La Lettre des Amis - Amis de l`Université de Lyon

Transcription

La Lettre des Amis - Amis de l`Université de Lyon
Association des Amis de l ’Université de Lyon
Mai
La Lettre des Amis
16ème année N° 63
Sommaire
EDITORIAL
EDITORIAL
POURSUIVRE DES ETUDES SUPERIEURES A LYON
E
Poursuivre des études supérieures à Lyon.
… page 1
VIE DE L’AAUL
… pages 1 & 2
n parcourant la grande presse, on ne peut qu'être impressionné
par les articles élogieux vantant les mérites d’universités ou d’écoles supérieures qui jalonnent le
territoire national.
Mais Lyon n’y est qu'exceptionnellement mentionné, alors que pratiquement toutes les
RETROSPECTIVE DES ACTIVITES CULTURELLES
… pages 2, 3 & 4
disciplines sont représentées sur son territoire universitaire, et à tous les niveaux (BTS, DUT, licences, masters et doctorats) ; en outre, les écoles supérieures y sont nombreuses, y compris les
plus prestigieuses (écoles de commerce et écoles d'ingénieurs) sans oublier les arts du théâtre.
Cette abondance des secteurs d'enseignement va de pair avec celle des grands orga-
A NOTER
nismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA...) dont quelques échos des excellents succès trans… page 4
PROGRAMME DES ACTIVITES CULTURELLES
... en encart
pirent régulièrement dans la presse : en cancérologie (Faculté Lyon-Sud et Centre Léon Bérard),
en astrophysique (Université Claude Bernard Lyon 1 et Ecole Normale Supérieure). Sans oublier
— fait encore plus significatif — que quelques prestigieux scientifiques de cette communauté (tel
Cédric Villani, médaille Fields) tiennent rubrique dans des quotidiens nationaux.
Une telle qualité de notre enseignement supérieur local doit être mieux connue, notamment des bacheliers et des familles. La promotion de la marque « Université de Lyon », c’est justement ce que s’efforce de faire l'AAUL, notamment avec les prix qu'elle distribue : outre les grand
prix pour des chercheurs qui valorisent les établissements du site, un grand nombre de ces récompenses englobe les talents dans diverses disciplines. Les prix annuels que nous décernons
prouvent à l’évidence l’incontestable savoir-faire local ; ils visent tout autant à mieux le faire savoir,
comme le montrera encore la remise solennelle du 16 juin prochain à laquelle je vous invite à venir
nombreux !
Robert Garrone
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Directeur de la publication
Robert Garrone, président
Réalisation et diffusion par une
équipe de bénévoles
Association des Amis de
l’Université de Lyon (AAUL)
1, rue de l’Université - BP 0638
69239 LYON CEDEX 02
Tél 04 78 78 78 90
Courriel : [email protected]
Site http://www.aaul.fr
VIE DE L’AAUL
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, répondant à l’invitation générale lancée par notre président,
plus de quarante Amis se retrouvaient dans la prestigieuse salle Boris Starck (vue imprenable sur
le Rhône et Fourvière !) des bâtiments de l’Université, quai Claude Bernard. C’était l’occasion de
partager la traditionnelle galette et de relancer après les fêtes l’ensemble des activités qui doivent
ponctuer l’année : outre les manifestations culturelles abordées plus loin, ce sont essentiellement
les Fêtes consulaires et la journée du 16 juin.
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Organisées par Lyon Métropole,
se dérouleront les 12, 13 et
14 juin prochains. L’AAUL tiendra son stand dans le village installé place Bellecour ; comme l’an
dernier, le service des relations internationales de l’Université Claude Bernard Lyon 1 y sera présent, et le succès de cette formule a conduit à y inviter également les services homologues de
deux autres établissements d’enseignement supérieur de Lyon. Seront de plus présentés les témoignages d’étudiants ayant bénéficié de notre aide pour partir à l’étranger avec le prix Oregon.
>>>>
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VIE DE L’AAUL (suite)
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>>>> Les Amis montrent ainsi leur dynamisme pour promouvoir le rayonnement de l’Université de Lyon à l’international en permettant à nos étudiants de poursuivre leurs études à l’étranger, ce qui est aussi l’occasion pour eux d’acquérir une expérience d’autres
cultures.
Venez au village pour rencontrer Jean-François Jal et Louis-Marc Patricot, organisateurs de l’événement pour l’AAUL,
ainsi que les Amis qui participeront avec eux à l’animation du stand, et aussi pour approcher une grande diversité de cultures puisque pas moins de soixante consulats généraux seront présents à Lyon pour vous offrir une visite de leur pays !

sera quant à elle un moment fort de l’année pour l’Association des Amis de l’Université de Lyon.
Elle se tiendra à nouveau dans les locaux de Sciences Po Lyon, avenue Berthelot, en débutant par
,
.
Suivra
, moment important puisque c’est l’occasion de récompenser les meilleurs étudiants, chercheurs ou
enseignants chercheurs qui font rayonner les formations et la recherche de l’Université de Lyon. Deux prix sont délibérément tournés
vers l’international, l’un pour aider un étudiant lyonnais partant pour une année poursuivre ses études dans une université de l’Oregon,
l’autre pour honorer un post-doctorant menant sa recherche dans un laboratoire de l’Université de Lyon. A noter que la recherche médicale n’est pas oubliée grâce au prix attribué en liaison avec la Ligue contre le Cancer, Comité de l’Ain.
Remercions aussi le Gouverneur Militaire de Lyon, les sociétés Biomérieux, Centralp et Iris Inspection Machines, la MAIF et l’Institut Polytechnique de Lyon pour leur parrainage de prix.
La journée se terminera par
offert aux participants.
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RETROSPECTIVE DES ACTIVITES CULTURELLES
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: poursuite du cycle sur la littérature à Lyon pendant la seconde guerre mondiale.
Deux conférences d’Edgard Pich (15 décembre : AuPlus qu’une revue, Confluences devient alors un phénomène
guste Anglès, théoricien de la littérature humaniste en
social et un moyen d’expression et d’action politiques en jouant
temps de guerre — 2 février : Naissance, vie et mort de la reavec les ambiguïtés de la censure.
vue lyonnaise « Confluences » ) mettent
En septembre 1944, Tavernier et Anglès
directement les acteurs en scène.
sont de ceux qui, avec Yves Farge, un anPassionné de thèmes et de versions,
cien du Progrès appelé à devenir commispremier prix au concours général, Auguste
saire de la République, prennent possession
Anglès est un surdoué des études clasde la préfecture.
siques qui, des lycées Ampère et du Parc,
Mais avec la Libération, Paris reprend ses
le mènent à l’Ecole Normale Supérieure et
droits et s’achève alors la grande période de
à l’agrégation.
Confluences.
Durant l’Occupation, la presse passe
De son côté, Anglès que son amis Tavernier
largement en zone Sud et Lyon devient
avait qualifié de « Sainte-Beuve du XXème
une « capitale de substitution ». Le destin
siècle » quitte alors Lyon, passe au journad’Anglès se confond alors avec celui de
lisme et à la politique, enseigne dans une
Confluences.
université américaine avant de devenir direcFondée par Jacques Aubenque, ancien
teur de l’Institut français de Tokyo.
séminariste, Confluences s’inspire de la
NRF ; la revue est rapidement reprise par
Deux autres conférences portent sur
René Tavernier, un ancien du Progrès,
cette même période par l’intermédiaire
A la Libération de Lyon (août
qui vient de se saborder, et se présente
d’auteurs des générations suivantes liés aux
ou septembre 1944).
comme la « Revue de la renaissance franacteurs.
çaise ».
Le 19 janvier, Françoise Derré évoque
De gauche à droite : René Tavernier
Le trio Tavernier – Anglès – Aragon en
Le
Rire
de l’Ogre (prix du roman FNAC
(« Poncet »), Madeleine Braun
prend les rênes et assure une édition men2005), roman de Pierre Péju, petit-fils d’Elie
(« Nicole »), Pierre Paraf et Auguste
Anglès (« Duplessis »).
suelle. C’est la grande époque, avec la
Péju, résistant lyonnais de la première
A noter que Madeleine Braun fut en
publication de J. Audiberti, P. Claudel,
heure, l’un des fondateurs du mouvement
1946 vice-présidente de la première
M. Jacob, J. Lacroix, M. Merleau-Ponty,
Franc-Tireur et Compagnon de la Libération.
assemblée nationale élue après exJ.P. Sartre, P. Ricɶur, T. Tzara, Clara Mal>>>>
tension du droit de vote aux femmes.
raux, J. Wahl, H. Michaux, G. Simenon,…
>>>> Le roman met en scène deux Allemands témoins impuissants des massacres de 1941 en Ukraine, qui demeurent par la
suite hantés par le Mal absolu et cherchent le moyen de le conjurer, notamment par l’Art.
Le 27 mars, cinq intervenants animent la manifestation
François-René Daillie : outre Edgard Pich, Françoise Daillie,
veuve de l’écrivain et comédienne, Lucette Desvignes, professeur émérite, Hervé Bauer et Marc-Henri Arfeux.
Au travers de l’évocation de ses œuvres, bien illustrée de
lectures de textes, l’objectif était de mettre à la place qui lui revient l’un des écrivains les plus intéressants de l’espace lyonnais, auteur de l’un des plus grands romans de la Résistance
lyonnaise et clunisoise : Le Divertissement. Il est aussi poète et
traducteur d’œuvres américaines, allemandes, italiennes et malaises.
Le Divertissement (à prendre au sens littéraire) retrace des
événements vécus par quatre protagonistes — Résistants issus
du milieu universitaire — ce qui donne lieu à un récit à la construction complexe inspirée d’André Gide (Les Faux Monnayeurs)
dans lequel se confrontent la réalité et la fiction dans la courte
période mai-août 1944. Le mythe de Don Juan et l’imprégnation
stendhalienne confèrent à l’ouvrage une dimension littéraire qui,
parfois, le fait considérer comme prémonitoire du Nouveau Roman.
Etudiant à l’époque des faits,
F.D. Daillie a écrit là un roman en
partie autobiographique : dans le
personnage principal, professeur de
Lettres à l’Université, on peut reconnaître celui qui fut réellement son
professeur, Auguste Anglès…
Prolongement naturel de cette
séance, une visite des lieux évoqués par cet auteur dans le Clunisois était organisée le lendemain 28
mars. Les participants ont découvert
une région d’une richesse exceptionnelle à beaucoup d’égards
quoique peu connue : chefs d’œuvre
de l’époque romane (Avenas) et
histoire de la Libération. La conclusion s’est imposée : après les découvertes de cette première manifestation, d’autres seront organisées l’année prochaine, avec la
publication de textes inédits et de
commentaires.
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En lien avec le projet de voyage en Chine et à Taïwan,
deux des trois conférences programmées sur les données
structurelles du monde chinois se sont tenues dans un
lieu nouveau et emblématique : l’amphithéâtre du nouveau siège de l’Université de Lyon, 92 rue Pasteur.
Ayant fait l’objet d’une large diffusion, elles réunirent
chacune plus de cent personnes.
Lundi 9 mars – Modes de pensée et traditions culturelles en Chine et en Europe : contrastes, interprétations, négociations, par Alain Riou, professeur émérite à l’Université catholique de Fu-jen à Taïwan
Ingénieur agronome de formation, Alain Riou prend
l’habit dominicain et devient docteur en théologie. Vraisemblablement attiré par ses racines (il est fils d’un militaire français et d’une Vietnamienne), il part enseigner le
français langue étrangère à Taïwan où, pendant 24 ans, il
se familiarise avec la langue et la culture chinoises.
Pour aller en Chine en voyageur susceptible de réfléchir sur
sa propre culture plutôt qu’en touriste, il convient de considérer
le mode de fonctionnement tout différent de la langue chinoise.
Monosyllabique invariable, elle est qualifiée d’« isolante ». Un
même mot prend des fonctions différentes selon la phrase ;
seule la succession des mots donne le sens. Le chinois est ainsi
comparable à un tableau pointilliste et c’est une langue merveilleuse pour la poésie !
Alors que les langues occidentales fonctionnent par exclusion (ce qui est noir n’est rien d’autre), le chinois exprime par
exemple « chose » par « est-ouest », « crise » par « danger-
L’amphithéâtre du nouveau siège de l’Université de Lyon,
chance », ce qui induit une tension entre deux réalités : le yin
est dans le yang, et inversement. D’où une manière toute différente d’aborder le monde, avec une mise en valeur du potentiel
des situations et une meilleure place à l’intuition par rapport à
l’analyse.
Il faut bien intégrer ces différences dans la communication
avec ses hôtes chinois, avec lesquels la transposition d’un contrat, par exemple, devient un exercice délicat auquel il faut être
particulièrement attentif...
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RETROSPECTIVE DES ACTIVITES CULTURELLES (suite)
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Lundi 23 mars - Shanghai : un destin cosmopolite – Christine Cornet, maître de conférences à l’Université Louis Lumière, Lyon 2, chercheur à l’Institut d’Asie Orientale (ENS Lyon).
Très tôt, la « Ville sur la mer » devient refuge pour
les Chinois de toutes origines qui fuient les conflits
internes de la Chine. Au XIXème siècle, la Guerre de
l’Opium la contraint à s’ouvrir à l’’Occident ; c’est le
point de départ d’un formidable essor et d’un cosmopolitisme qui en font « la perle de l’Orient » où se concentrent tous les espoirs pour le futur de la Chine.
Hanpai, le « style de Shanghai » empreint de culture commerciale marquée par les influences étrangères, s’oppose à Jingpai, le style lettré de Pékin.
Héritage visible de l’histoire, les anciennes concessions marquent encore le paysage urbain : concession internationale et concession française, née
du refus de l’influence britannique qui prévaut dans la
première.
Lyon s’intéressait à Shanghai : les soyeux et d’autres industriels y créent la Mission lyonnaise d’Extrême-Orient, sous
l’égide de la CCI. Créé en 1923, l’Institut Franco-Chinois de
Lyon forme, jusqu’en 1949, des élites locales.
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Organisée par M. Aubry et programmée le 22 avril, elle réunit plus de 40 participants. Il en sera rendu compte dans la prochaine édition de La Lettre des Amis.
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES DE L’ANNEE 2015 !
Parmi eux, un lauréat des prix AAUL de 1996, actuellement en Belgique...
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DISPARITIONS
M. François Morat, en 2014. Avec Madame - qui anima le cercle de lecture - il participa à bien des voyages.
M. Yves Lina ; les plus anciens adhérents se souviennent de lui et de son épouse, qui donnèrent des conférences appréciées.
NOTEZ BIEN...
LES HORAIRES D’OUVERTURE DU SECRETARIAT :
Lundi 14 h - 17 h. ; jeudi 14 h - 17 h ).
LA NOUVELLE ADRESSE DU SITE AAUL : http://aaul.fr
LE PROGRAMME D’ACTIVITES CULTURELLES dans l’encart :