PV - Mairie de Saint
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PV - Mairie de Saint
CONSEIL MUNICIPAL - PROCÈS VERBAL SÉANCE DU 28 MAI 2015 L'an deux mille quinze, le vingt huit mai à dix neuf heures, le conseil municipal de SaintMédard-en-Jalles, dûment convoqué par son maire, s'est réuni au lieu habituel de ses séances sous la présidence de M. Jacques Mangon, maire. Présents : M Mangon, M Augé, Mme Layrisse, M Braun, Mme Dumas, M Acquaviva, Mme Le Moller, M Dubos, Mme Thibaudeau, M Leblond, Mme Hanusse, M Claudin, M me Picard, M Demanes, M me Nardini, M Alban, M Pages, M Bouteyre, M me Barrière, M Auffret, M Roucher, Mme Alhaitz, Mme Laplace, M Garnier, Mme Rivière, Mme Baron, M Guichoux, M Cases, M Morisset, M Cristofoli, Mme Moebs, Mme Legay Absents ayant donnés leur pouvoir : M. Barat à Mme Layrisse Mme Ferec à M. Augé Absents : M. Lamaison Secrétaire de séance : Mme Emmanuelle Alhaitz La séance est ouverte. Dossiers inscrits à l'ordre du jour Ville proche et durable 1/ DG15_057 Adoption du projet de territoire et de la charte architecturale, environnementale et paysagère Rapporteur : Jacques Mangon 2/ DG15_058 Convention avec l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux (ENSAP Bordeaux). Autorisation Rapporteur : Jacques Mangon 3/ DG15_059 Aliénation de biens immobiliers appartenant au domaine privé communal. Autorisation Rapporteur : Catherine Thibaudeau 4/ DG15_060 Aliénation du chemin rural n°244 et mise en demeure d'acquérir aux riverains. Décision Rapporteur : Catherine Thibaudeau Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 1 / 47 5/ DG15_061 Dénomination de voie. Autorisation Rapporteur : Catherine Thibaudeau 6/ DG15_062 Avis sur la demande d'autorisation d'exploiter un site de maintenance d'avions. Société Dassault Falcon Service - Mérignac- Enquête publique. Rapporteur : Thierry Leblond 7/ DG15_063 Agence régionale de la santé. Bilan 2014 de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Porté à connaissance. Rapporteur : Thierry Leblond 8/ DG15_064 Cession au profit de Bordeaux Métropole du parking de Gajac. Autorisation Rapporteur : Jean-Claude Acquaviva Ville performante 9/ DG15_065 Désignation des représentants à la commission communale d'accessibilité. Modification. Décision Rapporteur : Jacques Mangon 10/ DG15_066 Tarifs 2016 de la taxe locale sur les publicités extérieures (TLPE). Adoption Rapporteur : Antoine Augé 11/ DG15_067 Modification des modalités de remboursement de l'avance du budget principal au budget annexe Galaxie versée en 2011. Adoption Rapporteur : Antoine Augé 12/ DG15_068 Organismes auxquels la commune adhère. Décision Rapporteur : Antoine Augé 13/ DG15_069 Renouvellement de la carte achat public. Décision Rapporteur : Antoine Augé 14/ DG15_070 Avenant au groupement de commandes. Autorisation Rapporteur : Antoine Augé 15/ DG15_071 Avenant au marché public d'entretien ménager dans divers bâtiments. Autorisation Rapporteur : Antoine Augé 16/ DG15_072 Avenant au marché public d'exploitation des installations de chauffage. Autorisation Rapporteur : Antoine Augé 17/ DG15_073 Action sociale en faveur du personnel. Conditions d'attribution pour 2015. Décision Rapporteur : Antoine Augé 18/ DG15_074 Festival ciné drones 2015. Participation. Décision Rapporteur : Pascal Dubos Ville en mouvement 19/ DG15_075 Convention de partenariat avec l'association Lacanau surf club. Autorisation Rapporteur : Pierre Braun 20/ DG15_076 Délégation de service public. Tarifs UCPA 2015-2016. Adoption Rapporteur : Pierre Braun 21/ DG15_077 Aide à la pratique d'activités culturelles et sportives- Accès+ 6-18 ansAutorisation Rapporteur : Pierre Braun 22/ DG15_078 Renouvellement de la convention de partenariat et de mise à disposition des installations avec la société Herakles. Autorisation. Rapporteur : Pierre Braun Affaires ajoutées : DG15_079 Installation d'un nouveau Conseiller Municipal Rapporteur : Jacques Mangon Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 2 / 47 Monsieur le Maire : « Mes chers collègues, mesdames et messieurs, si vous le voulez bien, nous allons commencer ce conseil municipal. Je voudrais tout d'abord attirer votre attention sur un petit détail d'environnement que nous avons souhaité modifier. Vous voyez désormais autour de nous tous les Présidents de la Ve République, dans l'ordre de leur prise de fonction. Nous terminons ici avec le Président actuel et le Général De Gaule ouvre le bal. Et l'on peut donc suivre l'actualité de la Ve République sur nos murs, ce qui nous paraissait utile, républicain et correspond à ce que l'on estime normal dans nos institutions. » Monsieur le Maire rappelle les événements forts des semaines passées : _ les 13 et 14 mars : le carnaval _ les 22 et 29 mars : les élections départementales _ du 7 au 18 avril : les Imaginaires _ le 11 avril : l'inauguration du dojo _ le 17 avril : l'accueil des nouveaux arrivants _ les 17 et 18 avril : la présentation de la nouvelle charte graphique de la ville qui se déploie petit à petit sur tous les supports de communication de la ville _ du 23 avril avril au 21 mai : le Printemps Urbain _ le 26 mai : la signature du protocole de participation citoyenne (voisins vigilants) avec le Préfet _ depuis le 23 mai et jusqu'au 5 juin : la semaine européenne du Développement Durable _ aujourd'hui s'est tenu la Guinguette des aînés dans le parc de la Maison de l'Ingénieur : grand succès sur le plan qualitatif et quantitatif puisque près de 600 personnes étaient présentes dans un contexte nouveau et c'est une manière de préfigurer ce que pourra devenir dès l'an prochain le Parc de la Maison de l'Ingénieur. Monsieur le Maire donne des informations sur les temps forts à venir sur la commune : _ de fin mai à fin juin : les kermesses dans les écoles _ 23 mai au 5 juin : la semaine européenne du Développement Durable qui n'est pas encore finie _ vendredi 5 juin à 20H : le tremplin Jalles House Rock _ mercredi 17 juin à 19H : la plénière des conseils de quartier centre _ jeudi 18 juin : la commémoration de l'appel de 18 juin à Gajac _ jeudi 18 juin à 19H : la plénière des conseils de quartier ouest _ dimanche 21 juin : la Fête de la musique _ mardi 23 juin à 19H : la plénière des conseils de quartier Sud et Est _ samedi 27 juin : la fête du sport _ vendredi 3 juillet à partir de 18H : Speed Dating des élus Monsieur le Maire indique que le prochain conseil municipal aura lieu le jeudi 2 juillet 2015. Monsieur le Maire apporte des précisions quant à l'ordre du jour : « Une affaire ajoutée a été remise sur table. Elle fait suite à la décision de notre collègue Brigitte Ehrhart de présenter, pour raisons personnelles, sa démission. Nous avons donc le plaisir d'accueillir dans ces conditions Evelyne Baron qui est présente et que nous accueillons parmi nous. Nous lui souhaitons la bienvenue, tout en saluant la travail effectué par Brigitte Ehrhart. » Affaire ajoutée : DG15_079 Installation d'un nouveau Conseiller Municipal À la suite de la démission de Madame Brigitte Ehrhart, conseillère municipale, Madame Évelyne Baron est devenue conseillère municipale de la ville de Saint-Médard-en-Jalles, compte Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 3 / 47 tenu de sa position sur la liste " L'alternative pour Saint-Médard ", ceci conformément aux dispositions de l'article L.270 du Code électoral. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Prend acte de cette information. Pour information du Conseil Municipal Monsieur le Maire propose l'adoption du procès-verbal de la séance du 12 mars 2015. Monsieur le Maire invite l'assemblée à faire part des observations à propos des décisions municipales. Madame Moebs : « Monsieur le Maire, chers collègues. J'ai des petites questions sur ces décisions municipales. La première la DM15_029 concerne une décision pour le lycée SaintVincent à Bordeaux. J'aurai voulu savoir s'il y avait des Saint-Médardais concernés et quelles sommes étaient données à ce lycée. Ensuite, il y a une adhésion à l'association des maires de Gironde. Je voulais simplement signaler que je ne sais pas si c'est parce que l'on est élus de l'opposition mais on n'a pas eu d'invitation au salon des élus locaux d'Aquitaine (SELAQ) qui s'est tenu au mois de mai. Je trouve cela un peu dommage. Ensuite, on retrouve des subventions, par exemple pour le CAUE, etc.., et je ne comprends pas que cela ne passe pas plutôt en conseil municipal et qu'on le voit apparaître simplement en décision municipale qui ne soit pas montrée au grand public. Enfin, j'ai une remarque récurrente à faire. On a encore des problèmes d'affectations sur les baux, il n'y a toujours pas de nom. J'aimerai bien que l'on puisse avoir une décision qui soit pérenne et que je ne sois pas obligée à chaque fois de refaire cette remarque. » Monsieur le Maire indique que les éléments seront donnés à posteriori. Concernant la question du CAUE, Monsieur le Maire précise que l'on délibère pour l'adhésion mais pas pour le renouvellement et que cela va être vérifié. Quant aux baux, Monsieur le Maire propose que ces informations soient transmises en commission. Les remarques ont été prises en compte et des réponses seront apportées en commission. Monsieur le Maire invite l'assemblée à faire part des observations à propos des arrêtés municipaux. Madame Moebs : « Encore une remarque récurrente puisqu'il me semblait que vous aviez accepté le fait que l'on marque le nom de chaque bénéficiaire des concessions des cimetières et l'on se retrouve avec des affectations qui sont sans nom et d'autres avec nom, il serait donc bien d'avoir une règle qui soit la même pour tous. Je vous remercie. » Monsieur le Maire prend en compte les remarques et précise que cela revient au même principe, que pour les baux, évoqué précédemment. Il s'agit d'informations qui devraient être données en commission. Un point va être fait et des réponses seront données à la prochaine séance. Monsieur le Maire passe à l'ordre du jour. Monsieur le Maire : « Quelques mots sur le projet de territoire. Tout d'abord le contexte, cette démarche intervient à la suite de ce que nous avons appelé le Printemps Urbain. Un moment dont le pari simple était que, sur ces matières difficiles que sont l'urbanisme, la réflexion sur la ville, l'on pouvait présenter, solliciter et rendre intelligible toutes ces notions en faisant des Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 4 / 47 efforts de pédagogie et de dialogue avec la population. C'est la raison pour laquelle nous avons donné différentes formes au Printemps Urbain : atelier, présentation, colloque, promenade, balade commentée, temps participatif, temps informatif. Les manifestations étaient nombreuses et elles se sont raccordées à la réflexion que nous avions menée préalablement. Nous avons donc pu valider notre projet pour vous le présenter aujourd'hui. C'est donc à la fois une conclusion de ce premier temps, qui est un temps d'échanges, de dialogues. J'emploie le mot dialogue parce que la notion de concertation est une notion dont on abuse souvent. Je préfère parler de dialogue, c'est plus exact, plus respectueux des citoyens puisque évidemment les élus ont été élus sur un projet général. On le met en œuvre et la notion de dialogue est plus exacte que la notion très à la mode de coconstruction, concertation, et cetera, qui sont souvent des coquilles vides. Je préfère et nous préférons jouer la transparence avec la population et bien préciser ce dont il s'agit. Il s'agit, et tout-à-l'heure Catherine Thibaudeau vous en précisera les éléments relatifs à la charte architecturale, environnementale et paysagère, de changer de méthode d'urbanisation , de façon de faire et d'affirmer un projet à long terme. Changer de façon de faire, cela signifie que nous avons déjà pris un certain nombre de décisions. Nous avons pris le concours d'un architecte conseil qui assistera la ville pour l'aider à faire émerger une cohérence dans ces prises de décisions, dans ces instructions, sur la base de choix qui sont affirmés (une charte n'est qu'un élément indicatif mais pas prescriptif au sens strictement légal). Bien entendu une charte c'est néanmoins pour tous les acteurs qui auront à la lire et à en prendre connaissance, un élément qui va leur rendre intelligible la façon dont on veut que le territoire soit approprié par les uns et les autres, à la fois les propriétaires, les résidents, les citoyens « ordinaires » (vous et moi) et à côté de cela les promoteurs, les bailleurs sociaux, les intervenants professionnels sur la commune. Les uns et les autres auront des éléments pour comprendre le territoire, pour comprendre ce que nous souhaitons faire ici et pour en tenir compte, de manière à ce que l'instruction des projets soit la plus efficiente possible et la plus efficace. Évidemment même si cela n'est pas prescriptif, on comprend bien que tout opérateur, tout bailleur social, tout promoteur aura le plus grand intérêt à se conformer à ce que l'on souhaite qu'il advienne pour l'aménagement de la ville. Voilà le contexte général de cette charte qui a nécessité un travail important, un travail de diagnostic puis un travail de priorité affirmé. Le diagnostic quel est-il ? Déjà, il part des réalités de notre territoire. Tous le savent, nous tous le savons, tous les habitants le savent, notre territoire est marqué par des notions très particulières. Tout d'abord, il est très vaste : 85 km². Pour ceux qui l'on oublié, Paris intra-muros c'est 100 km². Il est d'une très grande longueur et il est en même temps en bout de territoire, c'est-à-dire qu'il est à 15 kilomètres du centre de l'agglomération, ce qui est une distance importante. D'autre part, la moitié de sa superficie est consacrée à la forêt, il est donc très vert. C'est une caractéristique forte, la nature est très présente à la fois au travers de la forêt mais aussi des Jalles. Bien sûr, ce n'est pas pour rien que nous nous appelons Saint-Médard-enJalles. En même temps, on y voit du point de vue de l'architecture, de l'urbanisme, une juxtaposition relativement hétéroclite d'ambiances qui ne vous ont pas échappées. Il n'y a effectivement pas grand chose à voir entre certains secteurs assez isolés d'Issac et puis des zones beaucoup plus denses de la commune. De la même manière, on distingue aussi dans la commune un patrimoine qui est relativement peu identifié, relativement peu perçu et quelques fois assez mal mis en valeur et assez peu respecté. Et en même temps, on a de la part de la population, ce que l'on peut considérer comme étant des attentes qui sont d'apparence contradictoires. Les Saint-Médardais veulent à la fois plus de ville, plus d'animation en centreville, plus d'éléments de vitalité et en même temps, ils veulent, et c'est bien légitime et tout à fait respectable, que l'on respecte le mode de vie qui a été choisi par beaucoup d'entre nous qui est un mode de vie pavillonnaire ou tranquille ou avec un jardin, un mode de vie paisible, relativement proche de la nature et ce mode de vie là est un mode de vie qui doit être respecté. Notre volonté est clairement que ce mode de vie soit respecté, il a toute sa place dans l'agglomération et l'on est pas obligé de vivre à Saint-Médard-en-Jalles comme l'on vit à Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 5 / 47 Bordeaux. Il y a des spécificités locales et il faut les maintenir. Face à ces constats qui sont à la fois des constats simples mais qui font comprendre les réalités de territoire, il y a des enjeux qui émergent et qui sont des enjeux très forts en terme d'urbanisme, d'architecture et de paysage. Tout d'abord, l'organisation du territoire. Est-ce que dans ce territoire on décide et on organise les centralités, des formes de « hiérarchies entre zones » ? Est-ce que l'on aménage tous les endroits de la même manière ? Ou est-ce que l'on cadence un peu, on oriente un peu ? Est-ce qu'il y a des endroits que l'on apaise, d'autres où l'on intensifie la vie urbaine ? Se sont des éléments qu'il faut décider. De la même manière, la place de la nature. On l'a dit, elle est très présente. Quelle place doit-elle occuper ? Est-ce que la nature doit, certes être respectée parce que tout le monde respecte la nature, être respectée à côté de l'urbanisation ? Ou est-ce que l'on doit concevoir un projet qui intrique un peu plus cette nature avec le projet que l'on peut avoir pour la ville ? En particulier, quelle place faut-il réserver aux Jalles ? Les Jalles sont présentes partout sur le territoire mais on les voit presque nulle part, mis à part le moulin de Gajac. Il y a peu d'endroits où elles sont très apparentes, très valorisées, très mises en valeur. C'est une question que nous avons. Ce réseau est à la fois omniprésent mais invisible. De la même manière pour la forêt, le rapport que nous avons à l'arbre, à la forêt. Vous savez que l'on est actuellement en train de réfléchir à une charte de l'arbre. Quel rapport à t-on à la forêt, aux parcs urbains, aux espaces publics ? Comment veuton les concevoir ? Enfin, nous avons des contraintes très particulières qui tiennent à l'histoire de la commune, les contraintes qui sont liées au zonage spécifique que nous avons à traiter, le zonage dit du PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologique), autrefois polygone de sécurité, et les zones inondables avec le PPRI (Plan de Prévention du Risque Inondation), et enfin les zones naturelles très importantes, se sont des contraintes fortes. Bien sûr, on voit qu'il y a des contraintes liées à la mobilité, notre territoire est très vaste, très étendu, très loin de Bordeaux. On voit donc bien qu'il y a des problématiques que l'on voit tous les jours dans nos vies ordinaires, qui sont des problématiques de déplacement, de place de la voiture, de liaisons douces, d'interconnexion des différents modes, de liaisons efficaces en transport en commun, en site propre avec le reste de l'agglomération, et cetera. Par rapport à tout cela, nous avons posé, et cela a été assez conforté, voire très conforté par les discussions et les échanges du printemps urbain, cinq grandes orientations. Premièrement, remettre la nature au cœur du projet urbain. La nature, je le disais tout-à-l'heure, est en quelque sorte l'ADN de la ville mais notre choix, ce n'est pas de dire la nature est dans le parc intercommunal des Jalles et puis elle est nulle part ailleurs mais c'est de concevoir un projet où l'on intrique assez étroitement nature et aménagement urbain. Concevoir ensemble, je prenais pour ceux qui s’intéresse à cela l'image de l'ADN, de la double hélice, c'est conçu ensemble, c'est comme cela que ça marche, c'est comme cela qu'il faut concevoir et c'est notre choix. C'est la raison pour laquelle nous veillerons à reconstruire la ville autour de cette trame verte et bleue. On y fera spécialement attention dans le centre-ville car le centre-ville mérite qu'on y développe une sorte de projet original, projet spécifique, Saint-Médardais, un modèle de développement Saint-Médardais qui nous semble intéressant. Puis nous créerons au sein de la ville une sorte de réseau de parcs, de jardins, d'espaces nature de proximité, bien sûr avec le futur parc du Bourdieu mais aussi d'autres éléments notamment le parc de l'Ingénieur dont je parlais tout-à-l'heure qui a été ouvert pour la première fois à titre d'avance sur l'année prochaine et qui sera un élément de cette mise en réseau. Sur la place de la nature, nous voulons développer un réseau de continuité verte et douce, un réseau important entre quartiers, entre lotissements, de manière à ce que les enfants, les promeneurs, les adultes soit à pieds soit à vélo soit avec leur animal de compagnie, avec toutes les textures possible, puissent cheminer facilement d'un quartier à l'autre et que l'on ne soit pas obligé de prendre la voiture et de faire un grand tour pour aller dans l'autre lotissement qui est en fait à côté de chez soi. Enfin, nous aurons toujours dans cette idée de concevoir l'aménagement en intriquant étroitement nature et projet urbain, le souhait de maintenir l'enveloppe urbaine de la ville dans ses limites actuelles c'est-à-dire qu'effectivement un certain nombre de nos concitoyens devront comprendre que l'on ne peut pas étendre indéfiniment l'enveloppe urbaine de la ville Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 6 / 47 en consommant des espaces naturels alors que nous avons déjà près de 4 000 hectares d'urbanisable potentiellement. Il faudra effectivement contenir parce que c'est notre responsabilité par rapport aux générations futures. Deuxième choix que nous faisons après cette présence de la nature qui pourrait être développée beaucoup plus, c'est l'idée de graduer l'intensité urbaine. Cela signifie, que lorsque l'on regarde le territoire il y a le centreville qui mérite l'intensité urbaine la plus importante. Évidemment c'est plutôt là que nous ferons les ensembles collectifs, l'habitat collectif. Après, nous avons aussi deux polarités historiques des centres-bourgs avec des polarités historiques fortes, avec une résonance historique assez forte, que sont évidement Gajac et de l'autre côté Hastignan, qui l'un et l'autre rayonne sur d'un côté à l'est, de l'autre à l'ouest. Ensuite, nous avons d'autres polarités, avec une forte vitalité mais qui ont moins ce caractère historique, on va dire des polarités un peu plus secondaire, le secondaire n'ayant rien de péjoratif, en terme de taille peut-être, qui sont sans ordre particulier Corbiac, Issac, Cérillan, Magudas. Il faudra que l'on gradue cette intensité urbaine, cela veut dire que plus on avancera plus on ira vers le calme et l'apaisement dans l'aménagement. A côté de cela, le troisième choix très important est de préserver un habitat paisible dans les quartiers. Nous ne devons pas avoir honte d'avoir un habitat pavillonnaire, calme et tranquille. C'est une forme d'habitat tout à fait respectable, il n'y a pas que des bobos qui souhaitent habiter en ville, il faut aussi respecter le choix et le goût des familles qui veulent leur tranquillité, qui la mérite. Nous veillerons à ne pas prolonger la tendance qui s'était dessinée ces dernières années et de voir se multiplier des opérations d'habitats collectifs dans des endroits très éloignés de la commune, à Issac par exemple, en bout de ville, à l'écart des transports en commun efficaces. Cela ne nous paraît pas souhaitable et nous souhaitons au contraire que dans ces quartiers périphériques où les gens vont habiter pour le calme, et bien l'on préserve le calme. Enfin quatrième intention, protéger et valoriser le patrimoine. Le patrimoine sur la ville qu'il s'agisse du patrimoine bâti ou du patrimoine naturel n'a pas été assez respecté nous semble t-il par le passé et il convient de faire en sorte qu'il le soit à l'avenir. Cela ne veut pas dire que l'on va tout fossiliser, la ville va se développer bien entendu mais nous mettrons en place des protections que l'on a choisit de mettre en place au niveau de la Métropole, que l'on utilisera tout se suite, qui seront des protections qui permettront à la fois de classer de l'habitat un peu remarquable, y compris par exemple une petite échoppe (cela ne veut pas dire qu'elle ne bougera pas mais si elle doit bouger, si l'on doit lui adjoindre un étage, il faudra le faire en respectant une certaine ambiance, une certaine identité particulière), bien sûr l'habitat plus remarquable, quelques habitations remarquables qui méritent de perdurer et de ne pas être données aux promoteurs qui sauraient les acheter pour les remplacer par des immeubles quelconques comme on l'a vu ici ou là d'ores et déjà. En dehors de cela, il y aura aussi du patrimoine naturel, il y a des arbres remarquables qui méritent d'être classés et protégés. Nous avons, je le disais tout l'heure et notre collègue adjoint y est très sensible, à préserver l'arbre de manière générale et en particulier les sujets remarquables que nous classerons également de manière à ce qu'ils ne puissent pas disparaître. Un arbre c'est quelquefois 50, 80, 100 ans de construction. C'est un sujet qui mérite également le respect, qui est un élément de notre patrimoine et nous devons y faire attention. Enfin dernier point, dernier choix « politique » (au sens noble de la politique), développer en cohérence les différentes mobilités. Saint-Médard-en-Jalles est une ville très étendue, très dépendante des déplacements, nous devrons avoir une réflexion qui croise les différentes logiques de déplacements. La logique de déplacement à l'échelle métropolitaine, c'est bien sûr la liaison de Saint-Médard-en-Jalles avec le centre de l'agglomération et le réseau plus général de transports de l'agglomération. C'est la question liée à l'arrivée du tramway dans la ville et à la traduction le plus vite possible dans les faits de ce qui est inscrit au Schéma Directeur Opérationnel des Déplacements Métropolitain de la Métropole. Ensuite l'échelle de la mobilité entre les quartiers, on voit bien que la desserte en transport en commun ne suffit pas, elle doit se combiner avec la mise en œuvre d'une hiérarchisation efficace des voiries et un traitement adapté de ces voiries parce que Saint-Médard-en-Jalles continuera encore longtemps, Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 7 / 47 contenue de son étendue, à avoir besoin de déplacements efficaces et de déplacements automobiles efficaces. Enfin, l'échelle de la mobilité de proximité. C'est une échelle qui est nécessaire et que nous voulons développer plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. C'est ce que je disais quand je parlais de liaisons vertes et douces, se sont des liaisons qui sont indispensables pour créer de la vie, de l'harmonie de vie, un plaisir au quotidien entre quartier. Puis développer tout simplement les perméabilités, que l'on n'ait pas une vie à l'américaine où l'on sort de chez soi, on monte dans sa voiture , on va ailleurs, on descend de sa voiture et on rentre dans un autre lieu. Il s'agit de favoriser la vie à l'échelle humaine, le vélo, la marche, le dialogue, la rencontre des voisins, tous ces éléments qui font la vraie qualité de vie et que l'on doit développer. Voilà en quelques sorte les grands éléments en termes politiques, les grands objectifs que nous traçons à 15/20 ans, que nous présentons pour le long terme à la commune et qui seront les objectifs que nous chercherons à atteindre et que nous déploierons. L'idée est qu'à travers tout cela, nous voulons développer un véritable modèle Saint-Médardais, un modèle d'urbanisme Saint-Médardais, qui à l'échelle de la Métropole, est une disposition que nous pouvons mette en œuvre ici, qui ne se mettra pas en œuvre forcément partout mais en tout cas que nous pouvons être les premiers à mettre en œuvre, de manière plutôt abouti. Je crois que c'est le sens du vote qui avait été émis par les Saint-Médardais en grande partie il y a maintenant un peu plus de un an, et que désormais nous posons sur la table et que nous allons dérouler dans les années qui viennent. Voilà mes chers collègues, mesdames et messieurs, ce que je voulais dire en introduction un peu longue. Je vais demander à Catherine Thibaudeau de nous présenter la charte architecturale, environnementale et paysagère qui accompagne ces objectifs généraux. » Madame Thibaudeau : « Monsieur le Maire, chers collègues, mesdames et messieurs, chers internautes qui nous suivez chez vous, bonsoir. » DG15_057 Adoption du projet de territoire et de la charte architecturale, environnementale et paysagère La municipalité a souhaité dès le mois d'avril 2014 engager avec la population une réflexion prospective pour la construction du projet de territoire de Saint-Médard-en-Jalles. Ce dernier sera décliné dans une forme plus opérationnelle et formalisé par une charte architecturale, environnementale et paysagère. Nous avons la conviction que l'urbanisme ne doit pas être réservé aux spécialistes mais que les éléments qui fondent sa complexité peuvent néanmoins être partagés avec les citoyens. C'est pourquoi, dans le cadre du printemps urbain, la population a été invitée à échanger sur le diagnostic territorial pour qu'il devienne un support partagé par tous. Des réunions de concertation appelées « ateliers urbains » ont permis aux administrés de poser les problématiques, les orientations pour Saint-Médard-en-Jalles de demain en tenant compte de la diversité et de la richesse de notre population et de notre territoire. Aujourd’hui, dans la construction de ce projet partagé, nous souhaitons organiser notre très vaste territoire en nous appuyant sur plusieurs éléments qui concernent la place unique de la nature à Saint-Médard-en-Jalles, le respect des identités, le nécessaire recentrage de la ville et le développement en cohérence des différentes mobilités. L’année 2015 sera une année charnière en la matière. Dans les mois qui viennent, la dynamique que nous avons enclenchée devra se traduire en une ambition commune qui rassemble, audelà de nous, l'ensemble des acteurs du territoire. I/ LE PROJET DE TERRITOIRE Le projet de territoire définit les grandes orientations de la commune en matière urbaine et environnementale et a vocation à s'articuler avec les autres dimensions : économique, sociale et culturelle ... Il s'appuie sur un diagnostic partagé et a intégré les réflexions en cours sur tout ou partie du territoire communal, les réflexions issues des groupes de travail organisés dans le cadre du printemps urbain. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 8 / 47 1- LE CONSTAT 1.1 - Un territoire très vaste À l'extrême nord-ouest de l'agglomération, à 20 minutes des premières plages du Médoc, Saint-Médard-en-Jalles déploie ses 8500 hectares et s'affirme à la fois comme la ville la plus étendue de la métropole, mais aussi comme son finistère avec ce que cela suppose comme développement quasi autarcique. Cette dimension exceptionnelle entraîne de nombreuses conséquences qui sont autant de caractéristiques, de contraintes ou d'atouts, selon la manière dont on les envisage et dont la commune saura s'en saisir. Ainsi à l'évidence, la question de la mobilité et des déplacements, est très prégnante dans une commune longue de près de 15 kilomètres et où l'échelle des déplacements pour se rendre du domicile à l'école est fréquemment de l'ordre de plusieurs kilomètres. 1.2 - Une nature très présente De même, la nature, dont les deux trames, la verte et la bleue, irriguent très fortement la ville. Ainsi la trame verte, très présente dans la ville, omniprésente même dans certaines de ses parties puisque la forêt occupe, en particulier à l'ouest et au sud, un peu plus de la moitié de l'espace, soit près de 4400 hectares Les Jalles, elles, déroulent leurs méandres sur toute l'étendue du territoire en constituant à l'est des espaces naturels majeurs de l'agglomération, en particulier au sein de la vallée des Jalles avec les principaux champs captants en eau potable de l'agglomération que sont les sources du Thil et de Gamarde. Ce sont aussi ces mêmes Jalles qui ont justifié l'installation il y plus de quatre siècles des moulins à poudre autour desquels s'est constituée la Poudrerie Royale, ancêtre de la SNPE devenue depuis lors Herakles. 1.3 - Une juxtaposition très hétéroclite d'ambiances Ainsi sur ce vaste espace, se développe une multitude de paysages et de formes d'occupation de l'espace, zones quasi rurales bercées par le silence, presque faites pour la méditation, zones industrielles qui accueillent des leaders mondiaux de l'aéronautique et de l'espace, habitat pavillonnaire et urbanisme de lotissement qui alterne avec des zones densément peuplées. 1.4 - Des attentes en apparence contradictoires C'est cette juxtaposition un peu hétéroclite d'ambiances qui créée ces attentes diverses de la population : - plus de ville, plus d'animation, plus d'intensité urbaine - mais aussi plus d'harmonie, plus d'apaisement, plus de respiration 1.5 - Un patrimoine naturel ou bâti, mal perçu, mal mis en valeur Espace très ouvert, très distendu, Saint-Médard-en-Jalles a souvent, notamment dans les dernières décennies, été aménagée de manière très fonctionnaliste sans que la préoccupation du patrimoine, bâti ou naturel, n'apparaisse réellement. Ainsi, le patrimoine paraît insuffisamment, voire assez mal perçu, mal mis en valeur, y compris d'ailleurs et de manière un peu curieuse pour ce qui concerne le patrimoine naturel, sans doute du fait de son abondance. 2- LES ENJEUX 2.1 - Organiser un territoire très vaste - Quelles centralités, quelle hiérarchie ? Organiser un territoire aussi vaste que Saint-Médard-en-Jalles suppose de faire émerger des clés d'organisation et de hiérarchisation de l'intervention publique. Il convient en particulier de répondre aux questions de l'identification des centralités, de leur hiérarchie éventuelle, des fonctionnalités qu'elles doivent exercer. Il convient aussi de veiller à une répartition harmonieuse des équipements, notamment publics, sur tout le territoire, de façon à garantir à tous les habitants un accès équitable à toutes les ressources de la commune. - Disparité d'objectifs, où intensifier, où apaiser ? Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 9 / 47 Pour autant, il n'est pas question de traiter de manière uniforme toutes les zones de la commune et la diversité des paysages et des attentes doit aussi amener un traitement différencié des espaces. L'équité de traitement amènera ainsi à des déclinaisons différentes selon les lieux, apaisement de l'urbanisation dans certaines zones, intensification dans d'autres. 2.2 - La place de la nature - La nature, dissociée ou au cœur du projet urbain ? Une attention particulière sera portée aux espaces naturels qui participent autant à l’identité de la ville qu'au cadre de vie et des mesures spécifiques de protection devront évidemment être employées à cet effet. Pour autant, la question du mode d'insertion de la nature dans la ville demeure posée. Doit-on se satisfaire d'une nature en périphérie de l'urbain, protégée voire sanctuarisée mais somme toute lointaine ? Ou faut-il adjoindre à cette nécessaire échelle de protection, un tissage plus intimiste de la nature avec l'aménagement urbain, une composition croisée où la nature et le végétal constituent une colonne vertébrale à laquelle s'adossent l'aménagement urbain et l'épanouissement individuel ? - Les Jalles, réseau omniprésent, mais invisible Ainsi donc, comment faudra-t-il prendre en compte le réseau des Jalles, omniprésentes sur la ville mais somme toute assez invisibles ? - Quelle place pour la forêt, les parcs urbains, les espaces publics ? De même, quelle place et quel mode d'insertion faudra-t-il faire à la forêt, aux parc urbains, aux espaces publics ? 2.3 - Des contraintes à traiter - Les zonages spécifiques : PPRT, PPRI, zones naturelles L'étendue de la ville, l'existence sur son territoire d'industries classées disposant de larges périmètres de protection ainsi que la délimitation au SCOT de zones naturelles sanctuarisées, la présence de grandes superficies militaires constituent un cadre d'aménagement fortement contraint. Ainsi, par exemple, la ville dans sa trame urbanisée s'organise-t-elle autour d'un espace central clos de 436 hectares dédié à la société Safran-Héraklès. Cette disposition particulière induit évidemment de fortes contraintes en matière de transports en commun, de facilité de desserte et de temps de déplacement en concentrant les déplacements Est/Ouest majoritaires dans un corridor assez étroit. De même, la gestion des risques présents sur la commune, risque industriel d'une part, risque inondation d'autre part, conduit à interdire l'urbanisation sur des parties très significatives de la commune, au travers des plans de prévention des risques technologique (PPRT) et inondation (PPRI). - La mobilité : voiture, transports en commun, circulations douces Enfin l'étendue de la commune, déjà évoquée, avec près de 85 km² en superficie et près de 15 km de longueur, ajoutée à son positionnement périphérique dans la métropole (à 15 km du centre de la métropole) donne une prégnance toute particulière aux questions liées à la mobilité : • nécessité d'une liaison transport en commun en site propre de très bon niveau et de haute efficience, tramway, pour mettre en réseau la ville avec le reste de l'agglomération, • interconnexion et intermodalité des différents modes, • place de la voiture, • importance des liaisons vertes et douces. 3- LES ORIENTATIONS Saint-Médard-en-Jalles peut considérer la spécificité de son territoire comme une contrainte. Elle peut aussi et c'est notre choix, en faire les bases d'un modèle de développement original qui permette tout à la fois la performance économique, sociale et environnementale mais aussi l'épanouissement individuel et le rayonnement culturel. Pour ce faire, 5 axes de travail nous paraissent fondamentaux au titre du projet urbain et naturel. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 10 / 47 3.1- Remettre la nature au cœur du projet urbain La nature est, à l'évidence, dans l'ADN de la ville. Mais au delà, elle doit être dans l'ADN de son projet urbain. Il ne s'agit pas de faire la ville à coté de la nature, même si celle-ci est parfaitement respectée, mais de faire la ville AVEC la nature, en entrecroisant étroitement l'une et l'autre, à la manière des brins de la double hélice de Watson et Crick, structure fondamentale de l'ADN en biologie. Dans ce but, nous veillerons : • à reconstruire la ville autour de sa trame verte et bleue. Cet axe de travail sera tout spécialement mis en œuvre dans le centre-ville où on cherchera à élargir le centre-ville, à intensifier ses fonctions urbaines autour d'une colonne vertébrale verte, naturelle et conviviale qui ira du futur parc du Bourdieu dans ses 28 hectares entièrement préservés au nord jusqu'aux rives de la Jalle au sud, en passant par la place de la République, • à créer au sein de la ville, un réseau de parcs, jardins, espaces nature de proximité, le futur parc du Bourdieu, le parc des Jalles bien sur, mais aussi le parc de l'ingénieur, les bords de Jalles et des espaces nature multipliés dans les quartiers, • à développer un réseau de continuités vertes et douces pour créer au sein des quartiers, une forme de perméabilité heureuse, propice à la promenade, à la circulation autonome des enfants, • à maintenir l'enveloppe urbaine de la ville dans ses limites actuelles sans dilapider les espaces boisés et nature de qualité et en cherchant à préserver, voire développer la place de l'arbre et du boisement dans la ville. 3.2- Graduer l'intensité urbaine La ville est toujours un assemblage d'ambiances et d'intensités, mêlant le fortuit et l'organisé et il serait vain de vouloir chercher à imposer un modèle unique et normatif. Pour autant, il paraît souhaitable de définir les polarités au sein desquelles on cherchera à incarner notre dimension de ville, à concentrer et à mixer les fonctions urbaines, à susciter l'animation culturelle et commerciale. - Le centre-ville C'est évidemment en son sein que l'intensité urbaine sera la plus marquée, qu'il s'agisse d'habitat, d'animation commerciale, de culture et d’événements. On y favorisera l'implantation de commerces suscitant l'animation plutôt que de services, on veillera à la qualité et à la convivialité des espaces publics et c'est là que l'habitat collectif sera le plus appelé à se développer. - Deux bourgs historiques à conforter Les deux bourgs de Gajac et d'Hastignan, à l'est et à l'ouest de la ville, dialoguent l'un avec l'autre, en concentrant, chacun avec leur style, des caractéristiques patrimoniale et historique fortes, une réelle animation commerciale, d'évidentes fonctions de centralité secondaire. A ce titre, il convient d'assurer le développement et de conforter ces centralités secondaires en soignant leur commercialité, en préservant le patrimoine immobilier, en densifiant avec mesure. - Des polarité de quartier à développer Les quartiers d'Issac, de Cérillan, de Corbiac, de Magudas, ont développé, chacun à leur manière, des fonctions de centralité, centres bourgs à Magudas et à Issac, polarités de services et de commerces à Cérillan et Corbiac qui doivent les uns et les autres être développés notamment en travaillant sur les fonctions qui y sont insuffisamment présentes. 3.3- Préserver un habitat paisible dans les quartiers L'habitat pavillonnaire, les quartiers de lotissement, la maison individuelle avec jardin, sont des formes d'habitat très largement majoritaires sur la commune qui correspondent d'ailleurs aux besoins et aux attentes des familles. Ce mode d'habitat a sa qualité propre. La ville veillera à le préserver et il ne sera ainsi pas question de chercher à imposer un quelconque système ou modèle exogène, plus urbain ou plus compact qui peut convenir à des parties plus centrales de la Métropole, mais pas à une Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 11 / 47 commune de sa deuxième couronne comme Saint-Médard-en-Jalles. Il sera ainsi porté une attention particulière à la recherche d'harmonie dans les quartiers d'habitat pavillonnaire et dans les parties plus périphériques de la ville. La limitation des hauteurs, le respect d'une densité d'habitat raisonnable, la réflexion anticipée sur les conditions de voisinage et de mitoyenneté seront étudiés avec attention et on recherchera à développer des espaces communs de qualité et de nouveaux espaces publics. 3.4 - Protéger et valoriser le patrimoine Le patrimoine, qu'il s'agisse du patrimoine bâti ou naturel, est à la fois précieux et fragile et chacun doit avoir en tête que les erreurs à son sujet sont irréversibles. C'est pourquoi, la ville assurera un recensement et une protection des éléments remarquables de son patrimoine bâti et naturel au travers des nouvelles dispositions permises par le nouveau Plan Local d'Urbanisme 3.1. Ces mesures concerneront bien sûr le patrimoine très remarquable (Bourdieu, château de Belfort, parc des Jalles, etc...) mais aussi le patrimoine plus ordinaire quoique remarquable en ce qu'il constitue l’identité de la ville (échoppes, arbres remarquables, bois de feuillus de qualité, etc...). La ville ne sera pour autant ni mise sous verre ni freinée dans son développement et il sera par exemple tout à fait possible de faire évoluer une échoppe, mais dans le respect de règles qui assureront le maintien de son caractère spécifique. Pour ce qui concerne la nature, une attention toute particulière sera portée aux Jalles, élément central du patrimoine dont la mise en valeur n'est pas assurée aujourd'hui. 3.5 - Développer en cohérence les différentes mobilités La question de la mobilité est centrale, essentielle, à Saint-Médard-en-Jalles. Mobilité vis-à-vis de la Métropole et de la ville centre, mobilité inter-quartiers, mobilité au sein et entre les lotissements. Trois échelles doivent donc être coordonnées. • L'échelle de la mobilité métropolitaine : c'est l'enjeu de l'arrivée le plus rapidement possible du tramway au centre-ville de Saint-Médard-en-Jalles par la prolongation de la ligne D au-delà d'Eysines-Cantinolle en empruntant le tracé de la piste cyclable tel que défini au SDODM de la Métropole adopté le 18 septembre 2014. • L'échelle de la mobilité inter-quartiers : La desserte transports en commun des quartiers doit se combiner avec la mise en œuvre d'une hiérarchisation efficace de la voirie qui amène à mettre en œuvre les continuités manquantes. Ces continuités et cette vision cohérente concerneront aussi bien les liaisons routières que les aménagements de voies et pistes cyclables. • L'échelle de la mobilité de proximité : Il s'agira de développer les liaisons vertes et douces au sein des quartiers, en particulier celles qui permettent de relier entre eux des lotissements juxtaposés au fil du temps sans que souvent les perméabilités ne soient suffisamment organisées. II/ LA CHARTE ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGÉRE La charte architecturale, environnementale et paysagère servira de support au projet de territoire. Elle se pose comme un document de référence, d'intention. Elle a pour but de mieux construire notre ville pour mieux y vivre. Ce n'est pas un document réglementaire mais complémentaire aux projets, la base nécessaire d'un urbanisme négocié. Au terme d'une première phase de diagnostic, un certain nombre d'orientations sont proposées et regroupées autour de trois thématiques. Elles concernent : - l'urbanisme et l'évolution du tissu urbain - l'architecture et le patrimoine bâti - les espaces publics et le cadre de vie Afin d'agir concrètement au quotidien, deux comités sont d'ores et déjà mis en place : - un comité transversal, composé de techniciens et d'élus, qui analysera les dossiers Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 12 / 47 stratégiques au travers des trois thématiques transversales. - une consultation technique auprès de l'architecte conseil, qui visera à renforcer notre approche patrimoniale, architecturale, urbaine et paysagère des dossiers traités. L'ensemble de ce dispositif participera à l'amélioration de notre projet de développement urbain et apportera une plus grande lisibilité de notre action. Dans ces conditions, je vous propose d'adopter le projet de territoire et la charte architecturale, environnementale et paysagère. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Adopte le projet de territoire et la charte architecturale, environnementale et paysagère. Madame Thibaudeau : « La charte architecturale, environnementale et paysagère fait 129 pages. Je vais donc synthétiser au maximum pour la bonne compréhension de tout le monde. Cette charte est un outil qui se décompose en trois grands thèmes : - L’urbanisme, l’évolution du tissu urbain - L’architecture, le patrimoine bâti - Les espaces publics, le cadre de vie Le tissu urbain dans tous ses états, je vais pour l'instant faire l'impasse car je pense que cela serait beaucoup trop long. Je vais donc m'intéresser aux deux derniers thèmes. Sont traités la dedans les composantes de parcelle, le bio-climatisme, l'implantation des constructions, le traitement des volumes bâti, des solutions pour s'adapter au contexte existant. Concernant l'aspect architectural des constructions, tous les corps d'état sont traités : par exemple, la couverture dans son volume, ses matériaux, ses émergences ; les façades (situations avant, arrière, angle, proportions, percements, modénatures) ; sont également traités les surfaces commerciales ; les menuiseries ; les charpentes ; les épidermes (enduit de revêtement recouvrant les murs) dans les matériaux et la pérennité ; les couleurs que l'on peut choisir entre harmonie, camaïeu et contraste ; la valorisation des principes bioclimatiques passifs, il s’agit tout simplement de prendre en compte la course du soleil et des vents dominants sur une parcelle quand on souhaite diviser ou faire de nouvelles constructions ; sont également traités les grillages et les clôtures ; concernant la rénovation du bâti ancien, il existe des conseils pour rénover sans dénaturer surtout sur du patrimoine protégé ; l’accessibilité bien évidemment ; et également les agrandissements, les surélévations et cetera. Concernant les habitations, il y a aussi les annexes qui sont traitées comme les piscines, les abris de jardins. Voilà comment se présente la charte, à chaque chapitre traité, sur le côté vous avez un bandeau de couleur (différente pour chaque chapitre traité). Sous chaque photo, dessin ou schéma, vous trouverez un petit smiley qui pleure ou qui sourit selon ce qu’il est recommandé d’éviter, ou au contraire, ce qu’il est recommandé de faire. Sont également traitées les divisions de lots qui représentent une grosse partie des demandes actuelles en matière d’urbanisme. En effet, dans les années 70 on construisait sur des terrains plutôt larges. D'années en années, les populations ont vieilli et l’entretien des terrains est devenu trop difficile, trop coûteux quelquefois donc les personnes souhaitent diviser. Dans ces conditions, il est fait du cas par cas, car chaque terrain est différent et doit s’adapter au contexte existant. En face de chaque schéma, vous avez la photo qui correspond au terrain proposé. En plus de l'importance donnée à la division parcellaire dans le sens même du découpage, il est également donné des recommandations sur l’implantation des constructions futures, les accès des véhicules et des piétons. Il est bien évident qu'une division de terrain, une parcelle qui va tomber sur un rond point, la sécurité des personnes va être mise en avant, et une solution beaucoup plus sécurisante sera recherchée. La présence du végétal sera aussi mis en évidence. Concernant les projets collectifs, comme l'a évoqué Monsieur le Maire tout à l'heure, ils seront de faible intensité dans les secteurs pavillonnaires et un peu plus dense dans les centres bourgs Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 13 / 47 ou le centre-ville. Ils seront travaillés de façon aéré pour ne pas avoir ce phénomène de bloc massif quand on se promène dans la ville. Les futurs projets seront travaillés de sorte qu'un promeneur ne tombe pas sur un bloc de béton mais sur des constructions laissant voir le paysage traversant qui sera composé de végétal et d’arbres, ce qui ne sera pas désagréable non plus pour le bien vivre des futurs résidents. On insiste également sur le qualitatif car on s'aperçoit qu'après la réception, quelquefois même dans l'année de parfait achèvement, on voit que certains matériaux ne résistent pas au vieillissement. Tous ces problèmes peuvent être anticipés à la conception des projets. En ce sens, il sera donc donné une attention toute particulière aux matériaux qui seront utilisés. Je vais maintenant glisser sur les espaces publics et le cadre de vie, avec des entités paysagères à révéler et des situations urbaines à prendre en compte. Des recommandations par type d’espace public sont données, par exemple, comme le disait monsieur le Maire, une hiérarchisation des voies de circulations selon qu’elles desservent, l’agglomération, la ville, le quartier, les lotissements ou les voies douces. Les espaces publics fédérateurs sont aussi traités avec les parcs, les bois, les places, les placettes. Une palette d’outils d’aménagement comme les matériaux de sol et le mobilier urbain est également proposée. Concernant le mobilier urbain, au fur et à mesure de son entretien, un seul modèle de type de mobilier sera pris pour donner une identité toute particulière à la ville, donc un seul modèle de candélabre, banc ou autre sera installé. L'arbre aura aussi une partie très importante. A ce sujet, à la fin de la charte, une palette de végétaux est proposée. Pour conclure, même si cette charte n’est pas opposable, elle est bien accueillie par les porteurs de projets, rencontrés notamment dans le cadre du moratoire, ce qui a permis de nourrir et de travailler cette charte en fonction des projets qui étaient proposés et donc de revisiter ces projets, de faire bien travailler cette charte. Et dans l'ensemble, les porteurs de projets sont assez favorables à son élaboration. Dans ces conditions, je vous propose d'adopter le projet de territoire et la charte architecturale, environnementale et paysagère. » Madame Moebs : « Monsieur le Maire, chers collègues. Je trouve que cette charte est une bonne initiative, cela me rappelle quand même les chartes que l'on avait pu faire dans l'ancien mandat et le projet sur les guides de divisions foncières dont on retrouve certains éléments, on retrouve également des orientations qui avaient été clairement affirmées pour la révision du PLU. Vous parliez de classement, de patrimoine, d'arbre, de la trame verte et bleue, tout cela fait partie des choses qui ne sont pas nouvelles. Il y a tout de même des petits manques puisqu'on en avait parlé en commission, ce qui m'ennuie c'est que l'on n'a pas grand chose sur des préconisations pour le logement collectif par exemple, ni une affirmation claire et nette de la hauteur que vous souhaitez dans les différentes centralités. Je pense qu'il aurait été bien de le retravailler. Ensuite au niveau des zones économiques, j 'aurai voulu savoir, puisque vous disiez que l'on n'étalait pas l'enveloppe urbaine, si les zones économiques sont intégrées. Étant donné que dans le PLU actuel, nous avons pas mal de zones assez grandes qui sont de superbes espaces naturels en bordure de Magudas, qui sont soit dans du à urbaniser à court terme ou à long terme, je voulais savoir ce qu'il allait advenir de ces zones. Est-ce-que l'on va avoir aussi cette même volonté de préserver la nature pour ne pas la gâcher pour les générations futures ? Ensuite, il est dommage que madame Thibaudeau ne l'est pas montrée, dans la charte on a à la page A4 des orientations pour le Bourdieu et je pense que la population aurait pu être intéressée de voir ces planches. Notamment, on voit apparaître une zone de collectif le long du chemin de Cassy Vigney, page 37, avec un front apparemment de collectif qui va jouxter un lotissement actuel. Donc c'est là où je ne comprends pas bien la volonté qui est affichée dans la charte puis après ce projet qui donne une densité assez forte à côté d'un lotissement existant, si vous ne voulez pas reproduire les mêmes erreurs soit disant. Je me pose des questions sur ces points. » Monsieur Cristofoli : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, bonsoir. Bonsoir également à tous les Saint-Médardais qui nous regardent. Il s'est passé beaucoup de choses durant ces mois Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 14 / 47 d'avril et de mai, avec l'arrivée de cette charte électorale, excusez moi architecturale. Vous m'avez perturbé monsieur le Maire tout à l'heure avec un verbe que je ne connaissais pas, le verbe « intriquer ». Et je suis très content d'avoir appris ce nouveau verbe. Donc il y a eu cette charte architecturale et paysagère qui était en ouverture du printemps urbain et la nouvelle charte graphique. Madame Moebs a pu dire pas mal de choses que je partage notamment ce dernier point. J'ai été aussi surpris par cette proposition au niveau du Bourdieu, cela m'a un peu étonné. Alors pour moi, cette charte, j'ai essayé de la lire attentivement. 129 pages, comme l'a dit madame Thibaudeau, c'est beaucoup. Elle a redonné du peps en la décrivant, mais je trouve qu'il n'y a pas grand chose de nouveau de ce qu'on avait déjà pu dire depuis très longtemps. J'ai l'impression que finalement on a remis en forme un certain nombre d'éléments et je trouve cela plutôt intéressant d'avoir cet outil lors des commissions, qui peut aider pour travailler avec les bailleurs, ce que madame Moebs faisait à l'époque avec les chartes qui étaient à notre disposition. Quand on redit ce que vous avez pu dire, aussi bien madame Thibaudeau que vous monsieur le Maire, il faut densifier un peu plus au centre-ville, il faut s'intéresser au bourg de Gajac, au bourg d'Hastignan, c'est je crois ce qu'on disait déjà. Vous parlez de développer la ville avec la nature, il existait un programme qui s'appelait « Nature au coin de ma rue » qui était tout à fait dans cet esprit, avec des choses que l'on partage ou pas. Je pense que c'est intéressant d'avoir cette charte bien évidemment. Je pense aussi que l'on aurait pu certainement faire ce travail avec les compétences de nos services. Je pense qu'ils ont dû aussi travailler sur le sujet mais était-il nécessaire d'avoir un architecte conseil pour arriver à ces conclusions qui n'amènent pas énormément de choses ? C'était sur l'aspect coût que je voulais intervenir. Combien tout cela à coûté pour aboutir à cette charte que je trouve rappelle un certain nombre d'éléments que l'on a déjà vu ? J'en profite pour dire un mot, car cela est très lié. Vous nous avez dit pendant des années que l'on était dans une ville mal conçue, mal construite, qui était d'une tristesse au niveau de son centre-ville... Et je lis le nouveau magazine municipal, je me permets de lire un passage « Si l'esprit village perdure dans les huit quartiers de la ville, l'heure est aussi à une identité urbaine tant l'animation et la vitalité du centre sont bien contemporaines, combinaison de culture, de commerces et de convivialité. » J'ai fait lire cela à un ami et il m'a dit, pourquoi tu me lis un de vos journaux municipaux de l'époque ? J'ai été très étonné de lire cela car je n'ai pas l'impression qu'en un an notre centre-ville ait changé, que sa convivialité ait changé, que son animation ait changé. Je suis très heureux que finalement vous reconnaissiez que l'on a un centre-ville qui vit bien, qui bouge bien. C'était une petite remarque sur cette charte graphique. Je pense que là aussi, on a dépensé beaucoup d'argent. Je trouve très naturel et très normal que vous vouliez amener une nouvelle touche et cela est très bien, il y a besoin de renouveler. Mais il y a là-aussi une chose que je n'ai pas compris. Pourquoi ce bleu ? D'ailleurs, monsieur Braun lorsqu'il l'a présentée la toute première fois aux agents municipaux, il a dit le bleu parce que c'est presque du noir. Après dans les autres interventions, c'était parce que le bleu c'était les Jalles et c'était beaucoup mieux de le dire comme cela. Et sur le magazine là encore, on a bleu, blanc, jaune, se sont les nouvelles couleurs de la ville, c'est ce qui est marqué. Les couleurs de Saint-Médard-en-Jalles, c'est quand même jaune et noir. Venez au rugby, venez soutenir l'équipe des cadets qui va jouer en demi-finale la semaine prochaine, et vous verrez que ce que l'on chante à Saint-Médard-en-Jalles c'est jaune et noir. Je ne comprends pas pourquoi ce bleu arrive dans nos couleurs. J'ai un peu mélangé ces deux chartes car elles sont arrivées au même moment. Je pense que l'on a mis beaucoup d'argent sur le sujet. Vous avez dit que l'on voulait faire de la pédagogie, c'est ce que vous avez dit en introduction, il ne faut pas que l'on mélange pédagogie et démagogie. Nous allons nous abstenir du côté de l'opposition, de ce côté de la table. » Monsieur Demanes : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames et messieurs. Monsieur le Maire évoquait tout-à-l'heure, monsieur Cristofoli aussi, la première édition du Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 15 / 47 Printemps Urbain. Si vous me le permettez, je ferai un petit focus rapide sur l'atelier "quartiers" proposé le 4 mai dernier. Ce fut en fait l'occasion de rappeler que notre équipe municipale est très attentive à la préservation de nos quartiers. En effet, nous sommes très attachés à préserver, à valoriser un habitat de qualité dans nos quartiers, à apaiser l'urbanisme et ce afin de respecter le bien vivre des habitants, à équiper et animer nos quartiers dans un plus grand souci d'équité et de qualité, les quartiers les plus excentrés ne doivent plus être délaissés. Un grand nombre d'idées constructives ont émergé de ce dialogue participatif et de cette réflexion commune. Elles convergent toutes vers les mêmes constats : il faut donner du sens à la recomposition urbaine de Saint-Médard-en-Jalles ; il est nécessaire de concilier le qualitatif et le quantitatif et ce avec harmonie ; il est indispensable de définir des pôles urbains adaptés à chaque quartier ; les projets d'habitat doivent être conçus de pair avec l'équipement public ; il convient de développer des habitats à faible densité pour préserver le paysage naturel en lien avec l'identité de chaque quartier. La préservation du bien vivre des habitants doit être notre priorité. » Madame Picard : « Monsieur le Maire, chers collègues, chers Saint-Médardais. L'atelier « centre-ville » s'est tenu le 28 avril dans le cadre de notre Printemps Urbain. Les participants ont eu à réfléchir sur l'aménagement idéal de la place de la République. Une fois encore, c'est l'esprit Saint-Médardais proche de la nature qui est ressorti. L'aspect végétal est pour les SaintMédardais essentiel mais il n'y a pas que cela. Il y a aussi l'aspect convivial qui doit être un élément moteur de notre réflexion. Les Saint-Médardais souhaitent que la place de la République devienne un lieu de vie, un lieu de rencontre intergénérationnel, avec des terrasses, des cafés, des jeux. Les événements culturels n'ont pas été oubliés. Cela nous renforce dans notre politique, notamment la politique qui a été menée par notre adjointe Vanessa Dumas, avec l'année dernière la retransmission notamment d'un match de foot, ainsi que la retransmission d'un opéra en partenariat avec Bordeaux. Cette année encore, les SaintMédardais pourront compter sur notre esprit d'initiative. Je vous remercie. » Monsieur Leblond : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames, messieurs, ici présents et internautes. Nos concitoyens en élisant en mars 2014 la nouvelle équipe municipale ont envoyé, comme l'a rappelé monsieur le Maire, un signal fort en direction de la protection de la nature et du patrimoine naturel de notre commune. Les travaux conduits lors du mois de mai 2015 à l'occasion du Printemps Urbain de Saint-Médard-en-Jalles, qui ont été évoqués par monsieur le Maire également, et notamment l'atelier « Nature en ville » du 12 mai 2015, ont confirmé ce message en faisant émerger trois thématiques sur la place de la nature en ville : le besoin de cheminements piétons, la continuité des pistes cyclables et enfin les espaces naturels (point qui a été rappelé par un certain nombre de mes collègues). S'agissant des cheminements, les habitants font remonter un souhait très fort de cheminements piétonniers continus en bords de Jalles, même sur une seule rive car se promener le long de la Jalle reste compliqué à certains endroits, notamment à cause d'une carence en aménagement. Ils suggèrent de valoriser de petits circuits piétonniers ou cyclables notamment entre Gajac et Saint-Médard centre et d'ouvrir des cheminements en bords de Jalles à l'arrière de Caupian jusqu'au moulin Bonneau. Les habitants sont globalement satisfaits du réseau de pistes cyclables de la commune et de la dorsale qui est l'ancienne ligne de chemin de fer Bordeaux – Lacanau et qui relie notamment Issac au centre de Saint-Médard-en-Jalles. C'est un atout apprécié quoique méconnu. La piste cyclable qui dessert le lycée Sud Médoc a également été considérée comme une véritable plus-value pour la ville. Les participants à cet atelier nature ont noté cependant le besoin de rétablir les continuités car il y a des ruptures sur certaines pistes cyclables et ont noté l'accès à certains centres commerciaux. Les liaisons douces entre Corbiac et Magudas sont considérées comme faibles et méconnues. Enfin, troisième élément, la préservation des éléments naturels du paysage Saint-Médardais apparaît comme une priorité aux yeux des habitants. Il existe notamment une très forte attente vis-à-vis du Bourdieu, comme cela l'a été dit, et les participants aux ateliers ont souligné la Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 16 / 47 richesse de la lagune d'Issac. La manière dont nous entendons décliner concrètement la trame verte et bleue au sein de la commune génère de fortes attentes, comme l'a rappelé également monsieur le Maire. Maintenant je voudrais aborder un point qui a été évoqué par ma collègue concernant la charte de l'arbre qui est en fait une annexe, un document partie intégrante de la charte architecturale, environnementale et paysagère présentée par Catherine Thibaudeau. L'arbre, il faut le rappeler, a payé un lourd tribu à la précédente politique d'urbanisation des trente dernières années. Nous avons préparé avec l'aide de deux experts forestiers, je préfère répondre tout de suite à monsieur Cristofoli c'est 6400 euros, Jacques Hazera et Stéphane Perrin, qui ont présenté les premiers éléments de la charte (car le document est encore en cours d'élaboration) dans le cadre de la semaine européenne du développement durable à Saint-Médard-en-Jalles. Ce document, la charte de l'arbre, a deux finalités : servir de cadre pour tous les projets de construction en demandant la prise en compte de l'existant dans l'étude initiale, la protection des arbres pendant les travaux puis le contrôle de l'état des arbres à l'issue des travaux ; la deuxième finalité c'est la sensibilisation de la population sur les bonnes pratiques en expliquant dans le détail ce qu'est un arbre, et ce n'est pas seulement un tronc et des branches, en utilisant par des exemples précis les dégradations, dommages, atteintes dont ils sont les victimes et enfin en expliquant comment on prévient les risques. C'est un document pédagogique dont la vocation, universelle, va bien au-delà de l'application à notre commune. J'espère qu'il sera pris et relayé par d'autres communes, voire des entreprises du bâtiment également. Je vous remercie de votre attention. » Monsieur Cases : « Après les interventions qui ont eu lieu sur ces comptes-rendus d'ateliers, il manque un élément me semble t-il par rapport à ce que j'ai compris du Printemps Urbain, celui de l'accueil du tramway. Le tramway, on le sait, a vocation à assez bien structurer une ville. On l'a vu sur Talence, on le voit bien évidemment sur Bordeaux. J'ai des interrogations car je lis un peu la presse. Et quand je lis la presse, même s'il y a une balade qui a été faite dans le cadre du printemps urbain sur la future ligne du tramway, ce que j'entends ce n'est pas le mot tramway, que ce soit prononcé par monsieur Duprat votre ami de Saint-Aubin voire par monsieur le président de Bordeaux Métropole, j'entends le mot BHNS. Le sigle c'est Bus à Haut Niveau de Service. Je m'interroge : est-ce-qu'on va être la première commune en France et peut-être au monde à avoir à la fois un BHNS et un tramway, ce qui serait une desserte assez extraordinaire et j'en conviens une réussite pour vous ? Ou alors est-ce-que vous continuez à imaginer que vous allez pouvoir satisfaire une promesse de campagne ? J'ai sous les yeux, et vous étiez présent à cette réunion, une délibération de Bordeaux Métropole du 18 mai 2015. Ou je ne sais plus lire ou je ne comprends pas ce qui se passe, mais j'ai cru comprendre que Bordeaux Métropole avait prévu un crédit de 500 000 euros, ce qui n'est pas une paille me semble t-il, surtout aujourd'hui, pour lancer un projet et des études sur un BHNS entre Bordeaux et SaintAubin via Caudéran, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles. Vous dîtes encore, on va avoir le tramway, on y travaille dessus, on se préparera. Moi je lis que Bordeaux Métropole prévoit de mettre 100 millions sur un projet de BHNS qui est, je lis la délibération « un projet structurant pour l'agglomération » donc manifestement pas quelque chose de prévu pour durer 5 ans que l'on a répondu, mais ça on le savait déjà dans le cadre de la précédente municipalité, à un appel à projet qui avait permis un financement faible, j'en conviens, de la part de l'état mais un financement de l’État aujourd'hui, il faut en profiter, 6,8 millions. Je m'interroge puisque manifestement il y a eu de la part de Bordeaux Métropole « des visites concluantes menées dans des agglomérations dotées de lignes de ce type » et que par ailleurs « ce type de transport devrait donner une attractivité au travers d'une image qualitative du mode de transport ». Je veux dire par là tout un jargon technocratique mais qui renvoie à l'idée que ce BHNS, devant desservir à terme Saint-Médard-en-Jalles pour un coût qui n'est pas une bagatelle, paraît acté au niveau de Bordeaux Métropole. Je continue et j'aurai bientôt terminé cette délibération communication qui est plutôt longue. « Premier projet de BHNS sur Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 17 / 47 l'agglomération, cette opération à haute rentabilité socio-économique pourrait avoir valeur de test. Sa réussite pourrait offrir un nouvel outil au service du développement, de la mobilité durable à l'échelle de la Métropole. » L'article premier de cette délibération dit « il s'agit d'adopter les objectifs du projet de liaison Bordeaux-centre/Saint-Aubin en transport en commun à haut niveau de service. Nous vous posons, en tant que groupe, une question : faut-il continuer à croire les « histoires » que vous nous racontez à travers ce très beau discours, très intéressant, que vous nous avez fait jusqu'à présent ou faut-il croire ce qu'est en train de mettre en place Bordeaux Métropole à savoir un BHNS pour desservir notre commune, auquel cas non content d'être non inscrit je suis aussi conservateur, on ne ferait que retomber dans ce qui était votre proposition en 2001 lorsque vous avez été candidat pour la première fois puisque si je me souviens bien vous proposiez un tramway sur pneus qui desservait Caudéran, Le Haillan et Saint-Médard-enJalles ? » Madame Thibaudeau : « Je voudrais demander à monsieur Cristofoli. Lorsque je signe des permis de construire depuis un an, il est fait référence à la charte paysagère 2010 à laquelle chaque porteur de projets doit se référer, c'est donc celle que j'ai trouvé sur internet, c'est de celle-là dont vous voulez parler ? Lorsque j'envoie des permis signés, j'envoie aux personnes de se référer à la charte paysagère de 2010, c'est la seule que j'ai. Donc comme je n'étais pas à une synthèse près, elle est là. Elle a déjà le mérite d'exister, le travail qui a été fait, ça se respecte. Elle s'appelle charte paysagère et elle porte très bien son nom puisque je n’ai rien trouvé sur : l’accessibilité, le tissu urbain, la rénovation, les agrandissements, les annexes, je n'ai rien trouvé non plus sur le mobilier urbain, les voies de circulation, c'est très succinct du point de vue architectural notamment. Vous avez traité dans ce document les façades commerciales mais encore dans le volet paysager. La charte que nous vous proposons traite l'enseigne et l'on va jusqu'au découpage des lettres, jusqu'aux couleurs des enseignes, c'est quand même un travail assez approfondi. Dans votre charte paysagère que j'ai lue, vous avez à chaque page les mêmes recommandations concernant la gestion raisonnée et on retrouve à chaque page la mignonne petite coccinelle comme prédateur naturel, cela m'a appris quelque chose que je ne savais pas. Mais monsieur Cristofoli, vous parlez d'une dépense, très franchement on ne sort pas 129 pages comme cela par rapport à 37. C'était bien à l'époque, je ne dis pas le contraire mais là il n'y a pas photo, la dépense est vraiment justifiée. Je voulais simplement vous dire que je m'étais intéressée à ce que vous aviez fait et très franchement ce n'est pas du luxe. Merci. » Monsieur le Maire : « Quelques éléments de réponses à mon tour. Des réponses ont déjà été apportées donc je vais m'exprimer sur les choses auxquelles on a pas répondu. De manière générale, vous nous dîtes, après tout c'est votre boulot d'opposant, il faut bien que vous preniez une posture par rapport à ce que l'on dit, vous nous dîtes d'abord que l'on fait beaucoup de choses, que depuis deux mois il s'est passé beaucoup de choses, je prends ça comme un hommage, effectivement il se fait beaucoup de choses. Et on essaie effectivement de mettre en application le programme sur lequel nous avons été élu. A la fois dans les propos de madame Moebs et dans ceux de monsieur Cristofoli, j'ai entendu comme élément de réponse rien de nouveau sous le soleil, finalement vous dîtes des choses que l'on faisait depuis longtemps. Alors mis à part avoir des intitulés qui étaient des intitulés audacieux, ambitieux, du type « la nature au coin de ma rue », je dois vous dire que votre programme passé, votre action passée en tout cas, n'avait rien à voir avec ce que nous proposons. Votre action passée a été, par exemple pour parler de quartiers apaisés, une action qui a consistée à raser dans plusieurs quartiers de la ville, je vous le rappelle puisque vous tenez à ce que l'on se penche sur le passé, environ une dizaine d'hectares de forêt, de feuillus pour implanter dans des quartiers à l'écart de tout ; c'était vrai au Becut, à Caupian, dans certains quartiers d'Issac, c'était vrai même en centre-ville, pour implanter dans des quartiers où ce n'était pas logique de le faire des opérations massives d'habitat collectif. Nous disons que tout cela est terminé et c'est une rupture absolue que nous introduisons avec ce que vous faisiez. Cet habitat collectif, il n'y en aura plus dans des zones qui ne le justifient pas et on ne le fera pas en rasant les bois de Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 18 / 47 feuillus. Quand on parle de charte de l'arbre, on vous la présentera plus tard lorsqu'elle sera totalement aboutie, dans l'idée vous comprenez bien que si l'on parle d'une charte de l'arbre ce n'est pas pour faire ce bilan absolument catastrophique que vous avez par rapport à la nature qui est d'abattre des hectares de feuillus alors que l'on a des tonnes de place sur SaintMédard-en-Jalles pour construire sur des zones qui sont vierges de forêt constituée. Donc évidement je vous prends cet exemple de rupture mais il y en a beaucoup d'autres. Ce que nous voulons faire n'a rien à voir avec ce que vous avez fait. Franchement je ne voudrais pas vous donner de conseils, vous êtes assez grands pour vous défendre tout seuls, on l'a bien vu lors des dernières échéances mais je pense que je vous conseillerai quand même de ne pas faire des affirmations qui soient trop péremptoires, trop caricaturales, car vous ne serez pas crédibles. Si vous dîtes que ce que vous faisiez c'est ce que l'on propose, vous ne serez pas crédibles. Les gens nous ont élus typiquement parce qu'en partie ils voulaient une rupture dans le mode d'organisation de la ville qu'il trouvait un peu aberrant, anarchique, sans sens et sans vision à long terme. C'est ce que l'on met en œuvre au travers de cette charte et ce n'est pas de l'argent perdu. Je voudrais préciser à monsieur Cristofoli, que l'architecte conseil n'est pas là simplement pour écrire la charte. La charte était la première phase de son travail. Il aura une mission d'accompagnement car il nous semble, on a pas la conviction qu'à nous seul nous sommes capables de tout faire et on pense que l'on sera meilleur en croisant notre volonté, nos objectifs politique avec un œil d'expert, extérieur à la commune, un œil qualitatif qui mettra et qui soulignera les éléments de cohérence que l'on fait, que l'on prend dans nos choix. Cela sera aussi une aide à l'instruction de certains permis complexes, des permis comme tous ceux que vous avez trop souvent autorisés, qui étaient fait, à notre avis, sans exigence de qualité suffisante dans la ville et on le voit partout. On pourrait même vous citer des exemples qui sont caricaturaux tellement le vieillissement de certains programmes s'est fait de manière accélérée. En 3 ans, on a l'impression que certains programmes ont 20 ans. Véritablement, il y avait besoin de monter en qualité et en gamme, c'est ce que nous faisons. Ce n'est pas de l'argent perdu, c'est de l'argent d'accompagnement, c'est de l'assistance à la maîtrise d'ouvrage, c'est très utile. Désormais nous allons même inciter tout le monde à le faire au travers de la mise en œuvre du PLU dont j'ai la charge à la Métropole puisque nous allons définir des outils d'aides et d'incitations pour que les communes, toutes les communes pas seulement nous, se dotent d'outils comme nous nous sommes dotés ici parce que nous pensons que l'on peut faire du meilleur urbanisme et que l'urbanisme au quotidien c'est la qualité de vie au quotidien des gens et des Saint-Médardais. Je pense que vraiment cette affirmation est du type plus c'est gros plus ça passe mais franchement je me permets de vous la déconseiller si vous voulez retrouver des faveurs électorales un peu plus larges que celles que vous avez connues dans ces dernières époques. Ensuite, je voudrais répondre à quelques demandes concrètes qui n'ont pas encore eu de réponses. Vous avez souligné, à la fois monsieur Cristofoli et madame Moebs, la situation qui est envisagée sur les franges ouest du Bourdieu, en gros le quartier qui est derrière la mairie. Se sont des orientations que nous donnons à 15 ans, à 20 ans. Il n'y a pas de projet, pas de bulldozers qui sont placés derrière la mairie, qui attendent qu'on finisse de statuer pour entrer en action, pas du tout. C'est simplement une perspective et on doit avoir une perspective quand on veut construire la ville. On doit savoir où on va mettre plutôt des habitations, plutôt des parcs, plutôt un habitat paisible, plutôt un habitat collectif. Je vous le dis, c'est peut-être une révélation pour vous, mais il est logique d'avoir d'un côté un très grand parc public de 28 hectares de très haute qualité environnementale et paysagère et à côté derrière la mairie donc en plein centre-ville effectivement une zone qui a vocation à s'urbaniser. C'est simplement ce que cela veut dire. Il n'y a pas de projet. Les pelleteuses des promoteurs ne sont pas là, pas du tout, simplement il s'agit d'une perspective à 15 ans, 20 ans et qui se fera lentement car se sont des parcelles privées donc on ne reconstitue pas facilement des opérations sur des parcelles privées, qui se vendront quand les propriétaires voudront les vendre. Madame Moebs m'a également posée la question sur les zones qui étaient classées à urbaniser Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 19 / 47 qui sont notamment sur les franges de Magudas. Nous les basculons au projet PLU en zones économiques car c'est leur vocation naturelle. Elles sont situées dans l'Aéroparc. Les boisements y sont d'assez faible qualité. Cela ne rentre pas dans nos objectifs puisque nous avons dit que nous ne voulions pas étendre l'enveloppe urbaine (EU). Cependant, une partie de ces zones est basculée en zone économique car une ville a besoin de zones économiques pour se développer et Saint-Médard-en-Jalles est une ville partie prenante à Bordeaux Technowest et à l'Aéroparc. Il y aura un certain nombre d'hectares dans la zone au sud de Magudas qui seront présents dans l'Aéroparc et qui seront basculés en zone économique. C'est la logique d'un urbanisme raisonné. Enfin des éléments de réponses pour ce que disait monsieur Cases. Monsieur Cases découvre le fil à découper le beurre. On a passé une délibération le 18 septembre 2014, Schéma Directeur Opérationnel des Déplacements Métropolitains, adoptée en bureau de la Communauté Urbaine. On a adopté quatre axes de développement. Effectivement, le Bus à Haut Niveau de Service puisque que c'était le choix qui avait été fait pour Caudéran entre Bordeaux, Caudéran et Saint-Aubin, donc effectivement il va passer par Saint-Médard-en-Jalles, il n'y a pas de contradiction. D'autre part, nous avons adopté dans ce même document, le principe de la poursuite de la ligne D à partir d'Eysines Cantinolle par la piste cyclable jusqu'au centre de Saint-Médard-en-Jalles, il n'y a aucune contradiction. On est dans un développement qui se fait plus rapidement pour le BHNS que pour le tramway car c'est plus simple et moins sophistiqué et surtout car vous aviez vous-même un peu enclenché la machine, puisque votre conviction était qu'il ne fallait pas de tramway pour Saint-Médard-en-Jalles mais qu'il fallait un BHNS. Notre conviction est qu'il n'y a pas de raison qu'une ville comme Saint-Médard-en-Jalles de 30 000 habitants ne puisse pas avoir autant qu'une ville comme Le Bouscat. Je vous rappelle que Le Bouscat est desservi par deux lignes de tramway, la ligne C et la ligne D, je vous rappelle également que Mérignac est desservi par deux lignes de tramway bientôt trois. Il n'y a aucune raison que nous n'assumions pas notre rôle de sixième ville de la Métropole qui a droit à des transports en commun d'autant plus efficaces que nous sommes les plus loin de la Métropole, nous sommes en position périphérique. Monsieur Cases, je vous confirme que notre projet existe toujours et la mise en œuvre se fera demain du Bus à Haut Niveau de Service et on espère bien avoir les deux qui passeront à Saint-Médard-en-Jalles. Je vais même vous faire une révélation, on a même fait des études pour savoir s'il y avait une concurrence entre les deux. Figurez-vous qu'en terme de trafic on s'est même rendu compte que le fait qu'il existe un BHNS à partir de Saint-Aubin cela nous « rabattrait » plus de clientèle sur le tramway et que la ligne de tramway entre Eysines Cantinolle et le centre de Saint-Médard-en-Jalles était une ligne, et c'est rare pour les tramway, qui s'auto-équilibrait complètement, qui avait, puisque vous êtes un technicien et que vous aimez cela, une valeur actualisée nette c'est-à-dire une rentabilité positive. Ce n'est pas vrai partout mais c'est vrai chez nous et c'est même conforté par le BHNS. Cela ne va pas nous gêner, simplement on a besoin que la ligne D se fasse, on a besoin qu'elle se fasse le plus vite possible et il est vrai que l'on aurait préféré par exemple qu'il n'y est pas le jugement du 24 octobre, qui fait que l'on attend ce qui va se passer en appel par rapport à la ligne D telle qu'elle a été définie initialement. Mais de toute façon, je vous le dis, le projet de tramway que nous avons est tout à fait d'actualité, il n'a pas été remis en cause au niveau de la Métropole. Voilà quelques uns des éléments que l'on pouvait vous donner en réponses à vos questions. Désormais je vais mettre au vote cette délibération. » Adopté à 28 voix Pour et 6 Abstentions Monsieur le Maire : « Deuxième délibération à l'ordre du jour, la convention que nous passons avec l'ENSAP, est une délibération qui fait un peu suite au « Printemps Urbain ». Nous avons convenu avec cette école qu'un certain nombre d'étudiants de cette même école allait pendant un an venir par groupe de deux, arpenter la ville, la diagnostiquer à leur libre convenance pour travailler sur la médiation architecturale c'est-à-dire le dialogue que l'on peut instaurer dans la droite ligne finalement du Printemps Urbain entre les citoyens et des matières complexes Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 20 / 47 comme l'architecture. Ils nous rendront leurs conclusions qu'ils vont établir de manière libre, ils n'ont pas de cahier des charges particulier, dans un an à l'occasion du prochain Printemps urbain. Cela me paraît utile, cela peut nous apprendre des choses, je crois que c'est plutôt positif. » DG15_058 Convention avec l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux (ENSAP Bordeaux). Autorisation Dans le cadre du « Printemps Urbain », la ville de Saint-Médard-en-Jalles souhaite mettre en place une action commune avec l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Bordeaux. Cette action sera développée avec des étudiants en Master dans le cadre de l'enseignement optionnel « Pour apprendre l’architecture, la ville, le paysage : enjeux et méthodes de la médiation. Diffuser, sensibiliser, partager ». Les étudiants de cet enseignement vont travailler, par groupe, à un projet de médiation autour des thématiques du « Printemps Urbain » 2015 : centre-ville, quartiers, nature. Une restitution publique de leurs travaux est prévue dans le cadre du « Printemps Urbain » 2016. Ces travaux, effectués en toute liberté, permettront d'alimenter la réflexion en lien avec la mise en œuvre du projet de territoire de la Ville de Saint-Médard-en-Jalles. Ce partenariat fait l'objet d'une convention entre la Ville et l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Bordeaux. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Autorise Monsieur Le Maire à signer la convention de partenariat avec l’École Nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux. Unanimité DG15_059 Aliénation de biens immobiliers appartenant au domaine privé communal. Autorisation Dans le cadre du schéma directeur du patrimoine immobilier de Saint-Médard-en-Jalles, amorcé en novembre 2014, la Commune, a demandé d'établir un inventaire exhaustif du patrimoine public et privé de la collectivité. Ce recensement a permis d'identifier les excédents immobiliers ou biens non stratégiques pouvant être vendus. En effet, les coûts en fonctionnement comme en investissement (entretien, énergie, assurance, taxe foncière) de ces biens pèsent dans les dépenses publiques. Aussi, il est proposé de céder les biens du domaine privé de la commune suivants : • 3 rue Ulysse Maleyran - quartier de MAGUDAS - parcelle IW 2, de 261 m² Maison construite en 1900, rénovée en 2007. Habitation de 110 m² comprenant un rez-de-chaussée et un étage. Vacante. Acquise en 2008 pour la somme de 270 000,00 € (+ frais d'acquisition 273 395,45 €). Après consultation des Domaines, il est proposé de mettre ce bien en vente au prix minimum de 280 000,00 €. • 6 Avenue de Martignas - quartier de MAGUDAS - parcelle IW 1 de 655 m² Maison construite en 1900 Habitation de 106 m² comprenant un rez-de-chaussée et un grenier non aménagé, ainsi qu'une dépendance de 44 m². Vacante. Acquise en 2008 pour la somme de 220 000,00 € (+frais d'acquisition 223 386,65 €). Après consultation des Domaines, il est proposé de mettre ce bien en vente au prix minimum de 250 000,00 € • 9 rue Georges Clémenceau - 1 rue Maizonnobe - quartier CENTRE - Détachement d'un lot de 900 m² sur les parcelles AS 154p - AS 155p – AS 903p. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 21 / 47 Maison ancienne de 209 m² comprenant un étage au dessus d'un rez-de-chaussée et cave partielle avec une extension plus récente sur l'arrière en parpaing crépis. Maison inoccupée depuis plusieurs années qui se situe à l'ouest de l'enceinte du parc de la maison de l'ingénieur. Après consultation des Domaines, il est proposé de mettre ce bien en vente au prix minimum de 465 000,00 € Le mandant de vente sera confié à Maître Nautiacq, notaire, place de l’Hôtel de Ville, 33160 Saint-Médard-en-Jalles. Il convient d'acter le principe de cession de ces biens communaux aux conditions de vente établies ci-dessus. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Approuve la décision d'aliénation des biens désignés aux prix et conditions de cessions envisagés et donne mandat de la vente à Maître Nautiacq. Autorise Monsieur le Maire ou en son absence son représentant légal à procéder à la cession de ces biens et à signer tout document nécessaire à la mise en œuvre de cette délibération. Monsieur Cristofoli : « Je voulais dire un mot sur le troisième patrimoine dont vous avez parlé, la maison que vous avez baptisé la maison du gardien, qui était bien loti s'il avait ces 209 m². C'est une anecdote mais quand je suis arrivé à Saint-Médard-en-Jalles, il y a 15 ans, j'ai failli habiter cette maison, c'est d'autant plus intéressant d'en entendre parler. Je voulais intervenir au titre du travail que peuvent faire les conseils de quartiers, puisque tout à l'heure monsieur Mangon vous avez parlé de dialoguer avec la population. Je trouve que cela aurait pu être, l'ensemble de ce que l'on a appelé la maison de l'Ingénieur et le parc de l'Ingénieur, un sujet mis à discussion avec l'ensemble de la population, avec les conseils de quartiers en particulier. Nous en avions parlé un peu avec madame Picard. Et à moins que tout ait déjà été décidé sur ce que vous vouliez faire dans cet espace du parc de l'Ingénieur et de ces maisons, j'aurai trouvé intéressant qu'avant de la vendre, car cela aurait pu être une des conclusions en effet, j'ai l'impression que cela a été décidé un peu hâtivement, je trouve dommage que ce sujet n'est pas été mis au dialogue, vous ne voulez pas parler de concertation mais de dialogue, avec la population et qu'il ait été décidé comme cela de vendre cette maison. » Madame Moebs: « Je voulais tout d'abord remercier madame Thibaudeau pour la réponse que j'ai eu un peu moins tardivement que les autres fois par rapport à la question que j'ai posée en commission. On avait parlé dans cette délibération de schéma directeur de patrimoine et donc dans la réponse vous me dîtes qu'il n'y a pas eu d'inventaire de fait, ce qui me rend un peu perplexe. Je voulais savoir est-ce-que dans ce schéma directeur du patrimoine puisque dans les délibérations vous parlez aussi de recensement, est-ce-qu'il ne faudrait pas changer les termes de la délibération puisque à priori on a pas un recensement exhaustif. Je ne comprend pas trop le fondement de la délibération qui dit : « Dans le cadre du schéma directeur du patrimoine immobilier de Saint-Médard-en-Jalles, amorcé en novembre 2014, la Commune, a demandé d'établir un inventaire exhaustif du patrimoine public et privé de la collectivité. Ce recensement a permis d'identifier les excédents immobiliers ou biens non stratégiques pouvant être vendus. » Et dans votre réponse vous me dîtes que cet inventaire n'est pas fait donc je ne comprends pas donc on s'abstiendra. » Monsieur Acquaviva: « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames, messieurs. Je voulais rappeler à nos collègues et notamment son ancienne municipalité que la ville possède et gère un patrimoine bâti de 100 000 m², ce que vous n'êtes pas sans savoir madame Moebs que par la délégation que vous occupiez il n'y a pas si longtemps. Pour mémoire, parmi les principaux postes de dépenses, on peut citer : les fluides ; le ménage, la collecte des ordures ; l'entretien et le contrôle régulier des installations techniques ; les contrôles périodiques et réglementaires ; la maintenance courante ; les mises aux normes (sécurité incendie, accessibilité) ; le gros entretien (ravalement...). Dans le cas présent, ces maisons ont une vocation de logement et n'entrent pas dans les perspectives d'action municipale ni en terme Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 22 / 47 d'équipement, ni en terme d'urbanisme, ni dans d'autres secteurs. A ce titre, elles ne permettent ni de contribuer à l'action publique, ni de rendre un service à la population, il est donc pertinent de ne pas continuer à consacrer un budget à leur entretien (même si ce budget est réduit lorsque les biens sont loués). Enfin, on peut également noter que les bénéfices des ventes de ces biens permettront de contribuer à l’entretien du reste du patrimoine. Pour donner un ordre d'idée, on peut faire quelques comparaisons concrètes à partir des éléments du budget de cette année madame Moebs : 250 000 euros sur le budget consacré à la mise en accessibilité de nos équipements (150 000 euros) plus la rénovation des logements du centre équestre (100 000 euros) comme vous n'êtes pas sans savoir qu'ils sont dans un état déplorable ; et 465 000 euros, c'est quasiment le budget de la rénovation des tennis couverts (puisque au budget nous avons inscrit 500 000 euros). Pour conclure, ces éléments mettent en évidence que la vente excédents immobiliers ou de biens non stratégiques fait pleinement partie de la bonne gestion du patrimoine municipal. Et je pense que là nous sommes tous concernés majorité ou opposition. » Monsieur le Maire : « Quelques éléments pour confirmer ce que vient excellemment de dire monsieur Acquaviva. Nous sommes effectivement en train de mettre au point un Schéma Directeur du Patrimoine de la commune. Ce qui est vrai et que bien sûr l'on a fait un recensement exhaustif de toutes les propriétés de la commune mais en revanche l'inventaire technique, précis de chacun des biens et de la réalité de leur entretien et des besoins qu'il y aurait à faire pour les entretenir n'a pas été complètement achevé. En ce sens, c'est comme cela qu'il fallait comprendre la réponse qui vous a été faite. Mais bien entendu nous mettons au point ce schéma directeur parce que la commune n'a pas vocation à avoir un nombre, 191 sites aujourd'hui, qui était dans son patrimoine communal avec des sites qui étaient parfois loués parfois pas pas loués, parfois en état parfois pas, avec des sites qui étaient parfois utiles à l'action publique d'autres pas du tout, on ne savait pas pourquoi c'était là sinon que parce que ça avait toujours été comme cela, et qui coûte à la commune. Dans une période où l'on doit avoir une gestion un peu rigoureuse du patrimoine, il faut que ce patrimoine ait un sens. Il faut aussi que ce patrimoine ne serve pas à accueillir comme c'était trop souvent le cas quatre ou cinq fonctionnaires isolés dans une maison avec des coûts d'exploitation qui sont considérables, ce n'est pas logique d'avoir cette façon d'utiliser le patrimoine. Notre idée est de voir quel est le patrimoine qui peut être géré par d'autres bien mieux que nous le faisons. Est-ce-que nous sommes bons par exemple pour gérer du patrimoine social alors qu'il y a des bailleurs sociaux dont c'est le métier, qui font cela bien mieux que nous ? Nous avons constaté que certains biens à vocation sociale, que nous étions en train de louer, l'étaient dans des conditions tellement défavorables avec des coûts d'entretien tellement élevés, que nous étions obligés de payer la commune parce que nous ne nous autorisions pas à demander la réalité des dépenses énergétiques par exemple, parce que c'étaient complètement des passoires énergétiques. Est-ce-que c'est cela la bonne gestion, l'exemplarité municipale ? Non. Nous nous interrogeons sur ces biens là, nous nous interrogeons sur les biens aussi qui sont dans notre patrimoine sans savoir qu'en faire. Et bien nous considérons que pour ce qui concerne la maison et le parc de l'Ingénieur, ils se suffisent à eux seuls, il y a déjà plus d'un hectare de terrain, on a de quoi y faire de belles choses. La maison dite de l'Ingénieur est une grande maison avec beaucoup de potentiel mais bien sûr des rénovations à faire qui se suffisent à elles-mêmes. En revanche, cette dépendance de prestige, je vous l'accorde, 200 m² très qualitatif, est un bien qui peut-être vendu sans compromettre l'identité publique du lieu. C'est ce que nous faisons, c'est de la bonne gestion et nous le ferons sur d'autres endroits. Pour l'instant se sont trois premiers endroits qui vous sont proposés mais au fur et à mesure que notre diagnostic évoluera et fera émerger des biens qui n'ont pas de raison de rester dans le patrimoine communal car il n'y a aucun intérêt qu'ils y restent, nous les céderons pour mieux valoriser ce qui au contraire reste dans notre patrimoine. Je dois vous dire, chers collègues qui étiez dans la majorité précédente, l'état dans lequel vous nous avez laissé le patrimoine était Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 23 / 47 bien plus dégradé que ce que nous imaginions et quand on a fait le tour des propriétés communales, il y a des dépenses considérables à mener partout, il y a des choses qui ont été laissées pendant trente ans sans entretien et évidemment un jour cela se paye donc je me demande un peu ce que vous avez fait à cet égard pendant toutes ces années ? Je pense que vous étiez au minimum, peut-être même en dessous de la ligne de flottaison, c'est la raison pour laquelle nous nous allons avoir une gestion claire. Je mets aux voix cette délibération. » Adopté à 28 voix Pour et 6 Abstentions Monsieur Guichoux: « Je voulais simplement vous demander s'il serait possible de faire réapparaître la devise de la République. » Monsieur le Maire : « J'entends et compte tenu du caractère que vous évoquez on est obligé d'y répondre, on ne va pas vous laisser comme cela. Le devise de la République est plus que jamais là. Je vous fais remarquer tout de même que c'est bien un esprit républicain qui nous a amené à faire figurer sur les murs la totalité des Présidents de la Ve République dans l'ordre dans lequel ils ont été élu par la population. Je pense que vous auriez pu y penser. De la même manière que lorsque je vois que vous n'avez pas pensé à un certain nombre d'autres choses de cette nature, cela me trouble. Mais nous sommes arrivés et nous allons changer cela. Rassurer vous, la devise de la République est toujours là, elle est derrière nous. Cet écran est amovible, on ne le baisse que pendant les conseils municipaux pour permettre aux spectateurs que l'on a accueilli dans des conditions qui nous paraissaient un peu indigentes d'animer un peu les choses, on le relève après et la devise de la République réapparaît dès que la guerre de nos débats s'est apaisée. » DG15_060 Aliénation du chemin rural n°244 et mise en demeure d'acquérir aux riverains. Décision Vu le Code rural, et notamment son article L. 161-10 ; Vu le décret n° 76-921 du 8 octobre 1976 fixant les modalités de l'enquête publique préalable à l'aliénation, à l'ouverture, au redressement et à la fixation de la largeur des chemins ruraux, et notamment son article 3 ; Vu le Code de la voirie routière, et notamment ses articles R. 141-4 à R 141-10 ; Vu le Code général des collectivités territoriales et notamment son article L. 2241-1 ; Le Conseil municipal, par délibération en date du 4 décembre 2014, a décidé de prescrire une enquête publique portant sur la désaffectation du chemin rural n°244 en vue de sa cession , prévue par l'article L. 161-10 du Code rural ; Un arrêté municipal daté du 30 janvier 2015, a ordonné l'ouverture de l'enquête qui s'est déroulée du 02/03/15 au 16/03/15. A l'issue de l'enquête, aucune observation n'a été formulée par le public. Le commissaire enquêteur a donc constaté la désaffectation du chemin rural et émis un avis favorable au projet d'aliénation. Le service des Domaines estime le bien à 10 000 €. La société Jet Star, par la voix de Monsieur RAMOUNA, propriétaire de la station de lavage jouxtant le chemin rural, a d'ores et déjà manifesté le souhait de se porter acquéreur du dit chemin. Il convient néanmoins de poursuivre la procédure d'aliénation et notamment de mettre en demeure chaque propriétaire riverain d'acquérir le terrain concerné. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Approuve la désaffectation du chemin rural n°244 situé à hauteur du 119 rue Pierre Ramond. Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à engager l'ensemble des démarches nécessaires à la poursuite et bonne fin du projet. Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer les actes notariés de cession avec Monsieur Ramouna ou toute structure qui se substituerait. Précise que conformément à l'article 11 de la loi n°95-127 du 8 février 1996, cette opération Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 24 / 47 sera inscrite au bilan annuel de la politique foncière ainsi qu'au tableau annuel des acquisitions et cessions de la Commune en vue de leur annexion au compte administratif de l'exercice concerné. Unanimité Monsieur le Maire : « J'allais oublier une délibération très importante sur le plan symbolique, je pense que certains de nos collègues de l'opposition ne pourront qu'approuver ce choix. Nous allons vous proposer une dénomination de voie et je voudrais dire quelques éléments avant que Catherine Thibaudeau ne complète ce que je vais dire. Dans le contexte qui est celui aujourd'hui du lendemain de la commémoration de la journée de la Résistance, dans le contexte aussi qui est aussi celui de la fête de l'Europe, que nous avons eu le 9 mai comme tous les ans, dans le contexte aussi de l'entrée au Panthéon d'un certain nombre de personnalités de la Résistance, de grandes figures, qui a été décidé par la Président de la République. Je crois que nous devons aussi à notre niveau prendre conscience d'un certain nombre de héros du quotidien qui quelques fois nous entoure et que l'on ne gratifie pas assez de notre respect et de notre admiration. C'est la raison pour laquelle, je voulais vous proposer, nous aussi à notre manière nous n'avons pas de Panthéon bien sûr à Saint-Médard-en-Jalles, nous sommes une petite commune, mais néanmoins je pense que la mémoire collective est une forme de Panthéon et que parfois quand on a à faire à des gens d'une très grande qualité personnelle, humaine, on doit faire l'hommage de la mémoire collective au courage, à la force, à la résistance, à l'esprit de résistance, et puis aussi à la beauté d'un caractère et d'un tempérament. C'est la raison pour laquelle nous allons vous proposez comme dénomination de voie dans un nouveau quartier à Cérillan le nom de Renée Lacoude, qui est une femme admirable de 98 ans, que peut-être certains d'entre vous connaissent, qui a une pertinence intellectuelle et morale de très très grand niveau, qui bien sûr est Saint-Médardaise, qui a été résistante, déportée, qui a même été anecdote célèbre de la déportation puisqu'elle a fait partie du train fantôme qui pendant deux mois a sillonné les routes de France sans jamais aboutir du fait de la résistance d'un certain nombre de cheminots et des déportés eux-mêmes en 1945. C'est une personne qui a été aussi aux côté de Geneviève Anthonioz-De Gaulle, qui a été une personne tout à fait admirable et je le dis encore qui illustre en plus à merveille la résilience, la hauteur de vue, c'est une personne qui dit, alors qu'elle a vécu des choses terribles et elle l'a dit d'ailleurs le 8 mai à des représentants de la commune de Merzig, qui nous avait fait l'honneur d'être à nos côtés lors de la cérémonie de commémoration, « Jamais il ne m'a traversé l'idée, la tête, l'esprit de haïr les allemands, de haïr l'Allemagne », elle faisait totalement la différence entre le joug nazi dont elle avait subi les sévices le plus extrêmes et la dimension humaine, la dimension personnelle, la dimension un peu éternelle de la personne humaine et c'est une personne tout à fait remarquable et je suis très heureux que nous puissions vous proposer son nom pour cette nouvelle voie. J'en ai peut-être déjà beaucoup dit et Catherine Thibaubeau va compléter mon propos. » Madame Thibaubeau : « Je ne me permettrai de compléter un hommage aussi brillant. Je vais simplement vous signaler où se trouvera cette rue. » DG15_061 Dénomination de voie. Autorisation Entre 2012 et 2014, la commune a instruit le permis de construire n°33449 12Z0001 au profit de SAS SEVERINI Pierre et Loisirs et le bailleur social CLAIRSIENNE pour la construction d'un ensemble immobilier comprenant 115 logements répartis en six bâtiments collectifs, situé sur le quartier de Cérillan. Une voie nouvelle en sens unique sera créée, tenant avenue du Jeandron, aboutissant rue Voltaire. Elle desservira les nouvelles résidences : Parc de l'Écrivain, Parc du Philosophe et Parc des Lumières. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 25 / 47 Il vous est proposé de dénommer la nouvelle voie : rue Renée Lacoude. Après avis de la commission réunie le 20 mai 2015, Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Approuve la dénomination rue Renée Lacoude . Autorise Monsieur le Maire ou en son absence son représentant légal à notifier la présente décision aux gestionnaires de la voie et toute démarche y afférant. Monsieur le Maire : « Je le redis encore, je suis très heureux que le Conseil municipal puisse témoigner son respect et son admiration au courage, à la force et à sa conviction. » Unanimité DG15_062 Avis sur la demande d'autorisation d'exploiter un site de maintenance d'avions. Société Dassault Falcon Service - Mérignac- Enquête publique. La société Dassault Falcon Service souhaite développer une activité de maintenance d'avions d'affaires sur la commune de Mérignac, en complément des activités exercées sur le site d'implantation historique de la société. Le projet se situe entre le site Sabena et le site Dassault placé en limite nord de l'aéroport et il prévoit un accès direct à celui-ci par taxiway pour permettre l'introduction des avions sur le site de Dassault Falcon Service. L'activité portera sur la maintenance des avions de type Falcon ( démontage, essais techniques, retouche de peinture, vidange de carburant ) réalisée sous hangar, en complément de ce qui est actuellement réalisé sur le site du Bourget. Le projet se développe dans le périmètre de l'Aéroparc, site d'intérêt métropolitain dédié au développement de l'industrie Aéronautique Spatiale Défense. Le projet consiste en la construction d'un hangar de maintenance, de locaux techniques nécessaires au fonctionnement du site, de bureaux, salles de réunion et locaux sociaux, le tout développé sur une surface de 9,9 ha. Il sera réalisé en 2 phases, la première débutera en septembre 2015 pour une livraison en septembre 2016. La seconde phase est envisagée pour 2020-2025 totalisant ainsi au final 17 900m² de hangar, et 3 350m² de local technique. Le site fonctionnera 5 jours sur 7 avec un effectif de 70 à 80 personnes pour l'étape 1 montant à 150 personnes au final. Le projet relève de la réglementation sur les ICPE ( Installations Classées Pour l'Environnement ) et est soumis à étude d'impact et enquête publique. Il nécessite le défrichement d'une surface de 5,5 ha dans le secteur de l'Aéroparc. La commune de Saint-Médard-en-Jalles, comprise dans un rayon de 1 km par rapport au projet, et, conformément aux dispositions de l'article 512-20 du code de l'environnement, est appelée à formuler un avis sur la demande d'autorisation présentée, portant sur l'ensemble du projet. Outre les principaux enjeux environnementaux de territoire identifiés, qui tiennent en particulier, à la présence dans l'aire d'étude d'habitats d'espèces protégées et/ou d'intérêt communautaire (Fadet des laîches, amphibiens) , de secteurs à caractère humide ( sols hydromorphes et végétation typique de milieux humides), les enjeux concernent également la gestion du risque incendie due à la manipulation du kérosène sur le site et la gestion des rejets d'eaux pluviales dans le ruisseau le Magudas, pour lequel la commune est plus concernée. A ce titre, l'étude du dossier d'enquête publique déposée par la Société Dassault Falcon Service comprenant la présentation globale du projet et son étude d'impact, indique que l'analyse concernant l'impact des rejets d'eaux pluviales dans le Magudas ne modifiera pas la qualité des eaux du ruisseau. Par ailleurs, la DREAL Aquitaine, autorité administrative de l’État, compétente en matière d'environnement, indique que les propositions de mesures pour éviter, réduire et compenser les incidences liées à la réalisation du projet sont cohérentes avec l'analyse des enjeux environnementaux du territoire. Les mesures compensatoires au défrichement ont également été validées par le service instructeur. Sur les autres effets indirects notables induits par le projet et pouvant impacter la commune, on Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 26 / 47 peut noter une augmentation du trafic routier qui représentera environ 1,4% du trafic global et 1,7% du trafic poids lourds de l'avenue Marcel Dassault. Cet impact est également pris en compte par la société Dassault Falcon Service qui est partie prenante du PDIE ( Plan de Déplacements Inter Entreprises ) de l'Aéroparc permettant de travailler à l'échelle de ce périmètre à la problématique de déplacements des salariés avec les autres entreprises implantées. Au regard de ces éléments et après avis de la commission du 20 mai 2015, Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Attire l'attention de monsieur le commissaire enquêteur sur la nécessité de disposer, dans le cadre du PDIE, d'une étude spécifique mesurant l'impact de l'accroissement du trafic véhicules généré par des projets de ce type, sur la qualité de l'air aux abords de la zone industrielle Aeroparc. Monsieur Leblond : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames, messieurs. La société Dassault Falcon Service qui développe son activité de maintenance des avions d'affaires Falcon souhaite implanter des locaux industriels sur un site de 10 hectares situé sur Mérignac entre Sabena Technics et Dassault Aviation (avenue Marcel Dassault). Il est prévu que le site se déploie en deux étapes : d'abord entre septembre 2015 et septembre 2016 environ 18.000 m² de hangars accueillants un maximum de 80 personnes puis le site évoluera après 2020 pour accueillir un total de 150 personnes. Comme le lie est à moins de 1km de la commune de SaintMédard-en-Jalles, le conseil de la commune est consulté pour émettre un avis. Le dossier de demande d'autorisation d'exploiter présenté décrit les activités de maintenance prévues, et réalise l'étude d'impact et de dangers. Le principal risque pour notre commune concerne la présence du ruisseau Magudas qui borde le site où l'on manipulera du kérosène avec un risque de rejet d'eaux pluviales polluées dans le ruisseau de Magudas. La prévention est assurée dans ce projet par un bassin de régulation des eaux de pluie et de récupération des eaux d'extinction des eaux d'extinction d'incendie, ce qui garantit que le ruisseau ne sera pas pollué accidentellement même en cas de forte pluie. Par ailleurs, l'augmentation du trafic automobile qui en résulte est inférieur à 2 % et aura un impact limité sur la qualité de l'air mais il convient néanmoins d'analyser cet impact, en tout cas c'est la recommandation que je fais, dans le contexte plus général de la croissance des activités aéronautiques de l'Aéroparc. C'est l'objet du Plan de Déplacement Inter-entreprise qui a déjà fait l'objet d'une délibération lors d'un précédent conseil municipal. Une telle implantation ne se fait pas sans impact, je dirai même sans dégâts, sur l'environnement notamment sur la faune et la flore puisqu'il nécessite un défrichement de 5,5 hectares concernant néanmoins des bois de faibles qualité et qui présentent des signes de dépérissement et qu'environ 3 hectares de zones humides seront détruites. Des mesures de compensation sont prévues sur environ 5 hectares, je le signale. Croyez bien que je déplore que l'on ait pas de solution alternative comme une friche industrielle pour implanter un tel site industriel. Cependant, considérant que le terrain est enclavé au sein d'une zone industrielle dédiée historiquement à l'aéronautique, la Défense et le Spatial, je propose que le Conseil Municipal émette un avis favorable tout en attirant l'attention sur la nécessité que cette zone fasse l'objet d'une étude de qualité de l'air dans le cadre du Plan de Déplacement Inter-entreprise. Je vous remercie.» Adopté à 32 voix Pour et 2 Abstentions DG15_063 Agence régionale de la santé. Bilan 2014 de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Porté à connaissance Conformément à la législation en vigueur, l'information est faite aux membres du conseil municipal sur le rapport annuel 2014 relatif à la qualité des eaux de consommation humaine Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 27 / 47 distribuée sur la commune de Saint-Médard-en-Jalles. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Prend acte de la présente communication. Monsieur Leblond : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames, messieurs. Je porte à votre connaissance le rapport annuel 2014 de l'Agence Régionale de la Santé relatif à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine sur la commune de Saint-Médard-enJalles. Le résumé tient en une phrase : l'eau distribuée à Saint-Médard-en-Jalles est de très bonne qualité sur tous les plans ; très bonne qualité bactériologique, taux de pesticide inférieur au seuil de détection, teneur en nitrate de 8,22 mg/l très inférieure à la limite de 50 mg/l, teneur moyenne en fluorure de 0,08 mg/l très inférieure à la limite de qualité de 1,5 mg/l et enfin teneur en perchlorate faible avec un pic constaté de 1,2 µg/l à comparer à la recommandation officielle du ministère de la santé qui est de 4 µg/l par litre pour un nourrisson. La municipalité suit de près toutes les questions relatives à la pollution de l'eau, et notamment les rejets de perchlorate d’ammonium qui est un produit industriel utilisé par la société Herakles pour la fabrication des propulseurs. C'est pourquoi je tiens à faire un point précis sur cette question pour répondre aux informations biaisées parues dans la presse locale la semaine dernière. Cet article, citant un élu Vert qui, s'appuyant sur un communiqué de la DREAL daté du 29 avril 2015, compare je cite « une concentration de 8.500 microgrammes par litre au taux réglementaire est de 4 microgrammes par litre pour un nourrisson et 15 pour un adulte... », ce qui revient à expliquer qu'un rejet d'égout aurait vocation à être consommé par un nourrisson. Par ailleurs l'emploi du terme réglementaire montre que l'analyse du dossier a été faite de façon superficielle puisque le taux est une simple recommandation du ministère de la santé qui n'a pas de valeur réglementaire. Il faut savoir de quoi on parle car quand on énonce de tels faits et il faut être précis sinon on inquiète la population et c'est pourquoi il m'a semblé important de rétablir certains faits. Premièrement, il faut savoir que la société Herakles collecte à la source ces eaux perchloratées depuis fin 2011. Je les ai contacté et j'ai posé ces questions. Depuis cette date, il n'y a plus de rejets dans les effluents. De plus, début 2014, et dans le cadre du démantèlement des vieux propulseurs de la force de frappe, une station d'épuration biologique, baptisée Licorne, a été mise en service. Deuxièmement, les faits tels qu'ils se sont produits sont très bien décrits dans le communiqué de la DREAL daté du 29 avril 2015. Tous les rejets du site sont équipés de préleveurs automatiques asservis au débit ; tous les jours, il est récupéré un échantillon moyen des 24 dernières heures écoulées. La société Roxel, filiale d'Herakles, a donc détecté le rejet anormal le premier jour ouvré qui a suivi le relargage. Dès connaissance de cette information une analyse du dysfonctionnement a été faite et il a été très vite vu que l'événement n'était pas de nature industrielle. En analysant la situation de près, la société Roxel s'est rendu compte qu'il existait des travaux de rénovation du réseau d'égout d'eau pluviale. Comme il ne s'agissait pas d'un événement industriel et qu'il est de notoriété publique que la nappe du site contient du perchlorate du fait des activités historique du site, la société a considéré que cet événement, qui a été communiqué de façon routinière aux services de l’État et ne nécessitait pas un traitement d'urgence d'autant que les prélèvements réalisés de façon concomitante sur la Jalle au niveau du Pont Rouge montrait qu'il n'y avait pas de différence par rapport aux mesures habituelles. D'ailleurs, lors de son inspection du 23 avril 2015, la DREAL n'a pas observé d'effet sur le milieu naturel ni sur les captages en eau potable. En conclusion, j'affirme que cet épisode n'est pas anormal considérant la présence historique de perchlorate dans le sous-sol du site industriel et cet événement n’a donc généré aucun dommage, ni sur le milieu naturel, ni sur la ressource en eau potable. Tout au plus pourrait-on concéder effectivement que la société Herakles aurait pu communiquer sur cet événement un peu plus tôt.» Madame Moebs : « Je voudrais simplement faire une réponse à monsieur Leblond quant à la critique de l'article du Sud-ouest puisque vous savez très bien que la presse écrit ce qu'elle Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 28 / 47 veut. On peut si vous le voulez vous faire parvenir le communiqué de presse ainsi que toutes les études que l'on a faites qui sont relativement précises. Après un journaliste, quand vous faites une conférence de presse, ne comprend pas forcément tous les éléments. Je vous donnerai les chiffres. Vous parlez de non sérieux de ce qui a été annoncé, là je ne suis pas d'accord avec vous. D'autre part, au niveau de la DREAL effectivement quand vous dîtes qu'il n'y a pas eu d'incident sur le milieu naturel, c'est ce que donne le rapport de la DREAL, par contre, il faut quand même bien noter que ce rejet, même s'il est accidentel, il est quand même présent et pour nous c'est ce qui est le plus important, le manquement de communication entre le 1er janvier et avril, a été un temps relativement long et nous pensons aussi à la remise en service des captages, c'est ce que l'on avait demandé, et la DREAL dans le dernier communiqué que l'on a reçu dans nos boîtes mails dit bien que dans le cadre de la remise en service des captages au niveau des sources il va y avoir un arrêté préfectoral qui va justement renforcé la procédure d'alerte de manière à éviter toute pollution de ces captages qui vont être remis en service et qui sont nécessaires pour toute la Métropole et plus généralement la Gironde. » Monsieur le Maire : « Je remercie Thierry Leblond de la précision de sa réponse. Il faut avoir en tête malgré tout que je crois qu'il y a eu une la maladresse de la part de l'entreprise mais qui était très involontaire. Sur le fond, cet incident s'est produit parce que l'entreprise consacre des sommes très importantes à rénover son réseau souterrain parce qu'il était susceptible de provoquer des relargages de perchlorates justement. Il y a donc un peu un paradoxe mais on peut être rassuré par le fait qu'il y est un suivi informatique permanent avec des capteurs des niveaux de perchlorates. C'est ce suivi informatique qui a permis à la DREAL de relever cet incident et elle a souhaité en liaison avec l'entreprise que se soit porté à la connaissance de la commission de suivi mais c'est vrai que cela ne porte pas préjudice sur le fond. Je crois que cet événement servira aussi à l'entreprise et la DREAL pour fluidifier ces systèmes de communication. En terme de dangerosité, on est loin de la présentation qui avait été faite dans la presse. » Pour information du Conseil Municipal DG15_064 Cession au profit de Bordeaux Métropole du parking de Gajac. Autorisation Le parking situé à Gajac donnant sur l'avenue Montaigne va faire l'objet de travaux de réaménagement par Bordeaux Métropole au titre du Fonds de Proximité d'Intérêt Communal (FIC). Afin de procéder au classement dans le domaine public de cet espace de 1158m² délimité par les parcelles BH 302p, BH 304p, BH 539p et 583p, la ville doit en céder l'emprise et l'assiette gratuitement. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Autorise Monsieur le Maire ou en son absence absence son représentant, à signer l'acte authentique de cession des parcelles ainsi délimitées à Bordeaux Métropole. Monsieur Acquaviva donne une information complémentaire en précisant que cet aménagement comportera deux zones : une zone blanche qui donnera davantage de possibilité aux commerçants de pouvoir se garer sans pour autant gêner les clients qui viennent chez eux donc un emplacement leur sera plus ou moins réservé et une zone bleue qui viendra conforter la zone bleue qui existe déjà. De plus, les deux containers qui sont actuellement sur cette place seront déplacés afin de récupérer deux places de stationnement supplémentaires. » Monsieur le Maire : « Je salue le travail qui a été effectué parce qu'il y avait un besoin depuis très longtemps à Gajac d'améliorer le stationnement, de l'organiser, de le coordonner, de Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 29 / 47 fluidifier la liaison avec les commerces de Gajac et c'est une très bonne initiative dont nous pourrons nous féliciter très rapidement. » Unanimité DG15_065 Désignation des représentants à la commission communale d'accessibilité. Modification. Décision Vu le Code Général des Collectivités Territoriales (articles L. 2143-2 et L. 2143-3 relatifs à la composition de la commission communale pour l'accessibilité aux personnes handicapées composée de représentants de la commune, des associations de personnes handicapées et d'usagers et de représentants des bailleurs sociaux et du logement privé). Vu la loi n°2005-102 du 11 février 2005 relative à l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Considérant les missions de cette commission : _ dresser le constat de l'état d'accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie (chemins communaux) et des espaces publics, _ organiser un système de recensement de l'offre de logements accessibles aux personnes handicapées, _ faire toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l'existant, _ établir un rapport annuel présenté en Conseil municipal. Ce rapport est transmis au représentant de l’État dans le département, au Président du Conseil Départemental, au Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées ainsi qu'à tous les responsables des bâtiments, installations et lieux de travail concernés par le rapport. Considérant que le Maire préside cette commission et arrête la liste des membres des différents collèges, la mise en place de cette commission doit également être menée dans l'esprit de l'article L. 2143-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, qui stipule que la durée des mandats des membres d'un comité consultatif ne peut excéder celle du mandat municipal en cours. Considérant la nécessité de modifier, sur la délibération DG14_048, le nom des représentants à la commission communale pour l'accessibilité, collège des conseillers techniques et administratifs. COLLEGE DES ÉLUS Le maire M. MANGON Jacques Mme ALHAITZ Emmanuelle M. ACQUAVIVA Jean-Claude Mme HANUSSE Françoise M. BARAT Michel Un conseiller de l'opposition Mme LEGAY Carmen COLLEGE DES ASSOCIATIONS GIHP M. CARDIN Francis APAJH Mme AGUIRRE Annick AFM Mme OUILLADE Marie-Christine COLLEGE DES USAGERS Mme JODAR Nelly M. MILLET Stéphane Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 30 / 47 M. CAPITAINE Pierre M. SABATO BOSCO COLLEGE DES PROFESSIONNELS Enseignant M. DUPEYRAS Vincent Aquitanis Mme BORJTA Bénédicte Gironde Habitat M. GUFFROY Commerçants Mme GOURHAND Sandrine Mme BUHOT-GADRET M. ROGER François COLLEGE DES CONSEILLERS TECHNIQUES ET ADMINISTRATIFS Le directeur général des Services Le directeur des services Techniques La directrice du CCAS La chef de projet Agenda 21 Les référents opérationnel accessibilité du pôle Technique et Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Décide de procéder à la désignation des représentants à la commission comme proposée cidessus. Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer tout document nécessaire à la mise en œuvre de cette délibération. Madame Hanusse précise qu'au niveau des conseillers techniques et administratifs, il a été choisi de ne pas nommer ces personnes, en inscrivant plutôt leurs qualités, leurs fonctions pour permettre lors de changements de les faire simplement. » Unanimité DG15_066 Tarifs 2016 de la taxe locale sur les publicités extérieures (TLPE). Adoption Vu les articles L2333-9 à L2333-12 du code général des collectivités territoriales, Vu la délibération n° 10-125 adoptée lors de la séance du Conseil municipal du 30 juin 2010, Vu la circulaire du 24 septembre 2008 du Ministère de l'Intérieur fixant les modalités d 'application de la taxe locale sur les publicités extérieures (TLPE), qui a précisé qu'à la fin de la période transitoire (soit depuis le 1er janvier 2014), les tarifs pouvaient être revalorisés, chaque année, dans une proportion égale au taux de croissance de l'indice des prix à la consommation hors tabac de la pénultième année. Vu la délibération DG13_014, validée lors de la séance du conseil municipal du 22 mai 2013, qui a défini pour notre ville un premier ajustement des tarifs pour l'année 2014, Vu la délibération DG 14_114, en date du 26 juin 2014, ajustant les tarifs pour l'année 2015. Vu l'indice d'actualisation officiel de l'INSEE (bulletin n° 8 paru le 14 janvier 2015) connu, en Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 31 / 47 variation annuelle, établi et applicable pour 2016, Il est proposé au conseil municipal d'adopter les tarifs suivants pour l'année 2016 : SUPPORTS Superficie Rappel Tarifs 2015 TARIFS ANNEE 2016 <=7 m² EXONERATION <=12 m² 15,31 € <=50 m² 30,61 € >50m² 61,12 € Enseignes Non numériques Non numériques Pré-enseignes et Dispositifs publicitaires <50 m² >50m² 30,00 € 50,00 € EXONERATION 15,37 € (indice INSEE de référence janvier 2015) 30,73 € (indice INSEE de référence janvier 2015) 61,36 € (indice INSEE de référence janvier 2015) Non numériques 35,00 € 55,00 € Numériques Numériques Numériques <50 m² >50 m² 70,00 € 130,00 € 75,00 € 135,00 € Affichages non Art L2333-8 du EXONERATION EXONERATION commerciaux, CGCT spectacles... Cet ajustement des tarifs permet de maintenir pour 2016, par une évolution limitée des tarifs, la protection du tissu des petits commerçants, artisans, professions libérales, PME/PMI locaux. Concernant les dispositifs publicitaires, et notamment ceux de grande taille, les tarifs proposés s'inscrivent dans la continuité de l'action municipale qui vise à en limiter la prolifération. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Adopte les tarifs de la taxe locale sur la publicité extérieure tels que définis ci-dessus. Monsieur Guichoux : « Une très brève intervention. Nous allons bien évidemment voter cette délibération, simplement comme je l'ai fait en commission, je voudrais souligner que cette décision de mise en œuvre avait fait l'objet de réflexions. Nous avions au départ un peu tâtonné, je me souviens avoir piloté ce dossier avec Bernard Cases. Comme le disait monsieur Augé, il s'agit d'être pertinent en particulier vis-à-vis des très petites entreprises, vis-à-vis de nos commerçants, tout en étant extrêmement exigeants vis-à-vis des grands afficheurs, vous parlez de Clear Channel mais la grande distribution à parfois des tendances un peu expansionnistes. Le dispositif semble fonctionner, vous le reprenez, nous nous en réjouissons et je constate surtout que ce dispositif permet d'emmener presque 120 000 euros dans les caisses de la commune, on peut dire que c'est une bonne chose. » Unanimité DG15_067 Modification des modalités de remboursement de l'avance du budget principal au budget annexe Galaxie versée en 2011. Adoption Par délibération n° 11_117 du 6 juillet 2011, le Conseil Municipal a autorisé le versement d'une avance de 600 000 euros du budget principal au budget annexe Galaxie afin de permettre l'acquisition en 2011 de terrains à aménager dans le cadre de l'extension de cette zone d'activité. Par délibération n° DG13_182 (modifiant celle n° DG12_116 du 27 juin 2012), le Conseil Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 32 / 47 municipal a voté le calendrier de remboursement de cette avance au budget principal selon les modalités suivantes : • un premier remboursement de 100 000 euros sur l'exercice 2012 • un deuxième remboursement de 200 000 euros sur l'exercice 2013 • un troisième remboursement de 100 000 euros sur l'exercice 2015. • le remboursement du solde de 200 000 euros sur l'exercice 2016. Les travaux à réaliser pour aménager ces terrains ne commençant que sur l'exercice 2015, les ventes de ces terrains ne pourraient intervenir qu'à partir de l'exercice 2016. Il est donc proposé de décaler deux derniers remboursements et ainsi de modifier le calendrier de remboursement de l'avance selon les modalités suivantes : • un premier remboursement de 100 000 euros sur l'exercice 2012 • un deuxième remboursement de 200 000 euros sur l'exercice 2013 • un troisième remboursement de 100 000 euros sur l'exercice 2016. • le remboursement du solde de 200 000 euros sur l'exercice 2017. Les écritures de remboursement de l'avance seront imputées telles que suit : • Budget principal : recette réelle au chapitre 27, article 27638 « autres créances immobilisées » fonction 90 • Budget annexe Galaxie : dépense réelle au chapitre 16, article 1687 « autres dettes ». Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Adopte les nouvelles modalités de remboursement de l'avance telles que décrites ci-dessus. Monsieur Guichoux : « Monsieur le Maire, mes chers collègues. Simplement une intervention perce que la délibération comme l'a dit monsieur Augé ne souffre pas de discussions. Il s’agit d’une délibération d'ajustement dans le temps et qui se cale à la réalité d'un projet. J'ai eu l'occasion en commission de m'exprimer auprès de monsieur Augé et de monsieur Dubos sur la question de la difficulté qu'il y a à mener à bien ces projets de terrain économiques. Et vous constatez que créer du terrain économique c’est compliqué, que cela demande beaucoup de temps, comme il va avoir besoin de beaucoup de temps pour attirer, pour convaincre des entreprises de s'installer sur le territoire de notre commune. Nous ne pouvons que souscrire à votre proposition de décalage mais nous pouvons aussi souhaiter que trop de retard ne se prenne pas trop car je pense que l'arrivée d'entreprises sur notre territoire devient essentiel. » Monsieur Dubos : « Monsieur le Maire, chers collègues. Effectivement, je souhaite faire une petite précision sur ce dossier qui effectivement prend de plus en plus de retard, notamment parce que le dossier n'était pas complet. L'étude impact qui avait été mené par le bureau d'étude qui avait été nommé en juin 2012 a été refusé. Ce refus pour avoir reçu ce même bureau d'étude qu'est la SOGEX il y a maintenant un mois a fait appel à un écologue qui va nous permettre d'obtenir une validation des mesures qui ont été prises pour les états de compensation de la nature, des arbres. Pour essayer de donner un petit déroulé, on devrait recevoir fin juin ce rapport, il sera validé par la DREAL. Fin juin également et jusque septembre, on va pourvoir commencer l'enquête publique avec une espérance de consultation d'entreprises de mi-août à fin septembre pour qu'on puisse faire un démarrage des travaux fin octobre. Ce qui serait de bonne augure avec la précédente délibération sur l'avis de l'arrivée de l'usine Dassault. Encore une fois, il s'agit d'un déroulé qui est prévisionnel et qui va certainement arriver à son terme et je le souhaite vraiment et je confirme ce que disait monsieur Guichoux les difficultés sont grandes mais on aime bien relever ces défis là. » Unanimité DG15_068 Organismes auxquels la commune adhère. Décision Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 33 / 47 Considérant l'intérêt de la commune à adhérer à certains organismes, Il y a lieu d'en établir une liste qui pourra être complétée au fur et à mesure d'éventuelles demandes qui arriveraient en cours d'année. Il est proposé d'adhérer aux organismes cités ci-dessous : ORGANISME MONTANT AGORES (anciennement ANDRM - Association des Directeurs de la restauration Municipale) Association des utilisateurs de logiciels "Infor" bibliothèques (Aulib) 100,00 € Gratuité en 2015 TOTAL 100,00 € Cette charge sera imputée, au cours de l'exercice 2015, sur le budget de la commune, article 6281. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Décide d'adhérer à l'organisme listé ci-dessus pour l'année 2015 et de verser à ce titre la cotisation annuelle. Monsieur Augé : « Monsieur Guichoux vous aviez fait une remarque que nous n'avons pas encore mis en œuvre qui notamment est pertinente et qui est de mettre entre guillemets « Infor » puisque c'est le nom du logiciel et non pas l'abréviation d'informatique, je vous le reprécise. J'avais également apporté en séance une réponse à une question de l'opposition, à savoir que la gratuité en 2015 sera suivi en 2016 et au delà d'une valeur à payer de 60 euros qui est lié au nombre de terminaux. » Monsieur Garnier : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames et messieurs. Effectivement, je tenais à présenter l'association Agores. C'est une association qui fut créée en 1986 et qui a pour but d'accompagner les professionnels de la restauration collective territoriale. Depuis plus de 25 ans, cette association défend une restauration collective de qualité et qui soit en phase avec les valeurs du service public. L'association Agores soutient la professionnalisation de ce secteur d'activité si importante pour une collectivité comme la nôtre. Aujourd'hui en signant cette convention avec l'association Agores et en intégrant son réseau, nous réaffirmons la nécessité d'une restauration territoriale incluant notamment l'éducation nutritionnelle. C'est pour nous un sujet prioritaire en particulier à l'égard des 2800 enfants qui fréquentent quotidiennement les cantines de nos 13 écoles. Merci. » Unanimité DG15_069 Renouvellement de la carte achat public. Décision Par délibération n° DG11_191 du 16 novembre 2011, le conseil municipal avait décidé de mettre en place la carte achat public en contractant auprès de la Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes la Solution Carte Achat pour une durée d'un an (renouvelée pour une année supplémentaire par la délibération n° DG12_217 du 18 décembre 2013). Le principe de la Carte Achat est de déléguer aux utilisateurs l'autorisation d'effectuer directement auprès de fournisseurs référencés les commandes de biens et de services nécessaires à l'activité des services en leur fournissant un moyen de paiement, offrant toutes les garanties de contrôle et de sécurité pour la maîtrise des dépenses publiques. La carte achat est une modalité d'exécution des marchés publics : c'est donc une modalité de commande et une modalité de paiement. La mise en place de cette carte au sein des services de la Ville permet de réduire le nombre de mandats de petits montants, de réduire le délai de paiement pour les fournisseurs notamment les commerçants de proximité et de pouvoir profiter d'offres avantageuses sur Internet. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 34 / 47 Il est donc proposé au conseil municipal de continuer à utiliser la carte achat public et de contracter la Solution Carte Achat public avec la Caisse d'Epargne pour une durée d'un an. Ainsi, la Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes (émetteur) mettra à la disposition de la Ville de Saint-Médard-en-Jalles trois cartes achat : la première sera utilisée au sein du cabinet du maire, la deuxième au sein du secrétariat général et à la troisième au sein du service communication. La Ville de Saint-Médard-en-Jalles procédera à la désignation de chaque porteur par arrêté du Maire et définira les paramètres d'habilitation de chaque carte. La Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes s'engage à payer au fournisseur de la collectivité toute créance réglée par carte d'achat dans un délai de 48 heures. La Ville sera tenue informée des opérations financières exécutées dans le cadre de la présente mise en place de la carte d'achat, dans les conditions prévues à l'article 4 alinéa 3 du décret 2004– 1144 du 26 octobre 2004 relatif à l'exécution des marchés publics par carte d'achat. L'émetteur portera ainsi chaque utilisation de la carte d'achat sur un relevé d'opérations établi mensuellement. Ce relevé d'opérations fait foi des transferts de fonds entre les livres de la Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes et ceux du fournisseur. Une copie de ce relevé sera jointe au mandat de paiement transmis au comptable assignataire afin de faciliter son contrôle. La Ville créditera le compte technique ouvert dans les livres de la Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes retraçant les utilisations de la carte d'achat du montant de la créance née et approuvée. Le comptable assignataire de la commune procède au paiement de la Caisse d'Epargne. La commune paiera ses créances à l'émetteur dans un délai maximum de 30 jours. La tarification mensuelle est fixée à 30 € pour une carte et 2 € par mois par carte supplémentaire. La commission monétique appliquée par transaction sera de 0,90%. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Décide de contracter avec la caisse d'épargne d'Aquitaine Poitou-Charentes la Solution Carte Achat pour une durée d'un an, selon les modalités décrites ci-dessus. Décide de faire mettre à la disposition de la Ville par la caisse d'épargne d'Aquitaine PoitouCharente trois cartes d'achat et de nommer les porteurs par arrêté du Maire. Décide de valider la tarification de cette solution mentionnée ci-dessus. Décide de plafonner à 1 000 € le montant de dépenses mensuelles effectuées par chacune des cartes d'achat. Autorise Monsieur le Maire à signer les contrats de chacune des cartes achat public avec la Caisse d'Epargne d'Aquitaine Poitou-Charentes. Monsieur Augé : « J'avais également une réponse à apporter à monsieur Guichoux, qui avait été apportée partiellement en séance, à savoir que bien entendu la finalité de cette mise en place de carte est conservée y compris pour la communication même si depuis la mise en place les choses ont changé, le monde aussi, et il y a aujourd'hui un certain nombre d'achats par internet qui sont nécessaires. Je confirme et je rassure monsieur Guichoux, il ne s'agit pas d'acheter sur internet ni des bouquets de fleurs ni des bouteilles de vin ou autres, il s'agit simplement d'acheter sur internet des biens et des services qui sont liés au site internet de la ville essentiellement et ceci étant dit cela ne représente actuellement qu'environ 20% de la dépense totale prévue. » Monsieur Guichoux : « Simplement avec le sourire pour répondre à monsieur Augé qui nous a dit que le monde avait changé et que de notre temps, mais de notre temps aussi on faisait des achats sur internet avec ces cartes. » Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 35 / 47 Monsieur Cases: « Un commentaire très rapide et un peu perfide. Avec le triplement effectivement du budget de la communication, il est un peu normal qu'il ait besoin de facilité. » Unanimité DG15_070 Avenant au groupement de commandes. Autorisation Par délibération n° DG14_131 du 17 juillet 2014, le Conseil municipal autorisait la création du Groupement de commandes composé de la Mairie, du Centre Communal d'Action Sociale ainsi que du Syndicat intercommunal des Jalles dans le but de mutualiser certains achats (carburants, papier, fournitures administratives etc...) par le biais d'une convention. Par la suite, l'adhésion de l'EPCC Le Carré-Les Colonnes à ce Groupement a été entériné par délibération n° DG15_013 du 12 février 2015 (avenant n° 1). Depuis, il est apparu opportun d'ajouter à la liste initiale des marchés administrés par ce groupement, l'achat de chèques-cadeaux pour la Mairie et le Centre Communal d'Action Sociale. Ce marché portera sur une période d'un an renouvelable une fois. Considérant que le montant est inférieur à 207 000,00 € HT -seuil des procédures formaliséespour la durée totale du marché, celui-ci sera traité en procédure adaptée. Il vous est aujourd’hui demandé de prendre en compte l'ajout de ce marché au Groupement de commandes, et d’autoriser la conclusion d'un avenant. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Accepte que Monsieur le Président du groupement, ou en son absence son représentant signe l'avenant n° 2, détaillé ci-dessus. Unanimité DG15_071 Avenant au marché public d'entretien ménager dans divers bâtiments. Autorisation Par délibération n° DG13_050 en date du 27 mars 2013, le Conseil municipal autorisait Monsieur le Maire à signer le marché d'entretien ménager de divers bâtiments, pour une durée d'un an à compter du 1er janvier 2014, renouvelable deux fois maximum, avec la Société A.P.R. Ce marché arrivera donc à son terme le 31 décembre 2016. Dans le cadre de l’exécution de ce marché, il est décidé d'actualiser la liste des bâtiments concernés par les prestations d'entretien initialement établie en y intégrant trois sites, sans que cela est pour effet de modifier le montant du marché fixé à 220 000,00 € TTC par an. Il s'agit des sanitaires de la gare pour un montant mensuel de 109,08 € TTC, la mairie annexe de Magudas pour un montant mensuel de 238,80 € TTC ainsi que le bureau n° 6 de l'immeuble Montaigne (tiers lieu) à titre gracieux. Il vous est aujourd’hui demandé de tenir compte de l'adjonction de ces trois sites au marché, et d’autoriser la conclusion d'un avenant. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Accepte que Monsieur le Maire, ou en son absence son représentant, signe l'avenant n° 1 détaillé ci-dessus avec la Société APR. Unanimité DG15_072 Avenant au marché public d'exploitation des installations de chauffage. Autorisation Par délibération n° DG11_051 en date du 13 avril 2011, le Conseil municipal autorisait Monsieur le Maire à signer le marché de fourniture d'énergie, de conduite, de maintenance et Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 36 / 47 de gros entretien-renouvellement des installations de chauffage et climatisation des bâtiments communaux de la Ville de Saint-Médard-en-Jalles, dans le cadre du Groupement de commande Ville/Sijalag. Ce marché, attribué à la Société COFELY, a débuté le 1er août 2011. L'objet du présent avenant consiste en la mise au point de certains éléments de ce marché avec le prestataire, à savoir : • de redéfinir la répartition financière de la prestation P2 de l’espace aquatique (entretien, maintenance et petites réparations) ; • de prendre en compte la modification des NB (consommations d'énergie théoriques) des installations listées ci-après consécutivement aux gains d’énergie réalisés et de modifier en conséquence les montants des prestations P1 des bâtiments suivants (fourniture d'énergie) : École maternelle Hastignan Salle des sports de Magudas Groupe scolaire La Garenne Club house École primaire Montaigne Maison de quartier Feydit Réfectoire scolaire Montaigne Ehpa Florian Tristan École maternelle Villagexpo Maison de la petite enfance École primaire P&M Carrié Services Techniques - ateliers municipaux Rased de Magudas Archives services techniques Salle polyvalente Ariane Annexe Hôtel-de-Ville Salle Olympie Locaux Iden Cosec Service Jeunesse Tribune Gajac (nord) Restaurant municipal Date de prise d'effet fixée au 1er avril 2015 pour le P2 de l'espace aquatique, et 1 er juin 2015 pour le P1 des bâtiments listés ci-avant. Montant de l’avenant : • Montant HT : - 20.071,90 € • Taux de la TVA : 20,00 % • Montant TTC : - 24.086,28 € Nouveau montant du marché : • Montant HT : 715.924,29 € • Taux de la TVA :20,00 % • Montant TTC : 859.109,15 € Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Accepte que Monsieur le Maire, ou en son absence son représentant, signe l'avenant n° 9 au marché d'exploitation des installations de chauffage et climatisation des bâtiments communaux avec la Société COFELY SERVICES aux conditions ci-dessus énoncées. Unanimité DG15_073 Action sociale en faveur du personnel. Conditions d'attribution pour 2015. Décision Afin d'améliorer la situation individuelle de ses agents, une collectivité, comme tout organisme public ou privé, peut faire bénéficier ses salariés d'un avantage sous forme de bons d'achats ou de bons-cadeaux qui, dans la limite d'un plafond annuel, est non soumis à cotisation sociale. Une collectivité peut également attribuer diverses autres prestations d'action sociale telles que l'allocation aux parents d'enfants handicapés de moins de 20 ans. En application d'une instruction ministérielle du 17 avril 1985, les cadeaux et/ou bons d’achat attribués à un salarié au cours d’une année peuvent être exclus de l’assiette des cotisations de Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 37 / 47 la sécurité sociale lorsqu’ils sont attribués en relation avec un événement, leur utilisation étant déterminée et leur montant conforme aux usages. A cet égard, une lettre ministérielle du 12 décembre 1988 a posé une présomption de nonassujettissement de l’ensemble des bons d’achat ou cadeaux attribués à un salarié, par année civile, lorsque le montant global de ces derniers n’excède pas le seuil de 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Dans ces conditions, Vu la lettre circulaire ACOSS n° 96-94 du 3 décembre 1996, fixant les conditions de la présomption de non-assujettissement des bons d'achat et des cadeaux en nature servis par les comités d'entreprise (C.E.) ou les entreprises en l'absence de comité d'entreprise, à l'occasion d'événements visés par la tolérance ministérielle du 17 avril 1985 (mariage, naissance, Noël des salariés et des enfants, départ à la retraite, rentrée scolaire, fête des mères/des pères, Sainte Catherine/Saint Nicolas) et fixant celle-ci à 5% du plafond mensuel de la Sécurité sociale ; Vu l'arrêté ministériel du 26 novembre 2014 fixant la valeur du plafond mensuel de Sécurité sociale pour 2015 à 3 170 € ; Considérant qu'il ressort de ces éléments que la valeur plafond à ne pas dépasser d'attribution des bons d'achat ou chèques-cadeau au titre de 2015 est fixée à 3 170 € x 5 % = 159 € (arrondi) ; Par ailleurs, Vu la circulaire FP/4 n° 1931 / 2B n° 256 du 15 juin 1998 relative aux dispositions applicables en matière de prestations d'action sociale à réglementation commune ; Vu la circulaire NOR:RDFF1427715C du 24/12/2014 relative aux prestations interministérielles d'action sociale à réglementation commune et fixant les taux applicables en 2015 ; Considérant que le montant individuel mensuel de l'allocation aux parents d'enfants handicapés de moins de 20 ans est fixé à 158,89 € ; Vu l'article 9 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, portant droits et obligations des fonctionnaires, (modifié par l'article 26 de la loi n°2007-148 du 2 février 2007), qui indique que : «...L'action sociale, collective ou individuelle, vise à améliorer les conditions de vie des agents publics et de leurs familles, notamment dans les domaines de la restauration, du logement, de l'enfance et des loisirs, ainsi qu'à les aider à faire face à des situations difficiles. Sous réserve des dispositions propres à chaque prestation, le bénéfice de l'action sociale implique une participation du bénéficiaire à la dépense engagée. Cette participation tient compte, sauf exception, de son revenu et, le cas échéant, de sa situation familiale. Les prestations d'action sociale, individuelles ou collectives, sont distinctes de la rémunération visée à l'article 20 de la présente loi et sont attribuées indépendamment du grade, de l'emploi ou de la manière de servir... » Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Fixe à cent cinquante euros (150 €) le montant maximum individuel attribuable sous forme de chèques-cadeau ou bons d'achat aux agents de la collectivité pour l'année 2015. Décide que cet avantage sera attribué sur la même base, au prorata du temps d'activité, pour les agents ci-après désignés et dans les conditions suivantes à titre indicatif : - agents fonctionnaires, titulaires et stagiaires - agents de droit public, agents contractuels et agents non titulaires y compris le personnel vacataire à l’heure assurant un service régulier (Claé, accueil périscolaire, écoles … ) - assistantes maternelles, emplois aidés et apprentis Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 38 / 47 Précise que cet avantage sera attribuable, sous la double condition cumulative, aux agents cidessus désignés dès lors : • qu'ils étaient présents dans l’effectif au cours de l'année 2014 et qu'ils y ont effectué un nombre minimum de 303 heures rémunérées en 2014, soit 2 mois équivalent temps complet, • qu'ils sont toujours présents dans l'effectif, et pour la même quotité minimum de temps, à la date du 1er juin 2015. Indique que cet avantage sera attribué en une seule fois au cours de l'année 2015, considérant qu'il est en relation avec l'un des événements visés par la lettre circulaire ACOSS du 3 décembre 1996, à savoir : mariage, naissance, rentrée scolaire, fête des mères/des pères, Noël des salariés et des enfants. Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer le bon d'achat correspondant à l'émetteur de chèques-cadeau ou bons d'achat retenu après consultation publique ; Décide que l'allocation mensuelle de 158,89 € sera versée aux parents d'enfants handicapés de moins de 20 ans salariés de la commune, remplissant les conditions réglementaires d'attribution ; Impute les dépenses correspondantes • pour les chèques cadeaux ou bons d'achat : au compte 6238 du budget de l’exercice en cours, étant précisé que celles-ci respectent les conditions réglementaires leur permettant d'entrer dans le champ d'exclusion de l’assiette des cotisations de la sécurité sociale. • pour l'allocation aux parents d'enfants handicapés de moins de 20 ans : au chapitre 012 du budget de l'exercice en cours Monsieur Morisset : « Monsieur le Maire, mesdames et messieurs et autres personnes à distance. Je suis un demandeur d'une aide complémentaire concernant les personnes handicapées et je pense que la ville peut faire un effort de 50 euros par exemple pour ces personnes vu le ridicule montant qui augmente, j'aurai tendance à dire peut-être sur certains indices mais là je trouve qu'il y a des choses à faire. » Monsieur Augé : « Nous avons eu ce débat en séance monsieur Morisset. Comme je vous l'ai expliqué, il ne faut pas regarder ce que vous avez qualifié du niveau ridicule de l'augmentation il faut simplement regarder le montant global qui est institué depuis un certain nombre d'année, qui est réglementé je le rappelle. Par ailleurs si l'effort est maintenu, c'est une bonne chose pour les parents concernés. Aller à multiplier par une hausse de 50% d'entrée de jeu, ce n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant et je ne suis même pas sûr, comme je vous l'ai dit en séance, que cela soit réglementairement acceptable. Je veux bien l'étudier pour l'année prochaine si la réglementation le permet mais ce n'est pas à l'ordre du jour de nos réflexions en la matière. Nous pensons que dans le cadre de notre politique, nous avons pris la décision de Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 39 / 47 le maintenir ce que l'on était pas obligé de faire. Donc cette année, l'effort me paraît suffisant et en plus comme je vous l'ai dit, il est quasi équivalent à celle de l'année dernière puisque si vous regardez le taux d'inflation, on est pas très loin de la valeur accordée. » Unanimité DG15_074 Festival ciné drones 2015. Participation. Décision La filière drone, inscrite maintenant dans le paysage industriel technopolitain, poursuit son développement, au travers notamment d'un projet collaboratif comme CESA Drones (Centre d'Essais et de services sur les Systèmes Autonomes) créé en 2014, le salon UAV Show créé en 2011, concept revendu pour faire face à la renommée internationale qu'il a connu depuis, centre de formation au pilotage en cours de confortation... Les drones sont aujourd'hui une nouvelle discipline aéronautique, une autre manière de voler. L'idée de Bordeaux Technowest, d'un FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DES DRONES "Ciné Drones 2015", dont le nom a été déposé, premier en Europe, est d’ancrer la filière drones dans l’économie locale, en utilisant les compétences innovantes du territoire. En même temps, il s'agit de montrer au travers d'une vision différenciée (artistique et poétique) de cet outil, le transfert de technologie qui s'est opéré, d'une activité d'origine militaire vers une activité civile, l'image associée au drone restant encore souvent trop ambiguës (surveillance, espionnage...). Pour cette première édition, le FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DES DRONES "Ciné Drones 2015", se déroulera à Saint-Médard-en-Jalles, le 10 juillet 2015. Le festival destiné au grand public, va regrouper sur une journée et une soirée, une sélection d'extrait des meilleurs films des acteurs de la filière, et valoriser le développement et l’évolution de l’art cinématographique et audiovisuel qui utilise de plus en plus ce nouvel outil créatif. Ce festival aura également pour ambition de sensibiliser les utilisateurs à la législation en matière d'utilisation de drones. Cette forte dimension pédagogique permettra au public d’appréhender en toute sécurité et légalité cette nouvelle discipline en pleine expansion. Le budget prévisionnel est établi à 100 000 € (document en annexe), financé par les industriels associés, les sociétés de production cinématographique, (…), Bordeaux Technowest pour 20 000 € et la Ville pour 15 000 €. Après avis de la commission du 21 mai 2015, Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Acte la tenue du Festival International du film de drones « CinéDrones 2015 » sur la commune. Décide de la participation forfaitaire de la Ville au projet, à hauteur de 15 000 €, qui sera versée à l'association Bordeaux Technowest sur présentation du budget finalisé et certifié. Autorise Monsieur le Maire à signer tous les documents nécessaires à la mise en œuvre de la présente délibération. Impute la dépense sur la ligne 6745 du Budget Primitif 2015. Monsieur Dubos : « Je vais vous donner rapidement le fonctionnement de ce Ciné Drones. Dans ce festival qui est au travers d'images, on a réussi à trouver cinq catégories que l'on retrouve sur le site Ciné Drones : une catégorie fiction, une catégorie documentaire, sport, patrimoine, une catégorie type, une catégorie publicité, une catégorie films d'entreprises et une catégorie FPV Racing (se sont des courses de drones). Ce qui permettra de montrer l'étendue des possibilités de tels engins et surtout de nous permettre à nous commune d'être un petit peu les précurseurs dans ce genre d'activité. Je vais vous donner un petit scoop puisque je peux vous le donner, le parrain de cet événement, de ce festival sera Offenstein, qui est le réalisateur de « En solitaire ». » Madame Dumas : « Monsieur le Maire, mes chers collègues, mesdames et messieurs, bonsoir. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 40 / 47 Le dynamisme culturel d'une ville se mesure par sa capacité à pérenniser des événements de qualité, c'est ce que notre équipe a démontré lors du vote du budget primitif. Mais le dynamisme culturel d'une ville se mesure également par sa volonté d'apporter un nouvel élan culturel local. J'ai, à ce sujet, affirmé ici même l'ambition artistique et culturelle de notre ville et partager avec vous notre vision sur la puissance de rayonnement et de développement que portent les arts et la culture. Enfin, le dynamisme culturel d'une ville s'illustre par ces choix. Le projet porté par Technowest et pour lequel nous votons cette subvention est un projet abouti, mené par une équipe compétente et motivée. Il mêle la technologie et le cinéma, l'innovation et la culture. C'est pour ces raisons que nous sommes convaincus que ce nouvel événement, qui démontre encore une fois notre capacité à aller de l'avant, trouvera un écho non seulement localement mais aussi bien au-delà. Je vous donne donc rendez-vous le 10 juillet prochain au Carré des Jalles pour cette manifestation et j'invite tout particulièrement monsieur Cristofoli et son amie puisqu'il pourra voir qu'il y a de nouvelles animations dans la ville. Merci. » Monsieur Guichoux : « Monsieur le Maire, mes chers collègues. Cette délibération est l’occasion, de se féliciter de cette annonce qui met en avant et j'utiliserai presque un terme de cinéphile qui met « au premier plan » notre commune. Mais c'est aussi l'occasion de souligner encore une fois la pertinence de la structure Bordeaux Technowest, le professionnalisme de son directeur et de ses équipes. Cette structure a été fondée par trois anciens maires : Serge Lamaison, Michel Sainte-Marie et Bernard Labiste, et actuellement c'est vous qui présidez cette association monsieur le maire. Cette association fait un travail remarquable et exemplaire au niveau de l'agglomération. C'est quand même cette association, qui en liaison avec vous, a su être le déclencheur de ce festival. Le domaine et les possibilités d’intervention des drones, qui ne sont pas toujours compris par le grand public, ne cessent de nous surprendre. Quant on voit qu'aujourd’hui la gare est survolée par un drone pour faire la cartographie quasiment impossible à réaliser, d'autres surprises nous attendent. J’ai eu l’occasion, il y a deux trois ans, lors d'un conseil de CUB d'argumenter sur l’intérêt économique de cette filière drones, alors que certains collègues étaient très réservés. L’apport des drones à l'image, à la télévision, est tout à fait intéressante et ce festival va probablement ouvrir des perspectives au grand public et donc je dirai au nom de mes collègues bon succès à ce festival et souhaitons qu'il y ait des autres années qui viennent. Nous pouvons regretter mais cela n'a probablement pas été possible que cela se passe en juillet une autre période de l'année aurait peut-être permis de mobiliser, d'associer nos collégiens et nos lycéens qui sont toujours très férus de ces sujets là. J'imagine que cela sera peut-être possible à l'avenir. Et puis, il s’agit aussi d'une technologie naissante, et dès lors je crois qu'il faut savoir de temps en temps un petit peu comme les réalisateurs de cinéma prendre du recul. La réflexion sociétale, philosophique doit intervenir quant aux limites et aux usages des drones. Je vous suggère, et nous vous suggérons d’envisager, je m'adresse aussi à madame Dumas et à monsieur Dubos, d’élargir le champ en positionnant si cela est possible dans le mois à venir un événement complémentaire qui permettrait peut-être à des experts, à des observateurs d'éclairer sur les débats qui agitent beaucoup le domaine des drones montrant ainsi qu'à SaintMédard-en-Jalles on voit à la fois loin et large. » Monsieur Morisset : « Nous doutons sur le rapport entre le festival et l'utilisation des drones. Nous pensons qu'il manque de transparence sur le choix, car à l'intérieur du programme, il peut y avoir des orientations. Même si on ne les connais pas, il peut y avoir des thèmes abordés. Donc on s'abstiendra. » Monsieur Pages : « Je voudrais apporter une réponse complémentaire puisqu'il était évoqué que sur la partie technique ou la partie information vous manquiez d'informations. Il s'avère qu'aujourd'hui j'étais à la Région, il y a eu une réunion avec monsieur Rousset et plus d'une Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 41 / 47 centaine d'industriels, pour discuter de la véracité de l'économie, de la structure, des législations, des réglementations, ce qui a pris une journée pour l'ensemble des personnels représentant l'ensemble des acteurs français. Je pense que si vous étiez intéressé, il suffisait simplement de vous déplacer et d'y participer. » Monsieur le Maire : « Quelques éléments complémentaires par rapport à ce qui a été dit. C'est une initiative qui a été voulu par Technowest pour poursuivre le développement de la filière drones dont vous me dites avec justesse monsieur Guichoux qu'elle est porteuse de beaucoup d'avenir à la fois en France et dans la région. Elle est très développée dans certains pays étrangers, elle est en cours de développement ici et c'est nous à Bordeaux au sens large qui assumons une grande partie de ce développement. Je crois que c'est une filière à encourager par tous les moyens. En plus, cette volonté croise notre propre volonté municipale de développer un grand événement autour d'une filière entendu au sens encore plus large que celle des drones et donc c'est la raisons pour laquelle nous sommes associés très vite à ce qui est une première nationale. A cet égard, je crois même savoir que Nantes avait aussi quelques velléités mais en tout état de cause nous serons les premiers ici à Saint-Médard-en-Jalles à le faire. Je pense que c'est à la fois un événement, c'est la raison pour laquelle nous avons deux co-rapporteurs, qui a une dimension de valorisation économique de filières et en même temps une dimension culturelle puisque les drones sont une porte d'entrée vers un univers qui nous intéresse tout spécialement qui est un univers intéressant à la fois sur le plan de la fiction et en même temps sur le plan très concret, très industriel qui est celui de l'aéronautique, de l'espace. Nous nous félicitons donc beaucoup de cette réalité et nous souhaitons que cela soit les prémices d'un festival encore plus important l'an prochain. » Adopté à 32 voix Pour et 2 Abstentions DG15_075 Convention de partenariat avec l'association Lacanau surf club. Autorisation Depuis plusieurs années, la Ville propose aux jeunes Saint-Médardais fréquentant les dispositifs municipaux des Vacances Sportives, du Lokal, des accueils de loisirs et des séjours, de s'initier et se perfectionner au surf grâce au partenariat avec l’association Lacanau Surf Club. Cette association recherche, chaque été, des éducateurs ayant le diplôme requis pour l'enseignement du surf pour pouvoir encadrer leurs stages. Par conséquent, il est proposé, à la Ville par convention, de mettre à disposition de l'association sur un volume de 87 heures un maître nageur sauveteur ayant le diplôme nécessaire, du 6 juillet au 7 août 2015 inclus ainsi que l'espace aquatique durant la période hivernale (7 créneaux de 2h) pour que ses adhérents puissent continuer à s'entraîner. En contrepartie, l'association met à disposition de la Ville durant les 2 mois d'été, ses locaux (lieu de vie, sanitaires, vestiaires, douches et casiers) situés au bord de l'océan ainsi que tout le matériel nécessaire pour la pratique du surf (planches, combinaisons, gilets, palmes,...). Sans cette convention, l'association ne pourrait pas accueillir les jeunes Saint-Médardais sous forme de prestation par exemple, par manque d'encadrement. Il vous est proposé de renouveler ce partenariat sous réserve de l'avis de la CAP qui se prononcera le 18 juin 2015 concernant la mise à disposition de l'agent municipal. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer la convention pour l'été 2015 et les éventuels avenants avec l'association Lacanau Surf Club. Monsieur Cases : « Nous voterons bien sûr cette délibération qui reprend des éléments d'un dispositif mis en place, comme vous l'avez dit monsieur l'adjoint, depuis des années dans notre commune pendant l'été. Comme on parle du dispositif estival, monsieur l'adjoint peut-il nous indiquer comment il compte substituer l'action des éducateurs de l’association Tépacap que Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 42 / 47 vous avez chassé de la commune et qui assurait notamment en soirée des tournées pour préserver le calme dans nos quartiers et entamer le dialogue pour éviter l'incident notamment les soirs d'été. Vous nous aviez indiqué à l'époque qu'un nouveau dispositif encore plus efficace serait établi. Qu'en est-il à ce jour ? » Monsieur Braun : « On sort effectivement du cadre de la délibération mais c'est effectivement l'occasion pourquoi pas de faire un point d'étape sur ce dossier. Vous réduisez l'action pendant l'été du temps de votre époque à l'activité de Tépacap. Elle va bien au-delà puisqu'il se passe beaucoup de choses en fait sur la commune, même du temps de votre époque il se passait beaucoup de choses pendant l'été, notamment grâce aux associations de quartier que vous souteniez à l'époque et que nous continuons à soutenir et qui font un travail remarquable pour permettre à nos quartiers d'avoir une animation y compris pendant l'été. Ce genre de choses évidemment perdurera donc. Pour ce qui est du dispositif auquel vous faites allusion, et que nous avons voulu lancer il y a quelques semaines et sur lequel nous travaillons encore aujourd'hui, il s'agit du dispositif de médiation sociale. Effectivement, nous avions souhaité, plutôt que de déléguer entièrement cette activité, cette politique à une association qui était le Prado, qui est une très grande association avec qui nous ne nous retrouvions plus en tout cas sur les objectifs et la manière de travailler, plutôt que de déléguer donc à deux personnes l'ensemble du territoire de la commune, qui comme monsieur le Maire l'a dit tout à 'heure est extrêmement vaste, nous avons travaillé sur un dispositif de médiation sociale dont la ville est au centre, au cœur. Le mois prochain soit dans une quinzaine de jours, nous avons un comité de pilotage. Monsieur le Maire a validé, il y a quelques jours, le fait que nous puissions solliciter l'association France Médiation, qui a fait preuve de son professionnalisme sur la place nationale à ce sujet ces dernières années, qui nous accompagne dans la création de ce dispositif de médiation sociale. Le comité de pilotage que nous allons tenir dans quinze jours réunira outre les maisons de quartiers, que je citais il y a un instant, un certain nombre d'acteurs de la commune, du conseil départemental, de la gendarmerie, enfin nous avons essayer d'inviter le plus large possible les associations aussi quelques fois extérieures à la commune, liées au conseil départemental qui n'étaient pas sollicitées jusque là. Donc pour l'été le dispositif de médiation sociale sera bien rodé, mettant en place une synergie de beaucoup d'acteurs avec au centre la commune, puisque comme on l'avait sous-entendu et même évoqué, esquissé lors de nos derniers débats à ce sujet. Un agent de la ville prend son poste de médiateur municipal, c'était un agent qui était entièrement dédié au lokal et qui aujourd'hui va faire de la médiation dans les quartiers. C'est un acteur qui est extrêmement sensibilisé au travail en réseau puisqu'il participe aux cellules de veille qui sont mises en place par notre collègue Marie-Odile Picard. Il peut donc faire de la mise en réseau avec l'ensemble des acteurs de la commune qui participent à ces cellules de veille et il sera sur le terrain dès ce mois de juin d'ailleurs au contact de la population pour faire en sorte que l'été se passe bien y compris dans nos quartiers, et pas que dans nos quartiers mais aussi en centre-ville. Le centre-ville est une zone qui a effectivement été oubliée monsieur Cases puisque nous n'avez par exemple jamais tenté d'y développer un centre social donc je vous souligne effectivement le fait qu'il a été oublié beaucoup trop ces dernières années. C'est lié aussi aux débats que nous avions sur l'urbanisme tout-à-l'heure, le centre-ville est un quartier qui a été en grande mutation ces dernières années et sur lequel absolument rien n'a été prévu en dehors des dispositifs jeunes mais limités aux jeunes comme le local, il n'a absolument rien été prévu sur ce quartier. Donc évidemment notre médiateur qui est actuellement sur le terrain au quotidien s'occupera du centre-ville comme des autres quartiers. Nous serons donc comme je viens de vous le démontrer absolument prêt pour cet été. » Unanimité Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 43 / 47 DG15_076 Délégation de service public. Tarifs UCPA 2015-2016. Adoption Conformément aux dispositions de la Loi 95.127 du 8 février 1995 relative aux marchés publics et délégations de service public et du décret n°2005-236 du 8 février 2005, le délégataire – L'UCPA, pour la gestion du centre équestre jusqu'au 30 juin 2018 – a adressé à la commune la proposition de tarifs pour la saison 2015/2016. L'UCPA doit faire face à une hausse mécanique des charges, notamment au niveau de leur masse salariale, et, par conséquent, elle se doit d'appliquer une légère augmentation de certains tarifs comme cela a été réalisé l'an dernier. L'association propose une augmentation de tarifs, en moyenne de 1,96% sur les prestations suivantes : abonnements cheval et poney, carte 10h à cheval ainsi que les pensions. Toutefois, certains tarifs n'augmenteront pas (baptêmes, packs pony-games et promenade, stages sans hébergement ainsi que les forfaits compétitions). D'autre part, l'association s'engage à maintenir les tarifs adoptés lors de la saison 2013/2014 pour les familles bénéficiaires de l'opération Accès + culture-sport 6-18 ans. Il vous est aujourd'hui proposé d'adopter les tarifs 2015/2016 présentés par le délégataire. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Adopte les tarifs 2015/2016 présentés par l'UCPA pour la gestion du centre équestre Belfort. Monsieur Braun : « J'en profite, puisque nous parlons de l'UCPA, pour faire un lien avec votre question de tout-à-l'heure. Il s'est déroulé, il y a quelques semaines, un chantier citoyen à l'UCPA avec des acteurs que vous connaissez puisque vous venez finalement presque de les citer à l'instant, il s'agit de l'association Résilience dont nous avons accompagné le chantier citoyen il y a quelques semaines à l'UCPA. Comme vous le voyez, il y a de nombreuses choses qui existe aujourd'hui sur la commune en matière de médiation et d'aide à nos jeunes. » Unanimité DG15_077 Aide à la pratique d'activités culturelles et sportives- Accès+ 6-18 ansAutorisation Depuis 2011, le dispositif Accès + Culture-Sport 6-18 mis en place par la Ville, permet de favoriser l'accès aux pratiques artistiques et sportives individuelles pour les enfants et les jeunes issus des familles aux revenus modestes. La Ville participe ainsi aux frais d'inscription, dans une association culturelle ou sportive de Saint-Médard-en-Jalles, pour des familles résidant sur la commune. Les bénéficiaires de cette aide sont des enfants et jeunes, de 6 à 18 ans inclus, des familles des 2 premières tranches de quotient familial mensuel. La contribution de la commune, fixée à 50 €, est plafonnée à 2 activités maximum par enfant. L'aide est versée à l'association partenaire ; elle permet à son bénéficiaire d'obtenir un allègement des frais d'adhésion et d'inscription aux activités. Le bilan de cette quatrième année, confirme l'intérêt du dispositif: - un niveau d'adhésion des associations stable : 17 associations sportives (dont l'ASSM et 10 de ses sections) et 9 associations culturelles ou socioculturelles, - 564 enfants et jeunes ont bénéficié de remises dans les associations (ils étaient 459 en 20132014), avec pour 41 d'entre eux la pratique de 2 activités. Il vous est proposé de reconduire le dispositif Accès + selon les mêmes modalités qu'en 2014. Dans ces conditions, Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Approuve la reconduction du dispositif « Accès + culture- sport 6-18 » à destination des enfants de familles des deux premières tranches de quotient familial (soit inférieur à 999 € par mois pour 2015). Fixe les conditions de participation de la ville à compter de la rentrée scolaire 2015, selon les mêmes modalités qu'en 2014. Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 44 / 47 Impute la dépense sur l'article 6281 fonction 422 du budget de l'exercice en cours. Autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer les conventions et actes y afférant. Unanimité DG15_078 Renouvellement de la convention de partenariat et de mise à disposition des installations avec la société Héraklès. Autorisation Le tissu associatif joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale de la commune. Il participe pleinement à l'épanouissement individuel, à la promotion sociale des individus, à l'apprentissage de la citoyenneté et à l'emploi. Afin de maintenir cette richesse locale, la ville de Saint-Médard-en-Jalles souhaite renouveler la convention de partenariat et de mise à disposition des installations avec la société Herakles, approuvée en conseil municipal du 23 mars 2005. Cette convention a pour objet de préciser les termes et les conditions selon lesquels la société Herakles concède à titre de prêt gracieux les biens et installations définis ci-dessous pour un usage d'accueil d'associations locales : • le bâtiment dénommé FE situé aux abords des installations sportives place Garraud • l'espace vert d'une superficie de 10 000 m² situé aux abords ouest du bâtiment FE • des places de stationnement, place Charles Garraud ainsi que dans la rue d'accès au bâtiment FE La mise à disposition de ces espaces s'inscrit dans l'axe III de la politique associative, à savoir : L'association porteur de lien social au plus près des publics et des besoins. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, Autorise Monsieur le Maire, ou en son absence son représentant, à signer la convention avec la société Herakles. Monsieur Cristofoli : « Tout d'abord, essayez de ne plus mettre d'accent à Herakles, c'est important pour la société. Pour votre éclairage, le « F » de « FE » voulait dire « Formation », c'était les bâtiments de formation qui étaient à cet endroit lors de l'ancienne exploitation de la poudrerie par cette entrée. Là encore un détail historique. Je voulais dire sur cette délibération qu'il était très bien d'avoir ces partenariat avec la société Herakles, qu'il est très bien d'avoir pu trouver une solution pour l'association Tactichien, qui va pourvoir continuer à exercer sur cet espace et qui a je crois un nombre important d'adhérents. Comme on parle un peu de monde associatif, j'en profite pour vous faire une demande monsieur le Maire. J'étais ce week-end à Saint-Médard-en-Comminges à l'occasion du 19ème rassemblement des Saint-Médard de France, qui est une association qui existe depuis 19 ans et qui permet à l'ensemble des Saint-Médard de se réunir. Il y en a 24 en France, 17 qui font partie de cette association plus une association qui s'appelle Saint-Barnabé, l'histoire du fameux proverbe entre les Saint-Médard et les Saint-Barnabé. Finalement, on s'est un peu retrouvé dans une situation un peu délicate puisque Saint-Médard-en-Jalles n' a pas versée son obole à l'association des Saint-Médard de France puisque la ville n'a pas souhaité donner cette subvention. Je voudrais vous demander, puisque l'on était dans un petit village de 400 personnes qui a fait des efforts extraordinaires pour nous recevoir, il y avait près de 300 personnes lors de cette manifestation, je crois que c'est important au-delà de toute contingence politique ou autre que Saint-Médard-en-Jalles, qui est le plus grand des SaintMédard, puisse être représenté et participer à ce type d'activité. Je crois que cette subvention qui était de 400 euros, je pense qu'elle ne pèsera pas beaucoup sur les finances de la commune. Je vous demande de recevoir le Président de l’association, si c'est possible, des Saint-Médard de France, qui est de Saint-Médard-en-Jalles et de pouvoir tout simplement discuter avec lui de cette association. Nous en avons parlé avec Madame le Maire de SaintVille de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 45 / 47 Médard-d'Eyrans, qui est de votre tendance politique. Je pense qu'elle vous en dira un petit mot. C'est tout simplement une demande de revoir votre position là-dessus et d'en rediscuter avec le Président des Saint-Médard de France. » Monsieur le Maire : « Il n'y a pas de problème, on écoute tous les gens, tous les citoyens qui veulent s'exprimer, qui ont quelque chose à nous dire et on écoutera ses arguments avec intérêt. » Monsieur Cases : « Pour compléter ce qui vient d'être dit sur les associations, leur vie et je dirai leur mort, je voudrai revenir sur la disparition sur notre commune de deux associations en définitive qui participaient de la liberté d'expression. Je pense notamment à nos amis du monde diplomatique qui faisait quatre ou cinq conférences par an dans les locaux de la médiathèque et dont on a refusé une salle fin d'année 2014. Ils sont maintenant dans une autre commune puisqu'ils ne sont donc plus hébergé sur Saint-Médard-en-Jalles. Par ailleurs, je voudrais aussi dire un mot sur une station de radio qui fonctionne sur le Web qui s'appelait BDC et qui a été privée de subvention cette année, une subvention de 500 euros ce qui était là aussi plutôt modeste, et qui a donc décidé de suspendre son activité à partir du 6 juin. Alors peut-être que la fin de ces deux associations ne gênera pas grand monde. J'aurai tendance à dire que vu l'état de la liberté d'expression dans la commune en définitive, qui perd deux lieux d'expression, vous avez bien fait de décrocher la banderole « Je suis Charlie » du fronton de la mairie. » Monsieur le Maire : «Franchement monsieur Cases, vous êtes aveuglé par votre volonté d'opposition systématique. Vous nous reprochez suffisamment tout cela, vous êtes vraiment dans une situation caricaturale. Monsieur l'adjoint, voulez-vous bien faire comprendre à monsieur Cases qu'il gagne plus à prendre un peu de hauteur qu'à être dans la caricature Monsieur Braun : «Je préférerai déjà commencer par l'hommage de monsieur Cristofoli juste avant qui se félicitait que l'association Tactichien puisse retrouver une destination puisqu'ils avaient rencontré du temps de nos prédécesseurs plusieurs adjoints ici présents dans la salle et personne n'avait encore trouvé de solution. Vous savez agir pour la vie associative, ce n'est pas seulement verser des subventions, c'est aussi se démener au quotidien pour trouver des solutions aux problèmes que viennent nous poser les associations toute la semaine à la Dacaj ou au service des sports dans la commune. Si on ne servait qu'à verser de l'argent, comme cela a pu être le cas par le passé, je pense que la vie associative ne ferait qu'être prise à défaut. On a donc une association qui effectivement pourvoir accueillir des centaines d'adhérents y compris en particulier de la commune grâce à la ville. Vous avez évoqué les Saint-Médard de France, monsieur le Maire vous a répondu qu'il était d'accord pour recevoir cette association comme toutes celles qui frappent à sa porte. Je dirai juste que le dossier a été étudié comme les autres dossiers et les élus ont peu apprécié à ce jour par le dossier de subvention l'intérêt pour les habitants de Saint-Médard-en-Jalles de cette association. Vous avez été invité là-bas, c'est très bien, moi non, donc je peux moins juger que vous de l'intérêt de cette association. Néanmoins, dans son dossier de subvention vous n'avons pas trouvé d'intérêt majeur à poursuivre et à donner une subvention à cette association. Vous disiez ce n'est que 500 euros mais monsieur Cases nous dit juste après ce n'est que 500 euros, mais 500 plus 500 on arrive vite au total du montant de nos subventions. Vous évoquez deux choses, le monde diplomatique, on a échangé longuement sur ce sujet avec ma collègue Vanessa Dumas il a y déjà plusieurs mois et nous avons décidé de proposer au monde diplomatique de poursuivre la collaboration avec eux. Vanessa Dumas vous répondra. Ensuite sur la web radio que vous évoquez, c'est marrant mais vous évoquez la subvention de fonctionnement que nous leur versons mais vous n'évoquez pas, peut-être ne le savez vous pas que nous leur mettons des locaux à disposition en plein centre-ville. En fait, nous continuons à soutenir cette association. Je ne comprends pas le fondement de votre question, nous Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 46 / 47 continuons à soutenir cette association. Croyez moi, le nombre d'association dans la commune qui aimerait bénéficier d'une maison juste à côté de la petite enfance, en plein centre-ville, pour pratiquer ces activités, il y en a qui sonne à notre porte tous les jours. Je ne suis pas sur que l'on puisse en tout cas simplifier en disant qu'on ne les soutient plus, non. On les soutient, ils ont des locaux en plein centre-ville mise à leur disposition. Après vous n'avez peut-être pas vu leur dossier de subvention, j'accepte avec grand plaisir que nous allions le voir après le conseil municipal, vous verrez le nombre de personnes qui écoutent cette web radio et vous jugerez de la comparaison que vous faîtes entre un attentat meurtrier dans un grand journal national et l'arrêt d'une web radio de Saint-Médard-en-Jalles qui diffuse à quelques personnes. Vous trouverez vos propos encore plus grotesques que nous les avons trouvés sur le moment. » Madame Dumas : « Pour répondre monsieur Cases à votre objection par rapport aux amis du monde diplomatique, votre réflexion on va dire, il s'agissait d'une somme de 450 euros. Et ce n'était pas une subvention à l'association, c'était un service que la médiathèque proposait à l'ensemble des administrés et nous avons décidé de ne plus proposer ce service. Ce n'est donc pas vraiment la même ligne que ce que vous vouliez dire. » Monsieur Morisset : « En commission, nous avons été surpris de l'expression « à titre de prêt purement gracieux » dans cette délibération. Nous constatons dans l'article 11 de cette convention que le bénéficiaire, soit notre ville, remboursera le montant de la taxe foncière et ordures ménagères sur présentation du relevé d'impôt chaque année à Herakles soit sur trois ans. Donc comment pouvons-nous savoir si cette convention est équitable et bonne pour notre ville, pour tous les Saint-Médardais, sans connaître ce ou ces montant(s) non mentionnés dans cette délibération. Pour nous les écologistes, l'expression « titre gracieux » dans le texte de cette délibération nous apparaît trompeuse et le terme purement une forme d'angélisme inutile.» Monsieur le Maire : «Très bien, nous allons vous donner satisfaction et on va dire que le « purement » est de trop mais si on demande aux gens qui nous mettent à disposition gracieuse de nous payer en plus, cela devient compliqué, parce que pour que vous approuviez une délibération, il va falloir se lever de bonne heure. J'enregistre votre demande, on va ôter le « purement » et comme cela tout le monde sera content. » Adopté à 32 voix Pour et 2 Abstentions La séance est levée Ville de Saint-Médard-en-Jalles – Procès verbal – conseil municipal - 47 / 47