RAPPORT DE PRESENTATION|VITROLLES Du centre commercial

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RAPPORT DE PRESENTATION|VITROLLES Du centre commercial
Du centre commercial au
RAPPORT DE PRESENTATION
|VITROLLES
centre urbain
Une perception urbaine à
retrouver
IUAR – Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional – 2012
Aix en Provence
Mai DINH / Thibault FLORENT / Florian FAIVRE-MALFROY
Chapitre : Rappel de la commande
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Composition de l’équipe
« Du centre commercial Grand Vitrolles au centre-urbain :
composition d’une entrée de ville. »
Inscrit dans la continuité des réflexions et des propositions
apportées par les étudiants de l’Atelier Design Urbain l’an
dernier, la municipalité de Vitrolles relance cette année une
nouvelle commande intitulée « mettre en synergie les centralités
».
Dans le cadre de cette commande, notre sujet consiste à
composer une entrée de ville reliant le centre commercial
Grand Vitrolles au centre urbain.
Ces deux centralités offrent deux conceptions différentes du
« vivre ensemble », associées à des pratiques de consommation
et de chalandise spécifiques pour chacune d’entre elle. Ces
deux polarités font l’objet de projets visant à les restructurer et
seront donc amenées à évoluer au cours des 10 années à venir.
La requalification projetée du centre commercial ne doit pas
ignorer et concurrencer la ville. Il est donc important de travailler
la mise en lien des deux espaces.
Par ailleurs, le centre commercial Grand Vitrolles, et ses accès
routiers et autoroutiers, marquent fortement l’entrée de ville. Il en
résulte un paysage urbain banalisé, peu lisible et un inconfort
pour les usagers non-automobilistes. En retravaillant la connexion
des deux pôles, il faut repenser l’organisation de la circulation
des flux et rendre lisibles et visibles les entités ayant le rôle de trait
d’union entre ces deux centralités.
DINH-VANNI Mai :
DUT Carrières sociales, option Gestion Urbaine
Licence Géographie et aménagement du
territoire ;
Master 1 Urbanisme et Aménagement
FAIVRE-MALFROY Florian :
Licence Géographie et aménagement du
territoire ;
Master 1 Urbanisme et Projet Urbain
FLORENT Thibault :
Licence Géographie et aménagement du
territoire ;
Master 1 Urbanisme et Aménagement
Chapitre : Rappel de la commande
Rappel de la commande
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
membre de notre équipe a réalisé sa propre analyse sensible,
afin de déterminer le génie du lieu.
Méthodologie
Notre travail d’atelier s’est organisé en plusieurs étapes,
allant de l’observation et analyse des lieux à l’élaboration d’un
projet de détail. À la fin de chaque étape, une présentation
orale et un rendu ont eu lieu devant les jurys composés d’élus de
la ville de Vitrolles, de professionnels et des membres de l’équipe
pédagogique de notre formation universitaire. Cette épreuve
nous a ainsi permis concrètement de nous mettre en situation
professionnelle.
De plus grâce aux nombreuses séances de suivi qui furent
encadrées par une équipe pédagogique mixte (membres
universitaires et professionnels), nous avons pu exposer,
échanger et débattre de nos réflexions et idées, afin d’arriver à
une proposition de projet qui soit la plus aboutie possible.
Enfin ce travail d’atelier fut pour nous une réelle opportunité de
travailler en équipe, en mettant nos compétences diverses au
service d’un groupe de travail commun.
Chapitre : Méthodologie
Première phase : analyse sensible
4
À partir de ces diverses visites de terrain, où nous avons pu
parcourir à peu près l’ensemble du territoire vitrollais, nous avons
effectué une analyse sensible. L’analyse sensorielle nous a
permis d’observer, d’analyser et de comprendre le paysage
urbain en question de façon personnalisée. Cette méthode nous
a ainsi permet de nous imprégner du lieu et d’en obtenir des
informations complémentaires à celles que nous avons trouvé
dans les documents en tout genre. Suite à ces visites, chaque
Deuxième phase : diagnostic et analyse du territoire
Suite à l’analyse sensible personnalisée, nous avons mis en
commun nos impressions et nos ressentis. A la suite de quoi, nous
sommes rentrés en contact avec ceux qui parcourent et vivent
quotidiennement sur notre territoire d’étude, à savoir les vitrollais
eux-mêmes. Ainsi, nous avons réalisés plusieurs entretiens
informels ou sondages, qui ont permis de compléter nos
premières perceptions du territoire, en nous apportant certaines
pistes de réflexions, qui n’avaient pas encore été abordées.
Une étape de collecte et d’analyse plus approfondie de
documentation, nous a ensuite permis d’élaborer nos premières
pistes de réponse à la commande. Ces recherches se sont entre
autres appuyées sur des documents cartographiques (cartes
(IGN et cadastre), des photos satellites et sur diverses bases de
données issues de l’INSEE, de la Communauté d’Agglomération
du Pays d’Aix ou encore de sites d’organismes publics locaux.
Nous avons aussi pris en compte les projets d’aménagement en
cours, ainsi que les objectifs stratégiques de la commune.
Enfin nous nous sommes également attachés à prendre en
considération les études, réflexions et pistes d’aménagement
dégagées par les équipes de la promotion précédente 20112012. Le diagnostic que nous avons pu réaliser, nous a ainsi
permis de mieux cerner les atouts et faiblesses du territoire
d’étude. Les enjeux dégagés dans cette phase nous ont permis,
par la suite, de déterminer nos orientations d’aménagement.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Suite à l’élaboration du diagnostic, nous avons pu mettre
en place des orientations stratégiques d’aménagement et un
parti-pris d’aménagement en lien avec les conclusions
précédemment tirées. Ainsi, nous avons réalisé un plan guide,
qui traduit spatialement les différentes orientations de notre parti
pris d’aménagement. Il permit notamment de faire ressortir les
différents éléments structurants de notre projet.
Cette seconde phase d’atelier a donné lieu à un rendu oral
devant monsieur le Maire de Vitrolles, sous la forme d’un poster
au format A0.
Pendant cette étape, notre parti-pris fut de centrer nos
orientations sur l’aménagement et la recomposition du quartier
du Liourat, dans la continuité des travaux actuellement menés
dans le quartier des Pins. Notre choix s’est porté sur ce quartier,
car il juxtapose directement la zone commerciale. De plus
l’avenue Padovani qui passe en son sein constitue à la fois l’une
des entrées de ville du territoire, ainsi qu’une artère urbaine
principale qui assure la connexion avec le centre urbain situé
plus au Nord. Travailler sur la restructuration de ce quartier
permettra donc la couture urbaine entre les deux entités que
sont le centre urbain et centre commercial.
Quatrième phase : finalisation du plan guide et réalisation
du projet de détail
Ce dernier est un « zoom » détaillé d’une des parties de notre
plan guide. Il permet ainsi de clarifier le projet que nous
souhaitons mettre en place.
Le projet de détail répond aux trois orientations stratégiques que
nous avons déterminées lors de l’élaboration du plan guide.
Nous avons également déterminé un phasage programmé
(dans le temps et dans l’espace) des différentes étapes
d’aménagement que nous avons suggérées dans notre projet
de détail.
Cette quatrième étape d’atelier a été présentée oralement sous
la forme de deux posters A0, représentant à la fois notre plan
guide et notre projet de détail.
Cinquième phase : un rendu final harmonise
Afin d’élaborer un rapport final, nous avons compilé nos
productions lors des différentes étapes (diagnostic, plan guide et
projet de détail).
Pour cela, nous avons repris notre premier diagnostic, jugé alors
trop général, pour en élaborer un nouveau, plus ciblé. En
parallèle, nous avons continué et pousser un peu plus encore,
notre réflexion sur le projet de détail final, en réalisant une
maquette et des réalisations 3D, qui illustrent les projets
d’aménagement que nous souhaitons voir mis en place sur notre
secteur stratégique. Ces réalisations permettent de donner des
proportions raisonnées aux projets envisagés.
A la suite d’échanges avec le commanditaire, ainsi
qu’avec l’équipe pédagogique nous encadrant, notre schéma
concept et notre plan guide ont pu être améliorés, afin qu’ils
nous permettent d’aboutir au meilleur projet de détail qu’il soit.
Chapitre : Méthodologie
Troisième phase : réalisation du plan guide
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Méthodologie
Partant de l’hypothèse que le quartier du Liourat
serait le support territorial le plus adapté à notre
réponse à la commande, nous avons dans un
premier temps cherché quelles en étaient les
caractéristiques.
Pour éviter que ce quartier de passage ne
tombe en perdition, nous nous sommes ensuite
concentrés (étape du plan-guide), à savoir
comment en améliorer la perception urbaine.
Enfin, lors de l’élaboration de notre projet de
détails, nous nous sommes attachés à détailler et
à spatialiser au mieux, les aménagements qui
viseront à termes à recomposer le quartier du
Liourat et à connecter les différents points
d’intensités situés entre les deux polarités que
sont le centre urbain et Grand Vitrolles.
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Plan
PLAN PROJET
Rappel de la commande
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Composition de l’équipe
3
Méthodologie
4
Contexte Vitrollais
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DIAGNOSTIC
Descriptif détaillé du projet de détails :
66
1) Requalification de l’avenue Padovani au profit des modes
doux
67
2) Restructuration des formes bâties et insertion de l’urbanité à
l’intérieur des quartiers :
70
Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
15
3) Constitution d’une « nappe verte » liant les espaces verts
interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés :
75
Un territoire aux fonctions multiples
28
4) Repenser l’espace commercial en lien avec la ville
78
Cadre naturel et espaces de vie
42
5) Démarches et processus
81
Conclusion
47
Bilan :
85
Table des matières
86
Résumé
89
Abstract
92
Schéma concept
50
Recomposition de la trame urbaine présente le long de
l’avenue Padovani et mise en scène des activités
52
Cheminements et mobilité douce au cœur d’un maillage et
d’une hiérarchie des axes de communication
55
Maillage des quartiers par un réseau vert : pour une ville saine
et un « partage » de l’espace public
58
Conclure
62
Chapitre : Plan
PLAN GUIDE
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Plan
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Fort de ses 36 117 habitants (2009), Vitrolles est un pôle
incontournable du département, qui a connu une croissance
urbaine exponentielle, multipliant par 7 sa population en 40 ans.
Dans une espace géographiquement contraint, la commune
s’étant sur une bande de plus de 14 kilomètres, entre le plateau
de l’Arbois et l’étang de Berre. Elle présente un ensemble de
quartiers différents, édifiés au fur et à mesure de ses programmes
successifs. Toutes ces caractéristiques ont augmenté les
distances entre les quartiers – créé des entités – et maintiennent
ainsi des écarts entre les quartiers et leurs habitants.
Figure 1 Coupe Ouest-Est de Vitrolles
Le caractère géographique de la cuesta a produit une ville
fonctionnant en «plateaux» successifs. On retrouve une zone
encore naturelle du plateau haut, puis un plateau intermédiaire
avec le village (historique) et le développement d’un tissu
urbain selon un axe nord/sud (la ville nouvelle) avec les
principaux espaces d’activités de la commune; puis une plaine
au pied de la cuesta, se terminant par un cordon littoral bordant
l’étang.
Les quatre entités correspondent à peu près à cette
organisation géographique contrainte de l’ensemble de la
commune. Cependant le plateau intermédiaire possède lui trois
entités bien distinctes : une première centralité villageoise
historique correspondant à l’échelle de l’aire urbaine
principalement pour des raisons patrimoniales, une seconde.
Ensuite c’est une centralité dite administrative (le centre urbain)
rayonnant à l’échelle de la ville grâce à ces équipements et ces
« arcades » qui font office de galerie marchande. Peu
d’interactions existent entre ces deux entités, malgré la
continuité du bâti.
La dernière centralité est uniquement commerciale, et permet
une attractivité à l’échelle métropolitaine. Avec l’évolution de
nos comportements et de ces espaces (proposant de plus en
plus une offre qualitative), ces derniers deviennent des
centralités indéniables. Cette attractivité est d’autant plus
importante que la commune est située au carrefour de deux
communautés d’agglomération (CA. Du Pays d’Aix, et C.A.
Agglopole Provence) et de la communauté urbaine de
Marseille, lui concède une position charnière. Située dans la
zone d’activité liée à l’étang de Berre et bénéficiant de la
proximité d’axes autoroutiers structurants, de l’aéroport
international de Marseille Provence et de plateformes
d’échanges importantes, elle constitue un pôle d’emploi majeur
du département.
Les 6 quartiers de notre secteur (Les Pins, Le Liourat, La Petite
Garrigue, Les Hermès, La Frescoule, La Tuilière) représentent
environ 60 % du territoire communal urbain, plus de 14 000
habitants (soit 38% des Vitrollais, et 36% des logements). De
surcroît, c’est entre le Centre Urbain et la zone commerciale que
se trouvent les populations les plus fragiles. Marquée par une
période récente de son histoire, la ville de Vitrolles avait tourné le
dos à ses quartiers populaires
Chapitre : Contexte Vitrollais
Contexte Vitrollais
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Chapitre : Contexte Vitrollais
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Diagnostic
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Chapitre : Contexte Vitrollais
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Avant d’envisager la moindre recomposition du secteur dans les
étapes qui suivent (plan-guide et projet de détails), il nous faut
avant tout connaitre le territoire d’étude et en saisir les
contraintes et potentialités. Pour ce faire, nous avons réalisé un
diagnostic du territoire vitrollais localisé entre le centre urbain et
le centre commercial. Ce diagnostic s’est fait de manière ciblé
sur les thématiques posées par la commande :
- La connexion des centralités
- La visibilité et lisibilité des entrées de ville et des équipements
- Les coupures et les traits d’unions par les échanges et
pratiques sociaux existants.
0Au
cours de notre diagnostic, l’ensemble de nos
analyses se sont portées à l’échelle du territoire d’étude (entre
les 2 centres), voire de la commune. Toutefois, il est à noter
qu’une attention toute particulière a été apportée aux analyses
portant sur le secteur du Liourat. Ce zoom a été délibérément
choisi par notre groupe, car nous faisons l’hypothèse que le
quartier sur lequel il porte possède une situation stratégique
entre les deux centralités mises à l’étude. Le quartier du Liourat,
à l’instar d’autres quartiers comme celui des Pins localisé plus au
Nord est également un quartier, où aucun projet
d’aménagement d’envergure n’a encore été envisagé par la
municipalité. Pourquoi le Liourat enfin ? Parce qu’il est l’un des
quartiers (situés entre les 2 centres) qui rencontrent le plus grand
nombre de difficultés économiques, sociales et structurelles non
résolues. Notre diagnostic ciblé portera donc plus finement à
l’échelle de ce quartier.
Chapitre : Contexte Vitrollais
Dans la continuité des réflexions et des propositions
apportées par les étudiants de l’Atelier Design Urbain de l’an
dernier, la municipalité de Vitrolles relance cette année une
nouvelle commande visant à « mettre en synergie les
centralités ». Cette commande se divise en 2 volets de
réflexions.
Notre groupe intervient dans la seconde commande, qui
consiste à réfléchir sur la composition d’une entrée de ville pour
relier le centre commercial « Grand Vitrolles » au centre urbain.
Ces deux polarités, qui sont aujourd’hui faiblement connectées
sont des lieux à enjeux de restructuration et de requalification.
Une recomposition du secteur devra ainsi être menée, afin
d’assurer la meilleur couture urbaine possible entre les 2 centres.
La réflexion et la réalisation de notre diagnostic territorial ciblé
s’est articulée à partir de la problématique suivante :
« Du centre commercial « Grand Vitrolles » au centre urbain,
connexion et redécouverte des identités
d’une zone urbaine aux potentiels sous exploités ».
Figure 2 Carte de situation
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
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Chapitre : Contexte Vitrollais
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Pour étudier les caractéristiques communales, il convient
d’aborder la question des dynamiques, des morphologies
urbaines et des éléments structurants du territoire.
L’urbanisation rapide de la ville a conditionnée sur le territoire
une trame parcellaire particulière, où les rythmes varient selon
les quartiers. Il sera donc intéressant d’observer et d’analyser
plus en détails les rythmes urbains que l’on rencontre entre les
deux centralités.
Il nous faudra aussi étudier les tissus urbains des quartiers, selon
leurs morphologies et leurs formes.
Enfin nous devrons étudier la gestion même de ces quartiers, en
cherchant à savoir quels sont les projets lancés par la
municipalité pour les moderniser.
Des continuités et/ou ruptures mises en évidence sur le territoire,
se dégagera ainsi le contexte d'action dans lequel nous
pourrions agir.
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
La commande qui nous a été confiée concerne un espace
spécifique, dans lequel deux centralités (centre commercial et
centre urbain) règnent sur un ensemble de quartiers isolés, dont
la création a été marquée par une succession de politiques
d’aménagement régies à l’échelle communale.
Du point de vue urbain, le territoire localisé entre le centre
urbain et le centre commercial de Vitrolles se caractérise par le
nombre important de résidences, et d’équipements que l’on
trouve disséminés à l’intérieur des quartiers. Nous verrons aussi
que Vitrolles se caractérise également par ses paysages
naturels, qui regroupent un grand nombre de parcs urbains et
d’espaces végétalisés.
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Figure 3 Panorama de Vitrolles depuis la cuesta
Les tissus urbains en rupture
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Une dynamique urbaine déterminante
Fortement marquée par les théories urbanistiques, la commune
a connu à la fois les lotissements, l’expansion autoroutière et la
logique de zonage conçu au cours des années 1970. La
commune a connu plusieurs étapes successives d’urbanisation :
Si d’abord les extensions ont suivi le village (première cité HLM
des « cités roses ») ou se sont contenter de quelques bastides, la
croissance des années 1960 s’est faite de façon plus excentrée.
C’est la construction du « village expo » du Bosquet composé
de petits pavillons – devant faire office d'"exemples" – qui
marque ce premier éloignement. Dès la fin des années 1960,
l'implantation des infrastructures autoroutières - prémices de la
ville nouvelle (A7 - 1967), commerciale (dès 1970) et industrielle
(dès 1974) - se sont faites "au milieu du vide". L'accès en voiture
est privilégié En 1970, débute la construction des quartiers des
Pins et de la Petite Garrigues ; en 1974 et 1980 apparaitront les
quartiers des Plantiers et du centre urbain (aussi dénommé
quartiers de Hermès). Entre 1980-1990 la ville et ses espaces
industriels et commerciaux ne cesseront de s'étendre dans la
partie Sud.
De facto, le développement de la commune et de la ville
nouvelle est uniforme, et on reconnait clairement ces différentes
étapes
d’urbanisation.
Ceci
a
défini
des
espaces
monofonctionnels et a créé des coupures liées aux grandes
infrastructures. Ces zones sont d’autant plus isolées qu’elles
fonctionnement parfois de façon relativement autonome.
L’ensemble présente davantage un assemblage, plutôt qu’un
tissu urbain homogène.
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 4 Carte de dynamique urbaine
Concernant notre zone d’étude qui se situe entre le centre
urbain et la zone commerciale, nous pouvons relever trois
typologies bâties différentes. Nous tâcherons de décrire en
détails quelques-uns des bâtiments les plus caractéristiques de
ces typologies, comme avec les exemples de résidences
collectives du quartier du Liourat.
L’immeuble collectif qui se situe tout le long de l’axe avenue
des Salyens - avenue Denis Padovani. La forme du bâti est
rectangulaire et standardisée. Les hauteurs sont relativement
élevées, entre le R+4 et R+6. La disposition des bâtiments en
chicane ne suit pas une logique parcellaire et crée l’effet de
fermeture des cœurs d’ilots par rapport à l’environnement
extérieur. D’autre part, les voies de desserte et les parkings
encerclent l’ensemble d’immeubles qui limitent la relation entre
les différents ilots.
Le Prévert (1986 - 126 logements – R+5)
La construction de logements sociaux a commencée par le
bâtiment Prévert. Construction dont la forme générale rappelle
vulgairement celle d’un château fort. Son entrée est mise en
scène via une esplanade en demi-cercle (Place Henri Dunant)
et l’implantation symétrique de bâtiments alignés le long du
périmètre circulaire de la place. Un passage en fond de cours,
permet d’accéder au parc Michel Colucci et d’avoir une vue
directe sur d’anciens jeux d’eau aujourd’hui laissés à l’état
d’abandon. Tout le long du front bâti donnant sur l’avenue
Padovani, des portiques cubiques construits en béton armé,
permettent une circulation piétonnière à l’abri des intempéries.
Sur la façade principale donnant sur la place H. Dunant, de
nombreux balcons en avancée offrent une terrasse d’accès à
certains logements.
Figure 5 Résidence Précert et ses douves
Le Verlaine (1987 – 66 logements – R+3/R+4)
Bâtiment construit et accolé à l’angle du bâtiment Prévert, en
suivant la rue Fernand Benoit et qui offre une continuité bâtie
jusque dans la rue Louis Pasteur. Cette résidence termine ainsi
de ceinturer le parc Michel Colucci. Ce bâtiment est construit
en 2 blocs principaux. Le premier (le plus important avec 6
cages d’escaliers) débute accolé à la résidence Prévert depuis
la rue Fernand Benoit et se prolonge le long de cette dernière,
jusqu’à faire un angle, puis continuer le long de la rue Louis
Pasteur jusqu’au passage d’accès au parc Colucci. Le second
quant à lui avec ses 3 cages d’escaliers, a une forme générale
plus linéaire et donne face à la piscine tournesol (de l’autre
côté de la rue Louis Pasteur). Les façades de la résidence
Verlaine sont identiques à celles de la résidence Prévert et
possèdent donc également des tourelles arrondies. Les gardecorps métalliques des loggias de la résidence rappellent elles
aussi l’effet des tours. Quant aux appartements en rez-dechaussée (donnant sur le parc Colucci), ils bénéficient de
jardins privatifs donnant directement sur le parc.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Des formes extravagantes, vétustes
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Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Le Rimbaud R+2 / R+4 (1987 – 53 logements)
Construction dont la particularité, est d’avoir des escaliers
extérieurs encloisonnés par des ferronneries faites de tubes
cubiques permettant d’accéder aux logements en duplex situés
aux derniers niveaux. L’ensemble se compose de deux cages
d’escaliers côté avenue D. Padovani, de trois cages d’escaliers
côté rue Fernand Benoit et d’une cage d’escaliers côté rue
Louis Pasteur.
Côté rue Fernand Benoit, il y a un porche entre la seconde et
troisième cage d’escaliers, permettant ainsi d’accéder à la
mosquée El Abani. Précisons également que la résidence
Rimbaud, fut le premier bâtiment à avoir été équipé de
panneaux solaires en toitures.
Lou Roucassié (1988 – 94 logements)
1ère partie : située de chaque côté de la rue Louis Pasteur, le
bâtiment G possède une façade avec des panneaux en béton,
ainsi qu’une façade loggia. Il possède également deux étages
de garage en sous-sol.
Située à droite de l’allée Parmentier, les bâtiments I et H on des
façades et des loggias incorporées. Ils sont indépendants avec
des accès protégés. Situés le long de la rue Pierre BLANCARD,
les bâtiments J et L, possèdent une forme générale arrondie et
ont des façades au revêtement autonettoyant, avec de grands
balcons bénéficiant de garde-corps métalliques côté route.
2ème partie : Le long de la rue Louis Pasteur, le bâtiments H est
un ensemble de 7 villas accolées avec des toitures communes,
accessibles par des escaliers côté Pasteur. Chacune de ces
villas possèdent un jardin et un garage privatif et indépendant à
l’arrière de la parcelle.
Le Ronsard – R+3 (1989 – 84 logements)
Cet ensemble est composé de deux parties symétriques
gauche et droite, séparées par la rue Pierre et Marie Curie.
Chaque partie est composée de deux bâtiments dont les
façades donnent sur la Rue Pierre et Marie Curie, et de trois
bâtiments dont les façades donnent sur la rue Padovani. On
constate que la rue Pierre et Marie Curie se prolonge
naturellement avec l’allée Parmentier, prolongée elle-même
par la rue Craponne. Côté rue Pierre et Marie Curie, la forme
des bâtiments est classique, avec des enduits autonettoyants.
Les façades bénéficient de balcons et de loggias, et des
magasins occupent les rez-de-chaussée. Les décalages
d’alignement du front bâti des bâtiments donnant sur la rue
Pierre et Marie Curie, forment une importante place (place
Marie Curie). Au départ de chaque côté de la rue, quatre
poteaux ronds (de la hauteur du rez-de-chaussée des
bâtiments) offrent un passage piéton semi-couvert. A l’arrière
des bâtiments situés à l’Ouest de la rue P. et M. Curie, on trouve
un grand garage couvert, dont la toiture vide offre une vaste
terrasse inexploitée. Quant aux façades des bâtiments de la
résidence (côté Padovani), elles disposent de grands
balcons/loggias. Au rez-de-chaussée de ces bâtiments, on
trouve là aussi de nombreux commerces et services.
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Le pavillon individuel continu et discontinu qui se disperse aux
alentours de nouveaux centres (au Sud du centre urbain et à
l’Est de la zone commerciale). Cette typologie bâtie est
caractérisée par une densité du bâti et de la population
relativement faible. Les maisons individuelles sont implantées au
milieu de parcelles arborées. Les clôtures et les murs qui les
cernent marquent la limite entre espace privé et espace public.
Les premières villas ont été construites en 1980 (impasses
Philippe De Girard, Joseph Lambot Miraval, des frères
Mongolfier) ; puis en 1983 ont été construites les villas longeant
la rue Fernand Benoit, Georges Buffon, Gaston Saporta, Louis
Pasteur et Aimé Constant ; en 1984, ce sont les villas de la rue
Adam de Craponne, Michel Andanson et rue Olivier De Serres
qui s’ajoutent. En 1985, des villas se construisent dans la rue Jean
Athen. Enfin l’année d’après en 1986, des villas se construisent le
long des Mayor de Montricher, Pierre Blancard, Gaston De
Saporta et de l’allée de la Cabro d’or.
Figure 7 Résidence Lamartine
Figure 7 Le bousquet
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Le Lamartine – R+4 (1994 – 105 logements)
L’unique bâtiment de cette résidence fut le dernier construit
dans le quartier. De forme classique, ses façades possèdent des
balcons en arrondi (côté avenue D. Padovani) et des loggias
côté parking (rue de Toulon). Il est situé dans la partie sud du
quartier du Liourat et est desservi par une contre-allée. Du côté
pignon Est, il est supporté par des piliers de grande hauteur pour
permettre le passage (en porche) de la rue Jean Jacques
Vialle, qui assure la jonction entre la rue Denis Padovani et la rue
de Toulon. Chaque logement en rez-de-chaussée (face Ouest)
possède son jardin privatif. L’ensemble du rez-de-chaussée côté
route, est occupé par des divers commerces et services
(agences de voyage, commerces, banques, restaurants,
agences d’intérim).
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Les bâtiments industriels et commerciaux, limitrophes des axes
autoroutiers, se positionnent essentiellement au Sud-Ouest de la
commune. Ils se caractérisent par des structures en blocs de
taille imposante mais de faible hauteur (R+1). Les parcelles assez
larges ne sont toutefois pas calibrées de la même manière. Au
sein des zones industrielles et commerciales de la ville, la voiture
reste omniprésente, c’est pourquoi un nombre important de
parkings y a également été aménagés dans le but d’accueillir
et de stocker les véhicules. Au sein de ces zones, on compte
peu ou pas d’aménagements dédiés aux déplacements des
modes doux, alors que la circulation piétonne au sein d’un
bâtiment commercial tel que Carrefour est favorable à la mise
en place de plusieurs galeries marchandes couvertes ou à l’air
libre.
commerciaux en question, s’effectue grâce à plusieurs escaliers
répartis le long de la terrasse commerciale.
Sur l’esplanade du Liourat (entre l’avenue Denis Padovani et la
zone commerciale de la bastide blanche), 4 grands bâtiments
commerciaux ont été construits entre 1996-1998. Ces bâtiments
desservis par une contre-allée sont dédiés à l’usage de
bureaux, services et commerces. En ce qui concerne l’offre en
stationnements, une bande de stationnements en épis a été
aménagée le long de la contre-allée qui assure la desserte des
4 bâtiments commerciaux, ainsi qu’un grand parking en pignon
(accolé au Sud du bâtiment situé le plus au Sud de l’avenue
Padovani). Au pied des façades Ouest de ces bâtiments en R+1
(côté Carrefour), de grandes terrasses revêtues de dalles en
gravillon font également office de toiture aux magasins que l’on
trouve au niveau inférieur (C&A, Laurie Luminaire, made in sport,
chaussland entre autres et Décathlon plus au Nord).
L’accès au reste de la zone commerciale de la bastide
blanche, situé à un niveau inférieur, par rapport aux 4 bâtiments
20
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 8 Zone d'activité - Vitropole
Des logements inadaptés aux structures familiales
actuelles
Figure 9 Carte des familles
monoparentales
Gestion d’un quartier « social »
Le quartier du Liourat (2 142 habitants) jouxte le quartier des
Pins. Il est bordé par les artères principales de la ville, à savoir
l’avenue Denis Padovani à l’Ouest et l’avenue de Marseille à
l’Est. Le quartier se caractérise par sa jeunesse (50% des jeunes
ont moins de 26 ans), son taux significatif de jeunes sortis du
système scolaire sans qualification et un un taux élevé de jeunes
au chômage. Dans ce quartier, où la population d’origine
sociale est plutôt modeste, le taux de chômage culmine à près
de 44%.
Dans ce quartier 48% des logements sont des logements locatifs
sociaux (2 bailleurs sociaux).
Au rez-de-chaussée des bâtiments collectifs, des commerces et
des équipements relèvent du statut de copropriété. Quant au
reste des espaces extérieurs non bâtis, leur gestion est laissée à
la municipalité.
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Au vu de la carte ci-contre (voir figure 9), on peut noter de
manière générale que plus on se situe en marge des limites
communales, plus la concentration de familles monoparentales
est inférieure à la moyenne communale. A l’inverse les quartiers
centraux de la ville, tels que les Pins et le Liourat, qui constituent
le contour des quartiers prioritaires (Cucs) possèdent une
concentration de familles monoparentales supérieure, voire très
supérieure à celles enregistrées dans les autres quartiers de la
ville.
Dans le quartier prioritaire du Liourat, il est à noter que la part de
familles monoparentales, ainsi que la part d’enfants de moins
de 6 ans est sensiblement supérieure à la moyenne communale.
Nous pouvons donc en déduire que dans ce même quartier, les
parents célibataires deviennent parent plus jeune qu’ailleurs
dans la ville.
Or lorsque l’on observe les chiffres de l’INSEE concernant les
types de logement présents sur la commune, on se rend
compte que plus de 64% des logements sont des T3/T4 et que
27% sont des T5 et plus. Au centre de la ville, au sein des
quartiers prioritaires, le parc logement de la commune reste
donc aujourd’hui a adapté d’avantage aux familles
monoparentales.
21
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Le quartier du Liourat
se situe au sud du
projet de rénovation
urbaine du quartier
des Pins. C’est un
quartier
d’habitat
social dans lequel le
« Logis Méditerranée »
est
le
bailleur
principal.
Depuis près de sept
ans,
le
Logis
Méditerranée, en lien
avec la direction de
l’habitat et de la
cohésion sociale de la
ville
de
Vitrolles,
travaille
sur
un
programme
de
réhabilitation portant
sur son patrimoine
localisé
dans
le
quartier du Liourat. La
réalisation de cette
réhabilitation globale
est aujourd’hui en
cours de réalisation.
Principes constructifs
Les logements collectifs, parfois appelés grands ensembles sont
souvent construits à moindres coûts. Dans cette optique
l’emploi et le recours à la standardisation est donc fréquent. Les
constructions se composent alors de modules superposés les uns
aux autres. Ainsi, en décomposant une des parties d’un des
bâtiments de la résidence Prévert (voir figure 10 ci-dessous), on
peut se rendre compte des principes constructifs auxquels
renvoient chacun de ses bâtiments, car ils sont tous conçus
selon le même procédé. En respectant la logique de ces
principes constructifs, il serait ainsi plus simple de recomposer
l’un des bâtiments.
Figure 10 Principes constructifs d'une douve
de la résidence Prévert
22
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
l’autoroute et la zone de Grand Vitrolles apporte une lecture
transversale de ces tracés.
Au niveau des Pins et de la bastide blanche, 3 types de trame
se dessinent : celle contrainte par les infrastructures routières ;
celle issue des aménagements de la ville nouvelle ou des
grands ensembles, ou encore de la zone d’activité et qui fut
crée de toutes pièces, sans tenir compte de l’ancien
parcellaire ; et celle issue de programmes résidentiels planifiés à
l’avance, qui possède une taille plus modeste, en tenant
généralement compte des tracés naturels.
Au niveau de notre
secteur d’étude, le
réseau parcellaire
est distribué selon
des rythmes
variables, avec des
orientations, tailles
et
formes
différentes, tantôt
rectangulaire,
rectiligne et orienté
Est/Ouest pour les
grands ensembles
et
la
zone
d’activités ; tantôt
plus courbé pour la
zone pavillonnaire.
Seul
les
axes
interurbains,
Figure 11 Trame parcellaire et bâti
Quelles ruptures divisent les deux centralités ?
Le centre urbain se caractérise par des immeubles collectifs
atteignant jusqu'à R+9, avec des rez-de-chaussée occupés par
des commerces abrités sous arcades. Le quartier Hermès,
demeure ainsi assez dense, tout en possédant une
concentration importante d’activités et services en tout genre.
Pourtant ce dernier peine encore aujourd’hui à s’affirmer en
tant que centre-ville. Cela peut s’expliquer en parti, par
l’imposant front bâti des bâtiments collectifs en R+9, que l’on
trouve à l’entrée du centre urbain et qui a pour effet
d’encloisonner et de fermer ‘‘visuellement’’ le centre urbain au
reste de la ville. La gare routière et le grand nombre d’espaces
dédiés à la circulation et au stationnement automobile, que
l’on trouve devant ce front bâti contribuent également un peu
plus à la fermeture visuelle du centre urbain et donc
indéniablement à son repli sur soi-même.
La zone commerciale se caractérise quant à elle par un vaste
et imposant espace commercial. La connexion de cet espace
au reste de la ville, se fait via l’avenue Padovani. Entre les 2,
d’immenses surfaces linaires bitumées permettent le
stationnement de milliers de véhicules. Sur le pourtour Nord et
Nord-Est de cette zone commercial, on trouve une vaste
esplanade linéaire surélevée d’un niveau, avec quelques
bâtiments commerciaux qui la domine et qui longent l’avenue
Padovani.
Il est à noter que ces deux centralités font toutes les deux l’objet
de projets visant à les restructurer, et de ce fait, seront amenées
à évoluer au cours des 10 années à venir. À l’heure
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
3 rythmes de trame structurant le territoire
23
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
d’aujourd’hui, elles offrent deux conceptions différentes du «
vivre ensemble », associé pour l’une (zone commerciale) à des
pratiques de consommation et de chalandises à l’échelle
régionale et pour l’autre à des pratiques et usages de centralité
administrative, dépourvue de liaisons directement visibles.
24
Au milieu de ces deux centralités, le quartier du Liourat semble
être l’espace de connexion et de liaison entre les deux polarités
en présence. Le dialogue entre la zone commerciale au Sud et
l’espace urbain du Liourat situé au Nord-Est reste toutefois
difficile.
En effet la relation entre les deux zones est contrainte par le
relief, puisque l’espace « urbain », constitué par l’avenue
Padovani, les résidences, et les aménités se trouvent sur un
premier plateau, alors que la zone commerciale se trouve sur un
second plateau situé plus en contre bas (voir figure 12 cicontre). Une réelle rupture de niveau caractérise donc la
frontière entre les deux zones. L’unique liaison directe entre les
deux plateaux étant assurée par deux escaliers, qui n’invitent
pas réellement le chaland à franchir cette muraille
commerciale.
permettant de desservir les innombrables parkings que compte
la zone commerciale.
Au sein du territoire urbain situé entre le centre urbain au Nord
et la zone commerciale au Sud, le dialogue apparait comme
difficile entre les différentes ‘‘pièces’’ urbaines que constituent
les quartiers, car chaque entité semble fonctionner selon un
mode de fonctionnement qui lui est propre, le rendant ainsi
imperméable aux autres. Le cas de la zone commerciale reste
tout à fait atypique, puisque tout individu peut s’y rendre et en
repartir, sans jamais à avoir à parcourir la « ville urbaine »
vitrollaise pourtant si proche.
En termes de rythmicité de la trame viaire des deux zones,
quelques différences notoires sont également à prendre en
compte. En effet, au sein du quartier du Liourat, les flux routiers
essentiellement linéaires sont axés selon une orientation
générale Nord-Ouest/Sud-Est. Selon cette même orientation,
l’axe Salyens/Padovani concentre naturellement l’essentiel des
flux routiers du quartier du Liourat.
A l’opposé et sur de plus petites surfaces, l’espace commercial
est traversé par d’avantage de mouvements transversaux,
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 12 Zone de ruptures
Nous pourrons y revenir dans les ambiances, mais Vitrolles est
associée à la zone commerciale ou à ses grands ensembles. Les
entrées de ville débouchent pour la plupart sur des paysages
caractérisés par de longues masses monolithiques étirées. Elles
fonctionnent comme des portes d’entrée qui débouchent sur
une zone unique. Les entrées de ville sont essentiellement
façonnées pour garantir un accès rapide aux zones
commerciales et aux grands ensembles – sans qu’il y ait
forcément une qualité de conception. Elles manquent de
repères visibles pourtant essentiel, à la parfaite perception du
territoire devant être faite par les visiteurs de passage.
Une ville engagée dans plusieurs projets
La commune conduit depuis quelques années des projets,
concernant l’ensemble de la ville, notamment les secteurs des
Pins, du Liourat et indirectement de la zone commerciale.
Si l’on reprend les grands principes d’aménagement de
l’ensemble du quartier des Pins, voici ce qui a été définit :
- Ouvrir et décloisonner le quartier (requalification de l’avenue
des Salyens ; hiérarchisation des espaces publics ; création d’un
maillage viaire interne ; amélioration des accès et liaisons aux
quartiers environnants ; création de nouvelles entrées dans le
quartier) ;
- Démolir, reconstruire ou réhabiliter l’offre en logement sur site
et hors site ;
- Assurer une mixité sociale à l’échelle du quartier (diversifier les
typologies de logement, développer de nouvelles prestations
de logement, diversifier les typologies architecturales) ;
- Introduire de la mixité urbaine dans le quartier ;
- Clarifier les statuts et reconquérir des espaces indéfinis
(réorganisation des stationnements, qualification des espaces
extérieurs) ;
- Renforcer la centralité du quartier (implantation de 2 000 m²
de bureaux pour les services municipaux ; réhabilitation de
certains des équipements publics qui sont actuellement
dégradés et obsolètes ; attribution d’une nouvelle emprise
dédiée au marché ; requalification du centre commercial des
Pins).
Figure 13 Photos de deux des entrées de ville offertes depuis l’autoroute A55 (Google Street)
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Une entrée de ville marquée par le paysage
25
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 14 Multiplexe "Studio Lumière" (C+T architectes)
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Figure 15 Rénovation urbaine des Pins (Gautier+Conquet)
26
Le quartier des Pins constitue une première étape du projet de
requalification du centre urbain et de ses environs. Il s’inscrit
d’ores et déjà dans un réel projet urbain et dans une stratégie
urbaine globale et durable visant à la reconquête des quartiers
localisés entre le centre urbain et le centre commercial. Un
souci particulier est apporté à l’association et à la bonne
coordination d’action des bailleurs et autres maîtres d’ouvrage.
-
Mais cette requalification se trouve au cœur de plusieurs autres
projets :
- Le projet de résidence sociale du Logis Méditerranée sur le
terrain de la villa Mercadier (prévu en 2013), doit résoudre
l’implantation du foyer jeunes travailleurs ;
- Le projet du cinéma multiplexe devant démarré en mars
2014 (voirie, assainissement, réseaux et équipements).
- Le déménagement de pôle emploi dans la zone industrielle
de Vitrolles en 2013, ainsi que la fermeture potentielle de la
caisse primaire de sécurité sociale.
- Les possibilités de développement de la zone commerciale
sur les espaces de stationnement situés entre castorama,
décathlon et le vélodrome...
-
-
La requalification de l’avenue des Salyens (mise en chantier
entre 2012 et 2015, au droit du quartier des pins) et de
Marseille (mise en chantier dans le cours de l’année 2013,
avec réalisation d’un futur bassin de rétention d’eau dans le
square Marguerite de Provence) ;
L’aménagement du nouveau giratoire au niveau de la rue
Antoine Biancardini (2013), pour permettre une fluidité
d’accès au cinéma et aux pôles commerciaux ;
Le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS, 2012-2015),
qui devrait se poursuivre sur l’avenue Denis Padovani.
Derniers éléments, les projets qui relèvent de la circulation et du
transport :
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Conclusion de partie
Le territoire vitrollais est caractérisé par sa politique
d’aménagement sur les grands ensembles, façonnant à la fois
la morphologie, la typologie bâtie et les trames urbaines. La vie
urbaine, le paysage et les entrées de ville sont marquées par
cela – créant des coupures. Toutefois, ce parc de logements
essentiellement géré par des bailleurs sociaux mérite une
réflexion poussée en termes d’aménagement ; et reste un
support idéal pour une recomposition urbaine. Sur le plan
urbain, on observe au final deux séquences, l’une avec
l’avenue des Salyens des grands ensembles, et l’autre avec
l’avenue Padovani des opérations ponctuelles.
27
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Un territoire aux fonctions multiples
Un territoire modelé aux usages de la pratique
automobile
Hiérarchie et typologie des voies
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
De par sa position stratégique située à des distances-temps
presque similaires (environ 20 minutes) des 2 grandes métropoles
du département, à savoir Aix-en-Provence et Marseille, et grâce
à son développement urbain rapide depuis les années 1950,
Vitrolles possède un réseau routier particulièrement développé
et dense.
Du fait des deux caractéristiques physiques auquel est
contraint le territoire vitrollais, le réseau routier de la ville s’est
essentiellement développé sur un axe Nord/Sud. En effet
l’essentiel du territoire urbain de Vitrolles est enclavé entre le
massif de l’Arbois à l’Est et l’étang de Berre. C’est pourquoi, Sur
la moitié de la limite Ouest du territoire vitrollais (en bordure de
l’étang de Berre), l’essentiel du développement économique
de la ville s’est fait sur une étroite bande de territoire (environ 2
km). Ce développement économique a eu pour conséquence
directe, le développement d’un réseau routier assez étiré et
resserré dans un axe Nord/Sud.
En termes de trafic, le déplacement routier entre Vitrolles et
Marseille (du Nord au Sud-Est) est assez rapide (environ 20
minutes) et nombreuses sont les possibilités d’itinéraires à
emprunter en cas de congestion. En effet, pas moins de 5 voies
routières permettent l’accès à la ville phocéenne. Les voies les
plus empruntées et les plus rapides restant bien sûr les 2
autoroutes A7 (Lyon/Marseille) et A55 (Martigues/Marseille),
suivie de la nationale N113 et des deux départementales D5 et
D543.
A l’opposé Aix-en-Provence, la commune mère de la
communauté d’agglomération de la CPA (Communauté du
Pays d’Aix-en-Provence), à laquelle appartient la ville de
Vitrolles n’est desservie que par la seule départementale D9.
Cette voie qui traverse la commune vitrollaise à la limite Sud de
son territoire, possède un trafic routier assez dense, surtout
durant les heures de pointe. C’est pourquoi la durée du trajet
entre Vitrolles et Aix-en-Provence est assez variable, mais reste
généralement plus longue que celle nécessaire pour rallier
Figure 16 Carte du réseau
28
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Vitrolles a également la chance d’avoir en marge de son
territoire, deux des plus grands équipements de transports
régionaux. En effet, depuis le centre urbain de Vitrolles, la gare
TGV de l’Arbois et l’aéroport Marseille Provence, sont tous deux
accessibles en moins de 10 minutes en voiture. Leur accès se
faisant par la voie départementale D9, la densité de cette
dernière déjà forte, n’en est encore qu’agrandie.
En ce qui concerne l’accès aux communes environnantes
directes, telles que Rognac, Marignane ou Les Pennes Mirabeau
par exemple, il se fait par les voies régionales (voir figure 16),
orientées Nord/Sud et resserrées entre l’étang de berre et le
massif de l’Arbois.
Quant aux voies de desserte locale, bien qu’elles soient assez
nombreuses et ramifiées sur la bande de territoire resserrée
entre le massif de l’Arbois et l’étang de berre, elles se finissent
souvent en « cul-de-sac ». Ce sont ces mêmes voies qui
desservent l’ensemble des quartiers résidentiels de la ville, et qui
par leurs terminaisons en « cul de sac », participent à
l’enclavement de certains quartiers collectifs.
La connexion de ces voies de desserte locale au reste du
réseau routier de la ville, se fait par les voies principales (voir
figure 17). Ces voies principales sont quant à elle peu
nombreuses entre les différents centres de la ville. Ainsi
remarque-t-on que les liaisons routières directes entre le centre
historique de la ville et son centre urbain, ou entre le centre
urbain et la zone commerciale, se cloisonnent à deux uniques
artères longitudinales et parallèles, orientées toutes deux sur un
axe Nord-Nord-Ouest/Sud-Sud-Est. La première de ces 2 artères
(la plus à l’Ouest) va de l’avenue mère Theresa à l’avenue
Denis Padovani, tandis que la seconde part de l’avenue Vital
Rouard et se finit sur l’avenue de Marseille. En heures de pointe,
ces 2 artères souffrent ainsi d’une surcharge de trafic, au
moment où les nombreux résidents des quartiers résidentiels se
rendent à leur travail.
Figure 17 Carte de détails du réseau viaire vitrollais
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Marseille, située pourtant à presque égale distance que la ville
d’Aix depuis Vitrolles.
29
Vitrolles possède un réseau viaire dense et varié. Cependant les
contraintes physiques et le manque d’embranchements entre
les différents échelons du réseau routier vitrollais pénalisent, in
fine, la bonne dissolution et répartition du trafic routier aux
heures de pointe. Cela a pour incidence des engorgements
réguliers du trafic routier, pouvant aller jusqu’à cristalliser par
moment le flux routier dans les différents centres de la ville.
On constate également que certains quartiers résidentiels de la
ville situés au Nord-Est du territoire, ou ceux situés à proximité de
la gare TER les Aymards, semblent être moins bien reliés au
centre-ville, puisque la faible fréquence des lignes de TC
(Transports en Commun) desservant ces quartiers ne correspond
pas aux besoins réels des usagers. Ainsi les habitants de ces
quartiers seront-ils d’avantage tentés encore de privilégier leurs
déplacements quotidiens en voiture.
Les déplacements : un juste milieu à trouver entre les
différents modes
Localisé à l’entrée du centre urbain et à proximité immédiate
de plusieurs établissements scolaires (lycée Mendes-France,
collège Henri Bosco et groupe scolaire Prairial), la gare routière
J. Dupas situé au Nord du rond-point de la pierre plantée
demeure souvent encombrée. D’autant que l'omniprésence de
la voiture assurée par le nombre important de places de
stationnement sur la zone apporte certaines nuisances en
termes de pollution, d'embouteillage et d'insécurité.
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
A Vitrolles les transports en commun pallient à la surcharge des
flux routiers à laquelle doit faire face la ville sur son réseau
routier, en diversifiant les modes de déplacements et en tentant
de diviser la masse d’usagers
30
Des réseaux de transports en commun imbriqués mais mal
interconnectés :
Il existe plusieurs types de ligne de bus qui desservent le
territoire vitrollais : des lignes intra-communales (5 lignes), des
lignes intégrant Vitrolles dans son contexte proche (3 lignes +
Navettes Aéroport/TGV) et d'autres reliant la ville aux
métropoles ou pôles environnants (7 lignes). L’offre en transports
en commun semble relativement adaptée en termes de
fréquences, mais présente des défauts structurels puisque les
lignes de trajet sont souvent similaires et parallèles selon un axe
Nord-Ouest/Sud-Est. On note parfois, qu'en plus des horaires très
variables, les temps de parcours peuvent souvent dépasser
l’heure lorsqu’ils nécessitent d’emprunter les axes autoroutiers
aux heures de pointe [8h30-10h / 17h-19h].
Enfin les axes majeurs de
D. Padovani et avenue
déplacement des modes
qui est fait le long de ces
de la circulation routière.
la ville (avenue de Marseille, avenue
des Salyens) n’encouragent pas le
doux, puisque le partage de la voirie
axes est majoritairement fait au profit
Contrairement à la Gare TGV d’Aix-en-Provence, le réseau ferré
de proximité (gare TER de Vitrolles les Aymards) peine à attirer
les usagers quotidiens (autres que les employés d’Eurocopter) et
cela malgré ses 2 millions d’utilisateurs annuels. En effet les
objectifs stratégiques du réseau de transports en commun de
Vitrolles tendent à développer en priorité les liaisons régionales,
plutôt que locales, en reliant notamment la commune aux
différents pôles régionaux. Alors que 12 minutes suffisent pour
relier la gare SNCF Marseille Saint-Charles, depuis la gare TER de
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Vitrolles, il faut compter entre 10 à 20 minutes en bus pour
rejoindre cette dernière depuis la gare routière J. Dupas située
pourtant à peine à 1 km à vol d’oiseau.
de charges, ainsi que par la multiplicité des réseaux en TC
indépendants, qui sont encore trop peu interconnectés les uns
aux autres.
L’apport d’une nouvelle offre avec le BHNS (bus à haut niveau
de service) :
Figure 18 Carte des Réseaux de transports
De manière générale l’efficacité des réseaux de transports en
commun permettant de relier Vitrolles aux métropoles
environnantes est affaibli par le nombre important de ruptures
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
En matière de déplacements, les objectifs du PLU (en cours
d’élaboration) sont de renforcer la place des transports en
commun, par le biais de la réalisation d’une ligne BHNS et
l’amélioration des conditions nécessaires à un fonctionnement
renforcé de la gare VAMP (Vitrolles Aéroport Marseille
Provence). Dans cet objectif, un projet de connexion entre la
gare VAMP, l’aéroport Marseille Provence et le centre urbain a
été lancé, avec l’implantation d’un VAL (véhicule automatique
léger), ou d’un métro-câble à l'horizon 2015-2016.
31
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Des modes doux présents, qui ne demandent qu’à se
développer :
32
Figure 19 Carte des Cheminements piétons
Comme abordé précédemment, le réseau routier est peu
adapté aux modes de déplacement doux, car il privilégie
presque quasi-exclusivement la circulation automobile. Ainsi les
trottoirs, lorsqu’ils ne sont pas tout simplement absents,
demeurent assez étroits et ne possèdent aucune signalisation
propre, ou traitement au sol particulier, qui les distinguent du
reste de la voirie (hors mis les simples bordures surélevées). La
vitesse élevée et le nombre important de places de
stationnement qui occupent les bords les axes principaux, ainsi
que le faible traitement esthétique apporté aux trottoirs, sont
autant d’arguments qui n’invitent à la circulation et à la
déambulation des piétons. Pourtant un grand nombre de
cheminements banalisés ou non traversent les îlots en leur
centre (voir figure 19), via les parcs et espaces verts interstitiels,
afin que les habitants puissent relier les nombreux équipements
publics disséminés au sein des quartiers de la ville. Il n’est donc
pas rare de voir les habitants des quartiers de la ville nouvelle se
rendre jusqu’au centre urbain ou commercial à pied.
Au cours de nos visites et à partir de nos observations, nous
avons constaté une sous-représentation, voir une absence
complète des pistes cyclables et de la présence de cyclistes.
Toutefois il est à noter, qu’avec le futur réaménagement de
l’avenue des Salyens et de Marseille, la municipalité envisage
l’implantation de pistes cyclables délimitées.
Les faiblesses des réseaux en TC, additionnés à l’inconfort et à
la surcharge de ces derniers durant les heures de pointe, sont
autant d’éléments qui favorisent l’utilisation des transports privés
et l’omniprésence de l’automobile sur à l’échelle de la
commune. Plus finement à l’échelle des quartiers, les habitants
n’hésitent pas à librement circuler à pied au milieu des espaces
interstitiels non bâtis, créant un véritable réseau ‘‘sauvage’’ de
cheminements, qui connectent les nombreux équipements
publics disséminés dans le territoire.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Possédant un réseau routier varié et qui supporte d’importants
flux, Vitrolles a dû également adapter et diversifier son territoire,
pour que celui-ci puisse contenir et stocker le plus grand
nombre possible de véhicules automobiles.
A Vitrolles, le paysage urbain a été indéniablement
structuré par et pour l’automobile, qui reste omniprésente sur le
territoire. Cette présence se voit non seulement au vu de
l’important trafic dilue sur le réseau routier allongé du NordOuest au Sud-Est, mais également au vu des nombreux espaces
non bâtis en plein air dédiés à la monofonction de
stationnement des voitures. Après une étude approfondie de la
question du stationnement à Vitrolles, il en ressort qu’une
véritable typologie du stationnement existe, où plusieurs
échelons de stationnement sont identifiables au sein du territoire
urbain vitrollais.
tout genre que l’on trouve en plein air (privés, publics,
matérialisés ou non, sauvages ou non) à l’échelle intra-quartier.
Ces espaces sont soit dédiés aux résidents des quartiers, afin
qu’ils puissent garer leur voiture au plus près de leur logement,
soit dédiés à assurer le stationnement des personnes se rendant
à un équipement public de quartier. La surreprésentation de ce
dernier échelon de stationnement, s’explique en partie par le
fait que bon nombre des parkings privatifs situés en sous-sol des
immeubles résidentiels ont dû être condamnés et fermés, pour
cause de malfaçons, d’insécurité et de non-conformité.
Vitrolles a fait le choix délibéré de privilégier au sein de son
territoire la circulation automobile. Pour se faire la ville a
consenti à sacrifier de vastes surfaces à l’attribution monoexclusive du stationnement automobile et cela à toutes les
échelles de la commune.
Le plus grand échelon en termes de stationnement automobile
est représenté par les parcs automobiles publics et privés, qui
sont présents aux abords des centres de la commune, ou qui
appartiennent aux grandes infrastructures commerciales
(Casino, Carrefour, Gamm Vert, etc.).
Le second échelon de stationnement est constitué par les
multiples rangées de places de stationnement, que l’on trouve
le long des axes principaux. Ces rangées de stationnements
permettent notamment de profiter des nombreux services et
commerces proposés le long des artères urbaines de la ville.
Enfin le dernier échelon remarquable de stationnement est
composé par les innombrables espaces de stationnement en
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Une offre en stationnements importante et diversifiée
33
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Une trame viaire en continuelle évolution
Dans l’objectif d’améliorer et d’adapter la trame viaire
existante, aux modes de déplacements doux, la municipalité
de Vitrolles a engagé des travaux visant à la requalification des
2 plus importantes voies qui assurent la connexion du centre
urbain.
Requalification de l'avenue de Marseille :
L’opération visant à requalifier l’intégralité de l’avenue est
constituée de l’emprise de la voie actuelle et de ses
déplacements (fossé, bas-côté) depuis le rond-point de la
bastide blanche jusqu’à l’avenue Jean Moulin. Pas moins de
deux phases de travaux (démarrant cette année même) seront
normalement nécessaires pour mener à terme cette opération
de requalification. La première phase portant sur l’ouvrage de
rétention devrait être achevée d’ici 2014, alors que la seconde
phase portant sur les réseaux et la voirie s’achèvera d’ici 2016.
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
L’opération d’aménagement de l’avenue de Marseille et des
bassins de rétention des eaux pluviales doit in fine permettre :
34
Figure 20 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille
La ville de Vitrolles a décidé d’effectuer des travaux
d’aménagement de l’avenue de Marseille, axe structurant du
réseau viaire de la commune reliant la zone commerciale au
village historique. Cette voie départementale (RD 55F) longue
de 2 600 m n’a depuis 1900 (date à laquelle elle apparait sur les
cartes de l’état-major), jamais fait l’objet d’aménagement
adapté à sa situation urbaine, à l’exception du tronçon central
de 550 m en 2005. Le reste de la voie est constitué de deux
voies de circulation, de bas-côtés non revêtus avec un fossé
d’évacuation des eaux de pluviales et d’un éclairage
fonctionnel.
- Création d’une voie urbaine sécuritaire, incitant les usagers à
réduire leur vitesse. La restructuration et l’embellissement de
l'avenue, passera notamment par la création de trottoirs et
cheminements piéton sécurisés accessibles aux PMR, de
voies cyclables identifiées, d’espaces de stationnement,
d’espaces verts, d’éclairage public et de voies de
circulation ;
- Gestion des eaux pluviales sur voirie avec pour objectif, la
disparition des phénomènes d’inondations dus au
ruissellement de ces eaux chez les riverains (création d'un
réseau d'évacuation des eaux pluviales sous l'avenue de
Marseille) ;
- Création d’ouvrages de rétention des eaux pluviales à
vocation hydraulique et paysagère (création de bassins de
rétention et réseaux associés sur le bassin versant de
l'avenue).
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
A noter que dans le cadre de ce projet de rénovation urbaine,
le marché du quartier des Pins, qui joue un rôle essentiel pour la
vie de quartier, sera également repensé. Ainsi dans le souci de
redonner la voie aux automobilistes, qui était jusqu’ici
impraticable chaque vendredi matin, une place publique
réservée au marché, entre l'avenue des Salyens et l'immeuble
du Romarin, devrait voir le jour.
Figure 21 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue Marseille
De février 2012 jusqu’à mai 2015, une métamorphose
complète de l'artère principale de la ville sera réalisée au terme
de 3 phases. Cette métamorphose devra permettre à terme de
« gommer définitivement ‘‘l’effet d'autoroute" », de l’avenue et
permettre aux vitrollais de se réapproprier l’espace, tout en
améliorant la sécurité routière de la voie. La requalification de
l’avenue s’inscrit d’ailleurs dans le cadre du projet de
rénovation urbaine (PRU) de la ville.
La requalification des 2 artères qui assurent la connexion entre
le centre urbain et le centre commercial, permettront à terme
la redistribution de l’espace public entre les différents modes de
déplacements, ainsi que d’assurer l’adaptabilité des voies
principales aux principes d’aménagement prescris par le
développement durable.
Concrètement, la modernisation de l'avenue des Salyens passe
par sa transformation en "deux fois une voie" au lieu de deux fois
deux voies actuellement. Elle sera également aménagée avec
des espaces verts et de larges trottoirs pouvant accueillir à la
fois les piétons et les pistes cyclables. De nouvelles voies
réservées aux transports en commun seront également
aménagées, là où il en existe actuellement aucune. Enfin un
nouvel éclairage et un nouveau mobilier urbain, de couleur
blanche (devant rappeler l’implantation à venir de la future
médiathèque également blanche), viendra achever et
compléter la requalification de l’avenue des Salyens.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Peau neuve pour l’avenue des Salyens :
35
Des aménités aux fonctionnements spécifiques
Des équipements peu visibles
Vitrolles possède un nombre important d’équipements publics
et privés sur son territoire. Pourtant bien qu’ils soient répartis de
manière assez homogène entre le centre urbain et le centre
commercial, ils restent peu visibles à l’échelle du piéton et donc
peu identifiables pour les personnes non résidentes à Vitrolles.
Au niveau du centre urbain, on constate qu’aucun indicateur
ne nous guide, ou nous informe des équipements présents. Au
niveau de l’interface visuelle du centre urbain, un imposant
front bâti (appartenant à plusieurs bâtiments collectifs en R+9)
empêche le piéton d’identifier clairement et distinctement le
centre urbain en arrière-plan (voir figure 23 ci-dessous). On a
donc du mal à savoir que nous nous trouvons dans le centre
urbain de Vitrolles et donc dans l’une de ses centralités.
Si bien que la myriade d’équipements que l’on peut y trouver
nous est cachée, de par le manque d’indications. Il est alors
difficile de se sentir dans un centre-ville.
Quant aux nombreux parkings placés au-devant de cet
imposant front bâti, placé lui-même au-devant du centre
urbain, ils contribuent également à la non visibilité de ce
dernier. Mise à part par nécessité, rien pour l’instant n’invite
donc le piéton à pénétrer dans ce centre urbain qui semble
enfermé sur lui-même.
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
36
Un centre urbain peu mis en valeur :
Figure 23 Panorama de la Pierre Plantée
Figure 22 Carte des équipements
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
front bâti bâtiment d’habitat collectif à la forme grossière de
château-fort (voir figure 24), qui appartient à la résidence
Prévert. Ce bâtiment, aux volumes cubiques et imposants, tels
que d’autres bâtiments collectifs du quartier en possèdent
(résidence Lamartine, Rimbaud, Verlaine et Ronsard entres
autres) offre au piéton (depuis l’avenue Padovani) une
impression étriquée, se terminant par un effet ‘‘entonnoir’’ à la
limite Nord de l’avenue Padovani.
Quant au centre culturel Georges Sand, il mériterait d’être
rénové car en l’état actuel des choses, cet équipement culturel
n’invite pas réellement les passants à en franchir la porte.
Enfin le square Marguerite de Provence mériterait d’être mieux
entretenu et attirerait d’avantage de visiteurs, à condition d’en
améliorer la connexion avec le quartier environnant et de
bénéficier de meilleurs aménagements à destination de tous les
âges.
À Vitrolles, le nombre important d’équipements publics et la
centralité théorique qu’est censée représentée le centre urbain,
ne suffisent pas à eux seuls, à rendre parfaitement lisible
l’ensemble du territoire. En effet, la mauvaise visibilité de ces
derniers et leur faible connexion avec le tissu urbain
environnant, ne rendent pas correctement lisible l’ensemble du
territoire vitrollais.
Figure 24 Panorama de la Résidence Prévert
Quant à la Place H. Dunant, le square M. Colucci et les
quelques équipements localisés en marge du quartier du
Liourat, ils se retrouvent totalement dissimulés par l’imposant
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
De nombreux équipements publics localisés sur le reste du
territoire vitrollais (voir figure 22) souffrent également d’un
manque de visibilité directe. En effet, bon nombre d’entre eux
sont soit peu mis en évidence (manque de panneaux
d’affichage), soit difficile à localiser au milieu du tissu urbain
bâti, soit semblent peu attractifs et n’invitent donc pas les
personnes à s’y rendre.
Ainsi, la piscine tournesol de la ville reste assez difficile à localiser
au beau milieu du tissu urbain bâti du quartier du Liourat.
D’autant que le groupe scolaire L. Aubrac et le square
Marguerite de Provence, en cachent la vue directe que les
automobilistes et les piétons pourraient en avoir depuis l’avenue
Jean-Etienne Constant. Ainsi la seule manière pour un visiteur de
visualiser cette piscine tournesol est de s’engager directement
dans la rue Louis Pasteur, faute de quoi il est impossible de la
trouver.
37
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Une offre commerciale à 2 échelles
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Avec une importante zone commerciale au Sud de son territoire
et un grand nombre de commerces de proximité au sein de ses
quartiers, Vitrolles possède une offre commerciale relativement
développée. Pourtant la connexion entre les grandes enseignes
(localisées dans la zone commerciale) et les petits commerces
a du mal à s’opérer, en raison des différences de taille et de la
zone de chalandise auxquels ils renvoient.
38
Figure 25 Carte détails des commerces du Liourat
Dans le quartier du Liourat, on trouve de nombreux commerces
et services publics ou privés (voir figure 25). Ces commerces et
services (pour la plupart de proximité), occupent le plus souvent
le rez-de-chaussée des résidences collectives que l’on trouve
de part et d’autre de l’avenue Padovani. Les fronts bâtis
linéaires de ces résidences contribuent à une certaine
continuité commerciale le long de l’avenue Padovani. Ainsi les
nombreux résidents du quartier du Liourat et des quartiers
environnants ont avec cette avenue commerçante la possibilité
d’effectuer la presque quasi-totalité de leurs courses. Par la
même le nombre important de services publics (commissariat,
caisse d’assurance maladie, pôle emploi, entre autres) localisés
le long de cette même avenue, permettent également aux
usagers de la zone, d’effectuer la plupart de leurs démarches
administratives.
Il est à noter l’importante part représentative (pas moins de 7)
des agences de recrutement et d’intérim que l’on trouve sur
l’avenue Padovani. Cela témoigne directement de la difficulté
d’accès à l’emploi pour une part importante des jeunes du
quartier.
Du point de vue structurel, les nombreux commerces et services
présents le long de l’avenue Padovani souffrent d’un manque
de continuité visuelle au niveau de leurs devantures, lorsque
l’on passe d’une résidence à l’autre. Ainsi les formes, styles,
dimensions et hauteurs de devantures de magasins se trouvant
en rez-de-chaussée, ne cesse de varier selon la résidence.
Enfin on constate qu’au Sud de l’avenue Padovani (côté
Ouest), les 4 bâtiments commerciaux qui possèdent une terrasse
donnant directement sur la zone commerciale de la bastide
blanche, tentent de mélanger quelques enseignes nationales à
des commerces de proximité. Il est toutefois dommage de voir
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
que les terrasses commerciales qu’on trouve à l’arrière de ces
bâtiments, restent inoccupées et inexploitées. Ces terrasses
demeurent ainsi désertes de monde, alors que leur
positionnement entre zone commerciale et quartiers résidentiels
est des plus favorables, sans compter la vue panoramique
qu’elles offrent sur l’étang de berre et les collines du massif de
l’étoile au Sud.
Projets et dynamiques entre le centre urbain et le
centre commercial
Afin de moderniser et de rendre plus attractif la portion de
territoire située entre le centre urbain et le centre commercial,
la municipalité
vitrollaise, a engagé et engage plusieurs
aménagements en termes d’équipements publics et privés.
Bien que spatialement accolés, 2 espaces commerciaux, de
taille et d’échelle de fonctionnements différents se partagent le
territoire situé entre la zone commerciale et le centre urbain.
Ainsi 2 mondes commerciaux coexistent l’un à côté de l’autre,
de manière presque totalement indépendante et imperméable
à l’autre. Cette imperméabilité est d’autant plus renforcée, par
la différence de niveau topographique qui existe entre les 2.
Figure 26 Perspective de la Médiathèque Jean-Pierre Lott
La future Médiathèque de Vitrolles dont le chantier devrait
démarrer au cours de l’année 2014, aura pour vocation d’offrir
au public un espace de 2500m2. Située en bordure de l'avenue
des Salyens et au cœur du quartier des Pins qui bénéficie d'un
projet de rénovation urbaine (PRU), elle a pour vocation de
devenir un lieu de vie phare de Vitrolles, permettant rencontres
et échanges, autour du partage et de la transmission de
connaissances. Dans cet objectif de réalisation, elle a été
pensée comme un pôle de culture et d'animation, à
l’infrastructure de pointe. En plus de l’intégration de la
cybermaison et de la ludothèque déjà existantes, de nouveaux
espaces lecture, multimédia et de presse verront le jour. Elle
disposera également d’un espace de lecture adapté aux
malvoyants, ainsi que d’un auditorium et d’une salle
d'exposition. Enfin elle proposera de nombreux services en ligne,
comme la consultation du catalogue ou de documents
numérisés, la réservation à distance et la discothèque
numérique.
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
La Médiathèque :
39
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Le quartier des Pins, au cœur du PRU :
Recomposer le quartier
Le quartier des Pins, édifié sur une courte période (1971 – 1974),
se caractérise par un urbanisme de tours et de barres orientées
globalement Nord/Sud et agencées sur de vastes parcelles, sur
un ensemble de 13 hectares.
Situé sur la principale artère de la ville, l'avenue des Salyens, ce
quartier fédère les différents quartiers du Nord au Sud, en
particulier les différentes centralités (le centre urbain
administratif et le centre commercial).
Constitué de manière exclusive d’habitat social, ce quartier
regroupe près de 1205 logements sociaux (soit un quart des
logements sociaux vitrollais répartis sur une surface totale de 13
ha), répartis entre les 3 bailleurs que sont LOGIREM (206
logements), Famille et Provence (125 logements) et 13 Habitat
(875 logements).
Ce quartier est composé de divers équipements publics et
commerciaux (2 groupes scolaires, un équipement socioadministratif regroupant les différents services de la ville de
Vitrolles, un équipement sportif, un gymnase et un centre
commercial).
Le Projet de Rénovation Urbaine comprend également la
modernisation de l'avenue des Salyens, la construction de
nouvelles rues et de nouveaux espaces verts, la démolition de
certains bâtiments et la reconstruction de nouveaux logements.
Il prévoit l’implantation de bureaux et de commerces (pour
proposer de nouveaux locaux aux commerces existants tels que
le centre commercial, la boulangerie et le centre médical).
Le PRU devra aussi permettre le maintien du marché au sein du
quartier des Pins. Pour ce faire, une place publique lui sera
dédiée, puisque pour l’heure il se déroule (tous les vendredis
matin) à même sur l'avenue des Salyens, bloquant ainsi la libre
circulation routière.
Enfin le PRU devra favoriser la réintroduction de services publics
au cœur du quartier des Pins. Dans ce cadre la municipalité a
installé dès 2004, des services de proximité au cœur du quartier
(bâtiment le Romarin), regroupant ainsi différents services de la
Ville de Vitrolles (Direction Générale de l'Enfance, la Maison des
Associations, Direction Habitat et Cohésion sociale, École
Municipale d'Arts Plastiques), ainsi que le centre social de l'AVES.
Aujourd’hui, un projet de rénovation urbaine (PRU) vise à en
améliorer la qualité de vie, en conciliant logement, circulation,
économie et développement durable.
Le projet global prévoit la réhabilitation du parc habitat, la
construction d'un parc de logements nouveaux et la
favorisation du parcours résidentiel des habitants dans le cadre
du relogement (614 logements locatifs sociaux réhabilités, 286
logements neufs et 132 logements démolis). Le parc habitat
nouvellement créé intégrera les principes du développement
durable pour une meilleure qualité de vie.
40
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Afin d’inscrire ses projets d’aménagement de la manière la plus
durable et adaptée aux utilisateurs du territoire situé entre le
centre urbain et le centre commercial, les projets
d’aménagement actuellement en cours et ceux qui seront
lancés sous peu par la municipalité vitrollaise, s’inscrivent
dorénavant dans un contexte de développement durable.
Chapitre : Un territoire aux fonctions multiples
Figure 27 Projet de rénovation urbaine du Pins
41
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Cadre naturel et espaces de vie
Espace naturel à grande échelle : marqueurs du
paysage
Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie
La ville de Vitrolles possède des unités paysagères à grande
échelle comme le plateau de l’Arbois et l’étang de Berre, qui
sont des marqueurs paysagers importants :
42
Le plateau de l’Arbois : désigné en tant que site Natura 2000 par
un arrêté du premier ministre en 2003, une partie de ce plateau
présente une richesse biologique importante, ce qui en fait une
zone protégée. De nombreuses espèces d’oiseaux sont
également inscrites dans la directive « oiseaux ».
Notre première impression en rentrant pour la première fois à
Vitrolles est la vue que l’on a depuis l’autoroute sur la
majestueuse barre rocheuse qui surplombe le territoire. Depuis
la ville même, on peut l’entre apercevoir de temps à autre, à
travers les nombreux fronts bâtis. Lorsqu’on aperçoit cette
cuesta géomorphologique, on a à la fois un sentiment d’être
proche de la nature tout en réalisant que nous sommes en plein
milieu urbain. Bien que cette masse rocheuse semble proche de
la ville, elle reste peu accessible depuis la ville, puisque l’accès
au sommet de son plateau est rendu difficile et limité du fait de
l’important dénivelé qu’il nous emprunter (variation de 80
mètres sur une courte distance à cause de la paroi verticale).
L’étang de Berre : malgré de lourds aménagements sur ses rives,
dédiées aux raffineries de pétrole et à l’aéroport, l’étang de
Berre possède quelques richesses naturelles insoupçonnées,
telles que la diversité de ses 250 espèces d’oiseaux sédentaires
ou migrateurs, ou ses salines désignées zone de protection
spéciale dans le réseau Natura 2000 en 2003.
Figure 29 Etang de Berre vue du plateau de l’Arbois
D’autre part, grâce à son plan d’eau stable et à son climat à la
fois venté et ensoleillé, l’étang de Berre est connu comme étant
un lieu propice aux pratiques et activités nautiques.
Vitrolles est ainsi la seule commune de la Communauté du Pays
d’Aix à posséder une interface directe avec l’étang de Berre.
Toutefois, la plage des Marettes de Vitrolles est un espace
Figure 28 Plateau de l’Arbois vue depuis la toiture du Décathlon
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Espaces verts inter-quartier : lieux de connexion
voués à la rencontre
À Vitrolles, la nature omniprésente se retrouve d’abord dans les
noms de quartier de la ville (Les Vignes, les Pins, la PetiteGarrigue, etc.). D’autre part, le secteur d’étude de la
commande possède de nombreux espaces verts entretenus : le
square Saint-Exupéry, le parc des 3 mares, le square de la
pinède et le square Marguerite de Provence. Ces espaces verts
sont conçus comme des lieux d’agrément, avec l’installation
d’aires de jeux pour les enfants, de bancs pour s’asseoir et
discuter, ou tout simplement pour se promener. Le vaste square
Saint-Exupéry à proximité de la mairie de Vitrolles et de la gare
routière constitue également un lieu de regroupement multi
générationnel. En effet, ce square est aussi bien fréquenté par
les écoliers, durant la pause-déjeuner, ou à l’heure du goûter,
que par les personnages âgés qui fréquentent le boulodrome.
Quant aux autres espaces verts situés à proximité
d’établissements scolaires, ils sont peu fréquentés en dehors des
heures d’entrées et de sorties des établissements. La position en
marge de quartier de nombreux espaces verts de la ville, leurs
confèrent d’importantes potentialités, en termes de lieux de
rencontre et d’échanges inter-quartier entre les habitants.
Figure 30 Carte de la végétation mise en lumière
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie
oublié et peu fréquenté par ses habitants. La sous exploitation
de cette plage peut être expliqué par un important dénivelé
entre le plateau où s’est implanté la ville et la plage située en
contrebas, au bord de l’étang de Berre.
A Vitrolles, d’autres éléments naturels remarquables résident sur
le territoire, tels que le lac de la Tuilières et le parc Griffon. Bien
que ces 2 ensembles naturels soient aménagés et équipés par
l’homme, ils souffrent d’un problème de connexions avec le
reste de la ville.
43
entre les habitants des quartiers environnants, là où ils sont
actuellement considérés comme de simples parkings à voitures.
A Vitrolles, de nombreux espaces verts interstitiels préexistent à
l’intérieur des îlots. Non conçus mais générés par le vide entre
les bâtiments, ces espaces verts ne sont pas entretenus et se
retrouvent donc envahis d’herbes sauvages et d’arbustes en
tout genre. Malgré la proximité des habitations, les habitants
utilisent et traversent ces espaces par le biais de raccourcis
(cheminements induits) uniquement pour se rendre d’un point A
à un point B et non simplement pour se promener. L’espace vert
à l’arrière de la résidence Prévert et l’allée Parmentier à l’arrière
de la résidence Ronsard sont autant d’exemples de l’utilisation
purement ‘‘utilitaire’’ de ces espaces verts non générés. La
présence des déchets à certains endroits montre également
que la plupart de ces espaces verts interstitiels sont peu
respectés et laissés à l’abandon. Peu entretenus ils ne sont donc
pas directement mis en valeur au cœur des îlots résidentiels de
la zone du Liourat.
Même si aujourd’hui de nombreux espaces verts ne jouent pas
un rôle direct de lieux de rencontre et de sociabilisation, ils
représentent toutefois d’importants espaces respiratoires dans le
maillage urbain environnant. C’est la raison pour laquelle leur
traitement paysager serait susceptible d’offrir à la ville une
image de lieu où il fait bon vivre.
Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie
Espaces verts en cœur d’ilot : des espaces interstitiels
déconnectés et délaissés
Pourtant, ces espaces verts
nichés en cœur d’îlot et donc
protégés de la circulation par les
bâtiments qui les entourent,
peuvent potentiellement former
un important réseau ramifié en
cheminements sécurisés dédiés
au piéton. D’autre part, les
cœurs d’ilot résidentiels auxquels
ils renvoient seraient susceptibles
de devenir d’importants lieux de
rencontres et de socialisation
44
Espaces vides urbains à potentiel de lieux de rencontre
Figure 32 Terrasses commerciales
En plus des espaces verts actuellement laissés à l’état
d’abandon, il existe également d’autres espaces artificiels, au
sein de la ville et notamment dans le quartier du Liourat, qui
possèdent aux aussi un important potentiel de lieux de
rencontres et de sociabilisation. Ces lieux au potentiel évident
restent aujourd’hui sous exploités.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 31 Parc Michel Colucci
De même, en longeant cette terrasse à un mètre plus haut,
nous nous retrouvons sur l’immense toiture du magasin
Décathlon. Depuis ce vaste espace ouvert, nous avons une vue
panoramique sur le plateau de l’Arbois et les montagnes au
loin. Toutefois la terrasse sur cette toiture est un espace sans
charme, laissé à l’abandon. Et pourtant, les marquages au sol
nous indiquent que cet espace est prévu pour rôle parking à
voiture. Aujourd’hui nous pouvons constater que ce parking
ouvert est plutôt déserté et délaissé. Cet espace pourrait fait
l’objet d’une requalification afin de rendre aux habitants de
Vitrolles et les usagers de le zone commerciale, un lieu de repos
où ils peuvent profiter de la belle vue vers la nature.
Autre espace interstitiel que nous avons relevé comme espace
à potentiel de lieu de rencontres est la toiture du parking
couvert à l’arrière de la résidence Ronsard. En effet, ce parking
d’une superficie d’environ 1300m² se situe sur un terrain en
pente. C’est la raison pour laquelle l’entrée au parking est au
niveau du sol, quant à l’arrière du parking est enterrée. La
toiture de ce parking est accessible par un escalier en métal.
Cette surface plate
au-dessous du parking
pourrait accueillir des
activités
de
loisirs
dédiés aux habitants
du quartier, du fait
qu’elle se trouve au
sein d’un cœur d’îlot
accessible à tous.
Figure 34 Toit du parking de la résidence Ronsard
Figure 33 Toit (Parking) de Decathlon
Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie
Dans le quartier du Liourat, l’exemple le plus marquant
d’espace potentiel (en termes de lieu de rencontres et de
sociabilisation) est constitué par la longue promenade linaire
d’environ 300 mètres qui fait office de terrasse commerciale
(voir figure 32), à l’arrière des bâtiments commerciaux situé au
Sud de l’avenue Padovani. Exposée sud-ouest, cette terrasse
bénéfice un ensoleillement et d’une vue dégagée au loin sur les
collines du massif de l’étoile. Ces atouts pourraient faire de cet
espace un lieu agréable de déambulation et de flânerie
agréable, où il ferait bon de faire une pause. Pourtant à l’heure
d’aujourd’hui cette terrasse reste peu fréquentée, du fait de
l’offre commerciale existante peu attrayante, de sa non mise en
valeur, des murs de certains bâtiments qui sont tagués et des
nombreuses malfaçons existantes au sol (carreaux déplacés et
cassés). Il est donc important de requalifier cet espace afin qu’il
retrouve sa fonction initialement pensée d’espace de vie, de
restauration et d’échanges.
45
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Des paysages urbains dissimulés et obstrués
Chapitre : Cadre naturel et espaces de vie
Une perspective de vue jusqu’au plateau peu mise en
valeur
L’élément naturel majeur qui ressort le plus du territoire vitrollais
est incontestablement celui de la cuesta géomorphologique.
Cette ‘‘crête’’ rocheuse surplombe l’intégralité du territoire
urbain vitrollais situé en contrebas. Théoriquement il serait donc
possible d’admirer cette barre rocheuse où que nous nous
trouvions dans la ville. Mais dans la pratique, il est bien difficile
d’avoir une vision parfaitement complète et homogène de
cette corniche si plaisante à observer. En effet, la densité, la
hauteur et parfois les formes même du bâti présents sur le
territoire sont autant de coupures visuelles pour le panorama du
visiteur, qui doit alors se contenter de simples fragments et
morceaux visuels de cette corniche. Ainsi dans bon nombre
d’endroits sur le territoire, il sera
difficile d’avoir une vue totalement
dégagée sur cette barre rocheuse.
Dès lors dans l’esprit des spectateurs
potentiels,
cette
image
sera
reléguée au second rang, pour ne
garder finalement de Vitrolles que
l’image du premier plan que l’on a
sous les yeux, à savoir par exemple
celle des vastes parkings et entrepôts
commerciaux, ou encore celle des
bâtiments
collectifs
massifs
et
bétonnés.
Figure 35 Vue depuis l'Avenue
Padovanie au niveau de Ronsard
46
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
mais aussi avec la construction du multiplexe entre ces deux
quartiers.
Aujourd’hui, 2 polarités majeures pilotent indépendamment et
indifféremment, le fonctionnement du territoire urbain de
Vitrolles. Spatialement, ces 2 polarités que sont la zone
commerciale de la Bastide Blanche et le centre urbain se
distinguent l’une de l’autre, par une production de tissu, de bâti
et de trame viaire propre à chacune. Les déséquilibres sont
patents : formes bâties, taille des parcelles, taille des parkings,
niveau de densité, niveau social, espaces commerciaux… etc.
Elles souffrent d’une sous exploitation de ses vastes espaces
encore trop dédiés à la voiture. La masse grise l’emporte trop
souvent.
Chacune de ces polarités souffre de ruptures physiques et
visuelles et d’un manque général de lisibilité, quel que soit le
Vitrolles reste avec une multitude de potentialité, notamment
grâce à sa population jeune ; ses nombreuses infrastructures,
équipements et espaces verts ; sa forte dynamique de
développement du territoire ; son interface spatiale naturelle
entre la cuesta et l’étang-de-Berre, possède autant de
dynamiques territoriales qui traversent l’ensemble de son
territoire. Ainsi, au-delà de ses difficultés, Vitrolles dispose
d’atouts qui lui permettent d’entrevoir de multiples possibilités.
Certaines de ces dynamiques restent aujourd’hui encore trop
dissimulées, et ne demandent qu’à être mieux exploitées, et
ainsi permettre une véritable connexion entre les différentes
polarités de Vitrolles.
point de vu emprunté (piéton, automobiliste, habitant ou
visiteur). Ce manque peut s’expliquer en grande partie par
l’emploi inadapté ou le non fonctionnement de certains lieux
de rencontre, ou bien encore par le manque général de
visibilité qu’ont les différents sous-espaces et lieux de chacune
de ces polarités. Ainsi la mauvaise visibilité individuelle et locale
de ces 2 polarités, produit directement et à une échelle plus
macro, un territoire au fonctionnement d’ensemble morcelé.
Lorsque l’on se penche sur la question du Liourat, il se révèle
être un parfait illustrateur de tous ces problématique. Il manque
cruellement d’urbanité, de lieux d’intensité ou se détendre,
consommer. C’est un lieu de passage, comme la plupart des
espaces de la ville.
Pourtant, la commune est résolue à répondre à ces problèmes
en rénovant le quartier des Pins avec son avenue des Salyens,
sa médiathèque et sa myriade d’espaces à usages sociaux ;
Chapitre : Conclusion
Conclusion
47
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Conclusion
Dans les quartiers situés entre les 2 centralités, il faut envisager :
48
 Diversifier l’offre en logements qui est actuellement proposée
dans les quartiers situés entre les 2 centralités
 Améliorer la lisibilité du territoire (mise en valeur des
marqueurs paysagers ; amélioration de la visibilité des
équipements publics ; amélioration des conditions de vie des
résidents)
 Rendre le quartier plus attractif
 Favoriser le déplacement des modes doux et la création de
lieux de sociabilisation dans les nombreux espaces interstitiels
Le tableau ci-contre reprend les forces et faiblesses du territoire
vitrollais que nous avons pu mettre en évidence au cours de
notre diagnostic ciblé.
Faiblesses
Orientations
 Disparités en termes de typologie bâtie et d’adaptabilité des
logements aux structures familiales d’aujourd’hui
 Concentration importante de chômeurs et de familles
monoparentales
 Disparités en termes de rayonnement économique entre la
zone commerciale de la bastide blanche (en marge du
secteur d’étude) et les commerces de quartiers
 Omniprésence de l’automobile
 Présence de nombreux espaces verts et espaces non
construits
A l’issue du diagnostic ciblé, le quartier du Liourat nous
apparaît, comme étant être le quartier stratégique de notre
secteur d’étude, pour élaborer une étude plus fine, où des
aménagements pourront être projetés. En effet celui-ci assure à
la fois l’une des entrées de ville principales du territoire vitrollais,
mais également la liaison directe entre les 2 centralités, puisque
l’avenue Denis Padovani qui le traverse en son sein est l’axe
principal menant au centre urbain.
Forces
A l’issue de la phase de diagnostic territorial ciblé, les
caractéristiques spécifiques du secteur d’étude (entre centre
urbain et centre commercial) nous sont apparues :
 Contraintes topographiques
 Monotonie de la forme urbaine et notamment de
l’entrée de ville
 Discontinuité des formes bâties
 Un parc de logements mal adapté aux structures
familiales des ménages d’aujourd’hui
 Difficultés économiques de la population locale
 Vétusté des équipements, commerces et services
 Omniprésence de l’automobile au détriment des
modes de déplacements doux
 Manque d’entretien des espaces interstitiels
 Attractivité de la Zone Commerciale
 Présence de nombreux équipements et
commerces de proximité
 Présence de grands espaces naturels tels que la
Cuesta et l’Etang de Berre
 Multiplicité d’espaces verts
 Nombre d’espaces à fort potentiel de
requalification
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Conclusion
Plan Guide
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_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
Schéma concept
Suite aux différentes analyses sensibles et au
diagnostic
territorial
que
nous
avons
précédemment réalisés, nous avons observés
plusieurs dysfonctionnements qui causent la
rupture entre le centre urbain et le centre
commercial.
En
termes
de
formes
et
d’agencements des bâtis, certains bâtiments ne
s’intègrent pas correctement au tissu urbain
existant. Au sein du territoire vitrollais, nous avons
également constaté un problème dans la
hiérarchisation actuelle de la voirie. En effet, la
majeure partie de la trame viaire du territoire
d’étude
est
organisée
et
aménagée
préférentiellement pour la voiture. De ce fait, les
modes de déplacements doux, restent sousreprésentés sur ce même territoire. Ces éléments
sont autant d’obstacles à la continuité du tissu
urbain et à la bonne connexion entre les deux
polarités en présence. Toutefois, il existe au sein de
ce
territoire,
plusieurs
espaces
capables
potentiellement de créer le(s) trait(s) d’union entre
les 2 centralités de notre territoire d’étude. Ces
espaces à fort potentiel, sont notamment
constitués par les nombreux espaces verts, qui à
l’heure actuelle sont peu mis en valeur et peu
connectés entre eux.
50
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 36 Schéma concept
1) Requalification de l’axe Padovani et requalification de ses
commerces et services :
La restructuration de l’axe Padovani s’appuiera sur celle
actuellement en cours le long de l’avenue des Salyens, afin
d’obtenir un traitement général, continu et homogène tout le
long de l’axe central Salyens / Padovani, qui relie les 2 centres
en présence (urbain et commercial).
Les commerces de proximité et services longeant l’avenue
Padovani, seront également requalifiés, dans l’objectif de
rendre cette dernière plus dynamique et plus attractive, tant
pour la population locale, que pour les visiteurs de passage.
2) Travailler l’urbanité dans « l’épaisseur » – travail sur la
perception urbaine du quartier du Liourat :
La restructuration du front bâti qui borde l’avenue Padovani,
s’accompagnera de la création de percées visuelles
perpendiculaires et transversales à l’axe Padovani. Ces percées
devront introduire plusieurs ‘‘dynamiques’’ traversantes, à
l’intérieur des quartiers qui bordent l’avenue Padovani et tout
particulièrement au sein du quartier du Liourat. Elles auront un
double objectif : améliorer la qualité de vie des habitants de
ces quartiers ; favoriser et amener d’avantage encore la
population locale et extérieure, à venir consommer et pratiquer
les commerces, services et activités proposés depuis l’avenue
Padovani.
Enfin, un travail de connexion devra être mené entre les
différents ‘‘lieux d’intensité’’ que l’on trouve entre les 2 centres
en présence.
3) Couture des « pièces urbaines » à l’aide d’une nappe verte,
ou comment unifier des quartiers grâce à une nappe verte :
Afin de mailler les différents lieux d’intensité que l’on trouve à la
fois dans le quartier du Liourat, mais également tout le long des
quartiers qui bordent l’axe Salyens / Padovani, nous souhaitons
réaménager les espaces verts préexistant entre les bâtiments
résidentiels, et en aménager de nouveaux, afin d’avoir une
continuité qualitative des espaces verts naturels présents sur ce
territoire. Ces espaces permettront à la fois de combler et
remplir les espaces interstitiels non bâtis, ainsi que de favoriser la
connexion des différents quartiers en présence, en utilisant les
modes de déplacements doux. La connexion de ces espaces
verts et leur hiérarchisation en fonction de leur typologie, rentre
ainsi dans une logique de « réseau vert » à l’échelle plus large,
que représente la commune.
Chapitre : Schéma concept
Notre schéma concept s’axe autour de 3 orientations qui visent
au renforcement de la connexion entre les différents tissus
urbains vitrollais situés entre le centre urbain au Nord et le centre
commercial au Sud et à l’amélioration des conditions de vie
que l’on y trouve.
51
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
Recomposition de la trame urbaine présente le
long de l’avenue Padovani et mise en scène des
activités
52
Le quartier du Liourat et plus précisément sa partie Nord,
est le premier lieu stratégique, où il essentiel d’intervenir, en
raison de sa position centrale, entre les deux centralités en
présence sur le territoire d’étude fixé par la commande (centre
urbain et centre commercial). D’autre part, ce secteur se situe
à la jointure de l’axe principal formé par le prolongement entre
l’avenue des Salyens et l’avenue Denis Padovani. Cet axe,
constitue véritablement la colonne vertébrale de connexion
entre les deux polarités de notre territoire d’étude. Aujourd’hui,
le quartier des Pins fait partie du projet de rénovation urbaine,
qui permettra la destruction-reconstruction de certains
immeubles du quartier et la réhabilitation énergétique des
autres. Ces travaux doivent permettre aux habitants du quartier,
de disposer de plus de confort dans leur logement, mais aussi
d’apporter au quartier des Pins une image de quartier où il fait
bon vivre. Les bâtiments situés au Nord du quartier du Liourat,
devaient eux aussi s’inscrire dans un même objectif. En effet
malgré les nombreux services et commerces en présence, la
vétusté et l’architecture atypique des bâtiments auxquels ils
renvoient, n’invitent pas le chaland à profiter des espaces et
services offerts par les lieux. De plus, les bâtiments de ces
résidences présentent de nombreuses défaillances, comme en
témoigne les logements mal isolés, ou les parkings souterrains
inutilisés et inutilisables, ou encore l’architecture non intégrée
dans le tissu urbain environnant. Les formes massives et
imposantes des bâtiments de ce secteur, dissimulent également
la perspective que les visiteurs pourraient avoir depuis l’avenue
Denis Padovani.
La visibilité des espaces verts (square Marguerite de Provence)
et des équipements publics et privés du quartier (piscine,
maison de la jeunesse, fast-foods, assurance maladie, etc.) est,
elle aussi obstruée par le gabarit imposant de certains
bâtiments du quartier du Liourat, comme celui dont les formes
générales ressemblent vulgairement celles d’un château-fort
(résidence Prévert). De même, de l’autre côté de l’avenue
Padovani, le bâtiment de la résidence Lamartine en forme de
barre créé un effet de barrière visuelle pour les visiteurs qui
proviennent du centre commercial et se rendent en direction
du centre urbain. Cette barre empêche la perspective de la
rue et donne l’impression qu’elle est fermée, par une sorte
‘‘d’entonnoir’’ visuel. Il nous semble donc important de
recomposer la forme urbaine générale de ce secteur, afin de
rendre la trame urbaine du quartier plus aéré, plus homogène
et plus lisible.
Dans ce même objectif, il est également nécessaire de penser
à la réorganisation des différentes activités présentent le long
de l’axe Padovani, et ainsi permettre d’augmenter la
fréquentation du lieu par les usagers et de favoriser une
nouvelle forme d’urbanité. Pour parvenir à recomposer la forme
urbaine générale du secteur du Liourat, nous proposons la
destruction partielle (en respectant les principes constructifs) de
certains des bâtiments appartenant aux résidences Prévert,
Verlaine, Rimbaud et Lamartine, afin de créer de véritables
perspectives visuelles.
La destruction partielle des bâtiments des résidences Prévert et
Rimbaud permettra par la suite la construction de nouveaux
bâtiments collectifs, plus récents, plus contemporains et dont les
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Les nouveaux immeubles R+3 situés à l’Est de l’avenue Padovani
(expropriation des villas individuelles localisées entre la
résidence Rimbaud et Ronsard), seront aménagés en rez-dechaussée par des services, ou des commerces de proximité.
Dans le reste du Liourat, de nouveaux bâtiments seront
également dédiés aux équipements publics (ex. : city-stade,
nouvelle mosquée, aires de jeux pour les enfants). À l’arrière de
ces macrolots, d’autres opérations seront aménagées. Ces
dernières auront un gradient de densité, qui diminuera au fur et
à mesure que l’on ira vers l’Est, en direction des lotissements
d’habitats individuels groupés (en R+1).
La résidence Lamartine, quant à elle bénéficiera d’un
traitement particulier. Deux percées aménagées en
cheminement piéton, seront réalisées, là où actuellement deux
passages piétons existent au niveau du rez-de-chaussée.
L’objectif de ces deux percées, est de rendre perméable
l’avenue Padovani, en créant une perspective visuelle linéaire,
en direction des cheminements piétons qui remontent vers la
cuesta au Nord-Est. Ainsi, ce sont de véritables coulées vertes
s’étendant du vélodrome et du futur multiplexe, qui traverseront
et pénétreront Le Liourat jusqu’au cœur des îlots résidentiels.
Concernant les bâtiments localisés sur la partie sud de l’avenue
Padovani, un travail de réaménagement des locaux donnant
sur la terrasse est nécessaire, afin de disposer d’un cadre de
qualité, pour l’accueil de nouvelles activités, comme des
restaurants-brasserie.
Ce réaménagement sera d’autant plus pertinent, s’il est réalisé
Figure 37 Percées du Liourat
en adéquation avec d’éventuels aménagements à venir de la
zone commerciale. Il permettra par ailleurs, la création de
nouveaux emplois dans le secteur.
Le nouveau traitement envisagé pour les abords de l’avenue
Denis Padovani, permettra quant à lui de voir l’installation de
nouvelles activités, pour pousser les visiteurs à poursuivre leur
déambulation en direction du centre urbain. Les rez-dechaussée des bâtiments, qui seront composés par des services
et des commerces, devront ainsi permettre à cet axe de
devenir un véritable lieu de vie locale, où se rencontrent et
échangent non seulement les habitants du quartier, mais aussi
ceux vivant dans le reste de la ville et ailleurs.
Chapitre : Schéma concept
formes et le gabarit permettront une intégration plus douce
dans le tissu urbain environnant. Ils permettront également aux
visiteurs d’avoir une percée visuelle, en direction du square
Marguerite et de la piscine depuis l’avenue Padovani.
53
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
54
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Les avenues des Salyens et Denis Padovani forment l’axe
principal, qui relie les deux polarités de Vitrolles à l’étude, à
savoir celles représentées par le centre urbain et le centre
commercial. Actuellement, l’avenue des Salyens est en chantier
de requalification jusqu’en 2015, dans l’objectif de gommer «
l’effet d’autoroute », et d’en améliorer la sécurité routière, en
aménageant notamment les déplacements piétons, cyclables,
ainsi que les transports collectifs. Toutefois, ce chantier qui
s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation urbaine, s’arrête
à la fin de l’avenue des Salyens. C’est la raison pour laquelle, il
nous semble nécessaire de prolonger la même démarche sur
l’avenue Denis Padovani, pour permettre la continuité de la
liaison qui va jusqu’au centre commercial.
cela qu’ils soient visiteurs de passage, ou simples résidents. La
redistribution des espaces de l’avenue Padovani, devra
également permettre d’attirer d’avantage de monde, en
incitant notamment les usagers de la zone commerciale à
prolonger et poursuivre leurs cheminements en direction du
centre urbain, ou du futur complexe.
Pour atteindre cet objectif, nous proposons tout d’abord de
restructurer l’axe Denis Padovani. Cette restructuration devra
permettre la réduction de l’emprise générale dédiée à la
circulation et au stationnement automobile. L’emprise au sol
alors gagnée sera redistribuée et réappropriée aux modes de
déplacements doux. L’objectif quantitatif visé étant de passé
de deux-tiers de la voirie actuellement attribuée à la circulation
et au stationnement automobile, à un peu moins d’un tiers au
terme de la restructuration. Les deux-tiers de la voirie restante,
reviendront pour la majeure partie à la circulation et à la
déambulation des piétons et le reste à la circulation des vélos.
L’avenue D. Padovani connaît aujourd’hui les mêmes
problèmes et nuisances que rencontre l’axe des Salyens : une
circulation automobile omniprésente et à vitesse rapide, qui
cause une rupture du tissu urbain et social présent de part et
d’autre de la voie ; la mise en danger des piétons du fait d’un
manque de signalétique et de feux circulatoires, permettant
leurs traversées.
L’objectif que nous avons fixé en réaménageant l’avenue Denis
Padovani, est d’obtenir une voie aménagée dans la continuité,
de celle de l’avenue des Salyens, en favorisant un nouveau
partage de la voirie. Ce partage devra concilier au mieux les
besoins de chacun des utilisateurs de l’avenue Padovani et
Figure 38 Coupes de principe
Chapitre : Schéma concept
Cheminements et mobilité douce au cœur d’un
maillage et d’une hiérarchie des axes de
communication
55
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
56
En matière de stationnement automobile, les nombreuses
places qui longent actuellement l’avenue Padovani, seraient
en partie reportées et cantonnées à des places de
stationnement type créneau, bordant les côtés de la future
simple voie à double sens que nous envisageons pour
recomposer la voie circulatoire de l’axe Padovani. Quant aux
places de stationnement perdues, restant à reporter, elles le
seront à plus grande échelle. En effet, d’anciens parkings
résidentiels seront rénovés et réhabilités et de nouveaux seront
intégrés en sous-sol dans les futures résidences que nous
souhaitons aménagées. Enfin d’autres parkings publics destinés
prioritairement aux visiteurs, seront aménagés ou réaménagés,
comme le parking situé sur le toit du Décathlon, ou celui du
magasin Botanic.
La bonne utilisation et limitation des parcs de stationnements,
ne pourront correctement se faire, qu’à la seule condition
d’une gestion préalablement déterminée, entre les acteurs
publics et privés en place sur ce territoire.
Enfin, l’idée de l’aménagement d’un ou plusieurs parkings en
silo, pourrait être soumise à l’autorité privée de gouvernance de
la zone commerciale de la Bastide blanche. Ces nouveaux
parkings, pourraient ainsi permettre de libérer du foncier
actuellement occupé par de larges parcs de stationnement à
ciel ouvert.
urbain’’ et l’accessibilité aux différents équipements publics de
quartier.
Ces voies traversantes, assureront les déplacements internes aux
quartiers, et bénéficieront d’une vitesse circulatoire modérée
(limitation en zone 30), afin de favoriser une circulation sécurisée
des piétons et vélos, qui bénéficieront chacun de voies en site
propre.
Enfin un réseau ramifié de cheminements piétons devra être
créé ou aménagé, pour pouvoir traverser et relier en leur sein les
quartiers localisés entre le centre urbain et le centre
commercial. Ils permettront ainsi de circuler et bénéficier
librement des nombreux espaces verts interstitiels qui préexistent
déjà. Ils devront être aménagés avec un certain soin esthétique
(traitement paysager, mise en lumière et mobilier urbain de
qualité), pour donner envie aux habitants, comme aux visiteurs
de remonter ces cheminements.
Dans un objectif de desserte plus importante des différents
quartiers situés entre les 2 centralités en présence, nous
envisageons également d’aménager de nouvelles voies interquartier (qui connectent spatialement les quartiers les uns entre
les autres). Dans le quartier du Liourat, la création de ces
dernières améliorera considérablement ‘‘l’aération du tissu
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
57
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Maillage des quartiers par un réseau vert : pour
une ville saine et un « partage » de l’espace
public
Chapitre : Schéma concept
Notre diagnostic a mis en évidence la présence de nombreux
espaces verts à Vitrolles. Un grand nombre d’entre eux sont
cependant dissimulés entre les bâtiments du quartier, et se
retrouvent donc peu mis en valeur. Ces mêmes espaces
présentent pourtant un indéniable potentiel comme lieu de
rencontres et de sociabilisation. C’est la raison pour laquelle
nous souhaitons agir sur ces espaces, en les connectant les uns
entre les autres par un système de « Réseau Vert », de sorte à
créer un réseau continu et homogène de rues dédiées aux
modes doux. Ce concept de « Réseau Vert » a été conçu et
développé au sein de la ville de Paris.
58
Notre objectif vise à rendre le secteur localisé entre le centre
urbain et le centre commercial perméable aux modes de
déplacements doux. Les personnes faisant leurs courses au
centre commercial, pourront ainsi stationner leur voiture entre le
centre commercial et le secteur du Liourat et se rendre à pieds
au centre urbain, dans un environnement urbain sain et
accueillant.
Pour cela, nous proposons dans un premier temps de réaliser un
traitement paysager soigné au niveau des nombreux espaces
verts existants à l’échelle de la commune, comme par exemple
ceux constitués par le square Marguerite de Provence et l’allée
Parmentier, qui se trouvent dans notre secteur d’intervention.
L’introduction dans ces espaces verts, de nouvelles variétés
végétales, comme des arbres fruitiers, permettra aux usagers de
bénéficier à la fois de leur utilité comestible, esthétique et
assainissant. Ces espaces verts de qualité, encourageront ainsi
l’implication des usagers dans leurs entretiens, leur attribuant
par la même, une véritable fonction d’espaces de lieux de
détente et de sociabilisation.
La toiture du parking situé au sein de la parcelle de la résidence
Ronsard deviendra, elle aussi, un lieu stratégique de rencontres,
suite à l’aménagement d’un jardin-potager collectif que l’on
souhaite y installé. Ce parking qui se situe à proximité de la rue
Pierre et Marie-Curie et de l’allée Parmentier, fera ainsi partie
intégrante du « Réseau Vert », que l’on souhaite aménagé sur le
territoire vitrollais. Localisé en plein cœur d’un ensemble
d’habitats, ce nouvel espace constituera un lieu local
stratégique, de par les rencontres et échanges entre les
résidants du quartier qu’il amènera. Sur l’ensemble du Réseau
vert et notamment sur l’axe Salyens-Padovani, la création de
points de repos et de détente de qualité, doit être prévue de
jour, comme de nuit (mise en place de bancs, d’aires de jeux et
d’un nouvel éclairage nocturne). Ces points permettront alors
aux usagers de s’asseoir, de se rencontrer et de profiter du
spectacle de la rue.
Grâce à la présence constante de résidents du quartier et de
visiteurs de passage sur ces différents points de rencontres du
territoire, un rapprochement intergénérationnel pourra ainsi se
faire, rendant l’espace public que plus convivial.
Les espaces ‘‘creux’’ non bâtis, présents entre les locaux
commerciaux situés au sud de l’avenue Padovani, feront quant
à eux l’objet d’un réaménagement complet et soigné, visant à
inciter les passants à cheminer vers les terrasses commerciales
(elles aussi recomposées) situées à l’arrière de ces mêmes
bâtiments.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Grâce aux travaux de percées du bâtiment de la résidence
Lamartine et de recomposition du Nord du Liourat, que nous
avons abordés précédemment, des cheminements verts seront
mis en place. Ils permettront ainsi la connexion entre les cœurs
d’ilot et les équipements de quartiers situés de part et d’autre
de l’avenue Padovani. Un soin tout particulier sera également
apporté au traitement de la voirie dédiée aux mobilités douces.
Dans la mesure où il est possible d’aménager un parking en silo
au sein de la zone commerciale, nous pourrions également
envisager d’inscrire et de traiter les espaces libérés de l’emprise
automobile, en les intégrant directement à notre système de «
Réseau Vert ». De même, si le projet d’aménagement d’un
bassin de rétention d’eau voit le jour au square Marguerite de
Provence, nous pourrions envisager pour lui un nouveau
traitement paysager et urbain.
Chapitre : Schéma concept
L’ensemble de ce « réseau vert » formera une « nappe verte »
qui unifiera et connectera les quartiers. (voir figure « carte
réseau vert » ci-contre)
Figure 39 Carte du réseau vert
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
59
Chapitre : Schéma concept
60
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Schéma concept
61
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Conclure
porosité générale des quartiers et à la continuité des mobilités
douces dans la ville.
Afin de connecter le centre urbain au centre commercial
de Vitrolles, nous avons orienté nos actions selon trois axes.
Ainsi pour rendre l’ensemble du secteur plus lisible et
accueillant, nous avons envisagé la recomposition urbaine de
la partie nord du quartier du Liourat.
Dans le projet final que nous proposerons par la suite,
nous souhaitons respecter et renforcer la dynamique
communale existante, en inscrivant notre projet dans la
continuité des programmes de requalification urbaine qui vont
être réalisés (réaménagement du quartier des Pins et
aménagement d’un nouveau complexe culturel). Notre projet
de détails devra nécessairement s’inscrire dans une logique de
projet urbain dynamique, prenant en considération les formes
urbaines existantes et à venir, afin de disposer d’une trame
urbaine homogène entre les deux polarités. Le cœur de ce
projet passera notamment par un réaménagement et une
recomposition de la partie Nord du Liourat, dont il nous faudra
détailler et préciser les modalités dans l’étape suivante de la
commande.
Chapitre : Conclure
Dans un second temps, nous avons souhaité requalifier la voirie
du secteur et apporter un nouveau dynamisme aux activités en
présence. Pour se faire nous avons pensé le réaménageant
global de l’axe Padovani. En effet, cet axe constitue un
emplacement stratégique entre les deux polarités du territoire
étudié, car de nombreux services et commerces y sont présents.
Le réaménagement de cet axe doit également inciter les
visiteurs à consommer dans les commerces et services qui y sont
proposés, ainsi que de pratiquer les différentes aménités qui
sont répartis dans les différents cœurs d’îlot que l’on trouve de
part et d’autre de cet axe. La sécurisation des différents types
de déplacements qui y seront proposés devra également être
assurée.
Enfin et en complément de nos deux premières mesures
d’action
citées
précédemment,
nous
proposons
de
reconnecter les deux polarités (centre urbain et centre
commercial) au reste de territoire, par le biais d’un système de
‘‘réseau vert’’, venant mailler et connecter les différentes
pièces urbaines (= quartiers), grâce aux espaces verts interstitiels
et aux espaces publics non bâtis qui préexistent déjà sur le
territoire d’étude. Cette mise en réseau contribuera ainsi à la
62
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Conclure
Projet
63
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Conclure
64
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Vers le centre urbain
& Quartier des Pins
Figure 40 Plan masse du projet
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Conclure
Notre hypothèse était que le Liourat
se révèle comme l’une des pièces maitresse
dans la réponse à la commande. Avec le
rayonnement de ses espaces commerciaux
et sa dotation en infrastructures routières, le
quartier compose presque à lui seul l’une
des entrées de ville principales. Le Liourat
apparait aussi comme le trait d’union entre
2 polarités en présence, à savoir la zone
commerciale et le centre urbain.
65
Descriptif détaillé du projet de détails :
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Le choix du site semble se dessiner de lui-même : l’urbanité et
l’entrée de ville va se faire avec et par le Liourat. Notre projet
de détails s’articule en trois actions, pour rendre le quartier du
Liourat à la fois plus attractif pour les visiteurs de passage, mais
également plus agréable à vivre pour ses habitants.
Il s’agira tout d’abord de procéder à une recomposition de
l’avenue Padovani, en restructurant les formes bâties qui sont
disposées de part et d’autre de cette dernière et en visant à
insérer de l’urbanité à l’intérieur des quartiers de la zone. Enfin et
de manière presque naturelle une « nappe verte » composée
d’espaces verts interstitiels requalifiés ou nouvellement
aménagés devra permettre de lier les « pièces urbaines » =
quartiers que l’on trouve entre les 2 polarités mises à l’étude.
Comme le projet de détail que nous devons proposer ne peut
se faire sans prendre en compte la requalification du Grand
Vitrolles, il s’agira également de repenser ce vaste espace
commercial en lien avec le développement du reste du
territoire. Dans un dernier point, nous mettrons en exergue les
démarches et processus de notre projet.
interventions, comme la réhabilitation et la construction de
nouveaux bâtiments collectifs. Il respecte avant tout la
morphologie originelle du lieu.
Notre parti d’aménagement de composition urbaine s’appuie
sur les éléments préexistants, notamment concernant le
patrimoine naturel du site. Cela permet au projet de s’insérer de
manière plus harmonieuse au sein du contexte urbain
préexistant. Le projet aboutira à l’émergence d’un ‘‘morceau’’
de ville multi‑fonctionnel, qui créera de l’urbanité, notamment
par le biais d’une cohabitation réfléchie entre logements,
équipements publics et commerces. Le tout devra être unifié
par des espaces publics de qualité mettant en avant le
patrimoine naturel.
Cette opération de recomposition urbaine qui concerne 72
hectares (hors zone commerciale : 28ha.) permet grâce à un
travail sur les continuités urbaines de créer une couture urbaine
entre les différents quartiers d’habitat social, le centre urbain et
la zone commerciale. Les principes urbains ont été définis à
l’échelle du quartier afin de préserver les usages et améliorer les
liens entre les équipements publics de quartier déjà existants et
les aménagements à venir. Le projet intègre de multiples
66
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Le traitement de l’avenue Padovani devra se faire dans la
continuité de la requalification actuellement en cours de
l’avenue des Salyens. Dans cet objectif, nous proposons de
restructurer l’avenue Padovani en attribuant tout d’abord un
peu moins d’1/3 de la voirie à la chaussée (une voie à double
sens, qui sera séparée par une ligne continue, avec des places
de stationnement en créneau répartis le long et de part et
d’autre de cette voie). Cette chaussée sera dédiée à la fois aux
automobilistes, ainsi qu’aux transports en commun.
Les deux autres tiers de la voirie de l’avenue Denis Padovani,
seront dédiés à la circulation des modes de déplacements
doux (piétons et vélos).
Deux séquences d’aménagement vouées aux déplacements
des modes doux seront ainsi proposées le long de l’avenue (voir
figure 40).
- La
première
séquence
d’aménagement,
verra
s’aménager tout le long et de part et d’autre de
l’avenue Denis Padovani, une bande cyclable à double
sens et de larges trottoirs dédiés à la fois à la circulation
et à la déambulation des piétons. Ces larges trottoirs
permettront aux piétons de profiter et consommer dans
les commerces et services proposés tout le long de
l’avenue, mais également aux différents cafés et
restaurants (déjà implantés où à implanter) d’installer
quelques terrasses.
-
La seconde séquence d’aménagement de l’avenue
Padovani (dédiée aux déplacements des modes doux),
devra permettre l’aménagement d’une allée piétonne
ombragée (type pergola) qui ira du Nord de l’avenue,
jusqu’au virage de cette dernière, localisé plus au Sud
(au début de la résidence Lamartine). Enfin de l’autre
côté de l’avenue et sur la même section, une allée
piétonne couverte sera aménagée pour profiter par tout
temps des commerces et services localisés au rez-dechaussée des différents bâtiments.
A l’avenir il doit y avoir une continuité avec les autres rues
adjacentes ou perpendiculaires, telles que la rue Antoine
Biancardini, la rue Fernand Benoit, l’avenue Jean-Etienne
Constant et la rue Jean-Jacques Vialle. Chacune d’entre elle
devra permettre aux modes de déplacements doux de disposer
d’un espace sécurisé qui leur sera pleinement dédié.
La percée qui sera réalisée là où actuellement se trouve la
place Henri Dunant, permettra la création d’une voie de
desserte mixte sur un seul et même niveau (pas de ségrégation
des modes) permettant à tous les modes de déplacements de
pénétrer au cœur du quartier du Liourat et à ses aménités.
Figure 41 Projet de requalification de l'venue Padovani
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
1) Requalification de l’avenue Padovani au profit
des modes doux
67
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Figure 42 Séquence 1
d’aménagement de
Padovani
Figure 43 Séquence 2 d’aménagement de Padovani
68
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Au-delà des trottoirs en accompagnement de la voirie, la
présence de voies vertes, pistes cyclables et trottoirs partagés
encourage la pratique des déplacements doux en les
sécurisant, en particulier pour les personnes les plus fragiles.
Stationnement des cycles : favoriser la mise ne pratique des
aménagements conduits par la commune (pistes cyclables) sur
l’espace public. Le cycle est le mode de transport le plus rapide
et le plus économique en ville pour les déplacements inférieurs
à 5 km. C’est pourquoi l’installation d’aires de stationnement
sécurisées (voire abritées) doit être systématique aux points
d’intensité urbaine (stations de transport en commun,
équipements, commerces, services, parcs…) mais aussi réparties
de manière harmonieuse au sein du quartier.
D’autre part, le travail qualitatif des espaces et une
requalification des voies nous permet de donner une autre
place au piéton. L’espace – auparavant presque exclusivement
occupé par la voiture – est maintenant dégagé. L’on peut y
installer de larges trottoirs, parfois abrité par quelques pergolas
qui viennent rythmer avec la végétation le paysage.
L’instauration de zones 30 à l’intérieur des quartiers, ainsi que la
réduction de la taille des voies carrossables permettent de
modérer la vitesse des automobilistes, renforce la sécurité et
permet un plus large partage de la chaussée, le tout dans une
ambiance apaisée. Il doit y avoir un travail sur les revêtements
dans les cœurs d'ilot pour développer des zones partagées,
notamment pour la nouvelle percée en lieu et place de la
place Henri Dunant. Cette requalification de voir passe aussi par
un raccourcissement de la distance de traversée pour le piéton
aux intersections, et à l’avancement des trottoirs. Les masques
fixes (publicités, arbres, etc.) et les stationnements en amont
d'un passage piéton ont été proscrits. Elles offriront un plus
grand confort et une meilleure
visibilité aux piétons mais aussi
aux
automobilistes.
Pour
chaque voie (hors desserte),
une largeur minimale du trottoir
de 2m5 est fixée.
L’éclairage public, qui assure visibilité, sécurité et ambiances
lumineuses nocturnes d’un quartier, peut être optimisé par
l’emploi de luminaires et de sources à haute efficacité
énergétique et générer d’importantes économies d’énergie.
Cette optimisation doit aussi porter sur la réduction des
nuisances lumineuses qui affectent fortement les migrations
faunistiques. Le positionnement, l’orientation des lanternes et le
recours à des matériels performants en fonction des besoins des
piétons ou des voies de circulation permettent des économies
substantielles en électricité à niveau d’éclairement constant.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Concernant le stationnement, étant donné les changements
d’habitudes de transports
qui seront opérés (avec le
développement des transports en commun), mais aussi du fait
du retour aux commerces de proximité, le parti pris a été de
réduire le nombre de places qui occupées l’espace public (sur
les voies principales) et de les reporter sur des parkings proches
(toit du décathlon, et parking recouvert de la résidence
Lamartine). Le stationnement a ainsi été regroupé en limite de
l’opération de façon à créer au centre un espace résidentiel
calme et planté. Quelques bornes électriques, ou places pour le
covoiturage pourraient être à prévoir. Pour ce qui est des
parkings privées, il faut une nouvelle prise en charge des
parkings sous terrain par les bailleurs, promoteurs, les
commerçants et la commune.
69
2) Restructuration des formes bâties et insertion de
l’urbanité à l’intérieur des quartiers :
Pour améliorer les formes bâties de la résidence Prévert et pour
rendre son tissu urbain plus lisible et aéré, nous proposons de
conserver une grande majorité de sa structure, et ne détruire
que certains de ses modules, à savoir ceux qui épouse la forme
en arc de la place Henri Dunant. C’est à partir des principes
constructifs que nous remodelons les bâtiments. Pour dissimuler
la forme actuelle peu harmonieuse des deux modules bâti de la
résidence Prévert qui s’intègre peu dans le tissu urbain existant,
nous proposons une enveloppe métallique agrémentée de
panneaux (vitrés ou opaque) autour de ces deux ‘‘douves ».
Les trois tourelles aux extrémités de la bâtisse seront détruites.
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Une fois l’artère principale du quartier requalifiée, il s’agira de
recomposer le Liourat.
Ce deuxième axe de notre projet de détails doit permettre
d’une part de maintenir et renforcer la continuité bâti en
alignement que l’on trouve de part et d’autre de l’avenue
Denis Padovani, ainsi que de rénover et reconfigurer la structure
des logements existants ou en créer de nouveaux. De cette
manière les logements nouvellement reconfigurés ou créés
répondront parfaitement aux besoins et formes structurales des
familles d’aujourd’hui (familles monoparentales, couples
célibataires, etc.).
Recomposer avec l’existant :
Figure 44 Avant et après aménagement due la résidence Prévert
70
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Diversifier et équilibrer le paysage urbain
Notre but est aussi d’équilibre la morphologie urbaine entre le
front bâti - très massif - de l’avenue Padovani, et les zones
pavillonnaires plus au sud. Pour cela, nous favoriserons l’apport
de nouvelles formes urbaines, avec un dimensionnement plus
équilibré, en accord avec le contexte et les espaces (plein et
vide). Ceci apportera une réflexion sur la conciliation entre
densité et habitabilité des logements (intimité des logements,
usage des espaces communs, gestion des vis-à-vis). Dans une
des analyses sensibles, il a été constaté que certaines façades
s’habillaient de couleurs, notre intention est de perpétuer cette
coloration du paysage vitrollais.
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
De l’autre côté de l’avenue Denis Padovani, nous conservons la
structure d’ensemble de la résidence Lamartine, en opérant
néanmoins 2 percées intégrales. Ces 2 percées se feront au
niveau des 2 modules de la résidence, où actuellement se
trouve déjà pour chacun d’eux, une percée en rez-dechaussée, permettant le passage des piétons d’un côté à
l’autre de la résidence. Les percées intégrales ainsi réalisées,
permettront à l’échelle du piéton, d’avoir de véritables
perspectives visuelles transversales, avec une vue à l’Est sur la
cuesta. Pour pallier à la perte des balcons, nous utiliserons le
procédé de loggia ou encore de "Modulo-bois". Principe qui
permet de greffer en façade des modules préfabriqués. Ceux-ci
sont simplement rapportés et montés indépendamment de la
façade à laquelle ils sont solidarisés par l’intermédiaire de profils
en acier. Ils permettent également l’extension de l'espace de
vie et assurent la fonction d’isolant thermique par
épaississement de la façade. De plus, « l’épaississement de
façade » permet de renouveler l’image du bâtiment, selon une
démarche reproductible conciliant faisabilité technique et
économique.
71
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 45 Avant et après aménagement de Lamartine
Chaque maison possède un séjour orienté au sud largement
ouvert sur un jardin privatif, il laisse émerger des arbres de haute
tige et préservent l’intimité de ces espaces. Pour chacune de
ces habitations, nous avons veillé à la l'intimité des espaces
intérieurs et extérieurs-privatifs.
Un gradient de densité sera alors perceptible entre l’avenue
Padovani et la zone pavillonnaire.
Ainsi, avec une mixité dans la typologie des constructions et des
offres de logement on appelle à une mixité sociale. Le projet
répond à la volonté de mixer les catégories sociales afin
d’éviter une ségrégation par le haut, comme par le bas, des
populations d’une même tranche de revenus. Il privilégiera
donc la conservation de la totalité de ces logements sociaux,
et en la création de nouveaux; et le principe des « trois tiers »
dans ses opérations d’aménagement (1/3 locatifs sociaux, 1/3
accessions aidées, 1/3 logements libres).
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Cet équilibre passera par une diversité des typologies de
logement. Les nouveaux immeubles collectifs viendront prendre
place le long de l’avenue Padovani et Gérard Toulon. On
remplacera les modules formant le demi-cercle de la place par
un immeuble traversant d’est en ouest (de R+3 à R+5) pour
apporter une autre lecture de l’espace et amener l’usager à
rentrer plus facilement dans le cœur Liourat. Ainsi de nouveaux
immeubles résidentiels en R+3 seront construits en milieu d’îlot
entre l’avenue D. Padovani et la rue Valère Bernard, afin de
pallier et même augmenter les logements précédemment
détruits. L’autre proposition est de construire en cœur d’ilot, ou
à l’arrière de les parcelles des logements intermédiaires ou
individuels groupés. Entre logements collectifs dense et maisons
de ville, cette forme d’habitat est composée de maisons
(modules) superposées et accolées, bâties sur des parcelles de
petite taille.
Figure 46 Avant et après aménagement du Liourat
72
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
La densités résidentielle favorisera les déplacements courts,
recrée du lien social et réduit ses coûts d’infrastructure de
manière importante.
Les jardins collectifs, installés à l’arrière de Lamartine, Ronsard
(sur les garages) et dans le cœur du Liourat, font partie d’un
ensemble qui donnera au Vitrollais un nouveau lieu de
sociabilisation, et d’épanouissement. Celui-ci sera aussi possible
avec le nombre conséquence d’espace dédié à la
déambulation, à la rencontre. Comme Jan GEHL le préconise,
les espaces privés, les logements doivent, eux aussi, participer à
la dynamique/scène urbaine et doivent rencontrer l’extérieurs.
Développer le l’espace public, socle de la sociabilité, du « vivre
ensemble » est surtout porteur de l’identité d’un quartier.
Toutefois, certains espaces (résidentiels) pourront être fermés.
Parmi les espaces ouverts à tous, on retrouve les jeux pour
enfants (Cœur Liourat), et le terrain de sports (rue Valère
Bernard).
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Le projet se veut par ailleurs durable ; quelques principes ont été
respectés pour répondre à cette exigence. Un travail sur
l’organisation spatiale des immeubles pour développer des
logements traversants, indispensables au confort d’été ; le
rapport des pleins et des vides qui conditionne vues et lumière
naturelle, mais aussi surchauffes estivales ont été pensé.
Les nouveaux programmes immobiliers sont regroupés pour
limiter les déperditions de chaleur, et permettent une inertie
thermique du bâtiment avec notamment l’incitation à faire des
toitures végétalisées. Ces dernières rendent aussi possible une
meilleure gestion de l'eau pluviale (rétention), et une
récupération de l'eau pluviale pour les jardins collectifs.
Revitaliser un cœur d’ilot
Figure 47 Avant et après aménagement des Terrasses
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
73
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
L’acte d’achat, aussi vieux que la ville, est tout autant constitutif
de l’urbanité. Avec les nouveaux aménagements de voirie, qui
apaiseront les espaces publics, et donc la perception que l’on
peut s’en faire, les piétons pourront déambuler librement sur
toute la surface, les commerces pourront sortir leurs étals, les
terrasses, et investir les lieux. Des manifestations nouvelles
pourraient être créées sur les zones libérées. Les activités déjà
présentes seront mis en valeur par ces larges trottoirs et par une
requalification de certaines façades (Prévert, Rimbaud),
d’autres seront déplacées dans les nouvelles constructions
(Prévert). L’introduction d’une fonction commerciale au sein
d’un quartier - a minima pour les denrées de première nécessité
- évitera l’évasion commerciale, pénalisante pour les personnes
à mobilité réduite et générant des déplacements contraints.
74
Ces installations devront être repensées avec celle du
multiplexe et de centre commercial, et devront être avant tout
complémentaires. La fonction commerciale participe à une
animation diurne, compatible avec le résidentiel, tant en termes
d’approvisionnement des chalandises que de distribution. Une
prise en compte efficiente des livraisons de marchandises reste
toutefois un préalable indispensable au bon déroulement de
l’activité commerciale. Les commerces renforcent aussi le
sentiment d’appartenance des résidents, qui nouent avec les
commerçants des rapports de fidélité. La présence d’un
marché, outre l’effervescence qu’elle apporte, peut favoriser
les circuits courts.
Le long de l’avenue Denis Padovani, coté zone commerciale,
sur cette espace que nous dénommons terrasses seront
aménager des espaces de restaurations, en exploitant les deux
côtés de ces quatre bâtiments. De cet façon le chaland
pourrait trouver côté rue les services préexistants, et coté
terrasse, des cafés et des brasseries donnant sur une vue
dégagée et plaisante.
Pour d’autant plus animer les cœurs d’îlots du quartier du
Liourat, nous voulons réinsérer de nouveaux services et
équipements culturels ou places à usages sociaux, pour
favoriser les rencontres. Une ‘‘maison pour tous’’, une Maison de
la Jeunesses, de l'égalité, une Maison de quartier, des locaux
associatifs, sportifs et culturels, pourront alors trouver leur place
rue Henri Dunant.
Des services et équipements de proximité pourraient eux
s’installer en compléments de ceux existant rue Antoine
BIANCARDI (coté avenue PADOVANI), comme un espace pour
une mission locale d'intervention au service des jeunes pour
emploi et insertion, ou encore une petit pépinière d’entreprise.
Ces aménagements produisent un espace public significatif à
l’échelle du territoire communal, composé de 2 esplanades,
accueillant les fonctions, régalienne, commerciale et
institutionnelle de la commune : le cœur Liourat (Place Henri
Dunant), et les terrasses. Il s’agit de rendre lisible l’espace
public, de conforter le trait d’union entre le quartier des pins et
la zone commerciale par l’avenue Padovani qui fait office de
Rembla et permet de redonner une place au piéton au cœur
du Liourat, et ménager des espaces de socialisation, détente,
loisir.
L’ensemble de l’espace public est traité avec le même
matériau, la distinction entre voirie et parvis nait du jeu des
trames du calepinage. Le tout sera étudié pour éviter toute
imperméabilisation superflue.
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Après analyse du territoire nous nous étions rendus compte de
l’entendu et du pénitentiel du patrimoine végétal. Il s’agit ici de
le mettre en valeur et de créer un véritable réseau vert pour
(re)connecter le Liourat par une autre moyen, mais surtout
l’unifier.
Nous proposerons tout d’abord la recomposition d’une partie
des espaces verts interstitiels (entre la bâti) préexistants sur le
territoire situé entre nos 2 centres (le centre urbain au Nord et la
zone commerciale au Sud) et qui possèdent un potentiel
prometteur et unifiant en tant que lieux de rencontre.
Afin de mailler les différents lieux d’intensité que l’on trouve à la
fois dans le quartier du Liourat, mais également tout le long des
quartiers qui bordent l’axe Salyens / Padovani, nous souhaitons
réaménager les espaces verts préexistant entre les bâtiments
résidentiels, et en aménager de nouveaux, afin d’avoir une
continuité qualitative des espaces verts naturels présents sur ce
territoire.
Ces espaces permettront à la fois de combler et remplir les
espaces interstitiels non bâtis, ainsi que de favoriser la connexion
des différents quartiers en présence, en utilisant les modes de
déplacements doux. Notre intention est de proposer de
nouveaux espaces verts, qui viendront d’une part compléter et
achever la « nappe verte » liant le territoire en présence, mais
également aérer le tissu urbain existant, la production
d’espaces récréatifs, de respiration du tissu bâti, de régulation
thermique et de rafraîchissement local.
La connexion de ces espaces verts et leur hiérarchisation en
fonction de leur typologie, rentre ainsi dans une logique de
« réseau vert » à l’échelle plus large, que représente la
commune.
Quatre de nos « espaces végétales » sont des dalles - existantes
ou non – aménagées. Ce sera le cas des deux jardins collectifs
de Lamartine, et ceux de la résidence Ronsard ; et des deux
l’espace au niveau du centre commercial (détaillé ci-dessous) :
A l’est de l’avenue Padovani
- La toiture du parking couvert situé à l’arrière de la
résidence Ronsard sera transformée en jardin partagé.
Ce jardin sera ouvert aux habitants du quartier du Liourat
deviendra lieu de rencontre, d’échange. Ce jardin
pourra aussi servir comme outil d’insertion sociale des
personnes en difficulté : femmes au foyer, chômeurs. Les
usagers de ce jardin partagé vont pouvoir récolter leurs
propres productions et de consommer une alimentation
plus saine. Ce jardin incite également les usagers à
entretenir l’espace qui était à l’abandon auparavant.
-
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
3) Constitution d’une « nappe verte » liant les
espaces verts interstitiels requalifiés ou
nouvellement aménagés :
75
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 48 Avant et après aménagement des jardins collectifs (Ronsard)
Au sein du futur îlot d’habitat collectif qui remplacent les
maisons pavillonnaires sur l’avenue Padovani, nous allons
aménager des équipements sportifs à ciel ouvert
comme city-stade pour que les enfants qui habitent là
puissent y jouer en sécurité, en bas de chez eux, à l’abri
de la circulation.
Au sein des espaces requalifiés, nous pouvons introduire
des nouvelles variétés végétales comme arbres fruitiers
dans les espaces verts. Ces arbres fruitiers offriront aux
usagers plusieurs fonctions : comestible, esthétique et
assainissant. Ces espaces verts deviendront des lieux de
détente et de rencontre des habitants. En contrepartie,
les usages seront encouragés à entretenir ces espaces.
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
-
A l’ouest de l’avenue Padovani
- Le parking existant à l’arrière de la résidence Lamartine
sera couvert par une dalle. Aujourd’hui, le niveau du
parking est plus bas que celui de la résidence Lamartine.
Grâce au dénivelé, cette dalle sera à la même hauteur
que les jardins privés de la résidence Lamartine. Les
habitants qui y habitent vont pouvoir profiter de cette
nouvelle promenade au-dessus du parking. Cette dalle
sera composée d’une partie de terrain plat pour que les
enfants puissent y jouer : faire du vélo, de trottinette. Une
autre partie sera plantée et les bancs seront installés afin
que les habitants puissent s’y installer, discuter et profiter
du soleil.
Figure 49 Avant et après aménagement des Jardins collctifs de Lamartine
76
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
La gestion de ces derniers pourrait être confiée à des
associations de quartiers et/ou aux nombreuses écoles
environnantes.
Comme pour les toitures végétalisées des nouvelles
constructions, elles participent à l’inertie du bâtiment et à la
limitation des surfaces imperméabilisées en absorbant une
partie de l’eau de pluie et en temporisant les rejets. La toiture
végétalisée intensive est de type horticole, elle associe des
plantes qui se régénèrent et s’entretiennent d’elles-mêmes
(mousses et sedums) sans nutriment ajouté, des plantes vivaces
et d’arbustes ornementaux. L’épaisseur du substrat est de 60 à
1,20 cm. Un système d’arrosage et un entretien modéré seront
indispensables.
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Un soin particulier a été porté au traitement végétal des
espaces extérieurs qui accueillent des arbres de haute tige, des
pelouses et des arbustes variés. Au-delà de la valorisation du
patrimoine naturel, une utilisation d'essences locales sera
privilégiée. Par de là le choix d’une palette variée de végétaux,
en cohérent avec les écosystèmes environnants, cela
permettant ainsi de développer des habitats diversifiés
favorables à la faune urbaine. On veillera en plus à ne pas
favoriser les espèces allergisantes et envahissantes (cf. liste
rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la
Nature). Associée à cela, une gestion différenciée, qui limite
entretien et intrants chimiques, est une condition de son
épanouissement.
77
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
4) Repenser l’espace commercial en lien avec la
ville
Considérant les évolutions que peuvent connaitre les centres
commerciaux, et le futur projet de requalification de celui de
Grand Vitrolles, nous avons aussi choisi de prendre les devants
et de suggérer un projet d’urbanisme commercial.
Nous proposons également la création d’une butte végétalisée
entre le Décathlon et le bâtiment le Charcot situés au NordOuest de Carrefour. L’idée est de recouvrir le parc de
stationnement qui fait face aux terrasses par une dalle
végétalisée. Cette butte sera aménagée avec des espaces
verts et de détente et recouvrant un parking souterrain à 2
niveaux. Un parking de deux niveaux serait encaissé sous cette
dernière. Un mail trouverait sa place entre cette dernière et les
terrasses, et pourrait justifier dans un sens ou dans l’autre, la
connexion entre les deux niveaux.
De ce fait des aménagements pour les PMR sont prévus. Les
employés de Vitropole ou de Marignane pourraient alors être
encouragés à accéder à un petit bout de ville pour se restaurer
le midi sur les terrasses. Pas plus haute que ces dernières, elle
laisserait aux usagers le plaisir de contempler le paysage sousestimé environnant.
Ce nouvel espace qui se dessine permettrait à la fois de donner
un nouveau souffle à Grand Vitrolles, d’apporter une offre
quantitative et qualitative supplémentaire en terme d’activités
de loisir ou commerciale. En effet, la dalle serait accessible et
pourrait accueillir plusieurs petits équipements sportifs (jeux pour
enfants, mur d’escalade).
Cette
même
hauteur
permettra
la
continuité
des
cheminements piétons des visiteurs. Les mobiliers publics tels
qu’une aire de jeux pour enfants seront mis en place. De tout
point de vue, cet aménagement apparait comme une montée
progressive vers la ville, une agrafe qui viendrait connecter la
ville et le centre commercial.
78
Figure 50 Avant et après aménagement du parking Grand Vitrolles
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Cette toiture nouvellement aménagée sera connectée avec la
promenade de Lamartine par une passerelle piétonne.
Les usagers auront le choix entre deux parcours pour aller
depuis la zone commerciale au futur cinéma complexe : soit ils
déambuleront sur l’avenue Padovani pour profiter de ses
commerces, soit ils passeront par les terrasses aménagés ensuite
traverserons la nouvelle toiture du décathlon et la promenade
de Lamartine. Cette seconde itinéraire leurs offriront à la fois
une vue panoramique sur la ville de Vitrolles et un cheminement
confortable et sécurisé, éloigné de la circulation automobile.
Nous pensions aussi à installer sur nouvel scène un fort marqueur
urbain, qui servirait de repère, ou d’élément de curiosité qui
inviterait les habitants ou visiteurs à découvrir, la vue. Des
panneaux de street-art pourraient venir agrémenter le tout.
Figure 51 Aménagement du parking de Decathlon
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
L’itinéraires nous amènerait à la fois sur la nouvelle avenue
Padovani, mais aussi sur un tout nouvel espace, lui aussi à
requalifier. Il s’agit du toit de décathlon. Pour connecter les
deux espaces ci-dessous, la future promenade à l’arrière de la
résidence Lamartine et la future butte végétale entre
Décathlon et Castorama, nous proposons également requalifier
l’espace sur la toiture du Décathlon. Cet aménagement
permettra de créer une continuité dédiée aux usagers qui
souhaitent se promener jusqu’au futur cinéma complexe.
Cette toiture sera divisée en deux parties : une petite zone
accueillera le stationnement des voitures pour compenser les
places supprimées sur l’avenue Padovani. Une deuxième partie
sera réaménagée avec un traitement au sol en continuité avec
celui des terrasses à l’arrière des locaux de commerce au sud
de l’avenue Padovani. Des éléments naturels tels que bacs à
fleurs seront mis en place pour casser l’effet minéral actuel du
site.
79
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Une fois reliés et connectés les uns entre les autres, l’ensemble
de ces espaces verts seront dédiés à la promenade, à la
détente et aux loisirs créatifs, tels que les jardins partagés qui
seront créés sur la toiture du parking de l’arrière cours de la
résidence Ronsard. La connexion de ces espaces verts
commerciale, par un traitement paysager qualitatif et uniforme
– allant de l’avenue des Salyens à la zone permettra ainsi in fine,
la perméabilité des divers cheminements piétons et cyclistes
déjà existants ou aménagés par la suite. La trame verte se
définit comme l’ensemble des espaces supportant le végétal
sous toutes ses formes : arbres d’alignement, bandes arbustives
ou herbacées, prairies, parcs, squares, ouvrages hydrauliques
de surface. Elle constitue le corollaire indispensable à la densité
bâtie recherchée, en étant vecteur de qualité paysagère,
d’atténuation des
Nous proposons d’y installer des mobiliers urbains comme
bancs, aires de jeu, lampadaires pour favoriser le confort des
usagers. Et enfin, dans le but de mettre en réseau des espaces
verts dédié aux piétons et aux cyclistes, nous proposons
d’installer un réseau de piste cyclable avec des itinéraires
indiqués traversant ces espaces verts. Les allées piétonnes
ombragées seront aménagé pour le confort des piétons.
Conclusion de partie :
La requalification des espaces verts existant, l’aménagement
des espaces interstitiels artificiels en espace de promenade et
de loisirs ainsi que la mise en connexion d’un réseau vert
permettront de connecter les quartiers entre eux. Cela favorise
également l’élaboration d’une continuité verte dédié au
cheminement des modes de déplacement doux. Les usagers
pourront alors se promener et faire des pauses dans des
espaces de qualité, en toute sécurité loin de la circulation.
80
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
5) Démarches et processus
Devant le cout et la difficulté d’un tel projet, il est à envisager un
co-financement. Le partenariat entre des personnes publiques
et privées pourront constituer le cadre d’un programme sur le
long terme, comprenant des maisons en accession à la
propriété, des logements sociaux, et des espaces privés et
publics.
D’autre part, pour une meilleure justesse du projet, il faudra
prendre en compte le
risque inondations induit par la
construction du nouveau bassin de rétention aménagé au
niveau du Square Margueritte de Provence.
Figure 52 Carte des densités et du phasage
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Le projet s’est construit en respectant le parcellaire ce qui
donne la possibilité d’intervenir sur les terrains au fur et à mesure
de leur libération. Un tableau des différentes phases détaillera
les différentes étapes du projet ainsi que leur inscription dans le
temps.
En vu le nombre de logements concernés et les objectifs du
projet, la municipalité devra mener plusieurs ateliers de
concertation et de participation pour rendre les aménagements
encore plus efficaces et durable.
Au-delà de l’aménagement, nous incitons les acteurs du projet
à mettre en place une évaluation, dans le but d’estimer si les
objectifs fixés ont été atteints.
81
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Tableau descriptif du phasage de réalisation opérationnelle de notre projet de détails :
Toutes les surfaces sont données en m2 SHON (Surface Hors d’œuvre Nette) et sont à considérer avec une marge d’erreur d’environ 5%
(non comprise).
Selon les phases de concertations, des concours, et des appels d’offre, le temps du projet pourrait aller de 15 à 20 ans.
Phase 1 : Recomposition et aménagement de l’avenue D. Padovani
Phase à court terme (durée des travaux : 4 à 5 ans)
Requalification de la voirie
Requalification et traitement des espaces dédiés aux modes de déplacements doux
Phase 2 : Aménagement et transformation entre le Botanic et la résidence Lamartine
SHON
Phase à court terme (durée des travaux : 2 à 4 ans)
Construction d’une nouvelle résidence (4 bâtiments collectifs en R+3).
Aménagement d’un parking couvert et sécurisé, directement intégré au rez-de-chaussée de chacun des 4 bâtiments
de la résidence.
Destruction du bâtiment commercial (R+1) situé au Nord de la résidence Lamartine
Construction d’un nouveau bâtiment résidentiel (R+3 avec commerces en RDC), à l’emplacement de l’ancien
bâtiment commercial (R+1) situé au Nord de la résidence Lamartine, venant d’être détruit
Couverture et aménagement paysager en toiture du parking situé entre le Botanic et la résidence Lamartine.
Sous-total
Phase 2
Bâti
Autre
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
+ 3 945 m2
+ 4 615 m2
- 490 m2
+ 1 120 m2
+ 2 735 m2
+ 9 190 m2
+ 2 735 m2
Phase 3 : Homogénéisation de la densité bâtie entre la résidence Rimbaud et Ronsard
SHON
Phase à moyen terme (durée des travaux : 2 à 5 ans)
Sous-total
Phase 3
- 400 m2
+ 928 m2
+ 3 388 m2
+ 375 m2
Bâti
+ 1 375 m2
+ 3 916 m2
Autre
+ 1 750 m2
SHON
Phase 4
Phase à court terme (durée des travaux : 2 à 3 ans)
Création de 2 percées intégrales au sein du bâtiment résidentiel Lamartine (R+3), là où actuellement il existe déjà 2
percées en RDC du bâtiment destinées au passage des piétons.
Construction de plusieurs loggias sur les faces Nord, Ouest et Sud des 2 parties qui se sont détachées au sein du
bâtiment Lamartine, suite à la création des 2 percées intégrales.
Aménagement d’un étage supérieur sur une partie du bâtiment (R+1) dans lequel se trouve le commissariat et pôle
emploi.
Construction d’un bâtiment résidentiel collectif (R+4, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol dédié aux
résidents) accolé au bâtiment n°5 de la résidence Verlaine (côté rue Louis Pasteur).
Sous-total
Bâti
Phase 4
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
- 1 180 m2
+ 150 m2
+ 715 m2
+ 290 m2
+ 2 335 m2
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Destruction de 3 villas individuelles (R+1)
Construction de 2 nouveaux bâtiments résidentiels collectifs (R+2, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol
dédiés aux résidents) situés intra-îlot entre l’avenue D. Padovani et la rue Valère Bernard.
Construction d’un nouveau bâtiment résidentiel collectif (de R+2 à R+3, avec un parking souterrain sécurisé en sous-sol
dédié aux résidents), situé le long de l’avenue D. Padovani (côté Est) entre la résidence Ronsard et la résidence
Rimbaud.
Aménagement d’un équipement sportif à ciel ouvert (type city-stade) et d’espaces verts au cœur d’îlot du futur
bâtiment résidentiel collectif (de R+2 à R+3).
Aménagement de jardins-partagés sur la toiture du parking couvert situé à l’arrière de la résidence Ronsard.
83
Phase 5 : Densification, transformation et division de l’îlot de la résidence Verlaine
SHON
Chapitre : Descriptif détaillé du projet de détails :
Phase à long terme (durée des travaux : 3 à 6 ans)
Destruction des commerces se trouvant en RDC de la résidence Prévert (côté avenue D. Padovani), structurant les 2
demi-arcs de la place Henri Dunant.
Destruction du bâti de la résidence Prévert (R+5) structurant les 2 demi-arcs de la place H. Dunant.
Coffrage et restructuration des 2 extrémités en forme de ‘‘tour’’ du bâtiment collectif de la résidence Prévert,
structurant les abords de la place H. Dunant.
Destruction des bâtiments n°1, 3 et 7 (R+4) de la résidence Verlaine le long de la rue Fernand Benoît.
Construction de plusieurs bâtiments résidentiels collectifs (de R+2 à R+5) au sein de l’îlot résidentiel où se trouvent
actuellement les résidences Prévert et Verlaine.
Création d’une voie publique traversant la place H. Dunant et le parc M. Colucci, dans un axe Sud-ouest à Est-Nord.
Aménagement d’une place publique, d’un parc pour enfant et de nouveaux espaces verts au sein de l’îlot des
résidences Prévert et Verlaine.
Recomposition des espaces verts interstitiels préexistants au sein de l’îlot.
Sous-total Bâti
Phase 5
Autre
Autre phase : Proposition d’aménagement de la zone commerciale
- 1 256 m2
- 5 250 m2
+ 370 m2
- 2 268 m2
+ 9 134 m2
+ 730 m2
SHON
Phase à court ou moyen terme (durée des travaux : 2 à 4 ans)
Création de 2 parkings en silo au Nord (contre le Castorama) et à l’Est de la zone commerciale (face à l’entrée bleue
n°3 du centre commercial Grand Vitrolles).
Recomposition des terrasses commerciales situées au Nord-Ouest de la zone commerciale
Aménagement d’un mail à ciel ouvert, entre la butte végétalisée et les bâtiments commerciaux existants.
Création d’un parking souterrain à 2 niveaux, sous la butte végétalisée.
Création de locaux commerciaux au RDC de la butte végétalisée, au contact de l’allée commerçante
Création d’une butte végétalisée (entre le Decathlon et le bâtiment B le Charcot situés au Nord-Ouest de la zone
commerciale), aménagée avec des espaces verts et de détente.
Sous-total Bâti
Phase 5
Autre
84
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
+ 980 m2
+ 11 055 m2
+ 980 m2
+ 11 055 m2
Bilan :
Notre projet répond aux exigences attendues de la commune de Vitrolles : composer une entrée de ville située entre le centre commercial « Grand Vitrolles » et le
centre urbain.
Le tableau ci-dessous récapitule les attentes posées dans le cahier des charges, et les réponses apportées par notre projet :
Remodelage et recomposition plus équilibré du quartier du
Liourat à partir de l’existant
 Créer des percées pour libérer les vues sur les
Rendre visible et lisible les entités situées entre les
équipements et créer de nouveaux marqueurs urbains.
deux pôles ayant le rôle de trait d’union
 Les connecter par des aménagements continus
 Aménager une butte végétale pour pallier les dénivelés
afin de connecter l’espace commercial au quartier du
Inciter les visiteurs du centre commercial à découvrir la
Liourat.
commune et poursuivre jusqu’au centre urbain
 Requalifier l’avenue Padovani en continuité de l’avenue
des Salyens et les commerces du Liourat pour le rendre
attractif aux visiteurs
Deux itinéraires :
 Requalifier l’avenue Padovani qui est l’axe principal qui
relie le centre commercial au centre urbain
Penser une ou plusieurs itinéraires mettant en
 Créer une promenade dédiée aux modes de déplacement
connexion les deux pôles
doux en parallèle avec l’axe Padovani, en aménageant les
terrasses, la butte végétale, la toiture du Décathlon et
l’arrière de la résidence de Lamartine
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
√
√
√
√
Chapitre : Bilan :
Recomposer le secteur avec une nouvelle composition
urbaine
85
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Rappel de la commande
3
Composition de l’équipe
3
Méthodologie
4
Une entrée de ville marquée par le paysage
25
Une ville engagée dans plusieurs projets
25
Un territoire aux fonctions multiples
Un territoire modelé aux usages de la pratique automobile
28
28
Hiérarchie et typologie des voies
28
Les déplacements : un juste milieu à trouver entre les
différents modes
30
L’apport d’une nouvelle offre avec le BHNS (bus à haut
niveau de service) :
31
Quatrième phase : finalisation du plan guide et réalisation
du projet de détail
5
Des modes doux présents, qui ne demandent qu’à se
développer :
32
Cinquième phase : un rendu final harmonise
5
Une offre en stationnements importante et diversifiée
33
7
Une trame viaire en continuelle évolution
34
Requalification de l'avenue de Marseille :
34
Première phase : analyse sensible
4
Deuxième phase : diagnostic et analyse du territoire
4
Troisième phase : réalisation du plan guide
5
Plan
Des aménités aux fonctionnements spécifiques
DIAGNOSTIC
Contexte Vitrollais
Que caractérise l'urbanité de Vitrolles ?
Les tissus urbains en rupture
9
36
Des équipements peu visibles
36
Un centre urbain peu mis en valeur :
36
15
Une offre commerciale à 2 échelles
38
16
Projets et dynamiques entre le centre urbain et le centre
commercial
39
Une dynamique urbaine déterminante
16
Des formes extravagantes, vétustes
17
La Médiathèque :
39
Des logements inadaptés aux structures familiales actuelles 21
Le quartier des Pins, au cœur du PRU :
40
Gestion d’un quartier « social »
21
Recomposer le quartier
40
Principes constructifs
22
Cadre naturel et espaces de vie
42
3 rythmes de trame structurant le territoire
23
Espace naturel à grande échelle : marqueurs du paysage
42
Quelles ruptures divisent les deux centralités ?
23
Espaces verts inter-quartier : lieux de connexion voués à la
rencontre
43
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Table des matières
Table des matières
87
Espaces verts en cœur d’ilot : des espaces interstitiels
déconnectés et délaissés
44
Espaces vides urbains à potentiel de lieux de rencontre
44
Des paysages urbains dissimulés et obstrués
46
Une perspective de vue jusqu’au plateau peu mise en
valeur
Conclusion
46
47
PLAN GUIDE & ORIENTATIONS
50
Recomposition de la trame urbaine présente le long de
l’avenue Padovani et mise en scène des activités
52
Cheminements et mobilité douce au cœur d’un maillage et
d’une hiérarchie des axes de communication
55
Maillage des quartiers par un réseau vert : pour une ville saine
et un « partage » de l’espace public
58
Chapitre : Table des matières
Descriptif détaillé du projet de détails :
66
1) Requalification de l’avenue Padovani au profit des modes
doux
67
2) Restructuration des formes bâties et insertion de l’urbanité à
l’intérieur des quartiers :
70
Recomposer avec l’existant :
70
Diversifier et équilibrer le paysage urbain
71
Revitaliser un cœur d’ilot
73
3) Constitution d’une « nappe verte » liant les espaces verts
interstitiels requalifiés ou nouvellement aménagés :
75
Schéma concept
Conclure
PLAN PROJET
62
4) Repenser l’espace commercial en lien avec la ville
78
5) Démarches et processus
81
Tableau descriptif du phasage de réalisation opérationnelle
de notre projet de détails :
82
Bilan :
85
Table des matières
86
Résumé
89
Abstract
92
88
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Figure 1 Coupe Ouest-Est de Vitrolles ............................................................. 9
Figure 2 Carte de situation .............................................................................. 13
Figure 3 Panorama de Vitrolles depuis la cuesta ....................................... 15
Figure 4 Carte de dynamique urbaine ......................................................... 16
Figure 5 Résidence Précert et ses douves .................................................... 17
Figure 7 Résidence Lamartine ........................................................................ 19
Figure 7 Le bousquet ........................................................................................ 19
Figure 8 Zone d'activité - Vitropole ................................................................ 20
Figure 9 Carte des familles monoparentales............................................... 21
Figure 10 Principes constructifs d'une douve .............................................. 22
Figure 11 Trame parcellaire et bâti................................................................ 23
Figure 12 Zone de ruptures .............................................................................. 24
Figure 13 Photos de deux des entrées de ville offertes depuis
l’autoroute A55 (Google Street) .................................................................... 25
Figure 14 Multiplexe "Studio Lumière" (C+T architectes) ........................... 26
Figure 15 Rénovation urbaine des Pins (Gautier+Conquet) ..................... 26
Figure 16 Carte du réseau ............................................................................... 28
Figure 17 Carte de détails du réseau viaire vitrollais .................................. 29
Figure 18 Carte des Réseaux de transports ................................................. 31
Figure 19 Carte des Cheminements piétons ............................................... 32
Figure 20 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue
Marseille .............................................................................................................. 34
Figure 21 État actuel et Projet d’aménagement projeté sur l’avenue
Marseille .............................................................................................................. 35
Figure 22 Carte des équipements ................................................................. 36
Figure 23 Panorama de la Pierre Plantée .................................................... 36
Figure 24 Panorama de la Résidence Prévert ............................................. 37
Figure 25 Carte détails des commerces du Liourat ................................... 38
Figure 26 Perspective de la Médiathèque Jean-Pierre Lott ..................... 39
Figure 27 Projet de rénovation urbaine du Pins .......................................... 41
Figure 28 Plateau de l’Arbois vue depuis la toiture du Décathlon ......... 42
Figure 29 Etang de Berre vue du plateau de l’Arbois ................................42
Figure 30 Carte de la végétation mise en lumière .....................................43
Figure 31 Parc Michel Colucci ........................................................................44
Figure 32 Terrasses commerciales ..................................................................44
Figure 33 Toit (Parking) de Decathlon ...........................................................45
Figure 34 Toit du parking de la résidence Ronsard ....................................45
Figure 35 Vue depuis l'Avenue Padovanie au niveau de Ronsard .........46
Figure 36 Schéma concept .............................................................................50
Figure 37 Percées du Liourat ...........................................................................53
Figure 38 Coupes de principe ........................................................................55
Figure 39 Carte du réseau vert .......................................................................59
Figure 40 Plan masse du projet .......................................................................65
Figure 41 Projet de requalification de l'venue Padovani ..........................67
Figure 42 Séquence 1 d’aménagement de Padovani .............................68
Figure 43 Séquence 2 d’aménagement de Padovani .............................68
Figure 44 Avant et après aménagement due la résidence Prévert .......70
Figure 45 Avant et après aménagement de Lamartine ...........................71
Figure 46 Avant et après aménagement du Liourat .................................72
Figure 47 Avant et après aménagement des Terrasses ............................73
Figure 48 Avant et après aménagement des jardins collectifs (Ronsard)
..............................................................................................................................75
Figure 49 Avant et après aménagement des Jardins collctifs de
Lamartine ............................................................................................................76
Figure 50 Avant et après aménagement du parking Grand Vitrolles ....78
Figure 51 Aménagement du parking de Decathlon .................................79
Figure 52 Carte des densités et du phasage ...............................................81
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
Chapitre : Table des figures
Table des figures
89
Résumé :
Le travail présenté est une étude qui répond à la commande de
la commune de Vitrolles dans le but de connecter le centre
commercial au centre urbain de cette ville. Six mois de travaux
nous ont permis dans un premier temps d’analyser le secteur
étudié et de comprendre ses contraintes ainsi que ses besoins,
pour ensuite produire un projet détaillé visant à répondre aux
attentes actuelles.
Chapitre : Résumé :
La phase de diagnostic territorial nous a permis de connaitre
certaines des difficultés que rencontre la ville et notamment le
secteur situé entre les deux polarités : centre urbain/administratif
et centre commercial. L’entrée de ville Sud de ce même secteur
est marquée par la concurrence commerciale entre le centre
commercial Grand Vitrolles d’attractivité régionale et les
commerces et service de proximité situés sur l’avenue Denis
Padovani. L’axe Padovani qui mène directement au centre
urbain est fréquemment emprunté par les automobilistes, mais
n’est que fréquenté et utilisé par les modes de déplacement
doux, du fait de l’aménagement de la voirie qui a été
largement favorisé au profit de l’automobile.
Les quartiers en marge de cet axe et qui sont situés entre les
deux centralités ne cesse de voir leurs dynamiques
commerciales décroître au profit de flux qui ne font que traversé
le territoire en présence. D’autre part, ces quartiers plutôt
populaires, possèdent quelques formes bâties extravagantes et
vétustes, avec une offre en logements inadaptée aux structures
familiales d’aujourd’hui. Le dysfonctionnement et le manque de
visibilité des équipements publics de quartier s’ajoutent au
manque d’entretien des espaces publics et naturels, ce qui tend
à décourager les rassemblements de population et le
développement de l’urbanité.
Le secteur sur lequel notre projet de détail s’est concentré est le
quartier du Liourat, du fait de sa situation stratégique entre les
deux polarités et de son manque actuel de traitement
urbanistique particulier et cela malgré les nombreuses difficultés
économiques, sociales et architecturales auxquelles ce quartier
doit faire face.
Dans l’objectif de réduire les difficultés aujourd’hui présentes sur
le territoire situé entre les deux centre et d’en améliorer les
conditions de vie, de travail et de loisirs, nos pistes d’actions
d’aménagement seront orientées autour de trois axes :
Nous souhaiterons tout d’abord redistribuer le partage de la
voirie et de l’espace public de l’avenu Padovani, au profit des
modes de déplacement doux, en réaménageant sa voirie et en
requalifiant les commerces locaux en présence, ce qui
permettra d’attirer d’avantage de clientèle. Pour cela, la voirie
dédiée à l’automobile sera réduite au profit de nouveaux
trottoirs élargis et les abords de la chaussée seront d’avantage
mis en valeur.
Dans un second temps, afin de régénérer les dynamiques
locales d’ordre commercial et social, nous proposons
l’introduction de nouveaux commerces, équipements et services
à l’intérieur des quartiers. Restructurer les formes bâties en
remodelant ou en restructurant, permettra ainsi d’améliorer les
90
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
conditions de vie des familles et d’apporter au secteur étudié
une image plus moderne et lisible.
Et enfin pour connecter l’ensemble des quartiers entre eux et
avec le reste de la ville, il exige un traitement paysagère et une
mise en réseau des espaces publics et naturels qui permettront
aux usagers de déambuler à travers de ces espaces pour aller
de part en part. Ces espaces seront aussi des lieux de rencontre
et de sociabilité.
Chapitre : Résumé :
Ces trois axes d’actions en termes d’aménagement, formeront
ensemble un projet cohérant en réponse à la commande
initiale : « améliorer la connexion entre le centre urbain et le
centre commercial et recomposer une entrée de ville ».
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _
91
Abstract
The work presented here is a study responding to the Vitrolles’s
mayor will to connect the shopping mall area to the urban
center. During six months, we’ve been analyzing the sector, his
constraints and needs, to finally propose a project that meets
current expectations.
Chapitre : Abstract
Our investigation process allowed us to discover the many
difficulties the town has to deal with, especially in the studied
area, located between the administrative center and shopping
mall. As a main city entrance, this area is marked by several
entities: The shopping mall Grand Vitrolles, highly attractive,
competing with local shops on avenue Denis Padovani.
An axis leading straight to the urban center, frequently used by
motorists and less by cyclist and pedestrian. The development of
this avenue is clearly dedicated to automobile. Neighborhoods
along this axis and located between two centralities are
decreasing their dynamic business, only flowing through there.
The buildings in these rather popular areas show extravagant
forms and degradations. Housing structure is unsuited to family
structure.
To reduce the difficulties presented above, and improve living,
work and leisure conditions, we focused our analysis on three
areas:
First I’d like to redevelop avenue Padovani in favor of cyclist and
pedestrian, hoping that the road transformation and
regenerating of local shops would attract more customers. Width
of the road will be reduced and the sidewalks widened.
Then, we propose to introduce new shops, facilities and services
in the neighborhood in order to regenerate the local dynamic,
that is to say increasing economic business and improving social
life. Remodeling or rebuilding will restore better living conditions
and provide an image of modernity.
And finally we would connect all neighborhoods among them
and with the rest of the city. Public spaces and green spaces will
be connected by a network allowing users to walk through.
These spaces are also places of encounter and sociability.
These three lines of action put together form a coherent project
that answers the initial order: improve the connection between
the urban center and the shopping mall area and redevelop the
town entrance.
Finally, the public equipment malfunctions, added to the
untended public spaces and natural are discouraging elements
for possible newcomers.
The selected area is the Liourat neighborhood because of
its strategic location between the urban center and the
shopping mall. No special treatments are existing in this place,
despite its economical, social and architectural difficulties.
92
_ IUAR – ©2013 _ Rapport final _