Etude sur la Filière Sanitaire et Sociale
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Etude sur la Filière Sanitaire et Sociale
Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LA FILIÈRE ÉCONOMIQUE "SANITAIRE ET SOCIALE" Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 1 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" SOMMAIRE Préambule ................................................................................................................................................................... Page 03 Introduction ............................................................................................................................................................... Page 04 A-Secteur santé ....................................................................................................................................................... Page 05 A-1-Contexte ........................................................................................................................................................ Page 05 • Contexte matériel .............................................................................................................................................. Page 05 • Contexte humain ................................................................................................................................................ Page 05 A-2-Analyse, solutions et perspectives ......................................................................................................... Page 06 A-2-1-Les médecins .................................................................................................................................... Page 07 • Analyse de la situation ....................................................................................................................................... Page 07 • Solutions envisagées et perspectives ........................................................................................................... Page 08 A-2-2-Les infirmiers .................................................................................................................................. Page 08 • Analyse de la situation ....................................................................................................................................... Page 08 • Solutions envisagées et perspectives ........................................................................................................... Page 09 A-2-3-Les sages-femmes .......................................................................................................................... Page 09 • Analyse de la situation ....................................................................................................................................... Page 09 • Solutions envisagées et perspectives ........................................................................................................... Page 09 A-2-4-Autres catégories .......................................................................................................................... Page 10 B-Secteur social et médico-social ........................................................................................................................ Page 11 B-1-Contexte ........................................................................................................................................................ Page 11 • Contexte matériel .............................................................................................................................................. Page 11 • Contexte humain ................................................................................................................................................ Page 12 B-2-Analyse, solutions et perspectives .......................................................................................................... Page 14 • Analyse de la situation ....................................................................................................................................... Page 14 • Solutions envisagées et perspectives ........................................................................................................... Page 15 Conclusions ................................................................................................................................................................. Page 17 Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 2 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" PREAMBULE L’Observatoire Régional de l’Emploi et de la Formation (OREF) a été sollicité par le Conseil Régional pour faire une étude sur la filière économique "sanitaire et sociale". Cette étude1, menée entre les mois de janvier et de février 2002, devait : Présenter un état des lieux de la filière Prospecter sur l’évolution de la filière Le but de cette étude était d’obtenir suffisamment d’éléments pour alimenter la réflexion sur les besoins en formation de cette filière. Remarque : 1 Par rapport au temps qui nous était imparti (un mois et demi), nous avons essayé de recueillir sur le terrain le maximum de données, pour les traiter et les analyser. Il va de soi que si peu de temps ne nous a pas permis de nous livrer à une analyse exhaustive des besoins de la filière économique "sanitaire et sociale". Cette étude à été réalisée en croisant des informations issues : Du livre "Atlas illustré de la Guyane" de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Du livre "La Guyane en 2000" de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM). Des "Tableaux Economiques Régionaux de la Guyane 2000" de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE). Du document "Bulletin Santé n°4 de décembre 2001" de l’Observatoire Régional de la Santé en Guyane (ORSG). Du document "Synthèse préliminaire de l’actualisation du schéma régional des formations en travail social en Guyane" par Messieurs Alex et Georges-Antoine LEBLANC. De l’entretien avec Monsieur JACCOULET, Directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation de la Guyane (ARHG). De l’entretien avec Madame HAUTERVILLE, Responsable du pôle santé de la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS). De l’entretien avec Madame GALOT, Responsable du pôle social de la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS). De l’entretien avec Madame BERTRAND, Directrice de l’Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS). Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 3 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" INTRODUCTION L’état général de la population guyanaise peut être caractérisé par : Des indicateurs classiques dont les plus caractéristiques sont : • Une forte croissance : 157 213 personnes ont été recensées en 1999, soit une progression de 3,6 % par an en moyenne au cours de la dernière décennie. Ce dynamisme résulte d’une part d’une très forte natalité : 31,2 ‰ et d’autre part de la stabilité du taux de mortalité : 4,1 ‰. • Une très faible densité : 2 habitants au Km2 (pour une superficie de 83 534 km2). Cette densité ne reflète pas la répartition réelle de cette population sur le territoire. En effet, une grande partie du pays n’est pas habitée. L’essentiel de la population étant concentré sur le littoral et les grands fleuves frontaliers, dont plus de la moitié sur l’Ile de Cayenne (Cayenne, Rémire-Montjoly et Matoury). • Un taux de chômage élevé : 20,4 % pour l’année 2000. Des indicateurs plus spécifiques à la filière étudiée dont les plus représentatifs sont : • Le taux d’accouchement : 24,3 % (7,7 % en France). • Le taux de traumatismes (accidents de la route, violence urbaine…) : 15,3 % (9,7 % en France). • Le taux de maladies infectieuses (taux élevé notamment à cause du SIDA) : 6,4 % (1,6 % en France). • Le taux de toxicomanie (taux élevé notamment à cause du crack) : 46 pour 100 000 habitants (35 pour 100 000 habitants en France). Face à cette situation, nous comprenons aisément les préoccupations sanitaires et sociales, que rencontrent actuellement la Guyane. Pour des raisons de commodités, nous ferons cette étude en deux parties : "santé" et "social et médicosocial". Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 4 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" A-SECTEUR SANTÉ A-1-Contexte • Contexte matériel En 2000, il a été recensé 32 structures sanitaires qui se décomposent de la façon suivante : Structures sanitaires : Etablissements d’accueil (avec lits d’hospitalisation) Secteur public Secteur privé Centre hospitalier Etablissement de longs séjours Centre de santé avec présence médicale permanente Poste de santé 2 1 8 15 Centre Médico Chirurgical de Kourou Clinique Maison de repos Centre d’auto-dialyse 1 3 1 1 Source : DDASS (chiffres 2000). Sur le plan de la répartition, nous constatons une concentration de ces structures beaucoup plus forte sur le littoral que dans l’intérieur du pays. La décentralisation avec la création des centres de santé, a contribué à équiper, à minima, l’intérieur de la Guyane. Elle a ainsi permis un accès aux soins relativement équitable entre les populations du littoral et celles de l’intérieur. Au niveau des taux d’équipement (nombre de lits d’hospitalisation pour 1000 habitants), nous obtenons les chiffres suivants : Taux d’équipements des structures sanitaires France Guyane Taux (public + privée) Taux (public + privée) Pourcentage de la partie privée Soins pour court séjour : - Médecine : - Chirurgie : - Gynécologie-Obstrétique : 2,16 1,91 0,43 1,92 1,16 0,84 30 % 48 % 35 % Soins pour moyen séjour : 1,80 0,64 0 Soins pour long séjour : 1,70 0,39 0 Source : Enquête Statistique Annuelle des Établissements de santé (SAE) de 1999. (Les taux d’équipement sont calculés avec le recensement de 1999 : 157 213 habitants pour la Guyane et 58 518 395 habitants pour la France métropolitaine). Quelle que soit la nature des soins, les taux d’équipement sont bien moindres que la moyenne nationale à l’exception de la Gynécologie-Obstétrique. L’apparent excédent de cette dernière catégorie masque un déficit en lits compte tenu du taux de natalité 3 fois supérieur à celui de la métropole. • Contexte humain En 2000, les professionnels de la santé exerçant à titre libéral ou salarié se répartissent de la façon suivante : Répartition des professionnels de la santé en terme d’effectif Professions Médecins généralistes Médecins spécialistes Chirurgiens dentistes Sages femmes Infirmiers diplômés d’État et autorisés Infirmiers de secteur psychiatrie Masseurs kinésithérapeutes Effectif 132 87 39 45 500 50 43 Professions Orthophonistes Orthoptistes Pédicures-Podologues Ergothérapeutes Psychomotriciens Pharmaciens (titulaires d’officine : 33) Effectif 8 2 6 2 1 53 Source : STATistiques et Indicateurs de La Santé et du Social (STATISS). Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 5 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" La Guyane compte 925 professionnels de la santé, dont 59,5 % d’infirmiers. D’une façon générale, la répartition de ces professionnels est inégale sur le territoire, et fait apparaître un littoral avec une concentration importante et un intérieur nettement moins bien pourvu (ce qui est logique en vu de la répartition de la population en Guyane). Si nous regardons les densités (nombre de professionnels pour 100 000 habitants) de ces professionnels, nous obtenons les chiffres suivants : Répartition des professionnels de la santé en terme de densité Professions Densité Guyane Densité France Médecins généralistes Médecins spécialistes Chirurgiens dentistes Sages femmes Infirmiers diplômés d’État et autorisés 84 55 25 27 318 156 155 70 25 573 Infirmiers de secteur psychiatrie Masseurs kinésithérapeutes 32 27 89 31 Professions Orthophonistes Orthoptistes Pédicures-Podologues Ergothérapeutes Psychomotriciens Pharmaciens (titulaires d’officine : 33) Densité Guyane Densité France 5 1 4 1 1 24 4 15 7 8 33 102 Source : STATistiques et Indicateurs de La Santé et du Social (STATISS). (Les densités sont calculées avec le recensement de 1999 : 157 213 habitants pour la Guyane et 58 518 395 habitants pour la France). Les densités sont toutes très en deçà des densités métropolitaines, sauf pour les sages-femmes. Cette densité apparemment supérieure à celle de la France est encore déficitaire vu que le taux de natalité guyanais est trois fois supérieur à celui de la métropole. A-2-Analyses, solutions et perspectives Même si les structures sanitaires et les moyens techniques existants restent encore insuffisants, la priorité de la politique de santé portera sur l’aspect qualité. Il s’agit de : L’amélioration des soins. L’équité à l’accès des soins à tout individu quelle que soit sa position géographie sur le territoire guyanais. L’accès aux nouvelles technologies médicales nationales et internationales. Pour y parvenir, la solution naturellement envisagée est d’augmenter dans un premier temps l’effectif des professionnels où les besoins se font les plus cruellement sentir. Pour cela, nous nous sommes intéressés à l’évolution, sur les 5 dernières années, de 3 effectifs qui nous ont semblés les plus importants et donc les plus représentatifs du secteur. Nous obtenons les données suivantes : Evolution de ces 3 effectifs sur les 5 dernières années Date Population 1 Au 01.01.1996 Au 01.01.1999 Au 01.01.2000 144 451 157 213 161 467 1 Effectif des médecins 214 230 219 Effectif des infirmiers Effectif des sages-femmes 504 549 550 25 49 45 L’estimation des populations de 1996 et 2000 est basée sur les recensements de 1990 (114 678 habitants) et 1999 (157 213 habitants) Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 6 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Nombres de professionnel s Evolution de 3 effectifs représentatifs des professionnels de la santé en Guyane sur les 5 dernières années 600 550 500 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0 Effectif des médecins Effectif des infirmiers Effectif des sages-femmes 01.01.1996 01.01.1999 01.01.2001 Dates Au cours de cette période (1996 à 2000), nous constatons que les 3 effectifs concernés sont restés relativement stables alors que la population guyanaise est passée de 144 451 à 161 467 habitants. Notre analyse portera tout naturellement sur ces trois métiers. A-2-1-les médecins Remarque : Les études médicales, accessibles aux bacheliers, se déroulent sur 9 ans et se décomposent de la façon suivante : • Un premier cycle d’études médicales appelé P1 composé de 2 années dont la première est sanctionnée par un concours. Depuis 1998, la première année de ce P1 à été mise en place en Guadeloupe. La 2ème année se fait en France hexagonale. Un deuxième cycle d’études médicales composé de la 3ème, 4ème, 5ème et 6ème années. Ce cycle se fait en France hexagonale. Un troisième cycle d’études médicales composé de la 7ème, 8ème et 9ème années. Des concours d’internats sont ouverts en 7ème année pour les étudiants qui veulent se spécialiser. A chaque spécialisation correspond un certain nombre d’années qui peut aller au-delà d’une 9ème année. Ce troisième cycle est complet et a lieu sur les trois départements depuis 1989. Analyse de la situation Si nous comparons les densités (nombre de professionnels pour 100 000 habitants) de l’ensemble des médecins de Guyane et de la France métropolitaine (respectivement 139 et 311), nous constatons un déficit conséquent pour notre département. Un autre chiffre plus parlant encore : En 2002, chez les médecins salariés, on estime que 3 ou 4 postes seront comblés sur les 37 postes qui seront à pouvoir. Deux raisons peuvent expliquer ce déficit : Le taux de succès particulièrement faible des étudiants Antillo-guyanais inscrit au concours de la première année du premier cycle des études médicales (P1) en France hexagonale. La conséquence directe de cet état de fait, est une désertion de plus en plus grande de ces étudiants pour ce cursus. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 7 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Les étudiants Antillo-guyanais qui réussissent malgré tout leur cursus médical, ne s’installent pas en Guyane. Cela est dû au fait que nos étudiants sont attirés par des régions dont le pouvoir attractif est plus fort que celui de notre département. • Solutions envisagées et perspectives Pour remédier à cette situation, des solutions ont été envisagées : La première à été réalisée dès 1998 par la mise en place du concours de première année en Guadeloupe. Les résultats après deux ans sont satisfaisants. Actuellement, la réflexion est engagée pour augmenter le nombre d’inscrits et le numerus clausus (en 2001, le numerus clausus était le suivant : 15 places pour la médecine et 3 pour l’art dentaire). Mais le projet devra tenir compte de la réforme nationale du P1 dont les résultats seront connus au cours de l’année 2002. Pour la rentrée 2001, sur les 15 étudiants en Médecine, 10 continueront leur cursus à Bordeaux et 5 à Paris (Faculté de médecine Saint-Antoine – PARIS VI). Les 3 étudiants de chirurgie dentaire poursuivront leur formation à bordeaux. Les autres solutions envisagées devraient porter plus sur des mesures attractives pour inciter les médecins guyanais en fin de cycle1 (et même ceux qui sont déjà installés) à venir en Guyane. Ces mesures ne doivent pas être que financières, elles devraient porter aussi sur des projets professionnels (études et recherches, évolution de carrière…). 1 Il a été constaté que la plupart des médecins Antillo-guyanais exercent sur le lieu où ils ont réalisé leur 3ème cycle d’études médicales. Les mesures attractives devraient se faire en premier lieu à ce stade. A-2-2-les infirmiers Remarque : Les études d’infirmier se déroulent sur trois ans. Pour y accéder, il faut réussir un concours. Afin d’augmenter les chances des candidats, une classe préparatoire à ce concours à été mise en place au Lycée MELKIOR et GARRÉ par le ministère de l’Éducation Nationale. Le cursus de trois ans est réalisé entièrement à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.) de Guyane situé à Cayenne à l’Avenue d’Estrées, à l’intérieur du Campus Universitaire. Il est une annexe du Centre Hospitalier André ROSEMON de Cayenne. Au bout de ces trois années, les étudiants peuvent, s’ils le souhaitent, se spécialiser en passant un concours. La durée de la spécialisation est fonction de sa nature (exemple : 1 an et demi pour la puériculture et 2 ans pour l’anesthésie). • Analyse de la situation Si nous comparons les densités (nombre de professionnels pour 100 000 habitants) de l’ensemble des infirmiers de Guyane et de la France métropolitaine (respectivement 340 et 662), nous constatons là aussi un déficit conséquent pour notre département. Deux compléments sont à apporter sur la nature de ce déficit : Le déficit des infirmiers salariés est beaucoup plus important que celui des infirmiers exerçant à titre libéral. Les spécialités suivantes "infirmier-puéricultrice" et "infirmier-anesthésiste" manquent cruellement. Trois raisons essentielles peuvent expliquer ce déficit : Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 8 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Pour accéder aux études d’infirmier, il faut réussir un concours dont Le quota est faible. Beaucoup d’infirmiers salariés démissionnent pour se mettre à leur compte. Cette situation libérale leur semble beaucoup attractive que leur situation antérieure. La durée des spécialisations semble rebuter plus d’un. • Solutions envisagées et perspectives Pour palier à cette situation, une première solution a déjà été mise en place : Augmentation du quota (nombre de places pour entrer en 1ère année du cursus) des étudiants qui est passé de 22 étudiants en 2001 à 45 pour la rentrée 2002. Ce nombre devra être maintenu pour la rentrée 2003. Pour des raisons diverses dont la plus importante est d’ordre structurel (la capacité d’accueil de l’école est déjà au maximum), ce quota ne peut être augmenté. Au terme de leur formation, tous les étudiants ayant obtenu leur diplôme d’État sont employés immédiatement. Pour les deux autres raisons, il faudrait, comme dans le cas des médecins, trouver des mesures incitatives. A-2-3-les sages-femmes Remarque : Le cursus de sages-femmes, qui se déroulent sur 4 ans se fait à l’école régionale de sagesfemmes située en Martinique à l’Hôpital Victor FOUCHER (capacité : 16 élèves – conditions d’admission : être titulaire du baccalauréat et avoir 18 ans l’année du concours). Pour accéder à ce cursus, il faut donc passer un concours. Pour que les étudiants mettent toutes les chances de leur côté, une classe préparatoire à ce concours avait été mise en place à une certaine époque au lycée MELKIOR et GARRÉ. Le manque d’effectif avait entraîné la fermeture de cette classe. • Analyse de la situation Si nous comparons les densités (nombre de professionnels pour 100 000 habitants) des sages-femmes de Guyane et de la France métropolitaine (respectivement 27 et 25), et en tenant compte d’un taux de natalité en Guyane trois fois supérieur à celui de la France métropolitaine, nous constatons là aussi un déficit conséquent pour notre département. Trois raisons essentielles peuvent expliquer ce déficit : La durée du cursus est relativement longue (4 ans). Niveau élevé du concours d’entrée pour accéder au cursus. Le niveau de ce concours s’est élevé surtout ces derniers mois. Cela est du au fait que les étudiants, nombreux dans l’ensemble, qui se présentent à ce concours viennent généralement après deux échecs en première année de médecine ou après avoir fait une école préparatoire. Très prochainement, probablement à la rentrée 2003, le concours de sages-femmes sera supprimé. Les étudiants seront recrutés par le P1 comme les étudiants en médecine et en chirurgie dentaire. Le concours classique est maintenu en 2002. Profession mal connue du grand public et est souvent assimilée à une profession paramédicale. • Solutions envisagées et perspectives Actuellement, aucune solution concrète n’a été apportée pour remédier à cette situation. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 9 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Remarque générale : Les élèves issus du BAC technologie "Sanitaire et Médico-Social" (SMS) n’ont malheureusement pas le niveau pour présenter le concours infirmier et sages-femmes. Ils doivent impérativement, s’ils veulent réussir, passer par une classe préparatoire. A-2-4-Autres catégories Le contexte actuel nous fait présager une probable ouverture d’autres formations, comme les aides – soignants (AS) et les auxiliaires de puéricultrice (AP) et le maintien de la préparation au concours d’entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.) pour les AS et AP et au concours d’entrée en Institut de formation des Cadres de Santé. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 10 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" B-SECTEUR SOCIAL ET MEDICO-SOCIAL B-1-Contexte • Contexte matériel En 2000, il a été recensé 37 structures sociales et médico-sociales qui se décomposent de la façon suivante : Structures sociales et médico-sociales : Établissement d’accueil (lits d’hospitalisation et places) Secteur public Centre de prévention et vaccination Foyer logement Institut médico-éducatif Institut médico-pédagogique Maison de retraite Protection maternelle et infantile Secteur privé 10 2 1 1 2 2 Centre d’action médico-sociale précoce Centre d’aide par le travail 1 1 1 3 1 2 Centre de consultations ambulatoires et d’alcoologie Centre de soins spécialisés toxicomanie Centre d’hébergement et de réinsertion sociale Centre Médico-Psycho-Pédagogique Foyer de l’enfance Foyer de jeunes travailleurs Foyer occupationnel Maison d’accueil spécialisée Maison de retraite Service d’éducation spéciale et de soins à domicile Service de soins infirmiers à domicile 2 1 1 1 2 2 1 Source : DDASS (chiffres 2000). Là aussi, ces structures sont réparties inégalement sur l’ensemble du territoire : concentration plus forte sur le littoral que dans l’intérieur du pays. Si nous regardons les taux d’équipement (nombre de lits et places pour 1000 habitants) des structures les plus représentatifs du secteur, nous obtenons les chiffres suivants : Taux d’équipement des structures sociales et médico-sociales Structures sociales et médico-sociales Guyane France Accueil des personnes âgées (lits/places pour 1 000 personnes de 75 ans et plus) : • Taux d’équipement en structures d’hébergement • Taux d’équipement en places de services de soins à domicile 86,52 11,61 129,72 14,15 Accueil des adultes handicapés (lits/places pour 1 000 personnes de 20 à 59 ans) : • Taux d’équipement en Maison d’Accueil Spécialisée (M.A.S) • Taux d’équipement en Centre d’Aide par le Travail (C.A.T) 0,00 0,65 0,44 2,90 Accueil enfance (lits/places pour 1 000 personnes de moins de 20 ans) : • Taux d’équipement en foyer de l’enfance 1,59 4,71 Source : STATistiques et Indicateurs de La Santé et du Social (STATISS). (Les taux d’équipement sont calculés avec le recensement de 1999 : 157 213 habitants pour la Guyane et 58 518 395 habitants pour la France métropolitaine). Le constat observé pour les taux d’équipement des structures sanitaires est le même que celui que pour les structures sociales et médico-sociales : taux d’équipement (nombre de lits/places pour 1000 personnes) plus faible qu’en France hexagonale. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 11 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" • Contexte humain En 2002, les professionnels du secteur social et médico-social sont au nombre de 206 et se répartissent de la façon suivante : Répartition des professionnels du secteur social et médico-social en terme d’effectif Professions Effectif 2002 1 Densité 16 65 5 13 63 2 3 9 30 10 41 3 8 40 1 2 6 19 Aide médico-psychologique (AMP) Assistant de service social (ASS) Conseiller en économie familiale et sociale (CESF) Éducateur de jeunes enfants (EJE) Éducateur Spécialisé (ES) Éducateur Technique (ET) Éducateur Technique Spécialisé (ETS) Moniteur d’Atelier Moniteur Éducateur TOTAL 206 Source : Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS). 1 Pour l’année 2002, 54 étudiants sont en préparation aux différents concours proposés dans le secteur social et médico-social. N’ayant pas de statistiques précises sur les densités de la France métropolitaine, nous ne pouvons pas les comparer avec ceux de notre département. Si nous nous intéressons à l’évolution de ces effectifs entre 1993 et 2002, nous obtenons les données suivantes : Evolution des effectifs entre 1993 et 2002 2002 1 Professions 1993 1997 2000 Aide médico-psychologique (AMP) Assistant de service social (ASS) Conseiller en économie familiale et sociale (CESF) Éducateur de jeunes enfants (EJE) Éducateur Spécialisé (ES) Éducateur Technique (ET) Éducateur Technique Spécialisé (ETS) Moniteur d’Atelier Moniteur Éducateur 2 15 1 1 16 2 1 1 10 2 40 1 5 33 2 1 8 22 5 73 5 13 59 2 3 9 22 16 65 5 13 63 2 3 9 30 49 114 191 206 TOTAL Source : Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS). 1 Pour l’année 2002, 54 étudiants sont en préparation aux différents concours proposés dans le secteur social et médicosocial. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 12 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Evolution des effectifs du secteur social et médico-social entre 1993 et 2002 Nombre de professionnels Aide médico-psychologique (AMP) 75 Assistant de service social (ASS) 70 Conseiller en économie familiale et sociale (CESF) 65 Éducateur de jeunes enfants (EJE) 60 Éducateur Spécialisé (ES) 55 Éducateur Technique (ET) 50 Éducateur Technique Spécialisé (ETS) 45 Moniteur d’Atelier 40 Moniteur Éducateur 35 30 25 20 15 10 5 0 Effectif Année Effectif 1993 Effectif 1997 Effectif 2000 Effectif 2002 Même si les chiffres 2002 ne sont pas définitifs (54 étudiants sont actuellement en préparation aux différents concours proposés dans le secteur social et médico-social), nous constatons, et cela quelle que soit la profession, une augmentation significative des effectifs. Cela prouve que les besoins dans ce secteur d’activité sont bien réels. Certaines professions comme, les Assistantes de Service Sociales (ASS), les Éducateurs de Jeunes Enfants (EJE) et les Éducateurs Spécialisés (ES) ont eu une progression beaucoup plus importante que les autres métiers. Actuellement en Guyane, il n’existe qu’un seul appareil de formation pour le domaine social. Il s’agit de L’Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS) crée en juillet 1998. De 1991 à juillet 1998, c’était L’IFMES en Martinique qui assurait les formations en travail social. Remarque : Les principales formations initiales (formations qui se déroulent en alternance) dans le domaine social et médico-social réalisées en Guyane au sein de l’IRDTS sont les suivantes : Principales formations proposées à l’IRDTS Durée Diplôme Aide-Médico-Psychologique (AMP) Assistante de service social (ASS) Éducateurs de jeunes enfants (EJE) Éducateur spécialisé (ES) Titre de la formation aucune 3 ans 2 ans 3 ans C.A.F.A.M.P. D.E.A.S. D.E.E.J.E. D.E.E.S. Moniteur Éducateur (ME) 2 ans C.A.F.M.E Diplôme délivré par le Ministère des Affaires Sanitaires et Sociales Ministère des Affaires Sanitaires et Sociales Ministère des Affaires Sociales et de l’Intégration Ministère de l’Éducation Nationale, de la jeunesse et des sports Par le Recteur de l’Académie Ministère de l’Éducation Nationale, de la jeunesse et des sports Par le Recteur de l’Académie Source : Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS) pour l’année 2001. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 13 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" B-2-Analyse, solutions et perspectives • Analyse de la situation Le secteur social et médico-social après avoir été longtemps l’apanage des établissements publics et des congrégations religieuses est en pleine évolution depuis ces vingt dernières années. En 1980, une association dynamisait le secteur avec la création de services destinés aux personnes âgées puis aux adultes handicapés. Ces créations successives ont incité d’autres associations à se lancer dans l’ouverture de nouvelles structures. Même si les besoins à couvrir en Guyane dans ce secteur sont encore loin d’être satisfaits (il y a encore de nombreuses associations qui sont en attente d’agréments), en 1999, plus de 63 % des structures de prises en charges sont sous la tutelle d’une association. En 1999, l’IRDTS ayant le souci de participer, par le biais de la formation, aux réponses apportées aux différents problèmes sociaux, mais aussi de mettre en adéquation l’offre et la demande en formation, avait procédé à une étude de besoins. De façon synthétique, les résultats sont les suivants : Tableau récapitulatif Professions Aide médico-psychologique (AMP) Assistant de service social (ASS) Conseiller en économie familiale et sociale (CESF) Éducateur de jeunes enfants (EJE) Éducateur Spécialisé (ES) Éducateur Technique (ET) Éducateur Technique Spécialisé (ETS) Moniteur d’Atelier Moniteur Éducateur TOTAL Effectif 1999 Besoins 1999/2000 Effectif théorique 2000 Effectif réel 2000 Besoins 2002/2004 3 67 5 10 40 3 2 8 23 16 12 1 7 44 5 4 5 25 19 79 6 17 88 8 6 13 48 5 73 5 13 59 2 3 9 22 15 3 6 23 2 1 21 15 284 191 161 Besoins 2004/2008 14 3 6 15 2 1 2 Source : Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS). Les premières analyses que nous pouvons faire sont les suivantes : Pour l’année 2000, l’effectif réel est bien en deçà de celui théorique. Cela veut donc dire que les besoins prévus en 1999 n’ont pas été ou partiellement satisfait. Contenu du contexte actuel, le déficit de certaines professions doit être précisé. C’est le cas : Des Éducateurs Spécialisés (ES) : Même si, des progrès ont été faits pour former un maximum de ES, le déficit a du mal à se résorber. Il est dû en grande partie à un phénomène de turn-over très important. Des Assistantes du Service Social (ASS) : Par rapport aux mesures qui ont été prises pour former au maximum des ASS (on n’est passé de la mise en place d’une classe en ASS tous les 3 ans à tous les ans), le déficit aurait déjà dû se résorber. Cela n’est pas le cas car nous assistons là aussi à un phénomène de turn-over très important. Des Éducateurs de Jeunes Enfants (EJE) : Cette troisième activité manque cruellement de professionnels même si les chiffres ne le montrent pas. A l’inverse des deux activités précédentes, l’activité des EJE est peu connue du grand public. Cela a pour conséquence un nombre de candidats peu important qui se présente au concours de ce cursus. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 14 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" Le législateur a expressément reconnu, à mainte reprise, le rôle complémentaire et indispensable joué par le monde associatif tant dans les domaines hospitalier (lois des 31 décembre 1978 et 31 juillet 1991), médicosocial (loi du 30 juin 1975), d’aides aux handicapés (loi du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des handicapés), d’insertion (loi du 1er décembre 1998 relative au R.M.I.) et de lutte contre l’exclusion (loi du 29 juillet 1998). Même si le secteur social et médico-social a été dynamisé par le monde associatif, il n’en demeure pas moins confronté à un certain nombre de difficultés : Difficulté cruciale à recruter des candidats lors des sélections : Problèmes liés à l’âge, au niveau scolaire (même ceux qui ont le bac), aux financements pour la durée des études… Difficulté permanente à ouvrir de nouvelles structures : Faute de personnels qualifiés et diplômés (certaines structures fonctionnant avec des "faisant fonction" en position d’encadrement). Difficulté à prendre en compte toutes les formations de la région : Certains secteurs manquent de diplômés et d’autres d’emplois budgétés (animation). Difficultés à interpréter un certain nombre de singularités régionales : Comme les articulations avec les Antilles, en terme d’agréments, de filières, de flux, de financements pour tendre vers la cohérence à travers des accords dans la concertation, tant il faut éviter la concurrence et la dispersion des moyens… Difficulté à qualifier et à chiffrer les fonctions émergentes par rapport aux emplois classiques connus : Comme par exemple, les conseillers d’insertion, les chefs de projet, les accompagnateurs sociaux, les animateurs d’insertion, tels qu’on les rencontre au niveau des contrats de ville, des sociétés immobilières, des agences départementales d’insertion dans les DOM… Difficulté à développer et à soutenir au mieux tous les emplois à domicile : Ce sont des emplois de proximité, pour en faire de véritables filières, et du même coup des gisements d’emplois (écoute des handicapés, prise en charge des autistes, accompagnement des personnes âgées, accueil familial…). Difficulté à rendre attractif à la fois certains métiers, mais aussi certains postes de travail : Manque de candidatures masculines dans les professions sociales, manque de volontaires diplômés pour les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, des maisons d’accueil spécialisé, les structures d’urgence sociale… Difficulté à augmenter les quotas : Faute de locaux, de financements suffisants, de candidats (la raréfaction des diplômés entraînent de véritables surenchères au niveau des postes à pouvoir dans les structures). Difficulté à prendre en compte les besoins de la région en nouvelles compétences : Evolution du champ social, des nouvelles problématiques, des nouveaux dispositifs, des nouvelles mesures ministérielles… • Solutions envisagées et perspectives Actuellement, un grand nombre de ces difficultés commence à se résoudre. Cela passe par l’amélioration du processus des formations concernées. Cette amélioration se réalise sur deux axes : Mise en place d’un certain nombre de dispositifs d’accès aux formations sociales et médico-sociales : La création récente de l’Institut Régional de Développement du Travail Social (IRDTS) en 1998 à permis l’acquisition d’une solide culture professionnelle et le développement des compétences propre à chaque métier. L’appréciation plus globale des candidats et des épreuves est instaurée lors des sélections pour ne pas considérer uniquement le niveau scolaire (pré-requis, motivations, capacités d’adaptation et d’évolution…). Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 15 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" La mise en place à chaque rentrée de la commission d’allègement favorise également l’accès aux formations sociales en allégeant certains cursus. Le montant raisonnable du prix des sélections, ainsi que le partenariat avec les financeurs (bourses d’État, bourses régionales, allocation formation reclassement…) évite les discriminations liées aux capacités financières. Le partenariat avec le centre régional des œuvres universitaires et sociales permet dans certains cas un hébergement à prix modéré. Développer les formations diplômantes : Tenir compte, dans les formations initiales, de la dimension culturelle que présente la Guyane (département multiethnique). C’est pour cela que l’IRDTS, dans ces formations, à mis en place des cours de langues (portugais et taki-taki). Porter une attention particulière sur les stages qualifiants (véritable alternance à l’acquisition des savoirs-faire) auprès des professionnels en position d’encadrement. Reprendre le projet du tutorat pour mieux formaliser les objectifs attendus et la validation finale des projets des stagiaires. Instaurer une collaboration étroite (échanges d’expériences, de journées thématiques, de séminaires entre tous les professionnels…) entre l’Université, l’IRDTS et la DSDS pour favoriser une politique ambitieuse et offensive pour les formations supérieures. Lier étroitement la formation initiale et continue en favorisant au maximum des passerelles en partenariat avec le ministère de l’Éducation Nationale, le Rectorat, L’IFSI, l’IRDTS et la Direction Départementale De la Jeunesse et des Sports (DDJS) pour que les nouveaux professionnels, voire même ceux déjà en poste, puissent progresser constamment face aux nouvelles politiques et aux nouveaux dispositifs…. L’expérience 2000, avait déjà permis de concilier concrètement les logiques de rattrapage et favoriser les passerelles entre les différents diplômes1 de l’activité sociale et médico-sociale suivantes : - 1 CAFAD CAFAMP CAFME DEES CAFAD AS IDE CAFAD AP IDE ou DEEJE BEP carrière sociales AS ou AP CAFME La signification des sigles sont les suivantes : CAFAD : Certificat d’Aptitude à la Fonction d’Aide à Domicile. CAFAMP : Certificat d’Aptitude à la Fonction d’Aide Médico-Psychologique. CAFME : Certificat d’Aptitude à la Fonction de Moniteur Éducateur. DEES : Diplômé d’État d’Éducateur Spécialisé. CAFAP : Certificat d’Aptitude à la Fonction d’Auxiliaire Puéricultrice. CAFAS : Certificat d’Aptitude à la Fonction d’Aides Soignante. IDE : Infirmière Diplômée d’État. DEEJE : Diplômé d’État d’Éducateur de Jeunes enfants. BEP carrières sociales : Brevet d’Étude Professionnel en carrières sociales. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 16 Dossier de présentation de la filière économique "sanitaire et sociale" CONCLUSION Cette étude, non loin d’être exhaustive, a permis d’avoir une vision globale sur la filière économique "sanitaire et social". Dans le secteur de la santé, les structures et les moyens sont certes insuffisants, mais la politique de la santé porte d’abord sa priorité sur l’aspect qualité des soins : Avoir une équité des soins pour tout un chacun sur tout le territoire guyanais. Le projet est important mais indispensable pour le bien-être de la population. Des mesures ont déjà été prises dans ce sens. D’autres seront mises en place pour les années à venir. Dans le secteur social et médico-social, la situation est un peu plus complexe. Même si depuis les années 80, l’activité associative a dynamisé un secteur resté trop longtemps en léthargie, le problème reste entier. De plus, en Guyane, ce secteur se développe et se diversifie à une vitesse telle qu’il n’est pas toujours facile aux professionnels de suivre. Dans ce contexte, les mesures mises en place sont souvent des mesures de rattrapage, mais il arrivera un moment où le retard se comblera complètement ou du moins partiellement. La situation dans ce secteur est encore loin d’être satisfaite, mais les professionnels mettent tout en place pour y parvenir. Rédacteur : Alain RAINTEAU Référence du document : D01/01/2002 (DMJ : 01/03/02) Page 17