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Juillet 2011
S O M M A I R E
1 Avant-propos
2 Contexte
3 Synthèse
1
2
3
A
4
Les chiffres clés de l’éducation
1- Les effectifs d’élèves
2- Les effectifs des personnels de l’Éducation nationale
3- La structure des personnels de l’Éducation nationale
4- L’éducation prioritaire
5- L’aide sociale aux élèves
6- La non-scolarisation
4
6
8
10
12
14
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
1- Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
2- Les sorties aux faibles niveaux d’études
3- Le niveau d’études selon le milieu social
4- Le diplôme et le risque de chômage
5- Le diplôme, la situation sociale et le salaire
6- La scolarisation des filles et des garçons
6
16
18
20
22
24
26
Le premier degré
1- La scolarisation et les conditions d’accueil
2- Les compétences
7
28
30
Le second degré
1- La scolarisation
2- Les conditions d’accueil
3- L’accès aux niveaux IV et V de formation
4- La réussite au baccalauréat
5- L’emploi et le devenir professionnel des sortants
8 Définitions
9 Annexes
43
45
32
34
36
38
40
1 -Avant-propos
E
n Guyane, la forte croissance démographique conduira au doublement de la population des moins 20
ans à l’horizon 2040. Plus de vingt ans après la loi d’orientation de juillet 1989 qui précisait que « l’acquisition d’une culture générale et d’une qualification reconnue est assurée à tous les jeunes, quelque soit
leur origine sociale, culturelle ou géographique », la moitié de la population en âge de travailler est sans
diplôme. Partant de ces constats, le Rectorat, le Carif-Oref et l’Insee ont souhaité apporter un éclairage sur
les politiques publiques de démocratisation d’accès à la formation et de qualification des jeunes sortant
du système scolaire.
L’état de l’école en Guyane sera un outil contribuant au suivi des politiques publiques. Cette publication
est une déclinaison de la publication nationale de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la
performance qui exerce une fonction statistique et d’expertise auprès du ministère de l’éducation nationale. Elle commence par un état des lieux de l’école dont le prolongement est une note de synthèse, véritable
outil d’aide à la décision.
Le Rectorat trouve dans cette publication de forts motifs de justification des axes du projet académique
2010 – 2013 et de l’ensemble des opérations engagées à ce titre.
Elle nourrit aussi sa réflexion afin d’ajuster, au quotidien, pour une pleine efficacité, son action en direction
de tous les acteurs en charge d’éducation.
Permettant de renforcer l’approche prospective, elle porte d’ores et déjà en germe, les bases du futur projet
académique.
Le partenariat noué entre le Rectorat de Guyane et le service régional de l’Insee en Guyane est inscrit dans
un accord-cadre basé sur le principe d’analyses communes, à forte valeur ajoutée, des problématiques,
analyses utiles à l’action publique. Cette première production est le premier jalon de l’application de ce
principe.
Le Recteur de Guyane
Le Directeur de IRIG DEFIS
Guyane
La Chef du Service Régional
de l’Insee en Guyane
Florence ROBINE
Roland DELANNON
N’Ouara YAHOU
L’État de l’école en Guyane
1
2- Contexte
L
ors d’une de ces après-midi où tous les rideaux
étaient baissés, dans Cayenne gagnée par la fièvre
carnavalesque, une réunion s’est tenue, pour construire en grande urgence un partenariat, entre le Rectorat
de Guyane et l’Insee.
Avant même que soit consignée, dans un accord-cadre tri-annuel, cette volonté partagée de partenariat,
les premiers travaux communs aboutissaient à la mise
en cohérence des données rectorales de scolarisation
et de celles du recensement de la population, dans
l’appréhension de la non-scolarisation. L’Insee est depuis devenu un participant actif de l’Observatoire de
la non-Scolarisation (ONS) du Rectorat de Guyane.
Un travail est par ailleurs en cours, de mise à disposition du Rectorat des compétences de l’Insee, pour ce
qui tient à la prospective, à partir des projections de
population. Il faut lui laisser le temps de trouver ses
marques, dans l’arbitrage entre les outils nationaux
du monde éducatif et les adaptations régionales qui
sont devenues dans les DOM le point fort de l’Insee.
Et puis voilà que devient réalité ce qui n’était il y a
un an qu’une intention un peu folle. Une même dé-
2
L’État de l’école en Guyane
termination à explorer toutes les pistes du possible,
a permis de rassembler un maximum d’informations
sur l’état de l’école en Guyane. Un travail servant
à dégager une vision globale des forces et des faiblesses, des enjeux majeurs auxquels les décideurs
publics doivent répondre.
Des sources différentes sont souvent contradictoires, en niveau ou en évolution et parfois même les
deux. Des données brutes recèlent en général des
secrets de fabrication, pas toujours transmis à chaque changement d’affectation. C’est ce travail de bénédictin qu’il fallait réaliser en un temps record. Et
c’est parce que ce n’était pas gagné d’avance que le
choix a été fait de réduire la voilure au seul champ
relevant directement du Rectorat.
La prise en compte exhaustive de l’apprentissage
et de l’enseignement supérieur sera donc effective
pour une prochaine édition, mais pourquoi pas
aussi de la formation continue dans son ensemble.
La présence d’IRIG DEFIS parmi les partenaires de
cette première édition en est la garantie la plus sûre,
puisque c’est à cette condition qu’ils ont rejoint le
projet.
3- Synthèse
A
lors qu’au plan national, les effectifs scolarisés marquent le pas, ils augmentent en Guyane de 3,7%
par an, au même rythme que la population totale, qui
connaît une explosion démographique.
Les effectifs d’enfants scolarisés dépassent, à la rentrée 2010, 72 000 élèves dans les établissements publics et privés du premier et du second degré.
Pour l’accès à la scolarité obligatoire, difficulté spécifique à la Guyane, les taux se modifient positivement.
L’évolution observée sur la tranche d’âge des 12-16
ans (93% en 2007, 87 % en 1999) est plus significative que sur la tranche d’âge des 6-11 ans (96% en
2007, 93% en 1999). Ce qui ne suffit pas à résorber
pleinement la non-scolarisation fortement marquée
géographiquement (Ouest guyanais) et socio-économiquement (inactivité ou chômage des parents).
par une mobilisation des ressources pour le premier
degré, le recours à des innovations et des expérimentations, une formation des enseignants à l’enseignement face aux élèves qui n’ont pas la langue française
comme langue maternelle.
Dans l’enseignement secondaire, en 1990, 15 % des
jeunes de 20 à 24 ans déclarent détenir un baccalauréat ou plus, ils sont 25 % en 2007. Cette évolution
positive doit être pondérée par la lente baisse du taux
important des sortants sans diplôme de l’enseignement secondaire (43 % des jeunes de 18 à 24 ans en
2007, 53 % en 1990). L’attention mérite d’être portée
particulièrement sur la part importante des sortants
sans diplôme au cours de leur scolarisation en collège ou en première année de CAP, de BEP (25 % des
sortants en 2007, 36 % en 2000).
Les effectifs scolarisés en éducation prioritaire sont,
en pourcentage, 15 fois plus nombreux en Guyane
qu’au niveau national (61 % des effectifs en Guyane,
4 % au national). Cette situation s’explique par les
grosses difficultés sociales des familles (47 % de la
population scolarisée en collèges et lycées remplit les
conditions d’accès aux bourses).
Il n’en demeure pas moins qu’en dépit des signes
positifs, le système éducatif produit une population
encore trop peu diplômée en Guyane. Seulement
44% de la population adulte de plus de 25 ans est
diplômée de l’enseignement secondaire alors qu’ils
sont 71% au niveau national.
Le parcours scolaire paraît lié à l’origine sociale et il
a une influence forte sur l’insertion professionnelle
future. Ainsi, quelques années après la fin des études,
le taux de chômage d’un jeune sans diplôme est cinq
fois plus élevé que celui d’un jeune diplômé du baccalauréat ou plus. La détection et la prise en charge
très tôt de la difficulté scolaire ainsi que le suivi personnalisé des élèves sont autant de pistes susceptibles de réduire les inégalités entre élèves d’abord et
entre citoyens ensuite.
Les résultats aux évaluations nationales à l’école
élémentaire (CE1 et CM2) s’écartent de la moyenne
nationale de près de 40 points du pourcentage d’élèves ayant de bons et très solides acquis. Une légère
amélioration a été observée en 2010-2011.
Cette situation a été placée au cœur du projet académique avec une évolution attendue des performances aux évaluations à l’école de 20 points sur 3 ans
Toutes ces données, qui sont autant d’aides à la décision, confortent l’académie dans les orientations du
projet académique 2010-2013. Il s’agit en effet de faire
face aux défis de l’évolution démographique et d’accroître le niveau de qualification des jeunes guyanais.
La massification de l’enseignement devient plus assurée, c’est un effort qualitatif qui doit à présent mobiliser
tous les efforts de tous.
Sur la période 2002–2009, le nombre d’enseignants
augmente rapidement (+21%). Cette variation est
plus rapide dans le second degré qui connaît la plus
grosse progression des effectifs et oblige un important
recours à des enseignants contractuels (27 % des enseignants en 2009, 23 % en 2003).
L’État de l’école en Guyane
3
4
Les
Les chiffres
chiffres clés de l’éducation
l’éducation
1
-L es effectifs d’élèves
P
resque 72 000 élèves sont scolarisés en Guyane à
la rentrée 2009 dans les établissements d’enseignement public et privé sous contrat des premier et second
degrés. Le secteur privé représente 6% des effectifs
avec 4 300 élèves.
Depuis 1997, les effectifs d’enfants scolarisés ont
augmenté de 53%, ce qui représente un taux d’évolution annuel moyen de 3,6%.
L’évolution des effectifs du secteur public, sur la période 1997-2009, n’est pas identique selon les bassins
de formation. Le bassin de Saint-Laurent enregistre
un taux d’évolution annuel moyen de 7%, pour les
bassins de Kourou et Cayenne il est respectivement
de 3,6% et 2,8%.
À la rentrée 2007, la durée moyenne de scolarisation
dans le secondaire est de sept années. Cette durée
est inférieure à celle des autres DOM. Cette situation
s’explique par un choix des élèves vers des cycles
courts au sortir de la 3ème, notamment vers des CAP
ou BEP, par un faible taux de poursuite vers un baccalauréat professionnel et par des sorties précoces du
système scolaire.
Le redoublement est un frein aux parcours directs
et reste important à certains niveaux de formation.
Même si le taux de redoublement au niveau de la
6ème a chuté (25% en 1999, 14% en 2009), il reste
deux fois plus élevé qu’au niveau national. Le même
constat peut être fait pour le taux de redoublement en
seconde générale et technologique (14%) et en terminales générales et technologiques (14%).
Évolution des effectifs d’élèves
Source : Rectorat de la Guyane
champ : élèves scolarisés dans les écoles et établissements des secteurs public et privés sous contrat
4
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
L es effectifs d’élèves
Evolution des effectifs d’élèves par bassin de formation
Source : Rectorat de la Guyane
Composition des bassins de formation :
Bassin de Kourou : Iracoubo, Kourou, Macouria, Montsinery-tonnegrande, Saint-elie et Sinnamary
Bassin de Cayenne: Camopi, Cayenne, Maripasoula, Matoury, Ouanary, Papaichton, Regina, Remire-montjoly, Roura,
Saint-georges et Saul
Bassin de Saint-Laurent : Apatou, Awala-yalimapo, Grand-santi, Mana et Saint-laurent-du-maroni
Évolution des redoublements (secteur public)
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
L’État de l’école en Guyane
5
4
Les chiffres clés de l’éducation
2
L
- es effectifs des personnels
de l’Éducation nationale
E
n janvier 2010, le Rectorat de la Guyane rémunère
5 600 personnes dont 270 enseignants dans le secteur privé sous contrat.
Les enseignants des secteurs d’enseignement public
et privé représentent 88% des effectifs des personnels. Il faut se rappeler qu’avec la décentralisation,
une large partie des personnels administratifs, techniques, d’encadrement et de surveillance est passée
sous la tutelle des collectivités territoriales. À la ren-
trée 2009, ils ne sont plus que 750 à la charge du
Rectorat de la Guyane.
Sur la période 2002 - 2009, les effectifs d’enseignants dans le secteur public ont augmenté de 22%
et ceux du secteur privé de 10%. Au total, l’augmentation est de 21%.
Pour assurer l’éducation à la rentrée 2009, l’Académie dispose de 4 845 postes d’enseignants, soit 6,8
enseignants pour 100 élèves.
Évolution des effectifs des personnels de l’Éducation nationale
(hors enseignement supérieur et établissements de formation)
Unité : nombre et %
Source : MEN - DEPP fichier de la paye
6
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
Les effectifs des personnels de l’Éducation
nationale
Répartition des effectifs des personnels de l’Éducation nationale
Unité : nombre
Source : MEN - DEPP fichier de la paye
Évolution des effectifs d’élèves et d’enseignants - secteurs public et privé
Indice base 100 en 2002
Source : Rectorat de Guyane
L’État de l’école en Guyane
7
4
Les chiffres clés de l’éducation
3
-La structure des personnels
de l’Éducation nationale
À
la rentrée 2009, 4 575 enseignants sont recensés
dans le secteur public pour le premier et le second
degré.
Dans leur quasi-totalité, les 2 183 enseignants du
premier degré en Guyane, sont des professeurs des
écoles (97%). Même si près des trois quarts sont
des femmes, la Guyane présente un des plus faibles taux de féminisation par comparaison avec les
autres DOM et la France.
Sur la période 2002-2009, les effectifs d’enseignants
du premier degré ont progressé de 17%.
L’âge moyen de ces enseignants, à la rentrée 2009,
est de 38,7 ans.
Dans le second degré, secteur public, ils sont 2 392
enseignants dont 44% de femmes et l’âge moyen est
de 40,6 ans.
Comme dans le premier degré, les effectifs d’enseignants du second degré ont progressé mais de manière beaucoup plus significative puisque la hausse
est de 27% sur la période 2002-2009.
En 2009, la part des enseignants non titulaires reste
importante dans le second degré du secteur public
puisqu’elle représente 27% des enseignants alors
qu’elle était de 23% en 2002.
Part des femmes parmi les enseignants du premier degré à la rentrée 2009 - secteur public
Unité : %
Source : MEN - DEPP fichier de la paye au 31 janvier
8
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
La structure des personnels de l’Éducation
nationale
Les enseignants du premier degré public
Unité : nombre et %
Source : MEN - DEPP fichier de la paye au 31 janvier
Les enseignants du second degré public
Unité : nombre et %
Source : MEN - DEPP fichier de la paye au 31 janvier
L’État de l’école en Guyane
9
4
Les chiffres clés de l’éducation
4
-L’éducation prioritaire
E
n Guyane, les effectifs d’élèves scolarisés en éducation prioritaire, à la rentrée 2009, représentent 61%
des effectifs totaux du secteur d’enseignement public
des premier et second degrés. Au niveau national ce
taux est de 4%.
En 2009, l’éducation prioritaire se décompose en
deux réseaux :
•Le réseau « ambition réussite » (RAR) qui comprend
12 collèges « tête de réseau » et 56 écoles pour un
total de 23 294 élèves, soit 34% des élèves scolarisés
dans le secteur public.
•Le réseau de « réussite scolaire » (RRS) dont 11 collèges sont « tête de réseau » et 36 écoles y sont rattachées pour un effectif total de 17 964 élèves qui
représentent 27% des effectifs scolarisés en Guyane.
Plus des trois quarts des élèves scolarisés en RAR
dans le second degré sont issus de milieux très modestes et 45% d’entre eux accusent un retard à l’entrée
en 6ème.
En RRS, 53% des élèves scolarisés dans le second degré sont enfants d’ouvriers ou d’inactifs et 43% sont
en retard à l’entrée en 6ème.
Les élèves du premier degré en RAR montrent de
grosses difficultés lors des évaluations en CE1 et CM2.
En CE1, 14% maîtrisent les compétences de base en
français et 14% en mathématiques. C’est presque 16
points de moins que le taux académique dans chaque
discipline.
En CM2, 12% des élèves en RAR maîtrisent les compétences de base en français et 15% en mathématiques. Ce sont respectivement 13 points et 6 points de
moins que le taux de réussite académique.
Les performances des élèves du premier degré en RRS,
lors des évaluations en CE1 et CM2, sont inférieures
de 6 points au taux académique sauf en mathématiques pour les CM2 qui enregistre un taux inférieur de
10 points.
La moindre performance des élèves du premier degré a été prioritairement prise en compte dans le
projet académique 2010-2013 avec une accentuation des ressources, des innovations et expérimentations dans le premier degré, particulièrement dans l’éducation prioritaire.
Répartition des effectifs en éducation prioritaire à la rentrée 2009
secteur public
Source : Rectorat de la Guyane
10
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
L’éducation prioritaire
Proportion d’enfants d’ouvriers et d’inactifs, d’enfants de cadres et d’enseignants
d’élèves en retard à l’entrée en 6ème générale dans le secteur public à la rentrée 2009
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
qui maîtrisent les compétences de base en 2010
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
L’État de l’école en Guyane
11
4
Les chiffres clés de l’éducation
5
L
- ’aide sociale aux collégiens
et lycéens
D
ifférentes formes d’aides financières permettent
aux familles de mieux assurer les conditions de
scolarisation de leurs enfants.
L’attribution, sous conditions de ressources, des bourses et primes pour les élèves du second degré de
l’enseignement public a représenté la somme de 6,21
millions d’euros en 2009. Cette dépense est en augmentation de 30% par rapport à l’exercice 2006.
Chaque élève boursier a perçu, en moyenne, 302
euros en collège pour cette année 2009 et 902 euros
en lycée. L’aide moyenne en collège est en progression de 22% par rapport à 2006 et de 8% en lycée.
Le nombre d’élèves boursiers est également en hausse,
bien que moins rapide que celle du nombre d’élèves.
Alors qu’ils étaient 12 451 en 2006, ils sont 13 449 en
2009 et représentent 47% de la population scolarisée
en collèges et lycées du secteur public en Guyane.
Par ailleurs, la Caisse d’Allocations Familiales (CAF)
verse aux familles, toujours sous conditions de ressources, une Allocation de Rentrée Scolaire (ARS),
pour les élèves de 6 à 18 ans. Pour la rentrée 2009,
17 284 familles ont bénéficié de l’ARS pour les enfants inscrits dans l’enseignement primaire et secondaire. Le nombre de familles bénéficiaires de l’ARS a
progressé de 48% sur la période 1998 – 2009.
Bourses et allocation
Le montant des bourses du second degré est évalué en fonction des ressources et des charges des familles, selon
un barème national. Les bourses de collège comportent trois taux annuels de 77,37 euros, 214,35 euros et 334,77
euros.
Le montant des bourses de lycées varie selon le nombre de parts dont bénéficie la famille. Ce nombre est fonction des
ressources et des charges des familles. Le montant de la part de bourse est de 42,36 euros en 2008-2009.
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est modulée en fonction de l’âge de l’enfant. Elle est versée sous conditions de
ressources aux familles aux revenus modestes qui ont des enfants scolarisés de 6 à 18 ans. Son montant, est modulé
en fonction de l’âge de l’enfant : 6 à 10 ans=280,76 euros ; 11 à 14 ans=296,22 euros ; 15 à 18 ans=306,51 euros.
1) Toutes les données en euros sont fournies en prix constants 2009 et ces données en prix constants 2009 sont utilisées pour le calcul d’évolutions dans le temps.
12
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
L’aide sociale aux collégiens et lycéens
Évolution du nombre d’élèves du second degré bénéficiant d’une aide financière
(Éducation nationale, public)
Unité : nombre et %
Source : MEN et Rectorat de la Guyane
Montants de l’aide moyenne aux boursiers
Unité : nombre, euros et %
Sources : MEN - application INDIA et Rectorat de la Guyane
Évolution du nombre de familles bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) en Guyane
Unité : nombre
Source : CNAF fichier FILEAS
L’État de l’école en Guyane
13
4
Les chiffres clés de l’éducation
6
L
- a non-scolarisation
E
nviron 2 800 enfants de 6 à 16 ans ne sont pas scolarisés en Guyane en 2007, soit 5% des enfants de
cette classe d’âge. La non-scolarisation est plus marquée chez les 12-16 ans, âges correspondant à une
scolarité dans un collège. Ainsi, le taux de non-scolarisation atteint 7% chez les 12-16 ans alors qu’il est de
4% pour les 6-11 ans.
Les différents territoires de la région ne sont pas touchés de façon uniforme par la non-scolarisation. La
communauté de communes de l’Ouest Guyanais
(CCOG) se distingue par le fait qu’elle concentre la
moitié des non scolarisés de Guyane, soit 1 400 enfants.
Papaïchton (42%), Maripasoula (24%) et Saint-Georges (23%).
Les enfants d’inactifs ou de chômeurs sont plus souvent touchés par la non-scolarisation que ceux de
personnes ayant un emploi. L’absence d’emploi des
parents apparaît comme un handicap pour la scolarisation. Les enfants d’inactifs (retraités, hommes ou
femmes au foyer, étudiants…) sont plus touchés encore que les enfants de chômeurs. Leur taux de nonscolarisation atteint 8% alors qu’il est de 6% pour les
enfants de chômeurs et seulement de 2% pour les enfants issus de familles d’actifs occupés.
Pour les 6-11 ans, la non-scolarisation est plus accentuée dans l’Ouest guyanais. Les communes de GrandSanti et d’Apatou sont particulièrement concernées
avec respectivement un enfant sur quatre et un enfant
sur sept qui ne va pas à l’école.
Les difficultés des enfants de personnes sans emploi
face à la scolarisation sont d’autant plus fortes que
ces enfants sont issus de familles non francophones.
Ainsi les enfants dont le parent n’a pas d’emploi et est
de nationalité surinamaise ou brésilienne sont moins
scolarisés que les autres.
Pour les 12-16 ans, la non-scolarisation est forte
dans des communes isolées à la fois dans l’Ouest et
dans l’Est de la Guyane. Ainsi, les communes enregistrant les plus forts taux de non-scolarisation sont
L’isolement géographique, l’inactivité et la mauvaise
maîtrise de la langue française par les parents sont
autant de facteurs explicatifs de la non-scolarisation
dans la région.
L’observatoire de la non-scolarisation, relancé depuis 18 mois, prépare pour la rentrée 2011 à l’intention
de tous les acteurs (collectivités locales et territoriales, associations, parents et enseignants) des outils
de référence permettant de poursuivre l’effort de scolarisation de tous les enfants de Guyane.
La non-scolarisation dans le recensement de la population
Les effectifs de non scolarisés sont établis à partir du recensement de la population. La population non-scolarisée
correspond aux personnes qui déclarent ne pas être inscrites dans un établissement d’enseignement.
L’utilisation des données du recensement de la population pour évaluer la population non scolarisée est validée
par la confrontation des effectifs scolarisés issus des données du recensement avec ceux du rectorat de la Guyane.
La concordance des données entre le rectorat et l’Insee autorise la mobilisation des données du recensement non
seulement pour évaluer la population non scolarisée mais surtout pour en établir les caractéristiques majeures.
Les caractéristiques socio-économiques des familles des non scolarisés ne sont disponibles, dans le recensement de
la population, que pour les « enfants de la famille ».
« Est compté comme enfant d’une famille toute personne vivant au sein du même ménage que ses parents avec lesquels elle forme une famille, si elle est célibataire et n’a pas de conjoint ou d’enfant vivant dans le ménage. L’enfant
d’une famille peut être l’enfant des deux parents, de l’un ou de l’autre, un enfant adopté, ou un enfant en tutelle de
l’un ou l’autre parent. »
14
L’État de l’école en Guyane
Les chiffres clés de l’éducation
La non-scolarisation
Taux de non scolarisation selon l’âge et la communauté de communes
Unité : %
Source : Insee, recensement de la population 2007
Taux de non scolarisation des 6-16 ans par commune
Copyright : Insee, IGN 2011
Source : Insee, recensement de la population 2007
Taux de non-scolarisation des 6-16 ans
par type d’activité et nationalité
de la personne de référence de la famille
Unité : %
Taux de non-scolarisation par type d’activité de la
personne de référence de la famille
Unité : %
Source : Insee, recensement de la population 2007
Source : Insee, recensement de la population 2007
L’État de l’école en Guyane
15
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
1
L
- e niveau de diplôme
de la population et des jeunes
L
a population âgée de 25 à 64 ans apparaît encore
peu diplômée, en Guyane, comparée à celle des
autres DOM et de la France. Ce phénomène est amplifié pour les plus jeunes de 25 à 34 ans. Ils sont deux
fois moins souvent diplômés qu’au niveau national.
La proportion d’adultes (25 à 64 ans) diplômés de
l’enseignement secondaire du second cycle a augmenté de dix points entre 1990 et 2007. La part des
jeunes (20 à 24 ans) évolue lentement (deux points
de progression entre 1990 et 2007). Le niveau de diplôme des adultes rejoint celui des jeunes et la population guyanaise n’est pas plus diplômée aux plus
jeunes âges.
Des progrès qualitatifs accompagnent une évolution
contrastée de la population diplômée puisqu’une proportion plus forte des jeunes générations a suivi des
études de second cycle plus poussées. En 1990, l’enseignement secondaire du second cycle débouchait,
pour 15% des jeunes sur un baccalauréat suivi d’études supérieures, alors qu’en 2007, ils sont 25%. À
l’inverse ils étaient 17% à détenir le CAP, alors qu’ils
ne sont plus que 7%. Le brevet d’études professionnelles (BEP), intégré aujourd’hui au baccalauréat professionnel, reste le diplôme le plus élevé pour 12%
des jeunes, sans grand changement depuis 1990.
Pour la période 2007-2009, 62% des sortants sont diplômés. Ils étaient 48% sur la période 2002-2004.
Évolution de la part des diplômés de l’enseignement secondaire du second cycle par tranche d’âge
Unité : %
Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale
Lecture : en 2007, 44% des 25-64 ans (et 43% des jeunes de 20-24 ans) déclarent détenir un diplôme d’enseignement du second cycle, pour 35% en 1990 (et 41% des jeunes de 20-24 ans).
16
L’État de l’école en Guyane
L e niveau de diplôme de la population et
des jeunes
Répartition des cohortes de sortants de formation initiale en fonction de leur diplôme le plus élevé
2002-2004
2007-2009
Source : Insee, enquete Emploi DOM 2002 à 2009
Champ : Guyane, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus (âge au 31 décembre)
Note : les « sortants de formation initiale » sont les jeunes qui ont interrompu pour la première fois
leurs études (définition statistique); le « niveau d’études » est mesuré par le diplôme le plus élevé obtenu déclaré par l’individu.
Part des diplômés de l’enseignement secondaire du second cycle par tranche d’âge et région (2007)
Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale
L’État de l’école en Guyane
17
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
-Les sorties aux faibles niveaux d’études
2
R
éduire le nombre de personnes peu instruites ou
formées est un enjeu majeur en Guyane. En 2007,
43% des jeunes de 18 à 24 ans, ne sont pas inscrits
dans un établissement d’enseignement et ont quitté
l’école sans un diplôme relevant de l’enseignement
secondaire du second cycle. Même si ce taux a significativement baissé (dix points entre 1990 et 2007), il
reste très important.
Près d’un quart des élèves quittant le système éducatif
pendant l’année scolaire 2007/2008 étaient scolarisés
de la 6ème à la 3ème ou en première année de CAP et
BEP. C’est presque onze points de moins qu’à la rentrée 2000. Le taux de sorties2 à ces niveaux de forma-
tion VI et Vbis est très élevé ( 6% en France, 12% à La
Réunion, 9% en Guadeloupe et 8% en Martinique).
Au sortir de la 3ème, à la rentrée 2007, 47% des élèves s’orientent vers la voie professionnelle et 44% vers
la voie générale et technologique. Le solde, soit 9%
représente les élèves de 3ème quittant le système éducatif.
S’il connaissait tout au long de son cursus les conditions
de scolarité (passages de classes en classes) de 20072008, un enfant entrant en 6ème passerait 7 années dans
le second degré, dont 0,8 année en redoublant.
2) Les flux de sortants du système éducatif reposent sur l’analyse des effectifs scolarisés dans les secteurs d’enseignement public et privé, du centre de formation des apprentis, des établissements sous tutelle du Ministère de l’agriculture
et des migrations inter académiques
18
L’État de l’école en Guyane
Les sorties aux faibles niveaux d’études
Indicateur de « sorties précoces » en pourcentage des jeunes âgés de 18 à 24 ans
Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale
Note : le taux des jeunes de 18 à 24 ans non inscrits dans un établissement d’enseignement et qui ont obtenu un diplôme d’un niveau inférieur au CAP est un indicateur pour évaluer la mise en œuvre des politiques.
Sorties de l’enseignement secondaire par classe et «niveau de formation»
Unité : %
Source : MEN - DEPP
champ : élèves des secteurs public et privé du MEN, apprentis du CFA et agriculture
L’État de l’école en Guyane
19
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
-L e niveau d’études
3
selon le milieu social
À
la session 2009 du baccalauréat, 1 374 candidats ont
obtenu leur diplôme. Sur ces 1 374 candidats reçus,
15% sont des enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures et 8% d’ouvriers.
Ces pourcentages ont évolué de façon significative car
à la session 1997 les enfants de cadres admis au baccalauréat représentaient 22% et les enfants d’ouvriers seulement 4%.
Les enfants de cadres ont une meilleure réussite au baccalauréat que les enfants d’ouvriers. Toutefois, l’écart du taux
de réussite entre enfants de cadres et d’ouvriers se resserre.
À la session 1997 du baccalauréat, le taux de réussite des
enfants de cadres était de 74% et de 51% pour les enfants
d’ouvriers, soit 23 points de différence. Pour la session
2009, les taux de réussite sont respectivement de 85% et
71% soit 14 points d’écart.
La répartition des bacheliers 2009 selon les trois grandes
filières (générale, technologique et professionnelle) confirme le poids persistant de l’origine sociale sur les parcours
scolaires.
Les enfants de cadres privilégient la voie générale dans
l’optique d’une poursuite d’études : plus de trois quarts
d’entre eux font ce choix. En particulier, 93% des bacheliers enfants de professeurs ont opté pour un baccalauréat
général. Dans le même temps, les enfants d’ouvriers sont
plutôt bien répartis dans les voies générale, technologique
et professionnelle.
Globalement, toutes origines sociales confondues, la moitié des candidats opte pour la voie générale et l’autre moitié se répartit équitablement entre la voie technologique et
la voie professionnelle.
Sur 100 jeunes qui ont entre 20 à 24 ans en 2007 (générations 1982 - 1986), seulement 9 déclarent avoir accédé
à l’enseignement supérieur. Parmi les autres, 14 déclarent
pour diplôme le plus élevé obtenu le baccalauréat général, 7 le baccalauréat technologique, 24 un CAP ou BEP
et 46 n’ont aucun diplôme d’enseignement secondaire de
second cycle.
Malgré la démocratisation de l’enseignement, le milieu
social des jeunes reste un facteur déterminant pour la
réussite scolaire. Sur 100 enfants d’ouvriers, 39 ont déclaré avoir le BEPC ou aucun diplôme en 2007, contre 53
en 1999. Plus d’enfants d’ouvriers et employés accèdent à
des diplômes plus élevés en 2007, 16 au niveau baccalauréat général (8 en 1999), et 9 à des études supérieures (5
en 1999). Mais ce sont les enfants de cadres et professions
intermédiaires qui réussissent le plus à obtenir des diplômes universitaires (16 enfants sur 100 en 2007).
Obtention du baccalauréat selon le milieu social
Unité : %
Sources : Rectorat de la Guyane - MEN base centrale de pilotage
Champ : bacheliers des établissements publics et privés sous statut scolaire
20
L’État de l’école en Guyane
L e niveau d’études selon le milieu social
Répartition par filière des bacheliers 2009 selon leur origine sociale
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : bacheliers des établissements publics et privés sous statut scolaire
Lecture : à la session 2009, 35,4% des bacheliers enfants d’ouvriers ont obtenu un baccalauréat général, 30,1% un baccalauréat technologique et 34,5% un baccalauréat professionnel.
Diplômes des jeunes de 20 à 24 ans en fonction du milieu social
Unité : %
Source : Insee, recensements de la population, exploitation complémentaire
Lecture : en 2007, sur 100 enfants d’ouvriers et d’employés, âgés de 20 à 24 ans, 10 ont eu accès à l’enseignement supérieur. Parmi les
autres, 16 indiquent comme diplôme le plus élevé un baccalauréat général, 9 un baccalauréat technologique ou professionnel, 27 un
BEP ou CAP et 39 un brevet ou aucun diplôme.
Note : L’origine sociale des jeunes de 20 à 24 ans est appréhendée par la catégorie socioprofessionnelle
de la personne de référence de la famille (père ou mère). C’est pourquoi, certains jeunes de ce groupe
d’âge ne sont pas comptabilisés dans les données de ce graphique car n’habitant pas avec leurs pères
ou/et mères, ils vivent avec d’autres membres de la famille, amis ou institutions.
L’État de l’école en Guyane
21
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
-L e diplôme et le risque de chômage
4
L
e taux de chômage des jeunes, quelques années
après la fin de leurs études, est plus élevé que celui de l’ensemble de la population active en particulier
parce qu’une partie de ces jeunes est toujours scolarisée et n’est pas prise en compte dans le calcul du taux
de chômage. L’écart entre le taux de chômage des jeunes ayant achevé leurs études depuis peu et celui de
l’ensemble de la population active est important puisqu’il est en moyenne de plus de 13 points sur la période
2002-2009, mais il tend à diminuer depuis 2005-2006.
Les moins diplômés courent davantage que les autres,
le risque d’être au chômage, leur taux de chômage est
en moyenne supérieur de 38 points à celui de l’ensemble des actifs. A l’inverse, les jeunes ayant un baccalauréat ou plus sont les moins exposés au chômage, avec
un taux moyen inférieur de plus de huit points à celui
de l’ensemble de la population active. La diminution
de l’écart depuis 2005-2006 ne tient cependant pas à
Emploi et études de 15 à 29 ans
Unité : %
ces deux groupes de jeunes, mais à ceux qui détiennent
un CAP ou un BEP, mieux positionnés de façon récente
sur le marché du travail.
Le taux de chômage des 15 à 24 ans en Guyane (40%)
est plus faible de 10 à 20 points que dans les autres
départements d’Outre-mer. Toutefois, dès qu’on étend
le champ d’analyse au halo du chômage (voir encadré), le différentiel entre la Guyane et les autres Dom
se réduit : les inactifs découragés dans leur recherche
d’emploi sont plus nombreux, en proportion, en Guyane qu’ailleurs.
Sur 100 jeunes guyanais de 15 à 29 ans, 40 ne sont ni
en études, ni en emploi, contre 34 à la Réunion, 30 en
Guadeloupe, 25 en Martinique et 16 en France. A l’inverse, ils ne sont que 36 à poursuivre des études, contre
38 à la Réunion, 39 en France, 46 en Guadeloupe et 48
en Martinique.
Taux de chômage des 15 ans et plus
Unité : %
Source : Insee, Enquêtes emploi 2007
Source : Insee, recensement de la population 2007,
exploitation complémentaire
Le halo autour du chômage
Plus le chômage est important, plus il se construit, en marge des chômeurs, des catégories d’actifs occupés et d’inactifs, au sens du Bureau International du Travail (BIT), dont le positionnement sur le marché du travail varie entre emploi, activité et chômage. La définition stricte du chômage donnée par le BIT n’en rend pas compte.
Les actifs occupés relevant du halo du chômage sont ceux qui acceptent de subir des situations de grande précarité
(temps partiel subi, notamment). Parmi les inactifs, il y a ceux qui se déclarent chômeurs, mais qui ne sont pas classés
comme tels parce que, découragés, ils ont renoncé à la recherche active d’un travail, la seule inscription au pôle
emploi n’étant pas suffisante.
22
L’État de l’école en Guyane
L e diplôme et le risque de chômage
Taux de chômage des 15 à 24 ans
Les 15 à 24 ans : comparaison entre le rapport entre
le nombre de chômeurs et la population totale
Unité : %
Unité : %
Source : Insee, Enquêtes emploi
Source : Insee, Enquêtes emploi
Taux de chômage des jeunes de un à quatre ans après la fin des études 2002 à 2009
Unité : %
Source : Insee, Enquête Emploi DOM 2002 à 2009
L’État de l’école en Guyane
23
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
-L e diplôme, la situation sociale
5
et le salaire
E
n 2007, 72% des diplômés des cursus longs du supérieur exercent une profession supérieure ou intermédiaire. La proportion est de 52% pour les diplômés des
cursus courts du supérieur et de 27% pour ceux dont
le diplôme le plus élevé est le baccalauréat. Quelque
soit le niveau de diplôme, les femmes accèdent un peu
moins souvent aux postes de cadres que les hommes.
Le salaire dépend lui aussi du niveau de diplôme. Modérées parmi les plus jeunes, les différences de rémunération entre niveaux de diplômes s’amplifient en fonction du déroulement de la carrière et de l’âge. Entre 55
et 64 ans, le salaire médian des diplômés de l’enseignement supérieur est plus du double de celui des salariés
sans diplôme.
Salaires mensuels déclarés en 2009, en fonction de l’âge et du diplôme,
salaires médians des salariés à temps plein
Unité : euros
Unité : euros
Source : Insee, Enquête Emploi DOM 2002 à 2009
Champ : Guyane, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus (âge au 31 décembre)
Lecture : âgés de 55 à 64 ans et diplômés de l’enseignement supérieur long, la moitié des hommes déclarent en 2009 percevoir un salaire
mensuel d’au moins 4 000 euros et la moitié des femmes un salaire d’au moins 3 500 euros.
24
L’État de l’école en Guyane
L e diplôme, la situation sociale et le salaire
Accès à une profession supérieure ou intermédiaire, selon le diplôme, le sexe et le milieu d’origine (2007)
Unité : %
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire
Lecture : en 2007, 73% des hômmes diplômés de l’enseignement supérieur long exercent une profession supérieure ou intermédiaire (52%
dans le public, 21% dans le privé) contre 72% des femmes (59% dans le public, 13% dans le privé).
L’État de l’école en Guyane
25
5 Le niveau de diplôme de la population et des jeunes
-La scolarisation des filles
6
et des garçons
E
ntre 1990 et 2007, le nombre de diplômés de 20 à
24 ans du second degré de l’enseignement secondaire est passé de 4 110 à 6 620. Cette évolution est remarquable pour les détenteurs du baccalauréat et plus
qui passent de 1 468 (15% de la population) à 3 752
(25% de la population). Les femmes sont majoritaires
dans cette catégorie.
Dans la classe d’âge des 20 à 24 ans en 2007, il n’y a
pas de différence significative dans la part des sans diplômes du second cycle du secondaire parmi les jeunes
hommes (55%) et parmi les jeunes filles (57%). En revanche, 27% des jeunes femmes déclarent un diplôme
supérieur ou égal au baccalauréat contre 22% des jeunes hommes.
Dans les séries générales du baccalauréat, les filles sont
majoritaires en particulier dans les séries « littéraires »
et « économique et social ». En séries technologiques,
elles sont 58% des présents aux épreuves de la ses-
sion 2009 alors qu’elles n’étaient que 48% à la session
de1997.
Au baccalauréat professionnel, les filles sont peu présentes dans le domaine de la production avec 5% des
effectifs et sont majoritaires dans le domaine des services avec 71%.
Les filles ont-elles un meilleur taux de réussite au baccalauréat ? Pour la session 2009, la réponse est négative
sauf en baccalauréat professionnel.
Dans les séries générales, elles réussissent à 72%
contre 77% pour les garçons, dans les séries technologiques leur taux de réussite est de 58% et 61% pour
les garçons. Par contre, dans les séries professionnelles
leur score est de 89%, alors que celui des garçons est
de 86%.
Répartition des jeunes de 20 à 24 ans selon leur niveau de diplôme le plus élevé
Unité : %
Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale
Lecture : en 2007, 44% des jeunes de 20 à 24 ans déclarent détenir un diplôme du supérieur, un baccalauréat, un BEP ou un CAP. A contrario,
56% n’ont pas de diplôme du second cycle du secondaire, soit 8 600 jeunes pour cette classe d’âge.
26
L’État de l’école en Guyane
La scolarisation des filles et des garçons
Proportion de bachelières par série de 1997 à 2009
Unité : %
Unité : %
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : bacheliers des établissements publics et privés sous statut scolaire
Filles et garçons en année terminale de CAP ou BEP
selon la spécialité de formation
séries générales, session 2009 - Tous candidats
Unités : nombre et %
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : élèves scolarisés dans les établissements publics et privés
Source : MEN - Base centrale de pilotage
L’État de l’école en Guyane
27
6
Le premier degré
-L a scolarisation
1
et les conditions d’accueil
L
a forte pression démographique, se traduisant par
une augmentation constante des effectifs d’élèves,
pèse comme une contrainte sur la scolarisation et les
conditions d’accueil dans le premier degré.
A la rentrée 2009, la Guyane comprend 156 écoles
dont 8 dans le secteur privé. Depuis la rentrée 1999,
32 nouvelles écoles ont été construites. Au total, ce
sont 1 736 classes permanentes qui permettent d’accueillir les 41 849 enfants en maternelle et en élémentaire dans les secteurs public et privé sous contrat à la
rentrée 2009.
Malgré ce nombre de classes, les structures d’accueil
restent insuffisantes et principalement pour les enfants
de maternelle. En maternelle, l’accueil des enfants âgés
de cinq ans se généralise progressivement (93%) ainsi
que celui des quatre ans (89%). Il reste des progrès importants à faire pour les enfants de trois ans (66%).
Les écoles de l’Académie de Guyane comprennent un
nombre important de classes par rapport aux autres
académies françaises. Ainsi 56% disposent de onze
28
L’État de l’école en Guyane
classes et plus, un tiers ont quinze classes et plus. À
titre de comparaison, 60% des écoles guyanaises ont
plus de dix classes, 12% en France.
Pour assurer l’éducation dans le préélémentaire et
l’élémentaire à la rentrée 2009, l’Académie dispose de
2 183 postes d’enseignants dans le secteur public. Cela
représente un nombre d’enseignants de 5,5 pour 100
élèves (5,3 au niveau national).
En 2009, le nombre d’élèves par classe est de 24 ( 23,5
en France).
Dans le secteur public, 25% des enfants scolarisés en
élémentaire ont un retard d’un an et plus par rapport
au niveau de scolarisation à la rentrée 2009. Mais cette
situation s’est améliorée depuis la rentrée 2004 (37%).
Le premier degré
L a scolarisation et les conditions d’accueil
Taux de scolarisation des enfants âgés de 3 à 5 ans
Unité : %
Sources : MEN - DEPP et Rectorat de la Guyane
Répartition des écoles selon leur nombre de classes
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : écoles des secteurs public et privé sous contrat
L’État de l’école en Guyane
29
6
Le
Le premier
premier degré
degré
2
-L es compétences
D
epuis la rentrée 2008, des évaluations nationales
ont été mises en place, pour les élèves en cours
élémentaire 1ère année et en cours moyen 2ème année, afin de mesurer leurs acquis en français et en
mathématiques dans le cadre du « socle commun de
compétences et de connaissances ».
Les résultats à cette évaluation permettent d’établir
quatre groupes selon le degré d’acquisition :
- les élèves ayant des acquis très solides ;
- les élèves ayant de bons acquis ;
- les élèves ayant des acquis encore fragiles ;
- les élèves n’ayant pas les acquis suffisants.
Pour les deux premiers groupes, on considère que les
élèves maîtrisent les éléments du socle.
En CE1 et en CM2, la Guyane se situe en dessous de la
moyenne nationale.
Si on s’en tient à la part des élèves qui ont de bons ou
solides acquis en CE1, en français, la Guyane arrive à
31% pour 75% en France. En mathématiques, le score
guyanais est de 32% pour 77% en France.
En fin de CM2, 28% des élèves maîtrisent les compétences de base en français et 23% en mathématiques. Ils
sont respectivement 73% et 66% au niveau national.
La faible maitrise des compétences de base a particulièrement orienté l’élaboration du projet académique 2010-2013. La mise en place d’écoles de la réussite, la stabilisation des postes d’ILM (Intervenants
en langue maternelle), le développement de formation des enseignants en français langue seconde
(FLS), l’implantation des bibliothèques centres documentaires (BCD) et d’équipements informatiques
constituent des axes prioritaires d’intervention.
Pourcentage d’élèves de CE1 ayant de bons acquis ou de solides acquis
Évaluation 2010 - Secteurs public et privé
Unité : %
Source : MEN
Évaluation des acquis en CE1, en CM2 et en 3ème
Le « socle commun de compétences et de connaissances », introduit par la loi en 2005, présente ce que tout élève
doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire.
Sept compétences sont retenues :
- La maîtrise de la langue française
- La pratique d’une langue vivante étrangère
- Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
- La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
- La culture humaniste
- Les compétences sociales et civiques
- L’autonomie et l’initiative
Un livret personnel de compétences consigne les acquis en CE1, CM2 et en 3ème.
30
L’État de l’école en Guyane
Le premier degré
L es compétences
Pourcentage d’élèves de CM2 ayant de bons acquis ou de solides acquis
Évaluation 2010 - Secteurs public et privé
Unité : %
Source : MEN
Pourcentage d’élèves de CE1 ayant réussi plus de la moitié des items de la compétence
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
Pourcentage d’élèves de CM2 ayant réussi plus de la moitié des items de la compétence
Source : Rectorat de la Guyane
L’État de l’école en Guyane
31
7
1
Le second degré
-L a scolarisation
P
rès de 30 000 élèves sont scolarisés dans l’enseignement secondaire en 2009. Pour assurer leur
éducation, l’Académie dispose de 2 550 postes d’enseignants dans les secteurs public et privé. Cela représente un nombre d’enseignants de 8,57 pour 100 élèves. Les effectifs d’élèves du second degré augmentent
de 4,4% chaque année depuis 2002, soit un rythme
de croissance un peu plus fort que celui de l’ensemble de la population guyanaise. Pour faire face à l’augmentation des élèves du second degré, les collectivités
territoriales ont construit des collèges et des lycées au
cours des dernières années.
Sur les 3 800 élèves inscrits en classe de troisième en
2007/2008, 45% continuent à la rentrée suivante en seconde générale ou technologique et 47% vers une seconde professionnelle. Plus de 8% d’entre eux quittent
l’école au niveau de la 3ème alors qu’ils sont 1% en
France métropolitaine. La probabilité d’atteindre une
troisième lorsqu’on a suivi une sixième est de 95,4% en
Guyane (100% dans l’hexagone). Ce taux a progressé de
6 points depuis 2000.
À l’issue des formations menant en deux ans aux CAPBEP, 67% des élèves arrêtent leurs études (54% en France). En 2007, 32% des jeunes, finissant leur année terminale de CAP ou BEP, poursuivent leurs études à la rentrée
suivante. Ils poursuivent leurs études pour 30% dans la
voie professionnelle (39% en France) et 2% dans la voie
générale ou technologique (7% en France).
Les élèves accédant au terme de l’enseignement secondaire, en classes terminales, préparent pour 48% un baccalauréat général (52% en France), 31% un baccalauréat
technologique (28% en France) et 22% un baccalauréat
professionnel (20% en France). Depuis 1997, la part des
séries générales, notamment littéraire, tend à diminuer
au profit des filières professionnelles et technologiques.
Évolution des orientations en fin de troisième générale, d’insertion, adaptée ou agricole
Unités : nombre et %
Source : MEN - DEPP
Lecture : Parmi les 3 791 élèves inscrits en troisième en juin 2007 (mais n’y étant plus inscrits en septembre 2007), 44,5% ont continué
leurs études en second cycle général ou technologique à la rentrée 2007 et 46,8% en second cycle professionnel ; presque 9% ont quitté
l’école
32
L’État de l’école en Guyane
Le second degré
L a scolarisation
Évolution des orientations en fin de CAP - BEP
Unités : nombre et %
Source : MEN - DEPP
Lecture : Parmi les 1 516 élèves inscrits en classe terminale de CAP BEP en juin 2007, mais pas à la rentrée suivante, 67% se sont engagés
dans la vie active. Les autres poursuivent leurs études à la rentrée 2007 : 30% dans la voie professionnelle et 1,4% dans la voie générale ou
technologique.
Évolution des effectifs d’élèves inscrits en terminale selon le type de baccalauréat
Unités : nombre et %
Source : MEN - DEPP
Lecture : les % en gras rapportent les effectifs de la ligne à l’ensemble des effectifs ; les autres pourcentages rapportent les effectifs de la ligne
aux effectifs du type de baccalauréat (général, technologique ou professionnel). Ainsi, à la rentrée 2009, les effectifs de terminale générale
représentent 47,5% des effectifs totaux. Parmi ces derniers, 38,4% suivent une terminale S.
L’État de l’école en Guyane
33
7
2
Le second degré
- L es conditions d’accueil
L
es conditions réelles d’accueil des élèves sont traditionnellement appréciées par le nombre moyen
d’élèves par classe. La taille moyenne des classes varie
selon le cycle d’enseignement. Dans le second cycle
professionnel, cette taille moyenne a diminué au cours
des quinze dernières années passant de 22,3 en 1995
à 19,4 aujourd’hui. Le nombre moyen d’élèves par
classe dans le premier cycle n’a pas évolué (22,5 en
2009). C’est dans le second cycle général et technologique que l’on a le plus d’élèves par classe : 26,5 (28
au niveau national).
ment, dans la mesure où plus de 30% de l’ensemble
des heures d’enseignement sont effectuées en groupe
restreint : un peu moins de 19% dans les collèges,
41% dans les établissements du second cycle général
et technologique et 53% dans ceux du second cycle
professionnel.
L’indicateur E/S prend en compte tous les enseignements, dispensés en classe entière ou en groupe. En
2009, il est égal à 20,8 élèves en moyenne sur l’ensemble du second degré.
Cependant la taille moyenne des classes ne renseigne
que partiellement sur les conditions réelles d’enseigne-
Classe, division, groupe
La classe, aussi appelée « division »dans le second degré, est la structure pédagogique dans laquelle est inscrit tout
élève.
Un « groupe » concerne un sous-ensemble d’élèves d’une division qui suivent un enseignement ayant donné lieu à
un dédoublement mais peut aussi réunir des élèves issus de plusieurs divisions pour l’enseignement des options.
E/D : nombre moyen d’élèves par division
E/S : nombre moyen d’élèves par structure (groupe ou division). Cet indicateur mesure le nombre moyen d’élèves vu
par un enseignant pendant une heure.
34
L’État de l’école en Guyane
Le second degré
L es conditions d’accueil
Évolution du nombre moyen d’élèves par classe (1995 - 2009)
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane - MEN BCP
Champ : secteur public
Taille des structures par cycle de formation rentrée 2009
Unités : nombre et %
Sources : Rectorat de la Guyane - Scolarité et base relais 2009
L’État de l’école en Guyane
35
7
3
Le second degré
- L ’accès aux niveaux IV
et V de formation
L
a proportion de jeunes accédant au niveau du baccalauréat est de 41% en 2009, elle a globalement
augmenté par rapport à 1995 où elle était de 28%. Elle
reste inférieure au niveau national (64%).
C’est la filière technologique qui a le plus progressé
pendant cette période en passant d’un taux d’accès3 de
6,8% en 1995 à 12,3% en 2009. Les filières générale
et professionnelle ont progressé de l’ordre de 4% sur
la même période et la voie générale reste la mieux représentée.
Les filles parviennent plus souvent que les garçons au
niveau baccalauréat. Leur avance reste importante en
2009, proche de quatorze points. Cet écart est particulièrement net en terminale générale (onze points). Il
n’est que de cinq points dans les filières technologiques. Pour les filières professionnelles, l’avantage est de
deux points en faveur des garçons.
Le taux d’accès au niveau V de formation est de 78% en
Guyane et de 94% au niveau national pour la rentrée
2009/2010. Il était de 63% dans l’académie en 1995 et
a progressé de façon continue.
Taux d’accès au niveau IV de la formation (Formations MEN)
Unité : %
Source : MEN - DEPP
3) Les taux d’accès annuels aux niveaux V et IV de formation rapportent les nombres d’élèves parvenant pour la première fois au niveau correspondant, répartis par année de naissance, à l’effectif des générations auxquelles ils appartiennent. L’indicateur présenté ici, dit taux annuel ou transversal, est la somme de ces taux élémentaires par âge pour
la même rentrée scolaire.
36
L’État de l’école en Guyane
Le second degré
L ’accès aux niveaux IV et V de formation
Taux d’accès au niveau V de formation (toutes formations initiales comprises)
Unité : %
Source : MEN - DEPP
Champ : Ministère de l’Education Nationale, public et privé
Taux d’accès au niveau IV de formation (toutes formations initiales comprises)
Unité : %
Source : MEN - DEPP
Champ : Ministère de l’Education Nationale, public et privé
Taux d’accès au niveau IV, selon la filière et le sexe
Unité : %
Source : MEN - DEPP
Champs : Ministère de l’Education Nationale, public et privé
L’État de l’école en Guyane
37
7
Le second degré
-L a réussite au baccalauréat
4
D
epuis maintenant plusieurs décennies, la pression
démographique maintient sous tension l’ensemble du dispositif éducatif, sans qu’il en soit toujours
tenu compte dans l’analyse des résultats obtenus. C’est
ainsi que le taux de réussite au baccalauréat a progressé de 8 points entre 1997 et 2009, alors que le nombre
de candidats s’était développé de façon considérable
(multiplié par 2,1). Dans le même temps, l’évolution
du nombre de lauréats était encore plus impressionnante (multiplié par 2,4).
Depuis 1997, la répartition des bacheliers s’est par
ailleurs modifiée en faveur des séries professionnelles
et technologiques. Aujourd’hui, la moitié des lauréats
décrochent un baccalauréat général et environ un quart
chacun pour les baccalauréats professionnels et technologiques. La part de ces derniers est en augmentation
d’un peu moins de quatre points sur la période 19972009 pour les séries professionnelles et de deux points
pour les séries technologiques. Le baccalauréat général
perd plus de cinq points, essentiellement en raison du
recul de plus de six points de la série littéraire.
Comme d’autres examens, le taux de réussite au baccalauréat évolue, avec une tendance régulière à la hausse.
La hausse est particulièrement nette pour le baccalauréat professionnel en 2009 dont le taux de réussite est
supérieur à celui des autres filières : il est de 87% à
la session 2009 alors qu’il était de 71% en 1997. Ce
constat est relativisé par le fait que ce fort taux de réussite en 2009 est exceptionnel et beaucoup plus élevé
qu’au cours des années précédentes. Le baccalauréat
général a également bien progressé, de treize points sur
la même période, contrairement au baccalauréat technologique dont le taux de réussite a chuté de presque
cinq points.
L’origine sociale des candidats influe très fortement,
non seulement sur leur répartition entre séries générales, technologiques ou professionnelles, mais aussi
sur le taux de réussite dans chacune d’elles. En 2009,
plus de 86% des enfants de cadres ou professions intellectuelles supérieures se sont présentés avec succès
au baccalauréat général, soit presque 24 points de plus
que les enfants d’ouvriers. On retrouve cette différence
mais moins prononcée en séries technologiques et professionnelles.
Taux de réussite à la session 2009 selon l’origine sociale
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
38
L’État de l’école en Guyane
Le second degré
La réussite au baccalauréat
Répartition par série des bacheliers aux sessions 1997 et 2009
Unités : nombre et %
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : candidats sous statut scolaire des établissements publics et privés de l’académie
Évolution du taux de réussite aux baccalauréats des sessions de 1997 à 2009
Unité : %
Source : Rectorat de la Guyane
L’État de l’école en Guyane
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7
Le second degré
-L ’emploi et le devenir professionnel
5
des sortants
E
n 2009, quatre à six ans après l’arrêt de leurs études,
seulement 54% des jeunes exercent une activité
professionnelle, 21% sont au chômage et les autres
sont inactifs. L’insertion professionnelle des jeunes sortants du second degré est plus aisée pour ceux qui ont
obtenu un diplôme. Les chances de trouver un emploi
augmentent avec le niveau du diplôme obtenu. Près
de neuf jeunes diplômés de l’enseignement supérieur
sur dix ont un emploi, il en est de même pour sept
bacheliers sur dix alors qu’à peine quatre jeunes sans
diplôme ou titulaires d’un BEP ou CAP sur dix exercent
une activité professionnelle quelques années après la
fin de ces études.
Une formation validée par un diplôme confère des
conditions d’emploi et un statut professionnel plus
avantageux. En 2009, quatre à six ans après avoir cessé
de se former, 89% des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont cadre ou exercent une profession
intermédiaire alors que ce n’est le cas que de 14% des
non diplômés ou des diplômés d’un BEP ou d’un CAP.
Un jeune diplômé du supérieur occupe plus souvent
un emploi de cadre en Guyane qu’en France métropolitaine quelques années après la fin de ses études.
40
L’État de l’école en Guyane
Le second degré
L’emploi et le devenir professionnel des sortants
Situation professionnelle en 2009 des jeunes sortis de formation initiale
depuis quatre à six ans en fonction de leur diplôme
Unité : %
Source : Insee, enquête Emploi DOM 2007 à 2009
Champ : Guyane, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus (âge au 31 décembre)
L’État de l’école en Guyane
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42
L’État de l’école en Guyane
8
Les chiffres
Défi
clés
nitions
de l’éducation
Les niveaux de formation regroupent des formations de niveau de qualification comparable. Un
élève inscrit au moins une fois dans une telle formation est dit avoir atteint le niveau correspondant.
Niveau VI : sorties du premier cycle du second degré (6ème, 5ème, 4ème) et des formations préprofessionnelles en un an.
Niveau Vbis : sorties de 3ème générale, de 4ème et 3ème technologiques et des classes du second
cycle court avant l’année terminale.
Niveau V : sorties de l’année terminale des cycles courts professionnels et abandons de la scolarité
du second cycle avant la classe de terminale.
Niveau IV : sorties des classes de terminales du second cycle long et abandons des scolarisations
post-baccalauréat avant d’atteindre le niveau III.
Niveau III : sorties avec un diplôme de niveau bac + 2 ans (DUT, BTS, DEUG, écoles des formations sanitaires ou sociales, etc)
Niveaux II et I : sorties avec un diplôme de second ou troisième cycle universitaire, ou un diplôme
de grande école.
Les niveaux de formation VI et Vbis se situent de la 6ème à la 3ème en 1ère année de CAP ou BEP.
Pour le niveau IV, sont comptabilisés les élèves des terminales générales ou technologiques et les
élèves de post-bac abandonnant les études avant d’atteindre le niveau III.
Le taux de réussite à un examen est calculé en rapportant le nombre d’admis au nombre de
candidats présents. Est considéré comme présent à l’examen tout candidat qui a participé au
moins à une épreuve.
Le taux de scolarisation par âge est le rapport entre la population scolarisée de cette tranche d’âge
sur la population totale de cette même tranche d’âge. La démographie par âge, prise en
compte pour le taux de scolarisation, provient d’une part des données du recensement de la
population, réalisé par l’Insee, et d’autre part, d’une estimation réalisée par le Ministère de
l’Éducation nationale.
Le chômeur au sens du Bureau International du Travail une personne en âge de travailler (15 ans
ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une
semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Cette définition ignore certaines interactions qu’il peut y avoir avec l’emploi (travail occasionnel,
sous-emploi) ou avec l’inactivité.
L’État de l’école en Guyane
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44
L’État de l’école en Guyane
99
Annexes
Une population scolaire en hausse
E
n 2009, les effectifs totaux d’élèves -relevant de l’Éducation nationale- accueillis dans les secteurs public et
privé sous contrat en Guyane sont de l’ordre de 71 600. Depuis 1997, ce chiffre est en progression de 53%,
soit un rythme annuel moyen de 3,6%.
Les évolutions dépendent du niveau de formation. Le fort dynamisme démographique, se manifestant entres
autres par le taux de natalité le plus élevé des régions françaises, tire la croissance des effectifs dans le premier
degré. Ils sont en hausse de 47% entre 1997 et 2009, soit 3,3% par an.
Dans le second degré, entre 1997 et 2009, la population scolaire accueillie dans les établissements a augmenté
encore plus rapidement que dans le premier degré : 63%, soit 4,1% par an. Il en résulte une légère hausse de la
part des élèves scolarisés dans le second degré : 42% en 2009 alors qu’ils étaient 39% dix ans plus tôt.
Évolution des effectifs d’élèves
Source : Rectorat de la Guyane
champ : élèves scolarisés dans les écoles et établissements des secteurs public et privés sous contrat
L’État de l’école en Guyane
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9
Les chiffresAnnexes
clés de l’éducation
Les établissements
E
n regard de l’évolution des effectifs scolaires, le nombre d’établissements a également progressé : dans le
premier degré (156 écoles en 2009 contre 124 en 1997 soit une hausse de 26%) et dans le second degré
(création de 11 collèges et 6 lycées entre 1997 et 2009, soit une hausse de 50% pour les établissements du second degré). En moyenne, trois nouvelles écoles et un nouvel établissement du second degré ouvrent ses portes
chaque année.
La relance et la réorganisation récentes de la politique de l’éducation prioritaire ont conduit à classer 115 établissements, soit dans les « réseaux ambition réussite » soit dans les « réseaux de réussite scolaire». Les premiers
rassemblent 12 collèges et 56 écoles en 2009.
Évolution du nombre d’établissements
Source : Rectorat de la Guyane
Établissements en éducation prioritaire à la rentrée 2009 (public)
Source : Rectorat de la Guyane
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L’État de l’école en Guyane
Les chiffresAnnexes
clés de l’éducation
Les diplômes délivrés
E
n 2009, l’Éducation nationale a délivré au total un peu plus de 5 000 diplômes aux collégiens et lycéens de
Guyane : plus de 2 500 diplômes nationaux du brevet aux élèves de troisième, près de 1 400 baccalauréats,
dans les trois filières, générale, technologique et professionnelle, auxquels s’ajoutent un peu moins de 1 100
diplômes professionnels de niveau V (CAP et BEP).
Même si le nombre de diplômés augmente, le taux global de réussite à tous les diplômes progresse lentement, il
est passé de 65,6% en 1999 à 72,0% en 2009. Il est à noter que le taux de réussite aux différents diplômes est
encore inférieur à la moyenne nationale. Pour exemple, le taux de réussite au baccalauréat en 2008 est de 76,9
alors que le taux national est de 87,9.
Évolution des diplômes délivrés
Source : Rectorat de la Guyane
Champ : candidats sous statut scolaire des établissements publics et privés de l’académie sauf pour le brevet qui inclut tous les candidats
L’État de l’école en Guyane
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9
Annexes
Chômage des jeunes et des actifs
L
’exposition au chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans est deux fois plus forte que pour l’ensemble des
actifs. Le taux de chômage de ces jeunes est de 40,1% en 2009, il est deux fois plus faible au niveau national. La part des jeunes au sein des chômeurs a significativement diminué ces dernières années passant de
11,3% en 2006 à 5% en 2009.
Chômage des jeunes âgés de 15-24ans et de l’ensemble des actifs
Source : Insee, Enquêtes emploi
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L’État de l’école en Guyane
Directeur de la publication :
Georges-Marie GRENIER
Rédaction en chef :
Élisabeth LAURET
Assistante de rédaction :
Annick COUILLAUD
Groupe de projet
Coordonnateurs : Hugues HORATIUS-CLOVIS (Insee)
et Claude MICHAUD (Rectorat de Guyane)
Équipe de projet :
Claudie GARNESSON (Insee),
Francis DEFRANOUX (Rectorat de Guyane),
Jean-Claude COURBAIN, Xavier PARAIRE (Insee)
Maquette : Insee
Impression : IDC
Dépôt légal :juillet 2011
ISBN : 978-2-11-0631538
© Insee-rectorat de la Guyane-Carif Oref Guyane
Prix : 15 euros