Et s`il avait raison
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Et s`il avait raison
Union Européenne 3€ - RD Congo 5$ USD - Angola 500Kwanza - Afrique Centrale 3000 CFA - Afrique de l’Ouest 3500 CFA - Grande Bretagne 4£ - Suisse 6CHF ENVIRONNEMENT « Agates Damara » sur le boulevard Lumumba ! Revue de la diaspora africaine N° 91 Avril 2016 DENIS SASSOU N’GUESSO Et s’il avait raison ? Nathalie Koah (L’ex- de Samuel Eto’o et de Fally Ipupa) … lâche du fiel ! MUSIQUE DJANANA ET Me GIMS SUR UN MEME ALBUM ! EMILTON ST-JEAN HOTEL EMILTON ST-JEAN HOTEL Hébergement, Hôtel, Motel, Flat, Chambre, résidence Hôtel assez classe situé dans lacommune de Lingwala, proche du centre ville (Gombe). Bel immeuble blanc d’inspiration gothique (on dirait un bâtiment religieux), avec verdure et palmiers. CHAMbrES ET AppArTEMENTS bAr, CybEr CAfé, navette aéroport, fITNESS. Et même jet ski, piscine et barbecue sur leur site touristique ENKA BEACH, situé non loin de l’aéroport international de N’djili. 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Quoi faire ? 24 VOIE FLUVIALE 4 Jean Kimbembe (Dg SCTP) : « La conscientisation de la population est essentielle … » N° 91 - AVRIL 2016 Djuna Djanana et Me Gim’s sur un même album ! Simarro Lutumba chante « Ma Prière » 34 MANNEQUINAT Griffe Ophée Bazazou ! 35 SPORTS HAND BALL. Les tournois IHF Trophy 2016 à Kinshasa L’éditorial C ([email protected]) Course au pouvoir ! ette année est une année politiquement fatidique dans quelques pays africains. Car il s’agira d’élire un nouveau monarque ou de réélire pour la énième fois celui qui est en place depuis des décennies. Un scrutin qui dans le dernier cas de figure, (celui qui nous intéresse) s’accompagnent souvent de manifestations violentes, sanglantes, voire de disparitions d’opposants, ou de contestataires de tous poils. Mais tout commence par une campagne clientéliste. On achète les consciences avec des menus fretins : la bière, les T-shirts, les pagnes. On ne parle pas de programme, mais plutôt d’invectives dirigées vers l’opposition accusée à l’occasion de jouer le jeu des ennemis du pays, auprès desquels ennemis le monarque puise lui-même sa légitimité internationale. Grâce aux moyens de l’Etat mis à sa disposition, ISSN N° 1168-7436 Magazine édité par Le Cercle Culturel les amis d’Ebène (CCAE) 20, rue Théophile Le Tiec 91520 - EGLY [email protected] Président/Directeur de la publication & Rédacteur en chef : Paul BAZAKANA Rédacteur en chef délégué & Secrétaire général : Floribert OKITONDJO YIMBI (+33/662941169) [email protected] Rédacteur en chef technique (Graphisme/Infographie) : José-Pierre DIAVANGA (+33/651992923) [email protected] Attachée à la direction : Falonne Mubungu (+243/818318470) Responsable publicité : José-Pierre DIAVANGA (+33/651992923) [email protected]) CONGO BRAZZAVILLE : Délégué : Hervé Momo Azemegang (+242/056878694) R.D. CONGO : Rédacteur en chef délégué : Eugène Ndongala Mbizi a Nkadi Reporter : Falonne Mubungu Conseiller : Dieudonné Malanda Nsukula SUISSE : Jossart Muanza (+41/775050039). [email protected] IRLANDE: Hosanna LUYINDULA (+353872021924) [email protected] il ne fait aucun doute que la victoire revienne au monarque au pouvoir. La majorité présidentielle, à Kinshasa, à Brazzaville, à Conakry ou à Abidjan jouit des facilités des caisses de l’Etat alimentées par les entités administratives et économiques sous sa botte. Les villes-mortes, les manifestations de rue, la désobéissance civique, organisées par l’opposition sont, dans le contexte actuel de marketing politique, des stratégies un peu désuètes. Personne ne croit plus en leur force. Bien plus : la division au sein de l’opposition n’est pas pour la crédibiliser. Elle est une faiblesse qui handicape ses actions et accentue sa cécité politique au point de ne pas voir que le monarque au pouvoir a déjà commencé sa campagne électorale. Incompétente, sans vision politique, l’opposition fait le lit du monarque. SUÈDE : Gaby MASSAMBA( +46736598491). CREDITS PHOTOS : B.B., Athis Photo « Images d’Or », Nikita, Presse présidentielle (RD Congo), ministère de la Culture et des Arts (RDC), ministère des Sports de la RDC, Cellule de communication du Congo Brazzaville, ministère des Affaires étrangères (Congo-Brazzaville) et Hervé Momo Azemegang. Dépôt Légal : à parution Imprimé en dans l’Union européenne (UE) Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages, textes, illustrations, photos, contenues dans la présente publication faite sans l’autorisation de l’éditeur est interdite (art. 40 et 41 de la loi du 11 mars 1957 et art. 425 du Code pénal. Ebène Magazine est consultable à la Bibliothèque nationale de France et sur le site afriquechos.ch CCAE LE CERCLE CULTUREL LES AMIS D’EBENE Association loi 1901 NP Journal officiel 20050013 - 26/03/2005 Siège: 20, rue Théophile le Tiec 91520 Egly N° 91 - AVRIL 2016 5 Billet Bar-Restaurant MBUTA LOMBI Chez Mbuta Lombi & Anastasie Spécialité africaines Restauration rapide ou à emporter 3 Heineken/10€ Le bar-restaurant Mbuta Lombi dispose dans chaque coin des écrans géants et Le sous-sol est réservé pour les réceptions privées ! Ouvert 7/7 de 12 h à 1 heure du matin 33, rue Marcadet 75018 PARIS (Métro Château-Rouge ou Marcadet Restaurant « Djakarta », à Château-Rouge Chez Chicco Bihini & Germaine Mbidi « Loboko ya Chicco, goût ! Meka okangama ! Ouvert de 12 heures à 1 heure du matin Les affairistes de Château-Rouge, Black and White, « mbila » ou Pdg, cadre à Kin, « Quado », « libanguistes », « ndulistes » ou « coopérants », couple ou single, les mamans de Château-rouge, les touristes en tout cas, tous les jours, dès 12 heures tous ces gens-là se retrouvent Chez « Djakarta » n° 85, rue des Poissonniers déguster le « madesu », mpondu », « makayabu » préparé par le grand « Gourba » Chicco. Un ancien coopérant converti dans la restauration 4 N° 91 - AVRIL 2016 Par José-Pierre Diavanga NOuVELLE fOrMuLE ! L ectrices, lecteurs, l’Année 2016 est une année d’espoir pour l’Afrique ; c’est une année électorale qui en appelle aux grands bouleversements politiques. On croise les doigts pour que la transition soit douce et paisible. Ebène Magazine se nourrit de cet espoir pour ses perspectives d’avenir. Les grosses cargaisons arrivent sur des mers calmes. C’est dans cette attente qu’Ebène Magazine s’impose un lifting de fond et de forme. Nous pensons ainsi répondre aux exigences d’une presse de proximité. Des pages aérées : textes courts, illustrations judicieuses. Des informations de proximité : événements politiques ou nouvelles des peoples, vie sociale et économique ; sport événement…C’est là la première démarche de la rédaction. La deuxième, c’est de trouver une main généreuse qui croit en notre travail. C’est ici que notre regard se fixe sur vous, amis et lecteurs d’Ebène Magazine, pour tout soutien. La distribution sera le troisième challenge. L’expérience de l’équipe rédactionnelle dirigée par Paul Bazakana reste le gage de confiance que vous, lecteurs, pouvez avoir en Ebène Magazine newlook. Rappelez-vous, Ebène Magazine est arrivé sur un marché des journaux dont la demande en infos diaspora de proximité était criante. Il s’est positionné sur le créneau diaspora Afrique centrale. Sans subventions. Il a tenu bon par la volonté de l’équipe rédactionnelle et de certains mécènes. De 1991 à 2016 ce sont de longues années d’expérience qui mérite confiance. Jusqu’à preuve du contraire ! Et c’est par cette même expérience professionnelle que nous venons de confier l’édition du journal au « Cercle culturel les amis d’Ebène », CCAE en sigle Nganda Nzomambu LE KINOIS Na nse ya Lidame Chez Victor NZOMAMBU Sur Kabambare N° 213, au croisement Nyangue-Mushie, Dans la commune de Lingwala Vous y trouverez les « Mikouri », les jeunes … Mouvement ezalaka côt’oyo ! On y vend ntaba, soso … , friperie, bock ! Ouvert de 8h à 3 heures du matin ! Et la terrasse : de 16h à 23h N° 91 - AVRIL 2016 7 Ebène Magazine point de vue SALON Guy EXCELLENCE LA DEMOCrATIE A L’AfrICAINE L Par Floribert Okitondjo Yimbi ’Afrique s’est déjà munie d’un arsenal des textes des lois dignes des régimes démocratiques, à l’occidentale. C’est un héritage de la colonisation. Il est ainsi difficile de s’en départir, tant il est vrai que l’Afrique est restée, de gré ou de force, arrimée au mode de gouvernance du colonisateur. On oublie souvent que c’est au prix des conflits et des guerres de tout genre que ce mode de gouvernance s’est imposé à l’Occident et s’y est enraciné profondément. Question : L’Afrique doit-elle se nourrir des affres de ce cheminement douloureux pour faire siennes les vertus démocratiques ? La démocratie n’est pas qu’un héritage hellénique, elle est aussi un pendant de la société africaine précoloniale. Elle avait été déclinée différemment, au Nord ou au Sud, en fonction des besoins, des attentes, des perspectives des Africains, à un moment donné de leur propre histoire. L’histoire, celle, qu’ils avaient eux-mêmes écrite (quelquefois dans leur chair), à l’exemple de ce petit village [perdu au Kasaï oriental (RDC)] qui s’était choisi souverainement (par consensus) un chef charismatique et une assemblée des sages, capable à tout moment de démettre le chef, notamment en cas de trahison. Ce village n’est pas passé par des guerres fratricides pour asseoir son mode de fonctionnement. Seul avait présidé à ce choix de fonctionnement, le sentiment d’appartenir au village, un héritage ancestral commun. L’indépendance totale de ce village avait contraint le chef au respect des us et coutumes ancestraux, une espèce de constitution non écrite. L’Afrique peut-elle, aujourd’hui, s’inventer un autre mode de gouvernance politique ? Possible. Mais à condition de se libérer d’abord du joug colonial, qui veut que tout se décide à Paris ou à Washington (Cfr le franc CFA et l’AFDL en RDC). Ces deux capitales occidentales posséderaient le sceau d’authentification de tout acte posé dans le cadre de la bonne gouvernance, dont la démocratie. Il y va de soi, quand, pour organiser les élections, à quelque niveau que ce soit, les Africains recourent au financement étranger (France et Etats-Unis) forcément assorti des conditionnalités, dont celle de la subordination, connues des seuls politiciens. La même démarche est engagée pendant la précampagne électorale, où les opposants investissent les capitales occidentales. Ces beaux messieurs savent bien que le principe du pouvoir au peuple n’est qu’un leurre lorsque les intérêts étrangers se croisent. Jusqu’à preuve du contraire. Pour ma part, le problème de gouvernance en Afrique n’est pas tant dans la démocratie made occident, mais dans la conquête de liberté et de souveraineté. Ces deux concepts permettront à l’Africain de poser ces choix politique, social et économique, d’inventer son mode de fonctionnement, de définir ses priorités… Ce n’est pas aujourd’hui la veille, hélas ! 8 N° 91 - AVRIL 2016 Coiffure Dame/Monsieur A Lemba/foire Coiff’ tous les plays Avec les coiffeurs Guy, Eric Kodo, yodi yasama et Jeampy Wembo KIMANI COIFFURE Chez le coach Godé Kimani, Le coiffeur de stars 76, rue de Dunkerque 75009 PARIS (Entre Métro Barbès ou Anvers Tél du coach : 06 13 36 50 25 N° 91 - AVRIL 2016 9 Ebène Magazine la vie comme Congo Brazzaville elle va DENIS SASSOu N’GuESSO Et s’il avait raison ? A lors qu’en RD Congo, les élections semblent marquer les pas ; au Congo-Brazzaville voisin, le président Sassou N’Guesso, lui, précipite les choses et va rapidement aux élections présidentielles. Il prend ainsi au dépourvu l’opposition. Il initie le référendum constitutionnel, il en ressort victorieux. L’opposition s’incline mais organise la contre-offensive. Les stratégies électorales sont arrêtées, mais le président déjoue tout et prend l’opposition à contre-pied : les élections fixées au mois de mars (Ndlr. Ils ont eu lieux au moment où nous bouclons ce numéro). L’Occident, le peuple congolais, les plateformes politiques semblent avoir compris une chose : nul ne sait limiter les dégâts et les conséquences d’une guerre pour en provoquer une contre Sassou. Celui-ci a maintenant les mains libres : son chemin est balisé. En politique, il faut savoir écouter, prendre le temps d’une réflexion et agir au moment opportun. C’est ce qu’a fait le président Sassou N’Guesso depuis sa ré-accession au pouvoir. Et le moment tant attendu est venu le vendredi 19 février dernier lorsque Sassou N’Guesso a annoncé sa candidature à cette élection présidentielle et, surtout, le 9 mars dernier lorsqu’il a été dévoilé son projet de société intitulé « La marche vers le développement ». Ce projet indiquait le directeur de campagne du candidat Sassou, le ministre Thierry Moungala n’est autre que la suite logique des deux dernières, à savoir « La Nouvelle Espérance » et « Le Chemin d’Avenir » Pour ce faire, le candidat Denis Sassou N’Guesso a sillonné les rivières, marché sur les routes de son pays ; il s’est envolé dans la jungle de son Congo profond à la rencontre du peuple, à la rencontre des oppositions politiques, à la rencontre des aspirations des uns et des autres. Denis Sassou N’Guesso a rencontré ses concitoyens de la diaspora et les décideurs occidentaux, qui l’ont compris, sans évidemment lui donner un blanc-seing. Mais le président est un homme qui scrute l’horizon ; il voit loin, anticipe ses actions. Son dessein, garder le Congo en paix et en sécurité. Surtout avec « La marche vers le développement », il entend donner des réponses urgentes dans les secteurs primaires et tertiaires (agriculture, élevage, pêches, électricité, etc.). Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Les conflits en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, au Burundi, et la menace de Boko Haram lui ont inspiré la politique de la main tendue (C’est ensemble qu’on peut construire le pays) ; elle devait faire prendre conscience à l’opposition que les affrontements de rues, les pillages et le chaos qui s’ensuivent fournissent des terreaux favorables aux aventuriers de tous bords. Surtout à l’heure du Djihadisme. Mais si aujourd’hui un consensus semble se dégager sur le plan politique, le social reste en rade. Il a souvent été occulté à cause de cet argumentaire qui priorise les infrastructures routières dans la lutte pour le développement du pays. Mais ce social peut, le moment venu, faire le lit de toutes les insurrections. Car, dit-on, le ventre affamé n’a point d’oreille. Et les premiers à perdre cette oreille, ce sont les militants des bas-fonds des quartiers qui éprouvaient, il y a quelques années, la joie de coller les affiches de la paix, made Sassou N’Guesso. Et si Sassou N’Guesso avait raison. Notre interrogation-affirmation trouverait tout son poids, si ce social trouvait satisfaction dans ce vaste programme de développement, dont le président Sassou N’Guesso s’emploiera à définir les contours, à sa réélection. Enfin, une question me trottine la tête : Faut-il une démocratie à l’africaine et non à l’occidentale, à l’image de celle propre à l’Asie ? Le débat sera ouvert un jour, mais pour ma part, la démocratie à l’africaine consisterait à arrêter un mandat de dix ans non renouvelable pour permettre au président de réaliser ses projets et de préparer son dauphin. Le Président ne peut revenir que dix ans après le mandat d’un tiers si et seulement si le peuple veut toujours de lui. Et si entretemps, le temps n’a pas fait son effet d’âge, de maladie, ou des éventuels procès. Par Paul Bazakana N° 91 - AVRIL 2016 11 Ebène Magazine diplomatie JEAN-CLAUDE GAKOSSO AFFICHE SES MARQUES DROITS DE L’HOMME ET DIPLOMATIE (De notre envoyé spécial, Paul BAZAKANA) 12 N° 91 - AVRIL 2016 S on Excellence, Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo a séjourné, du 29 au 2 mars à Genève (Suisse), où s’est tenu la 31me session du conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avec pour thème : « Le programme de développement à l’horizon 2030 et les droits de l’Homme, avec un accent sur le droit au développement ». Les 47 pays membres ont examiné les violations flagrantes des droits de l’Homme, et ont fait des recommandations à l’assemblée générale dans le sens de l’expansion continue du droit international des droits de l’homme. Comme aussi ils ont déploré les situations de guerre qui sévissent dans le monde occasionnant ainsi la crise des migrations, sources de privation Photos Ebène Magazine & J.P. Ng. des droits fondamentaux. Pour Jean-Claude Gakosso, le représentant de la République du Congo dans son pays : « la politique du gouvernement vise très clairement l’amélioration du cadre juridique et institutionnel en l’adaptant aux exigences du temps, en veillant au renforcement des capacités des organes chargés de la gestion, de la promotion et de la protection des droits de l’homme, en y intégrant les dispositions des instruments régionaux et internationaux auxquels le Congo est lié. » Avant d’ajouter que « La Constitution congolaise garantit à chaque citoyen tous les droits de l’Homme : droits politiques, droits sociaux et culturels etc. ; elle renforce les mécanismes démocratiques de consultation, de concertation et de prise de décision. » N° 91 - AVRIL 2016 13 diplomatie Photos Ebène Magazine & J.P. Ng. Ebène Magazine Ebène Magazine Il convient de signaler que pendant son séjour à Genève, Jean-Claude Gakosso a eu plusieurs contacts avec les différentes personnalités présentes dans la capitale helvétique. A Bruxelles, du 2 au 3 mars 2016, le ministre a eu des tête à tête fructueux avec, M. Patrick I. Gomes, secrétaire général du groupe ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) ; M. Louis Michel, ministre d’Etat, député Européen, co-président de l’Assemblée parlementaire ACP-UE, avec M. Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du royaume de Belgique et autres Mme Fédérica Mogherini, vice-président, Haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. La primeur de ces entretiens a été réservée au président Denis Sassou N’Guesso. Toutes ces rencontres étaient très « diplomatiques », nécessitant tact, temps intelligence au moment où l’Union européenne se montre très réservée sur la crédibilité des élections dans certains pays africains. Dans notre prochaine édition, nous vous présenterons le fonctionnement du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de l’Union européenne (UE). Nous avions visité ces dernières institutions et nous nous sommes entretenus r avec le personnel de ces deux grandes institutions que beaucoup connaissent très mal. Centrafrique Faustin -Archange TOUADERA le nouveau président A objectif : faire de la Centrafrique un pays émergent ! Photos Ebène Magazine & J.P. Ng. (Par Paul BAZAKANA) 14 N° 91 - AVRIL 2016 près des années de troubles, la République Centrafricaine vient de trouver un semblant d’apaisement avec l’élection d’un président, en la personne de Faustin-Archange Touadera, ancien Premier ministre de Bozize. Cette élection est certainement le résultat des négociations menées depuis des mois, par le président Denis Sassou N’Guesso, à la demande de ses paires de l’Union africaine (UE). Touadéra (58 ans), dit-on, est peu connu. Mais ceux qui le connaissent pensent qu’il est un rassembleur et qu’il cultive une grande habileté tactique en politique. Il est père de trois enfants, professeur de mathématiques, et recteur de l’université de Bangui depuis 2005. Il a été élu avec plus de 695 059 voix d’avance sur AnicetGeorges Dologuélé (62, 71 % des suffrages contre 37,29%). Dologuélé fut Premier ministre sous Ange-Félix Patassé. Les dirigeants politiques centrafricains sont presque tous formés autour de leurs anciens présidents. Mais aujourd’hui, ils essaient de tourner cette malheureuse page de l’histoire du pays, pour faire de la Centrafrique un pays émergent. Si un consensus a été trouvé dans l’organisation de cette élection, reste à savoir si le chantier de la sécurité trouvera un compromis entre les anti-balaka et les Seleka. Il est donc trop tôt de parler d’une victoire sur la haine qui a souvent été la source des maux qui rongent la Centrafrique. Mais une chose est vraie, à savoir : l’influence supposée de François Bozizé dans le conflit actuel en Centrafrique peut, avec l’élection de son ancien premier ministre, apaiser les tensions et donc remettre le pays sur le chemin de la paix, comme l’avait souhaité le Saint Père, lors de son dernier séjour banguissois. Bref aperçu de la Centrafrique La République Centrafricaine est une ex-colonie française de l’Oubangui-Chari. Elle accède à l’indépendance le 13 Août 1960 et fête bientôt ses 56 ans. Barthélemy Boganda est le premier président. La Centrafrique fait frontière avec la RDC, le Congo Brazza, le Cameroun, le Tchad, le Soudan du sud. La ville de Bangui (la capitale centrafricaine) abrite quelques ethnies vivant à cheval entre la RDC et la Centrafrique (les Ngbandi notamment). N° 91 - AVRIL 2016 15 Ebène Magazine R.D. Congo HOMMAGES à KAbILA ET LuMuMbA (Par Paul Bazakana) Mama Sifa, un de ses petits-fils et Zoé Kabila © Photos Presse présidentielle RDC/Ebène Magazine La tribune officielle L Mama Sifa congratule le Président Joseph Kabila Le chef de l’Etat et leurs deux enfants 16 © Photos Presse présidentielle RDC/Ebène Magazine © Photos Presse présidentielle RDC/Ebène Magazine N° 91 - AVRIL 2016 a République démocratique du Congo, a commémoré en janvier dernier les deux anniversaires qui marquent la disparition de Patrice-Emery Lumumba (55ème anniversaire) et de Laurent-Désiré Kabila (15ème anniversaire). C’était somptueux. Au palais de la Nation où se trouve le mausolée de Laurent-Désiré Kabila, sous une pluie battante, les forces vives de la Nation, et de nombreux curieux ont pris d’assaut le palais de la Nation et ses environs pour assister aux offices religieux organisés à cet effet par des congolais, au même moment que l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Mosengwo était dans une grande célébration eucharistique en la cathédrale Notre Dame du Congo, à Lingwala, pleine à craquer, en compagnie des Mgrs Timothée Bodika et Edouard Kisonga, évêques auxiliaires de Kinshasa, en présence de la première Dame, Olive Lembe Kabila, de sa maman et des chefs coutumiers. Le cardinal Laurent Monsegwo Pasinia a souligné au cours de cette liturgie que « Si nous vivons et si nous mourrons, c’est pour le Seigneur, et si le Christ est mort, c’est pour être © Photos Presse présidentielle RDC/Ebène Magazine le Seigneur de tout le monde », avant d’ajouter que feu M’zee Laurent-Désiré Kabila a sacrifié sa vie non pas pour lui, mais plutôt pour le peuple congolais. Le prélat catholique a rappelé la devise de L.D. Kabila « Ne jamais trahir le Congo ». Et, qu’en tant que disciple de Christ de son vivant, mort aujourd’hui, Laurent Désiré Kabila se trouve dans la demeure de Dieu, a affirmé le cardinal avant d’exhorter les chrétiens présents dans la cathédrale à prier pour M’Zee Laurent-Désiré Kabila. Après l’action de grâce des catholiques, le prélat catholique et ses invités ont par la suite rejoint le palais de la Nation où se déroulait encore le culte œcuménique intra-confessionnel célébré en ce lieu des institutions républicaines par le protestant Mgr Bodo. Il conseillait les Congolais à aller au dialogue, rappelant que le pouvoir ne s’arrache pas, mais il se donne. Après, l’heure était à la visite du mausolée et à l’hommage à rendre à Mzee Kabila. Le couple présidentiel a reçu tour à tour tous ceux qui étaient venus s’incliner devant le corps de l’illustre disparu. © Photos Presse présidentielle RDC/Ebène Magazine Le cardinal Laurent Monsengwo -qui arrive avec l’épouse du chef de l’Etat- après l’office religieux qu’il venait de célébrer à la cathédrale Notre Dame est accueilli par le chef de l’Etat. N° 91 - AVRIL 2016 17 environnement « Agates Damara » sur le boulevard Lumumba Ebène Magazine (Par B.B.) I l y a eu effervescence, le vendredi 22 janvier dernier sur le boulevard du 30 Juin où le président Joseph Kabila qui aime prendre ces derniers jours le bain de foule pour voir hocher sa popularité est venu procéder au lancement de la campagne de reboisement qui a un seul but, comme le soulignait si bien André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa, a pour but de « sensibiliser et d’éduquer la population sur l’intérêt de l’arbre. Vous vous rappellerez que l’agrandissement du boulevard Lumumba, il a fallu à l’Etat congolais de couper les arbres. Et, c’est le même Etat qui décide le reboisement d’autres arbres sur le boulevard et, il sera ainsi fait dans les autres provinces de la RDC. « Agates Damara » sur le boulevard Le chef de l’Etat, a quant à lui, choisi « Agates Damara », qui est un arbre au tronc ligné et droit avec un feuillage dense sur 30 mètres de hauteur pour le planter à côté de l’Ecole moyenne St Raphaël, où il en a profité pour inauguré les escaliers et la rampe en béton armé sur 30 m de longueur et 4,5 de largeur. Cette passerelle contenant 98, 262 tonnes d’acier ions et 988, 48 m3 de béton. Avec une hauteur libre sous passerelle de 5 mètres avec un arc de 16m que l’on trouve sur quelques endroits du boulevard Lumumba, permet la traversée sans emboîté les bâtons et éviter les accidents lors de la traversée 18 N° 91 - AVRIL 2016 N° 91 - AVRIL 2016 19 Ebène Magazine cop 21 Le plaidoyer de Didace Pembe L sur l’environnement e Financement des politiques climatiques dans le monde, en particulier en Afrique, tel est l’enjeu-clé proposé par l’Honorable Didace Pembe Bokiaga, président du Parti Ecologiste Congolais (PECO) lors des assises de COP21 qui se sont tenues en décembre, à Paris, en France. En marge de cette grande conférence de l’ONU sur le climat, le Député congolais qui, également, n’a pas caché ses intentions pour la RDC (deuxième poumon vert mondial) et l’Afrique, victime du réchauffement climatique. En véritable défenseur des intérêts de son pays, Didace Pembe s’est exprimé en ces termes : ‘‘nous avons besoin des moyens pour faire face à ce changement climatique. Nous sommes le deuxième poumon mondial, c’est vrai, mais la RDC représente aussi 13% du potentiel hydro-électrique mondial. C’est-à-dire 13% du courant hydro-électrique mondial se trouve chez nous. Donc, c’est un atout nécessaire que nous pouvons capitaliser à travers les discussions dans le cadre non seulement de Cop21, mais aussi et surtout dans toutes les discussions orientées vers les énergies renouvelables. Cette rencontre a été une meilleure occasion pour la RDC de faire entendre sa voix, et surtout de faire son plaidoyer devant les décideurs du monde. » Savez-vous, révèle le député congolais, que de 1880 à nos jours, il y a eu une augmentation de la température de l’ordre de 0,85°C. Si nous ne prenons pas garde en 2100, la planète risque de dépasser les 5°c et ça sera Didace Pembe, l’élu de Mushie, Maïndombe (assis) et Bazakana Paul 20 N° 91 - AVRIL 2016 catastrophique pour nos pays. C’est pour cela que nous avons plus qu’aujourd’hui besoin d’avoir un accord contraignant de telle sorte que ceuxlà qui polluent puissent s’engager de moins en moins, pour que nous puissions atteindre l’objectif de -2°C jusqu’à l’an 2100. Croyez-moi, c’est possible’’, a déclaré Didace PEMBE à la presse. Signalons que cette 21ème conférence climat de l’ONU à Paris a été sanctionnée par un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement, dont l’ampleur menace la planète de catastrophes climatiques. Cet accord a été adopté par 195 pays, mais beaucoup reste à faire pour que les engagements ambitieux se concrétisent. En interne, il faut souligner que le député national Di dace Pemba plaide pour l’introduction d’un cours d’écologie dans l’enseignement primaire et secondaire. Objectif, mieux sensibiliser les futurs décideurs sur les questions de l’environnement et les risques que font peser sur la planète les pollueurs. PECO sollicite l’implication de la population par le gouvernement Le président du PECO sollicite également du gouvernement la vulgarisation de l’écologie en RDC et la mise en place des moyens pour que la population s’en approprie les vertus, et se comporte en responsable en s’investissant dans le respect de son environnement. Le cas de l’utilisation du charbon de bois, dont la conséquence est la déforestation, d’une part, et la pollution, d’autre part. Ebène Magazine (avec Jordache Dial N° 91 - AVRIL 2016 21 Ebène Magazine cooperation avec les Africains de tous bords, elle achète des concessions, elle s’installe et prête de l’argent. Bref, la Chine occupe le terrain et exporte ses ressortissants. Au grand dam des Occidentaux, qui ne peuvent s’aliéner son marché. Mais, faisons gaffe ! QUOI FAIRE ? LES MILLIARDS DE CHINOIS L es chefs d’Etat africains (ils étaient une trentaine) réunis autour du chef de l’Etat chinois à Johannesburg ont applaudi -à tout rompre- le président chinois XI Jinping. Ce dernier venait de promettre aux Africains une aide financière de 5 milliards de dollars à taux zéro et 35 milliards de prêts à taux, préférentiels. C’est peut-être mieux que des taux asphyxiants pratiqués par les Occidentaux pour qui business is business. 22 N° 91 - AVRIL 2016 Un grand homme d’Etat disait : il n’existe pas d’amitié entre les Etats, il n’y a que des intérêts. L’aide de la Chine n’est pas désintéressé, devant un marché africain très juteux. Elle y exporte du matériel dont la qualité est souvent discutable, puisque hors les standards admis mondialement. Je rappelle, ici, la qualité des tissus et autres bibelots dits Guangdong dit « Guangzhou ». Ce n’est pas tout : la Chine exporte aussi de la main d’œuvre pour les chantiers, ou pour le petit commerce. Elle bouscule les codes et inquiète les petits commerçants africains, mal préparés à la concurrence et la mondialisation, même locale. Le Chinois s’intègre facilement dans la société africaine. Ce qui fait dire à certains Africains que le Chinois travaillant sur les chantiers ou commerçant serait l’oublié du développement de la Chine. Il en résulte la grogne populaire. Une chose est sûre : dans la mondialisation, on s’adapte où on disparaît. Revenons sur les milliards de dollars que la Chine promet aux Africains. Si la Chine se passe des intérêts de ses prêts, elle sait que les concessions lui concédées lui rapportent plus que les sommes investies ou distribuées. Et la machine n’est pas prête à s’arrêter, tant que les Africains seront dans la frénésie de l’endettement, nourrie par la petite idée de posséder une richesse inépuisable Infrastructures en Afrique Le discours électoral en Afrique surfe sur le passé colonial pas toujours positif. Lorsqu’on parle par exemple des routes, les politiques les justifient par le besoin du colonisateur de piller le pays. Mais lorsqu’on leur demande ce qu’ils ont fait depuis qu’ils ont la possibilité de faire mieux que le colon, ils brandissent la mauvaise foi du colonisateur. Si peu qu’ils y pensent, c’est pour réfectionner les chaussées existantes ou les élargir. Dans le meilleur des cas, ils construisent ces infrastructures sans service après-vente. Qu’importe, Chapeau bas au président Joseph Kabila et à son homologue du Congo Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso. Le premier a élargi certaines routes de la capitale, l’autre en a construit à l’intérieur du pays. Quelques années auparavant ce dernier, avec l’aide des Chinois, construit le palais du Peuple, à l’image de celui construit par Mobutu, avec le même entrepreneur chinois. La chine avait promis 100 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir la force de réaction rapide africaine ; elle disposera d’une base logistique navale à Djibouti, qui sera opérationnelle en 2017. La Chine emboite ainsi les pas aux autres puissances du monde. C’est son droit. Mais que fait l’Afrique dans cette mondialisation ? Les autres devront-ils toujours dicter aux Africains leur volonté. Les prêts chinois sont remboursables. Ce sont nos enfants qui porteront ce fardeau de l’endettement ; il convient que nos politiques pensent à construire l’avenir maintenant Politique africaine de la Chine La Chine est un pays émergeant, sorti fraichement du tiersmonde. Elle a subi la dictature maoïste, qu’elle a capitalisée pour tailler sa voie dans un système d’économies ouvertes et libérales. Aujourd’hui, la Chine détiendrait la plus grande réserve de devises ; son économie est florissante. Une donne qui impose respect et considération. La Chine, comme les pays développés, a trouvé une débouchée économique en Afrique. A l’instar des Occidentaux, elle veut aussi sa part. Pour cela, elle ferme les yeux sur le mode de gouvernance des Africains, différemment jugé selon que les intérêts des Occidentaux sont préservés ou pas. (L’Ouganda, l’Angola, le Rwanda soutenus par les EU ne sont pas des modèles de démocratie). Elle commerce N° 91 - AVRIL 2016 23 Ebène Magazine voie fluviale Jean Kimbembe Mazunga (Dg) : la conscientisation de la population est essentielle … » SCTP Le Dg Kimbembe et ses collaborateurs sur le chantier naval de N’Dolo (Kinshasa) M onsieur Jean Kimbembe Mazunga, Directeur général de la Société commerciale des Transports et des Ports (SCTP) poursuit ses visites d’inspection dans divers chantiers de la SCTP dont il a pris le commandement depuis presqu’une année. En concertation avec le conseil d’administration, il visite les gares, les ports disséminés à travers la République Démocratique du Congo. Kimbembe va vers les travailleurs, les écoute, et enregistre leurs doléances. C’est un homme de terrain. Il a été dans la commune de Matete, de Kisenzo ; à Matadi, à la gare centrale et tout récemment au port d’Ilebo. Le constat est clair : la conscientisation de la population est essentielle dans son travail de réhabilitation de la société, malgré les efforts à consentir par le gouvernement. Le bateau ITB KOKOLO repart au mois d’avril ! Ce bateau était revenu de Kisangani le samedi 13 février dernier avec à son bord 244 passagers et 780 tonnes de marchandises. Pas assez en termes de tonnage. Cela est dû au fait « qu’on est pas en période de récolte », a fait savoir à la presse M. Jean-Pierre Kalenga, le directeur du département Ports et transports fluviaux à la presse. Le prochain voyage du bateau Kokolo est prévu au courant du mois d’avril après la petite saison sèche. On espère que le fleuve Congo connaîtra en ce moment des crus susceptibles de permettre au bateau de naviguer sans problème. Un appel est ainsi lancé à l’endroit de la RVF pour le drainage et le balisage pour la navigation sur le fleuve Congo. Cette mission de la RVF éviterait ainsi des manques à gagner à la SCTP qui, à l’heure actuelle, ne peut lancer ses bateaux sur le fleuve qu’à la période des crus. Ce qui donne du grain à moudre aux petits bateaux au grand dam de la SCTP. Le malheur des uns fait le bonheur des autres dit-on ! 24 N° 91 - AVRIL 2016 Ebène Magazine religion EGLISE LILOBA NA NZAMBE : DIPLOME DE RECONNAISSANCE DECERNE AU PROPHETE KHONDE MPOLO DOMINIQUE PAR LES THEOLOGIENS AFRICAINS (Par Falonne MUBUNGU) L e 07 novembre est une journée historique pour les fidèles de l’Eglise « Liloba na Nzambe ». En effet, c’est ce jour-là que le prophète Dominique Khonde Mpolo a reçu un diplôme de reconnaissance des mains des 44 évêques généraux protestants théologiens africains, venus de la Zambie, du Kenya, de la Tanzanie, de l’Afrique du sud, de l’Angola, de la Guinée, du Congo Brazzaville et du Cameroun. La cérémonie a eu lieu à la FIKIN (Foire internationale de Kinshasa). N° 91 - AVRIL 2016 25 Avant d’en arriver là, le 14 septembre, une réunion avait été tenue sur le terrain de Ndjili Sainte Thérèse, à l’initiative du Ngunza de l’Eglise Mpeve ya Longo, regroupant d’anciens compagnons de Simon Kimbangu. L’objectif était de remettre le diplôme de reconnaissance au prophète Khonde Mpolo Dominique, à la suite de l’accomplissement de sa prophétie de 1921 et 1944. Cette prophétie annonçait l’arrivée d’un envoyé de Dieu. Sa mission sera de mettre en relation 4 êtres vivants qui deviendront un seul (Esaïe : 65 :25), ensemble ils chanteront le cantique nouveau ainsi que la 7e trompette. Pourquoi cette reconnaissance par des théologiens africains ? Après avoir mené des enquêtes dans toutes les Eglises de « Liloba na Nzambe », les évêques généraux protestants théologiens africains se sont réunis au cours d’une séance plénière. Ils ont reconnu au le prophète Khonde Mpolo Dominique ce qui suit - Il prône l’amour et la paix (Jérémie 28 :9) ; - Les passages bibliques ci-dessous montre qu’il est l’envoyé de Dieu : Esaïe 42 :1-4 ; Esaïe 49 : 1-5 ; Esaïe 52 :13-15 ; Ezéchiel 33 :32-33 ; Jérémie 28 :9 ; - La composition de plus de 300 cantiques se trouvant dans la bible ; ???? - La fabrication de jus (Esaïe 65 :8) qui apporte la guérison ; - La même liturgie dans toute les Eglises de Liloba na Nzambe ; La pratique de bonnes œuvres telles que : assainissement du pays, hébergement et scolarisation des enfants appelés « sor- ciers » ; Au cours de cette cérémonie, deux bibles en version français et lingala ont été remises au prophète Khonde Mpolo Dominique qui s’est dit surpris : « Je suis surpris de voir mes aînés protestants reconnaître la grandeur de mon travail. Ceci me rappelle mon enfance. Quand j’avais 4 ans, a-t-il dit, pendant un prêche, je m’étais noyé dans une rivière de mon village. Je ne savais pas nager. J’ai coulé jusqu’à une profondeur de 20 m (sic). C’est ici, que j’ai rencontré les anges de Dieu. Ils m’ont donné la bible tout en or que je n’ai pas pu lire. Quelques temps après, ils l’ont repris en me disant qu’ils reviendront me la remettre pour l’ouvrir au moment bien précis. Pendant ce temps, les gens du village me croyaient mort. Quand je suis sorti de la rivière, le village était étonné de me voir vivant. Il y a eu un conseil de sages au village pour entendre ce que j’avais vécu sous l’eau ; certains sages s’étonnaient comment un enfant de 4 ans pouvait voir des choses pareilles. Il fallait qu’on me tuât ; certains avaient refusé cette sentence. Aujourd’hui, je ne peux que me réjouir de cet accomplissement de la Parole de Dieu, a-t-il ajouté. L’homme de Dieu, prophète Khonde Mpolo Dominique, a rappelé que pour Dieu, un vrai prophète doit chanter pour sa gloire, un vrai prophète de Dieu dois chanter Esaïe 50, Esaïe 49 ; Esaïe 52 et Esaie53. L’amour et la paix doivent régner dans le monde, a-t-il martelé. CErEMONIE DE rEMISE OffICIELLE DE L’AGrEEMENT Du CENTrE DE rECHErCHE THEOLOGIQuE « LILObA NA NZAMbE » (De Kinshasa, Falonne MUBUNGU) C ’est au cours d’une cérémonie officielle que le ministre de la Recherche scientifique, technologie Daniel Madimba Kalonji a remis au numéro 1 de l’église « Liloba na Nzambe », le prophète Khonde Mpolo Dominique le document d’agreement du centre théologique « Liloba na Nzambe ». La cérémonie s’est déroulé au Kempinski Hôtel, à Kinshasa-Gombe. Dans son mot de circonstance, le prophète Khonde Mpolo Dominique remercie le ministre Daniel Madimba Kalonji d’approuver le centre de recherche théologique Liloba na Nzambe et a rappelé que ce centre se veut un cadre de réflexion, d’encadrement, de formation et de diffusion de la doctrine de l’église Liloba na 26 N° 91 - AVRIL 2016 Nzambe à travers le monde. Il a garanti par ailleurs que le centre théologique Liloba na Nzambe basé sur la paix et l’amour mettra à la disposition du gouvernement et du peuple congolais l’enseignement de cultiver la paix, le pardon et la tolérance en cette année électorale. En outre, la révélation divine du jus (Esaïe 65 :8) par le prophète Khonde Mpolo Dominique entre aussi dans ce cadre de la recherche scientifique car c’est thérapeutique fabriqué en base de citrons et des noix de coco apporte la guérison à toute personne atteinte des maladies incurables. Comme témoigne ici une commerçante : « Je souffrais de cancer de sein pendant beaucoup de temps, les grands hôpitaux de la capitale m’ont pas apporté la guérison ; j’étais à demi-mort. Une jeune sœur de l’église Liloba me conseilla de venir à l’église Liloba na Nzambe » où je serais guérie. Quand je suis allé, j’ai rencontré le prophète Khonde Mpolo Dominique qui me dira d’appliquer du jus à la plaie Dieu me guérira. Et aujourd’hui je suis guérie, le cancer s’est cicatrisé. « L’église Liloba na Nzambe » connaît une expansion de croisière et actuellement environ 1200 serviteurs de Dieu se dévouent à temps plein dans l’Eglise. Rappelons que la médaille d’or du mérite civique a été décerné au prophète Khonde Mpolo Dominique par la présidence de la République pour de meilleurs et loyaux services rendu ainsi que les actes et de dévouement exceptionnels accomplis dans l’intérêt de la nation congolaise. N° 91 - AVRIL 2016 27 Ebène Magazine la vie comme elle va Ebène Magazine Galerie d’Ixelles Nathalie Koah SOCIETE N (L’ex-petite copine de Samuel Eto’o et de Fally Ipupa) … lâche du fiel ! athalie Koah, une jeune « prostituée » camerounaise aujourd’hui âgée de 29 ans lâche du fiel. Dans un livre intitulé « Revenge Porn », elle parle du foot, du sexe et d’argent. Elle relate son goût à vendre son corps aux stars pour l’argent : A peine sortie de l’adolescence : « Je n’avais pas l’argent, mais j’ai vite compris au regard que les hommes portaient sur moi que je possédais un autre atout pour me mettre au niveau de mes camarades : ma beauté ! », écrit Nathalie dans un livre de 200 pages que la justice française vient de censurer où elle parle aussi de la perversité d’Eto’o Fils. Samuel Eto’o, jaloux (?) aurait demandé à Nathalie de piéger son autre « homme », le chanteur congolais Fally Ipupa. Celuici l’a immortalisé dans « Service » où il chante « Nathalie Koah, Cooper facile à garer (sic). Eto’o, écrit-t-elle, aurait exigé qu’elle prenne une photo de son concurrent (ou rival ?) en tenue d’Adam. A cause de cette jalousie Eto’o lui aurait envoyé un sms où il aurait même menacé de la tuer ! Dans un sms lui envoyé Eto’o lui aurait écrit que « Je t’aime, Nathalie. Mais sache que si tu me trompes de nouveau, je suis capable de te faire violer, et de faire tuer ». Qu’est ce qui a poussé Nathalie à se venger par l’écriture ? Une explication : Eto’o aurait fait circuler via les réseaux sociaux des photos intimes d’elle. Pourquoi la justice française a -t-elle censuré le livre « Revenge Porn » ? Question sans réponse. Mais une chose est certaine : Samuel Eto’o a réussi à faire interdire le livre. Quelques camerounaises qui connaissent Nathalie l’accusent d’avoir elle-même publié ces photos nues, surtout qu’elle est connue pour sa légèreté « Match » à suivre ! JuSTICE Maître BEBIN KABUYA réclame 4 millions d’euros à Canal+ PRECISION M aître Bebin, docteur en Kuatsu Budokan, est en conflit avec Canal + Voici pourquoi. Maître Bebin estime avoir été spolié par Canal + qui aurait confisqué ses films depuis 1996. Pour ce préjudice, qu’il dit moral, matériel et financier, cette chaîne de télévision française devrait lui verser quatre millions d’euros (4 000 000 €). Cette somme est ainsi décomposée : frais de productions des cinq films (1978, 1980, 1988, 1991, 1994) : un million trois cents mille euros (1 300 000 €) ; préjudice morale, matériel, financier : deux millions sept cent mille euros (2 700 000 €). 28 N° 91 - AVRIL 2016 reportage le grand marché de la diaspora ! (Par B.B.) O n n’avait connu la galerie d’Ixelles, à Bruxelles (Porte de Namur) fréquentée souvent par les dignitaires du régime de Mobutu, bien sapés en abas cost … La galerie disposait des restaurants (le plus célèbre « Adelu/Matalanza », la maison de vente de disques chez Pierrot « Musicanova » que mama Anto Sassou, mélomane de son état, y trouvait tout son plaisir comme aussi Gakosso JC, que j’ai amené juste avant sa fermeture. Galerie d’Ixelles, c’était le le coin de détente de la diaspora congolaise. Qu’en est-il devenu aujourd’hui ? La galerie d’Ixelles ressemble à un repère où se croisent les jeunes qui le « squattent » pour des raisons personnelles, où fourmillent des salons de coiffure et … quelques fast food de fortune. C’est normal ! Chaque chose à son temps. Mais, nous, les « Mikouris », nous disposons, heureusement de notre coin, tel que chez Rose Mbuyi, juste à côté ! (Voir notre photo) où tout est nickel ! Le marché Château-rouge : au tribunal C hâteau-rouge n’était au départ qu’une station de métro de la RATP à la sortie duquel se dresse le restaurant KFC et quelques commerces du marché Dejean (pharmacies, cafés, boutiques aux produits exotiques) tenus par les africains et surtout par les asiatiques. Le lieu respirait le calme dans les années 80, les africains venus de tous les coins de Paris s’y procuraient des denrées alimentaires venues d’Afrique, notamment du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et de la RDC. Aujourd’hui, Château-rouge est devenu un marché à palabres où se nouent et se dénouent souvent certaines affaires d’escroquerie et de sexe (nigérianes surtout). Le commerce ambulant trouve du terrain à Château rouge ! Le marché de la drogue a beaucoup régressé, à cause de la traque de la Brigade des « stups » (police). Les femmes angolo-congolaises venues, pour la plupart du Portugal et de l’Espagne, suivis des indo pakistanais et des camerounais, sont parmi les commerçants qui ont investi les ruelles de Château Rouge. Tous gênent les commerçants qui sont installés officiellement et paient leurs taxes. Quant aux jeunes qui traînent à Château-rouge, la plupart y viennent pour se détendre au tour d’un verre bière. Ils sont d’aucune dangerosité vraisemblablement. S’il y a quelques altercations, c’est souvent pour quelques broutilles. Même les mauvais garçons d’hier y viennent pour discuter de tout et de rien. « Les Combattants » et les « Mouvanciers » débattent aujourd’hui sans heurtent. Le quartier Château-rouge ne constitue presque plus un danger. Mais il faut toujours rester vigilant. Pas de problème, mais les riverains en ont marre. Constitué en association « La vie Dejean » par le biais de leurs avocats, ils ont introduit une procédure au tribunal administratif contre l’Etat et la Ville pour « rupture d’égalité » parce que, écrit le journal « Le Parisien » du 12 mars 2016) « les habitants du quartier estiment ne pas bénéficier, en termes d’hygiène et de sécurité, de la même protection que leurs concitoyens parisiens. Ils réclameront 20 000 € à la Ville de Paris, au titre du préjudice moral » ! Christine (membre de l’association « La Vie Dejean » a même confié au journaliste du journal « Le Parisien ») : « Notre lieu de vie est littéralement livré aux sauvettes qui y font la loi, aux dealeurs et réseaux de prostitution. Quant au service de nettoyage de la Ville, ils semblent aussi nous avoir oubliés. Nous vivons l’enfer depuis une décennie. » Maintes fois menacé de fermeture ou de le déplacer vers Porte de la Chapelle, le marché est toujours présent au même endroit et contribue aux finances de la Mairie du 18è arrondissement de Paris. Il est difficile de le délocaliser au détriment de la mairie qui y gagne quelque chose avec les diverses taxes. N° 91 - AVRIL 2016 29 Ebène Magazine musique CD / DVD UN DUO INEDIT DJUNA DJANANA ET Me GIM’S SUR UN MEME ALBUM « DJUNA FAMILLY » ! M e Gim’s, star internationale aujourd’hui du Rap, son père Djuna Djanana, ancien chanteur-animateur de la rumba congolaise, se réunissent dans un album à sortir le 8 août 2016, intitulé « Djuna Familly ». Un des titres est intitulé « Père et fils » où ils font le duo. Il ne s’agit ni de la rumba, ni du Rap, mais d’un rappel de style Viva La Musica, Langa Langa Stars … mais avec un soupçon léger du Rap. La voix de MJ30 y apporte une touche féminine avec un peu de douceur. Tandis que Papa Wemba, Suzuki 4x4, Luciana de Mingongo et autres Reddy Amissi apportent du « Ngwasuma » sur cet album qui comptent huit titres. Par ailleurs, le DVD défile les images de haute facture. A Le « poète » Simarro Masiya signe « Ma Prière » chez Universal Solfège production (B.B.) Maître GIMS « SAPES COMME JAMAIS » ! (B.B.) vec ce seul titre « Sapés comme jamais », Ghandi Djuna le fils de Djanana Me Gims, obtient la nationalité française qu’il cherchait et met sens dessus, sens dessous le Zénith de Paris où se déroulait les 31èmes Victoires de la musique. Il prestait en direct avec sa chanson « Sapés comme jamais », accompagné d’un groupe de cinquante sapeurs alliant la musique populaire africaine, rime, rap, hip hop, dance … ! Ex-sociétaire de Sexion d’Assaut, Me Gims a préféré faire une carrière en solo qui lui scie bien. Il sort son premier album en solo : « Subliminal » en 2013 avec un million d’exemplaires vendus. Plusieurs fois invité à Kinshasa pour quelques productions grâce au club Shark, adulé par les teenagers de la nouvelle génération de la diaspora tant congolaise que d’ailleurs, Me Gims fait l’unanimité. C’est ainsi que les téléspectateurs qui 30 N° 91 - AVRIL 2016 suivaient la cérémonie sur France 2 ont récompensé « Sapés comme jamais » dans la catégorie chanson originale ! Au cours de cette même soirée, Vianney a été élu l’artiste masculin de l’année 15, Yael Naim, artiste féminine, « Chambre 12 », l’album révélation et …. « De l’amour » de Johnny Hallyday, comme album de chansons (!) … Simarro Masiya, un monument, certes mais une légende qu’il faut entretenir par l’achat de ses œuvres, dont « Ma Prière » S imarro Masiya ne cesse de nous surprendre en dépit de sa santé chancelante. La mort de ses collègues (Madiata, Franco, Rochereau …) ne l’a pas empêché de produire des œuvres de haute facture de « Simarroca » (sa première chanson), « Okokoma mokristo », « Na lifelo bisengo ezali » « Cedou », Ebale y’a Zaïre », « Maya », « Cœur artificiel » et autres « Dati Pétrole » … à « Ma Prière » sa dernière composition. C’est par cette œuvre que l’artiste glorifie l’Eternel. A plus de 75 ans, Simarro écrit, compose, joue et reçoit dans sa résidence de Lingala, à Kinshasa, le gotha de la République, dont la première dame de la RD Congo. Le ministre des Affaires étrangères du Congo Brazzaville, JeanClaude Gakosso en ce lieu, lui avait rendu hommage il y a quelques semaines. Cet opus, « Ma prière » (Cd et Dvd), a été réalisé grâce au grand mécène et médecin André Detenval, propriétaire de la Maison de production « Universal Solfège », managée artistiquement par Korako Luvungo Nzolelo. L’album qui a connu la participation de Souzy Faseya et Zola Tempo compte sept titres : « Ma prière » qui serait une autobiographie, « In memoriam » ; composée dans le style « Bowoule » ; « Okozwa gai wapi ? » chanté par une nouvelle chanteuse Lady (une égérie de Simarro) ; « Maria Victoria » (Simarro immortalise la famille Yav à qui il demande de n’est pas l’enterrer avec un cercueil à crédit ; «Toto» chanté par Malage Lungendo. En bonus, il y a le titre « Choix » du chanteur Boby « Ronaldhino », un ancien de Victoria de Kester que Simarro encadre. Simarro Masiya, un monument, certes mais une légende qu’il faut entretenir par l’achat de ses œuvres, dont « Ma Prière» N° 91 - AVRIL 2016 31 Ebène Magazine culture et arts LES ARTISTES CONGOLAIS… ENFIN HONORES C (Par Falonne MUBUNGU) ’est au cours d’une cérémonie solennelle que le président de l’assemblée nationale Aubin Minaku, représentant du chef de l’Etat, a décoré les artistes congolais de toutes disciplines confondues : musiciens, peintres, comédiens, écrivains, sculpteurs… La cérémonie s’est déroulée dans le hall du palais du peuple en présence de la première dame Olive Lembe Kabila et le gotha institutionnel. Cette cérémonie a été un rite fondateur d’une culture de reconnaissance du mérite. 90 artistes congolais venus de différentes provinces et de la diaspora ont été ainsi honorés. Il s’agit notamment de : Me Liyolo, Jeannot Bombenga, Masumu, Papa Wemba, JB Mpiana, Werrason, etc. C’était là une occasion pour le chef de l’Etat de faire preuve de la reconnaissance de la nation envers ses fils et filles qui ont excellé dans le domaine de la culture et des arts. Dans son mot de circonstance, le Ministre de la Culture et des arts Baudouin Banza Mukalay s’est dit honoré : « C’est pour moi un grand honneur doublé d’un plaisir indicible en ce jour pour un si grand événement historique, et c’est une première dans le monde de la culture et des arts congolais, qui honore les artistes de leur vivant devant les hautes autorités de l’Etat. La présente cérémonie est un rite fondateur d’une culture de reconnaissance du mérite du travail bien fait, » a-t-il ren- 32 N° 91 - AVRIL 2016 chéri. La république honore ses enfants qui contribuent au rayonnement du pays » note le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta Yango. Par ailleurs, les lauréats nous appellent que la culture est un élément essentiel qui rapproche les peuples, façonne les individus pour en faire des citoyens actifs et responsables, elle propulse l’image d’un pays. C’est pourquoi le gouvernement de la république tient désormais à faire de la culture un vecteur du développement durable, a-t-il martelé. Dans le cadre de l’esprit de reconnaissance de mérite, le Ministère de la culture et des arts en partenariat avec la ville de Kinshasa s’apprête à commémorer les héros culturels et ar- tistiques qui nous ont précédés dans l’au-delà, célébration sous le thème « BANGANGA BAKENDA ». Dans le cadre politique, revaloriser le patrimoine culturel matériel et immatériel, les sites historiques à travers la République, dont la prison transit dans le haut Katanga, les sites liés à la traite négrière à NSIAMFUMU, province du Kongo Central… En effet, l’actuel ministre de la culture et des arts Baudouin Banza Mukalay a refait de son ministère un département qui s’occupe de toutes les disciplines artistiques et d’autres secteurs du champ culturel. Soulignons que le Chef de l’Etat a offert six jeeps aux doyens des artistes dont la plupart sont octogénaires voir nonagénaires à l’instar de Me Taureau Ngombe, Jeannot Bombenga, Lutumba Simarro … Quelques artistes oubliés de la reconnaissance de la Nation réclament justice. Ils ne comprennent pas cet oubli (de leurs collègues chargés de désigner les lauréats. Certains d’entre eux crient à un règlement de comptes entre les artistes. Une rivalité entre ceux qui ont leurs entrées au PPRD et les autres apolitiques, dont certains musiciens de l’Afrisa (Dino Vangu qui se plaint) et de l’Empire Bakuba (Dilu et autres Matolu). Parmi les musiciens pointés du doigt, on cite Wemba, Maïka et autres Nyboma pour la diaspora. Il appartient aux accusés de démentir la rumeur qui ne les honore pas. N° 91 - AVRIL 2016 33 Ebène Magazine mannequinat Ebène Magazine sports BLOGUEUSE « Je suis une créature du dieu-soleil. Il m’a dit dans mon sommeil de m’aimer moi-même avant que l’on m’aime. Et alors ? Oh my God ! » Hand Ball RDC Les tournois IHf Trophy 2016 à Kinshasa (Ophée Bazazou) Q (B.B./Avec radiookapi.net) GRIFFE OPHEE BAZAZOU ! «Qu’est-ce qu’il a mon regard, hein !» Mail : [email protected] 34 N° 91 - AVRIL 2016 Aimer son corps, contempler la nature … regarder de loin, quoi de plus beau ? uelques images de l’équipe de Hand Ball dame de la RDC au championnat du monde de Danemark. La confédération africaine d’Handball (CAHB) a rendu public mardi 2 mars, le calendrier général des tournois IHF Trophy édition 2016. Une compétition qui réunira les équipes de sept zones (2, 3,4,5A, 5B,6 et 7) que compte l’institution. Au total, 48 pays sont concernés. La ville de Kinshasa abritera pour la deuxième année consécutive l’épreuve de la zone 4 - Afrique centrale du 30 juin au 7 juillet 2016. Devront y prendre part, les pays suivants : Cameroun, Centrafrique, Congo (garçons), Gabon, RD. Congo, Tchad, Sao Tome & Principe, Guinée Equatoriale. IHF Trophy est une activité de la Fédération Internationale de Handball. Cette compétition dite de proximité, permet aux pays qui n’ont pas la possibilité de participer aux compétitions internationales, de pratiquer l’hand Ball. C’est donc une compétition de développement organisée par zone. Les Léopards dames de la RDC pratiquant le hand Ball, ont, lors des 22e championnat du monde qui se sont déroulé au Danemark, l’année dernière, terminé à la 24e position alors qu’elles avaient la hargne de gagner en chantant à tue-tête « Ekoti te ! » de Koffi Olomide. La suite : la RDC qui a évolué en groupe C lors de ce mondial, n’a remporté aucun des 5 matches livrés en phase des groupes. « Ekotaki » : (15-23) contre l’Argentine, (11-26) contre le Brésil, (17-35) face à la Corée du Sud, (16-29) face à la France et (19-37) contre l’Allemagne. Espérons qu’elles feront mieux cette fois ci en évitant de chanter la victoire « ekoti te » ! N° 91 - AVRIL 2016 35 Tous ont fumé dernièrement le calumet de la paix. Des retrouvailles inédites grâce à ce Ministre sportif (Me judoka de son état), qui a démontré qu’il n’est pas seulement le Ministre du football, mais de toutes les disciplines sportives. Des combats spectaculaires… Il y a eu des combats et non des moindres avec des styles différents, pour ne parler que de la soirée du 3 janvier 2016. Le tout premier combat a opposé Tyson combattre à Chinois. Un combat technique qui s’est soldé par la victoire de Tyson sur un coup de tête avec tombée. Le deuxième combat : trois contre trois. Les catcheurs Tigre, Tomato et Issa d’un côté, et de l’autre, Dede Dingis, Dix Francs et Elvis Etudiant, le catcheur le plus propre sur le ring par son style d’habillement. Il combat toujours avec sa tenue de ville. Le combat a été programmé 10 minutes sans repos, style américain. Et, la victoire a choisi le camp d’Elvis Etudiant, un grand technicien en devenir. Le troisième combat a vu l’apparition d’Action Zakoto, un des catcheurs venus d’Europe. Ce natif de Ngaba s’est offert Kero qui n’est pas moindre comme adversaire. Le combat commence bien, et Kero, ce vieux catcheur, donne le meilleur de lui-même. Alors qu’il avait vraiment envie de gagner ce combat, il sera finalement pris au piège de Zakoto. Kero perd le combat par tombée. Le combat suivant, c’est Mansosa Yamu, un autre catcheur de l’Europe, grand technicien du ring ; il s’est battu contre Saïda. Le catcheur kinois a démontré de quoi il était capable avant de céder dans les dernières minutes. Mansosa Yuma est sorti victorieux. Mais en tout cas, Saïda n’a pas démérité. Le Ministre des Sports Denis KAMBAYI Ressuscite l’ambiance du catch des années 90 K (Reportage de Falonne Mubungu et de Guy Elongo) inshasa a vibré à la fin du mois de décembre 2015 au rythme du catch international. Un retour en force de l’ambiance des années 90 signé Ministre Denis Kambayi Cimbumbu, sportif de son état. Les Kinois, amoureux de ce sport spectaculaire, à vocation loisir, ont marqué de leur présence toutes les deux grandes soirées hautes en couleur, organisées le dimanche 27 décembre 2015 à l’esplanade du stade des Martyrs de la Pentecôte, puis le dimanche 3 janvier 2016, au stade Tata Raphaël de la Kethule. Le message de « paix et de cohésion nationale » lancé par Denis Kambayi dès sa prise de fonctions, a franchi les frontières. Il a touché même les sportifs de l’Europe, appelés autrefois, « les combattants ». Ces derniers, regroupés dans l’Association « De- 36 N° 91 - AVRIL 2016 bout la République », ont décidé de faire le retour au bercail à l’invitation du Ministre, rassembleur, pour la paix et l’unité nationale prônée par le chef de l’Etat, le Président Joseph Kabila. Plus de 40 catcheurs, parmi eux, ceux d’Afrique et d’Europe, se sont violemment affrontés, à la limite même de s’entretuer sous le haut patronage du Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs. Sont venus d’Europe : les catcheurs Mansosa Yuma, Action Zakoto, Kady Kadima, Imana Diego Maradona et Tsoura Mbomba. Sont venus d’Afrique : Mohamed (Kenya), Antonio (Angola) et d’autres du Nigeria. Sur place à Kinshasa, ils ont trouvé le monument du catch congolais, Edingwe Moto na Ngenge, City-train Nyama Nzila, Lokamba Siboliti, Animal, Chien Méchant, Anyata et plusieurs autres catcheurs tous unis dans leur Fédération. Que de City Train – Imana ? Il a été le cinquième combat de la soirée : Imana Mbungu Chaï contre City train Nyama Nzila. Ce combat faut-il préciser, a été sollicité par City train parce que Imana, semblet-il, l’a toujours provoqué. Et, l’on aurait mis du paquet pour le vainqueur. Sur le ring, c’est du spectacle. Un combat des fauves, à couteaux tirés, du véritable tao-tao. City train s’est imposé menant le jeu grâce à sa masse. Mbungu Chaï n’a pas réussi un seul instant de soulever Nyama Nzila pour le jeter par terre. Toutes les fois qu’il a osé, c’est City train qui l’a renversé par terre. Quel combat pour ce catcheur de Kinshasa, célèbre par sa danse « le poisson a combien de partie ? ». Alors que l’on s’attendait le moins, Mbungu Chaï pousse City train à deux reprises dans les cordes du ring ; à la troisième, il réussit à le mettre par terre, C’est la tombée, et, donc la fin du combat. City train tombe comme un fruit mûr. Septième combat de la soirée, Nzimbi contre Commando remporte par forfait. Commando n’est pas monté sur le ring. Son « laboratoire » n’aurait pas bien tourné, diton. Il a préféré s’enfermer dans les vestiaires. Pour la suite, Du Congo a battu Tshubutshubu, un combat plein de technicité. Sirène, le catcheur le plus populaire a perdu devant Lokamba Siboliti. Yudas a humilié Tshus par abandon ; Lipasa a étrillé Sigodo ; Nzambe n’a rien pesé devant Mohamed. Treizième combat de la soirée : un combat de filles : Shakira contre Miss Marthe. Miss Marthe l’a remporté par tombée. Un autre combat, Sirène Le Blanc accompagné de son enfant, ont battu Felly Liyebo par tombée. De belle manière, Anyata a eu raison de Chien méchant. Et enfin, Super Anguluma a difficilement remporté son combat face à celui qui s’appelle TP Mazembe. Qu’Edingwe Moto na Ngenge ? Le combat Edingwe-Mal à l’aise, c’était le septième combat de la soirée. Alors qu’il aurait été évité par beaucoup de catcheurs, y compris même ceux qui sont venus de l’Europe, ‘‘Mal à l’aise’’ décide d’écrire sa page d’histoire face à celui que tout le monde craint. L’arbitre siffle. Les deux catcheurs montent sur le ring. Edingwe, comme toujours, monte au son de sa fanfare fétiche : « Anguluma, moto na ngenge… ». Le combat est programmé à 10 minutes, style congolais avec fétiche. Mal à l’aise, soutenu par beaucoup de catcheurs, dont son Maître à penser Eteko, champion de l’Equateur, sort le serpent et commence à menacer Moto na Ngenge. Edingwe se fâche. Il n’attendra pas longtemps. Il invoque ses ‘‘esprits’’ et fait tomber Mal à l’aise par terre. Aussitôt après, il se transfigure. Sans couteau ni quoi que ce soit, il perce son ventre, il en sort les intestins et en mange. C’était la fin du combat. ‘‘Mal à l’aise’’, presque mourant, est conduit aux vestiaires. Approché aussitôt après le combat, Moto na Ngenge a réagi en ces termes : « je l’ai fait ainsi pour démontrer le contraire à ceux qui pensent qu’Edingwe ne représente plus rien. Je l’ai amené dans mon temple, à Matete, où je vais travailler pour lui toute la nuit. S’il sort vivant tant mieux, et s’il meurt, le Ministre l’enterre ». Enfin, il n’était pas mort Contrairement à ce que d’aucuns ont pensé, deux jours après, soit le mardi 5 janvier 2016, Denis Kambayi a reçu « Mal à l’aise » vivant dans son cabinet de travail. En dépit de quelques douleurs, le catcheur de l’Equateur se portait bien, même s’il ne pouvait pas encore parler. Le bourreau, Edingwe Moto na Ngenge qui lui aussi a été reçu par le Ministre, a sincèrement remercié Denis Kambayi pour des tels initiatives. Il a dit avoir fait ça au nom de la cohésion nationale pour faire plaisir à la population, tout en promettant plusieurs autres spectacles. Après les premiers soins qu’il a donnés au pauvre ‘‘Mal à l’aise’’, au sortir de l’audience avec le Ministre, Edingwe l’a amené au cimetière de la Gombe pour le libérer totalement. Il faisait pratiquement 14 heures. Mais peu avant de s’en aller, Moto na Ngenge a lancé un appel à l’unité de tous les catcheurs. Il les a invités à soutenir le dialogue initié par le Chef de l’Etat. Pour lui, c’est la paix et la cohésion nationale, pour qu’il continue à offrir aux amoureux du catch les spectacles dignes de sa trempe. N° 91 - AVRIL 2016 37 LES LEOPARDS DE LA DIASPORA RECLAMENT LEUR PART (Paul BAZAKANA) 38 N° 91 - AVRIL 2016 L e seul pays où les anciens joueurs ayant évolué au sein de l’équipe nationale réclament un salaire mensuel, c’est la RDC ! Il s’agit plus des joueurs de l’époque de « Moseka » et du Mundial d’Allemagne. Si pour « Moseka » qui s’est joué à Addis Abeba, les Léopards avaient ramené à Kinshasa la coupe dite « Moseka », par contre pour leur première et dernière participation dans une coupe du monde, les hommes de Vidinic ont déçu. Les soins particuliers que le président Mobutu avait apportés aux joueurs n’y firent rien. On ne comprendra jamais pourquoi après ce désastre, les joueurs de cette époque (non professionnels en plus) continuent à réclamer un salaire à vie. Ce qui ne se fait pas sous d’autres cieux. D’où toutes ces interrogations sur le salaire mensuel de 500 dollars que Muzitu versait aux anciens Léopards. Un salaire qui disparut à l’arrivée de Matata Ponyo à la primature. Pour compenser cela, André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa et mécène, récupéra quelques « Léopards ». Il leur donna du travail. Mais c’était sans compter avec leur âge avancé. La plupart sont à l’article de la retraite. Mbungu Taty nous avait confié que la Fécofa venait de décider d’attribuer aux anciens Léopards la somme mensuelle de 200 dollars aux anciens Léopards résidant au pays. Mais pas un rond pour ceux qui vivent à l’extérieur, ou pour les orphelins et les veuves. Mayele, porte-parole du collectif, a été chargé de porter cette doléance aux autorités sportives du pays. Messagerie AfrICAN QuEEN Librairie & Presse Croisement des avenues de la Mongala et du Port, n° 7 (en face de l’ex-LAC) disponible à Kinshasa … et à brazzaville Quelques points de vente reconnus : Kiosque Hôtel Memling : avec Bouboul Okitengadi (0811444496/0998291079), Héritier Mukonkole et Miss Jenny; Kiosque pullman, ex- Grand Hôtel (voir notre photo). Ebène Magaz ine est aussi disponible chez Hasson & Frère (Gare centrale), rond point Victoire, arrêt commune/Matete, Kintambo ville, aéroport international de Ndjili, etc. Ebène Magaz ine se lit à Kasaï. Contact : Sylvain Kabongo (0817525475) Les revendeurs de la revue Ebène Magazine à l’hôtel Pullman (anciennement Grand hôtel de Kinshasa) CONGO BRAZZAVILLE papeterie centrale SARLu, sur le boulevard Denis Sassou N’Guesso ( Immeuble ex-Congo Pharmacie) Librairie-papeterie HACLEDICK (dans le centre-ville) Hôtel Saphir ….