- Fondation Pierre Arnaud
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CULTURE MERCREDI 27 MAI 2015 LE NOUVELLISTE SIERRE S. MONACHON La Manufacture se déplace Rencontre avec Marie Fontannaz et Simon Bonvin, deux des quinze étudiants en résidence au Théâtre Les Halles. PAGE 18 17 jfa - jcp LENS La fondation présente «Une passion suisse: collection Pierre Arnaud», jusqu’au 14 juin. L’école des peintres de Savièse y est mise en évidence. Trente ans pour une collection = LES CHOIX DE JEAN-MARC THEYTAZ La Fondation Pierre Arnaud à Lens n’en finit pas de nous étonner et de nous charmer. Avec sa quatrième grande exposition, sur la collection Pierre Arnaud, elle ouvre ses portes à la peinture suisse, lui offrant un éclairage déterminant. «Il s’agissait pour nous de répondre à la curiosité des visiteurs; dans les expositions sur le divisionnisme et le réalisme, nous avions déjà incorporé des tableaux de la collection et maintenant il s’agissait d’offrir à nos visiteurs une vue plus vaste de la collection Pierre Arnaud», explique Christophe Flubacher, directeur artistique de la fondation. Le Valais y occupe une large place avec l’école de Savièse, les Ernest Bieler, Raphaël Ritz, Edouard Vallet, Marguerite BurnatProvins, Olsommer... puis Albert Chavaz, Fred Fay, qui ont apporté «une image magnifiée et idéalisée de la vie du début du XXe siècle. Ce n’est pas la réalité quotidienne qui en effet était racontée dans ces tableaux mais une vision stylisée d’une époque en allée...» On peut en effet voir des Saviésannes en costumes du dimanche penchées vers le sol pour travailler la terre au quotidien, vivre âprement dans une société autarcique qui n’est pas toujours facile à gérer, à vivre, à assumer. «Une école qui n’en est pas une» Les artistes peintres pour qui Savièse a été une source d’inspiration, de création, de réalisation de leur art ou y ont vécu, sont rassemblés sous la dénomination de «l’école de Savièse», mais en fait «elle n’en est pas une est pas une au sens coutumier du mot, nul ensei- C-CLOS OLSOMMER 1883-1966 «Abîme intérieur» (1930) Technique mixte sur papier 69 x 49,5 cm «Le Valais n’a pas été un pays à peindre pour Olsommer. C’était au contraire l’alcôve propice à sa méditation intérieure. Ses personnages féminins en téSTUDIO BONNARDOT, SION moignent qui ferment les yeux ou cachent leur visage. Ne subsiste ici que la chevelure d’ébène, séparée par une raie énergique en forme de graine de haricot, germe de la méditation profonde.»} CHRISTOPHE FLUBACHER COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION DE LA COLLECTION PIERRE ARNAUD ÉDOUARD VALLET 1876-1929 «Porte à Vercorin» (1915) Huile sur toile 41 x 29,5 cm «Cette porte ornée d’un cadran solaire a été peinte trois fois par Vallet. Un baptême agrémente le premier volet, un enterrement figure sur le deuxième volet. Et pour finir, ici, seule la porte apparaît, lieu de passage symbolique entre la vie et la mort.»} Ernest Biéler 1863-1948, «La fille de Roumaz», 1918, tempera sur toile, 34 x 28,5 cm. François Bertin, Grandvaux FRANÇOIS BERTIN, GRANDVAUX gnement régulier n’y est dispensé, nul grand patron ne pontifie, entouré de disciples respectueux de ses directives, de ses interdits» comme rapporte Michel Lehner dans «Les peintres de Savièse» paru aux Editions Skira. Un choix évident Christophe Flubacher précise que le choix de 90 tableaux parmi plusieurs centaines de pièces de la collection Pierre Arnaud ne fut pas compliqué car il les connaissait tous très bien: «On les a photographiés, imprimés, découpés, puis on a étalé les vignettes sur une table pour le choix final, un travail de recherche et de cohérence pour que l’ensemble ait une harmonie...» Cinq chapitres essentiels A la suite de cette première étape, cinq chapitres se sont dégagés de l’ensemble couvrant cinq thématiques différentes, toutes coexistant dans une belle cohérence. «Les paysages», ruraux, alpestres, un chapitre essentiel de cette exposition... «L’intériorité» avec de nombreux tableaux d’Olsommer, peintre de l’intimité, du mysticisme, de la religiosité... «Les natures mortes» avec leurs compositions, leur équilibre... «Les portraits» avec toute leur pluralité d’expressions et de postures... «L’intimité» avec des intérieurs, des atmosphères de confidence, de tranquillité et de douceur... } + INFO Collection Pierre Arnaud, «Une passion suisse», jusqu’au 14 juin. Les mardis de 10 à 21 h, du mercredi au dimanche de 10 à 19h. www.fondationpierrearnaud.ch STUDIO BONNARDOT, SION L’HISTOIRE D’UNE COLLECTION Daniel Salzmann, gendre de Pierre Arnaud, explique la genèse et l’évolution de la collection de son beau-père. «Dans un premier temps, Pierre a surtout acheté des tableaux français et en particulier illustrant la Provence, son pays d’origine. Pierre a rencontré Michel Lehner il y a 30 ans à Crans-Montana, et ce dernier lui a fait découvrir les peintres de l’école de Savièse. Comme Pierre était amoureux de la montagne et de la région, il a été séduit par cette peinture et a commencé les acquisitions de ces œuvres.» Dès lors, Pierre Arnaud a fréquenté les ventes aux enchères de la galerie du Rhône à Sion, puis «s’est pris d’amitié pour son directeur Pierre Alain Crettenand qui est devenu en quelque sorte son conseiller». La collection s’est alors passablement enrichie de peinture valaisanne que Pierre Arnaud a collectionnée durant dix ans. «Avec sa fille Sylvie nous l’avons suivi dans quelques ventes et au décès de Pierre il y a 20 ans, j’ai poursuivi la collection. J’ai ensuite commandité le livre sur «les peintres en Valais» à Christophe Flubacher, avant de rêver le projet du Centre d’art que j’ai dédié à mon beau-père. La collection d’art suisse présentée actuellement s’est constituée sur une trentaine d’années.» } JMT THÉÂTRE ALAMBIC A Martigny, la saison 2015-2016 sera marquée par un changement de salle à mi-parcours. Une programmation théâtrale qui va déménager Des sièges à occuper Après avoir abrité 18 saisons théâtrales et 21 ans d’école de théâtre, la jolie salle de 130 places sera remplacée par une salle de spectacle moderne, dotée de 400 sièges, située à quelque 200 mètres de l’Alambic. Une donne qui change beaucoup de choses pour le théâtre martignerain. Philippe Claude-Inga Barbey et Doris Ittig dans «Laverie Paradis», à voir en octobre. DR Morand: «Nous avons 220 abonnés. La saison dernière, nous faisions 260 spectateurs par spectacle, sur deux soirs. Là, nous allons de- voir remplir une salle de 400 places. Si vous savez calculer, il restera 140 sièges de libres.» A l’Alambic, l’équipe se veut optimiste. La sai- son fait le plein depuis quatre ans. «Nous allons devoir grandir.» Cette saison ne proposera donc plus qu’une seule séance par spectacle. Au menu, six rendez-vous – trois à l’Alambic cette année, et trois à la salle de spectacle dès janvier 2016. Un total auquel s’ajoutent trois représentations dans le cadre de «L’opération vadrouilleurs», qui fait voyager le public au Crochetan de Monthey, au Théâtre de Valère à Sion, et au Théâtre Les Halles à Sierre. Parmi les spectacles, il ne faudra pas manquer un adieu émouvant – mais joyeux – à l’Alambic, les 10 et 11 décembre. } JJ Programme détaillé, abonnements sur www.theatre-alambic.ch = LES TROIS COUPS DE CŒUR DU DIRECTEUR HOFMANN Le 16 janvier 2016, tout va changer pour le Théâtre de l’Alambic. Exit les locaux mis à disposition par la Distillerie Morand, le fameux Théâtre Alambic, «un lieu qui a une âme», selon les mots du directeur du théâtre, Philippe Morand. L’an prochain, la seconde partie de la saison 20152016 se tiendra dans la nouvelle salle de spectacle de Martigny. PHILIPPE MORAND DIRECTEUR DU THÉÂTRE ALAMBIC «J’ai choisi «Laverie Paradis», de Claude-Inga Barbey. Parce que l’écriture est remarquable, parce que les deux comédiennes sont de haute volée, parce que le thème est riche et ne peut manquer de nous interroger tous et chacun sur les questions de la foi. «Figaroh!», par les Cies Comiqu’Opéra et Sugar Cane. Parce que ce spectacle ouvrira la nouvelle salle de spectacle, parce qu’il fait se rencontrer deux chanteurs d’opéra et deux comédiens, parce Beaumarchais et Mozart ne sont plus à présenter, parce qu’il y a de la jouerie, de la drôlerie, de la jeunesse et de la bonne humeur. Une création qui respecte les œuvres originales tout en s’amusant du regard que nous pouvons porter sur des monuments du théâtre et de la musique. Et enfin, «Le procès de Malaparte», par la Compagnie Théâtre K. Bien que la pièce se passe en 1942 à Varsovie, ce spectacle est, par son thème, par la qualité de sa réalisation et de son interprétation, par les moyens scéniques simples et efficaces, une réflexion fondamentale pour le temps présent.» }