Lens : l`imagerie médicale continue sa mue au centre hospitalier
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Lens : l`imagerie médicale continue sa mue au centre hospitalier
LaVoixduNord.fr 24 septembre 2015 Lens : l’imagerie médicale continue sa mue au centre hospitalier Au sein du pôle médico-technique et transversalité, l’imagerie médicale du CH Lens constitue une pièce importante du dispositif hospitalier. Toutes interventions confondues ce sont environ 280 à 300 personnes/jour qui sont prises en charge. L’occasion de s’arrêter un peu dans le service. Le dernier né des scanners lensois en pleine activité. Il en existe trois en tout au CH Lens ainsi que deux IRM. PHOTO SEVERINE COURBE Le Dr François Durand est responsable de l’unité d’imagerie médicale du CH Lens. PHOTO SEVERINE COURBE Deux scanners dont un tout neuf (notre photo), trois IRM dont deux dotés de tunnels larges, une bonne dizaine de médecins, une cinquantaine de personnels au total au sein du service de l’imagerie médicale… Cette logistique dédiée constitue l’un des leviers importants du CH Lens. On trouve son origine quelque part dans l’obligation de répondre à une demande forte dans un bassin de vie très peuplé et pas assez soucieux des problématiques de santé. Un constat qui se vérifie dans l’ensemble des services ; l’imagerie médicale n’échappe pas à la règle. Les statistiques donnent une idée de l’activité. En 2014, un peu plus de 13 000 patients ont bénéficié de 14 000 scanners. 12000 autres ou à peu près ont pu passer une IRM, etc. Optimiser les pratiques Le centre hospitalier fait face. « Plutôt bien » admet François Durand, directeur du service qui attend cependant avec impatience la mise en service d’une nouvelle salle, spécifiquement aménagée pour l’imagerie médicale : « Un endroit qui permettra d’optimiser les pratiques ; c’était absolument indispensable en attendant la mise en service du nouvel hôpital du territoire. » Cette nouvelle organisation sera effective au mois de novembre. Au-delà de cet horizon, François Durand et son équipe ont été consultés afin de préparer l’échéance 2020. Idéalement, l’imagerie devrait être davantage présente physiquement au niveau du service des urgences. Ce n’est pas le cas actuellement. Or, c’est Merci de ne pas diffuser ce PDF. Reproduction réalisée avec l'autorisation du CFC. la principale « source » de patients pour le service, loin devant toutes les autres. Pour le reste, l’idée d’un vaste plateau avec un accès direct depuis les parkings a été évoquée. « Cette optimisation était impossible sur le site actuel de l’hôpital ; Ici, le patient doit d’abord chercher longtemps à se garer à l’intérieur de l’enceinte. » Hôpital numérique Au-delà de ce simple aspect des choses, le Dr Durand connaît parfaitement les forces et faiblesses de l’imagerie. Pour résumer brièvement sa pensée, sur une échelle de 1 à 10, le chef du service mettrait bien la note de 10 pour la qualité des IRM ; 7 ou 8 pour celle des scanners ; 6 à 7 pour les échographies et 10/10 pour les mammographies. Le passage à l’hôpital numérique devrait encore améliorer ce constat. Dans cinq ans, le docteur Durand devrait être encore sur la brèche. Ce sera son premier déménagement hospitalier. En chiffres Les chiffres 2014 de l’imagerie 62 108 radiologies conventionnelles qui sont réalisées par le service de l’imagerie médicale. 1343 mammographies 4712 échographies 14 228 scanners 12165 IRM 4176 angiographies Les chiffres du CH Lens 2874 : le nombre de salariés de l’hôpital de Lens. 36 084 entrées en hospitalisation conventionnelle Taux d’occupation des lits : 80, 8 % en hospitalisation conventionnelle. François Durand: «La priorité absolue ? Toujours mieux s’adapter et vite» François Durand est responsable de l’unité de l’imagerie médicale au sein du Centre hospitalier de Lens depuis 1999. Il dispose donc du recul nécessaire pour évoquer sa spécialité. Après seize ans d’expérience au sein du service d’imagerie médicale du CH Lens, expliqueznous ce qui a fondamentalement changé dans votre spécialité ? « On fait beaucoup mieux aujourd’hui ce qu’on faisait avant. C’est dû en grande partie à l’amélioration constante des technologies de l’imagerie médicale et à la capacité des personnels à s’adapter à cette évolution. Les constructeurs ont su optimiser leur matériel. L’arrivée du numérique a révolutionné les techniques et les manières de procéder. Un nouvel outil (scanner ou IRM) est amorti sur sept ans environ. Au-delà, il faut penser à passer à autre chose quand c’est possible. On peut toujours améliorer les performances des machines existantes ; on le fait à Lens du reste notamment avec un scanner qui avait été acquis en 2003. Cela donne de bons résultats mais l’évolution technologique est telle qu’il faut rapidement investir sur des matériels neufs » Cela change quoi pour les patients cette course à la technologie de pointe ? « Dans les années 1990, il fallait trois secondes pour avoir une image précise et exploitable. Aujourd’hui, ces mêmes trois secondes nous permettent d’analyser environ deux mille images. Cela débouche évidemment sur une optimisation du diagnostic donc une meilleure prise en charge. Autre chiffre révélateur., une simple radiographie en coupe avec 256 détecteurs incorporés permet de procéder idéalement à un seul examen du patient sous 256 angles différents. C’est beaucoup de temps gagné donc de l’efficacité. On en revient toujours à ce principe. » L’hôpital public peut-il faire face aux enjeux de l’optimisation des soins ? À Lens, je suis arrivé à une époque difficile (en 1999) et pourtant, je suis toujours là. Le centre hospitalier a pu s’adapter malgré des marges de manœuvres financières pas toujours évidentes. Aujourd’hui j’ai le sentiment que la direction de l’établissement et l’État ont conscience des enjeux de demain. Cela implique derrière l’obligation de conserver toute notre part de haute technologie, un des enjeux se trouve là. Il se trouve aussi dans la capacité d’attirer des médecins spécialistes (des radiologues en particulier) dans la fonction publique hospitalière ce qui est loin d’être simple. En quinze ans de temps, j’ai constaté l’embauche d’1,5 spécialistes supplémentaires. C’est trop peu bien entendu. Merci de ne pas diffuser ce PDF. Reproduction réalisée avec l'autorisation du CFC. Le secteur privé attire davantage les internes qui finissent leurs études. » En attendant le nouvel hôpital, de quoi doit être fait l’avenir immédiat ? « Je crois aux vertus de la radiologie interventionnelle, celle qui permet au patient de venir ici au centre hospitalier dans la journée pour subir un examen radiologique et recevoir des soins avant de ressortir le soir même. C’est ça l’avenir immédiat. On le fait déjà bien sûr mais il faut pousser beaucoup plus loin sur cette voie. » YVES PORTELLI Merci de ne pas diffuser ce PDF. Reproduction réalisée avec l'autorisation du CFC.