LE NOUVEAU COURRIER
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Prix SOS Forêts – gouvernance forestière Le Nouveau Courrier lauréat > p.3 3 N°1156 Jeudi 20 Novembre 2014 l www.nouveaucourrier.net Son armée se révolte contre lui Emmanuel Oschofa aux célestes Ouattara est nu ! «Vous avez un seul berger,> p.2 c’est Kanon Luc» > p.4-5 Recevant le COJEP, hier KKB : «Blé Goudé n’est > p.8 pas perdu» •Vive tension au ministère de la Défense, hier Can 2015 •Ce qui a failli mettre le feu aux poudres Les Eléphants •Koné Bruno : «La question est sérieuse» qualifiés > p.7 LE NOUVEAU COURRIER CMJN LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Emmanuel Oschofa aux célestes de Côte d’Ivoire : 2ème édition de Géomatique 2014 «Vous avez un seul berger, c’est Kanon Luc» Les collectivités décentralisées invitées Le pasteur mondial de l’église du Christianisme céleste, le prophète Emmanuel Oschoffa, qui a à adopter la géo-information Par Moussa Koné effectué un séjour de quelques jours en Côte d’Ivoire, a animé une conférence de presse le mardi 18 novembre à Cocody Angré. A cette occasion, il a réaffirmé son soutien au révérend Kanon Luc en tant que chef de diocèse de l’église du Christianisme céleste en Côte d’Ivoire. Le révérend Emmanuel Oschoffa (à g.) appelle à l’union autour de Kanon Luc. es fidèles de l’Eglise du christianisme céleste de Côte d’Ivoire, qui avaient déjà amorcé la réconciliation en leur sein sous la houlette du chef de diocèse peuvent se réjouir. Le pasteur mondial de l’église du Christianisme céleste, le prophète Emmanuel Oschoffa, qui a animé une conférence de presse le mardi 18 L Edité par Avenir Médias SARL Tél: 22 49 53 47 Gérant délégué : Prosper Koffi Directeur de publication Stéphane Guédé 40006699 / 07283579 [email protected] Rédacteur en chef Saint-Claver Oula 01 01 95 04 / 07 30 40 64 [email protected] Secrétaire général Emmanuel Akani 45401010 / 02065265 [email protected] Impression : Sud Actions Média Tirage 10 000 exemplaires Récépissé du procureur N° : 18/D Dépôt légal : N° 9220 du 4 juin 2010 2 | LE NOUVEAU COURRIER novembre à Cocody Angré a mis fin aux amalgames en réaffirmant son soutien au révérend Kanon Luc en tant que chef de diocèse de l’église du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire. «Je n’ai pas changé de décision. Kanon Luc demeure mon représentant en Côte d’Ivoire (...) Je ne sais pas ce qui pousse les gens à s’autoproclamer pasteur. Mais soyez tranquille, vous avez un seul berger, c’est Kanon Luc. Poursuivant, il a tenu à préciser que l’église a été protégée à l’Oapi, justement pour la valoriser mais surtout éviter les débordements, le désordre. C’est pourquoi il invite les fidèles qui se sont mis en marge du diocèse de Côte d’Ivoire de revenir à la maison. Il a donc déploré le fait que d’Ediémou Blin Jacob, un ancien du diocèse de Côte d’Ivoire ait été investi pasteur national par une autorité politique de Côte d’Ivoire. Pour lui, l’Etat doit plutôt aider à ramener la cohésion au sein de l’église du Christianisme céleste. C’est pourquoi Emmanuel Oschoffa tend donc la main à Ediémou Blin Jacob afin qu’il rejoigne son rang d’avant. Faisant le point de son séjour en terre ivoirienne, il a dit avoir longuement échangé avec le directeur des cultes, à qui il a fait le point de la marche du diocèse de Côte d’Ivoire, représenté par le révérend Kanon Luc. Le chef mondial de l’église du christianisme céleste a saisi l’occasion pour remercier les autorités ivoiriennes pour les mesures prises pour son séjour. Il n’a donc pas manqué de lancer un message de paix pour la Côte d’Ivoire. Aux chrétiens célestes, il a surtout recommandé de cultiver l’entente avec les autres religions dans un esprit de paix parce qu’il n’y a qu’un seul Dieu. La rencontre avec la presse s’est tenue en présence de nombreux responsables de l’église céleste venu soutenir leur leader en fin de séjour en Côte d’Ivoire. Le ministre Koné Bruno coupant le ruban e ministre de la Poste et des NTIC, Koné Bruno, a procédé le mardi 18 novembre 2014, à l’auditorium de la Caistab, au lancement de la deuxième édition du salon international de la Géomatique, organisé par le Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG). Soulignant la pertinence du thème de Géomatique 2014 : «la géo-information, outil de planification et de bonne gouvernance au service du développement local», le ministre a soutenu que les TIC sont un moyen pour améliorer la gouvernance des villes et régions. C’est pourquoi il a appelé les dirigeants des collectivités décentralisées, les mairies et les conseils régionaux, et autres entités de développent à saisir l’opportunité pour exposer leurs préoccupations et échanger sur problématiques de développement. Selon lui, il faut « comprendre les TIC de façon à les déployer pour en faire L Ministère de Dieu Les prophètes Ferdinand Kouadio et Rebecca Hortense consacrés e prophète Ferdinand Kouadio et la prophétesse Rebecca Hortense (Baza Solange à l’état civil) ont été officiellement consacrés ministres de Dieu par l’Apôtre Julien Kouassi, président-fondateur de la Mission Evangélique Source de Vie en Italie. Cette cérémonie s’est déroulée le samedi 15 novembre 2014 à la Mission de Christ en Action (MCA) à la Riviera-Palmeraie à Cocody. Ces deux ‘‘appelés’’ ont pris l’engagement de servir Dieu selon sa parole et d’exercer leur ministère selon sa volonté. Le pasteur Julien Kouassi s’est réjoui de la consécration de ses « enfants spirituels » puisque, explique-t-il, c’est l’aboutissement de plusieurs années au service de Dieu. « L Julien Kouassi, l’Apôtre qui a consacré les prophètes Ferdinand Kouadio et Rebecca Hortense. Jusqu’à ce jour, ils ont servi Dieu. Ils ont fait leurs preuves sur le terrain à travers la manifestation de leur don. Ils ont été des canaux de béné- diction pour beaucoup de personnes. Et nous savons que c’est Dieu qui appelle mais c’est des hommes qui consacrent. C’est pour cette raison qu’à un moment donné, une personne qui a un appel doit pouvoir avoir la caution de ses pairs pour pouvoir entrer de façon officielle dans le ministère», a-t-il expliqué. Lui-même disciple du Prophète Kacou Séverin qui l’a consacré en 1998, le pasteur Julien Kouassi a, dans son message intitulé « le mystère du ministère », encouragé ses filleuls car, souligne-t-il, Dieu met des gens à part pour l’exercice de son ministère. MK des leviers de développement.» Le commissaire général du salon, Dr Fon Gbéi Edouard, secrétaire général du CNTIG, a indiqué que la Côte d’Ivoire est leader dans le domaine de l’information géo-spéciale en Afrique de l'Ouest. Un fait à saluer car démontrant la prise de conscience des Ivoiriens quant à l’importance de la planification le développement. Géomatique 2014 a pour objectif, à l’entendre, de vulgariser cette technologie dont l’utilité dans tous les secteurs d’activité est indéniable. Les moyens technologiques que la Géomatique permet de déployer pour une géo-information de qualité, soutient-il, peuvent aider à endiguer les freins au développement, et à lutter efficacement contre les disparités régionales. Entre autres, la géo-information peut aider les collectivités décentralisées à résoudre un certain de défis auxquels ils sont confrontés, notamment la mobilisation des ressources propres, l’accès équitable à l’éducation, la lutte contre la pauvreté, etc. Le salon enregistre plus de 500 participants et une trentaine de structures et entreprises qui participent à une exposition à travers des stands qui ont reçu la visite du ministre et des autres officiels qui ont effectué le déplacement. Plusieurs conférences et panels sont également au programme, portant sur la géo-information, outil de planification et de bonne gouvernance au service du développement local ; le rôle des régions en matière de planification et de développement local ; les stratégies de mobilisation des ressources au profit des projets et programmes dans une commune, etc. Le salon prend fin ce mercredi. Emmanuel Akani LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Liste des candidats à la présidence du Fpi Elections de 2015 au Burundi Des membres du comité de contrôle dénoncent un acte solitaire Un conseiller de Nkuruziza dit pourquoi Par Benjamin Silué Des membres du comité de contrôle ont déclaré le mardi dernier, au cours d’un point au QG de campagne du président Laurent Gbagbo à la Riviera-Attoban à Cocody, qu’ils ne se reconnaissent pas dans la liste des candidats au prochain congrès du parti publiée dans la presse. Koua Wognin et Yoboué N’Da Kouassi lors de leur point de presse. a liste des candidats à la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi) publiée dans la presse hier mardi par un communiqué signé du président par intérim du comité de contrôle Vy Paul ne fait pas l’unanimité. Deux membres du comité de contrôle, Koua Wognin Honoré Marcellin et Yoboué N’Da Kouassi, ont fait savoir qu’ils ne se recon- L naissent pas dans cette liste qui a été publiée. « Nous dénonçons ce communiqué et condamnons l’acte solitaire du camarade Vy Paul qui n’engage pas le comité de contrôle », écrivent-ils dans un communiqué lu par Koua Wognin. Ils exigent donc la convocation d’une session du comité de contrôle « dans les meilleurs délais » en vue de l’analyse des dossiers. Selon eux, le comité de contrôle a pour mission de recevoir les dossiers de candidature en vue du congrès de décembre prochain. A ce propos, expliquent-ils, le comité de contrôle doit analyser la conformité des dossiers des candidats qui briguent la présidence du parti au regard des « dispositions pertinentes », de transmettre une liste provisoire des candidats au bureau du congrès pour publication et de recevoir et d’analyser les réclamations en vue de la publication de la liste définitive. « A notre grand étonnement, alors que depuis la date de clôture des candidatures aucune réunion n’a été convoquée pour l’analyse des dossiers, nous constatons la publication de ce communiqué indiquant la liste provisoire des candidats », explique ces membres de comité de contrôle. Prix SOS Forêts – Journalisme et gouvernance forestière Le Nouveau Courrier obtient le prix du meilleur organe de presse Anderson Diédri (à g.) posant avec le Dr Mathieu Wadja Egnankou. es résultats de la première édition du Prix SOS Forêts – Journalisme et gouvernance forestière ont été proclamés le mardi 18 novembre 2014 au cours d’une cérémonie organisée à l’Université de Cocody en présence du ministre des Eaux et forêts Mathieu Babaud Darret. Votre journal préféré à raflé plusieurs prix. Le Nouveau Courrier a en effet obtenu L le 1er prix du meilleur organe de presse et Anderson Diédri a obtenu le 2ème prix du meilleur journaliste de ce concours. Dofra Sékongo (Radio Anyama) et Sylvain Takoué (Le Nouveau Réveil) ont respectivement obtenu le 1er et le 3ème prix du meilleur journaliste. Quand Radio Anyama et Studio Mozaïk (une radio) se sont classés respectivement 2ème et 3ème au niveau du meilleur organe de presse. Le ministre Babaud Barret a félicité les lauréats et aussi l’ONG SOS Forêts qui a organisé ce concours. Le président de SOS Forêts, le Dr Mathieu Wadja Egnankou, a exprimé sa satisfaction de contribuer à la préservation de la forêt ivoirienne et au développement durable à travers l’institution de ce prix. Il espère avoir des partenaires pour l’aider à pérenniser ce concours. « Nous sommes arrivés à instituer ce prix pour encourager les journalistes à écrire et les organes de presse aussi à ouvrir leurs colonnes. Donc je suis très heureux. Pour un début, c’est très important, ça été un succès. Nous allons continuer à décerner les prix sur au moins trois ou quatre ans et ensuite on cherchera des sponsors pour nous appuyer», a déclaré l’enseignant-chercheur. Edouard Amichia il peut être candidat e conseiller principal du président de la république du Burundi en charge de la communication, Willy Nyamitwe, a échangé avec la presse ivoirienne, le lundi 17 novembre 2014, au terme d’un séjour d’une semaine en Côte d’Ivoire. Au plan politique, il a abordé la question de la réélection du président Pierre Nkuruziza qui alimente actuellement la polémique dans le pays. A l’entendre, si l’actuel chef de l’Etat burundais est au pouvoir depuis bientôt dix ans, il n’a été élu au suffrage universel comme le recommande la constitution du pays qu’une seule fois. En 2005, explique-t-il, le parti dont Pierre Nkuruziza était le président lors de la lutte armée a remporté la quasi totalité des sièges au parlement. Et c’est ainsi qu’il est devenu le président d’exception d’un du Burundi qui sortait d’une longue crise. «Nous avions eu des élections législatives et non des élections présidentielles. Or la constitution prescrit, en son article 96, que le président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat renouvelable une fois. En 2005, nous n’avions pas eu des élections mais un collège qui s’est réuni pour décider de qui dirigera le pays de 2005 à 2010. En 2010, nous sommes allés aux élections et c’était la première fois qu’un président était élu au suffrage universel direct après la guerre», soutient Willy Nyamitwe. A l’opposition qui crie que Nkuruziza est forclos pour les prochaines élections, il répond que «rien L Willy Nyamitwe, conseiller principal du président burundais n’empêche son parti de présenter le même candidat parce qu’il n’a a été élu au suffrage universel direct qu’une seule fois. Au demeurant, le parti au pouvoir n’a pas encore désigné son candidat pour les élections de 2015. C’est pourquoi il appelle les opposants à cesser d’alimenter la polémique. Selon lui, Pierre Nkuruziza est d’une popularité qui ruine les espoirs de l’opposition de parvenir au pouvoir. Au plan économique, le conseiller principal a indiqué que le climat des affaires est très favorable au Burundi qui figure, comme la Côte d’Ivoire, parmi les dix pays réformateurs au monde dans le Doing business 2015 publié récemment par la banque mondiale. Il exhorte donc les investisseurs ivoiriens à s’intéresser au Burundi, surtout que, révèle-t-il, différents accords de coopération seront bientôt signés entre les deux pays. Emmanuel Akani Grève des agents du Trésor, des douanes et des impôts L’OSATCI dénonce le double jeu de la COSYMEFCI e secrétaire général de l’Organisation syndicale des agents du trésor de Côte d’Ivoire (OSATCI), Gogbeu Benjamin, a rejeté, mardi dernier au Plateau, les accusations de calomnie et colportage de rumeur formulées à son endroit. «Je n’ai jamais accusé la COSYMEFCI d’avoir perçu 100 millions de Fcfa des autorités. La rumeur provient du Synatresor et je n’ai fait qu’alerter les leaders de la coordination », déclare le syndicaliste qui proteste vigoureusement contre l’agissement discourtois et anti-confraternel de Karim Ouattara, le secrétaire général du Synatresor, qui tient les rênes de la coordination. « C’est à cause de lui, s’énerve Benjamin Gogbeu, que les discussions au Trésor sont bloquées. Et c’est encore à cause de lui que la Cosymefci ira d’échec en échec. » Il reproche à Karim Ouattara et à ses camarades de « caresser L » le patronat, se permettant de lever un mot d’ordre de grève sur la base d’une simple promesse de discussions au moment où ils tenaient le bon bout. C’est pourquoi l’OSATCI n’attend rien de la lutte engagée par la coordination syndicale. Aux agents du Trésor, Gogbeu demande de ne pas suivre « ces leaders syndicaux incapables d’aller jusqu’au bout d’une action. Il appelle les agents à prendre leurs responsabilités afin de donner une nouvelle orientation à la lutte syndicale s’ils veulent qu’elle porte des fruits. « Notre salut ne se trouve nulle par ailleurs qu’au Trésor. Aucune plateforme ne peut résoudre nos problèmes », soutient le secrétaire général, Koné Adama, est ouvert à la discussion. Emmanuel Akani LE NOUVEAU COURRIER | 3 LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Révolte des militaires mardi Ambiance surchauffée au ministère de la défense, hier Koné Bruno admet : «La question est sérieuse» Un soldat des FRCI désarmé Par Anderson Diédri Le régime Ouattara a frôlé la catastrophe le mardi avec le soulèvement des militaires dans plusieurs villes du pays. Et le gouvernement a reconnu hier mercredi 19 novembre lors du conseil des ministres le danger auquel il a échappé. tout cela va être précisé à l’occasion des discussions qui vont s’engager», a indiqué le ministre de la Poste et des TIC. Le régime Ouattara sonné par la révolte des militaires. e soulèvement militaire qui s’est opéré dans plusieurs villes du pays mardi a fait trembler le régime Ouattara. Et les hommes du chef de l’Etat qui aiment ‘‘bomber la poitrine’’ sont curieusement rentrés dans leurs petits souliers. Les ministres de l’Intérieur Hamed Bakayoko et de la Défense Paul Koffi Koffi se sont quasiment pliés en quatre pour supplier les militaires révoltés de regagner les casernes. Le spectre des «jeunes gens» qui ont renversé Bédié en 1999 a plané ce mardi 18 novembre. D’ailleurs, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, a reconnu la gravité de la situation. «La question est sérieuse mais nous la traitons comme il le faut», a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. «C’est un message que ces soldats ont voulu envoyer», admet-il. Et le régime d’Abidjan prend la menace des militaires qui ont manifesté «bruyamment» au sérieux. Le pouvoir, qui aime se vanter d’être barricadé par son armée et sûr du soutien de l’armée française, fait subitement profil bas au point où les observateurs demandent s’ils sont réellement L 4| LE NOUVEAU COURRIER en face de ce régime qui s’est toujours targué d’une assurance militaire et sécuritaire infaillible. Le chef de l’Etat, sentant son pouvoir menacé, a pris des dispositions pour que les «demandes faites qui étaient légitimes» soient satisfaites. Ainsi, les représentants des différentes régions militaires ont eu hier une rencontre avec les autorités pour discuter de leurs préoccupations. «Un cadre de négociation a été mis en place déjà ce matin [hier], un calendrier a également été validé et je peux même vous dire que les délégations qui viennent de chacune des régions militaires sont déjà en route pour Abidjan. Donc elles vont être rencontrées dans la journée même ; une première réunion a lieu cet après-midi [hier] », a expliqué Bruno Koné. Le gouvernement estime à quelques 20 milliards francs Cfa le montant des revendications des militaires frustrés ; ce qui est vraisemblablement plus au regard du nombre de militaires concernés et de la multiplicité des réclamations. «Sans rentrer dans les détails, on évoque le montant d’une vingtaine de milliards aujourd’hui. Evidemment, De nouvelles audiences foraines peu rassurantes Par ailleurs, le gouvernement a décidé d’organiser une «opération spéciale d’audience foraine». Pourquoi cette opération alors que le régime a commencé la délivrance des cartes nationales d’identité (CNI) par l’Office national d’identification (ONI) ? «A ce jour, nous notons qu’il a été délivré 5 725 000 cartes d’identité», a justifié Bruno Koné, qui estime ce nombre insuffisant par rapport à la population ivoirienne. «L’opération d’identification ordinaire a démarré il y a un certain temps et il apparait encore qu’un grand nombre d’Ivoiriens ne détiennent pas de cartes nationales d’identité. La principale explication semble être l’incapacité pour beaucoup de nos compatriotes à produire les documents de référence qui permettent donc d’établir cette carte d’identité. Ces documents de référence étant l’extrait d’acte de naissance et le certificat de nationalité ivoirienne», poursuit-il. Selon le porte-parole du gouvernement, cette opération permettra de délivrer aux populations des jugements supplétifs d’acte de naissance et d’obtenir ensuite des certificats de nationalité qui leur permettront d’établir la carte nationalité d’identité. Mais après avoir fait voter des lois dirigistes à l’Assemblée nationale sur l’acquisition de la nationalité, on peut légitimement craindre que cette opération ne soit une autre foire à la fraude sur la nationalité comme cela a été le cas lors des audiences foraines de 2009, quand on sait que Ouattara veut vaille que vaille se maintenir au pouvoir. Les ministres et gradés de l’armée entourés des représentants des militaires mécontents ’ambiance était surchauffée hier au ministère de la Défense au Plateau où une rencontre était prévue entre des membres du gouvernement et des délégations de militaires venus de Korhogo, Bouaké, Daloa et aussi d’Abidjan. Avant le début de la rencontre, les militaires qui attendaient dans la salle de réunion étaient sur le quivive et très en colère. En effet, deux caporaux à qui l’on a exigé de céder de la place aux journalistes présents ont opposé un refus catégorique, après qu’ils ont su que les ordres venaient d’un officier supérieur, le chef du bureau de presse de l’Armée : « On s’en fou de colonel. Le colonel n’a pas pu régler notre problème c’est pourquoi on est là », lance l’un d’entre eux. Lorsque certains chefs militaires rentrent dans la salle, c’est avec un regard méchant rempli de colère qu’ils sont accueillis par les soldats. Alors que cette rencontre devait commencer à 15 heures, c’est finalement à 17 heures 35 que Hamed Bakayoko, Paul Koffi Koffi, Kaba Nialé, Abourahamane Cissé, Ouattara Birahima dit Photocopie, Affoussiata Bamba-Lamine, Alain Donwahi, les généraux Soumaïla Bakayoko, Brédou M’Bia, Gervais Kouassi Kouakou, respectivement ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, ministre Délégué à la Défense, ministre auprès du Premier ministre chargée de l’Economie et des Finances, ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget, ministre chargé des Affaires Présidentielles, ministre de la Communication, secrétaire général du Conseil national de sécurité, chef d’état-major des Frci directeur général de la police nationale, commandant supérieur de la gendarme- L rie, et bien d’autres chefs militaires arrivent sur le lieu du rendez-vous. Paul Koffi Koffi demandent aux gendarmes et policiers présents de sortir. « Vos chefs sont là », justifie-til. Hamed Bakayoko, président du comité interministériel chargé de discuter avec les militaires contestataires fait une brève intervention et la réunion se poursuit à huis-clos. Mais un groupe de militaires qui s’étaient retirés un peu plus tôt fait son entrée dans la salle. Ils sont une dizaine. L’un d’entre eux défie la sécurité en refusant de se faire contrôler avant d’avoir accès au lieu de la réunion. Il rentre dans la salle avec son arme pendant que les discussions s’y déroulaient. Les gardes du corps le font sortir manu militari et lui confisque le chargeur de son arme. Mais il réclame son arme à tue-en s’engouffrant à nouveau dans la salle. Au terme des discussions à 20 heures 15, Hamed Bakayoko annonce la tenue d’une autre rencontre aujourd’hui à 15 heures pour conclure les différentes questions évoquées. Au nom des militaires, le Caporal Diabaté Inza du premier Bataillon de Commando Parachutiste (BCP), détaché à Abobo, a indiqué que l’accord a été donné pour régler la question du retard de leur bail ainsi que leur « problème de grade » mais les « modalités » seront définies aujourd’hui. Il s’agit, poursuit-il, d’un montant « colossal ». Le fusilier Ouattara Siaka de la marine nationale a, au nom des corporaux issus des ex-combattants, indiqué que leur problème est purement militaire et il restera militaire. AD LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Mutinerie généralisée hier Ouattara est nu ! Par Théophile Kouamouo Une fois de plus, le « pays réel » s'est rappelé à la Côte d'Ivoire virtuelle que tente d'imposer le pouvoir actuel à travers d'incessantes manœuvres de propagande. Ce qui a éclaté mardi dernier à la figure de tous, c'est l'échec du processus de désarmement et de reconstruction de l'armée. Un échec qui est aussi celui d'une normalisation politique en trompe-l’œil. Le régime Ouattara mis face à la réalité qu’il veut cacher. lors que le pouvoir d'Abidjan vacille sous les « coups » de sa propre soldatesque, comment ne pas penser avec une certaine ironie au président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone ? En visite à Abidjan il y a moins d'un mois, il se montrait dithyrambique sur Alassane Ouattara et son bilan à la tête du pays. « Je veux saluer les progrès réalisés en matière de désarmement. Vous êtes un modèle que d'autres nations suivent », s'enthousiasmait-il. Un modèle, vraiment ? Le double mouvement de colère des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, armée « normale » de Côte d'Ivoire) et des exrebelles recyclés en FRCI, qui s'est allumé dans plusieurs villes du pays, donne à douter de telles affirmations. Une fois de plus, deux représentations de la Côte d'Ivoire sous Alassane Ouattara s'affrontent. La première, relayée par des médias « internationaux » complaisants et des diplomaties complices, tente de (se) convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, et que le pays avance inexorablement sous la houlette de son guide éclairé. L'économie va bien, merci. La réconciliation avance, merci. Le pays est en sécurité, A youpi. Rien n'est réglé Aux côtés de cette Côte d'Ivoire virtuelle chemine le pays réel. Un pays où la pauvreté règne, comme vient de le concéder Ousmane Diagana de la Banque mondiale. Un pays où le pouvoir a choisi de dissimuler la poussière des questions de fond non réglées sous le tapis de la communication et de la propagande tous azimuts. C'est ce pays qui se rappelle à nous avec cette inquiétante mutinerie d'un grand nombre de militaires. La vérité est que rien n'est réglé sur le front du désarmement et de la mise en place d'une armée véritablement républicaine. Victime de ses conditions d'accession au pouvoir, soumis aux caprices des miliciens qui l'ont fait roi, Ouattara est nu. Parce qu'il a cédé à la tentation d'un revanchisme à la fois absurde et absolu, il n'a pas pu se donner les moyens de tenir en respect les ex-rebelles et ses partisans armés en refondant une armée nationale, professionnelle et républicaine. Ce projet aurait nécessité de renoncer à la persécution des militaires qui ont été loyaux aux institutions jusqu'au 11 avril 2011. S'il avait eu ce réflexe d'homme d’État, il aurait évité le développement incontrôlé de milices et autres groupes de dozos qui ont paradoxalement continué de se créer après son arrivée au pouvoir, en raison de la trop longue mise à l'écart non seulement des FDS, mais également de la police et de la gendarmerie. Refus d'une réconciliation sincère On ne peut pas comprendre l'échec du processus de reconstruction d'une armée nationale en Côte d'Ivoire sans prendre en compte le refus absolu, exprimé au plus haut niveau de l’État, d'une réconciliation sincère et d'une normalisation politique véritable. C'est bel et bien parce qu'il voulait se donner les moyens de maintenir un climat de terreur à même d'intimider ses opposants et de passer si nécessaire en force en 2015 que Ouattara a rusé avec les réformes nécessaires à l'instauration d'un climat véritablement pacifié. A cet égard, les mouvements d'humeur observés hier sont indissociables de la profonde crise politique qui secoue la Côte d'Ivoire et que le pouvoir, aidé par le zèle de certains diplomates, veut cacher. Les choses ne se régleront pas parce que Ouattara aura donné des sous à ses ex-miliciens et satisfait aux préoccupations des ex-FDS, discriminés dans l'indifférence générale depuis plus de trois ans. Il faut ouvrir de vastes consultations nationales sur la défense et la sécurité, mais aussi sur l'organisation de la vie politique, sur la restauration des grands équilibres nationaux et sur la réconciliation nationale. Si le pouvoir s'entête à ne pas le faire, et continue de croire qu'il peut tout se permettre tant qu'il a la caution de la « communauté internationale », les événements du mardi entreront dans l'histoire comme le commencement des douleurs. Transport des marchandises Le pesage a débuté sur l’autoroute du Nord ’application du règlement 14 de l’Uemoa relatif à l’harmonisation des normes et du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu de véhicules lourds de transport de marchandises est entrée en vigueur en Côte d’Ivoire depuis mardi 18 novembre 2014. Le poste de pesage à basse vitesse d’Allokoi, à 5km du corridor de Gesco, a été rendu opérationnel à cette date. Les activités de pesage ont débuté effectivement sur l’axe Abidjan-Yamoussoukro comme site pilote, l’expérience devant être étendue à l’ensemble du territoire national en 2015. La capacité du poste d’Allokoi, d’un coût estimé à 1 519 120 470 Fcfa, financé par l’Uemoa, est de 600 poids lourds par jour. Six autres villes ivoiriennes devraient accueillir de tels ouvrages. Notamment Bouaké, Abengourou, San Pedro, Soubré et L Un gros camion passant au pesage Ferkessedougou. Le premier ministre Kablan Duncan a indiqué que la Côte d’Ivoire qui dispose de deux ports importants a un rôle à jouer pour freiner les surcharges au départ des cargaisons à destination de l’intérieur du pays et des pays limitrophes qui n’ont pas d’accès à la mer. Selon le ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi, l’application du règlement 14 constitue un atout majeur pour l’entretien du réseau routier ivoirien. Vu que les tests à blanc effectués pendant une période ont montré que plus de 70% des poids lourds circulant en Côte d’Ivoire sont en surcharge. Pour le président de la commission de l’Uemoa, Cheik Adjibou Soumaré, l’ouvrage touche un secteur clé du développement et de l’intégration en cours dans l’espace communautaire. Si les pays de l’Uemoa ambitionnent d’enregistrer une croissance économique soutenue dans les années à venir, Cheick Adjibou Soumaré prévient qu’il faut pour ce faire donner une place de choix aux infrastructures économiques. Pour chaque tonne de surcharge, tout camion à destination de l’intérieur du pays paiera désormais 4000 Fcfa d’amende quand ceux en partance pour les pays de l’hinterland devront payer 11000 Fcfa. Par ailleurs, tout véhicule devra payer des frais de pesage de 2000 Fcfa. La gestion de l’ouvrage est l’affaire du Fonds d’entretien routier (FER) dirigé par Siandou Fofana. Emmanuel Akani 5| LE NOUVEAU COURRIER LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Ange Aoussou, chorégraphe et danseuse «La danse nourrit son homme» Réalisée par Sylvain Dakouri Ange Aoussou est l’initiatrice du festival Un pas vers l’avant. Dans cette interview, la native de Divo qui vit en Allemagne actuellement, explique sa passion pour la danse. Formée en danse traditionnelle africaine, contemporaine moderne et jazz dans différentes écoles de danses et centres chorégraphiques en Côte d’Ivoire, mais aussi dans des pays d’Afrique et d’Europe, elle dit ce qui l’a motivé à mettre un festival de danse et de chorégraphie sur pied. Elle ne manque pas de prodiguer des conseils aux jeunes danseurs. La danse contemporaine est juste une expression très libre. Cette danse nait maintenant, dans l’instant, sur le moment, avec nos émotions et notre inspiration. Un exemple : j’ai fait des recherches sur un masque en pays wè, le Dji Glah. Je ne peux pas danser comme ce masque mais j’utilise la base des gestuelles, mes émotions et mon inspiration en changeant la conception ; une nouvelle danse se crée. Ange Aoussou veut aider les jeunes danseurs à travers son festival Comment êtes-vous venue à la danse ? Ma mère disait que je danse depuis l’âge de onze mois. Elle racontait aussi que j’étais fasciné par les mouvements d’Ernesto Djédjé à chaque fois qu'il passait à la télévision. Je ne me souviens pas de cette période mais j’aime beaucoup entendre cette histoire. J’ai débuté ma carrière professionnelle en danse traditionnelle d’Afrique de l’ouest à Abidjan avec le Danté théâtre pendant deux ans, après au Djolem environ trois ans, ensuite à la compagnie Bleguira de Miss- Dodo qui était encadré par les professeurs du village Ki Yi Mbock durant une année, ensuite la grande formation avec le Kotéba d’Abidjan pendant cinq ans. Puis j’ai abordé d’autres techniques de danse dans différents pays, notamment à l’Espace Donko Seko de Bamako au Mali, au centre chorégraphique national de Grenoble en France et à l’école des sables de Toubab Dialaw au Sénégal où j’ai passé trois ans pour apprendre la technique Germaine Acogny pour aussi mieux comprendre mes propres danses. Vous venez de boucler la 3e édition du festival un pas vers l’avant. Quel bilan faite vous de cette édition ? Cette 3ème édition 2014, que je nomme ‘’festival de la maturité ‘’, a été très enrichissante et très éprouvante en même temps. Je remercie Dieu, la terre, le ciel et mes ancêtres qui ont apporté beaucoup d'énergie dans ma vie et nous ont guidé pendant ces dix jours. Je remercie égale- ment mes collaborateurs qui se sont beaucoup impliqués ; sans eux rien ne serait possible. Cela a donné une jeune équipe très engagée qui a réussi à gérer le stress et a su rester à la disposition des artistes et du public. Cela a été un beau festival réalisé avec les moyens de bord, dans des lieux magiques. Merci au Maire de Jacqueville et à la 4ème adjointe au maire qui a cru à notre projet. Pourquoi avoir pris cette initiative d’organiser un festival de danse contemporaine ? Dans la vie, il faut croire en son métier. Je suis danseuse et chorégraphe, je connais les problèmes des danseurs en Côte d’Ivoire, pour y avoir travaillé. Ce genre de festival crée une connexion entre danseurs, professeurs et chorégraphes venus de partout. Durant ces dix jours, les artistes et le public ivoirien peuvent se frotter à d’autres styles de danse à travers des spectacles et se former gratuitement dans le cadre d’ateliers. Cette collaboration est une ouverture artistique et une aide pour les danseurs résidant en Côte d’Ivoire. Ceux-ci font des rencontres qui peuvent aboutir à des créations. Que pensez-vous de nos danses traditionnelles ? C’est la connexion entre la terre et le ciel. Je remercie mes formateurs de m’avoir donné une très bonne base en danse traditionnelle qui me permet aujourd’hui d’être enraciné et de pousser. Beaucoup de créateurs et chorégraphes internationaux viennent en Afrique pour y rechercher l’inspiration ; les résidences de créations s’y multiplient. Juste pour dire que la danse contemporaine n’est pas si éloignée de nos danses traditionnelles. On pourrait dire qu’elles sont la mère des danses du monde. Les danses urbaines pratiquées par les DJ, où les danseurs font beaucoup d’acrobaties. Qu’en pensez-vous ? Je respecte fortement toutes les danses urbaines avec leurs acrobaties. Ils ont du talent. Peut-être manquent-ils de temps pour une formation professionnelle ? Ils sont toujours dans les vidéo-clips pour assurer ‘’la popote familiale’’ que nous connaissons tous. Peut être qu’il serait bien de chercher des solutions pour professionnaliser ces danses, qu’elles soient reconnues à leur juste valeur. Il en faut des heures de répétitions pour arriver à ce niveau. Pourquoi un pas vers l’avant ? Un pas vers l’avant fait partie de mon histoire de vie, c’est mon leitmotiv. Pourquoi un pas vers l’avant ? C’est un encouragement pour les danseurs de Côte d’Ivoire. Est-ce que la danse nourrit son homme ? La danse nourrit son homme mais il ne faut pas dormir. C’est surtout une histoire de réseaux, si vous connaissez les bonnes personnes ça va, sinon c’est beaucoup plus difficile. Comme disait un professeur en danse jazz « les doigts n’ont pas la même longueur mais un jour viendra où ils auront la même longueur ». On sait tous que les doigts n’auront jamais la même taille, on doit continuer à lutter pour vivre de notre art. Comment vous définissez contemporaine ? Qu’est ce que vous pouvez dire aux jeunes danseurs ? la danse 6 | LE NOUVEAU COURRIER CMJN Ce que je peux dire à mes jeunes frères ? La danse est un métier, vous l’avez choisi alors il faut être à 200%. C’est au bout de l’effort qu’est la récompense. Vous devez être curieux, chercher des informations et des formations autour de vous. Ne restez pas à attendre, nous sommes livrés à nous-mêmes. Le ministère vous aide-t-il dans l’organisation de votre festival ? Non, ce sont surtout des instituts étrangers et des investisseurs privés sur place qui ont aidé à faire le festival. Je tiens à dire merci à l’Institut-Français, au Goethe Institut, la Fondation Corymbo et le CnacThéâtre. Nous espérons ce jour où nous recevrons un vrai soutien de notre ministère de la Culture pour la danse. Nos danseurs ivoiriens ont un véritable talent, il est temps de les aider à vivre de leur art. La Côte d’Ivoire doit redevenir une grande nation artistique. Rappelez-vous du Koteba, du Djolem, du Yelemba , de Tchétché , du village Ki Yi Mbock . Des Guirivoire, de N'Soleh et bien d’autres encore… Il faut soutenir tous les artistes ivoiriens quel que soit leur rang. Congrès de l’AECI le 20 décembre Les écrivains appelés à se mettre à jour e 20 décembre 2014, de 9 h à 16 h, l’Association des Ecrivains de Côte-d’Ivoire tiendra son VIe Congrès ordinaire, au Centre National de Recherche sur la Tradition Orale (CNRTO, ex GRTO). Ayant pour thème « L’écrivain, agent de réconciliation et de développement », ce congrès ouvrira, d’une part, une réflexion globale sur l’implication des hommes de lettres à la promotion de la paix en Côte-d’Ivoire et, d’autre part, interrogera les mécanismes d’une amélioration du statut de l’écrivain ivoirien, en vue d’une réelle émergence de la nation ivoirienne. Les écrivains sont priés de régulariser leur statut au regard de la carte de membre, afin de prendre part au Congrès et pouvoir élire ou se porter candidat aux différents postes électifs de l'Association. A cet effet, voir M. BAZIE à la Bibliothèque du District Plateau. Contact : 02 62 38 84/05 75 87 76. Le VIe Congrès est celui de la cohésion et du développement, mobilisons-nous pour sa réussite. Merci. L I. Conditions de participation au congrès • Etre membre de l’association et à jour de ses cotisations Selon nos statuts : Article 14 : L’A.E.C.I est ouverte à tout romancier, poète, dramaturge, nouvelliste, essayiste résidant en Côted’Ivoire et qui en fait la demande. Article 15 : L’admission à l’A.E.C.I. est soumise aux conditions suivantes : - Une demande écrite dans laquelle le postulant s’engage à respecter les objectifs et les principes fondamentaux de l’A.E.C.I. - Un droit d’adhésion obligatoire permettant de pourvoir aux besoins matériels de l’Association Selon notre règlement intérieur : Article 30 : Le droit d’adhésion s’élève à 5000 F CFA par membre. La cotisation est de 1000 francs CFA par mois et par personne. II. Conditions d’éligibilité • Poste de président et de commissaires aux comptes Selon notre règlement intérieur : Article 13 : Le Président est rééligible une fois au maximum et ne peut, quelles que soient sa compétence et son efficacité, briguer un troisième mandat. Peut être Président tout membre ayant au moins deux ans d’ancienneté et à jour de ses cotisations. Article 26 : les commissaires aux Comptes sont élus pour deux ans par le Congrès. Ils sont responsables devant celui-ci. Serge GRAH, Secrétaire Général de l'AECI NB. Les éventuels candidats sont priés de se faire connaître. NB: Les titres sont de la rédaction LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 la revue des sports Eliminatoires Can 2015- Côte d’Ivoire-Cameroun : 0-0 Challenge Presse du Mondial 2014 Les Eléphants s’invitent en Guinée-Equatoriale Les lauréats récompensés par Orange Par Patrice Beket La sélection nationale de Côte d’Ivoire a obtenu sa qualification pour la Can 2015 prévue en janvier et février prochains en Guinée Equatoriale. Elle a enlevé le match nul (0-0) indispensable, hier, face à celle du Cameroun. Eléphants et Lions ont partagé la poire en deux. ’essentiel est sauf et les Eléphants, par le biais des frères Touré, n’auront pas fait la fine bouche en conférence de presse. Kolo et Yaya Touré ont répété à l’envie que l’essentiel sur la pelouse du stade Félix Houphouët-Boigny, hier, était la qualification. Et pour y aboutir, il fallait obtenir autre résultat que la défaite. Il fallait donc soit se contenter du match nul, soit l’emporter. Sans avoir véritablement affiché une quelconque préférence pour l’une de ces deux alternatives, Yaya Touré et ses coéquipiers ont dû se contenter du match nul, 0-0, face à des Camerounais qui tenaient eux aussi à terminer premiers du groupe. Et qui pouvaient aussi se contenter du match nul hier. L’essentiel est donc sauf et c’est ce qu’il faut retenir. Il ne faudra surtout pas s’attarder sur les trois minutes d’arrêt de jeu pour lesquelles certains ont vite fait de dénoncer de l’antijeu, s’ils n’ont pas cru devoir y déceler l’expression d’une peur bleue des Camerounais. Il n’en est rien de tout cela en réalité. Puisque l’entame du match a bien montré deux formations soucieuses de vite marquer L pour se mettre à l’abri d’un coup de poignard. Les Vincent Aboubacar, Clinton N’Djié, Bedimo Henri et autres ont bien tenté de montrer les griffes et menacer les Eléphants. En retour, ils auront eu droit à la réaction bien corsée des Eléphants. Traoré Lacina, auteur d’un geste de génie en début de match, Gervinho et surtout Salomon Kalou ont bien tenté de donner du fil à retordre à la défense des Lions. Mais la prudence étant la consigne de part et d’autre, les défenseurs ont, chaque fois, pris le dessus sur des attaquants qui ont souvent manqué d’appui. Les autres préférant veiller au grain pour venir leur porter le soutien dont ils avaient logiquement besoin. On a donc eu droit à des baisses régulières de régime du fait de la canicule qui aura eu son effet sur les physiques. Pourtant, inversement, Camerounais et Ivoiriens auraient pu partir à la pause avec l’avantage au score. Ainsi de l’action nette de but sur laquelle Gervinho lève trop sa reprise alors qu’il se trouvait face au but adverse. La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Puisqu’une sur action anodine au cœur de la défense ivoirienne, Diarrassouba Viera se fait peur et offre la balle du but à son adversaire. Heureusement que Silvain Gbouhouo se détend bien pour repousser la frappe à ras du sol avant de se redresser pour faire échec à Clinton N’Djié qui avait tenté de faire passer le ballon sous son corps à la 45’. Une vraie alerte sans grand dommage pour les Eléphants qui peuvent aller à la mi-temps en ayant un pied en Guinée-Equatoriale. Stéphane M’Bia voit rouge Au retour des vestiaires, les Camerounais se montrent plus entreprenants que jamais. Ils obtiennent coup sur coup trois balles arrêtées, leurs spécialités. Mais il y a plus de peur que de mal. En face, les Eléphants évitent de s’enflammer et mettent un soin à s’appliquer dans les transmissions. Ils endorment ainsi les visiteurs qui manquent de se faire surprendre à la 57’. Sur une balle plombée dans le dos de la défense camerounais, Stéphane M’Bia, pris de vitesse par Gervinho, n’a d’autre choix que de l’abattre littéralement. L’arbitre marocain Bouchaib El Arach l’expulse d’un carton rouge sans autre forme de procès. Avec la sortie sur blessure de Nicolas N’Koulou à la pause, l’axe défensif central des Lions était ainsi décimé. Sur le coup-franc qui s’ensuit, il faut une tête camerounaise sur la ligne pour préserver la tanière. Qui subira deux autres assauts très dangereux. C’est d’abord une tête déviée de Bonny Wilfried, entré en lieu et place de Traoré Lancina, qui est encore renvoyée sur la ligne par un pied baladeur, alors que le portier adverse était archibattu. Puis Gervinho d’entreprendre un dernier slalom rageur qu’il ne conclura malheureusement pas à la 69’. Après, il fallait tout mettre en œuvre pour préserver la qualification. C’est ce qui a été fait. Les Eléphants ont appris la leçon ervé Renard n’aura pas été seul à étaler publiquement sa désapprobation de voir ses poulains jouer dans leur camp, en se faisant des passes, dans les ultimes minutes du match d’hier, donnant la nette impression de refuser de jouer. En dehors, les réseaux sociaux se seraient enflammés. Certains dénonçant ainsi un acte d’anti-jeu. Ce que Kolo Habib Touré a violement réfuté en conférence de presse. En rappelant à juste titre que les Eléphants avaient appris la leçon de leur élimination à la Coupe du Monde 2014 alors qu’on était entré dans les arrêts de H jeu. L’ancien capitaine des Eléphants de rappeler ainsi que c’est sur attaque placée des Eléphants, alors qu’on jouait les arrêts de jeu et qu’ils n’avaient besoin que du match nul pour aller au deuxième tour, qu’ils vont se faire contrés par les Grecs qui vont ainsi obtenir le pénalty qui va éliminer les Eléphants à quelques secondes du coup de sifflet final. Kolo Touré a aussi rappelé l’outrecuidance suicidaire des Eléphants qui n’avaient pas voulu se contenter du match nul face à la RD Congo, il y a quelques semaines, en éliminatoires de la Can 2015. Menés 3-1 à la mi-temps sur leur pelouse, réduits à dix, les Eléphants avaient réussi à recoller au score (3-3). Et avaient ainsi naïvement cru pouvoir l’emporter en continuant d’attaquer. Résultat des courses, ils se sont à nouveau fait contrer et ont pris un but qui a signé leur perte à Abidjan. Selon Kolo Touré, il ne fallait pas répéter les mêmes erreurs hier. Jouant les arrêts de jeu, ce n’était pas le moment de continuer à attaquer et risquer ainsi de se faire à nouveau prendre de revers. PB Les lauréats du challenge fiers de brandir leurs prix ’édition 2014 du Mondial de football est derrière nous. Mais Orange Côte d’Ivoire a tenu à solder les comptes, lundi dernier, en dévoilant les noms des gagnants du Challenge presse lancé à l’occasion de cet évènement mondial. Responsable sponsoring d’Orange Côte d’Ivoire, Robert Goh Singo a tenu à rappeler les critères arrêtés alors en vue de l’évaluation des candidats. A l’en croire, c’est ainsi une soixantaine d’articles de presse, fournis par les vingt-un participants enregistrés, qui aura été passée au scanner. Notamment pour leur originalité ainsi que pour leur illustration. L Auteur d’une trentaine d’articles, c’est notre confrère Alexis Adélé du quotidien LG Infos qui a été désigné grand lauréat du challenge presse. Il est suivi dans l’ordre par Dou Nicaise du Sport, Moïse N’Guessan de l’Expression, Francis Aké du Mandat et enfin Alphonse Camara de L’Inter. Au niveau des récompenses, il faut noter que les deux premiers sont repartis avec des ordinateurs portables de dernière génération ainsi que des appareils photos et des enregistreurs dernier cri. PB Sixième et dernière journées des éliminatoires Can 2015 L’Egypte et le Nigéria à nouveau au tapis éjà absents lors de l’édition 2012 de la Can, co-organisée par la Guinée-Equatoriale et le Gabon, l’Egypte et le Nigéria seront à nouveau absents en GuinéeEquatoriale en janvier et février prochains. Ces deux pays qui totalisent à eux seuls une dizaine de titres continentaux (six pour l’Egypte contre trois pour le Nigéria) sont tombés au terme de la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Can 2015 qui s’est disputée hier sur les différents stades Africains. Dans leur nouvelle enceinte flambant neuve d’Uyo, les champions d’Afrique en titre n’ont pu faire mieux que de concéder le match nul face aux incroyables Sud-Africains (2-2). Les Super Eagles qui avaient pourtant été battre leurs adversaires directs du groupe, les Léopards du Congo, à Pointe-Noire (0-2), samedi dernier, avaient impérativement besoin d’une victoire. Mais les visiteurs sud-africains en ont décidé autrement. Alors D que les Congolais s’imposaient au Soudan (0-1). Absents de la Can depuis 2012, les Pharaons ont à nouveau calé. Victimes de la belle forme des Aigles de Carthage de Tunisie qui n’ont pas voulu s’en laisser conter, alors qu’ils étaient d’ores et déjà qualifiés. Les autres nouveaux qualifiés ont pour nom le Ghana, la Guinée, le Mali, le Congo et la RD Congo qui finit meilleure troisième. Avec ces six derniers qualifiés, dont la Côte d’Ivoire, le compte y est. Puisqu’à l’issue de l’avant-dernière journée, ils étaient neuf pays à avoir rejoint le pays –organisateur, la Guinée-Equatoriale. Ce sont la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, le Burkina-Faso, le Gabon, le Cap-Vert, le Cameroun, Afrique du Sud, Zambie. PB LE NOUVEAU COURRIER | 7 CMJN LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu NECROLOGIE Recevant le COJEP, hier KKB révèle : «Blé Goudé n’est pas perdu» Par Saint-Claver Oula Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a rendu une visite à Kouadio Konan Bertin (KKB), hier mercredi, à son QG à Cocody II-Plateaux. Le mouvement politique de Charles Blé Goudé avait à cœur de traduire sa gratitude au député de Port-Bouët après sa visite à son leader à La Haye. L’honorable KKB (au c.) en compagnie de la délégation du COJEP. C’est la première fois qu’un responsable politique d’obédience différente que Charles Blé Goudé entreprend une telle démarche depuis la crise post-électorale (…) Il nous a demandé de vous traduire sa gratitude et vous dire que votre acte qui est d’une haute portée historique indique la voie d’une Côte d’Ivoire qui est un tout et qui a besoin de tous. Pour Charles Blé Goudé, il n’existera pas une Côte d’Ivoire où ne vivront que des pro-Ouattara tout comme celle peuplée exclusivement de pro-Gbagbo ou de pro-Bédié. En son nom personnel, je vous traduis la reconnaissance et la gratitude de votre ami », a révélé d’entrée de jeu Dr. Patrice Saraka, porteparole de Charles Blé Goudé pour justifier les raisons de la visite, avant d’indiquer que le COJEP veut traduire en acte politique, les discussions que son leader a eues avec l’honorable Kouadio Konan Bertin. Prenant la parole, le maître des lieux a d’abord indiqué, quelques semaines « après sa visite à « son frère », que Charles Blé Goudé sortira. « C’est ma conviction », a-t-il dit. « Il est aujourd’hui à La Haye pour ce qu’on lui reproche. Il y est rentré à 42 ans. Pendant notre entretien, je lui ai dit de garder espoir et je me suis mis à faire un petit jeu : « Si on estime pour le tort qu’il a commis, il mérite 5 ans, cela lui fera 47 ans. C’est cet âge qu’avait exactement Obama quand il accédait à la magistrature suprême de son pays aux Etats-Unis. Si on estime qu’il mérite 10 ans, cela correspondrait à 52 ans. C’est l’âge qu’avait Nicolas Sarkozy lorsqu’il devenait président de la France. Si on estime que Blé a tellement mal agi qu’il faut lui donner 20 ans, il aura 62 ans. C’est à cet âge qu’Henri Konan Bédié est devenu président de la République de Côte d’ Ivoire » et ainsi de suite. Pour vous dire que Charles Blé Goudé n’est pas perdu », a rassuré KKB dans ses échanges avec ses hôtes. Le cadre du PDCI opposé vigoureusement à une candidature unique – en faveur de l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara – au sein du RHDP a rappelé, après avoir déclaré qu’il faut laisser ceux (dont les membres du COJEP) qui sont en liberté jouir de leur droit associatif, de parole, d’aller et venir, que depuis 1990, le peuple de Côte d’Ivoire a opéré une rupture avec tout ce qui est parti unique, pensée unique. « On ne doit pas vous persécuter, vous devez vivre comme tout Ivoirien », s’est indigné l’ex-président des jeunes du PDCI. « Nous sommes allés librement au multipartisme pour donner une chance à la démocratie que nous avons choisie avec un mode de succession », a déclaré KKB avant de s’insurger contre de « faux débats qui ont cours aujourd’hui avec des questions de candidature unique. «D’avance, les gens s’octroient les mandats. Non, le peuple souverain seul donne des mandats à travers un vote démocratique», a-t-il rappelé, avant de rappeler la philosophie de Charles Blé Goudé selon laquelle «la liberté s’arrache». KKB a également regretté que subitement sous Ouattara une tribu d’impose aux autres. Il a rafraîchi la mémoire de ses visiteurs en leur donnant l’image d’un théâtre. «La politique, c’est comme une scène de théâtre, c’est de la façon que vous entrez en scène que vous sortez.» Youan Bi Agenor, président par intérim du COJEP qui conduisait une délégation comprenant une vingtaine de personnes, à la fin des échanges a émis le souhait de voir son mouvement élaborer un cadre formel de travail avec l’honorable KKB dans les prochains jours. Détenu à la Mama Un Frci assassin d’un commissaire de police exfiltré a Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama) a reçu une visite brève et mouvementée dans la nuit du mardi 18 novembre (autour de 19h30). Un commando lourdement armé jusqu’aux dents, selon une source proche de l’état-major, a tenu en respect toute la garde du camp Gallieni, où est logé la prison militaire. Arrivés à bord de véhicules de type 4X4, les individus qui composent le commando ont neutralisé le poste de police et la garde sous la bâche à l’entrée de la prison. Ils ont réussi, en moins de 10 mn, sans tiré un seul coup de feu, à exfiltrer le caporal Touré Ladji avec qui ils se sont L 8 | LE NOUVEAU COURRIER dirigés dans une destination inconnue. Cette action d’éclat a également occasionné des évasions. Après l’appel effectué autour de 22h30 par le chef de poste adjoint, quelques heures après le départ du commando, il a été constaté deux absents notables qui ont profité de la situation pour s’évader. Le caporal Touré Ladji, un élément de la police militaire commandée à l’époque par le commandant Koné Zakaria, avait assassiné froidement le commissaire de police de 1ère classe Kouadio Amani Alain lors d’une patrouille à Sikensi, alors que celui-ci revenait de sa plantation dans le village de Sahié. Arrêté le 10 Septembre 2012, le Frci assassin a été déféré devant le tribunal militaire d’Abidjan qui, siégeant en son audience criminelle le 20 juin 2014, l’a reconnu coupable d’enlèvement, de séquestration suivi de meurtre. Il a été alors condamné à la peine de prison à perpétuité et radié des forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Dans la soirée d’hier, il a été extrait par un commando qui, selon une confidence, semblait vouloir le mettre en lieu sûr. Gilles Naismon SEM le Président Laurent GBAGBO, ses enfants Michel, Léa, Gado, Popo, Patricia, Marthe, Antoinette, Al Rais David, leurs conjoints et leurs enfants, Mme Simone Ehivet GBAGBO, Mme Nadiani BAMBA, Mme Jeannette KOUDOU, ses enfants Alain, Mada, leurs conjoints et leurs enfants, Les enfants de feu Zèpè Gbagbo Koudou Paul, Henriette, David, Gisèle, Christine, Agnès, Simon et leurs conjoints, enfants et petits enfants, M. et Mme Henri Gossé et famille à Abidjan, Ziplignan et Mètépa, Mme Nadjé Négblé Noëlle et enfants, Les petits enfants de feu Négblé Sacrekou, La famille Kaby Djesse à Ziplignan, La famille Lele Zokora à Blouzon, Veuve Séri, née Loboyia Gouéhi Henriette, M. Séri Sylvestre, les enfants et la famille de feu Séri Robert, la grande famille Kébissaet la communauté villageoise de Gnaliépa, La grande famille Gbagbo Koudou à Mama, M. Dallys Moloko André, chef du village de Gnaliépa et la communauté villageoise, M. Zouogbo Kouassi Bertin, Chef du village de Mama et la communauté villageoise, M. Boti Koudou, chef du village de Blouzon et la communauté villageoise, M. Laurent Ottro Zirignonet famille, Les grandes familles de TchédjouéBabré, M. Abou Drahamane Sangaré et famille, M. Bernard Dadié, Président du CNRD, M. Pascal Affi N'Guessan, Président du FPI et la grande famille du FPI, M. Le Premier ministre Aké N'Gbo et famille Mme Odette Bako Likikouet, enfants et petits enfants, M. François Dacoury-Tabley et la grande famille Dacoury-Tabley, M. et Mme Philippe-Henri DacouryTabley et enfants, M. Jérôme Bro - Grébé, enfants et petits enfants, M et Mme Benjamin Djédjé, enfants et petits enfants, M. Bertin Kadet et famille, M. Alcide Djédjé et famille, M. Désiré Dallo et famille, Dr Assoua Adou et famille, Pr Richard Michel Kadjo et famille, M. Justin Koné Katina et famille, M. Koffi Koffi Lazarre et famille, L'Abbé Atta Sylvère à Accra, M. Désiré Porquet et famille, M. et Mme Ali Keita, M. Emmanuel Léon Monnet et famille, La coordination du FPI à Accra, Les associations des réfugiés Ivoiriens au Ghana, au Togo et au Bénin, Les familles alliées EHIVET à Moossou, BAMBA et FADIGA à Touba et Abidjan, HONSSOU à Cotonou, PORQUET à Grand-Bassam, CHAMOIS à Lyon et SERELE ZOKOU à Daloa, Ont la profonde tristesse de porter à votre connaissance que leur mère, belle mère, grand´mère, arrière grand mère, tante et cousine, LELE GADO MARGUERITE, S'est endormie dans la paix du Seigneur, le mercredi 15 octobre 2014 au CHR de Yamoussoukro. Ses obsèques se dérouleront selon le programme ci-après: • Du lundi 24 novembre au jeudi 04 décembre 2014, de 18h à 20h: Présentation des condoléances, au domicile de Monsieur Gossé Henri, à la Riviera Bonoumin, (non loin de la Cité Syninfo); • Du mercredi 07janvieraujeudi 15 janvier2015, de 18h à 20h: Reprise de la présentation des condoléances, au domicile de Monsieur Gossé Henri, à la Riviera Bonoumin (non loin de la Cité Syninfo) ; • Samedi 17 janvier 2015, à Gnaliépa, de 21h à 23h : veillée de prière et de 23h à l'aube, veillée traditionnelle; • Mercredi 21 janvier 2015, de 19h à 20h30: veillée de prières, à Ivosep (salle Houphouët-Boigny); • Samedi 24 janvier 2015, de18h à l'aube: Veillée traditionnelle à Yopougon, Place Ficgayo; • Samedi 31janvier 2015, à 10h: Messe de requiem, à l'église Saint Jacques des Deux Plateaux. • Jeudi 5 février 2015, de 21h à l'aube, à Blouzon: Veillée traditionnelle et hommage des populations ; • Vendredi 6 février 2015, de 10h à 11h: levée de corps sur le parvis de la cathédrale Sainte Anne de Gagnoa, suivie de la messe de requiem à 11hpuis du transfert à Blouzon; • Vendredi 6 février 2015: -de 21h à 23h, veillée de prières; -de 23h à 00h, oraisons et témoignages; -de 00h à l'aube, veillée traditionnelle; • Samedi 7 février 2015: - de 9h à 11h: danses traditionnelles, oraisons et témoignages; -11h:messe de requiem, suivie de l'inhumation dans l'intimité familiale. LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Interview - Africa Web Festival Alfred Dan Moussa (Pco) : « Notre souhait, que la culture africaine s’empare du numérique » Par Saint Claver Oula Africa Web Festiva dédié à l’Afrique et au numérique ouvrira ses portes au public les 24, 25 et 26 novembre 2014. A quelques jours de la tenue de cet événement qui rassemblera des professionnels et des amateurs, le président du comité d’organisation, Alfred Dan Moussa, fait le bilan de l’engouement qu’il suscite. Pouvez- vous nous présenter le projet AFRICA Web Festival, en tant que président du comité d’organisation ? Africa Web Festival est une initiative de l’Afrique. C’est un projet pensé et conçu par une Ivoirienne. Mariam Sy Diawara, c’est son nom, a réalisé en Europe, en Amérique, en Asie et presque partout dans le monde, qu’avec l’avènement des technologies de l’information et de la communication, se développent des plates-formes dédiées à ces innovations. L’Afrique ne peut être en reste, elle qui est capable de créativité. Et voilà le festival dédié à l’Afrique et au numérique qui ouvrira ses portes au public les 24, 25 et 26 novembre 2014. Vecteur de la culture africaine, Africa Web Festival est une réponse à l’attente des Africains de tous les âges. Est-il possible d’avoir une idée du menu qui sera servi pendant les trois jours ? Africa Web Festival a prévu un concours à l’attention des jeunes et des professionnels. Il sera sanctionné par 10 prix d’une valeur de un à deux millions Fcfa, chacun. L’on imagine bien que la culture africaine va réapparaître dans les productions qui vont être soumises au jury dirigé par M. Samba Koné, journaliste de grande expérience. Les développeurs étaient attendus, de même que les producteurs, cinéastes, créateurs de sites. Aviez-vous quelque chose à proposer ? Un documentaire ? Une vidéo ? Alors, vous serez départagés par le jury composé de professionnels du domaine. L’autre pan de Africa Web Festival est l’espace exposition. Il donnera à voir tout ce qui bouillonne de créativité, d’innovation, d’invention, lorsqu’on parle de technologies de l’information et de la communication. Le visiteur de AWF touchera du doigt et verra de ses yeux la révolution qui nous entoure et nous enveloppe. Les discours feront place au concret. Ce sera l’aspect découverte de Africa Web Festival, à l’espace Latrille Events d’Abidjan Cocody, lieu de l’évènement, trois jours durant. Que dire de la dimension appelée tablesrondes ? Les hommes et les femmes qui en savent beaucoup et ceux qui ont soif d’actualiser leurs connaissances du numérique vont se croiser, se parler, s’écouter et repartiront plus édifiés qu’ils n’étaient, en se rendant à Africa Web Festival. Les doutes en soi feront place à l’assurance, les interrogations céderont le pas aux réponses, les capacités se renforceront. Ce sera un moment d’échanges réels, de communion et de communication avec les nouveaux outils. Abidjan se présentera ainsi et désormais, au public africain, comme la capitale du numérique. Avez-vous déjà reçu des candidatures au concours de cette première édition de Africa Web Festival ? Je pense que l’affluence est réelle, pour un festival qui est à sa toute première édition. Le président du jury, M. Samba Koné, aura l’occasion d’apprécier la participation à ce concours des hommes et femmes du secteur du numérique. Combien de vidéos ? Combien de documentaires ? Combien de fictions ? Combien de sites ? Laquelle des dix catégories du concours remporte la palme de la participation ? Autant de questions et bien d’autres qui trouveront des réponses justes et appropriées dans quelques jours. L’on peut au moins affirmer que le point des candidatures, à la date de clôture des inscriptions le 15 novembre 2014 à minuit, ce point affiche le chiffre de 108 candidatures, pour dix prix annoncés. On peut donc affirmer qu’il y a eu affluence de professionnels et de jeunes aux dents longues. C’est encourageant de réaliser que l’Afrique est déterminée à jouer sa partition et à prendre place, toute sa place dans l’espace mondial du numérique, du web, des technologies de l’information et de la communication. C’est le troisième et dernier jour de Africa Web Festival que les lauréats seront connus et que les prix seront décernés. Quelle est l’attente du comité d’organisation de Africa Web Festival ? La première attente est assouvie : la participation au concours de nombre de jeunes, de nombre d’écoles et de nombre de professionnels. La seconde attente, souhaiter que la culture africaine s’empare du numérique ou prenne pied dans le numérique. Le moment venu, le jury nous situera par rapport à cette attente. Dans tous les cas, c’est réconfortant de réaliser que l’événement annoncé depuis plusieurs mois va effectivement se dérouler sur le sol africain, avec la participation des Africains et des amis de l’Afrique. AWF s’inscrit aussi comme une manifestation ouverte sur le monde. Pour faire un bilan, pour apprécier un parcours, celui du numérique sur le continent, quoi de plus normal et logique de s’appuyer sur des éléments de comparaison qui arrivent de l’Europe, de l’Amérique, de l’Asie, du monde. D’avance, nous adressons notre gratitude au jury qui ne dort plus depuis le 16 novembre, lendemain de la clôture des inscriptions au concours. Développeurs, producteurs, réalisateurs, metteurs en scène, cinéastes, enseignants conjuguent leurs connaissances pour départager les candidats. Organisé en Côte d’Ivoire, par une Ivoirienne, Africa Web Festival vat-il enregistrer la participation des autres pays africains ? L’effort a été fait pour que ce festival mérite sa qualité d’événement dédié à l’Afrique et au numérique. La Côte d’Ivoire, par son statut de carrefour, facilite la gestion de ce rendez-vous. Les ambassades présentes à Abidjan ont été approchées par l’équipe de Africa Web Festival . Pour un festival du numérique, des mails ou courriers électroniques ont permis d’adresser des invitations collectives et individualisées. Les réseaux sociaux ont fait partie de l’organisation, pour toucher le maximum de personnes. Il y a eu de bonnes réactions. Le compte-rendu fait des avant-événement par la presse, la télévision, la radio, l’agence, la presse en ligne a permis aux pays amis et frères de la Côte d’Ivoire, de se reconnaitre dans cette manifestation. Les uns et les autres attendent se faire représenter soit par leurs ministères soit par leurs entreprises qui arrivent à s’imposer dans le domaine du numérique. C’est un rendez-vous qu’on appréciera au soir des trois jours consacrés à cette première édition. Vous savez que les pays africains ne connaissent pas encore un essor en matière de numérique … Africa Web Festival voudrait tendre la main à toutes les catégories socio-professionnelles et à toutes les catégories d’âge. Il se déroule à Abidjan, en Afrique. Qu’on soit averti des questions du numérique, qu’on ait un ordinateur portable ou pas, qu’on ait un Smartphone ou non, un téléphone mobile ou pas, il s’agit d’aller à la rencontre de Africa Web Festival, de se débar- rasser de toute complexe ou de toute honte. Il s’agit d’aller visiter les stands, de participer au débat. Personne n’est interdit de participation à Africa Web Festival. Personne ne doit s’interdire le chemin qui mène à l’espace Latrille Events, cadre choisi pour abriter les trois consacrés au numérique. Au sortir de ce festival, c’est notre souhait, c’est le souhait de la fondatrice Mariam Sy Diawara, que tout le monde puisse dire, c’est à Africa Web Festival que j’ai appris beaucoup du numérique et sur le numérique, du web et sur le web, ainsi de suite. Il s’agit de briser le béton qui est entre le numérique et le public et de le rapprocher davantage du public. C’est la raison pour laquelle nous abordons la question du numérique sous trois angles. Il y aura une exposition, des conférences et un concours. Il y aura forcément des ateliers, des espaces de démonstration, des espaces jeunes publics. Les lycées, les collèges, les grandes écoles, les universités sont attendues et je pense qu’ils prendront d’assaut l’espace Latrille Events, un matin, un après-midi, ou même toute la journée, pour certains. Il n’est pas seulement réservé aux professionnels. On peut être moins averti et participer à Africa Web Festival. Pensez-vous que tout a été mis en œuvre pour la réussite de cet évènement pour lequel vous attendez de l’affluence ? Ce festival est placé sous le parrainage du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, avec la participation des ministres de la Poste, des Technologies de l’Information et de la Communication ; de la Communication ; de la Culture et de la francophonie ; de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur ; de l’UNESCO. C’est un festival qui est prêt comme un repas qui peut être servi à tout moment. Le 24 novembre sera la journée de lancement et des premières tables rondes. Et, ce lundi, tout commencera à 9 h. Que chacun se prépare à prendre le chemin qui mène vers l’espace Latrille Events. L’heure du rendezvous a sonné. LE NOUVEAU COURRIER | 9 LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 petites annonces R Avis de vente iviera Faya 600M² A.C.D en cour à l’angle 25 millions Très bien pour bâtir un Immeuble Riviera Cité Sir 600 M² L.A Situé à côté du Château PROSTATE? ERECTION MOLLE ET EJACULATION PRECOCE? ATROPHIE DU PENIS, AZOOSPERMIE ET OLIGOSPERMIE? RHUMATISME, DOULEURS ARTICULAIRES, ATHROSE ET ARTHRITE ? QUELLES SOLUTIONS NATURELLES? 1-PROSTATE FREQUENTES INCURSIONS AUX TOILETTES PARTICULIEREMENT LA NUIT, DIFFICULTES A VIDER LA VESSIE, BRULURE ET DOULEUR. NE SOUFREZ PLUS EN SILENCE. LA PROSTATE DESORMAIS MAITRISEE A 99% GRACE A LA TISANE PROSTATEA. PROSTATEA, tisane sans caféine entraine la décongestion des tissus prostatiques. Elle met fin aux fréquentes incursions aux toilettes, garantit un écoulement plus aisé de l’urine et vous débarrasse de la sonde. Aussi, elle vise à obtenir une diminution progressive du volume de la prostate et inhibe la croissance et la prolifération du cancer de la prostate. Aussi, elle permet de l’entretenir dès l’âge de 45 ans et d’empêcher son hypertrophie. 2-ERECTION MOLLE-EJACULATION PRECOCE Ne soyez plus stressé à l’approche de vos activités sexuelles; érection molle, atrophie du pénis, éjaculation précoce, azoospermie et oligospermie, désormais maitrisées. Soyez l’homme que toutes les femmes désirent grâce à Enduranx. Enduranx, 100% naturel,permet de contrôler le moment de son éjaculationet d’obtenir en 60 mn,des érections plus fortes et prolongées desept (7) jours.Il stimule le désir sexuel,améliorel’apparence générale de votre pénis de 25%, la qualité et la quantité de votre sperme de 20%. Enfin, Enduranxréduit à 99% l'éjaculationprécoce, augmente l’endurance à 96% et vous rend performant. 3-BAISSE DE LIBIDO ? MANQUE DE DESIR ? 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Naky Sy Savané, directrice du Festilag ul n’est prophète chez soi, dit-on. N’empêche qu’il faut savoir rendre hommage et honneur à des acteurs de genres et disciplines quand il se doit. Surtout de leur vivant. C’est la réflexion que nous suscite l’annonce faite par les organisateurs du Festilag (Festival International du film des Lacs et Lagunes (Festilag 2014 qui débute demain vendredi à la place Ficgayo à Yopougon) de rendre un hommage à notre bon vieil acteur et réalisateur de cinéma et compatriote Sidiki Bakaba, pour l’ensemble de son œuvre. «L’année dernière, nous avons célébré les pionniers du cinéma comme Timité Bassori. Pour cette nouvelle édition, nous voulons rendre hommage à Sidiki Bakaba pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Si nous voulons développer notre cinéma, il faut promouvoir les acteurs du cinéma. Son billet d’avion est déjà émis. Nous espérons qu’il sera des nôtres pour le début du festival», a ainsi déclaré ce mardi 18 novembre Kélétigui Coulibaly, commissaire du Festilag. C’est une décision N salutaire de la part de de Naky Sy Savané, la directrice du festival et son organisation, d’honorer Sidiki Bakaba. Car les résultats de la politique de formation qu’avait initiée en son temps l’ex-directeur du Palais de la Culture de Treichville sont probants. Et ces résultats ont pour nom la génération des futures vedettes ivoiriennes en cinéma et jeu d’acteur que sont Mike Danon, Beugré Djep, Gilles Beblo et plein d’autres qui ont éclos dès les années 2003. La formation à l’honneur C’est donc logique et bien vu pour le Festilag 2014 qui met l’accent cette année sur la formation de dérouler son tapis rouge au réalisateur de Roue Libre, bon copain de Jean-Paul Belmondo. Après, viendra-t-il où pas quand on sait son calendrier chargé et surtout les circonstances de son départ du pays (après le 11 avril 2011) ? On attend de voir. Tout en espérant qu’il monte dans l’avion pour Abidjan pour venir parler de cinoche pendant des heures vu que c’est son dada. Sans faire de bilan de son concept cinématographique avec les 3 années qu’il compte, Naky Sy Savané a tout de même relevé certains points positifs. Notamment le succès de l’initiative « Lagoonwood » visant à mettre en avant les productions 100% ivoiriennes et qui a révélé des jeunes talents. Côté innovation du Festilag 2014, il va s’agir de « l’organisation, en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et de la structure burkinabé Safitec, d’un atelier d’écriture «Fichier 90».8 scenarios ont été sélectionnés sur 55 scenarios de fiction reçu par le jury. Les auteurs seront formés par un spécialiste en marge du festival. Une deuxième formation est axée sur le jeu des acteurs. La dernière session sera réservée aux journalistes. Nous voulons permettre aux hommes des médias de développer la critique cinématographique », a aussi indiqué Naky Sy Savané. L’objectif du Festilag, a-t-elle poursuivi, est de promouvoir un marché cinématographique compétitif pour la sous-région. Cette petite messe du cinéma s’ouvre ce vendredi 21 novembre au village du festival sis à la place Ficgayo à Yopougon avec une fresque et la projection d’une sélection de films de la catégorie «Lagoonwood». Au total, 34 films seront projetés à Abidjan. Le Festilag refermera ses portes le samedi 29 novembre avec la remise du « Grand prix des lagunes ». Le festival bénéficié du soutien du chef de l’Etat (représenté au lancement par son conseiller sur les questions culturelles, Philippe Bitowa), de l’apport du ministère de la Culture et de la Francophonie, du District d’Abidjan, de la mairie de GrandBassam, de l’Insaac et de son partenaire Orange Côte d’Ivoire. Le théâtre face aux défis de l'intégration et de la diversité culturelle». Tel est le thème de la 5ème édition du Festival international du théâtre d'Abidjan organisée par la compagnie Siamois Expression. La cérémonie d’ouverture s’est tenue, mardi dernier, à l'Allocodrome de Yopougon-Niangon. A cette occasion, Delphine Yobouet, directrice du Fitha a soutenu que l'objectif de cette rencontre théâtrale est d’œuvrer à l'instauration d'une libre circulation des artistes et de leurs œuvres. Elle a remercié la mairie de Yopougon qui s’est approprié le festival. «Je remercie les compagnies des pays tels que le Bénin, le Togo, le Burkina-Faso, la France, le Tchad qui ont effectué le déplacement. Car ce sont elles qui contribueront à la diffusion du théâtre africain et de favoriser la rencon- « tre et le travail en commun des jeunes créateurs», fait-elle savoir. A sa suite, le représentant du maire Koné Kafana a noté que le théâtre favorise une dynamique de rencontres et d'échanges permanents entre les professionnels du spectacle vivant et contribue au changement des comportements des hommes dans la perspective d'un développement culturel durable. Les représentations officielles démarrent ce jour à partir de 16 heures. Avec la très attendue compagnie théâtrale béninoise qui fera découvrir aux Ivoiriens et aux festivaliers présents l’une de ses pièces qui fait sa renommée intitulée «Sossoumassédé ou le cadavre ambulant» qui traite du panafricanisme vu de nos jours comme une utopie. Notre critique suivra. F-HM N é c r o l o g i e La grande famille YE Gueye à Bangolo, Canada, France, Pays-Bas, République du Congo, Djibouti Les enfants YE Gueye Bonfils à Bangolo, Abidjan, Canada KOHOU Georges Les enfants GAHOU Anastasie : Mme Kaloué Victorine et enfants à Abidjan, Ernest Constant (Kéita), Mme et enfant à Bangolo, Simplice, Mme et enfants à Daloa, Désiré, Mme et enfants à Abidjan, Odile, M. et enfants à Abidjan, Véronique, M. et enfants à Bonoua, Joël, Mme et enfants à Djibouti Les petites enfants Serges, Estelle, Joceline, Vanessa, Christ, Cédric, Carelle, Aaron, Loïc, Oprah, Penielle, Levry, Tatiana, Eunisse, Anastasie, Devincy, Deguy, Alexandre, Ivan-Dorgelès, Guy Amos Arrières petits enfants Placide, Carmelle, Esiroy, Ijora La grande famille YEHEDY, les grandes familles de WONGBAE, les grandes familles de LOHIN, les grandes familles alliées, à Bangolo Ont la profonde douleur d’annoncer le décès de leur sœur, mère, grand-mère, arrière grand-mère, belle mère, GAHOU Anastasie décédée le vendredi 31 octobre 2014 au CHU de Treichville. Le prOGrAmme des ObsèqUes s’étAbLit cOmme sUit : ➢ Vendredi 14 novembre 2014, veillée religieuse à partir de 20h à Yopougon Camp militaire, derrière le G.S Singa ➢ Mercredi 19 novembre 2014, veillée traditionnelle de 20h à l’aube à Yopougon Camp militaire, derrière le G.S Singa ➢ Vendredi 21 novembre 2014, levée de corps à SIPOFU (route de Dabou) à partir de 7h30, suivie du transfert et de la veillée traditionnelle à Bangolo ➢ Samedi 22 novembre 2014, messe de requiem suivie de l’inhumation au cimetière de Bangolo contact : 08171870 LE NOUVEAU COURRIER | 11 LE NOUVEAU COURRIER < N°1156 Du Jeudi 20 Novembre 2014 dans l’actu Mairie de Cocody Des ex-agents réclament la tête de N’Goan Aka Mathias Par Sylvain Dakouri Le collectif des agents licenciés de la mairie de Cocody (Calmac), par la voix de son porte-parole Achille Gnaoré, a au cours d’une conférence de presse tenue le mardi 18 novembre à Blokhauss, exigé la démission du maire N’Goan Aka Mathias à qui ils reprochent d’avoir une gestion opaque. prestigieuse commune de Cocody. Il n’en a pas le coffre. Avec lui, Cocody est dans l’abîme. C’est pourquoi nous demandons sa démission. Il ne faudrait pas que le conseil municipal se fasse complice de cette gestion opaque et familiale. Auquel cas nous apprécierons, les populations avec», a menacé Gnaoré Achille. Gnaoré Achille porte-parole du collectif des licencies de cocody ’est en présentant d’entrée des documents comme preuve que Achille Gnaoré a introduit son propos. Pour lui, le licenciement pour motif économique avancé le maire est un motif fallacieux. Il en veut pour preuve l’embauche de plusieurs personnes juste après leur licenciement. « Quant on dit qu’on renvoie pour des motifs économiques 283 personnes, des pères et des mères de famille, on n’embauche pas en même temps d’autres personnes ? Nous avons la liste des personnes qui ont pris notre place et qui travaillent à la marie de Cocody pendant que nous vivons le martyre et ne savons à quel saint nous vouer. C’est donc un licenciement abusif et c’est méchant. C’est cruel cette manière d’agir du maire », a pesté Achille Gnaoré. Le porte- parole du Calmac explique que c’est à la suite de plusieurs actions disciplinées que des ‘’miettes, semblant de droits’’ leur ont été reversés. Sinon, à l’en croire, le maire n'était pas prêt à leur verser leur droit. « C’est lui qui nous a licencié, alors il doit nous accompagner financièrement. C’est cela le social. Cela s’est fait à Marcory et dans d’autres communes. Mais pourquoi le maire de Cocody n’est il pas humaniste et social comme les autres ? Et, il nous jette dans la rue dans une indifférence totale », s’est interrogé Achille Gnaoré. Il est allé plus loin en dénonçant la gestion du maire N’Goan qu’il juge très très opaque. Selon Gnaoré Achille, toutes les taxes que recouvre la mairie de Cocody ne sont pas reversées au Trésor Public comme il se doit. Mais elles sont plutôt directement reversées en partie au maire N’Goan via des entreprises qu’il a mises sur pied. Par exemple, fait-il savoir, c’est une de ces sociétés qui fait le recouvrement de la taxe sur la publicité malgré l’arrêté ministériel qui interdit la cession de sa gestion à une entreprise. Tout cela permet au maire, selon les agents licenciés, de vivre au dessus de ses moyens pendant que ses agents vivent dans le dénuement total. « Outre ces entreprises qui font rentrer de l’argent directement dans la poche du maire, les régis financières et les postes importantes où passent l’argent de la mairie, notamment les taxes sur mariages, les taxes sur établissements de nuit, les taxes sur les prévisites sont tenues par des membres de sa famille. Aujourd’hui ceux -ci vivent dans un lux insolent », fait-il savoir. Gnaoré Achille dit détenir les preuves de ce qu’il avance. En outre, revèle-t-il, depuis l’avènement de N’Goan Aka Mathias, Cocody n’a pas connu un véritable projet, aucun chantier n’a été engagé par lui et tout ce qui s’y passe, notamment au niveau des routes, ce sont des projets du gouvernement. Il demande donc au conseil municipal d’auditer la gestion du maire N’Goan et d’exiger sa démission. «Le Maire Ngoan ne mérite pas de diriger la C LE NOUVEAU COURRIER |12 CMJN