RAPPORT DE PRESENTATION|VITROLLES Du centre commercial
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RAPPORT DE PRESENTATION|VITROLLES Du centre commercial
Du centre commercial au RAPPORT DE PRESENTATION |VITROLLES centre urbain Une perception urbaine à retrouver IUAR – Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional – 2012 Aix en Provence Mai DINH / Thibault FLORENT / Florian FAIVRE-MALFROY Chapitre : Rappel de la commande 2 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Composition de l’équipe « Du centre commercial Grand Vitrolles au centre-urbain : composition d’une entrée de ville. » Inscrit dans la continuité des réflexions et des propositions apportées par les étudiants de l’Atelier Design Urbain l’an dernier, la municipalité de Vitrolles relance cette année une nouvelle commande intitulée « mettre en synergie les centralités ». Dans le cadre de cette commande, notre sujet consiste à composer une entrée de ville reliant le centre commercial Grand Vitrolles au centre urbain. Ces deux centralités offrent deux conceptions différentes du « vivre ensemble », associées à des pratiques de consommation et de chalandise spécifiques pour chacune d’entre elle. Ces deux polarités font l’objet de projets visant à les restructurer et seront donc amenées à évoluer au cours des 10 années à venir. La requalification projetée du centre commercial ne doit pas ignorer et concurrencer la ville. Il est donc important de travailler la mise en lien des deux espaces. Par ailleurs, le centre commercial Grand Vitrolles, et ses accès routiers et autoroutiers, marquent fortement l’entrée de ville. Il en résulte un paysage urbain banalisé, peu lisible et un inconfort pour les usagers non-automobilistes. En retravaillant la connexion des deux pôles, il faut repenser l’organisation de la circulation des flux et rendre lisibles et visibles les entités ayant le rôle de trait d’union entre ces deux centralités. DINH-VANNI Mai : DUT Carrières sociales, option Gestion Urbaine Licence Géographie et aménagement du territoire ; Master 1 Urbanisme et Aménagement FAIVRE-MALFROY Florian : Licence Géographie et aménagement du territoire ; Master 1 Urbanisme et Projet Urbain FLORENT Thibault : Licence Géographie et aménagement du territoire ; Master 1 Urbanisme et Aménagement Chapitre : Rappel de la commande Rappel de la commande 3 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ membre de notre équipe a réalisé sa propre analyse sensible, afin de déterminer le génie du lieu. Méthodologie Notre travail d’atelier s’est organisé en plusieurs étapes, allant de l’observation et analyse des lieux à l’élaboration d’un projet de détail. À la fin de chaque étape, une présentation orale et un rendu ont eu lieu devant les jurys composés d’élus de la ville de Vitrolles, de professionnels et des membres de l’équipe pédagogique de notre formation universitaire. Cette épreuve nous a ainsi permis concrètement de nous mettre en situation professionnelle. De plus grâce aux nombreuses séances de suivi qui furent encadrées par une équipe pédagogique mixte (membres universitaires et professionnels), nous avons pu exposer, échanger et débattre de nos réflexions et idées, afin d’arriver à une proposition de projet qui soit la plus aboutie possible. Enfin ce travail d’atelier fut pour nous une réelle opportunité de travailler en équipe, en mettant nos compétences diverses au service d’un groupe de travail commun. Chapitre : Méthodologie Première phase : analyse sensible 4 À partir de ces diverses visites de terrain, où nous avons pu parcourir à peu près l’ensemble du territoire vitrollais, nous avons effectué une analyse sensible. L’analyse sensorielle nous a permis d’observer, d’analyser et de comprendre le paysage urbain en question de façon personnalisée. Cette méthode nous a ainsi permet de nous imprégner du lieu et d’en obtenir des informations complémentaires à celles que nous avons trouvé dans les documents en tout genre. Suite à ces visites, chaque Deuxième phase : diagnostic et analyse du territoire Suite à l’analyse sensible personnalisée, nous avons mis en commun nos impressions et nos ressentis. A la suite de quoi, nous sommes rentrés en contact avec ceux qui parcourent et vivent quotidiennement sur notre territoire d’étude, à savoir les vitrollais eux-mêmes. Ainsi, nous avons réalisés plusieurs entretiens informels ou sondages, qui ont permis de compléter nos premières perceptions du territoire, en nous apportant certaines pistes de réflexions, qui n’avaient pas encore été abordées. Une étape de collecte et d’analyse plus approfondie de documentation, nous a ensuite permis d’élaborer nos premières pistes de réponse à la commande. Ces recherches se sont entre autres appuyées sur des documents cartographiques (cartes (IGN et cadastre), des photos satellites et sur diverses bases de données issues de l’INSEE, de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aix ou encore de sites d’organismes publics locaux. Nous avons aussi pris en compte les projets d’aménagement en cours, ainsi que les objectifs stratégiques de la commune. Enfin nous nous sommes également attachés à prendre en considération les études, réflexions et pistes d’aménagement dégagées par les équipes de la promotion précédente 20112012. Le diagnostic que nous avons pu réaliser, nous a ainsi permis de mieux cerner les atouts et faiblesses du territoire d’étude. Les enjeux dégagés dans cette phase nous ont permis, par la suite, de déterminer nos orientations d’aménagement. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Suite à l’élaboration du diagnostic, nous avons pu mettre en place des orientations stratégiques d’aménagement et un parti-pris d’aménagement en lien avec les conclusions précédemment tirées. Ainsi, nous avons réalisé un plan guide, qui traduit spatialement les différentes orientations de notre parti pris d’aménagement. Il permit notamment de faire ressortir les différents éléments structurants de notre projet. Cette seconde phase d’atelier a donné lieu à un rendu oral devant monsieur le Maire de Vitrolles, sous la forme d’un poster au format A0. Pendant cette étape, notre parti-pris fut de centrer nos orientations sur l’aménagement et la recomposition du quartier du Liourat, dans la continuité des travaux actuellement menés dans le quartier des Pins. Notre choix s’est porté sur ce quartier, car il juxtapose directement la zone commerciale. De plus l’avenue Padovani qui passe en son sein constitue à la fois l’une des entrées de ville du territoire, ainsi qu’une artère urbaine principale qui assure la connexion avec le centre urbain situé plus au Nord. Travailler sur la restructuration de ce quartier permettra donc la couture urbaine entre les deux entités que sont le centre urbain et centre commercial. Quatrième phase : finalisation du plan guide et réalisation du projet de détail Ce dernier est un « zoom » détaillé d’une des parties de notre plan guide. Il permet ainsi de clarifier le projet que nous souhaitons mettre en place. Le projet de détail répond aux trois orientations stratégiques que nous avons déterminées lors de l’élaboration du plan guide. Nous avons également déterminé un phasage programmé (dans le temps et dans l’espace) des différentes étapes d’aménagement que nous avons suggérées dans notre projet de détail. Cette quatrième étape d’atelier a été présentée oralement sous la forme de deux posters A0, représentant à la fois notre plan guide et notre projet de détail. Cinquième phase : un rendu final harmonise Afin d’élaborer un rapport final, nous avons compilé nos productions lors des différentes étapes (diagnostic, plan guide et projet de détail). Pour cela, nous avons repris notre premier diagnostic, jugé alors trop général, pour en élaborer un nouveau, plus ciblé. En parallèle, nous avons continué et pousser un peu plus encore, notre réflexion sur le projet de détail final, en réalisant une maquette et des réalisations 3D, qui illustrent les projets d’aménagement que nous souhaitons voir mis en place sur notre secteur stratégique. Ces réalisations permettent de donner des proportions raisonnées aux projets envisagés. A la suite d’échanges avec le commanditaire, ainsi qu’avec l’équipe pédagogique nous encadrant, notre schéma concept et notre plan guide ont pu être améliorés, afin qu’ils nous permettent d’aboutir au meilleur projet de détail qu’il soit. Chapitre : Méthodologie Troisième phase : réalisation du plan guide 5 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Méthodologie Partant de l’hypothèse que le quartier du Liourat serait le support territorial le plus adapté à notre réponse à la commande, nous avons dans un premier temps cherché quelles en étaient les caractéristiques. Pour éviter que ce quartier de passage ne tombe en perdition, nous nous sommes ensuite concentrés (étape du plan-guide), à savoir comment en améliorer la perception urbaine. Enfin, lors de l’élaboration de notre projet de détails, nous nous sommes attachés à détailler et à spatialiser au mieux, les aménagements qui viseront à termes à recomposer le quartier du Liourat et à connecter les différents points d’intensités situés entre les deux polarités que sont le centre urbain et Grand Vitrolles. 6 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Plan PLAN PROJET Rappel de la commande 3 Composition de l’équipe 3 Méthodologie 4 Contexte Vitrollais 9 DIAGNOSTIC Descriptif détaillé du projet de détails : 66 1) Requalification de l’avenue Padovani au profit des modes doux 67 2) Restructuration des formes bâties et insertion de l’urbanité à l’intérieur des quartiers : 70 Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? 15 3) Constitution d’une « nappe verte » liant les espaces verts interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés : 75 Un territoire aux fonctions multiples 28 4) Repenser l’espace commercial en lien avec la ville 78 Cadre naturel et espaces de vie 42 5) Démarches et processus 81 Conclusion 47 Bilan : 85 Table des matières 86 Résumé 89 Abstract 92 Schéma concept 50 Recomposition de la trame urbaine présente le long de l’avenue Padovani et mise en scène des activités 52 Cheminements et mobilité douce au cœur d’un maillage et d’une hiérarchie des axes de communication 55 Maillage des quartiers par un réseau vert : pour une ville saine et un « partage » de l’espace public 58 Conclure 62 Chapitre : Plan PLAN GUIDE 7 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Plan 8 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Fort de ses 36 117 habitants (2009), Vitrolles est un pôle incontournable du département, qui a connu une croissance urbaine exponentielle, multipliant par 7 sa population en 40 ans. Dans une espace géographiquement contraint, la commune s’étant sur une bande de plus de 14 kilomètres, entre le plateau de l’Arbois et l’étang de Berre. Elle présente un ensemble de quartiers différents, édifiés au fur et à mesure de ses programmes successifs. Toutes ces caractéristiques ont augmenté les distances entre les quartiers – créé des entités – et maintiennent ainsi des écarts entre les quartiers et leurs habitants. Figure 1 Coupe Ouest-Est de Vitrolles Le caractère géographique de la cuesta a produit une ville fonctionnant en «plateaux» successifs. On retrouve une zone encore naturelle du plateau haut, puis un plateau intermédiaire avec le village (historique) et le développement d’un tissu urbain selon un axe nord/sud (la ville nouvelle) avec les principaux espaces d’activités de la commune; puis une plaine au pied de la cuesta, se terminant par un cordon littoral bordant l’étang. Les quatre entités correspondent à peu près à cette organisation géographique contrainte de l’ensemble de la commune. Cependant le plateau intermédiaire possède lui trois entités bien distinctes : une première centralité villageoise historique correspondant à l’échelle de l’aire urbaine principalement pour des raisons patrimoniales, une seconde. Ensuite c’est une centralité dite administrative (le centre urbain) rayonnant à l’échelle de la ville grâce à ces équipements et ces « arcades » qui font office de galerie marchande. Peu d’interactions existent entre ces deux entités, malgré la continuité du bâti. La dernière centralité est uniquement commerciale, et permet une attractivité à l’échelle métropolitaine. Avec l’évolution de nos comportements et de ces espaces (proposant de plus en plus une offre qualitative), ces derniers deviennent des centralités indéniables. Cette attractivité est d’autant plus importante que la commune est située au carrefour de deux communautés d’agglomération (CA. Du Pays d’Aix, et C.A. Agglopole Provence) et de la communauté urbaine de Marseille, lui concède une position charnière. Située dans la zone d’activité liée à l’étang de Berre et bénéficiant de la proximité d’axes autoroutiers structurants, de l’aéroport international de Marseille Provence et de plateformes d’échanges importantes, elle constitue un pôle d’emploi majeur du département. Les 6 quartiers de notre secteur (Les Pins, Le Liourat, La Petite Garrigue, Les Hermès, La Frescoule, La Tuilière) représentent environ 60 % du territoire communal urbain, plus de 14 000 habitants (soit 38% des Vitrollais, et 36% des logements). De surcroît, c’est entre le Centre Urbain et la zone commerciale que se trouvent les populations les plus fragiles. Marquée par une période récente de son histoire, la ville de Vitrolles avait tourné le dos à ses quartiers populaires Chapitre : Contexte Vitrollais Contexte Vitrollais 9 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Contexte Vitrollais 10 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Diagnostic _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Contexte Vitrollais 12 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Avant d’envisager la moindre recomposition du secteur dans les étapes qui suivent (plan-guide et projet de détails), il nous faut avant tout connaitre le territoire d’étude et en saisir les contraintes et potentialités. Pour ce faire, nous avons réalisé un diagnostic du territoire vitrollais localisé entre le centre urbain et le centre commercial. Ce diagnostic s’est fait de manière ciblé sur les thématiques posées par la commande : - La connexion des centralités - La visibilité et lisibilité des entrées de ville et des équipements - Les coupures et les traits d’unions par les échanges et pratiques sociaux existants. 0Au cours de notre diagnostic, l’ensemble de nos analyses se sont portées à l’échelle du territoire d’étude (entre les 2 centres), voire de la commune. Toutefois, il est à noter qu’une attention toute particulière a été apportée aux analyses portant sur le secteur du Liourat. Ce zoom a été délibérément choisi par notre groupe, car nous faisons l’hypothèse que le quartier sur lequel il porte possède une situation stratégique entre les deux centralités mises à l’étude. Le quartier du Liourat, à l’instar d’autres quartiers comme celui des Pins localisé plus au Nord est également un quartier, où aucun projet d’aménagement d’envergure n’a encore été envisagé par la municipalité. Pourquoi le Liourat enfin ? Parce qu’il est l’un des quartiers (situés entre les 2 centres) qui rencontrent le plus grand nombre de difficultés économiques, sociales et structurelles non résolues. Notre diagnostic ciblé portera donc plus finement à l’échelle de ce quartier. Chapitre : Contexte Vitrollais Dans la continuité des réflexions et des propositions apportées par les étudiants de l’Atelier Design Urbain de l’an dernier, la municipalité de Vitrolles relance cette année une nouvelle commande visant à « mettre en synergie les centralités ». Cette commande se divise en 2 volets de réflexions. Notre groupe intervient dans la seconde commande, qui consiste à réfléchir sur la composition d’une entrée de ville pour relier le centre commercial « Grand Vitrolles » au centre urbain. Ces deux polarités, qui sont aujourd’hui faiblement connectées sont des lieux à enjeux de restructuration et de requalification. Une recomposition du secteur devra ainsi être menée, afin d’assurer la meilleur couture urbaine possible entre les 2 centres. La réflexion et la réalisation de notre diagnostic territorial ciblé s’est articulée à partir de la problématique suivante : « Du centre commercial « Grand Vitrolles » au centre urbain, connexion et redécouverte des identités d’une zone urbaine aux potentiels sous exploités ». Figure 2 Carte de situation _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ 13 Chapitre : Contexte Vitrollais 14 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Pour étudier les caractéristiques communales, il convient d’aborder la question des dynamiques, des morphologies urbaines et des éléments structurants du territoire. L’urbanisation rapide de la ville a conditionnée sur le territoire une trame parcellaire particulière, où les rythmes varient selon les quartiers. Il sera donc intéressant d’observer et d’analyser plus en détails les rythmes urbains que l’on rencontre entre les deux centralités. Il nous faudra aussi étudier les tissus urbains des quartiers, selon leurs morphologies et leurs formes. Enfin nous devrons étudier la gestion même de ces quartiers, en cherchant à savoir quels sont les projets lancés par la municipalité pour les moderniser. Des continuités et/ou ruptures mises en évidence sur le territoire, se dégagera ainsi le contexte d'action dans lequel nous pourrions agir. Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? La commande qui nous a été confiée concerne un espace spécifique, dans lequel deux centralités (centre commercial et centre urbain) règnent sur un ensemble de quartiers isolés, dont la création a été marquée par une succession de politiques d’aménagement régies à l’échelle communale. Du point de vue urbain, le territoire localisé entre le centre urbain et le centre commercial de Vitrolles se caractérise par le nombre important de résidences, et d’équipements que l’on trouve disséminés à l’intérieur des quartiers. Nous verrons aussi que Vitrolles se caractérise également par ses paysages naturels, qui regroupent un grand nombre de parcs urbains et d’espaces végétalisés. 15 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 3 Panorama de Vitrolles depuis la cuesta Les tissus urbains en rupture Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Une dynamique urbaine déterminante Fortement marquée par les théories urbanistiques, la commune a connu à la fois les lotissements, l’expansion autoroutière et la logique de zonage conçu au cours des années 1970. La commune a connu plusieurs étapes successives d’urbanisation : Si d’abord les extensions ont suivi le village (première cité HLM des « cités roses ») ou se sont contenter de quelques bastides, la croissance des années 1960 s’est faite de façon plus excentrée. C’est la construction du « village expo » du Bosquet composé de petits pavillons – devant faire office d'"exemples" – qui marque ce premier éloignement. Dès la fin des années 1960, l'implantation des infrastructures autoroutières - prémices de la ville nouvelle (A7 - 1967), commerciale (dès 1970) et industrielle (dès 1974) - se sont faites "au milieu du vide". L'accès en voiture est privilégié En 1970, débute la construction des quartiers des Pins et de la Petite Garrigues ; en 1974 et 1980 apparaitront les quartiers des Plantiers et du centre urbain (aussi dénommé quartiers de Hermès). Entre 1980-1990 la ville et ses espaces industriels et commerciaux ne cesseront de s'étendre dans la partie Sud. De facto, le développement de la commune et de la ville nouvelle est uniforme, et on reconnait clairement ces différentes étapes d’urbanisation. Ceci a défini des espaces monofonctionnels et a créé des coupures liées aux grandes infrastructures. Ces zones sont d’autant plus isolées qu’elles fonctionnement parfois de façon relativement autonome. L’ensemble présente davantage un assemblage, plutôt qu’un tissu urbain homogène. 16 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 4 Carte de dynamique urbaine Concernant notre zone d’étude qui se situe entre le centre urbain et la zone commerciale, nous pouvons relever trois typologies bâties différentes. Nous tâcherons de décrire en détails quelques-uns des bâtiments les plus caractéristiques de ces typologies, comme avec les exemples de résidences collectives du quartier du Liourat. L’immeuble collectif qui se situe tout le long de l’axe avenue des Salyens - avenue Denis Padovani. La forme du bâti est rectangulaire et standardisée. Les hauteurs sont relativement élevées, entre le R+4 et R+6. La disposition des bâtiments en chicane ne suit pas une logique parcellaire et crée l’effet de fermeture des cœurs d’ilots par rapport à l’environnement extérieur. D’autre part, les voies de desserte et les parkings encerclent l’ensemble d’immeubles qui limitent la relation entre les différents ilots. Le Prévert (1986 - 126 logements – R+5) La construction de logements sociaux a commencée par le bâtiment Prévert. Construction dont la forme générale rappelle vulgairement celle d’un château fort. Son entrée est mise en scène via une esplanade en demi-cercle (Place Henri Dunant) et l’implantation symétrique de bâtiments alignés le long du périmètre circulaire de la place. Un passage en fond de cours, permet d’accéder au parc Michel Colucci et d’avoir une vue directe sur d’anciens jeux d’eau aujourd’hui laissés à l’état d’abandon. Tout le long du front bâti donnant sur l’avenue Padovani, des portiques cubiques construits en béton armé, permettent une circulation piétonnière à l’abri des intempéries. Sur la façade principale donnant sur la place H. Dunant, de nombreux balcons en avancée offrent une terrasse d’accès à certains logements. Figure 5 Résidence Précert et ses douves Le Verlaine (1987 – 66 logements – R+3/R+4) Bâtiment construit et accolé à l’angle du bâtiment Prévert, en suivant la rue Fernand Benoit et qui offre une continuité bâtie jusque dans la rue Louis Pasteur. Cette résidence termine ainsi de ceinturer le parc Michel Colucci. Ce bâtiment est construit en 2 blocs principaux. Le premier (le plus important avec 6 cages d’escaliers) débute accolé à la résidence Prévert depuis la rue Fernand Benoit et se prolonge le long de cette dernière, jusqu’à faire un angle, puis continuer le long de la rue Louis Pasteur jusqu’au passage d’accès au parc Colucci. Le second quant à lui avec ses 3 cages d’escaliers, a une forme générale plus linéaire et donne face à la piscine tournesol (de l’autre côté de la rue Louis Pasteur). Les façades de la résidence Verlaine sont identiques à celles de la résidence Prévert et possèdent donc également des tourelles arrondies. Les gardecorps métalliques des loggias de la résidence rappellent elles aussi l’effet des tours. Quant aux appartements en rez-dechaussée (donnant sur le parc Colucci), ils bénéficient de jardins privatifs donnant directement sur le parc. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Des formes extravagantes, vétustes 17 Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Le Rimbaud R+2 / R+4 (1987 – 53 logements) Construction dont la particularité, est d’avoir des escaliers extérieurs encloisonnés par des ferronneries faites de tubes cubiques permettant d’accéder aux logements en duplex situés aux derniers niveaux. L’ensemble se compose de deux cages d’escaliers côté avenue D. Padovani, de trois cages d’escaliers côté rue Fernand Benoit et d’une cage d’escaliers côté rue Louis Pasteur. Côté rue Fernand Benoit, il y a un porche entre la seconde et troisième cage d’escaliers, permettant ainsi d’accéder à la mosquée El Abani. Précisons également que la résidence Rimbaud, fut le premier bâtiment à avoir été équipé de panneaux solaires en toitures. Lou Roucassié (1988 – 94 logements) 1ère partie : située de chaque côté de la rue Louis Pasteur, le bâtiment G possède une façade avec des panneaux en béton, ainsi qu’une façade loggia. Il possède également deux étages de garage en sous-sol. Située à droite de l’allée Parmentier, les bâtiments I et H on des façades et des loggias incorporées. Ils sont indépendants avec des accès protégés. Situés le long de la rue Pierre BLANCARD, les bâtiments J et L, possèdent une forme générale arrondie et ont des façades au revêtement autonettoyant, avec de grands balcons bénéficiant de garde-corps métalliques côté route. 2ème partie : Le long de la rue Louis Pasteur, le bâtiments H est un ensemble de 7 villas accolées avec des toitures communes, accessibles par des escaliers côté Pasteur. Chacune de ces villas possèdent un jardin et un garage privatif et indépendant à l’arrière de la parcelle. Le Ronsard – R+3 (1989 – 84 logements) Cet ensemble est composé de deux parties symétriques gauche et droite, séparées par la rue Pierre et Marie Curie. Chaque partie est composée de deux bâtiments dont les façades donnent sur la Rue Pierre et Marie Curie, et de trois bâtiments dont les façades donnent sur la rue Padovani. On constate que la rue Pierre et Marie Curie se prolonge naturellement avec l’allée Parmentier, prolongée elle-même par la rue Craponne. Côté rue Pierre et Marie Curie, la forme des bâtiments est classique, avec des enduits autonettoyants. Les façades bénéficient de balcons et de loggias, et des magasins occupent les rez-de-chaussée. Les décalages d’alignement du front bâti des bâtiments donnant sur la rue Pierre et Marie Curie, forment une importante place (place Marie Curie). Au départ de chaque côté de la rue, quatre poteaux ronds (de la hauteur du rez-de-chaussée des bâtiments) offrent un passage piéton semi-couvert. A l’arrière des bâtiments situés à l’Ouest de la rue P. et M. Curie, on trouve un grand garage couvert, dont la toiture vide offre une vaste terrasse inexploitée. Quant aux façades des bâtiments de la résidence (côté Padovani), elles disposent de grands balcons/loggias. Au rez-de-chaussée de ces bâtiments, on trouve là aussi de nombreux commerces et services. 18 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Le pavillon individuel continu et discontinu qui se disperse aux alentours de nouveaux centres (au Sud du centre urbain et à l’Est de la zone commerciale). Cette typologie bâtie est caractérisée par une densité du bâti et de la population relativement faible. Les maisons individuelles sont implantées au milieu de parcelles arborées. Les clôtures et les murs qui les cernent marquent la limite entre espace privé et espace public. Les premières villas ont été construites en 1980 (impasses Philippe De Girard, Joseph Lambot Miraval, des frères Mongolfier) ; puis en 1983 ont été construites les villas longeant la rue Fernand Benoit, Georges Buffon, Gaston Saporta, Louis Pasteur et Aimé Constant ; en 1984, ce sont les villas de la rue Adam de Craponne, Michel Andanson et rue Olivier De Serres qui s’ajoutent. En 1985, des villas se construisent dans la rue Jean Athen. Enfin l’année d’après en 1986, des villas se construisent le long des Mayor de Montricher, Pierre Blancard, Gaston De Saporta et de l’allée de la Cabro d’or. Figure 7 Résidence Lamartine Figure 7 Le bousquet Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Le Lamartine – R+4 (1994 – 105 logements) L’unique bâtiment de cette résidence fut le dernier construit dans le quartier. De forme classique, ses façades possèdent des balcons en arrondi (côté avenue D. Padovani) et des loggias côté parking (rue de Toulon). Il est situé dans la partie sud du quartier du Liourat et est desservi par une contre-allée. Du côté pignon Est, il est supporté par des piliers de grande hauteur pour permettre le passage (en porche) de la rue Jean Jacques Vialle, qui assure la jonction entre la rue Denis Padovani et la rue de Toulon. Chaque logement en rez-de-chaussée (face Ouest) possède son jardin privatif. L’ensemble du rez-de-chaussée côté route, est occupé par des divers commerces et services (agences de voyage, commerces, banques, restaurants, agences d’intérim). 19 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Les bâtiments industriels et commerciaux, limitrophes des axes autoroutiers, se positionnent essentiellement au Sud-Ouest de la commune. Ils se caractérisent par des structures en blocs de taille imposante mais de faible hauteur (R+1). Les parcelles assez larges ne sont toutefois pas calibrées de la même manière. Au sein des zones industrielles et commerciales de la ville, la voiture reste omniprésente, c’est pourquoi un nombre important de parkings y a également été aménagés dans le but d’accueillir et de stocker les véhicules. Au sein de ces zones, on compte peu ou pas d’aménagements dédiés aux déplacements des modes doux, alors que la circulation piétonne au sein d’un bâtiment commercial tel que Carrefour est favorable à la mise en place de plusieurs galeries marchandes couvertes ou à l’air libre. commerciaux en question, s’effectue grâce à plusieurs escaliers répartis le long de la terrasse commerciale. Sur l’esplanade du Liourat (entre l’avenue Denis Padovani et la zone commerciale de la bastide blanche), 4 grands bâtiments commerciaux ont été construits entre 1996-1998. Ces bâtiments desservis par une contre-allée sont dédiés à l’usage de bureaux, services et commerces. En ce qui concerne l’offre en stationnements, une bande de stationnements en épis a été aménagée le long de la contre-allée qui assure la desserte des 4 bâtiments commerciaux, ainsi qu’un grand parking en pignon (accolé au Sud du bâtiment situé le plus au Sud de l’avenue Padovani). Au pied des façades Ouest de ces bâtiments en R+1 (côté Carrefour), de grandes terrasses revêtues de dalles en gravillon font également office de toiture aux magasins que l’on trouve au niveau inférieur (C&A, Laurie Luminaire, made in sport, chaussland entre autres et Décathlon plus au Nord). L’accès au reste de la zone commerciale de la bastide blanche, situé à un niveau inférieur, par rapport aux 4 bâtiments 20 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 8 Zone d'activité - Vitropole Des logements inadaptés aux structures familiales actuelles Figure 9 Carte des familles monoparentales Gestion d’un quartier « social » Le quartier du Liourat (2 142 habitants) jouxte le quartier des Pins. Il est bordé par les artères principales de la ville, à savoir l’avenue Denis Padovani à l’Ouest et l’avenue de Marseille à l’Est. Le quartier se caractérise par sa jeunesse (50% des jeunes ont moins de 26 ans), son taux significatif de jeunes sortis du système scolaire sans qualification et un un taux élevé de jeunes au chômage. Dans ce quartier, où la population d’origine sociale est plutôt modeste, le taux de chômage culmine à près de 44%. Dans ce quartier 48% des logements sont des logements locatifs sociaux (2 bailleurs sociaux). Au rez-de-chaussée des bâtiments collectifs, des commerces et des équipements relèvent du statut de copropriété. Quant au reste des espaces extérieurs non bâtis, leur gestion est laissée à la municipalité. Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Au vu de la carte ci-contre (voir figure 9), on peut noter de manière générale que plus on se situe en marge des limites communales, plus la concentration de familles monoparentales est inférieure à la moyenne communale. A l’inverse les quartiers centraux de la ville, tels que les Pins et le Liourat, qui constituent le contour des quartiers prioritaires (Cucs) possèdent une concentration de familles monoparentales supérieure, voire très supérieure à celles enregistrées dans les autres quartiers de la ville. Dans le quartier prioritaire du Liourat, il est à noter que la part de familles monoparentales, ainsi que la part d’enfants de moins de 6 ans est sensiblement supérieure à la moyenne communale. Nous pouvons donc en déduire que dans ce même quartier, les parents célibataires deviennent parent plus jeune qu’ailleurs dans la ville. Or lorsque l’on observe les chiffres de l’INSEE concernant les types de logement présents sur la commune, on se rend compte que plus de 64% des logements sont des T3/T4 et que 27% sont des T5 et plus. Au centre de la ville, au sein des quartiers prioritaires, le parc logement de la commune reste donc aujourd’hui a adapté d’avantage aux familles monoparentales. 21 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Le quartier du Liourat se situe au sud du projet de rénovation urbaine du quartier des Pins. C’est un quartier d’habitat social dans lequel le « Logis Méditerranée » est le bailleur principal. Depuis près de sept ans, le Logis Méditerranée, en lien avec la direction de l’habitat et de la cohésion sociale de la ville de Vitrolles, travaille sur un programme de réhabilitation portant sur son patrimoine localisé dans le quartier du Liourat. La réalisation de cette réhabilitation globale est aujourd’hui en cours de réalisation. Principes constructifs Les logements collectifs, parfois appelés grands ensembles sont souvent construits à moindres coûts. Dans cette optique l’emploi et le recours à la standardisation est donc fréquent. Les constructions se composent alors de modules superposés les uns aux autres. Ainsi, en décomposant une des parties d’un des bâtiments de la résidence Prévert (voir figure 10 ci-dessous), on peut se rendre compte des principes constructifs auxquels renvoient chacun de ses bâtiments, car ils sont tous conçus selon le même procédé. En respectant la logique de ces principes constructifs, il serait ainsi plus simple de recomposer l’un des bâtiments. Figure 10 Principes constructifs d'une douve de la résidence Prévert 22 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ l’autoroute et la zone de Grand Vitrolles apporte une lecture transversale de ces tracés. Au niveau des Pins et de la bastide blanche, 3 types de trame se dessinent : celle contrainte par les infrastructures routières ; celle issue des aménagements de la ville nouvelle ou des grands ensembles, ou encore de la zone d’activité et qui fut crée de toutes pièces, sans tenir compte de l’ancien parcellaire ; et celle issue de programmes résidentiels planifiés à l’avance, qui possède une taille plus modeste, en tenant généralement compte des tracés naturels. Au niveau de notre secteur d’étude, le réseau parcellaire est distribué selon des rythmes variables, avec des orientations, tailles et formes différentes, tantôt rectangulaire, rectiligne et orienté Est/Ouest pour les grands ensembles et la zone d’activités ; tantôt plus courbé pour la zone pavillonnaire. Seul les axes interurbains, Figure 11 Trame parcellaire et bâti Quelles ruptures divisent les deux centralités ? Le centre urbain se caractérise par des immeubles collectifs atteignant jusqu'à R+9, avec des rez-de-chaussée occupés par des commerces abrités sous arcades. Le quartier Hermès, demeure ainsi assez dense, tout en possédant une concentration importante d’activités et services en tout genre. Pourtant ce dernier peine encore aujourd’hui à s’affirmer en tant que centre-ville. Cela peut s’expliquer en parti, par l’imposant front bâti des bâtiments collectifs en R+9, que l’on trouve à l’entrée du centre urbain et qui a pour effet d’encloisonner et de fermer ‘‘visuellement’’ le centre urbain au reste de la ville. La gare routière et le grand nombre d’espaces dédiés à la circulation et au stationnement automobile, que l’on trouve devant ce front bâti contribuent également un peu plus à la fermeture visuelle du centre urbain et donc indéniablement à son repli sur soi-même. La zone commerciale se caractérise quant à elle par un vaste et imposant espace commercial. La connexion de cet espace au reste de la ville, se fait via l’avenue Padovani. Entre les 2, d’immenses surfaces linaires bitumées permettent le stationnement de milliers de véhicules. Sur le pourtour Nord et Nord-Est de cette zone commercial, on trouve une vaste esplanade linéaire surélevée d’un niveau, avec quelques bâtiments commerciaux qui la domine et qui longent l’avenue Padovani. Il est à noter que ces deux centralités font toutes les deux l’objet de projets visant à les restructurer, et de ce fait, seront amenées à évoluer au cours des 10 années à venir. À l’heure Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? 3 rythmes de trame structurant le territoire 23 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? d’aujourd’hui, elles offrent deux conceptions différentes du « vivre ensemble », associé pour l’une (zone commerciale) à des pratiques de consommation et de chalandises à l’échelle régionale et pour l’autre à des pratiques et usages de centralité administrative, dépourvue de liaisons directement visibles. 24 Au milieu de ces deux centralités, le quartier du Liourat semble être l’espace de connexion et de liaison entre les deux polarités en présence. Le dialogue entre la zone commerciale au Sud et l’espace urbain du Liourat situé au Nord-Est reste toutefois difficile. En effet la relation entre les deux zones est contrainte par le relief, puisque l’espace « urbain », constitué par l’avenue Padovani, les résidences, et les aménités se trouvent sur un premier plateau, alors que la zone commerciale se trouve sur un second plateau situé plus en contre bas (voir figure 12 cicontre). Une réelle rupture de niveau caractérise donc la frontière entre les deux zones. L’unique liaison directe entre les deux plateaux étant assurée par deux escaliers, qui n’invitent pas réellement le chaland à franchir cette muraille commerciale. permettant de desservir les innombrables parkings que compte la zone commerciale. Au sein du territoire urbain situé entre le centre urbain au Nord et la zone commerciale au Sud, le dialogue apparait comme difficile entre les différentes ‘‘pièces’’ urbaines que constituent les quartiers, car chaque entité semble fonctionner selon un mode de fonctionnement qui lui est propre, le rendant ainsi imperméable aux autres. Le cas de la zone commerciale reste tout à fait atypique, puisque tout individu peut s’y rendre et en repartir, sans jamais à avoir à parcourir la « ville urbaine » vitrollaise pourtant si proche. En termes de rythmicité de la trame viaire des deux zones, quelques différences notoires sont également à prendre en compte. En effet, au sein du quartier du Liourat, les flux routiers essentiellement linéaires sont axés selon une orientation générale Nord-Ouest/Sud-Est. Selon cette même orientation, l’axe Salyens/Padovani concentre naturellement l’essentiel des flux routiers du quartier du Liourat. A l’opposé et sur de plus petites surfaces, l’espace commercial est traversé par d’avantage de mouvements transversaux, _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 12 Zone de ruptures Nous pourrons y revenir dans les ambiances, mais Vitrolles est associée à la zone commerciale ou à ses grands ensembles. Les entrées de ville débouchent pour la plupart sur des paysages caractérisés par de longues masses monolithiques étirées. Elles fonctionnent comme des portes d’entrée qui débouchent sur une zone unique. Les entrées de ville sont essentiellement façonnées pour garantir un accès rapide aux zones commerciales et aux grands ensembles – sans qu’il y ait forcément une qualité de conception. Elles manquent de repères visibles pourtant essentiel, à la parfaite perception du territoire devant être faite par les visiteurs de passage. Une ville engagée dans plusieurs projets La commune conduit depuis quelques années des projets, concernant l’ensemble de la ville, notamment les secteurs des Pins, du Liourat et indirectement de la zone commerciale. Si l’on reprend les grands principes d’aménagement de l’ensemble du quartier des Pins, voici ce qui a été définit : - Ouvrir et décloisonner le quartier (requalification de l’avenue des Salyens ; hiérarchisation des espaces publics ; création d’un maillage viaire interne ; amélioration des accès et liaisons aux quartiers environnants ; création de nouvelles entrées dans le quartier) ; - Démolir, reconstruire ou réhabiliter l’offre en logement sur site et hors site ; - Assurer une mixité sociale à l’échelle du quartier (diversifier les typologies de logement, développer de nouvelles prestations de logement, diversifier les typologies architecturales) ; - Introduire de la mixité urbaine dans le quartier ; - Clarifier les statuts et reconquérir des espaces indéfinis (réorganisation des stationnements, qualification des espaces extérieurs) ; - Renforcer la centralité du quartier (implantation de 2 000 m² de bureaux pour les services municipaux ; réhabilitation de certains des équipements publics qui sont actuellement dégradés et obsolètes ; attribution d’une nouvelle emprise dédiée au marché ; requalification du centre commercial des Pins). Figure 13 Photos de deux des entrées de ville offertes depuis l’autoroute A55 (Google Street) Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Une entrée de ville marquée par le paysage 25 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 14 Multiplexe "Studio Lumière" (C+T architectes) Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Figure 15 Rénovation urbaine des Pins (Gautier+Conquet) 26 Le quartier des Pins constitue une première étape du projet de requalification du centre urbain et de ses environs. Il s’inscrit d’ores et déjà dans un réel projet urbain et dans une stratégie urbaine globale et durable visant à la reconquête des quartiers localisés entre le centre urbain et le centre commercial. Un souci particulier est apporté à l’association et à la bonne coordination d’action des bailleurs et autres maîtres d’ouvrage. - Mais cette requalification se trouve au cœur de plusieurs autres projets : - Le projet de résidence sociale du Logis Méditerranée sur le terrain de la villa Mercadier (prévu en 2013), doit résoudre l’implantation du foyer jeunes travailleurs ; - Le projet du cinéma multiplexe devant démarré en mars 2014 (voirie, assainissement, réseaux et équipements). - Le déménagement de pôle emploi dans la zone industrielle de Vitrolles en 2013, ainsi que la fermeture potentielle de la caisse primaire de sécurité sociale. - Les possibilités de développement de la zone commerciale sur les espaces de stationnement situés entre castorama, décathlon et le vélodrome... - - La requalification de l’avenue des Salyens (mise en chantier entre 2012 et 2015, au droit du quartier des pins) et de Marseille (mise en chantier dans le cours de l’année 2013, avec réalisation d’un futur bassin de rétention d’eau dans le square Marguerite de Provence) ; L’aménagement du nouveau giratoire au niveau de la rue Antoine Biancardini (2013), pour permettre une fluidité d’accès au cinéma et aux pôles commerciaux ; Le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS, 2012-2015), qui devrait se poursuivre sur l’avenue Denis Padovani. Derniers éléments, les projets qui relèvent de la circulation et du transport : _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Conclusion de partie Le territoire vitrollais est caractérisé par sa politique d’aménagement sur les grands ensembles, façonnant à la fois la morphologie, la typologie bâtie et les trames urbaines. La vie urbaine, le paysage et les entrées de ville sont marquées par cela – créant des coupures. Toutefois, ce parc de logements essentiellement géré par des bailleurs sociaux mérite une réflexion poussée en termes d’aménagement ; et reste un support idéal pour une recomposition urbaine. Sur le plan urbain, on observe au final deux séquences, l’une avec l’avenue des Salyens des grands ensembles, et l’autre avec l’avenue Padovani des opérations ponctuelles. 27 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Un territoire aux fonctions multiples Un territoire modelé aux usages de la pratique automobile Hiérarchie et typologie des voies Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples De par sa position stratégique située à des distances-temps presque similaires (environ 20 minutes) des 2 grandes métropoles du département, à savoir Aix-en-Provence et Marseille, et grâce à son développement urbain rapide depuis les années 1950, Vitrolles possède un réseau routier particulièrement développé et dense. Du fait des deux caractéristiques physiques auquel est contraint le territoire vitrollais, le réseau routier de la ville s’est essentiellement développé sur un axe Nord/Sud. En effet l’essentiel du territoire urbain de Vitrolles est enclavé entre le massif de l’Arbois à l’Est et l’étang de Berre. C’est pourquoi, Sur la moitié de la limite Ouest du territoire vitrollais (en bordure de l’étang de Berre), l’essentiel du développement économique de la ville s’est fait sur une étroite bande de territoire (environ 2 km). Ce développement économique a eu pour conséquence directe, le développement d’un réseau routier assez étiré et resserré dans un axe Nord/Sud. En termes de trafic, le déplacement routier entre Vitrolles et Marseille (du Nord au Sud-Est) est assez rapide (environ 20 minutes) et nombreuses sont les possibilités d’itinéraires à emprunter en cas de congestion. En effet, pas moins de 5 voies routières permettent l’accès à la ville phocéenne. Les voies les plus empruntées et les plus rapides restant bien sûr les 2 autoroutes A7 (Lyon/Marseille) et A55 (Martigues/Marseille), suivie de la nationale N113 et des deux départementales D5 et D543. A l’opposé Aix-en-Provence, la commune mère de la communauté d’agglomération de la CPA (Communauté du Pays d’Aix-en-Provence), à laquelle appartient la ville de Vitrolles n’est desservie que par la seule départementale D9. Cette voie qui traverse la commune vitrollaise à la limite Sud de son territoire, possède un trafic routier assez dense, surtout durant les heures de pointe. C’est pourquoi la durée du trajet entre Vitrolles et Aix-en-Provence est assez variable, mais reste généralement plus longue que celle nécessaire pour rallier Figure 16 Carte du réseau 28 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Vitrolles a également la chance d’avoir en marge de son territoire, deux des plus grands équipements de transports régionaux. En effet, depuis le centre urbain de Vitrolles, la gare TGV de l’Arbois et l’aéroport Marseille Provence, sont tous deux accessibles en moins de 10 minutes en voiture. Leur accès se faisant par la voie départementale D9, la densité de cette dernière déjà forte, n’en est encore qu’agrandie. En ce qui concerne l’accès aux communes environnantes directes, telles que Rognac, Marignane ou Les Pennes Mirabeau par exemple, il se fait par les voies régionales (voir figure 16), orientées Nord/Sud et resserrées entre l’étang de berre et le massif de l’Arbois. Quant aux voies de desserte locale, bien qu’elles soient assez nombreuses et ramifiées sur la bande de territoire resserrée entre le massif de l’Arbois et l’étang de berre, elles se finissent souvent en « cul-de-sac ». Ce sont ces mêmes voies qui desservent l’ensemble des quartiers résidentiels de la ville, et qui par leurs terminaisons en « cul de sac », participent à l’enclavement de certains quartiers collectifs. La connexion de ces voies de desserte locale au reste du réseau routier de la ville, se fait par les voies principales (voir figure 17). Ces voies principales sont quant à elle peu nombreuses entre les différents centres de la ville. Ainsi remarque-t-on que les liaisons routières directes entre le centre historique de la ville et son centre urbain, ou entre le centre urbain et la zone commerciale, se cloisonnent à deux uniques artères longitudinales et parallèles, orientées toutes deux sur un axe Nord-Nord-Ouest/Sud-Sud-Est. La première de ces 2 artères (la plus à l’Ouest) va de l’avenue mère Theresa à l’avenue Denis Padovani, tandis que la seconde part de l’avenue Vital Rouard et se finit sur l’avenue de Marseille. En heures de pointe, ces 2 artères souffrent ainsi d’une surcharge de trafic, au moment où les nombreux résidents des quartiers résidentiels se rendent à leur travail. Figure 17 Carte de détails du réseau viaire vitrollais _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Marseille, située pourtant à presque égale distance que la ville d’Aix depuis Vitrolles. 29 Vitrolles possède un réseau viaire dense et varié. Cependant les contraintes physiques et le manque d’embranchements entre les différents échelons du réseau routier vitrollais pénalisent, in fine, la bonne dissolution et répartition du trafic routier aux heures de pointe. Cela a pour incidence des engorgements réguliers du trafic routier, pouvant aller jusqu’à cristalliser par moment le flux routier dans les différents centres de la ville. On constate également que certains quartiers résidentiels de la ville situés au Nord-Est du territoire, ou ceux situés à proximité de la gare TER les Aymards, semblent être moins bien reliés au centre-ville, puisque la faible fréquence des lignes de TC (Transports en Commun) desservant ces quartiers ne correspond pas aux besoins réels des usagers. Ainsi les habitants de ces quartiers seront-ils d’avantage tentés encore de privilégier leurs déplacements quotidiens en voiture. Les déplacements : un juste milieu à trouver entre les différents modes Localisé à l’entrée du centre urbain et à proximité immédiate de plusieurs établissements scolaires (lycée Mendes-France, collège Henri Bosco et groupe scolaire Prairial), la gare routière J. Dupas situé au Nord du rond-point de la pierre plantée demeure souvent encombrée. D’autant que l'omniprésence de la voiture assurée par le nombre important de places de stationnement sur la zone apporte certaines nuisances en termes de pollution, d'embouteillage et d'insécurité. Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples A Vitrolles les transports en commun pallient à la surcharge des flux routiers à laquelle doit faire face la ville sur son réseau routier, en diversifiant les modes de déplacements et en tentant de diviser la masse d’usagers 30 Des réseaux de transports en commun imbriqués mais mal interconnectés : Il existe plusieurs types de ligne de bus qui desservent le territoire vitrollais : des lignes intra-communales (5 lignes), des lignes intégrant Vitrolles dans son contexte proche (3 lignes + Navettes Aéroport/TGV) et d'autres reliant la ville aux métropoles ou pôles environnants (7 lignes). L’offre en transports en commun semble relativement adaptée en termes de fréquences, mais présente des défauts structurels puisque les lignes de trajet sont souvent similaires et parallèles selon un axe Nord-Ouest/Sud-Est. On note parfois, qu'en plus des horaires très variables, les temps de parcours peuvent souvent dépasser l’heure lorsqu’ils nécessitent d’emprunter les axes autoroutiers aux heures de pointe [8h30-10h / 17h-19h]. Enfin les axes majeurs de D. Padovani et avenue déplacement des modes qui est fait le long de ces de la circulation routière. la ville (avenue de Marseille, avenue des Salyens) n’encouragent pas le doux, puisque le partage de la voirie axes est majoritairement fait au profit Contrairement à la Gare TGV d’Aix-en-Provence, le réseau ferré de proximité (gare TER de Vitrolles les Aymards) peine à attirer les usagers quotidiens (autres que les employés d’Eurocopter) et cela malgré ses 2 millions d’utilisateurs annuels. En effet les objectifs stratégiques du réseau de transports en commun de Vitrolles tendent à développer en priorité les liaisons régionales, plutôt que locales, en reliant notamment la commune aux différents pôles régionaux. Alors que 12 minutes suffisent pour relier la gare SNCF Marseille Saint-Charles, depuis la gare TER de _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Vitrolles, il faut compter entre 10 à 20 minutes en bus pour rejoindre cette dernière depuis la gare routière J. Dupas située pourtant à peine à 1 km à vol d’oiseau. de charges, ainsi que par la multiplicité des réseaux en TC indépendants, qui sont encore trop peu interconnectés les uns aux autres. L’apport d’une nouvelle offre avec le BHNS (bus à haut niveau de service) : Figure 18 Carte des Réseaux de transports De manière générale l’efficacité des réseaux de transports en commun permettant de relier Vitrolles aux métropoles environnantes est affaibli par le nombre important de ruptures Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples En matière de déplacements, les objectifs du PLU (en cours d’élaboration) sont de renforcer la place des transports en commun, par le biais de la réalisation d’une ligne BHNS et l’amélioration des conditions nécessaires à un fonctionnement renforcé de la gare VAMP (Vitrolles Aéroport Marseille Provence). Dans cet objectif, un projet de connexion entre la gare VAMP, l’aéroport Marseille Provence et le centre urbain a été lancé, avec l’implantation d’un VAL (véhicule automatique léger), ou d’un métro-câble à l'horizon 2015-2016. 31 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Des modes doux présents, qui ne demandent qu’à se développer : 32 Figure 19 Carte des Cheminements piétons Comme abordé précédemment, le réseau routier est peu adapté aux modes de déplacement doux, car il privilégie presque quasi-exclusivement la circulation automobile. Ainsi les trottoirs, lorsqu’ils ne sont pas tout simplement absents, demeurent assez étroits et ne possèdent aucune signalisation propre, ou traitement au sol particulier, qui les distinguent du reste de la voirie (hors mis les simples bordures surélevées). La vitesse élevée et le nombre important de places de stationnement qui occupent les bords les axes principaux, ainsi que le faible traitement esthétique apporté aux trottoirs, sont autant d’arguments qui n’invitent à la circulation et à la déambulation des piétons. Pourtant un grand nombre de cheminements banalisés ou non traversent les îlots en leur centre (voir figure 19), via les parcs et espaces verts interstitiels, afin que les habitants puissent relier les nombreux équipements publics disséminés au sein des quartiers de la ville. Il n’est donc pas rare de voir les habitants des quartiers de la ville nouvelle se rendre jusqu’au centre urbain ou commercial à pied. Au cours de nos visites et à partir de nos observations, nous avons constaté une sous-représentation, voir une absence complète des pistes cyclables et de la présence de cyclistes. Toutefois il est à noter, qu’avec le futur réaménagement de l’avenue des Salyens et de Marseille, la municipalité envisage l’implantation de pistes cyclables délimitées. Les faiblesses des réseaux en TC, additionnés à l’inconfort et à la surcharge de ces derniers durant les heures de pointe, sont autant d’éléments qui favorisent l’utilisation des transports privés et l’omniprésence de l’automobile sur à l’échelle de la commune. Plus finement à l’échelle des quartiers, les habitants n’hésitent pas à librement circuler à pied au milieu des espaces interstitiels non bâtis, créant un véritable réseau ‘‘sauvage’’ de cheminements, qui connectent les nombreux équipements publics disséminés dans le territoire. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Possédant un réseau routier varié et qui supporte d’importants flux, Vitrolles a dû également adapter et diversifier son territoire, pour que celui-ci puisse contenir et stocker le plus grand nombre possible de véhicules automobiles. A Vitrolles, le paysage urbain a été indéniablement structuré par et pour l’automobile, qui reste omniprésente sur le territoire. Cette présence se voit non seulement au vu de l’important trafic dilue sur le réseau routier allongé du NordOuest au Sud-Est, mais également au vu des nombreux espaces non bâtis en plein air dédiés à la monofonction de stationnement des voitures. Après une étude approfondie de la question du stationnement à Vitrolles, il en ressort qu’une véritable typologie du stationnement existe, où plusieurs échelons de stationnement sont identifiables au sein du territoire urbain vitrollais. tout genre que l’on trouve en plein air (privés, publics, matérialisés ou non, sauvages ou non) à l’échelle intra-quartier. Ces espaces sont soit dédiés aux résidents des quartiers, afin qu’ils puissent garer leur voiture au plus près de leur logement, soit dédiés à assurer le stationnement des personnes se rendant à un équipement public de quartier. La surreprésentation de ce dernier échelon de stationnement, s’explique en partie par le fait que bon nombre des parkings privatifs situés en sous-sol des immeubles résidentiels ont dû être condamnés et fermés, pour cause de malfaçons, d’insécurité et de non-conformité. Vitrolles a fait le choix délibéré de privilégier au sein de son territoire la circulation automobile. Pour se faire la ville a consenti à sacrifier de vastes surfaces à l’attribution monoexclusive du stationnement automobile et cela à toutes les échelles de la commune. Le plus grand échelon en termes de stationnement automobile est représenté par les parcs automobiles publics et privés, qui sont présents aux abords des centres de la commune, ou qui appartiennent aux grandes infrastructures commerciales (Casino, Carrefour, Gamm Vert, etc.). Le second échelon de stationnement est constitué par les multiples rangées de places de stationnement, que l’on trouve le long des axes principaux. Ces rangées de stationnements permettent notamment de profiter des nombreux services et commerces proposés le long des artères urbaines de la ville. Enfin le dernier échelon remarquable de stationnement est composé par les innombrables espaces de stationnement en Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Une offre en stationnements importante et diversifiée 33 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Une trame viaire en continuelle évolution Dans l’objectif d’améliorer et d’adapter la trame viaire existante, aux modes de déplacements doux, la municipalité de Vitrolles a engagé des travaux visant à la requalification des 2 plus importantes voies qui assurent la connexion du centre urbain. Requalification de l'avenue de Marseille : L’opération visant à requalifier l’intégralité de l’avenue est constituée de l’emprise de la voie actuelle et de ses déplacements (fossé, bas-côté) depuis le rond-point de la bastide blanche jusqu’à l’avenue Jean Moulin. Pas moins de deux phases de travaux (démarrant cette année même) seront normalement nécessaires pour mener à terme cette opération de requalification. La première phase portant sur l’ouvrage de rétention devrait être achevée d’ici 2014, alors que la seconde phase portant sur les réseaux et la voirie s’achèvera d’ici 2016. Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples L’opération d’aménagement de l’avenue de Marseille et des bassins de rétention des eaux pluviales doit in fine permettre : 34 Figure 20 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille La ville de Vitrolles a décidé d’effectuer des travaux d’aménagement de l’avenue de Marseille, axe structurant du réseau viaire de la commune reliant la zone commerciale au village historique. Cette voie départementale (RD 55F) longue de 2 600 m n’a depuis 1900 (date à laquelle elle apparait sur les cartes de l’état-major), jamais fait l’objet d’aménagement adapté à sa situation urbaine, à l’exception du tronçon central de 550 m en 2005. Le reste de la voie est constitué de deux voies de circulation, de bas-côtés non revêtus avec un fossé d’évacuation des eaux de pluviales et d’un éclairage fonctionnel. - Création d’une voie urbaine sécuritaire, incitant les usagers à réduire leur vitesse. La restructuration et l’embellissement de l'avenue, passera notamment par la création de trottoirs et cheminements piéton sécurisés accessibles aux PMR, de voies cyclables identifiées, d’espaces de stationnement, d’espaces verts, d’éclairage public et de voies de circulation ; - Gestion des eaux pluviales sur voirie avec pour objectif, la disparition des phénomènes d’inondations dus au ruissellement de ces eaux chez les riverains (création d'un réseau d'évacuation des eaux pluviales sous l'avenue de Marseille) ; - Création d’ouvrages de rétention des eaux pluviales à vocation hydraulique et paysagère (création de bassins de rétention et réseaux associés sur le bassin versant de l'avenue). _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ A noter que dans le cadre de ce projet de rénovation urbaine, le marché du quartier des Pins, qui joue un rôle essentiel pour la vie de quartier, sera également repensé. Ainsi dans le souci de redonner la voie aux automobilistes, qui était jusqu’ici impraticable chaque vendredi matin, une place publique réservée au marché, entre l'avenue des Salyens et l'immeuble du Romarin, devrait voir le jour. Figure 21 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille De février 2012 jusqu’à mai 2015, une métamorphose complète de l'artère principale de la ville sera réalisée au terme de 3 phases. Cette métamorphose devra permettre à terme de « gommer définitivement ‘‘l’effet d'autoroute" », de l’avenue et permettre aux vitrollais de se réapproprier l’espace, tout en améliorant la sécurité routière de la voie. La requalification de l’avenue s’inscrit d’ailleurs dans le cadre du projet de rénovation urbaine (PRU) de la ville. La requalification des 2 artères qui assurent la connexion entre le centre urbain et le centre commercial, permettront à terme la redistribution de l’espace public entre les différents modes de déplacements, ainsi que d’assurer l’adaptabilité des voies principales aux principes d’aménagement prescris par le développement durable. Concrètement, la modernisation de l'avenue des Salyens passe par sa transformation en "deux fois une voie" au lieu de deux fois deux voies actuellement. Elle sera également aménagée avec des espaces verts et de larges trottoirs pouvant accueillir à la fois les piétons et les pistes cyclables. De nouvelles voies réservées aux transports en commun seront également aménagées, là où il en existe actuellement aucune. Enfin un nouvel éclairage et un nouveau mobilier urbain, de couleur blanche (devant rappeler l’implantation à venir de la future médiathèque également blanche), viendra achever et compléter la requalification de l’avenue des Salyens. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Peau neuve pour l’avenue des Salyens : 35 Des aménités aux fonctionnements spécifiques Des équipements peu visibles Vitrolles possède un nombre important d’équipements publics et privés sur son territoire. Pourtant bien qu’ils soient répartis de manière assez homogène entre le centre urbain et le centre commercial, ils restent peu visibles à l’échelle du piéton et donc peu identifiables pour les personnes non résidentes à Vitrolles. Au niveau du centre urbain, on constate qu’aucun indicateur ne nous guide, ou nous informe des équipements présents. Au niveau de l’interface visuelle du centre urbain, un imposant front bâti (appartenant à plusieurs bâtiments collectifs en R+9) empêche le piéton d’identifier clairement et distinctement le centre urbain en arrière-plan (voir figure 23 ci-dessous). On a donc du mal à savoir que nous nous trouvons dans le centre urbain de Vitrolles et donc dans l’une de ses centralités. Si bien que la myriade d’équipements que l’on peut y trouver nous est cachée, de par le manque d’indications. Il est alors difficile de se sentir dans un centre-ville. Quant aux nombreux parkings placés au-devant de cet imposant front bâti, placé lui-même au-devant du centre urbain, ils contribuent également à la non visibilité de ce dernier. Mise à part par nécessité, rien pour l’instant n’invite donc le piéton à pénétrer dans ce centre urbain qui semble enfermé sur lui-même. Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples 36 Un centre urbain peu mis en valeur : Figure 23 Panorama de la Pierre Plantée Figure 22 Carte des équipements _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ front bâti bâtiment d’habitat collectif à la forme grossière de château-fort (voir figure 24), qui appartient à la résidence Prévert. Ce bâtiment, aux volumes cubiques et imposants, tels que d’autres bâtiments collectifs du quartier en possèdent (résidence Lamartine, Rimbaud, Verlaine et Ronsard entres autres) offre au piéton (depuis l’avenue Padovani) une impression étriquée, se terminant par un effet ‘‘entonnoir’’ à la limite Nord de l’avenue Padovani. Quant au centre culturel Georges Sand, il mériterait d’être rénové car en l’état actuel des choses, cet équipement culturel n’invite pas réellement les passants à en franchir la porte. Enfin le square Marguerite de Provence mériterait d’être mieux entretenu et attirerait d’avantage de visiteurs, à condition d’en améliorer la connexion avec le quartier environnant et de bénéficier de meilleurs aménagements à destination de tous les âges. À Vitrolles, le nombre important d’équipements publics et la centralité théorique qu’est censée représentée le centre urbain, ne suffisent pas à eux seuls, à rendre parfaitement lisible l’ensemble du territoire. En effet, la mauvaise visibilité de ces derniers et leur faible connexion avec le tissu urbain environnant, ne rendent pas correctement lisible l’ensemble du territoire vitrollais. Figure 24 Panorama de la Résidence Prévert Quant à la Place H. Dunant, le square M. Colucci et les quelques équipements localisés en marge du quartier du Liourat, ils se retrouvent totalement dissimulés par l’imposant Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples De nombreux équipements publics localisés sur le reste du territoire vitrollais (voir figure 22) souffrent également d’un manque de visibilité directe. En effet, bon nombre d’entre eux sont soit peu mis en évidence (manque de panneaux d’affichage), soit difficile à localiser au milieu du tissu urbain bâti, soit semblent peu attractifs et n’invitent donc pas les personnes à s’y rendre. Ainsi, la piscine tournesol de la ville reste assez difficile à localiser au beau milieu du tissu urbain bâti du quartier du Liourat. D’autant que le groupe scolaire L. Aubrac et le square Marguerite de Provence, en cachent la vue directe que les automobilistes et les piétons pourraient en avoir depuis l’avenue Jean-Etienne Constant. Ainsi la seule manière pour un visiteur de visualiser cette piscine tournesol est de s’engager directement dans la rue Louis Pasteur, faute de quoi il est impossible de la trouver. 37 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Une offre commerciale à 2 échelles Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Avec une importante zone commerciale au Sud de son territoire et un grand nombre de commerces de proximité au sein de ses quartiers, Vitrolles possède une offre commerciale relativement développée. Pourtant la connexion entre les grandes enseignes (localisées dans la zone commerciale) et les petits commerces a du mal à s’opérer, en raison des différences de taille et de la zone de chalandise auxquels ils renvoient. 38 Figure 25 Carte détails des commerces du Liourat Dans le quartier du Liourat, on trouve de nombreux commerces et services publics ou privés (voir figure 25). Ces commerces et services (pour la plupart de proximité), occupent le plus souvent le rez-de-chaussée des résidences collectives que l’on trouve de part et d’autre de l’avenue Padovani. Les fronts bâtis linéaires de ces résidences contribuent à une certaine continuité commerciale le long de l’avenue Padovani. Ainsi les nombreux résidents du quartier du Liourat et des quartiers environnants ont avec cette avenue commerçante la possibilité d’effectuer la presque quasi-totalité de leurs courses. Par la même le nombre important de services publics (commissariat, caisse d’assurance maladie, pôle emploi, entre autres) localisés le long de cette même avenue, permettent également aux usagers de la zone, d’effectuer la plupart de leurs démarches administratives. Il est à noter l’importante part représentative (pas moins de 7) des agences de recrutement et d’intérim que l’on trouve sur l’avenue Padovani. Cela témoigne directement de la difficulté d’accès à l’emploi pour une part importante des jeunes du quartier. Du point de vue structurel, les nombreux commerces et services présents le long de l’avenue Padovani souffrent d’un manque de continuité visuelle au niveau de leurs devantures, lorsque l’on passe d’une résidence à l’autre. Ainsi les formes, styles, dimensions et hauteurs de devantures de magasins se trouvant en rez-de-chaussée, ne cesse de varier selon la résidence. Enfin on constate qu’au Sud de l’avenue Padovani (côté Ouest), les 4 bâtiments commerciaux qui possèdent une terrasse donnant directement sur la zone commerciale de la bastide blanche, tentent de mélanger quelques enseignes nationales à des commerces de proximité. Il est toutefois dommage de voir _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ que les terrasses commerciales qu’on trouve à l’arrière de ces bâtiments, restent inoccupées et inexploitées. Ces terrasses demeurent ainsi désertes de monde, alors que leur positionnement entre zone commerciale et quartiers résidentiels est des plus favorables, sans compter la vue panoramique qu’elles offrent sur l’étang de berre et les collines du massif de l’étoile au Sud. Projets et dynamiques entre le centre urbain et le centre commercial Afin de moderniser et de rendre plus attractif la portion de territoire située entre le centre urbain et le centre commercial, la municipalité vitrollaise, a engagé et engage plusieurs aménagements en termes d’équipements publics et privés. Bien que spatialement accolés, 2 espaces commerciaux, de taille et d’échelle de fonctionnements différents se partagent le territoire situé entre la zone commerciale et le centre urbain. Ainsi 2 mondes commerciaux coexistent l’un à côté de l’autre, de manière presque totalement indépendante et imperméable à l’autre. Cette imperméabilité est d’autant plus renforcée, par la différence de niveau topographique qui existe entre les 2. Figure 26 Perspective de la Médiathèque Jean-Pierre Lott La future Médiathèque de Vitrolles dont le chantier devrait démarrer au cours de l’année 2014, aura pour vocation d’offrir au public un espace de 2500m2. Située en bordure de l'avenue des Salyens et au cœur du quartier des Pins qui bénéficie d'un projet de rénovation urbaine (PRU), elle a pour vocation de devenir un lieu de vie phare de Vitrolles, permettant rencontres et échanges, autour du partage et de la transmission de connaissances. Dans cet objectif de réalisation, elle a été pensée comme un pôle de culture et d'animation, à l’infrastructure de pointe. En plus de l’intégration de la cybermaison et de la ludothèque déjà existantes, de nouveaux espaces lecture, multimédia et de presse verront le jour. Elle disposera également d’un espace de lecture adapté aux malvoyants, ainsi que d’un auditorium et d’une salle d'exposition. Enfin elle proposera de nombreux services en ligne, comme la consultation du catalogue ou de documents numérisés, la réservation à distance et la discothèque numérique. Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples La Médiathèque : 39 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Le quartier des Pins, au cœur du PRU : Recomposer le quartier Le quartier des Pins, édifié sur une courte période (1971 – 1974), se caractérise par un urbanisme de tours et de barres orientées globalement Nord/Sud et agencées sur de vastes parcelles, sur un ensemble de 13 hectares. Situé sur la principale artère de la ville, l'avenue des Salyens, ce quartier fédère les différents quartiers du Nord au Sud, en particulier les différentes centralités (le centre urbain administratif et le centre commercial). Constitué de manière exclusive d’habitat social, ce quartier regroupe près de 1205 logements sociaux (soit un quart des logements sociaux vitrollais répartis sur une surface totale de 13 ha), répartis entre les 3 bailleurs que sont LOGIREM (206 logements), Famille et Provence (125 logements) et 13 Habitat (875 logements). Ce quartier est composé de divers équipements publics et commerciaux (2 groupes scolaires, un équipement socioadministratif regroupant les différents services de la ville de Vitrolles, un équipement sportif, un gymnase et un centre commercial). Le Projet de Rénovation Urbaine comprend également la modernisation de l'avenue des Salyens, la construction de nouvelles rues et de nouveaux espaces verts, la démolition de certains bâtiments et la reconstruction de nouveaux logements. Il prévoit l’implantation de bureaux et de commerces (pour proposer de nouveaux locaux aux commerces existants tels que le centre commercial, la boulangerie et le centre médical). Le PRU devra aussi permettre le maintien du marché au sein du quartier des Pins. Pour ce faire, une place publique lui sera dédiée, puisque pour l’heure il se déroule (tous les vendredis matin) à même sur l'avenue des Salyens, bloquant ainsi la libre circulation routière. Enfin le PRU devra favoriser la réintroduction de services publics au cœur du quartier des Pins. Dans ce cadre la municipalité a installé dès 2004, des services de proximité au cœur du quartier (bâtiment le Romarin), regroupant ainsi différents services de la Ville de Vitrolles (Direction Générale de l'Enfance, la Maison des Associations, Direction Habitat et Cohésion sociale, École Municipale d'Arts Plastiques), ainsi que le centre social de l'AVES. Aujourd’hui, un projet de rénovation urbaine (PRU) vise à en améliorer la qualité de vie, en conciliant logement, circulation, économie et développement durable. Le projet global prévoit la réhabilitation du parc habitat, la construction d'un parc de logements nouveaux et la favorisation du parcours résidentiel des habitants dans le cadre du relogement (614 logements locatifs sociaux réhabilités, 286 logements neufs et 132 logements démolis). Le parc habitat nouvellement créé intégrera les principes du développement durable pour une meilleure qualité de vie. 40 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Afin d’inscrire ses projets d’aménagement de la manière la plus durable et adaptée aux utilisateurs du territoire situé entre le centre urbain et le centre commercial, les projets d’aménagement actuellement en cours et ceux qui seront lancés sous peu par la municipalité vitrollaise, s’inscrivent dorénavant dans un contexte de développement durable. Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples Figure 27 Projet de rénovation urbaine du Pins 41 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Cadre naturel et espaces de vie Espace naturel à grande échelle : marqueurs du paysage Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie La ville de Vitrolles possède des unités paysagères à grande échelle comme le plateau de l’Arbois et l’étang de Berre, qui sont des marqueurs paysagers importants : 42 Le plateau de l’Arbois : désigné en tant que site Natura 2000 par un arrêté du premier ministre en 2003, une partie de ce plateau présente une richesse biologique importante, ce qui en fait une zone protégée. De nombreuses espèces d’oiseaux sont également inscrites dans la directive « oiseaux ». Notre première impression en rentrant pour la première fois à Vitrolles est la vue que l’on a depuis l’autoroute sur la majestueuse barre rocheuse qui surplombe le territoire. Depuis la ville même, on peut l’entre apercevoir de temps à autre, à travers les nombreux fronts bâtis. Lorsqu’on aperçoit cette cuesta géomorphologique, on a à la fois un sentiment d’être proche de la nature tout en réalisant que nous sommes en plein milieu urbain. Bien que cette masse rocheuse semble proche de la ville, elle reste peu accessible depuis la ville, puisque l’accès au sommet de son plateau est rendu difficile et limité du fait de l’important dénivelé qu’il nous emprunter (variation de 80 mètres sur une courte distance à cause de la paroi verticale). L’étang de Berre : malgré de lourds aménagements sur ses rives, dédiées aux raffineries de pétrole et à l’aéroport, l’étang de Berre possède quelques richesses naturelles insoupçonnées, telles que la diversité de ses 250 espèces d’oiseaux sédentaires ou migrateurs, ou ses salines désignées zone de protection spéciale dans le réseau Natura 2000 en 2003. Figure 29 Etang de Berre vue du plateau de l’Arbois D’autre part, grâce à son plan d’eau stable et à son climat à la fois venté et ensoleillé, l’étang de Berre est connu comme étant un lieu propice aux pratiques et activités nautiques. Vitrolles est ainsi la seule commune de la Communauté du Pays d’Aix à posséder une interface directe avec l’étang de Berre. Toutefois, la plage des Marettes de Vitrolles est un espace Figure 28 Plateau de l’Arbois vue depuis la toiture du Décathlon _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Espaces verts inter-quartier : lieux de connexion voués à la rencontre À Vitrolles, la nature omniprésente se retrouve d’abord dans les noms de quartier de la ville (Les Vignes, les Pins, la PetiteGarrigue, etc.). D’autre part, le secteur d’étude de la commande possède de nombreux espaces verts entretenus : le square Saint-Exupéry, le parc des 3 mares, le square de la pinède et le square Marguerite de Provence. Ces espaces verts sont conçus comme des lieux d’agrément, avec l’installation d’aires de jeux pour les enfants, de bancs pour s’asseoir et discuter, ou tout simplement pour se promener. Le vaste square Saint-Exupéry à proximité de la mairie de Vitrolles et de la gare routière constitue également un lieu de regroupement multi générationnel. En effet, ce square est aussi bien fréquenté par les écoliers, durant la pause-déjeuner, ou à l’heure du goûter, que par les personnages âgés qui fréquentent le boulodrome. Quant aux autres espaces verts situés à proximité d’établissements scolaires, ils sont peu fréquentés en dehors des heures d’entrées et de sorties des établissements. La position en marge de quartier de nombreux espaces verts de la ville, leurs confèrent d’importantes potentialités, en termes de lieux de rencontre et d’échanges inter-quartier entre les habitants. Figure 30 Carte de la végétation mise en lumière _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie oublié et peu fréquenté par ses habitants. La sous exploitation de cette plage peut être expliqué par un important dénivelé entre le plateau où s’est implanté la ville et la plage située en contrebas, au bord de l’étang de Berre. A Vitrolles, d’autres éléments naturels remarquables résident sur le territoire, tels que le lac de la Tuilières et le parc Griffon. Bien que ces 2 ensembles naturels soient aménagés et équipés par l’homme, ils souffrent d’un problème de connexions avec le reste de la ville. 43 entre les habitants des quartiers environnants, là où ils sont actuellement considérés comme de simples parkings à voitures. A Vitrolles, de nombreux espaces verts interstitiels préexistent à l’intérieur des îlots. Non conçus mais générés par le vide entre les bâtiments, ces espaces verts ne sont pas entretenus et se retrouvent donc envahis d’herbes sauvages et d’arbustes en tout genre. Malgré la proximité des habitations, les habitants utilisent et traversent ces espaces par le biais de raccourcis (cheminements induits) uniquement pour se rendre d’un point A à un point B et non simplement pour se promener. L’espace vert à l’arrière de la résidence Prévert et l’allée Parmentier à l’arrière de la résidence Ronsard sont autant d’exemples de l’utilisation purement ‘‘utilitaire’’ de ces espaces verts non générés. La présence des déchets à certains endroits montre également que la plupart de ces espaces verts interstitiels sont peu respectés et laissés à l’abandon. Peu entretenus ils ne sont donc pas directement mis en valeur au cœur des îlots résidentiels de la zone du Liourat. Même si aujourd’hui de nombreux espaces verts ne jouent pas un rôle direct de lieux de rencontre et de sociabilisation, ils représentent toutefois d’importants espaces respiratoires dans le maillage urbain environnant. C’est la raison pour laquelle leur traitement paysager serait susceptible d’offrir à la ville une image de lieu où il fait bon vivre. Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie Espaces verts en cœur d’ilot : des espaces interstitiels déconnectés et délaissés Pourtant, ces espaces verts nichés en cœur d’îlot et donc protégés de la circulation par les bâtiments qui les entourent, peuvent potentiellement former un important réseau ramifié en cheminements sécurisés dédiés au piéton. D’autre part, les cœurs d’ilot résidentiels auxquels ils renvoient seraient susceptibles de devenir d’importants lieux de rencontres et de socialisation 44 Espaces vides urbains à potentiel de lieux de rencontre Figure 32 Terrasses commerciales En plus des espaces verts actuellement laissés à l’état d’abandon, il existe également d’autres espaces artificiels, au sein de la ville et notamment dans le quartier du Liourat, qui possèdent aux aussi un important potentiel de lieux de rencontres et de sociabilisation. Ces lieux au potentiel évident restent aujourd’hui sous exploités. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 31 Parc Michel Colucci De même, en longeant cette terrasse à un mètre plus haut, nous nous retrouvons sur l’immense toiture du magasin Décathlon. Depuis ce vaste espace ouvert, nous avons une vue panoramique sur le plateau de l’Arbois et les montagnes au loin. Toutefois la terrasse sur cette toiture est un espace sans charme, laissé à l’abandon. Et pourtant, les marquages au sol nous indiquent que cet espace est prévu pour rôle parking à voiture. Aujourd’hui nous pouvons constater que ce parking ouvert est plutôt déserté et délaissé. Cet espace pourrait fait l’objet d’une requalification afin de rendre aux habitants de Vitrolles et les usagers de le zone commerciale, un lieu de repos où ils peuvent profiter de la belle vue vers la nature. Autre espace interstitiel que nous avons relevé comme espace à potentiel de lieu de rencontres est la toiture du parking couvert à l’arrière de la résidence Ronsard. En effet, ce parking d’une superficie d’environ 1300m² se situe sur un terrain en pente. C’est la raison pour laquelle l’entrée au parking est au niveau du sol, quant à l’arrière du parking est enterrée. La toiture de ce parking est accessible par un escalier en métal. Cette surface plate au-dessous du parking pourrait accueillir des activités de loisirs dédiés aux habitants du quartier, du fait qu’elle se trouve au sein d’un cœur d’îlot accessible à tous. Figure 34 Toit du parking de la résidence Ronsard Figure 33 Toit (Parking) de Decathlon Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie Dans le quartier du Liourat, l’exemple le plus marquant d’espace potentiel (en termes de lieu de rencontres et de sociabilisation) est constitué par la longue promenade linaire d’environ 300 mètres qui fait office de terrasse commerciale (voir figure 32), à l’arrière des bâtiments commerciaux situé au Sud de l’avenue Padovani. Exposée sud-ouest, cette terrasse bénéfice un ensoleillement et d’une vue dégagée au loin sur les collines du massif de l’étoile. Ces atouts pourraient faire de cet espace un lieu agréable de déambulation et de flânerie agréable, où il ferait bon de faire une pause. Pourtant à l’heure d’aujourd’hui cette terrasse reste peu fréquentée, du fait de l’offre commerciale existante peu attrayante, de sa non mise en valeur, des murs de certains bâtiments qui sont tagués et des nombreuses malfaçons existantes au sol (carreaux déplacés et cassés). Il est donc important de requalifier cet espace afin qu’il retrouve sa fonction initialement pensée d’espace de vie, de restauration et d’échanges. 45 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Des paysages urbains dissimulés et obstrués Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie Une perspective de vue jusqu’au plateau peu mise en valeur L’élément naturel majeur qui ressort le plus du territoire vitrollais est incontestablement celui de la cuesta géomorphologique. Cette ‘‘crête’’ rocheuse surplombe l’intégralité du territoire urbain vitrollais situé en contrebas. Théoriquement il serait donc possible d’admirer cette barre rocheuse où que nous nous trouvions dans la ville. Mais dans la pratique, il est bien difficile d’avoir une vision parfaitement complète et homogène de cette corniche si plaisante à observer. En effet, la densité, la hauteur et parfois les formes même du bâti présents sur le territoire sont autant de coupures visuelles pour le panorama du visiteur, qui doit alors se contenter de simples fragments et morceaux visuels de cette corniche. Ainsi dans bon nombre d’endroits sur le territoire, il sera difficile d’avoir une vue totalement dégagée sur cette barre rocheuse. Dès lors dans l’esprit des spectateurs potentiels, cette image sera reléguée au second rang, pour ne garder finalement de Vitrolles que l’image du premier plan que l’on a sous les yeux, à savoir par exemple celle des vastes parkings et entrepôts commerciaux, ou encore celle des bâtiments collectifs massifs et bétonnés. Figure 35 Vue depuis l'Avenue Padovanie au niveau de Ronsard 46 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ mais aussi avec la construction du multiplexe entre ces deux quartiers. Aujourd’hui, 2 polarités majeures pilotent indépendamment et indifféremment, le fonctionnement du territoire urbain de Vitrolles. Spatialement, ces 2 polarités que sont la zone commerciale de la Bastide Blanche et le centre urbain se distinguent l’une de l’autre, par une production de tissu, de bâti et de trame viaire propre à chacune. Les déséquilibres sont patents : formes bâties, taille des parcelles, taille des parkings, niveau de densité, niveau social, espaces commerciaux… etc. Elles souffrent d’une sous exploitation de ses vastes espaces encore trop dédiés à la voiture. La masse grise l’emporte trop souvent. Chacune de ces polarités souffre de ruptures physiques et visuelles et d’un manque général de lisibilité, quel que soit le Vitrolles reste avec une multitude de potentialité, notamment grâce à sa population jeune ; ses nombreuses infrastructures, équipements et espaces verts ; sa forte dynamique de développement du territoire ; son interface spatiale naturelle entre la cuesta et l’étang-de-Berre, possède autant de dynamiques territoriales qui traversent l’ensemble de son territoire. Ainsi, au-delà de ses difficultés, Vitrolles dispose d’atouts qui lui permettent d’entrevoir de multiples possibilités. Certaines de ces dynamiques restent aujourd’hui encore trop dissimulées, et ne demandent qu’à être mieux exploitées, et ainsi permettre une véritable connexion entre les différentes polarités de Vitrolles. point de vu emprunté (piéton, automobiliste, habitant ou visiteur). Ce manque peut s’expliquer en grande partie par l’emploi inadapté ou le non fonctionnement de certains lieux de rencontre, ou bien encore par le manque général de visibilité qu’ont les différents sous-espaces et lieux de chacune de ces polarités. Ainsi la mauvaise visibilité individuelle et locale de ces 2 polarités, produit directement et à une échelle plus macro, un territoire au fonctionnement d’ensemble morcelé. Lorsque l’on se penche sur la question du Liourat, il se révèle être un parfait illustrateur de tous ces problématique. Il manque cruellement d’urbanité, de lieux d’intensité ou se détendre, consommer. C’est un lieu de passage, comme la plupart des espaces de la ville. Pourtant, la commune est résolue à répondre à ces problèmes en rénovant le quartier des Pins avec son avenue des Salyens, sa médiathèque et sa myriade d’espaces à usages sociaux ; Chapitre : Conclusion Conclusion 47 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Conclusion Dans les quartiers situés entre les 2 centralités, il faut envisager : 48 Diversifier l’offre en logements qui est actuellement proposée dans les quartiers situés entre les 2 centralités Améliorer la lisibilité du territoire (mise en valeur des marqueurs paysagers ; amélioration de la visibilité des équipements publics ; amélioration des conditions de vie des résidents) Rendre le quartier plus attractif Favoriser le déplacement des modes doux et la création de lieux de sociabilisation dans les nombreux espaces interstitiels Le tableau ci-contre reprend les forces et faiblesses du territoire vitrollais que nous avons pu mettre en évidence au cours de notre diagnostic ciblé. Faiblesses Orientations Disparités en termes de typologie bâtie et d’adaptabilité des logements aux structures familiales d’aujourd’hui Concentration importante de chômeurs et de familles monoparentales Disparités en termes de rayonnement économique entre la zone commerciale de la bastide blanche (en marge du secteur d’étude) et les commerces de quartiers Omniprésence de l’automobile Présence de nombreux espaces verts et espaces non construits A l’issue du diagnostic ciblé, le quartier du Liourat nous apparaît, comme étant être le quartier stratégique de notre secteur d’étude, pour élaborer une étude plus fine, où des aménagements pourront être projetés. En effet celui-ci assure à la fois l’une des entrées de ville principales du territoire vitrollais, mais également la liaison directe entre les 2 centralités, puisque l’avenue Denis Padovani qui le traverse en son sein est l’axe principal menant au centre urbain. Forces A l’issue de la phase de diagnostic territorial ciblé, les caractéristiques spécifiques du secteur d’étude (entre centre urbain et centre commercial) nous sont apparues : Contraintes topographiques Monotonie de la forme urbaine et notamment de l’entrée de ville Discontinuité des formes bâties Un parc de logements mal adapté aux structures familiales des ménages d’aujourd’hui Difficultés économiques de la population locale Vétusté des équipements, commerces et services Omniprésence de l’automobile au détriment des modes de déplacements doux Manque d’entretien des espaces interstitiels Attractivité de la Zone Commerciale Présence de nombreux équipements et commerces de proximité Présence de grands espaces naturels tels que la Cuesta et l’Etang de Berre Multiplicité d’espaces verts Nombre d’espaces à fort potentiel de requalification _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Conclusion Plan Guide 49 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept Schéma concept Suite aux différentes analyses sensibles et au diagnostic territorial que nous avons précédemment réalisés, nous avons observés plusieurs dysfonctionnements qui causent la rupture entre le centre urbain et le centre commercial. En termes de formes et d’agencements des bâtis, certains bâtiments ne s’intègrent pas correctement au tissu urbain existant. Au sein du territoire vitrollais, nous avons également constaté un problème dans la hiérarchisation actuelle de la voirie. En effet, la majeure partie de la trame viaire du territoire d’étude est organisée et aménagée préférentiellement pour la voiture. De ce fait, les modes de déplacements doux, restent sousreprésentés sur ce même territoire. Ces éléments sont autant d’obstacles à la continuité du tissu urbain et à la bonne connexion entre les deux polarités en présence. Toutefois, il existe au sein de ce territoire, plusieurs espaces capables potentiellement de créer le(s) trait(s) d’union entre les 2 centralités de notre territoire d’étude. Ces espaces à fort potentiel, sont notamment constitués par les nombreux espaces verts, qui à l’heure actuelle sont peu mis en valeur et peu connectés entre eux. 50 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 36 Schéma concept 1) Requalification de l’axe Padovani et requalification de ses commerces et services : La restructuration de l’axe Padovani s’appuiera sur celle actuellement en cours le long de l’avenue des Salyens, afin d’obtenir un traitement général, continu et homogène tout le long de l’axe central Salyens / Padovani, qui relie les 2 centres en présence (urbain et commercial). Les commerces de proximité et services longeant l’avenue Padovani, seront également requalifiés, dans l’objectif de rendre cette dernière plus dynamique et plus attractive, tant pour la population locale, que pour les visiteurs de passage. 2) Travailler l’urbanité dans « l’épaisseur » – travail sur la perception urbaine du quartier du Liourat : La restructuration du front bâti qui borde l’avenue Padovani, s’accompagnera de la création de percées visuelles perpendiculaires et transversales à l’axe Padovani. Ces percées devront introduire plusieurs ‘‘dynamiques’’ traversantes, à l’intérieur des quartiers qui bordent l’avenue Padovani et tout particulièrement au sein du quartier du Liourat. Elles auront un double objectif : améliorer la qualité de vie des habitants de ces quartiers ; favoriser et amener d’avantage encore la population locale et extérieure, à venir consommer et pratiquer les commerces, services et activités proposés depuis l’avenue Padovani. Enfin, un travail de connexion devra être mené entre les différents ‘‘lieux d’intensité’’ que l’on trouve entre les 2 centres en présence. 3) Couture des « pièces urbaines » à l’aide d’une nappe verte, ou comment unifier des quartiers grâce à une nappe verte : Afin de mailler les différents lieux d’intensité que l’on trouve à la fois dans le quartier du Liourat, mais également tout le long des quartiers qui bordent l’axe Salyens / Padovani, nous souhaitons réaménager les espaces verts préexistant entre les bâtiments résidentiels, et en aménager de nouveaux, afin d’avoir une continuité qualitative des espaces verts naturels présents sur ce territoire. Ces espaces permettront à la fois de combler et remplir les espaces interstitiels non bâtis, ainsi que de favoriser la connexion des différents quartiers en présence, en utilisant les modes de déplacements doux. La connexion de ces espaces verts et leur hiérarchisation en fonction de leur typologie, rentre ainsi dans une logique de « réseau vert » à l’échelle plus large, que représente la commune. Chapitre : Schéma concept Notre schéma concept s’axe autour de 3 orientations qui visent au renforcement de la connexion entre les différents tissus urbains vitrollais situés entre le centre urbain au Nord et le centre commercial au Sud et à l’amélioration des conditions de vie que l’on y trouve. 51 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept Recomposition de la trame urbaine présente le long de l’avenue Padovani et mise en scène des activités 52 Le quartier du Liourat et plus précisément sa partie Nord, est le premier lieu stratégique, où il essentiel d’intervenir, en raison de sa position centrale, entre les deux centralités en présence sur le territoire d’étude fixé par la commande (centre urbain et centre commercial). D’autre part, ce secteur se situe à la jointure de l’axe principal formé par le prolongement entre l’avenue des Salyens et l’avenue Denis Padovani. Cet axe, constitue véritablement la colonne vertébrale de connexion entre les deux polarités de notre territoire d’étude. Aujourd’hui, le quartier des Pins fait partie du projet de rénovation urbaine, qui permettra la destruction-reconstruction de certains immeubles du quartier et la réhabilitation énergétique des autres. Ces travaux doivent permettre aux habitants du quartier, de disposer de plus de confort dans leur logement, mais aussi d’apporter au quartier des Pins une image de quartier où il fait bon vivre. Les bâtiments situés au Nord du quartier du Liourat, devaient eux aussi s’inscrire dans un même objectif. En effet malgré les nombreux services et commerces en présence, la vétusté et l’architecture atypique des bâtiments auxquels ils renvoient, n’invitent pas le chaland à profiter des espaces et services offerts par les lieux. De plus, les bâtiments de ces résidences présentent de nombreuses défaillances, comme en témoigne les logements mal isolés, ou les parkings souterrains inutilisés et inutilisables, ou encore l’architecture non intégrée dans le tissu urbain environnant. Les formes massives et imposantes des bâtiments de ce secteur, dissimulent également la perspective que les visiteurs pourraient avoir depuis l’avenue Denis Padovani. La visibilité des espaces verts (square Marguerite de Provence) et des équipements publics et privés du quartier (piscine, maison de la jeunesse, fast-foods, assurance maladie, etc.) est, elle aussi obstruée par le gabarit imposant de certains bâtiments du quartier du Liourat, comme celui dont les formes générales ressemblent vulgairement celles d’un château-fort (résidence Prévert). De même, de l’autre côté de l’avenue Padovani, le bâtiment de la résidence Lamartine en forme de barre créé un effet de barrière visuelle pour les visiteurs qui proviennent du centre commercial et se rendent en direction du centre urbain. Cette barre empêche la perspective de la rue et donne l’impression qu’elle est fermée, par une sorte ‘‘d’entonnoir’’ visuel. Il nous semble donc important de recomposer la forme urbaine générale de ce secteur, afin de rendre la trame urbaine du quartier plus aéré, plus homogène et plus lisible. Dans ce même objectif, il est également nécessaire de penser à la réorganisation des différentes activités présentent le long de l’axe Padovani, et ainsi permettre d’augmenter la fréquentation du lieu par les usagers et de favoriser une nouvelle forme d’urbanité. Pour parvenir à recomposer la forme urbaine générale du secteur du Liourat, nous proposons la destruction partielle (en respectant les principes constructifs) de certains des bâtiments appartenant aux résidences Prévert, Verlaine, Rimbaud et Lamartine, afin de créer de véritables perspectives visuelles. La destruction partielle des bâtiments des résidences Prévert et Rimbaud permettra par la suite la construction de nouveaux bâtiments collectifs, plus récents, plus contemporains et dont les _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Les nouveaux immeubles R+3 situés à l’Est de l’avenue Padovani (expropriation des villas individuelles localisées entre la résidence Rimbaud et Ronsard), seront aménagés en rez-dechaussée par des services, ou des commerces de proximité. Dans le reste du Liourat, de nouveaux bâtiments seront également dédiés aux équipements publics (ex. : city-stade, nouvelle mosquée, aires de jeux pour les enfants). À l’arrière de ces macrolots, d’autres opérations seront aménagées. Ces dernières auront un gradient de densité, qui diminuera au fur et à mesure que l’on ira vers l’Est, en direction des lotissements d’habitats individuels groupés (en R+1). La résidence Lamartine, quant à elle bénéficiera d’un traitement particulier. Deux percées aménagées en cheminement piéton, seront réalisées, là où actuellement deux passages piétons existent au niveau du rez-de-chaussée. L’objectif de ces deux percées, est de rendre perméable l’avenue Padovani, en créant une perspective visuelle linéaire, en direction des cheminements piétons qui remontent vers la cuesta au Nord-Est. Ainsi, ce sont de véritables coulées vertes s’étendant du vélodrome et du futur multiplexe, qui traverseront et pénétreront Le Liourat jusqu’au cœur des îlots résidentiels. Concernant les bâtiments localisés sur la partie sud de l’avenue Padovani, un travail de réaménagement des locaux donnant sur la terrasse est nécessaire, afin de disposer d’un cadre de qualité, pour l’accueil de nouvelles activités, comme des restaurants-brasserie. Ce réaménagement sera d’autant plus pertinent, s’il est réalisé Figure 37 Percées du Liourat en adéquation avec d’éventuels aménagements à venir de la zone commerciale. Il permettra par ailleurs, la création de nouveaux emplois dans le secteur. Le nouveau traitement envisagé pour les abords de l’avenue Denis Padovani, permettra quant à lui de voir l’installation de nouvelles activités, pour pousser les visiteurs à poursuivre leur déambulation en direction du centre urbain. Les rez-dechaussée des bâtiments, qui seront composés par des services et des commerces, devront ainsi permettre à cet axe de devenir un véritable lieu de vie locale, où se rencontrent et échangent non seulement les habitants du quartier, mais aussi ceux vivant dans le reste de la ville et ailleurs. Chapitre : Schéma concept formes et le gabarit permettront une intégration plus douce dans le tissu urbain environnant. Ils permettront également aux visiteurs d’avoir une percée visuelle, en direction du square Marguerite et de la piscine depuis l’avenue Padovani. 53 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept 54 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Les avenues des Salyens et Denis Padovani forment l’axe principal, qui relie les deux polarités de Vitrolles à l’étude, à savoir celles représentées par le centre urbain et le centre commercial. Actuellement, l’avenue des Salyens est en chantier de requalification jusqu’en 2015, dans l’objectif de gommer « l’effet d’autoroute », et d’en améliorer la sécurité routière, en aménageant notamment les déplacements piétons, cyclables, ainsi que les transports collectifs. Toutefois, ce chantier qui s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation urbaine, s’arrête à la fin de l’avenue des Salyens. C’est la raison pour laquelle, il nous semble nécessaire de prolonger la même démarche sur l’avenue Denis Padovani, pour permettre la continuité de la liaison qui va jusqu’au centre commercial. cela qu’ils soient visiteurs de passage, ou simples résidents. La redistribution des espaces de l’avenue Padovani, devra également permettre d’attirer d’avantage de monde, en incitant notamment les usagers de la zone commerciale à prolonger et poursuivre leurs cheminements en direction du centre urbain, ou du futur complexe. Pour atteindre cet objectif, nous proposons tout d’abord de restructurer l’axe Denis Padovani. Cette restructuration devra permettre la réduction de l’emprise générale dédiée à la circulation et au stationnement automobile. L’emprise au sol alors gagnée sera redistribuée et réappropriée aux modes de déplacements doux. L’objectif quantitatif visé étant de passé de deux-tiers de la voirie actuellement attribuée à la circulation et au stationnement automobile, à un peu moins d’un tiers au terme de la restructuration. Les deux-tiers de la voirie restante, reviendront pour la majeure partie à la circulation et à la déambulation des piétons et le reste à la circulation des vélos. L’avenue D. Padovani connaît aujourd’hui les mêmes problèmes et nuisances que rencontre l’axe des Salyens : une circulation automobile omniprésente et à vitesse rapide, qui cause une rupture du tissu urbain et social présent de part et d’autre de la voie ; la mise en danger des piétons du fait d’un manque de signalétique et de feux circulatoires, permettant leurs traversées. L’objectif que nous avons fixé en réaménageant l’avenue Denis Padovani, est d’obtenir une voie aménagée dans la continuité, de celle de l’avenue des Salyens, en favorisant un nouveau partage de la voirie. Ce partage devra concilier au mieux les besoins de chacun des utilisateurs de l’avenue Padovani et Figure 38 Coupes de principe Chapitre : Schéma concept Cheminements et mobilité douce au cœur d’un maillage et d’une hiérarchie des axes de communication 55 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept 56 En matière de stationnement automobile, les nombreuses places qui longent actuellement l’avenue Padovani, seraient en partie reportées et cantonnées à des places de stationnement type créneau, bordant les côtés de la future simple voie à double sens que nous envisageons pour recomposer la voie circulatoire de l’axe Padovani. Quant aux places de stationnement perdues, restant à reporter, elles le seront à plus grande échelle. En effet, d’anciens parkings résidentiels seront rénovés et réhabilités et de nouveaux seront intégrés en sous-sol dans les futures résidences que nous souhaitons aménagées. Enfin d’autres parkings publics destinés prioritairement aux visiteurs, seront aménagés ou réaménagés, comme le parking situé sur le toit du Décathlon, ou celui du magasin Botanic. La bonne utilisation et limitation des parcs de stationnements, ne pourront correctement se faire, qu’à la seule condition d’une gestion préalablement déterminée, entre les acteurs publics et privés en place sur ce territoire. Enfin, l’idée de l’aménagement d’un ou plusieurs parkings en silo, pourrait être soumise à l’autorité privée de gouvernance de la zone commerciale de la Bastide blanche. Ces nouveaux parkings, pourraient ainsi permettre de libérer du foncier actuellement occupé par de larges parcs de stationnement à ciel ouvert. urbain’’ et l’accessibilité aux différents équipements publics de quartier. Ces voies traversantes, assureront les déplacements internes aux quartiers, et bénéficieront d’une vitesse circulatoire modérée (limitation en zone 30), afin de favoriser une circulation sécurisée des piétons et vélos, qui bénéficieront chacun de voies en site propre. Enfin un réseau ramifié de cheminements piétons devra être créé ou aménagé, pour pouvoir traverser et relier en leur sein les quartiers localisés entre le centre urbain et le centre commercial. Ils permettront ainsi de circuler et bénéficier librement des nombreux espaces verts interstitiels qui préexistent déjà. Ils devront être aménagés avec un certain soin esthétique (traitement paysager, mise en lumière et mobilier urbain de qualité), pour donner envie aux habitants, comme aux visiteurs de remonter ces cheminements. Dans un objectif de desserte plus importante des différents quartiers situés entre les 2 centralités en présence, nous envisageons également d’aménager de nouvelles voies interquartier (qui connectent spatialement les quartiers les uns entre les autres). Dans le quartier du Liourat, la création de ces dernières améliorera considérablement ‘‘l’aération du tissu _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept 57 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Maillage des quartiers par un réseau vert : pour une ville saine et un « partage » de l’espace public Chapitre : Schéma concept Notre diagnostic a mis en évidence la présence de nombreux espaces verts à Vitrolles. Un grand nombre d’entre eux sont cependant dissimulés entre les bâtiments du quartier, et se retrouvent donc peu mis en valeur. Ces mêmes espaces présentent pourtant un indéniable potentiel comme lieu de rencontres et de sociabilisation. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons agir sur ces espaces, en les connectant les uns entre les autres par un système de « Réseau Vert », de sorte à créer un réseau continu et homogène de rues dédiées aux modes doux. Ce concept de « Réseau Vert » a été conçu et développé au sein de la ville de Paris. 58 Notre objectif vise à rendre le secteur localisé entre le centre urbain et le centre commercial perméable aux modes de déplacements doux. Les personnes faisant leurs courses au centre commercial, pourront ainsi stationner leur voiture entre le centre commercial et le secteur du Liourat et se rendre à pieds au centre urbain, dans un environnement urbain sain et accueillant. Pour cela, nous proposons dans un premier temps de réaliser un traitement paysager soigné au niveau des nombreux espaces verts existants à l’échelle de la commune, comme par exemple ceux constitués par le square Marguerite de Provence et l’allée Parmentier, qui se trouvent dans notre secteur d’intervention. L’introduction dans ces espaces verts, de nouvelles variétés végétales, comme des arbres fruitiers, permettra aux usagers de bénéficier à la fois de leur utilité comestible, esthétique et assainissant. Ces espaces verts de qualité, encourageront ainsi l’implication des usagers dans leurs entretiens, leur attribuant par la même, une véritable fonction d’espaces de lieux de détente et de sociabilisation. La toiture du parking situé au sein de la parcelle de la résidence Ronsard deviendra, elle aussi, un lieu stratégique de rencontres, suite à l’aménagement d’un jardin-potager collectif que l’on souhaite y installé. Ce parking qui se situe à proximité de la rue Pierre et Marie-Curie et de l’allée Parmentier, fera ainsi partie intégrante du « Réseau Vert », que l’on souhaite aménagé sur le territoire vitrollais. Localisé en plein cœur d’un ensemble d’habitats, ce nouvel espace constituera un lieu local stratégique, de par les rencontres et échanges entre les résidants du quartier qu’il amènera. Sur l’ensemble du Réseau vert et notamment sur l’axe Salyens-Padovani, la création de points de repos et de détente de qualité, doit être prévue de jour, comme de nuit (mise en place de bancs, d’aires de jeux et d’un nouvel éclairage nocturne). Ces points permettront alors aux usagers de s’asseoir, de se rencontrer et de profiter du spectacle de la rue. Grâce à la présence constante de résidents du quartier et de visiteurs de passage sur ces différents points de rencontres du territoire, un rapprochement intergénérationnel pourra ainsi se faire, rendant l’espace public que plus convivial. Les espaces ‘‘creux’’ non bâtis, présents entre les locaux commerciaux situés au sud de l’avenue Padovani, feront quant à eux l’objet d’un réaménagement complet et soigné, visant à inciter les passants à cheminer vers les terrasses commerciales (elles aussi recomposées) situées à l’arrière de ces mêmes bâtiments. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Grâce aux travaux de percées du bâtiment de la résidence Lamartine et de recomposition du Nord du Liourat, que nous avons abordés précédemment, des cheminements verts seront mis en place. Ils permettront ainsi la connexion entre les cœurs d’ilot et les équipements de quartiers situés de part et d’autre de l’avenue Padovani. Un soin tout particulier sera également apporté au traitement de la voirie dédiée aux mobilités douces. Dans la mesure où il est possible d’aménager un parking en silo au sein de la zone commerciale, nous pourrions également envisager d’inscrire et de traiter les espaces libérés de l’emprise automobile, en les intégrant directement à notre système de « Réseau Vert ». De même, si le projet d’aménagement d’un bassin de rétention d’eau voit le jour au square Marguerite de Provence, nous pourrions envisager pour lui un nouveau traitement paysager et urbain. Chapitre : Schéma concept L’ensemble de ce « réseau vert » formera une « nappe verte » qui unifiera et connectera les quartiers. (voir figure « carte réseau vert » ci-contre) Figure 39 Carte du réseau vert _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ 59 Chapitre : Schéma concept 60 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Schéma concept 61 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Conclure porosité générale des quartiers et à la continuité des mobilités douces dans la ville. Afin de connecter le centre urbain au centre commercial de Vitrolles, nous avons orienté nos actions selon trois axes. Ainsi pour rendre l’ensemble du secteur plus lisible et accueillant, nous avons envisagé la recomposition urbaine de la partie nord du quartier du Liourat. Dans le projet final que nous proposerons par la suite, nous souhaitons respecter et renforcer la dynamique communale existante, en inscrivant notre projet dans la continuité des programmes de requalification urbaine qui vont être réalisés (réaménagement du quartier des Pins et aménagement d’un nouveau complexe culturel). Notre projet de détails devra nécessairement s’inscrire dans une logique de projet urbain dynamique, prenant en considération les formes urbaines existantes et à venir, afin de disposer d’une trame urbaine homogène entre les deux polarités. Le cœur de ce projet passera notamment par un réaménagement et une recomposition de la partie Nord du Liourat, dont il nous faudra détailler et préciser les modalités dans l’étape suivante de la commande. Chapitre : Conclure Dans un second temps, nous avons souhaité requalifier la voirie du secteur et apporter un nouveau dynamisme aux activités en présence. Pour se faire nous avons pensé le réaménageant global de l’axe Padovani. En effet, cet axe constitue un emplacement stratégique entre les deux polarités du territoire étudié, car de nombreux services et commerces y sont présents. Le réaménagement de cet axe doit également inciter les visiteurs à consommer dans les commerces et services qui y sont proposés, ainsi que de pratiquer les différentes aménités qui sont répartis dans les différents cœurs d’îlot que l’on trouve de part et d’autre de cet axe. La sécurisation des différents types de déplacements qui y seront proposés devra également être assurée. Enfin et en complément de nos deux premières mesures d’action citées précédemment, nous proposons de reconnecter les deux polarités (centre urbain et centre commercial) au reste de territoire, par le biais d’un système de ‘‘réseau vert’’, venant mailler et connecter les différentes pièces urbaines (= quartiers), grâce aux espaces verts interstitiels et aux espaces publics non bâtis qui préexistent déjà sur le territoire d’étude. Cette mise en réseau contribuera ainsi à la 62 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Conclure Projet 63 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Conclure 64 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Vers le centre urbain & Quartier des Pins Figure 40 Plan masse du projet _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Conclure Notre hypothèse était que le Liourat se révèle comme l’une des pièces maitresse dans la réponse à la commande. Avec le rayonnement de ses espaces commerciaux et sa dotation en infrastructures routières, le quartier compose presque à lui seul l’une des entrées de ville principales. Le Liourat apparait aussi comme le trait d’union entre 2 polarités en présence, à savoir la zone commerciale et le centre urbain. 65 Descriptif détaillé du projet de détails : Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Le choix du site semble se dessiner de lui-même : l’urbanité et l’entrée de ville va se faire avec et par le Liourat. Notre projet de détails s’articule en trois actions, pour rendre le quartier du Liourat à la fois plus attractif pour les visiteurs de passage, mais également plus agréable à vivre pour ses habitants. Il s’agira tout d’abord de procéder à une recomposition de l’avenue Padovani, en restructurant les formes bâties qui sont disposées de part et d’autre de cette dernière et en visant à insérer de l’urbanité à l’intérieur des quartiers de la zone. Enfin et de manière presque naturelle une « nappe verte » composée d’espaces verts interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés devra permettre de lier les « pièces urbaines » = quartiers que l’on trouve entre les 2 polarités mises à l’étude. Comme le projet de détail que nous devons proposer ne peut se faire sans prendre en compte la requalification du Grand Vitrolles, il s’agira également de repenser ce vaste espace commercial en lien avec le développement du reste du territoire. Dans un dernier point, nous mettrons en exergue les démarches et processus de notre projet. interventions, comme la réhabilitation et la construction de nouveaux bâtiments collectifs. Il respecte avant tout la morphologie originelle du lieu. Notre parti d’aménagement de composition urbaine s’appuie sur les éléments préexistants, notamment concernant le patrimoine naturel du site. Cela permet au projet de s’insérer de manière plus harmonieuse au sein du contexte urbain préexistant. Le projet aboutira à l’émergence d’un ‘‘morceau’’ de ville multi‑fonctionnel, qui créera de l’urbanité, notamment par le biais d’une cohabitation réfléchie entre logements, équipements publics et commerces. Le tout devra être unifié par des espaces publics de qualité mettant en avant le patrimoine naturel. Cette opération de recomposition urbaine qui concerne 72 hectares (hors zone commerciale : 28ha.) permet grâce à un travail sur les continuités urbaines de créer une couture urbaine entre les différents quartiers d’habitat social, le centre urbain et la zone commerciale. Les principes urbains ont été définis à l’échelle du quartier afin de préserver les usages et améliorer les liens entre les équipements publics de quartier déjà existants et les aménagements à venir. Le projet intègre de multiples 66 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Le traitement de l’avenue Padovani devra se faire dans la continuité de la requalification actuellement en cours de l’avenue des Salyens. Dans cet objectif, nous proposons de restructurer l’avenue Padovani en attribuant tout d’abord un peu moins d’1/3 de la voirie à la chaussée (une voie à double sens, qui sera séparée par une ligne continue, avec des places de stationnement en créneau répartis le long et de part et d’autre de cette voie). Cette chaussée sera dédiée à la fois aux automobilistes, ainsi qu’aux transports en commun. Les deux autres tiers de la voirie de l’avenue Denis Padovani, seront dédiés à la circulation des modes de déplacements doux (piétons et vélos). Deux séquences d’aménagement vouées aux déplacements des modes doux seront ainsi proposées le long de l’avenue (voir figure 40). - La première séquence d’aménagement, verra s’aménager tout le long et de part et d’autre de l’avenue Denis Padovani, une bande cyclable à double sens et de larges trottoirs dédiés à la fois à la circulation et à la déambulation des piétons. Ces larges trottoirs permettront aux piétons de profiter et consommer dans les commerces et services proposés tout le long de l’avenue, mais également aux différents cafés et restaurants (déjà implantés où à implanter) d’installer quelques terrasses. - La seconde séquence d’aménagement de l’avenue Padovani (dédiée aux déplacements des modes doux), devra permettre l’aménagement d’une allée piétonne ombragée (type pergola) qui ira du Nord de l’avenue, jusqu’au virage de cette dernière, localisé plus au Sud (au début de la résidence Lamartine). Enfin de l’autre côté de l’avenue et sur la même section, une allée piétonne couverte sera aménagée pour profiter par tout temps des commerces et services localisés au rez-dechaussée des différents bâtiments. A l’avenir il doit y avoir une continuité avec les autres rues adjacentes ou perpendiculaires, telles que la rue Antoine Biancardini, la rue Fernand Benoit, l’avenue Jean-Etienne Constant et la rue Jean-Jacques Vialle. Chacune d’entre elle devra permettre aux modes de déplacements doux de disposer d’un espace sécurisé qui leur sera pleinement dédié. La percée qui sera réalisée là où actuellement se trouve la place Henri Dunant, permettra la création d’une voie de desserte mixte sur un seul et même niveau (pas de ségrégation des modes) permettant à tous les modes de déplacements de pénétrer au cœur du quartier du Liourat et à ses aménités. Figure 41 Projet de requalification de l'venue Padovani _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : 1) Requalification de l’avenue Padovani au profit des modes doux 67 Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Figure 42 Séquence 1 d’aménagement de Padovani Figure 43 Séquence 2 d’aménagement de Padovani 68 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Au-delà des trottoirs en accompagnement de la voirie, la présence de voies vertes, pistes cyclables et trottoirs partagés encourage la pratique des déplacements doux en les sécurisant, en particulier pour les personnes les plus fragiles. Stationnement des cycles : favoriser la mise ne pratique des aménagements conduits par la commune (pistes cyclables) sur l’espace public. Le cycle est le mode de transport le plus rapide et le plus économique en ville pour les déplacements inférieurs à 5 km. C’est pourquoi l’installation d’aires de stationnement sécurisées (voire abritées) doit être systématique aux points d’intensité urbaine (stations de transport en commun, équipements, commerces, services, parcs…) mais aussi réparties de manière harmonieuse au sein du quartier. D’autre part, le travail qualitatif des espaces et une requalification des voies nous permet de donner une autre place au piéton. L’espace – auparavant presque exclusivement occupé par la voiture – est maintenant dégagé. L’on peut y installer de larges trottoirs, parfois abrité par quelques pergolas qui viennent rythmer avec la végétation le paysage. L’instauration de zones 30 à l’intérieur des quartiers, ainsi que la réduction de la taille des voies carrossables permettent de modérer la vitesse des automobilistes, renforce la sécurité et permet un plus large partage de la chaussée, le tout dans une ambiance apaisée. Il doit y avoir un travail sur les revêtements dans les cœurs d'ilot pour développer des zones partagées, notamment pour la nouvelle percée en lieu et place de la place Henri Dunant. Cette requalification de voir passe aussi par un raccourcissement de la distance de traversée pour le piéton aux intersections, et à l’avancement des trottoirs. Les masques fixes (publicités, arbres, etc.) et les stationnements en amont d'un passage piéton ont été proscrits. Elles offriront un plus grand confort et une meilleure visibilité aux piétons mais aussi aux automobilistes. Pour chaque voie (hors desserte), une largeur minimale du trottoir de 2m5 est fixée. L’éclairage public, qui assure visibilité, sécurité et ambiances lumineuses nocturnes d’un quartier, peut être optimisé par l’emploi de luminaires et de sources à haute efficacité énergétique et générer d’importantes économies d’énergie. Cette optimisation doit aussi porter sur la réduction des nuisances lumineuses qui affectent fortement les migrations faunistiques. Le positionnement, l’orientation des lanternes et le recours à des matériels performants en fonction des besoins des piétons ou des voies de circulation permettent des économies substantielles en électricité à niveau d’éclairement constant. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Concernant le stationnement, étant donné les changements d’habitudes de transports qui seront opérés (avec le développement des transports en commun), mais aussi du fait du retour aux commerces de proximité, le parti pris a été de réduire le nombre de places qui occupées l’espace public (sur les voies principales) et de les reporter sur des parkings proches (toit du décathlon, et parking recouvert de la résidence Lamartine). Le stationnement a ainsi été regroupé en limite de l’opération de façon à créer au centre un espace résidentiel calme et planté. Quelques bornes électriques, ou places pour le covoiturage pourraient être à prévoir. Pour ce qui est des parkings privées, il faut une nouvelle prise en charge des parkings sous terrain par les bailleurs, promoteurs, les commerçants et la commune. 69 2) Restructuration des formes bâties et insertion de l’urbanité à l’intérieur des quartiers : Pour améliorer les formes bâties de la résidence Prévert et pour rendre son tissu urbain plus lisible et aéré, nous proposons de conserver une grande majorité de sa structure, et ne détruire que certains de ses modules, à savoir ceux qui épouse la forme en arc de la place Henri Dunant. C’est à partir des principes constructifs que nous remodelons les bâtiments. Pour dissimuler la forme actuelle peu harmonieuse des deux modules bâti de la résidence Prévert qui s’intègre peu dans le tissu urbain existant, nous proposons une enveloppe métallique agrémentée de panneaux (vitrés ou opaque) autour de ces deux ‘‘douves ». Les trois tourelles aux extrémités de la bâtisse seront détruites. Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Une fois l’artère principale du quartier requalifiée, il s’agira de recomposer le Liourat. Ce deuxième axe de notre projet de détails doit permettre d’une part de maintenir et renforcer la continuité bâti en alignement que l’on trouve de part et d’autre de l’avenue Denis Padovani, ainsi que de rénover et reconfigurer la structure des logements existants ou en créer de nouveaux. De cette manière les logements nouvellement reconfigurés ou créés répondront parfaitement aux besoins et formes structurales des familles d’aujourd’hui (familles monoparentales, couples célibataires, etc.). Recomposer avec l’existant : Figure 44 Avant et après aménagement due la résidence Prévert 70 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Diversifier et équilibrer le paysage urbain Notre but est aussi d’équilibre la morphologie urbaine entre le front bâti - très massif - de l’avenue Padovani, et les zones pavillonnaires plus au sud. Pour cela, nous favoriserons l’apport de nouvelles formes urbaines, avec un dimensionnement plus équilibré, en accord avec le contexte et les espaces (plein et vide). Ceci apportera une réflexion sur la conciliation entre densité et habitabilité des logements (intimité des logements, usage des espaces communs, gestion des vis-à-vis). Dans une des analyses sensibles, il a été constaté que certaines façades s’habillaient de couleurs, notre intention est de perpétuer cette coloration du paysage vitrollais. Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : De l’autre côté de l’avenue Denis Padovani, nous conservons la structure d’ensemble de la résidence Lamartine, en opérant néanmoins 2 percées intégrales. Ces 2 percées se feront au niveau des 2 modules de la résidence, où actuellement se trouve déjà pour chacun d’eux, une percée en rez-dechaussée, permettant le passage des piétons d’un côté à l’autre de la résidence. Les percées intégrales ainsi réalisées, permettront à l’échelle du piéton, d’avoir de véritables perspectives visuelles transversales, avec une vue à l’Est sur la cuesta. Pour pallier à la perte des balcons, nous utiliserons le procédé de loggia ou encore de "Modulo-bois". Principe qui permet de greffer en façade des modules préfabriqués. Ceux-ci sont simplement rapportés et montés indépendamment de la façade à laquelle ils sont solidarisés par l’intermédiaire de profils en acier. Ils permettent également l’extension de l'espace de vie et assurent la fonction d’isolant thermique par épaississement de la façade. De plus, « l’épaississement de façade » permet de renouveler l’image du bâtiment, selon une démarche reproductible conciliant faisabilité technique et économique. 71 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 45 Avant et après aménagement de Lamartine Chaque maison possède un séjour orienté au sud largement ouvert sur un jardin privatif, il laisse émerger des arbres de haute tige et préservent l’intimité de ces espaces. Pour chacune de ces habitations, nous avons veillé à la l'intimité des espaces intérieurs et extérieurs-privatifs. Un gradient de densité sera alors perceptible entre l’avenue Padovani et la zone pavillonnaire. Ainsi, avec une mixité dans la typologie des constructions et des offres de logement on appelle à une mixité sociale. Le projet répond à la volonté de mixer les catégories sociales afin d’éviter une ségrégation par le haut, comme par le bas, des populations d’une même tranche de revenus. Il privilégiera donc la conservation de la totalité de ces logements sociaux, et en la création de nouveaux; et le principe des « trois tiers » dans ses opérations d’aménagement (1/3 locatifs sociaux, 1/3 accessions aidées, 1/3 logements libres). Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Cet équilibre passera par une diversité des typologies de logement. Les nouveaux immeubles collectifs viendront prendre place le long de l’avenue Padovani et Gérard Toulon. On remplacera les modules formant le demi-cercle de la place par un immeuble traversant d’est en ouest (de R+3 à R+5) pour apporter une autre lecture de l’espace et amener l’usager à rentrer plus facilement dans le cœur Liourat. Ainsi de nouveaux immeubles résidentiels en R+3 seront construits en milieu d’îlot entre l’avenue D. Padovani et la rue Valère Bernard, afin de pallier et même augmenter les logements précédemment détruits. L’autre proposition est de construire en cœur d’ilot, ou à l’arrière de les parcelles des logements intermédiaires ou individuels groupés. Entre logements collectifs dense et maisons de ville, cette forme d’habitat est composée de maisons (modules) superposées et accolées, bâties sur des parcelles de petite taille. Figure 46 Avant et après aménagement du Liourat 72 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ La densités résidentielle favorisera les déplacements courts, recrée du lien social et réduit ses coûts d’infrastructure de manière importante. Les jardins collectifs, installés à l’arrière de Lamartine, Ronsard (sur les garages) et dans le cœur du Liourat, font partie d’un ensemble qui donnera au Vitrollais un nouveau lieu de sociabilisation, et d’épanouissement. Celui-ci sera aussi possible avec le nombre conséquence d’espace dédié à la déambulation, à la rencontre. Comme Jan GEHL le préconise, les espaces privés, les logements doivent, eux aussi, participer à la dynamique/scène urbaine et doivent rencontrer l’extérieurs. Développer le l’espace public, socle de la sociabilité, du « vivre ensemble » est surtout porteur de l’identité d’un quartier. Toutefois, certains espaces (résidentiels) pourront être fermés. Parmi les espaces ouverts à tous, on retrouve les jeux pour enfants (Cœur Liourat), et le terrain de sports (rue Valère Bernard). Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Le projet se veut par ailleurs durable ; quelques principes ont été respectés pour répondre à cette exigence. Un travail sur l’organisation spatiale des immeubles pour développer des logements traversants, indispensables au confort d’été ; le rapport des pleins et des vides qui conditionne vues et lumière naturelle, mais aussi surchauffes estivales ont été pensé. Les nouveaux programmes immobiliers sont regroupés pour limiter les déperditions de chaleur, et permettent une inertie thermique du bâtiment avec notamment l’incitation à faire des toitures végétalisées. Ces dernières rendent aussi possible une meilleure gestion de l'eau pluviale (rétention), et une récupération de l'eau pluviale pour les jardins collectifs. Revitaliser un cœur d’ilot Figure 47 Avant et après aménagement des Terrasses _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ 73 Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : L’acte d’achat, aussi vieux que la ville, est tout autant constitutif de l’urbanité. Avec les nouveaux aménagements de voirie, qui apaiseront les espaces publics, et donc la perception que l’on peut s’en faire, les piétons pourront déambuler librement sur toute la surface, les commerces pourront sortir leurs étals, les terrasses, et investir les lieux. Des manifestations nouvelles pourraient être créées sur les zones libérées. Les activités déjà présentes seront mis en valeur par ces larges trottoirs et par une requalification de certaines façades (Prévert, Rimbaud), d’autres seront déplacées dans les nouvelles constructions (Prévert). L’introduction d’une fonction commerciale au sein d’un quartier - a minima pour les denrées de première nécessité - évitera l’évasion commerciale, pénalisante pour les personnes à mobilité réduite et générant des déplacements contraints. 74 Ces installations devront être repensées avec celle du multiplexe et de centre commercial, et devront être avant tout complémentaires. La fonction commerciale participe à une animation diurne, compatible avec le résidentiel, tant en termes d’approvisionnement des chalandises que de distribution. Une prise en compte efficiente des livraisons de marchandises reste toutefois un préalable indispensable au bon déroulement de l’activité commerciale. Les commerces renforcent aussi le sentiment d’appartenance des résidents, qui nouent avec les commerçants des rapports de fidélité. La présence d’un marché, outre l’effervescence qu’elle apporte, peut favoriser les circuits courts. Le long de l’avenue Denis Padovani, coté zone commerciale, sur cette espace que nous dénommons terrasses seront aménager des espaces de restaurations, en exploitant les deux côtés de ces quatre bâtiments. De cet façon le chaland pourrait trouver côté rue les services préexistants, et coté terrasse, des cafés et des brasseries donnant sur une vue dégagée et plaisante. Pour d’autant plus animer les cœurs d’îlots du quartier du Liourat, nous voulons réinsérer de nouveaux services et équipements culturels ou places à usages sociaux, pour favoriser les rencontres. Une ‘‘maison pour tous’’, une Maison de la Jeunesses, de l'égalité, une Maison de quartier, des locaux associatifs, sportifs et culturels, pourront alors trouver leur place rue Henri Dunant. Des services et équipements de proximité pourraient eux s’installer en compléments de ceux existant rue Antoine BIANCARDI (coté avenue PADOVANI), comme un espace pour une mission locale d'intervention au service des jeunes pour emploi et insertion, ou encore une petit pépinière d’entreprise. Ces aménagements produisent un espace public significatif à l’échelle du territoire communal, composé de 2 esplanades, accueillant les fonctions, régalienne, commerciale et institutionnelle de la commune : le cœur Liourat (Place Henri Dunant), et les terrasses. Il s’agit de rendre lisible l’espace public, de conforter le trait d’union entre le quartier des pins et la zone commerciale par l’avenue Padovani qui fait office de Rembla et permet de redonner une place au piéton au cœur du Liourat, et ménager des espaces de socialisation, détente, loisir. L’ensemble de l’espace public est traité avec le même matériau, la distinction entre voirie et parvis nait du jeu des trames du calepinage. Le tout sera étudié pour éviter toute imperméabilisation superflue. _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Après analyse du territoire nous nous étions rendus compte de l’entendu et du pénitentiel du patrimoine végétal. Il s’agit ici de le mettre en valeur et de créer un véritable réseau vert pour (re)connecter le Liourat par une autre moyen, mais surtout l’unifier. Nous proposerons tout d’abord la recomposition d’une partie des espaces verts interstitiels (entre la bâti) préexistants sur le territoire situé entre nos 2 centres (le centre urbain au Nord et la zone commerciale au Sud) et qui possèdent un potentiel prometteur et unifiant en tant que lieux de rencontre. Afin de mailler les différents lieux d’intensité que l’on trouve à la fois dans le quartier du Liourat, mais également tout le long des quartiers qui bordent l’axe Salyens / Padovani, nous souhaitons réaménager les espaces verts préexistant entre les bâtiments résidentiels, et en aménager de nouveaux, afin d’avoir une continuité qualitative des espaces verts naturels présents sur ce territoire. Ces espaces permettront à la fois de combler et remplir les espaces interstitiels non bâtis, ainsi que de favoriser la connexion des différents quartiers en présence, en utilisant les modes de déplacements doux. Notre intention est de proposer de nouveaux espaces verts, qui viendront d’une part compléter et achever la « nappe verte » liant le territoire en présence, mais également aérer le tissu urbain existant, la production d’espaces récréatifs, de respiration du tissu bâti, de régulation thermique et de rafraîchissement local. La connexion de ces espaces verts et leur hiérarchisation en fonction de leur typologie, rentre ainsi dans une logique de « réseau vert » à l’échelle plus large, que représente la commune. Quatre de nos « espaces végétales » sont des dalles - existantes ou non – aménagées. Ce sera le cas des deux jardins collectifs de Lamartine, et ceux de la résidence Ronsard ; et des deux l’espace au niveau du centre commercial (détaillé ci-dessous) : A l’est de l’avenue Padovani - La toiture du parking couvert situé à l’arrière de la résidence Ronsard sera transformée en jardin partagé. Ce jardin sera ouvert aux habitants du quartier du Liourat deviendra lieu de rencontre, d’échange. Ce jardin pourra aussi servir comme outil d’insertion sociale des personnes en difficulté : femmes au foyer, chômeurs. Les usagers de ce jardin partagé vont pouvoir récolter leurs propres productions et de consommer une alimentation plus saine. Ce jardin incite également les usagers à entretenir l’espace qui était à l’abandon auparavant. - Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : 3) Constitution d’une « nappe verte » liant les espaces verts interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés : 75 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 48 Avant et après aménagement des jardins collectifs (Ronsard) Au sein du futur îlot d’habitat collectif qui remplacent les maisons pavillonnaires sur l’avenue Padovani, nous allons aménager des équipements sportifs à ciel ouvert comme city-stade pour que les enfants qui habitent là puissent y jouer en sécurité, en bas de chez eux, à l’abri de la circulation. Au sein des espaces requalifiés, nous pouvons introduire des nouvelles variétés végétales comme arbres fruitiers dans les espaces verts. Ces arbres fruitiers offriront aux usagers plusieurs fonctions : comestible, esthétique et assainissant. Ces espaces verts deviendront des lieux de détente et de rencontre des habitants. En contrepartie, les usages seront encouragés à entretenir ces espaces. Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : - A l’ouest de l’avenue Padovani - Le parking existant à l’arrière de la résidence Lamartine sera couvert par une dalle. Aujourd’hui, le niveau du parking est plus bas que celui de la résidence Lamartine. Grâce au dénivelé, cette dalle sera à la même hauteur que les jardins privés de la résidence Lamartine. Les habitants qui y habitent vont pouvoir profiter de cette nouvelle promenade au-dessus du parking. Cette dalle sera composée d’une partie de terrain plat pour que les enfants puissent y jouer : faire du vélo, de trottinette. Une autre partie sera plantée et les bancs seront installés afin que les habitants puissent s’y installer, discuter et profiter du soleil. Figure 49 Avant et après aménagement des Jardins collctifs de Lamartine 76 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ La gestion de ces derniers pourrait être confiée à des associations de quartiers et/ou aux nombreuses écoles environnantes. Comme pour les toitures végétalisées des nouvelles constructions, elles participent à l’inertie du bâtiment et à la limitation des surfaces imperméabilisées en absorbant une partie de l’eau de pluie et en temporisant les rejets. La toiture végétalisée intensive est de type horticole, elle associe des plantes qui se régénèrent et s’entretiennent d’elles-mêmes (mousses et sedums) sans nutriment ajouté, des plantes vivaces et d’arbustes ornementaux. L’épaisseur du substrat est de 60 à 1,20 cm. Un système d’arrosage et un entretien modéré seront indispensables. Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Un soin particulier a été porté au traitement végétal des espaces extérieurs qui accueillent des arbres de haute tige, des pelouses et des arbustes variés. Au-delà de la valorisation du patrimoine naturel, une utilisation d'essences locales sera privilégiée. Par de là le choix d’une palette variée de végétaux, en cohérent avec les écosystèmes environnants, cela permettant ainsi de développer des habitats diversifiés favorables à la faune urbaine. On veillera en plus à ne pas favoriser les espèces allergisantes et envahissantes (cf. liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Associée à cela, une gestion différenciée, qui limite entretien et intrants chimiques, est une condition de son épanouissement. 77 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : 4) Repenser l’espace commercial en lien avec la ville Considérant les évolutions que peuvent connaitre les centres commerciaux, et le futur projet de requalification de celui de Grand Vitrolles, nous avons aussi choisi de prendre les devants et de suggérer un projet d’urbanisme commercial. Nous proposons également la création d’une butte végétalisée entre le Décathlon et le bâtiment le Charcot situés au NordOuest de Carrefour. L’idée est de recouvrir le parc de stationnement qui fait face aux terrasses par une dalle végétalisée. Cette butte sera aménagée avec des espaces verts et de détente et recouvrant un parking souterrain à 2 niveaux. Un parking de deux niveaux serait encaissé sous cette dernière. Un mail trouverait sa place entre cette dernière et les terrasses, et pourrait justifier dans un sens ou dans l’autre, la connexion entre les deux niveaux. De ce fait des aménagements pour les PMR sont prévus. Les employés de Vitropole ou de Marignane pourraient alors être encouragés à accéder à un petit bout de ville pour se restaurer le midi sur les terrasses. Pas plus haute que ces dernières, elle laisserait aux usagers le plaisir de contempler le paysage sousestimé environnant. Ce nouvel espace qui se dessine permettrait à la fois de donner un nouveau souffle à Grand Vitrolles, d’apporter une offre quantitative et qualitative supplémentaire en terme d’activités de loisir ou commerciale. En effet, la dalle serait accessible et pourrait accueillir plusieurs petits équipements sportifs (jeux pour enfants, mur d’escalade). Cette même hauteur permettra la continuité des cheminements piétons des visiteurs. Les mobiliers publics tels qu’une aire de jeux pour enfants seront mis en place. De tout point de vue, cet aménagement apparait comme une montée progressive vers la ville, une agrafe qui viendrait connecter la ville et le centre commercial. 78 Figure 50 Avant et après aménagement du parking Grand Vitrolles _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Cette toiture nouvellement aménagée sera connectée avec la promenade de Lamartine par une passerelle piétonne. Les usagers auront le choix entre deux parcours pour aller depuis la zone commerciale au futur cinéma complexe : soit ils déambuleront sur l’avenue Padovani pour profiter de ses commerces, soit ils passeront par les terrasses aménagés ensuite traverserons la nouvelle toiture du décathlon et la promenade de Lamartine. Cette seconde itinéraire leurs offriront à la fois une vue panoramique sur la ville de Vitrolles et un cheminement confortable et sécurisé, éloigné de la circulation automobile. Nous pensions aussi à installer sur nouvel scène un fort marqueur urbain, qui servirait de repère, ou d’élément de curiosité qui inviterait les habitants ou visiteurs à découvrir, la vue. Des panneaux de street-art pourraient venir agrémenter le tout. Figure 51 Aménagement du parking de Decathlon Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : L’itinéraires nous amènerait à la fois sur la nouvelle avenue Padovani, mais aussi sur un tout nouvel espace, lui aussi à requalifier. Il s’agit du toit de décathlon. Pour connecter les deux espaces ci-dessous, la future promenade à l’arrière de la résidence Lamartine et la future butte végétale entre Décathlon et Castorama, nous proposons également requalifier l’espace sur la toiture du Décathlon. Cet aménagement permettra de créer une continuité dédiée aux usagers qui souhaitent se promener jusqu’au futur cinéma complexe. Cette toiture sera divisée en deux parties : une petite zone accueillera le stationnement des voitures pour compenser les places supprimées sur l’avenue Padovani. Une deuxième partie sera réaménagée avec un traitement au sol en continuité avec celui des terrasses à l’arrière des locaux de commerce au sud de l’avenue Padovani. Des éléments naturels tels que bacs à fleurs seront mis en place pour casser l’effet minéral actuel du site. 79 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Une fois reliés et connectés les uns entre les autres, l’ensemble de ces espaces verts seront dédiés à la promenade, à la détente et aux loisirs créatifs, tels que les jardins partagés qui seront créés sur la toiture du parking de l’arrière cours de la résidence Ronsard. La connexion de ces espaces verts commerciale, par un traitement paysager qualitatif et uniforme – allant de l’avenue des Salyens à la zone permettra ainsi in fine, la perméabilité des divers cheminements piétons et cyclistes déjà existants ou aménagés par la suite. La trame verte se définit comme l’ensemble des espaces supportant le végétal sous toutes ses formes : arbres d’alignement, bandes arbustives ou herbacées, prairies, parcs, squares, ouvrages hydrauliques de surface. Elle constitue le corollaire indispensable à la densité bâtie recherchée, en étant vecteur de qualité paysagère, d’atténuation des Nous proposons d’y installer des mobiliers urbains comme bancs, aires de jeu, lampadaires pour favoriser le confort des usagers. Et enfin, dans le but de mettre en réseau des espaces verts dédié aux piétons et aux cyclistes, nous proposons d’installer un réseau de piste cyclable avec des itinéraires indiqués traversant ces espaces verts. Les allées piétonnes ombragées seront aménagé pour le confort des piétons. Conclusion de partie : La requalification des espaces verts existant, l’aménagement des espaces interstitiels artificiels en espace de promenade et de loisirs ainsi que la mise en connexion d’un réseau vert permettront de connecter les quartiers entre eux. Cela favorise également l’élaboration d’une continuité verte dédié au cheminement des modes de déplacement doux. Les usagers pourront alors se promener et faire des pauses dans des espaces de qualité, en toute sécurité loin de la circulation. 80 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ 5) Démarches et processus Devant le cout et la difficulté d’un tel projet, il est à envisager un co-financement. Le partenariat entre des personnes publiques et privées pourront constituer le cadre d’un programme sur le long terme, comprenant des maisons en accession à la propriété, des logements sociaux, et des espaces privés et publics. D’autre part, pour une meilleure justesse du projet, il faudra prendre en compte le risque inondations induit par la construction du nouveau bassin de rétention aménagé au niveau du Square Margueritte de Provence. Figure 52 Carte des densités et du phasage Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Le projet s’est construit en respectant le parcellaire ce qui donne la possibilité d’intervenir sur les terrains au fur et à mesure de leur libération. Un tableau des différentes phases détaillera les différentes étapes du projet ainsi que leur inscription dans le temps. En vu le nombre de logements concernés et les objectifs du projet, la municipalité devra mener plusieurs ateliers de concertation et de participation pour rendre les aménagements encore plus efficaces et durable. Au-delà de l’aménagement, nous incitons les acteurs du projet à mettre en place une évaluation, dans le but d’estimer si les objectifs fixés ont été atteints. 81 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Tableau descriptif du phasage de réalisation opérationnelle de notre projet de détails : Toutes les surfaces sont données en m2 SHON (Surface Hors d’œuvre Nette) et sont à considérer avec une marge d’erreur d’environ 5% (non comprise). Selon les phases de concertations, des concours, et des appels d’offre, le temps du projet pourrait aller de 15 à 20 ans. Phase 1 : Recomposition et aménagement de l’avenue D. Padovani Phase à court terme (durée des travaux : 4 à 5 ans) Requalification de la voirie Requalification et traitement des espaces dédiés aux modes de déplacements doux Phase 2 : Aménagement et transformation entre le Botanic et la résidence Lamartine SHON Phase à court terme (durée des travaux : 2 à 4 ans) Construction d’une nouvelle résidence (4 bâtiments collectifs en R+3). Aménagement d’un parking couvert et sécurisé, directement intégré au rez-de-chaussée de chacun des 4 bâtiments de la résidence. Destruction du bâtiment commercial (R+1) situé au Nord de la résidence Lamartine Construction d’un nouveau bâtiment résidentiel (R+3 avec commerces en RDC), à l’emplacement de l’ancien bâtiment commercial (R+1) situé au Nord de la résidence Lamartine, venant d’être détruit Couverture et aménagement paysager en toiture du parking situé entre le Botanic et la résidence Lamartine. Sous-total Phase 2 Bâti Autre _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ + 3 945 m2 + 4 615 m2 - 490 m2 + 1 120 m2 + 2 735 m2 + 9 190 m2 + 2 735 m2 Phase 3 : Homogénéisation de la densité bâtie entre la résidence Rimbaud et Ronsard SHON Phase à moyen terme (durée des travaux : 2 à 5 ans) Sous-total Phase 3 - 400 m2 + 928 m2 + 3 388 m2 + 375 m2 Bâti + 1 375 m2 + 3 916 m2 Autre + 1 750 m2 SHON Phase 4 Phase à court terme (durée des travaux : 2 à 3 ans) Création de 2 percées intégrales au sein du bâtiment résidentiel Lamartine (R+3), là où actuellement il existe déjà 2 percées en RDC du bâtiment destinées au passage des piétons. Construction de plusieurs loggias sur les faces Nord, Ouest et Sud des 2 parties qui se sont détachées au sein du bâtiment Lamartine, suite à la création des 2 percées intégrales. Aménagement d’un étage supérieur sur une partie du bâtiment (R+1) dans lequel se trouve le commissariat et pôle emploi. Construction d’un bâtiment résidentiel collectif (R+4, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol dédié aux résidents) accolé au bâtiment n°5 de la résidence Verlaine (côté rue Louis Pasteur). Sous-total Bâti Phase 4 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ - 1 180 m2 + 150 m2 + 715 m2 + 290 m2 + 2 335 m2 Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Destruction de 3 villas individuelles (R+1) Construction de 2 nouveaux bâtiments résidentiels collectifs (R+2, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol dédiés aux résidents) situés intra-îlot entre l’avenue D. Padovani et la rue Valère Bernard. Construction d’un nouveau bâtiment résidentiel collectif (de R+2 à R+3, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol dédié aux résidents), situé le long de l’avenue D. Padovani (côté Est) entre la résidence Ronsard et la résidence Rimbaud. Aménagement d’un équipement sportif à ciel ouvert (type city-stade) et d’espaces verts au cœur d’îlot du futur bâtiment résidentiel collectif (de R+2 à R+3). Aménagement de jardins-partagés sur la toiture du parking couvert situé à l’arrière de la résidence Ronsard. 83 Phase 5 : Densification, transformation et division de l’îlot de la résidence Verlaine SHON Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails : Phase à long terme (durée des travaux : 3 à 6 ans) Destruction des commerces se trouvant en RDC de la résidence Prévert (côté avenue D. Padovani), structurant les 2 demi-arcs de la place Henri Dunant. Destruction du bâti de la résidence Prévert (R+5) structurant les 2 demi-arcs de la place H. Dunant. Coffrage et restructuration des 2 extrémités en forme de ‘‘tour’’ du bâtiment collectif de la résidence Prévert, structurant les abords de la place H. Dunant. Destruction des bâtiments n°1, 3 et 7 (R+4) de la résidence Verlaine le long de la rue Fernand Benoît. Construction de plusieurs bâtiments résidentiels collectifs (de R+2 à R+5) au sein de l’îlot résidentiel où se trouvent actuellement les résidences Prévert et Verlaine. Création d’une voie publique traversant la place H. Dunant et le parc M. Colucci, dans un axe Sud-ouest à Est-Nord. Aménagement d’une place publique, d’un parc pour enfant et de nouveaux espaces verts au sein de l’îlot des résidences Prévert et Verlaine. Recomposition des espaces verts interstitiels préexistants au sein de l’îlot. Sous-total Bâti Phase 5 Autre Autre phase : Proposition d’aménagement de la zone commerciale - 1 256 m2 - 5 250 m2 + 370 m2 - 2 268 m2 + 9 134 m2 + 730 m2 SHON Phase à court ou moyen terme (durée des travaux : 2 à 4 ans) Création de 2 parkings en silo au Nord (contre le Castorama) et à l’Est de la zone commerciale (face à l’entrée bleue n°3 du centre commercial Grand Vitrolles). Recomposition des terrasses commerciales situées au Nord-Ouest de la zone commerciale Aménagement d’un mail à ciel ouvert, entre la butte végétalisée et les bâtiments commerciaux existants. Création d’un parking souterrain à 2 niveaux, sous la butte végétalisée. Création de locaux commerciaux au RDC de la butte végétalisée, au contact de l’allée commerçante Création d’une butte végétalisée (entre le Decathlon et le bâtiment B le Charcot situés au Nord-Ouest de la zone commerciale), aménagée avec des espaces verts et de détente. Sous-total Bâti Phase 5 Autre 84 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ + 980 m2 + 11 055 m2 + 980 m2 + 11 055 m2 Bilan : Notre projet répond aux exigences attendues de la commune de Vitrolles : composer une entrée de ville située entre le centre commercial « Grand Vitrolles » et le centre urbain. Le tableau ci-dessous récapitule les attentes posées dans le cahier des charges, et les réponses apportées par notre projet : Remodelage et recomposition plus équilibré du quartier du Liourat à partir de l’existant Créer des percées pour libérer les vues sur les Rendre visible et lisible les entités situées entre les équipements et créer de nouveaux marqueurs urbains. deux pôles ayant le rôle de trait d’union Les connecter par des aménagements continus Aménager une butte végétale pour pallier les dénivelés afin de connecter l’espace commercial au quartier du Inciter les visiteurs du centre commercial à découvrir la Liourat. commune et poursuivre jusqu’au centre urbain Requalifier l’avenue Padovani en continuité de l’avenue des Salyens et les commerces du Liourat pour le rendre attractif aux visiteurs Deux itinéraires : Requalifier l’avenue Padovani qui est l’axe principal qui relie le centre commercial au centre urbain Penser une ou plusieurs itinéraires mettant en Créer une promenade dédiée aux modes de déplacement connexion les deux pôles doux en parallèle avec l’axe Padovani, en aménageant les terrasses, la butte végétale, la toiture du Décathlon et l’arrière de la résidence de Lamartine _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ √ √ √ √ Chapitre : Bilan : Recomposer le secteur avec une nouvelle composition urbaine 85 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Rappel de la commande 3 Composition de l’équipe 3 Méthodologie 4 Une entrée de ville marquée par le paysage 25 Une ville engagée dans plusieurs projets 25 Un territoire aux fonctions multiples Un territoire modelé aux usages de la pratique automobile 28 28 Hiérarchie et typologie des voies 28 Les déplacements : un juste milieu à trouver entre les différents modes 30 L’apport d’une nouvelle offre avec le BHNS (bus à haut niveau de service) : 31 Quatrième phase : finalisation du plan guide et réalisation du projet de détail 5 Des modes doux présents, qui ne demandent qu’à se développer : 32 Cinquième phase : un rendu final harmonise 5 Une offre en stationnements importante et diversifiée 33 7 Une trame viaire en continuelle évolution 34 Requalification de l'avenue de Marseille : 34 Première phase : analyse sensible 4 Deuxième phase : diagnostic et analyse du territoire 4 Troisième phase : réalisation du plan guide 5 Plan Des aménités aux fonctionnements spécifiques DIAGNOSTIC Contexte Vitrollais Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ? Les tissus urbains en rupture 9 36 Des équipements peu visibles 36 Un centre urbain peu mis en valeur : 36 15 Une offre commerciale à 2 échelles 38 16 Projets et dynamiques entre le centre urbain et le centre commercial 39 Une dynamique urbaine déterminante 16 Des formes extravagantes, vétustes 17 La Médiathèque : 39 Des logements inadaptés aux structures familiales actuelles 21 Le quartier des Pins, au cœur du PRU : 40 Gestion d’un quartier « social » 21 Recomposer le quartier 40 Principes constructifs 22 Cadre naturel et espaces de vie 42 3 rythmes de trame structurant le territoire 23 Espace naturel à grande échelle : marqueurs du paysage 42 Quelles ruptures divisent les deux centralités ? 23 Espaces verts inter-quartier : lieux de connexion voués à la rencontre 43 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Table des matières Table des matières 87 Espaces verts en cœur d’ilot : des espaces interstitiels déconnectés et délaissés 44 Espaces vides urbains à potentiel de lieux de rencontre 44 Des paysages urbains dissimulés et obstrués 46 Une perspective de vue jusqu’au plateau peu mise en valeur Conclusion 46 47 PLAN GUIDE & ORIENTATIONS 50 Recomposition de la trame urbaine présente le long de l’avenue Padovani et mise en scène des activités 52 Cheminements et mobilité douce au cœur d’un maillage et d’une hiérarchie des axes de communication 55 Maillage des quartiers par un réseau vert : pour une ville saine et un « partage » de l’espace public 58 Chapitre : Table des matières Descriptif détaillé du projet de détails : 66 1) Requalification de l’avenue Padovani au profit des modes doux 67 2) Restructuration des formes bâties et insertion de l’urbanité à l’intérieur des quartiers : 70 Recomposer avec l’existant : 70 Diversifier et équilibrer le paysage urbain 71 Revitaliser un cœur d’ilot 73 3) Constitution d’une « nappe verte » liant les espaces verts interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés : 75 Schéma concept Conclure PLAN PROJET 62 4) Repenser l’espace commercial en lien avec la ville 78 5) Démarches et processus 81 Tableau descriptif du phasage de réalisation opérationnelle de notre projet de détails : 82 Bilan : 85 Table des matières 86 Résumé 89 Abstract 92 88 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Figure 1 Coupe Ouest-Est de Vitrolles ............................................................. 9 Figure 2 Carte de situation .............................................................................. 13 Figure 3 Panorama de Vitrolles depuis la cuesta ....................................... 15 Figure 4 Carte de dynamique urbaine ......................................................... 16 Figure 5 Résidence Précert et ses douves .................................................... 17 Figure 7 Résidence Lamartine ........................................................................ 19 Figure 7 Le bousquet ........................................................................................ 19 Figure 8 Zone d'activité - Vitropole ................................................................ 20 Figure 9 Carte des familles monoparentales............................................... 21 Figure 10 Principes constructifs d'une douve .............................................. 22 Figure 11 Trame parcellaire et bâti................................................................ 23 Figure 12 Zone de ruptures .............................................................................. 24 Figure 13 Photos de deux des entrées de ville offertes depuis l’autoroute A55 (Google Street) .................................................................... 25 Figure 14 Multiplexe "Studio Lumière" (C+T architectes) ........................... 26 Figure 15 Rénovation urbaine des Pins (Gautier+Conquet) ..................... 26 Figure 16 Carte du réseau ............................................................................... 28 Figure 17 Carte de détails du réseau viaire vitrollais .................................. 29 Figure 18 Carte des Réseaux de transports ................................................. 31 Figure 19 Carte des Cheminements piétons ............................................... 32 Figure 20 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille .............................................................................................................. 34 Figure 21 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille .............................................................................................................. 35 Figure 22 Carte des équipements ................................................................. 36 Figure 23 Panorama de la Pierre Plantée .................................................... 36 Figure 24 Panorama de la Résidence Prévert ............................................. 37 Figure 25 Carte détails des commerces du Liourat ................................... 38 Figure 26 Perspective de la Médiathèque Jean-Pierre Lott ..................... 39 Figure 27 Projet de rénovation urbaine du Pins .......................................... 41 Figure 28 Plateau de l’Arbois vue depuis la toiture du Décathlon ......... 42 Figure 29 Etang de Berre vue du plateau de l’Arbois ................................42 Figure 30 Carte de la végétation mise en lumière .....................................43 Figure 31 Parc Michel Colucci ........................................................................44 Figure 32 Terrasses commerciales ..................................................................44 Figure 33 Toit (Parking) de Decathlon ...........................................................45 Figure 34 Toit du parking de la résidence Ronsard ....................................45 Figure 35 Vue depuis l'Avenue Padovanie au niveau de Ronsard .........46 Figure 36 Schéma concept .............................................................................50 Figure 37 Percées du Liourat ...........................................................................53 Figure 38 Coupes de principe ........................................................................55 Figure 39 Carte du réseau vert .......................................................................59 Figure 40 Plan masse du projet .......................................................................65 Figure 41 Projet de requalification de l'venue Padovani ..........................67 Figure 42 Séquence 1 d’aménagement de Padovani .............................68 Figure 43 Séquence 2 d’aménagement de Padovani .............................68 Figure 44 Avant et après aménagement due la résidence Prévert .......70 Figure 45 Avant et après aménagement de Lamartine ...........................71 Figure 46 Avant et après aménagement du Liourat .................................72 Figure 47 Avant et après aménagement des Terrasses ............................73 Figure 48 Avant et après aménagement des jardins collectifs (Ronsard) ..............................................................................................................................75 Figure 49 Avant et après aménagement des Jardins collctifs de Lamartine ............................................................................................................76 Figure 50 Avant et après aménagement du parking Grand Vitrolles ....78 Figure 51 Aménagement du parking de Decathlon .................................79 Figure 52 Carte des densités et du phasage ...............................................81 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ Chapitre : Table des figures Table des figures 89 Résumé : Le travail présenté est une étude qui répond à la commande de la commune de Vitrolles dans le but de connecter le centre commercial au centre urbain de cette ville. Six mois de travaux nous ont permis dans un premier temps d’analyser le secteur étudié et de comprendre ses contraintes ainsi que ses besoins, pour ensuite produire un projet détaillé visant à répondre aux attentes actuelles. Chapitre : Résumé : La phase de diagnostic territorial nous a permis de connaitre certaines des difficultés que rencontre la ville et notamment le secteur situé entre les deux polarités : centre urbain/administratif et centre commercial. L’entrée de ville Sud de ce même secteur est marquée par la concurrence commerciale entre le centre commercial Grand Vitrolles d’attractivité régionale et les commerces et service de proximité situés sur l’avenue Denis Padovani. L’axe Padovani qui mène directement au centre urbain est fréquemment emprunté par les automobilistes, mais n’est que fréquenté et utilisé par les modes de déplacement doux, du fait de l’aménagement de la voirie qui a été largement favorisé au profit de l’automobile. Les quartiers en marge de cet axe et qui sont situés entre les deux centralités ne cesse de voir leurs dynamiques commerciales décroître au profit de flux qui ne font que traversé le territoire en présence. D’autre part, ces quartiers plutôt populaires, possèdent quelques formes bâties extravagantes et vétustes, avec une offre en logements inadaptée aux structures familiales d’aujourd’hui. Le dysfonctionnement et le manque de visibilité des équipements publics de quartier s’ajoutent au manque d’entretien des espaces publics et naturels, ce qui tend à décourager les rassemblements de population et le développement de l’urbanité. Le secteur sur lequel notre projet de détail s’est concentré est le quartier du Liourat, du fait de sa situation stratégique entre les deux polarités et de son manque actuel de traitement urbanistique particulier et cela malgré les nombreuses difficultés économiques, sociales et architecturales auxquelles ce quartier doit faire face. Dans l’objectif de réduire les difficultés aujourd’hui présentes sur le territoire situé entre les deux centre et d’en améliorer les conditions de vie, de travail et de loisirs, nos pistes d’actions d’aménagement seront orientées autour de trois axes : Nous souhaiterons tout d’abord redistribuer le partage de la voirie et de l’espace public de l’avenu Padovani, au profit des modes de déplacement doux, en réaménageant sa voirie et en requalifiant les commerces locaux en présence, ce qui permettra d’attirer d’avantage de clientèle. Pour cela, la voirie dédiée à l’automobile sera réduite au profit de nouveaux trottoirs élargis et les abords de la chaussée seront d’avantage mis en valeur. Dans un second temps, afin de régénérer les dynamiques locales d’ordre commercial et social, nous proposons l’introduction de nouveaux commerces, équipements et services à l’intérieur des quartiers. Restructurer les formes bâties en remodelant ou en restructurant, permettra ainsi d’améliorer les 90 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ conditions de vie des familles et d’apporter au secteur étudié une image plus moderne et lisible. Et enfin pour connecter l’ensemble des quartiers entre eux et avec le reste de la ville, il exige un traitement paysagère et une mise en réseau des espaces publics et naturels qui permettront aux usagers de déambuler à travers de ces espaces pour aller de part en part. Ces espaces seront aussi des lieux de rencontre et de sociabilité. Chapitre : Résumé : Ces trois axes d’actions en termes d’aménagement, formeront ensemble un projet cohérant en réponse à la commande initiale : « améliorer la connexion entre le centre urbain et le centre commercial et recomposer une entrée de ville ». _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _ 91 Abstract The work presented here is a study responding to the Vitrolles’s mayor will to connect the shopping mall area to the urban center. During six months, we’ve been analyzing the sector, his constraints and needs, to finally propose a project that meets current expectations. Chapitre : Abstract Our investigation process allowed us to discover the many difficulties the town has to deal with, especially in the studied area, located between the administrative center and shopping mall. As a main city entrance, this area is marked by several entities: The shopping mall Grand Vitrolles, highly attractive, competing with local shops on avenue Denis Padovani. An axis leading straight to the urban center, frequently used by motorists and less by cyclist and pedestrian. The development of this avenue is clearly dedicated to automobile. Neighborhoods along this axis and located between two centralities are decreasing their dynamic business, only flowing through there. The buildings in these rather popular areas show extravagant forms and degradations. Housing structure is unsuited to family structure. To reduce the difficulties presented above, and improve living, work and leisure conditions, we focused our analysis on three areas: First I’d like to redevelop avenue Padovani in favor of cyclist and pedestrian, hoping that the road transformation and regenerating of local shops would attract more customers. Width of the road will be reduced and the sidewalks widened. Then, we propose to introduce new shops, facilities and services in the neighborhood in order to regenerate the local dynamic, that is to say increasing economic business and improving social life. Remodeling or rebuilding will restore better living conditions and provide an image of modernity. And finally we would connect all neighborhoods among them and with the rest of the city. Public spaces and green spaces will be connected by a network allowing users to walk through. These spaces are also places of encounter and sociability. These three lines of action put together form a coherent project that answers the initial order: improve the connection between the urban center and the shopping mall area and redevelop the town entrance. Finally, the public equipment malfunctions, added to the untended public spaces and natural are discouraging elements for possible newcomers. The selected area is the Liourat neighborhood because of its strategic location between the urban center and the shopping mall. No special treatments are existing in this place, despite its economical, social and architectural difficulties. 92 _ IUAR – ©2013 _ Rapport final _