mener une action du type moins de déchets dans les commerces

Transcription

mener une action du type moins de déchets dans les commerces
PRÉ
PRÉVENTION DES DÉ
DÉCHETS
MENER UNE ACTION DU TYPE « MOINS DE DÉCHETS
DANS LES COMMERCES » SUR SON TERRITOIRE
Retour d’expérience de l’action de la CCI SaôneSaône-etet-Loire
Leviers, freins et conseils
Juillet
Juillet 2014
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
INTRODUCTION
Dans le cadre du partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie Saône-etLoire, l’ADEME Bourgogne et le Conseil Général, la CCI Saône-et-Loire s’est engagée à
soutenir le Plan Départemental de Prévention des déchets à travers le portage d’une
action pilote dans les commerces de proximité.
L’action consistait à engager le commerçant dans une démarche de prévention des
déchets et de sensibilisation de sa clientèle. Après un diagnostic de l’activité, il était
proposé au commerçant une liste d’éco-gestes adaptés à ses pratiques et à son
commerce. Celui-ci choisissait dans cette liste les éco-gestes qu’il souhaitait effectuer. Un
suivi de leur mise en place effective a été réalisé pendant 5 mois. A l’issue de ce suivi, les
commerçants ayant respecté leur engagement ont reçu le label départemental « les
petits gestes durables », reconnu sur toute la Saône-et-Loire, qui atteste de l’implication
du commerçant dans une démarche de prévention des déchets. L’action a été menée
d’octobre 2012 à avril 2014 par la CCI Saône-et-Loire en binôme avec la chargée de
mission du programme de prévention des déchets du territoire test retenu (SIVOM du
Louhannais).
A travers ce guide, la CCI Saône-et-Loire, qui a acquis une expertise dans une action
« moins de déchets dans les commerces », se propose de partager et transmettre son
expérience en donnant les freins et les leviers pour mener à bien un tel projet.
Ce guide est destiné à des conseillers maitrisant la notion de prévention des déchets de
chambres consulaires, de collectivités ou toute autre structure souhaitant mettre en
place une action « moins de déchets dans les commerces » sur son territoire. Un
accompagnement par la CCI Saône-et-Loire est possible pour les collectivités territoriales
de Bourgogne jusqu’à mi-2016.
CCI Saône-et-Loire
Page 2
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
SOMMAIRE
INTRODUCTION ................................................................
................................................................................................
.................................................................................
................................................. 2
I.
DÉFINITION DU CADRE DE L’ACTION : LES QUESTIONS A SE POSER ............................. 4
II.
LES ÉTAPES DE L’ACTION
L’ACTION ................................................................
...........................................................................................
........................................................... 6
III. LES MOYENS HUMAINS ET
ET FINANCIERS NÉCESSAIRES
NÉCESSAIRES ...............................................
............................................... 10
A.
ESTIMATION DU TEMPS AGENT ......................................................................................... 10
ESTIMATION DES MOYENS FINANCIERS ............................................................................... 12
B.
IV.
LES CONTACTS AVEC LE COMMERÇANT................................................................
.................................................................
................................. 13
A.
PREMIER CONTACT (HORS REUNION) : COMMENT L’ABORDER ? .............................................. 13
DIAGNOSTIC PREVENTION DECHETS .................................................................................. 15
REMISE DE LA LISTE DES ECO-GESTES ............................................................................... 16
SUIVI .......................................................................................................................... 17
EVOLUTION DU COMPORTEMENT DES COMMERÇANTS ........................................................... 18
B.
C.
D.
E.
V.
RÉSULTATS
RÉSULTATS DE L’ACTION MENÉE
MENÉE PAR LA CCI SAÔNE
SAÔNE-ETET-LOIRE ..................................
.................................. 18
A.
B.
C.
D.
E.
OUTILS DE COMMUNICATION CREES .................................................................................. 19
CREATION D’UNE PLACETTE DE COMPOSTAGE ..................................................................... 19
PREMIERS RESULTATS .................................................................................................... 19
IMPACT DE LA COMMUNICATION........................................................................................ 20
BILAN ......................................................................................................................... 21
ANNEXES ................................................................
................................................................................................
........................................................................................
........................................................ 23
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
EXEMPLE D’UNE CONVENTION CADRE
DOSSIER DE CANDIDATURE
PLAQUETTE
TRAME POUR LE DIAGNOSTIC
ECO-GESTES PAR ACTIVITE ET COMMUNS A TOUTES LES ACTIVITES
MISE EN PAGE D’UNE LISTE D’ECO-GESTES
OUTILS DE COMMUNICATION
GUIDE POUR CUISINER LES RESTES DE PAIN
EXEMPLE D’UN ARTICLE DU JOURNAL LOCAL
EXEMPLE D’UNE CHRONIQUE RADIO
REPORTAGE DU 19/20 DE FRANCE 3 BOURGOGNE FRANCHE-COMTE DU 11 AVRIL 2014
CCI Saône-et-Loire
Page 3
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
I.
DÉFINITION DU CADRE DE L’ACTION : LES QUESTIONS A SE
POSER
Quel est l’objectif recherché ?
En plus de faire adopter aux commerçants un comportement écoresponsable en
termes de déchets, une opération « moins de déchets dans les commerces » peut
avoir d’autres objectifs recherchés : trouver des relais (les commerçants) pour
transmettre des messages de prévention auprès du grand public, faire une
opération de communication, soutenir les commerçants de proximité dans une
démarche d’exemplarité, créer une dynamique / (re)dynamiser le territoire /
développement économique, revaloriser les commerces de proximité, sensibiliser
des acteurs du territoire, renouer la relation avec le commerçant (ex : pour les
syndicats de collecte qui auraient mis ou voudraient mettre en place une
redevance incitative, apaiser les éventuelles tensions en proposant un
accompagnement pour réduire les déchets),…
Quels sont les moyens humains alloués pour cette action ?
Déterminer le temps disponible pour la ou les personnes en charge de cette action
en fonction de(s) l’objectif(s) recherché(s). Cela influera de facto sur certains choix
à faire (nombre de commerçants, zone ciblée,…). Pour plus d’informations, se
reporter à la partie III.a Estimation du temps agent.
Où se déroulera l’action ?
Privilégier une zone où les commerces sont regroupés plutôt qu’éparpillés pour
plus de visibilité de l’action. De plus, cela facilitera la communication en désignant
clairement une zone et diminuera les temps de trajet entre commerces pour la
« partie terrain » de l’action. Enfin, choisir une zone dense en nombre de
commerces crée une émulation chez les commerçants de cette zone.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : une rue de 400 mètres très commerçante et
ses rues adjacentes avaient été choisies.
Quelles sont les activités ciblées ?
Il n’est pas conseillé de restreindre les activités des commerces (par exemple,
uniquement des commerces alimentaires) pouvant participer à l’action car cela
pourrait, d’une part, être perçu comme une concurrence déloyale vis-à-vis des
commerces des autres activités et, d’autre part, la dynamique de groupe de la
zone serait amoindrie du fait de « l’exclusion » de certains. De plus, les
commerçants appartenant à la zone mais hors cible pourraient dénigrer le projet
ou se plaindre. De ce fait, il est préférable d’inclure toutes les activités de la zone
dans l’action.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : toutes les activités des commerçants de la
zone géographique étaient ciblées.
CCI Saône-et-Loire
Page 4
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
Le nombre de commerçants à mobiliser ?
Plus il sera important, plus l’action sera visible, par contre plus le temps terrain
sera élevé. Il faut donc le déterminer en fonction des objectifs de l’action mais
aussi des moyens humains alloués.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : l’objectif initial était de mobiliser 25
commerces sur les 125 présents dans la zone ciblée soit 1/5e des commerçants, ce
qui était assez ambitieux. Ceci ajouté à une zone géographique très restreinte,
cela a permis la mise en place d’une dynamique forte, génératrice d’excellents
résultats.
Existe-t-il des unions commerciales (UC) sur le territoire de l’action ?
Recenser les UC présentes sur la zone ciblée (disponible sur le site internet de
votre CCI ou à demander au conseiller commerce CCI de votre territoire). Les UC
sont de très bonnes portes d’entrée ainsi que de bons relais pour atteindre les
commerçants. L’adhésion de la ou des UC du territoire à l’action est un élément
facilitateur. Attention, une UC ne regroupe pas forcément tous les commerçants
de la zone.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : une seule UC présente sur le territoire test
qui comptait 70 adhérents dont 37 d’entre eux faisaient partie des commerçants
ciblés. Il est donc important de rencontrer la/les UC en amont afin de proposer
l’action et de la/les associer. Une co-construction permet de maximiser
l’implication.
Quels sont les partenaires qui peuvent être à solliciter ?
Il est absolument nécessaire d’associer à la démarche la Chambre de Commerce
et d’Industrie (conseiller déchets/environnement et conseiller commerce) et la
Chambre de Métier et de l’Artisanat car cette action est à destination de leurs
ressortissants. En effet, les commerçants, étant des professionnels, sont inscrits
au registre du commerce (à la CCI) et/ou au répertoire des métiers (à la CMA) - on
parle alors de simple ou double inscrit.
En plus de l’UC de la zone à solliciter, la collectivité porteuse d’un programme de
prévention des déchets, le syndicat de collecte des déchets de la zone ciblée, le
service développement économique de l’EPCI de la zone ciblée, l’ADEME
régionale, le Conseil Général, le Conseil Régional, l’agence de développement
économique, des associations locales peuvent également être des partenaires
impliqués dans cette action.
Tous ces partenaires pourront donner des moyens financiers et/ou des moyens
techniques (par exemple : temps agent, prêt de salle, relais de communication
gratuit, connaissance de la zone ciblée par les conseillers commerce des
chambres consulaires ou par le service développement économique de l’EPCI,
fichier des entreprises,…).
Dans le cadre d’une action multipartenaire, il est fortement conseillé d’établir une
convention cadre (annexe 1) signée par tous les partenaires dans laquelle les
rôles de chacun sont clairement définis afin d’éviter tout problème par la suite de
CCI Saône-et-Loire
Page 5
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
« qui paie quoi » et « qui fait quoi ». La définition d’un comité de pilotage de
l’action et son fonctionnement doit intervenir au moment de la rencontre avec les
différents partenaires.
Quels sont les moyens financiers (hors temps agent) alloués à l’action ?
Les moyens financiers disponibles influeront sur certains choix notamment en
termes de communication. Les dépenses possibles concernent principalement la
communication (articles de presse, chroniques à la radio,…) puis l’impression de
plaquettes / visuels / guides, la réservation de salle pour réunion avec pot
éventuel, l’achat de composteurs, les frais de déplacement,… Pour plus
d’informations, se reporter à la partie III.b Estimation des moyens financiers.
Existe-t-il une facturation à part variable (volume et/ou tonnage et/ou nombre de
levées) sur la zone ciblée ?
Si c’est le cas, cela est un argument fort pour engager les commerçants dans la
démarche de prévention car ils pourraient y voir rapidement un gain économique.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : la redevance spéciale était mise en place
mais sans part variable et les commerçants engagés ne voyaient pas leur
redevance diminuer s’ils participaient. L’absence de gain financier (sur la facture
déchets) n’a donc pas été un frein dans l’engagement des commerçants.
Participation financière du commerçant ?
Il n’est pas conseillé de demander une participation financière car la prévention
des déchets étant encore un concept très peu connu, cela apparaitrait plus
comme un frein pour le commerçant qui ne voit pas de prime abord ce qu’il pourra
réduire comme déchet en s’engageant dans l’action.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : tout était gratuit pour le commerçant, tous
les frais étant pris en charge par les différents partenaires de l’action.
II.
LES ÉTAPES DE L’ACTION
1) Recenser les partenaires, leur présenter l’action et les mobiliser.
2) Constituer le comité de pilotage avec les partenaires. Fixer le cadre et le
déroulement de l’action (zone ciblée, objectif de mobilisation, rôles respectifs,
budget, calendrier...). Possibilité de conventionnement.
L’étape 3 ne concerne que la structure (chambres consulaires, conseil général, régional,…)
qui souhaite choisir la zone de l’action à travers un appel à candidature à destination
d’EPCI ayant mis en place par exemple un programme local de prévention des déchets
(PLP),, une démarche de réduction de déchets via un agenda 21..
21....
(PLP)
3) Réaliser un dossier de candidature à envoyer aux EPCI du territoire d’intervention
de la structure (département, région,…). L’EPCI devra entre autres proposer une
CCI Saône-et-Loire
Page 6
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
zone pour l’action et expliquer ses motivations pour mener une action « moins de
déchets dans les commerces » sur son territoire.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : la CCI 71 a lancé un appel à candidature aux
EPCI de Saône-et-Loire ayant un PLP. Durée de l’appel : 1 mois et réponse sous
format dématérialisé (document word complétable). En annexe 2, le dossier de
candidature envoyé.
Le choix du territoire nécessite de prendre en compte :
L’implication de l’EPCI, qui peut être évaluée à travers le temps agent
disponible du chargé de mission prévention déchets pour l’action.
L’avis du conseiller commerce de la chambre consulaire sur la facilité à
mobiliser les commerçants de la zone proposée sur le thème des déchets.
Le nombre d’UC sur le territoire et le cas échéant les relations qu’elles ont
entre elles. Plus il y a d’UC, plus les interlocuteurs sont nombreux : une
certaine inertie pourrait apparaître dans la mise en œuvre de l’action.
La sélection d’une zone où la densité de commerces est forte pour plus de
visibilité de l’action. De plus, cela facilitera la communication en désignant
clairement une zone.
L’existence d’une tarification incitative avec part variable sur la zone
ciblée. Dans ce cas, le commerçant pourrait trouver un avantage
économique de réduire sa quantité de déchets. De plus, c’est un argument
fort pour motiver le commerçant à s’engager dans la démarche.
4) Etablir la liste de tous les commerçants ciblés et les activités présentes sur la zone
choisie. Les chambres consulaires disposent de ces informations (service tarifé).
Le syndicat de collecte des déchets de la zone ciblée doit également avoir ces
informations. Si ces structures sont intégrées au projet et sont partenaires de
l’opération, obtenir gratuitement le fichier des entreprises sera plus facile.
5) Contacter la ou les UC du territoire pour présenter l’action aux membres du
bureau afin d’obtenir leur soutien (technique et/ou financier). Par exemple, l’UC
peut informer ses adhérents de l’opération par mail, lors de réunion de bureau et
d’assemblée générale, faire de la communication sur leur site internet s’il en
existe un,…
6) Faire adhérer les commerces à l’action. Utiliser les bons moyens/relais de
communication est crucial afin d’obtenir le maximum d’adhésion de commerçants
avant de devoir faire du porte-à-porte qui demande beaucoup d’investissement en
temps agent. C’est dans cette étape que le rôle de l’UC est le plus important.
Réaliser une plaquette expliquant l’action aux commerçants ciblés (annexe
3). Ce sera par la suite un support à laisser aux commerçants si le porte-àporte s’avère nécessaire. Ainsi, dans tous les cas, cette plaquette sera
utile.
CCI Saône-et-Loire
Page 7
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
Faire paraître des articles dans les journaux locaux, le journal du
département, le journal de la CCI, la lettre d’infos de l’EPCI, sur les sites
internet des partenaires, intervenir à la radio locale, réaliser des affiches à
apposer sur la zone ciblée… afin de faire savoir à la fois aux commerçants
mais aussi aux particuliers qu’une action « moins de déchets dans les
commerces » va avoir lieu sur le territoire.
Pour présenter l’action aux commerçants, privilégier au maximum les
réunions déjà existantes sur le territoire en la mettant à l’ordre du jour lors
de l’assemblée générale de l’UC ou lors de réunions thématiques des
commerçants (pas forcément adhérents à une UC) comme cela existe sur
certains territoires. L’idéal est que le porteur de projet puisse présenter
l’opération directement aux commerçants lors de l’une de ces réunions et
ainsi, les premiers commerçants peuvent être recrutés.
Eviter de convier les commerçants à une réunion qui n’aurait que pour
objet la présentation de l’action car en général pour ce type de réunion,
très (très) peu de commerçants se déplacent.
Points à aborder lors de la présentation en réunion :
différence entre prévention et tri des déchets en montrant que le
commerçant fait déjà sans doute des éco-gestes sans s’en rendre
compte (permet de rassurer le commerçant en montrant que la
mise en place de nouveaux éco-gestes ne serait pas contraignante),
présentation de l’action (déroulement : diagnostic, remise liste
d’éco-gestes, suivi et éventuellement label),
intérêts pour les commerçants de s’engager (accompagnement
individualisé et éco-gestes sur-mesure, engagement gratuit, gestes
simples à mettre en place qui peuvent simplifier le quotidien,
diversification de l’offre proposée aux clients en se démarquant des
autres, nécessite très peu de temps,…),
donner des exemples d’éco-gestes et de commerçants ayant fait
une démarche similaire,
insister sur la communication associée à cette action.
Il est préférable d’envoyer la plaquette par courrier après avoir présenté
l’action lors des réunions. Seuls les commerçants qui n’étaient pas
présents lors de ces réunions en seront destinataires. Cela évite d’envoyer
des plaquettes - et d’utiliser du papier (impression plaquette + enveloppe)
- à des commerçants qui l’ont déjà eu.
Point de vigilance sur l’envoi par courrier des plaquettes : il s’avère que le
commerçant reçoit beaucoup de courriers et qu’il ne l’ouvre pas forcément
pensant que c’est de la publicité et le met directement à la poubelle. Pour
avoir un taux de lecture important, il est fortement recommandé d’apposer
sur l’enveloppe un signe distinctif (exemple : logo de l’UC pour les
adhérents, syndicat de collecte des déchets,…) ou d’envoyer la plaquette
avec un courrier qui sera lu de manière certaine (exemple : mettre la
plaquette dans le courrier de facturation déchets ou toute autre
information importante pour eux).
CCI Saône-et-Loire
Page 8
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
Cette étape aboutit en général à peu d’inscriptions spontanées mais est
importante car elle fait connaître l’action et cela facilitera le premier
contact avec le commerçant lors du porte-à-porte.
Si le nombre de commerçants engagés n’est pas atteint à l’issue de la ou
des réunions de présentation de l’action et de l’envoi de la plaquette, il
sera nécessaire de faire du porte-à-porte. Prévoir de laisser une plaquette
aux commerçants qui n’auraient pas gardé celle reçue par courrier. Cette
étape s’avère quasi-obligatoire dès lors que l’objectif recherché est d’au
moins 10-15 commerçants (cela dépend du nombre total de commerçants
ciblés et du nombre d’adhérents à l’UC). En effet, les réunions et l’envoi
par courrier de la plaquette ne permettront pas a priori d’atteindre
l’objectif en totalité.
Attention, le porte-à-porte nécessite beaucoup de temps agent (cf. partie
III.a Estimation du temps agent). Pour plus d’informations sur le porte-àporte, se reporter à la partie IV.a Premier contact (hors réunion) : comment
l’aborder ?
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : seulement 3 commerçants présents
lors de la réunion de présentation malgré l’envoi courrier (125), la diffusion
d’un spot radio annonçant la réunion de J-7 au jour J, une relance terrain et
téléphonique.
7) Réaliser un diagnostic « prévention des déchets » chez chaque commerçant
engagé. Lors du diagnostic, il est bien sûr nécessaire de relever le contenu de la
ou des poubelles du commerçant mais également les produits utilisés et vendus
(conditionnement, nocivité,…). Un dialogue avec le commerçant durant le
diagnostic permet aussi de connaitre ses pratiques (de vente, de fabrication,
d’utilisation de produits,…). En annexe 4, une trame de diagnostic + les questions
à poser à la fin du diagnostic (pub, fax, emballage navette,…). Pour plus
d’informations, se reporter à la partie IV.b Diagnostic prévention déchets.
8) Etablir les éco-gestes à proposer à chaque commerçant en recherchant les
éventuelles alternatives aux produits utilisés par le commerçant (annexe 5).
9) Restitution des éco-gestes établis au commerçant en lui expliquant en quoi
chaque geste proposé est un geste de prévention des déchets mais aussi valoriser
les éco-gestes qu’il pratique déjà. Au cours de cet entretien, échanger avec le
commerçant afin de savoir quels sont les éco-gestes sur lesquels il a envie de
s’engager dans un premier temps. Possibilité d’établir une charte d’engagement.
Commencer le travail de sensibilisation pour qu’il devienne un relais de
communication sur la prévention. Pour plus d’informations, se reporter à la partie
IV.c Remise de la liste des éco-gestes.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : il était initialement prévu que le commerçant
s’engage sur au moins 4 éco-gestes et qu’il propose un 5e éco-geste de manière à
ce qu’il s’approprie bien la démarche. Or, à l’issue des diagnostics, il est apparu
que tous les commerçants pratiquaient déjà un certain nombre d’éco-gestes
(entre 3 et 15 éco-gestes selon le commerce). Dans ces conditions, il nous
paraissait difficile d’imposer au commerçant réalisant déjà 15 éco-gestes, un
CCI Saône-et-Loire
Page 9
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
minimum de 5 éco-gestes en plus. Nous avons donc préféré faire apparaitre les
éco-gestes déjà effectués sur la liste, valorisant ainsi l’éco-comportement du
commerçant. Concernant l’éco-geste que le commerçant devait définir par luimême à l’issue de la remise de la liste, nous avons considéré que les éco-gestes
déjà réalisés étaient des éco-gestes définis par le commerçant lui-même. De plus,
à ce stade la plupart d’entre eux ne maitrise pas encore la notion de prévention
des déchets.
10) Communiquer sur l’action et sur les commerçants engagés auprès du grand public
après la remise des propositions d’éco-gestes aux commerçants. Les relais de
communication (site internet, page facebook, revue,…) de l’UC peuvent
également être utilisés pour diffuser les informations.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : 2 moyens de communications ont été
employés à savoir la presse locale et une radio locale.
11) Suivi de la mise en place des éco-gestes par le commerçant par des visites
régulières. Cette étape est très importante car elle est une des clés de la réussite
et de la pérennité de cette action. Pour plus d’informations, se reporter à la partie
IV.d. Suivi.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : 3 suivis par commerçant ont été effectués
sur une période de 5 mois.
12) Facultatif (mais valorisant pour le commerçant) : remise d’un label au commerçant
attestant son engagement après quelques mois de suivi en présence de tous les
partenaires de l’action.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : remise du label départemental « les petits
gestes durables » (destiné à toute personne physique ou morale s’impliquant dans
la prévention des déchets) après 5 mois de suivi à tous les commerçants engagés.
III.
LES MOYENS HUMAINS ET FINANCIERS
FINANCIERS NÉ
NÉCESSAIRES
a. Estimation du temps agent
Un constat : mener une action de ce type demande beaucoup de temps agent. La
mutualisation des moyens, grâce au partenariat, est une solution pour diminuer le temps
agent par structure.
A titre indicatif, voici des ordres de grandeur qui peuvent permettre d’estimer le temps
agent nécessaire en utilisant les outils qui sont mis à disposition en annexes de ce guide.
Certaines étapes selon le contexte pourront être plus ou moins chronophages.
Temps agent « bureau » :
Rencontre avec les partenaires, comité de pilotage et compte-rendu : 0,5 à 1 jour /
réunion
Préparation de plaquettes de présentation de l’action (y compris, temps agent du
service communication interne) : 3-4 jours
CCI Saône-et-Loire
Page 10
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
Préparation de réunion de présentation de l’action : 1-2 jours
Création et impression des outils de communication : 0,5 jour / outil créé
Etablir la liste d’éco-gestes et rechercher les alternatives/solutions suite au
diagnostic « sur-mesure » : entre 20 et 40 min / diagnostic
Bilan après chaque suivi des commerçants : 5 min / commerçant engagé
Communication (rédaction d’article pour sites/revues des partenaires, rencontre
avec la presse locale,…) : dépend des sollicitations et du plan de communication
choisi.
Temps agent « terrain » :
Réunion(s) de présentation : entre 30 min et 1h / réunion
Présenter l’action au commerçant lors d’un porte-à-porte : entre 15 et 30 min /
commerçant rencontré. Ne pas oublier de compter les éventuels refus. Temps
compressible si la communication en amont a porté ses fruits.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : lors du porte-à-porte, 10 commerçants
rencontrés n’ont pas souhaité s’engager dans la démarche
Réaliser le diagnostic « sur-mesure » : entre 30 min et 1h / commerçant engagé
(temps incompressible)
Présenter la liste des éco-gestes au commerçant en expliquant en quoi chaque
geste permet de réduire les déchets : entre 30 min et 1h / commerçant engagé
(temps incompressible)
Suivi des commerçants : entre 10 min et 1h / commerçant engagé / suivi (tout
dépend si le commerçant a envie et le temps d’échanger sur ses éco-gestes et sur
le thème des déchets en général). A multiplier par le nombre de suivi par
commerçant (3 ou 4 suivis sont nécessaires selon l’implication du commerçant
pour que les éco-gestes soient mis en place de façon durable). Temps par suivi
incompressible. Cette étape (et le temps alloué) est à ne pas négliger car très
importante pour la réussite de l’action. Pour plus d’informations, se reporter à la
partie IV.d. Suivi.
A inclure également le temps du maître composteur si un projet de compostage
collectif devait être créé (ramassage chez les commerçants des déchets à
composter, mélange du composteur, ajout de broyat,…).
A ne pas négliger :
Même s’il paraît anodin, le temps de trajet entre chaque commerce
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : sur une rue de 400 m où tous les
déplacements se faisaient à pied, il fallait compter en moyenne 5 min entre
CCI Saône-et-Loire
Page 11
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
chaque commerce. A multiplier par le nombre de commerçants, ce temps ne
devient plus négligeable !
Le temps d’attente dans le commerce car les clients sont toujours prioritaires.
Parfois il est nécessaire de revenir chez un commerçant qui n’était pas forcément
disponible au moment de notre venue même si un RDV avait été pris (oubli du
RDV, forte affluence de clients, livraison non prévue en cours,…).
La fermeture des commerces le cas échéant pendant la période du midi. Ce point
est à prendre en compte car cela impacte sur le nombre de visites (porte-à-porte,
diagnostic, suivi) réalisables en une journée de travail pour la personne de l’action
en charge du terrain.
Alternatives aux diagnostics « sur-mesure » si le temps agent n’est pas assez important :
Réaliser un diagnostic en se focalisant uniquement sur les éco-gestes (de l’activité
et communs à toutes les activités) présents en annexe 5 sans chercher à trouver
de nouveaux éco-gestes. Ainsi, lors du diagnostic il suffit juste de cocher tous les
éco-gestes que le commerçant réalise déjà et de lui proposer de mettre en place
ceux qui n’ont pas été cochés. Cela permet de réduire le temps à la fois du
diagnostic (dans ce cas, durée max de 30 min au lieu de 30 à 60 min sinon) et de
la réalisation de la liste d’éco-gestes car il n’y aura aucune recherche
d’alternatives de produits à effectuer.
Cette solution « semi sur-mesure » permet de diminuer le temps alloué au
diagnostic tout en donnant la possibilité de proposer une liste relativement surmesure au commerçant car seuls les éco-gestes qu’il ne fait pas déjà lui seront
proposés.
Ne pas réaliser de diagnostic et proposer aux commerçants une liste avec tous les
éco-gestes se trouvant en annexe 5 correspondants à leur activité. A la suite de
cela, une discussion avec le commerçant sera nécessaire pour expliquer les écogestes proposés et préciser que c’est une liste type par activité donc il est
possible qu’il effectue déjà certains éco-gestes ou que d’autres ne lui
correspondent pas du tout.
Cette solution a l’avantage de supprimer le temps agent du diagnostic et de
l’établissement de la liste des éco-gestes. Par contre, le fait de donner une liste
type n’incite pas forcément le commerçant à s’impliquer dans la démarche
contrairement au « sur-mesure » ou au « semi sur-mesure » où les éco-gestes
sont individualisés. Cette solution n’est donc pas recommandée. Toutefois, si cette
option est choisie, il est nécessaire d’effectuer un suivi très actif de la mise en
place des éco-gestes (3 visites à 2 semaines d’intervalle après la remise de la liste
puis 1 mois après et enfin 2 mois après).
b. Estimation des moyens financiers
Outre le temps agent et les frais de déplacements, les postes de dépenses à prendre en
compte sont essentiellement liés à la communication qui est un axe important de l’action
tant pour faciliter le recrutement des commerçants que pour aider à la sensibilisation du
grand public. Il faut s’appuyer au maximum sur des partenariats existants avec la presse
locale car si le sujet l’intéresse, un article ponctuel est gratuit (mais en général dans ce
cas, aucune possibilité de relecture de l’article avant parution).
CCI Saône-et-Loire
Page 12
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
A titre indicatif, voici les dépenses engagées dans le cadre de l’action de la CCI 71 :
Budget communication :
Plaquettes de présentation de l’action : elle a été réalisée en interne, seules
l’impression et la mise sous enveloppe ont été faites par un prestataire. 150
plaquettes (impression + mise sous enveloppe) : 337€ TTC + 50 c€/envoi
(affranchissement) soit 400€ TTC au total.
Journal local : publireportage (le journaliste fait l’interview, rédige l’article et nous
avions un droit de regard sur l’article avant parution). Un article de 10,2 cm sur
12,8 cm avec une photo couleur du commerçant : 102€ HT/article soit 2470 € TTC
au total.
Radio : Environ 4000€ TTC
Annonce de la réunion de présentation de l’action : 85€
207€/chronique (inclus conception, écriture, reportage micro sur site,
montage, mixage, diffusion 2 fois par jour pendant une semaine).
Autres frais :
Achat de 6 composteurs : 200€ TTC
Apéritifs après réunion de présentation et de remise du label : 300€ TTC
Budget papier : l’impression des visuels et des affiches a été réalisée en interne et
la collectivité disposait d’une machine à plastifier. En comptant également
l’impression des listes d’éco-gestes, des guides de recettes de pain dur et d’autres
feuilles nécessaires, nous avons utilisé moins d’une demi-ramette de papier A4.
IV.
LES CONTACTS AVEC LE COMMERÇANT
a. Premier contact (hors ré
réunion) : comment l’aborder ?
Dans le cas où il est nécessaire d’aller présenter l’action directement chez le commerçant
en faisant du porte-à-porte, il est important de bien maitriser sa présentation avant
d’entrer car il n’y a pas de droit à l’erreur.
1) Se présenter (structures) car le commerçant est souvent sollicité par des
commerciaux, donc il ne faut pas qu’il y ait d’amalgame.
2) Présenter l’action de manière synthétique, concise et précise (pas plus de 2-3
minutes) avec si possible un support avec coordonnées (plaquette par exemple) à
leur laisser à l’issue de la rencontre. Venir rapidement à ce que les commerçants
« sont invités à faire » et ce que cette action peut leur apporter en précisant que
c’est une démarche volontaire et gratuite pour lui. De plus, vulgariser certains
termes comme « éco-gestes » ou « prévention » par « gestes simples ne
changeant pas vos habitudes » ou « réduction de la quantité ou de la nocivité »
car la plupart du temps, les commerçants ne connaissent pas la signification de
ces termes.
CCI Saône-et-Loire
Page 13
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : la présentation consistait à dire que c’était
une opération gratuite basée sur le volontariat qui avait pour but de réduire les
déchets dans les commerces. Son déroulement consistait à faire un état des lieux
de leurs déchets puis à leur proposer des gestes simples à mettre en place sans
que ce soit une contrainte pour eux (donner un ou deux exemples concrets). Enfin,
on terminait sur le fait que beaucoup de communication allait être faite sur cette
action ce qui pouvait leur permettre d’avoir de la publicité gratuite s’ils
s’engageaient.
3) Se préparer aux réponses des commerçants suite à la présentation. C’est lors de
cette deuxième partie de l’échange qu’il est possible d’en dire plus sur l’action en
répondant aux « arguments » des commerçants. Ceux qui reviennent très souvent
sont :
« Je n’ai pas de temps à consacrer à l’action »
rassurer le commerçant
en disant que l’action n’a pas la prétention de lui faire changer ses
habitudes de travail et que mettre en place des éco-gestes ne nécessite
pas plus de temps qu’avec son mode de fonctionnement actuel
« je trie déjà mes déchets » ou « je n’ai pas de place pour mettre encore
d’autres poubelles de tri »
ça tombe bien car l’objectif n’est pas de trier
les déchets mais bel et bien de les réduire à la source ou de diminuer leur
nocivité
« c’est la faute des grandes surfaces » (sacs plastiques, gaspillage
alimentaire,…) ou « c’est la faute des particuliers » qui veulent toujours un
sac ou font un véritable diktat de l’esthétisme et n’achètent jamais des
produits s’ils ne sont pas parfaits
occasion pour eux de s’impliquer pour
montrer l’exemple, d’échanger avec leur clientèle pour tenter de leur faire
changer leurs habitudes (exemple avec les sacs plastiques)
Difficultés rencontrées lors de ce premier contact :
Un certain nombre d’idées reçues chez les commerçants (« je ne peux pas faire
cela car les clients ne veulent /n’aiment pas » alors qu’ils n’ont jamais questionné
ou sondé les clients). En faisant cela, soit le commerçant se cherche des excuses
pour ne pas s’engager dans la démarche soit pour se dédouaner en rejetant la
faute sur ses clients (« si je ne peux rien mettre en place, c’est à cause des
clients »). Ce sont des phrases qu’il faut s’attendre à entendre et qui montrent
que le commerçant peut avoir peur du changement (changement de
comportement vis-à-vis de ses achats, de ses déchets). Dans ces cas-là, il est
judicieux de recentrer la conversation sur le fait qu’il peut faire des éco-gestes qui
n’impactent pas sa clientèle (donner des exemples), ainsi ce n’est pas un frein
pour participer à l’action.
Eviter de contredire ses idées reçues (pour éviter qu’il se referme et coupe court à
la conversation) et essayer au contraire de comprendre ses arguments et de
savoir ce qui réellement freine son adhésion. Revenir sur l’aspect bénéfique pour
le commerçant de s’engager dans une démarche de prévention permet de garder
durant la conversation un ton positif.
CCI Saône-et-Loire
Page 14
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
La maitrise du temps passé chez le commerçant (valable également lors de
chaque visite). En effet, chaque visite est pour le commerçant un moment qui le
change de ses habitudes (échanges avec clients, fournisseurs, commerciaux) car
le sujet abordé est sans rapport avec son activité journalière. Dans ces conditions,
le commerçant se révèle assez souvent bavard et il n’est pas toujours évident de
couper court à la discussion sans qu’il ne se sente froissé. Pour cela, éviter de
donner une excuse car qu’elle soit vraie ou fausse, elle apparait souvent comme
un mensonge pour votre interlocuteur. Profiter de la fin d’une de ses phrases pour
remercier le commerçant pour le temps qu’il vous a accordé, lui dire que vous
repasserez le voir dans quelques temps puis prenez congé avec le sourire en vous
dirigeant vers la porte et sortir.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : la phrase que nous utilisions et qui
fonctionnait plutôt bien était « Merci pour le temps que vous nous avez consacré.
On ne va pas vous déranger plus longtemps. On vous souhaite une bonne fin de
journée. »
4) A l’issue de la rencontre, demander au commerçant s’il veut s’engager dans
l’action et si c’est le cas, fixer d’ores et déjà un RDV pour le diagnostic sans quoi
son intérêt pourrait disparaitre si le RDV est fixé plus tard par téléphone ou par
mail (quand le commerçant dispose d’un mail car ce n’est pas toujours le cas). Ne
pas être trop contraignant dans la prise du RDV et s’adapter à la vie du
commerce : il y a des jours plus fréquentés par les clients que d’autres, le(s)
jour(s) de fermeture hebdomadaire, arrivage des produits, livraison chez des
clients,… Autant de moments où il ne sera pas propice de fixer le diagnostic. Il
faut donc demander au commerçant et noter ses préférences pour les prochains
RDV à fixer (diagnostic, remise des éco-gestes, suivi). Il n’y a pas de règle
générale applicable pour tous les commerçants sur un moment qui leur
conviendrait ; cela est propre à chaque commerce.
Avis global du porte-à-porte : en général bien reçu par le commerçant à quelques
exceptions près mais demande beaucoup d’investissement en temps. Ne pas insister et
forcer des commerçants qui ne « voient pas l’intérêt » de participer à cette action ou qui
sont convaincus qu’ils font déjà tout ce qu’ils peuvent pour réduire leurs déchets…
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : nous avons rencontré 36 commerçants pour en
avoir 26 qui s’engageaient soit 70% de « réussite ».
b. Diagnostic prévention déchets
Pour réaliser correctement le diagnostic, il est nécessaire de relever les produits utilisés
par le commerçant y compris les produits de nettoyage du local ou encore ceux se
trouvant dans le « coin cuisine » pouvant se trouver dans l’arrière-boutique. Ainsi, il est
préférable de demander au préalable l’accord oral du commerçant pour tout regarder.
Prendre des photos est une aide pour la définition des éco-gestes et la recherche
éventuelle d’alternatives. De la même manière, pour les photos, il est obligatoire de
demander l’autorisation du commerçant en précisant qu’elles ne seront pas diffusées.
Il est préférable de réaliser seul le diagnostic dans le commerce pour avoir le temps de
bien tout regarder puis de rejoindre le commerçant à la fin pour lui poser des questions
CCI Saône-et-Loire
Page 15
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
sur ses habitudes de fonctionnement (en interne, avec ses fournisseurs, avec ses
clients…) et sur des points à éclaircir qui ont été décelés pendant le diagnostic.
En annexe 4, la trame du diagnostic et des questions à poser au commerçant.
c. Remise de la liste des écoéco-gestes
La remise de la liste des éco-gestes nécessitant au minimum 30 min avec le commerçant,
il est préférable de fixer un RDV un jour avec peu de fréquentation, RDV fixé dès la fin du
diagnostic ou ultérieurement par téléphone.
Lors de la remise de la liste des écoéco-gestes aux commerçants, il est important de bien
expliquer en quoi chaque écoéco-geste est un geste de prévention afin que le commerçant
mette un sens sur ces
ces gestes et qu’il puisse par la suite l’expliquer à ses clients.
Lors du diagnostic, il peut apparaitre que le tri de certains déchets (bouteilles plastiques,
papiers,…) n’est pas fait. Ce ne sont pas des éco-gestes mais dans le cadre de l’action
pilote, ces gestes de tri ont été proposés au commerçant et vivement conseillés en
expliquant pourquoi trier ces déchets et en précisant que tous les conteneurs (points
propres ou collecte en porte-à-porte) existaient déjà depuis des années…
Dans la liste d’éco-gestes remise aux commerçants (exemple de la mise en page d’une
liste en annexe 6), une première partie était consacrée aux éco-gestes que le
commerçant avait déjà mis en place (consciemment ou non !). Cela leur montre que les
éco-gestes proposés sont bien des gestes simples ne modifiant pas les habitudes. Il
apparait quelque fois nécessaire de « rassurer » le commerçant sur la longueur de la liste
proposée. Il ne faut pas qu’il se considère comme « mauvais élève » car la liste est
longue.
A la fin de l’explication des éco-gestes, demander au commerçant les éco-gestes qu’il
souhaite mettre en place dans un premier temps. Si cela n’est pas fait à ce moment-là, il
se peut fortement que lors du premier suivi, le commerçant n’ait rien mis en place.
A la suite de cela, donner aux commerçants les outils de communication (annexe 7) en
rapport avec les éco-gestes choisis (sacs plastiques, produit local, stop pub, don de
pots…) ainsi que le visuel à apposer sur son comptoir et/ou sa vitrine permettant de
l’identifier comme étant engagé dans l’action. En plus du visuel, si des porte-drapeaux
muraux de façade existent pour les commerces, installer des drapeaux permettrait de les
identifier encore plus rapidement. Tous les visuels et outils de communication étaient
plastifiés pour qu’ils puissent durer dans le temps et qu’ils soient protégés de l’eau.
Terminer en demandant au commerçant s’il souhaite bénéficier de la communication
proposée dans le cadre de l’action.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : Certains commerçants n’ont pas souhaité paraître
dans le journal local et/ou passer à la radio locale. Il est donc important de bien
demander leur accord au préalable.
CCI Saône-et-Loire
Page 16
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
d. Suivi
Il est primordial de réaliser un suivi sous peine de constater que des commerçants n’ont
mis en place aucun éco-geste après la remise de la liste. Ainsi, il est conseillé d’effectuer
un premier suivi entre un mois et un mois et demi après la remise de la liste des écogestes afin de voir ce que les commerçants ont mis en place, d’échanger sur leurs
impressions et l’impact sur leur clientèle mais aussi de « relancer » les commerçants
ayant « oublié » la liste. Après ce premier suivi, deux cas de figure :
Le commerçant a mis en place des éco-gestes depuis la remise : réaliser le 2e suivi
1,5 / 2 mois plus tard. Par la suite, 3e suivi plus éloigné (3-4 mois) qui sera plus
axé sur l’impact de la communication et de leur engagement sur leur clientèle +
essayer de les faire adhérer à d’autres éco-gestes.
Le commerçant n’a pas mis en place les éco-gestes depuis la remise : réaliser le 2e
suivi un mois plus tard, laps de temps durant lequel il a dû commencer à mettre
en place des éco-gestes (ce qui a toujours été le cas lors de l’action pilote). 3e
suivi 1,5 / 2 mois plus tard. 4e suivi plus éloigné (3-4 mois) qui sera plus axé sur
l’impact de la communication et de leur engagement sur leur clientèle + essayer
de les faire adhérer à d’autres éco-gestes.
Le nombre de suivi peut paraître important sur le papier mais sur le terrain, ils sont tous
nécessaires pour que le commerçant s’implique bien dans la démarche. De plus, cette
phase permet de renforcer le lien avec le commerçant et de s’assurer de la mobilisation
du commerçant, de la qualité des éco-gestes effectués,…
Le suivi, qui permet également de quantifier l’impact de l’action, est un moment
d’échanges avec les commerçants sur le thème des déchets en général (pas forcément
que la prévention). Lors de l’action pilote, ces échanges ont permis d’enlever des idées
reçues, de rétablir des vérités et d’apporter des éléments que les personnes non expertes
dans le domaine des déchets ignorent. Quelques exemples :
Certains pensaient que les OMr ainsi que la benne « tout venant » de la déchèterie
étaient retriées avant d’être envoyées dans l’unité de traitement (incinérateur ou
installation de stockage) donc qu’il n’était pas si grave de se tromper ou ne pas
trier car quelqu’un le faisait ensuite.
La plupart du temps, personne ne sait ce qu’il advient de ses déchets triés ou
résiduels.
Prise de conscience par les commerçants que chaque collectivité a son mode de
collecte (déchets collectés en porte-à-porte ou PAV, différence dans les poubelles
de tri,…), et de traitement des déchets.
Les raisons du tri des déchets (emballages, papiers, cartouches d’encre,
ampoules,…) sont très largement méconnues.
Expliquer pourquoi les prix augmentent même lorsque le tri est fait
notion de
tarifs de traitement (€/t triée versus €/t OMr) + augmentation des prix de
traitement des OMr d’où augmentation des prix même si le tri est réalisé. Il était
CCI Saône-et-Loire
Page 17
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
expliqué que moins le tri était effectué plus les prix augmentaient et plus le tri
était fait, moins les prix augmentaient rapidement.
e. Evolution du comportement des commerçants
Entre le premier contact (réunion ou porte-à-porte) et le suivi, il est intéressant de noter
une évolution dans le comportement du commerçant.
1) Premier contact : sceptique, pas spécialement motivé car ne voit pas
concrètement ce qu’il pourrait faire pour réduire ses déchets.
2) Pendant le diagnostic : des interrogations apparaissent car le commerçant est
intrigué par tout ce qui a été regardé dans le commerce.
3) Suite au diagnostic : attente de ce qui peut lui être proposé comme écogestes.
4) Remise des éco-gestes : étonnement positif de voir qu’avec des actions
simples on peut réduire ses déchets. Engouement progressif pour l’action car
compréhension de ce qui est « demandé ».
5) Suivi : mise en place des actions et le commerçant est vraiment très satisfait
de son implication dans cette démarche. Motivation présente pour continuer
les éco-gestes car le commerçant ressent une satisfaction personnelle.
Action CCI 71/SIVOM du Louhannais : 2 commerçants ont mis en place un écogeste permettant de réduire la production de papier qui n’avait pas été
proposé. Cet élément démontre que la démarche de prévention a bien été
assimilée.
Point d’attention :
Il faut être conscient que mener une action « moins de déchets dans les commerces » est
une action de longue haleine et continue. L’accompagnement du commerçant est une
des clés de réussite de ce type d’action.
V.
RÉSULTATS DE L’ACTION MENÉ
MENÉE PAR LA CCI SAÔNESAÔNE-ETET-LOIRE
L’action menée par la CCI Saône-et-Loire a permis d’illustrer qu’une action de ce type
peut concerner une grande diversité d’activités. Sur les 26 commerçants engagés dans
une démarche de prévention des déchets depuis novembre 2013, il y a 3 fleuristes, 1
fromagerie crèmerie, 1 hôtel-restaurant, 3 coiffeurs, 1 traiteur, 2 pharmacies, 2
imprimeries, 1 magasin de vente de produits bio, 1 boulangerie, 1 magasin de
décoration, 2 restaurants, 1 cave à vin, 1 boucherie, 1 institut de beauté, 1 cordonnerie,
1 supérette de fruits et légumes, 2 opticiens et 1 magasin de vente de café et thé + salon
de thé.
CCI Saône-et-Loire
Page 18
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
a. Outils de communication créés
Le
visuel
ci-contre
permettant
d’identifier
les
commerçants participant à l’action « moins de déchets
dans les commerces » a été créé (annexe 7 ; disponible
sous le format modifiable adobe InDesign). Il était
proposé plastifié (pour qu’il tienne dans le temps) aux
commerçants sous les formats A6 et A5. Les
commerçants pouvaient l’apposer sur leur vitrine et/ou
leur comptoir. Ce visuel a également été utilisé dans la
presse écrite pour parler de l’action.
Pour la mise en place de certains éco-gestes, des outils de communication ont été créés
afin de répondre aux besoins des commerçants (sacs plastiques, don de seaux, don de
pots, produit pauvre en déchet, produit local). Tous ces outils sont disponibles en annexe
7 sous le format modifiable Publisher pour qu’ils puissent être réutilisés et adaptés à
chaque territoire.
b. Création d’une placette de compostage
15 commerçants se sont vus proposer l’éco-geste de compostage et 11 d’entre eux l’ont
choisis. Face à cet engouement, une placette de compostage collectif en bacs a été créée
(4 bacs de « compost en cours », 1 bac de « maturation du compost » et 1 bac de
« broyat »). La plupart des commerçants apportent eux-mêmes leurs déchets. Pour les
autres, le maître composteur du SIVOM du Louhannais passe une ou deux fois par
semaine récupérer les déchets. L’objectif est qu’à terme (1 an), ces quelques
commerçants apportent eux-mêmes leurs déchets au composteur. Le maître composteur
est en charge de la placette (phases de brassage, ajout de matières sèches, contrôle des
composteurs, évacuation de la matière maturée,…). Les commerçants qui compostent
sont des fleuristes, des coiffeurs, des opticiens, des restaurateurs, un institut de beauté,
un primeur, un traiteur et un salon de thé. Les déchets compostés sont des déchets verts,
des mouchoirs, des papiers essuie-tout, des déchets alimentaires, des cheveux et du
marc de café et de thé.
c. Premiers résultats
résultats
Les premiers résultats constatés après 5 mois de suivi sont très encourageants.
Réduction de la quantité de déchets :
Une dizaine de stop pub a été distribué aux commerçants et une vingtaine aux
commerçants et entourage en tant que particuliers. La mise en place du tri des papiers et
du compostage a permis de diminuer par 2 le nombre de poubelles OMr présentées à la
collecte chez les commerçants concernés par ces éco-gestes.
CCI Saône-et-Loire
Page 19
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
2 commerçants se sont pleinement appropriés la démarche en réalisant des éco-gestes
supplémentaires permettant de réduire la production de papier.
Des modifications de comportement sont également apparus : achat de produits en
grand conditionnement, de papier recyclé, remplacement de la vaisselle jetable par de la
vaisselle en porcelaine pour les « pauses café », don des mandrins à des écoles ou
encore don de seaux/pots aux clients.
Réduction de la nocivité des déchets :
Les commerçants ont changé leurs habitudes d’achat en prenant garde dorénavant à la
nocivité du produit. Ainsi, des commerçants privilégient les papiers kraft ou cellophane à
l’encre à l’eau, achètent des produits d’entretien et/ou sacs poubelle éco-labellisés, ont
remplacé leurs piles jetables par des rechargeables ou encore font remplir leurs
cartouches d’encre vides.
Prévention des déchets à destination des clients :
Un des objectifs de l’action « moins de déchets dans les commerces » était aussi
d’impliquer le client dans une démarche de prévention grâce à la relation de confiance
qui le lie à son commerçant. Ainsi, dans certains commerces, le client peut savoir si le
produit qu’il souhaite acheter est peu producteur de déchet ou si c’est un produit local. A
la boulangerie, les clients ont à disposition des recettes à faire avec du pain dur (annexe
8) ou encore dans d’autres commerces, les clients peuvent voir l’affiche « les sacs
plastiques, c’est pas automatique » les invitant à changer leur habitude de
demander/vouloir un sac plastique à chaque achat.
L’action permet de faire du commerçant un relais de communication sur la prévention
des déchets auprès de ses clients à travers son engagement. C’est un moyen de faire
passer le message d’une autre manière.
d. Impact de la communication
Pour faire connaitre cette action aux clients et mettre en lumière les commerçants
engagés, 2 moyens de communication ont été utilisés :
-
-
La presse écrite via le journal local : pendant 2 mois (décembre 2013 – janvier
2014), tous les mardi et vendredi, parution d’un article en faisant un focus sur un
commerçant engagé (un exemple en annexe 9).
Les ondes via la radio locale : pendant 5 mois (février-juin 2014), chaque
commerçant parlait de son engagement dans l’action dans une chronique de 2
min qui était diffusée 2 fois par jour pendant toute une semaine (un exemple en
annexe 10).
Dans les deux cas, les commerçants expliquaient pourquoi ils s’étaient engagés et
les principaux éco-gestes qu’ils avaient mis en place. Ce sont des journalistes qui
étaient en charge des interviews.
Cette communication a eu un impact fort car la plupart des commerçants ont eu des
remarques par leurs clients sur leur engagement. Des clients ont même changé leurs
habitudes suite à l’engagement de leur commerçant :
CCI Saône-et-Loire
Page 20
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
-
-
Des clients viennent dorénavant avec un cabas plutôt que demander un ou des
sacs plastiques
Pour la vente en vrac de thé, des clients reviennent avec leur contenant vide pour
le faire remplir. Le commerçant fait même un geste financier en offrant 15 g de
thé pour ces clients.
Des maraichers viennent récupérer des déchets organiques (épluchures, marc de
café, pain, coquilles d’œufs) dans l’hôtel-restaurant qui ne participait pas au
compostage collectif à cause de la logistique un peu compliquée.
Enfin, cette action a fait l’objet d’un reportage de 2 min sur France 3 Bourgogne FrancheComté diffusé mi-avril 2014 dans les journaux du 12/13, du 19/20 et du soir 3 (annexe
11).
e. Bilan
A l’issue des 5 mois de suivi, le label départemental « les petits gestes durables » a été
remis aux commerçants pendant la semaine du développement durable (début avril
2014) lors d’une soirée ouverte par le président de la CCI Saône-et-Loire. Etaient
également présents tous les partenaires de l’action (ADEME Bourgogne, SIVOM du
Louhannais, UC du territoire, Conseil Général, Chambre de Métiers et de l’Artisanat) et la
presse (3 journaux + 1 radio). Cette soirée fût l’occasion pour les commerçants présents
(13 sur les 26) de se rencontrer car chacun avait lu l’article ou entendu la chronique d’un
confrère mais sans aller dans son commerce pour en parler. Il fût donc très apprécié par
les commerçants d’être réunis et de pouvoir échanger sur leur engagement. Au cours de
cette soirée, la présidente de l’UC s’est exprimée et s’est dit fière que ce soient les
commerçants de Louhans qui aient été choisis pour mener cette action pilote et que 20%
d’entre eux se soient mobilisés. Enfin, lors de cette soirée, les commerçants ont vraiment
pris conscience de l’ampleur de l’action (temps passé, partenaires mobilisés, résultats
obtenus, communication effectuée) et du fait que Louhans allait maintenant être la
référence car première commune à avoir mené une action de ce type (diagnostic surmesure + accompagnement individualisé) en France.
Le label départemental des 13 commerçants n’ayant pu assister à cette soirée leur a été
remis en main propre dans leur commerce peu de temps après par les chargées de
mission déchets de la CCI Saône-et-Loire et du SIVOM du Louhannais.
Après la remise du label départemental à tous les commerçants engagés, le pilotage de
l’action par la CCI Saône-et-Loire s’est achevé et c’est le SIVOM du Louhannais qui a
repris les rênes de l’action pour l’accompagnement et le suivi des commerçants. 6 mois
après la remise du label et donc presque un an après la remise des éco-gestes aux
commerçants, le SIVOM du Louhannais réalisera un suivi de tous les commerçants afin de
voir si les engagements ont bien été tenus, l’évolution du comportement de leurs clients,
s’ils ont mis en place d’autres éco-gestes,…
Cette action pilote fut donc une grande réussite malgré une phase de recrutement
chronophage. Au final, l’objectif de 25 commerçants a même été dépassé puisque ce sont
26 commerçants qui se sont engagés à réduire leurs déchets.
Ce projet a permis de fédérer les commerçants sur le thème des déchets, ces derniers
étant souvent considérés comme inéluctables. En effet, une des premières phrases que le
commerçant a pu dire suite à la présentation de l’action est « je ne vois pas ce que je
peux faire pour réduire mes déchets ». Cette action leur a démontré qu’avec un tout petit
CCI Saône-et-Loire
Page 21
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
peu de volonté, il y a toujours des choses à faire. Et même, la plupart du temps pendant
la remise des listes d’éco-gestes, les commerçants étaient assez impressionnés et
étonnés de tous les éco-gestes qu’il était possible de mettre en place !
Les commerçants sont fiers de s’être engagés dans l’action et d’être arrivés à réduire
leurs déchets en mettant en place des éco-gestes comme le compostage collectif et peu
à peu à faire modifier le comportement de leurs clients comme sur les sacs plastiques. Il
y a eu une vraie prise de conscience et une appropriation de la prévention. En effet, ils se
sont rendus compte que réduire ses déchets était simple et facile à faire au quotidien
sans que ce soit une contrainte. Certains ont même pris la liste d’éco-gestes un peu
comme une « chasse au trésor » : trouver le produit avec l’écolabel lors des courses ou
dans le catalogue de son fournisseur, trouver le papier kraft pouvant remplacer le film
polypro,…
Enfin, cette action a permis de redynamiser le territoire grâce à l’effet de groupe dû au
choix d’une zone test dense mais aussi à toute la communication qui a été réalisée pour
mettre en lumière les commerçants engagés dans la prévention des déchets.
CCI Saône-et-Loire
Page 22
Guide pratique pour mener une action « moins de déchets dans les commerces »
ANNEXES
Les annexes se trouvent dans le dossier compressé accompagnant le guide.
1. Exemple d’une convention cadre
2. Dossier de candidature
Le fichier word mis à disposition est un fichier non protégé mais il est conseillé
de le protéger avant de l’envoyer aux différents territoires. Ainsi, seules les
zones grisées pourront être modifiées
3. Plaquette
Le logiciel à utiliser pour modifier la plaquette est « quark x press »
4. Trame pour le diagnostic
Les questions à poser au commerçant à la fin du diagnostic se trouvent dans le
fichier word
Le tableau à remplir pendant le diagnostic (fichier excel) est conçu de manière
à pouvoir l’imprimer en recto-verso sur une feuille A4 (2 onglets : p1 et 2 puis
les p3 et suivantes)
5. EcoEco-gestes par activité et communs à toutes les activités
Le fichier nommé « 5. Listes éco gestes » regroupe tous les éco-gestes avec un
sommaire
6. Mise en page d’une liste
liste d’é
d’écoco-gestes
7. Outils de communication
Le logiciel à utiliser pour modifier le visuel vitrine est « Adobe InDesign »
Le logiciel à utiliser pour modifier les autres outils est « Publisher »
8. Guide pour cuisiner les restes de pain
La mise en page du document word est pour une impression recto-verso avec
2 pages par feuille
9. Exemple d’un article du journal local
10. Exemple d’une chronique radio
11. Reportage du 19/20 de France 3 Bourgogne FrancheFranche-Comté du 11 avril 2014
CCI Saône-et-Loire
Page 23