N° 90 – Septembre 2010 SPECIAL Prix EISA
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N° 90 – Septembre 2010 SPECIAL Prix EISA
www.dvsm.fr DOSSIER JEUX VIDÉO Une fin d'année 2010 en plein mouvement N°90 – Septembre 2010 – 8,90 euros BERLIN IFA 2010 La cinquantième édition LE TERRAIN : TÉLÉCOMS : PRIX EISA Zones commerciales en émoi Les usages de vos clients Tous les lauréats 2010 - 2011 AVEC ASTRA, VOTRE CLIENT EST TOUT DE SUITE BIEN ORIENTÉ ! VOS CLIENTS SATISFAITS... 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Rencontre avec René Aubertin, président de la filiale européenne 46 EN LIGNE AVEC LE TERRAIN Clarion a ouvert un site dédié à sa distribution. Découverte… 6 DVSM INFOS 48 TÉLÉCOMS : MOBILES ATTITUDES Des informations que les pros du terrain doivent connaître Attitudes et habitudes de nos fidèles clientèles 20 PRIX EISA : LES RÉCOMPENSES 2010-2011 Tous les lauréats honorés par la presse spécialisée européenne cette année 24 L’IFA : 50 e SÉANCE L’événement de Berlin comme si nous y étions déjà ! JEU VIDEO : L'ETAPE CRUCIALE 53 LE JEU VIDÉO EN MOUVEMENT 27 A MARGES FORCÉES Le jeu vidéo à l’aube d’une saison sous le signe de l’offensive Adrénaline et tensions nerveuses sur fond de concurrence réglementée 56 MICROSOFT JOUE SUR LE MAINS LIBRES Christian Moulin, de Microsoft France, dévoile des perspectives étendues pour Kinect 29 HAUTES GAMMES ET MOMENTS FORTS A travers un salon à succès, la quête d’autres visibilités 57 NINTENDO CIBLE PLUS LARGE 32 LES TABLETTES MAGNIFIÉES Stephan Bole et Philippe Lavoué, de Nintendo France, tracent les contours d’un marché étendu Archos nous dévoile sa génération 8 : les plus belles tablettes à vendre sont là 60 TITRES À VENDRE Les éditeurs pour le ludique annoncent aussi de belles opportunités 62 TERRAIN : ZONES EN ÉMOI Quand la concurrence pousse sur des terrains fertiles DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine N° 90. 34 NOUVELLE IMAGE : Parution du 2 septembre 2010. Prix du numéro : 8,90 euros. Abonnements : un an (10 numéros) : 89 euros Deux ans (20 numéros) : 178 euros. FIN DES ANNÉES SAGES La photo numérique vers ses nouveaux horizons 38 RENCONTRE AVEC FUJIFILM RÉDACTION, PUBLICITÉ, ADMINISTRATION, ABONNEMENTS : BP 50119 - 93271 Sevran Cedex. Tél. : 01 43 83 41 24 Fax : 01 43 83 26 33 - Email : [email protected] RÉDACTEUR EN CHEF : Yves Dupré. ASSISTANTE : Véronique Duhamel. PRINCIPAUX COLLABORATEURS : Geneviève Beauvarlet, Maria Geyer, André Jull, Jérôme Larpège. DIRECTEUR ARTISTIQUE, 1 RÉDACTEUR GRAPHISTE : Max Pagis. COORDINATION : Christine Silvand. Renaud Thierry évoque pour DVSM le Fujifilm d’aujourd’hui et des saisons à venir 40 UNE AUTRE VISION DE L’ACCESSOIRE Une stratégie pour des ventes essentielles que Hama transpose à sa façon ER PUBLICITÉ : au support. Imprimé en France. Dépôt légal : à date de parution. ISNN, 1626-7702. 42 LE FEUILLETON DE LA 3D * DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine est une publication éditée par Retail Dynamik France* SARL. 73-75, rue de la Plaine. 75020 - Paris. GÉRANT, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : B. Sailliard. Reproduction, même partielle, interdite. Tous droits réservés pour tous pays * Marques déposées. La nouvelle image se propulse dans les trois dimensions. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 3 EDITO L ’été est derrière nous. Entre quelques épisodes caniculaires, de classiques spasmes orageux, d’ultimes espoirs à propos d’un ballon rond, des montées de cols sans rebondissement et des rebondissements lancinants dans les imbroglios entre responsables de haut niveau et citoyens fortunés, la saison estivale s’est promenée, ballottée par les fatigantes rengaines de l’actualité. Drôle de musique d’ailleurs. La moindre note émise par un média s’y retrouve désormais reprise illico par presque tous les autres, dans une cacophonie où l’originalité et le sérieux dans la recherche de l’information sont broyés. Presse écrite, radio,TV, info en ligne : la convergence négative est totale. Incroyable dérive pour ces médias que l’on aurait pu croire émancipés et qui, au risque de se perdre, ne semblent plus guère que lorgner sur les dépêches des copains, fouiller les poubelles, se gargariser d’écoutes, et se repasser comme dans un infernal copier-coller quelques immondices aux relents pestilentiels. La presse fait donc des « affaires ».Tout y passe. Football, cyclisme, petits arrangements entre peoples, rien ne semble plus compter que le détail supposé amorcer le scandale dopant audiences et diffusions. Quel rapport avec l’électronique ? Plus qu’on ne l’imagine. D’abord, au moment où le numérique est en passe de s’installer dans l’univers de l’écrit qui, il ne faudrait pas que certains viennent un jour accuser la science des électrons d’avoir porté un coup fatal aux gazettes en papier. Si celles-ci veulent survivre au raz-de-marée probable des gazettes tactiles, peutêtre faudrait-il qu’elles songent à mieux se différencier. Ensuite, l’électronique est, elle aussi, au cœur de ses rayons, victime collatérale d’une déconcertante dérive dans l’analyse pertinente de l’information. Sur le plan conjoncturel, comment ne pas remarquer le contraste entre les discours sur la consommation décrite comme défaillante, et une réalité fort différent ? Ainsi, le malaise économique rabâché n’a pas empêché les téléviseurs de se vendre à des rythmes records. Oui, mais grâce au Mondial, peut-on rétorquer. Pourtant, dans le même temps et sans effet Mondial, les automobiles se sont aussi vendues davantage. Oui, mais grâce à une prime (les ventes se replient quand elle s’efface) et de gros efforts commerciaux. Reste que sous l’effet d’une bonne stimulation et d’opérations dynamiques, les consommateurs ont acheté davantage de véhicules. Et sur le front de la photo numérique, sans prime et sans Mondial, les ventes se révèlent également soutenues, au minimum stables. Alors, la crise, où est-elle ? Grave et très présente, comme l’affirme le camp des chroniqueurs catastrophistes, ou réelle (c’est certain), mais très exagérée, et de surcroît entretenue par cette teneur négative que nous distille une proportion démesurée de ceux qui informent, comme le soutiennent d’autres économistes aux compétences pas davantage contestables que celles des pessimistes patentés.A n’en pas douter, et alors que sur des secteurs importants, les tendances s’avèrent positives, la petite tragédie quotidienne des médias crée un climat de malaise dont notre société se passerait bien. Sans oublier la floraison de multiples reportages « façon » journalisme d’investigation, à l’aide desquels les médias jouent à nous faire peur. Les produits alimentaires comme les éléments de notre environnement, YVES DUPRÉ décoration, vêtements, etc. débordant de substances cancérigènes y sont d’éminentes rédacteur en chef vedettes.Tout comme leurs emballages, qui transpirent de choses qui tuent. De quoi suralimenter l’inquiétude collective et introduire un doute malsain dans l’esprit du public. Lequel, dans ce tourbillon, en oublierait presque que tout individu gagne chaque année quelques semaines d’espérance de vie. Ce qui génère même un problème pour le financement des retraites. Lesquelles sont tout naturellement promises étriquées, voire incertaines. En résumant, nos semblables subissent une crise dans un climat de corruption et de scandale permanent, au milieu d’un environnement pathogène, et n’auront plus demain les moyens ni de se loger, ni de se nourrir ou de se soigner… Joli programme ! A l’heure où certains éditorialistes ne cessent de se tirlipoter les méninges pour savoir si le mot « rigueur » a été ou non prononcé, voilà un univers où cette rigueur serait la bienvenue. 쐍 Informations à l’emporte-presse [email protected] Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 5 DVSM-I N F O S QUINZE ANS DE MP3 ! En fait, les 15 premières bougies du format de compression qui a tout changé dans l'univers de la musique ont déjà été soufflées il y a quelques semaines. C'est le 14 juillet 1995 qu’avait été figées les caractéristiques officielles et normalisées de cette bande sonore qui n’était rien d’autre que la « couche 3 » du standard MPEG. Le format a d’abord vécu comme un moyen pour un public plutôt jeune de dupliquer de la musique en quantité sur des CD susceptibles d’accueillir 100 à 120 morceaux là où le format classique du disque audio-numérique ne permettait pas de dépasser le contenu d’un album. Nous savons ce qu’est devenu le MP3 depuis : « le » standard universel de la musique compressée. Non seulement, il a permis une utilisation méconnaissable de l'écoute musicale nomade, mais a aussi entraîné une révolution bien plus importante qui se traduit par la disparition déjà bien amorcée de l'essentiel des supports physiques. Ce qui a aussi entraîné une recomposition fondamentale des marchés de l'édition musicale et de leurs mécanismes. En France, en 2010, le marché des lecteurs MP3 devrait s’établir en volumes à 3,7 millions d’unités, un total certes en repli de 16 %, selon diverses prévisions, mais lié au développement des lecteurs audio et vidéo. N’oublions pas non plus que le MP3 est un format utilisé sur des quantités d’autres équipements, dont bien sûr les téléphones mobiles et les smartphones.Aura-t-on toujours besoin d'une telle compression ? Peut-être pas, car à la vitesse où se développe le haut débit, et même les infrastructures de très haut débit, afin de laisser s'épanouir le marché de la haute définition vidéo, les fichiers numériques audio peu ou même pas compressés ne seront bientôt plus que de bien modestes contenus à véhiculer en termes de poids « informatique ». Mais en sentira-t-on la nécessité ? Le public qui a connu les performances de la hi-fi tend à devenir minoritaire au sein d'une clientèle où les classes d'âges plus jeunes grandissent, des consommateurs qui, faute d'une bonne expérience dans l'écoute, ne perçoivent pas la perte de dynamique engendrée par la compression. 쐍 prise casque. Un caisson Logitech : bonnes vibrations les basses. Ce kit Logitech revient en force fonctionne avec la quasi- ajouré et à orienter vers le sol se charge de délivrer avec un nouveau kit de totalité des appareils de haut-parleurs 5.1 avec le divertissement Surround Sound Z506. Ces domestique. Les enceintes haut-parleurs offrent une se branchent soit via des puissance de sortie de 75 prises RCA classiques soit watts efficaces (RMS). Ils par l’intermédiaire sont aussi munis d’une d’une fiche 3.5mm. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 6 La technologie audio 3D catalogue de plus de 2 000 Stereo permet de films des plus grands convertir du contenu studios Hollywoodiens. stéréo en une écoute surround multicanaux. 쐍 Dès son lancement, une large sélection de LA RIGUEUR EST-ELLE À LA MODE ? blockbusters dont une bien meilleure « Transformers : Revenge mise en scène Verbatim GT : deux disques durs racés of the Fallen and Up In The que ce tohu-bohu Air » doit être disponible à observé un long Verbatim a lancé deux l’achat grâce au service moment, et dans lequel disques durs externes Acetrax. La sélection de pas un intervenant ne dont le design est inspiré films à louer ou acheter daigne à l’évidence de certaines marques sur Acetrax dépend de la mettre le peu d’énergie automobiles de prestige : disponibilité des titres qui suffirait à redonner à un rouge et un noir, tous dans chaque pays. la scène un caractère deux auréolés de larges Innovation dans le moins tourmenté. rayures blanches. Deux domaine, le service Imaginer que ce genre de modèles USB 2.0 racés, permet également aux Pas partout, le dire sans exagération : si l’on en croit ce rayon, c’est le bazar frontières de la faute vu au début de la période dans ce qui devrait être professionnelle, estivale, dans un célèbre une arme de séduction soit un encouragement grand magasin parisien, des chalands. Les produits pour des ventes tout proche de la qui y sont exposés meilleures en valeur résidence du maire n’ont pas de chance. est un rêve. Et ce décor de la capitale. On peut Ils méritent tous un cauchemar. Asus. Objectif : « concilier de performance des utilisateurs avec utilisateurs de stocker et Le fondateur du groupe Harman Kardon est déci- leur désir de protéger dément un personnage hors du commun. Il était jusqu’à 500 Go de données d’accéder à leurs achats à l’environnement ». et livrés avec plusieurs partir de quatre types Ces machines embarquent logiciels : Nero BackItUp et d’appareils : téléviseurs, le Super Hybrid Engine de Burn Essentials pour le lecteurs Blu-ray, systèmes la marque qui permet de stockage et la sauvegarde, audio pour la maison, et jongler entre Green Bouton pour une ordinateurs, PC ou Mac. meilleure gestion de la consommation d’énergie. 쐍 쐍 SYDNEY HARMAN S'EST OFFERT NEWSWEEK les besoins de mobilité et capables de stocker négligence, aux encore à la tête de son entreprise il y a quelques années, et était même venu en 2006 tenir un discours à l’IFA, alors qu’il avait déjà soufflé ses performances et quatre fois vingt bougies 쐍 depuis quelques années. Entreprise dont il s’est retiré depuis, et donc, Panasonic et Acetrax s’associent tout observateur sérieux aurait pu l’imaginer tranquille, confortablement installé dans une retraite apaisée. Même pas ! Avec Panasonic Europe Ltd. et panache, et un peu de courage, - certains parleront le distributeur de films en d’inconscience - il vient de se porter volontaire à la ligne Acetrax ont annoncé reprise de l’hebdomadaire Newsweek, célèbre le lancement d’un « movie magazine américain, qui vit des moments difficiles directement sur les Les portables design Green Asus téléviseurs Panasonic Apparue en 2008, la série U Bamboo intègrent l’USB équipés du système Viera d’ordinateurs portables 3.0 (ou SuperSpeed USB), Cast. Cette solution met à façon bambou d’Asus que leurs écrans sont disposition des revient sous la garantis sans point brillant utilisateurs, depuis leur dénomination U Bamboo et qu’ils sont équipés télécommande, un dans une gamme Green d’enceintes Altec Lansing. store » premium pour donner accès aux films les plus populaires autonomie, ce que permet également la technologie Optimus de NVIDIA. A comme plusieurs monuments de la presse écrite d’outre Atlantique, malmenée par les techniques numériques. Ayant promis de conserver l’essentiel noter que ces portables des 350 collaborateurs de l’entreprise, Sydney Harman vient tout de même de se compliquer quelque peu l’existence, car pour l’exercice en cours, les observateurs évoquent une perte pos- 쐍 sible de près de trois fois celle de l’année dernière, qui approchait déjà 28 millions d’euros. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 7 쐍 왘왘 DVSM-I N F O S SAMSUNG, NOUVEAUTÉS : MORCEAUX CHOISIS Notebboks : échos de la série Q N220 Plus, N210 Plus d’exploitation Windows 7 et N150 Plus alliant Starter édition sur un design exceptionnel disque dur de 250 Go. 쐍 et démarrage ultra-rapide Q530 et le Q330. Alliant des nouveaux netbooks TicToc, le shaker MP3 par Samsung mobilité, style et (N220 Plus, N210 Plus et Un nouveau lecteur MP3 puissance, cette série est N150 Plus), Samsung signé Samsung conçue pour tous ceux qui met en avant fera prochainement sont à la recherche de la finesse du N230 Slim son apparition productivité et d’une qui se veut plus fin dans vos linéaires, expérience multimédia que ses camarades si ce n’est déjà fait. La firme a lancé ses 2 pour offrir un usage nouveaux ordinateurs inégalé aux utilisateurs portables de la série Q : le nomades. Aux côtés lors de leurs 9000 est capable d’afficher avec une épaisseur tous les types de sources de seulement 2,3 cm. 3D (side-by-side, top-and- Samsung mise beaucoup bottom...) en Full HD. Elle sur l’esthétique, une performance mobile TV LED : savoir jouer au plus fin… très correcte. Parmi leurs Samsung mise sur le luxe intègre également un comme à son habitude, principaux atouts : un et la finesse avec sa convertisseur d’images 2D avec un boîtier noir au format 10 pouces déplacements. Tous les modèles de la série offrent châssis fin et léger, un nouvelle série de TV LCD à vers 3D pour profiter dès processeur Core i3 d’Intel rétro éclairage LED, la maintenant de n’importe et un clavier aux touches couplé à une carte série 9000. Ne dépassant quel programme en relief, espacées de type Chiclet, graphique NVIDIA avec pas 7,98 mm d’épaisseur qu’il s’agisse des mais aussi sur les mémoire dédiée, une avec tuner et émissions de la TNT, de performances en connectivité avancée électroniques DVD ou de jeux vidéo avec intégrant le dernier léger et abordable, grâce à des solutions embarquées, cette un rendu qui est en processeur Intel Atom dispose d’un bouton gamme est accompagnée fonction des séquences. 쐍 d’une télécommande à 9000 (que l’on retrouve Une nouvelle génération de netbooks Samsung bien en vue dans certains Samsung renouvelle sa points de vente, ce que l’on peut constater un peu écran tactile, une nouveauté chez le constructeur coréen. En outre, cette gamme de TV Le TicToc, compact, N450, moins gourmand unique couplé à un en énergie. Au niveau de accéléromètre pour l’équipement matériel, accéder à toutes les le Samsung N230 Slim commandes du lecteur. adopte un processeur L’originalité de ce produit Intel Atom cadencé réside dans sa maniabilité. à 1,6 GHz épaulé par 1 Go En effet, le TicToc se de mémoire vive. Le duo secoue d’une manière ou gamme de netbooks avec semble fonctionner pour d’une autre pour s’activer les nouveaux N230 Slim, accueillir le système plus loin, dans ce même et passer d’un morceau a un autre. Un guide numéro de DVSM) affiche pratique du « langage » des images en 3D. Cette TicToc est fourni pour nouvelle série propose apprendre ce nouveau telles que Samsung 4 entrées HDMI, un port dialecte tactile... Autre AllShare et Easy Content USB pour lire des atout, une fonction Share (Partage Simple des documents multimédias à « analyse du tempo » Données), une grande partir d’une clé ou d’un permet par exemple au autonomie, des disque dur externe. Elle lecteur de lire fonctionnalités pratiques dispose également de la uniquement les morceaux telles que la solution USB fonctionnalité DLNA pour classés dans la catégorie Sleep and Charge accéder à du contenu « tempo rapide » en mode (chargement en veille par partagé, du Wi-Fi intégré, Dynamique ou au USB), ou encore un clavier des services Samsung contraire, uniquement les chiclet (aux touches Apps et Internet@TV. En morceaux classés « tempo plates et séparées). matière de 3D, la série lent » en mode Zen. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 8 쐍 왘왘 24.08.2010 15:45 PDF_QUADRI_300dpi_txvecto DVSM-I N F O S CANAL PLUS « 3 ÉTOILES » ARRIVE SUR TV NUMERIC DÈS NOVEMBRE La TNT payante qui nous permettra de prend un virage majeur. proposer aux Si elle n'était pas consommateurs dans une impasse, celle-ci l'intégralité des chaînes manquait tout de même de la TNT payante d'une impulsion et ainsi de consolider importante pour lui voir le développement tracé un destin porteur. d'une offre payante basée Les choses changent sur les chaînes d'une manière thématiques à forte significative désormais, notoriété, Eurosport, avec l'annonce de l'arrivée de Canal Plus « 3 Etoiles » Paris Première, Planète, GAME REDESSINE SON AVENIR (CANAL+ HD, CANAL+ LCI, TF6 à laquelle viendra Philippe Wehmeyer, qui qui assume les fonctions CINEMA, CANAL+ SPORT), s'ajouter un service était depuis 7 ans le de directeur général pour qui se concrétisera dès innovant de Push-VOD » directeur général de Game le groupe, succédant à l'automne prochain. souligne Marc Olivier pour la France, a quitté Chris Bell, qui avait assuré Au mois de novembre, et (photo), président du cette entreprise mi-juillet. l'intérim depuis le 21 avril. grâce à la dernière directoire de TV Numeric. Il fallait s'attendre à des Ces corrections de cap génération de décodeurs Un professionnel modifications dans la d'ampleur pour haute définition dont on peut déjà dire stratégie de cette l'entreprise, qui disponibles, ce choix qu'il restera enseigne, née « Score revendique le titre de nouveau sera accessible historiquement l'un Games », et dont la numéro 1 européen dans à la clientèle, alors que des acteurs du métier direction britannique avait le domaine de la depuis cet été, ayant fortement le 17 juin dernier apporté distribution de jeu vidéo, TPS Star est d'ores et déjà contribué à l'ouverture des précisions relatives se placent dans un disponible sur ce bouquet. d'une voie indispensable à aux restructurations contexte qu'elle décrit « L'offre de programmes un segment nouveau pour qu'elle avait mises en d'une manière du Groupe CANAL+ la télévision payante. Nous chantier et annoncées au pragmatique : « Au cours reste la référence en avions indiqué d'ailleurs mois d'avril 2010. des 19 premières matière de télévision à en cours de saison que Evoquant les premiers semaines de l'année, les péage, et nous nous des initiatives de ce genre mois de l'année en cours, ventes du groupe se sont félicitons de cet accord étaient en gestation. 쐍 PREMIER WALKMAN PHONE TOUT TACTILE à propos des marchés repliées de 11,4 %, et de français et australien, 12,3 % à périmètre cette direction comparable. En Grande mentionnait qu'elle Bretagne et Irlande, le confirmait sa confiance en repli est de 18,5 % (17,2 % une activité satisfaisante à périmètre comparable). La marque nippo-suédoise Sony pour ces deux territoires, La tenue est bien Ericsson a dévoilé le Yendo, qui « même si des meilleure sur le plan s’annonce comme le tout premier modifications étaient international avec un repli Walkman Phone entièrement tac- à apporter », poursuivant proche de la stabilité, de tile. Terminal fonctionnant sur les en indiquant qu'elle avait seulement 1,2 % (4,6 % à périmètre comparable). » réseaux GSM / GPRS / EDGE, il offre engagé des modifications une interface LCD tactile 2,6 pouces dans les équipes Outre-Manche, Game en 262 144 couleurs et dans une dirigeantes. Les souligne, citant GfK, qu'en résolution 240 x 320 pixels, un appa- retombées des initiatives dépit de bons succès en reil photo numérique 2 Mégapixels prises sont attendues softs, « le CA s'est replié avec zoom numérique x2, un lec- pour 2011. Globalement, de 33 % sur le hardware, teur multimédia, une radio FM avec l'enseigne avait fermé du fait des faibles ventes fonction RDS, une sortie audio 3,5 millimètres, une mémoire interne de 5 Mo 42 points de vente en de Nintendo, et de 11 % extensible de 16 Go au moyen d’une carte mémoire microSD / microSDHC, un port Grande Bretagne, dont les en softwares. A noter que micro USB 2.0 et une liaison sans fil Bluetooth 2.1. Disponible en différentes cou- localisations faisaient les activités en ligne du leurs, ce téléphone original sera disponible dès le 4e trimestre 2010. doublons. Depuis le 28 juin groupe sont toutes en 2010, c'est Ian Shepherd croissance soutenue. » 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 10 쐍 왘왘 SONY_PS MOVE_PAGE A4.indd 1 “2”, “PlayStation” and “PS3” are trademarks or registered trademarks of Sony Computer Entertainment Inc. “ www.playstation.fr www www. w ww w.p play llay aystat ay sta stat st s ttat atio ion ion. on ffrr o 26/08/10 10:28:54 ” is a trademark of the same company.“Ô” is a registered trademark of Sony Corporation. “Blu-ray Disc” and “BD” are trademarks.. All rights reserved. DVSM-I N F O S Surcouf piloté de Lille La prochaine étape du pour une enseigne de se une audience de l’ordre l’Espagne), ils étaient renouveau de «l’ex- concentrer sur le seul de 63 % du total des 31 millions de spectateurs surspécialiste de l’IT» est univers du numérique, personnes regardant la allemands devant leurs Le « nouveau » Surcouf, l’ouverture prévue le 9 surtout après avoir, au fil télévision ce soir-là. 78,1 % écrans. Comme de repris par Hugues Mulliez septembre prochain de des années, élagué ses des téléspectateurs coutume, il est impossible voici quelques mois, son nouveau point de marchés de niche, reste espagnols ont regardé de ne pas accompagner poursuit sa cure de vente « flagship » dans le un axe que nous trouvons cette même finale, soit ces chiffres d’un Jouvence. Nous avions centre de Lille. L’enseigne risqué. 13,4 millions, et près de commentaire réaliste évoqué au printemps les s’installe dans l’ancienne remous suscités par le implantation des Galeries 쐍 nettement moins que le Finale de la Coupe du Monde : audiences européennes vent de réforme engagé LaFayette, où elle devrait par la nouvelle direction. aussi installer ses bureaux, Nous n’en sommes plus là. sur une surface d’environ 4 000 mètres carrés (soit point de vente historique C’était « la meilleure de l’avenue Daumesnil, qui audience pour un match était de plus de 10 000 de football sans l’équipe mètres carrés selon de France » avait l’équipe du fondateur, commenté notre confrère environ 8 000 selon la CBS News, à propos de police). Il reste que le pari l’audience lors de la 91 % des Hollandais, ce qui indispensable. Si, sur ne fait que 8,5 millions. 65 millions de citoyens, Outre-Rhin, ils étaient plus 14,11 regardaient le foot de 25 millions devant leur lors de cette finale, écran, mais pour la demi- environ 50 millions finale (perdue contre faisaient autre chose. 쐍 retransmission de la finale entre l’Espagne et les EQUIPEMENT HD : ÉTONNANTS ÉTONNEMENTS Médiamétrie, en s’appuyant sur son étude permanente intitulée « Référence des équipements multimédia », constatait au cœur de l’été que 15 millions de foyers français, soit 55 % de l’ensemble des ménages (par conséquent estimé à 27 millions, ce qui nous paraît être un chiffre un peu élevé) étaient équipés de téléviseurs haute définition, soit un bond de 18 points en un an. A cette progression qualifiée de fulgurante par le célèbre observateur, une explication se doit quand même d’être rappelée : les téléviseurs dans les rayons sont depuis un bon moment déjà tous ou presque des modèle HD, ce qui tempère l’impression ressentie. Les choses seraient différentes si les consommateurs avaient eu à opter pour de la HD ou non. Dans une même logique, les acheteurs déjà équipés de ces écrans s’intéressent davantage aux contenus audio-vidéo, et il n’est donc pas étonnant de trouver parmi eux un taux d’équipement (21,4 %) en systèmes home-cinéma supérieur à la moyenne des foyers (seulement 13,7 %). Parti sur sa lancée, Médiamétrie ajoute que 8 foyers sur 10 équipés d’un téléviseur HD ont un chef de famille masculin (contre 72,4 % dans la population en général). Cela ne prouve pas forcément que les utilisatrices sont moins sensibles à la HD, mais que probablement, plus simplement, on trouve dans les ménages où le « chef de famille » est une femme bon nombre de mères célibataires, ainsi que des personnes dans des tranches d’âge élevées, ce qui peut tout simplement évoquer un simple décalage économique. 쐍 Pays-Bas. Ce total de 14,11 millions compilé par Mediamétrie correspond à LE PLASMA EN PLEINE FORME ! Panasonic y est sans avec 23 % de parts d’un Cette croissance record doute pour quelque marché où COC et Orion s’accompagne pour les chose. Les écrans plats tentent de prendre place firmes d’un éléments relevant de la technique sur un strapontin, se supplémentaire de du plasma voient la vie partageant les quelques satisfaction : la façon fusée. Au cours du miettes restantes à côté progression de 34 % du deuxième trimestre de des 95% accaparés par les CA, qui compense notre présent millésime, trois géants. Cette grande largement les 13 % de les modules qui servent à forme du plasma est liée à repli en prix moyen de ces finaliser la fabrication de plusieurs facteurs, dont la modules. ce type d’écrans ont tendance dans les progressé de 53% par ménages à adopter des rapport à la même période écrans de plus en plus il y a un an (Displaybank). grands, qui profite donc à Plus de 40 % de ces cette variété d’écrans, composants sont produits seulement proposés en par Panasonic, qui a grandes dimensions. La adopté une stratégie qualité de l’image qui, on particulièrement ne peut que le constater, dynamique depuis conserve la préférence de quelques saisons avec ses bien des amateurs de NeoPDP. Les 32 % de cinéma, joue aussi en Samsung Display font du faveur du plasma, au groupe coéren le second moment où la haute pilier de ce secteur. LG définition et le Blu-ray reste bien dans la course sont en forte progression. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 12 쐍 왘왘 DVSM-I N F O S CARREFOUR DÉSINVENTE L'HYPERMARCHÉ A Ecully et Vénissieux, près de Lyon, Carrefour vient d’inaugurer la dernière version de sa conception de la GSA, laquelle tend à remettre en selle des formules qui ont fait leurs preuves dans un passé parfois déjà lointain. A lire les communiqués, et un grand quotidien surtout leurs résume en mentionnant interprétations dans les un rayon « inspiré d’Ikea » médias généralistes, on et l’offre de la 3D ou des aurait pu croire que dernières tablettes à la Carrefour revenait une mode. Un ensemble qui au fois de plus à la formule demeurant paraît assez des univers. Ce qui n’est pertinent, même si pas faux, du reste, mais ne comme toujours dans ce représente ici que la face genre d’initiative, il est visible de l’iceberg. A la nécessaire d’attendre un lumière d’un examen plus peu que les réglages attentif, on s’aperçoit que inspirés par l’exploitation c’est davantage le principe en vrai de vrai se fassent, historique de l’hyper, celui et que, naturellement, les qui avait vu le jour pour la résultats soient connus. première fois sous la Nous avons parfois même enseigne à ne pas dire l’action de prix, les moyennes Sainte-Geneviève-des-Bois, charité pieusement qui est amendé dans cette exprimée par un certain révolution. D’autant que le Leclerc, lequel avait groupe ne dissimule pas presque tout supprimé de produits. L’heure est son souhait de passer à ce dans ses magasins, sauf le donc venue d’avancer en nouvelle approche, cumul souligné que les surfaces pour la proximité, des attractivités inclus. inaugurations de les multispécialites pour Ainsi, à Vénissieux et à « nouveaux concepts » se de nombreuses familles Ecully, la véritable nouvelle résument souvent à des nouveau schéma la tiroir-caisse, bien entendu. conjuguant une qualité du plupart de ses magasins, Mais nous n’en sommes décor et une meilleure sauf quelques unités plus là, ni même aux spécialisation pour de difficilement convertibles affirmations qu’au cœur nombreux univers, avec qui seront concentrées des années 80, tout peut-être une rupture sur les prix bas responsable de secteur avec certains gigantismes essentiellement. On oublie dans l’hypermarché aux incidences négatives. donc les alignements de résumait ainsi : « nous Bien des consommateurs, en prenant de l’âge, produits dans des faisons notre métier de linéaires, tous positionnés discounter ». En fait, pour redoutent d’avoir à dans une course aux l’hyper, les attaques parcourir des centaines de étiquettes qui se voulait stratégiques sont venues mètres pour faire tendance se révèle avec relookages savamment proche de l’action sociale de tous côtés. Avec les quelques courses. l’apparition de « corners » exploités sur le plan dans les années 60, pour hard-discounters pour les Parallèlement, il y a lieu de multiples. Pas très promotionnel. Ici, il y a cultiver des pôles étonnant qu’Apple bien une manière de attractifs tout en limitant dispose du sien. Le construire le commerce les risques en termes de traitement des produits qui est repensée, une résultats d’exploitation. A culturels dans une belle initiative qui se place dans ce stade, nous entrons zone rouge signée Virgin un contexte de dans une alchimie un peu est davantage révélateur. reconquête pour plus complexe, mais dont Dans cette recette inédite l’enseigne, et de réponse chacun perçoit du grand commerce, les à un environnement immédiatement l’une des univers traités à la façon commercial très animé. finalités. « Laisser faire de concepts connus et les Une métamorphose à ceux qui savent » est en véritables corners ou shop suivre. (Photos: Lionel bonne place dans cette in shop se côtoient. Ainsi, Barbe. Carrefour). Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 14 쐍 왘왘 La nouvelle Yamaha MCR040 : Parfaite pour écouter les blues ... les rouges ou les verts ... Quelle que soit la musique que vous aimez, elle sera parfaite sur une Yamaha MCR040. Tout simplement parce que Yamaha, premier fabricant mondial d’instruments de musique, a plus d’un siècle d’expérience dans le domaine du son. Avec dix couleurs originales, il y en a forcément une qui ira à la perfection avec votre style de vie. Bienvenue dans le monde de Yamaha, propulsé par la musique ! Découvrez-en plus sur www.yamaha.fr La Yamaha MCR040 a un port iPod*, une entrée USB, un lecteur CD et un Tuner. Egalement disponible: technologie sans fil Yamaha MCR140 avec une transmission sans aucune compression à partir d’un iPod* MCR040 et MCR140 sont disponibles en 10 couleurs : Bleu Foncé Rouge Gris Clair Orange Vert Foncé Gris Foncé Blanc Marron Rose * iPod est une marque déposée par la société Apple Computer Inc. iPod non fourni. Visuel non contractuel. ** Vivre la musique en couleurs ! AP_MCR040_2010_210x297.indd 1 * iPod est une marque déposée par la société Apple Computer Inc. Visuel non contractuel. 06/08/10 15:13 DVSM-I N F O S OPEN : ORANGE LANCE SON OFFRE TOUT-EN-UN « contentée » de 55 000 entrées. Rappelons que cette cession de printemps avait à l’origine pour objectif de soulager La clientèle, en matière de son offre baptisée par mois, l’utilisateur un peu celle de l’automne, de télécoms Open, sur le marché accède à un triple Play tant en exposants qu’en française, il quitte et de services, est de plus depuis le 19 août. Pour le (TV, Internet, téléphone IP) visiteurs. Finalement, les l’entreprise de sa propre en plus attachée et consommateur, Open se associé à un abonnement deux évènements ont initiative et pour répondre mobile. Dans le domaine trouvé leur rythme et font à sa volonté de se retirer à de l’illimité, apparaît par presque jeu égal. Cet 60 ans. Il abrège ainsi son exemple une possibilité automne, seront mandat au CA qui devait d’appels vers 4 mobiles, proposées différentes se poursuivre jusqu’en 24 heures sur 24. zones thématiques, 2013. Figure connue et Cette nouvelle gamme notamment pour les très appréciée de la prend en compte produits audiovisuels, les profession, Gérard Hermet également des attentes systèmes de navigation, la aura pour successeur importantes pour la domotique, les télécoms, Gerhard Hausruckinhger, clientèle, comme un etc. Sans oublier la zone qui était jusqu’à présent échange pur et simple de « Technology Exchange » directeur général d’une son matériel (Live Box, (idées, innovations, des filiales de GfK. décodeur ou mobile) prototypes) ni le « Hall of sous 48 heures maximum Fames » (dédié aux en cas de panne marques). Parallèlement, d’accompagnement se tiendra aussi, comme en ligne de l’utilisateur de coutume, Electronic surtout séduite par deux résume à un seul (sur le 3970) est commun Asia, événement critères : la simplicité et abonnement, et donc une au mobile et à Internet. orienté composants. les usages non limités. seule facture, et un Une offre de rentrée Il va falloir songer C’est exactement la service client unique. très attractive, à préparer vos valises. réponse à ce duo Dans une gamme et totalement en phase que l’opérateur historique de 5 forfaits, étalés de avec les tendances a placé au cœur 54,90 à 109,09 euros de consommation. 쐍 쐍 쐍 Gérard Hermet va quitter GfK A seulement 59 ans, et Orange : paroles, paroles... Si vous avez suivi avec Orange.fr. A la clé, Hong Kong vous attend la consultation gratuite des textes de plus de 7 000 œuvres. 쐍 après 30 ans de carrière dans le domaine des études de marché, dont 26 Du 13 au 16 octobre passées chez GfK, Gérard prochain, se tiendra la Hermet quittera fin 2010 le 30ème édition de groupe allemand dont il l’édition musicale et de La Ficime fait les comptes l’Electronics Fair, celle de était devenu membre du l’univers à la française Pour le secteur de l’automne. Il y a un an, conseil d’administration, attention les aventures de Le drone de Parrot a pris son envol des technologies de l’électronique, la Ficime avec 2 800 exposants, et patron du secteur La plus palpitante et la l’information, vous savez enregistre une cette même exposition Distribution et plus originale des créations de cet univers que quelques montées progression de près de 10 avait frôlé d’un cheveu les Technologie. Entré chez d’adrénaline avaient abouti % au cours du premier 60 000 visiteurs. En avril GfK France en 1984, en de l’électronique grand à la non mise en ligne des semestre 2010. L’EGP se dernier, l’édition de qualité de directeur public est accessible à la printemps s’est général de la filiale vente. Petit objet volant paroles de nombreuses situe à + 5%, identique à chansons. Orange a réussi celle que les à débloquer la situation en professionnels de la photo «hélicoptère» par s’associant à la Chambre ont constaté sur la même simplification, ce joujou Syndicale de l’Edition période. La Ficime étonnant est téléguidé au Musicale. Résultat: un regroupe un certain moyen d’une application que l’on va baptiser service de consultation des nombre d’organisations iPhone ou iPod. A vendre paroles évoquées est professionnelles, dont le 299 euros, il se dit qu’il devenu accessible sur SECIMAVI, pour n’intéresserait pas que les Voila.fr et devrait aussi l’électronique, et le SIPEC simples amateurs de l’être ces jours-ci sur pour la photo. gadgets. Espion lève-toi. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 16 쐍 왘왘 DVSM-I N F O S SFR : INVESTISSEMENTS ACTIFS réconfortante. Fin juin, avec des terminaux disponibles dans les TNT Sat avait franchi le cap espaces SFR (dont le Nokia de 2,3 millions de N8). En matière de décodeurs vendus. Ce qui dégroupage, ce sont plus de 300 nouveaux centraux téléphoniques qui ont été dégroupés en seulement 6 mois. Près de 3 millions de « hotspots » SFR Wifi ont été installés, la fibre ayant vu son ouverture commerciale se concrétiser à Lyon et Marseille. Tout cela a un coût que l’opérateur ne dissimule pas : plus de 1,5 milliards d’euros investi chaque année pour son réseau. 쐍 Astra : TNT SAT vers les 2,5 millions de terminaux L’opérateur au logo rouge prise à l’initiative de de la population (l’objectif tient à mettre en évidence l’ARCEP, il a notamment fixé par le régulateur Nous étions tous au pied l’ensemble des souligné avoir non étant de 84 %). Pour le de la passerelle afin investissements qu’il seulement rempli, mais confort d’écoute, il a lancé d’embarquer dans l’avion poursuit pour le même dépassé les un pilote de voix HD, et pour quelques vacances à développement de son nouvelles obligations en proposera à la clientèle Bora-bora, quand Astra a réseau. Au 30 juin dernier, couverture 3G, donnant dès cette rentrée de voulu nous glisser dans à l’occasion d’une réunion un accès 3G et 3G+ à 87 % profiter de cette qualité l’oreille une information représente 800 000 décodeurs en un an et nous donne une moyenne SCOTT : UNE VISION ÉVOCATRICE ET SON 3D mensuelle telle que les 2,5 millions ne doivent plus être très loin. Voici un superbe équipement qui 쐍 US de la volonté d'un passionné, Strong déploie la marque Thomson puis doucement devenue japo- Strong, firme fondée il y a naise grâce à un distributeur local 140 ans, et qui possède n'est pas sans rappeler les grandes heures de cette marque, née aux l'ayant tout simplement rachetée. des structures Scott revit dans une nouvelle vie commerciales dans une que connaissent bien les profes- cinquantaine de pays, a sionnels. obtenu le droit d’exploiter Avec son XSE 60 Phuket, la marque en Europe dans le propose un ensemble aux perfor- domaine de la réception mances et au look dignes d'un de télévision transmise matériel de grande classe. Avec par satellite la marque une puissance de 60 watts, ce pro- Thomson, ce qui devrait à duit racé lit la vidéo (DVD et autres court terme se traduire formats), diffuse le son en 6.1. Il sur notre sol par une offre capte aussi la radio, et est même à la fois dynamique et bien doté du son Sonic Emotion 3D. A vendeuse pour les univers vendre 299 euros. de réception de la TNT par 쐍 satellite notamment. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 18 쐍 PRIX EISA Plus que jamais, la moisson des prix EISA cru 2010 s'avère représentative de l'évolution de l'offre des produits électroniques de loisirs. EISA (ou European Imaging and Sound Association ) : les quatre lettres de ce logo, c’est la règle du jeu, vont apparaître pendant un an dans toutes les communications publicitaires visuelles diffusées pour des produits primés. Mais cette distinction que plus de 50 produits (dont nous vous livrons l’intégralité des références) ont reçu cette année marque un pas de plus franchi dans le sens des évolutions vertigineuses. C’est à travers des moments de ce genre que l’on réalise à quel point le numérique se métamorphose à pas de géant, et que peut-être, le public peut parfois éprouver le besoin de respirer un peu face à l’innovation. Mais pas trop quand même, et d’ailleurs, la vitesse à laquelle il se décide à se doter de ces équipements le démontre : ça va vite, mais il en redemande ! Si chaque produit a ses mérites, la vue d’ensemble cette année est telle qu’il y a un an, elle aurait presque frisé la science-fiction. La 3D y est déjà installée comme chez elle, alors que de petits appareils photo tenant au fond d’une poche s’avèrent capables de filmer en « Full HD ». Le jury, composé de journalistes spécialistes travaillant dans les rédactions d’une cinquantaine de titres spécialisés européens (avec d’ailleurs assez peu de représentants de l’Hexagone), n’a pourtant pas perdu le sens des valeurs. Si ses membres ont récompensé des produits ultra modernes ou aux prestations en pointe en termes de technologies, ils ont aussi accordé leurs suffrages à des exercices de prestige que l’on aurait cru d’un autre temps. La France, quand il s’agit de déployer élégance et plaisirs extrêmes, n’a pas d’équivalence dans notre galaxie, et il n’est donc pas contre nature de voir sur Récompenses 2010 : Les best sellers sur le podium Tous les Prix EISA 2010-2011 IMAGE ET VIDÉO : Caméscope familial : Canon Legria HF M31 TV LCD meilleur rapport prix/performances : LG 42LE 5300 Caméscope : Panasonic HDC-TM700 Téléviseur plasma : Panasonic TX-P50VT20 Téléviseur LCD : Philips 46PFL9705 Lecteur Blu-ray : Samsung BD-C8900/8900S Ensemble 3D : Samsung UE 46C8000 + HT-C6930W Téléviseur innovant : Sharp Quattron Technique RGBY Projecteur vidéo : SIM2 Grand Cinema Mico 50 TV LCD 3D : Sony Bravia KDLHX900 Caméscope expert : Sony HDR-AX2000E HI-FI, AUDIO, HOME CINÉMA : Enceintes acoustiques High End : B&W 805 Diamond Enceintes acoustiques : Dali Ikon 6 MK2 Système en éléments : Denon DCD-1510AE/ PMA-1510 AE Electronique High End : Devialet D-Premier Ensemble enceintes home cinéma : Harman Kardon HKTS 60BQ/230 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 20 Système home cinéma High End : Krell S-1200u/S-1500 Ensemble home cinéma compact : LG HB45E Combiné home cinéma : Onkyo TX-SR608 Barre de son home cinéma : Panasonic SC-HTB500 Système home cinéma : Philips HTS9520 Système compact : Philips Streamium MC1900 Ensemble station d’accueil iPod : Pioneer-NAC3 Caisson de graves : PSB Subseries 500 Lecteur Blu-ray : Samsung BD-C8900/8900S Ensemble 3D : Samsung UE 46C8000 + HT-C6930W Vite ! Il faut , s’abonner à DVSM c’est la saison des économies ! Electronique grand public, Electronique embarquée, Micro informatique, Multimédia, Soho, Télécommunications, Loisirs interactifs, Logiciels, Services en ligne, Accessoires Enseignes, marchés, rayons, chiffres, dossiers spéciaux, enquêtes, reportages, interviews, nouveautés, produits, technologies Chaque mois dans DVSM, toute l’actualité des professionnels de la distribution S’abonner à DVSM, à La Lettre de DVSM, ou aux deux à la fois, c’est l’affaire d’un clic sur www.dvsm.fr Important : Vos abonnements peuvent être pris en compte dans le budget formation de votre entreprise, conformément aux dispositions résultant de la circulaire du Ministère du Travail n° 147, du 17/08/1989, relative à la formation professionnelle. Bulletin d’abonnement à « TOUT DVSM » DVSM le magazine et DVSM La Lettre A retrourner accompagné de votre règlement * à Retail Dynamik France - Service abonnements : BP 76 – 93270 – SEVRAN - France Je choisis de souscrire : 1 abonnement d'un an à TOUT DVSM, soit 24 n° de DVSM La Lettre (dont 4 gratuits) et 12 n° de DVSM le Magazine (dont 2 gratuits), soit 36 numéros en tout, au prix exceptionnel de 299 euros au lieu de 369 euros. 2 à 9 abonnements à TOUT DVSM, au prix exceptionnel de 259 euros l'abonnement seulement.* * 10 abonnements minimum à TOUT DVSM, au prix exceptionnel de 239 euros l'abonnement seulement.* * Nom : ............................................Prénom : ................................................................Fonction : ............................................. Société : ....................................................Adresse :.................................................................................................................. Code Postal : ..................................Ville : ..........................................................................Pays : ............................................. Date : ......................... Signature : (obligatoire). Nombre d'abonnements commandés : * Chèque ou avis de virement. ** Pour les abonnements multiples, merci d'indiquer les noms et adresses Conditions valables pour la France métropolitaine exclusivement. Autres destinations : nous consulter. PRIX EISA un podium européen les créations extraordinaires du constructeur Devialet (nous en reparlerons bientôt.) La faible participation de jurés bien de chez nous ôte d’ailleurs à cette récompense tout trace de suspicion. Les « affaires » et autres conflits d’intérêts, non merci ! Comme chaque année et depuis la publication -toute récente- de cette liste de lauréats, bien des gazettes se consacrent, comme pour les Jeux Olympiques avec les médailles, au décompte des trophées obtenus par les marques en compétition. Samsung 6 produits (et 7 récompenses) Sony et Panasonic 5, Philips 4...Autant de preuves d’une constance dans la recherche du meilleur, même à travers des gammes nombreuses. Mais un spécialiste comme Canon qui, dans sa seule spécialité, reçoit 3 distinctions fait aussi et à sa manière preuve d’excellence. Alors, grande question : ces prix sont-ils utiles ? Le public en a-t-il réellement connaissance et le logo bleu lui inspire-t-il quelque chose de précis ? Et quand le jury accomplit sa tâche, ne le fait-il pas en s’assurant de n’oublier personne, pratiquant un saupoudrage bien équilibré ? Ce sont des questions qui titillent l’esprit de bien des professionnels. Pas un millésime ne s’écoule sans qu’elle nous soient posées.Elles peuvent sans doute trouver la meilleure des réponses auprès de ceux qui n’ont rien obtenu. Il y a quelques marques Projecteur vidéo : SIM2 Grand Cinéma Micro 50 Platine disque analogique : Thorens TD 309 Système intégrable OEM : JBL MS-8 Combiné source : Kenwood KIV 700 Amplificateur audiomobile : Mosconi Gladen AS 100.4 Système de navigation/multimédia : Pioneer AVIC-F20BT Subwoofer audiomobile : Pioneer TS-SW3001 Combiné source double DIN : Sony XAV-70BT EQUIPEMENTS MOBILES Tablette : Apple iPad Casque : Beyer Dynamic T50p GPS portable : Garmin Nüvi 3790t Smartphone : Samsung Galaxy S GT-19000 Téléphone multimédia économique : Samsung Wave GT-S8500 Téléphone mobile : Sony Ericsson Xperia X10 Mini ELECTRONIQUES EMBARQUÉES Systèmes de haut-parleurs : Audison Voce AVK6 Ensemble en éléments high-end : Bewith Confidence Bianco Fuji PHOTO : Logiciels : Apple Apperture 3 Appareil photo : Canon EOS 550 D Reflex Expert : Canon EOS 7 D Imprimante photo : Epson Stylus pro 3880 Bridge : Fujifilm HS10 Objectif pro. : Nikon AF - S Nikkor F2.8 ED VR II. Reflex professionnel : Nikon D3S Objectif Micro : Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 22 connues dont les animateurs auraient sans doute aimé se retrouver au tableau d’affichage. Par chance, ce type de compétition n’existe pas que dans le domaine de l’électronique.L’automobile,par exemple,a aussi ses prix annuels,sa voiture de l’année, etc. Sans avoir une connaissance approfondie des procédures,les consommateurs en ont les échos grâce aux médias.Les distinctions ont un impact, et elles attirent l’attention sur les produits primés.Et après tout, n’est-il pas enrichissant pour une industrie d’avoir à songer, lors des développements des produits, à ce qu’en penseront ces observateurs spécialistes ? 쐍 Olympus M.Zuiko Digital 9-18 mm F4-5.6 APN compact tout temps : Olympus ( Tough-8010 APN multimédia : Panasonic Lumix DMC-G2 APN compact « voyage » : Panasonic Lumix DMC-TZ 10 APN compact expert : Samsung EX1 Objectif : Sigma 17-70 mm DC Macro OS HSM APN compact : Sony Cyber-Shot DCS-HX5V APN Bridge : Sony ( NEX-5 Objectif zoom : Tamron SP70-300 mm F4-5.6 Di VC USD PRODUITS « VERTS » Téléphone mobile : LG GD 510 Téléviseur : Philips 42PFL6805 Saturn Ivry : le plus grand point de vente du pays dans cette spécialité, ouvert au printemps 2008, nous sommes en pleine actualité. Virgin : pour l’inauguration du mégastore des Champs Elysées à Paris, Arnaud Lagardère et Richard Branson, deux des personnalités saisies lors des reportages de DVSM et à revoir dans la galerie. Gitem Blois : dans une belle implantation, un magasin à l’époque tout neuf, qui apparaît déjà comme d’une autre époque. Dates repères et explications en ligne, bien entendu. Boulanger Montauban : première journée d’exploitation, avec l’une des premières silhouettes bleues adoptée par l’enseigne durant une époque. Darty Sainte Geneviève des Bois : la toute première du nouveau concept de l’enseigne, à J-1, avant l’ouverture. FNAC Les Halles, à Paris : une très belle surface, à l’heure où elle vient d’être rénovée. Surcouf Saint Lazare : le surspécialiste de la micro et du multimédia s’offre une belle implantation, avec quelques facettes intéressantes côté architecture et décoration. Eldorauto Paris : rêve éphémère, 10 000 mètres carrés ouverts et vite refermés, pour cause de concept trop grandiose, ou d’opération immobilière encore plus lucrative en vue pour l’exploitant. Sans cesse, le terrain évolue. Des points de vente ouvrent, d’autres se transforment. Certains en finissent définitivement avec leur aventure au contact avec la clientèle. vous propose de visiter des dizaines d’implantations, avec des images plein écran, d’hier et d’aujourd’hui. Pas sous forme de vignettes, mais d’images qui sont presque toutes à voir en plein écran. Et régulièrement, la collection s’enrichit, non seulement avec les reportages sur les ouvertures les plus récentes, mais aussi grâce à la mise en ligne régulière et commentée de nouvelles ressources d’une base d’archives visuelles unique, exclusivement consacrée à l’électronique de loisirs, au multimédia, et à leur distribution. Il y a des nouveaux points de vente à visiter sur 왘왘 EVÉNEMENTS IFA :la cinquantième Historiquement - cela veut dire depuis les années 20 ! - le salon de Berlin est un rendez-vous grand public très populaire, qui réunit spectacle et présentations de produits. Même si l’IFA de Berlin n’est plus tout à fait le même événement que celui qui a construit sa propre renommée, ce salon reste mondialement et pour l’électronique l’un des moments les plus importants de l’année. En 2010, avec une électronique en pleine effervescence et pour une cinquantième édition, la fête devrait être belle. L’IFA et l’histoire de Berlin se confondent comme cela est rarement le cas pour une ville et un événement. L’International Funkausstellung, « Foire Internationale de la Radio » a été organisée pour la première fois en 1926, alors que la TSF commençait à se propager un peu partout dans le monde. Si l’on compte bien, de cette époque à nos jours, cela fait plus de 50 ans. Mais si la cinquantième IFA ne voit le jour qu’en 2010, c’est parce qu’elle a subi quelques contretemps, dont l’interruption due à la Seconde Guerre Mondiale, et que durant une longue période, l’exposition ne se tenait qu’une année sur deux. A Kronach, dans les archives du siège de la société Loewe, sont conservés avec beaucoup de soin les documents qui rappellent que ce salon a été créé à l’initiative de cette firme, qui était alors elle-même berlinoise. Rapidement, ce moment fort est devenu une véritable vitrine pour la radio, puis la télévision, ainsi que d’autres équipements techniques développés par des entreprises d’outre-Rhin. En 1934, y a été montrée de manière statique la toute première bande magnétique destinée à l’enregistrement du son, et un an plus tard, celle-ci était en démonstration sur le premier « magnétophone », sur le stand de la société AEG. Alors que parallèlement, étaient aussi concrétisées les premières démonstrations de télévision. Suite au conflit de 39-45, la fête s’est interrompue pendant une dizaine d’années. Et quand en 1950, les professionnels allemands ont voulu faire renaître cette foire, il leur a fallu composer avec une situation économique et politique complexe. L’IFA s’est promenée de ville en ville durant quelques éditions. Annuelle avant la guerre, elle n’avait lieu ensuite qu’une année sur deux, mais elle a quand même retrouvé sa localisation berlinoise dans les années 60, au pied de la tour de la radio, sorte de Tour Eiffel visible de toute la métropole allemande. Dans les années 70, alors que la télévision prenait des couleurs et que la hi-fi Moment fort pour l’électronique, les professionnels du monde entier attendent dans la fièvre les annonces faites par les industriels. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 24 explosait, l’IFA s’est à nouveau imposée comme un rendez-vous majeur, mais pas seulement à cause de l’électronique. La récréation des Berlinois Alors que le mur séparait la ville en deux secteurs, et que la situation de Berlin Ouest au cœur de l’Allemagne de l’Est rendait pour ses citoyens les déplacements compliqués, l’IFA est devenue une sorte d’immense récréation estivale, un lieu et un moment de détente, pour ne pas dire de vacances en vase clos, où musique et ambiance festive créaient un pôle attractif sans pareil pour la population locale. Manger, boire de la bière, écouter des concerts dans l’immense théâtre de verdure ne valait peut-être pas un séjour sur la Costa Brava. Mais les Berlinois s’en contentaient. D’ailleurs, l’événement avait lieu au mois d’août, incluait au moins deux week-ends, et se déroulait très souvent sous un ciel radieux et un soleil de plomb. Un moyen de contredire un peu le dicton local, selon lequel il n’y aurait que deux saisons à Berlin, l’hiver et le 15 août ! Le mélange du soleil, de la musique et de la technologie a produit une réaction que les chiffres permettent de toiser à sa juste valeur. Même après la chute du mur, le succès a continué sur sa lancée, donnant jusqu’au milieu des années 90 des fréquentations culminant à plus de 700 000 visiteurs. Mais les choses ont ensuite bien changé. Bon nombre de citoyens berlinois ont fini par préférer les charmes de l’Italie ou de l’Espagne à Berlin 1995 : une foule compacte envahit stands et animations de plein air. Au centre du parc d’exposition, le jardin d’été fut longtemps envahi par des milliers de visiteurs. Le spectacle et le côté festif furent resplendissants durant des années à Berlin. Devinette : que font, à votre avis, ces visiteurs avec leurs curieuses lunettes, et en quelle année cela se passe-t-il ? Oui, vous avez tout compris ! Nous sommes à Berlin... 2001 ! ceux du théâtre de verdure. D’où une décroissance vertigineuse du nombre des entrées. D’autant que sur ces certains sujets nouveaux, des salons plus spécialisés se sont créés ou ont pris un poids prépondérant : Cebit pour le multimédia et les télécoms, Gamescom pour le jeu vidéo, etc. Sans oublier la Photokina de Cologne (21-28 septembre 2010), qui reste le premier événement mondial pour la photo. Avec « seulement » 200 000 visiteurs environ, l’IFA redevenue annuelle depuis Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 25 2005 revendique toujours le titre de 1er salon mondial pour l’électronique de loisirs, même si l’électroménager, intégré depuis deux ans, attire sans doute quelques milliers visiteurs (qu’il conviendrait de défalquer des scores de l’électronique). En revanche, l’IFA conserve un positionnement dans la saison plutôt plus propice à la présentation de nouveautés que ne l’est le CES de Las Vegas. L’exposition américaine organisée au début du mois de janvier arrive après les fortes ventes de fin d’année, et encore 왘왘 E V É N E M E N T S Nouvelles dates, électroménager en plus, durée raccourcie : le jardin d’été s’offre désormais des moments de calme (2009) qui font regretter le passé. Mais les Berlinois peuvent sortir de leur ville et aller où bon leur semble depuis 20 ans : ce qui a tout changé... bien loin de la saison suivante. C’est sans doute ce qui apporte à l’IFA son surcroît d’intérêt, d’autant que, au cœur de la vieille Europe dont les consommateurs sont plus défricheurs que leurs homologues d’outre-Atlantique, elle permet aux nouveautés de trouver des axes de diffusion rapides, solides et porteurs. En 2010, on y attend logiquement bien des nouveautés. Des développements dans le domaine de la 3D, par exemple, de nouvelles tendances pour les écrans plats, et peut-être des innovations encore plus historiques, comme par exemple les équipements alimentés électriquement sans fil, qui pourraient bien faire une irruption spectaculaire dans la vie de tous. Mais ne brûlons pas les étapes. Les valises sont dans la voiture. Les appareils photo sont en bandoulière. Nous allons à l’IFA, et sitôt de retour, on vous raconte tout ! 쐍 Avant la fête Pas question de dévoiler ici tout ce qui le sera lors de cette 50e édition de l’événement de Berlin, d’autant que, période estivale aidant, les informations se font soit bien rares, soit trop tardives pour arriver à temps jusque dans nos colonnes. Voici donc, d’une manière « apéritive », un survol de quelques « previews », juste pour patienter avant l’ouverture des grilles, au pied de la tour de la radio, laquelle, comme l’année dernière, est un peu colonisée par Harman International, avec entre autres ses systèmes home cinéma convertis au Blu-ray. Notez d’abord qu’il y aura « de la bougie » dans l’air. Sony, outre Rhin, fêtera les 40 ans de sa filiale locale. (Sachez, pour la petite histoire, que le « quartier » Sony, où est désormais installé le siège européen, édifié avec le groupe Benz (Mercedes) juste après la réunification de l’Allemagne, a été racheté par un fond de pension coréen qui aussi pris le contrôle il y a seulement deux semaines du centre commercial O’Parinor, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis). Puisque nous en sommes à l’inventeur du Walkman, cela ne sera une surprise pour personne de voir sur son stand une part non négligeable du spectacle dédié à la 3D.Avec ses téléviseurs Bravia NX710 et 810, Sony ajoutera un design, et un autre axe bien de saison : la connectivité. Pour Denon, la provision de bougies devra être plus importante : la société fête son premier siècle. Exposant historique de l’événement, Philips dévoilera toute une collection d’écrans LED sur lesquels la 3D sera à l’honneur. Ses lecteurs Blu-ray viennent aussi de se convertir au relief. On le croyait un peu oublié, mais il revient : l’écran OLED pourrait être l’une des attractions de LG, qui ne fera pas davantage l’impasse, loin de là, sur la 3D. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire jusqu’à l’époque du MedPi, et même un peu après, Toshiba n’attendra pas plus longtemps pour se lancer à son tour dans les images 3D, son téléviseur de haut de gamme à processeur Cell jouant le rôle de vedette dans cette apparition inattendue. Pour EMTEC (Hall 12, stand 103), le clou du stand sera sans doute la famille Movie Cube, dont le S850 H, un combiné audio-vidéo assez bien pensé, qui traite même la HD 1080p, possède son tuner TNT, avec lecteur de DVD, lit les cartes SD, les clés USB et peut recevoir un disque dur; ou encore le Theater T800 avec un projec- teur vidéo, tuner TNT et un disque dur. Outre les autres membres de cette famille Movie Cube, d’autres produits à voir, comme les Mini Cube et des clés USB éco. Lenco a la barre ! La firme montrera une barre de son « Soundbar SB-100, avec une technologie dite « sonic Emotion » qui commence à se Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 26 répandre.A noter aussi une platine L-71 avec encodage direct USB/SD et pré-ampli incorporé, un lecteur DVD portable DVP-733 de 17,5 cm avec USB, lecteur de cartes, batterie intégrée et casque assorti. Panasonic est attendu par tous les pros sur le registre des PDP, des APN, et de la 3D.Avant de découvrir tout cela, jetez un regard sur les TA1, petites machines à capter des images en Full-HD, jouant les webcams, s’habillant de mille et une peaux, selon les goûts des clients. Mais n’allez pas dans le mur, celui-ci pourrait être gigantesque, avec des écrans 3D, jusqu’à plus de 3,80 mètres de diagonale ! Pour Samsung, le gigantisme sera inéluctablement au menu, mais ce dernier est encore trop peu dévoilé à l’heure de notre bouclage : on y revient sous peu. Tout ce qui concerne le guidage sera de la fête et donc, Garmin sera à l’IFA avec ses Nuvï, Tom Tom lui donnant la réplique, aux côtés de Mio et de Navigon. Notez que dans le hall15.1, une zone spéciale est créée cette année pour le matériel hi-fi de haut de gamme. On devrait entre autres y découvrir les systèmes audio Mini Zeppelin accueillant les iPod/iPhone de B&W. Et comme annoncé, bien d’autres choses. Comme on le dit dans tous les bons feuilletons : la suite au prochain numéro. 쐍 Q U E L L E A M B I A N C E ! Distribution : A marges forcées Même si l’entente entre fournisseurs et distributeurs peut être cordiale, elle ne doit pas devenir entente « tout court ». Et quand la discussion s’instaure, certaines règles peuvent influer sur elle. Entre distribution, fournisseurs et autorités, l’été s’achève dans un climat quelque peu crispé, procédures et escarmouches alimentant des différends vieux comme le monde du commerce. Entre pédalo et conséquences de la loi LME, réflexions, souvenirs et perspectives... On s’énerve en coulisses. Loin du regard des clients, entre fournisseurs et enseigne, de-ci de-là, l’ambiance est plus électrique qu’on l’imagine. Non à cause d’une tension orageuse de fin d’été. D’ailleurs, au début de la saison chaude, et même un peu avant, quelques étincelles étaient déjà d’actualité. Comme depuis la nuit des temps, les premiers -les fournisseurss’estiment soumis à des pressions insupportables. Les seconds, le commerce et auteur des dites pressions, contestent en brandissant ou s’abritant derrière des réglementations dont les évolutions récentes n’ont pas amélioré le climat. La nuit des temps est peut-être un repère un peu trop lointain pour la situation présente. Il faudrait cependant s’abstenir de placer cette réalité dans la catégorie des nouveautés, et de la croire contre nature. Acheter pour des points de vente n’a rien d’une activité relax. Ce n’est pas une tâche molle. C’est au contraire un incontournable combat, parce que la distribution est elle-même placée dans une situation de compétition extrême, permanente et souvent bien plus déséquili- Forces et faiblesses Car il fut une époque où le commerce consacrait beaucoup d’énergie à conquérir sa clientèle, à en optimiser les dépenses, et à la fidéliser. Ce que l’on fait toujours, observeront avec pertinence tous acteurs du terrain. Ce qui n’est pas faux. Toutefois, la part amont du travail, celle assumée en relation avec les fournisseurs, est devenue plus que prépondérante. Elle consiste, pour résumer à l’extrême, à placer les industriels dans des rapports de force rarement confortables, afin d’obtenir des sacrifices plus qu’ultra « boutduboutesques » sur le plan des « conditions ». Seuls quelques rares produits sont si demandés qu’ils tempèrent les rapports de force. Pour contrer toute offre concurrentielle extrême, il convient d’avoir pu s’approvisionner aux meilleures conditions. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 27 brée que ne l’imaginent ses interlocuteurs. Tous les acteurs du terrain ne participent pas au petit jeu de la concurrence avec des finalités comparables. Nous savons depuis longtemps que dans un même périmètre, un produit identique se retrouve presque toujours à la fois dans des établissements dont le rôle est de le vendre pour ce qu’il est, et dans d’autres où il est exploité d’une manière plus tangentielle, aidant (peut-être par le prix auquel il est proposé) à générer un trafic, avec à la clé des actes d’achats pour d’autres familles de produits chargées d’alimenter la profitabilité. Cette description schématique un peu simplificatrice résume un état de fait que chacun connaît. Ainsi, quelles que puissent être les circonstances, les intervenants d’une centrale d’achats ne peuvent que tout faire pour être certains d’obtenir les conditions les plus performantes possibles. C’est une sorte de nivellement Q U E L L E A M B I A N C E ! Mille et une occasions peuvent surgir pour faire basculer les équilibres. incontournable par le plus petit coût d’acquisition possible, celui qui garantit au moins de pouvoir faire ressortir le produit sans marge peut-être, mais sans perte : c’est déjà ça. Si une nuance vient de tempérer cette attitude, elle ne peut que provenir des atouts du ou des produits, de la ou des marques. Les fournisseurs ne disposent que d’une seule arme réellement opérationnelle susceptible de contrer cette réalité : le potentiel « d’indispensabilité » de leur marque ou de leurs produits. Un atout qui est bien trop souvent négligé ou géré trop modestement par l’industrie. Il est vrai que pour parvenir à une demande spontanée très puissante du public, il faut un marketing et une communication de combat (ce qui ne veut pas forcément dire hors de prix), ce qui manque à bien des firmes présentes sur le marché. Outre les moyens, la réussite de cette démarche repose avant tout sur le travail d’équipes ayant assez de savoirfaire et de talent pour que la substitution de marque ou de produit face au chaland ne fonctionne pas. Nous avons tous à l’esprit quelques uns de ces logos indispensables -ne pas les avoir en rayons est impensable- et nous savons tous sur quel registre « spécifique » s’établit leur relation avec les centrales. Quand la clientèle veut « ça ou rien », c’est gagné. Dans notre océan de produits « me too » (moi aussi, pareil que le concurrent), autant dire que le champ de bataille sur la seule valeur ne peut pas rester un seul instant inoccupé. Il n’est pas inutile d’avoir ouvert cette longue parenthèse en forme de préambule pour préciser que le combat éternel évoqué ici ne concerne pas que le domaine du numérique. Les produits alimentaires n’échappent pas à la règle, avec une relation fournisseurs distributeurs fort différente, mais dont les péri- péties envahissent régulièrement les médias. Un peu avant le milieu de l’été, l’adrénaline se mettait à couler à flots au cœur de l’univers du sport. Dans tous les cas,remontent vite à la surface des thèmes et des expressions qui démontrent que l’ambiance est au conflit : « pratiques abusives », « pressions », « prestations à des fournisseurs », « marges arrières ». La réglementation n’est jamais la bonne Ainsi donc, tandis que la clientèle se délectait du clapotis des vagues du côté de Palavas-les-Flots, la tension remontait, avec en toile de fond des expressions contestées dans certains passages de la La loi est-elle toujours constitutionnellement correcte ? Il est aujourd’hui possible d’en demander la confirmation. récente et médiatique loi LME, ou Loi de Modernisation de l’Economie. Une procédure est en cours, puisque le Ministère des Finances a, voici quelques mois, décidé de mener devant les Tribunaux une petite brochette d’enseignes célèbres, pour l’usage de « pratiques abusives ». Darty, qui est de cette cohorte des interpellés, choisissant même de répliquer en exploitant une disposition nouvelle qui permet à chacun, aux confins d’une procédure, de demander au Conseil Constitutionnel de vérifier -et Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 28 de statuer- sur la... constitutionnalité d’un texte de loi. Il faut dire que dans ce genre de dossier, la DGCCRF a fort à faire. Les lois, et en particulier celles que nous évoquons, n’ont pas pour objectif unique de réguler des relations entre fournisseurs et enseignes. Elles servent aussi des visées d’ordre politique, dans le sens le plus littéral de l’adjectif. Ceux qui les ont fait voter en attendent des effets sur l’économie, l’emploi, etc. Elles doivent donc corriger des situations jugées préjudiciables à la société dans son ensemble, et pas seulement garantir les équités dans les tractations commerciales. Chacun a en mémoire, pour ceux qui ont déjà quelques années d’expérience, l’influence attendue des dispositions adoptées à l’époque où l’inflation en France était explosive. L’organisation dans les années 70 d’une bataille nonstop entre enseignes n’avait pour objectif que de faire chuter les prix. Il n’en est pas moins vrai que, comme de coutume, la réglementation induit des conditions inédites à chaque publication de textes nouveaux. Conditions en fonction desquelles le réflexe de tout professionnel consiste à imaginer des parades. Et force est de le constater, la réglementation s’use quand on s’en sert. En fait, cette réglementation au sein de l’Hexagone a dorénavant une efficacité toute relative, dans le sens où de nombreux marchés peuvent se traiter hors des frontières. Et tout se place dans un contexte où, sans réglementation, la loi de la jungle s’instaure. Mais avec une réglementation, les penchants naturels des uns et des autres tendent à émousser progressivement les effets des textes. Eté chaud sur le plan juridique ? Sans doute, mais c’est quand même une sorte de routine, dans un feuilleton probablement éternel. 쐍 Salon Hi-Fi et Home Cinéma High End : Le son et la forme Loin de se replier sur la seule clientèle des adeptes classiques, le salon Hi-Fi et Home Cinéma High End évolue. Sans abandonner son audience fondamentale, il se métamorphose en structure événementielle volontiers ambassadrice de l’univers des produits haut de gamme, partant à la conquête de clientèles nouvelles. haute qualité et de l’audio-vidéo de haut de gamme entre plus que jamais dans les cibles de bon nombre de firmes. Il est vrai que la bonne tenue des ventes en valeur est, depuis quelques saisons, devenue une préoccupation aiguë tant sur le terrain que chez de nombreux fournisseurs. Les promos, c’est bien, la profitabilité, c’est mieux. Mais hélas, dans l’Hexagone, le maillon fort pour la recette et la marge dans les assortiments s’est évaporé au fil des ans. « C’est clair, les produits de haut de gamme en audio vidéo manquent de visi« Nous constatons que des marques leaders, qui figurent parmi les plus dynamiques dans le domaine du développement d’équipements numériques, non seulement renouvellent leur participation au salon, mais de surcroît, la renforcent. » Jean-Marie Hubert fait ce constat un peu insolite, car dans l’univers des salons, la tendance est rarement orientée dans ce sens. Il faut donc en déduire que la clientèle des adeptes du son de SALON HI-FI HOME CINÉMA PARIS HIGH END SHOW 9-10 octobre 2010 Hôtel Pullman Paris rive gauche Organisateur : SPAT (www.hautefidelite.com) Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 29 bilité, et sont souvent imaginés dans l’esprit du public d’une manière assez caricaturale », résume Jean-Marie Hubert, qui s’appuie sur ce qu’il retient des conversations qu’en tant qu’organisateur du salon, il partage avec les responsables de marques. Durant des décennies, la distribution n’a cessé d’insister sur ses atouts de compétitivité. A la conquête de nouveaux regards Les équipements dédiés à des consommateurs qui sont attachés au design, à la qualité, aux performances, et ne se concentrent pas sur les promotions, se sont trouvés relégués dans des circuits très spécialisés, où ne s’aventure pas le grand public. Les générations de chalands se succédant, on en arrive à constater qu’une proportion écrasante des consommateurs ne soupçonnent même pas l’existence de certains matériels de valeur élevée. 왘왘 Jean-Marie Hubert, organisateur du salon HiFi Home Cinéma veut donner aux produits de prestige une meilleure visibilité dans l’univers de l’équipement de la maison. Si les lignes ont commencé à bouger, à travers les initiatives de certains grands spécialistes (comme la FNAC) ou le déploiement d’enseignes ayant une approche très large dans leurs assortiments (Saturn), il reste un travail important à accomplir. Malheureusement, le haut de gamme audio-vidéo ne se voit pas dans la rue comme les véhicules de prestige. Il faut donc chercher de nouvelles pistes susceptibles d’alimenter un courant de découverte ou re-découverte envers des cibles que n’atteignent pas les méthodes de marketing classique mises en œuvre par le monde du haut de gamme. taine conception de l’électronique de loisirs mérite une présence. « Que meton dans une maison, dans un logement ? » interroge Jean-Marie Hubert. « Des meubles, de la décoration, de l’éclairage, bien sûr ». Mais aussi de quoi écouter, regarder, partager, s’informer, se divertir. Non seulement l’électronique s’est installée dans tous les moments de la vie quotidienne, mais c’est autour d’elle que se construit de plus en plus cette vie de tous les jours. Le Salon HiFi et Home Cinéma en tant que tel, accompagné de quelques marques par- Les professionnels ne le savent pas toujours, si notre bel Hexagone n’a pas réussi à se faire une place sur les créneaux les plus populaires de l’électronique de loisirs, il n’en va pas de même quand on entre dans les sphères où se côtoient haut de gamme et produits de luxe. Sur ce registre, notre pays reste une référence au niveau planétaire. Qu’il s’agisse de mode, de parfums, de sacs et bagages, de jets privés, de grands crus classés, la signature bleu blanc rouge reste inimitable. Ce qui se prolonge aussi dans l’audio-vidéo, domaine pour lequel tenaires sera donc présent à Villepinte en septembre, apportant à cette manifestation une facette inédite en pleine actualité, tout en mettant en appétit un autre public invité à visiter aussi les appartements de l’Hôtel Pullman quelques semaines plus tard. le salon va créer cette année un « Espace Innovation France ».Toujours dans les initiatives visant à élargir la visibilité, le salon va mobiliser le samedi 9 octobre de nombreux journalistes, et notamment les grands médias, en collaboration avec le Press Club de France. Un moment fort, dans un événement auquel seront joints les grands distributeurs européens des marques de haut de gamme. Enfin, « la forte participation nous permet cette année de développer notre plan média » indique l’organisateur, qui ne dissimule pas son ambition de faire « exploser » le nombre de visiteurs, avec notamment une campagne radio musclée. Sans oublier de nouveaux partenariats sur les « meilleures cibles du monde du luxe ». Un moment important s’appuyant sur un fait bien établi : les segments du haut de gamme et du luxe ne connaissent pas la crise. 쐍 Un salon s’expose dans un salon C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre l’initiative de l’organisateur du Salon Hi-Fi et Home Cinéma de s’installer début septembre dans un événement de premier plan. Avec plus de 100 000 visiteurs, le Salon Maison et Objet (3 au 7 septembre 2010,Villepinte) constitue un cadre, dans lequel une cer- Communication renforcée « La Hi-Fi et l’audio-vidéo doivent non seulement se rapprocher de tout ce qui est conçu pour organiser le cadre de la vie quotidienne, mais aussi de ceux qui travaillent dans ce contexte », insiste Jean-Marie Hubert, évoquant architectes, décorateurs, et créateurs en tous genres. Lesquels peuvent autant puiser qu’apporter dans cette rencontre, puisque l’électronique et ses loisirs concernent aujourd’hui la totalité de la population. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 30 MORDAUNT SHORT ET BOSTON : PAS DE MÉLANGE ! C’est une malencontreuse compression des informations qui a fait naître dans notre dernier numéro (89) une confusion entre les deux marques d’enceintes acoustiques que Marantz France propose. Pour faire simple sachez que nous voulions mentionner la sortie dans la gamme Boston (et non Mordaunt Short) d’une bien belle barre de son, qui diffuse par le NR 1501 tout en offrant un design amélioré pour s’intégrer à la gamme AV Slim. Dans la lignée des SR 5005 et SR 6005, le SR 7005 délivre une puissance de 1000 W et grâce à ses 6 entrées et 2 sorties HDMI 1.4, il est compatible TV cateur stéréo PM 5004. De beaux produits qui seront, à n’en pas douter, bien accueillis par les points de vente car, comme l’a souligné Jean-Louis Lamblot (directeur général de Marantz pour la France), « la stéréophonie permet encore à la distribution de réaliser des marges confortables ». 쐍 PIONEER : LE HOME CINÉMA SANS CONCESSION musiques et paroles d’un téléviseur ou d’un système de home cinéma avec l’appui d’un caisson de graves ayant une particularité : il fonctionne sans fil, la liaison étant confiée à une transmission en 2,4 GHz. Seule condition : ne pas dépasser les 25 pieds entre la base et le caisson. Vous avez un peu oublié ce que ça fait, 25 pieds ? Cela fait exactement 300 pouces... Amplement suffisant pour une pièce normale, non ? Disponible, ce TVee 20 est à vendre 349 euros. Au fait, pour la distance, comptez sur un bon 7 mètres sans souci. 쐍 3D tout comme les nouveaux lecteurs Blu-ray universels (SACD multicanaux) BD5004 et BD7004. Les éléments hi-fi séparés ne sont pas oubliés avec le CD 5004 et l’amplifi- MARANTZ A LES MOYENS DE SE FAIRE ENTENDRE Marantz lance une nouvelle gamme d’amplis-tuners audio vidéo avec compatibilité 3D, port USB pour raccorder un iPod et réception Bluetooth. Le NR 1601 s’appuie sur le succès remporté Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 31 La marque a dévoilé quatre récepteurs AV SC-LX83 et LX73, et VSX-LX53 et VSX-2020, qui intègrent un concept d’amplification baptisé HD Direct Energy. Celui-ci a été conçu de manière à reproduire avec fidélité la dynamique des bandes son non compressées que l’on trouve dans les formats Dolby TrueHD et DTS-HD Master Audio. Sous une robe digne des plus beaux maillons du genre, ces modèles prennent aussi en charge les format vidéo HD, avec la 3D comme il se doit. La compatibilité est également intégrale avec les principales sources de contenus, notamment en Bluetooth (streaming), connectivité Lan, etc. Un matériel de grande classe bien dans son époque. 쐍 E N V E D E T T E Archos : Les tablettes magnifiées Par rapport à un équipement bien connu, l’Archos 10 s’affirme comme un produit pouvant largement susciter les préférences. L’environnement Android et les applications disponibles lui ouvrent des possibilités d’utilisations sans limite, en « applis », en livre électronique, vidéo, chat, navigation, etc. S'appuyant sur des idées bien à elles,la firme française dévoile une famille de tablettes qui figurent sans le moindre doute parmi les plus séduisantes et les plus pertinentes du moment.Une stratégie préparée de longue date,qui emmène Archos un peu hors des sentiers battus, mais au centre d'une dynamique particulièrement porteuse. En quelques mois, l’improbable marché des tablettes est devenu une réalité et même une perspective de croissance d’ampleur, probablement un second souffle parallèle à celui des smartphones. Bon nombre de firmes s’y engagent, avec dans la plupart des cas la volonté de prendre le sillage d’une certaine entreprise californienne devenue le porte drapeau de la catégorie. Pour ce qui concerne Archos, le schéma est différent. Tout le monde le sait, notamment chez les professionnels, car Henri Crohas, patron fondateur de la société, avait déjà clairement défini ses axes stratégiques, et notamment sa conviction à propos du développement de ces nouveaux outils communicants et multimédias. Aujourd’hui, la génération 8 des équipements de la marque au logo vert est là, et force est de constater qu’à Igny, l’équipe a bien « bossé », avec beaucoup de maîtrise et de talent. Entre des audaces technologiques dignes des plus grands et le savant dosage dans les options opérationnelles qui a présidé à l’élaboration des configurations, on ne peut que constater l’excellent « feeling » de la firme, aussi bien sur un plan purement technique que par rapport aux attentes du marché. Tout se joue à Igny, au sud de Paris On a parfois tendance à imaginer d’une manière trompeuse ce que sont les structures des firmes majeures du secteur électronique. Avec des effectifs énormes (dont près de 60 % sont en général dans des postes commerciaux ou administratifs), des dépenses de « R&D » qui se mesurent en millions de dollars, on pourrait croire que ce sont des milliers d’ingénieurs et de chercheurs installés dans des bâtiments gigantesques qui développent les produits nouveaux. Mais en fait, pour chaque thème, les équipes sont bien plus à taille humaine, même au sein des plus grands mastodontes A Igny, où se fait tout le développement d’Archos, l’entreprise n’est en rien sous dimensionnée par rapport à des concurrents. Concentrée sur un thème unique, il n’est pas impossible qu’elle soit même diaboliquement performante. Elle bénéficie en Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 32 outre d’une expérience déjà longue. Créée en 1988, elle a pendant des années œuvré en OEM pour des marques majeures (IBM, Siemens Nixdorf...), réalisant des bornes interactives, des cartes de multiples variétés (dont certaines pour les ordinateurs Amiga de Commodore). « Notre marque a réellement commencé à être connue en 2000, avec nos premiers baladeurs à disque dur, se rappelle Rémi Durand, patron du marketing.Avec le Jukebox 6000, nous proposions 6 Go quand le marché offrait 16 ou 32 Mo, 16 ou 32 minutes contre 100 heures ». C’est à cette époque que le logo est devenu ce qu’il est depuis, travail de Rémi Durand, entre autres tâches multiples. Avec le dernié né et le produit « flagship » de cette nouvelle gamme, l’Archos 10, nous voici donc au moment le plus chaud de l’envolée des tablettes, face à un équipement sous Android qui d’emblée met en avant ses différences. Ainsi, comparé au produit vedette du marché et ses innombrables imitations, l’Archos 10 apporte un écran plus grand et surtout en meilleure adéquation : 10,1 pouces contre 9,56, en vrai format 16/9. Mais il est moins encombrant et moins lourd. Pour ce faire, la société française n’a pas lésiné sur les recettes, faisant créer un matériau spécifique sur lequel elle détient des brevets, mélange onctueux d’ABS et d’inox, qui aboutit à une épaisseur 10 fois inférieure (0,2 mm contre 2 mm) à ce que l’on connaît, tout en conservant des propriétés de solidité au moins équivalentes. Pour le client, cela se traduit par plus d’écran dans moins d’encombrement, et par seulement 480 grammes à véhiculer, 200 de moins que sur les équipements connus. En examinant l’appareil, on découvre le souci du confort pour l’utilisateur, avec une toute petit béquille rétractable, qui permet de placer d’une manière stable l’appareil, soit dans une position pour regarder l’écran, soit sous un angle permettant une saisie. A propos de saisie « nous pouvons relier n’importe quel clavier, y compris avec une simple prise USB », précise-t-on, ce qui Didier Grychta, directeur général Europe du sud chez Archos, nous dévoile la nouvelle famille maison. Pour la poche ou le sac à main, voilà encore deux équipements, en 3,2 et 4,3 pouces. suppose des ajouts à Android, qui ne prévoit pas cette possibilité, pour lesquels Archos est en train de signer des licences d’exploitation avec certains partenaires de ce même univers. Difficile de résumer ici toutes les possibilités de cette tablette. Un petit coup d’œil au tableau que nous publions cicontre permet de faire un rapide survol, d’un ensemble où il faudrait évoquer la liaison HDMI, puisque la machine fonctionne jusqu’en HD (d’où liaisons et applications avec un TV de même aptitude) ; il faudrait aussi souligner la présence de la caméra (1,3 Mpixel), de la mémoire (largement extensible via le slot Micro SD) ; la livraison comme sur toute la gamme avec Flash 10 et Froyo (car « Flash, peu importe ce que l’on en dit, reste très utilisé ») ; sans oublier tout ce que l’on peut imaginer grâce à la liaison Wi-Fi. Belle panoplie complète armée d’une agressivité voulue L’Archos 7 vient comme un petit frère du 10. Avec un écran de 7 pouces, il reprend bon nombre d’aptitudes du 10, mais par sa taille ouvre d’autres formes d’exploitation. C’est l’appareil nomade par excellence, mais aussi idéal depuis un fauteuil, pour visionner de la vidéo en HD, ou pour mettre en œuvre son comportement d’accéléromètre et en faire un instrument de commande pour des jeux vidéo. Les modèles 3 et 4 s’inscrivent pour leur part dans le sillage des tablettes et autres formats smartphones. Image volée d’une présentation palpitante : ce petit tableau résume mieux que tout long discours ce qu’est la panoplie de rentrée 2010 d’Archos. Les prix de vente suggérés montrent que non seulement la gamme est attractive, mais qu’elle est aussi très concurrentielle. Retour vers une certaine idée de la balade : à vendre moins de 100 euros, ce qui est aussi un événement. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 33 L’Archos 7 est une excellente déclinaison de son grand frère. Reste que sur un plan purement commercial, cette nouvelle gamme, dont Didier Grychta ne dissimule pas le côté offensif, revient sur des créneaux où les volumes et la compétitivité constituent un couple moteur. « Nous avions un peu laissé les baladeurs, nous y revenons, ce qui permet à notre marque de s’inscrire avec des produits à moins de 100 euros. » Mais même pour ces productions, Archos a encore joué à fond son atout d’originalité. « Pas question de proposer ce que l’on pourrait appeler un produit chinois, résume Didier Grychta. Nous avons pour ces produits notre propre conception, avec une électronique façonnée selon nos exigences, une interface qui ne laisse pas l’utilisateur perdu dans sa navigation, et même nos propres icônes ». Du véritable numérique conçu « à la maison », et pour lequel est même précisé que les diverses licences sont payées... allusion à des produits importés sans trop se préoccuper de la « manière » et qui ne sont pas si rares dans les rayons. Si vous avez déduit de ce voile levé sur une présentation encore toute fraîche (et partiellement digérée seulement par la rédaction) qu’il y a de la volonté d’aller plus loin chez Archos, vous avez vu juste. Ce qui est un « tuyau » que la distribution peut mettre à profit ! 쐍 LA NOUVELLE IMAGE L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS LA FIN DES ANNÉES SAGES ! Cette fois-ci, les choses bougent dans le domaine de la nouvelle image. Presque 15 ans après l'apparition des premiers APN balbutiants, suivie d'une longue phase durant laquelle l'industrie s'est surtout efforcée de conduire la transition entre l'argentique et le numérique dans un contexte non perturbant pour le chaland, les stratégies inventives partent dans toutes les directions. De quoi attiser la motivation des clients ! Les événements de la rentrée s'annoncent croustillants, riches en histoires à raconter. Il reste aux points de vente à savoir et vouloir traduire cette évolution dans les linéaires, ce qui est loin d'être fait… Il aura fallu à peine plus de 10 ans pour que couple film - papier, les vitesses de déclen- l’image numérique s’impose en tant que chement sont devenues moins lancinantes, gie ! Mais tout cela avec une précaution élémentaire : rester sagement dans les technique universelle de la photographie les autonomies plus convaincantes. Puis, formes de l’appareil photographique classique, reflex ou compact. A une seule grand public. Une période à la fois longue et ont commencé à apparaître les prestations courte, avec des débuts au cours desquels que l’électronique seule était capable nuance près malgré tout : celle des com- le numérique avait surtout à convaincre de d’assumer, dont des fonctions aussi diver- pacts réellement très... compacts qui ont son aptitude à faire aussi bien que l’ar- gentes que la prise de vue vidéo ou la foisonné dans les offres, et dont les gentique. Les capteurs ont commencé leur reconnaissance des visages, des sourires, concepteurs ont su très vite oublier les ascension en nombre de pixels, les résolu- ou du toutou de la famille et aujourd’hui concepts classiques, afin de se glisser dans tions se sont doucement approchées jus- de... bébé, automatiquement, quand celui- des dessins d’une extrême finesse, proche qu’à rejoindre ce que l’on obtenait avec le ci regarde l’objectif. Chienne de technolo- de celle des cartes de crédit. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 34 Un épanouissemen t des segmentations à rendre au plus vite lisible en rayon Certains de nos lecteurs les plus assidus et il y a deux ans, que Panasonic, dans un pro- diate pour le visiteur cette nouvelle géo- ayant de surcroît une bonne mémoire se jet en partie partagé avec Olympus, a métrie évolutive des concepts d’appareils rappellent peut-être que nous avions eu décidé le premier de lancer un produit d’amateurs. Cette nécessité n’a pas d’autre l’audace de souligner, il y a quelques hors ultra-compact mettant à profit visée que d’optimiser les ventes. Si les années, que le monde de la photo allait l’espace libéré pour rompre avec les idées familles de produits sont nombreuses, tout de même à un rythme bien mesuré reçues. elles permettent d’aller au devant d’at- vers ses nouveaux univers, presque à recu- Et depuis, c’est un feu d’artifice qui gagne tentes de plus en plus pointues de la part lons, ne parvenant pas réellement à se en puissance de mois en mois. La Photo- des utilisateurs, et de générer des motiva- kina 2010 ne devrait pas décevoir sur ce tions nouvelles. Tout élargissement d’offre registre. Les initiatives fusent de toutes induit inéluctablement dans l’esprit des débarrasser d’une contrainte disparue. Vaincre définitivement les pellicules parts et dans toutes les directions. Au point prospects l’entrée dans un processus de de bouleverser aussi les notions de seg- choix qui, comme chacun le sait, conduit le ments de marché par familles de produits. consommateur à élaborer des intentions Peu d’observateurs l’ont souligné : tous les Les offres deviennent de plus en plus diver- d’achats. appareils photographiques de l’époque sifiées, et ce n’est probablement qu’un Alors que les grandes manifestations de argentique avaient été conçus en les arti- début. La photo fait de la vidéo, la vidéo l’automne (un peu l’IFA, beaucoup la culant autour du film et de ses deux s’invite dans la photo, tout le monde Photokina et le Salon de la Photo de Paris) bobines, un peu comme tous les baladeurs s’insère dans la 3D, le tout dans un four- vont forcément mettre en lumière ces furent à une époque prisonniers des millant quadrillage où s’alignent au moins nouveaux instruments de prise de vues, le formes de la minicassette. Or, avec l’élec- 4 familles : compacts, bridges, hybrides et moment est venu de ne pas manquer des tronique, plus de film (ou de « pellicule », reflex, en attendant la cinquième. Comment ? manœuvres consistant à relayer dans les comme l’avait largement surnommé le Non, non, nous n’avons rien dit... magasins l’avènement de ce matériel très grand public), plus de bobine, plus rien ! D’où cette nécessité pour les enseignes : il attractif. Ne gaspillons aucune opportu- Ce n’est qu’au cours de la Photokina 2008, faut réussir à traduire en lisibilité immé- nité. 쐍 FUJIFILM : UNE NOUVELLE FAMILLE RICHE EN ARGUMENTS Si nous n’avons aucune raison d’oublier est cependant doté d’un zoom x 15. Il de revenir en détail sur la panoplie de faut encore mentionner dans cette Fujifilm dès notre prochain numéro, livraison estivale le Finepix Z80, un très voici déjà un petit survol du programme. coloré, On y remarque côté compact expert le connexion (Facebook, YouTube...), doté F300 EXR 12 avec pour la première fois au d’un 14 mégapixels CCD, disposant d’un monde dans cette catégorie le système mode panorama, capture des photos en autofocus ultrarapide à détection de compact, qui mise sur la Full HD et de la vidéo en HD 720p. phase intégré au CCD. Il faut 0,158 se- d’un bébé quand celui-ci regarde l’objectif. Pour vos clients ayant des moyens plus conde pour une mise au point. Avec un Dans la catégorie bijou, le Z800 EXR occu- limités, jeunes, débutants, le FinePix capteur de 12 mégapixels et un zoom 15 pera une bonne place dans les ventes JX280 constitue une configuration néan- fois, il est très abondamment doté en « cadeaux » de fin d’année. Léger, pimpant, moins très honorable, avec un capteur perfectionnements, parmi lesquels un 12 mégapixels, zoom x 5 : bel équilibre. de 14 mégapixels, Full HD photo et HD point qui peut faire son effet dans un Quant au S2800HD, il apparaît presque vidéo, fonctions automatiques, mode argumentaire : un système de déclen- comme un petit frère plus simple et plus panoramique, classement des images chement automatique pour la photo léger du désormais célèbre HS 10. Ce bridge par étoiles... 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 35 L A N O U V E L L E I M A G E L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS PENTAX : RÉTRO HIGH TECH Avec son Optio I-10 arrivé cet été, Pentax renoue sur le plan esthétique avec un certain passé, prestigieux. Son nouvel APN ressemble à s’y méprendre à un appareil argentique sorti il y a... 46 ans ! Ce 12 mégapixels avec zoom de 28 à 140 mm, écran LCD de 2,5 pouces, qui capture aussi de la vidéo en HD (1280 p à 30 images/seconde) reconnaît les visages, les chiens, les chats, et peut-être un jour les lapins crétins... ter manuellement. Quant au SX130 IS, c’est un appareil orienté famille, avec un grand angle (équivalent 28 mm) et un zoom X 12. La simplicité est mariée avec une infinité de possibilités. Bon cheval de bataille. CANON N'ATTEND PAS OCTOBRE POUR FAIRE SA RÉVOLUTION 쐍 seul design - boîtier tout métal - est une pure réussite. Il adopte le suffixe HS qui désigne le couple entre le capteur et le processeur numérique qui traite les images. SONY : LE CAMÉSCOPE À OPTIQUE INTERCHANGEABLE Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura rien Avec un capteur de plus de 10 millions de d’intéressant sur le stand Canon de la pixel, la prise de vue vidéo Full HD et beau- Avec le NEX-VG10, la firme japonaise parti- Photokina. Mais en attendant les premières coup d’autres atouts, cette nouveauté va cipe très activement à ce courant révolu- présentations (programmées postérieure- encore doper la lignée best-seller des Ixus tionnaire de l’univers de l’image. Ce produit ment à notre mise sous presse) les « apeti- numériques, qui ont déjà 10 ans. Le voile est crée la transition que sans doute, bien des zers » de l’été sont déjà d’un niveau très aussi discrètement levé sur le S95, succes- adeptes attendaient : un caméscope entre impressionnant, sous la forme de trois seur du S90. Sa place est dans une poche, dans le sillage de la photo élaborée. Avec compacts que le fabricant n’hésite pas à mais pas n’importe laquelle : celle d’un qualifier de révolutionnaires. A commen- client passionné. Il combine perfectionne- cer par le nouvel Ixus, le 1000 HS, dont le ments extrêmes et possibilité de tout pilo- un capteur APS-C de 14,2 millions de pixels, celui des reflex Alpha, et de beaucoup d’autres et la possibilité d’utiliser des objectifs à monture E, la vidéo d’amateur change d’univers. Il va falloir aussi imaginer comment proposer les segments de gamme, des caméscopes ultra-compacts à mémoire flash, à ce genre de super caméscope... Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 36 쐍 sans autre formalité, mais aussi la recharge de sa batterie. Positionné à 129 euros, c’est réellement un produit pour une clientèle qui attend de la simplicité avant tout. SONY LANCE TROIS 쐍 communicant, avec le ST80, appareil doté NOUVEAUX COMPACTS du WiFi et de la connectivité AllShare Que se soit en 2D ou en 3D, ces trois nou- ainsi que d’un grand écran tactile de 7,6 cm veau APN Sony permettent de faire de (3’’) et intègre des fonctionnalités intelli- (DNLA). Il est équipé d’un zoom optique 3x, sublimes photos en toutes circonstances. gentes, dont le nouveau recadrage « opti- La série TX9 offre un écran LCD tactile misé ». Outil de retouche directement inté- TruBlack de 8,5 cm, un ultra grand-angle de gré à l’appareil, cette fonction permet de 25 mm, un capteur ultra sensible CMOS recadrer des photos prises de tout angle Exmor R. Il dispose d’un mode vidéo Haute ou point de vue, comme les bannières, définition AVCHD 1080i. Et il donne la possi- panneaux ou feuilles de texte, et de les bilité de visionner les photos 3D sur une TV redresser comme si elles avaient été pho- 3D avec le mode Panorama 3D ou sur un tographiées droites. A vendre 249 euros, écran LCD grâce au mode balayage à angles c’est un 14,2 Mpixels, élégant, qui sait aussi multiples 3D. Objectif de qualité, grand- capturer de la vidéo en haute définition angle et lumineux, capteur Exmor R, le (720p). nouveau Sony WX5 reprend la recette du Avec le PL90, c’est un autre concept qui est WX1 et offre en plus l’agrément du dernier imaginé : un tout en un réellement tout en cri de la technologie : vidéo Full HD, prise un. Avec un capteur de 12,2 Mpixels, ce de vue panoramique par balayage ou compact est doté d’un connecteur USB Bien vu, le conseil de Casio, qui suggère encore photo en 3D stéréoscopique. Ini- rétractable couplé à l’usage plug and play aux professionnels du terrain de miser sur tiateur du format ultra-plat et du capot cou- de l’appareil. Connecté à un PC, non seule- les couleurs. Tout effet « nuancier » dans un lissant, Sony propose enfin le Cybershot ment il permet des transferts et partages rayon est vendeur, que ce soit pour les CASIO AIME LES COULEURS DSC-T99 qui repose sur ce concept et crèmes glacées, la peinture, la laine ou... les embarque, dans 17mm d’épaisseur, un APN. Avec le EX-Z800, la firme entre dans zoom 4x grand-angle, un écran tactile de 3 cette logique. Doté d’un capteur de 14 pouces le panorama par balayage et la mégapixels, d’un grand angle (équivalent vidéo HD. 27 mm) et sachant capturer de la vidéo HD 쐍 SAMSUNG : (720p), ce produit est disponible en 6 coloris très pimpants. DES COMPACTS ORIGINAUX A ses côtés, le EX-S200 est un peu dans un Samsung avait innové voici un peu plus esprit similaire (5 présentations) mais plus d’un an avec ses APN à doubles écrans. La dans l’esprit « bijou », avec un atout excep- formule a eu du succès, et deux nouvelles tionnel : sa finesse. Avec à peine plus de 17 références entrent dans la danse. Par mm d’épaisseur, il est prêt à se glisser dans ailleurs, le constructeur mise sur le concept le sac de bien des consommatrices. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 37 쐍 L A N O U V E L L E I M A G E L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS Il y aura bientôt deux ans, Fujifilm dévoilait son premier ensemble dédié à la photo numérique en trois dimensions. La société japonaise vient de faire un nouveau pas dans cette technique, optimisant l’un des maillons d’une stratégie originale dans le domaine de l’image. Renaud Thierry, PDG de Fujifilm France, détaille les créneaux du marché de la photo. FUJIFILM : L’INNOVATION PERMANENTE « Fujifilm ne pouvait rester sur un coup rente. L’entreprise anticipait sur une ten- marché qui reste très dynamique. Nous nous d’essai » tranche Renaud Thierry, PdG de dance qu’à l’évidence, elle savait imminente, situons à des niveaux de ventes assez fan- Fujifilm pour la France, à propos de la 3D. et en profitait pour optimiser un de ses tastiques, se réjouit Renaud Thierry. Nous Dévoilée à la Photokina 2008, cette première traits de caractère qu’elle affectionne parti- étions à près de 5 millions de pièces l’an der- était observée à la fois comme une belle culièrement. « Nous avons la chance d’être nier. Nous serons sans doute au même réalisation technique et aussi comme une dans un groupe qui a toujours mis tout en niveau cette année. C’est une chance, même curiosité. Car à cette époque pas si loin- œuvre pour figurer parmi les leaders et aussi si nous nous trouvons sur un marché tech- taine, le monde du téléviseur numérique être un pionnier. La firme consacre un pour- nologique parfois difficile ». La ou les difficul- n’avait pas encore déclenché l’offensive que centage très important de son CA, de l’ordre tés, tout le monde les connaît. Elles se l’on sait sur la 3D. Depuis, l’initiative de la de 7 %, pour rechercher et développer ». situent au niveau des prix, et donc de la pro- marque au logo vert a pris une allure diffé- « Nous avons aussi la chance d’agir sur un fitabilité. Mais ce que Renaud Thierry semblerait prêt à considérer comme un mal nécessaire s’accompagne de facettes réconfortantes. Si le marché reste très important en quantités, cela s’explique. « Il y a 10 ou 15 Parmi les développements de FujiFilm, la technique EXR qui donne aux capteurs une meilleure dynamique, ce qui se traduit pour l’utilisateur par plus de détails entre les zones sombres et celles à la limite de la saturation d’une image. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 38 ans, à l’époque de l’argentique, l’appareil photo était acheté par la famille, et pour une longue période, d’au moins dix ans, voire pour la vie, en exagérant à peine. Il était souvent acheté à l’occasion d’une fête de famille. Aujourd’hui, nous équipons les individus ». Le patron de Fujifilm pour la France fait un parallèle avec les téléphones mobiles et les nombreuses fictions qu’ils assument. De quoi segmenter le marché, et cibler des clientèles devenues bien plus sensibles aux apports technologiques. « Le dynamisme du marché a aussi pour origine le nombre de ses acteurs » ajoute Renaud Thierry. A la différence de créneaux ou trois ou quatre super leaders occupent l’essentiel des courants d’affaires, les marques nombreuses de la photo numé- Il y a déjà deux ans, la marque avait dévoilé à la Photokina sa solution 3D complète, incluant prise de vue, cadre photo et impression sur papier 3D, sans lunette. Nous évoquons la nouvelle version dans les pages qui précèdent. rique animent cette activité, certes avec des composantes concurrentielles, mais globalement, d’une manière positive. Quatre créneaux pour une stratégie pertinente çaise. « Nos bridges n’ont rien à envier à bilisateurs : un numérique, un optique et bien des reflex », insiste-t-il, soulignant un pour le capteur ». Mais les atouts de cet Dans cette animation, il faut malgré tout res- qu’il y a beaucoup d’amateurs de photo- appareil « sans équivalence sur le marché » ter présent, et ne pas se contenter « de miser graphie expérimentés qui ne veulent pas ne se limitent pas à cette optique. Le HS 10, sur le facteur du prix ». Il y a un peu plus d’un entrer dans la logique des reflex et des dont l’écran de visée est orientable, fait de an, le périmètre de Fujifilm France avait été panoplies d’objectifs. Il faut dire qu’avec la vidéo HD en 1080p (Full HD), capture des reconfiguré. Ancien acteur puissant dans les son HS 10, le fabricant a poussé cette vues panoramiques, peut effacer les sujets consommables et les activités de traitement, logique du bridge loin dans la collection en mouvements dans une photo, faire plu- la marque était passée par une opération de d’atouts. A commencer par son optique, sieurs photos dans une photo, etc. « Des regroupement des deux facettes de ses acti- avec zoom x30, couvrant d’un authentique dispositifs un peu à la James Bond », en vité, les appareils numériques et les travaux grand angle de 24 mm à un téléobjectif de plus de la panoplie de fonctions en tout de traitement et façonnage (le tout étant 720 mm. « Une étendue qui en reflex sup- genre que l’on peut attendre d’un équipe- placé sous la direction de Renaud Thierry). La pose au moins trois objectifs. Et comme en ment ultra-perfectionné. page de cette nouvelle époque bien tournée, 720 mm, il faut beaucoup de stabilité, nous Avec un tel produit (et les deux autres l’entreprise se retrouvait en mode opéra- avons doté ce produit de trois types de sta- tionnel pour une ère du numérique dans bridges de la marque), on imagine déjà la position du constructeur sur l’un des déve- laquelle elle cultive aussi ses différences. loppements qui animent le marché aujour- « Pour rester un acteur incontournable du d’hui : celui des hybrides. « Quels peuvent marché, il faut être sur quatre créneaux, être les avantages de l’hybride face à un essentiels », résume Renaud Thierry. Et bridge ? » s’interroge Renaud Thierry. « Je d’énumérer le segment des « compacts ne les vois pas. Je pense que cette formule, experts », pour une clientèle qui cherche qui n’est pas pour le moment dans les « sous une forme compacte l’équivalent plans de Fujifilm, est plutôt en concur- d’une qualité reflex, avec zoom x10 », celui des rence avec les reflex, dans le sens où elle produits « famille », avec beaucoup de sim- s’adresse à une clientèle qui a déjà dans plicité, mais quand même des fonctions son esprit l’idée d’avoir plusieurs objectifs technologiques très performantes. Tout dans son sac photo. Je suis persuadé du autant mises en exergue, s’imposent la famille des « appareils bijoux, avec du design, de la simplicité, un encombrement très réduit, pour que l’appareil puisse être glissé dans un sac à main », et celle des produits de baroudeurs, pas seulement étanches, mais aussi antichocs, etc. Une panoplie que Fujifilm décline en cibles plus pointues encore, incluant les consommateurs jeunes, novices, ayant peu de moyens, etc. Sans oublier le haut de l’échelle qui, tradition maison oblige, ne se conjugue pas sous forme de reflex. « Nous avons opté pour le bridge, et nous sommes persuadés que cette formule est excellente pour de nombreux amateurs exigeants », résume en substance le patron de la filiale fran- maintient des ventes de bridges ». Une formule simple pour un équipement ultra-perfectionné : telle pourrait être la définition du bridge, dont Fujifilm a poussé le concept jusque dans l’extrême. Le plus en pointe des atouts de ce HS 10 est l’optique, qui va d’un réel grand angle (équivalent 24 mm) jusqu’à un réel téléobjectif. Mais il est impossible de se limiter à la seule évocation de cette excellente optique, car les possibilités de l’appareil sont innombrables, combinant la réponse à des attentes d’amateurs pointilleux sur le registre de l’image à des utilisations ludiques, voire « fun »,en passant par des fonctions aussi variées pour la photo que pour la vidéo HD. Le HS 10 peut aussi être argumenté sur un point souvent un peu oublié quand on parle de la formule du bridge, surtout face à un client : une conception globale qui repose sur une parfaite cohérence des tous les composants. Qui n’a jamais laissé partir un client avec un bon boîtier (reflex) et un « caillou » moyen ou l’inverse ? Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 39 En ce début d’automne, il ne reste plus qu’à guetter les innovations qui ne vont pas manquer de venir enrichir le catalogue. Côté 3D, deux ans après l’irruption du premier système, « une solution complète, avec l’appareil et l’écran 3D sans lunette, le cadre photo et même l’impression sur papier relief », il fallait s’attendre à du nouveau pour ce que Renaud Thierry qualifie d’initiative caractérisant le mieux Fujifilm comme pionnier des nouvelles technologies. Les prestations du HS 10 devraient lui permettre de rester le navire amiral de cette belle panoplie. Mais sur bien des registres, la firme peut trouver des occasions de s’exprimer. Réponses à la Photokina, ou même déjà un peu à l’IFA. 쐍 R E N C O N T R E Faire évoluer l’accessoire tage audiovisuelle la plus vendue en Europe. En 1985, elle choisit la France pour ouvrir sa première filiale. Cette date marque le début de sa conquête européenne. Aujourd’hui, elle compte 16 filiales sur leVieux Continent, en Asie du sud-est (Hong-Kong) et au MoyenOrient (Dubaï), sans oublier des représentations dans 70 pays. Un catalogue impressionnant et très complémentaire Philippe Rinckenberger, directeur général en charge du développement, est très attentif à la cohérence de l’offre. On ne devient pas n°1 de l’accessoire par hasard. Nous avons pu le vérifier lors d’une visite au siège social de Hama France à Poincy, près de Meaux (Seine-et-Marne). Parcours exemplaire d’une société qui a su rester à la pointe de l’innovation en collant au plus près des attentes du consommateur et de la distribution. Dans le domaine de l’accessoire, Hama est aujourd’hui un acteur incontournable et unanimement reconnu. Mais revenons sur les origines et étapes marquantes qui ont jalonné son l’histoire. C’est au milieu des années 1980 que la société Hama s’est fait connaître en France. Outre-Rhin, sa notoriété était acquise depuis longtemps déjà. Hama a en effet été créée en 1923 par Martin Hanke. Elle s’appelait alors Hamaphot et profitait de l’essor de la photo pour proposer des accessoires qui allaient vite s’imposer et devenir indispensables. On lui doit par exemple le premier dispositif de synchronisation des flashes à poudre mis au point en 1948. Mais c’est dans les années 1970 que la société se développe véritablement, gagne une stature internationale et s’impose en Europe. Comme le rappelle Sandrine Amaury (directrice générale en charge de l’organisation), Hama est l’inventeur du cache diapo avec le système Hamafix. Puis l’entreprise œuvre dans l’univers du cinéma en proposant la première colleuse automatique. Un peu plus tard, dans les années 80, le Video Cut 200 devient l’unité de mon- Prônée par Hama, la dématérialisation du packaging est en marche mais certains produits sont encore mis sous blister. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 40 D’abord présent sur les marchés de la photo et de la vidéo, Hama a suivi toutes les évolutions technologiques récentes (téléphonie, jeu vidéo, multimédia, etc.) et a élargi son offre pour offrir des solutions dans tous les secteurs. La marque propose ainsi quelques 17 000 références et chaque année, plus de 2 000 nouveaux produits font leur apparition. Mais Hama ne se limite pas à ses propres produits et distribue aussi d’autres marques telles que Monster Cable dans HAMA FRANCE EN QUELQUES CHIFFRE S Date de création : 1985 . Chiffre d’affaires 2009 : 63 millions d’euros. Effectif 2009 : 200 perso nnes. Hama est détenue à 10 0 % par le groupe d'outre-Rhin Ha ma GmbH & Co, dont le siège se situe à Monheim, en Rhénanie du Nord-We stphalie. et sa distribution l’univers de la connectique ou Sandisk pour les cartes et supports mémoire. En décembre 2007, Hama a obtenu des droits d’exploitation pour la marque Thomson. « Il ne s’agit pas de distribuer un maximum de marques, souligne Philippe Rinckenberger (directeur général en charge du développement), mais de faire notre métier de grossiste en gardant toujours le souci d’apporter des offres complémentaires ». Illustration dans le domaine du casque où Hama distribue Koss mais aussi les modèles Thomson ou encore Skullcandy, une marque particulièrement appréciée par les jeunes générations, les snowboarders et amateurs de sports extrêmes. De quoi satisfaire de nombreuses segmentations de clientèles ! Dans un tout autre domaine, la marque finlandaise Golla commence à acquérir une bonne notoriété. Alliant design et technologie, elle propose des sacs élégants, résistants et bien conçus, pour le transport du matériel photo/vidéo ou des ordinateurs portables. Hama distribue aussi Joby qui crée des accessoires photo et vidéo. La marque vient de se distinguer avec le Gorillapod GP1, un ingénieux petit trépied pour APN et mini caméscopes. Ses jambes articulées lui permettent de s’accrocher partout. Et il est disponible dans un choix de plusieurs couleurs. Des outils adaptés à la distribution Il ne suffit pas d’avoir de beaux produits. Encore faut-il les mettre en valeur et leur assurer une bonne visibilité dans les linéaires. Quatre personnes sur dix repartent d’un rayon les mains vides faute de visibilité, de conseil et d’information. Outre un packaging et une mise en place dans les rayons très étudiés, Hama a également installé des bornes interactives destinées à informer et guider le chaland dans son choix. Ces écrans LCD tactiles de 12 pouces sont très simples à utiliser et renseignent efficacement le client, souvent un peu perdu dans un univers qu’il ne maîtrise pas. Cette solution permet aussi d’optimiser le panier moyen. A l’attention des consommateurs, la firme propose encore des mini guides thématiques (GPS, Multimédia, Home Cinema, Téléphonie mobile, Guide numérique). A cela, il faut ajouter des sites Internet : www.hama.fr met ainsi en ligne plus de 17 000 références produits (et affiche les compatibilités), donne des informations aux revendeurs, permet d’accéder aux tarifs et aux newsletters. Autre site : www.hamapro.fr, une adresse web dédiée aux nouveaux et futurs partenaires. Hama y privilégie une mise en avant de l’approche liée à l’accompagne- Installées dans les rayons, ces bornes interactives sont prêtes à assister la clientèle dans sa recherche. ment de ses clients dans la vente de ses produits. Et avec le site www.generationhama.fr, c’est une démarche plus communautaire qui est visée, afin de renforcer le positionnement de la marque auprès du grand public. Avec une croissance moyenne annuelle de 15 % entre 2000 et 2007, Hama devait se donner les moyens de suivre sa vigoureuse montée en puissance. En 2007, un nouveau siège social a donc été ouvert à Poincy, dans la périphérie de Meaux. Avec 3 000 m2 de bureaux et 13 000 m2 d’entrepôts, Hama est désormais en mesure d’offrir un niveau de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 41 Parmi toutes les collections, celle des sacs Golla est séduisante, pour la clientèle photo et vidéo. service élevé à ses clients. La France entière (y compris les DOM TOM) est approvisionnée à partir de cette base opérationnelle. La « green attitude » étant aujourd’hui adoptée par l’ensemble de l’industrie de l’EGP, Hama ne manque pas d’apporter sa pierre à l’édifice. Ainsi, sur tous les produits estampillés « Sauvons la planète », 1 euro est reversé à une association qui lutte pour la protection de notre terre d’accueil. Mieux encore, depuis le 1er octobre 2008, les salariés de Hama France concentrent leur temps de travail sur 4 jours, ce qui permet de réduire de 20 % leurs déplacements vers le bureau.Avec cette semaine de quatre jours, ce sont 300 000 km et 24 000 litres de carburant qui sont ainsi économisés par an. Afin de limiter l’usage des papiers et plastiques, Hama souhaite aussi dématérialiser ses packagings et pour ce faire, les produits de la marque seront installés en vrac dans les linéaires (une première approche est déjà mise en place avec les cordons destinés à la connectique). Un visuel informatif remplace avantageusement le packaging et habille le linéaire. Une approche novatrice plutôt bien accueillie par la distribution mais qu’il conviendra ensuite de généraliser à tous les produits. Hama saura s’y employer. Cette évolution est déjà en cours. Mais il est vrai que c’est plus commode pour les accessoires électroniques que pour les sardines à l’huile... Christophe Perrier L E F E U I L L E T O N D E L A 3D La 3D en vacances La rentrée constitue le point de départ pour une nouvelle étape dans la diffusion des produits restituant le relief, lequel est trop souvent qualifié d’effet spécial, alors que le but n’est autre que de s’approcher le plus possible de la perception naturelle de tout ce qui nous entoure,dans « la vraie vie ».Avec une actualité logiquement en sommeil aux heures chaudes de l’été,le moment se prête dans notre feuilleton à une petite revue de détails avant le rush,tout en accueillant des nouveaux membres de la famille 3D,qui prouvent que celle-ci se déclare apte à aller chercher des clients ailleurs que dans le seul rayon TV vidéo. Si l’actualité ne s’est pas totalement endormie sur le front de la 3D durant le pic de somnolence récurrent en période de repos collectif, la perspective de l’IFA a quelque peu différé les velléités d’annonces de la part des acteurs de la sphère TV et vidéo. Un espace que les fournisseurs de photo numérique et de vidéo portable ont mis à profit pour qu’ensemble et d’une manière non concertée,ils préviennent :la 3D est aussi dans leurs offres de produits et leurs objectifs, cela sans délai. FUJIFILM : DEUX ANS APRÈS Pour Fujifilm, la 3D n’est pas encore une vieille histoire, mais c’est déjà la seconde version de non pas son APN, mais de sa solution complète, qui est annoncée. Sur le même principe que la première mouture, présentée il y a deux ans à la Photokina, l’appareil de prise de vue, le 3D W3, autour duquel s’articule cet ensemble, est un véritable nouvel équipement, doté d’un écran plus grand, réalisé dans un matériau plus qualitatif, ayant été doté de bon nombre d’améliorations pour la qualité des prises de vues, en 2D comme en relief. Il reçoit de nouvelles possibilités, avec en particulier la capture de vidéo en HD et 3D bien sûr. La visualisation est possible (outre ce que propose Fujifilm en cadre photo et... tirage papier) sur un écran de téléviseur compatible avec la 3D. 쐍 SONY : DÉJÀ UNE GAMME Sony avait un peu ouvert le bal en indiquant dès le début de l’été qu’il donnait aux possesseurs de ses nouveaux NEX5 et NEX-3 la possibilité d’enrichir le logiciel résident de leur bridge préféré afin de lui permettre de capturer des vues panoramiques en 3D, à visionner sur un téléviseur de confession identique. Depuis, plusieurs compacts (comme le TX9 ou DCS-WX5) du même constructeur sont venus pour jouer historiqueDistribution, Ventes & Services Magazine n° 90 42 ment le rôle de premiers compacts du label Cyber-shot à offrir cette possibilité : panoramiques 3D.Voilà qui devrait donner dans les rayons des opportunités de cadeaux en fin d’année propres à doper les rotations de stocks. Insolite : Sony a d’autres idées en tête, à propos de l’utilisation des lunettes 3D. L’inventeur du Walkman a récemment expliqué qu’il envisageait de pouvoir placer deux contenus différents à l’écran, simultanément. Et comme une idée très nouvelle n’arrive jamais seule, la même firme japonaise vient aussi de faire la démonstration expérimentale d’un écran permettant une vision à 360°. 쐍 PANASONIC : CAMÉSCOPE ET OBJECTIFS Autre artisan actif du développement de la 3D, Panasonic n’est pas en reste avec les initiatives dédiées à la nouvelle image. Pour ses appareils hybrides, il proposera à court terme de véritables objectifs 3D à optiques doubles. La polémique ne tardera d’ailleurs pas à surgir, on la sent déjà bouillonner, entre les tenants d’une 3D Mais où sont passées mes lunettes ? A l’observation des rayons, une évidence s’impose : la démonstration de la 3D se heurte à la bonne mise en place des lunettes. Etre là ou pas : telle est la question ! Ce en fonction de ce qui est presque devenu un théorème : en France, tout objet laissé peu ou prou libre dans un rayon de la distribution tend à s’envoler promptement. L’expression « peu ou prou » accolée à « libre » n’est pas qu’une simple formule. Elle sert à rappeler que se contenter d’attacher l’objet au moyen d’un lien quelconque ne le prive pratiquement en rien de cette aptitude à disparaître, laquelle pose depuis la nuit des temps de réels problèmes au commerce en général. Combien de responsables de points de vente ne se seraient pas privés des avantages du libre toucher ou n’auraient pas adopté la mise sous vitrine, laquelle n’a rien de stimulant pour les ventes, sans cette épouvantable manie de chapar- Sans lunette, la démo tourne court, les chalands passent leur chemin. der caractérisant une partie des chalands qui sillonnent les allées des magasins ? Alors, pour les lunettes 3D, le scénario pouvait se décrire avant même que l’histoire commence. En moins de temps qu’il en faut pour l’écrire, les lunettes mises en place soit disparaissent, soit sont rangées en lieux sûrs par les responsables de rayons que l’on peut comprendre. Et dès lors, la démo n’en est plus une. Selon nos décomptes, qui ne sont que des constatations compilées sans prétention de représentativité arithmétique pointue, au moins 8 installations de démos 3D sur 10 cet été ne permettaient pas aux visiteurs des magasins de découvrir concrètement cette représentation du relief, faute de lunettes disponibles. A cet écueil s’en ajoute un autre : une certaine tendance à ne pas s’occuper avec assiduité de ce qui se passe dans un rayon. Exemple : à la FNAC des Champs-Elysées, c’est l’heure du déjeuner. Les visiteurs Avec une belle théâtralisation, comme affluent, en ce début du celle de Panasonic, l’absence des lunettes mois de juillet, et nombreux est encore plus néfaste, y compris pour le point de vente qui paraît mal tenu. sont ceux qui s’approchent, intéressés, par le superbe produit Samsung, ultraplat, qui tourne. Et mieux encore, des lunettes sont là. Mais la vidéo est en 2D. Les visiteurs passent, regardent avec, puis sans les lunettes, puis à nouveau avec, et encore sans, et amorcent une moue dubitative. Les uns comprennent que ce n’est pas de la 3D qui leur est présentée, les autres semblent trouver l’effet plutôt peu convaincant... Inutile d’aller plus loin. Les scènes observées sont très souvent du même tonneau, et se résument par l’absence des lunettes et une défaillance quasi totale de ce qui se passe dans le rayon. Certes, la 3D se vendra quand même, mais on gagnerait du temps en perfectionnant ces points essentiels. Combien de prospects sont-ils ainsi passés près de quelque chose qui aurait pu commencer à les motiver pour un résultat nul, voire une certaine défiance à l’égard d’un procédé pour lequel il est urgent d’attendre ? 쐍 passant par deux objectifs et ceux qui admettent un traitement électronique. Tout aussi concret, c’est un caméscope 3D de haut de gamme, mais grand public qui sera lancé en fin d’année. Référencé HDC-SDT750, il sera à vendre 1 399 euros. L’air un peu féroce que lui confère l’objectif double avec lequel il capture en HD1080p est déjà une promesse (qui peut rappeler un certain « méchant matériel » à ceux qui ont des souvenirs éloignés) pour les clients qui attendent un équipement de ce genre. Ils sont plus nombreux qu’on l’imagine. 쐍 SOUCI DE VOCABULAIRE : des jeux ou des visualisations d’écrans GPS « 3D » qui ne sont pas 3D Avec l’irruption de la 3D depuis le printemps 2010, et la forte pression médiatique qui accompagne cette déferlante, une confusion risque de surgir dans l’esprit des consommateurs. Ceux-ci ont désormais tendance à déduire de la présence de la mention 3D sur un équipement ou un soft que ce qui leur est proposé se regarde en relief, avec des lunettes la plupart du temps. Or, il existe pas mal de jeux vidéo qualifiés de 3D, mais qui ne font que donner une sensation de perspective à l’écran. Même observation pour des GPS qui montrent d’une manière de plus en plus fidèle un image de la route suivie, panneaux indicateurs en prime, où la mention 3D n’est plus tout à fait aussi explicite qu’avant. Si les « initiés » ne risquent pas de faire la confusion, il n’en va pas forcément de même pour le public le plus vaste. Certes, rares seront ceux qui imagineront conduire avec des lunettes 3D pour bien percevoir les sensations sur l’écran de leur guideur numérique, mais pour les jeux, le quiproquo menace, d’autant que des jeux réellement 3D, avec un relief et des lunettes, arrivent sous peu dans les rayons (il y en avait déjà un peu avec les PC pour gamers). 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 43 R E N C O N T R E Haier : Second On ne présente plus René Aubertin, dont le parcours au sein de Darty puis Kesa est connu. Il est en charge des activités de Haier pour l’Europe entière, et a choisi d’en installer le siège pour le Vieux Continent sur notre sol, dans l’agglomération parisienne. Les produits Haier avaient déjà pris position sur le sol européen. Mais la puissante firme chinoise change de rythme.Avec l’ouverture de son siège européen à Paris,pilotée par un professionnel français aux compétences reconnues,la filiale s’attaque aujourd’hui au marché du Vieux Continent sans faire mystère de ses ambitions. Juillet vient de plonger la capitale dans l’orage. La moiteur qui imprégnait l’atmosphère, à trois jours de la fête nationale, est restée dans les immeubles, en dépit des trombes d’eau qui n’ont pas rafraîchi grand-chose. Hasard du calendrier, votre serviteur a le privilège d’être le tout premier visiteur du nouveau siège européen dont l’entrée en fonction était attendue. Et c’est René Aubertin, président de Haier Europe, qui se transforme en guide pour nous faire découvrir des lieux encore en pleins travaux d’installation. Ouverte sur le monde Pourquoi Neuilly, pourquoi Paris, pourquoi la France ? Comme toujours dans ces circonstances, mille et un arguments ont été pris en compte, des plus culturels aux plus pragmatiques. D’une localisation propre à permettre le développement d’une marque et de son image à un lieu commode, facile à rejoindre en voiture, en métro, en avion... Sans oublier un détail important sur lequel Réné Aubertin insiste : une proximité avec les milieux universitaires. Une manière de positionner d’emblée le constructeur chinois comme un acteur n’ayant rien à voir avec une entreprise seulement moti- vée par une production à coûts réduits. Haier est une entreprise encore toute jeune. Elle a été fondée en 1984 par son actuel président, Zhang Ruimin, « qui a tout de suite voulu ouvrir son entreprise sur le monde »,commente RénéAubertin. Elle s’est donc initialement tournée vers le continent nord américain, où elle a d’ores et déjà conquis des positions de quasi-leader. A l’origine, Haier s’est concentrée sur les équipements électroménagers, le blanc et le PEM. Puis, elle a élargi son portefeuille de produits, en s’orientant progressivement vers un profil d’entreprise globale. Ce que l’on a de-ci de-là perçu à travers des approches ponctuelles de quelques marchés européens, au début des années 2000. Une période un peu compliquée, tout comme l’est leVieux Continent, « une région où globalement les tendances de consommation sont assez similaires, mais où en revanche, les structures de distribution sont très différentes les unes des autres ». Partant de son cœur d’activité, Haier a abordé de nouveaux créneaux comme la climatisation, les téléviseurs, les panneaux solaires et même des solutions complètes en chauffe-eau solaires « que nous allons proposer dès cette année en France, probablement vers septembre octobre » indique Réné Aubertin, lequel Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 44 révèle que Haier a aussi intégré à ses gammes des téléphones mobiles et des PC notebooks.Autant de thèmes qui ne seront pas forcément lancés immédiatement. Mais l’ambition du groupe de devenir le n°5 européen d’ici cinq ans laisse supposer une stratégie éliminant toute somnolence. « Sur le segment des téléviseurs, nous avons commencé avec des LCD, et nous disposons aujourd’hui de produits en technologie LED en petites et moyennes tailles. Nous avons des produits qui intègrent une excellente technique et du design, de la couleur, des choses que la clientèle trouve sympa… ». Technique et design sont des mots qui reviennent souvent. Ce n’est pas par hasard. Le groupe, qui ne veut à aucun prix être rangé dans le créneau des marques d’entrée de gamme, souligne au contraire un souci d’image et revendique une véritable culture qui lui est propre. Du reste, ce nouvel entrant insiste sur étage mis à feu ! les 4 % de ses 18 milliards de dollars de CA investis en R&D, ce qui est une proportion d’autant plus élevée qu’elle se place dans un contexte de mixité entre électroménager et produits numériques, qui ne supposent pas des ratios identiques. Le même souci se retrouve d’ailleurs dans la stratégie de l’offre. Etre proche des réseaux spécialistes « Nous allons positionner la marque Haier dans les 3 premiers en quartiles du marché, avec de l’entrée de gamme, des « step up » (produits pour montées en gammes) et des premiums. En ayant aussi ce que l’on appelle les « uniques selling propositions », des offres d’équipements obéissant à des configurations originales », volonté de se démarquer et de valoriser les produits maison oblige. Ce qui se traduit déjà par des résultats tangibles en blanc, avec des modèles que « réclament des magazines de décoration et design pour illustrer leurs pages. » Pour la nouvelle filiale européenne, la tâche est d’ampleur. « J’ai en charge toute l’Europe, jusqu’à la Russie, c’est vaste » admet Réné Aubertin, qui décrit certaines des différences déjà évoquées. « En France, la distribution est très centralisée. Mais en Allemagne, le schéma est très différent. Chez MediaMarkt, par exemple, il faut voir chaque magasin indépendamment. « D’où la nécessité d’étoffer certaines équipes, d’organiser, Très actif dans l’électroménager, Haier n’oublie pas l’EGP, notamment avec des téléviseurs, des téléphones mobiles, des notebooks, etc. La firme entre même désormais dans la cercle restreint des fabricants d’écrans plats LCD, y compris avec la technologie LED. Zhang Ruimin, fondateur et PDG du groupe Haier, fait partie de ces managers asiatiques n’ayant de cesse d’ouvrir leur entreprise sur le monde. Haier a dévoilé au CES 2010 ses téléviseurs alimentés électriquement sans fil conducteur. Ce qui doit aussi être l’un des clous de l’IFA 2010. d’optimiser. « Nous disposons de nos propres structures locales en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Russie, ce qui nous conduira peut-être à structurer d’autres territoires. En France, nous avons renforcé l’équipe, avec l’arrivée de Sébastien Mercier, directeur des ventes, qui travaille à implanter le blanc chez les spécialistes. Philippe Coffin a en charge le solaire, et Philippe Maîstre s’occupe des téléviseurs, le tout sous la direction de Patrick Bailly. Nous allons aussi renforcer l’équipe sur le terrain. Notre volonté est notamment d’être plus proche de la distribution spécialisée. » Si l’actualité européenne de Haier est Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 45 nourrie sur le plan de ses propres structures, elle va aussi l’être d’une manière évènementielle à l’heure de l’IFA en ce qui concerne le petit écran. Sur le plan industriel, la firme a révélé des accords de co-entreprise qui vont lui permettre d’entrer à court terme dans le camp très réduit des fabricants de dalles LCD. De quoi abonder dans le sens des observateurs qui voient dans Haier surgir l’un des groupes les plus importants de la planète à moyen terme, un peu à l’image des quelques célèbres mastodontes coréens qui faisaient l’objet de prévisions du même style il y a quelques années. Mais le public et les médias ne passeront certainement pas à côté des premiers téléviseurs adoptant la technologie dite « Witricity », des appareils qui fonctionnent sans aucun fil, pas même pour leur alimentation électrique. La transmission de l’énergie par induction, présentée par Haier au mois de janvier dernier, au CES de Las Vegas, fait son chemin. De quoi aussi alimenter… les conversations et les gazettes. 쐍 En ligne avec Clarion Clarion,qui reste plus que jamais un innovateur historique dans le domaine de l'électronique pour l'automobile et l'automobiliste,apporte une nouvelle fois une démonstration de son savoir-faire.La marque vient d'inaugurer un service en ligne,entièrement dédié à ses clients et son réseau de distribution.A la clé,une meilleure proximité avec le terrain,appuyée sur une large panoplie d'outils disponibles à tout moment. L'objectif est bien sûr de répondre aux attentes de ses clients les plus exigeants,mais aussi de leur fournir toutes sortes d’informations utiles telle que la connaissance de la marque et de ses produits jusque dans les détails les plus concrets de leur travail au quotidien. Si l’électronique grand public évolue à une vitesse vertigineuse sous l’effet des techniques numériques, les équipements pour l’automobile ne sont pas en reste, y compris et même surtout au niveau de l’aftermarket.L’initiative de Clarion est dictée par cette progression spectaculaire de l’univers des électroniques embarquées. De la classique fonction de l’autoradio, les produits se sont métamorphosés pour se fondre désormais dans des usages aussi novateurs que répandus. Des modes de guidage GPS les plus évolués aux liaisons Bluetooth, de la réception de la radio aux fonctions multimédia,des meilleures qualités acoustiques à l’exploitation intégrale et ergonomique des baladeurs les plus récents ou des smartphones, les systèmes que tout consommateur peut exploiter dans sa berline, son monospace ou son SUV se doivent d’apporter dans l’automobile un prolongement intégral de la vie numérique quotidienne. Une double vie, en réalité, car désormais, les adeptes du numérique souhaitent retrouver dans leur habitacle les deux facettes de l’électronique de loisirs et de communication d’aujourd’hui : celle dont ils profitent à la maison, et celle qui est entrée dans leurs habitudes nomades. Facteurs favorables multiples Il n’est d’ailleurs plus suffisant d’évoquer l’utilisateur simplement en tant qu’individu. Du fait de la convergence des usages avec les autres équipements électroniques, la cible jadis majoritairement Red’Action DVSM CZ500E : UN CONDENSÉ ULTRA-COMPLET AUX CONNECTIVITÉS EXTRA LARGES Voilà le combiné au top de son époque ! Il marie les fonctions d’un autoradio 1 DIN très performant (tuner RDS-PTY de haute technologie, amplification de 4 x 50 watts, renforcement des graves, lecture des CD, décodage MP3/WMA, affichage des ID3-Tag), et une unité numérique avec fonction Bluetooth (transfert des contacts téléphoniques, kit main libres) et stéréo (A2DP). Il pilote aussi directement les appareils de la famille iPod/iPhone et dispose d’un port USB. Il offre également trois paires de sorties lignes 4 volts. Elégant et raffiné grâce à son interface aux touches sensitives en forme d’étoile, le CZ500E est compatible avec les commandes au volant de nombreux véhicules et est livré avec sa télécommande. Clarion l’accompagne d’une garantie gratuite de 2 ans contre le vol. Prix de vente public généralement constaté : 169 euros TTC. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 46 masculine s’est déployée en de multiples segments de clientèle. L’évolution et la diversification du parc automobile a également transformé les attentes. De nombreux ménages sont multi-équipés. Dans un rayon spécialisé ou dans un établissement dédié à l’électronique embarquée, les actes d’achat de la clientèle peuvent aussi bien concerner un véhicule principal qu’une voiture secondaire, avec en filigrane des critères de choix d’équipements très variés : escapades, loisirs, vacances, déplacements professionnels, trajets quotidiens notamment pour le travail, déplacements seul ou en famille, NX700E : LA NOUVELLE STATION MULTIMÉDIA EMBARQUÉE EST ARRIVÉE souhaits d’individualiser ou de partager les contenus ou de les diffuser selon les zones du véhicule (avant - arrière, qui est souvent le « zonage » entre adultes et enfants.) Embarqués, les équipements ne cessent d’être de simples systèmes exploités pour toute la famille et donnent un poids croissant pour les utilisations personnelles. De plus, les fonctions Recherches et Développement très poussées ont continué à creuser un fossé entre les produits de première monte et celui de l’aftermarket. L’industrie automobile travaille au rythme d’une industrie lourde. Un extraordinaire outil d’optimisation et de simplification Ses capacités d’actualisation sont plus lentes. L’aftermarket est en revanche en mesure de proposer aux consommateurs des équipements les plus récemment développés, offrant les fonctionnalités de pointe en parfaite harmonie avec les besoins naissants de la population actuelle. En clair, une multitude d’approches sont désormais possibles face aux Sous un design dans lequel élégance et ergonomie sont étroitement associées, voici un équipement qui s’inscrit au niveau le plus élevé de l’automobile. Dans un concept double DIN, le NX700E de Clarion est une véritable station multimédia qui réunit une section audio vidéo de haut niveau (trois paires de sorties ligne, puissance de 4 x 50 watts), un lecteur DVD avec décodage DivX (y compris version 6), fonction 2 zones, une connexion iPod/iPhone directe, une compatibilité USB pour clé ou lecteur capable de gérer jusqu’à 130 560 chansons ou 512 albums. Le Bluetooth intégré offre la possibilité de transférer son répertoire de contacts téléphoniques ou d’activer la fonction mains libres. La navigation, directement intégrée au NX700E grâce à sa mémoire Flash interne de 4 Go, exploite une cartographie Europe 3D pour 43 pays (Télé Atlas). L’appareil est doté d’un écran tactile antireflet couleur LCD de 7 pouces au format 16:9. Prix de vente public généralement constaté : 999 euros TTC. 쐍 attentes d’une clientèle de plus en plus diversifiée. L’essentiel pour Clarion, est de pouvoir renforcer sa relation clients et rendre ses équipes toujours plus accessibles, d’où l’initiative de la marque consistant à créer ce nouveau site professionnel www.clarion-online.com. Pour accéder à ce nouvel espace entièrement sécurisé, le client devra entrer son identifiant et son mot de passe personnalisable. Une fois connecté à cette nouvelle interface, tout professionnel trouve à sa disposition une mine extraordinaire d’informations sur la marque, son histoire, son actualité, ses services... Bien sûr, vous aurez également accès aux photos des produits, à leurs caractéristiques techniques, leurs compatibilités et l’aide d’installation ou encore aux catalogues de la marque consultables en ligne ou directement téléchargeables. Pour faciliter le quotidien de ses clients, Clarion propose également des services Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 47 extrêmement pratiques tels que la possibilité de commander tous les produits de la marque 24 heures sur 24, d’accéder à l’historique des commandes, à l’état des stocks de chaque référence ou encore de gérer votre compte (adresses de livraison, contact,...). En utilisant www.clarion-online.com, les clients disposent de leurs conditions commerciales et tarifaires habituelles. Ils profitent également d’offres promotionnelles ponctuelles et d’outil pratique tels que la newsletter mensuelle. Et puis, parce que Clarion souhaite être disponible pour ses clients, ils auront la possibilité de s’adresser au service commercial et/ou technique de la marque en complétant le formulaire en ligne dans la rubrique « Contact ». www.clarion-online.com devient, à ce niveau, un véritable assistant interactif, aux possibilités extrêmement étendues. A découvrir sans plus tarder ! 쐍 TÉLÉCOMS MOBILES D’un penchant plus affirmé que jamais pour des services sans limite jusqu’aux confortables séances de surf mobile sur le canapé moelleux du salon, d’une frénésie de toujours tout changer dans leur quête du meilleur jusqu’à un pied de nez adressé aux prophètes des supposés dangers des ondes, regardons un court instant nos clients « mobiles » au fond des yeux… Mobiles attitudes, smartphones Il y a aujourd’hui 5 milliards d’abonnés mobiles dans le monde, et parmi eux, 500 millions le sont à une offre de connexion Internet mobile 3G. Les analystes tablent sur 3,4 milliards d’adeptes 3G d’ici 2015. Plusieurs études montrent même que dans quelques années, les 4/5 des internautes surferont à partir d’un terminal mobile. En 2020, on estime qu’il y aura 50 milliards d’appareils connectés sur la planète. Mais ici et maintenant, qu’en estil ? Si les contours de l’équipement et des abonnements mobiles demeurent stables, à l’intérieur de cet univers, les choses évoluent. L’illimité appelle l’illimité Nous faisons le point sur les données de 2009(1), ce qui, compte tenu des évolutions rapides observées dans ce domaine, a déjà un petit air rétro, mais pour les chiffres 2010, attendons au moins que l’année se termine. En termes d’abonnements, les cartes prépayées rechargeables sont en assez net recul (- 4 %) par apport à l’année dernière. En 2008, elles représenteraient 20% du marché. Les forfaits non bloqués quant à eux ont progressé de 4 %, s’établissant à 58 %. Les forfaits bloqués, qui concernent une population relativement jeune (les 12-17 ans dont 67 % utilisent cette formule) restent stables avec 21 %. Il est ainsi possible de voir se dessiner une relation entre poids des abonnements et l’usage. La nette distinction cette année réside sans aucun doute dans l’offre illimitée qui LES DESSOUS DE L'INFO Un peu avant l’été, l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) dévoilait un certain nombre d’informations sur les attitudes des consommateurs et leurs usages avec les mobiles. Ces données, qui conforteront ce que bien des professionnels savent déjà peu ou prou, ou étayent ce qu'ils avaient déduit de leurs échanges avec la clientèle, s'appuient sur une étude de TNS Sofres (5e édition) menée en face à face auprès de 1200 personnes représentatives de la population française, selon la méthode des quotas. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 48 rencontre un franc succès. 47 % des équipés mobiles ont en effet opté pour au moins une offre illimitée. Qu’il s’agisse des appels qui représente 33 %, des SMS 28 % ou des connexions Internet via un mobile 13 %. Deux phénomènes s’observent quant à la répartition des offres illimitées. D’une part, le choix des appels illimités est surtout le chouchou des 2539 ans (43 %, soit 10 points de plus), des indépendants (40 %) et des actifs. Les SMS en illimité se réservent à une clientèle de moins de 25 ans (55 %, soit + 27 %). Le choix d’une offre illimitée pour le surf sur Internet concerne plutôt les 18-24 ans (26 %, en progression de 1 %), aux cadres avec 27 % et aux bimobiles 23 %. D’autre part, ces offres se contractent en fonction du revenu des foyers. Si les offres illimitées pour les appels et les SMS sont beaucoup plus présentes qu’en moyenne dans les foyers à faible revenu (avec 46 % pour les appels et 37% pour les SMS), nous retrouvons les trois offres en illimité (appels, SMS, Internet) chez les déten- teurs de smartphones (avec des écarts de 25 à 40 % par apport à la moyenne) ou chez ceux qui déclarent téléphoner plus longtemps et plus souvent qu’avant. Les pressions financières qui s’exercent sur les populations à faible budget ont conduit certains à davantage profiter des formules « SMS illimités » qui permettent de communiquer à moindre coût. Le niveau socioprofessionnel ne se percevant plus uniquement dans l’équipement mais aussi dans les usages. Au total, 48 % des équipés mobiles ayant une offre en appels illimités ont également une offre SMS illimitée ; et 57 % de ceux qui ont choisi une option SMS illimitée ont aussi leurs appels en illimité. Les plus gourmands sont ceux qui ont opté pour Internet en illimité : 73 % bénéficient également des appels en illimité ainsi que des SMS illimités pour 71% d’entre eux. Si le client bénéficie de ces offres dites contre 34,8 milliards en 2008. La dynamique du marché français des SMS/MMS a été particulièrement forte, avec 88,2 messages envoyés chaque mois et par carte SIM. Cette forte croissance s’explique en particulier par le succès rencontré par les offres illimitées de SMS. Pas de résistance au changement 82 % des Français de 12 ans et plus étaient équipés d’un téléphone mobile courant 2009, en augmentation de quatre points sur un an. L’utilisateur mobile est un consommateur averti ! Non seulement il sait ce qu’il veut, mais en plus il désire avoir un équipement récent. D’ailleurs, il n’hésite pas à changer, le cas échéant, de matériel comme de forfait, si ces derniers ne lui conviennent plus.Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 42 % des équipés mobiles ont fait au moins un de le dernier-né d’une marque en vogue. Mais cet acheteur soucieux de son look avec son appareil greffé a l’oreille est jeune. Il a moins de 25 ans, ou alors il possède déjà un smartphone qu’il utilise de manière significative en surf Internet. L’année 2009 aura véritablement été l’année de l’envol des smartphones en France, ces terminaux mobiles - petit rappel - dotés d’un système d’exploitation moderne ainsi que de fonctionnalités permettant l’exécution de programmes tiers ainsi qu’une navigation complète sur Internet. 9 % des téléphones mobiles personnels et 12 % des mobiles professionnels étaient déjà en 2009 des smartphones ou des... BlackBerry. Derrière le choix du dernier petit bijou High-tech habitudes De plus en plus, les clients prennent l’habitude de changer mobile, opérateurs, ou les deux à la fois. Après le domicile, premier lieu d’utilisation du smartphone, la rue est également un endroit où le mobile évolué s’exprime souvent. illimitées, l’industrie croît également grâce à ce trafic en continu. Ainsi, en 2009, l’envoi de messages courts interpersonnels (SMS et MMS) s’est maintenu à un niveau élevé, animé d’une croissance de plus de 80 % pour la seconde année consécutive. Le volume de messages « sortants » s’est établi à 63,4 milliards, ces trois changements : 36 % ont changé de téléphone, 19 % d’offre chez leur opérateur, et 10 % d’opérateur. La valse n’est pas moribonde ! Les changements de mobiles sont les plus fréquents, dans un monde ou le paraître l’emporte souvent sur l’être, ma bonne dame, il est normal que le client cherche à posséder Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 49 se dessine le profil d’un véritable « mobile addict », qui marque sa différence et son engouement pour la connexion sans limite à chaque nouvelle acquisition. Le « smartphoneur » type est en moyenne un individu plutôt « jeune adulte de sexe masculin » (19 % des hommes de 18 à 24 ans en possède un), ou bien un cadre en activité. Malgré son coût relativement élevé, le smartphone n’est pas particulièrement réservé à une clientèle aisée. Il apparaît un peu partout, et dans différentes couches socioprofessionnelles. Il fait aussi partie dans 20 % des cas des deux mobiles possédés par les adeptes du bi-mobile. En dehors des atouts esthétiques et ergonomiques de son équipement qui l’ont aidé à se motiver pour une acquisition, le propriétaire de smartphone possède le plus souvent 왘왘 T É L É C O M S M O B I L E S toute la panoplie qui lui permet de maximiser le potentiel du couple appareil + services : un forfait (95 %), au moins une offre illimitée pour les appels, les SMS ou Internet (au total, 84 %), une oreillette filaire ou Bluetooth (45 %, 19 points de plus que la moyenne des équipés mobiles). Le possesseur de smartphone peut se révéler pointilleux. Il a changé soit de mobile, soit d’offre, ou encore d’opérateur plus que les autres familles de clients au cours des douze derniers mois (80 %). En plus de son smartphone, ce surfeur mobile est aussi ultra équipé en écrans et appareils numériques. Dans sa panoplie, on recense des APN (81 %, soit 13 % de plus que la moyenne des équipés mobiles), des ordinateurs connectés en Wi-Fi (66 %, soit 20 % de plus que les autres individus). Il possède aussi un lecteur MP3 (71 %), une console de jeu (60 %), et un téléphone mobile professionnel (33 %) soit respectivement 31 %, 22 %, 12 % de plus que les taux moyens. Et bien sûr, une carte 3G (26%), soit 12 points de mieux que les équipés mobiles « ordinaires »). L’exploitation des services évolue, à la fois par une augmentation de leur fréquence d’utilisation et par un élargissement de la palette des services utilisés. Cette croissance dans les usages est Se contenter de téléphoner avec un mobile est devenu futile. favorisée par la montée en puissance et en couverture des réseaux 3G dont les débits de plus en plus élevés permettent des mises en œuvre de plus en plus efficaces. Ainsi, à l’image des 12-17 ans, notre smartphoneur fait tout plus que la moyenne avec son mobile : téléphoner certes, mais il se démarque surtout très nettement sur les fonctions comme les e-mails (57 % de pratique, 45 point de plus que la moyenne des équipés en mobiles), la consultation de sites Internet (71%, + 59 points), la connexion en WiFi (51 %, + 43 points), la géolocalisation TÉLÉPHONE ET SANTÉ : PAS DE PANIQUE DANS L’OREILLETTE C’est réconfortant : bien peu nombreuses sont les personnes qui cèdent aux discours des générateurs de peurs collectives (pour la plupart d’entre eux, c’est leur métier, comprenez, leur gagne-pain) à propos de la téléphonie mobile. Recommandée par les politiques (qui, échaudés par des affaires encore dans les mémoires, préfèrent adopter un principe de précaution, en l’occurrence surtout appliqué à eux-mêmes et à leur précieuse réputation), l’oreillette reste utilisée d’une manière marginale. Un utilisateur de mobile sur quatre (26 % exactement) en fait usage. Et cela d’abord (29 %) pour pouvoir téléphoner en conduisant, et donc éviter un PV dévoreur de points. La même proportion reconnaît utiliser l’oreillette pour avoir les mains libres : le confort d’abord. 26 % de ces « un sur quatre » choisissent une oreillette pour écouter de la musique, réflexe compréhensible et naturel. Et seulement 8 % des mêmes « un sur quatre », soit environ 2 % des équipés mobiles ont recours au petit accessoire auriculaire pour se tenir à distance des ondes radio. Espérons pour eux qu’il ne s’agit pas d’oreillettes Bluetooth, car dans ce cas, d’autres ondes radio sont là. Reste que si la téléphonie mobile - en usage depuis plus de 15 ans, et utilisée par plus d’un habitant sur deux de notre planète - déclenchait réellement des pathologies, il y a longtemps que la masse forcément colossale des victimes aurait été décelée. « On ne possède pas de preuve de cette dangerosité, » concèdent les tenants de la peur d’abord, ajoutant « qu’un risque inconnu peut donc un jour être révélé... » Pareil pour les champignons de Paris ! Conclusion : les clients savent en écrasante majorité garder sagement la tête froide. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 50 (39 %, + 33 points)... Se connecter à Internet via son smartphone est beaucoup plus important pour lui que pour les autres détenteurs de mobiles conventionnels (42 %, soit 31 % au dessus la moyenne). Mais le smartphoneur est aussi un être qui se veut résolument différent dans ses attitudes. En journée, il privilégie le mode vibreur (43 %). Mais il est aussi de ceux qui se séparent le moins possible de leurs portables, même dans les lieux ou circonstances où le mobile est peu ou prou non souhaité. Il a fait preuve d’un avis flatteur à propos son matériel. Jamais mieux qu’à la maison Il pense que son smartphone est beau, utile, personnel comme une brosse à dents et volontiers ludique. Il voit en lui un gage de liberté et même d’indépendance. Plus que les autres, il considère cet instrument communicant numérique comme « une très bonne chose » pour la société française (37 %, 12 % de plus que l’opinion générale), et comme une bonne chose aussi pour le monde du travail (51 %). Il pousse le raisonnement aux confins de l’altruisme et affirme que ce type de mobile est utile aux personnes âgées (39 %) ainsi qu’aux adolescents (14 %)... Si l’on en croit ce portrait, en matière de téléphonie mobile, le smartphoneur pourrait bien être « le nouveau jeune » de demain. Oui mais... nous y revenons. Les services multimédias et principalement l’accès Internet connaissent une dynamique importante renforcée par la disponibilité de terminaux mobiles plus évolués dont au premier chef les smartphones. Au total 23 % des équipés mobiles utilisent leur mobile comme accès à Internet. C’est désormais un usage ancré dans les habitudes des 12-24 ans (41 %) et des 25-39 ans, deux tranches transports en commun (32 %) et même les cafés ou restaurants qui n’échappent pas à la fièvre du Net (35 %). Ces résultats, (qui font plus que 100 % puisqu’un smatphoneur peut surfer en plusieurs endroits) sur base déclarative sont d’ailleurs appuyés par le nombre de cartes SIM dédiées exclusivement à est la plus emblématique. En février 2010, on y dénombrait 76 796 applications disponibles pour la France. Les constructeurs ne s’y trompent d’ailleurs pas. Le lancement de bon nombre de terminaux avec écrans privilégiant Internet et les applications mobiles démontre la bonne réponse de la clientèle à ces offres pour une vie mobile interactive palpitante. Plus que sur la technologie, qui est loin d’avoir dit son dernier mot, Jean-Pierre, c’est sur le service et le marketing que s’exprime la concurrence en téléphonie mobile désormais, alors que le taux de pénétration déjà très élevé contraint l’évolution du parc. L’utilisateur, mieux informé, plus familiarisé, devenant plus exigeant, les industriels se doivent de répondre avec des produits adaptés aux évolutions dans les usages. L’ardeur des opérateurs à multiplier, affiner, optimiser les propositions commerciales aptes à séduire les foules ne fléchit pas. D’autant plus que... Pas de doute, si les services et applications accessibles pilotent le choix, le style de l’appareil compte aussi énormément. Donc, on y revient... d’âges en progression de respectivement 7 et 8 %. L’usage prédominant d’Internet mobile reste cependant... domestique avec 59 % de personnes qui avouent surfer de leurs portables chez eux. Mais il s’exporte aussi vers d’autres horizons : la rue pour 38 %, le lieu de travail (ou les établissements scolaires) qui représentent 35 % des endroits accueillant le furetage en ligne, les salles d’attentes (36 %), les Comme ces données ont un peu de bouteille, pour les raisons expliquées dans notre encadré, il ne faut pas perdre de vue que le profil défricheur de la majorité des utilisateurs du millésime 2009 va doucement s’émousser. Pour la fin de saison 2010, et alors que l’on se dirige vers un poids du segment des smartphones ou webphones flirtant avec 50 % du CA, une évolution vers des cibles plus larges et conventionnelles devrait commencer à se dessiner. C’est déjà une autre histoire, mais toujours inscrite dans la croissance. 쐍 l’usage d’Internet. En 2009, leur nombre a crû de 109 %, atteignant un volume de 2,08 millions en métropole, tendance en progression constante. Le succès de l’iPhone, qui s’était octroyé 42 % de part de marché en volume (imparfait, car la concurrence riposte désormais avec pertinence), n’est pas anodin car il est associé à celui des plates-formes de distribution d’applications mobiles dont l’App Store d’Apple M.G (1) Statistiques, recul, délais : de l’art complexe de collecter des chiffres session », qui consistent à interroger les consommateurs. Ce qui ne peut se faire n’importe comment. Pour mesurer des évolutions au fil des saisons, il faut des trames de questionnaires pertinentes, capables de le rester sur des secteurs très évolutifs. Il faut aussi des « échantillons » représentatifs des populations, comprenez non seulement de la population nationale en général, mais aussi des éventuelles nuances régionales. Par exemple : les usages sur les mobiles ne sont pas les mêmes dans les villes de province moyenne et dans les grandes zones urbaines à forte densité de population. On ne choisit pas le même équipement ou le même forfait selon que l’on se rend quotidiennement à son travail en voiture ou par les transports en commun. Voilà quelques détails parmi tout un ensemble qui permettent de comprendre que de telles études demandent du temps, pour la collecte des informations, et pour leur traitement. Alors que fusent de toutes parts des montagnes de chiffres issues de sociétés spécialisées dans les études en tous genres, publiées presque en temps réel, il peut paraître étonnant de s’appuyer sur des données ayant déjà quelques mois. A ce sujet, il faut faire quelques distinctions. Avec des questions posées aux industriels et aux opérateurs, un bureau bien organisé peut brosser les contours chiffrés d’un marché appuyé sur ce que les professionnels appellent le « déclaratif ». Une bonne méthode aide à éliminer l’essentiel des erreurs pouvant trouver leur source dans les affirmations des firmes interrogées, qui déclarent ce qu’elles veulent, les sociétés d’études n’ayant évidemment aucun pouvoir d’investigation. Mais une fois le matériel parti dans la nature, autrement dit chez les consommateurs, il n’y a pas d’autre méthode pour disposer d’une information significative fiable que ce que les professionnels des statistiques appellent des « enquêtes de pos- 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 51 Electronique grand public Multimédia Micro informatique Haute fidélité Home cinéma Télévision numérique Télécommunications Loisirs interactifs Electronique embarquée Industrie Distribution Technique Commerce Marketing Merchandising Clientèles 24 heures sur 24 retrouvez l’information faite pour vous sur ! z e u Cliq Entrée libre JEUX VIDÉOS LOISIRS INTERACTIFS Pour les points de vente et rayons de loisirs interactifs, la fin 2010 est un rendez-vous à ne pas manquer. Conjuguant continuité et virage prononcé, le marché du jeu dépend certes des industriels et des éditeurs, mais aussi de la force et de la pertinence des enseignes, avec un mot-clé en toile de fond : « démonstration ». Bon présage : tous les acteurs fournisseurs ont préparé des armes marketing puissantes.La partie a commencé. Jeu vidéo : Le mouvement ! que dans les médias, l’utilisation des expressions grandiloquentes frôle «souvent l’excès. Mais une fois n’est pas coutume, les loisirs interactifs sont bel et bien entrés dans une phase déterminante. Les chiffres récents (voir notre dernier volet) orientés à la baisse ont réveillé les attentions. Notamment celles R ECONNAISSONS des décideurs dans les enseignes généralistes ou multispécialisées. Ils ont entendu les explications maintes fois répétées à propos du tempo spécifique à ce domaine, en particulier pour les consoles et leurs cycles. Mais ils restent attentifs. La crise a brouillé la visibilité.Tous sont aux prises avec des stratégies complexes à définir, pour leur dévelop- pement comme face à des concurrences changeantes. La gestion des ressources humaines est hypercritique. Les arbitrages entre les familles de produits à traiter avec plus ou moins de puissance sont anxiogènes, chacun cherchant à ne pas commettre d’erreur de cap. Déterminante, cette fin 2010 le sera donc, ne serait-ce que Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 53 pour ne surtout pas décevoir des professionnels qui tablent sur une dynamique rassurante. Il reste qu’à travers des courbes et des règles de trois, ce qui se démontre le mieux appartient toujours au passé. Or, c’est de l’avenir qu’il est question. Un futur proche qui s’inscrit plus que jamais dans une réalité spécifique au jeu, le seul domaine qui se rend 왘왘 loisirs. Les instruments avec lesquels le joueur peut se divertir sont de plus en plus nombreux. De l’ère du couple ordinateur-console, nous sommes entrés dans l’époque où les téléphones, les smartphones et les tablettes entrent dans la danse. Ce qui a été très largement confirmé lors du Gamescom de Cologne, il y a seulement deux semaines. Une cohabitation qui Sony COLOGNE : AFFLUENCE RECORD ! Gamescom en était cette année à sa seconde édition. L’évènement a pris -un peu à la hussarde- la suite de sa « Games Convention » qui se tenait auparavant à Leipzig. Un transfert voulu par les principaux exposants réunis dans l’équivalent allemand de notre SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs), souhaitant avoir bien en main cet outil promotionnel, et bénéficier des infrastructures très efficaces dont dispose Cologne pour ses foires et salons. Mais en Allemagne, cette mutation a aussi été assez mal perçue par ceux qui y ont vu les « gens de l’ouest » accaparer, « une fois encore », un évènement bâti par une ville de « l’ex-Est ». Il n’en est pas moins vrai que le Gamescom s’avère être un succès gigantesque, avec une fréquentation dépassant largement celle de l’IFA de Berlin. L’édition 2010 vient de dépasser 254 000 visiteurs ! Le jeu est bien vivant. attractif autant par les atouts techniques du hardware que par ses titres à succès. Ce n’est pas le cas des autres familles de l’électronique de loisirs. Un téléviseur un peu ancien n’empêche pas son utilisateur de vivre avec joie la victoire de son équipe de foot préférée. On passe une excelFin octobre à Paris, les scènes d’affluence pourraient être comparées à celles vues à Cologne il y a quelques semaines, avec la tenue à la Porte de Versailles du premier Paris Games Week (voir dates et détails sur www.dvsm.fr, rubrique « l’agenda »). Le jeu a besoin de cette vitrine en France, ne serait-ce que pour l’aider à être mieux reconnu. inquiète de-ci de-là, mais qui est globalement constructive, car elle a pour effet d’amplifier l’arrivée dans l’univers du jeu de consommateurs plus nombreux et plus divers. De plus, ces équipements ouverts sur le jeu sont bien plus complémentaires qu’adversaires, tout comme le baladeur audio n’est en rien adversaire de la chaîne stéréo, ces deux instruments permet- lente soirée avec un bon film lu sur un vieux lecteur de DVD. En revanche, les jeux sont conçus pour les consoles qui vont les animer, les performances techniques étant indissociables du vécu du jeu dans son ensemble. Une année exceptionnellement faste Dès le début de l’année, le créateur de la Playstation ne faisait pas mystère de sa volonté d’avancer d’une manière vigoureuse, croissance en point de mire. Nous voici à pied d’œuvre. En dépit de quelques chiffes dans le rouge, tous les analystes sont pourtant d’accord : le jeu sur des équipements électroniques est en constante voie de développement. Les générations conquises n’abandonnent pas la pratique en prenant de l’âge. Les générations nouvelles adhèrent plus que jamais à cette forme de Vous arrive-t-il d’oublier des anniversaires ? Si vous répondez oui, ce n’est pas bien. D’autant qu’il existe mille et une méthodes pour ne pas manquer une date importante, du Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 54 nœud dans le mouchoir aux agendas interactifs de nos équipements numériques. Pour Sony, c’est 15 bougies qu’il faut allumer. La première Playstation était déjà là lors- tant à un nombre d’adeptes plus important de consommer de la musique. Ainsi, l’automne 2010 s’annonce comme particulièrement prometteur, toutes les marques ayant des innovations à promouvoir. Plus en phase que jamais avec les dernières évolutions des loisirs numériques au sens large (haute définition, 3D, applications en ligne et avec partage), les nouveautés apportent aussi des fonctions inédites et spectaculaires, propres à créer dans les lieux de vente une attractivité record. De l’E3 à Gamescom en passant par l’IDEF, toutes ces choses racontées ne constituent pas, en principe, des scoops pour les professionnels du terrain.Avant l’été, l’E3 (Los Angeles) avait servi de décor pour dévoiler quelques projets (par ailleurs attendus), l’IDEF (Cannes) ayant pour les professionnels français et de l’Europe du Sud permis des confirmations. Juste au lendemain du 15 août dernier, c’est l’incroyable Gamescom, à Cologne, qui a joué le rôle de troisième maillon dans cette trilogie d’événements professionnels. Avec un relief particulier, puisque compte tenu de la date (excellente) de ce salon, c’est dans son cadre que se font les annonces réelles et opérationnelles. Si vous lisez ces lignes dans les allées de l’IFA ou avec des souvenirs de Berlin encore tout frais, ces échos forment sans doute un tout devenu cohérent, qui pourrait contribuer à convaincre les acteurs du terrain que lors de la fin 2010, il serait réellement dommage de ne pas... jouer le jeu. 쐍 à l’offensive que Internet balbutiait, les GSM espéraient couvrir un jour une fraction importante de la population, les écrans plats ne se montraient qu’en prototypes, la photo numérique étant un luxe technique réservé aux passagers de la navette spatiale. Le 17 août à Cologne,Andrew House, PdG de Sony CE Europe, rappelle que depuis son lancement en septembre 2009, la version réduite en taille et allégée de la PS3 en a propulsé la diffusion, qui a dépassé 38 millions d’unités, dont 16 pour l’Europe,avec une croissance en un an de 57 %. L’annonce de Move avait largement occupé l’actualité de cette console de salon peutêtre arrivée un peu tôt sur le marché, à un moment où la haute définition et le Blu-ray n’en étaient qu’à leurs prémices. C’est aujourd’hui un maillon en pleine cohérence avec l’environnement audiovidéo numérique qui se développe dans les foyers, y compris avec la 3D, souligne-t-on chez le constructeur. Move va Georges Fornay, PDG de Sony CE France, mise sur un automne porteur pour la PS3. apporter le mouvement,que ce soit pour les joueurs ou pour le marché. Le hit est attendu pour le 15 septembre pour 60 euros (camera + move), et un bundle à 349 euros incluant une PS3 320G, Move et Camera, sans jeu, mais avec trois « démo » jouables. Dès son lancement, une quinzaine de jeux adaptés au concept de Move sera proposée. Le représentant de Sony CE des US dévoile les nouvelles PS3 à Cologne. Au Japon, une version blanche a été annoncée. Des nouvelles PS3 dès la rentrée Dans l’effervescence du Gamescom, la marque a annoncé deux configurations nouvelles, la 320 Go (mentionnée plus haut) qui prend la place de la Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 55 250 Go, tandis qu’une nouvelle 160 Go se substitue à la 120 Go, à 299 euros. Par ailleurs, c’est une offensive très musclée qui est lancée en termes de services en ligne, à l’image de la musique et de la vidéo, dont VidZone a permis le téléchargement de plus de 500 millions de vidéos dans les régions couvertes. Côté PSP, qui constitue « la seule alternative du marché en consoles portables », le menu n’est pas oublié, cette petite console écoulée à près de 10 millions d’unités au cours du dernier exercice, va se voir dotée de toute une panoplie de softs reconnaissables au logo « Essentials ». 쐍 왘왘 Microsoft : Bienvenue aux « Si l’arrivée du concept sans manette « Kinect » occupe le centre de l’actualité dans l’univers de la Xbox, l’élargissement du marché dans des proportions considérables reste la ligne de mire. Ce que Christian Moulin confirme et développe pour DVSM. d’apprentissage des manipulations d’une poignée est très important.» De quoi encourager de nouveaux adeptes ou éviter que certains renoncent, après quelques tentatives maladroites comme cela s’est souvent produit avec les jeux classiques. L’évolution de la gamme s’est donc déroulée au fil des semaines selon un scénario bien ordonné. Il a commencé mijuillet avec l’arrivée d’une nouvelle version de la Xbox, à 250 euros, reléguant les anciennes moutures à 199 euros jusqu’à épuisement de la série. Puis, voici Kinect, avec une sorte d’efficacité à double détente pour les ventes. D’une part, en accompagnement des nouvelles consoles, mais parallèlement, en équipant aussi la base installée. « Il y a deux millions de Xbox en parc. Nous visons 20 % des amateurs qui sont ainsi équipés. Christian Moulin, directeur commercial de la division grand public de Microsoft France, explique que Kinect, comme le monde de la Xbox et du Xbox Live (accessible avec Windows 7 Mobile), ouvrent des horizons allant largement au-delà du jeu. La plus récente des informations importantes venues de Microsoft ne concerne pas un système pour jouer sans manette, maisWindows 7 Mobile. En lever de rideau de la Gamescom de Cologne, la firme de Seattle a indiqué que 50 jeux seraient dans le sillage du système d’exploitation pour les « devices » nomades les plus en pointe dans l’actualité. Preuve que de toutes parts, les énergies s’additionnent pour un élargissement du jeu interactif. « Nous passons en France d’un public de 6,1 à 14,5 millions de personnes » tranche avec précision Christian Moulin, qui écarte d’emblée ce qui pour certains aurait pu être une interrogation : « les gamers vont continuer à jouer avec des manettes.» Mais Kinect entre de plain-pied dans la logique de l’élargissement. « La cible est la famille. Ce qui va faire que la base installée de consoles va s’équiper en Kinect, c’est le fait que le joueur va pouvoir jouer avec son conjoint, ses proches, etc. » Un peu comme l’autorise le dispositif, permettant à un second joueur d’entrer dans une partie en cours, le procédé inauguré par Microsoft invite les amis, les proches, la famille à se joindre à l’amusement. La démonstration privilégiée Concrètement, l’arrivée dans les rayons programmée pour le 10 novembre prochain s’accompagne d’arguments qui devraient séduire. « On peut dire tout ce que l’on veut, le bénéfice d’une prise en mains immédiate, sans la contrainte Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 56 C’est d’ailleurs dans la continuité de la promesse faite depuis toujours, consistant à dire à l’utilisateur que sa console va évoluer avec les nouveaux développements.» Kinect sera initialement livré avec un jeu.Adventure, et avec au départ, un choix de 5 jeux dédiés, proposés par Microsoft et des éditeurs tiers, tels que, entre autres, Sega, Ubi, EA, etc. La formule du bundle est bien entendu au programme pour les nouvelles Xbox. Côté lancement, il ne fait aucun doute que le constructeur éditeur n’envisage pas de lésiner sur les moyens. « Microsoft va consacrer un très gros investissement à ce lancement, confirme Christian Moulin, car il est primordial de tout faire pour faire connaître cette initiative. C’est la démonstration qui constitue le pilier majeur de notre démarche, un peu en dehors du point de vente, mais très majoritairement dans le point de vente. Nous allons soutenir cette opération avec des dizaines de milliers de jours d’animation dans les magasins », insiste Christian Moulin, mentionnant la mise en œuvre de très nombreux partenariats avec les enseignes. Cela dans la perspective de réussir ce bon travail de lancement, avoir une excellente corps » gamers visibilité dans les catalogues, des implantations et un merchandising corrects.» Les atouts cachés de Kinect Il serait pourtant très restrictif de limiter l’attractivité de cette commande sans accessoire aux seuls déhanchements ludiques qui vont inéluctablement se multiplier dans les espaces de démonstration (et ensuite au salon, chez l’utilisateur). En embuscade derrière cette vision ludique animée à laquelle tout le monde s’attend, se dissimule une autre dimension avec la possibilité « de piloter sa Xbox non pas seulement comme une console de jeu, mais comme une plate-forme de divertissement. » Internet, la VOD, et tout ce qui entre dans le cadre du Xbox Live se trouve magnifié ou métamorphosé. Cela va de la simple possibilité avec la main, d’arrêter, de reculer ou d’avancer dans un film visionné enVOD, à l’option de la visioconférence HD la plus aboutie, tout en étant aussi la moins chère... » Kinect est peut-être en passe d’ouvrir une porte décisive sur des usages « capables d’aller bien au-delà du jeu. Nous sommes aussi dans le « Cloud », avec ce que le système peut supposer d’immersif.Nous n’en sommes plus à un PC seulement doté d’une webcam.» Et nous voilà partis. Mais pas trop loin, et sans négliger des réalités essentielles pour le terrain. « Il faut éviter de créer des confusions » met en garde Christian Moulin. « Il faut initialement donner à cette nouveauté une place dédiée », ce qui au passage permet d’élargir la catégorie, tout en créant une différentiation, avec par exemple un nouveau code couleur. « On ne va pas non plus vers le tout Kinect.»Voilà les choses posées. Tout comme il va falloir aussi les... poser dans les espaces de la distribution. Délimiter, sécuriser : autant de choses qu’il faut impérativement envisager le plus sérieusement possible avant le jour J. Ou plutôt le jour K qui approche ! 쐍 Nintendo : L’élargissement de la cible « Nous sommes dans un tunnel de croissance, rappelle d’emblée Stephan Bole, mais aussi en train d’élargir la cible des joueurs. » Pour Nintendo, la marque par laquelle l’élargissement a été déjà largement amorcé, l’attention doit être portée vers des clientèles moins averties, mais plus nombreuses. « C’est ce que l’on observe dans la deuxième phase des cycles de vie des consoles, au cours desquelles la croissance se fait moins rapidement. Nous nous adres- Stephan Bole, patron de Nintendo pour la France, démontre qu’un potentiel de développement considérable existe toujours sur notre marché. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 57 sons alors à un public typiquement plus débutant. » A propos des consoles de salon de l’actuelle génération, Stephan Bole rappelle aussi qu’il « s’en est déjà vendu en France plus de 8 millions d’unités, dont 4,3 millions de Wii, et en portable, 11 millions, dont près de 9 millions de DS. » D’où un constat. « Le million de consoles supplémentaires 왘왘 A propos de la distribution, Philippe Lavoué, directeur général adjoint de Nintendo France, démontre une approche très méticuleuse de ce qui s’observe dans les rayons. « Nous remarquons que l’univers du jeu est encore sous-représenté en termes de dimensions d’offre dans les magasins. Dans les GSA, par exemple, nous ne sommes pas forcément dans la destination de trafic. Nous ne sommes inscrits en général ni dans la balade, ni dans la surprise. Quand nous nous inscrivons dans la balade ou la surprise, nous constatons une élasticité des ventes tout à fait significative. Ce que les professionnels nous paraissent bien comprendre à présent. Mais nous avons une chance en France, celle de pouvoir compter sur plusieurs possibilités de distribution. Notre challenge est de faire en sorte que notre proposition soit efficace, en sachant agir avec les spécificités de chacun. » 쐍 jeux soient mieux expliqués. Il y a entre fournisseurs et distribution une responsabilité conjointe dans la perspective de rendre les produits plus lisibles, plus accessibles, dans une offre plus claire.» Autre point mis en exergue par Philippe Lavoué, l’intérêt de mieux exprimer la recommandation des joueurs et utilisateurs, qui ont des choses intéressantes à dire sur leur expérience de jeu. Un point qui est important « notamment dans les GSA, où la capacité d’expression est faible. Il n’y a pas de vendeur. Il faut trouver des solutions pour faire passer les messages, avoir une démarche et une action de séduction et de ré-assurance. Nous sommes encore dans un marketing d’offres, où les produits sont mis côte à côte dans une logique de marque plus ou moins respectée. Et on attend... » qui va venir étoffer le parc va se faire sur un public qui n’est pas innovateur, pas gamer, pas technophile.» Du très grand public donc,ce qui prend « plus de temps, et nécessite de travailler différemment pour les éditeurs comme pour les distributeurs, une manière repensée d’accompagner le marché. » Marché dont Stephan Bole pondère les évolutions en général observées avec un recul insuffisant. « Certes, GfK voit une année à - 7 % pour le jeu vidéo sur consoles, tous produits confondus. Mais cette génération pèse deux fois plus que la génération précédente. Si le marché a doublé de taille, il faut aussi accepter la règle du jeu qui fait que celui-ci avance par paliers, dans une croissance à long terme. » Le patron de Nintendo pour la France va d’ailleurs plus loin en évoquant d’autres chiffres. « Il y a selon les études 55 % de gens qui jouent à des jeux vidéo, et 44 % sur console, dans notre pays. Aux EtatsUnis, on en est à 62 % ! » Une différence spectaculaire qui démontre que le ludique sur console a encore un sérieux potentiel de développement. Philippe Lavoué confirme pour sa part la nécessité, à travers une « courbe d’apprentissage, d’amener avec les distributeurs à ce que ces Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 58 Une approche plus intime du consommateur Il y a donc du pain sur la planche. Outre cette entrée progressive pour un marketing de séduction, il faut faire vivre les produits aux rythmes des saisonnalités. « Notre offre va apporter des solutions de vente sur tous les pics de saisonnalité et de trafic », indique le directeur général adjoint de la marque. Une stratégie qui sera d’autant plus pertinente si est respectée la condition « d’avoir un message accompagné qui s’adresse aux consommateurs qui sont dans les magasins, sur des propositions qui se rapprochent de la clientèle, qui vont vers eux. Il faut une approche plus intime du consommateur. » Dans ce schéma, les deux axes imposés sont bien présents : élargir la cible des joueurs, et alimenter les possesseurs du parc installé. « Il est important d’arriver avec des nouveautés, concède Stephan Bole, mais il ne faut pas oublier que le million incrémental de consoles qui se fera sur cette saison sera drivé par un catalogue qui existe déjà. Le titre qui a certainement le plus gros potentiel est Wii Fit +. Wii Sport Resort, lancé il y a un an, a un potentiel du même niveau. Et d’évoquer d’autres titres majeurs qui seront aussi des ventes très nourries (Mario Kart, Mario Bros, etc.) Déploiement puissant et large par conséquent, avec des titres susceptibles de jouer le rôle « de ponts entre gamers et public large. » Techniquement, les offres de la concurrence qui réagit logiquement face à ce qui se passe sur le marché sont observées avec sérénité chez le numéro 1 de la console. « Nous estimons avoir quatre ans d’avance en matière de reconnaissance du mouvement. A cette évalua- tion, Stephan Bole ajoute que les intentions d’achats recensées sont supérieures pour la Wii par rapport aux autres consoles. Dans le domaine des portables, « nous avons apporté plus de confort et un meilleur partage avec la XL », alors que se profile l’arrivée « avant la fin de l’exercice fiscal » de la DS convertie à la 3D. Au moment où ce dossier se boucle, il reste deux hypothèses, celle d’une arrivée début 2011 (l’exercice fiscal de Nintendo se clôturant fin mars, comme cela est d’usage au Japon) ou celle d’une irruption spectaculaire -et pas sans panache- avant ou pour la saison des fêtes. Mais sur le registre de la concurrence, les responsables de Nintendo en France élargissent aussi le panorama. Militant comme on l’imagine pour une préférence marquée des joueurs à l’égard de consoles de jeu dédiées plutôt que pour des smartphones ou des tablettes, ils n’en soulignent pas moins que « nous sommes en concurrence avec tout ce qui prend du temps en loisirs chez les consommateurs. Limiter le marché aux trois intervenants majeurs est ridicule. » Cette remarque est à elle seule un indice rassurant. Elle démontre que les acteurs du jeu ne perdent pas de vue un seul instant tout ce qui anime et fait évoluer l’ensemble des marchés du numérique. 쐍 Rayons jeu vidéo cet automne : Zone softs Et voilà, les vacances sont officiellement terminées. Alors que certains en étaient encore à leurs éclaboussantes promenades en pédalo, nous avons déjà ratissé quelques ultimes repères et chez les éditeurs une petite collection utile de références qui devraient aider le CA des prochaines semaines à briller comme un soleil d'été. Il y en aura sans doute d'autres : nous ne les oublierons pas. Le marché mondial des jeux et consoles vidéo devrait s’inscrire en légère baisse en 2010, aux environs de 52 milliards d’euros, avant de rebondir pour atteindre 72 milliards en 2014 (consoles, jeux, accessoires ainsi que les jeux sur mobiles ou en ligne) contre 55 milliards d’euros en jeux en ligne et 8 % pour les téléphones mobiles. La part de ces derniers segments va croître dans les années à venir (à 31 % pour les jeux en ligne et 11 % pour les mobiles en 2014, selon l’Idate), au détriment des produits traditionnels (58 %). En France, le marché devrait finalement rester 2009. Sur le marché mondial, l’ensemble Europe - Moyen Orient - Afrique a représenté 39 % des ventes en 2009, devant les Etats-Unis (33 %), l’Asie - Pacifique (24 %) et l’Amérique latine (4 %). Les supports physiques représentaient l’an passé 76 % des ventes, contre 16 % pour les Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 59 stable en 2010, autour de 3 milliards d’euros, la baisse de 7 à 8 % des ventes de supports physiques étant compensée par la progression des autres segments. En revanche, il devrait ensuite, comme au niveau mondial, continuer à progresser, attendu à 3,8 milliards en 2014. 왘왘 62 % des personnes âgées de 6 ans et plus ont déjà joué à un jeu vidéo, soit 35,4 millions d’individus. Ils se sont adonnés à leur passion sur une console de jeux, un téléphone mobile, sur un baladeur multimédia ou sur un ordinateur et cela, en étant connecté ou non à Internet. Sans surprise, les 15-24 ans sont les plus accros : 94 % d’entre eux ont déjà joué à un jeu vidéo, soit 7 millions de jeunes. Suivent ensuite les 614 ans et les 25-34 ans avec respectivement, 91 % et 85 % d’entre eux qui ont déjà joué. des joueurs de cette tranche d’âge sont des joueuses. Pour attirer ces chaland ludophages, assez jeunes et donc souvent friands de nouveautés et déplorant la routine, les éditeurs doivent redoubler d’efforts pour sortir des titres de manière constante avec des améliorations aussi bien dans les designs que dans la jouabilité. Cette rentrée 2010 constitue un espace temps idéal pour justement faire face aux plus exigeants de vos clients joueurs. Commençons par la PS3 qui accueillera dès septembre l’homme araignée. En effet,Activision sortira SpiderMan : Shattered Dimensions. Le pitch ? Suite à une quadruple brèche dans la réalité, leur de mouvements Playstation Move. En outre, Razing Storm inclura un mode multijoueur offline en coopération et un tout nouveau mode online jouable jusqu’à 8 compétiteurs. Parmi les autres nouveautés, on notera la présence de décors destructibles, la possibilité de se cacher derrière des objets et d’interagir avec les environnements. Avant de revenir au cinéma pour un 4e volet, Pirates des Caraïbes fera un petit détour sur les consoles de salon dans un jeu intitulé Pirates of the Caribbean : Armada of the Damned. L’éditeur du jeu, Disney, a confié la réalisation de ce titre aux studios canadiens Propaganda Games. Ces derniers ont déjà réalisé Au global, 56 % de la population des joueurs vidéo ont moins de 35 ans. Parmi ceux qui ont joué au cours des 12 derniers mois, la parité est presque de mise : 47 % des joueurs sont des femmes. Ces dernières sont même majoritaires chez les personnes âgées de 50 à 64 ans : 53 % le pauvre Peter Parker se retrouve projeté à quatre époques différentes, en sortira-t-il indemne ?Time Crisis : Razing Storm sortira à la même période, toujours sur PS3. Il s’agit du retour de la célèbre série de rail shooter avec un nouvel opus entièrement jouable avec le contrô- Turok.Attendu pour le 2 septembre sur PS3, ce jeu offrira au joueur la possibilité de créer son héros et son navire de toutes pièces. Reprenant des éléments d’Action-RPG, le joueur évoluera dans un monde ouvert, sur terre et sur la mer, devant créer des alliances avec les différentes Un marché qui nécessite du sang neuf Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 60 factions pirates naviguant sur les eaux bleues pour survivre dans ce monde teinté de fantastique. EA Sports MMA est très attendu, il faudra cependant patienter jusqu’en octobre pour profiter des ventes de ce jeu de gladiateurs des temps modernes sur PS3. Concurrent direct de la licence UFC Undisputed de THQ, ce titre EA bombe le torse et promet des combats virils avec la participation de stars de la discipline comme Randy Couture et Fedor Emelianenko. Electronic Arts a, voici quelques semaines, mis fin au suspens insoutenable tiraillant les joueurs de FIFA qui se demandaient si la version 2010 sortirait fin septembre ou début octobre. L’éditeur a en temps utiles fait savoir que FIFA 11 serait disponible le 28 septembre aux Etats-Unis, le 30 en France et le 1er octobre dans le reste de l’Europe. On apprend au passage que les versions PS3 (et Xbox 360) disposeront d’une fonction baptisée « Centre de création », qui permettra de créer un joueur et une équipe complète - jusqu’aux kits de supporteurs et au stade. Avis à ceux qui attendent avec impatience de mettre en linéaire le reboot de la franchise Medal of Honor, Electronic Arts prévoit de sortir une édition limitée vers le 15 octobre. Celleci, permettra de débloquer prématurément deux fusils à pompe, tout en récupérant une arme exclusive : le MP7. Après le succès tant critique que commercial du premier opus, Star Wars : Le Pouvoir de la Force 2, le jeu d’action à la troisième personne de LucasArts Entertainment proposera toujours des combats intenses dans lesquels l’utilisation de la force permettra de sortir victorieux. La réalisation graphique de cette suite a été améliorée et on espère également qu’elle saura se montrer moins linéaire que le premier volet. A vendre dès le 26 octobre... outre-Atlantique et le 29 du même mois en Europe, pour les clients PS3. Destination Xbox Capcom donnera à nouveau la possibilité aux joueurs sur X360 de casser du zombie avec Dead Rising 2, qui est prévu pour le 3 septembre. Dans Dead Rising 2 vos clients avanceront dans un environnement encore plus dense que dans le premier opus. Casinos, centres commerciaux et autres décors tous plus extravagants les uns que les autres... Ubisoft propulsera en octobre une version collector AC : Assassin’s Creed : Brotherhood.Au programme : le jeu dans le coffret Collector Renaissance, une carte de Rome, un DVD de lineage, des cartes de personnages du multijoueur, un codex exclusif, un DVD bonus et bande-son du jeu, des contenus exclusifs à télécharger... Le 15 octobre sonnera le moment tant attendu des fans de Medal Of Honor. E.A a mis le paquet sur cette édition. Ce nouveau Medal of Honor a été en effet développé en collaboration avec des opérateurs du Tier 1 (une entité américaine de combattants, sélectionnés parmi les meilleurs, qui sont appelés pour des missions hautement sensibles) et s’en inspire fortement. Les joueurs, immergés dans les conditions impitoyables et hostiles de l’Afghanistan d’aujourd’hui, revêtiront la peau de ces combattants et utiliseront leurs compétences uniques dans la lutte contre un nouvel ennemi. Microsoft réinvesti Fable III à partir du 29 octobre. Cinq décennies se sont écoulées depuis les événements de Fable II et Albion a connu la révolution industrielle, mais le destin du royaume est en danger. Namco Bandai reviendra sur le devant de la scène à partir du 1er novembre avec sa célèbre licence Naruto : titre sera l’occasion pour la série d’accueillir de nouvelles guitares aux lignes clairement plus orientées hard-rock. La grosse partie du jeu sera constituée par le mode Quête. Dans les grandes lignes, sachez qu’il s’agira de retrouver et de libérer le demi-dieu du rock doublé par Gene Simmons, le bassiste de Kiss. Pour Naruto Shippuden : Ultimate Ninja Storm 2. Extraordinairement fidèle à l’univers du dessin animé, le joueur devra choisir les bons partenaires pour survivre ensemble. Ils pourront lancer de redoutables techniques spéciales en équipe pour vaincre les adversaires. Bien décidé à rentabiliser la marque Shaun White, Ubisoft annonce un tout nouveau titre prévu pour fin novembre : Shaun White Skateboarding... Non, il ne s’agit pas d’une erreur, vous lisez bien ! Après le snowboard, le célèbre champion olympique endossera une planche de skate. Gageons que ce dernier sait manier tout type de planche ! les nostalgiques du genre, Warner Interactive proposera des le 2 septembre Le Seigneur des Anneaux : La Quête d’Aragorn. La Quête d’Aragorn sur Wii est un jeu d’aventure à la troisième personne. Le soft proposera de revivre l’histoire et les meilleurs moments de la trilogie du Seigneur des Anneaux dans la peau d’Aragorn. Les Sims 3 débarqueront directement des studios E.A à partir du 26 octobre. Grande nouveauté de ce nouvel épisode ; les joueurs pourront débloquer les ultimes « Pouvoirs du karma » offrant un contrôle instantané et les exercer sur leurs Sims. Néanmoins, les joueurs devront utiliser ces pouvoirs de manière avisée, car ils peuvent donner des résultats inattendus. Le karma pourrait bien finir par se retourner contre eux ! Toujours chez E.A, Need for Speed : Hot Pursuit sortira aux alentours du 18 novembre. Au programme : des Wii et compagnie dans l’effervescence Activision comblera les adeptes de Guitar Heros vers le 29 septembre avec son nouveau titre : Warriors of Rock + Guitare pour Wii. Ce nouveau Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 61 vitesses vertigineuses, des vols planés pendant les coursespoursuites, des duels et des arrestations. Par son côté innovant, l’Autolog va bouleverser la compétition sociale entre les joueurs. Dans The Lapins Crétins : Retour vers le Passé, Ubisoft promet dès le 12 novembre une bonne partie de rigolade. En effet, ces bestioles loufoques à souhait vont voyager dans le temps pour envahir l’histoire ! Tout un programme subspatial...Si Einstein voyait ça ! La disparition des uns fait souvent le bonheur des autres. Ainsi, rayons viandes froides, Michael Jackson renaîtra de ses cendres grâce à Ubisoft fin décembre dans un titre très recherché : Michael Jackson The Game. Le titre utilisera le Wii Motion Plus pour effectuer les fameux mouvements de la star. Il sera possible aussi de chanter sur les morceaux cultes de l’artiste, bref, de quoi amorcer une période pluvieuse, favorable donc à la fréquentation des zones commerciales, et peut-être faire se retourner Michael dans sa tombe... Une bonne partie des titres cités en référence seront aussi disponibles sur DS/DSI et PSP. Cette rentrée 2010 s’annonce d’ores et déjà comme dense et riche en nouveautés. L’arrivé du Playstation Move le 15 septembre marquera un renouveau dans le mode de jeu, et cela se ressent déjà sur certains titres que nous avons abordés plus haut. Noël promet d’enrichir d’avantage le catalogue de titres qui utiliseront cet accessoire. L’arrivée de Kinect donnera lieu aussi à un net revirement pour séduire nos clients. Bref, vous l’aurez compris, Noël 2010 sera l’occasion de doper les rotations de stocks avec une clientèle recomposée. 쐍 Maria Geyer L E T E R R A I N Zones en émoi Les choses bougent à Claye-Souilly, comme dans de nombreuses zones commerciales. Le centre créé en 1972 entame un agrandissement d’ampleur dans quelques jours. Une opération bien représentative de ce que vivent et parfois subissent, le mot est juste, bien des sites en concurrences complexes. Pour l’exemple, voici les grandes lignes d’un nouveau dessein, et ses répercussions croisées au cœur d’une région en effervescence. Ouvert trois ans après l’arrivée de l’homme sur la lune, l’hypermarché Carrefour de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, à l’Est de la capitale, n’est pas tout à fait un établissement comme les autres. Se classant parmi les plus gros calibres du groupe, aux côtés de ses magasins géants de Portet sur Garonne,Vitrolles,Villiersen-Bière ou O’Parinor, cette grande surface alimentaire a durant des années revendiqué, dit-on, le chariot (1) moyen le plus élevé d’Europe en termes de CA. Cela bien sûr grâce à une zone de chalandise elle-même assez atypique, englobant des secteurs pavillonnaires multiples, riche d’un vaste réservoir de clientèle plutôt aisée, puisée dans l’Est de la Seine-Saint-Denis, les zones urbaines de Lagny et Meaux, et de nombreux villages d’une sympathique campagne avoisinante. Premiers coups de pioches Sans compter, par ailleurs, la proximité de l’aéroport de Roissy CDG, spécificité qui permettrait de comprendre pourquoi, de temps à autres, on rencontrait jadis dans les allées de cette belle GSA Non, en dépit des apparences, les travaux n’ont pas encore commencé, mais la profonde métamorphose du centre commercial de Claye-Souilly, inauguré en 1972, est imminente, ce dans un contexte régional fortement évolutif. des visiteurs de très haut rang (dont quelques patrons de firmes asiatiques) venus découvrir cette spécialité de notre sol qu’était et est encore l’hypermarché. « On est parti pour deux ans de galère ! » lâche avec dépit un commerçant de la galerie. Motif de cette aigreur de langage : un agrandissement substantiel se prépare. « On dit que les travaux commencent en septembre » complète cet exDistribution, Ventes & Services Magazine n° 90 62 ploitant qui se réfère à des exemples de la région. Quand des modifications profondes ont lieu, les clients n’aiment pas cela. Les grues, les échafaudages, les parkings bouleversés et parfois « la boue aux godasses », ils n’aiment pas ça. Et s’ils le peuvent, ces clients s’évadent.Au total, une période s’annonce avec, sur le papier, plus de nuisances et moins de CA. Et il arrive que dans des circonstances similaires, ces mêmes clients, en 18 à 24 mois, changent leurs habitudes. Il y a de la lumière ailleurs, et le plus souvent, pendant ce temps, les environs évoluent aussi en matière d’équipement commercial. « Déjà que... » Le responsable d’un salon de coiffure ajoute ce qu’il semble avoir sur le cœur, une assez longue histoire qui fait du chantier naissant une sorte de cerise sur le gâteau, cerise aigre, vous l’aviez deviné. Selon lui, l’hypermarché n’a pas su retenir cette clientèle par réellement riche mais quand même aisée. Ses responsables ont négligé des détails essentiels, comme des attentes aux caisses, bien gérées pendant des années, puis devenant interminables, et que ne supportent pas les consommateurs qui laissent le plus de recette. Il évoque aussi des offres discutables, en alimentaire notamment. D’où cet enchaînement : « certains commerces de milieu de gamme ont quitté le navire, et maintenant, il n’y a plus que des discounteurs, en vêtements, chaussures, etc. » Partis où, ces clients comme ces établissements ? C’est là l’autre facette des mouvements du terrain, qui s’observent ici comme ailleurs. Qu’un centre s’agrandisse, prenne de l’ampleur, et ceux qui sont à distance proche ou moyenne réagissent. Pour Claye-Souilly, l’ouverture il y a dix ans de Val d’Europe (proche de Lagny, avec un des plus grands hypermarchés du groupe Auchan, et à proximité de Disneyland Paris) a commencé à « siphonner » une partie des chalands originaires de la zone de Meaux. Deux ans plus tard, la création du centre commercial Bay II à Collégien (métamorphose de l’ex-hyper Continent de Torcy) a encore accentué le phénomène de migration des clientèles, plongeant au passage un autre centre de la région, Chelles II, plus modeste, moins facile d’accès et situé entre Claye-Souilly et Collégien, dans une situation plus que périlleuse dont il n’est d’ailleurs pas sorti aujourd’hui. En 2000, l’ouverture du centre commercial de Val d’Europe, sur la commune de Serris principalement (77), a provoqué la première redistribution dans les flux d’attractivité, dans le périmètre compris entre l’Est de la Seine-Saint-Denis, Meaux et Lagny. Merlin (on reste en famille). Ce nouveau pôle va d’ailleurs donner localement la réplique à une zone commerciale située à l’opposé de l’agglomération meldoise, qui vient juste d’être inaugurée, animée par une petite brochette d’enseignes gravitant autour de sa locomotive, un Vos clients nous intéressent Et si à Claye-Souilly certains s’interrogent sur l’avenir, conscients du fait qu’un agrandissement de centre ne se traduit pas inéluctablement par un accroissement de la population consommante locale, c’est parce qu’à quelques minutes -10 à 12 aux maximum- se profile la perspective d’un autre centre commercial qui va s’édifier au Nord-Est de Meaux.Avec pour locomotives un autre hypermarché Auchan et une GSB Leroy- Les périodes de travaux lourds engendrent des mutations dans la fréquentation type des centres commerciaux. Si une redistribution concurrentielle des cartes, en raison d’ouvertures, par exemple, se conjugue aux transformations, le schéma de fonctionnement peut s’en trouver fortement bouleversé. A la périphérie de Meaux, secteur sud, une zone commerciale vient d’ouvrir ses portes, autour d’un hypermarché Leclerc de taille moyenne. A l’ouest, un nouvel ensemble, avec un hyper Auchan et une GSB Leroy Merlin va s’établir prochainement. Claye-Souilly en est à une dizaine de minutes. hypermarché Leclerc. Les grandes manœuvres autour de Meaux vont donc bon train et sont assez animées, même juridiquement (recours et autres montées d’adrénaline au menu, obligeant Jean-François Coppé, le député-maire de la ville de Bossuet à s’investir, arbitrer, argumenter.) Avec bientôt 21 000 mètres carrés supplémentaires (soit à peu près l’équivalent de la surface de l’actuel magasin Carrefour), et un parking en « superstructures », Claye-Souilly compte naturellement bénéficier d’un surcroît d’attractivité, et donc d’un potentiel élargi en termes de zone de chalandise. Réalité ou vœux pieux ? Car au fil des ans, cette petite zone est devenue plutôt bien pourvue. Pour les familles de produits qui nous intéressent le plus, outre Carrefour, on trouve dans la galerie marchande un magasin Darty (qui mériterait une surface moins étriquée, un petit lifting tant dans le style que dans la tenue et même parfois la qualité de l’accueil), un magasin Virgin, les représentants des opérateurs de téléphonie (Orange disposant même de deux bases, avec un point France Telecom et un Photo Service), un Micromania, un Game... Et autour, dans la même zone, figurent aussi A Torcy, le centre commercial créé dans les années 70 avait pour locomotive un hypermarché Continent, enseigne reprise par le groupe Carrefour. Il a à son tour quelque peu puisé dans les réserves de Claye-Souilly. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 63 왘왘 L E T E R R A I N Les agrandissements aboutissent en général à des progressions du CA global des centres transformés, mais quand les dimensions explosent, un peu comme à Parinor, devenu o’Parinor, il en résulte des flux secondaires, comme dans le cas présent avec le secteur de l’hyper et celui du secteur de Saturn. une implantation Cultura, un point de vente Boulanger, et une grande surface Autobacs. Parmi les autres présents, citons Castorama, Kiabi, King Jouet, Décathlon (le plus grand magasin de sport d’Europe, encore récemment), Fly. Seul véritable parent pauvre du lieu : la restauration, qui reste à imaginer. Mais ça va bouger aussi sur ce plan : Hippopotamus est en approche, prêt à succéder au Bistrot Romain, dans un tourbillon sans doute plus important. Claye-Souilly et sa prochaine métamorphose n’est évidemment pas un événe- ment diminuant tous les autres, mais surtout un élément bien représentatif de ce que nous vivions en matière de structures commerciales. Appétits immobiliers, combats concurrentiels sans merci pour tenter de contrer les initiatives adverses : pas facile dans un tel contexte de planifier, notamment pour les enseignes, installations, agrandissements ou refontes. Nous avions évoqué ce sujet avec la province voici quelques mois. L’Ile-de-France vit au rythme des mêmes mouvances. L’agrandissement de Parinor (rebaptisé « O’Parinor », ce qui fait bien sûr venir de nombreux nouveaux clients) a réveillé les ardeurs de Rosny II, à 10 minutes par l’autoroute, déjà fortement titillé par le sursaut inattendu de Domus (grâce essentiellement à l’arrivée de Saturn, et où But est en cours d’installation). Rosny II devrait donc s’agrandir prochainement. Tandis qu’à Aubervilliers et dans la zone de Rosny CDG, deux projets d’ampleur sont également en vibrations. Et tout observateur ne peut que constater un détail venant perturber les esprits à la manière d’une autre une cerise aigre sur le gâteau : comment faire venir davantage de clients sur Claye-Souilly, alors que son principal chenal d’accès, dans le sens Paris-Province, route déjà à 4 voies, s’engorge au point de se bloquer dès que l’heure d’aller faire des emplettes sonne chez les consommateurs chaque semaine ? 쐍 (1) La société qui détient la marque déposée à laquelle vous pensez sans doute et qui produit les célèbres petits engins à roulettes dont il est question, qui d’ailleurs roulent parfois fort mal, n’aime pas être citée nommément : respectons ses préférences, plions-nous à ce qu’a dit cet industriel ! Au fond,la caisse ? Ce qui compte le plus dans un point de vente peut aussi être un repoussoir redoutable pour les clients. Les contraintes liées aux ressources humaines ne manquent pas, et l’automatisme n’est pas encore généralisable. Regard sur différentes recettes. C’est un réflexe.Tout consommateur qui de nos jours entre dans un point de vente jette un rapide coup d’œil en direction des caisses. Si par malheur, quelques files d’attente y apparaissent, ses motivations d’achats peuvent immédiatement s’émousser. Les attitudes varient, mais sont toujours négatives. Synonymes d’attente interminable, elles incitent les uns à tourner les talons immédiatement, d’autres se contentant de visiter les rayons, mais renonçant d’emblée à tout achat. Ainsi donc, le point final de toute la stratégie d’une enseigne, la caisse où doit entrer le CA, est aussi une sorte d’épouvantail qu’il serait urgent de dissimuler, voire de faire disparaître. Chacun peut observer qu’à Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 64 ce mal pas toujours recensé sur le théâtre des opérations, des parades diverses ont été adoptées. Dans de nombreuses FNAC « ancien concept » (le plus connu), la méthode sournoise a été 왘왘 Samsung sur les Champs Samsung cherchait un lieu pour mettre en valeur ses innovations technologiques sur l’une des plus belles avenues du monde. Au Virgin Megastore des Champs Elysées, la marque a pris position, dans un partenariat exclusif. Pas de doute, la compréhension de la technique 3D avec lunettes actives est largement expliquée. Sur le trottoir de la plus belle avenue du monde, l’invitation à la 3D de Samsung est visible. C’est bien davantage qu’un simple « corner ». La théâtralisation est grande, visible sans être tapageuse, et la démonstration non-stop. Vedette de ce spectacle promotionnel : le C9000 de Samsung. Déjà sur le trottoir, les visuels vantant la 3D de la firme coréenne sont affichés. Et sitôt dans les lieux, d’autres messages explicites ornent la voûte majestueuse, en guise d’entrée en matière. Puis, en montant l’escalier principal, tout visiteur découvre, en arrivant au premier niveau, la mise en scène méticuleusement préparée. L’emplacement est pareil à aucun autre. Il bénéficie d’un trafic et d’une visibilité hors normes. Dans un environnement bien ordonné Avec 200 000 visiteurs hebdomadaires, le navire amiral des Virgin Stores de l’Hexagone est l’un des lieux les plus visités des Champs Elysées.Avec, comme on l’imagine, une fréquentation qui est aussi bien locale que venue de toute la région parisienne, et touristique au sens le plus Servane Riera, responsable marketing et merchandising au magasin Virgin, nous présente cette initiative prise de concert avec la marque coréenne. large. Une spécificité mise à profit autant par l’enseigne que par Samsung. Dans cette très grande implantation, Virgin développe des zones attractives thématiques diverses, toujours avec des leaders Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 65 des domaines concernés. Pas question donc de mettre en place un linaire de téléviseurs classiques. Sous la houlette de Servane Riera, qui pilote le marketing maison, et avec la complicité de Juan Hoguet, professionnel bien connu qui œuvre pour l’enseigne au logo rouge, le décor a été constitué de manière à mettre en démonstration les plus beaux produits 3D, du home cinéma, et des références en Blu-ray-DVD. En vedette, le C9000, LCD d’une finesse extrême. La 3D est en démonstration réellement active. Comprenez : avec des lunettes effectivement disponibles et fonctionnelles, de la 3D non-stop à l’écran, et un démonstrateur (ou une démonstratrice), sur place, qui transmettra le relais aux intervenants de rayon maison lorsque ces derniers auront acquis une formation complète. Toutefois, ce pôle de démonstration 왘왘 L E T E R R A I N n’est pas une simple vitrine. C’est aussi un espace où l’on vend les produits. C’est la seule offre en téléviseurs de l’établissement. Elle est exclusive et sera maintenue au moins un an. Elle se place dans la continuité d’une offre de matériel qui a entièrement été reconstituée.Vaste « mais avec quand même un assortiment cohérent dont nous restons maîtres » adoptée. La ligne des caisses est logée, certains diraient « dissimulée » à l’abri des regards entrants, derrière des murs, cloisons ou autres superstructures avec affichages divers détournant l’attention. Mais les chalands ne sont pas tous dupes. Après avoir observé patiemment certains établissements ainsi configurés, on s’aperçoit vite que quelques consommateurs viennent quand même furtivement évaluer d’un œil attentif l’état d’avancement des passages en caisses avant de s’engager plus avant. Edifiant. Pas de caisse en sortie chez Darty. Mais des caisses bien concrètes quand même, au cœur des établissements, et les éventuelles cohortes d’acheteurs, qui ont à attendre et à faire avec une qualité d’accueil qui n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant que l’encaissement est maintes fois perturbé par les services qui se traitent dans le même espace. Le problème est donc déplacé, mais pas réellement éliminé. Dans le même espace, sont proposés aussi des équipements de home-cinéma. Dans les GSA, la tendance est désormais changeante. L’adoption des caisses automatiques, en plein essor, fait évoluer les choses. Les caisses automatiques ne peuvent pas encore prendre en charge l’ensemble de l’activité, mais cela viendra. Avec en perspective des caisses toutes ouvertes tout le temps, et en tout cas, une possibilité d’en activer le nombre voulu, à tout moment, sans avoir à prendre en compte d’éventuels soucis d’absences, ou plus largement, de gestion des coûteuses ressources humaines. A l’heure présente, dans les établissements dotés de ce type de caisses, les clients venus pour des achats en proportions limitées (les célèbres « 10 articles » ou « caisses paniers ») ne renoncent plus. Cruel constat, car on s’aperçoit ainsi que le chaland risque de donner le coup de pouce susceptible d’être fatal à l’essentiel des effectifs d’hôtesses de caisses. Alors que les GSA et les supermarchés sont dans l’œil de ce cyclone, les grandes surfaces de bricolage vont aussi à grands pas dans cette direction, même si les articles traités dans leurs rayons (de la poignée de clous à la tondeuse à gazon, du bois au détail aux chaudières à gaz) se prêtent moins bien à cette automatisation. La concentration des « coups de feu » dans les lignes de caisses est pourtant à l’origine d’une sensation épouvantable du traitement de la clientèle sur ce point. Boulanger : mais où sont donc passées les caisses ? En interne, les caisses sont aussi des éléments compliqués à gérer. Dans bien des établissements, la polyvalence des équipes a été travaillée de manière à pouvoir faire intervenir les collaborateurs qui sont en rayon quand une affluence se fait sentir. Dans la pratique, cette manœuvre n’est pas toujours possible. Un vendeur occupé avec un client ne peut pas tout Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90 66 souligne Servane Riera. Il s’épanouit sur toute une série de linéaires élégants. Ordinateurs, photo numérique, imprimante, audio nomade, accessoires, consommables, les rayons sont dotés d’une signalétique limpide, simple et complète. Un bel exercice qui devrait à court terme se prolonger par d’autres initiatives. Du bon travail ! 쐍 lâcher (et peut-être perdre une vente) dans ce genre de circonstances. C’est en songeant à ces divers paramètres que chez Boulanger, le choix de supprimer les lignes de caisses a été fait dans deux implantations, pour le moment.A Biganos, près d’Arcachon, et à Trélissac près de Périgueux, deux unités d’une taille adaptée à des zones de chalandise moyennes (de l’ordre de 2000 mètres carrés), l’enseigne a opté pour un traitement des opérations de caisses au niveau des points vendeurs. Ce sont d’ailleurs les vendeurs ou vendeuses qui prennent en charge ces opérations. La méthode semble donner de bons résultats, apportant une meilleure souplesse dans la gestion des équipes, et peut-être une amélioration du relationnel avec la clientèle. On est toujours plus affable avec un client quand les achats de celui-ci ont une incidence sur les rémunérations. Autre avantage induit : une meilleure impression face au point de vente qui, en quelque sorte « décloisonné », permet de dégager une atmosphère proche de celle des grands modules de l’enseigne (de l’ordre de 4 000 mètres carrés ou plus) dans des implantations qui n’en font que la moitié, potentiel de zone oblige. 쐍 Revus DVSM- A4:Revue DVSM_SDLP10_ A4 19/05/10 08:44 Page1 Bon Angle Le Salon de la Photo vu par François Darmigny SE RENCONTRER, S’INFORMER, S’ÉQUIPER. 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