Ainsi va LAVI - LAVI - Association Lyon Aide Aux Victimes
Transcription
Ainsi va LAVI - LAVI - Association Lyon Aide Aux Victimes
1er semestre 2003 N°10 Publication gratuite Ainsi va LAVI Sommaire Loi du 4 mars 2002 Bon à savoir Statistiques 2003 LYON AIDE AUX VICTIMES – 100 H cours Lafayette – 69003 Lyon tél. : 04 78 60 20 21 – fax : 04 78 60 76 67 Email : [email protected] - Site : www.aidvic.asso.fr A propos de la loi du 4 mars 2002 Relative au droit des malades Informations diverses Pourquoi LAVI L Comme Lyon et comme Lien dans la ville. A Comme Aide trouvée dans une association avec des bénévoles qui donnent leur temps et leurs compétences. Vi Comme Victime et comme Vie pour se sentir rassuré et pour repartir mieux informé. Nous accueillerons volontiers toutes les remarques des lecteurs qui s'intéressent à notre "Ainsi va LAVI" Directeur de la publication : Chantal De Mey-Guillard Mise en page : Jacques Lopvet Arnaud Billard Nombre de tirages : 1.000 Imprimé par MEDCOM avec l'appui de la SMERRA En tant que citoyens, nous nous souvenons de l’année qui vient de s’achever comme étant celle des dernières élections présidentielles et législatives marquées par les bouleversements que l’on sait, mais en tant qu’association d’aide aux victimes, nous nous en souvenons comme celle où a été promulguée la loi N°2002-303 du 4 mars 2002 (J.O. du 5 mars 2002) relative aux « Droits des malades et à la qualité du système de santé » dont les décrets d’application viennent de paraître. Bien sûr, cette loi a ses détracteurs et elle n’et pas parfaite mais si Papon en a profité, de vrais malades emprisonnés aussi et si les témoins de Jéhovah l’invoquent en préférant la mort à une transfusion sanguine, la jurisprudence a estimé très justement qu’il fallait avant tout préserver la vie. Elle sera améliorée mais elle est déjà éminemment bénéfique car elle accroît les droits des malades, donc des victimes de la vie et facilitera leur indemnisation : nous ne pouvons que nous en réjouir. C’est ainsi que désormais est reconnu aux patients le droit absolu à l’accès aux documents médicaux le concernant : le texte précise que l’information peut être donnée directement au patient ou par l’intermédiaire d’un médecin qu’il désigne. La loi et son décret d’application du 29 avril 2002 disposent que la demande doit être effectuée auprès de la direction de l’hôpital, la communication par le chef de service et l’envoi ou la remise réalisée dans un délai de 8 jours. N’est-il pas étonnant que les Français si épris de liberté et de reconnaissance de leurs droits depuis 1789 aient dû attendre le début du XXIème siècle pour obtenir le droit de savoir de quelle maladie ou traumatisme ils ont souffert et comment ils ont été soignés ? Par ailleurs, la loi du 4 mars 2002, dans son titre II intitulé « Démocratie sanitaire » affirme les droits des personnes malades, accentue la portée du devoir d’information du patient, confirme la nécessité de recueillir l’expression de sa volonté. D’autre part, l’article L. 1111-6 du Code de la Santé Publique crée une nouvelle notion, la personne de confiance. Désormais, chaque citoyen peut désigner une personne de confiance. 1 -Suite au verso - Il fallait penser aux personnes sous tutelle ou sous curatelle, aux personnes inaptes à consentir à des soins, aux personnes âgées ou diminuées physiquement ou psychiquement ou simplement fragiles et non protégées juridiquement , aux personnes vulnérables n’ayant ni famille, ni proche. Désormais à toutes ces victimes de la vie peut être désignée une personne de confiance qui peut être un parent, un proche ou le médecin traitant qui sera consulté au cas où…(art. L. 111-6 Code de Santé Publique). Certes c’est le patient qui prend avec le professionnel de santé les décisions concernant sa santé, mais la personne de confiance est là pour l’assister et suppléer à son éventuelle inaptitude à décider. Le médecin peut donc avoir désormais trois interlocuteurs : son patient, la famille et la personne de confiance. Quant à l’art. 1111-4 il semble consacrer le droit du patient au refus de soin et par conséquent faire primer l’opposition à toute transfusion sanguine faite par un témoin de Jéhovah sur sa nécessité absolue pour le maintenir en vie. Mais la jurisprudence postérieure à la loi (décisions des Tribunaux Administratifs de Lyon et de Lille et du Conseil d’Etat) a confirmé des décisions antérieures et décidé que la volonté du médecin devait l’emporter sur celle du malade si ce dernier « venait à se trouver dans une situation extrême mettant en jeu un pronostic vital ». La raison et la sagesse, le sens du devoir, l’humanité l’emportent donc sur des convictions spirituelles, certes honorables, mais assassines : la vie d’abord, la vie avant tout. Nous rappellerons, seulement pour mémoire car cela ne concerne pas directement les victimes d’agressions ou d’accidents dont nous avons la charge, que la loi du 4 mars 2002 traite aussi de : - la dématérialisation des données médicales et des enjeux de leur hébergement - la chirurgie esthétique - l’organisation de certaines professions para médicales : infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, pédicures – podologues, - - - orthophonistes, orthoptistes, ostéopathes et chiropracteurs (art. 75). La nécessité d’améliorer la protection de la santé par la prévention avec la création de Conseils Régionaux de santé La création de réseaux de santé qui se substituent aux réseaux de soins afin de promouvoir un mécanisme d’organisation de soins : favoriser l’accès aux soins, la coordination des prises en charge sanitaire, participer à des actions de santé publique. L’indemnisation de l’aléa médical par la création de commissions régionales de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales. La loi du 3 janvier 1977 a crée la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) et ses dispositions ont été depuis lors et à plusieurs reprises modifiées dans un sens favorable aux victimes. La loi du 5 juillet 1985 a permis « l’amélioration de la situation des victimes de la circulation et l’accélération des procédures d’indemnisation ». La loi du 15 juin 2000 renforçait non seulement la présomption d’innocence mais aussi les « droits des victimes ». La loi du 4 mars 2002 accroît les droits des malades c’est à dire notamment les victimes de violences ou d’accidents que nous recevons tous les jours. En un quart de siècle beaucoup a été fait en faveur des victimes et ces 2 dernières années notamment mais il ne sera jamais trop fait. Au législateur de légiférer car un Etat n’est respectable que s’il respecte toutes les victimes de la vie. A nous d’écouter ces victimes, de les conseiller, de les informer, de les réconforter, de les aider : c’est ce que nous faisons avec tout notre cœur. Pierre COHENDY DERNIERE MINUTE… Nous avons écrit tout le bien que nous pensons de la loi du 4 mars 2002 tout en précisant qu’elle n’était évidemment « pas parfaite » et qu’elle « serait améliorée » : c’est chose faite par la loi du 30 décembre 2002 qui introduit quelques nouveautés, procède à des ajustements et précise certaines règles. C’est ainsi qu’elle prévoit trois nouveaux cas dans lesquels l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales(ONIAM) est tenue d’indemniser les victimes : cela intéresse notamment les victimes de la maladie de Creuzfeldt – Jakob. De même cette nouvelle loi précise des ajustements d’ordre financier et procédural ainsi qu’au regard du droit provisoire. Enfin elle précise les modalités d’assurance pour les professionnels et les établissements de santé. D’autres modification seront apportées dans les mois ou les années à venir mais l’essentiel est fait et « la machine » est en route. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Pierre COHENDY BoN à SaVoIr… Vol ou perte de portable Depuis le 1er juin 2002, les téléphones portables volés ou perdus peuvent être rendu inutilisables sur information de l’opérateur. Il suffit de communiquer le numéro « IMEI » du téléphone concerné, après dépôt de plainte.(le numéro IMEI est indiqué lors de l’achat ou sur l’écran du portable en composant *#06#) Saisie bancaire En cas de saisie sur un compte bancaire, le titulaire du compte a la possibilité de demander à sa banque, sur un imprimé spécifique, de disposer d’une somme correspondant au RMI( ou au montant de solde créditeur si celui-ci est inférieur) Projet justice Des juges non professionnels pourraient être nommés pour 7 ans maximum sur la base d’une activité d’une demi-journée par semaine. Ils auraient compétence pour les petits litiges(inférieur à 1 500€) et certaines infractions pénales légères. Conseil de Prud’Hommes La compétence du Conseil de Prud’Hommes est portée en 2003 à 3 830€, en dernier ressort. En dessous de cette somme, l’appel n’est pas possible et le recours doit avoir lieu devant la Cour de Cassation. Aide Juridictionnelle Comme toutes les années, les seuils de revenus nets mensuels qui permettent d’obtenir l’aide juridictionnelle ont été revalorisés au 1er janvier 2003. Ils s’établissent ainsi : * 816 € pour l’aide totale * 1 223 € pour l’aide partielle * 93 € majoration par personne à charge ITT et IPP de quoi s’agit-il ? L’ITT est l’Incapacité Temporaire Totale. Elle ne correspond pas forcément à un arrêt de travail. L’IPP est l’Incapacité Permanente Partielle. Elle correspond aux séquelles, c’est à dire aux atteintes corporelles qui ne disparaîtront pas. Statistiques 2003 Les victimes accueillies à LAVI du domaine pénal représente 79% soit une augmentation de 9% sur 2002 : 568 dossiers + 7 (soutien psychologique immédiat sur site). Coups et blessures volontaires arrivent en tête des qualifications pénales (56%) comprenant les atteintes aux personnes (viols, agressions sexuelles, homicides, dommages corporels) puis, les vols et les escroqueries (21%). Pourcentage Répartition entre pénal (1) et civil (2) 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Coups & blessures volontaires 56% Vols et escroquerie s 21% Autres 23% 1 2 NOS REUNIONS DEBATS Nos réunions - débats se tiennent le premier lundi du mois à notre siège de 16h15 à 17h15 sur un thème animé par un intervenant extérieur. 7 avril 2003 : La CIVI. 5 mai 2003 : L’aide juridictionnelle. 2 juin 2003 : La mobilisation d’une association dans un accident collectif. (Le Secours Catholique) 8 octobre 2003 : Le collectif associatif (CISSRA) de l’agence régionale de l’hospitalisation. 5 novembre 2003 : Une responsable du « Réseau Santé » nous présentera l’association. 3 décembre 2003 : Le harcèlement et la médiation. Tous les adhérents de l'association peuvent assister à ces réunions-débats. Etre adhérent de vous en coûtera 15 € en 2003 ! NOS PERMANENCES - LYON 3ème : - Siège de l’association 100H, cours Lafayette, Lyon 3ème - 2ème entresol Tél : 04 78 60 20 21 Du lundi au vendredi de 14h30 à 17h sur RDV et vendredi matin. Accès : bus 1 arrêt Duguesclin ; parking place de l’Europe - Palais de Justice 67 rue Servient à Lyon 3ème - rez-de-chaussée le lundi, mardi et vendredi de 14h à 17h. - BRON : Maison de Justice 3 – 5 rue Carnot à Bron - Tél. 04 78 26 49 39 le 2ème, 4ème et 5ème jeudi du mois de 14h30 à 17h. - PIERRE-BENITE - Local des permanences 67, rue Roger Salengro le 1er mercredi du mois de 14h30 à 17h30 - RILLIEUX - Antenne de Justice 87 av. de l'Europe à Rillieux - Tél. 04 37 85 10 50 le mardi de 14h30 à 17h. - OULLINS - Mairie d'Oullins Place Roger Salengro 2ème mercredi du mois de 14h à 16h30 - MEYZIEU - Antenne de justice 72, rue de la République - Tél : 04 37 44 17 80 3ème jeudi du mois de 10h à 12 h - NEUVILLE-SUR-SAONE - Pavillon des retraités 8, rue Pierre Dugelay - Tél : 04 78 91 30 64 Mardi pair de 10h à 12h - GENAY - Maison des associations 64, rue des Ecoles - Tél : 04 78 91 61 43 Mardi impair de 10h à 12h - ForMatiOns Des journées de formation sont proposées pour les acteurs du secteur social qui accueillent du public. Ces formations entrent dans le cadre de la formation continue. La journée de Formation aura lieu le lundi 15 septembre, elle est ouverte à toute personne intéressées. Elle aura pour thème les nouveautés en matière d’aide aux victimes sur les plans juridique et psychologique. Pour les prises de rendez-vous et tout autre renseignement : Permanence téléphonique au 04.78.60.20.21 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h du lundi au vendredi et pendant les permanences. Les suivis psychologiques sont assurés par une psychologue au siège de l'association et sur rendez-vous. Pour tous renseignements et inscriptions, merci de nous contacter au 04.78.60.20.21. - LYON AIDE AUX VICTIMES 100H cours Lafayette – 69003 LYON – tél : 04 78 60 20 21 – fax : 04 78 60 76 67 – E-mail : [email protected] C O T I S A T I O N 2003 Nom et prénom …………………………………………………………………. Adresse …………………………………………………………………………………………………………….…..… ………………………………………………… Téléphone ………………………………….. ❏ ❏ ❏ Votre participation financière est un soutien pour notre action. Membre adhérent (cotisation : 15 €) Membre bienfaiteur (cotisation : 40 €) Don……………………….. Chèque à l'ordre de Lyon Aide aux Victimes à envoyer au 100 H cours Lafayette – 69003 LYON