Samsung investira 4 milliards US au Texas

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Samsung investira 4 milliards US au Texas
6 LA
PRESSE AFFAIRES
LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 AOÛT 2012
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LA PRESSE AFFAIRES
EN BREF À L’INTERNATIONAL
États-Unis Les
risques de récession
augmentent
PHOTO PHIL NOBLE, ARCHIVES REUTERS
Manchester United Le milliardaire George Soros actionnaire
Le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros a acquis une participation minoritaire dans le club de football anglais
Manchester United. Son fonds Soros Fund Management détient désormais 7,85 % des actions de classe A du club vieux de
134 ans, entré en Bourse à New York ce mois-ci, selon les documents publiés lundi par la Securities and Exchange Commission
des États-Unis. La famille américaine propriétaire du Manchester United, les Glazer, conserve le contrôle grâce aux actions de
classe B qui possèdent 10 fois plus de droits de vote que les titres mis en vente. Les Glazer possèdent également l’équipe de football
américain des Tampa Bay Buccaneers. Les deux fils de Malcolm Glazer, Avram et Joel, sont coprésidents de Manchester United.
— Agence France-Presse
Les risques d’une nouvelle récession
ont «augmenté» aux États-Unis,
notamment en raison d’un tassement
de l’activité économique du pays et
d’une «possible contagion» de la crise
de la zone euro, mais restent modérés,
selon un rapport publié hier par
Standard&Poor’s. (S&P) «Les risques
d’une nouvelle récession ont augmenté»,
a indiqué l’agence de notation dans ce
rapport. Elle évalue désormais cette
probabilité à 25% contre 20% en
février. «L’environnement économique
s’est nettement détérioré [...] et dans le
même temps, une possible contagion
de la crise de la dette européenne,
le possible "mur budgétaire" et le
risque d’un atterrissage difficile pour
la Chine ont renforcé l’incertitude
autour des perspectives» américaines,
selon S&P. Au deuxième trimestre, le
produit intérieur brut (PIB) américain a
progressé de 1,5% en rythme annualisé,
marquant un net ralentissement par
rapport à la fin de 2011, sur fond de
chômage persistant. Mais S&P s’inquiète
surtout des possibles conséquences
sur les États-Unis d’une véritable
entrée en récession de la zone euro,
dont le PIB s’est déjà contracté au
deuxième trimestre (-0,2%). Un tel
événement «propagerait des tensions
aux États-Unis et pourrait pousser le
pays vers la récession», écrit l’agence.
— Agence France-Presse
PRODUCTION DE PUCES
Samsung investira 4 milliards US au Texas
D’APRÈS BLOOMBERG
Plus important fabricant de
puces mémoire du monde, le
groupe sud-coréen Samsung
Electronics va investir environ
4 milliards US dans son usine
du Texas pour augmenter sa
capacité de production de
processeurs. Il s’agit du plus
important investissement par
une entreprise étrangère au
Texas.
Dans sa déclaration d’hier,
Samsung a précisé que cet
i nve s t i s s e me n t l ’a ide r a à
convertir, à son usine d’Austin, au Texas, la production
de puces mémoire en produits
logiques, dont les processeurs
de plus en plus utilisés dans
les appareils mobiles. Établi
à Suwon, le fabricant sudcoréen prévoit terminer la
conversion et lancer la production de masse au cours de la
deuxième moitié de 2013.
Samsung délaisse progressivement les puces mémoire
utilisées dans les ordinateurs
person nels et les gadgets
numériques pour se consacrer
à la fabrication de processeurs plus complexes et plus
lucratifs qui agissent comme
c e r ve au de s a ppa rei l s . À
titre de fabricant exclusif des
puces conçues par Apple pour
ses iPhone et iPad, Samsung
a su tirer profit de la popularité des appareils de son rival
américain et de celle de ses
propres téléphones Galaxy.
Ensemble, les deux géants
contrôlent plus de la moitié
du marché mondial du téléphone intelligent.
« Se concentrer su r le
ma rché des produ its sa ns
mémoire est beaucoup plus
Elle doit augmenter sa capacité
de production. »
Investissement en Chine
S a m su ng , qu i prévoit
investir 15 billions de won
(13 millions US) dans le marché des semi-conducteurs en
cours d’année, a créé, à son
usine d’Austin, une chaîne de
production réservée aux puces
logiques qui est en activité
depuis octobre.
Ce nouvel investissement
p o r t e à pl u s d e 1 3 m i l -
S a m s u ng a a n noncé en
avril qu’il dépenserait 7 milliards US pour la construction,
en Chine, d’u ne usine de
semiconducteurs pour répondre à la demande stimulée par
la popularité des appareils
mobi les . L’i nvestissement
initial de ce projet était de
2,3 milliards US.
Hier, tout juste avant cette
a n no n c e , à l a B ou r s e d e
Séoul, l’action de Samsung a
chuté de 0,1 % pour atteindre
1 282 0 0 0 won. Celle-ci a
Samsung, qui prévoit investir 15 billions de won (13 millions US) dans le marché
des semi-conducteurs en cours d’année, a créé, à son usine d’Austin, une chaîne de
production réservée aux puces logiques qui est en activité depuis octobre.
profitable. C ’est la bon ne
décision à prendre », a affirmé
Choi Do Yeon, analyste LIG
Investment & Securities Co.,
située à Séoul, en entrevue
téléphonique. « Le marché des
processeurs pour appareils
mobiles est en pleine expansion et Samsung a de la difficulté à répondre à la demande.
liards US le total des investissements de Samsung dans
son usine, depuis 1996, selon
la dé c la r a t ion du g rou pe
sud-coréen. Celle-ci précise
également qu’environ 250 0
travailleurs de la construction
et fournisseurs d’équipement
seront embauchés pour la réalisation du projet.
augmenté de 21 % cette année,
en hausse pour la quatrième
année consécutive.
Des puces pour Apple
À l’usine d’Austin, la production pourrait être adaptée
pour les puces des iPhone
et des iPad, a affirmé Choi
Do Yeon.
La clientèle d’Apple – son
plus important client – représente 8,9 % des revenus de
Samsung, selon une analyse
des chaînes d’approvisionnement de Bloomberg.
L es ac hats de puces de
Samsung par Apple pour ses
très populaires téléphones
et tablettes totaliseront cette
année 7,5 milliards de dollars, en hausse de 60 % par
rapport à 2011, selon Gartner,
entreprise de recherche dans
le domaine des technologies
de l’information. Tim Cook,
son PDG, a affirmé lors d’une
con férence, plu s tôt cet te
année, que le « moteur » de
l’i Phone et de l’i Pad était
fabriqué à Austin, sans préciser que Samsung en est le
fabricant.
L’ i n te r dé p e nd a n c e de
Samsung et d’Apple date des
premiers pas de l’iPhone. Les
deux sociétés sont cependant
coincées dans des litiges en
matière de brevets sur quatre
continents depuis plus d’un
an. Les avocats ont présenté
hier leurs plaidoiries finales,
en Ca l i for n ie, en conclusion d ’u n procès de t rois
semaines.
EN BREF AUX ÉTATS-UNIS
La Fed ne peut pas
résoudre tous les
problèmes, dit un
de ses dirigeants
La banque centrale américaine (Fed)
ne peut pas résoudre à elle seule tous
les problèmes économiques des ÉtatsUnis, a déclaré hier un de ses dirigeants,
Jeffrey Lacker. « La politique monétaire
peut avoir des effets positifs forts sur
une économie, mais [...] elle n’est pas
la panacée », a déclaré M. Lacker lors
d’un discours à Atlanta, en Géorgie
(sud-est des États-Unis), selon le
texte de cette allocution transmis à
la presse. M. Lacker estime que la
faiblesse de la croissance américaine
trois ans après le début de la reprise
économique et le niveau élevé du
chômage, en particulier de longue
durée, peuvent « être mis, au moins en
partie, sur le compte de déséquilibres
fondamentaux qui n’ont pas encore
été corrigés ». La Fed pratique depuis
plus de trois ans et demi une politique
ultra-accommodante consistant à
maintenir son taux directeur à quasi
zéro et à peser sur les taux à long terme
par des opérations d’achat et de vente
de titres financiers sur les marchés.
— Agence France-Presse
PHOTO KAREN BLEIER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Les réformes en zone euro mettront des années à aboutir
L’agence de notation Moody’s Investors Service estime que les réformes adoptées par la Grèce, l’Irlande, le Portugal et
l’Espagne ont permis d’améliorer leur situation économique, mais que la résolution complète de leurs problèmes peut
prendre encore plusieurs années. « La mise en place d’un certain nombre de réformes structurelles par les pays périphériques
de la zone euro – Grèce, Irlande, Portugal et Espagne – a permis des améliorations, mais cela n’a pas encore totalement
résolu les déséquilibres externes qui se sont formés dans ces pays avant la crise » de la zone euro, souligne l’agence dans
un communiqué de présentation du rapport. « La correction [induite par ces réformes] est au mieux seulement à moitié
complète, selon les pays en question, et pourrait prendre plusieurs années », ajoute Moody’s, qui a comparé la situation
économique de ces pays avec les difficultés rencontrées par la Suède et de la Finlande dans les années 90.
— Agence France-Presse