la nation n°311 - Convention Pour Une Guadeloupe Nouvelle
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la nation n°311 - Convention Pour Une Guadeloupe Nouvelle
LA NATION QUOTIDIEN D'INFORMATION EN LIGNE SEPTIÈME ANNÉE-N°311 DU 18 AVRIL 2011 Gwadloup ce tan nou, Gwadloup a pa ta yo, nou ke fe sa nou vle an peyi an nou. FRANÇAIS HORS DE CÔTE D 'IVOIRE DÉFICIT SÉCURITÉ SOCIALE EN 2010 EN GUADELOUPE 2011 :ANNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES D'ASCENDANCE AFRICAINE LE SIXIÈME CONGRÈS DU PC CUBAIN LA NATION N°311 NATIONAL POLITIQUE LES CHIFFRES 2010 DE LA CAISSE GÉNÉRALE DE SÉCURITÉ SOCIALE DE GUADELOUPE La CGSS a publié ses comptes pour l'exercice 2010 . A la lecture des chiffres, il en ressort que la CGSS dépense deux fois plus qu’elle n’encaisse en Guadeloupe. Les dépenses des prestations maladies représentent 1 milliards 220 millions d’euros sur un total de 1milliard 700 millions soit 70% des dépenses payés par la caisse. Les remboursements de soins villes et établissements s’élèvent quant à eux à 1 milliard 113 millions ce qui équivaut à 66% de ces dépenses. En Guadeloupe , les dépenses maladies sont 2,6 fois supérieures aux prestations retraites servies et le total des recettes de la CGSS est doublement inférieur aux sommes qu’elle recouvre. La diffusion de ces chiffres n'est pas anodine .Il s'agit de faire comprendre à nos compatriotes que sans la France qui paie le différentiel il n'y aura pas de sécurité sociale en Guadeloupe .Ce point de vue doit être dénoncé avec vigueur. Rien d'étonnant car en France les dépenses de sécurité sociale sont aussi plus élevées que les recettes encaissées . Selon un rapport que la Commission des comptes de la Sécurité sociale doit remettre au gouvernement ce mercredi, le déficit attendu du régime général de la Sécurité sociale se monte à 26,8 milliards d’euros pour 2010. Un niveau jamais atteint. C’est d’autant plus inquiétant qu’à cette débâcle budgétaire, il faut ajouter le déficit du Fonds de solidarité vieillesse, qui finance notamment le minimum vieillesse. Il atteint, selon la Commission, 4,3 milliards, ce qui porte le trou du régime général à 31,1 milliards d’euros. Les dépenses des quatre branches du régime général (assurance-maladie, retraite, familles et accidents du travail) atteignent 317 milliards d’euros. Comme l’an dernier, c’est l’assurance maladie qui pèse le plus lourd, avec un découvert de 13,1 milliards d’euros. La branche vieillesse est à 9,3 milliards et la branche famille a un déficit attendu de 3,8 milliards. Ironiquement, la branche accidents du travail paraît presque modeste, à “seulement” 0,6 milliard sous la surface. Le déficit est donc financé par des emprunts . En clair la Guadeloupe peut avoir un système de protection sociale plus performant que celui de la France et équilibré comme doit être toute protection sociale. En effet les causes de ce déficit chez nous est la conséquence le plus souvent de gaspillages énormes , de l'existence d'une médecine libérale qui favorise le corps médical et de l'importance du chômage , caractéristiques que nous pourrons supprimmer quand nous gouvernerons notre pays. 2 LA NATION N°311 ÉCONOMIE , SOCIAL, SANTÉ UNE PRIME DE 1000 EUROS POUR LES SALARIÉS ? Le ministre a esquissé les contours du projet du gouvernement permettant d'associer bénéfices et salaires - qui sera tranché «dans les tout prochains jours»: les entreprises qui font des bénéfices et dont «les dividendes progressent» devront «en faire bénéficier leurs salariés», soit par une prime directe ou d'intéressement, ou de participation. Cette prime de 1000 euros concernerait en premier lieu les grandes entreprises. «Une loi pourrait voir le jour «avant l'été». Le collectif budgétaire de juin avait déjà été évoqué.Pour les entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, «il faut que ce soit les salaires qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches professionnelles se mettent autour de la table pour en parler».En guadeloupe 3 LA NATION N°311 dont le niveau général des prix est plus élevé qu'en France , compte tenu du nombre élevé des petites entreprises , cette ne sera pas appliquée .Signe supplémentaire que la gestion des affaires guadeloupéennes ne peut être mené en nous considérant comme des individus et en ignorant le fait que nous soyons un peuple , donc une collectivité. Xavier Bertrand a, par ailleurs, confirmé qu'il y avait «de fortes chances» que le SMIC soit revalorisé de 2% avant la traditionnelle échéance de janvier. Rappelons que la hausse des prix en Guadeloupe est de 3,4%. Á EDF LES SALARIÉS EN CONCLAVE Les syndicats de l’énergie de Martinique et de Guadeloupe étaient réunis ce week-end pour débattre de la suite à donner à leur grève. En l’absence d’ouverture de négociations, le mouvement pourrait se durcir.Les actions devraient se multiplier ces prochains jours, perturbant probablement la distribution en électricité dans les deux pays .Le secrétaire général de la CGTG Energie rappelle que les revendications des salariés portent sur l’application de l’article 1 du protocole de février 1972.Il s’agit d’un complément salarial de 40%, comme les fonctionnaires. Pour l’heure, les agents bénéficient d’une majoration de 15%.« Nous n’avons toujours pas reçu de proposition officielle d’ouverture des discussions de la part de la direction » déplore Jimmy Télémaque. Cette grève indique encore une fois la nécessité d'appiquer la prime de vie chère de 40% à tous les salariés et pas seulement aux fonctionnaires . SOCIETE PANIQUE Á POINTE Á PITRE Freddy Fleurival, un jeune homme de 23 ans, a été tué à l’arme blanche, vendredi après-midi à la rue Frébault. Le meurtrier présumé s’est présenté hier à la brigade de gendarmerie de Port-Louis.Ce nouveau drame s’est joué à proximité de l’enseigne McDonald’s, situé au centre-ville de Pointe-à-Pitre. Il est 16h30. Une violente dispute éclate entre deux individus et la victime. Freddy Fleurival s’effondre, grièvement blessé à l’arme blanche. Les secours ne pourront rien faire pour sauver la victime qui décèdera sur place. Les témoins, nombreux au moment du drame, sont sous le choc. Les commerçants pointois sont effondrés .Ce drame ajouté à des agressions quotidiennes rend encore plus difficile une situation qui l'est déjà .Certains disent même que les banques refusent de les aider à financer des investissements nécessaires en raison de l'insécurité » qui règne à Pointe à Pitre .La violence semble s'imposer dans la ville .Nous avons même vu des policiers entrain d'arrêter deux jeunes coupables de vol faire preuve d'une violence qui est interdite à toute police . Ce n'est pas en exhibant et pratiquant de la violence que nore pays arrivera à diminuer notablement l'insécurité . 4 LA NATION N°311 CULTURE ,TECHNOLOGIE, LIVRES , TENDANCES LIVRE : LE CAPITALISME Á L'AGONIE Auteur :PAUL JORION Année de parution : Mars 2011 ÉDITION FAYARD La crise qui a commencé en 2007 est la crise finale du capitalisme. Ce diagnostic hardi n'émane pas d'un marxiste , mais d'un anthropologue qui a travaillé pendant quelques années aux Etats-Unis, au cœur de la sphère financière, à laquelle il a déjà consacré quelques ouvrages éclairants. Le système économique occidental comporte, nous dit-il, quatre grands types d'acteurs qui se disputent le partage de la plus-value : l'investisseur, l'entrepreneur, le salarié et le marchand. Depuis quelques décennies, les investisseurs (les « capitalistes ») ont attiré dans leur camp les entrepreneurs -du moins les dirigeants des grandes entreprises -, notamment en les intéressant aux profits avec les stock-options. D'où une concentration de plus en plus forte des richesses entre leurs mains et un développement des inégalités. Appauvris -et frappés, en outre, par la raréfaction du travail due aux gains de productivité et à la concurrence des pays émergents -, les salariés ont recours au crédit, ce qui ne fait que gonfler encore les revenus des investisseurs. Soumise à ce déséquilibre croissant, la mécanique capitaliste se grippe et finira par s'effondrer. Que verrons-nous à sa place ? L'auteur ne se hasarde pas au pronostic, mais rappelle, dans une longue digression philosophique qui occupe le dernier tiers de l'ouvrage, une question débattue depuis l'aube des temps en Occident : celle de la compatibilité entre la propriété privée et l'« éthique » (la justice sociale). Question que la Révolution française n'a pas réussi à résoudre : Robespierre affirmait que « l'extrême disproportion des fortunes est la source de bien des maux », mais reconnaissait en même temps que « l'égalité des biens est une chimère »... Sur la façon de surmonter ces contradictions, le lecteur trouvera seulement, dans la conclusion, l'esquisse rapide d'une réforme fiscale exonérant les revenus du travail pour frapper ceux du capital et d'un système redistributif de type « impôt négatif », dissocié de l'activité. N'oublions pas cependant que le capitalisme s'est déjà montré capable de mues spectaculaires . LA REDACTION 5 LA NATION N°311 LE MONDE EN MOUVEMENT AMÉRIQUE LATINE, HAÏTI , CARAÏBE LES DEUX VISAGES DE L 'AMÉRIQUE LATINE La récente crise financière mondiale a tordu le cou à un grand nombre d'idées reçues. L'Amérique latine ne fait pas exception. Les bons élèves d'antan, Mexique en tête, ont payé le plus lourd tribut à la crise, alors que le Brésil et ses voisins, moins dépendants des économies du G7, ont rebondi avec davantage d'aisance. Cela débouche sur une Amérique latine à deux vitesses, voire une surprenante division de type Nord-Sud. Une redistribution des cartes inattendue, fruit d'un nouvel ordre économique mondial.Cette nouvelle donne à l'échelle planétaire a effectivement entraîné de profondes modifications en Amérique latine. La thèse est développée par les économistes Alejandro Izquierdo, de la Banque interaméricaine de développement (BID), et Ernesto Talvi, du Ceres, un centre d'études en Uruguay . Ils établissent clairement une distinction entre le « cluster du Brésil » (qui regroupe la plupart des pays d'Amérique du Sud), importants producteurs de matières premières et davantage tournés vers les autres marchés émergents, et le « cluster du Mexique » (qui regroupe la plupart des pays d'Amérique centrale), importateurs nets de matières premières, ayant des relations commerciales plus étroites avec Etats-Unis et les économies Occidentales et dépendant davantage du tourisme et des transferts de revenus de la part de travailleurs émigrés aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon.Le fossé entre les deux groupes est illustré par la différence entre la croissance estimée en 2010-2011 pour le groupe du Brésil (4,4 %) et pour celui du Mexique (2,7 %). Qui plus est, le groupe du Brésil apparaît mieux placé dans la conjoncture actuelle, portée par le dynamisme de la Chine et des autres pays émergents, que le groupe des pays d'Amérique centrale (à l'exception de Trinité-et-Tobago, producteur de gaz naturel, que l'étude range avec le Brésil).Le Brésil, qui s'est imposé au fil des dix dernières années comme la première économie de la région, se voit quant à lui récompensé pour avoir su diversifier son commerce extérieur. Non seulement la Chine est devenue son premier partenaire commercial, mais la part de ses exportations vers la Chine, l'Inde et la Russie a pratiquement doublé en quatre ans (passant de 9 % à 17 % du total entre 2006 et 2009). Dans le même temps, la part des pays industrialisés est tombée à moins de 50 %, alors qu'elle représente encore plus de 90 % en ce qui concerne le Mexique. La tendance est durable et devrait s'accentuer. « D'ici à 2013, le groupe du Brésil devrait destiner plus du quart de ses exportations aux BRIC, alors que la part destinée aux pays industrialisés devrait diminuer, à 42 % du total », lit-on dans le rapport de la BID.Dans le nouveau contexte de l'économie mondiale, les pays de la côte Pacifique comme le Chili, la Colombie et le Pérou, naturellement tournés vers l'Asie, ont également su tirer leur épingle du jeu. Le « supercycle » des matières premières, qui se traduit par la hausse prolongée des cours des matières premières produites par les pays du 6 LA NATION N°311 groupe du Brésil, a dopé la croissance. Le PIB du Paraguay a ainsi effectué un bond de 14,5 % l'an dernier, celui de l'Argentine de 9,2 %, celui du Pérou de 8,8 % et celui du Brésil de 7,5 % (seul le Venezuela a du mal à sortir de la récession).Le danger qui les guette, comme l'a souligné le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une rencontre avec les ministres des Finances de la région en marge de l'assemblée annuelle de la BID, à Calgary, fin mars, c'est la surchauffe. Face à la montée de l'inflation, la plupart de ces pays, sauf l'Argentine, qui devrait poursuivre une politique économique hétérodoxe jusqu'aux élections d'octobre, ont ainsi resserré leurs politiques monétaires. Dernier exemple en date : l'Uruguay, qui vient de procéder à un tour de vis de 1 point, en portant ses taux de base à 7,5 % par an. Mais il s'agit d'une arme à double tranchant. Le différentiel de taux d'intérêt avec les pays développés s'accroît, et les capitaux ne cessent d'affluer. Conséquence : le Brésil et d'autres doivent lutter contre les effets indésirables de la valorisation excessive de leurs devises. Malgré ces nouveaux déséquilibres, la zone dans son ensemble apparaît plus forte que par le passé, alors que l'économie mondiale reste soumise à de multiples défis. Dès lors, va-t-on assister à la décennie de l'Amérique latine ? Tout dépendra de sa capacité d'adaptation à la réduction éventuelle de la croissance chinoise et de l'impact de ce ralentissement sur les cours des matières premières. Mais si Pékin, Washington et Bruxelles resserraient simultanément leurs politiques monétaires, l'impact sur la croissance latino-américaine pourrait être beaucoup plus important que prévu. Tant pour le groupe du Brésil que pour celui du Mexique. FIN DU DIALOGUE ÉQUATEUR / ETATS UNIS ? Le département d’Etat a suspendu "indéfiniment" le dialogue bilatéral, un forum de discussions important pour les deux pays, établi en 2008″.Cette suspension suit le départ l’ambassadeur équatorien aux États-Unis, Luis Gallegos, qui a quitté vendredi (15 avril) Washington, après avoir été expulsé par la Maison-Blanche. Cela, en réponse à la décision du gouvernement de Rafael Correa de déclarer persona non grata la représentante diplomatique nord-américaine, à Quito (capital l’Équateur), Heather Hodges. LE SIXIÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN C'est peut-être l'un des plus importants sommets du Parti communiste cubain depuis sa création en 1975. Les 17, 18 ,19 avril , les membres du mouvement sont réunis en Congrès pour la première fois depuis 14 ans. Une réunion qui doit tourner autour des questions économiques et qui pourrait entraîner l'adoption de réformes radicales. Dans son discours d'ouverture, le président Raul Castro a d'ailleurs proposé de limiter le nombre de mandats à la tête du pays.311 propositions pour changer Cuba. Rien de moins. C’est l’ambitieux programme du sixième Congrès du Parti communiste cubain qui a commencé samedi 16 avril. Raul Castro, qui mène les débats, a surpris un certain nombre d’observateurs en prononçant un discours d’ouverture qui ressemblait presque à une autocritique historique. Il a également déploré l’âge avancé des dirigeants, souvent vétérans de la Révolution de 1959. Le premier vice7 LA NATION N°311 président a 80 ans, le deuxième en a 77, Fidel arbore 84 printemps et son frère Raùl 79. Ce dernier a donc décidé de limiter à 10 ans la durée des mandats, pour faciliter l’émergence d’une nouvelle classe d’hommes et femmes politiques. Côté économie, les réformes envisagées sont considérables puisqu’elles remettraient en cause le système économique cubain, soit l’essence même de la Révolution socialiste. Elles donneraient davantage d’espace au secteur privé, qui devrait être amené à se développer dans les années qui viennent. Raul Castro a également insisté sur l’échec du modèle cubain en matière d’emploi des jeunes et compte sur les changements à venir pour y remédier. Des changements importants sont programmés : dégraissage du secteur public, autonomisation de certaines entreprises d’Etat, suppression du panier de produits alimentaires de base pour tous les Cubains (considéré comme « décourageant le travail »)… Ces réformes suscitent d’ailleurs une inquiétude de la part des Cubains, qui pourraient voir certains de leurs avantages disparaître. En attendant, Raul Castro a insisté sur la nécessité de ne pas se précipiter, en évitant le plus possible la concentration de propriété, comme cela avait été le cas lors de la transition libérale en Russie. Enfin, il a tenu à préciser, pour la forme, que ces réformes ne devront pas être « en contradiction » avec le socialisme cubain. En réalité, c’est peut-être le début d’une période décisive pour l’île caribéenne, après plus de 50 ans de Révolution. Reconnaissant insuffisances et erreurs dans la gestion passée, Raul Castro a prôné plus de décentralisation, la responsabilité des hauts cadres prochainement élus et une limitation de leur mandat à deux fois cinq ans. Il a enfin dénoncé l’embargo américain qui, à l’en croire, se serait encore intensifié avec Barack Obama. RUBRIQUE ANIMÉE PAR ALAIN JEREMY MARCHÉS FINANCIERS ÉTATS UNIS La Bourse de New York était en nette baisse lundi à la mi-journée, accablée par les problèmes de dette en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, où le déficit budgétaire inquiète l'agence de notation Standard & Poor's: le Dow Jones perdait 1,63% et le Nasdaq 1,74%.Vers 15H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average cédait 200,94 points à 12.140,89 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 48,10 points à 2.716,55 points.L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,50% (19,85 points) à 1.299,83 points. EUROPE La Bourse de Paris a terminé en forte baisse lundi (-2,35%), alors que l'intensification des craintes sur la dette des Etats-Unis et des pays de la zone euro a fait chuter le secteur financier un peu partout dans le monde.Le CAC 40 a perdu 93,24 points à 3.881,24 points, dans un volume d'échange de 4,4 milliards d'euros. C'est la première fois depuis le 14 mars que l'indice vedette de la place s'inscrit sous les 3.900 points. 8 LA NATION N°311 Le pessimisme était identique sur les autres places européennes: Francfort a cédé 2,11%, Londres 2,10% et l'Eurostoxx 50 2,44%. "La séance a été marquée par une série de mauvaises nouvelles sur la thématique de la dette", a résumé Guillaume Garabédian, gérant d'actions chez Meeschaert gestion privée. ASIE Lundi , le Nikkei 225 a clôturé en légère baisse de 0,36% à 9556,65 points. L'indice japonais a été pénalisé par le regain du yen face à l'euro et au dollar et le recul des valeurs liées aux télécommunications après un avis négatif de Goldman Sachs, qui a estimé que la firme NTT aurait du mal à évaluer l'impact du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars sur ses résultats annuels. Sur les marchés chinois, la tendance est à la hausse, mais la progression est mesurée. Le Hang Seng de Hong Kong prend 0,16% à 24.045,30 points et le CSI 300 Index de Shanghai gagne 0,08% à 3361,47 points. MONNAIES L'euro chutait lourdement face au dollar lundi, tombant même brièvement sous 1,42 dollar, plombé par un regain d'inquiétudes sur les dettes souveraines des pays les plus fragiles de la zone euro, alors que les discussions sur un plan de sauvetage débutaient au Portugal.Vers 16H00 GMT (12H00 en Guadeloupe), l'euro valait 1,4216 dollar contre 1,4431 dollar vendredi à 21H00 GMT, après être tombé à 1,4158 dollar vers 15H05 GMT, un niveau plus vu depuis le 5 avril.L'euro perdait du terrain face à la devise nippone à 117,22 yens contre 119,93 yens vendredi soir.Le dollar reculait également face au yen à 82,45 yens contre 83,07 yens vendredi, après être tombé à 82,19 yens vers 14H55 GMT, un plus bas depuis le 29 mars.Les représentants de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) ont commencé, lundi à Lisbonne, à négocier avec les autorités portugaises les contours et les contreparties d'un plan d'aide financière qui doit être conclu d'ici la mi-mai. MATIÈRES PREMIÈRES Les cours du pétrole étaient orientés à la baisse lundi dans les échanges électroniques en Asie sur des prises de bénéfices après les hausses de la semaine passée, selon des courtiers.Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en mai cédait 70 cents à 108,96 USD. Celui du Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin reculait de 42 cents à 123,03 USD. RUBRIQUE ANIMEE PAR jOSÉ RADEGONDE 9 LA NATION N°311 DROIT EN GUADELOUPE LICENCIEMENT SANS CAUSE RÉELLE ET MODIFICATION DU CONTRAT DE TRAVAIL SÉRIEUSE : REFUS DE Lorsque la véritable cause de licenciement n'est pas le comportement du salarié mais son refus d'accepter une modification du contrat de travail, le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Telle est la solution d'un arrêt rendu par la Chambre sociale de la Cour de cassation en date du 6 avril 2011 (Cass. soc., 6 avril 2011, n° 09-66.818 ).Dans cette affaire, la société X a souhaité faire évoluer les fonctions et les attributions d'un salarié, engagé initialement en qualité d'ingénieur. Ce dernier refusant au motif qu'il s'agissait d'une rétrogradation, l'employeur l'a mis en demeure d'accepter ses nouvelles conditions de travail. A la suite de son refus, l'employeur a procédé à son licenciement pour faute grave. La cour d'appel de Rennes (CA Rennes, 8ème ch., 2 avril 2009, n° 08/04176 ) a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. L'employeur fait grief à l'arrêt de la cour d'appel, estimant que ce dernier "[...] est en droit, dans le cadre de son pouvoir de direction, de procéder à la réorganisation des tâches et des responsabilités confiées à un cadre dès lors qu'elles sont conformes à sa qualification et que restent inchangées sa classification et sa rémunération [et] que le retrait de tâches qui correspondent à une responsabilité accessoire n'est pas constitutive d'une modification du contrat de travail". Il rajoute, par ailleurs, que n'est pas "constitutive d'une modification du contrat de travail d'un supérieur hiérarchique, le transfert à son subordonné de missions qui lui étaient antérieurement confiées, dès lors qu'il conserve son autorité et que restent inchangées sa qualification, sa classification et sa rémunération". L'employeur souligne, enfin, que la lettre de licenciement reprochait, outre, son refus de la modification de ses conditions de travail mais, également, "son attitude récurrente d'opposition et/ou de critique ainsi que son incorrection constatée à de trop nombreuses reprises" ainsi que des provocations répétées à l'égard de ses collègues de travail. La Haute juridiction rejette la demande de l'employeur, après avoir rappelé que la cour d'appel avait constaté "qu'une telle diminution des responsabilités [au niveau de la planification, de l'organisation des ressources humaines] et des prérogatives du salarié [fonctions d'encadrement, suivi de fabrication, formation du personnel] constituait une modification du contrat de travail", véritable cause du licenciement . RUBRIQUE ANIMEE PAR 10 Myriam ROMUALD- ELUTHER LA NATION N°311 PRATIQUE LE SMIC: Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié et ce, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire). Le SMIC assure aux salariés dont les salaires sont les plus faibles la garantie de leur pouvoir d’achat et une participation au développement économique . Le montant du SMIC horaire brut est fixé, à partir du 1er janvier 2011 à 9 € soit 1 365 € bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaire. INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION: Au deuxième trimestre 2010, l’ICC augmente de 1,27 % sur un an. L’indice du coût de la construction (ICC) s’établit à 1 517 au deuxième trimestre 2010 après 1 508 au trimestre précédent. En glissement annuel, l’ICC augmente de 1,27 %, après une hausse de 0,33 % au premier trimestre 2010. INDICATEURS ECONOMIQUES AU MOIS DE NOVEMBRE 2010 PIB EN 2009 : 8160MILLIARDS D'EUROS DEMANDE D EMPLOI AU MOIS DE FEVRIER OFFRE D'EMPLOI INDICE AU MOIS DE FEVRIER DES PRIX AU MOIS DE JANVIER 2011 : 55330 EN AUGMENTATION DE 6% 2011: 1320 2011 : 1,4 % % MENSUEL ET 3,3 % SUR UN AN COMMERCE EXTÉRIEUR DÉCEMBRE 2010 : EXPORTATIONS (EN M€) 156 (8,3%); IMPORTATIONS - (EN M€) 2 274 (12,2 %) CRÉATIONS D'ENTREPRISES : NOMBRE D'ENTREPRISES CRÉÉES JANVIER 2011 423 RUBRIQUE ANIMEE PAR L'OBSERVATOIRE ÉCONOMIQUE CARAÏBE 11 SUR UN AN LA NATION N°311 LA NATION Fondée le 21 Février 2005 par la Guadeloupe Nouvelle. Convention Pour une Gérée par une association MEDIA CARAIBE : 22 BIS RUE ALEXANDRE ISAAC POINTE À PITRE GUADELOUPE ACCUEIL : 0690 40 42 55 ; [email protected] ; [email protected] ; http//guadeloupeconvention.typepad.com DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ET DE LA RÉDACTION ELUTHER JEAN PAUL : [email protected]; [email protected] RÉDACTION Rédacteur en chef: Jean-Paul Eluther Comité de rédaction : GILLES SALE ; Paul Noirte; José Radegonde ; Alain Jeremy; Félix Valentin; DAVILA; ROMUALD Myriam ; AYASSAMY JOSE; JACQUES ADMINISTRATION Abonnement : O690 40 42 55Publicité : Régie Caraïbe de publicité 0690 40 42 55 Agence de presse ; Media info 12