la nation n°311 - Convention Pour Une Guadeloupe Nouvelle

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la nation n°311 - Convention Pour Une Guadeloupe Nouvelle
LA NATION
QUOTIDIEN D'INFORMATION EN LIGNE
SEPTIÈME ANNÉE-N°311 DU 18 AVRIL 2011
Gwadloup ce tan nou, Gwadloup a pa ta yo, nou ke fe sa nou vle an peyi an nou.
FRANÇAIS HORS
DE CÔTE D 'IVOIRE
DÉFICIT
SÉCURITÉ SOCIALE
EN 2010
EN GUADELOUPE
2011 :ANNÉE
INTERNATIONALE
DES PERSONNES
D'ASCENDANCE AFRICAINE
LE SIXIÈME
CONGRÈS
DU PC CUBAIN
LA NATION N°311
NATIONAL
POLITIQUE
LES CHIFFRES 2010 DE LA CAISSE GÉNÉRALE DE SÉCURITÉ SOCIALE
DE GUADELOUPE
La CGSS a publié ses comptes pour l'exercice 2010 . A la lecture des chiffres, il
en ressort que la CGSS dépense deux fois plus qu’elle n’encaisse en
Guadeloupe. Les dépenses des prestations maladies représentent 1 milliards
220 millions d’euros sur un total de 1milliard 700 millions soit 70% des
dépenses payés par la caisse. Les remboursements de soins villes et
établissements s’élèvent quant à eux à 1 milliard 113 millions ce qui équivaut
à 66% de ces dépenses. En Guadeloupe , les dépenses maladies sont 2,6 fois
supérieures aux prestations retraites servies et le total des recettes de la
CGSS est doublement inférieur aux sommes qu’elle recouvre. La diffusion de
ces chiffres n'est pas anodine .Il s'agit de faire comprendre à nos compatriotes
que sans la France qui paie le différentiel il n'y aura pas de sécurité sociale en
Guadeloupe .Ce point de vue doit être dénoncé avec vigueur. Rien d'étonnant
car en France les dépenses de sécurité sociale sont aussi plus élevées que les
recettes encaissées . Selon un rapport que la Commission des comptes de la
Sécurité sociale doit remettre au gouvernement ce mercredi, le déficit attendu
du régime général de la Sécurité sociale se monte à 26,8 milliards d’euros pour
2010. Un niveau jamais atteint. C’est d’autant plus inquiétant qu’à cette
débâcle budgétaire, il faut ajouter le déficit du Fonds de solidarité vieillesse,
qui finance notamment le minimum vieillesse. Il atteint, selon la Commission,
4,3 milliards, ce qui porte le trou du régime général à 31,1 milliards d’euros.
Les dépenses des quatre branches du régime général (assurance-maladie,
retraite, familles et accidents du travail) atteignent 317 milliards d’euros.
Comme l’an dernier, c’est l’assurance maladie qui pèse le plus lourd, avec un
découvert de 13,1 milliards d’euros. La branche vieillesse est à 9,3 milliards et
la branche famille a un déficit attendu de 3,8 milliards. Ironiquement, la
branche accidents du travail paraît presque modeste, à “seulement” 0,6
milliard sous la surface. Le déficit est donc financé par des emprunts . En clair
la Guadeloupe peut avoir un système de protection sociale plus performant
que celui de la France et équilibré comme doit être toute protection sociale. En
effet les causes de ce déficit chez nous est la conséquence le plus souvent de
gaspillages énormes , de l'existence d'une médecine libérale qui favorise le
corps médical et de l'importance du chômage , caractéristiques que nous
pourrons supprimmer quand nous gouvernerons notre pays.
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LA NATION N°311
ÉCONOMIE , SOCIAL, SANTÉ
UNE PRIME DE 1000 EUROS POUR LES SALARIÉS ?
Le ministre a esquissé les contours du projet du gouvernement permettant
d'associer bénéfices et salaires - qui sera tranché «dans les tout prochains
jours»: les entreprises qui font des bénéfices et dont «les dividendes
progressent» devront «en faire bénéficier leurs salariés», soit par une prime
directe ou d'intéressement, ou de participation. Cette prime de 1000 euros
concernerait en premier lieu les grandes entreprises. «Une loi pourrait voir le
jour «avant l'été». Le collectif budgétaire de juin avait déjà été évoqué.Pour les
entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, «il faut que ce soit
les salaires qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches
professionnelles se mettent autour de la table pour en parler».En guadeloupe
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LA NATION N°311
dont le niveau général des prix est plus élevé qu'en France , compte tenu du
nombre élevé des petites entreprises , cette ne sera pas appliquée .Signe
supplémentaire que la gestion des affaires guadeloupéennes ne peut être
mené en nous considérant comme des individus et en ignorant le fait que nous
soyons un peuple , donc une collectivité. Xavier Bertrand a, par ailleurs,
confirmé qu'il y avait «de fortes chances» que le SMIC soit revalorisé de 2%
avant la traditionnelle échéance de janvier. Rappelons que la hausse des prix
en Guadeloupe est de 3,4%.
Á EDF LES SALARIÉS EN CONCLAVE
Les syndicats de l’énergie de Martinique et de Guadeloupe étaient réunis ce
week-end pour débattre de la suite à donner à leur grève. En l’absence
d’ouverture de négociations, le mouvement pourrait se durcir.Les actions
devraient se multiplier ces prochains jours, perturbant probablement la
distribution en électricité dans les deux pays .Le secrétaire général de la CGTG
Energie rappelle que les revendications des salariés portent sur l’application de
l’article 1 du protocole de février 1972.Il s’agit d’un complément salarial de
40%, comme les fonctionnaires. Pour l’heure, les agents bénéficient d’une
majoration de 15%.« Nous n’avons toujours pas reçu de proposition officielle
d’ouverture des discussions de la part de la direction » déplore Jimmy
Télémaque. Cette grève indique encore une fois la nécessité d'appiquer la
prime de vie chère de 40% à tous les salariés et pas seulement aux
fonctionnaires .
SOCIETE
PANIQUE Á POINTE Á PITRE
Freddy Fleurival, un jeune homme de 23 ans, a été tué à l’arme blanche,
vendredi après-midi à la rue Frébault. Le meurtrier présumé s’est présenté hier
à la brigade de gendarmerie de Port-Louis.Ce nouveau drame s’est joué à
proximité de l’enseigne McDonald’s, situé au centre-ville de Pointe-à-Pitre. Il
est 16h30. Une violente dispute éclate entre deux individus et la victime.
Freddy Fleurival s’effondre, grièvement blessé à l’arme blanche. Les secours ne
pourront rien faire pour sauver la victime qui décèdera sur place. Les témoins,
nombreux au moment du drame, sont sous le choc. Les commerçants pointois
sont effondrés .Ce drame ajouté à des agressions quotidiennes rend encore
plus difficile une situation qui l'est déjà .Certains disent même que les banques
refusent de les aider à financer des investissements nécessaires en raison de
l'insécurité » qui règne à Pointe à Pitre .La violence semble s'imposer dans la
ville .Nous avons même vu des policiers entrain d'arrêter deux jeunes
coupables de vol faire preuve d'une violence qui est interdite à toute police .
Ce n'est pas en exhibant et pratiquant de la violence que nore pays arrivera à
diminuer notablement l'insécurité .
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LA NATION N°311
CULTURE ,TECHNOLOGIE, LIVRES , TENDANCES
LIVRE : LE CAPITALISME Á L'AGONIE
Auteur :PAUL JORION
Année de parution : Mars 2011 ÉDITION FAYARD
La crise qui a commencé en 2007 est la crise finale du
capitalisme. Ce diagnostic hardi n'émane pas d'un
marxiste , mais d'un anthropologue qui a travaillé pendant
quelques années aux Etats-Unis, au cœur de la sphère
financière, à laquelle il a déjà consacré quelques ouvrages
éclairants. Le système économique occidental comporte,
nous dit-il, quatre grands types d'acteurs qui se disputent le
partage de la plus-value : l'investisseur, l'entrepreneur, le
salarié et le marchand. Depuis quelques décennies, les
investisseurs (les « capitalistes ») ont attiré dans leur camp
les entrepreneurs -du moins les dirigeants des grandes
entreprises -, notamment en les intéressant aux profits avec les stock-options.
D'où une concentration de plus en plus forte des richesses entre leurs mains et
un développement des inégalités. Appauvris -et frappés, en outre, par la
raréfaction du travail due aux gains de productivité et à la concurrence des
pays émergents -, les salariés ont recours au crédit, ce qui ne fait que gonfler
encore les revenus des investisseurs. Soumise à ce déséquilibre croissant, la
mécanique capitaliste se grippe et finira par s'effondrer. Que verrons-nous à sa
place ? L'auteur ne se hasarde pas au pronostic, mais rappelle, dans une
longue digression philosophique qui occupe le dernier tiers de l'ouvrage, une
question débattue depuis l'aube des temps en Occident
: celle de la
compatibilité entre la propriété privée et l'« éthique » (la justice sociale).
Question que la Révolution française n'a pas réussi à résoudre : Robespierre
affirmait que « l'extrême disproportion des fortunes est la source de bien des
maux », mais reconnaissait en même temps que « l'égalité des biens est une
chimère »... Sur la façon de surmonter ces contradictions, le lecteur trouvera
seulement, dans la conclusion, l'esquisse rapide d'une réforme fiscale
exonérant les revenus du travail pour frapper ceux du capital et d'un système
redistributif de type « impôt négatif », dissocié de l'activité. N'oublions pas
cependant que le capitalisme s'est déjà montré capable de mues spectaculaires
.
LA REDACTION
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LA NATION N°311
LE MONDE EN MOUVEMENT
AMÉRIQUE LATINE, HAÏTI , CARAÏBE
LES DEUX VISAGES DE L 'AMÉRIQUE LATINE
La récente crise financière mondiale a tordu le cou à un grand nombre d'idées
reçues. L'Amérique latine ne fait pas exception. Les bons élèves d'antan,
Mexique en tête, ont payé le plus lourd tribut à la crise, alors que le Brésil et
ses voisins, moins dépendants des économies du G7, ont rebondi avec
davantage d'aisance. Cela débouche sur une Amérique latine à deux vitesses,
voire une surprenante division de type Nord-Sud. Une redistribution des cartes
inattendue, fruit d'un nouvel ordre économique mondial.Cette nouvelle donne à
l'échelle planétaire a effectivement entraîné de profondes modifications en
Amérique latine. La thèse est développée par les économistes Alejandro
Izquierdo, de la Banque interaméricaine de développement (BID), et Ernesto
Talvi, du Ceres, un centre d'études en Uruguay . Ils établissent clairement une
distinction entre le « cluster du Brésil » (qui regroupe la plupart des pays
d'Amérique du Sud), importants producteurs de matières premières et
davantage tournés vers les autres marchés émergents, et le « cluster du
Mexique » (qui regroupe la plupart des pays d'Amérique centrale),
importateurs nets de matières premières, ayant des relations commerciales
plus étroites avec Etats-Unis et les économies Occidentales et dépendant
davantage du tourisme et des transferts de revenus de la part de travailleurs
émigrés aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon.Le fossé entre les deux
groupes est illustré par la différence entre la croissance estimée en 2010-2011
pour le groupe du Brésil (4,4 %) et pour celui du Mexique (2,7 %). Qui plus
est, le groupe du Brésil apparaît mieux placé dans la conjoncture actuelle,
portée par le dynamisme de la Chine et des autres pays émergents, que le
groupe des pays d'Amérique centrale (à l'exception de Trinité-et-Tobago,
producteur de gaz naturel, que l'étude range avec le Brésil).Le Brésil, qui s'est
imposé au fil des dix dernières années comme la première économie de la
région, se voit quant à lui récompensé pour avoir su diversifier son commerce
extérieur. Non seulement la Chine est devenue son premier partenaire
commercial, mais la part de ses exportations vers la Chine, l'Inde et la Russie
a pratiquement doublé en quatre ans (passant de 9 % à 17 % du total entre
2006 et 2009). Dans le même temps, la part des pays industrialisés est
tombée à moins de 50 %, alors qu'elle représente encore plus de 90 % en ce
qui concerne le Mexique. La tendance est durable et devrait s'accentuer. « D'ici
à 2013, le groupe du Brésil devrait destiner plus du quart de ses exportations
aux BRIC, alors que la part destinée aux pays industrialisés devrait diminuer, à
42 % du total », lit-on dans le rapport de la BID.Dans le nouveau contexte de
l'économie mondiale, les pays de la côte Pacifique comme le Chili, la Colombie
et le Pérou, naturellement tournés vers l'Asie, ont également su tirer leur
épingle du jeu. Le « supercycle » des matières premières, qui se traduit par la
hausse prolongée des cours des matières premières produites par les pays du
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LA NATION N°311
groupe du Brésil, a dopé la croissance. Le PIB du Paraguay a ainsi effectué un
bond de 14,5 % l'an dernier, celui de l'Argentine de 9,2 %, celui du Pérou de
8,8 % et celui du Brésil de 7,5 % (seul le Venezuela a du mal à sortir de la
récession).Le danger qui les guette, comme l'a souligné le directeur général du
FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une rencontre avec les ministres des
Finances de la région en marge de l'assemblée annuelle de la BID, à Calgary,
fin mars, c'est la surchauffe. Face à la montée de l'inflation, la plupart de ces
pays, sauf l'Argentine, qui devrait poursuivre une politique économique
hétérodoxe jusqu'aux élections d'octobre, ont ainsi resserré leurs politiques
monétaires. Dernier exemple en date : l'Uruguay, qui vient de procéder à un
tour de vis de 1 point, en portant ses taux de base à 7,5 % par an. Mais il
s'agit d'une arme à double tranchant. Le différentiel de taux d'intérêt avec les
pays développés s'accroît, et les capitaux ne cessent d'affluer. Conséquence :
le Brésil et d'autres doivent lutter contre les effets indésirables de la
valorisation excessive de leurs devises. Malgré ces nouveaux déséquilibres, la
zone dans son ensemble apparaît plus forte que par le passé, alors que
l'économie mondiale reste soumise à de multiples défis. Dès lors, va-t-on
assister à la décennie de l'Amérique latine ? Tout dépendra de sa capacité
d'adaptation à la réduction éventuelle de la croissance chinoise et de l'impact
de ce ralentissement sur les cours des matières premières. Mais si Pékin,
Washington et Bruxelles resserraient simultanément leurs politiques
monétaires, l'impact sur la croissance latino-américaine pourrait être beaucoup
plus important que prévu. Tant pour le groupe du Brésil que pour celui du
Mexique.
FIN DU DIALOGUE ÉQUATEUR / ETATS UNIS ?
Le département d’Etat a suspendu "indéfiniment" le dialogue bilatéral, un
forum de discussions important pour les deux pays, établi en 2008″.Cette
suspension suit le départ l’ambassadeur équatorien aux États-Unis, Luis
Gallegos, qui a quitté vendredi (15 avril) Washington, après avoir été expulsé
par la Maison-Blanche. Cela, en réponse à la décision du gouvernement de
Rafael Correa de déclarer persona non grata la représentante diplomatique
nord-américaine, à Quito (capital l’Équateur), Heather Hodges.
LE SIXIÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
C'est peut-être l'un des plus importants sommets du Parti communiste cubain
depuis sa création en 1975. Les 17, 18 ,19 avril , les membres du mouvement
sont réunis en Congrès pour la première fois depuis 14 ans. Une réunion qui
doit tourner autour des questions économiques et qui pourrait entraîner
l'adoption de réformes radicales. Dans son discours d'ouverture, le président
Raul Castro a d'ailleurs proposé de limiter le nombre de mandats à la tête du
pays.311 propositions pour changer Cuba. Rien de moins. C’est l’ambitieux
programme du sixième Congrès du Parti communiste cubain qui a commencé
samedi 16 avril. Raul Castro, qui mène les débats, a surpris un certain nombre
d’observateurs en prononçant un discours d’ouverture qui ressemblait presque
à une autocritique historique. Il a également déploré l’âge avancé des
dirigeants, souvent vétérans de la Révolution de 1959. Le premier vice7
LA NATION N°311
président a 80 ans, le deuxième en a 77, Fidel arbore 84 printemps et son
frère Raùl 79. Ce dernier a donc décidé de limiter à 10 ans la durée des
mandats, pour faciliter l’émergence d’une nouvelle classe d’hommes et femmes
politiques. Côté économie, les réformes envisagées sont considérables
puisqu’elles remettraient en cause le système économique cubain, soit
l’essence même de la Révolution socialiste. Elles donneraient davantage
d’espace au secteur privé, qui devrait être amené à se développer dans les
années qui viennent. Raul Castro a également insisté sur l’échec du modèle
cubain en matière d’emploi des jeunes et compte sur les changements à venir
pour y remédier. Des changements importants sont programmés : dégraissage
du secteur public, autonomisation de certaines entreprises d’Etat, suppression
du panier de produits alimentaires de base pour tous les Cubains (considéré
comme « décourageant le travail »)… Ces réformes suscitent d’ailleurs une
inquiétude de la part des Cubains, qui pourraient voir certains de leurs
avantages disparaître. En attendant, Raul Castro a insisté sur la nécessité de
ne pas se précipiter, en évitant le plus possible la concentration de propriété,
comme cela avait été le cas lors de la transition libérale en Russie. Enfin, il a
tenu à préciser, pour la forme, que ces réformes ne devront pas être « en
contradiction » avec le socialisme cubain. En réalité, c’est peut-être le début
d’une période décisive pour l’île caribéenne, après plus de 50 ans de
Révolution. Reconnaissant insuffisances et erreurs dans la gestion passée, Raul
Castro a prôné plus de décentralisation, la responsabilité des hauts cadres
prochainement élus et une limitation de leur mandat à deux fois cinq ans. Il a
enfin dénoncé l’embargo américain qui, à l’en croire, se serait encore intensifié
avec Barack Obama.
RUBRIQUE ANIMÉE PAR ALAIN JEREMY
MARCHÉS FINANCIERS
ÉTATS UNIS
La Bourse de New York était en nette baisse lundi à la mi-journée, accablée par
les problèmes de dette en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, où le déficit
budgétaire inquiète l'agence de notation Standard & Poor's: le Dow Jones
perdait 1,63% et le Nasdaq 1,74%.Vers 15H50 GMT, le Dow Jones Industrial
Average cédait 200,94 points à 12.140,89 points, et le Nasdaq, à dominante
technologique, 48,10 points à 2.716,55 points.L'indice élargi Standard & Poor's
500 reculait de 1,50% (19,85 points) à 1.299,83 points.
EUROPE
La Bourse de Paris a terminé en forte baisse lundi (-2,35%), alors que
l'intensification des craintes sur la dette des Etats-Unis et des pays de la zone
euro a fait chuter le secteur financier un peu partout dans le monde.Le CAC 40
a perdu 93,24 points à 3.881,24 points, dans un volume d'échange de 4,4
milliards d'euros. C'est la première fois depuis le 14 mars que l'indice vedette
de la place s'inscrit sous les 3.900 points.
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LA NATION N°311
Le pessimisme était identique sur les autres places européennes: Francfort a
cédé 2,11%, Londres 2,10% et l'Eurostoxx 50 2,44%.
"La séance a été marquée par une série de mauvaises nouvelles sur la
thématique de la dette", a résumé Guillaume Garabédian, gérant d'actions
chez Meeschaert gestion privée.
ASIE
Lundi , le Nikkei 225 a clôturé en légère baisse de 0,36% à 9556,65 points.
L'indice japonais a été pénalisé par le regain du yen face à l'euro et au dollar et
le recul des valeurs liées aux télécommunications après un avis négatif de
Goldman Sachs, qui a estimé que la firme NTT aurait du mal à évaluer l'impact
du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars sur ses résultats annuels.
Sur les marchés chinois, la tendance est à la hausse, mais la progression est
mesurée. Le Hang Seng de Hong Kong prend 0,16% à 24.045,30 points et le
CSI 300 Index de Shanghai gagne 0,08% à 3361,47 points.
MONNAIES
L'euro chutait lourdement face au dollar lundi, tombant même brièvement sous
1,42 dollar, plombé par un regain d'inquiétudes sur les dettes souveraines des
pays les plus fragiles de la zone euro, alors que les discussions sur un plan de
sauvetage débutaient au Portugal.Vers 16H00 GMT (12H00 en Guadeloupe),
l'euro valait 1,4216 dollar contre 1,4431 dollar vendredi à 21H00 GMT, après
être tombé à 1,4158 dollar vers 15H05 GMT, un niveau plus vu depuis le 5
avril.L'euro perdait du terrain face à la devise nippone à 117,22 yens contre
119,93 yens vendredi soir.Le dollar reculait également face au yen à 82,45
yens contre 83,07 yens vendredi, après être tombé à 82,19 yens vers 14H55
GMT, un plus bas depuis le 29 mars.Les représentants de l'Union européenne
(UE) et du Fonds monétaire international (FMI) ont commencé, lundi à
Lisbonne, à négocier avec les autorités portugaises les contours et les
contreparties d'un plan d'aide financière qui doit être conclu d'ici la mi-mai.
MATIÈRES PREMIÈRES
Les cours du pétrole étaient orientés à la baisse lundi dans les échanges
électroniques en Asie sur des prises de bénéfices après les hausses de la
semaine passée, selon des courtiers.Dans les échanges matinaux, le baril de
"light sweet crude" pour livraison en mai cédait 70 cents à 108,96 USD. Celui
du Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin reculait de 42 cents à 123,03
USD.
RUBRIQUE ANIMEE PAR jOSÉ RADEGONDE
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LA NATION N°311
DROIT EN GUADELOUPE
LICENCIEMENT SANS CAUSE RÉELLE ET
MODIFICATION DU CONTRAT DE TRAVAIL
SÉRIEUSE :
REFUS
DE
Lorsque la véritable cause de licenciement n'est pas le comportement du
salarié mais son refus d'accepter une modification du contrat de travail, le
licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Telle est la solution d'un
arrêt rendu par la Chambre sociale de la Cour de cassation en date du 6 avril
2011 (Cass. soc., 6 avril 2011, n° 09-66.818 ).Dans cette affaire, la société X a
souhaité faire évoluer les fonctions et les attributions d'un salarié, engagé
initialement en qualité d'ingénieur. Ce dernier refusant au motif qu'il s'agissait
d'une rétrogradation, l'employeur l'a mis en demeure d'accepter ses nouvelles
conditions de travail. A la suite de son refus, l'employeur a procédé à son
licenciement pour faute grave. La cour d'appel de Rennes (CA Rennes, 8ème
ch., 2 avril 2009, n° 08/04176 ) a estimé que le licenciement était sans cause
réelle et sérieuse. L'employeur fait grief à l'arrêt de la cour d'appel, estimant
que ce dernier "[...] est en droit, dans le cadre de son pouvoir de direction, de
procéder à la réorganisation des tâches et des responsabilités confiées à un
cadre dès lors qu'elles sont conformes à sa qualification et que restent
inchangées sa classification et sa rémunération [et] que le retrait de tâches qui
correspondent à une responsabilité accessoire n'est pas constitutive d'une
modification du contrat de travail". Il rajoute, par ailleurs, que n'est pas
"constitutive d'une modification du contrat de travail d'un supérieur
hiérarchique, le transfert à son subordonné de missions qui lui étaient
antérieurement confiées, dès lors qu'il conserve son autorité et que restent
inchangées sa qualification, sa classification et sa rémunération". L'employeur
souligne, enfin, que la lettre de licenciement reprochait, outre, son refus de la
modification de ses conditions de travail mais, également, "son attitude
récurrente d'opposition et/ou de critique ainsi que son incorrection constatée à
de trop nombreuses reprises" ainsi que des provocations répétées à l'égard de
ses collègues de travail. La Haute juridiction rejette la demande de l'employeur,
après avoir rappelé que la cour d'appel avait constaté "qu'une telle diminution
des responsabilités [au niveau de la planification, de l'organisation des
ressources humaines] et des prérogatives du salarié [fonctions d'encadrement,
suivi de fabrication, formation du personnel] constituait une modification du
contrat de travail", véritable cause du licenciement .
RUBRIQUE ANIMEE PAR
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Myriam ROMUALD- ELUTHER
LA NATION N°311
PRATIQUE
LE SMIC:
Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire en dessous
duquel il est interdit de rémunérer un salarié et ce, quelle que soit la forme de
sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la
commission ou au pourboire). Le SMIC assure aux salariés dont les salaires
sont les plus faibles la garantie de leur pouvoir d’achat et une participation au
développement économique . Le montant du SMIC horaire brut est fixé, à
partir du 1er janvier 2011 à 9 € soit 1 365 € bruts mensuels sur la base
de la durée légale de 35 heures hebdomadaire.
INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION:
Au deuxième trimestre 2010, l’ICC augmente de 1,27 % sur un an. L’indice du
coût de la construction (ICC) s’établit à 1 517 au deuxième trimestre 2010
après 1 508 au trimestre précédent. En glissement annuel, l’ICC augmente de
1,27 %, après une hausse de 0,33 % au premier trimestre 2010.
INDICATEURS ECONOMIQUES AU MOIS DE NOVEMBRE 2010
PIB EN 2009 : 8160MILLIARDS D'EUROS
DEMANDE
D EMPLOI AU MOIS DE FEVRIER
OFFRE D'EMPLOI
INDICE
AU MOIS DE FEVRIER
DES PRIX AU MOIS DE JANVIER
2011 : 55330
EN AUGMENTATION DE
6%
2011: 1320
2011
: 1,4 % %
MENSUEL ET
3,3 %
SUR UN AN
COMMERCE EXTÉRIEUR DÉCEMBRE 2010 : EXPORTATIONS (EN M€) 156 (8,3%);
IMPORTATIONS - (EN M€) 2 274 (12,2 %)
CRÉATIONS D'ENTREPRISES : NOMBRE D'ENTREPRISES
CRÉÉES JANVIER
2011 423
RUBRIQUE ANIMEE PAR L'OBSERVATOIRE ÉCONOMIQUE CARAÏBE
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SUR UN AN
LA NATION N°311
LA NATION
Fondée le 21 Février 2005 par la
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Convention Pour une
Gérée par une association MEDIA CARAIBE : 22 BIS RUE ALEXANDRE ISAAC
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