REPUPLIQUE CENTRAFRICAINE La place des Mini

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REPUPLIQUE CENTRAFRICAINE La place des Mini
Club ER - Atelier de formation sur les
Mini-Réseaux Renouvelables (MRR)
REPUPLIQUE CENTRAFRICAINE
La place des Mini-réseaux renouvelables à
l’échelle nationale et les perspectives futures
Monsieur Thierry BEFIO NAMDENGANANA
Directeur Général de l’ACER
&
Moussa OUSMAN, Direction Générale de l’Energie
Nouakchott - 15-19 Juillet 2013
Le cadre politique
Plan de la présentation
Introduction
I. Situation énergétique globale de la
RCA
II. Le cadre politique
III. La planification
IV. Le cadre institutionnel
V. Le cadre juridique et réglementaire
VI. Le cadre tarifaire
VII. Les projets encours
Introduction
Pays enclavé, la République Centrafricaine s’étend sur
une superficie totale de 623.000 km2, faiblement et
inégalement peuplée. Selon le Recensement Général de
la Population et de l’Habitat en 2003, le pays compte
environ 5 millions d’habitants en 2012, avec une densité
de la population de 8 habitants au km2 au niveau national,
variant de 1 habitant au km2 dans la Région 5 (Haute-
Kotto, Bamingui-Bangoran et Vakaga) à 9295 habitants
au km2 dans la Région 7 (Bangui).
Situation énergétique globale de la RCA
la
République
Centrafricaine
dispose
d’importants
gisements
d’énergies nouvelles et renouvelables quasi uniformément répartis sur
l’ensemble du territoire national et très faiblement valorisé. A titre
d’illustration, le réseau hydrographique dense. Selon une étude menée
en 1972, le potentiel hydroélectrique était estimé à 2000 GW, réparti
sur plusieurs sites hydroélectriques aménageables à travers le pays.
Des inventaires partiels réalisés ont mis en évidence une trentaine de
sites hydroélectriques de puissance variant de 5 à 180 MW. Le
potentiel sur la frange des puissances hydroélectriques inférieures à
5MW, pourtant propices à l’électrification rurale, reste très mal connu.
Situation énergétique globale de la RCA
Dans le domaine de la biomasse, le pays dispose
d’un potentiel important avec une surface forestière
qui assure une part importante des recettes
fiscales nationales. La présence de plusieurs
unités agroindustrielles d’exploitation et de
transformation de bois, offre des opportunités de
développement de projets de cogénération de
chaleur et d’électricité à la fois pour les besoins
propres des industriels, mais aussi pour les
populations des localités avoisinantes.
Situation énergétique globale (suite)
En matière d’énergie solaire, l’irradiation solaire moyenne
est de 5kWh/m2/j, sur l’ensemble du territoire, les parties
Nord-Est et Centre bénéficiant d’un ensoleillement
journalier dont la durée, suivant les régions et les saisons,
varie de 10 à 12 heures et susceptible de faciliter le
développement de l’électricité photovoltaïque.
Quelques chiffres:
Taux d’électrification national : 4%
Taux d’électrification rurale : 0% (service public)
Recours à la biomasse : 94% de la population
Le cadre politique
Afin de répondre aux préoccupations nationales en
matière de service public d’électricité et de lutte contre la
pauvreté, le Gouvernement centrafricain a engagé la
réforme du secteur par l’adoption de l’Ordonnance n°
05.001 du 1er janvier 2005, qui libéralise le secteur et
crée l’Agence autonome de Régulation du Secteur de
l’Electricité de Centrafrique (ARSEC) et l’Agence
autonome Centrafricaine d’Electrification Rurale (ACER).
Le Ministère des Mines, du Pétrole, de l’Energie et de
l’Hydraulique par l’entremise de la Direction générale de
l’Energie définit la politique du secteur et l’ACER se
charge de sa mise en œuvre en ce qui concerne
l’électrification rurale.
La planification
Conformément
au Document de Politique Energétique Nationale
(DPEN), qui recommande explicitement dans son axe stratégique n°6
l’élaboration d’un plan directeur de l’électrification rurale, action prioritaire
qui aurait due être achevée en 2011, les termes de référence d’une
étude d’un plan directeur d’électrification nationale à présenter à la BAD
est en cours d’élaboration.
Ainsi, dans un contexte par ailleurs caractérisé par un déploiement
encore très embryonnaire du réseau interconnecté (uniquement sur l’axe
Boali-Bangui), un prix de carburant particulièrement élevé en
comparaison des pays frontaliers et les irrégularités d’approvisionnement
en produits pétroliers, le territoire centrafricain semble davantage
favorable, à court et moyen terme, au développement d’une
électrification en systèmes isolés et bâtis chacun autour d’une ou
plusieurs ressources renouvelables, avec à plus long terme seulement,
des interconnexions progressives entre ces mini-réseaux et un
développement de centrales de production de tailles plus conséquentes.
La planification
Par ailleurs, dans le cadre de la première
facilité énergie de l’Union Européenne, la RCA
a mis en place un Système d’Information
Géographique (SIG) en collaboration avec
l’IED à travers le projet d’électrification
périurbaine intensive dont l’objectif est de
réaliser 10 000 nouveaux branchements
sociaux dans la zone périurbaine de Bangui.
Le cadre institutionnel
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Le Ministère des Mines, du Pétrole, de l’Energie et
de l’Hydraulique à travers la Direction Générale de
l’Energie définit et met en œuvre la politique du
Gouvernement en matière d’électricité;
L’Agence Autonome d’Electrification Rurale est
chargé de la promotion de l’électrification rurale et
la régulation en zone rurale;
L’Agence autonome de Régulation du Secteur de
l’Electricité assure la Régulation du secteur surtout
en zone urbaine.
Le cadre juridique et réglementaire
Sur le plan juridique et réglementaire, la RCA
dispose:
er janvier
 d’une Ordonnance n°05.001 du 1
2005, portant Code de l’Electricité qui
libéralise le sous secteur;
 d’un Document de Politique Energétique
National adopté en 2010, dans lequel
l’objectif de la politique énergétique est
d’augmenter le taux d’accès à l’électricité de
4 à 20% d’ici 2025;
Le cadre juridique et réglementaire

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Le contrat type de délégation du service
public de l’électricité;
La Loi n°08.018 du 06 juin 2008 sur les
biocarburants;
La loi sur les énergies renouvelables est en
cours d’élaboration.
Le cadre Tarifaire
En République centrafricaine, le tarif de
l’électricité en zone urbaine (Bangui) et dans
les 15 centres secondaires (Centres de
province) est administré par le Ministère de
l’Energie (Arrêté).
En zone rurale il n’ya pas de tarif
actuellement car il n’existe pas encore de
service public d’électricité
Les projets en cours
Quelques projets sont en cours ou sur le point de
démarrage:
 projet d’installation de 2 turbines de 5 MW chacune
au pied du barrage de Boali 3 en cours de réalisation
par la Chine pour un coût de 14 Milliards F CFA;
Projet de construction d’une 2ème usine d’une
capacité de 10 MW à Boali 2 d’un coût de 23
milliards de F CFA, financé par la BAD ;
 projet d’aménagement du site de Boali 4 d’un
montant de 20 Milliards sur financement indien pour
une capacité d’environ 30 MW
Les projets en cours
projet d’aménagement du site de Dimoli d’une
capacité de 120 MW dont les études sont en
cours de financement par la Banque de
Développement des Etats de l’Afrique Centrale
pour un montant de 1,2 milliards de F CFA.
En sus de ces projets il existe d’autres projets
dont les financements sont à rechercher entre
autres l’alimentation de 7 localités de la RCA à
partir du barrage hydroélectrique de Mobayi en
RDC

Je vous remercie
CHOUKRANE