Guide d`achat : les caméras de thermographie infrarouge
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Guide d`achat : les caméras de thermographie infrarouge
G uide d’achat CON T R ô L E I N D U S T R I E L Les caméras de thermo graphie infrarouge 54 répondre à tout type d’applications. « Même la caméra la plus performante en termes de résolution ou de sensibilité thermique ne pourrait pas répondre à tous les besoins », indique Loïc Prémartin, responsable des ventes EMEA chez Flir Systems. « Il est difficile de donner une liste générale de critères à prendre en compte pour faire le bon choix, car ils sont très différents d’une application à l’autre », confirme Eric Ouanounou, responsable de produit maintenance chez SKF. Il faut aussi éviter de se fier au prix de la caméra. On peut se contenter d’une caméra d’entrée de gamme pour les applications les plus simples, du moment qu’elle suffit à “voir” ce que l’on veut. A l’inverse, une caméra plus chère peut s’avérer inutile si elle ne dispose pas de “la” fonction indispensable à l’application : la possibilité de visualiser de très faibles écarts de température, de transférer les résultats suivant un certain protocole de communication, d’ajouter un objectif spécifique pour voir un équipement ou un bâtiment dans son ensemble, etc. Flir Systems ux rno in A auv Ch F aut-il encore présenter la thermographie infrarouge ? En l’espace de quelques années, la technologie s’est largement démocratisée. Profitant d’une baisse du prix des caméras et d’un certain phénomène de mode, elle a prouvé qu’elle pouvait convenir à un très large champ d’applications : des plus classiques, comme la maintenance électrique ou mécanique, aux plus insolites. « Je me souviens notamment d’un client qui s’en servait pour contrôler la répartition de l’arrosage sur ses champs de tomates », nous confie un fournisseur. Rien d’étonnant à cela : dans son principe, la thermographie infrarouge offre la possibilité de L’essentiel surveiller ou de détecter de manière non Pour choisir une caméra destructive n’importe de thermographie infrarouge, il faut prendre en compte quel phénomène, la résolution du détecteur pourvu qu’il ait une et sa sensibilité thermique. influence sur la tem Les autres critères pérature de surface des (portabilité, résolution équipements observés. spatiale, robustesse ou On détecte alors les vitesse d’acquisition surchauffes des instalde la caméra) sont plus lations électriques, les ou moins importants suivant échauffements anorle type d’applications. maux des moteurs Reste ensuite à tester (dus à des problèmes la caméra dans les conditions d’origine mécanique) du contrôle, et ne pas négliger ou encore les défauts l’importance des formations d’isolation des bâtipour comprendre ce que ments. De même, on l’on mesure. surveille toute installa- La taille de l’écran, la compacité de la caméra et sa robustesse peuvent faire la différence dans les applications de maintenance et dans le domaine du bâtiment. La maintenance électrique ou mécanique reste l’une des principales applications industrielles de la thermographie infrarouge. Les caméras sont notamment utilisées pour surveiller les machines tournantes et détecter tout échauffement anormal provenant d’un problème mécanique (usure, mauvaise lubrification, défaut d’alignement, etc.). tion ou procédé thermique : les défauts d’un réfractaire, l’uniformité de refroidissement d’une pièce thermoformée ou d’un produit alimentaire, les installations de chauffage, etc. Ce foisonnement d’applications profite bien sûr aux fabricants, mais aussi aux utilisateurs (prestataires et techniciens de maintenance, responsables de production, sociétés d’assurance, organismes de contrôle, etc.) qui disposent d’une offre pléthorique. Chez la plu- part des fournisseurs, en effet, il y en a pour tous les besoins… et tous les budgets. De l’outil de diagnostic le plus simple à moins de 1 500 euros, à des caméras haut de gamme à plus de 40 000 euros pour les applications les plus exigeantes, la fourchette est large. Avant de se lancer, il faut garder en tête quelques règles simples. La première, c’est qu’il n’existe pas de caméra “universelle” pouvant MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com Des critères pour chaque application plan focal (le plus souvent non refroidi). Le nombre d’éléments de cette matrice, exprimé en pixels, fournit déjà un bon indice sur la qualité du résultat que l’on va obtenir. « Un détecteur de bonne résolution permet d’obtenir une image nette et un thermogramme exploitable, précise Philippe Guérin, responsable produit chez Testo. Pour faire un minimum d’analyse sur une caméra portable, il faut en général disposer d’une matrice d’au moins 160x120 pixels ». Autre critère à considérer, la sensibilité thermique (ou NETD, Noise Equivalent Temperature Difference) du détecteur. Ce paramètre indique le plus petit écart de température détectable. Suivant les fournisseurs et les gammes de prix, le NETD s’échelonne le plus souvent de 0,1 à 0,05, voire 0,03 °C dans le meilleur des cas. « Il s’agit d’un critère important, en particulier lorsque les défauts se caractérisent par des différences de température relativement faibles », souligne Michaël Bonin, ingénieur technico-commercial chez Fondis Electronic. Plus la sensibilité est importante, plus on distinguera les détails de la scène grâce à un grand nombre de couleurs sur l’écran de la caméra. Viennent ensuite plusieurs critères spécifiques suivant les applications. Dans la maintenance électrique et mécanique, par exemple, on s’intéresse en premier lieu à la portabilité des caméras et à leur convivialité, pour faciliter le travail des techniciens sur le terrain. « Tout dépend des besoins que l’on a en terme d’analyse, résume Marie Courrière, Pour bien choisir, il faut commencer par prendre en compte deux critères incontournables. Le premier concerne la taille du détecteur. La plupart des caméras de thermographie infrarouge intègrent un détecteur matriciel constitué d’un microbolomètre à MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com La convivialité de la caméra a également son importance. Chez Fluke, par exemple, les principales fonctions sont accessibles à partir de trois touches et d’un menu déroulant. Fluke Maintenance, R&D, contrôle de procédés, surveillance d’installations thermiques, bâtiment… les applications de la thermographie infrarouge sont nombreuses et très variées. Pour répondre à ces besoins, les fournisseurs proposent une large gamme de modèles souvent dédiés à chaque type d’applications. Pour faire le bon choix, il y a des critères incontournables, comme la taille de la matrice ou la résolution thermique. Puis, c’est l’application qui fait la différence. Suivant les cas, on considère plutôt la vitesse d’acquisition de la caméra, sa portabilité, sa compacité, ou encore la résolution spatiale du détecteur. Flir Systems H Plus la résolution thermique (NETD) d’une caméra est élevée, plus on voit apparaître les détails à l’image, avec un fort contraste. Le contrôle s’en trouve facilité. responsable produit chez Chauvin Arnoux. Estce que l’on souhaite réaliser un diagnostic de terrain ou travailler sur un PC après avoir fait l’inspection ? Suivant la réponse, on privilégiera une caméra équipée de plus ou moins d’outils. Pour une analyse de terrain, on choisira une caméra conviviale avec des menus faciles d’accès ». Même commentaire pour Matthieu Villebrun, responsable d’applications thermographie chez Fluke. « Les techniciens de maintenance ont besoin d’un outil robuste et convivial, doté si possible d’un large écran pour faciliter la visibilité. Sur nos produits, les fonctions sont accessibles simplement à partir de trois touches et d’un menu déroulant ». Dans la maintenance électrique, il faut aussi considérer la taille des objets dont on mesure la température. Pour inspecter des câbles de faible diamètre, par exemple, n’importe quelle caméra ne peut être utilisée. Tout dépend de sa résolution spatiale, autrement dit de l’IFOV (Instantaneous Field OfView). Ce paramètre définit en quelque sorte le plus petit élément détectable à une certaine distance. Un ➜ 55 Guide d’achat Fluke Micro-Epsilon La “fusion” de l’infrarouge et du visible La fonction n’est pas nouvelle, mais elle continue à se démocratiser. Un nombre croissant de caméras infrarouges offrent en effet la possibilité de superposer le thermogramme à l’image de la scène prise dans le visible par un capteur CCD. L’intérêt est évident : on comprend immédiatement où se situe le défaut que l’on détecte dans la scène observée (ou dans les images enregistrées que l’on dépouille après la tournée d’inspection). Suivant les fabricants, il existe quelques petites nuances (des niveaux de transparence différents entre les deux images incrustées, un accès plus ou moins convivial à la fonction, ou encore différentes possibilités d’enregistrement), mais le principe reste le même. Et il fait de plus en plus d’adeptes. « Dans le domaine du bâtiment ou dans les applications de maintenance électrique, par exemple, c’est un outil très pratique », assure Marie Courrière (Chauvin Arnoux). Toutefois la fonction ne fait pas l’unanimité. Certains fournisseurs y voient davantage la manifestation d’un phénomène de mode. « Cela peut être intéressant a posteriori, lorsqu’on exploite les résultats avec le logiciel. Mais au moment de réaliser l’inspection avec la caméra, l’intérêt n’est pas forcément justifié », nuance Loïc Prémartin (Flir Systems). Fluke Les nouvelles applications du proche infrarouge La plupart des caméras de thermographie infrarouge, utilisées dans la maintenance, la surveillance de process ou le bâtiment intègrent un microbolomètre non refroidi fonctionnant entre 8 et 14 μm. A une température ordinaire (proche de 300 K), le maximum d’émission se situe en effet aux environs de 10 μm. Mais un nouveau champ d’applications commence à s’ouvrir dans la bande spectrale du proche infrarouge (de 0,8 à 1,1 μm). « Avec des caméras en proche infrarouge, nous pouvons atteindre des applications à très haute température Flir (jusqu’à 2 000 ou 2 500 °C) », Syst ems précise Loïc Prémartin (Flir Systems). Le proche infrarouge ouvre également de nouvelles possibilités dans le domaine médical (en dermatologie, par exemple), le contrôle non destructif, ou encore l’agroalimentaire (pour mettre en évidence les défauts d’aspect sur des fruits). Dans ce domaine, encore peu exploré, les potentialités sont nombreuses. Thermographie infrarouge ou vision industrielle ? C’est à s’y méprendre. Avec des boîtiers miniatures dotés d’un port USB, des modèles conformes aux standards GenICam/GigE Vision, et parfois même utilisables avec 56 Les caméras destinées à la maintenance ou au bâtiment ont souvent la forme de “pistolets” faciles à manipuler. ligne, pour surveiller un procédé thermique ou détecter d’éventuels défauts dans les produits qui circulent sur un convoyeur. Contrairement aux applications de maintenance, il est souvent plus judicieux d’utiliser des modèles à poste fixe plutôt que des caméras portables. Ensuite, il faut prendre en compte la compacité du modèle (pour les cas où il sera intégré dans des machines de production). Chez Micro-Epsilon ou Optris, par exemple, on trouve ainsi des caméras de toute petite taille (jusqu’à 45x45x45 mm) dédiées au contrôle de process. Autre critère essentiel, le temps de réponse du modèle, en particulier si les produits défilent sans s’arrêter devant la caméra infrarouge. Certaines caméras sont adaptées à différentes applications (maintenance électrique ou mécanique, bâtiment, etc.). Mais avant de choisir, mieux vaut toujours essayer la caméra pour voir le type de résultats que l’on obtient. Les mêmes protocoles qu’en vision industrielle commander en ligne les paramètres du process (tels que la température d’un four, par « Dans ce type d’applications, c’est la fréquence exemple) ou agir sur un actionneur situé en d’acquisition de la caméra qui fait toute la diffé- amont (pour éjecter une pièce défectueuse). rence, confirme Frédéric Badon, responsable Suivant les modèles, on trouve des interfaces région chez Micro-Epsilon. Notre modèle ther- classiques de type USB, ou même des promoImager Tim 160, par exemple, peut acquérir tocoles utilisés en vision industrielle. Chez jusqu’à 100 images/seconde, alors Flir Systems, par exemple, la caméra A615 est que les caméras thermiques dédiées à conforme aux standards GigE Vision et des applications plus “classiques” GenICam. Enfin il faut aussi prendre en offrent généralement une fréquence compte la température des produits que l’on d’acquisition de l’ordre de 2 à analyse, afin de choisir une gamme de mesure adaptée. Dans certains cas, il faudra uti8 Hz ». Comme en vision industrielle, les liser des caméras capables de réaliser des protocoles de communication que mesures à hautes températures (en particuproposent les caméras infrarouges ont lier dans les industries du verre, la sidérurgie, aussi leur importance. « Pour le suivi de les aciéries, etc.). process, on ne se contente pas d’afficher une image Dans le domaine scientifique et en R&D, les et de détecter une anomalie. Il faut aussi trans- contraintes sont là aussi différentes. C’est férer le signal numérique pour déclencher ensuite souvent là que l’on retrouve les caméras les une action », souligne Philippe Guérin plus performantes (et les plus chères) du (Testo). C’est le cas en particulier si l’on marché. « Ces modèles se distinguent par la qualité souhaite exploiter les résultats pour de l’optique, mais aussi par des fonctions spéci- ➜ Flir Systems Des prix toujours plus bas Grâce à des technologies bien maîtrisées et à la bataille que se livrent les fournisseurs depuis quelques années sur ce marché, les caméras infrarouges sont disponibles à des prix toujours plus bas. On peut désormais trouver des modèles à moins de 1 500 euros qui n’ont certes pas les mêmes fonctionnalités que les caméras haut de gamme, mais que l’on peut utiliser pour réaliser des diagnostics simples (notamment dans les applications de maintenance). « Attention cependant à ne pas acheter un prix », met en garde Marie Courrière (Chauvin Arnoux). L’apparition de ces modèles à bas coût a l’avantage de démocratiser la technologie, mais il ne faut pas perdre de vue son besoin et les contraintes de son application. Pour ne pas se tromper, de nombreux fournisseurs conseillent d’essayer la caméra dans les conditions du contrôle, avant de faire son choix. les principaux logiciels de vision du marché, on pourrait croire qu’il s’agit de caméras de vision industrielle destinées à réaliser de simples contrôles qualité sur des lignes de production. Mais il s’agit pourtant bien de thermographie infrarouge… Les caméras USB ThermoImager TIM de Micro-Epsilon, par exemple, ne mesurent que 45x45x45 mm, et fonctionnent à 100 images/s. « Ces caméras thermiques, qui fonctionnent comme des webcams, ouvrent l’accès à de nouvelles applications », souligne Luc Lagorce (Optris). De plus en plus compacts et robustes, ces modèles s’intègrent facilement dans l’environnement de la production. Grâce à des vitesses d’acquisition élevées, ils sont utilisés pour optimiser le process ou détecter les défauts de produits en circulation sur des convoyeurs. Ils peuvent alors commander la température d’un four, surveiller le refroidissement d’un produit pour qu’il soit homogène (dans l’industrie du verre, ou dans les procédés de thermoformage sous vide, par exemple), ou détecter des points chauds anormaux sur les convoyeurs. Chez Flir Systems, on parle désormais de « vision industrielle infrarouge ». Testo Les tendances d’aujourd’hui et de demain ➜ IFOV de 1,5 mrad, par exemple, indique qu’un pixel de la matrice représente une surface de (1,5x1,5) mm2 à un mètre de distance. Pour donner un ordre d’idées, « toutes les caméras qui ont un IFOV allant jusqu’à 2,5 mrad à un mètre de distance sont adaptées à des applications de contrôle d’armoires électriques », estime Matthieu Villebrun (Fluke). Elles conviennent donc aussi à la surveillance des machines tournantes (pour contrôler des équipements de plus grandes dimensions). Mais attention, un autre critère entre alors en ligne de compte : la température atteinte à la surface de l’objet que l’on étudie. Lorsqu’on analyse un moteur, les températures atteintes sont parfois plus importantes que lors d’une inspection de câbles électriques. Il faut alors choisir une caméra dont la gamme de mesure est adaptée. Enfin certaines applications électriques nécessitent des caméras agréées par le CNPP. Cette association peut certifier à la fois les opérateurs et le matériel utilisé pour contrôler les installations électriques. Un nombre croissant de fournisseurs font certifier leur matériel pour répondre à ces besoins et ainsi aux exigences des compagnies d’assurances. Pour être approuvée par le CNPP, une caméra doit remplir un certain nombre de critères : matrice d’une certaine taille, NETD supérieur à une certaine valeur, etc. Dans les applications de contrôle de process, les priorités sont différentes. La plupart du temps, les caméras sont en effet destinées à être intégrées en Kimo Guide d’achat Et demain : la 3D ? Pouvoir exploiter non pas la vue en deux dimensions d’une scène ou d’un objet, mais sa “forme thermique” en trois dimensions, voilà ce à quoi il faut s’attendre dans les années qui viennent. On imagine dès lors les possibilités qui s’ouvriront, notamment dans le domaine de la R&D ou du bâtiment. Bien sûr, il faut encore accroître les performances des caméras, approfondir la fusion de l’infrarouge et du visible, et développer de nouvelles fonctionnalités dans les algorithmes de traitement. Mais chez certains fabricants, l’idée commence déjà à faire son chemin… MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com 57 Guide d’achat ➜ fiques comme la compensation de dérive, ou la possibilité de jouer sur les temps d’intégration pour adapter les temps de réponse à l’application », indique Loïc Prémartin (Flir Systems). Les caméras peuvent être utilisées pour analyser l’évolution thermique d’un phénomène lent, étudier le comportement d’un produit durant sa phase de développement, mais aussi pour observer des phénomènes très rapides. C’est le cas par exemple dans l’électronique, la sécurité ou les applications militaires (déclenchements d’air bags, départ de missiles, etc.). Dans ces applications particulièrement exigeantes, les caméras dotées d’un microbolomètre avec un mode “rolling” (où les pixels sont lus les uns après les autres) ne suffisent pas toujours. « On leur préfère des modèles refroidis dotés d’un mode “snapshot”, où l’ensemble des pixels de la matrice est lu au même instant », ajoute Loïc Prémartin (Flir Systems). La vitesse d’acquisition de ces ca- www.ametek-land.com Chauvin Arnoux www.chauvin-arnoux.fr Oui Dali (Cyberia) www.cyberia-company.fr Oui Dräger www.draeger.com Oui(1) Flir Systems www.flir.com Oui Fluke www.fluke.fr Oui Oui Oui Oui(3) Oui Oui Oui s ion vat ser Essentiellement caméras fixes pour surveillances de procédés ou d’installations (fours de traitement thermique, etc.) Oui Oui Ob Au Oui Autres contacts Offre complète (caméra et logiciel) adaptée aux analyses de terrain, notamment en maintenance et dans le bâtiment Oui Oui Oui Oui Modèles fixes ou portables pour une large gamme d’applications Oui Modèles très robustes destinés à l’industrie en environnement difficile (larges plages de mesure, grande autonomie, etc.) Oui Large gamme de modèles dédiés à chaque segment d’applications Oui Plusieurs modèles destinés à la maintenance et au bâtiment. Caméras pour la surveillance de process sous la marque Raytek HGH Systèmes infrarouges www.hgh.fr InfraTec (dB Vib Technologies) www.dbvib.com Oui Irisys (Synergys Technologies) www.synergystechnologies.com Oui Kimo instruments www.kimo.fr Oui Oui Oui Oui Caméras portables adaptées à diverses applications (maintenance électrique, diagnostic bâtiment, etc.) LumaSense Technologies www.lumasenseinc.com Oui Oui Oui Oui Modèles fixes et portables (marque Mikron) Micro-Epsilon www.micro-epsilon.fr Oui(2) Oui Nec (Distrame, Lot-Oriel) www.nec-avio.co.jp/en Oui Oui Optris www.optris.com SKF www.skf.com Sofradir EC (Laser 2000) www.laser2000.fr Oui Telops (BFI Optilas) www.bfioptilas.fr Oui Oui Caméras haut de gamme pour applications scientifiques et militaires Testo www.testo.fr Oui Oui Oui Oui Oui Caméras portables de haute résolution thermique pour une large gamme d’applications Trotec www.trotec24.fr Oui Oui Oui Oui Oui Caméras portables destinées à une large gamme d’applications Wuhan Guide (dB Vib Technologies) www.dbvib.com Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Caméras proposées aussi par Alliance Vision (pour la série A), ARM (Atlantique Regulation Mesure), Cetii (centre technique proposant également des prestations d’assistance), Distrimesure, Equipements Scientifiques, Fondis Electronic (modèles dédiés principalement au bâtiment), France Infrarouge, GMC Instruments, JCM Distribution* Caméras proposées aussi par Algosys, AS Technologies, Cegelec NDT (applications industrielles, et département dédié au diagnostic pour le bâtiment), Distrame, Farnell, JLH Mesure, Lamoot-Dari, Testoon (modèles pour le bâtiment)* La plupart des fournisseurs offrent une très large gamme de caméras infrarouges. Le choix dépend avant tout du type d’applications auxquelles elles sont destinées (maintenance, bâtiment, R&D, contrôle de process, etc.) Caméras utilisées notamment dans la production de verre, papier, plastique, acier, ciment, etc. Oui Oui Oui Modèles fixes et portables pour toutes applications industrielles Oui Oui Oui Oui Caméras proposées aussi par Distrimesure, Farnell, Testoon (modèles pour le bâtiment)* Oui Oui Distrame Ametek division Land Instruments tre int Ma Sit e in ter Fournisseurs* s** ne t en Pro ance ces s Bâ tim en t R& D Des caméras infrarouges pour chaque application Caméras portables entrées de gamme certifiées CNPP. Large écran 3,5 pouces. Modèle IRI4015 dédié au bâtiment Caméra USB, poste fixe, essentiellement pour surveillance de process et R&D. Acquisition à cadences élevées (100 Hz) Pour choisir une caméra de thermographie infrarouge, il faut d’abord s’intéresser à la taille de la matrice et à la résolution thermique (NETD). Ensuite, tout dépend des besoins de l’application. méras est beaucoup plus élevée. Un des modèles de la série SC7000 du constructeur américain peut ainsi acquérir jusqu’à 65 000 images/seconde (en utilisant tout de même une fonction de fenêtrage). S’il est un autre univers dans lesquelles les caméras infraTro tec rouges font parler d’elles, c’est bien le bâtiment, avec la détection des déperditions de chaleur, la localisation des défauts d’isolation, ou encore les diagnostics de performance énergétique. De la formation avant tout Comme tous les secteurs industriels concernés par les économies d’énergie, ce marché connaît depuis quelques années une forte croissance. « C’est “l’application à la mode”, confirme Matthieu Villebrun (Fluke). Nous le constatons notamment à travers les formations que nous organisons. Il y a quelques années, les industriels de la maintenance étaient pratiquement les seuls à y participer. Aujourd’hui, la moitié, voire parfois la majorité des participants, est dans le bâtiment ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 43 % de croissance dans ce secteur pour la filiale française de Flir Systems en 2009, et « un marché qui double tous les trois ans » chez Fondis Electronic.Tous les fournisseurs ne proposent pas des modèles dédiés au bâtiment. Il existe pourtant, là aussi, des critères très spécifiques. « Dans le bâtiment, la difficulté est double : les différences de température entre les élé- ments que l’on observe sont faibles, et l’inspection s’effectue à une certaine distance », résume Michaël Bonin (Fondis Electronic). Un défaut d’isolation ou l’apparition d’une zone humide, par exemple, ne se manifeste parfois qu’avec un ou deux degrés d’écart. Pour les détecter, il faut donc s’attacher à deux critères essentiels : le NETD (pour obtenir une sensibilité maximale) et l’IFOV (pour pouvoir observer des détails à une certaine distance). La plage de température, en revanche, peut être plus basse que dans le domaine de la maintenance ou de la R&D. Une fourchette allant de ‑20 à 100 °C, par exemple, suffit à la majorité des besoins. Autre critère à considérer, « le type d’objectif disponible, et la possibilité de pouvoir le changer si besoin est », note Marie Courrière (Chauvin Arnoux). On pourra ainsi utiliser un téléobjectif si l’on est loin de la fenêtre que l’on souhaite inspecter, par exemple, et un objectif grand-angle s’il faut, au contraire, contrôler toute une façade de bâtiment avec très peu de recul. Enfin le ➜ Raytek Guide d’achat Les caméras infrarouges destinées à des applications de contrôle de process doivent souvent répondre à des critères très spécifiques, notamment en terme de résolution et de vitesse d’acquisition. Modèles orientés notamment vers R&D et surveillance de procédés Oui Oui Caméras poste fixe essentiellement pour applications Caméras proposées aussi par AS Technologies* de R&D, tests et mesures, process, etc. Oui Oui Caméras portables pour plusieurs applications (forte orientation vers la maintenance) Modèles dédiés aux applications scientifiques et à la R&D Caméras proposées aussi par Distrimesure* Caméras orientées vers maintenance électrique et bâtiment. Modèles robustes pour conditions difficiles * Liste non exhaustive • **Applications militaires, médicales/vétérinaires, maritimes, police, etc. (1) si conditions difficiles • (2) si besoin de caméra poste fixe • (3) sous la marque Raytek 58 MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com 59 Guide d’achat Les principales applications contrôle industriel Maintenance électrique Contrôle d’installations électriques (tableaux, transformateurs, fusibles, prises, éclairages, etc.) pour détecter des mauvaises connexions, des surcharges ou tout type de défauts conduisant à un échauffement anormal Maintenance mécanique Inspection de machines, mise en évidence d’échauffements anormaux causés par l’usure, de mauvais alignements, un problème de lubrification ou tout défaut d’origine mécanique Contrôle d’installations Surveillance d’installations thermiques (fours, encolleuses, réfractaires, etc.) ➜ prix de la caméra fera la différence. « Dans ce domaine d’applications, il s’échelonne généralement de 1 500 à 6 000 euros », précise Philippe Guérin (Testo). Les autres critères sont plus classiques.Toutes les caméras, ou presque, disposent de plusieurs fonctions pour faciliter la prise de mesures ou le diagnostic (un pointeur laser, une optique plus ou moins complexe avec un autofocus ou une mise au point manuelle, une fonction de correction d’émissivité, etc.). Suivant les fournisseurs ou les gammes de produits, il y a bien sûr des différences. Chez Fluke, par exemple, « l’objectif est livré avec sa table de calibration. Si l’on dispose de plusieurs caméras, on peut alors utiliser les objectifs que l’on souhaite sans retourner la caméra dans nos services », indique Matthieu Villebrun. Par ailleurs, « toutes les caméras n’offrent pas la possibilité d’obtenir un isotherme, ou de rechercher automatiquement le point le plus chaud et le plus froid. Or ces fonctions sont très souvent pratiques », ajoute Michaël Bonin (Fondis Electronic). Les caméras infrarouges dédiées à la recherche et développement offrent généralement une sensibilité et une résolution spatiale élevées. Certains modèles se distinguent également par une sortie GigE. 60 Flir Syst ems bâtiment Applications scientifiques, r&d autres Contrôle de procédés Contrôle de process en ligne, contrôle qualité et détection de défauts sur toute application avec procédé thermique (cuissons, refroidissements, etc.), surveillance de procédés (industries du verre, papeteries, sidérurgie, agroalimentaire, circuits imprimés, etc.) Bilans thermiques, diagnostics de performance énergétique, détection et localisation de défauts d’isolation, d’humidité, contrôle des systèmes de chauffage, climatisation, etc. Visualisation de canalisations enterrées, localisation de fuites (tuyaux, radiateurs, planchers chauffants, etc.). Etude du comportement thermique de produits en développement, analyse thermique d’un phénomène, cartographie thermique d’un système, caractérisation de modèles de transfert thermique, de dissipation, etc. Surveillance, sécurité, vision nocturne (protection d’accès par imagerie IR) • Contrôle non destructif (par thermographie IR active) • Lutte anti-incendie • Vision IR sur systèmes embarqués (bateaux, drones, hélicoptères, etc.), police • Applications médicales et vétérinaires, surveillance sanitaire (épidémies, grippes) • Environnement : détection de gaz, COV, etc. Dernier élément qui peut entrer en jeu dans le choix d’une solution de thermographie infrarouge, le logiciel d’exploitation. « Chez SKF, par exemple, il est inclus dans le prix de la caméra, et il n’est pas sous licence d’exploitation », précise Eric Ouanounou. Ne pas sous-estimer le besoin de formations Quel que soit le type de modèle que l’on choisit, un élément fait cependant l’unanimité : la nécessité d’essayer la caméra avant de l’acheter. En observant l’image que l’on obtient dans les conditions du contrôle, et ce que l’on peut faire avec ce modèle, impossible de se tromper. On comprend très vite si la caméra est adaptée, ou pas, à l’application. Dernier conseil, quasi unanime, des fournisseurs de thermographie infrarouge : ne pas sous-estimer la nécessité d’une formation à l’appareil et à la technologie pour “comprendre ce que l’on voit”. Plusieurs fabricants disposent d’ailleurs de leur propre centre de formation, où ils invitent leurs clients pour un jour ou deux (voire davantage pour les applications relativement complexes). « Il s’agit parfois de rappeler des notions élémentaires. Dans le bâtiment, par exemple, les thermogrammes doivent être réalisés tôt le matin ou tard le soir pour éviter de Fluke Maintenance Certains fournisseurs proposent plusieurs modèles dédiés à la maintenance ou au bâtiment. Il faut alors considérer plusieurs critères spécifiques pour faire le bon choix. fausser les mesures avec l’ensoleillement des façades. De même il faut s’attendre à l’incidence de la réverbération sur les vitres du bâtiment que l’on observe. Tous ces éléments, et bien d’autres, doivent être connus si l’on souhaite réaliser des mesures justes », souligne Philippe Guérin (Testo). Bref, si la thermographie infrarouge continue à se démocratiser, on ne doit pas pour autant oublier qu’elle nécessite un certain savoirfaire, et qu’elle requiert un minimum d’expérience… Marie-Line Zani-Demange MESURES 829 - novembre 2010 - www.mesures.com