LE NOUVEAU COURRIER

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LE NOUVEAU COURRIER
Prix SOS Forêts – gouvernance forestière
Le Nouveau
Courrier lauréat
> p.3
3
N°1156 Jeudi 20 Novembre 2014
l www.nouveaucourrier.net
Son armée se révolte contre lui
Emmanuel Oschofa
aux célestes
Ouattara est nu !
«Vous avez un
seul berger,> p.2
c’est Kanon Luc»
> p.4-5
Recevant le COJEP, hier
KKB : «Blé
Goudé
n’est
> p.8
pas perdu»
•Vive tension au ministère de la Défense, hier Can 2015
•Ce qui a failli mettre le feu aux poudres Les Eléphants
•Koné Bruno : «La question est sérieuse» qualifiés > p.7
LE NOUVEAU COURRIER
CMJN
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Emmanuel Oschofa aux célestes de Côte d’Ivoire :
2ème édition de Géomatique 2014
«Vous avez un seul berger, c’est Kanon Luc» Les collectivités décentralisées invitées
Le pasteur mondial de l’église du Christianisme céleste, le prophète Emmanuel Oschoffa, qui a à adopter la géo-information
Par Moussa Koné
effectué un séjour de quelques jours en Côte d’Ivoire, a animé une conférence de presse le
mardi 18 novembre à Cocody Angré. A cette occasion, il a réaffirmé son soutien au révérend
Kanon Luc en tant que chef de diocèse de l’église du Christianisme céleste en Côte d’Ivoire.
Le révérend Emmanuel Oschoffa (à g.) appelle à l’union autour de Kanon Luc.
es fidèles de l’Eglise du christianisme céleste de Côte d’Ivoire,
qui avaient déjà amorcé la réconciliation en leur sein sous la houlette
du chef de diocèse peuvent se réjouir.
Le pasteur mondial de l’église du
Christianisme céleste, le prophète
Emmanuel Oschoffa, qui a animé une
conférence de presse le mardi 18
L
Edité par Avenir Médias SARL
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Tirage 10 000 exemplaires
Récépissé du procureur N° : 18/D
Dépôt légal :
N° 9220 du 4 juin 2010
2 | LE NOUVEAU COURRIER
novembre à Cocody Angré a mis fin
aux amalgames en réaffirmant son
soutien au révérend Kanon Luc en
tant que chef de diocèse de l’église
du Christianisme céleste de Côte
d’Ivoire. «Je n’ai pas changé de décision. Kanon Luc demeure mon représentant en Côte d’Ivoire (...) Je ne
sais pas ce qui pousse les gens à
s’autoproclamer pasteur. Mais soyez
tranquille, vous avez un seul berger,
c’est Kanon Luc. Poursuivant, il a
tenu à préciser que l’église a été protégée à l’Oapi, justement pour la
valoriser mais surtout éviter les
débordements, le désordre. C’est
pourquoi il invite les fidèles qui se
sont mis en marge du diocèse de
Côte d’Ivoire de revenir à la maison.
Il a donc déploré le fait que
d’Ediémou Blin Jacob, un ancien du
diocèse de Côte d’Ivoire ait été investi
pasteur national par une autorité
politique de Côte d’Ivoire. Pour lui,
l’Etat doit plutôt aider à ramener la
cohésion au sein de l’église du
Christianisme céleste. C’est pourquoi
Emmanuel Oschoffa tend donc la
main à Ediémou Blin Jacob afin qu’il
rejoigne son rang d’avant.
Faisant le point de son séjour en terre
ivoirienne, il a dit avoir longuement
échangé avec le directeur des cultes,
à qui il a fait le point de la marche du
diocèse de Côte d’Ivoire, représenté
par le révérend Kanon Luc.
Le chef mondial de l’église du christianisme céleste a saisi l’occasion
pour remercier les autorités ivoiriennes pour les mesures prises pour
son séjour. Il n’a donc pas manqué de
lancer un message de paix pour la
Côte d’Ivoire. Aux chrétiens célestes,
il a surtout recommandé de cultiver
l’entente avec les autres religions
dans un esprit de paix parce qu’il n’y
a qu’un seul Dieu.
La rencontre avec la presse s’est
tenue en présence de nombreux responsables de l’église céleste venu
soutenir leur leader en fin de séjour
en Côte d’Ivoire.
Le ministre Koné Bruno coupant le ruban
e ministre de la Poste et des NTIC,
Koné Bruno, a procédé le mardi 18
novembre 2014, à l’auditorium de
la Caistab, au lancement de la
deuxième édition du salon international de la Géomatique, organisé par le
Comité national de télédétection et
d’information géographique (CNTIG).
Soulignant la pertinence du thème de
Géomatique 2014 : «la géo-information, outil de planification et de bonne
gouvernance au service du développement local», le ministre a soutenu que
les TIC sont un moyen pour améliorer
la gouvernance des villes et régions.
C’est pourquoi il a appelé les dirigeants des collectivités décentralisées, les mairies et les conseils régionaux, et autres entités de développent
à saisir l’opportunité pour exposer
leurs préoccupations et échanger sur
problématiques de développement.
Selon lui, il faut « comprendre les TIC
de façon à les déployer pour en faire
L
Ministère de Dieu
Les prophètes Ferdinand Kouadio et Rebecca Hortense consacrés
e prophète Ferdinand Kouadio
et la prophétesse Rebecca
Hortense (Baza Solange à l’état
civil) ont été officiellement consacrés ministres de Dieu par l’Apôtre
Julien Kouassi, président-fondateur
de la Mission Evangélique Source de
Vie en Italie. Cette cérémonie s’est
déroulée le samedi 15 novembre
2014 à la Mission de Christ en
Action (MCA) à la Riviera-Palmeraie
à Cocody. Ces deux ‘‘appelés’’ ont
pris l’engagement de servir Dieu
selon sa parole et d’exercer leur
ministère selon sa volonté. Le pasteur Julien Kouassi s’est réjoui de la
consécration de ses « enfants spirituels » puisque, explique-t-il, c’est
l’aboutissement de plusieurs
années au service de Dieu. «
L
Julien Kouassi, l’Apôtre qui a consacré les prophètes Ferdinand Kouadio et Rebecca Hortense.
Jusqu’à ce jour, ils ont servi Dieu. Ils
ont fait leurs preuves sur le terrain
à travers la manifestation de leur
don. Ils ont été des canaux de béné-
diction pour beaucoup de personnes. Et nous savons que c’est
Dieu qui appelle mais c’est des
hommes qui consacrent. C’est pour
cette raison qu’à un moment donné,
une personne qui a un appel doit
pouvoir avoir la caution de ses pairs
pour pouvoir entrer de façon officielle dans le ministère», a-t-il
expliqué.
Lui-même disciple du Prophète
Kacou Séverin qui l’a consacré en
1998, le pasteur Julien Kouassi a,
dans son message intitulé « le mystère du ministère », encouragé ses
filleuls car, souligne-t-il, Dieu met
des gens à part pour l’exercice de
son ministère.
MK
des leviers de développement.»
Le commissaire général du salon, Dr
Fon Gbéi Edouard, secrétaire général
du CNTIG, a indiqué que la Côte
d’Ivoire est leader dans le domaine de
l’information géo-spéciale en Afrique
de l'Ouest. Un fait à saluer car démontrant la prise de conscience des
Ivoiriens quant à l’importance de la
planification le développement.
Géomatique 2014 a pour objectif, à
l’entendre, de vulgariser cette technologie dont l’utilité dans tous les secteurs d’activité est indéniable. Les
moyens technologiques que la
Géomatique permet de déployer pour
une géo-information de qualité, soutient-il, peuvent aider à endiguer les
freins au développement, et à lutter
efficacement contre les disparités
régionales. Entre autres, la géo-information peut aider les collectivités
décentralisées à résoudre un certain
de défis auxquels ils sont confrontés,
notamment la mobilisation des ressources propres, l’accès équitable à
l’éducation, la lutte contre la pauvreté, etc.
Le salon enregistre plus de 500 participants et une trentaine de structures
et entreprises qui participent à une
exposition à travers des stands qui ont
reçu la visite du ministre et des autres
officiels qui ont effectué le déplacement. Plusieurs conférences et panels
sont également au programme, portant sur la géo-information, outil de
planification et de bonne gouvernance
au service du développement local ; le
rôle des régions en matière de planification et de développement local ; les
stratégies de mobilisation des ressources au profit des projets et programmes dans une commune, etc. Le
salon prend fin ce mercredi.
Emmanuel Akani
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N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Liste des candidats à la présidence du Fpi
Elections de 2015 au Burundi
Des membres du comité de contrôle dénoncent un acte solitaire Un conseiller de Nkuruziza dit pourquoi
Par Benjamin Silué
Des membres du comité de contrôle ont déclaré le mardi dernier, au cours d’un point au QG de campagne du
président Laurent Gbagbo à la Riviera-Attoban à Cocody, qu’ils ne se reconnaissent pas dans la liste des candidats au prochain congrès du parti publiée dans la presse.
Koua Wognin et Yoboué N’Da Kouassi lors de leur point de presse.
a liste des candidats à la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi) publiée dans la presse
hier mardi par un communiqué signé
du président par intérim du comité
de contrôle Vy Paul ne fait pas l’unanimité. Deux membres du comité de
contrôle, Koua Wognin Honoré
Marcellin et Yoboué N’Da Kouassi,
ont fait savoir qu’ils ne se recon-
L
naissent pas dans cette liste qui a
été publiée. « Nous dénonçons ce
communiqué et condamnons l’acte
solitaire du camarade Vy Paul qui
n’engage pas le comité de contrôle
», écrivent-ils dans un communiqué
lu par Koua Wognin. Ils exigent donc
la convocation d’une session du
comité de contrôle « dans les meilleurs délais » en vue de l’analyse
des dossiers. Selon eux, le comité de
contrôle a pour mission de recevoir
les dossiers de candidature en vue
du congrès de décembre prochain. A
ce propos, expliquent-ils, le comité
de contrôle doit analyser la conformité des dossiers des candidats qui
briguent la présidence du parti au
regard des « dispositions pertinentes », de transmettre une liste
provisoire des candidats au bureau
du congrès pour publication et de
recevoir et d’analyser les réclamations en vue de la publication de la
liste définitive. « A notre grand étonnement, alors que depuis la date de
clôture des candidatures aucune
réunion n’a été convoquée pour
l’analyse des dossiers, nous constatons la publication de ce communiqué indiquant la liste provisoire des
candidats », explique ces membres
de comité de contrôle.
Prix SOS Forêts – Journalisme et gouvernance forestière
Le Nouveau Courrier obtient le prix
du meilleur organe de presse
Anderson Diédri (à g.) posant avec le Dr Mathieu Wadja Egnankou.
es résultats de la première édition du Prix SOS Forêts –
Journalisme et gouvernance
forestière ont été proclamés le
mardi 18 novembre 2014 au cours
d’une cérémonie organisée à
l’Université de Cocody en présence
du ministre des Eaux et forêts
Mathieu Babaud Darret. Votre journal préféré à raflé plusieurs prix. Le
Nouveau Courrier a en effet obtenu
L
le 1er prix du meilleur organe de
presse et Anderson Diédri a obtenu
le 2ème prix du meilleur journaliste
de ce concours. Dofra Sékongo
(Radio Anyama) et Sylvain Takoué
(Le Nouveau Réveil) ont respectivement obtenu le 1er et le 3ème prix
du meilleur journaliste. Quand
Radio Anyama et Studio Mozaïk
(une radio) se sont classés respectivement 2ème et 3ème au niveau
du meilleur organe de presse.
Le ministre Babaud Barret a félicité
les lauréats et aussi l’ONG SOS
Forêts qui a organisé ce concours.
Le président de SOS Forêts, le Dr
Mathieu Wadja Egnankou, a
exprimé sa satisfaction de contribuer à la préservation de la forêt
ivoirienne et au développement
durable à travers l’institution de ce
prix. Il espère avoir des partenaires
pour l’aider à pérenniser ce
concours. « Nous sommes arrivés à
instituer ce prix pour encourager
les journalistes à écrire et les
organes de presse aussi à ouvrir
leurs colonnes. Donc je suis très
heureux. Pour un début, c’est très
important, ça été un succès. Nous
allons continuer à décerner les prix
sur au moins trois ou quatre ans et
ensuite on cherchera des sponsors
pour nous appuyer», a déclaré l’enseignant-chercheur.
Edouard Amichia
il peut être candidat
e conseiller principal du président
de la république du Burundi en
charge de la communication, Willy
Nyamitwe, a échangé avec la presse
ivoirienne, le lundi 17 novembre 2014,
au terme d’un séjour d’une semaine en
Côte d’Ivoire. Au plan politique, il a
abordé la question de la réélection du
président Pierre Nkuruziza qui alimente
actuellement la polémique dans le
pays. A l’entendre, si l’actuel chef de
l’Etat burundais est au pouvoir depuis
bientôt dix ans, il n’a été élu au suffrage
universel comme le recommande la
constitution du pays qu’une seule fois.
En 2005, explique-t-il, le parti dont
Pierre Nkuruziza était le président lors
de la lutte armée a remporté la quasi
totalité des sièges au parlement. Et
c’est ainsi qu’il est devenu le président
d’exception d’un du Burundi qui sortait
d’une longue crise. «Nous avions eu des
élections législatives et non des élections présidentielles. Or la constitution
prescrit, en son article 96, que le président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat
renouvelable une fois. En 2005, nous
n’avions pas eu des élections mais un
collège qui s’est réuni pour décider de
qui dirigera le pays de 2005 à 2010. En
2010, nous sommes allés aux élections
et c’était la première fois qu’un président était élu au suffrage universel
direct après la guerre», soutient Willy
Nyamitwe. A l’opposition qui crie que
Nkuruziza est forclos pour les prochaines élections, il répond que «rien
L
Willy Nyamitwe, conseiller principal du président
burundais
n’empêche son parti de présenter le
même candidat parce qu’il n’a a été élu
au suffrage universel direct qu’une
seule fois. Au demeurant, le parti au
pouvoir n’a pas encore désigné son candidat pour les élections de 2015. C’est
pourquoi il appelle les opposants à cesser d’alimenter la polémique. Selon lui,
Pierre Nkuruziza est d’une popularité
qui ruine les espoirs de l’opposition de
parvenir au pouvoir. Au plan économique, le conseiller principal a indiqué
que le climat des affaires est très favorable au Burundi qui figure, comme la
Côte d’Ivoire, parmi les dix pays réformateurs au monde dans le Doing business 2015 publié récemment par la
banque mondiale. Il exhorte donc les
investisseurs ivoiriens à s’intéresser au
Burundi, surtout que, révèle-t-il, différents accords de coopération seront
bientôt signés entre les deux pays.
Emmanuel Akani
Grève des agents du Trésor, des douanes et des impôts
L’OSATCI dénonce le double
jeu de la COSYMEFCI
e secrétaire général de l’Organisation
syndicale des agents du trésor de Côte
d’Ivoire (OSATCI), Gogbeu Benjamin, a
rejeté, mardi dernier au Plateau, les accusations de calomnie et colportage de
rumeur formulées à son endroit. «Je n’ai
jamais accusé la COSYMEFCI d’avoir perçu
100 millions de Fcfa des autorités. La
rumeur provient du Synatresor et je n’ai fait
qu’alerter les leaders de la coordination »,
déclare le syndicaliste qui proteste vigoureusement contre l’agissement discourtois
et anti-confraternel de Karim Ouattara, le
secrétaire général du Synatresor, qui tient
les rênes de la coordination. « C’est à cause
de lui, s’énerve Benjamin Gogbeu, que les
discussions au Trésor sont bloquées. Et
c’est encore à cause de lui que la Cosymefci
ira d’échec en échec. » Il reproche à Karim
Ouattara et à ses camarades de « caresser
L
» le patronat, se permettant de lever un mot
d’ordre de grève sur la base d’une simple
promesse de discussions au moment où ils
tenaient le bon bout. C’est pourquoi
l’OSATCI n’attend rien de la lutte engagée
par la coordination syndicale. Aux agents du
Trésor, Gogbeu demande de ne pas suivre «
ces leaders syndicaux incapables d’aller
jusqu’au bout d’une action. Il appelle les
agents à prendre leurs responsabilités afin
de donner une nouvelle orientation à la lutte
syndicale s’ils veulent qu’elle porte des
fruits. « Notre salut ne se trouve nulle par
ailleurs qu’au Trésor. Aucune plateforme ne
peut résoudre nos problèmes », soutient le
secrétaire général, Koné Adama, est ouvert
à la discussion.
Emmanuel Akani
LE NOUVEAU COURRIER | 3
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Révolte des militaires mardi
Ambiance surchauffée au ministère de la défense, hier
Koné Bruno admet : «La question est sérieuse» Un soldat des FRCI désarmé
Par Anderson Diédri
Le régime Ouattara a frôlé la catastrophe le mardi avec le soulèvement des militaires dans
plusieurs villes du pays. Et le gouvernement a reconnu hier mercredi 19 novembre lors du
conseil des ministres le danger auquel il a échappé.
tout cela va être précisé à l’occasion des discussions qui vont
s’engager», a indiqué le ministre
de la Poste et des TIC.
Le régime Ouattara sonné par la révolte des militaires.
e soulèvement militaire qui
s’est opéré dans plusieurs
villes du pays mardi a fait
trembler le régime Ouattara. Et
les hommes du chef de l’Etat qui
aiment ‘‘bomber la poitrine’’
sont curieusement rentrés dans
leurs petits souliers. Les ministres de l’Intérieur Hamed
Bakayoko et de la Défense Paul
Koffi Koffi se sont quasiment
pliés en quatre pour supplier les
militaires révoltés de regagner
les casernes. Le spectre des
«jeunes gens» qui ont renversé
Bédié en 1999 a plané ce mardi
18 novembre. D’ailleurs, le
porte-parole du gouvernement,
Bruno Koné, a reconnu la gravité
de la situation. «La question est
sérieuse mais nous la traitons
comme il le faut», a-t-il déclaré
à l’issue du conseil des ministres. «C’est un message que ces
soldats ont voulu envoyer»,
admet-il. Et le régime d’Abidjan
prend la menace des militaires
qui ont manifesté «bruyamment»
au sérieux.
Le pouvoir, qui aime se vanter
d’être barricadé par son armée et
sûr du soutien de l’armée française, fait subitement profil bas
au point où les observateurs
demandent s’ils sont réellement
L
4| LE NOUVEAU COURRIER
en face de ce régime qui s’est
toujours targué d’une assurance
militaire et sécuritaire infaillible. Le chef de l’Etat, sentant
son pouvoir menacé, a pris des
dispositions pour que les
«demandes faites qui étaient
légitimes» soient satisfaites.
Ainsi, les représentants des différentes régions militaires ont
eu hier une rencontre avec les
autorités pour discuter de leurs
préoccupations. «Un cadre de
négociation a été mis en place
déjà ce matin [hier], un calendrier a également été validé et je
peux même vous dire que les
délégations qui viennent de chacune des régions militaires sont
déjà en route pour Abidjan. Donc
elles vont être rencontrées dans
la journée même ; une première
réunion a lieu cet après-midi
[hier] », a expliqué Bruno Koné.
Le gouvernement estime à
quelques 20 milliards francs Cfa
le montant des revendications
des militaires frustrés ; ce qui
est vraisemblablement plus au
regard du nombre de militaires
concernés et de la multiplicité
des réclamations. «Sans rentrer
dans les détails, on évoque le
montant d’une vingtaine de milliards aujourd’hui. Evidemment,
De nouvelles audiences foraines
peu rassurantes
Par ailleurs, le gouvernement a
décidé d’organiser une «opération
spéciale
d’audience
foraine». Pourquoi cette opération alors que le régime a commencé la délivrance des cartes
nationales d’identité (CNI) par
l’Office national d’identification
(ONI) ? «A ce jour, nous notons
qu’il a été délivré 5 725 000
cartes d’identité», a justifié
Bruno Koné, qui estime ce nombre insuffisant par rapport à la
population
ivoirienne.
«L’opération
d’identification
ordinaire a démarré il y a un certain temps et il apparait encore
qu’un grand nombre d’Ivoiriens
ne détiennent pas de cartes
nationales d’identité. La principale explication semble être l’incapacité pour beaucoup de nos
compatriotes à produire les
documents de référence qui permettent donc d’établir cette
carte d’identité. Ces documents
de référence étant l’extrait
d’acte de naissance et le certificat de nationalité ivoirienne»,
poursuit-il. Selon le porte-parole
du gouvernement, cette opération permettra de délivrer aux
populations des jugements supplétifs d’acte de naissance et
d’obtenir ensuite des certificats
de nationalité qui leur permettront d’établir la carte nationalité d’identité.
Mais après avoir fait voter des
lois dirigistes à l’Assemblée
nationale sur l’acquisition de la
nationalité, on peut légitimement craindre que cette opération ne soit une autre foire à la
fraude sur la nationalité comme
cela a été le cas lors des
audiences foraines de 2009,
quand on sait que Ouattara veut
vaille que vaille se maintenir au
pouvoir.
Les ministres et gradés de l’armée entourés des représentants des militaires mécontents
’ambiance était surchauffée
hier au ministère de la Défense
au Plateau où une rencontre
était prévue entre des membres du
gouvernement et des délégations de
militaires venus de Korhogo,
Bouaké, Daloa et aussi d’Abidjan.
Avant le début de la rencontre, les
militaires qui attendaient dans la
salle de réunion étaient sur le quivive et très en colère. En effet, deux
caporaux à qui l’on a exigé de céder
de la place aux journalistes présents
ont opposé un refus catégorique,
après qu’ils ont su que les ordres
venaient d’un officier supérieur, le
chef du bureau de presse de l’Armée
: « On s’en fou de colonel. Le colonel n’a pas pu régler notre problème
c’est pourquoi on est là », lance l’un
d’entre eux. Lorsque certains chefs
militaires rentrent dans la salle,
c’est avec un regard méchant rempli
de colère qu’ils sont accueillis par
les soldats.
Alors que cette rencontre devait
commencer à 15 heures, c’est finalement à 17 heures 35 que Hamed
Bakayoko, Paul Koffi Koffi, Kaba
Nialé,
Abourahamane
Cissé,
Ouattara Birahima dit Photocopie,
Affoussiata Bamba-Lamine, Alain
Donwahi, les généraux Soumaïla
Bakayoko, Brédou M’Bia, Gervais
Kouassi Kouakou, respectivement
ministre d’Etat, ministre de
l’Intérieur, ministre Délégué à la
Défense, ministre auprès du Premier
ministre chargée de l’Economie et
des Finances, ministre auprès du
Premier ministre chargé du Budget,
ministre chargé des Affaires
Présidentielles, ministre de la
Communication, secrétaire général
du Conseil national de sécurité, chef
d’état-major des Frci directeur
général de la police nationale, commandant supérieur de la gendarme-
L
rie, et bien d’autres chefs militaires
arrivent sur le lieu du rendez-vous.
Paul Koffi Koffi demandent aux gendarmes et policiers présents de sortir. « Vos chefs sont là », justifie-til. Hamed Bakayoko, président du
comité interministériel chargé de
discuter avec les militaires contestataires fait une brève intervention
et la réunion se poursuit à huis-clos.
Mais un groupe de militaires qui
s’étaient retirés un peu plus tôt fait
son entrée dans la salle. Ils sont une
dizaine. L’un d’entre eux défie la
sécurité en refusant de se faire
contrôler avant d’avoir accès au lieu
de la réunion. Il rentre dans la salle
avec son arme pendant que les discussions s’y déroulaient. Les gardes
du corps le font sortir manu militari
et lui confisque le chargeur de son
arme. Mais il réclame son arme à
tue-en s’engouffrant à nouveau dans
la salle.
Au terme des discussions à 20
heures 15, Hamed Bakayoko
annonce la tenue d’une autre rencontre aujourd’hui à 15 heures pour
conclure les différentes questions
évoquées. Au nom des militaires, le
Caporal Diabaté Inza du premier
Bataillon
de
Commando
Parachutiste (BCP), détaché à
Abobo, a indiqué que l’accord a été
donné pour régler la question du
retard de leur bail ainsi que leur «
problème de grade » mais les «
modalités » seront définies
aujourd’hui. Il s’agit, poursuit-il,
d’un montant « colossal ». Le fusilier Ouattara Siaka de la marine
nationale a, au nom des corporaux
issus des ex-combattants, indiqué
que leur problème est purement
militaire et il restera militaire.
AD
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Mutinerie généralisée hier
Ouattara est nu !
Par Théophile Kouamouo
Une fois de plus, le « pays réel » s'est rappelé à la Côte d'Ivoire virtuelle que tente d'imposer le pouvoir actuel à travers d'incessantes
manœuvres de propagande. Ce qui a éclaté mardi dernier à la figure de tous, c'est l'échec du processus de désarmement et de
reconstruction de l'armée. Un échec qui est aussi celui d'une normalisation politique en trompe-l’œil.
Le régime Ouattara mis face à la réalité qu’il veut cacher.
lors que le pouvoir
d'Abidjan vacille sous les «
coups » de sa propre soldatesque, comment ne pas penser avec une certaine ironie au
président de l'Assemblée nationale
française,
Claude
Bartolone ? En visite à Abidjan il
y a moins d'un mois, il se montrait
dithyrambique
sur
Alassane Ouattara et son bilan à
la tête du pays. « Je veux saluer
les progrès réalisés en matière
de désarmement. Vous êtes un
modèle que d'autres nations
suivent », s'enthousiasmait-il.
Un modèle, vraiment ? Le double mouvement de colère des
ex-Forces de défense et de
sécurité (FDS, armée « normale
» de Côte d'Ivoire) et des exrebelles recyclés en FRCI, qui
s'est allumé dans plusieurs
villes du pays, donne à douter
de telles affirmations.
Une fois de plus, deux représentations de la Côte d'Ivoire sous
Alassane Ouattara s'affrontent.
La première, relayée par des
médias « internationaux » complaisants et des diplomaties
complices, tente de (se)
convaincre que tout va pour le
mieux dans le meilleur des
mondes possibles, et que le
pays avance inexorablement
sous la houlette de son guide
éclairé. L'économie va bien,
merci. La réconciliation avance,
merci. Le pays est en sécurité,
A
youpi.
Rien n'est réglé
Aux côtés de cette Côte d'Ivoire
virtuelle chemine le pays réel.
Un pays où la pauvreté règne,
comme vient de le concéder
Ousmane Diagana de la Banque
mondiale. Un pays où le pouvoir
a choisi de dissimuler la poussière des questions de fond non
réglées sous le tapis de la communication et de la propagande
tous azimuts. C'est ce pays qui
se rappelle à nous avec cette
inquiétante mutinerie d'un
grand nombre de militaires.
La vérité est que rien n'est réglé
sur le front du désarmement et
de la mise en place d'une armée
véritablement
républicaine.
Victime de ses conditions d'accession au pouvoir, soumis aux
caprices des miliciens qui l'ont
fait roi, Ouattara est nu. Parce
qu'il a cédé à la tentation d'un
revanchisme à la fois absurde et
absolu, il n'a pas pu se donner
les moyens de tenir en respect
les ex-rebelles et ses partisans
armés en refondant une armée
nationale, professionnelle et
républicaine. Ce projet aurait
nécessité de renoncer à la persécution des militaires qui ont
été loyaux aux institutions
jusqu'au 11 avril 2011. S'il avait
eu ce réflexe d'homme d’État, il
aurait évité le développement
incontrôlé de milices et autres
groupes de dozos qui ont paradoxalement continué de se
créer après son arrivée au pouvoir, en raison de la trop longue
mise à l'écart non seulement
des FDS, mais également de la
police et de la gendarmerie.
Refus d'une réconciliation sincère
On ne peut pas comprendre
l'échec du processus de reconstruction d'une armée nationale
en Côte d'Ivoire sans prendre en
compte le refus absolu, exprimé
au plus haut niveau de l’État,
d'une réconciliation sincère et
d'une normalisation politique
véritable. C'est bel et bien parce
qu'il voulait se donner les
moyens de maintenir un climat
de terreur à même d'intimider
ses opposants et de passer si
nécessaire en force en 2015 que
Ouattara a rusé avec les
réformes nécessaires à l'instauration d'un climat véritablement
pacifié. A cet égard, les mouvements d'humeur observés hier
sont indissociables de la profonde crise politique qui secoue
la Côte d'Ivoire et que le pouvoir, aidé par le zèle de certains
diplomates, veut cacher.
Les choses ne se régleront pas
parce que Ouattara aura donné
des sous à ses ex-miliciens et
satisfait aux préoccupations des
ex-FDS, discriminés dans l'indifférence générale depuis plus
de trois ans. Il faut ouvrir de
vastes consultations nationales
sur la défense et la sécurité,
mais aussi sur l'organisation de
la vie politique, sur la restauration des grands équilibres
nationaux et sur la réconciliation nationale. Si le pouvoir
s'entête à ne pas le faire, et
continue de croire qu'il peut
tout se permettre tant qu'il a la
caution de la « communauté
internationale », les événements du mardi entreront dans
l'histoire comme le commencement des douleurs.
Transport des marchandises
Le pesage a débuté sur l’autoroute du Nord
’application du règlement 14 de
l’Uemoa relatif à l’harmonisation des normes et du contrôle
du gabarit, du poids et de la charge
à l’essieu de véhicules lourds de
transport de marchandises est
entrée en vigueur en Côte d’Ivoire
depuis mardi 18 novembre 2014. Le
poste de pesage à basse vitesse
d’Allokoi, à 5km du corridor de
Gesco, a été rendu opérationnel à
cette date. Les activités de pesage
ont débuté effectivement sur l’axe
Abidjan-Yamoussoukro comme site
pilote, l’expérience devant être
étendue à l’ensemble du territoire
national en 2015. La capacité du
poste d’Allokoi, d’un coût estimé à
1 519 120 470 Fcfa, financé par
l’Uemoa, est de 600 poids lourds
par jour. Six autres villes ivoiriennes
devraient accueillir de tels
ouvrages. Notamment Bouaké,
Abengourou, San Pedro, Soubré et
L
Un gros camion passant au pesage
Ferkessedougou.
Le premier ministre Kablan Duncan
a indiqué que la Côte d’Ivoire qui
dispose de deux ports importants a
un rôle à jouer pour freiner les surcharges au départ des cargaisons à
destination de l’intérieur du pays et
des pays limitrophes qui n’ont pas
d’accès à la mer. Selon le ministre
des Infrastructures économiques,
Patrick Achi, l’application du règlement 14 constitue un atout majeur
pour l’entretien du réseau routier
ivoirien. Vu que les tests à blanc
effectués pendant une période ont
montré que plus de 70% des poids
lourds circulant en Côte d’Ivoire
sont en surcharge.
Pour le président de la commission
de l’Uemoa, Cheik Adjibou Soumaré,
l’ouvrage touche un secteur clé du
développement et de l’intégration
en cours dans l’espace communautaire. Si les pays de l’Uemoa ambitionnent d’enregistrer une croissance économique soutenue dans
les années à venir, Cheick Adjibou
Soumaré prévient qu’il faut pour ce
faire donner une place de choix aux
infrastructures économiques. Pour
chaque tonne de surcharge, tout
camion à destination de l’intérieur
du pays paiera désormais 4000 Fcfa
d’amende quand ceux en partance
pour les pays de l’hinterland
devront payer 11000 Fcfa. Par ailleurs, tout véhicule devra payer des
frais de pesage de 2000 Fcfa. La
gestion de l’ouvrage est l’affaire du
Fonds d’entretien routier (FER)
dirigé par Siandou Fofana.
Emmanuel Akani
5| LE NOUVEAU COURRIER
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Ange Aoussou, chorégraphe et danseuse
«La danse nourrit son homme»
Réalisée par Sylvain Dakouri
Ange Aoussou est l’initiatrice du festival Un pas vers l’avant. Dans cette interview, la native de Divo qui vit en Allemagne actuellement, explique
sa passion pour la danse. Formée en danse traditionnelle africaine, contemporaine moderne et jazz dans différentes écoles de danses et centres
chorégraphiques en Côte d’Ivoire, mais aussi dans des pays d’Afrique et d’Europe, elle dit ce qui l’a motivé à mettre un festival de danse et de
chorégraphie sur pied. Elle ne manque pas de prodiguer des conseils aux jeunes danseurs.
La danse contemporaine est juste une
expression très libre. Cette danse nait
maintenant, dans l’instant, sur le moment,
avec nos émotions et notre inspiration. Un
exemple : j’ai fait des recherches sur un
masque en pays wè, le Dji Glah. Je ne peux
pas danser comme ce masque mais j’utilise la base des gestuelles, mes émotions
et mon inspiration en changeant la
conception ; une nouvelle danse se crée.
Ange Aoussou veut aider les jeunes danseurs à travers son festival
Comment êtes-vous venue à la danse ?
Ma mère disait que je danse depuis l’âge
de onze mois. Elle racontait aussi que
j’étais fasciné par les mouvements
d’Ernesto Djédjé à chaque fois qu'il passait
à la télévision. Je ne me souviens pas de
cette période mais j’aime beaucoup entendre cette histoire. J’ai débuté ma carrière
professionnelle en danse traditionnelle
d’Afrique de l’ouest à Abidjan avec le Danté
théâtre pendant deux ans, après au Djolem
environ trois ans, ensuite à la compagnie
Bleguira de Miss- Dodo qui était encadré
par les professeurs du village Ki Yi Mbock
durant une année, ensuite la grande formation avec le Kotéba d’Abidjan pendant
cinq ans. Puis j’ai abordé d’autres techniques de danse dans différents pays,
notamment à l’Espace Donko Seko de
Bamako au Mali, au centre chorégraphique national de Grenoble en France et à
l’école des sables de Toubab Dialaw au
Sénégal où j’ai passé trois ans pour
apprendre la technique Germaine Acogny
pour aussi mieux comprendre mes propres
danses.
Vous venez de boucler la 3e édition du festival un pas vers l’avant. Quel bilan faite
vous de cette édition ?
Cette 3ème édition 2014, que je nomme
‘’festival de la maturité ‘’, a été très enrichissante et très éprouvante en même
temps. Je remercie Dieu, la terre, le ciel et
mes ancêtres qui ont apporté beaucoup
d'énergie dans ma vie et nous ont guidé
pendant ces dix jours. Je remercie égale-
ment mes collaborateurs qui se sont beaucoup impliqués ; sans eux rien ne serait
possible. Cela a donné une jeune équipe
très engagée qui a réussi à gérer le stress
et a su rester à la disposition des artistes
et du public. Cela a été un beau festival
réalisé avec les moyens de bord, dans des
lieux magiques. Merci au Maire de
Jacqueville et à la 4ème adjointe au maire
qui a cru à notre projet.
Pourquoi avoir pris cette initiative d’organiser un festival de danse contemporaine ?
Dans la vie, il faut croire en son métier. Je
suis danseuse et chorégraphe, je connais
les problèmes des danseurs en Côte
d’Ivoire, pour y avoir travaillé. Ce genre de
festival crée une connexion entre danseurs, professeurs et chorégraphes venus
de partout. Durant ces dix jours, les
artistes et le public ivoirien peuvent se
frotter à d’autres styles de danse à travers
des spectacles et se former gratuitement
dans le cadre d’ateliers. Cette collaboration est une ouverture artistique et une
aide pour les danseurs résidant en Côte
d’Ivoire. Ceux-ci font des rencontres qui
peuvent aboutir à des créations.
Que pensez-vous de nos danses traditionnelles ?
C’est la connexion entre la terre et le ciel.
Je remercie mes formateurs de m’avoir
donné une très bonne base en danse traditionnelle qui me permet aujourd’hui d’être
enraciné et de pousser. Beaucoup de créateurs et chorégraphes internationaux viennent en Afrique pour y rechercher l’inspiration ; les résidences de créations s’y multiplient. Juste pour dire que la danse
contemporaine n’est pas si éloignée de nos
danses traditionnelles. On pourrait dire
qu’elles sont la mère des danses du
monde.
Les danses urbaines pratiquées par les DJ,
où les danseurs font beaucoup d’acrobaties. Qu’en pensez-vous ?
Je respecte fortement toutes les danses
urbaines avec leurs acrobaties. Ils ont du
talent. Peut-être manquent-ils de temps
pour une formation professionnelle ? Ils
sont toujours dans les vidéo-clips pour
assurer ‘’la popote familiale’’ que nous
connaissons tous. Peut être qu’il serait
bien de chercher des solutions pour professionnaliser ces danses, qu’elles soient
reconnues à leur juste valeur. Il en faut des
heures de répétitions pour arriver à ce
niveau.
Pourquoi un pas vers l’avant ?
Un pas vers l’avant fait partie de mon histoire de vie, c’est mon leitmotiv. Pourquoi
un pas vers l’avant ? C’est un encouragement pour les danseurs de Côte d’Ivoire.
Est-ce que la danse nourrit son homme ?
La danse nourrit son homme mais il ne
faut pas dormir. C’est surtout une histoire
de réseaux, si vous connaissez les bonnes
personnes ça va, sinon c’est beaucoup plus
difficile. Comme disait un professeur en
danse jazz « les doigts n’ont pas la même
longueur mais un jour viendra où ils
auront la même longueur ». On sait tous
que les doigts n’auront jamais la même
taille, on doit continuer à lutter pour vivre
de notre art.
Comment vous définissez
contemporaine ?
Qu’est ce que vous pouvez dire aux jeunes
danseurs ?
la danse
6 | LE NOUVEAU COURRIER
CMJN
Ce que je peux dire à mes jeunes frères ?
La danse est un métier, vous l’avez choisi
alors il faut être à 200%. C’est au bout de
l’effort qu’est la récompense. Vous devez
être curieux, chercher des informations et
des formations autour de vous. Ne restez
pas à attendre, nous sommes livrés à
nous-mêmes.
Le ministère vous aide-t-il dans l’organisation de votre festival ?
Non, ce sont surtout des instituts étrangers et des investisseurs privés sur place
qui ont aidé à faire le festival. Je tiens à
dire merci à l’Institut-Français, au Goethe
Institut, la Fondation Corymbo et le CnacThéâtre. Nous espérons ce jour où nous
recevrons un vrai soutien de notre ministère de la Culture pour la danse. Nos danseurs ivoiriens ont un véritable talent, il
est temps de les aider à vivre de leur art.
La Côte d’Ivoire doit redevenir une grande
nation artistique. Rappelez-vous du
Koteba, du Djolem, du Yelemba , de
Tchétché , du village Ki Yi Mbock . Des
Guirivoire, de N'Soleh et bien d’autres
encore… Il faut soutenir tous les artistes
ivoiriens quel que soit leur rang.
Congrès de l’AECI le 20 décembre
Les écrivains appelés à se mettre à jour
e 20 décembre 2014, de 9 h à 16 h,
l’Association des Ecrivains de
Côte-d’Ivoire tiendra son VIe
Congrès ordinaire, au Centre National
de Recherche sur la Tradition Orale
(CNRTO, ex GRTO).
Ayant pour thème « L’écrivain, agent de
réconciliation et de développement »,
ce congrès ouvrira, d’une part, une
réflexion globale sur l’implication des
hommes de lettres à la promotion de la
paix en Côte-d’Ivoire et, d’autre part,
interrogera les mécanismes d’une amélioration du statut de l’écrivain ivoirien,
en vue d’une réelle émergence de la
nation ivoirienne.
Les écrivains sont priés de régulariser
leur statut au regard de la carte de
membre, afin de prendre part au
Congrès et pouvoir élire ou se porter
candidat aux différents postes électifs
de l'Association. A cet effet, voir M.
BAZIE à la Bibliothèque du District
Plateau. Contact : 02 62 38 84/05 75 87
76.
Le VIe Congrès est celui de la cohésion
et du développement, mobilisons-nous
pour sa réussite. Merci.
L
I. Conditions de participation au
congrès
• Etre membre de l’association et à
jour de ses cotisations
Selon nos statuts :
Article 14 : L’A.E.C.I est ouverte à tout
romancier, poète, dramaturge, nouvelliste, essayiste résidant en Côted’Ivoire et qui en fait la demande.
Article 15 : L’admission à l’A.E.C.I. est
soumise aux conditions suivantes :
- Une demande écrite dans laquelle le
postulant s’engage à respecter les
objectifs et les principes fondamentaux
de l’A.E.C.I.
- Un droit d’adhésion obligatoire permettant de pourvoir aux besoins matériels de l’Association
Selon notre règlement intérieur :
Article 30 : Le droit d’adhésion s’élève à
5000 F CFA par membre.
La cotisation est de 1000 francs CFA
par mois et par personne.
II. Conditions d’éligibilité
• Poste de président et de commissaires aux comptes
Selon notre règlement intérieur :
Article 13 : Le Président est rééligible
une fois au maximum et ne peut,
quelles que soient sa compétence et
son efficacité, briguer un troisième
mandat.
Peut être Président tout membre ayant
au moins deux ans d’ancienneté et à
jour de ses cotisations.
Article 26 : les commissaires aux
Comptes sont élus pour deux ans par le
Congrès. Ils sont responsables devant
celui-ci.
Serge GRAH, Secrétaire Général de
l'AECI
NB. Les éventuels candidats sont priés
de se faire connaître.
NB: Les titres sont de la rédaction
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
la revue des sports
Eliminatoires Can 2015- Côte d’Ivoire-Cameroun : 0-0
Challenge Presse du Mondial 2014
Les Eléphants s’invitent en Guinée-Equatoriale
Les lauréats récompensés par Orange
Par Patrice Beket
La sélection nationale de Côte d’Ivoire a obtenu sa qualification pour la Can 2015 prévue en janvier et février prochains en Guinée Equatoriale. Elle a enlevé le match nul (0-0) indispensable, hier, face à celle du Cameroun.
Eléphants et Lions ont partagé la poire en deux.
’essentiel est sauf et les Eléphants, par
le biais des frères Touré, n’auront pas
fait la fine bouche en conférence de
presse. Kolo et Yaya Touré ont répété à l’envie que l’essentiel sur la pelouse du stade
Félix Houphouët-Boigny, hier, était la qualification. Et pour y aboutir, il fallait obtenir
autre résultat que la défaite. Il fallait donc
soit se contenter du match nul, soit l’emporter. Sans avoir véritablement affiché une
quelconque préférence pour l’une de ces
deux alternatives, Yaya Touré et ses coéquipiers ont dû se contenter du match nul, 0-0,
face à des Camerounais qui tenaient eux
aussi à terminer premiers du groupe. Et qui
pouvaient aussi se contenter du match nul
hier. L’essentiel est donc sauf et c’est ce
qu’il faut retenir.
Il ne faudra surtout pas s’attarder sur les
trois minutes d’arrêt de jeu pour lesquelles
certains ont vite fait de dénoncer de l’antijeu, s’ils n’ont pas cru devoir y déceler l’expression d’une peur bleue des Camerounais.
Il n’en est rien de tout cela en réalité.
Puisque l’entame du match a bien montré
deux formations soucieuses de vite marquer
L
pour se mettre à l’abri d’un coup de poignard. Les Vincent Aboubacar, Clinton
N’Djié, Bedimo Henri et autres ont bien tenté
de montrer les griffes et menacer les
Eléphants. En retour, ils auront eu droit à la
réaction bien corsée des Eléphants. Traoré
Lacina, auteur d’un geste de génie en début
de match, Gervinho et surtout Salomon
Kalou ont bien tenté de donner du fil à retordre à la défense des Lions. Mais la prudence
étant la consigne de part et d’autre, les
défenseurs ont, chaque fois, pris le dessus
sur des attaquants qui ont souvent manqué
d’appui. Les autres préférant veiller au grain
pour venir leur porter le soutien dont ils
avaient logiquement besoin. On a donc eu
droit à des baisses régulières de régime du
fait de la canicule qui aura eu son effet sur
les physiques.
Pourtant, inversement, Camerounais et
Ivoiriens auraient pu partir à la pause avec
l’avantage au score. Ainsi de l’action nette
de but sur laquelle Gervinho lève trop sa
reprise alors qu’il se trouvait face au but
adverse. La réponse du berger à la bergère
ne s’est pas fait attendre. Puisqu’une sur
action anodine au cœur de la défense ivoirienne, Diarrassouba Viera se fait peur et
offre la balle du but à son adversaire.
Heureusement que Silvain Gbouhouo se
détend bien pour repousser la frappe à ras
du sol avant de se redresser pour faire échec
à Clinton N’Djié qui avait tenté de faire passer le ballon sous son corps à la 45’. Une
vraie alerte sans grand dommage pour les
Eléphants qui peuvent aller à la mi-temps
en ayant un pied en Guinée-Equatoriale.
Stéphane M’Bia voit rouge
Au retour des vestiaires, les Camerounais se
montrent plus entreprenants que jamais. Ils
obtiennent coup sur coup trois balles arrêtées, leurs spécialités. Mais il y a plus de
peur que de mal. En face, les Eléphants évitent de s’enflammer et mettent un soin à
s’appliquer dans les transmissions. Ils
endorment ainsi les visiteurs qui manquent
de se faire surprendre à la 57’. Sur une balle
plombée dans le dos de la défense camerounais, Stéphane M’Bia, pris de vitesse par
Gervinho, n’a d’autre choix que de l’abattre
littéralement. L’arbitre marocain Bouchaib
El Arach l’expulse d’un carton rouge sans
autre forme de procès. Avec la sortie sur
blessure de Nicolas N’Koulou à la pause,
l’axe défensif central des Lions était ainsi
décimé. Sur le coup-franc qui s’ensuit, il
faut une tête camerounaise sur la ligne pour
préserver la tanière. Qui subira deux autres
assauts très dangereux. C’est d’abord une
tête déviée de Bonny Wilfried, entré en lieu
et place de Traoré Lancina, qui est encore
renvoyée sur la ligne par un pied baladeur,
alors que le portier adverse était archibattu. Puis Gervinho d’entreprendre un dernier slalom rageur qu’il ne conclura malheureusement pas à la 69’. Après, il fallait tout
mettre en œuvre pour préserver la qualification. C’est ce qui a été fait.
Les Eléphants ont appris la leçon
ervé Renard n’aura pas été seul à
étaler publiquement sa désapprobation de voir ses poulains jouer dans
leur camp, en se faisant des passes, dans
les ultimes minutes du match d’hier, donnant la nette impression de refuser de
jouer. En dehors, les réseaux sociaux se
seraient enflammés. Certains dénonçant
ainsi un acte d’anti-jeu. Ce que Kolo Habib
Touré a violement réfuté en conférence de
presse. En rappelant à juste titre que les
Eléphants avaient appris la leçon de leur
élimination à la Coupe du Monde 2014
alors qu’on était entré dans les arrêts de
H
jeu. L’ancien capitaine des Eléphants de
rappeler ainsi que c’est sur attaque placée
des Eléphants, alors qu’on jouait les arrêts
de jeu et qu’ils n’avaient besoin que du
match nul pour aller au deuxième tour,
qu’ils vont se faire contrés par les Grecs
qui vont ainsi obtenir le pénalty qui va éliminer les Eléphants à quelques secondes
du coup de sifflet final. Kolo Touré a aussi
rappelé l’outrecuidance suicidaire des
Eléphants qui n’avaient pas voulu se
contenter du match nul face à la RD
Congo, il y a quelques semaines, en éliminatoires de la Can 2015. Menés 3-1 à la
mi-temps sur leur pelouse, réduits à dix,
les Eléphants avaient réussi à recoller au
score (3-3). Et avaient ainsi naïvement cru
pouvoir l’emporter en continuant d’attaquer. Résultat des courses, ils se sont à
nouveau fait contrer et ont pris un but qui
a signé leur perte à Abidjan. Selon Kolo
Touré, il ne fallait pas répéter les mêmes
erreurs hier. Jouant les arrêts de jeu, ce
n’était pas le moment de continuer à attaquer et risquer ainsi de se faire à nouveau
prendre de revers.
PB
Les lauréats du challenge fiers de brandir leurs prix
’édition 2014 du Mondial de football est derrière nous. Mais
Orange Côte d’Ivoire a tenu à solder les comptes, lundi dernier, en
dévoilant les noms des gagnants du
Challenge presse lancé à l’occasion
de cet évènement mondial.
Responsable sponsoring d’Orange
Côte d’Ivoire, Robert Goh Singo a
tenu à rappeler les critères arrêtés
alors en vue de l’évaluation des candidats. A l’en croire, c’est ainsi une
soixantaine d’articles de presse,
fournis par les vingt-un participants
enregistrés, qui aura été passée au
scanner. Notamment pour leur originalité ainsi que pour leur illustration.
L
Auteur d’une trentaine d’articles,
c’est notre confrère Alexis Adélé du
quotidien LG Infos qui a été désigné
grand lauréat du challenge presse. Il
est suivi dans l’ordre par Dou Nicaise
du Sport, Moïse N’Guessan de
l’Expression, Francis Aké du Mandat
et enfin Alphonse Camara de L’Inter.
Au niveau des récompenses, il faut
noter que les deux premiers sont
repartis avec des ordinateurs portables de dernière génération ainsi que
des appareils photos et des enregistreurs dernier cri.
PB
Sixième et dernière journées des éliminatoires Can 2015
L’Egypte et le Nigéria à nouveau au tapis
éjà absents lors de l’édition
2012 de la Can, co-organisée par
la Guinée-Equatoriale et le
Gabon, l’Egypte et le Nigéria seront à
nouveau absents en GuinéeEquatoriale en janvier et février prochains. Ces deux pays qui totalisent à
eux seuls une dizaine de titres continentaux (six pour l’Egypte contre trois
pour le Nigéria) sont tombés au terme
de la sixième et dernière journée des
éliminatoires de la Can 2015 qui s’est
disputée hier sur les différents stades
Africains. Dans leur nouvelle enceinte
flambant neuve d’Uyo, les champions
d’Afrique en titre n’ont pu faire mieux
que de concéder le match nul face
aux incroyables Sud-Africains (2-2).
Les Super Eagles qui avaient pourtant
été battre leurs adversaires directs du
groupe, les Léopards du Congo, à
Pointe-Noire (0-2), samedi dernier,
avaient impérativement besoin d’une
victoire. Mais les visiteurs sud-africains en ont décidé autrement. Alors
D
que les Congolais s’imposaient au
Soudan (0-1).
Absents de la Can depuis 2012, les
Pharaons ont à nouveau calé.
Victimes de la belle forme des Aigles
de Carthage de Tunisie qui n’ont pas
voulu s’en laisser conter, alors qu’ils
étaient d’ores et déjà qualifiés.
Les autres nouveaux qualifiés ont
pour nom le Ghana, la Guinée, le Mali,
le Congo et la RD Congo qui finit
meilleure troisième. Avec ces six derniers qualifiés, dont la Côte d’Ivoire,
le compte y est. Puisqu’à l’issue de
l’avant-dernière journée, ils étaient
neuf pays à avoir rejoint le pays
–organisateur, la Guinée-Equatoriale.
Ce sont la Tunisie, l’Algérie, le
Sénégal, le Burkina-Faso, le Gabon,
le Cap-Vert, le Cameroun, Afrique du
Sud, Zambie.
PB
LE NOUVEAU COURRIER | 7
CMJN
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
NECROLOGIE
Recevant le COJEP, hier
KKB révèle : «Blé Goudé n’est pas perdu»
Par Saint-Claver Oula
Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a rendu une visite à Kouadio Konan
Bertin (KKB), hier mercredi, à son QG à Cocody II-Plateaux. Le mouvement politique de Charles Blé Goudé
avait à cœur de traduire sa gratitude au député de Port-Bouët après sa visite à son leader à La Haye.
L’honorable KKB (au c.) en compagnie de la délégation du COJEP.
C’est la première fois qu’un responsable politique d’obédience
différente que Charles Blé Goudé
entreprend une telle démarche depuis
la crise post-électorale (…) Il nous a
demandé de vous traduire sa gratitude
et vous dire que votre acte qui est
d’une haute portée historique indique
la voie d’une Côte d’Ivoire qui est un
tout et qui a besoin de tous. Pour
Charles Blé Goudé, il n’existera pas
une Côte d’Ivoire où ne vivront que des
pro-Ouattara tout comme celle peuplée exclusivement de pro-Gbagbo ou
de pro-Bédié. En son nom personnel,
je vous traduis la reconnaissance et la
gratitude de votre ami », a révélé d’entrée de jeu Dr. Patrice Saraka, porteparole de Charles Blé Goudé pour justifier les raisons de la visite, avant
d’indiquer que le COJEP veut traduire
en acte politique, les discussions que
son leader a eues avec l’honorable
Kouadio Konan Bertin.
Prenant la parole, le maître des lieux
a d’abord indiqué, quelques semaines
«
après sa visite à « son frère », que
Charles Blé Goudé sortira. « C’est ma
conviction », a-t-il dit. « Il est
aujourd’hui à La Haye pour ce qu’on lui
reproche. Il y est rentré à 42 ans.
Pendant notre entretien, je lui ai dit de
garder espoir et je me suis mis à faire
un petit jeu : « Si on estime pour le
tort qu’il a commis, il mérite 5 ans,
cela lui fera 47 ans. C’est cet âge
qu’avait exactement Obama quand il
accédait à la magistrature suprême de
son pays aux Etats-Unis. Si on estime
qu’il mérite 10 ans, cela correspondrait à 52 ans. C’est l’âge qu’avait
Nicolas Sarkozy lorsqu’il devenait président de la France. Si on estime que
Blé a tellement mal agi qu’il faut lui
donner 20 ans, il aura 62 ans. C’est à
cet âge qu’Henri Konan Bédié est
devenu président de la République de
Côte d’ Ivoire » et ainsi de suite. Pour
vous dire que Charles Blé Goudé n’est
pas perdu », a rassuré KKB dans ses
échanges avec ses hôtes. Le cadre du
PDCI opposé vigoureusement à une
candidature unique – en faveur de
l’actuel chef de l’Etat, Alassane
Ouattara – au sein du RHDP a rappelé,
après avoir déclaré qu’il faut laisser
ceux (dont les membres du COJEP)
qui sont en liberté jouir de leur droit
associatif, de parole, d’aller et venir,
que depuis 1990, le peuple de Côte
d’Ivoire a opéré une rupture avec tout
ce qui est parti unique, pensée
unique. « On ne doit pas vous persécuter, vous devez vivre comme tout
Ivoirien », s’est indigné l’ex-président
des jeunes du PDCI. « Nous sommes
allés librement au multipartisme pour
donner une chance à la démocratie
que nous avons choisie avec un mode
de succession », a déclaré KKB avant
de s’insurger contre de « faux débats
qui ont cours aujourd’hui avec des
questions de candidature unique.
«D’avance, les gens s’octroient les
mandats. Non, le peuple souverain
seul donne des mandats à travers un
vote démocratique», a-t-il rappelé,
avant de rappeler la philosophie de
Charles Blé Goudé selon laquelle «la
liberté s’arrache».
KKB a également regretté que subitement sous Ouattara une tribu d’impose aux autres. Il a rafraîchi la
mémoire de ses visiteurs en leur donnant l’image d’un théâtre. «La politique, c’est comme une scène de
théâtre, c’est de la façon que vous
entrez en scène que vous sortez.»
Youan Bi Agenor, président par intérim
du COJEP qui conduisait une délégation comprenant une vingtaine de personnes, à la fin des échanges a émis
le souhait de voir son mouvement élaborer un cadre formel de travail avec
l’honorable KKB dans les prochains
jours.
Détenu à la Mama
Un Frci assassin d’un commissaire de police exfiltré
a Maison d’arrêt militaire d’Abidjan
(Mama) a reçu une visite brève et
mouvementée dans la nuit du mardi
18 novembre (autour de 19h30). Un commando lourdement armé jusqu’aux dents,
selon une source proche de l’état-major,
a tenu en respect toute la garde du camp
Gallieni, où est logé la prison militaire.
Arrivés à bord de véhicules de type 4X4,
les individus qui composent le commando
ont neutralisé le poste de police et la
garde sous la bâche à l’entrée de la prison. Ils ont réussi, en moins de 10 mn,
sans tiré un seul coup de feu, à exfiltrer le
caporal Touré Ladji avec qui ils se sont
L
8 | LE NOUVEAU COURRIER
dirigés dans une destination inconnue.
Cette action d’éclat a également occasionné des évasions. Après l’appel effectué autour de 22h30 par le chef de poste
adjoint, quelques heures après le départ
du commando, il a été constaté deux
absents notables qui ont profité de la
situation pour s’évader.
Le caporal Touré Ladji, un élément de la
police militaire commandée à l’époque
par le commandant Koné Zakaria, avait
assassiné froidement le commissaire de
police de 1ère classe Kouadio Amani Alain
lors d’une patrouille à Sikensi, alors que
celui-ci revenait de sa plantation dans le
village de Sahié. Arrêté le 10 Septembre
2012, le Frci assassin a été déféré devant
le tribunal militaire d’Abidjan qui, siégeant en son audience criminelle le 20
juin 2014, l’a reconnu coupable d’enlèvement, de séquestration suivi de meurtre.
Il a été alors condamné à la peine de prison à perpétuité et radié des forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Dans la
soirée d’hier, il a été extrait par un commando qui, selon une confidence, semblait vouloir le mettre en lieu sûr.
Gilles Naismon
SEM le Président Laurent GBAGBO,
ses enfants Michel, Léa, Gado, Popo,
Patricia, Marthe, Antoinette, Al Rais
David, leurs conjoints et leurs enfants,
Mme Simone Ehivet GBAGBO,
Mme Nadiani BAMBA,
Mme Jeannette KOUDOU, ses enfants
Alain, Mada, leurs conjoints et leurs
enfants,
Les enfants de feu Zèpè Gbagbo
Koudou Paul, Henriette, David, Gisèle,
Christine, Agnès, Simon et leurs
conjoints, enfants et petits enfants,
M. et Mme Henri Gossé et famille à
Abidjan, Ziplignan et Mètépa,
Mme Nadjé Négblé Noëlle et enfants,
Les petits enfants de feu Négblé
Sacrekou,
La famille Kaby Djesse à Ziplignan,
La famille Lele Zokora à Blouzon,
Veuve Séri, née Loboyia Gouéhi
Henriette, M. Séri Sylvestre, les enfants
et la famille de feu Séri Robert, la
grande famille Kébissaet la communauté villageoise de Gnaliépa,
La grande famille Gbagbo Koudou à
Mama,
M. Dallys Moloko André, chef du village
de Gnaliépa et la communauté villageoise,
M. Zouogbo Kouassi Bertin, Chef du village de Mama et la communauté villageoise,
M. Boti Koudou, chef du village de
Blouzon et la communauté villageoise,
M. Laurent Ottro Zirignonet famille,
Les grandes familles de TchédjouéBabré,
M. Abou Drahamane Sangaré et
famille,
M. Bernard Dadié, Président du CNRD,
M. Pascal Affi N'Guessan, Président du
FPI et la grande famille du FPI,
M. Le Premier ministre Aké N'Gbo et
famille
Mme Odette Bako Likikouet, enfants et
petits enfants,
M. François Dacoury-Tabley et la
grande famille Dacoury-Tabley,
M. et Mme Philippe-Henri DacouryTabley et enfants,
M. Jérôme Bro - Grébé, enfants et
petits enfants,
M et Mme Benjamin Djédjé, enfants et
petits enfants,
M. Bertin Kadet et famille,
M. Alcide Djédjé et famille,
M. Désiré Dallo et famille,
Dr Assoua Adou et famille,
Pr Richard Michel Kadjo et famille,
M. Justin Koné Katina et famille,
M. Koffi Koffi Lazarre et famille,
L'Abbé Atta Sylvère à Accra,
M. Désiré Porquet et famille,
M. et Mme Ali Keita,
M. Emmanuel Léon Monnet et famille,
La coordination du FPI à Accra,
Les associations des réfugiés Ivoiriens
au Ghana, au Togo et au Bénin,
Les familles alliées EHIVET à Moossou,
BAMBA et FADIGA à Touba et Abidjan,
HONSSOU à Cotonou, PORQUET à
Grand-Bassam, CHAMOIS à Lyon et
SERELE ZOKOU à Daloa,
Ont la profonde tristesse de porter à
votre connaissance que leur mère, belle
mère, grand´mère, arrière grand mère,
tante et cousine,
LELE GADO MARGUERITE,
S'est endormie dans la paix du
Seigneur, le mercredi 15 octobre 2014
au CHR de Yamoussoukro.
Ses obsèques se dérouleront selon le
programme ci-après:
• Du lundi 24 novembre au jeudi 04
décembre 2014, de 18h à 20h:
Présentation des condoléances, au
domicile de Monsieur
Gossé Henri, à la Riviera Bonoumin,
(non loin de la Cité Syninfo);
• Du mercredi 07janvieraujeudi 15 janvier2015, de 18h à 20h: Reprise de la
présentation des condoléances, au
domicile de Monsieur Gossé Henri, à la
Riviera Bonoumin (non loin de la Cité
Syninfo) ;
• Samedi 17 janvier 2015, à Gnaliépa,
de 21h à 23h : veillée de
prière et de 23h à l'aube, veillée traditionnelle;
• Mercredi 21 janvier 2015, de 19h à
20h30: veillée de prières, à Ivosep
(salle Houphouët-Boigny);
• Samedi 24 janvier 2015, de18h à
l'aube: Veillée traditionnelle à Yopougon,
Place Ficgayo;
• Samedi 31janvier 2015, à 10h: Messe
de requiem, à l'église Saint Jacques
des Deux Plateaux.
• Jeudi 5 février 2015, de 21h à l'aube,
à Blouzon: Veillée traditionnelle et hommage des populations ;
• Vendredi 6 février 2015, de 10h à 11h:
levée de corps sur le parvis de la cathédrale Sainte Anne de Gagnoa, suivie de
la messe de requiem à 11hpuis du
transfert à Blouzon;
• Vendredi 6 février 2015:
-de 21h à 23h, veillée de prières;
-de 23h à 00h, oraisons et témoignages;
-de 00h à l'aube, veillée traditionnelle;
• Samedi 7 février 2015:
- de 9h à 11h: danses traditionnelles,
oraisons et témoignages;
-11h:messe de requiem, suivie de l'inhumation dans l'intimité familiale.
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Interview - Africa Web Festival
Alfred Dan Moussa (Pco) : « Notre souhait, que la culture africaine s’empare du numérique »
Par Saint Claver Oula
Africa Web Festiva dédié à l’Afrique et au numérique ouvrira ses portes au public les 24, 25 et 26 novembre 2014. A quelques jours de la tenue de cet événement qui
rassemblera des professionnels et des amateurs, le président du comité d’organisation, Alfred Dan Moussa, fait le bilan de l’engouement qu’il suscite.
Pouvez- vous nous présenter le
projet AFRICA Web Festival, en
tant que président du comité d’organisation ?
Africa Web Festival est une initiative de l’Afrique. C’est un projet
pensé et conçu par une Ivoirienne.
Mariam Sy Diawara, c’est son nom,
a réalisé en Europe, en Amérique,
en Asie et presque partout dans le
monde, qu’avec l’avènement des
technologies de l’information et de
la communication, se développent
des plates-formes dédiées à ces
innovations. L’Afrique ne peut être
en reste, elle qui est capable de
créativité. Et voilà le festival dédié
à l’Afrique et au numérique qui
ouvrira ses portes au public les 24,
25 et 26 novembre 2014. Vecteur
de la culture africaine, Africa Web
Festival est une réponse à l’attente des Africains de tous les
âges.
Est-il possible d’avoir une idée du
menu qui sera servi pendant les
trois jours ?
Africa Web Festival a prévu un
concours à l’attention des jeunes
et des professionnels. Il sera
sanctionné par 10 prix d’une valeur
de un à deux millions Fcfa, chacun.
L’on imagine bien que la culture
africaine va réapparaître dans les
productions qui vont être soumises
au jury dirigé par M. Samba Koné,
journaliste de grande expérience.
Les développeurs étaient attendus,
de même que les producteurs,
cinéastes, créateurs de sites.
Aviez-vous quelque chose à proposer ? Un documentaire ? Une vidéo
? Alors, vous serez départagés par
le jury composé de professionnels
du domaine.
L’autre pan de Africa Web Festival
est l’espace exposition. Il donnera
à voir tout ce qui bouillonne de
créativité, d’innovation, d’invention, lorsqu’on parle de technologies de l’information et de la communication. Le visiteur de AWF
touchera du doigt et verra de ses
yeux la révolution qui nous entoure
et nous enveloppe. Les discours
feront place au concret. Ce sera
l’aspect découverte de Africa Web
Festival, à l’espace Latrille Events
d’Abidjan Cocody, lieu de l’évènement, trois jours durant. Que dire
de la dimension appelée tablesrondes ? Les hommes et les
femmes qui en savent beaucoup et
ceux qui ont soif d’actualiser leurs
connaissances du numérique vont
se croiser, se parler, s’écouter et
repartiront plus édifiés qu’ils
n’étaient, en se rendant à Africa
Web Festival. Les doutes en soi
feront place à l’assurance, les
interrogations céderont le pas aux
réponses, les capacités se renforceront. Ce sera un moment
d’échanges réels, de communion
et de communication avec les nouveaux outils. Abidjan se présentera
ainsi et désormais, au public africain, comme la capitale du numérique.
Avez-vous déjà reçu des candidatures au concours de cette première édition de Africa Web
Festival ?
Je pense que l’affluence est réelle,
pour un festival qui est à sa toute
première édition. Le président du
jury, M. Samba Koné, aura l’occasion d’apprécier la participation à
ce concours des hommes et
femmes du secteur du numérique.
Combien de vidéos ? Combien de
documentaires ? Combien de fictions ? Combien de sites ?
Laquelle des dix catégories du
concours remporte la palme de la
participation ? Autant de questions
et bien d’autres qui trouveront des
réponses justes et appropriées
dans quelques jours. L’on peut au
moins affirmer que le point des
candidatures, à la date de clôture
des inscriptions le 15 novembre
2014 à minuit, ce point affiche le
chiffre de 108 candidatures, pour
dix prix annoncés. On peut donc
affirmer qu’il y a eu affluence de
professionnels et de jeunes aux
dents longues. C’est encourageant
de réaliser que l’Afrique est déterminée à jouer sa partition et à
prendre place, toute sa place dans
l’espace mondial du numérique, du
web, des technologies de l’information et de la communication.
C’est le troisième et dernier jour de
Africa Web Festival que les lauréats seront connus et que les prix
seront décernés.
Quelle est l’attente du comité d’organisation de Africa Web Festival ?
La première attente est assouvie :
la participation au concours de
nombre de jeunes, de nombre
d’écoles et de nombre de professionnels. La seconde attente, souhaiter que la culture africaine
s’empare du numérique ou prenne
pied dans le numérique. Le
moment venu, le jury nous situera
par rapport à cette attente. Dans
tous les cas, c’est réconfortant de
réaliser que l’événement annoncé
depuis plusieurs mois va effectivement se dérouler sur le sol africain, avec la participation des
Africains et des amis de l’Afrique.
AWF s’inscrit aussi comme une
manifestation ouverte sur le
monde. Pour faire un bilan, pour
apprécier un parcours, celui du
numérique sur le continent, quoi
de plus normal et logique de s’appuyer sur des éléments de comparaison qui arrivent de l’Europe, de
l’Amérique, de l’Asie, du monde.
D’avance, nous adressons notre
gratitude au jury qui ne dort plus
depuis le 16 novembre, lendemain
de la clôture des inscriptions au
concours. Développeurs, producteurs, réalisateurs, metteurs en
scène, cinéastes, enseignants
conjuguent leurs connaissances
pour départager les candidats.
Organisé en Côte d’Ivoire, par une
Ivoirienne, Africa Web Festival vat-il enregistrer la participation des
autres pays africains ?
L’effort a été fait pour que ce festival mérite sa qualité d’événement dédié à l’Afrique et au numérique. La Côte d’Ivoire, par son statut de carrefour, facilite la gestion
de ce rendez-vous. Les ambassades présentes à Abidjan ont été
approchées par l’équipe de Africa
Web Festival . Pour un festival du
numérique, des mails ou courriers
électroniques ont permis d’adresser des invitations collectives et
individualisées. Les réseaux
sociaux ont fait partie de l’organisation, pour toucher le maximum
de personnes. Il y a eu de bonnes
réactions. Le compte-rendu fait
des avant-événement par la
presse, la télévision, la radio,
l’agence, la presse en ligne a permis aux pays amis et frères de la
Côte d’Ivoire, de se reconnaitre
dans cette manifestation. Les uns
et les autres attendent se faire
représenter soit par leurs ministères soit par leurs entreprises qui
arrivent à s’imposer dans le
domaine du numérique. C’est un
rendez-vous qu’on appréciera au
soir des trois jours consacrés à
cette première édition.
Vous savez que les pays africains
ne connaissent pas encore un
essor en matière de numérique …
Africa Web Festival voudrait tendre
la main à toutes les catégories
socio-professionnelles et à toutes
les catégories d’âge. Il se déroule
à Abidjan, en Afrique. Qu’on soit
averti des questions du numérique,
qu’on ait un ordinateur portable ou
pas, qu’on ait un Smartphone ou
non, un téléphone mobile ou pas, il
s’agit d’aller à la rencontre de
Africa Web Festival, de se débar-
rasser de toute complexe ou de
toute honte. Il s’agit d’aller visiter
les stands, de participer au débat.
Personne n’est interdit de participation à Africa Web Festival.
Personne ne doit s’interdire le chemin qui mène à l’espace Latrille
Events, cadre choisi pour abriter
les trois consacrés au numérique.
Au sortir de ce festival, c’est notre
souhait, c’est le souhait de la fondatrice Mariam Sy Diawara, que
tout le monde puisse dire, c’est à
Africa Web Festival que j’ai appris
beaucoup du numérique et sur le
numérique, du web et sur le web,
ainsi de suite. Il s’agit de briser le
béton qui est entre le numérique et
le public et de le rapprocher
davantage du public. C’est la raison pour laquelle nous abordons la
question du numérique sous trois
angles. Il y aura une exposition,
des conférences et un concours. Il
y aura forcément des ateliers, des
espaces de démonstration, des
espaces jeunes publics. Les
lycées, les collèges, les grandes
écoles, les universités sont attendues et je pense qu’ils prendront
d’assaut l’espace Latrille Events,
un matin, un après-midi, ou même
toute la journée, pour certains. Il
n’est pas seulement réservé aux
professionnels. On peut être moins
averti et participer à Africa Web
Festival.
Pensez-vous que tout a été mis en
œuvre pour la réussite de cet évènement pour lequel vous attendez
de l’affluence ?
Ce festival est placé sous le parrainage du Premier ministre,
Daniel Kablan Duncan, avec la participation des ministres de la
Poste, des Technologies de
l’Information
et
de
la
Communication
;
de
la
Communication ; de la Culture et
de la francophonie ; de
l’Intégration africaine et des
Ivoiriens de l’extérieur ; de
l’UNESCO. C’est un festival qui est
prêt comme un repas qui peut être
servi à tout moment. Le 24 novembre sera la journée de lancement
et des premières tables rondes. Et,
ce lundi, tout commencera à 9 h.
Que chacun se prépare à prendre le
chemin qui mène vers l’espace
Latrille Events. L’heure du rendezvous a sonné.
LE NOUVEAU COURRIER | 9
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
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LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
actu culture
5édition du Fitha (Festival International de Théâtre d'Abidjan )
Cinéma/Festilag 2014
Sidiki Bakaba et la formation à l’honneur 6 pays en attraction aujourd’hui et demain
Par Franck-Harding M’Bra
La comédienne Naky Sy Savané a lancé le mardi 18 novembre dernier, dans un bateau-bus sur la lagune
Ebrié au Plateau, la troisième édition du Festival international du film des lacs et lagunes. Dès demain
vendredi 21 jusqu’au 29 novembre se déroulera le festival (à Abidjan, Grand-Bassam, Bouaké et
Yamoussoukro…) qui met à l’honneur cette année l’acteur- réalisateur ivoirien Sidiki Bakaba ainsi que
la formation des acteurs de la chaîne cinématographique.
Naky Sy Savané, directrice du Festilag
ul n’est prophète chez soi,
dit-on. N’empêche qu’il
faut savoir rendre hommage et honneur à des acteurs
de genres et disciplines quand il
se doit. Surtout de leur vivant.
C’est la réflexion que nous suscite l’annonce faite par les organisateurs du Festilag (Festival
International du film des Lacs et
Lagunes (Festilag 2014 qui
débute demain vendredi à la
place Ficgayo à Yopougon) de
rendre un hommage à notre bon
vieil acteur et réalisateur de
cinéma et compatriote Sidiki
Bakaba, pour l’ensemble de son
œuvre. «L’année dernière, nous
avons célébré les pionniers du
cinéma comme Timité Bassori.
Pour cette nouvelle édition, nous
voulons rendre hommage à Sidiki
Bakaba pour l’ensemble de ses
œuvres cinématographiques. Si
nous voulons développer notre
cinéma, il faut promouvoir les
acteurs du cinéma. Son billet
d’avion est déjà émis. Nous
espérons qu’il sera des nôtres
pour le début du festival», a ainsi
déclaré ce mardi 18 novembre
Kélétigui Coulibaly, commissaire
du Festilag. C’est une décision
N
salutaire de la part de de Naky
Sy Savané, la directrice du festival et son organisation, d’honorer Sidiki Bakaba. Car les résultats de la politique de formation
qu’avait initiée en son temps
l’ex-directeur du Palais de la
Culture de Treichville sont probants. Et ces résultats ont pour
nom la génération des futures
vedettes ivoiriennes en cinéma
et jeu d’acteur que sont Mike
Danon, Beugré Djep, Gilles Beblo
et plein d’autres qui ont éclos
dès les années 2003.
La formation à l’honneur
C’est donc logique et bien vu
pour le Festilag 2014 qui met
l’accent cette année sur la formation de dérouler son tapis
rouge au réalisateur de Roue
Libre, bon copain de Jean-Paul
Belmondo. Après, viendra-t-il où
pas quand on sait son calendrier
chargé et surtout les circonstances de son départ du pays
(après le 11 avril 2011) ? On
attend de voir. Tout en espérant
qu’il monte dans l’avion pour
Abidjan pour venir parler de
cinoche pendant des heures vu
que c’est son dada.
Sans faire de bilan de son
concept cinématographique avec
les 3 années qu’il compte, Naky
Sy Savané a tout de même relevé
certains
points
positifs.
Notamment le succès de l’initiative « Lagoonwood » visant à
mettre en avant les productions
100% ivoiriennes et qui a révélé
des jeunes talents.
Côté innovation du Festilag 2014,
il va s’agir de « l’organisation, en
partenariat avec l’Organisation
internationale de la francophonie
(Oif) et de la structure burkinabé
Safitec, d’un atelier d’écriture
«Fichier 90».8 scenarios ont été
sélectionnés sur 55 scenarios de
fiction reçu par le jury. Les
auteurs seront formés par un
spécialiste en marge du festival.
Une deuxième formation est axée
sur le jeu des acteurs. La dernière session sera réservée aux
journalistes. Nous voulons permettre aux hommes des médias
de développer la critique cinématographique », a aussi indiqué
Naky Sy Savané.
L’objectif du Festilag, a-t-elle
poursuivi, est de promouvoir un
marché cinématographique compétitif pour la sous-région. Cette
petite messe du cinéma s’ouvre
ce vendredi 21 novembre au village du festival sis à la place
Ficgayo à Yopougon avec une
fresque et la projection d’une
sélection de films de la catégorie
«Lagoonwood».
Au total, 34 films seront projetés
à Abidjan. Le Festilag refermera
ses portes le samedi 29 novembre avec la remise du « Grand
prix des lagunes ». Le festival
bénéficié du soutien du chef de
l’Etat (représenté au lancement
par son conseiller sur les questions culturelles, Philippe
Bitowa), de l’apport du ministère
de la Culture et de la
Francophonie, du District
d’Abidjan, de la mairie de GrandBassam, de l’Insaac et de son
partenaire Orange Côte d’Ivoire.
Le théâtre face aux défis de l'intégration et de la diversité culturelle». Tel est le thème de la
5ème édition du Festival international du théâtre d'Abidjan organisée
par la compagnie Siamois
Expression. La cérémonie d’ouverture s’est tenue, mardi dernier, à
l'Allocodrome de Yopougon-Niangon.
A cette occasion, Delphine Yobouet,
directrice du Fitha a soutenu que
l'objectif de cette rencontre théâtrale est d’œuvrer à l'instauration
d'une libre circulation des artistes et
de leurs œuvres. Elle a remercié la
mairie de Yopougon qui s’est approprié le festival. «Je remercie les
compagnies des pays tels que le
Bénin, le Togo, le Burkina-Faso, la
France, le Tchad qui ont effectué le
déplacement. Car ce sont elles qui
contribueront à la diffusion du théâtre africain et de favoriser la rencon-
«
tre et le travail en commun des
jeunes créateurs», fait-elle savoir. A
sa suite, le représentant du maire
Koné Kafana a noté que le théâtre
favorise une dynamique de rencontres et d'échanges permanents entre
les professionnels du spectacle
vivant et contribue au changement
des comportements des hommes
dans la perspective d'un développement culturel durable. Les représentations officielles démarrent ce jour
à partir de 16 heures. Avec la très
attendue compagnie théâtrale béninoise qui fera découvrir aux Ivoiriens
et aux festivaliers présents l’une de
ses pièces qui fait sa renommée intitulée «Sossoumassédé ou le cadavre
ambulant» qui traite du panafricanisme vu de nos jours comme une
utopie. Notre critique suivra.
F-HM
N é c r o l o g i e
La grande famille YE Gueye à
Bangolo, Canada, France,
Pays-Bas, République du
Congo, Djibouti
Les enfants YE Gueye Bonfils
à Bangolo, Abidjan, Canada
KOHOU Georges
Les
enfants
GAHOU
Anastasie :
Mme Kaloué Victorine et
enfants à Abidjan, Ernest
Constant (Kéita), Mme et
enfant à Bangolo, Simplice,
Mme et enfants à Daloa,
Désiré, Mme et enfants à
Abidjan, Odile, M. et enfants à
Abidjan, Véronique, M. et
enfants à Bonoua, Joël, Mme
et enfants à Djibouti
Les petites enfants
Serges, Estelle, Joceline, Vanessa, Christ, Cédric, Carelle,
Aaron, Loïc, Oprah, Penielle, Levry, Tatiana, Eunisse, Anastasie,
Devincy, Deguy, Alexandre, Ivan-Dorgelès, Guy Amos
Arrières petits enfants
Placide, Carmelle, Esiroy, Ijora
La grande famille YEHEDY, les grandes familles de WONGBAE,
les grandes familles de LOHIN, les grandes familles alliées, à
Bangolo
Ont la profonde douleur d’annoncer le décès de leur sœur, mère,
grand-mère, arrière grand-mère, belle mère,
GAHOU Anastasie décédée le vendredi 31 octobre 2014 au
CHU de Treichville.
Le prOGrAmme des ObsèqUes s’étAbLit cOmme
sUit :
➢ Vendredi 14 novembre 2014, veillée religieuse à partir de 20h
à Yopougon Camp militaire, derrière le G.S Singa
➢ Mercredi 19 novembre 2014, veillée traditionnelle de 20h à
l’aube à Yopougon Camp militaire, derrière le G.S Singa
➢ Vendredi 21 novembre 2014, levée de corps à SIPOFU (route
de Dabou) à partir de 7h30, suivie du transfert et de la veillée traditionnelle à Bangolo
➢ Samedi 22 novembre 2014, messe de requiem suivie de
l’inhumation au cimetière de Bangolo
contact : 08171870
LE NOUVEAU COURRIER | 11
LE NOUVEAU COURRIER <
N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014
dans l’actu
Mairie de Cocody
Des ex-agents réclament la tête de N’Goan Aka Mathias
Par Sylvain Dakouri
Le collectif des agents licenciés de la mairie de Cocody (Calmac), par la voix de son porte-parole Achille Gnaoré, a au cours d’une conférence de
presse tenue le mardi 18 novembre à Blokhauss, exigé la démission du maire N’Goan Aka Mathias à qui ils reprochent d’avoir une gestion opaque.
prestigieuse commune de Cocody. Il n’en a pas le coffre.
Avec lui, Cocody est dans l’abîme. C’est pourquoi nous
demandons sa démission. Il ne faudrait pas que le conseil
municipal se fasse complice de cette gestion opaque et
familiale. Auquel cas nous apprécierons, les populations
avec», a menacé Gnaoré Achille.
Gnaoré Achille porte-parole du collectif des licencies de cocody
’est en présentant d’entrée des documents comme
preuve que Achille Gnaoré a introduit son propos. Pour
lui, le licenciement pour motif économique avancé le
maire est un motif fallacieux. Il en veut pour preuve l’embauche de plusieurs personnes juste après leur licenciement. « Quant on dit qu’on renvoie pour des motifs économiques 283 personnes, des pères et des mères de famille,
on n’embauche pas en même temps d’autres personnes ?
Nous avons la liste des personnes qui ont pris notre place
et qui travaillent à la marie de Cocody pendant que nous
vivons le martyre et ne savons à quel saint nous vouer.
C’est donc un licenciement abusif et c’est méchant. C’est
cruel cette manière d’agir du maire », a pesté Achille
Gnaoré.
Le porte- parole du Calmac explique que c’est à la suite de
plusieurs actions disciplinées que des ‘’miettes, semblant
de droits’’ leur ont été reversés. Sinon, à l’en croire, le
maire n'était pas prêt à leur verser leur droit. « C’est lui qui
nous a licencié, alors il doit nous accompagner financièrement. C’est cela le social. Cela s’est fait à Marcory et dans
d’autres communes. Mais pourquoi le maire de Cocody
n’est il pas humaniste et social comme les autres ? Et, il
nous jette dans la rue dans une indifférence totale », s’est
interrogé Achille Gnaoré.
Il est allé plus loin en dénonçant la gestion du maire N’Goan
qu’il juge très très opaque. Selon Gnaoré Achille, toutes les
taxes que recouvre la mairie de Cocody ne sont pas reversées au Trésor Public comme il se doit. Mais elles sont plutôt directement reversées en partie au maire N’Goan via des
entreprises qu’il a mises sur pied. Par exemple, fait-il
savoir, c’est une de ces sociétés qui fait le recouvrement de
la taxe sur la publicité malgré l’arrêté ministériel qui interdit la cession de sa gestion à une entreprise.
Tout cela permet au maire, selon les agents licenciés, de
vivre au dessus de ses moyens pendant que ses agents
vivent dans le dénuement total. « Outre ces entreprises qui
font rentrer de l’argent directement dans la poche du maire,
les régis financières et les postes importantes où passent
l’argent de la mairie, notamment les taxes sur mariages, les
taxes sur établissements de nuit, les taxes sur les prévisites sont tenues par des membres de sa famille.
Aujourd’hui ceux -ci vivent dans un lux insolent », fait-il
savoir. Gnaoré Achille dit détenir les preuves de ce qu’il
avance. En outre, revèle-t-il, depuis l’avènement de N’Goan
Aka Mathias, Cocody n’a pas connu un véritable projet,
aucun chantier n’a été engagé par lui et tout ce qui s’y
passe, notamment au niveau des routes, ce sont des projets du gouvernement. Il demande donc au conseil municipal d’auditer la gestion du maire N’Goan et d’exiger sa
démission. «Le Maire Ngoan ne mérite pas de diriger la
C
LE NOUVEAU COURRIER |12
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