Mestre Bimba, la capoeira illuminée

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Mestre Bimba, la capoeira illuminée
du 7 au 27 mai 2008
Mestre Bimba,
la capoeira illuminée
de Luiz Fernando Goulart
Dossier pédagogique
Réalisé par Dominique Stoenesco
Association Jangada
182, rue du Faubourg Saint-Denis - 75 010 Paris
Tel / Fax : 01 55 26 98 50
[email protected] www.jangada.org
Mestre Bimba, la capoeira illuminée
de Luiz Fernando Goulart
Le film documentaire Mestre Bimba est conseillé aux élèves de tous niveaux, collèges et
lycées. Il offre au professeur de portugais la possibilité de réaliser des travaux oraux et écrits sur le
principal thème qu’il aborde: l’histoire de la capoeira et de son évolution à travers les témoignages
et reportages sur Mestre Bimba. En toile de fond, d’autres thèmes sont aussi bien présents dans ce
documentaire: l’esclavage, l’héritage culurel et religieux afro-brésilen et l’exclusion sociale.
Fiche technique
- Titre original : Mestre Bimba, a capoeira iluminada
- Sortie : 2007 / 78 min / couleur / documentaire / vostf
- Réalisation : Luiz Fernando Goulart
- Producteurs : Nina Luz et Claudia Castello
- Production : Lumen Produções
- Photographie : Rivaldo Agostinho de Lima Filho
- Son : Fernando Ariani
Le réalisateur
Luiz Fernando Goulart est né en 1941 et a
débuté sa carrière comme assistant-réalisateur du
film A canalha em crise (1963), de Miguel Borges.
Il a également participé à la réalisation de très
nombreux autres films, comme Ganga Zumba
(1963), de Carlos Diegues, ou A grande cidade
(1965), de Sérgio Bernardes Filho. Toujours avec
C. Diegues, il a été le producteur de Os herdeiros
(1971), Xica da Silva (1974) e Chuvas de verão
(1977). Dans les années 70 il était à la tête de
Alter Filmes.
En 1976 il réalise le long-métrage Marília e Marina,
inspiré d’un poème de Vinicius de Moraes. En 1980 il se rapproche de la télévision,
notamment des programmes éducatifs. Il a conçu et réalisé les documentaires Angola Cantos de guerra e liberdade (1989), Luiz Carlos e Lucy Barreto - Um amor de cinema
(2000). Enfin, il est aussi e producteur de Mauá - O imperador e o rei (1999).
De l’intérêt du film documentaire
Pour la deuxième fois consécutive, le Festival remet à l’honneur ce genre
cinématographique majeur. Le public français lui montre en effet un intérêt grandissant et la
production brésilienne est à la hauteur de ses attentes. Il importait donc de pérenniser
l’expérience. La sélection des films documentaires présentés voyagera entre sujets
musicaux, sociaux, politiques et culturels : un tour d’horizon multiple pour une
découverte vivante du Brésil. Révélateur de personnages méconnus ou oubliés, de musiques,
de visions d’une terre, d’hommes, d’un passé, d’un présent, le documentaire est un couloir
de réflexion parallèle, là où le temps s’arrête et laisse place à la découverte réfléchie du
monde. D’une rare efficacité, plus percutant que d’interminables discours, il est un fabuleux
moyen de découverte d’un pays comme le Brésil.
Le thème du film Mestre Bimba
Manuel dos Reis Machado, plus connu sous le nom de Mestre Bimba, est un afrobrésilien, analphabète, né en 1899. Il a inventé la capoeira moderne. Immense lutteur de
capoeira, c’était surtout un excellent pédagogue. On lui doit la méthode encore utilisée de
nos jours par de très nombreux capoeiristes. Le documentaire retrace sa vie au son de 54
chants choisis pour évoquer les charmes de ce sport, mélange d’art martial et de danse. Des
images inédites et rares de Mestre Bimba, comprenant des cours dans son académie du
Pelourinho enrichissent le film.
Son histoire est racontée par quelques uns de ses principaux élèves : Decânio, Itapoan,
Acordeon, Nenel (son fils), Camisa et beaucoup d’autres. Enfiin, précisons que ce
documentaire est inspiré du livre de Muniz Sodré, « Mestre Bimba – Corpo de Mandinga ».
Qui était Mestre Bimba ?
Mestre Bimba, de son vrai nom Manoel dos Reis Machado, naît le 23 novembre 1899,
dans le quartier de Engenho Velho à Salvador. Son père était déjà cité comme pratiquant de
« batuque » durant les fêtes du Largo. On dit qu'il fut inicié a la capoeira à l'âge de 12 ans,
par un africain, Bentinho, capitaine de la Compagnie de navigation bahianaise. Selon Mestre
Damião (Esdras Magalhães dos Santos), c'est autour de 1930, que Bimba rencontre un
étudiant de médecine du Ceara, Cisnando, grand connaisseur du jiu-jitsu, de la boxe et de la
lutte gréco-romaine, à qui il enseigne la Capoeira.
De cette relation commencent à naître les premiers accords pour la création de la Lutte
Regional Bahiana. il crée en 1932, le « Centro de Cultura Fisica e Luta Regional » (Centre de
Culture Physique et de lutte Régionale) qui prit ensuite le nom de Capoeira Regional. Il
incorpore à la capoeira traditionnelle d'autres techniques comme la batuque, la boxe et le
jiu-jitsu, et développe des séquences de coups et un code éthique strict.
Mestre Bimba (1899 – 1974)
L'Académie de Mestre Bimba est la première à recevoir l'autorisation officielle
permettant d’enseigner la Capoeira, en 1937. Suite à une démonstration publique devant le
président de l'époque Getúlio Vargas, ce dernier révoque la loi Sampaio Ferraz, autorisant
ainsi légalement la capoeira. Mestre Damião organise en 1949 le premier voyage de Bimba
à São Paulo pour des démonstrations de Capoeira. Puis, en 1950, Bimba voyage à Rio de
Janeiro et dans d'autres Etats. En 54, il apparait dans Vadiação un film d’Alexandre Robatto
et, en 68, dans Dança de guerra, le film de son disciple Jair Moura.
Sur l'origine de la Capoeira, Bimba déclare au journal Tribuna de Bahia en 1969 :
« Ce fut dans les senzalas du Reconcavo que naquit la Capoeira ». Quant a l'origine africaine
et angolaise de la capoeira, il déclare dans le même journal « Les noirs, oui, étaient
d'Angola, mais la Capoeira est de Cachoeira, Santo Amaro et de l'ile de Maré » comme le
rapporte A. Liberac. En 1973, à l'invitation d'un disciple, Oswaldo de Souza, il quitte Salvador
pour aller vivre avec sa famille à Goiana. Le 5 février 1974, Mestre Bimba décède, quelques
jours après son entrée à l'hopital des cliniques de l'université de Goias. En 1996, il reçoit à
titre postume un Prix Honoris Causa, remis par l'université fédérale de Bahia pour services
rendus à la culture de la région. En décembre 1999, à l'occasion de son centenaire, le
Syndicat des Entreprises de transport de passagers de Salvador (Setps) crée un titre de
transport à l'éffigie du créateur de la Capoeira Regional.
Dans le quartier Rio Vermelho est érigé un monument de pierre représentant un arc
solide d'à peu près 3,5 mètres rapellant les formes du berimbau et, sur sa face plane, un
disque en bronze avec le buste de Mestre Bimba. Ce monument est posé sur une base du
même matériau où l'on trouve une plaque bronze retangulaire avec l’inscription suivante :
« Ao Meretíssimo Mestre Bimba, o 1º entre os melhores da capoeira. A Arte Marcial
Brasileira. 22 de novembro de 1899 - 05 de fevereiro de 1974 ».
Travaux ou exercices pouvant être réalisés avec les élèves
Avant la projection du film en classe, le professeur gagnera à suivre un plan général
de travail qui peut être le suivant:
- niveau visé et liens avec le programme;
- possibilités de travailler en pluridisciplinarité;
- objectifs (société, civilisation) et pré-requis (maîtrise de l’oral);
- choix et travail sur les séquences (ici reportages et portraits).
yyy Recherche et élaboration de dossiers sur la capoeira et son environnement
social et culturel
Les élèves pourront faire des recherches en bibliothèque ou sur des sites web
brésiliens ou français (voir ci-dessous quelques adresses) et présenter des dossiers, en
groupes ou individuellement. Cette démarche nécessite auparavant que le professeur leur
donne des indications et des consignes précises afin d’éviter une « navigation » tous
azimuts.
Outre le thème de la capoeira, la projection de Mestre Bimba est aussi une bonne
occasion pour aborder les thèmes de l’esclavage, de l’héritage culturel et religieux afrobrésilien et des problèmes sociaux.
yyy Travail oral
Lors du travail oral, l’enseignant cherchera surtout à vérifier chez l’élève son niveau
de compréhension des différents portraits présentés dans le film : identification du
personnage, sa vie et son oeuvre, etc. Le fait que Mestre Bimba soit découpé en plusieurs
petits reportages est une bonne occasion pour le professeur d’approfondir le travail individuel
ou par groupes de deux élèves (reconstitution ou interprétation des dialogues, des scènes,
etc.).
L’étude de la bande annonce du film permet également de réaliser un travail sur le
discours continu : titre du film, description et analyse des symboles, description des
personnages et liens entre eux, le sujet du film.
yyy Travail écrit
Le travail écrit pourra porter sur Mestre Bimba, sur l’évolution de la capoeira (capoeira de
Angola, capoeira regional, etc.), sur les personnages qui témoignent dans le documentaire,
ou sur le contexte historique et social, et il pourra consister en un devoir à la maison. Voici
quelques propositions de questions à traiter :
- Identifica brevemente os principais personagens entrevistados no filme.
- Que papel teve Mestre Bimba na evolução da capoeira no Brasil?
- Que aspectos te interessaram mais? Porquê?
- Resume, em 15 ou 20 linhas, o filme Mestre Bimba.
- Faz uma breve apresentação dos aspectos históricos e sociais evocados neste
documentário.
Les interviews ci-dessous permettront au professeur d’enrichir sa phase de préparation
de la projection et pourront lui suggérer des idées pour le travail oral et écrit sur les thèmes
abordés dans le film et sur les personnages.
Rencontre avec Mestre Manoel
“La capoeira est une philosophie de la vie”
(propos recueillis par D. Stoenesco, revue Latitudes-Cahiers lusophones, déc. 2002)
Durant l’été 2002, nous avons pu rencontrer Mestre Manoel au Collège Pierre et Marie
Curie, à Villiers-sur-Marne, dans la banlieue Est de Paris, où il était venu animer une séance
du Club Capoeira, activité qui s’inscrivait dans le prolongement des cours de portugais
dispensés dans l’établissement. Au cours de notre entretien, il a évoqué non seulement
l’aspect artistique, culturel et historique de la capoeira, mais aussi son rôle social,
notamment à partir de l’action qu’il mène dans la Favela da Maré, quartier de Bonsucesso,
dans la zone Nord de Rio de Janeiro. Né il y a 46 ans à Duque de Caxias, banlieue de Rio,
Mestre Manoel (Emanoel Lopes Lima) s’investit depuis plusieurs années dans l’action sociale,
comme éducateur, auprès des « enfants de rue », dans la Favela da Maré. Il est aussi
responsable du Grupo de Capoeira Angola Ypiranga de Pastinha. Pour mieux connaître le
travail réalisé par ce groupe dans le domaine de la capoeira de Angola, on pourra consulter
son site (ypiranga-de-pastinha.org.br) et se procurer son CD qui porte un sous-titre bien
significatif: « Gingando na luta pela cidadania e a vida ». D’origine africaine, la capoeira est
arrivée au Brésil avec les premiers esclaves, au milieu du XVIe siècle, sous la forme d’un
rituel. On estime que durant les trois siècles et demi qu’à duré l’esclavage au Brésil, plus de
4 millions de Noirs-africains furent déportés vers ce pays, soit 40% du total des esclaves
débarqués de force sur le continent américain. D’ailleurs, dans les « ladainhas » (les chants)
qui accompagnent la capoeira, on préfère rappeler le 20 novembre 1695, date de la mort de
Zumbi, héros de la révolte du Quilombo dos Palmares, plutôt que celle du 13 mai 1888, date
officielle de l’abolition de l’esclavage au Brésil.
D.S. - Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à la capoeira ?
Mestre Manoel - J’ai commencé à pratiquer la capoeira vers les 12 ans, à Caxias, dans
l’État de Rio de Janeiro, avec des jeunes de mon quartier qui avaient la chance de posséder
déjà le berimbau, le pandeiro et l’atabaque. On se réunissait dans un garage. Un jour j’ai
appris qu’il existait un club de capoeira à Caxias et que mon père en faisait partie. Alors j’en
ai profité et j’y allais sans payer. Mon premier maître dans ce club, qu’on désigne plutôt par
le terme d’academia, fut le Mestre Barbosa.
D.S. - Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est une “academia” ?
Mestre Manoel - C’est l’endroit où on apprend la capoeira. L’academia a ses règles bien
précises, elle fonctionne comme un club. Au début je ne connaissais que la capoeira
regional, pratiquée dans les academias et je ne savais pas qu’il existait la capoeira de
Angola, qui se pratiquait en cachette, peu connue, car elle était interdite par la Police,
surtout durant les années 30. Celui qui la pratiquait dans la rue était arrêté.
D.S. - Quelle est la différence entre la “capoeira regional” et la “capoeira de
Angola ?”
Mestre Manoel - La capoeira de Angola est la capoeira traditionnelle, qui est arrivée au
Brésil avec les esclaves de la « nation » bantoue, originaires de l’Angola. Les premiers
bateaux négriers sont arrivés à Bahia. Ces bantous pratiquaient le rituel N’golo, appelé aussi
le rituel de la danse du zèbre, au cours duquel deux hommes luttaient en imitant les coups
de tête et les ruades du zèbre. Au Brésil, ce rituel est devenu une forme de combat contre
l’oppression de l’homme blanc. La capoeira régionale apparaît beaucoup plus tard, avec
Mestre Bimba, créateur de la « lutte régionale bahianaise ». On utilisait cette
expression parce que la capoeira traditionnelle était interdite. Ce n’est que lorsque les
autorités vont la tolérer qu’elle sera appelée capoeira regional et qu’elle deviendra cette
capoeira très médiatisée que l’on voit partout. Par contre, la capoeira de Angola, qui pendant
longtemps était mal vue par les autorités officielles, s’est peu développée. Comme angoleiros
nous cherchons surtout à développer l’aspect culturel de la capoeira, laissant de côté son
aspect purement commercial. La capoeira de Angola est donc un rituel, une danse et un
héritage culturel d’origine africaine, elle est une philosophie de la vie. Et elle ne devient une
lutte qu’en cas d’extrême nécessité.
D.S. - Dans la capoeira il y a la danse, les instruments de musique (le
« berimbau », le « pandeiro », l’ « atabaque », l’ « agogo »), mais aussi les
chants. De quoi parlent-ils, d’où viennent-ils ces chants ?
Mestre Manoel - Les premiers chants de la capoeira de Angola étaient appelés les
ladainhas et ils étaient chantés dans les senzalas (les maisons des esclaves). C’étaient des
chants mélancoliques qui évoquaient le martyre de l’homme noir, éloigné de son pays, obligé
d’exercer un travail d’esclave. Les ladainhas, que l’on peut comparer au blues noiraméricain,
étaient donc un cri de souffrance.
D.S. - La capoeira de Angola est aussi un sport...
Mestre Manoel - Non, la capoeira comme sport c’est la capoeira régionale, celle qui devient
un art martial en adoptant le karaté, le judo, le kungfu, etc. Cette capoeira développe une
violence inutile dans les écoles de capoeira, elle instaure la compétition entre les académies,
où le jeune est soumis à une pression constante. Notre objectif, en tant que angoleiros, est
de préserver les racines culturelles de la capoeira.
D.S. — Comment le rituel N’Golo de la danse du zèbre s’est-il transformé en une
lutte ?
Mestre Manoel - Cherchant à se défendre contre l’esclavagiste au Brésil, l’esclave s’est
appuyé sur le rituel N’Golo pour le transformer en une lutte-danse qu’on appelle aujourd’hui
la capoeira. Pendant longtemps le Noir, devenu esclave, s’est servi de ce rituel pour, en
réalité, préparer sa défense. Le mot « capoeira » vient du fait que les esclaves se cachaient
dans la brousse brésilienne, les « matas », appelées aussi « capoeira », où ils pouvaient
pratiquer leurs rituels.
D.S. - Aujourd’hui, la capoeira et les capoeiristes sont-ils encore persécutés ?
Mestre Manoel - Non, plus aujourd’hui. La capoeira de Angola s’est même développée et
on lui reconnaît son rôle social. À travers la capoeira nous parvenons à mieux intégrer
certains enfants à l’école, car le cours de capoeira aborde aussi la musique, la lecture et
l’histoire du peuple brésilien dont certains aspects ne figurent malheureusement pas dans les
livres scolaires officiels. Pour nous, s’intéresser à la capoeira ce n’est pas seulement venir
danser. La capoeira doit être étudiée et mise en valeur. À travers la capoiera on prépare le
citoyen.
D.S. - Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir capoeiriste ?
Mestre Manoel - Être humble. Mais la capoeira exige aussi éducation et discipline, il faut
réaliser un travail du corps et de l’esprit. La capoeira c’est un apprentissage de la vie. C’est
elle qui m’a éduqué.
D.S. - Comment devient-on maître de capoeira ?
Mestre Manoel - Concernant la capoeira de Angola, nous devons respecter la tradition et la
continuité. Ce qui fait un « mestre de capoeira », c’est sa propre manière de vivre, de se
donner une philosophie de la vie : on n’est jamais le meilleur, on apprend toute sa vie.
Devenir « maître » de capoeira peut prendre des années, parfois 5 ou 10 ans, le temps de
s’enrichir de l’expérience de la vie et de celle de la culture et de l’histoire de la capoeira.
C’est le maître de capoeira le plus ancien du groupe qui décide de l’aptitude à devenir
« mestre ».
D.S. - Pouvez-vous nous parler des quelques “mestres” ou groupes de capoeira de
Rio de Janeiro ?
Mestre Manoel - La capoeira de Angola a plusieurs groupes à Rio : le groupe Renascer,
celui de mestre Braga, de Neco, de Zé Carlos, de mestre Angolinha, dont je suis le disciple,
etc. Celui qui a introduit la capoeira de Angola pour la première fois à Rio c’est mestre
Pastinha.
D.S. - Quelle est ou quelle devrait être, d’après vous, l’évolution de la capoeira au
Brésil et dans le monde ?
Mestre Manoel - Je trouve très positif le fait que la capoeira se développe. Mais je pense
qu’elle devrait rester avant tout une philosophie de la vie et promouvoir l’union entre les
peuples. La capoeira doit unir !
Roda de capoeira
Ladainha do « Rei Zumbi dos Palmares »
Chant du « Roi Zumbi des Palmares »
A história nos engana
Diz tudo pelo contrário
Até diz a abolição
Aconteceu no mês de maio
A prova dessa mentira
É que da miséria eu não saio.
Viva 20 de novembro
Momento pra se lembrar
Não vejo em 13 de maio
Nada pra comemorar
Muitos tempos se passaram
E o negro sempre a lutar.
Zumbi é nosso herói
Zumbi é nosso herói, colega velho
De Palmares foi senhor
Pela causa do homem negro
Foi ele quem mais lutou
Apesar de toda a luta, colega velho
O negro não se libertou, camarada!
L’histoire nous trompe
Elle dit tout le contraire
Elle dit même que l’abolition
A eu lieu au mois de mai
La preuve de ce mensonge
Je suis toujours dans la misère.
Vive le 20 novembre
Moment à ne pas oublier
Le jour du 13 mai
Il n’y a rien à commémorer
Beaucoup de temps est passé
Et le Noir continue de lutter.
Zumbi est notre héros
Zumbi est notre héros, mon vieux
Il est le seigneur de Palmares
En faveur de l’homme noir
Il est celui qui a le plus lutté
Malgré toute sa lutte, mon vieux
Le Noir ne s’est pas libéré, camarade !
Sites, et autres documents sur le thème de la capoeira
- www.portalcapoeira.com
- www.capoeira-infos.org/histoire
- Discographie : Mestre Bimba. Curso de capoeira regional Mestre
Bimba. JS Discos, JLP, 101, Salvador, BA.
- Le petit manuel de Capoeira, Nestor Capoeira, 283 pages (en
français), édité par Budo, ( (www.budo.fr)
Site du film Mestre Bimba : www. mestrebimbaofilme.com.br/
Les séances jeune public sont réalisées avec le soutien de
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