pas.
Si notre récit vous a donné des envies de voyage, surtout ne les chassez pas et même, par tous les moyens,
tentez de les mettre en oeuvre. Comme dit Lao Tseu (mon sage préféré ...) " Là où il y a une volonté, il y a un
chemin" ! La vie est trop courte pour que l'on accepte de mettre entre parenthèses ce que l’on a profondément
envie de faire.
Nous avons vécu de bons moments, des moments uniques même ; nous avons fait des rencontres formidables,
partagé des émotions intenses, vu des paysages magnifiques et découvert des lieux pour nous mythiques. Mais
par dessus tout, nous avons eu la chance de vivre en marge du temps qui passe pendant une poussière
d’éternité … et que cette poussière était belle !
Alors, si c’était à refaire ? Bin voyons, quelle question !
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Annexes - Anecdotes
The Worst / le pire !
Comment montrer - en toute discrétion, mais de façon malgré tout assez évidente
sa désapprobation avec la politique conduite
par l'actuel occupant de la Maison Blanche ?
Certains américains ont trouvé la solution en affichant à l'arrière de leurs voitures un "sticker" sur lequel figure ces
simples mots: "Worst ever". Le W en majuscule et en gras est celui d'un certain George W.Bush !
Ils s'appellent "Miller"
De terrain de camping en campground, nous avons parfois retrouvé les mêmes "voyageurs".
C'est ainsi que sur la "Snake River" puis à Yellowstone West, nous avons retrouvé une famille américaine dont le
membre le plus éminent (le père) portait untee shirt de basketteur sur lequel était inscrit son nom (?) : Miller !
Pour nous, la boutade était toute trouvée.
"Dis, comment ils s'appellent les américains de la caravane d'à-côté ?"
"Ben, Isabelle Miller" ! (rapport à une blague alsacienne ...)
Comme au cinéma !
De passage à Idaho Falls, nous avons eu tellement de mal à trouver le centreville que nous nous sommes arrêtés au bord de la route pour regarder la carte. Dans les 30" qui ont suivi, une voit
ure de police (la seule qui devait patrouiller en ce jour de "father's day ...) s'est placée derrière nous, tous gyropha
res allumés ... La voyant, nous avons redémarré et tourné à la première intersection ... suivis par la voiture de poli
ce qui d'un coup de sirène nous a intimé l'ordre de nous arrêter. Mains sur le volant, fenêtre ouverte, nous avons
vu s'approcher le policier, index de la main gauche sur l'oreillette et main droite sur son revolver. Ouah, il allait pe
ut-être dégainer, nous demander de sortir et nous plaquer sur le capot du camping-car pour nous fouiller ?
Voyant des "frenchies" un peu pommés, il nous a gentiment remis sur le droit chemin en nous invitant à ne pas ré
itérer cette très grave infraction. Ouf !
L'appel de Chanteclerc
Notre amie Ty, à San Quentin, a deux chats dans sa maison. ils sont un peu craintifs ... on ne les voit pas
beaucoup dans la journée. Elle non plus d'ailleurs.
Heureusement, elle leur a donné des noms qui permettent à la fois de les réveiller et de les faire venir. L'un
s'appelle Coco et l'autre Rico.
Et chaque jour, Ty ne manque jamais de lancer son "Cocorico" matinal .. Et qui c'est le coq du village ?
L'art de faire du bacon au micro-ondes
Dans le "breakfast in America" (air connu), il y
a des pancakes, du café, des oeufs brouillés et .... des tranches de bacon !
Voici une recette pour les faire cuire rapidement et surtout sans dégagement d'odeurs de cuisson (dans l'espace
exigu d'un camping-car, ça craint !)
Placez les tranches de bacon entre 2 feuilles de "sopalin" (pub gratuite ) - mettez-les dans le four microondes et faites les cuire à puissance maximale pendant 3 minutes 30.
Y'a plus qu'à sortir et à déguster, c'est grillé !
Recette fournie par Carole Bajkowsky (San Diego) et testée par nous.
"Goude morninge" !
Comment reconnaître un "non-américain" en vacances aux USA ? A son accent bien entendu !
Au hasard de nos passages dans les campings de l'Utah, nous utilisions également les douches et lavabos du
lieu pour faire notre toilette.
Un matin, pendant que je me rasais, un homme sifflotait sous sa douche. Ce n'était pas de la country ! A sa
sortie, il me salua d'un franc "goude morninge" auquel je répondis par un non moins "goude morninge" puis il vint
lui aussi finir sa toilette au lavabo d'à-côté.
Je lui demandais s'il ne serait pas français, par hasard ?
Of course m'assurait-il, je suis en vacances au Canada chez ma fille, mais je vis à Lyon et je profite de mon pied
à terre en Amérique du Nord pour visiter les Etats de l'Ouest, les uns après les autres. Heureux homme !
Vos papiers s'il vous plait !
De retour des chutes du Niagara, nous passons au B&B pour nous changer et allons retrouver nos amis pour
aller visiter la cave d'Inniskillin. Arrivés chez eux, Erick cherche en vain son portefeuille. Sachant qu'il vient juste
de retirer une grosse somme d'argent à Niagara et qu'il ya dedans son passeport et sa carte bancaire....Il est très
inquiet. Nous repassons au B&B. Rien ! Nous revenons à notre voiture : rien ! Où est-il passé ?
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Nous vous laissons imaginer la montée d'adrénaline et le nombre d'hypothèses échafaudées. Des picpokets en
embuscade près du distributeur de monnaie ... un oubli au restaurant ...
Ellen, depuis la voiture, aperçoit une forme noire sur le trottoir, juste devant chez eux. C'est son portefeuille... et
tout est dedans ! Il était juste tombé de son sac (mal fermé) lorsque nous étions arrivés chez eux, pas loin d'une
heure auparavant. Chanceux, non!
Néologismes et "américanismes"
Au fil des jours, nous avons enrichi notre vocabulaire d'un certain nombre de mots et d'expressions qui méritent q
uelques explications pour les non-initiés.
"ça murge" = sur la route, la chaussée se rétrécit
"ça va bumper" = sur la route toujours, cela annonce un cassis ou bien un nid de poule.
"dumper" = vidanger les eaux usées du camping-car.
"ça sent le Geyser" = signale que quelqu'un a des flatulences particulièrement odorantes (rapport aux odeurs so
ufres qui accompagnent les geysers).
Condom ou condominium ?
A Niagara on the Lake, à l'heure de l'apéritif, nous discutions de tout et de rien avec Ellen et Michael. Le Riesling
du Niagara commençait sûrement à produire ses effets, du moins chez Nadine.
A l'étonnement de nos hôtes, ne leur demande-t-elle pas si dans la région, le prix des condoms n'est pas trop
élevé?
Stupeur amusée de nos amis qui rectifient très vite: "vous vouliez sûrement parler des condominiums, les
appartements... ce que l'on appelle également ici des "condos" ... car pour ce qui est des condoms, on est pas
trop au courant, mais à notre avis, ça doit être le même prix qu'en Europe" !
Le blanc du riesling a viré au rouge sur les joues de Nadine et on a ri un bon coup avant de lever une nouvelle
fois nos verres. Entre amis, on peut se permettre les "faux amis".
Comment on a failli rester ... aux States !
A l'aller, nous nous étions juste trompés de terminal. Roissy 1 au lieu du 2... Bagatelle !
Au retour, on a failli faire beaucoup mieux. Erick était persuadé que le départ se faisait de Newark (l'aéroport à
l'Ouest de New York) alors qu'en fait, nous décollions de La Guardia, dans le Queens, à l'Est de Big Apple !
Sans une ultime et salvatrice vérification de Nadine, Laura nous conduisait directement à Newark. Même avec la
marge d'anticipation que nous avions prévue, il était impossible de rallier le bon aéroport à temps. Pourtant, nous,
on voulait bien rentrer !
Le palmarès des parcs
Nous avons procédé de façon très démocratique, par vote à bulletin ouvert, mais sans aucune pression de la part
des uns ou des autres.
Après avoir visité 14 parcs nationaux depuis notre arrivée en Californie, nous sommes en mesure de vous propos
er notre classement . Il est établi sur la moyenne cumulée de nos 3 avis et se justifie tout à la fois par le plaisir qu
e nous avons eu à parcourir les parcs, leur beauté, l'intérêt qu'ils présentaient en terme de faune, de flore, d'anim
ations touristiques, d'agrément et de facilité d'accès.
Comme il est totalement subjectif, il n'a d'autre valeur que celle que vous voulez bien lui accorder, mais il a au mo
ins le mérite d'exister.
Les 14 parcs naturels nationaux, dans l'ordre de nos visites, sont les suivants:
Muir Woods, Kings Canyon, Sequoia Nat. Park, Yosemite, Death Valley, Grand Canyon (en avion), Zion, Br
yce Canyon, Capitole Reef, Canyonlands, Arches, Dinosaur Nat. Monument, Grand Teton et Yellowstone.
Le palmarès est le suivant :
Premier et "grand gagnant" : Bryce Canyon (42 points)
Seconds : Grand Teton et Yellowstone (33 points)
Quatrièmes : Arches et Death Valley (29 points)Sixème : Sequoia Nat. Park (27 points)
Septièmes : Zion et Grand Canyon (25 points)
Neuvième : Kings Canyon (23 points)
Dixièmes : Yosemite et Canyonlands (15 points)
Douzième : Muir Woods (14 points)
Treizième : Capitole Reef (10 points)
Quatorzième: Dinosaur Nat. Monument (3 points)
Si vous revenez sur nos commentaires laissés dans le carnet de bord, vous constaterez que ce classement est
tout à fait logique.
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La contre-performance de Yosemite s'explique
avant tout par la détérioration des conditions de visite et d'hébergement.
Malgré sa beauté, le site est en quelque sorte victime de son succès.
Les fleurs du désert
Notre voyage en quelques chiffres
Budget prévu : 20 000€ Budget réalisé : 19 850€
Nombre de jours : 116 (départ le 19 avril - retour le 13 août 2007)
Pays / états visités : USA (27 états /52) et Canada (3 provinces : Colombie Britannique, Québec et Ontario)
Les transports :
Au total nous avons parcouru 18 200 kms en voiture, en bus, en train et en camping car.
Automobiles :
Nous avons loué:
De Miami à Savannah (Chevrolet Malibu)
De Nashville à Houston (Chevrolet HHR)
De San Diego à Las Vegas (Chrysler PT Cruiser)
De Las Vegas à Salt lake City (Camping Car Ford)
A Vancouver (Dodge Charger)
Au Quebec et en Ontario (Honda Civic)
De Burlington (Vermont) à New York (Toyota Corolla)
Avions :
De Roisssy à Roissy, nous avons pris l'avion à 9 reprises.
Air Canada pour les liaisons transcontinentales (Roissy - Toronto - Miami et New York - Toronto - Roissy)
ainsi que le "coast to coast" (Vancouver Montreal)
SouthWest Airlines pour les autres liaisons internes aux USA (Houston - Austin - San Diego et Salt Lake City
- Seattle)
Grand Canyon Airlines (Papillon) pour le survol du grand Canyon.
Autocar :
3 trajets de Savannah à Nashville (par Atlanta), de Seattle (Etat de Washington) à Vancouver (Colombie Brit.) et
de Montréal (Québec) à Burlington (Vermont).... et nous n'avons même pas obtenu notre carte de fidélité à la
Greyhound !
Train :
De New York (Pennsylvania Station) à Washington (Union Station) ... et retour, avec Amtrak.
Bateau :
Ferries, traversiers, promenades diverses, nous avons navigué à 6 reprises.
Floride : balade en Air boat dans les Everglades.
New Orleans, escapade sur le Mississipi à bord du steamer le « Nachez ».
Entre Vancouver et Victoria traversée en ferry.
A Tadoussac (Québec), excursion aux baleines sur le Saint Laurent.
A Niagara falls, sensations fortes au pied des chutes sur le « Maid of the mist » ...
A New York, découverte de Manhattan depuis l'Hudson et l'East river avec la croisière « Circle line »
Les hébergements :
Nous avons passé 45 nuits dans 31 hôtels, Bed & Breakfest ou Lodges différents
Nous avons dormi 13 nuits en camping car
Nous avons passé 27 nuits chez nos amis
Nous avons échangé notre appartement à 2 reprises pour un total de 31 nuits
Nos loisirs :
Nous avons visité ...
16 parcs naturels nationaux (ceux de l'Ouest + les Everglades)
37 musées, aquariums et expositions diverses,
59
6 écomusées (Kennedy Space Center à Cap Canaveral, le village Cajun à Lafayette, le village fantôme de
Bodie en Californie, Fort Langley en Colombie Brit., la cabane à sucre de Saint-Faustin et le village fantôme
de Val-Jalbert au Quebec)
6 plantations (en Louisiane)
10 sites naturels remarquables (la forêt pétrifiée de Calistoga et Mono lake en Californie, "Butchard Gardens"
sur l'île de Vancouver, "Capilano suspension bridge" à Vancouver, les baleines sur le Saint laurent au
Québec, le Lac Huron et les chutes du Niagara en Ontario, le Mont Washington au New Hampshire, la baie
de Newport à Rhode Island,
9 autres sites remarquables (la Villa d'Elvis Presley à Graceland, le "Hearst Castle", près de Monterrey,
"Stanford university" à Palo Alto, les églises des Mormons à Salt Lake City, les "Othello-quintette tunnels" à
Hope, en Colombie Brit.; la tour penchée du stade olympique de Montréal, les caves Inniskillin à Niagara on
the lake, les 8 écluses consécutives du canal Rideau à Ottawa, la presqu'île de Cape Cod dans le
Massachusetts)
7 parcs d'attraction et de loisirs (Epcot Center à Orlando, SeaWorld et Wild animal park à San Diego,
Universal Studio à Los Angeles, Space Needle à Seattle, le Biodôme et la Biosphère à Montréal)
6 bateaux historiques (l'USS "Kidds" à Bâton Rouge; le porte-avions "Midway", un sous marin russe, HMS
"Surprise", le "Star of India" à San Diego; le "Mayflower 2" à Plymouth),
5 concerts ("the Tokens" à Epcot Center, soirées au "BB Kings Cafe" à Nashville et à "Preservation Hall" à
New orleans, Festival International de Jazz de Montréal, L'orchestre philharmonique de Boston en résidence
à Tanglewood,
Mais encore ....
Le pont le plus long que nous ayons franchi : celui de Marathon, sur les Keys (9kms)
Le point le plus haut : Tioga Pass, à la sortie Est du parc National de Yosemite : 3031 m (9945 pieds)
Le point le plus bas de notre périple : - 64 m à Furnace Creek (Death Valley)
Le coin le plus chaud : 42° Celsius (107° Fahrenheit) à Stovepipe Wells (Death Valley)
Le point le plus au sud : Marathon (Floride) sur les Keys
Le point le plus au Nord : Whistler – Colombie britannique
Les arbres les plus hauts : 83m pour le Général Shermann, à Sequoia Nat. Park
81,5m pour le Général Grant à Kings Canyon Nat. Park.
Les chutes d’eau les plus impressionnantes : Niagara Falls (Ontario)
La chute d’eau la plus haute : la chute Ouiatchouan (72 m) à Val-Jalbert (Québec)
Le building le plus haut: l'Empire State building à New York (388 m)
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