Synthèse PLS - Diocèse de Toulouse
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Synthèse PLS - Diocèse de Toulouse
. D IO C ESE de TO U LO U SE P A S T O R A LE L IT U R G IQ U E et S A C R A M E N T E L LE . mars 2012 REPONSES DE L’ENQUÊTE POUR UNE PASTORALE DU PARRAINAGE BAPTEME des PETITS ENFANTS Dans de nombreuses réponses, l’attention particulière portée aux parrains/marraines est bien réelle. Certains proposent de les inviter aux réunions avec les parents, de les associer à la préparation de la célébration. Vous avez été un certain nombre à exprimer votre désir de dialoguer avec les parents sur le rôle des parrain/marraine, parfois de les aider à choisir même si la plupart des parents des petits enfants l’ont déjà fait bien avant la demande. Devant la difficulté aujourd’hui de trouver dans son entourage des personnes qui peuvent s’engager dans ce rôle de parrain/marraine, certains d’entre vous proposent de choisir l’un ou l’autre, soit un parrain, soit une marraine seulement, selon la proposition faite dans le rituel. La question du rôle du parrain. On se souvient que dès les premiers siècles, l’Eglise a voulu que le futur baptisé (adulte et enfant, enfant seul ultérieurement) soit accompagné d’un parrain ou d’une marraine pris dans la communauté chrétienne1. « Sa présence élargit dans un sens spirituel la famille du futur baptisé et signifie le rôle maternel de l’Eglise »2. Le parrain a un rôle de tiers, facilitant la relation qui existe entre les parents et leur enfant dans leur fonction éducative. L’Eglise demande que quelqu’un assume une fonction propre d’accompagnement au-delà des liens parentaux ou matrimoniaux. Dans les réponses reçues beaucoup d’entre vous disent ne pas savoir comment faire par rapport au choix des parents déjà effectué qui est loin de correspondre toujours aux critères définis par l’Eglise. Vous préférez éviter de mettre les parents en difficulté en leur proposant de nommer la personne choisie « témoin » dans un sens différent que celui qui est donné par l’Eglise (baptisé, membre d’une autre confession chrétienne). Ce terme de « témoin », dans le contexte actuel ne signifie pas un engagement à aider l’enfant à grandir dans la foi, mais s’apparente davantage à une certaine présence auprès de l’enfant avec l’intention de lui apporter des repères dans la vie, mais pas forcément dans sa vie chrétienne. On comprend ici qu’il s’agit très souvent de personnes qui ne sont pas baptisées. La question du lien avec la communauté Rappelons encore une fois que le parrain ou la marraine est un membre d’une communauté chrétienne qui témoigne de sa vie de foi auprès de l’enfant. 1 Rituel du baptême des petits enfants, notes pastorales N°8 2 Rituel du baptême des petits enfants, notes pastorales N°9 Vous avez aussi largement souligné le fait qu’il est très difficile de proposer aux familles des membres appelés dans la communauté chrétienne, lorsque le choix de parrain/marraine ne correspond par aux critères posés par l’Eglise. Comme vous le dites : « ces familles ne sont pas pratiquantes, elles ne connaissent donc pas les membres de la communauté chrétienne, et ne sont pas en lien ni avant ni après la célébration du baptême avec elle». En conclusion, vos réponses ouvrent à des réflexions de fond autour de la pratique pastorale actuelle. On y entrevoit des enjeux importants de la pastorale du parrainage : - la pastorale du baptême oriente ses efforts sur la proposition de la foi faite aux parents. Le rôle du parrain/marraine n’est il pas essentiel dans le cheminement de foi de l’enfant ? Quelles sont les propositions que nous pourrions envisager ? Une pastorale du parrainage ? - comment aider les communautés chrétiennes à redécouvrir leur fonction maternelle et ainsi accompagner les enfants dans la croissance de leur vie chrétienne ?