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Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe Rapport de synthèse du 19 février 2002 Etude réalisée par B pour le compte de l’Odéadom Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 1 Préface Ce rapport de synthèse présente les principales conclusions de l’étude réalisée par E pour le compte de l’ODEADOM sur le thème : «Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe » Cette mission a été réalisée de Décembre 2001 à Janvier 2002. Sommaire 1. Problématique .................................................................................................... 3 2. Analyse de la situation et de l’organisation de la récolte et du transport .... 4 3. Analyse des scénarios d’optimisation relatifs aux centres de collecte et de transfert .............................................................................................................................. 8 4. Principales orientations stratégiques et plan d’actions.................................10 Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 2 1. Problématique Une organisation des process de récolte et de transport des cannes à sucre qui ne peut être déconnecté du contexte spécifique de la filière canne à sucre Deuxième activité agricole guadeloupéenne après la banane, la production de cannes à sucre est cultivée sur 12 310 hectares plantés, avec quelque 5 000 planteurs qui approvisionnent deux sucreries majeures : Gardel en Grande Terre, représentant 80 % des volumes de sucres produits en Guadeloupe. C’est en effet en 1995 que l’unité de Grosse Montagne a été fermée dans le cadre de la restructuration de l’industrie sucrière. Un objectif à terme de 570.000 à 650.000 tonnes pourrait être recherché. Grande Anse à Marie Galante, avec un objectif à terme à atteindre de 120.000 à 140.000 tonnes. Les distilleries s’approvisionnent également en canne à sucre à hauteur de 55.000 à 60.000 tonnes. Ainsi l’objectif de broyage à 3 ans pourrait être évalué en global de 750 000 à 850.000 tonnes (volume validé par la CPICS). Rappelons que le plan sectoriel 2000-2006 affichait un objectif plus ambitieux de l’ordre de 924 000 tonnes à trois ans à destination de la production de sucre et de rhum. L’une des problématiques de l’économie cannière de la Guadeloupe réside dans l’amélioration des conditions d’organisation des circuits de récolte et de transport des cannes à sucre aux « usiniers ». Cette réorganisation doit nécessairement être pensée en fonction de la stratégie de redéploiement de la filière canne à sucre, qui elle-même s’articule autour : De la place de la filière canne à sucre au sein de l’agriculture Guadeloupéenne. Les objectifs pourraient se situer à trois niveaux : B Augmenter les rendements en canne à sucre pour faire progresser le revenu des producteurs B Développer l’irrigation pour répondre à la nécessaire augmentation des rendements et au développement des surfaces sur certaines zones notamment Nord Grande Terre B S’appuyer sur la canne à sucre, culture à revenu stable et pérenne, qui permet d’apporter un complément de revenu aux producteurs et de développer l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation. Des De contraintes du marché et de l’OCM sucre, l’historique et du contexte sociologique des acteurs de la filière et notamment des planteurs de canne. Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 3 2. Analyse de la situation et de l’organisation de la récolte et du transport Une filière « tirée vers le haut » par le bassin de Nord Basse Terre Bien qu’ayant vécu la fermeture d’une usine à Grosse Montagne, ce bassin a su mettre en œuvre les axes de son développement par une dynamique liée aux hommes et aux structures. L’urbanisation croissante est un concurrent foncier de poids et pose de réels problèmes d’une part au fonctionnement des deux centres de transfert de Béron et Blachon (nuisance à l’égard des zones d’habitation : bruits et risques d’accidents), et d’autre part au maintien de la sole cannière (Baie Mahault…). L’impact sur la sole cannière devrait être compensé par le développement de cultures en zones de moyennes montagne, la rotation de la canne avec d’autres cultures (igname, ananas…). Un récent développement est observé dans le secteur de Capesterre, en alternative de la culture de bananes et méritera un intérêt et des investissements matériels et immatériels de la part de l’ensemble de la filière. L’éloignement du bassin par rapport à l’usine associé au goulet d’étranglement que représente la zone de traversée de Point à Pitre sont autant de facteurs limitant les livraisons directes Centre de transfert de Beauport Centre de collecte de Pierre Ferrayre Centre de collecte de La Ramée Usine sucrière de Gardel Centre de transfert de Béron Centre de transfert de Blachon Centre de collecte de Robert Usine SRMG Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 Centre de collecte de Robert 4 Sud Grande Terre : Bassin de « proximité » de l’usine exclusivement en livraisons directes A contrario de Basse Terre, ce bassin bénéficie d’une proximité avec l’usine de transformation des cannes située aux alentours Du Moule. Il est important de souligner un bon maintien des surfaces dans la région des Abymes, peu de modifications des apports depuis la fermeture du centre de transfert intervenu l’année passée. La tendance à la baisse de la sole cannière aux alentours St Anne et St François du fait de l’urbanisation, est relativement bien compensée par des plans culturaux alternatifs adaptés (melon, maraîchage…) On constate un chevauchement de secteur entre Sud Grande Terre et Nord Grande Terre vers Petit Canal. Il n’y a pas de barrière naturelle et un ou deux opérateurs de récolte importants du Sud interviennent en secteur Nord. Ceci a pour conséquence une difficile exploitation des statistiques et un risque d’erreurs d’interprétation des résultats des travaux. Nord Grande Terre : Secteur fortement touché par le déficit hydrique et les faibles rendements : C’est dans ce secteur que le potentiel d’accroissement des surfaces et des rendements est le plus fort selon les études menées par les spécialistes agricoles. (Source plan sectoriel 2000-2006). On pourrait attendre des augmentations de production de l’ordre de 20 tonnes/hectare si l’on menait les travaux d’irrigation nécessaires à pallier les sécheresses fortes que subit ce secteur. Il faut souligner l’existence d’une production de plus en plus réduite en cannes longues, qui ne permet plus de maintenir l’exploitation du centre de transfert de Beauport (environ 3.400 tonnes en 2001 contre 39.000 tonnes en 1994) . Un quart de la production du bassin est expédiée à l’usine par l’intermédiaire d’un centre de collecte à la charge exclusive du planteur concerné : SCEA les Cannes D’or à Pierre Ferrayre. Cette spécificité génère des ruptures de charge importantes et des flux de transports routiers à la charge de l’usine de Gardel. L’optimisation de la récolte et du transport passe donc par la nécessité de restructurer les centres de Beauport (ajournement dès 2002) et de Pierre Ferrayre (au plus vite) . Cette décision qui sera à prendre de façon collective au sein de la filière doit être accompagnée par une réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour développer la sole cannière dans le bassin de Nord Grande Terre, l’irrigation notamment. Marie-Galante : bassin spécifique à distinguer de façon particulière. Souffrant également de faibles rendements, l’Île de Marie Galante est caractérisée par de toutes petites parcelles (moyenne : 0,60 ha), par un très faible niveau hydrique, et par une Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 5 faible intensification des cultures du fait d’une fertilisation, d’un épierrage et désherbage insuffisants. Dans ce contexte il s’agira de favoriser le regroupement d’un certain nombre d’opérateurs de récolte et de transport. L’hétérogénéité de ce bassin se traduit notamment par l’existence 16 micro-régions de culture. Deux centres de collectes situés à Gouverlot et à Robert sont nécessaires au groupage des cannes longues. L’analyse de l’organisation de la récolte et du transport sur Marie Galante ne peut pas être dissociée des problématiques structurelles, humaines et culturales du secteur. Le morcellement excessif des surfaces et l’atomisation des planteurs limitent le développement de la mécanisation. C’est pourtant par la réduction de la récolte manuelle que les professionnels du secteur pensent solutionner en partie les difficultés de main d’œuvre rencontrées. Ce déficit en personnels de coupe constitue un frein au développement de la culture, à la mise en place d’une planification convenable de la récolte et provoque des dysfonctionnements dans l’approvisionnement de l’usine. Il n’en demeure pas moins un fort suréquipement en matériel de récolte mécanique, qui ne pourra être résolu que lorsque les préparations des sols et des cultures seront exécutées, l’accès aux parcelles facilité, la taille de celles-ci optimisée. L’implication et le soutien des pouvoirs publics dans l’activité de l’usine de Grande Anse (SRMG) contribuent à maintenir la confiance des planteurs quant à l’avenir de la canne à sucre sur l’Île. Synthèse de l’organisation : Un réel suréquipement en récolteuses et en matériels de transport. En global l’analyse des taux d’utilisation des équipements met en évidence un suréquipement de l’ordre d’une vingtaine de récolteuses sur les 43 en activité pour l’ensemble de la Guadeloupe. Ce diagnostic déjà effectué par le CIRAD il y a quelques années, est la traduction directe des investissements (en particulier défiscalisés) réalisés lors des dernières années. Il en est de même pour le matériel de transport agricole ou l’on dénombre une soixantaine d’attelages en cannes courtes excédentaire sur les 209 (Marie Galante tous attelages confondus) en fonctionnement. Le premier constat est celui d’acteurs insuffisamment tournés vers le produit et la qualité, y compris pour les prestations ayant un impact sur cette dernière (récolte et transport des cannes) . Le prix des prestations rendues est figé, sans prise en compte d’éléments valorisant la qualité. Les quotas favorisent le maintien des structures existantes au détriment parfois de la qualité. Enfin le fonctionnement de la filière est insuffisamment tourné vers la création de valeur profitable à tous. La qualité des cannes est un élément de convergence des facteurs de croissance et de marge des différents acteurs : Planteurs : augmentation rendements culture, rendement-sucre/ha, coûts de plantation et de récolte, augmentation du prix de la tonne de cannes, amélioration de la qualité de prestations Prestataires (CUMA & ETA) : maîtrise des coûts de plantation et de récolte, taille des surfaces à exploiter, augmentation du prix de vente des prestations Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 6 Usine : rendement-sucre / tonne canne achetée (optimum 9,5 RS), baisse du coût d’achat de la tonne, optimisation du coût de fonctionnement de l’outil industriel. Le diagnostic de l’organisation a été mené par l’analyse des process de récolte et de transport. A chaque étape, un certain nombre de points critiques ont été constaté et ont fait l’objet de recommandations précises de la part de notre cabinet. L’ensemble de ces préconisations a été articulé à l’intérieur du plan d’actions. De façon générale, Il apparaît nécessaire d’identifier rapidement les activités réelles de chacun (planteur assurant le transport pour les E.T.A notamment) et d’éclaircir leurs objectifs respectifs pour concevoir la réorganisation de la récolte et du transport dans de bonnes conditions. Le fait d’avoir plusieurs activités est économiquement nécessaire pour la plupart des acteurs, mais aurait cependant tendance être une source de confusion et nuisance à la transparence des relations entre professionnels. Cette multi-activité, qu’il n’est pas opportun de remettre en cause, doit être mieux connue de tous pour favoriser les échanges et la responsabilisation des opérateurs dans les différentes tâches qu’ils accomplissent. Guadeloupe Continentale Campagne 2001 Valeur en Coût en milliers de Tonnage F/T francs Transport champ-usines 8 430 210 749 40,00 Transport champ-centres transfert 7 768 223 863 34,70 12 100 223 863 54,05 3 509 492 138 7,13 31 807 434 612 73,18 Transport transfert usine Fonctionnement centre de transfert et de collec Total En global, les coûts de transport et de fonctionnement relatifs à la canne à sucre sur la Guadeloupe Continentale ont été évalués à 31,8 millions de francs pour la campagne 2001 et représentent près de 73,2 F/tonnes traitée. Ce coût est pris en charge à 70% par Gardel et à 30% par les planteurs. Outre les actions touchant une meilleure organisation du travail et une meilleure collaboration entre les acteurs, le devenir des centres de collecte et de transfert est un élément stratégique de l’amélioration de la compétitivité de la filière canne. Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 7 3. Analyse des scénarios d’optimisation relatifs aux centres de collecte et de transfert Deux bassins sont concernés par d’éventuels remaniements de centres de collecte et de transfert : Nord Basse Terre et Nord Grande Terre. Concernant le bassin Sud Grande terre les livraisons directes sont appelées à être maintenues. L’analyse des situations a été effectuée de façon distincte et séparée pour la prise en compte des spécificités et particularités respectives Nord Basse Terre Nord Grande Terre R 1A : Statu quo : maintien des deux centres de transfert de Béron et de Blachon + centre de collecte de La Ramée R 2A : Statu quo : maintien du centre de transfert de Beauport et du centre de collecte de Pierre Ferrayre R 1B : Site unique cannes longues et courtes R 2B : Site unique cannes longues et cannes courtes R 1C : Site unique cannes courtes + maintien La Ramée R 2C : Toutes livraisons en direct R 1D : Toutes livraisons en direct L’évaluation économique de chacun des scénarii a été effectuée par la prise en compte de l’ensemble des postes budgétaires de fonctionnement, d’analyse des cannes et de transport. Elle intègre également les dotations aux amortissements des équipements nécessaires aux nouvelles implantations proposées, hors frais financiers sur les investissements. Synthèse des scénarii en Nord Basse Terre : Orientation préconisée vers un site unique à terme pour l’ensemble de Basse Terre. Le scénario « Statu Quo » est très difficilement envisageable compte tenu des contraintes d’urbanisation majeures des deux centres de transfert de Béron et Blachon. Du point de vue économique, les scénarios de regroupement sur un site unique ou sur deux sites sont globalement comparables entre eux et avec le scénario du statu quo. Les coûts totaux annuels de ces trois hypothèses sont en effet sensiblement identiques dans une fourchette comprise entre 20 MF et 21 MF/an. Les coûts sociaux et les coûts de restructuration n’ont pas été pris en compte. Du point de vue organisationnel, le scénario site unique semble préférable : la difficulté essentielle réside dans le choix d’un site pour les 15 années à venir en accord avec les collectivités territoriales, locales et les pouvoirs publics. Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 8 Seul le scénario « Livraisons directes » amène des économies substantielles mais à contrario pose des problèmes considérables en matière d’organisation des flux. Synthèse des scénarii en Nord Grande Terre : Orientation préconisée vers des livraisons en direct pour l’ensemble du bassin, associé à un plan de développement de la sole cannière. Dans ce bassin comme celui de Nord Basse Terre, le scénario « Statu Quo » est très difficilement envisageable compte tenu de la situation économique et organisationnelle des deux centres de collecte et de transfert (Beauport et Pierre Ferrayre) . Du point de vue économique, le scénario « Livraisons directes » amène des économies substantielles par rapport au scénario statu quo. Là-encore les coûts sociaux et les coûts de restructuration n’ont pas été pris en compte dans l’évaluation. Il nécessite d’autre part d’inscrire un développement de la canne sur l’extrême nord du bassin pour répondre aux besoins de croissance, aux attentes psychologiques, et de prendre en compte les impacts économiques sur le secteur du transport routier. Le scénario «Site unique» est globalement plus coûteux et semble décalé par rapport aux attentes des professionnels et des différents partenaires. Synthèse économique des scénarii – coûts annuels totaux des hypothèses. Globalement la mise en œuvre des deux scénarii 1B et 2C amène une économie de 1.470 K.F/an à la filière par rapport à la situation du « Statu Quo » . Nord Basse Terre R R R 1A : Statu quo 1B : Site unique cannes longues et courtes 1C : Site unique cannes courtes + maintien La Ramée 20 19 19 Nord Grande Terre 180 KF 2A : Statu quo R 2B : Site unique cannes longues et cannes courtes 10 2C : Toutes livraisons en direct 407 KF 1D : Toutes livraisons en direct 16 365 KF 847 KF R R 6 081 KF R 5 385 KF 385 KF Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 9 4. Principales orientations stratégiques et plan d’actions Trois axes stratégiques sont à développer pour le redéploiement de la filière canne à sucre en Guadeloupe. 1er axe stratégique : Repenser l’organisation et donner les moyens de décision à l’interprofession : Sept actions concernent globalement l’amélioration du pilotage de la profession. 2ème axe stratégique : Accélérer l’évolution des intervenants de cette filière et leurs pratiques : Cet axe comporte deux grandes thématiques, celle de la coordination et de la professionnalisation des différents intervenants mais aussi celle de l’amélioration du plan de coupe et de la maîtrise de la maturité des cannes à sucre. Dix neuf actions structurent ce plan d’action. 3ème axe stratégique : Accélérer la compétitivité de la filière cannière en Guadeloupe : Il s’agit là d’agir au travers de huit actions pour la rationalisation et la restructuration des équipements de récolte, de transfert et de transport Un plan d’action intégrant trente quatre actions à classer selon leur difficulté de mise en œuvre et les gains attendus. Le plan d’action bâti n’a de réalisme que si les acteurs de la filière cannière affichent leurs volontés à faire évoluer la situation. La hiérarchisation proposée a été validée avec les acteurs de la filière notamment en Commission Paritaire Interprofessionnelle de la Canne à Sucre, et fait apparaître dix actions prioritaires : Mettre en œuvre d’une réelle interprofession et accompagner la mise en œuvre dans le plan d’action Conforter et amplifier les initiatives et actions menées dans le système de financement d’acompte pour inciter les E.T.A à réaliser les travaux d’entretien des sols dés le début de la campagne Créer un groupe de travail sur les moyens de rationalisation des matériels de récolte et de transport (dispositif d’allégement du parc) Limiter au plus vite l’impact des mesures et des procédures d’aides à l’investissement à destination des équipements de récolte et de transport Pour la campagne 2002 et compte tenu de la faible récolte programmée, nous préconisons une non-ouverture (ajournement) du site de Beauport. Mettre en place un plan de communication interne à la profession Définir et afficher une politique de prestations sur l’ensemble de la Guadeloupe tenant compte des distances, des types de prestations, de la qualité des prestations. Piloter la planification de toute la récolte par l’interprofession avec un système informatisé Sur le bassin de Nord Basse Terre, la mise en œuvre du scénario « site unique » semble le plus réaliste pour la campagne 2003. Sur le bassin de Nord Grande Terre, la mise en œuvre du scénario « livraisons directes » semble le plus réaliste pour la campagne 2003. Etude de l’organisation de la récolte et du transport des cannes à sucre en Guadeloupe ODEADOM - Ernst & Young Entrepreneurs Conseil –Tous droits réservés 2002 – 28 janvier 2002 10