A l`ouest rien de nouveau - Collège Bienvenu
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A l`ouest rien de nouveau - Collège Bienvenu
RECITS DE LA GRANDE GUERRE A l'ouest rien de nouveau présentation Ce roman a été écrit par Erich Maria Remarque en 1929, de son vrai nom Erich Paul Remarque, né le 22 juin 1898 à Osnabruck et décédé le 25 septembre 1970 à Locarno en Suisse. Ce roman a eu un succès immense lors de sa parution en 1929. Ce livre a pour personnage principal un soldat allemand qui, lors de la première guerre mondiale, combat en France sur le front ouest allemand. A l'Ouest rien de nouveau est un roman réaliste car les faits ont eu lieu durant la guerre 14-18. Le thème central est la première guerre mondiale sur le front ouest allemand puis viennent le thème de la solidarité entre soldats et les batailles dans des conditions intenables comme la boue et le froid. Ce livre raconte la vie d'un jeune soldat allemand, Paul Baumer, engagé volontairement à la guerre. Pendant cette guerre, il voit tous ses amis mourir un par un et se rend compte qu'il n'y a pas de bon ni de mauvais camp,mais de simples soldats venus défendre leur patrie . Erich Maria Remarque, en se servant de son expérience et de témoignages (il a été mobilisé à l’âge de 18 ans), nous décrit la monstruosité de la guerre et s’adresse à tous ceux qui n'ont pas idée de ce qu'est la guerre. contenu Paul Baumer décide de s'engager à la guerre avec ses camarades à la suite d'un « bourrage de crâne » de la part de leur professeur. Ils suivent alors des entraînements torturants dans une caserne sous le commandement de l'officier Himmelstoss, abusant de son pouvoir d'autorité. Après dix semaines de stage, ils se retrouvent au front, Baumer aperçoit la dure et véritable réalité de la guerre. Il établit une relation père fils avec Katczinsky surnommé Kat. Ce dernier est âgé de 40 ans et a plus d’expérience que les nouveaux venus, il leur donne alors de nombreux conseils afin de survivre. Plus les jours passent, plus Paul se déshumanise à la vue des soldats (allemands et français) qui explosent sous l’éclat des obus. Baumer voit mourir ses camarades l'un après l'autre, soit dans l’hôpital militaire soit sur le champ de bataille. Après plusieurs combats, Paul bénéficie de 17 jours de permission. Il retrouve sa mère et sa sœur. Mais il réduit son congé car il est dégoûté de voir qu'en ville tous posent des questions sur le front et donnent des conseils quant à la façon dont la guerre doit être menée. Il réalise que l'on ne peut point expliquer la guerre à quelqu'un si celui-ci n'y participe pas . Il est de retour au front, durant le combat, il tombe dans un trou d'obus , sous les tirs des deux armées. Un soldat français nommé Gérard Duval lui tombe dessus, Baumer est obligé de le poignarder. A force de lire et de contempler les lettres et les photos que le soldat français gardait dans ses poches, Paul éprouve un sentiment de culpabilité énorme. En automne 1918, durant le dernier mois des combats, Baumer meurt d'un coup subit durant une journée qui est décrite comme « tranquille » et durant laquelle « à l'ouest il n'y avait rien de nouveau ». Voici deux photos extraites du film All quiet on the western front de Milestone (1930) : Le professeur incite ses élèves à s'engager à la guerre. P. Baumer et G. Duval dans un trou d'obus. avis personnel Après la lecture de ce livre , ce qui m'a plus touché, c'est le fait que la guerre a anéanti toute une jeunesse qui ne demandait que de vivre et qui n’a connu que la guerre. Le passage qui m'a le plus marqué c'est celui où le soldat français Gérard Duval se fait tuer par Paul Baumer. Il est vrai qu'il sont ennemis à la guerre mais ils restent tous les deux des hommes, ils sont semblables, ils ont une famille, des amis, une vie. On le comprend bien lorsque que Erich Maria Remarque écrit : « Pardonne moi camarade ; comment as-tu pu être mon ennemi ? Si nous jetions ces armes et cet uniforme tu pourrais être mon frère ... » (p.129). Pour moi cette guerre n'a servi à rien sauf à tuer des milliers de soldats qui se sont battus pour leur patrie. Arthur Poméon