mettra – cr ddmt2013
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mettra – cr ddmt2013
Avant course Après avoir roulé en 2012 avec une Brutale 675 « sortie de caisse » que nous n’avions pas eu le temps de développer, cette année la 800 sera chez H’elit Moto dès le mois de février. Je participe au rallye de Corse en vue du Moto Tour pour faire un peu de mise au point et découvrir les Michelin, manufacturier unique de l’édition 2013. Je monte des Power Supersport. Le rallye se déroule sur le mouillé du début à la fin et ne me permettra guère d’avancer, et je fais des résultats médiocres. Il m’a même un peu refroidi et fait mal au cœur lorsque j’ai vu dans quel état la moto était après seulement quelques centaines de kilomètres de rallye… car cette année, c’est grâce à l’intégralité de l’argent gagné avec mes convois que j’ai pu payer la moto. Ayant justement participé au rallye du Dourdou avec mon Versys de convoi et pris beaucoup de plaisir à le faire, je me suis interrogé sur le bien fondé d’avoir une moto qui sert uniquement à faire une course dans l’année… Je me suis donc un peu éloigné du Moto Tour en me disant que si rien ne se dessinait par la suite cela pourrait être le dernier. Je pensais même y partir sans faire de recos. Marc ayant bien senti ma démotivation, c’est lui qui me proposa de m’apporter la Brutale pour que je puisse régler le nouveau ressort arrière plus souple qu’EMC nous a fourni. Ayant besoin de prendre l’air, je me programme finalement un petit tour de France pour aller voir les spéciales : 2 spéciales par jour sur 3 jours. La dernière journée, je chute sans rien comprendre à Prades. High side sur le mouillé alors que je n’étais même pas dans la spéciale… Je m’en sors avec une bonne contusion au niveau du bras droit et dans le dos. Mais ça y est j’ai repris goût et je suis de nouveau dedans ! Départ dans 15 jours. Vendredi 27 septembre Grâce à la formidable énergie de Marc, cette année ce sera le grand luxe, je ne suis jamais parti dans d’aussi bonnes conditions de confort. En effet, Raffin Motos, autre passionné de MV Agusta, de courses et de compétition, nous a loué à moindre frais la structure qu’il a mis en place pour engager une F4 en mondial d’endurance et qui a servi en championnat de France Supersport cette année. Jean Pierre, qui fait partie intégrante des aventures Raffin, se lance à nos côtés et sera notre chauffeur. Hervé, un client et ami de Marc, le secondera pour la mise en place. Au fourneau nous avons Florian, jeune cuistot et fils de Françoise la femme de Marc. Il va nous régaler les papilles toute la semaine. Côté pilotes, je retrouve à mes côtés Marc sur la 675 de Laëtitia qui devait être au départ mais s’est malencontreusement fait retirer le permis… ce n’est que partie remise pour l’an prochain ! www.metimax.com Gwen Arino, qui nous a prêté sa Brutale 800 pour faire le Bol d’Argent, et son frère Erwan sur une Superduke complètent le gang des pilotes. Et pour s’occuper des machines, je vais pouvoir compter sur « barbe rousse » Kevin et les Arino sur Romain, sudiste haut en couleur qui ne manquera pas de nous mettre l’ambiance ! Allongé sur ma couchette, sur la route de Saverne, j’en profite pour lire le très instructif hors série de Moto et Motards sur le pilotage… j’en ai tiré de très bons conseils que j’ai pu mettre en pratique au cours de la semaine. Merci Bader. L’environnement de départ n’a vraiment rien à voir avec Val de Reuil pour le plus grand bonheur de tous ! www.metimax.com Samedi 28 septembre On se lève de bonne heure pour pouvoir aller faire un tour sur la spéciale du Nideck située à quelques dizaines de kilomètres. Pour la première fois, je vais utiliser ma petite trottinette électrique pour faire les recos et je trouve ça très efficace. On sait tous que l’avenir des rallyes est en sursit en grande partie à cause des recos. Avec les conditions de circulation actuelle et le partage de la route nécessaire pour tous, il me semble que les interdire au guidon de deux roues motorisé de plus de 125 cm3 sera la seule solution viable à moyen terme pour que les rallyes puissent continuer d’exister en France. Y aller à pied, en vélo, en cyclo ou en petit véhicule électrique permet de s’imprégner des lieux d’une autre façon non moins efficace. Je découvre au passage l’Alsace et le fait que seulement 3 couleurs sont disponibles chez les Castorama du 67 pour repeindre les maisons… Ces bleus, jaunes et roses pâles sont d’un goût… particulier. Je laisse filer la queue au contrôle technique qui fermera finalement ses portes. Tant pis ce sera pour demain. Dans la soirée, bon petit concert bien délire de Kansas Of Elsass avec les potes Gas Gas. Dimanche 29 septembre Après les contrôles sans soucis, une parade dans Saverne City, l’heure de départ pour les choses sérieuses m’est donnée à 12h34. Après seulement 4 cases de road book, j’arrive sur un accident. Olivier Four vient de plier sa Daytona contre un Scénic. Du premier au dernier kilomètre, elle ne pardonne vraiment pas la moindre erreur cette course. Blasé, il m’expliquera par la suite avoir l’envie de venir faire un petit tour sur certaines manches du championnat de France : ce sera avec grand plaisir Monsieur ! Arrivé au Nideck, la spéciale est humide et les pneus sont froids. Premier débat de cette édition : couvertures chauffantes ou pas ? Le règlement stipule que « Les couvertures chauffantes sont autorisées uniquement pour les épreuves sur circuit et seulement en pré grille. ». Le mot uniquement semble pourtant très clair… mais n’empêchera pas d’avoir comme réponse non, puis oui, puis non, puis… au final personne ne les mettra en bas des ES et c’est bien mieux ainsi. Selon moi, c’est plus dans l’esprit rallye. Le problème cette année est surtout que les Michelin mettent beaucoup plus de temps à chauffer que les Metzeler/Pirelli. Pour cette première montée, je mets trop l’embrayage en contrainte sur le départ et la moto se met en défaut, je n’ai plus de shifter et les vitesses ne passent pas. Du coup, je ne suis pas dedans. Les conditions sont séchantes et le classement n’est pas vraiment significatif : 29ème. Ca ne commence pas fort ! Au deuxième tour, je corrige le lâcher d’embrayage, la route est clairement sèche et ça donne le 5ème chrono… ça me convient nettement mieux ! Cédric Parmentier qui a fait une super première montée à quelques dixièmes de Denis chutera au second passage et ne pourra malheureusement pas repartir. Ca fait deux candidats très sérieux éliminés dès le 1er jour… ça promet ! Ju Vezzuti est lui aussi victime d’une chute qu’il n’a pas pu vraiment expliquer. Délicat les Michelin ? Je suis 10ème au général. www.metimax.com Lundi 30 septembre Etape marathon, 780 kms, départ à 3h04’30. Finalement, on ne verra pas grand-chose de l’Alsace vu que tout se fait de nuit. La navigation de la journée ne sera pas compliquée et les routes peu cassantes, mais ça fait quand même des kilomètres. La base chrono type enduro est très sympa. Je franchis la ligne 2 secondes trop tôt par rapport au temps idéal, un moindre mal. La spéciale du jour c’est l’Observatoire, déjà faite l’année passée. La route est séchante et j’y fais le 16ème temps. Au deuxième passage, il pleut clairement et il y a un peu de brouillard, les conditions sont un peu aléatoires : 22ème. Ce qui fait 11ème de la journée et 9ème au général… juste devant Gwen ! Il roule fort l’asticot ! Je suis interloqué par la super performance de Romain Taurel qui scratch devant Denis. Il a roulé avec des Road 3. Sur le routier humide de la journée, je n’ai pas réussi à suivre Bruno Schlitz et Alain Fratini… il roulait avec des Road 3. Demain, il annonce la pluie… il me faut essayer ces pneus. Seulement le camion Michelin part déjà pour l’étape suivante. Erwan en avait prévu et il a un train dans son Trafic. Je me mets en quête d’une décolleuse et de démonte pneus. C’est Nico Derrien qui me fournira les outils nécessaires et c’est dans l’herbe à la lampe frontale et au cul du camion que Kevin et Romain se battront avec une décolleuse hautement artisanale ! Après bien des efforts les Road 3 sont sur les jantes. Il restera à monter rapidement les roues demain matin avant de s’élancer sur le routier. Mardi 1er octobre On change les roues juste après mon pointage de 6h09’30. Je ne reconnais plus la moto. Elle est littéralement scotchée par terre. C’est mouillé, trempé mais j’ai la sensation de pouvoir rouler comme si c’était sec… vraiment impressionnant lorsque l’on sait que ces pneus peuvent faire plus de 20 000 kms en mode convoi. On reprend l’Observatoire en liaison et ça n’a plus rien à voir ! Dans la descente de la Croisette je me régale à mettre la moto en glisse dans toutes les épingles : c’est le pied ! Le power Supersport n’est vraiment pas adapté sur le mouillé et peut même être piégeux… J’ai compris à ce moment-là pourquoi j’étais tombé en recos, pourquoi j’étais à la rue au rallye de Corse et pourquoi je n’ai pas réussi à suivre Bruno et Alain sur le routier la veille. Chez Michelin, ils sont très forts, voir les meilleurs, pour répondre à un cahier des charges très précis. A leur époque MotoGP, ils fabriquaient les pneus dans la nuit la veille de la course en fonction des conditions prévues pour le lendemain. Du coup, vouloir rouler avec des pneus racing froids (cup, supersport) qui sont faits pour marcher en sortie de couverture chauffante ça n’y va pas du tout… alors que les Road3 sont parfaits car conçus pour fonctionner à basse température. Il faut juste s’enlever de la tête qu’un pneu qui peut faire des bornes est forcément en bois… ce sont des magiciens les ingénieurs Michelin ! Quelques kilomètres avant la spéciale, alors que je suis derrière Romain, je le vois quitter la route des yeux pour regarder son road book mais nous sommes dans le brouillard et juste avant une épingle. Lorsqu’il relève la tête ses roues sont déjà dans l’accotement et c’est trop tard. La moto tombe de 2-3 mètres en contre bas dans un champ mais c’est surtout son épaule qui lui fait vite comprendre qu’il va devoir s’arrêter là. La course à l’élimination continue… www.metimax.com Au départ de la spéciale des Grottes du Diable je suis très en confiance. La route est trempée et je viens de prendre un tel plaisir sur la liaison que je me sens parfaitement bien. Je monte proprement et mets du rythme d’entrée. Pas la moindre glisse, les pneus se comportent de la même façon du premier au dernier virage car ils n’ont pas besoin de chauffer pour être à leur fonctionnement optimal, je sais que je suis bien monté. Au point stop je demande mon chrono et on me répond 2 minutes 17. Je demande « et c’est quoi le meilleur temps ? », ils regardent un instant et me répondent « Bah… c’est toi ! ». Mon cœur s’emballe. Je fais quelques centaines de mètres et découvre un soleil éclatant sur une mer de nuage… instant de Vie totalement Magique… Je Plane… c’est le Paradis… Le routier qui suit est magnifique mais non sans embûche… Après une section très cassante avec pierres et cailloux, j’ai le voyant de température qui s’allume au tableau de bord. Le diagnostic est vite établi, le radiateur est percé… Il reste 2-3 kilomètres avant le prochain ravitaillement essence. Je roule gentiment jusque là-bas. Coup de chance, la station service est celle d’un supermarché, Julien en grand seigneur qu’il est, toujours prêt à dépatouiller les copains, file acheter des bouteilles d’eau pendant que je m’attelle à colmater le trou avec de la pâte bi-composant. Il faudrait attendre que la moto refroidisse mais nous n’avons pas le temps. La pâte ne durcit pas assez sous l’effet de l’eau chaude mais ça semble tenir un minimum. C’est reparti avec une bouteille d’eau glissée dans la combarde pour refaire le niveau si besoin. 150 kms plus loin, nouveau ravitaillement. La moto n’a pas repris de température mais le radiateur continue de fuir. Ce coup-ci la station est celle d’un garage automobile et je peux acheter un bidon d’antifuite. Je remets un coup de patex et ça tiendra définitivement bon… jusqu’à la fin de la course ! www.metimax.com Dans la spéciale du Val d’Estours, la route est très bosselée et la moto guidonne beaucoup. Je n’arrive pas à mettre autant de vitesse que je voudrais car elle bouge vraiment dangereusement : 10ème chrono. Après avoir trouvé le réglage définitif de l’amortisseur de direction, le deuxième passage est beaucoup plus sécurisant mais je reste sur la mauvaise sensation du premier et n’améliore pas mon temps : 16ème. Il y avait beaucoup de spectateurs dans la spéciale et l’accueil à Langeac était tout simplement parfait. La moto est maintenant définitivement réglée, je n’aurais plus besoin de toucher à rien, elle est au top. Je suis 6ème du classement du jour et 6ème au général. Mercredi 2 octobre On attaque la journée par La Croix de Cronce, spéciale pas évidente à négocier car très technique. J’y fais le 9ème chrono sur le sec avec les Road 3… comme quoi ils vont aussi bien à froid sur le sec, ils sont vraiment sécurisants. La liaison suivante de presque 400 kms sera la plus éprouvante de la semaine. Beaucoup de navigation, routes cassantes, concentration de tous les instants… un bon coup de moto comme j’aime ! Pour la spéciale du Buis, je reste sur un souvenir de l’édition 2011 et la monte comme si je ne la connaissais pas. Il fait plus chaud, et pour le coup je pense que les Road 3 n’étaient pas les meilleurs dans ces conditions : 14ème. Après un passage par Boulazac pour l’assistance, on retourne au Buis. Sauf que sur le carton de pointage il est indiqué que l’assistance est d’1h15 et qu’un panonceau que je n’ai pas vu indiquait qu’elle était ramenée à 30 minutes. Petit coup de panique lorsque je m’en rends compte mais tout s’arrangera. En attendant, il aurait été bien de faire faire la modif par les commissaires sur le carton… m’enfin. Au deuxième passage tout le monde améliore naturellement son chrono, j’y fais le 12ème. 10ème de la journée et 7ème au général, Anthony Dos Santos et sa MT09 me passe devant. www.metimax.com Jeudi 3 octobre Note pour l’orga : penser à faire ouvrir les douches et toilettes le matin. Le caca derrière les buissons c’est sympa mais pouvoir se laver c’est bien aussi ! Spéciale de Coursac au levé du jour. Elle est rapide et assez courte et les écarts ne devraient pas être énormes. A mi-parcours, les commissaires agitent les drapeaux jaunes… j’en vois 1 puis 2 puis 3… ce n’est pas facile à gérer car on ne veut pas trop en rendre. Je vois finalement la Yamaha d’Anthony sur le talus. Lui n’aura rien de méchant mais sa course est terminée. C’est dans cette même spéciale que Barbara ruinera sa domination dans la catégorie Scooter. Je fais le 11ème chrono. On est 7 dans la même seconde. Sans les drapeaux je pense que j’aurais été dans les 5. Nouvelle liaison bien sympa, où l’on roule ensemble avec Ju et Flo Derrien quasiment toute la journée. On passera par la Lozère et par la route qui est pour moi à l’origine de mon engagement en rallyes routiers. C’est lors des vacances familiales de l’été 2003, entre la Canourgue et St Enimie que j’avais pris mon pied en attaquant avec mon 250 TTR de l’époque. Quelques semaines plus tard, en octobre 2003, je découvrais le Moto Tour dans MJ et j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Et m’y revoilà 10 ans plus tard… séquence émotion. Arrivée sur Alès, la piste rallye est au programme. Je m’élance dans la spéciale et après le premier virage la moto ratatouille. J’ai un voyant orange au tableau de bord mais pas le temps de voir ce dont il s’agit. Il y a manifestement un problème d’arrivée d’essence. Je limite la casse au mieux en laissant malgré tout des secondes à droite à gauche car la moto n’accélère pas. Je franchis la ligne d’arrivée et la moto s’arrête net ! Je suis obligé de la pousser pour aller jusqu’au point stop situé quelques dizaines de mètres plus haut. A ce moment-là j’ai deux chances assez monstrueuses. Premièrement, la chute d’Anthony du matin a créé un décalage d’un quart d’heure dans les départs et il se met à pleuvoir pile poil pendant ce laps de temps qui suit mon passage dans la spéciale rallye. La pluie va donc limiter la casse au chrono dû à ma panne. Deuxièmement, l’assistance est immédiate, d’une heure et demie, on a tout l’outillage et surtout le matériel de diagnostic informatique pour identifier le problème. Il m’arrive la même panne a quasiment n’importe quel autre moment de la semaine et ma course est terminée. C’est un problème de connexion au niveau des injecteurs… une bonne panne à l’Italienne ! Mais ce sera le seul petit souci de la semaine, la moto faisant preuve d’une très bonne fiabilité par ailleurs. Pas mécontent que le circuit de nuit soit annulé, ça n’aurait sans doute pas été mon fort et ça laisse un peu de répit. 7ème de la journée. Au général, je reste 7ème, Anthony disparaît du classement mais Lolo Filleton me repasse devant. Il revient de loin suite à une pénalité pour excès de vitesse en liaison. www.metimax.com Cette année ça ne rigolait vraiment pas sur le routier. J’ai pris le parti d’en faire un « jeu » dans le sens où j’ai l’impression que nous sommes des gamins sur une piste d’éducation routière. Finalement ça fait des pièges en plus à éviter, demande plus de concentration et rend la course encore plus difficile d’une certaine façon. Vendredi 4 octobre La grosse incertitude du jour est la question des pneus car la piste est encore humide de la veille et la météo annonce de la pluie… mais pour l’instant ça tient… Je choisis de garder mes Road 3 car je considère qu’il y a plus à perdre à rouler sur le mouillé avec des Cup qu’à rouler sur le séchant avec les Road 3. On s’élance pour un premier départ après avoir attendu un moment sous un ciel menaçant. Je me fais déboîter de toutes parts dans les premiers virages, je manque d’agressivité… mais j’aurais une deuxième chance car les drapeaux rouges sont agités après le premier tour. Etienne Godard et Ju Vezzuti sont partis à la faute. Dans l’attente d’un autre départ, quelques gouttes se mettent à tomber… Deuxième départ. Je résiste beaucoup mieux et m’impose autant que je peux. Je prends du plaisir même si devant ça s’éloigne car finalement, le ciel se tiendra et du coup les Road 3 tirent un peu la langue. C’était vraiment pile ou face. Il ne pleuvra finalement pas du tout et les séries suivantes profiteront d’une piste plus sèche. Je termine 21ème à 3 secondes de Bruno Shiltz qui avait lui aussi pris l’option Road 3. Ce que j’ai trouvé totalement anormal, sans que cela me concerne, c’est d’avoir fait partir Flo Derrien et Sebastien Lagut dans la série de la catégorie sport. La première série devrait être celle du scratch (hormis les sides) et rien d’autre. Ce n’est pas normal de perturber le podium de cette façon. Flo fait le 9ème chrono scratch du circuit, expliquez-moi comment il pourrait déranger dans une série de 30 multicylindres ? Cette anomalie avait déjà été soulevée dans le passé puis corrigée il me semble. A revoir. Sortie du circuit, direction la fameuse spéciale mixte terrebitume de Mercoirol. Si elle a beaucoup fait grincer des dents, moi j’ai aimé l’idée dès le départ et après y avoir roulé j’en suis maintenant archi convaincu, c’était génial ! Je me suis régalé de cette session enduro malgré une petite chute qui m’a coûté 15-20 secondes sans quoi j’avais ma place dans les 5… mais ce sera finalement le 22ème chrono. Denis a une nouvelle fois scotché tout le monde en sortant de cet exercice 2ème avec un R6... total respect. Gros coup de stress car un voyant orange s’allume et j’ai peur que la panne de la veille ne recommence… mais c’est seulement un capteur qui s’est débranché dans ma cascade, tout fonctionne. www.metimax.com Aujourd’hui on roule avec Lucas Mahias qui découvre les rallyes par « la course dans la course » AlèsToulon. On va rouler ensemble quasiment toute la journée avec Ju et Denis… et pour passer le temps chacun ira de ses 2-3 figures de style… que du bon ! L’arrivée sur Toulon est toujours aussi belle et sympa après tous ces kilomètres, 18ème de la journée. Michel Braut me reprend les secondes laissées dans ma chute et je passe donc 8ème au général. www.metimax.com Samedi 5 octobre Encore plus de 400 kms au programme du jour. Il y a eu un gros orage dans la nuit et les routes sont trempées. La spéciale du matin sera donc une nouvelle fois séchante. J’aime beaucoup cette ES et plus particulièrement le passage du col tout en aveugle corde-corde qui déleste… le plus sensationnel de la semaine je trouve. Je monte en attaquant pas mal et sans bien les limites : 4ème chrono derrière Denis et les 2 monos avec de gros écarts sur mes concurrents au général. Je reprends 6 secondes à Michel et plus de 13 secondes à Lolo Filleton qui n’aimait pas les conditions. Je profite de liaison pour faire un bout d’essai avec la MT09 de Lucas. Le moteur est vraiment top, la position est particulière mais pas désagréable. Ca doit pouvoir faire une très bonne moto de rallye en travaillant bien les suspensions. Le premier chrono de Cédric et ceux d’Anthony sont là pour en attester. Avec 2 passages dans Pourrières, j’ai l’espoir de pouvoir me refaire et de pouvoir grappiller encore au général… mais une voiture a fait des tonneaux dans la nuit et il y a du gasoil dans la spéciale. Annulation des 2 passages et de la deuxième boucle. Tant pis pour les chronos… mais ce sera sans aucun regret car on va profiter de cet après midi « quartier libre » pour faire un tour sur le voilier de Denis. Soleil, vent, bière, potes, cours de voile… on était tout simplement au top ! A la veille du Faron, je suis 7ème au général avec Laurent moins d’une demie seconde derrière moi… chaud, chaud, chaud ! Dimanche 6 octobre J’ai trouvé dommage de ne pas faire les départs inversés comme les autres années. C’est vraiment une fête en haut du Faron lorsque nous sommes tous ensemble au sommet. Comme il fait beau, je monte des Power Cup d’occaz empruntés à Julien pour voir ce que ça donne. J’ai eu l’impression qu’ils étaient vraiment chauds seulement dans la dernière épingle de la spéciale. Je ne suis pas très bien monté et comme nous n’avons pas les résultats à l’arrivée le suspense reste entier. www.metimax.com Ce n’est que dans l’après midi au bord de la plage que Seb Lagut m’annonce que j’ai conservé ma demie seconde d’avance sur Laurent et que je conclus ce Moto Tour 2013 à la 7ème place. Ma meilleure performance après avoir fait 8ème en 2009 et 9ème en 2011 (le niveau était moins élevé à l’époque). Je sais que j’ai encore de la marge de progression en travaillant mieux mes spéciales et en arrivant avec une moto parfaitement réglée. C’était la première fois que je roulais avec un amortisseur de direction. J’ai perdu du temps en début de course avant de bien comprendre les Michelin mais c’était le cas pour tout le monde. Conclusion d’une nouvelle expérience, où une nouvelle fois j’ai fait de belles rencontres, vécu des instants de vérité, des moments magiques, du bonheur partagé, le plaisir d’être ensemble et de vibrer pour la même passion… Le Moto Tour quoi ! Merci à Marc Hénon sans qui rien n’était possible. H’elit Moto et tous ses partenaires : Beringer, EMC, France Equipement, Vulcanet, Mecacyl, Silkolène, Raffin Moto. Merci à Kevin et Romain de s’être aussi bien occupé de la moto. Merci à Florian et Françoise pour les repas dignes d’un restaurant chaque soir. Merci à Jean Pierre et Hervé pour l’intendance et tous les kilomètres avalés. Merci à Moto-Net et à Marcus pour leur fidelité, Merci à Tecnoglobe et à Gilles pour leur engagement dans les rallyes, Merci à Scorpion pour les casques, à Segura pour les cuirs, à Vitesse pour les bottes, Merci au Moto Club Angevin, aux Maisons Batibat et au Conseil général pour leur soutien. Merci à tous les potes. Je ne sais pas de quoi sera fait 2014, je n’ai plus de budget, je suis à sec. Il faut que je commence par remettre la moto en état et on verra par la suite. Alors si la lecture de mes aventures vous a provoqué un temps soit peu d’émotions, que vous voulez m’aider à poursuivre pour aller encore plus haut, je vous propose de m’aider en participant à la cagnotte en ligne qui m’aidera à remettre la moto sur pied en cliquant sur le lien : https ://www.leetchi.com/c/maxime-mettra-ddmt2013 MERCI ! www.metimax.com www.metimax.com