LeSoir.be : Le cercle de Wallonie sur un air d`opéra

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CULTURE
MUSIQUES
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Le cercle de Wallonie sur un air
d'opéra
STAGIAIRE
jeudi 23 août 2012, 10:22
Des hommes, sueur au front, s'affairent à monter un gradin sur la pelouse du somptueux parc du
Cercle de Wallonie, à Namur. D'autres dressent une scène devant le château à l'architecture
XVIIIe. Les techniciens montent la structure qui servira à accrocher les projecteurs.
Le Cercle de Wallonie, à Namur, se transforme en Opéra en plein air pour les représentations des Contes
d’Hoffmann, d’Offenbach © bruno d’alimonte
Pour David Hulsen, éclairagiste, « la spécificité de l'opéra en plein air Les contes d'Hoffmann est de
mettre en valeur le lieu. Ici, on va adapter la lumière à la couleur rouge vif du bâtiment, alors qu'au
palais des Princes-Évêques, à Liège, la lumière était plus grise. »
Transformer en salle de spectacle à ciel ouvert un château et son parc nécessite quelques précautions.
« Comme il y a des tunnels en dessous du jardin, les semi-remorques transportant le matériel ne
peuvent pas aller au bout de l'allée par risque de voir le sol s'effondrer. Cela nécessite donc des
moyens humains plus importants pour acheminer d'un endroit à l'autre les éléments du décor, explique
le technicien. De plus, nous devons nous adapter aux aléas de la météo. S'il y a trop de vent, les
projecteurs bougent, alors nous devons refaire les réglages juste avant le spectacle. »
Le montage technique du spectacle, produit par l'ASBL Idée Fixe, dure trois jours : « La veille du
montage, nous repérons les lieux avec les techniciens pour voir comment nous disposerons la scène et
le gradin selon les normes de sécurité en vigueur. Ensuite, nous investissons pendant deux jours les
lieux pour monter les gradins, la scène, le bar et les loges. Le jour du spectacle, nous faisons les
dernières finitions avec les artistes », explique Cédric Monnoye, directeur d'Idée fixe.
Malgré les moyens et l'ampleur de l'événement (le budget de la tournée estivale du spectacle s'élève à
environ 800.000 euros), Cédric Monnoye garde la tête froide : « Je me considère avant tout comme un
artisan du spectacle. Je ne me vois pas derrière un bureau. Je préfère être sur le terrain et donner
mon point de vue aux techniciens, par exemple sur la manière de positionner la scène. J'aime être sur
tous les fronts. » Le directeur, qui enfilera « un costume-cravate le soir de la première pour discuter
avec ses partenaires autour d'une coupe de champagne », est en train d'acheminer les fûts de bière vers
l'espace bar situé à l'entrée du jardin, tout en regardant d'un coin de l'œil les nuages défiler au-dessus de sa
tête : « La pluie, c'est notre pire ennemi, que ce soit pour la voix des artistes ou pour le nombre de
spectateurs. Mais toutes les difficultés liées à ce genre de projet n'effaceront jamais ma joie de créer
un spectacle dans un endroit si majestueux ! »
Les contes d'Hoffmann :
– Du 23 au 24 août, à 21 h, au cercle de Wallonie, Namur.
– Du 29 août au 1er septembre, à 21 h, au château de La Hulpe.
– Du 6 au 8 septembre, à 21 h, au château d'Ooidonk, Deinze.
Informations : www.ideefixe.be
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