L`enquête décès
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L`enquête décès
L'ENQUETE DECES Le décès d'une personne est un événement qui a retenu l'attention du législateur. C'est ainsi que dans les démarches qu'il a prescrites, une place sera faite à l'enquête de police dont le but sera de contrôler la cause de tous les décès (excepté la mort naturelle). Chacun de ceux-ci donnera lieu à une information obligatoire de l'officier de l'Etat Civil et à un examen médical du corps (détermination des causes de la mort). L'inhumation de la dépouille mortelle devra être autorisée et ne pourra intervenir que 24 heures au minimum après le décès. Ces dispositions permettront d'ouvrir la voie à l'enquête de police dans des hypothèses nécessitant la répression des atteintes à la vie de l'individu. L'officier de police judiciaire, outre les préoccupations judiciaires devra, dans ce cas, collaborer avec l'officier de l'Etat Civil pour l'établissement de l'acte de décès et la délivrance du permis d'inhumer le corps. Diverses mesures commandées par les circonstances devront être prises. Elles s'inscriront dans le cadre de la mission de service public qui est celle de la police : information de la famille du défunt, mesures d'hygiène et de décence, mesures conservatoires des biens du défunt. I - CAS D'INTERVENTION MATIERE DE DECES DE LA POLICE EN A - LA MORT NATURELLE (ART. 78 DU CODE CIVIL) La mort naturelle, par définition, survient sans qu'aucune cause à caractère pénal n'en soit à l'origine. Il n'y aura en conséquence pas d'enquête de police, le rôle de la police consistant principalement à préserver l'ordre public en prenant les mesures adaptées lorsque la famille est absente ou inexistante. Ces mesures sont le plus souvent d'ordre sanitaire (évacuation du corps, soustraction du corps à la vue du public etc...). Conduite à tenir : 1 - Lorsque le décès survient sur la voie publique (crise cardiaque hémorragie - hypothermie etc...) et en l'absence d'un parent. requérir un médecin et solliciter la délivrance d'un constat de décès (un médecin interne des hôpitaux ne peut constater un décès mais un médecin généraliste convient tout à fait), évacuation du corps vers la morgue municipale, le funérarium le plus proche, ou morgue de l'hôpital, identification des témoins éventuels (pour connaître l'heure du décès), identification de la victime (nom - prénom - date et lieu de naissance, profession et domicile), avis à la famille (qui se chargera des formalités d'usage). N.B. : dans le cas où l'identification de la famille du défunt est longue et difficile ou lorsque le défunt est sans famille reportez-vous au paragraphe : les mesures conservatoires. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 1 2 - Lorsque le décès survient au domicile, la police n'intervient generalement pas. toutefois, s'il est fait appel aux services de police (ouverture de porte, absence de famille...) voir paragraphe : les mesures conservatoires. B - LA MORT VIOLENTE 1 - Le décès qualifié "mort violente" Définition : l'article 81 du code civil précise : "lorsqu'il y aura des signes ou indices de mort violente ou d'autres circonstances qui donneront lieu de le soupçonner...". L'expression mort violente signifie mort contraire à la nature donc exactement le contraire de mort naturelle (suicides, noyades, chutes, etc...). 2 - L'enquête concernant la mort violente sans qualification pénale Suite à l'énoncé de l'article 81 du code civil, l'inhumation ne pourra être faite qu'après qu'un O.P.J., assisté d'un docteur en médecine ou en chirurgie, aura dressé un procès-verbal de l'état du cadavre, des circonstances relatives au décès et des renseignements concernant l'identité, profession et domicile de la personne décédée. Conduite à tenir : L'officier de police judiciaire aura pour mission de : procéder à des constatations sur le corps du défunt, avec l'assistance d'un médecin qu'il pourra requérir lui-même, ce médecin n'étant pas tenu de prêter serment, déterminer les causes du décès (constatations sur les lieux témoins), établir l'identité du défunt, informer la famille du défunt, le cas échéant, relater tous ses actes sur un procès-verbal qu'il transmettra au Parquet. Un extrait de ce procès-verbal (état civil du défunt - date - heure et lieu du décès) sera transmis à l'officier de l'Etat Civil. Il est à noter que l'heure et la date du décès sont celles données par le médecin ou celles de la découverte. Le certificat médical sera joint au procèsverbal. C'est le maire de la commune ou l'officier de l'Etat Civil habilité qui délivreront le permis d'inhumer. Lorsqu'une enquête de police aura été diligentée, l'autorisation du procureur de la République ou de l'officier de police judiciaire sera nécessaire (dans les faits, l'autorisation donnée sera toujours celle du procureur de la République, tenu informé du déroulement et des résultats de l'enquête). C - LE DECES DE CAUSE INCONNUE OU SUSPECTE "En cas de découverte de cadavre, qu'il s'agisse ou non de mort violente, mais si la cause est inconnue ou suspecte" (article 74 C.P.P.). En fait il n'est pas nécessaire que le cadavre soit découvert. L'intervention de la police peut avoir lieu même si les préparatifs funéraires sont réalisés. Ex : des renseignements anonymes permettront l'ouverture d'une enquête concernant un enfant qui aurait été battu et qui serait décédé à la suite des coups reçus, même s'il est déjà mis en bière. Il s'agit, selon l'article 74 de rechercher les causes du décès, c'est-à-dire la déterminer si elle est inconnue ou la préciser exactement si elle est suspecte. Elle permet d'ouvrir l'action répressive dans tous les cas où elle révèle une responsabilité pénale. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 2 L'ENQUETE CONCERNANT LE DECES SUSPECT : Elle sera diligentée sous la direction du procureur de la République et sous l'autorité de l'O.P.J. compétent. Conduite à tenir : Dès la découverte du cadavre, le Parquet sera informé. L'O.P.J. se transportera sur les lieux aux fins de constatations (photos, vidéo - plan des lieux). Il se fera assister de personnes capables d'apprécier la nature et les circonstances du décès (s'il a reçu délégation du procureur de la République) d'où la réquisition à un médecin qui établira, serment préalablement prêté (s'il ne s'agit pas d'un médecin légiste), un rapport d'examen de corps où sera mentionnée la réquisition sur délégation. Sauf impossibilité, l’O.P.J. sera assisté d’un fonctionnaire de la police technique et scientifique (une réquisition sur la base de l’art. 74 pourra être sollicitée par le service I.J. sollicité) Le procureur de la République peut décider d’ouvrir une enquête aux fins de recherche des causes de la mort. L’O.P.J. peut alors mener ses investigations conformément aux dispositions prévues aux articles 56 à 62 du C.P.P. (perquisition, saisie, audition,…). Au bout d’un délai de 8 jours, les investigations pourront se poursuivre selon la forme préliminaire. Si ces diligences s'avèrent insuffisantes, le procureur de la République pourra ouvrir une information judiciaire pour recherche des causes de la mort, en vertu de l’article 80-4 du C.P.P. (le juge d'instruction aura alors seul qualité pour autoriser l'inhumation) ou prescrire une autopsie. RESULTATS POSSIBLES DE CETTE ENQUETE : établissement de la cause du décès. CONCLUSION à décès naturel voire même mort violente entraînant l'exclusion de toute responsabilité pénale. – La procédure sera close après transmission de l'extrait de procès-verbal aux fins d'inhumation après instructions du procureur de la République. CONCLUSION à décès suite à révélation d'homicide volontaire ou involontaire. – Prise de forme de la procédure de crime ou délit flagrant ou information judiciaire sur réquisitoire visant une infraction. II - LA PARTICIPATION DE L'OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE AUX DILIGENCES DE L'ETAT CIVIL Le concours de l'officier de police judiciaire au respect des règles de l'Etat Civil est nécessaire quelle que soit la forme de l'enquête. Il concerne l'établissement de l'acte de décès et la délivrance du permis d'inhumer. 1 - L'établissement de l'acte de décès Qui établit l'acte de décès ? Aux termes de l'art. 79 du code civil, l'officier de l'Etat Civil en a la charge. Les mentions essentielles sont les suivantes : Jour et heure et lieu du décès - État Civil - domicile et profession du défunt - identité des père et mère ainsi que leurs professions et domicile prénom et nom de l'époux si la personne décédée était mariée, veuve ou divorcée. Cet acte de décès sera rédigé selon les renseignements fournis par l'O.P.J. (art. 82 du code civil) par déclaration verbale directe au service municipal ou par un extrait de procès-verbal aux fins d'inhumation (formulaire qui doit être signé par le procureur de la République). Deux difficultés peuvent surgir dans l'accomplissement de ces démarches : le défunt n'est pas identifié la date du décès n'est pas établie. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 3 Dans le premier cas, la transmission à l'officier de l'Etat Civil indiquera la date et le lieu de décès (lieu de découverte) ainsi que le signalement du défunt ; l'acte de décès mentionnera alors : le sexe, l'âge apparent, la taille, la couleur des cheveux, la description du corps, des vêtements, les circonstances pouvant faciliter l'identification ultérieurement. En cas d'identification ultérieure, l'Etat Civil du défunt sera communiqué immédiatement au procureur de la République et au service municipal. Dans le second cas, la transmission à l'officier de l'Etat Civil portera, à la place du jour, heure et lieu de la découverte ; le certificat médical portera "décès paraissant remonter à..." Si le concours de l'officier de police judiciaire à l'établissement de l'acte de décès n'est prévu qu'en cas de mort violente, les règles de l'Etat Civil étant d'ordre public, il convient néanmoins d'étendre cette obligation aux autres hypothèses d'enquête à la suite d'un décès. L'affirmation par la famille du défunt de l'accomplissement d'une démarche au service de l'Etat Civil ne dispense pas l'enquêteur de transmettre les renseignements d'identité au rédacteur de l'acte de décès. 2 - la delivrance du permis d'inhumer Qui le délivre ? C'est le maire de la commune du décès ou son adjoint faisant fonction d'officier de l'Etat Civil et ce dans tous les cas. Cette délivrance du permis d'inhumer, lorsqu'une enquête de police est effectuée, sera subordonnée à l'autorisation de l'autorité qui dirige l'enquête. En cas d'accident ou de suicide, tout O.P.J. compétent territorialement, après observations du délai de 24 h et s'il n'existe aucun prolongement judiciaire, peut autoriser la délivrance du permis d'inhumer. En cas de moindre doute, au vu du rapport médical, le Parquet étant avisé, seul le procureur de la République ou, le cas échéant, le juge d'instruction auront qualité pour autoriser la délivrance du permis d'inhumer. III - L'AVIS A FAMILLE ET AUX AUTORITES Pour des raisons humanitaires évidentes, et avec tous les ménagements d'usage les policiers qui interviennent sont tenus de prévenir la famille des personnes décédées à la suite d'accidents ou de maladie (accidents de la circulation ou du travail, malaises sur la voie publique). Cet avis à la famille sera transcrit sur le rapport d'intervention. En cas de procédure, l'O.P.J. s'assurera de ce fait et portera la mention sur le rapport de transmission. Des difficultés peuvent surgir : Lorsque la victime est de nationalité étrangère et n'est pas domiciliée en France : le consulat compétent sera alors avisé. Lorsque la victime est de nationalité française, mais sa famille est domiciliée dans un pays étranger : l'information est transmise au ministère des Affaires Etrangères, à l'effet d'atteindre la famille par le canal des autorités françaises en poste dans le pays considéré. Lorsque la victime n'est pas identifiée, rien ne permettant de déterminer la personne à prévenir : l'information est transmise au S.R.P.J. Le message comprendra la mention du service auteur du constat, les éléments d'Etat Civil ou signalétiques concernant la victime, le lieu de dépôt du corps, tout autre renseignement utile. Dans un même temps, en cas de faits importants ou susceptibles de faire l'objet d'une exploitation par les médias la D.C.S.P. sera avisée (province) ou Etat major PJ (Paris). Pour tout fait intéressant l'ordre public le préfet sera avisé. Selon les circonstances, l'O.P.J. sera parfois amené à aviser le sous-préfet et le maire. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 4 IV - MESURES D'HYGIENE ET DE DECENCE Le maire a une compétence générale dans sa commune, en matière d'hygiène. Cette compétence pourra s'exercer à l'occasion d'un décès. Lorsqu'il y a urgence, l'officier de l'État Civil peut, notamment en cas de décès survenu à la suite de maladies épidémiques ou contagieuses, ou en cas de décomposition avancée, prescrire, sur avis d'un médecin commis par lui, la mise en bière immédiate, après constatation officielle du décès sans préjudice d'ordonner la sépulture avant le délai de 24 heures fixé (art. 1er du décret du 28 mars 1960). Les mesures obligatoires de désinfection seront mises en œuvre à la suite d'un décès provoqué par une des maladies transmissibles soumises à déclaration (art. L 3114-1 du code de la santé publique). Lors d'enquête de police, ces mesures seront approuvées par le procureur de la République. En pratique le corps sera transféré dans une morgue, ou un institut médicolégal pour l'exposition en vue de la reconnaissance, ou de l'autopsie. Ce transport sera réalisé à l'initiative de l'enquêteur après instructions du Parquet, et rédaction de réquisitions pour les Pompes Funèbres et le directeur de l'établissement recevant le cadavre en dépôt. Les services d'hygiène seront requis pour intervention de désinfection au lieu de découverte du cadavre. Les mesures d'hygiène et de décence revêtent quelquefois un caractère d'urgence particulier, tel le cas de décès sur la voie publique ou encore dans un lieu public. Les autorités de police et gendarmerie ont alors le pouvoir de prendre les mesures nécessaires, immédiatement, sans avoir à solliciter l'autorisation du maire : admission du corps à la chambre funéraire- médecin pour s'assurer de la réalité et la cause du décès (obligation) - avis à Parquet en cas de mort violente ou suspecte. Lorsqu'il n'existe pas de chambre funéraire(1) dans la commune du lieu de décès, le corps de la personne décédée peut être admis dans celle d'une autre commune, jusqu'à une distance maximum de 200 km et dans les 18 heures qui suivent le décès. C'est le maire de la commune, lieu de décès, qui donne l'autorisation de transport de corps. L'autorisation de transport de corps ne sera pas exigée lors de réquisition par les services de police ou de gendarmerie, à charge pour ceux-ci d'en référer au préfet dans les 24 heures, d'aviser le maire du lieu de décès, de prendre toutes dispositions concernant l'acte de décès dans cette commune. Le transport de corps pour raisons d'intérêt judiciaire est également permis sans autorisation, en tant que mesure d'enquête placée sous l'autorité du procureur de la République. Dans l'attente du transport, ou par suite du retard apporté par les investigations, le corps sera soustrait à la vue du public, soit en le recouvrant, soit en isolant les lieux. (1) La chambre funéraire est le dépôt mortuaire crée à l'initiative de la commune. On y place le corps du défunt dans l'état où il se trouve, sans mise en bière Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 5 V - LES MESURES DU DEFUNT CONSERVATOIRES DES BIENS C'est la conservation des éléments de la succession ouverte par le décès. Cette mission, lorsqu'elle est nécessaire, est confiée au greffier en chef du tribunal d'instance. La police, première sur les lieux, devra prendre, dans l'attente de ce magistrat, des mesures provisoires. Les services de police ou de gendarmerie seront donc chargés d'un devoir d'information de ce magistrat, lorsqu'ils seront saisis d'une enquête révélant une succession : héritier absent - défunt dépositaire de deniers ou papiers publics. Le greffier du tribunal d'instance apposera des scellés sur les ouvertures et mobilier à protéger. La levée de ces scellés ne pourra intervenir que trois jours après l'inhumation, en la présence des ayants-droits et des éventuels opposants. VI - LES MESURES CONSERVATOIRES PRISES PAR LES SERVICES DE POLICE A - DANS UN DOMICILE L'O.P.J. le premier saisi informera dès que possible le greffier en chef du tribunal d'instance. Cas général : le défunt vit seul et les héritiers sont absents. Outre ses constatations, l'O.P.J. devra prendre des précautions conservatoires dont le but sera la protection des biens successoraux. La mesure la plus simple sera de refermer la porte et de garder la clé en dépôt provisoire. L'O.P.J. pourra apposer un scellé provisoire administratif aux fins de préservation des biens en garantissant la non pénétration dans les lieux. Compte tenu de l'absence de base légale, ce scellé ne doit pas être confondu avec un scellé judiciaire. L'apposition de scellé ne garantira pas les objets de valeur qui pourront être soustraits après bris du scellé. Aucun texte n'autorise le policier à effectuer des prélèvements ; une telle mesure doit être strictement nécessaire. Elle sera alors effectuée dans des conditions destinées à éviter des contestations ultérieures. Le plus souvent la fermeture des lieux, une garde statique, l'intervention rapide du greffier en chef du tribunal d'instance, permettront d'accomplir les missions les plus diverses, sans recourir aux prélèvements. Après inventaire contradictoire (témoins n'appartenant pas à la police), les prélèvements effectués seront transcrits sur le registre prévu à cet effet (n° 5 bis) (2) avec leur description, ainsi que la clé de l'appartement pour être remis au greffier du tribunal d'instance, avec le rapport d'intervention, contre décharge. (2) En l'absence de registre n° 5 bis, l'O.P.J. rédigera un rapport ou un procès-verbal selon les habitudes du service Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 6 B - SUR LA VOIE OU DANS UN LIEU PUBLIC Dans le cas de mesures conservatoires prises lors d'un décès constaté hors du domicile du défunt, (aucune personne ne pouvant prendre en charge les objets et valeurs), l'inventaire des objets pris en charge sera établi contradictoirement en présence de témoins, si possible étrangers à la police, au moment du prélèvement. Ces objets seront déposés provisoirement au service, après inscription détaillée sur le registre ad-hoc du service. Ils seront restitués aux ayants droit lorsqu'ils se manifesteront. si personne ne se présente les objets sont déposés au greffe du tribunal d'instance, si procédure judiciaire les objets seront mis sous scellés. la pièce d'identité du défunt sera remise au service administratif qui l'a délivrée. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 7 L'ENQUETE DECES PROCEDURE CIVILE MORT NATURELLE Article 78 code civil Maladie Dégénérescence MORT VIOLENTE Article 81 et 82 code civil - signes ou indices de mort violente (suicide) - Circonstances qui donneront lieu de le soupçonner (mort soudaine) MEDECIN Réalité du décès, causes (certificat bleu DDASS) OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE Transport sur les lieux, Constatations Établissement État Civil du défunt sur P.V. MEDECIN OFFICIER ETAT CIVIL Permis d'inhumer Certificat établissant la réalité du décès, Causes, (certificat bleu D.D.A.S.S.) et RAPPORT MEDECIN PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE Autorisation d'inhumer Extrait de P.V. aux fins d'inhumation OFFICIER ETAT CIVIL Permis d'inhumer Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 8 L'ENQUETE DECES PROCEDURE JUDICIAIRE MORT VIOLENTE OU NON Si cause inconnue ou suspecte Article 74 C.P.P. Si cause criminelle ou délictuelle évidente Article 53.75.151 C.P.P. Article 53 si flagrant délit Article 75 si préliminaire Article 151 si ouverture information OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE Transports sur les lieux, Constatations, Témoignages, Réquisitions à médecin ou personne qualifiée P.R. Enquête aux fins de recherche des causes de la mort OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE Réquisitions Auditions Perquisitions Saisies JUGE D'INSTRUCTION CR recherche des causes de la mort Art. 74 et 80-4 du C.P.P. PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE OU JUGE D'INSTRUCTION AUTOPSIE CAUSES DE LA MORT ELUCIDEES AUTOPSIE NATURELLE VIOLENTE OU NON SUICIDE ACCIDENT HOMICIDE VOLONTAIRE OU INVOLONTAIRE EXTRAIT DE P.V. AUX FINS D'INHUMATION PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE POURSUITE DE L'ENQUETE JUDICIAIRE OFFICIER ETAT CIVIL Permis d'inhumer Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 9 LA MORT ET L’ENQUÊTE JUDICIAIRE Cadres juridiques 1 -MORT DE CAUSE INCONNUE OU SUSPECTE : art. 74 et 80-4 du C.P.P.(corps ne présente pas de trace et la mort reste une énigme, ou les circonstances entourant la mort laissent subsister des interrogations) 2 - MORT VIOLENTE D’ORIGINE CRIMINELLE OU DELICTUELLE : art. 53 ou 75 du C.P.P Les avis 1. Les avis obligatoires : - Parquet - Chef de service, chef de groupe - Services de secours s’ils ne sont pas encore intervenus - P.T.S. (SRIJ, SLIJ…) pour les constatations 2. Les avis facultatifs - Service de police spécialisé - Autorités administratives (ex : le Préfet ou le maire s’il existe un risque de trouble à l’ordre public) Les réquisitions - Médecin : art. 74, 60 ou 77-1 du C.P.P. - Techniciens spécialisés : laboratoire, expert agréé, etc.(art. 74, 60 ou 77-1 C.P.P.) Prestation de serment sauf inscription sur une liste d’experts. Constatations Version au 01/11/2010 Préservation des traces et indices (périmètre de sécurité, évacuation des lieux, accès interdit à toute personne non habilitée, …) Prendre des mesures d’urgence : rétention de témoin, appel des secours… Faire remplir la fiche de renseignements aux premiers intervenants qui sont souvent le SAMU, les pompiers (modification de l’état des lieux). Port de la tenue de protection Réalisation des constatations avec les fonctionnaires de l’I.J. : Vidéo des lieux de découverte, album photo comprenant un plan des lieux et des clichés photographiques Technique des constatations : Situation des lieux : du général au particulier Cadavre : les généralités (sexe, race,…) la position du corps (sur le dos, sur le ventre, …) l’orientation du corps (parallèle, perpendiculaire à…) la situation du corps : relever les mesures par rapport à des points fixes ( poteau, borne, bordure de trottoir, …). la description du corps en présence du médecin (physique et vestimentaire) : constatation de la mort réelle et constante, déshabillage du corps, datation de la mort (cadre juridique…), description des traces, blessures éventuelles (localisation, de la mort. l’examen des vêtements les abords immédiats du corps ou lieux voisins les environs Établir l’identité du défunt (prise d’empreintes digitales, relevé papillaire, prélèvement ADN aux fins d’identification d’un inconnu) © INFPN – Tous droits réservés Page 10 Relevés et prélèvements de toutes traces par l’I.J. : ADN, empreintes papillaires, palmaires, odeurs, tâches biologiques (sang, sécrétions, cheveux), tâches non biologiques (terre, fibres textiles), moulages, etc. Les relevés sont susceptibles d’être effectués sur le cadavre. Découverte d’objets ou indices : S.D.I.S.S. (Situation, Description, Interpellation du témoin éventuel sur la provenance, l’origine et la nature de l’objet, Saisie, Scellé), Remise par le médecin du rapport descriptif des blessures et du certificat médical qui émet des obstacles médico-légaux à l’inhumation. Compte-rendu au procureur de la République (autopsie). Peut décider l’ouverture d’une enquête aux fins de recherche des causes de la mort. Mesures d’hygiène et de décence Problèmes d’hygiène : avis à la mairie Soustraire à la vue du public (sans dénaturer la scène de crime) : périmètre de protection Réquisition aux pompes funèbres pour le transport du corps (art. 74, 53, 75 ou 80-4 C.P.P.) sur la base de l'article R 642-1 du C.P.. Réquisition à l’établissement recevant le cadavre (morgue, I.M.L., dépositoire hospitalier) Mesures conservatoires Mesures de protection éventuelle de tout ou partie du corps (prélèvements ultérieurs) Préservation des biens du défunt en l’absence de la famille et en cas de découverte de biens ou valeurs importants : inventaire des biens (si possible en présence de témoins), avis au greffier en chef du tribunal d’instance Protection des lieux : coupure du gaz, animaux, fermeture etc. Apposition éventuelle d’un scellé conservatoire sur la porte et désignation d’un gardien des scellés. Avis famille Pièces à transmettre à l’officier d’état-civil Avis : forme et délai selon l’enquête victime de nationalité étrangère : avis au consulat ou ministère des affaires étrangères demandeur d’asile : avis à la préfecture compétente victime de nationalité française domiciliée à l’étranger : information du ministère des affaires étrangères (via la préfecture) victime non identifiée : avis SRPJ alimentation du fichier SALVAC Certificat de décès identité du défunt extrait de PV aux fins d’inhumation sur ordre du parquet (mentionner si l’incinération est prohibée) Assistance autopsie Autopsie ordonnée par le procureur de la République afin de déterminer les causes de la mort. O.P.J. (qui a effectué les constatations initiales) assiste à l’autopsie quand la cause du décès fait apparaître ou laisse soupçonner la commission d’une infraction. Il procède à la mise sous scellé des prélèvements effectués par le médecin légiste. Il rédige un P.V. d’assistance à autopsie. Présence d’un technicien en identification criminelle ou gestionnaire de scène d’infraction pour prise de clichés photographiques. Transmission au parquet du rapport d’autopsie. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 11 LA MORT NATURELLE OU LA MORT VIOLENTE PROCEDURES DE NATURE CIVILE Cadres d’intervention Article 78 C. Civil : la mort naturelle – décès dont la cause est naturelle (vieillesse ou maladie). Article 81 C. Civil : la mort violente – décès est du à une cause extérieure parfaitement identifiée (accident, acte suicidaire,….). Diligences En cas de mort naturelle, la procédure est de nature civile. La constatation médicale du décès est faite par un médecin qui rédige un certificat médical de couleur bleue. Dans les communes où l’officier d’état civil a désigné des "médecins de l’état civil" ceuxci sont seuls habilités à constater le décès et établir le certificat médical (art. 425 instruction générale relative à l’état civil). Le transport du corps, qui doit normalement être effectué dans les 24 heures, est autorisé par le maire de la commune du lieu de dépôt du corps (art R 2213-7 CGCT). L’officier d’état civil délivre le permis d’inhumer au vu du certificat médical. En cas de mort violente – l’OPJ requiert un médecin afin de constater le décès, réquisition faite sur la base de l’article L 4163-7 du CSP. Il dresse procès-verbal relatant les circonstances du décès et décrivant l’état du cadavre. Il transmet de suite à l’officier d’état civil du lieu de décès tous les éléments énoncés dans son procèsverbal d’après lesquels l’acte de décès sera rédigé. En cas de doute sur les circonstances entourant le décès, avis est donné au procureur de la République qui pourra ordonner une enquête décès sur la base de l’article 74 du C.P.P.. S’il apparaît que le décès est réellement du à un accident ou un suicide, l’O.P.J. autorise la délivrance du permis d’inhumer en établissant un extrait de procès-verbal aux fins d’inhumation. Le transport du corps se fera sur la base de l’art. R. 2213-7 du C.G.C.T. avec autorisation du maire. Lorsque le décès a lieu sur la voie publique ou dans un lieu public, certaines mesures d’urgence sont à prendre. Les autorités de police peuvent requérir le transport du corps sans solliciter l’autorisation du maire qui doit cependant être avisé ainsi que le préfet (art. R. 2223-78 CGCT). En cas de mort violente, cette opération devra être autorisée par le procureur de la République (art. R 2223-77 CGCT). Les frais relatifs aux opérations de transport du corps et d’admission en chambre funéraire sont à la charge de la succession. En l’absence de famille susceptible de prendre en charge de tels frais, ces dépenses relèvent des services communaux ou préfectoraux (art. L 2223-19 et L. 2223-27 CGCT). Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 12 Avis famille Si la famille n’est pas sur place, l’OPJ s’assure que l’avis a été fait par les fonctionnaires intervenant, Si la victime est de nationalité étrangère : non domiciliée en France : aviser le consulat ou le ministère des affaires étrangères. demandeur d’asile : aviser la préfecture. Si la victime est de nationalité française mais famille à l’étranger : aviser le ministère des affaires étrangères qui se chargera de joindre la famille. Si la victime n’est pas identifiée : procéder au relevé d’empreintes ; aviser le S.R.P.J. alimenter le fichier SALVAC. Mesures conservatoires En cas de décès au domicile, lorsque la famille du défunt est inconnue ou en cas d’absence du conjoint ou des héritiers il convient de prendre des mesures conservatoires. Le greffier en chef du tribunal d’instance du lieu où se trouvent les biens sera sollicité afin que soient apposés les scellés (art 1305 C. proc. civ.). Si la consistance et la valeur des biens le justifient, le greffier en chef peut désigner un gardien des scellés qui pourra être un fonctionnaire de police. A titre exceptionnel, assisté de témoins, l’OPJ recherchera les sommes d’argent, titres ou objets de valeur susceptibles de se trouver dans les lieux et en fera l’inventaire. Si le greffier en chef ne peut se déplacer, aucun texte ne prévoit l’apposition de scellés par la police. Cependant il est admis que l’O.P.J. puisse apposer un scellé provisoire administratif aux fins de préservation des biens. La porte pourra être fermée à clé et celle-ci déposée auprès du greffier en chef du T.G..I.. Une note lui sera remise indiquant la situation constatée, les mesures prises, l’état civil du défunt et éventuellement la famille connue des services de police. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 13 Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 14 PROCES VERBAUX Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 15 CONTENU DU P.V. DE SAISINE TRANSPORT SUR LES LIEUX ET CONSTATATIONS EN MATIERE DE DECOUVERTE DE CADAVRE I - INCIPIT Lieu de réception de l'appel Relation succincte du mode de saisine et de son objet Visa de l'article du C.P.P. ou du C.C.(code civil) Avis au Parquet (mention de la délégation concernant la réquisition à personne qualifiée si art. 74 C.P.P.) Avis à hiérarchie Concours et assistance sollicités Transport sur les lieux Prise de contact avec le requérant pour confirmation II - CONSTATATIONS Elles devront être menées du général au particulier, selon le cas : Situation des lieux Lieu précis où le cadavre a été découvert. En ce qui concerne le cadavre : sa description doit également être menée du général vers le particulier. Elles doivent porter sur : les généralités la posture du corps son orientation sa situation ses vêtements sa description description des traces, blessures. Entourage immédiat du corps Lieux voisins Environs III - MESURES CONSERVATOIRES EVENTUELLES ET DIVERSES Protection des lieux (scellé - gardien de scellé) Préservation des valeurs (greffe du tribunal d'instance) Mesures de décence. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 16 IV - ENONCIATION TERMINALE V - MENTIONS Compte rendu au Parquet, Réquisition aux pompes funèbres ou aux sapeurs pompiers (S.P.), Réquisition à morgue, Institut médico-légal (I.M.L.) dépositoire de centre hospitalier ou cimetière, pour conservation du corps (si transport et conservation du corps rendus nécessaires pour décès sur la voie publique, absence de famille ou autopsie indispensable). Avis à l'officier VI - ANNEXES Copie des réquisitions, documents médicaux, extrait de P.V. aux fins d'inhumation. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 17 Exemple 1 : suicide Un homme se jette d'un pont qui franchit une ligne de chemin de fer, malgré la présence de témoins. Il est retrouvé mort sur le ballast, entre deux voies. 1 - Se reporter au P.V. de constatation, 2 - Cadre juridique de l'enquête. Lorsque l'évidence du suicide apparaît dès le début des constatations, l'enquête décès sera diligentée selon les dispositions de l'art. 81 du code civil. 3 - Le décès doit être constaté par un docteur en médecine ou en chirurgie (art. 81 du C. Civ.). L'O.P.J. peut requérir lui-même le médecin qui n'est pas tenu de prêter serment (art. L 4163-7 C.S.P.). Un interne n'est pas qualifié. 4 - La prise de clichés photographiques permet une meilleure compréhension des lieux, fige les situations, et favorise la mise en place lors des reconstitutions. 5 - Description et situation des lieux, du général au particulier (idem 1.) 6 - Description du corps : lieu précis où il se trouve -dans quelle positiondescription des vêtements - (bijoux - montre - etc.). Préciser si un croquis est dessiné, si des photos sont prises - description des blessures apparentes. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 18 Exemple 1 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES-VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° 850/1 L'AN à: le (date) NOUS : nom, prénom Grade, à la circonscription de S.P de (ville) AFFAIRE nom, prénom SUICIDE OBJET Saisine, Transport sur les lieux Constatations 1 2 3 4 5 6 Version au 01/11/2010 (année) (heures) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---De permanence au service---------------------------------------------Sommes avisé par le brigadier (nom) de notre service, de ce qu'un homme âgé d'une trentaine d'années vient de se donner la mort en sautant du pont qui franchit la voie ferrée à (endroit). Selon le brigadier, deux personnes auraient été témoins de la scène, et attendraient sur les lieux. Un médecin du SAMU serait auprès de la victime-------------------------------------------------------Envoyons immédiatement une patrouille sur place afin de (…)- - ---Avisons (...).----------------------------------------------------------Nous transportons immédiatement (endroit)-------------------------Assisté du gardien (nom), habilité I.J. auprès du service------------Etant sur les lieux à (heure), constatons que le pont de la voie ferrée se situe (…)---------------------------------------------------------Sommes rejoints par le gardien (nom) chef de patrouille qui nous désigne (identité des témoins). Ces personnes confirment avoir vu la victime qui était seule, enjamber le parapet du pont et se jeter dans le vide avant qu'elles aient le temps de réagir-----------Constatons la présence d'un corps sur le sol, entre deux voies, à la verticale du pont. Remarquons la présence à ses côtés d'un médecin interne du SAMU qui nous confirme que la mort est réelle et constante---------------------------------------------------------------Vu les dispositions de l'article 81 du code civil, mandons que nous rejoigne le docteur (nom) médecin de permanence--------------Dans l'attente de son arrivée, prenons toutes les mesures nécessaires pour assurer la préservation des lieux en l'état et chargeons le gardien (nom), habilité I.J. de procéder à toutes prises de clichés photographiques utiles à notre enquête et de rechercher les traces ou indices éventuels-------------------------------Procédons alors aux constatations suivantes :-----------------------Le pont d'où s'est jetée la victime, est situé rue (...) à (ville). Il s'agit d'un édifice de (X mètres) de hauteur, qui franchit la voie ferrée S.N.C.F. sur une longueur de (X mètres). Il est accessible du public par la rue susnommée qui est à double sens de circulation. Il est bordé de trottoirs de (X centimètres) de large, et de parapets en murets bétonnés de (X centimètres) de haut et (X centimètres d'épaisseur)----------------------------------------------------------------Le corps de la victime est étendu sur le dos entre les deux voies ferrées à la verticale du pont, et du côté gauche de ce même pont en venant du centre ville. Sa tête est dirigée vers le pont et son corps est parallèle au rail droit de la voie de gauche (en regardant le pont), et à trente centimètres de ce rail. Les jambes sont légèrement écartées, le pied droit étant distant du rail de 15 centimètres. Le bras droit est parallèle au buste et l'avant bras dissimulé sous le buste forme un angle de 90° environ. Le bras gauche est allongé et forme un angle de 45° environ avec le corps. La main gauche est paume contre sol, © INFPN – Tous droits réservés Page 19 7 - Le médecin doit examiner le corps sur place pour déterminer les causes de la mort. L'O.P.J. reçoit ses déclarations qu'il reproduit sur le procès-verbal de constatations. 8 - La fouille des vêtements est faite sur-le-champ et répertoriée. La présence de personnes étrangères au service est recommandée (médecin - témoin famille etc.). 9 - Préciser l'identité de la victime et les moyens d'identification. Lors d'un décès sur la voie publique, la vérification de domicile doit être faite dans un délai très court (éventuellement avis à famille). 10 - Sur les lieux d'un suicide, l'O.P.J. recherche la présence d'indices (lettre, écrits) qui établissent l'intention suicidaire. 11 - Le médecin, lorsque rien ne s'y oppose (doute sur les causes du décès) délivre sur les lieux le certificat (bleu) de décès, ainsi qu'un certificat descriptif des blessures ayant provoqué la mort, ainsi que la date et l'heure du décès. 12 - L'O.P.J. requiert l'intervention d'un service spécialisé (morgue, pompes funèbres) pour l'enlèvement du corps (réquisition à manouvrier). 13 - Le recueil de témoignages doit faire l'objet d'audition sur P.V. 14 - Lorsque le décès est dû à un accident ou à un suicide, tout O.P.J. territorialement compétent peut, après avoir observé les prescriptions de l'article 77 du code civil (interdiction de l'inhumation dans les 24 heures qui suivent le décès) autoriser la délivrance du permis d'inhumer. En pratique, l'O.P.J. rend compte au procureur de la République avant de décider cette mesure ce magistrat pouvant à tout moment décider d'une nouvelle orientation de l'enquête (ex : autopsie). Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 20 Suite exemple 1 Suite procès-verbal n°850/1 Affaire (nom - prénom) - suicide page 2 7 8 9 10 11 12 13 14 poing fermé. La tête repose sur son côté droit. Elle se situe à 45 cm environ du rail. Constatons que du sang s'écoule des narines et des oreilles. La bouche et les yeux sont entrouverts. La joue droite présente plusieurs plaies superficielles. Notons que le corps est habillé d'un veston bleu marine, d'un pantalon gris, d'une chemise manches longues bleu ciel col fermé, sans cravate, d'un slip blanc, de chaussettes blanches, et de chaussures cuir noires. Les mains et les poignets ne portent aucun bijou,ni montre-----------A ce stade de notre constat, le docteur (nom - prénom) nous rejoint et en sa compagnie, poursuivons nos investigations. A l'examen du corps, le médecin nous informe que la victime présente un important enfoncement de l'os frontal au-dessus de l'œil gauche et de nombreuses fractures au bras droit. Il nous confirme que le décès est dû à de multiples fractures et à des contusions internes résultant de la chute--------------------------------En la présence des témoins (noms, prénoms), procédons à la fouille des vêtements, et découvrons à l'intérieur de la poche intérieure droite du veston, un portefeuille en cuir marron, contenant une carte nationale d'identité, un permis de conduire, une somme de cinquante euros constituée de deux billets de vingt euros et un billet de dix euros. Constatons que les deux pièces d'identité supportent une photographie correspondant au défunt. Il s'agit de M. (identité, adresse)----------------------------------------Découvrons dans la poche droite de son pantalon trois clefs plates montées sur un porte-clefs à l'effigie Peugeot--------------------------Chargeons le chef de patrouille de faire vérifier le domicile du défunt et de nous rendre compte du résultat---------------------------Notre fouille vestimentaire ne permet la découverte d'aucun écrit du défunt expliquant son geste-------------------------------------Appréhendons provisoirement le portefeuille et son contenu à savoir :------------------------------------------------------------------(description) ainsi qu'un ensemble porte-clefs et 3 clefs aux fins de remise éventuelle à la famille du défunt---------------------------------Notons que le docteur (nom) nous délivre le certificat de décès, ainsi qu'un certificat descriptif des blessures constatées.--------------Demandons à notre service de prendre attache avec le service des pompes funèbres de (ville) aux fins de transport du corps et admission en chambre funéraire. Etablissons une réquisition à cet effet------------------------------------------------------------------------Invitons les deux témoins (noms et prénoms) à se présenter en nos locaux ce jour à (heure) pour le recueil de leurs témoignages- ---Chargeons le gardien de la paix (nom) d'attendre sur place et de veiller à l'évacuation du corps----------------------------------------Nos constatations terminées, quittons les lieux à (heure) pour retourner au service.-----------------------------------------------------Dont procès-verbal--------------------------------------------------Le (grade de l'O.P.J) ---Étant au service, rendons compte à (heure) de nos constatations à M. le procureur de la République près le T.G.I. (ville), lequel nous autorise à délivrer un extrait de notre procèsverbal aux fins d'inhumation------------------------------------------Le (grade de l'O.P.J) ---Les vérifications faites auprès des services de l'Etat Civil de la mairie de...(lieu de naissance du défunt) font apparaître que M. (nom du défunt et prénom) est né le (date) à (ville) de (filiation) et est divorcé de (nom - prénom ex-épouse) depuis le (date divorce), non remarié - sans enfant--------------------------- Le (grade de l'O.P.J) Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 21 15 - Lorsque l'enquête fait apparaître l'absence de parents proches ou de descendance connue, l'O.P.J. avise le greffier en chef du tribunal d’instance pour que des mesures conservatoires soient prises concernant les biens du défunt. L'O.P.J. remet au greffe les objets appréhendés, ainsi qu'une copie de la procédure. Les documents d'identité sont en principe transmis aux organismes émetteurs. 16 - Un extrait du procès-verbal de constatations est transmis au service de l'Etat Civil de la mairie du décès (art. 82 du code civil). 17 - La procédure transmise au procureur de la République doit être complète. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 22 Suite exemple 1 15 ANNEXES Version au 01/11/2010 Suite procès-verbal n°850/1 - Affaire (nom-prénom) - page 3 ---Aucune famille n'étant connue au défunt, la vérification effectuée à son domicile faisant apparaître qu'il vivait seul, des mesures conservatoires devant être prises, avisons M. le greffier en chef du tribunal d'instance de (ville) pour apposition de scellés à son domicile. Informons ce magistrat que nous gardons à sa disposition les clefs du domicile du défunt ainsi que son portefeuille contenant les numéraires appréhendés. La carte nationale d'identité et le permis de conduire de M. (défunt) seront transmis à M. le Préfet de (département d'émission)---------------------------------------------Le (grade de l'O.P.J) 16 ---Un extrait du présent procès-verbal sera transmis sans délai à M. le Maire de (ville) Le (grade de l'O.P.J) 17 ---Annexons au présent : le certificat descriptif des blessures remis par le docteur (nom)------------------------------------------------------Une copie de la réquisition à médecin--------------------------------Une copie de la réquisition aux Pompes Funèbres-------------------Copie de l'extrait de procès-verbal aux fins d'inhumation--------Le (grade de l'O.P.J) © INFPN – Tous droits réservés Page 23 Suite exemple 1 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES-VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° 850/2 AFFAIRE nom, prénom SUICIDE OBJET Réquisition à médecin Version au 01/11/2010 L'AN à: (année) le (date) (heures) NOUS : nom, prénom Grade, à la circonscription de S.P de (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---Poursuivant l'enquête-----------------------------------------------Agissant en vertu des dispositions de l'article 81 du code civil, de l'article L 4163-7 du code de la santé publique------------Prions et au besoin requérons-------------------------------------M. (nom, prénom) docteur en médecine domicilié à (adresse), à l'effet de procéder aux actes ci-après :-------------1° - examen clinique du corps identifié comme étant celui du nommé (identité défunt) aux fins de déterminer les causes de la mort et établissement du certificat de décès-------------------2° - établir un certificat rapportant son intervention et la description des blessures constatées sur le corps de M. (nom du défunt)--------------------------------------------------------------Dont acte------------------------------------------------------------Le (grade de l’OPJ) © INFPN – Tous droits réservés Page 24 Docteur (nom prénom) ancien interne des hôpitaux de..... ancien interne de...... --Médecine générale Suite exemple 1 (adresse) (téléphone) RAPPORT MEDICAL Je soussigné docteur (nom - prénom), médecin requis le (date) à (heure) sur réquisition de (nom - prénom - grade) avec pour mission de me transporter (endroit où se trouve le corps) afin d'examiner le cadavre de : - Nom, prénom, date de naissance, adresse (du défunt) décédé le (date) à (heure) après s'être jeté d'un pont. De l'examen effectué il appert que : (description détaillée des blessures). En conclusion : le décès est consécutif au (définition médicale), conséquence directe de l'acte suicidaire du défunt. Le (date) à (heure) Signature Annexé au P.V. n° 850/1 du (date) Le (grade) Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 25 Suite exemple 1 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES-VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° 850/3 AFFAIRE nom, prénom SUICIDE OBJET Réquisition aux Pompes Funèbres Version au 01/11/2010 L'AN à: (année) le (date) (heures) NOUS : nom, prénom grade, à la circonscription de S.P de (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---Poursuivant l'enquête----------------------------------------------Agissant en vertu des dispositions de l'article 81 du code civil, et conformément aux dispositions de l’art. R 2213-7 du code général des collectivités territoriales---------------------------Prions et au besoin requérons-------------------------------------M. (nom, prénom) directeur des Pompes Funèbres de (ville), à l'effet de procéder aux actes ci -après :---------------------------Bien vouloir enlever le corps de (nom défunt) et le conduire en chambre funéraire--------------------------------------------------Dont procès-verbal----------------------------------------------Le (grade de l'O.P.J) © INFPN – Tous droits réservés Page 26 REPUBLIQUE FRANÇAISE Suite exemple 1 Ministère de l'Intérieur, l'Outre-mer, des Collectivités Territoriales et de l'Immigration DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE EXTRAIT D'UN PROCES VERBAL AUX FINS D'INHUMATION DU PROCES-VERBAL N° 850/1 dressé le (date) par Nous, nom - prénom - grade en résidence à (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à (ville) Il appert qu'avec l'assistance de M. (nom - prénom) Docteur en médecine demeurant à (ville) Nous avons constaté la mort de M. (nom - prénom - défunt) né(e) le à Filiation : demeurant de son vivant à : (adresse du défunt) Marié(e) à Veuf(ve) de Décédé(e) le (date et heure) dans la commune de Il résulte en outre, du procès-verbal et du rapport du médecin, que cette mort doit être attribuée à : - enfoncement de l'os frontal, multiples fractures et contusions internes En foi de quoi nous avons délivré le présent, pour être transmis à M. l'Officier de l'Etat Civil de la commune de (ville) Le...(grade) VU POUR PERMIS D'INHUMER Le (date) P/le procureur de la République Le...(grade) Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 27 Exemple 2 : L'officier de police judiciaire est appelé sur les lieux de la découverte d'un cadavre. Les apparences font apparaître rapidement le caractère criminel du décès. 1 - Il faut bien distinguer le cas de "découverte de cadavre" de l'article 74 du C.P.P et ne pas le confondre avec "le crime flagrant" de l'art. 53 du C.P.P. Lorsqu'un cadavre est découvert, présentant des traces évidentes d'un homicide commis récemment l'article 74 ne s'applique pas. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 28 Exemple 2 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES -VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° 723/1 L'AN à: AFFAIRE nom, prénom Homicide volontaire OBJET Saisine Transport sur les lieux Constatations 1 Version au 01/11/2010 (année) le (date) (heures) NOUS : nom, prénom Grade, à la circonscription de S.P de (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---De permanence au service,-------------------------------------------Sommes informés téléphoniquement par M. (nom, prénom), policier municipal de (ville) qu'au cours de sa ronde à (heure) dans le quartier. (nom), il a été requis par deux témoins à l'effet de constater la présence du corps d'un homme, allongé dans un fossé dans des conditions qui laissent supposer qu'il s'agit d'un homicide. Lui demandons de garder les lieux en l’état-----------------------------Avisons (hiérarchie)----------------------------------------------------Sollicitons téléphoniquement le service local de police technique de (ville) aux fins de se transporter sur les lieux pour procéder aux relevés de toutes traces ou indices--------------------------------------Assisté de---------------------------------------------------------------Nous transportons immédiatement sur les lieux---------------------A notre arrivée à (heure), sommes accueillis par le garde municipal (nom) et Mrs (petites identités des témoins) qui nous déclarent que la victime est leur voisin (nom du défunt) et qu'ils ont découvert le corps dans les circonstances suivantes : (circonstances de la découverte)----------------------------------------Constatons, dans le fond du fossé herbeux qui longe la route, la présence d'un corps d'homme âgé, allongé sur le dos le visage ensanglanté par de nombreuses plaies au front et aux joues. Le corps est rigide. La mort semble remonter à quelques heures--------Agissant en flagrant délit----------------------------------------------Vu les articles 53 et 54 du code de procédure pénale---------------Avisons immédiatement M. le procureur de la République à (T.G.I.), qui nous charge de procéder à une enquête------------------Vu les dispositions de l'article 60 du C.P.P.---------------------------Requérons le docteur (nom, prénom), médecin généraliste à (adresse) de bien vouloir nous rejoindre dans les meilleurs délais- ---A (heure), notons l’arrivée de Z, brigadier au sein du service local de police technique de (ville)---------------------------------------Assisté du brigadier Z-----------------------------------------------. ---Procédons aux constatations suivantes :-----------------------------L’endroit où repose le corps se situe en bordure de la route nationale (n°) à (X) kilomètres de la sortie sud de (ville)--------------A notre droite, c'est-à-dire en direction sud-est, un chemin de terre perpendiculaire à la route nationale (n°) conduit au quartier (nom). En contrebas de la route nationale, dans l'angle formé par l'embranchement de cette route avec le chemin du quartier (nom) nous trouvons une grange à 60 mètres environ, sur la bissectrice de cet angle. Les premières maisons du quartier (nom) sont situées à 400 mètres de cette grange. Au delà à 800 mètres du point où se trouve le cadavre, en direction de X..., nous rencontrons un second chemin de terre qui conduit, selon les dires de...(nom de témoins) à la villa de (nom du défunt).-----------------------------------------© INFPN – Tous droits réservés Page 29 2 - Le médecin requis prête serment sauf s'il est inscrit sur une liste d'experts. En matière de crime l'examen du corps est complet. L'O.P.J. déshabille le cadavre, assisté du médecin, procède à la description du corps et des vêtements qu'il saisit et met sous scellés, en présence de témoins. 3 - L'évaluation du "moment de la mort" permet de confirmer le cadre juridique de l'enquête. 4 - Le procureur de la République peut prescrire à tout O.P.J. de poursuivre l'enquête dans le cadre juridique que ce magistrat décide (art. 68 C.P.P.). Les prescriptions du procureur de la République n'ont pas à être formulées par écrit. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 30 Suite exemple 2 Suite P.V. n°723/1 - Affaire (nom, prénom) - homicide - 2 2 3 2 4 2 Version au 01/11/2010 page 2 ---Examinons le cadavre : il s'agit d'un homme, paraissant âgé de soixante-dix ans environ, vêtu d'un (description des vêtements)------Il gît sur le dos, les jambes légèrement repliées, la main gauche posée sur le bas-ventre, le bras droit collé au corps. La tête repose inclinée sur l'épaule gauche. Le visage est maculé de sang, la chevelure clairsemée et blanchie, est souillée de sang-----------------A ce moment de notre constat, sommes rejoints par le docteur (nom, prénom) auquel nous remettons une réquisition, dont copie est annexée au présent procès-verbal. Ce praticien, après serment prêté de faire son rapport et de donner son avis en son honneur et conscience nous assiste dans l'examen du corps-----------------------Au préalable, le brigadier Z prend des clichés photographiques du corps sous divers angles----------------------------------------------Relevons sur le front de la victime une blessure centrale de 7 cm de longueur environ, avec plaie contuse par laquelle s'est écoulé le sang dans diverses directions vers les cheveux le long des joues et de chaque côté du nez----------------------------------------------------Relevons aussi des blessures avec plaies contuses sur les joues et sur les maxillaires, avec écoulements sanguins sur le visage et vers le cou-----------------------------------------------------------------Sur le bas-côté de la route et après avoir pris toutes les dispositions pour préserver la décence du corps du défunt, procédons à son déshabillage--------------------------------------------Le thorax et l'abdomen, le dos, le bassin et les jambes ne portent aucune trace pouvant intéresser notre enquête----------------Le docteur (nom), nous indique que la mort remonte approximativement à (X ou Y heures). Elle semble résulter des nombreux coups portés à la tête et au visage de la victime, par un instrument contondant----------------------------------------------------Le médecin constate également d'autres traces de coups sur le cuir chevelu du défunt. L'écoulement sanguin principal souillant le visage et la chevelure, provient de la blessure frontale----------------Ce praticien, son examen terminé, nous indique qu'une autopsie est nécessaire pour éclairer la justice aux fins de définir avec plus de certitudes les causes précises qui ont entraîné la mort. Il nous avise qu'il nous fournira dans les meilleurs délais un rapport écrit et détaillé de ses constatations pour être joint à la présente procédure ---Poursuivons nos investigations----------------------------------------Examinons les vêtements. Sous une veste de laine bleu-marine, la victime portait un pull-over de même couleur et une chemise de coton blanche. Les vêtements sont maculés par le sang qui a coulé du visage le long du cou. La partie inférieure du corps est revêtue d'un pantalon gris en tergal, d'un slip de coton blanc, d'une ceinture en tissu élastique de couleur noire et de chaussettes de laine grises----------------------------------------------------------------Constatons que le bas du pantalon, dans sa partie postérieure, est maculé de terre et de poussière du chemin-------------------------Notons également que la partie montante des chaussures de la victime, sur le côté arrière de la cheville, au-dessus du talon, est, elle aussi, souillée de terre-----------------------------------------------A ce moment de notre constat, M. le procureur de la République arrive sur les lieux. Lui rendons compte du résultat provisoire de nos investigations qu'il nous demande de poursuivre en flagrance après avoir précisé qu'une autopsie sera pratiquée et le corps transporté pour ce faire à (endroit de l'autopsie)-----------Requérons le service des pompes funèbres de (ville) aux fins de (mission)---------------------------------------------------------------Mentionnons que le brigadier Z prend des photographies du cadavre dévêtu et notamment plusieurs clichés en plan de détail. Il pratique un curetage des ongles de la victime et procède à des © INFPN – Tous droits réservés Page 31 2 - Le médecin requis prête serment sauf s'il est inscrit sur une liste d'experts. En matière de crime l'examen du corps est complet. L'O.P.J. déshabille le cadavre, assisté du médecin, procède à la description du corps et des vêtements qu'il saisit et met sous scellés, en présence de témoins. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 32 Suite exemple 2 Suite P.V. n°723/1 - Affaire (nom, prénom) - homicide page 3 2 recherches d’indices sur le corps. Il nous informe que les recherches s’avèrent négatives-----------------------------------------Saisissons et plaçons sous scellés couverts séparés numérotés de un à huit les vêtements de la victime, à savoir :-----------------Scellé n° un : une veste de laine bleu marine, tachée de sang, taille 50-----------------------------------------------------------------Scellé n° deux : un pull-over bleu marine en laine, taché de sang, taille 46---------------------------------------------------------------Scellé n° trois : un pantalon en tergal gris, souillé de poussière, taillé 42-----------------------------------------------------------------Scellé n° quatre : une chemise blanche en coton, tachée de sang, taille 3-------------------------------------------------------------------Scellé n° cinq : un slip coton de couleur blanche--------------------Scellé n° six : une ceinture en tissu élastique de couleur noire-----Scellé n° sept : une paire de chaussettes de laine, grise------------Scellé n° huit : une paire de chaussures basses, en cuir noir, taille 42, souillées de poussière, au dos de la cheville.-----------------Le brigadier Z nous informe qu’il prend des photographies des dits lieux sous divers angles ainsi que des mesures en vue de dessiner un plan côté des lieux qu'il nous adressera ultérieurement, accompagné d’un album photographique--------------------------------Continuant nos investigations, nous ne découvrons aucun autre indice susceptible d'intéresser l'enquête------------------------------- ---Laissons sur place le gardien (nom). Accompagné du brigadier Z, nous rendons à pied vers la villa qui nous a été signalée par M. (nom des témoins), comme étant le domicile de la victime------------------------------------------------------------- ---Longeons la route nationale (n°) sur 800 mètres. Examinons avec l'aide de nos assistants les deux côtés de cette route et la chaussée elle-même. Nous ne découvrons aucun indice intéressant l'enquête. Arrivons à un embranchement de la route nationale (n°) avec un chemin de terre qui conduit, selon les dires des deux témoins au domicile du défunt-------------------------------------------Nous engageons sur ce chemin et n'y remarquons aucun indice particulier. Après 100 mètres environ de parcours, nous arrivons devant une clôture d'enceinte d'un mètre cinquante de hauteur. Nous la longeons sur une dizaine de mètres jusqu'à un portillon. Le (requérant) nous indique que nous nous trouvons devant la villa de la victime------------------------------------------------------------------Remarquons sur le portillon une boîte à lettres portant l'indication : "M. (nom - prénom du défunt)"----------------------------Cette habitation est la première des cinq autres existant dans les parages et distante de 100 mètres de la plus proche-------------------Présumant que le crime a pu être commis en ce lieu, par le portillon laissé grand ouvert, pénétrons dans un parc agrémenté d'une pelouse traversée par une allée centrale en terre battue-----Remarquons sur le sol deux traces parallèles, distantes l'une de l'autre de vingt centimètres environ. Ces traces partent du perron de la villa et aboutissent au portillon du parc, donnant l'impression qu'un corps ou un objet assez lourd a été traîné le long de cette allée. Chargeons le gardien de la paix (nom) de la préservation de ces traces, et d'interdire l'accès du parc---------------------------------Constatons qu'aucune trace suspecte n'est visible sur le perron----Le brigadier Z procède à toute recherche, tous relevés et prélèvements utiles à notre enquête-------------------------------------La villa, de construction ancienne, est silencieuse et aucune lumière n'apparaît de l'extérieur. Elle comprend un rez-de-chaussée et un étage. La façade de 15 mètres de longueur environ présente une porte d'entrée centrale et cinq fenêtres, deux pour le rez-dechaussée, trois pour l'étage, qui s'ordonnent symétriquement par rapport à la porte----------------------------------------------------Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 33 5 - L'introduction dans un domicile dans un but de constatations en l'absence de tout occupant nécessite la présence de deux témoins, quel que soit le cadre d'enquête. Si cette introduction dans le domicile a lieu en dehors des heures légales (entre 21 H et 6 H), l'O.P.J ne pourra l'effectuer que dans le but de porter secours à personne en péril et visera l'article 223-6 du code pénal. Une fois dans les lieux, l'O.P.J procédera aux constatations d'usage. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 34 Suite exemple 2 Suite P.V. n°723/1 - Affaire (nom, prénom) - homicide - page 4 5 Version au 01/11/2010 ---Sur chacune des faces latérales de 10 mètres de longueur environ, remarquons également trois fenêtres, deux à l'étage et une au rez-de-chaussée-------------------------------------------------Frappons à plusieurs reprises sur la porte d'entrée que nous trouvons entrouverte de quelques centimètres-------------------------Nous ne relevons aucune trace d'effraction sur cette porte---------Ne recevons aucune réponse à nos appels---------------------------A (heure), en la présence constante et effective des deux témoins, assisté du brigadier Z du S.L.P.T., pénétrons à l'intérieur de la villa------------------------------------------------------------------Constatons que la porte d'entrée donne accès à un couloir central. Dans ce couloir, à notre droite, deux portes s'ouvrent : l'une sur une salle à manger, l'autre sur une cuisine. A notre gauche, une seule grande porte donne accès à un vaste salonbureau. Au fond du couloir, une autre porte, celle des "toilettes"------Au premier étage, trouvons cinq autres pièces dont trois chambres à coucher, une buanderie, une salle d'eau. Ne remarquons aucun désordre, ni la présence d'autres personnes-------Au rez-de-chaussée, visitons le salon-bureau. N’y remarquons également aucun désordre, ni aucun indice susceptible d’orienter l’enquête------------------------------------------------------------------Pénétrons dans la salle à manger. Cette pièce mesure 6 m 50 sur 4 m. Remarquons à droite en entrant, qu’une commode fait face à un buffet "Empire". Entre ces deux meubles, se dresse une table ronde, entourée de quatre gros fauteuils du même style. Sur la table sont disposés en désordre divers papiers et quelques bibelots, dont une statuette en ivoire qui retient notre attention. Représentant un cheval cabré, cette statuette recèle dans les sillons d’ivoire figurant la crinière, de la nymphe, et dans les cavités des yeux, un liquide gluant que nous présumons être du sang. Dans ces sillons, relevons aussi mêlés au sang des cheveux gris-------------------------------------------------------------------------A notre demande, le brigadier (nom) prend une photographie de la statuette----------------------------------------------------------------Saisissons et plaçons sous scellé découvert n° neuf cette statuette d'ivoire, "arme" présumée du crime---------------------------L'examen des papiers et documents posés sur la table n'apporte aucun indice intéressant--------------------------------------------------Ouvrons les trois tiroirs du buffet "Empire"--------------------------Le tiroir de gauche est vide. Celui du centre contient une ménagère en argent noirci. Celui de droite renferme divers papiers disposés en désordre et un portefeuille contenant divers documents sans intérêts, ainsi qu'une carte nationale d'identité établie au nom de (restituer le contenu de la C.N.I.). Constatons que le portrait de ce document correspond à celui du cadavre-----------------------------Exhibons ce document à Mrs. (requérants) qui nous confirment qu'il s'agit bien du défunt (nom – prénom)------------------------------Découvrons dans la partie du portefeuille prévue pour recevoir les billets de banque, un récépissé de retrait d'espèces d'un guichet automatique du Crédit Agricole de...(ville) d'un montant de 460 euros (quatre cent soixante euros) en date du (date) et à (heure), soit (X heures) avant la découverte du cadavre de M. (nom - prénom). Constatons l'absence de toute somme de numéraire------------------------------------------------------------------Saisissons et plaçons sous scellé ouvert n° dix un récépissé de retrait d'espèces de 460 euros en date du (..) à (heure)---------------Examinons les autres meubles de la pièce. Ne découvrons dans le buffet et la commode que des objets divers sans valeur et du linge de maison--------------------------------------------------------- © INFPN – Tous droits réservés Page 35 6 - Les échantillons - prélèvements - relevés effectués sur les lieux sont également saisis et mis sous scellés. Le praticien de l'identité judiciaire conditionne ces scellés dans le respect des techniques de conservation puis les remet à l'officier de police judiciaire qui les saisit. 7 - L'apposition de scellés provisoires bien que faisant partie des prérogatives de l'O.P.J. est une mesure assez peu pratiquée. Les scellés sont constitués d'une pâte molle. La désignation d'un gardien (1) de scellés est obligatoire. Les scellés seront brisés en sa présence par le greffier en chef du tribunal d'instance lors de l'inventaire dressé par ce magistrat. (1) Rien ne s'oppose à la désignation d'un policier comme gardien de scellés. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 36 Suite exemple 2 Suite P.V. n°723/1 - Affaire (nom, prénom) - homicide - page 5 ---Examinons également les quatre fauteuils. Sur l'un d'eux placé en retrait de la table, relevons des taches noirâtres, trois sur le dossier, deux sur la banquette du fauteuil ; le docteur...(nom) nous précise qu'il s'agit vraisemblablement de sang humain-----------------Saisissons et plaçons sous scellé découvert n° 11 ce fauteuil style "Empire" au dossier et banquette recouverts d'un tissu velours vert clair----------------------------------------------------------Examinons enfin les murs de la pièce et le plancher. Sur les premières, ne relevons aucun indice. Par contre, le plancher bien entretenu et fraîchement ciré porte de nombreuses traces d'empreintes de chaussures à semelles striées qui pourraient être en caoutchouc-------------------------------------------------------------Constatons la présence de poussière de terre sur une de ces traces, à 10 cm du seuil de la porte d'accès à la pièce--------------6 ---Demandons au brigadier (nom) de procéder à des prises photographiques de ces empreintes et au prélèvement d'échantillons de terre. Saisissons et plaçons (…)------------------------------------------------------------------------------------------------Prescrivons au brigadier (nom) de procéder dans cette pièce à toutes autres recherches qu'il jugera utiles à la manifestation de la vérité. Après examen des meubles et de leur contenu, d'objets divers, des vitres de la fenêtre et de la fenêtre elle-même, il n'est découvert aucune trace papillaire pouvant intéresser l'enquête. Le brigadier Z prend des photographies de la pièce et établira un plan côté de la villa et du parc y attenant, qu'il nous fera parvenir ultérieurement accompagné d’un album photographique--------------Ne relevons aucun autre indice exploitable dans les différentes pièces de la villa, ni dans le couloir-----------------------------------7 ---Assurons personnellement en la présence des deux témoins la fermeture des issues et apposons un scellé provisoire dont nous établissons gardien M. (nom) lequel accepte cette responsabilité- - ---Invitons Mrs. (témoins) à se présenter au service à (heure) pour le recueil de leurs témoignages------------------------------------------Nos constatations terminées à (heure) regagnons le service- - - - ---Dont procès-verbal que nos assistants et Mrs (témoins), signent avec nous ainsi que les onze scellés constitués----------------------- Les Assistants ANNEXES Témoins Le (grade de l'O.P.J.) ---Annexons au présent :-------------------------------------------------Le rapport du docteur (nom) attribuant la mort à des coups portés avec violence sur le crâne et le visage par un instrument contondant, coups ayant provoqué des fêlures et contusions du crâne avec hémorragie-------------------------------------------------- ---Une copie de la réquisition adressée au docteur (nom)............ ---Une copie de la réquisition aux Pompes Funèbres pour transport au dépositoire de l'Institut médico-légal (ville)-----------------------Le (grade de l'O.P.J.) MENTION ---Les vérifications effectuées auprès du service de l'État Civil de (ville), établissent l'identité du défunt comme suit :-----------------M. (nom - prénoms) date et lieu de naissance - nationalité filiation - date du (mariage - divorce - veuvage) - descendance profession connue – adresse----------------------------------------- Le (grade de l'O.P.J.) Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 37 Exemple 3 : L'Officier de police judiciaire est appelé au domicile d'une personne qui ne répond plus aux appels depuis cinq jours. 1 - L'introduction dans un domicile n'est possible que si la loi l'autorise. La référence à l'article 74 du C.P.P. serait dans ce cas précis, prématurée, la présence d'un cadavre n'étant pas encore établie. 2 - L'O.P.J. se fait assister de toutes les personnes utiles à ses investigations. 3 - Description sommaire des lieux et de la situation, pour justifier des moyens utilisés. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 38 Suite exemple 3 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES-VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° /1 L'AN à: AFFAIRE nom, prénom Découverte de cadavre OBJET Saisine Transport sur les lieux Constatations 1 2 3 2 2 Version au 01/11/2010 (année) le (date) (heures) NOUS : nom, prénom grade, à la circonscription de S.P de (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---De permanence au service--------------------------------------------Sommes avisés téléphoniquement par M. (nom - prénom), concierge de l'immeuble (adresse précise) de ce que son voisin de palier, M (nom - prénom), âge, profession, vivant seul, sans famille connue, n'a pas donné signe de vie depuis 5 jours---------------------Agissant dans le but de porter secours à personne en danger (art. 223-6 du C.P.)-------------------------------------------------------Après avoir alerté les sapeurs-pompiers, nous transportons sur les lieux assisté des gardiens de la paix (noms - prénoms) du service---------------------------------------------------------------------A notre arrivée à (heure), sommes reçu par M. (concierge) qui confirme son appel téléphonique et nous conduit à la porte de l'appartement n° (..) situé au rez-de-chaussée de l'immeuble de 5 étages n° (..), (nom de la rue)-----------------------------------------L'unique porte d'entrée est verrouillée et la clé dans la serrure. Les volets sont clos et attachés de l'intérieur---------------------------M. (nom) ne répond pas à nos appels--------------------------------Les pompiers, arrivés sur place, réussissent avec un matériel approprié à refouler la clé qui tombe sur le sol.-------------------------Invitons M. (concierge) à nous ouvrir la porte avec le double de la clé qu'il détient, et de nous assister-----------------------------------En compagnie du concierge et des pompiers, pénétrons dans l'appartement dont nous faisons surveiller l'accès----------------------Découvrons, dans le couloir, le corps d'un homme pendu à une corde fixée à un crochet de forte dimension scellé dans le mur audessus de la porte de la cuisine située à gauche en entrant-----------Il s'agit d'un homme (description - vêtements - position des pieds par rapport au sol)-------------------------------------------------Constatons qu'une forte odeur de cadavre en décomposition a déjà envahi le logement--------------------------------------------------Vu l'article 74 du code de procédure pénale--------------------------Avisons M. le procureur de la République près le tribunal de Grande Instance de (ville), qui nous délègue aux fins prévues par ce texte--------------------------------------------------------------------Sollicitons l’intervention du service local de police technique de (ville)-----------------------------------------------------------------------Requérons également l'intervention du service des Pompes Funèbres (ville)------------------------------------------------------------M. (concierge) nous désigne le cadavre comme étant celui de (nom – prénom)-----------------------------------------------------------Dépendons ce dernier et l'allongeons sur le sol----------------------A (heure) constatons l'arrivée du médecin de permanence (nom - prénom - adresse), requis par nous aux fins d'examiner le corps et de déterminer les causes de la mort et du brigadier Z du S.L.P.T ---Le praticien prête serment de faire son rapport et de donner son avis en son honneur et conscience------------------------------------© INFPN – Tous droits réservés Page 39 4 - Le médecin requis sur les lieux, incapable de déterminer les causes exactes du décès peut refuser la délivrance du certificat de décès et conseiller une autopsie. Le praticien remet un rapport écrit de ses constatations. 5 - Dans le cas de découverte d'un écrit expliquant la volonté suicidaire du défunt, l'adjonction d'un autre écrit rédigé par le défunt est conseillée, dans l'hypothèse d'une expertise graphologique. Ces documents sont annexés avec les autres annexes. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 40 Suite exemple 3 Suite P.V. n°..../1 - Affaire (nom-prénom) - Découverte de cadavre page 2 4 5 ---En sa compagnie, procédons au déshabillage et à l'examen du corps-----------------------------------------------------------------------Au préalable, invitons le brigadier Z du S.L.P.T. à prendre des photographies du corps sous divers angles, de la corde et du crochet---------------------------------------------------------------------Constatons (description détaillée du cadavre, des traces, tâches, marques éventuelles sur le corps et les vêtements)--------------------A la fin de son examen, certaines marques sur le thorax et l'abdomen constatées sur le corps, ne pouvant être clairement identifiées (les décrire), le médecin refuse de délivrer le certificat de décès et nous indique qu'une autopsie est nécessaire pour éclairer la justice aux fins de définir avec plus de précisions les causes exactes de la mort. Ce médecin nous signale que la mort remonte à cinq jours environ. Il nous remet son rapport écrit et détaillé de ses constatations pour être joint au présent----------------Lui remettons une réquisition, dont copie sera jointe au présent---Poursuivons nos constatations en présence constante et effective de M. (concierge)---------------------------------------------------------Interpellé, M. (concierge) précise que la disposition des meubles et des objets n'a pas été modifiée------------------------------------(Ce paragraphe devra comprendre : la relation détaillée des constatations faites, notamment faire ressortir l'absence de traces de lutte et de désordre, la recherche d'une lettre éventuelle à annexer à la procédure avec si possible un autre écrit du défunt pour étude comparative) ---Procédons à la recherche des pièces d'identité du défunt et dans le tiroir gauche du buffet de la cuisine découvrons la carte d'identité de M. (nom - prénom) ainsi que son livret de famille, qui nous permettent de l'identifier comme suit : (nom - prénom filiation - date et lieu de naissance - profession - situation familiale enfants - domicile)--------------------------------------------------------Dans ce même tiroir, constatons la présence d'une somme de cent soixante euros (160 euros) composée de deux billets de cinquante euros et trois de vingt euros----------------------------------Appréhendons provisoirement (description) aux fins de (si absence de famille ou si le juge d'instance ne se déplace pas)--------Nos constatations terminées, rendons compte de nos investigations à M. le procureur de la République près le tribunal (....). Ce magistrat nous informe qu'une autopsie sera effectuée et nous ordonne de faire transporter le corps à (lieu de l'autopsie)- - - ---A (heure), le service des Pompes Funèbres de (ville) étant sur les lieux, faisons conduire le corps au dépositoire de l'Institut médico-légal de (ville). Établissons une réquisition à cet effet---------M. (concierge) nous précise qu'il ne connaît pas de famille au défunt----------------------------------------------------------------------Avisons M. le greffier en chef du tribunal d'instance de (ville) qui dépêche M. (nom) greffier sur les lieux. A son arrivée à (heure) remettons à M. (nom) la somme de cent soixante euros découverte, tandis qu'il procède à l'inventaire des lieux avant d'apposer des scellés sur la porte----------------------------------------Nos investigations terminées à (heure) invitons M. (concierge) à se présenter au service pour le recueil de sa déposition ce jour à (heure) ---Dont procès-verbal que M. (concierge) et nos assistants signent avec nous---------------------------------------------------------------- M. (concierge) Les Assistants Le (grade de l'O.P.J.) ---Une copie de la présente procédure sera transmise à M. le juge d'instance de (ville)----------------------------------------------------Le (grade de l'O.P.J.) Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 41 Suite exemple 3 : L'assistance à autopsie 1 - Instructions du magistrat - date et heure (Rappel : les prescriptions du procureur de la République n'ont pas à être formulées par écrit). 2 - Le médecin légiste, expert près d'une Cour d'appel n'a pas à prêter serment. Il est seul habilité à pratiquer une autopsie. 3 - Relation succincte des conclusions verbales du légiste. Date présumée du décès. Autres informations intéressant l'enquête (ex : présence ou non de traces de violences sexuelles, présence d'eau dans les poumons, etc...) ou concernant la personnalité de la victime (ex : puberté - virginité - maladies etc). 4 - Le médecin légiste établit le certificat de décès dès l'autopsie terminée. L'O.P.J. transmettra ce certificat à l'officier d'état Civil du lieu de découverte. Version au 01/11/2010 © INFPN – Tous droits réservés Page 42 Suite exemple 3 REPUBLIQUE FRANÇAISE PROCES-VERBAL MINISTERE DE L'INTERIEUR, L'OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L'IMMIGRATION DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE N° /1 L'AN à: AFFAIRE nom, prénom Découverte de cadavre OBJET Assistance à autopsie 1 2 3 4 MENTION Version au 01/11/2010 (année) le (date) (heures) NOUS : nom, prénom grade, à la circonscription de S.P de (ville) Officier de Police Judiciaire en résidence à : (ville) ---Etant au service--------------------------------------------------------Poursuivant l'enquête--------------------------------------------------Agissant en vertu de l'article 74 du code de procédure pénale------Conformément aux instructions téléphoniques de M. le procureur de la République près le tribunal de grande instance de (ville)--------Assisté de (nom - prénom - grade) du service local de police technique de (ville)-------------------------------------------------------Nous transportons à la morgue de (nom de l'institution) de (ville)-----------------------------------------------------------------------Où étant, sommes reçu par le docteur (nom - prénom) médecinlégiste, expert près la Cour d'appel de (ville) requis par le magistrat de procéder à l'autopsie du corps de (nom -prénom)-------A (heure), en notre présence, constatons que ce praticien commence les opérations d'autopsie requises---------------------------A l'issue de celles-ci, il apparaît ce qui suit :------------------------La mort est due à......... Elle remonte à environ---------------------Le docteur (nom) nous précise verbalement que le décès ne peut être dû qu'à une cause criminelle et que son rapport sera transmis directement à M. le procureur de la République. Il nous remet en outre un certificat de décès pour être transmis à l'Officier d'État Civil de la commune de ...(ville)----------------------------------Dont acte que notre assistant signe avec nous à (heure)--------L'Assistant Le (grade de l'O.P.J) ---Rendons compte des conclusions de l'autopsie à M. le procureur de la République près le tribunal de grande instance de (............). Ce magistrat nous donne comme instruction de lui transmettre notre procédure en l'état pour ouverture d'une information du chef d'homicide volontaire. Il nous charge en outre d'établir un extrait de notre procès-verbal aux fins d'inhumation------------------------Le (grade de l'O.P.J) © INFPN – Tous droits réservés Page 43