Salamandre tachetée
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Salamandre tachetée
112 113 Salamandre tachetée Salamandra salamandra (Linné 1758) Syn. L : Lacerta salamandra ; Salamandra maculosa ; S. maculata Syn. F : Salamandre de feu ; S. commune ; S. terrestre D : Feuersalamander GB : Fire Salamander NL : Vuursalamander E : Salamandra comun / S. pintada I : Salamandra pezzata Etymologie : du gr., puis du lat. Salamandra : salamandre. Description : adulte 15-20 cm, parfois plus (17,5 cm en moyenne pour un poids moyen de 30 g après la ponte - étude réalisée par l’auteur à Lessy près de Metz). Le plus gros des Urodèles de France. Queue ronde. Corps massif d’aspect boudiné, noir luisant avec des taches jaune vif de la tête à la queue, disposées en deux bandes latéro-dorsales plus ou moins continues, typiques de la sous-espèce lorraine S. s. terrestris, par ailleurs répandue en France. Présence d’une grosse glande parotoïde en arrière des yeux. Dimorphisme sexuel : peu marqué. Cloaque plus bombé chez le mâle. Femelle en gestation nettement plus massive. Confusion : les taches dorsales jaunes sur fond noir sont typiques et éliminent toute confusion. La sous-espèce méridionale S. s. salamandra, signalée en Alsace ou dans le sud de la Suisse, possède des taches dorsales jaunes très irrégulières, jamais disposées en lignes. Comportement : terrestre, discrète et nocturne (rarement diurne). Sort surtout après la pluie. Reste cachée en période sèche, chaude ou froide, sous les tas de bois, souches, creux de racines, trous du sol, murets... Rarement observée dans l’eau, elle peut s’y noyer (nage bien, mais s’essouffle rapidement). Hiverne dans les caves, galeries de mines, cavités... Posture caractéristique du mâle en quête d’un partenaire sexuel, souvent lors des nuits douces et humides du printemps ou de l’automne. Reproduction : accouplement terrestre au printemps et à l’automne (surtout mai et septembre). 2-7 mois de gestation (interruption en hiver). Ovovivipare : mise bas de 8-60 larves, durant une période de redoux, souvent entre janvier et mai. Développement larvaire sur 2-4 mois. Maturité sexuelle en 3-4 ans. Larves : 2,5-3,5 cm à l’éclosion et 46,5 cm à la métamorphose. Coloration jaune brunâtre à noirâtre. Tête assez large. Taches jaunes caractéristiques sur le haut de chacune des pattes. Habitat : en plaine et altitude. Surtout en forêt de feuillus mais aussi de résineux. Parfois dans les villages. Proche des sources, ruisseaux, flaques ou suintements humides. Recherche pour la mise bas des vasques d’eau calme (ruisseaux bien oxygénés, sources, fontaines...), mais pond aussi en eau stagnante, dans les ornières, trous d’eau, parfois même dans des flaques. Statut régional : commune en Lorraine, sauf dans les grandes zones agricoles. Nourriture : vers de terre, mollusques, myriapodes, araignées, insectes... Les larves mangent des gammares, larves de moustiques... et sont parfois cannibales. Remarques : le nom «salamandre» est souvent employé, à tort, pour désigner les Tritons. Des cas de viviparité sont connus, comme chez S. s. fastuosa (dans les Pyrénées). Jeune de l’année et adulte. Remarquer la disposition des taches variables selon les individus.. Larve dans une vasque d’eau calme (ruisseau clair bien oxygéné). Distribution : espèce répandue en France continentale, localisée dans le sud. Large distribution dans toute l’Europe, au sud d’une ligne passant du nord de l’Allemagne au sud de la Pologne. Accouplement de Salamandres tachetées (Salamandra salamandra) : le mâle se glisse sous la femelle, la maintient par les pattes avant et lui frotte la gorge avec la tête. Un spermatophore est émis au sol et sera absorbé par le cloaque femelle après un balancement du corps.
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