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Turquie Impact Objectifs principaux E • Le Plan d’action national pour l’adoption de l’acquis de Turquie n 2005, les objectifs de l’UNHCR étaient les suivants : épauler la Turquie dans ses efforts pour mettre au point de nouveaux dispositifs, aptes à assurer la protection et l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile dans le respect des normes internationales ; collaborer avec le Gouvernement et d’autres partenaires pour perfectionner les connaissances et les compétences des fonctionnaires responsables des questions d’asile et de réfugiés ; suivre l’application de la Convention de 1951 sur les réfugiés et veiller à ce que les demandeurs d’asile aient accès, dans des conditions équitables, à la procédure d’asile ; assurer une détermination du statut de réfugié (DSR) fiable pour les demandeurs d’asile relevant du mandat de l’UNHCR ; promouvoir des solutions durables au sort des réfugiés par le biais de la réinstallation, de l’intégration sur place et du rapatriement librement consenti ; en coopération avec les autorités et les ONG, répondre aux besoins essentiels des réfugiés et des demandeurs d’asile, sur le plan de la protection et sur le plan matériel, en accordant une attention particulière à la protection des femmes et des enfants ; et sensibiliser le public aux problèmes des réfugiés et des demandeurs d’asile et rallier l’opinion à leur cause. 392 l’Union européenne (UE) dans le domaine de l’asile et des migrations a été signé en mars 2005. Ce document intègre des composantes de protection et des composantes sociales – résultat largement imputable à l’action de défense de la cause de l’UNHCR – et respecte les normes internationales en matière d’asile, puisqu’il prévoit notamment des procédures et des techniques d’entretien spécifiques pour les femmes et les enfants. Au titre du plan, le Gouvernement devrait lever, d’ici 2012, la réserve géographique qui limite depuis fort longtemps l’application de la Convention de 1951 sur les réfugiés. • Pour appuyer la mise en œuvre du Plan d’action national, l’UNHCR a formé quelque 650 fonctionnaires, en particulier les collaborateurs de la Direction générale de la Sécurité (ministère de l’Intérieur) qui participeront à l’élaboration du nouveau système d’asile. Ces activités de formation ont favorisé une meilleure compréhension de la problématique de l’asile chez les fonctionnaires qui occupaient des postes clés et ont permis de garantir l’octroi de la protection internationale aux personnes qui en avaient besoin. • L’Organisation et les autorités turques sont parvenues à un accord sur la mise en place de normes et de procédures communes de protection et de prise en charge des enfants séparés de leurs parents. Rapport global 2005 de l'UNHCR Environnement opérationnel des frontières – devrait occuper une place plus importante en Turquie, dans le cadre du processus général d’adhésion. Contexte Contraintes Les opérations de l’UNHCR sont en grande partie déterminées par la décision de la Turquie de maintenir une « réserve géographique » aux obligations découlant de son adhésion à la Convention de 1951 sur les réfugiés et au Protocole de 1967. En vertu d’un règlement de 1994, les demandeurs d’asile européens peuvent solliciter le statut de réfugié, tandis que les ressortissants de pays non européens sont admissibles à l’asile temporaire. L’UNHCR intervient directement auprès des demandeurs d’asile non européens en leur prodiguant une protection et une aide matérielle, et en recherchant dans le même temps des solutions durables à leur sort, essentiellement par le biais de la réinstallation. L’instabilité politique et l’insécurité qui persistaient en Iraq ont été à l’origine de contraintes majeures pour le Gouvernement turc et pour l’UNHCR, en ce qui concerne la mise en place de solutions durables en faveur de certains groupes de réfugiés. Suivant le conseil de l’UNHCR, les autorités ont maintenu leur politique de non-rapatriement des réfugiés iraquiens. Si certains pays de réinstallation ont manifesté un regain d’intérêt pour les candidatures de réfugiés iraquiens en 2005, la plupart des Iraquiens inscrits auprès de l’UNHCR sont demeurés dans une situation précaire, sans solution en vue car leurs perspectives étaient limitées en matière de réinstallation et il leur était impossible de regagner l’Iraq. Cette situation a suscité un sentiment de frustration croissant chez les réfugiés iraquiens, qui demeurent tributaires de l’assistance de l’UNHCR. Pendant la phase de planification du nouveau système d’asile, la Turquie a accordé la priorité à la mise en œuvre des réformes politiques nécessaires pour satisfaire aux « critères de Copenhague ». Le Conseil européen des ministres a fait du respect de ces critères, relatifs à la démocratisation et aux droits de l’homme, la condition minimum requise pour l’ouverture de négociations officielles en vue de l’adhésion de la Turquie à l’Union. À l’issue de débats très intenses entre les États membres en octobre 2005, la Commission européenne (CE) a émis une recommandation positive. La décision du Conseil a inauguré une nouvelle phase, durant laquelle la mise en œuvre de "l’acquis" de l’UE en matière de justice, de liberté et de sécurité – qui englobe les questions d’asile, de migrations et de gestion Près de 1 200 réfugiés iraniens, qui avaient gagné la Turquie à partir de l’Iraq avant 2003 et ne pouvaient rentrer dans leur premier pays d’asile, se trouvaient eux aussi dans une situation précaire. Les autorités turques ont exclu toute possibilité de réinstallation pour la plupart d’entre eux mais n’ont pas encouragé non plus leur intégration sur place. L’UNHCR a entamé des négociations sur les solutions durables qui pourraient être proposées à ce groupe mais n’était pas parvenu, à la fin de l’année, à apaiser les inquiétudes du Gouvernement, qui craint que la réinstallation de ce groupe n’exerce un effet d’attraction et ne se traduise par un afflux plus important de demandeurs d’asile dans le pays. La situation sécuritaire en Iraq, très instable, a également interdit tout progrès concernant le rapatriement librement consenti de quelque 13 000 réfugiés turcs d’origine kurde. L’état d’avancement de l’accord tripartite relatif au rapatriement librement consenti, négocié en janvier 2004 mais non signé, est demeuré identique en 2005. Quelques personnes ont continué de regagner, de leur propre initiative, leurs localités d’origine en Turquie. Le difficile alignement du système d’asile turc sur l’acquis de l’Union européenne et sur les normes internationales a également été à l’origine de contraintes. Les structures Turquie Les aspirations de la Turquie, concernant son adhésion à l’Union européenne (UE), ont continué d’influer sur l’environnement opérationnel de l’UNHCR. Bien que l’UNHCR ait amorcé une collaboration avec le Gouvernement pour renforcer le système national d’asile avant la candidature de la Turquie à l’UE, le processus d’adhésion est devenu le moteur du pays et est appuyé par un programme et un calendrier clairs, ainsi que par de nouvelles ressources. La Turquie s’est engagée à lever sa « réserve géographique » d’ici 2012, ce qui est un développement positif. Néanmoins, le Gouvernement ne pourra atteindre cet objectif que si le cadre législatif et institutionnel, les infrastructures et les effectifs nécessaires sont en place. Persons of concern Type de population Total dans le pays Origine Nb pers. assistées par l'UNHCR % femmes % < 18 ans Réfugiés République islamique d'Iran 2 000 2 000 42 30 Demandeurs d'asile Iraq 2 200 2 200 47 35 République islamique d'Iran 1 700 1 700 40 24 Somalie 400 400 47 23 Afghanistan 300 300 46 48 1 400 - - - Autres pers. relevant de la compétence de l'UNHCR Féd. de Russie (Tchétchènes dans une situation assimilable à celle des réfugiés) Rapport global 2005 de l'UNHCR 393 d’accueil n’ont pas été améliorées et le cadre institutionnel de DSR n’a pas encore atteint le stade de la mise en œuvre. L’octroi d’un financement de la CE a été retardé car les projets soumis étaient centrés sur des éléments spécifiques des infrastructures, alors que la Commission européenne attendait davantage de clarté sur un cadre de développement plus ample avant de contracter des engagements financiers. Dans pareil contexte, il a été plus difficile à l’UNHCR de poursuivre ses propres activités de renforcement des capacités, les financements étant de plus en plus liés aux projets soumis par les autorités au titre de la préadhésion. Les ressources humaines de l’UNHCR ont été exploitées au-delà du raisonnable, car le personnel s’efforçait de satisfaire à toutes les demandes de formation juridique et s’employait dans le même temps à maintenir la qualité de la procédure de DSR. stratégie de formation aux questions d’asile prévoyait un passage progressif de la prestation directe de services de formation à la constitution d’une capacité de formation. Trois pays – la Suède, la Norvège et le Danemark – ont annoncé qu’ils n’accepteraient plus de demandes de réinstallation de personnes réfugiées en Turquie. Le Canada a revu ses objectifs pour 2005 et a réduit de 575 à 445 le quota des réinstallations en provenance de la Turquie. Le nombre de réfugiés réinstallés a donc été moins élevé. En ce qui concerne les solutions durables, les activités de l’UNHCR ont été principalement consacrées à la réinstallation de réfugiés non européens. En 2005, près de 1 300 réfugiés ont été réinstallés. Financement Le budget-programme annuel était destiné à financer l’octroi d’une assistance matérielle élémentaire aux réfugiés et aux demandeurs d’asile démunis. Des fonds limités avaient également été prévus pour les activités, très conséquentes, de renforcement des capacités. La poursuite d’initiatives de renforcement des capacités de plus grande envergure n’a toutefois été possible, en 2005, que grâce aux financements offerts par des donateurs au titre des activités extra-budgétaires. Certaines missions diplomatiques ont également offert des contributions moins importantes pour appuyer des activités de formation. Un nombre croissant de demandeurs d’asile, originaires pour la plupart de Somalie, ont sollicité l’aide matérielle de l’UNHCR en 2005. L’UNHCR a prodigué une aide en matière d’hébergement d’urgence, jusqu’à ce que les structures publiques puissent accueillir un plus grand nombre de demandeurs. Cette augmentation de la demande n’avait pas été prévue et, du fait de l’exiguïté de ses ressources, l’UNHCR n’a pu satisfaire à tous les besoins de ce groupe. Turquie Réalisations et impact Protection et solutions Afin d’épauler la Turquie dans ses efforts pour édifier un nouveau système d’asile, l’UNHCR a élaboré un cadre de planification de la transition en matière d’asile, organisé autour de six grands thèmes : planification et élaboration législative et institutionnelle ; coordination et stratégie en matière de formation ; transmission des connaissances en matière de DSR et transfert de la procédure ; accueil, intégration et soutien social ; défense de la cause et mobilisation du public ; collecte et gestion des ressources. La 394 L’Organisation a continué d’assurer la DSR au profit des demandeurs d’asile non européens ; dans le même temps, elle a conseillé les autorités sur les besoins en matière d’asile temporaire et recensé les réfugiés qui avaient besoin d’être réinstallés. En 2005, l’UNHCR a reçu près de 2 300 nouvelles demandes d’asile émanant de plus de 3 900 personnes, soit un nombre de nouveaux arrivants presque identique à celui de l’année précédente. L’UNHCR a statué sur plus de 1 200 demandes de statut de réfugié. Le nombre de demandes de DSR en attente a augmenté de 19 pour cent (près de 2 700 demandes, correspondant environ à 4 900 personnes). Reconnaissant que la situation sécuritaire interdisait tout retour en Iraq, le Gouvernement a accordé aux réfugiés iraniens qui avaient précédemment trouvé un asile en Iraq des permis de séjour d’une durée d’un an, en contrepartie d’une redevance. Le prix des permis était élevé (le montant total pouvait excéder 1 000 dollars E.-U. pour une famille), de sorte que nombre de réfugiés n’ont pu profiter de cette occasion de régulariser leur présence. Les autorités ont néanmoins fait preuve de souplesse en exemptant de droits les familles qui avaient des enfants en âge d’aller à l’école. En 2005, le Gouvernement a également consenti à ce que l’UNHCR entreprenne des procédures de réinstallation pour 55 réfugiés iraniens faisant partie de ce groupe. Le Haut Commissariat est intervenu auprès du ministère de l’Intérieur afin de faciliter le départ de 185 demandeurs d’asile auxquels les autorités turques ne reconnaissaient pas la qualité de réfugié et qui avaient obtenu des visas de l’Australie et du Canada au travers de programmes humanitaires et de parrainage privé. L’UNHCR a par ailleurs suivi l’intégration sur place de quelque 50 réfugiés, originaires de Bosnie-Herzégovine et de Serbie-et-Monténégro, qui avaient choisi de demeurer en Turquie. L’UNHCR a facilité le retour de 21 ressortissants turcs à partir de l’Iraq. En ce qui concerne le rapatriement librement consenti de quelque 13 000 réfugiés turcs d’origine kurde, les progrès ont été limités. La délégation a poursuivi ses activités préparatoires, notamment l’élaboration d’un dossier d’information sur les conditions de vie actuelles en Turquie. Les problèmes de sécurité en Iraq ont interdit à l’UNHCR d’amorcer un dialogue direct avec la communauté de réfugiés afin d’évaluer les intentions de ces derniers et d’entreprendre des mesures de rétablissement de la confiance. Rapport global 2005 de l'UNHCR Une famille de réfugiés à l’aéroport d’Istanbul, quelques minutes avant son départ pour le Canada. La Turquie maintenant ses réserves géographiques à l’application de la Convention de 1951, l’UNHCR doit trouver des pays pour réinstaller les réfugiés non européens. UNHCR/F. Ozdogru Abris et infrastructures : plus de 360 personnes – enfants séparés de leurs parents, familles monoparentales, victimes de violences sexuelles et sexistes et autres individus très vulnérables – ont bénéficié d’une aide au logement à Ankara et à Van. Le Gouvernement a chargé l’Agence d’aide sociale et de protection de l’enfance de coordonner les services sociaux offerts aux réfugiés et aux demandeurs d’asile. En attendant la conclusion d’un protocole de coopération, soumis par l’UNHCR en 2005, l’Agence a entrepris d’installer des enfants séparés de leurs parents (13 au total) dans des logements à Ankara et à Kayseri. Appui opérationnel (aux partenaires) : l’UNHCR a défrayé ses partenaires d’exécution des dépenses administratives (personnel, télécommunications, etc.) engagées au titre des programmes d’orientation sociale et psychosociale à Ankara et à Istanbul, ainsi qu’au titre des activités de sensibilisation du public. Le Haut Commissariat a également pris en charge le salaire de deux VNU nationaux. Assistance juridique : l’UNHCR s’est consacré en priorité à la formation à la protection et aux activités de renforcement des capacités. Le personnel a participé à quatre séminaires de jumelage financés par la Commission européenne et a favorisé, par ses efforts, une meilleure compréhension du Plan d’action national. L’UNHCR et un partenaire non gouvernemental international ont mené des activités de formation, comprenant des séminaires spécialisés, des consultations avec des ONG, des visites de suivi, des réunions d’évaluation et des ateliers de perfectionnement sur la DSR à l’intention de fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité, au sein du ministère de l’Intérieur. La délégation a également animé des séminaires d’initiation au droit international des réfugiés auprès du Commandement général de la gendarmerie (ministère de l’Intérieur) et du ministère de la Justice. Elle a organisé une manifestation de quatre jours pour l’ensemble de organisations issues de la société civile et des ministères cités dans le plan. L’UNHCR a convié des spécialistes tchèques, polonais et hongrois à travailler avec les autorités turques. Le Groupe de travail de haut niveau de la CE a cofinancé une conférence durant laquelle la Turquie et de nouveaux États membres de l’UE ont pu s’engager, pour la première fois, dans un dialogue intensif sur les conditions d’accueil. Besoins domestiques : en moyenne, 1 175 réfugiés et demandeurs d’asile ont reçu une aide financière mensuelle pendant une durée de six mois. Une aide financière ponctuelle a également été accordée à quelques autres bénéficiaires. Éducation : plus de 700 enfants de demandeurs d’asile et de réfugiés scolarisés dans des établissements publics turcs ont bénéficié d’une aide destinée à faciliter leur éducation. Avec l’appui de l’UNHCR, une ONG nationale a exécuté des programmes éducatifs et récréatifs à Van, au profit des enfants des réfugiés iraniens (en provenance d’Iraq) qui n’étaient pas autorisés à s’inscrire dans des écoles publiques. Santé et nutrition : en moyenne, 1 288 réfugiés et demandeurs d’asile ont bénéficié chaque mois de soins et de médicaments, offerts par des dispensaires et des hôpitaux publics. À Ankara, un dispensaire appuyé par l’UNHCR a offert des conseils en matière de soins pré et postnatals, ainsi que des services de planification familiale. Plus de 2 900 réfugiés et demandeurs d’asile y ont eu recours en 2005. Les femmes enceintes ont bénéficié d’une assistance médicale lors de leur accouchement. En moyenne, 290 femmes et adolescentes ont obtenu chaque mois des protections périodiques en s’acquittant d’un ticket modérateur fixé à 20 pour cent du prix. Rapport global 2005 de l'UNHCR 395 Turquie Activités et assistance Services communautaires : l’UNHCR et ses partenaires d’exécution ont assuré des services d’aide sociale, d’assistance juridique et d’orientation psychosociale auprès de réfugiés et de demandeurs d’asile à Ankara, Istanbul, Van, Agri et Hakkari. Le personnel de l’UNHCR a entrepris sept missions dans 19 villes afin d’offrir des conseils sur des problèmes juridiques et sociaux à des personnes relevant de la compétence du Haut Commissariat. À Agri et à Hakkari, l’UNHCR a conclu des contrats avec des avocats, qui ont dispensé des services de conseil et d’aide juridique supplémentaires. Transport et logistique : en moyenne, l’UNHCR a facilité chaque mois les déplacements de 140 réfugiés et demandeurs d’asile, afin de leur permettre de participer à des entretiens d’admissibilité ou de mener à bien le traitement de leur dossier de réinstallation. Des indemnités de déplacement ont également été offertes, à plusieurs occasions, lorsque des cas médicaux graves se sont présentés. L’UNHCR a également pris en charge les frais de transport local des enfants (plus de 30) qui participaient aux programmes récréatifs ou de formation professionnelle organisés à Van. Vivres : plus de 60 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables ont bénéficié chaque mois d’une aide alimentaire. L’UNHCR a également offert une assistance alimentaire à un petit groupe de réfugiés ayant décidé de rentrer en Iraq, ainsi qu’à l’ensemble des réfugiés turcs ayant regagné leur pays d’origine de leur plein gré en 2005. Organisation et mise en œuvre Gestion Le programme de l’UNHCR en Turquie a été mis en œuvre à partir d’un bureau principal situé à Ankara et par l’intermédiaire de bureaux extérieurs implantés à Istanbul, Silopi et Van. En 2005, l’effectif était composé de 72 personnes, à savoir sept fonctionnaires internationaux, un JEA, 61 collaborateurs nationaux et trois VNU nationaux. Évaluation générale Les efforts consacrés depuis plusieurs années à la formation au droit des réfugiés et au renforcement des capacités d’asile ont été récompensés, des progrès sensibles étant observés en Turquie. Le Plan d’action national intègre une bonne partie des normes internationales et des pratiques optimales préconisées par l’UNHCR. Bien que certains problèmes ne soient pas suffisamment traités, les dispositions relatives à d’autres questions excèdent les normes minimales de « l’acquis » européen en matière d’asile. L’UNHCR a été le partenaire indispensable des autorités et de la société civile dans l’élaboration du nouveau système d’asile turc. La stratégie de désengagement de l’UNHCR en Turquie est étroitement liée à la création d’un système d’asile national qui fonctionne efficacement et qui soit conforme aux normes de la communauté internationale et de l’Union européenne. Les initiatives de formation sur le tas destinées aux fonctionnaires des services d’immigration et les activités progressivement partagées, telles que les opérations conjointes de filtrage sur la côte méditerranéenne, ont été autant d’étapes importantes en direction du retrait et de la mise à disposition. Du fait de ces opérations et des activités conjointement menées avec les autorités, la délégation a vu sa charge de travail augmenter en 2005, alors que le volume de financement demeurait plus ou moins identique. Ceci est dû au fait que le traitement individuel et la formation sur le tas devaient être assurés en parallèle, situation qui perdurera vraisemblablement jusqu’à ce que les autorités possèdent toutes les capacités institutionnelles et de traitement nécessaires. Bureaux Ankara Istanbul Silopi Van Collaboration avec les partenaires Turquie En 2005, l’UNHCR a poursuivi son étroite collaboration avec différents ministères, afin de renforcer le système d’asile national, de régler diverses questions de protection opérationnelle et de mettre en place des solutions durables. Comme en 2004, l’UNHCR a fait équipe avec une ONG internationale et deux ONG nationales pour assurer des services d’aide sociale et d’orientation psychosociale à Ankara et à Istanbul. Le Haut Commissariat a poursuivi son étroite coopération avec l’OIM pour les affaires en rapport avec la réinstallation, le regroupement familial et le rapatriement librement consenti. Partenaires Organismes gouvernementaux Agence de services sociaux et de protection de l’enfance Ministère des Affaires étrangères Ministère de l’Intérieur – Commandement général de la gendarmerie Ministère de l’Intérieur – Direction générale de la sécurité Ministère de la Justice ONG Association pour la solidarité avec les demandeurs d’asile et les migrants Commission internationale catholique pour les migrations Fondation pour le développement des ressources humaines Autres École d’assistance sociale de l’Université de Hacettepe OIM Société turque du Croissant-Rouge 396 Rapport global 2005 de l'UNHCR Budget, revenus et dépenses (dollars E.-U.) Budget-programme annuel et Budget - programme supplémentaire + Revenu issu des contributions1 Budget final Programme annuel 2 3 Total des dépenses 848 840 6 726 300 7 575 140 7 380 361 899 475 0 619 218 619 218 619 218 9 158 272 848 840 7 345 518 8 194 358 7 999 579 Inclut les contributions affectées au niveau du pays. Inclut les prélèvements de l'UNHCR sur les contributions non affectées ou à affectation large, le solde initial et les ajustements. Les chiffres du programme supplémentaire s'appliquent à l'Opération en Iraq. Le budget-programme supplémentaire n 'inclut pas un prélèvement de sept pour cent opéré sur les contributions afin de couvrir les dépenses d'appui indirectes de l'UNHCR. Rapport financier (dollars E.-U.) Projets des années précédentes Projets de l'année en cours Ventilation des dépenses Budget-programme annuel Budget-programme supplémentaire Total Budgets-programmes annuel et supplémentaire 2 279 446 280 954 2 560 400 0 Abris et infrastructures 49 512 0 49 512 0 Appui opérationnel (aux partenaires) 40 066 0 40 066 3 666 Assistance juridique 285 847 10 398 296 245 0 Besoins domestiques 641 019 323 217 964 236 5 294 39 959 0 39 959 0 Santé et nutrition 380 041 3 018 383 059 0 Services communautaires 154 033 0 154 033 (1 909) 50 060 1 173 51 233 0 5 219 458 5 677 0 125 674 0 125 674 (7 051) 4 050 876 619 218 4 670 094 0 Appui au programme 3 329 485 0 3 329 485 0 Total des dépenses 7 380 361 619 218 7 999 579 0 Protection, suivi et coordination Education Transport et logistique Vivres Versements aux partenaires d'exécution Sous-total opérationnel Annulation sur les dépenses des années précédentes (25 364) Versements aux partenaires d'exécution Paiements effectués Reports reçus Solde 317 103 0 317 103 (191 429) 0 (191 429) 125 674 0 125 674 Turquie 1 Total fonds disponibles 8 258 797 Programme supplémentaire3 Total Autres fonds disponibles2 Rapport des années précédentes Versements aux partenaires d'exécution Dû au 1er janvier 4 463 Reports reçus (7 051) Remboursé à l'UNHCR (270) Ajustements 2 858 Solde 0 Rapport global 2005 de l'UNHCR 397