N° 90 – Septembre 2010 SPECIAL Prix EISA

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N° 90 – Septembre 2010 SPECIAL Prix EISA
www.dvsm.fr
DOSSIER
JEUX VIDÉO
Une fin d'année 2010
en plein mouvement
N°90 – Septembre 2010 – 8,90 euros
BERLIN IFA 2010
La cinquantième
édition
LE TERRAIN :
TÉLÉCOMS :
PRIX EISA
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en émoi
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S
O M M A I R E
44 HAIER ENTRE EN SEINE
Le géant chinois a installé son siège continental
sur notre sol. Rencontre avec René Aubertin,
président de la filiale européenne
46 EN LIGNE AVEC LE TERRAIN
Clarion a ouvert un site dédié à sa distribution.
Découverte…
6 DVSM INFOS
48 TÉLÉCOMS : MOBILES ATTITUDES
Des informations que les pros du terrain
doivent connaître
Attitudes et habitudes de nos fidèles clientèles
20 PRIX EISA :
LES RÉCOMPENSES 2010-2011
Tous les lauréats honorés par la presse
spécialisée européenne cette année
24 L’IFA : 50
e
SÉANCE
L’événement de Berlin
comme si nous y étions déjà
!
JEU VIDEO : L'ETAPE CRUCIALE
53 LE JEU VIDÉO EN MOUVEMENT
27 A MARGES FORCÉES
Le jeu vidéo à l’aube d’une saison sous le
signe de l’offensive
Adrénaline et tensions nerveuses sur fond de
concurrence réglementée
56 MICROSOFT
JOUE SUR LE MAINS LIBRES
Christian Moulin, de Microsoft France, dévoile
des perspectives étendues pour Kinect
29 HAUTES GAMMES ET MOMENTS FORTS
A travers un salon à succès, la quête d’autres
visibilités
57 NINTENDO CIBLE PLUS LARGE
32 LES TABLETTES MAGNIFIÉES
Stephan Bole et Philippe Lavoué, de Nintendo
France, tracent les contours d’un marché
étendu
Archos nous dévoile sa génération 8 : les plus
belles tablettes à vendre sont là
60 TITRES À VENDRE
Les éditeurs pour le ludique annoncent aussi
de belles opportunités
62 TERRAIN : ZONES EN ÉMOI
Quand la concurrence pousse sur des terrains
fertiles
DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine N° 90.
34 NOUVELLE IMAGE :
Parution du 2 septembre 2010.
Prix du numéro : 8,90 euros.
Abonnements : un an (10 numéros) : 89 euros
Deux ans (20 numéros) : 178 euros.
FIN DES ANNÉES SAGES
La photo numérique vers ses nouveaux horizons
38 RENCONTRE AVEC FUJIFILM
RÉDACTION, PUBLICITÉ, ADMINISTRATION, ABONNEMENTS :
BP 50119 - 93271 Sevran Cedex. Tél. : 01 43 83 41 24
Fax : 01 43 83 26 33 - Email : [email protected]
RÉDACTEUR EN CHEF : Yves Dupré.
ASSISTANTE : Véronique Duhamel.
PRINCIPAUX COLLABORATEURS : Geneviève Beauvarlet, Maria Geyer,
André Jull, Jérôme Larpège.
DIRECTEUR ARTISTIQUE, 1 RÉDACTEUR GRAPHISTE : Max Pagis.
COORDINATION : Christine Silvand.
Renaud Thierry évoque pour DVSM le Fujifilm
d’aujourd’hui et des saisons à venir
40 UNE AUTRE VISION DE L’ACCESSOIRE
Une stratégie pour des ventes essentielles que
Hama transpose à sa façon
ER
PUBLICITÉ : au support. Imprimé en France. Dépôt légal : à date de
parution. ISNN, 1626-7702.
42 LE FEUILLETON DE LA 3D
* DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine est une publication éditée
par Retail Dynamik France* SARL. 73-75, rue de la Plaine. 75020 - Paris.
GÉRANT, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : B. Sailliard.
Reproduction, même partielle, interdite. Tous droits réservés pour tous pays * Marques déposées.
La nouvelle image se propulse dans les trois
dimensions.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
3
EDITO
L
’été est derrière nous. Entre quelques épisodes caniculaires, de classiques spasmes orageux,
d’ultimes espoirs à propos d’un ballon rond, des montées de cols sans rebondissement et des
rebondissements lancinants dans les imbroglios entre responsables de haut niveau et citoyens
fortunés, la saison estivale s’est promenée, ballottée par les fatigantes rengaines de l’actualité. Drôle
de musique d’ailleurs. La moindre note émise par un média s’y retrouve désormais reprise illico par
presque tous les autres, dans une cacophonie où l’originalité et le sérieux dans la recherche de
l’information sont broyés. Presse écrite, radio,TV, info en ligne : la convergence négative est totale.
Incroyable dérive pour ces médias que l’on aurait pu croire émancipés et qui, au risque de se perdre,
ne semblent plus guère que lorgner sur les dépêches des copains, fouiller les poubelles, se gargariser
d’écoutes, et se repasser comme dans un infernal copier-coller quelques immondices aux relents pestilentiels. La presse fait donc des « affaires ».Tout y passe. Football, cyclisme, petits arrangements entre
peoples, rien ne semble plus compter que le détail supposé amorcer le scandale dopant audiences et
diffusions. Quel rapport avec l’électronique ? Plus qu’on ne l’imagine. D’abord, au moment où le numérique est en passe de s’installer dans l’univers de l’écrit qui, il ne faudrait pas que certains viennent un
jour accuser la science des électrons d’avoir porté un coup fatal aux gazettes en papier. Si celles-ci veulent survivre au raz-de-marée probable des gazettes tactiles, peutêtre faudrait-il qu’elles songent à
mieux se différencier. Ensuite,
l’électronique est, elle aussi, au
cœur de ses rayons, victime collatérale d’une déconcertante dérive
dans l’analyse pertinente de
l’information. Sur le plan conjoncturel, comment ne pas remarquer le contraste entre les discours sur la consommation décrite comme
défaillante, et une réalité fort différent ? Ainsi, le malaise économique rabâché n’a pas empêché les téléviseurs de se vendre à des rythmes records. Oui, mais grâce au Mondial, peut-on rétorquer.
Pourtant, dans le même temps et sans effet Mondial, les automobiles se sont aussi vendues
davantage. Oui, mais grâce à une prime (les ventes se replient quand elle s’efface) et de gros
efforts commerciaux. Reste que sous l’effet d’une bonne stimulation et d’opérations dynamiques, les consommateurs ont acheté davantage de véhicules. Et sur le front de la photo
numérique, sans prime et sans Mondial, les ventes se révèlent également soutenues, au minimum stables. Alors, la crise, où est-elle ? Grave et très présente, comme l’affirme le camp
des chroniqueurs catastrophistes, ou réelle (c’est certain), mais très exagérée, et de surcroît
entretenue par cette teneur négative que nous distille une proportion démesurée de ceux
qui informent, comme le soutiennent d’autres économistes aux compétences pas davantage
contestables que celles des pessimistes patentés.A n’en pas douter, et alors que sur des secteurs importants, les tendances s’avèrent positives, la petite tragédie quotidienne des médias
crée un climat de malaise dont notre société se passerait bien. Sans oublier la floraison de
multiples reportages « façon » journalisme d’investigation, à l’aide desquels les médias jouent
à nous faire peur. Les produits alimentaires comme les éléments de notre environnement,
YVES DUPRÉ
décoration, vêtements, etc. débordant de substances cancérigènes y sont d’éminentes
rédacteur en chef
vedettes.Tout comme leurs emballages, qui transpirent de choses qui tuent. De quoi suralimenter l’inquiétude collective et introduire un doute malsain dans l’esprit du public. Lequel, dans ce
tourbillon, en oublierait presque que tout individu gagne chaque année quelques semaines d’espérance
de vie. Ce qui génère même un problème pour le financement des retraites. Lesquelles sont tout naturellement promises étriquées, voire incertaines. En résumant, nos semblables subissent une crise
dans un climat de corruption et de scandale permanent, au milieu d’un environnement pathogène, et
n’auront plus demain les moyens ni de se loger, ni de se nourrir ou de se soigner… Joli programme !
A l’heure où certains éditorialistes ne cessent de se tirlipoter les méninges pour savoir si le mot
« rigueur » a été ou non prononcé, voilà un univers où cette rigueur serait la bienvenue. 쐍
Informations à
l’emporte-presse
[email protected]
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
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DVSM-I
N F O S
QUINZE ANS DE MP3 !
En fait, les 15 premières bougies du format de compression qui a tout changé dans l'univers de la musique
ont déjà été soufflées il y a quelques semaines. C'est le 14 juillet 1995 qu’avait été figées les caractéristiques
officielles et normalisées de cette bande sonore qui n’était rien d’autre que la « couche 3 » du standard
MPEG. Le format a d’abord vécu comme un moyen pour un public plutôt jeune de dupliquer de la musique
en quantité sur des CD susceptibles d’accueillir 100 à 120 morceaux là où le format classique du disque
audio-numérique ne permettait pas de dépasser le contenu d’un album. Nous savons ce qu’est devenu le
MP3 depuis : « le » standard universel de la musique compressée. Non seulement, il a permis une utilisation
méconnaissable de l'écoute musicale nomade, mais a aussi entraîné une révolution bien plus importante qui
se traduit par la disparition déjà bien amorcée de l'essentiel des supports physiques. Ce qui a aussi entraîné
une recomposition fondamentale des marchés de l'édition musicale et de leurs mécanismes. En France, en
2010, le marché des lecteurs MP3 devrait s’établir en volumes à 3,7 millions d’unités, un total certes en repli
de 16 %, selon diverses prévisions, mais lié au développement des lecteurs audio et vidéo. N’oublions pas
non plus que le MP3 est un format utilisé sur des quantités d’autres équipements, dont bien sûr les téléphones
mobiles et les smartphones.Aura-t-on toujours besoin d'une telle compression ? Peut-être pas, car à la vitesse
où se développe le haut débit, et même les infrastructures de très haut débit, afin de laisser s'épanouir le
marché de la haute définition vidéo, les fichiers numériques audio peu ou même pas compressés ne seront
bientôt plus que de bien modestes contenus à véhiculer en termes de poids « informatique ». Mais en sentira-t-on la nécessité ? Le public qui a connu les performances de la hi-fi tend à devenir minoritaire au sein
d'une clientèle où les classes d'âges plus jeunes grandissent, des consommateurs qui, faute d'une bonne expérience dans l'écoute, ne perçoivent pas la perte de dynamique engendrée par la compression. 쐍
prise casque. Un caisson
Logitech :
bonnes
vibrations
les basses. Ce kit
Logitech revient en force
fonctionne avec la quasi-
ajouré et à orienter vers le
sol se charge de délivrer
avec un nouveau kit de
totalité des appareils de
haut-parleurs 5.1 avec le
divertissement
Surround Sound Z506. Ces
domestique. Les enceintes
haut-parleurs offrent une
se branchent soit via des
puissance de sortie de 75
prises RCA classiques soit
watts efficaces (RMS). Ils
par l’intermédiaire
sont aussi munis d’une
d’une fiche 3.5mm.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
6
La technologie audio 3D
catalogue de plus de 2 000
Stereo permet de
films des plus grands
convertir du contenu
studios Hollywoodiens.
stéréo en une écoute
surround multicanaux.
쐍
Dès son lancement, une
large sélection de
LA RIGUEUR
EST-ELLE À LA MODE ?
blockbusters dont
une bien meilleure
« Transformers : Revenge
mise en scène
Verbatim GT :
deux disques
durs racés
of the Fallen and Up In The
que ce tohu-bohu
Air » doit être disponible à
observé un long
Verbatim a lancé deux
l’achat grâce au service
moment, et dans lequel
disques durs externes
Acetrax. La sélection de
pas un intervenant ne
dont le design est inspiré
films à louer ou acheter
daigne à l’évidence
de certaines marques
sur Acetrax dépend de la
mettre le peu d’énergie
automobiles de prestige :
disponibilité des titres
qui suffirait à redonner à
un rouge et un noir, tous
dans chaque pays.
la scène un caractère
deux auréolés de larges
Innovation dans le
moins tourmenté.
rayures blanches. Deux
domaine, le service
Imaginer que ce genre de
modèles USB 2.0 racés,
permet également aux
Pas partout,
le dire sans exagération :
si l’on en croit ce rayon,
c’est le bazar
frontières de la faute
vu au début de la période
dans ce qui devrait être
professionnelle,
estivale, dans un célèbre
une arme de séduction
soit un encouragement
grand magasin parisien,
des chalands. Les produits
pour des ventes
tout proche de la
qui y sont exposés
meilleures en valeur
résidence du maire
n’ont pas de chance.
est un rêve. Et ce décor
de la capitale. On peut
Ils méritent tous
un cauchemar.
Asus. Objectif : « concilier
de performance des
utilisateurs avec
utilisateurs de stocker et
Le fondateur du groupe Harman Kardon est déci-
leur désir de protéger
dément un personnage hors du commun. Il était
jusqu’à 500 Go de données
d’accéder à leurs achats à
l’environnement ».
et livrés avec plusieurs
partir de quatre types
Ces machines embarquent
logiciels : Nero BackItUp et
d’appareils : téléviseurs,
le Super Hybrid Engine de
Burn Essentials pour le
lecteurs Blu-ray, systèmes
la marque qui permet de
stockage et la sauvegarde,
audio pour la maison, et
jongler entre
Green Bouton pour une
ordinateurs, PC ou Mac.
meilleure gestion de la
consommation d’énergie.
쐍
쐍
SYDNEY HARMAN S'EST
OFFERT NEWSWEEK
les besoins de mobilité et
capables de stocker
négligence, aux
encore à la tête de son entreprise il y a quelques
années, et était même
venu en 2006 tenir un discours à l’IFA, alors qu’il
avait déjà soufflé ses
performances et
quatre fois vingt bougies
쐍
depuis quelques années.
Entreprise dont il s’est
retiré depuis, et donc,
Panasonic et
Acetrax
s’associent
tout observateur sérieux
aurait pu l’imaginer tranquille, confortablement
installé dans une retraite apaisée. Même pas ! Avec
Panasonic Europe Ltd. et
panache, et un peu de courage, - certains parleront
le distributeur de films en
d’inconscience - il vient de se porter volontaire à la
ligne Acetrax ont annoncé
reprise de l’hebdomadaire Newsweek, célèbre
le lancement d’un « movie
magazine américain, qui vit des moments difficiles
directement sur les
Les portables
design
Green Asus
téléviseurs Panasonic
Apparue en 2008, la série
U Bamboo intègrent l’USB
équipés du système Viera
d’ordinateurs portables
3.0 (ou SuperSpeed USB),
Cast. Cette solution met à
façon bambou d’Asus
que leurs écrans sont
disposition des
revient sous la
garantis sans point brillant
utilisateurs, depuis leur
dénomination U Bamboo
et qu’ils sont équipés
télécommande, un
dans une gamme Green
d’enceintes Altec Lansing.
store » premium pour
donner accès aux films les
plus populaires
autonomie, ce que permet
également la technologie
Optimus de NVIDIA. A
comme plusieurs monuments de la presse écrite
d’outre Atlantique, malmenée par les techniques
numériques. Ayant promis de conserver l’essentiel
noter que ces portables
des 350 collaborateurs de l’entreprise, Sydney
Harman vient tout de même de se compliquer
quelque peu l’existence, car pour l’exercice en
cours, les observateurs évoquent une perte pos-
쐍
sible de près de trois fois celle de l’année dernière,
qui approchait déjà 28 millions d’euros.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
7
쐍
왘왘
DVSM-I
N F O S
SAMSUNG, NOUVEAUTÉS :
MORCEAUX CHOISIS
Notebboks :
échos
de la série Q
N220 Plus, N210 Plus
d’exploitation Windows 7
et N150 Plus alliant
Starter édition sur un
design exceptionnel
disque dur de 250 Go.
쐍
et démarrage ultra-rapide
Q530 et le Q330. Alliant
des nouveaux netbooks
TicToc,
le shaker MP3
par Samsung
mobilité, style et
(N220 Plus, N210 Plus et
Un nouveau lecteur MP3
puissance, cette série est
N150 Plus), Samsung
signé Samsung
conçue pour tous ceux qui
met en avant
fera prochainement
sont à la recherche de
la finesse du N230 Slim
son apparition
productivité et d’une
qui se veut plus fin
dans vos linéaires,
expérience multimédia
que ses camarades
si ce n’est déjà fait.
La firme a lancé ses 2
pour offrir un usage
nouveaux ordinateurs
inégalé aux utilisateurs
portables de la série Q : le
nomades. Aux côtés
lors de leurs
9000 est capable d’afficher
avec une épaisseur
tous les types de sources
de seulement 2,3 cm.
3D (side-by-side, top-and-
Samsung mise beaucoup
bottom...) en Full HD. Elle
sur l’esthétique,
une performance mobile
TV LED :
savoir jouer
au plus fin…
très correcte. Parmi leurs
Samsung mise sur le luxe
intègre également un
comme à son habitude,
principaux atouts : un
et la finesse avec sa
convertisseur d’images 2D
avec un boîtier noir au
format 10 pouces
déplacements. Tous les
modèles de la série offrent
châssis fin et léger, un
nouvelle série de TV LCD à
vers 3D pour profiter dès
processeur Core i3 d’Intel
rétro éclairage LED, la
maintenant de n’importe
et un clavier aux touches
couplé à une carte
série 9000. Ne dépassant
quel programme en relief,
espacées de type Chiclet,
graphique NVIDIA avec
pas 7,98 mm d’épaisseur
qu’il s’agisse des
mais aussi sur les
mémoire dédiée, une
avec tuner et
émissions de la TNT, de
performances en
connectivité avancée
électroniques
DVD ou de jeux vidéo avec
intégrant le dernier
léger et abordable,
grâce à des solutions
embarquées, cette
un rendu qui est en
processeur Intel Atom
dispose d’un bouton
gamme est accompagnée
fonction des séquences.
쐍
d’une télécommande à
9000 (que l’on retrouve
Une nouvelle
génération
de netbooks
Samsung
bien en vue dans certains
Samsung renouvelle sa
points de vente, ce que
l’on peut constater un peu
écran tactile, une
nouveauté chez le
constructeur coréen. En
outre, cette gamme de TV
Le TicToc, compact,
N450, moins gourmand
unique couplé à un
en énergie. Au niveau de
accéléromètre pour
l’équipement matériel,
accéder à toutes les
le Samsung N230 Slim
commandes du lecteur.
adopte un processeur
L’originalité de ce produit
Intel Atom cadencé
réside dans sa maniabilité.
à 1,6 GHz épaulé par 1 Go
En effet, le TicToc se
de mémoire vive. Le duo
secoue d’une manière ou
gamme de netbooks avec
semble fonctionner pour
d’une autre pour s’activer
les nouveaux N230 Slim,
accueillir le système
plus loin, dans ce même
et passer d’un morceau a
un autre. Un guide
numéro de DVSM) affiche
pratique du « langage »
des images en 3D. Cette
TicToc est fourni pour
nouvelle série propose
apprendre ce nouveau
telles que Samsung
4 entrées HDMI, un port
dialecte tactile... Autre
AllShare et Easy Content
USB pour lire des
atout, une fonction
Share (Partage Simple des
documents multimédias à
« analyse du tempo »
Données), une grande
partir d’une clé ou d’un
permet par exemple au
autonomie, des
disque dur externe. Elle
lecteur de lire
fonctionnalités pratiques
dispose également de la
uniquement les morceaux
telles que la solution USB
fonctionnalité DLNA pour
classés dans la catégorie
Sleep and Charge
accéder à du contenu
« tempo rapide » en mode
(chargement en veille par
partagé, du Wi-Fi intégré,
Dynamique ou au
USB), ou encore un clavier
des services Samsung
contraire, uniquement les
chiclet (aux touches
Apps et Internet@TV. En
morceaux classés « tempo
plates et séparées).
matière de 3D, la série
lent » en mode Zen.
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
8
쐍
왘왘
24.08.2010
15:45
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DVSM-I
N F O S
CANAL PLUS « 3 ÉTOILES » ARRIVE
SUR TV NUMERIC DÈS NOVEMBRE
La TNT payante
qui nous permettra de
prend un virage majeur.
proposer aux
Si elle n'était pas
consommateurs
dans une impasse, celle-ci
l'intégralité des chaînes
manquait tout de même
de la TNT payante
d'une impulsion
et ainsi de consolider
importante pour lui voir
le développement
tracé un destin porteur.
d'une offre payante basée
Les choses changent
sur les chaînes
d'une manière
thématiques à forte
significative désormais,
notoriété, Eurosport,
avec l'annonce de l'arrivée
de Canal Plus « 3 Etoiles »
Paris Première, Planète,
GAME REDESSINE SON
AVENIR
(CANAL+ HD, CANAL+
LCI, TF6 à laquelle viendra
Philippe Wehmeyer, qui
qui assume les fonctions
CINEMA, CANAL+ SPORT),
s'ajouter un service
était depuis 7 ans le
de directeur général pour
qui se concrétisera dès
innovant de Push-VOD »
directeur général de Game
le groupe, succédant à
l'automne prochain.
souligne Marc Olivier
pour la France, a quitté
Chris Bell, qui avait assuré
Au mois de novembre, et
(photo), président du
cette entreprise mi-juillet.
l'intérim depuis le 21 avril.
grâce à la dernière
directoire de TV Numeric.
Il fallait s'attendre à des
Ces corrections de cap
génération de décodeurs
Un professionnel
modifications dans la
d'ampleur pour
haute définition
dont on peut déjà dire
stratégie de cette
l'entreprise, qui
disponibles, ce choix
qu'il restera
enseigne, née « Score
revendique le titre de
nouveau sera accessible
historiquement l'un
Games », et dont la
numéro 1 européen dans
à la clientèle, alors que
des acteurs du métier
direction britannique avait
le domaine de la
depuis cet été,
ayant fortement
le 17 juin dernier apporté
distribution de jeu vidéo,
TPS Star est d'ores et déjà
contribué à l'ouverture
des précisions relatives
se placent dans un
disponible sur ce bouquet.
d'une voie indispensable à
aux restructurations
contexte qu'elle décrit
« L'offre de programmes
un segment nouveau pour
qu'elle avait mises en
d'une manière
du Groupe CANAL+
la télévision payante. Nous
chantier et annoncées au
pragmatique : « Au cours
reste la référence en
avions indiqué d'ailleurs
mois d'avril 2010.
des 19 premières
matière de télévision à
en cours de saison que
Evoquant les premiers
semaines de l'année, les
péage, et nous nous
des initiatives de ce genre
mois de l'année en cours,
ventes du groupe se sont
félicitons de cet accord
étaient en gestation.
쐍
PREMIER WALKMAN PHONE
TOUT TACTILE
à propos des marchés
repliées de 11,4 %, et de
français et australien,
12,3 % à périmètre
cette direction
comparable. En Grande
mentionnait qu'elle
Bretagne et Irlande, le
confirmait sa confiance en
repli est de 18,5 % (17,2 %
une activité satisfaisante
à périmètre comparable).
La marque nippo-suédoise Sony
pour ces deux territoires,
La tenue est bien
Ericsson a dévoilé le Yendo, qui
« même si des
meilleure sur le plan
s’annonce comme le tout premier
modifications étaient
international avec un repli
Walkman Phone entièrement tac-
à apporter », poursuivant
proche de la stabilité, de
tile. Terminal fonctionnant sur les
en indiquant qu'elle avait
seulement 1,2 % (4,6 % à
périmètre comparable). »
réseaux GSM / GPRS / EDGE, il offre
engagé des modifications
une interface LCD tactile 2,6 pouces
dans les équipes
Outre-Manche, Game
en 262 144 couleurs et dans une
dirigeantes. Les
souligne, citant GfK, qu'en
résolution 240 x 320 pixels, un appa-
retombées des initiatives
dépit de bons succès en
reil photo numérique 2 Mégapixels
prises sont attendues
softs, « le CA s'est replié
avec zoom numérique x2, un lec-
pour 2011. Globalement,
de 33 % sur le hardware,
teur multimédia, une radio FM avec
l'enseigne avait fermé
du fait des faibles ventes
fonction RDS, une sortie audio 3,5 millimètres, une mémoire interne de 5 Mo
42 points de vente en
de Nintendo, et de 11 %
extensible de 16 Go au moyen d’une carte mémoire microSD / microSDHC, un port
Grande Bretagne, dont les
en softwares. A noter que
micro USB 2.0 et une liaison sans fil Bluetooth 2.1. Disponible en différentes cou-
localisations faisaient
les activités en ligne du
leurs, ce téléphone original sera disponible dès le 4e trimestre 2010.
doublons. Depuis le 28 juin
groupe sont toutes en
2010, c'est Ian Shepherd
croissance soutenue. »
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
10
쐍
왘왘
SONY_PS MOVE_PAGE A4.indd 1
“2”, “PlayStation” and “PS3” are trademarks or registered trademarks of Sony Computer Entertainment Inc. “
www.playstation.fr
www
www.
w
ww
w.p
play
llay
aystat
ay
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stat
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s
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26/08/10 10:28:54
” is a trademark of the same company.“Ô” is a registered trademark of Sony Corporation. “Blu-ray Disc” and “BD” are trademarks.. All rights reserved.
DVSM-I
N F O S
Surcouf
piloté de Lille
La prochaine étape du
pour une enseigne de se
une audience de l’ordre
l’Espagne), ils étaient
renouveau de «l’ex-
concentrer sur le seul
de 63 % du total des
31 millions de spectateurs
surspécialiste de l’IT» est
univers du numérique,
personnes regardant la
allemands devant leurs
Le « nouveau » Surcouf,
l’ouverture prévue le 9
surtout après avoir, au fil
télévision ce soir-là. 78,1 %
écrans. Comme de
repris par Hugues Mulliez
septembre prochain de
des années, élagué ses
des téléspectateurs
coutume, il est impossible
voici quelques mois,
son nouveau point de
marchés de niche, reste
espagnols ont regardé
de ne pas accompagner
poursuit sa cure de
vente « flagship » dans le
un axe que nous trouvons
cette même finale, soit
ces chiffres d’un
Jouvence. Nous avions
centre de Lille. L’enseigne
risqué.
13,4 millions, et près de
commentaire réaliste
évoqué au printemps les
s’installe dans l’ancienne
remous suscités par le
implantation des Galeries
쐍
nettement moins que le
Finale
de la Coupe
du Monde :
audiences
européennes
vent de réforme engagé
LaFayette, où elle devrait
par la nouvelle direction.
aussi installer ses bureaux,
Nous n’en sommes plus là.
sur une surface d’environ
4 000 mètres carrés (soit
point de vente historique
C’était « la meilleure
de l’avenue Daumesnil, qui
audience pour un match
était de plus de 10 000
de football sans l’équipe
mètres carrés selon
de France » avait
l’équipe du fondateur,
commenté notre confrère
environ 8 000 selon la
CBS News, à propos de
police). Il reste que le pari
l’audience lors de la
91 % des Hollandais, ce qui
indispensable. Si, sur
ne fait que 8,5 millions.
65 millions de citoyens,
Outre-Rhin, ils étaient plus
14,11 regardaient le foot
de 25 millions devant leur
lors de cette finale,
écran, mais pour la demi-
environ 50 millions
finale (perdue contre
faisaient autre chose.
쐍
retransmission de la finale
entre l’Espagne et les
EQUIPEMENT HD :
ÉTONNANTS ÉTONNEMENTS
Médiamétrie, en s’appuyant sur son étude permanente intitulée « Référence des équipements multimédia », constatait au cœur de l’été que 15 millions de
foyers français, soit 55 % de l’ensemble des ménages
(par conséquent estimé à 27 millions, ce qui nous
paraît être un chiffre un peu élevé) étaient équipés de
téléviseurs haute définition, soit un bond de 18 points
en un an. A cette progression qualifiée de fulgurante
par le célèbre observateur, une explication se doit
quand même d’être rappelée : les téléviseurs dans les
rayons sont depuis un bon moment déjà tous ou
presque des modèle HD, ce qui tempère l’impression
ressentie. Les choses seraient différentes si les
consommateurs avaient eu à opter pour de la HD ou
non. Dans une même logique, les acheteurs déjà équipés de ces écrans s’intéressent davantage aux contenus audio-vidéo, et il n’est donc pas étonnant de
trouver parmi eux un taux d’équipement (21,4 %) en
systèmes home-cinéma supérieur à la moyenne des
foyers (seulement 13,7 %).
Parti sur sa lancée, Médiamétrie ajoute que 8 foyers
sur 10 équipés d’un téléviseur HD ont un chef de
famille masculin (contre 72,4 % dans la population
en général). Cela ne prouve pas forcément que les
utilisatrices sont moins sensibles à la HD, mais que
probablement, plus simplement, on trouve dans les
ménages où le « chef de famille » est une femme
bon nombre de mères célibataires, ainsi que des
personnes dans des tranches d’âge élevées, ce qui
peut tout simplement évoquer un simple décalage
économique.
쐍
Pays-Bas. Ce total de 14,11
millions compilé par
Mediamétrie correspond à
LE PLASMA
EN PLEINE FORME !
Panasonic y est sans
avec 23 % de parts d’un
Cette croissance record
doute pour quelque
marché où COC et Orion
s’accompagne pour les
chose. Les écrans plats
tentent de prendre place
firmes d’un éléments
relevant de la technique
sur un strapontin, se
supplémentaire de
du plasma voient la vie
partageant les quelques
satisfaction : la
façon fusée. Au cours du
miettes restantes à côté
progression de 34 % du
deuxième trimestre de
des 95% accaparés par les
CA, qui compense
notre présent millésime,
trois géants. Cette grande
largement les 13 % de
les modules qui servent à
forme du plasma est liée à
repli en prix moyen de ces
finaliser la fabrication de
plusieurs facteurs, dont la
modules.
ce type d’écrans ont
tendance dans les
progressé de 53% par
ménages à adopter des
rapport à la même période
écrans de plus en plus
il y a un an (Displaybank).
grands, qui profite donc à
Plus de 40 % de ces
cette variété d’écrans,
composants sont produits
seulement proposés en
par Panasonic, qui a
grandes dimensions. La
adopté une stratégie
qualité de l’image qui, on
particulièrement
ne peut que le constater,
dynamique depuis
conserve la préférence de
quelques saisons avec ses
bien des amateurs de
NeoPDP. Les 32 % de
cinéma, joue aussi en
Samsung Display font du
faveur du plasma, au
groupe coéren le second
moment où la haute
pilier de ce secteur. LG
définition et le Blu-ray
reste bien dans la course
sont en forte progression.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
12
쐍
왘왘
DVSM-I
N F O S
CARREFOUR DÉSINVENTE
L'HYPERMARCHÉ
A Ecully et Vénissieux, près de Lyon, Carrefour vient d’inaugurer la dernière version
de sa conception de la GSA, laquelle tend à remettre en selle des formules qui ont fait leurs
preuves dans un passé parfois déjà lointain.
A lire les communiqués, et
un grand quotidien
surtout leurs
résume en mentionnant
interprétations dans les
un rayon « inspiré d’Ikea »
médias généralistes, on
et l’offre de la 3D ou des
aurait pu croire que
dernières tablettes à la
Carrefour revenait une
mode. Un ensemble qui au
fois de plus à la formule
demeurant paraît assez
des univers. Ce qui n’est
pertinent, même si
pas faux, du reste, mais ne
comme toujours dans ce
représente ici que la face
genre d’initiative, il est
visible de l’iceberg. A la
nécessaire d’attendre un
lumière d’un examen plus
peu que les réglages
attentif, on s’aperçoit que
inspirés par l’exploitation
c’est davantage le principe
en vrai de vrai se fassent,
historique de l’hyper, celui
et que, naturellement, les
qui avait vu le jour pour la
résultats soient connus.
première fois sous la
Nous avons parfois
même enseigne à
ne pas dire l’action de
prix, les moyennes
Sainte-Geneviève-des-Bois,
charité pieusement
qui est amendé dans cette
exprimée par un certain
révolution. D’autant que le
Leclerc, lequel avait
groupe ne dissimule pas
presque tout supprimé
de produits. L’heure est
son souhait de passer à ce
dans ses magasins, sauf le
donc venue d’avancer en
nouvelle approche, cumul
souligné que les
surfaces pour la proximité,
des attractivités inclus.
inaugurations de
les multispécialites pour
Ainsi, à Vénissieux et à
« nouveaux concepts » se
de nombreuses familles
Ecully, la véritable nouvelle
résument souvent à des
nouveau schéma la
tiroir-caisse, bien entendu.
conjuguant une qualité du
plupart de ses magasins,
Mais nous n’en sommes
décor et une meilleure
sauf quelques unités
plus là, ni même aux
spécialisation pour de
difficilement convertibles
affirmations qu’au cœur
nombreux univers, avec
qui seront concentrées
des années 80, tout
peut-être une rupture
sur les prix bas
responsable de secteur
avec certains gigantismes
essentiellement. On oublie
dans l’hypermarché
aux incidences négatives.
donc les alignements de
résumait ainsi : « nous
Bien des consommateurs,
en prenant de l’âge,
produits dans des
faisons notre métier de
linéaires, tous positionnés
discounter ». En fait, pour
redoutent d’avoir à
dans une course aux
l’hyper, les attaques
parcourir des centaines de
étiquettes qui se voulait
stratégiques sont venues
mètres pour faire
tendance se révèle avec
relookages savamment
proche de l’action sociale
de tous côtés. Avec les
quelques courses.
l’apparition de « corners »
exploités sur le plan
dans les années 60, pour
hard-discounters pour les
Parallèlement, il y a lieu de
multiples. Pas très
promotionnel. Ici, il y a
cultiver des pôles
étonnant qu’Apple
bien une manière de
attractifs tout en limitant
dispose du sien. Le
construire le commerce
les risques en termes de
traitement des produits
qui est repensée, une
résultats d’exploitation. A
culturels dans une belle
initiative qui se place dans
ce stade, nous entrons
zone rouge signée Virgin
un contexte de
dans une alchimie un peu
est davantage révélateur.
reconquête pour
plus complexe, mais dont
Dans cette recette inédite
l’enseigne, et de réponse
chacun perçoit
du grand commerce, les
à un environnement
immédiatement l’une des
univers traités à la façon
commercial très animé.
finalités. « Laisser faire
de concepts connus et les
Une métamorphose à
ceux qui savent » est en
véritables corners ou shop
suivre. (Photos: Lionel
bonne place dans cette
in shop se côtoient. Ainsi,
Barbe. Carrefour).
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
14
쐍
왘왘
La nouvelle Yamaha MCR040 :
Parfaite pour écouter les blues ...
les rouges ou les verts ...
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06/08/10 15:13
DVSM-I
N F O S
OPEN : ORANGE LANCE
SON OFFRE TOUT-EN-UN
« contentée » de 55 000
entrées. Rappelons que
cette cession de
printemps avait à l’origine
pour objectif de soulager
La clientèle, en matière
de son offre baptisée
par mois, l’utilisateur
un peu celle de l’automne,
de télécoms
Open, sur le marché
accède à un triple Play
tant en exposants qu’en
française, il quitte
et de services, est de plus
depuis le 19 août. Pour le
(TV, Internet, téléphone IP)
visiteurs. Finalement, les
l’entreprise de sa propre
en plus attachée et
consommateur, Open se
associé à un abonnement
deux évènements ont
initiative et pour répondre
mobile. Dans le domaine
trouvé leur rythme et font
à sa volonté de se retirer à
de l’illimité, apparaît par
presque jeu égal. Cet
60 ans. Il abrège ainsi son
exemple une possibilité
automne, seront
mandat au CA qui devait
d’appels vers 4 mobiles,
proposées différentes
se poursuivre jusqu’en
24 heures sur 24.
zones thématiques,
2013. Figure connue et
Cette nouvelle gamme
notamment pour les
très appréciée de la
prend en compte
produits audiovisuels, les
profession, Gérard Hermet
également des attentes
systèmes de navigation, la
aura pour successeur
importantes pour la
domotique, les télécoms,
Gerhard Hausruckinhger,
clientèle, comme un
etc. Sans oublier la zone
qui était jusqu’à présent
échange pur et simple de
« Technology Exchange »
directeur général d’une
son matériel (Live Box,
(idées, innovations,
des filiales de GfK.
décodeur ou mobile)
prototypes) ni le « Hall of
sous 48 heures maximum
Fames » (dédié aux
en cas de panne
marques). Parallèlement,
d’accompagnement
se tiendra aussi, comme
en ligne de l’utilisateur
de coutume, Electronic
surtout séduite par deux
résume à un seul
(sur le 3970) est commun
Asia, événement
critères : la simplicité et
abonnement, et donc une
au mobile et à Internet.
orienté composants.
les usages non limités.
seule facture, et un
Une offre de rentrée
Il va falloir songer
C’est exactement la
service client unique.
très attractive,
à préparer vos valises.
réponse à ce duo
Dans une gamme
et totalement en phase
que l’opérateur historique
de 5 forfaits, étalés de
avec les tendances
a placé au cœur
54,90 à 109,09 euros
de consommation.
쐍
쐍
쐍
Gérard Hermet
va quitter GfK
A seulement 59 ans, et
Orange :
paroles,
paroles...
Si vous avez suivi avec
Orange.fr. A la clé,
Hong Kong
vous attend
la consultation gratuite
des textes de plus
de 7 000 œuvres.
쐍
après 30 ans de carrière
dans le domaine des
études de marché, dont 26
Du 13 au 16 octobre
passées chez GfK, Gérard
prochain, se tiendra la
Hermet quittera fin 2010 le
30ème édition de
groupe allemand dont il
l’édition musicale et de
La Ficime fait
les comptes
l’Electronics Fair, celle de
était devenu membre du
l’univers à la française
Pour le secteur de
l’automne. Il y a un an,
conseil d’administration,
attention les aventures de
Le drone
de Parrot a pris
son envol
des technologies de
l’électronique, la Ficime
avec 2 800 exposants,
et patron du secteur
La plus palpitante et la
l’information, vous savez
enregistre une
cette même exposition
Distribution et
plus originale des
créations de cet univers
que quelques montées
progression de près de 10
avait frôlé d’un cheveu les
Technologie. Entré chez
d’adrénaline avaient abouti
% au cours du premier
60 000 visiteurs. En avril
GfK France en 1984, en
de l’électronique grand
à la non mise en ligne des
semestre 2010. L’EGP se
dernier, l’édition de
qualité de directeur
public est accessible à la
printemps s’est
général de la filiale
vente. Petit objet volant
paroles de nombreuses
situe à + 5%, identique à
chansons. Orange a réussi
celle que les
à débloquer la situation en
professionnels de la photo
«hélicoptère» par
s’associant à la Chambre
ont constaté sur la même
simplification, ce joujou
Syndicale de l’Edition
période. La Ficime
étonnant est téléguidé au
Musicale. Résultat: un
regroupe un certain
moyen d’une application
que l’on va baptiser
service de consultation des
nombre d’organisations
iPhone ou iPod. A vendre
paroles évoquées est
professionnelles, dont le
299 euros, il se dit qu’il
devenu accessible sur
SECIMAVI, pour
n’intéresserait pas que les
Voila.fr et devrait aussi
l’électronique, et le SIPEC
simples amateurs de
l’être ces jours-ci sur
pour la photo.
gadgets. Espion lève-toi.
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
16
쐍
왘왘
DVSM-I
N F O S
SFR :
INVESTISSEMENTS ACTIFS
réconfortante. Fin juin,
avec des terminaux
disponibles dans les
TNT Sat avait franchi le cap
espaces SFR (dont le Nokia
de 2,3 millions de
N8). En matière de
décodeurs vendus. Ce qui
dégroupage, ce sont plus
de 300 nouveaux centraux
téléphoniques qui ont été
dégroupés en seulement 6
mois. Près de 3 millions de
« hotspots » SFR Wifi ont
été installés, la fibre ayant
vu son ouverture
commerciale se
concrétiser à Lyon et
Marseille. Tout cela
a un coût que l’opérateur
ne dissimule pas :
plus de 1,5 milliards
d’euros investi chaque
année pour son réseau.
쐍
Astra :
TNT SAT vers
les 2,5 millions
de terminaux
L’opérateur au logo rouge
prise à l’initiative de
de la population (l’objectif
tient à mettre en évidence
l’ARCEP, il a notamment
fixé par le régulateur
Nous étions tous au pied
l’ensemble des
souligné avoir non
étant de 84 %). Pour le
de la passerelle afin
investissements qu’il
seulement rempli, mais
confort d’écoute, il a lancé
d’embarquer dans l’avion
poursuit pour le
même dépassé les
un pilote de voix HD, et
pour quelques vacances à
développement de son
nouvelles obligations en
proposera à la clientèle
Bora-bora, quand Astra a
réseau. Au 30 juin dernier,
couverture 3G, donnant
dès cette rentrée de
voulu nous glisser dans
à l’occasion d’une réunion
un accès 3G et 3G+ à 87 %
profiter de cette qualité
l’oreille une information
représente 800 000
décodeurs en un an et
nous donne une moyenne
SCOTT :
UNE VISION ÉVOCATRICE
ET SON 3D
mensuelle telle que
les 2,5 millions ne doivent
plus être très loin.
Voici un superbe équipement qui
쐍
US de la volonté d'un passionné,
Strong déploie
la marque
Thomson
puis doucement devenue japo-
Strong, firme fondée il y a
naise grâce à un distributeur local
140 ans, et qui possède
n'est pas sans rappeler les grandes
heures de cette marque, née aux
l'ayant tout simplement rachetée.
des structures
Scott revit dans une nouvelle vie
commerciales dans une
que connaissent bien les profes-
cinquantaine de pays, a
sionnels.
obtenu le droit d’exploiter
Avec son XSE 60 Phuket, la marque
en Europe dans le
propose un ensemble aux perfor-
domaine de la réception
mances et au look dignes d'un
de télévision transmise
matériel de grande classe. Avec
par satellite la marque
une puissance de 60 watts, ce pro-
Thomson, ce qui devrait à
duit racé lit la vidéo (DVD et autres
court terme se traduire
formats), diffuse le son en 6.1. Il
sur notre sol par une offre
capte aussi la radio, et est même
à la fois dynamique et bien
doté du son Sonic Emotion 3D. A
vendeuse pour les univers
vendre 299 euros.
de réception de la TNT par
쐍
satellite notamment.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
18
쐍
PRIX EISA
Plus que jamais, la moisson des prix EISA cru 2010
s'avère représentative de l'évolution de l'offre des produits électroniques de loisirs.
EISA (ou European Imaging and Sound
Association ) : les quatre lettres de ce
logo, c’est la règle du jeu, vont apparaître
pendant un an dans toutes les communications publicitaires visuelles diffusées
pour des produits primés. Mais cette distinction que plus de 50 produits (dont
nous vous livrons l’intégralité des références) ont reçu cette année marque un
pas de plus franchi dans le sens des évolutions vertigineuses. C’est à travers des
moments de ce genre que l’on réalise à
quel point le numérique se métamorphose à pas de géant, et que peut-être, le
public peut parfois éprouver le besoin de
respirer un peu face à l’innovation. Mais
pas trop quand même, et d’ailleurs, la
vitesse à laquelle il se décide à se doter de
ces équipements le démontre : ça va vite,
mais il en redemande ! Si chaque produit a
ses mérites, la vue d’ensemble cette année est telle qu’il y a un an, elle aurait
presque frisé la science-fiction. La 3D y
est déjà installée comme chez elle, alors
que de petits appareils photo tenant au
fond d’une poche s’avèrent capables de
filmer en « Full HD ». Le jury, composé de
journalistes spécialistes travaillant dans les
rédactions d’une cinquantaine de titres
spécialisés européens (avec d’ailleurs assez peu de représentants de l’Hexagone),
n’a pourtant pas perdu le sens des
valeurs. Si ses membres ont récompensé
des produits ultra modernes ou aux prestations en pointe en termes de technologies, ils ont aussi accordé leurs suffrages à
des exercices de prestige que l’on aurait
cru d’un autre temps.
La France, quand il s’agit de déployer élégance et plaisirs extrêmes, n’a pas
d’équivalence dans notre galaxie, et il
n’est donc pas contre nature de voir sur
Récompenses 2010 :
Les best sellers sur le podium
Tous les Prix EISA 2010-2011
IMAGE ET VIDÉO :
Caméscope familial : Canon Legria HF M31
TV LCD meilleur rapport prix/performances :
LG 42LE 5300
Caméscope : Panasonic HDC-TM700
Téléviseur plasma : Panasonic TX-P50VT20
Téléviseur LCD : Philips 46PFL9705
Lecteur Blu-ray : Samsung BD-C8900/8900S
Ensemble 3D :
Samsung UE 46C8000 + HT-C6930W
Téléviseur innovant :
Sharp Quattron Technique RGBY
Projecteur vidéo : SIM2 Grand Cinema Mico 50
TV LCD 3D : Sony Bravia KDLHX900
Caméscope expert : Sony HDR-AX2000E
HI-FI, AUDIO, HOME CINÉMA :
Enceintes acoustiques High End :
B&W 805 Diamond
Enceintes acoustiques : Dali Ikon 6 MK2
Système en éléments :
Denon DCD-1510AE/ PMA-1510 AE
Electronique High End :
Devialet D-Premier
Ensemble enceintes home cinéma :
Harman Kardon HKTS 60BQ/230
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
20
Système home cinéma High End :
Krell S-1200u/S-1500
Ensemble home cinéma compact : LG HB45E
Combiné home cinéma : Onkyo TX-SR608
Barre de son home cinéma :
Panasonic SC-HTB500
Système home cinéma : Philips HTS9520
Système compact : Philips Streamium MC1900
Ensemble station d’accueil iPod :
Pioneer-NAC3
Caisson de graves : PSB Subseries 500
Lecteur Blu-ray : Samsung BD-C8900/8900S
Ensemble 3D :
Samsung UE 46C8000 + HT-C6930W
Vite ! Il faut
,
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c’est la saison
des économies !
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* Chèque ou avis de virement. ** Pour les abonnements multiples, merci d'indiquer les noms et adresses
Conditions valables pour la France métropolitaine exclusivement. Autres destinations : nous consulter.
PRIX EISA
un podium européen les créations extraordinaires du constructeur Devialet
(nous en reparlerons bientôt.) La faible
participation de jurés bien de chez nous
ôte d’ailleurs à cette récompense tout
trace de suspicion. Les « affaires » et
autres conflits d’intérêts, non merci !
Comme chaque année et depuis la publication -toute récente- de cette liste de
lauréats, bien des gazettes se consacrent,
comme pour les Jeux Olympiques avec
les médailles, au décompte des trophées
obtenus par les marques en compétition.
Samsung 6 produits (et 7 récompenses)
Sony et Panasonic 5, Philips 4...Autant de
preuves d’une constance dans la
recherche du meilleur, même à travers
des gammes nombreuses. Mais un spécialiste comme Canon qui, dans sa seule spécialité, reçoit 3 distinctions fait aussi et à
sa manière preuve d’excellence.
Alors, grande question : ces prix sont-ils
utiles ? Le public en a-t-il réellement
connaissance et le logo bleu lui inspire-t-il
quelque chose de précis ? Et quand le jury
accomplit sa tâche, ne le fait-il pas en
s’assurant de n’oublier personne, pratiquant un saupoudrage bien équilibré ? Ce
sont des questions qui titillent l’esprit de
bien des professionnels. Pas un millésime
ne s’écoule sans qu’elle nous soient
posées.Elles peuvent sans doute trouver la
meilleure des réponses auprès de ceux qui
n’ont rien obtenu. Il y a quelques marques
Projecteur vidéo :
SIM2 Grand Cinéma Micro 50
Platine disque analogique : Thorens TD 309
Système intégrable OEM : JBL MS-8
Combiné source : Kenwood KIV 700
Amplificateur audiomobile :
Mosconi Gladen AS 100.4
Système de navigation/multimédia :
Pioneer AVIC-F20BT
Subwoofer audiomobile : Pioneer TS-SW3001
Combiné source double DIN : Sony XAV-70BT
EQUIPEMENTS MOBILES
Tablette : Apple iPad
Casque : Beyer Dynamic T50p
GPS portable : Garmin Nüvi 3790t
Smartphone : Samsung Galaxy S GT-19000
Téléphone multimédia économique :
Samsung Wave GT-S8500
Téléphone mobile :
Sony Ericsson Xperia X10 Mini
ELECTRONIQUES EMBARQUÉES
Systèmes de haut-parleurs :
Audison Voce AVK6
Ensemble en éléments high-end :
Bewith Confidence Bianco Fuji
PHOTO :
Logiciels : Apple Apperture 3
Appareil photo : Canon EOS 550 D
Reflex Expert : Canon EOS 7 D
Imprimante photo : Epson Stylus pro 3880
Bridge : Fujifilm HS10
Objectif pro. :
Nikon AF - S Nikkor F2.8 ED VR II.
Reflex professionnel : Nikon D3S
Objectif Micro :
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
22
connues dont les animateurs auraient sans
doute aimé se retrouver au tableau d’affichage. Par chance, ce type de compétition n’existe pas que dans le domaine de
l’électronique.L’automobile,par exemple,a
aussi ses prix annuels,sa voiture de l’année,
etc. Sans avoir une connaissance approfondie des procédures,les consommateurs
en ont les échos grâce aux médias.Les distinctions ont un impact, et elles attirent
l’attention sur les produits primés.Et après
tout, n’est-il pas enrichissant pour une
industrie d’avoir à songer, lors des développements des produits, à ce qu’en penseront ces observateurs spécialistes ? 쐍
Olympus M.Zuiko Digital 9-18 mm F4-5.6
APN compact tout temps :
Olympus ( Tough-8010
APN multimédia :
Panasonic Lumix DMC-G2
APN compact « voyage » :
Panasonic Lumix DMC-TZ 10
APN compact expert : Samsung EX1
Objectif :
Sigma 17-70 mm DC Macro OS HSM
APN compact :
Sony Cyber-Shot DCS-HX5V
APN Bridge : Sony ( NEX-5
Objectif zoom :
Tamron SP70-300 mm F4-5.6 Di VC USD
PRODUITS « VERTS »
Téléphone mobile : LG GD 510
Téléviseur : Philips 42PFL6805
Saturn Ivry : le plus grand point de vente
du pays dans cette spécialité,
ouvert au printemps 2008,
nous sommes en pleine actualité.
Virgin : pour l’inauguration du mégastore des Champs
Elysées à Paris, Arnaud Lagardère et Richard Branson,
deux des personnalités saisies lors des reportages de
DVSM et à revoir dans la galerie.
Gitem Blois : dans une belle implantation,
un magasin à l’époque tout neuf, qui apparaît
déjà comme d’une autre époque. Dates
repères et explications en ligne, bien entendu.
Boulanger Montauban :
première journée
d’exploitation, avec l’une des
premières silhouettes bleues
adoptée par l’enseigne
durant une époque.
Darty Sainte Geneviève des
Bois : la toute première du
nouveau concept de
l’enseigne, à J-1, avant
l’ouverture.
FNAC Les Halles, à Paris :
une très belle surface,
à l’heure où elle vient
d’être rénovée.
Surcouf Saint Lazare : le surspécialiste
de la micro et du multimédia
s’offre une belle implantation,
avec quelques facettes intéressantes
côté architecture et décoration.
Eldorauto Paris : rêve éphémère,
10 000 mètres carrés ouverts et vite refermés,
pour cause de concept trop grandiose,
ou d’opération immobilière encore plus
lucrative en vue pour l’exploitant.
Sans cesse, le terrain évolue. Des points de vente ouvrent, d’autres se transforment. Certains en finissent
définitivement avec leur aventure au contact avec la clientèle.
vous propose de visiter des
dizaines d’implantations, avec des images plein écran, d’hier et d’aujourd’hui. Pas sous forme de vignettes, mais
d’images qui sont presque toutes à voir en plein écran. Et régulièrement, la collection s’enrichit, non seulement
avec les reportages sur les ouvertures les plus récentes, mais aussi grâce à la mise en ligne régulière et commentée
de nouvelles ressources d’une base d’archives visuelles unique, exclusivement consacrée à l’électronique de
loisirs, au multimédia, et à leur distribution.
Il y a des nouveaux points
de vente à visiter sur
왘왘
EVÉNEMENTS
IFA :la cinquantième
Historiquement - cela
veut dire depuis les
années 20 ! - le salon
de Berlin est un
rendez-vous grand
public très populaire,
qui réunit spectacle et
présentations de
produits.
Même si l’IFA de Berlin n’est plus tout à fait le même événement que celui
qui a construit sa propre renommée, ce salon reste mondialement et pour l’électronique l’un des
moments les plus importants de l’année. En 2010, avec une électronique en pleine effervescence et
pour une cinquantième édition, la fête devrait être belle.
L’IFA et l’histoire de Berlin se confondent comme cela est rarement le cas
pour une ville et un événement. L’International Funkausstellung, « Foire Internationale de la Radio » a été organisée
pour la première fois en 1926, alors que
la TSF commençait à se propager un peu
partout dans le monde. Si l’on compte
bien, de cette époque à nos jours, cela
fait plus de 50 ans. Mais si la cinquantième
IFA ne voit le jour qu’en 2010, c’est parce
qu’elle a subi quelques contretemps,
dont l’interruption due à la Seconde
Guerre Mondiale, et que durant une
longue période, l’exposition ne se tenait
qu’une année sur deux.
A Kronach, dans les archives du siège de
la société Loewe, sont conservés avec
beaucoup de soin les documents qui rappellent que ce salon a été créé à
l’initiative de cette firme, qui était alors
elle-même berlinoise. Rapidement, ce
moment fort est devenu une véritable
vitrine pour la radio, puis la télévision,
ainsi que d’autres équipements techniques développés par des entreprises
d’outre-Rhin. En 1934, y a été montrée
de manière statique la toute première
bande magnétique destinée à l’enregistrement du son, et un an plus tard,
celle-ci était en démonstration sur le
premier « magnétophone », sur le stand
de la société AEG. Alors que parallèlement, étaient aussi concrétisées les premières démonstrations de télévision.
Suite au conflit de 39-45, la fête s’est
interrompue pendant une dizaine d’années. Et quand en 1950, les professionnels allemands ont voulu faire renaître
cette foire, il leur a fallu composer avec
une situation économique et politique
complexe. L’IFA s’est promenée de ville
en ville durant quelques éditions.
Annuelle avant la guerre, elle n’avait lieu
ensuite qu’une année sur deux, mais elle
a quand même retrouvé sa localisation
berlinoise dans les années 60, au pied de
la tour de la radio, sorte de Tour Eiffel
visible de toute la métropole allemande.
Dans les années 70, alors que la télévision prenait des couleurs et que la hi-fi
Moment fort pour
l’électronique, les
professionnels du monde
entier attendent dans la
fièvre les annonces faites
par les industriels.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
24
explosait, l’IFA s’est à nouveau imposée
comme un rendez-vous majeur, mais pas
seulement à cause de l’électronique.
La récréation des Berlinois
Alors que le mur séparait la ville en deux
secteurs, et que la situation de Berlin
Ouest au cœur de l’Allemagne de l’Est
rendait pour ses citoyens les déplacements compliqués, l’IFA est devenue une
sorte d’immense récréation estivale, un
lieu et un moment de détente, pour ne
pas dire de vacances en vase clos, où
musique et ambiance festive créaient un
pôle attractif sans pareil pour la population locale. Manger, boire de la bière,
écouter des concerts dans l’immense
théâtre de verdure ne valait peut-être
pas un séjour sur la Costa Brava. Mais
les Berlinois s’en contentaient. D’ailleurs,
l’événement avait lieu au mois d’août,
incluait au moins deux week-ends, et se
déroulait très souvent sous un ciel
radieux et un soleil de plomb. Un moyen
de contredire un peu le dicton local,
selon lequel il n’y aurait que deux saisons à Berlin, l’hiver et le 15 août !
Le mélange du soleil, de la musique et de
la technologie a produit une réaction
que les chiffres permettent de toiser à sa
juste valeur. Même après la chute du
mur, le succès a continué sur sa lancée,
donnant jusqu’au milieu des années 90
des fréquentations culminant à plus de
700 000 visiteurs. Mais les choses ont
ensuite bien changé. Bon nombre de
citoyens berlinois ont fini par préférer
les charmes de l’Italie ou de l’Espagne à
Berlin 1995 : une foule
compacte envahit
stands et animations
de plein air.
Au centre du parc
d’exposition, le jardin
d’été fut longtemps
envahi par des milliers
de visiteurs.
Le spectacle
et le côté festif furent
resplendissants
durant des années
à Berlin.
Devinette : que font, à
votre avis, ces visiteurs
avec leurs curieuses
lunettes, et en quelle
année cela se passe-t-il ?
Oui, vous avez tout
compris ! Nous sommes à
Berlin... 2001 !
ceux du théâtre de verdure. D’où une
décroissance vertigineuse du nombre
des entrées. D’autant que sur ces certains sujets nouveaux, des salons plus
spécialisés se sont créés ou ont pris un
poids prépondérant : Cebit pour le multimédia et les télécoms, Gamescom pour
le jeu vidéo, etc. Sans oublier la Photokina de Cologne (21-28 septembre
2010), qui reste le premier événement
mondial pour la photo.
Avec « seulement » 200 000 visiteurs
environ, l’IFA redevenue annuelle depuis
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
25
2005 revendique toujours le titre de 1er
salon mondial pour l’électronique de loisirs, même si l’électroménager, intégré
depuis deux ans, attire sans doute quelques milliers visiteurs (qu’il conviendrait
de défalquer des scores de l’électronique). En revanche, l’IFA conserve un
positionnement dans la saison plutôt
plus propice à la présentation de nouveautés que ne l’est le CES de Las Vegas.
L’exposition américaine organisée au
début du mois de janvier arrive après les
fortes ventes de fin d’année, et encore
왘왘
E
V É N E M E N T S
Nouvelles dates,
électroménager en plus,
durée raccourcie : le
jardin d’été s’offre
désormais des moments
de calme (2009) qui font
regretter le passé. Mais
les Berlinois peuvent
sortir de leur ville et aller
où bon leur semble
depuis 20 ans : ce qui a
tout changé...
bien loin de la saison suivante. C’est sans
doute ce qui apporte à l’IFA son surcroît
d’intérêt, d’autant que, au cœur de la
vieille Europe dont les consommateurs
sont plus défricheurs que leurs homologues d’outre-Atlantique, elle permet
aux nouveautés de trouver des axes de
diffusion rapides, solides et porteurs.
En 2010, on y attend logiquement bien
des nouveautés. Des développements
dans le domaine de la 3D, par exemple,
de nouvelles tendances pour les écrans
plats, et peut-être des innovations
encore plus historiques, comme par
exemple les équipements alimentés électriquement sans fil, qui pourraient bien
faire une irruption spectaculaire dans la
vie de tous. Mais ne brûlons pas les
étapes. Les valises sont dans la voiture.
Les appareils photo sont en bandoulière.
Nous allons à l’IFA, et sitôt de retour, on
vous raconte tout ! 쐍
Avant la fête
Pas question de dévoiler ici tout ce qui le
sera lors de cette 50e édition de l’événement
de Berlin, d’autant que, période estivale
aidant, les informations se font soit bien
rares, soit trop tardives pour arriver à temps
jusque dans nos colonnes. Voici donc, d’une
manière « apéritive », un survol de quelques
« previews », juste pour patienter avant
l’ouverture des grilles, au pied de la tour de la
radio, laquelle, comme l’année dernière, est un
peu colonisée par Harman International,
avec entre autres ses systèmes home cinéma
convertis au Blu-ray. Notez d’abord qu’il y
aura « de la bougie » dans l’air. Sony, outre
Rhin, fêtera les 40 ans de sa filiale locale.
(Sachez, pour la petite histoire, que le « quartier » Sony, où est désormais installé le siège
européen, édifié avec le groupe Benz
(Mercedes) juste après la réunification de
l’Allemagne, a été racheté par un fond de
pension coréen qui aussi pris le contrôle il y
a seulement deux semaines du centre commercial O’Parinor, à Aulnay-sous-Bois, en
Seine-Saint-Denis). Puisque nous en sommes
à l’inventeur du Walkman, cela ne sera une
surprise pour personne de voir sur son stand
une part non négligeable du spectacle dédié
à la 3D.Avec ses téléviseurs Bravia NX710 et
810, Sony ajoutera un design, et un autre axe
bien de saison : la connectivité.
Pour Denon, la provision de bougies devra
être plus importante : la société fête son premier siècle. Exposant historique de l’événement, Philips dévoilera toute une collection d’écrans LED sur lesquels la 3D sera à
l’honneur. Ses lecteurs Blu-ray viennent aussi
de se convertir au relief. On le croyait un peu
oublié, mais il revient : l’écran OLED pourrait
être l’une des attractions de LG, qui ne fera
pas davantage l’impasse, loin de là, sur la 3D.
Contrairement à ce que l’on aurait pu croire
jusqu’à l’époque du MedPi, et même un peu
après, Toshiba n’attendra pas plus longtemps
pour se lancer à son tour dans les images 3D,
son téléviseur de haut de gamme à processeur Cell jouant le rôle de vedette dans cette
apparition inattendue. Pour EMTEC (Hall
12, stand 103), le clou du stand sera sans
doute la famille Movie Cube, dont le S850 H,
un combiné audio-vidéo assez bien pensé, qui
traite même la HD 1080p, possède son tuner
TNT, avec lecteur de DVD, lit les cartes SD,
les clés USB et peut recevoir un disque dur;
ou encore le Theater T800 avec un projec-
teur vidéo, tuner TNT et un disque dur.
Outre les autres membres de cette famille
Movie Cube, d’autres produits à voir, comme
les Mini Cube et des clés USB éco. Lenco a
la barre ! La firme montrera une barre de
son « Soundbar SB-100, avec une technologie
dite « sonic Emotion » qui commence à se
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
26
répandre.A noter aussi une platine L-71 avec
encodage direct USB/SD et pré-ampli incorporé, un lecteur DVD portable DVP-733 de
17,5 cm avec USB, lecteur de cartes, batterie
intégrée et casque assorti. Panasonic est
attendu par tous les pros sur le registre des
PDP, des APN, et de la 3D.Avant de découvrir
tout cela, jetez un regard sur les TA1, petites
machines à capter des images en Full-HD,
jouant les webcams, s’habillant de mille et une
peaux, selon les goûts des clients. Mais n’allez
pas dans le mur, celui-ci pourrait être gigantesque, avec des écrans 3D, jusqu’à plus de
3,80 mètres de diagonale ! Pour Samsung,
le gigantisme sera inéluctablement au menu,
mais ce dernier est encore trop peu dévoilé
à l’heure de notre bouclage : on y revient
sous peu. Tout ce qui concerne le guidage
sera de la fête et donc, Garmin sera à l’IFA
avec ses Nuvï, Tom Tom lui donnant la
réplique, aux côtés de Mio et de Navigon.
Notez que dans le hall15.1, une zone spéciale
est créée cette année pour le matériel hi-fi
de haut de gamme. On devrait entre autres y
découvrir les systèmes audio Mini Zeppelin
accueillant les iPod/iPhone de B&W. Et
comme annoncé, bien d’autres choses.
Comme on le dit dans tous les bons feuilletons : la suite au prochain numéro. 쐍
Q
U E L L E
A M B I A N C E
!
Distribution :
A marges forcées
Même si l’entente entre fournisseurs et
distributeurs peut être cordiale, elle ne doit
pas devenir entente « tout court ».
Et quand la discussion s’instaure, certaines
règles peuvent influer sur elle.
Entre distribution, fournisseurs et autorités, l’été s’achève dans un climat quelque peu crispé,
procédures et escarmouches alimentant des différends vieux comme le monde du commerce. Entre
pédalo et conséquences de la loi LME, réflexions, souvenirs et perspectives...
On s’énerve en coulisses. Loin du regard
des clients, entre fournisseurs et enseigne,
de-ci de-là, l’ambiance est plus électrique
qu’on l’imagine. Non à cause d’une tension orageuse de fin d’été. D’ailleurs, au
début de la saison chaude, et même un
peu avant, quelques étincelles étaient déjà
d’actualité. Comme depuis la nuit des
temps, les premiers -les fournisseurss’estiment soumis à des pressions insupportables. Les seconds, le commerce et
auteur des dites pressions, contestent en
brandissant ou s’abritant derrière des
réglementations dont les évolutions
récentes n’ont pas amélioré le climat. La
nuit des temps est peut-être un repère
un peu trop lointain pour la situation
présente.
Il faudrait cependant s’abstenir de placer
cette réalité dans la catégorie des nouveautés, et de la croire contre nature.
Acheter pour des points de vente n’a
rien d’une activité relax. Ce n’est pas une
tâche molle. C’est au contraire un incontournable combat, parce que la distribution est elle-même placée dans une
situation de compétition extrême, permanente et souvent bien plus déséquili-
Forces et faiblesses
Car il fut une époque où le commerce
consacrait beaucoup d’énergie à conquérir sa clientèle, à en optimiser les dépenses, et à la fidéliser. Ce que l’on fait
toujours, observeront avec pertinence
tous acteurs du terrain. Ce qui n’est pas
faux. Toutefois, la part amont du travail,
celle assumée en relation avec les fournisseurs, est devenue plus que prépondérante. Elle consiste, pour résumer à
l’extrême, à placer les industriels dans
des rapports de force rarement confortables, afin d’obtenir des sacrifices plus
qu’ultra « boutduboutesques » sur le
plan des « conditions ».
Seuls quelques rares
produits sont si
demandés qu’ils
tempèrent les rapports
de force.
Pour contrer toute offre
concurrentielle
extrême, il convient
d’avoir pu
s’approvisionner aux
meilleures conditions.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
27
brée que ne l’imaginent ses interlocuteurs. Tous les acteurs du terrain ne participent pas au petit jeu de la concurrence avec des finalités comparables.
Nous savons depuis longtemps que dans
un même périmètre, un produit identique se retrouve presque toujours à la
fois dans des établissements dont le rôle
est de le vendre pour ce qu’il est, et dans
d’autres où il est exploité d’une manière
plus tangentielle, aidant (peut-être par le
prix auquel il est proposé) à générer un
trafic, avec à la clé des actes d’achats
pour d’autres familles de produits chargées d’alimenter la profitabilité. Cette
description schématique un peu simplificatrice résume un état de fait que chacun connaît. Ainsi, quelles que puissent
être les circonstances, les intervenants
d’une centrale d’achats ne peuvent que
tout faire pour être certains d’obtenir
les conditions les plus performantes possibles. C’est une sorte de nivellement
Q
U E L L E
A M B I A N C E
!
Mille et une
occasions
peuvent surgir
pour faire
basculer les
équilibres.
incontournable par le plus petit coût
d’acquisition possible, celui qui garantit
au moins de pouvoir faire ressortir le
produit sans marge peut-être, mais sans
perte : c’est déjà ça.
Si une nuance vient de tempérer cette
attitude, elle ne peut que provenir des
atouts du ou des produits, de la ou des
marques. Les fournisseurs ne disposent
que d’une seule arme réellement opérationnelle susceptible de contrer cette
réalité : le potentiel « d’indispensabilité »
de leur marque ou de leurs produits. Un
atout qui est bien trop souvent négligé
ou géré trop modestement par l’industrie. Il est vrai que pour parvenir à une
demande spontanée très puissante du
public, il faut un marketing et une communication de combat (ce qui ne veut
pas forcément dire hors de prix), ce qui
manque à bien des firmes présentes sur
le marché. Outre les moyens, la réussite
de cette démarche repose avant tout sur
le travail d’équipes ayant assez de savoirfaire et de talent pour que la substitution de marque ou de produit face au
chaland ne fonctionne pas. Nous avons
tous à l’esprit quelques uns de ces logos
indispensables -ne pas les avoir en rayons
est impensable- et nous savons tous sur
quel registre « spécifique » s’établit leur
relation avec les centrales. Quand la
clientèle veut « ça ou rien », c’est gagné.
Dans notre océan de produits « me
too » (moi aussi, pareil que le concurrent), autant dire que le champ de
bataille sur la seule valeur ne peut pas
rester un seul instant inoccupé.
Il n’est pas inutile d’avoir ouvert cette
longue parenthèse en forme de préambule pour préciser que le combat éternel évoqué ici ne concerne pas que le
domaine du numérique. Les produits alimentaires n’échappent pas à la règle,
avec une relation fournisseurs distributeurs fort différente, mais dont les péri-
péties envahissent régulièrement les
médias. Un peu avant le milieu de l’été,
l’adrénaline se mettait à couler à flots au
cœur de l’univers du sport. Dans tous les
cas,remontent vite à la surface des thèmes
et des expressions qui démontrent que
l’ambiance est au conflit : « pratiques abusives », « pressions », « prestations à des
fournisseurs », « marges arrières ».
La réglementation
n’est jamais la bonne
Ainsi donc, tandis que la clientèle se
délectait du clapotis des vagues du côté
de Palavas-les-Flots, la tension remontait,
avec en toile de fond des expressions
contestées dans certains passages de la
La loi est-elle toujours constitutionnellement
correcte ? Il est aujourd’hui possible d’en
demander la confirmation.
récente et médiatique loi LME, ou Loi de
Modernisation de l’Economie. Une procédure est en cours, puisque le Ministère
des Finances a, voici quelques mois, décidé de mener devant les Tribunaux une
petite brochette d’enseignes célèbres,
pour l’usage de « pratiques abusives ».
Darty, qui est de cette cohorte des
interpellés, choisissant même de répliquer en exploitant une disposition nouvelle qui permet à chacun, aux confins
d’une procédure, de demander au
Conseil Constitutionnel de vérifier -et
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
28
de statuer- sur la... constitutionnalité
d’un texte de loi. Il faut dire que dans ce
genre de dossier, la DGCCRF a fort à
faire. Les lois, et en particulier celles que
nous évoquons, n’ont pas pour objectif
unique de réguler des relations entre
fournisseurs et enseignes. Elles servent
aussi des visées d’ordre politique, dans
le sens le plus littéral de l’adjectif. Ceux
qui les ont fait voter en attendent des
effets sur l’économie, l’emploi, etc. Elles
doivent donc corriger des situations
jugées préjudiciables à la société dans
son ensemble, et pas seulement garantir
les équités dans les tractations commerciales.
Chacun a en mémoire, pour ceux qui
ont déjà quelques années d’expérience,
l’influence attendue des dispositions
adoptées à l’époque où l’inflation en
France était explosive. L’organisation
dans les années 70 d’une bataille nonstop entre enseignes n’avait pour objectif que de faire chuter les prix.
Il n’en est pas moins vrai que, comme de
coutume, la réglementation induit des
conditions inédites à chaque publication
de textes nouveaux. Conditions en fonction desquelles le réflexe de tout professionnel consiste à imaginer des parades. Et force est de le constater, la
réglementation s’use quand on s’en sert.
En fait, cette réglementation au sein de
l’Hexagone a dorénavant une efficacité
toute relative, dans le sens où de nombreux marchés peuvent se traiter hors
des frontières. Et tout se place dans un
contexte où, sans réglementation, la loi
de la jungle s’instaure. Mais avec une
réglementation, les penchants naturels
des uns et des autres tendent à émousser progressivement les effets des textes.
Eté chaud sur le plan juridique ? Sans
doute, mais c’est quand même une sorte
de routine, dans un feuilleton probablement éternel. 쐍
Salon Hi-Fi et Home Cinéma High End :
Le son et la forme
Loin de se replier
sur la seule clientèle
des adeptes classiques,
le salon Hi-Fi et Home
Cinéma High End évolue.
Sans abandonner son
audience fondamentale,
il se métamorphose
en structure
événementielle
volontiers ambassadrice
de l’univers des produits
haut de gamme, partant
à la conquête de
clientèles nouvelles.
haute qualité et de l’audio-vidéo de haut
de gamme entre plus que jamais dans les
cibles de bon nombre de firmes. Il est
vrai que la bonne tenue des ventes en
valeur est, depuis quelques saisons,
devenue une préoccupation aiguë tant sur
le terrain que chez de nombreux fournisseurs. Les promos, c’est bien, la profitabilité, c’est mieux. Mais hélas, dans l’Hexagone, le maillon fort pour la recette et la
marge dans les assortiments s’est évaporé au fil des ans.
« C’est clair, les produits de haut de
gamme en audio vidéo manquent de visi« Nous constatons que des marques leaders, qui figurent parmi les plus dynamiques dans le domaine du développement d’équipements numériques, non
seulement renouvellent leur participation au salon, mais de surcroît, la renforcent. » Jean-Marie Hubert fait ce constat
un peu insolite, car dans l’univers des
salons, la tendance est rarement orientée dans ce sens. Il faut donc en déduire
que la clientèle des adeptes du son de
SALON HI-FI HOME CINÉMA
PARIS HIGH END SHOW
9-10 octobre 2010
Hôtel Pullman
Paris rive gauche
Organisateur : SPAT
(www.hautefidelite.com)
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
29
bilité, et sont souvent imaginés dans
l’esprit du public d’une manière assez caricaturale », résume Jean-Marie Hubert, qui
s’appuie sur ce qu’il retient des conversations qu’en tant qu’organisateur du salon,
il partage avec les responsables de
marques. Durant des décennies, la distribution n’a cessé d’insister sur ses atouts
de compétitivité.
A la conquête
de nouveaux regards
Les équipements dédiés à des consommateurs qui sont attachés au design, à la
qualité, aux performances, et ne se
concentrent pas sur les promotions, se
sont trouvés relégués dans des circuits
très spécialisés, où ne s’aventure pas le
grand public. Les générations de chalands
se succédant, on en arrive à constater
qu’une proportion écrasante des consommateurs ne soupçonnent même pas
l’existence de certains matériels de
valeur élevée.
왘왘
Jean-Marie
Hubert,
organisateur
du salon HiFi
Home Cinéma
veut donner
aux produits
de prestige
une meilleure
visibilité dans
l’univers de
l’équipement
de la maison.
Si les lignes ont commencé à bouger, à
travers les initiatives de certains grands
spécialistes (comme la FNAC) ou le
déploiement d’enseignes ayant une approche très large dans leurs assortiments (Saturn), il reste un travail important à accomplir. Malheureusement, le
haut de gamme audio-vidéo ne se voit
pas dans la rue comme les véhicules de
prestige. Il faut donc chercher de nouvelles pistes susceptibles d’alimenter un
courant de découverte ou re-découverte envers des cibles que n’atteignent
pas les méthodes de marketing classique
mises en œuvre par le monde du haut de
gamme.
taine conception de l’électronique de
loisirs mérite une présence. « Que meton dans une maison, dans un logement ? » interroge Jean-Marie Hubert.
« Des meubles, de la décoration, de
l’éclairage, bien sûr ». Mais aussi de quoi
écouter, regarder, partager, s’informer, se
divertir. Non seulement l’électronique
s’est installée dans tous les moments de
la vie quotidienne, mais c’est autour
d’elle que se construit de plus en plus
cette vie de tous les jours. Le Salon HiFi et Home Cinéma en tant que tel,
accompagné de quelques marques par-
Les professionnels ne le savent pas toujours, si notre bel Hexagone n’a pas
réussi à se faire une place sur les créneaux les plus populaires de l’électronique de loisirs, il n’en va pas de
même quand on entre dans les sphères
où se côtoient haut de gamme et produits de luxe. Sur ce registre, notre pays
reste une référence au niveau planétaire.
Qu’il s’agisse de mode, de parfums, de
sacs et bagages, de jets privés, de grands
crus classés, la signature bleu blanc rouge
reste inimitable. Ce qui se prolonge aussi
dans l’audio-vidéo, domaine pour lequel
tenaires sera donc présent à Villepinte
en septembre, apportant à cette manifestation une facette inédite en pleine
actualité, tout en mettant en appétit un
autre public invité à visiter aussi les
appartements de l’Hôtel Pullman quelques semaines plus tard.
le salon va créer cette année un « Espace Innovation France ».Toujours dans
les initiatives visant à élargir la visibilité,
le salon va mobiliser le samedi 9 octobre
de nombreux journalistes, et notamment
les grands médias, en collaboration avec
le Press Club de France. Un moment
fort, dans un événement auquel seront
joints les grands distributeurs européens
des marques de haut de gamme.
Enfin, « la forte participation nous permet cette année de développer notre
plan média » indique l’organisateur, qui
ne dissimule pas son ambition de faire
« exploser » le nombre de visiteurs, avec
notamment une campagne radio musclée. Sans oublier de nouveaux partenariats sur les « meilleures cibles du monde du luxe ». Un moment important
s’appuyant sur un fait bien établi : les segments du haut de gamme et du luxe ne
connaissent pas la crise. 쐍
Un salon s’expose
dans un salon
C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre l’initiative de l’organisateur du
Salon Hi-Fi et Home Cinéma de s’installer début septembre dans un événement de premier plan. Avec plus de
100 000 visiteurs, le Salon Maison et
Objet (3 au 7 septembre 2010,Villepinte)
constitue un cadre, dans lequel une cer-
Communication renforcée
« La Hi-Fi et l’audio-vidéo doivent non
seulement se rapprocher de tout ce qui
est conçu pour organiser le cadre de la
vie quotidienne, mais aussi de ceux qui
travaillent dans ce contexte », insiste
Jean-Marie Hubert, évoquant architectes,
décorateurs, et créateurs en tous
genres. Lesquels peuvent autant puiser
qu’apporter dans cette rencontre, puisque l’électronique et ses loisirs concernent aujourd’hui la totalité de la population.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
30
MORDAUNT SHORT
ET BOSTON :
PAS DE MÉLANGE !
C’est une malencontreuse compression
des informations qui a fait naître dans
notre dernier numéro (89) une confusion entre les deux marques d’enceintes
acoustiques que Marantz France propose. Pour faire simple sachez que nous
voulions mentionner la sortie dans la
gamme Boston (et non Mordaunt Short)
d’une bien belle barre de son, qui diffuse
par le NR 1501 tout en offrant un design
amélioré pour s’intégrer à la gamme AV
Slim. Dans la lignée des SR 5005 et SR
6005, le SR 7005 délivre une puissance
de 1000 W et grâce à ses 6 entrées et 2
sorties HDMI 1.4, il est compatible TV
cateur stéréo PM 5004. De beaux produits qui seront, à n’en pas douter, bien
accueillis par les points de vente car,
comme l’a souligné Jean-Louis Lamblot
(directeur général de Marantz pour la
France), « la stéréophonie permet encore à la distribution de réaliser des
marges confortables ». 쐍
PIONEER : LE HOME CINÉMA
SANS CONCESSION
musiques et paroles d’un téléviseur ou
d’un système de home cinéma avec
l’appui d’un caisson de graves ayant une
particularité : il fonctionne sans fil, la liaison étant confiée à une transmission en
2,4 GHz. Seule condition : ne pas dépasser les 25 pieds entre la base et le caisson. Vous avez un peu oublié ce que ça
fait, 25 pieds ? Cela fait exactement 300
pouces... Amplement suffisant pour une
pièce normale, non ? Disponible, ce TVee
20 est à vendre 349 euros. Au fait, pour
la distance, comptez sur un bon 7 mètres
sans souci. 쐍
3D tout comme les nouveaux lecteurs
Blu-ray universels (SACD multicanaux)
BD5004 et BD7004.
Les éléments hi-fi séparés ne sont pas
oubliés avec le CD 5004 et l’amplifi-
MARANTZ A LES MOYENS
DE SE FAIRE ENTENDRE
Marantz lance une nouvelle gamme
d’amplis-tuners audio vidéo avec compatibilité 3D, port USB pour raccorder
un iPod et réception Bluetooth. Le NR
1601 s’appuie sur le succès remporté
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
31
La marque a dévoilé quatre récepteurs
AV SC-LX83 et LX73, et VSX-LX53 et
VSX-2020, qui intègrent un concept
d’amplification baptisé HD Direct Energy.
Celui-ci a été conçu de manière à reproduire avec fidélité la dynamique des
bandes son non compressées que l’on
trouve dans les formats Dolby TrueHD
et DTS-HD Master Audio.
Sous une robe digne des plus beaux
maillons du genre, ces modèles prennent
aussi en charge les format vidéo HD,
avec la 3D comme il se doit. La compatibilité est également intégrale avec les
principales sources de contenus, notamment en Bluetooth (streaming), connectivité Lan, etc. Un matériel de grande
classe bien dans son époque. 쐍
E
N
V E D E T T E
Archos :
Les tablettes magnifiées
Par rapport à un
équipement bien connu,
l’Archos 10 s’affirme comme
un produit pouvant largement susciter
les préférences. L’environnement Android et les
applications disponibles lui ouvrent des possibilités
d’utilisations sans limite, en « applis », en livre électronique,
vidéo, chat, navigation, etc.
S'appuyant sur des idées bien à elles,la firme française dévoile une famille de tablettes
qui figurent sans le moindre doute parmi les plus séduisantes et les plus pertinentes du
moment.Une stratégie préparée de longue date,qui emmène Archos un peu hors des
sentiers battus, mais au centre d'une dynamique particulièrement porteuse.
En quelques mois, l’improbable marché
des tablettes est devenu une réalité et
même une perspective de croissance
d’ampleur, probablement un second
souffle parallèle à celui des smartphones.
Bon nombre de firmes s’y engagent, avec
dans la plupart des cas la volonté de prendre le sillage d’une certaine entreprise
californienne devenue le porte drapeau
de la catégorie. Pour ce qui concerne
Archos, le schéma est différent. Tout le
monde le sait, notamment chez les professionnels, car Henri Crohas, patron
fondateur de la société, avait déjà clairement défini ses axes stratégiques, et
notamment sa conviction à propos du
développement de ces nouveaux outils
communicants et multimédias.
Aujourd’hui, la génération 8 des équipements de la marque au logo vert est là, et
force est de constater qu’à Igny, l’équipe
a bien « bossé », avec beaucoup de maîtrise et de talent. Entre des audaces
technologiques dignes des plus grands et
le savant dosage dans les options opérationnelles qui a présidé à l’élaboration
des configurations, on ne peut que
constater l’excellent « feeling » de la
firme, aussi bien sur un plan purement
technique que par rapport aux attentes
du marché.
Tout se joue à Igny,
au sud de Paris
On a parfois tendance à imaginer d’une
manière trompeuse ce que sont les structures des firmes majeures du secteur
électronique. Avec des effectifs énormes
(dont près de 60 % sont en général dans
des postes commerciaux ou administratifs), des dépenses de « R&D » qui se
mesurent en millions de dollars, on pourrait croire que ce sont des milliers
d’ingénieurs et de chercheurs installés
dans des bâtiments gigantesques qui développent les produits nouveaux. Mais en
fait, pour chaque thème, les équipes sont
bien plus à taille humaine, même au sein
des plus grands mastodontes A Igny, où
se fait tout le développement d’Archos,
l’entreprise n’est en rien sous dimensionnée par rapport à des concurrents.
Concentrée sur un thème unique, il n’est
pas impossible qu’elle soit même diaboliquement performante. Elle bénéficie en
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
32
outre d’une expérience déjà longue.
Créée en 1988, elle a pendant des années
œuvré en OEM pour des marques majeures (IBM, Siemens Nixdorf...), réalisant
des bornes interactives, des cartes de
multiples variétés (dont certaines pour
les ordinateurs Amiga de Commodore).
« Notre marque a réellement commencé à être connue en 2000, avec nos premiers baladeurs à disque dur, se rappelle
Rémi Durand, patron du marketing.Avec
le Jukebox 6000, nous proposions 6 Go
quand le marché offrait 16 ou 32 Mo, 16
ou 32 minutes contre 100 heures ». C’est
à cette époque que le logo est devenu ce
qu’il est depuis, travail de Rémi Durand,
entre autres tâches multiples.
Avec le dernié né et le produit « flagship » de cette nouvelle gamme, l’Archos
10, nous voici donc au moment le plus
chaud de l’envolée des tablettes, face à
un équipement sous Android qui
d’emblée met en avant ses différences.
Ainsi, comparé au produit vedette du
marché et ses innombrables imitations,
l’Archos 10 apporte un écran plus grand
et surtout en meilleure adéquation : 10,1
pouces contre 9,56, en vrai format 16/9.
Mais il est moins encombrant et moins
lourd. Pour ce faire, la société française
n’a pas lésiné sur les recettes, faisant
créer un matériau spécifique sur lequel
elle détient des brevets, mélange onctueux d’ABS et d’inox, qui aboutit à une
épaisseur 10 fois inférieure (0,2 mm
contre 2 mm) à ce que l’on connaît, tout
en conservant des propriétés de solidité
au moins équivalentes. Pour le client, cela
se traduit par plus d’écran dans moins
d’encombrement, et par seulement 480
grammes à véhiculer, 200 de moins que
sur les équipements connus. En examinant l’appareil, on découvre le souci du
confort pour l’utilisateur, avec une toute
petit béquille rétractable, qui permet de
placer d’une manière stable l’appareil, soit
dans une position pour regarder l’écran,
soit sous un angle permettant une saisie.
A propos de saisie « nous pouvons relier
n’importe quel clavier, y compris avec une
simple prise USB », précise-t-on, ce qui
Didier Grychta,
directeur général
Europe du sud
chez Archos,
nous dévoile
la nouvelle famille
maison.
Pour la poche ou le sac à
main, voilà encore deux
équipements, en 3,2 et
4,3 pouces.
suppose des ajouts à Android, qui ne prévoit pas cette possibilité, pour lesquels
Archos est en train de signer des licences
d’exploitation avec certains partenaires
de ce même univers.
Difficile de résumer ici toutes les possibilités de cette tablette. Un petit coup
d’œil au tableau que nous publions cicontre permet de faire un rapide survol,
d’un ensemble où il faudrait évoquer la
liaison HDMI, puisque la machine fonctionne jusqu’en HD (d’où liaisons et
applications avec un TV de même aptitude) ; il faudrait aussi souligner la présence de la caméra (1,3 Mpixel), de la
mémoire (largement extensible via le
slot Micro SD) ; la livraison comme sur
toute la gamme avec Flash 10 et Froyo
(car « Flash, peu importe ce que l’on en
dit, reste très utilisé ») ; sans oublier tout
ce que l’on peut imaginer grâce à la liaison Wi-Fi.
Belle panoplie complète armée
d’une agressivité voulue
L’Archos 7 vient comme un petit frère
du 10. Avec un écran de 7 pouces, il reprend bon nombre d’aptitudes du 10,
mais par sa taille ouvre d’autres formes
d’exploitation. C’est l’appareil nomade
par excellence, mais aussi idéal depuis un
fauteuil, pour visionner de la vidéo en
HD, ou pour mettre en œuvre son comportement d’accéléromètre et en faire
un instrument de commande pour des
jeux vidéo. Les modèles 3 et 4 s’inscrivent pour leur part dans le sillage des
tablettes et autres formats smartphones.
Image volée d’une
présentation palpitante :
ce petit tableau résume
mieux que tout long
discours ce qu’est la
panoplie de rentrée 2010
d’Archos. Les prix de
vente suggérés montrent
que non seulement la
gamme est attractive,
mais qu’elle est aussi très
concurrentielle.
Retour vers une certaine
idée de la balade :
à vendre moins de
100 euros, ce qui est
aussi un événement.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
33
L’Archos 7 est une excellente déclinaison
de son grand frère.
Reste que sur un plan purement commercial, cette nouvelle gamme, dont
Didier Grychta ne dissimule pas le côté
offensif, revient sur des créneaux où les
volumes et la compétitivité constituent
un couple moteur. « Nous avions un peu
laissé les baladeurs, nous y revenons, ce
qui permet à notre marque de s’inscrire
avec des produits à moins de 100 euros. »
Mais même pour ces productions,
Archos a encore joué à fond son atout
d’originalité. « Pas question de proposer
ce que l’on pourrait appeler un produit
chinois, résume Didier Grychta. Nous
avons pour ces produits notre propre
conception, avec une électronique façonnée selon nos exigences, une interface
qui ne laisse pas l’utilisateur perdu dans
sa navigation, et même nos propres
icônes ». Du véritable numérique conçu
« à la maison », et pour lequel est même
précisé que les diverses licences sont
payées... allusion à des produits importés sans trop se préoccuper de la
« manière » et qui ne sont pas si rares
dans les rayons.
Si vous avez déduit de ce voile levé sur
une présentation encore toute fraîche
(et partiellement digérée seulement par
la rédaction) qu’il y a de la volonté d’aller
plus loin chez Archos, vous avez vu juste.
Ce qui est un « tuyau » que la distribution peut mettre à profit ! 쐍
LA NOUVELLE IMAGE
L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS
LA FIN DES ANNÉES SAGES !
Cette fois-ci, les choses bougent dans le domaine de la nouvelle image. Presque 15 ans après l'apparition
des premiers APN balbutiants, suivie d'une longue phase durant laquelle l'industrie s'est surtout efforcée
de conduire la transition entre l'argentique et le numérique dans un contexte non perturbant pour le chaland, les stratégies inventives partent dans toutes les directions. De quoi attiser la motivation des clients !
Les événements de la rentrée s'annoncent croustillants, riches en histoires à raconter. Il reste aux points de
vente à savoir et vouloir traduire cette évolution dans les linéaires, ce qui est loin d'être fait…
Il aura fallu à peine plus de 10 ans pour que
couple film - papier, les vitesses de déclen-
l’image numérique s’impose en tant que
chement sont devenues moins lancinantes,
gie ! Mais tout cela avec une précaution
élémentaire : rester sagement dans les
technique universelle de la photographie
les autonomies plus convaincantes. Puis,
formes de l’appareil photographique classique, reflex ou compact. A une seule
grand public. Une période à la fois longue et
ont commencé à apparaître les prestations
courte, avec des débuts au cours desquels
que l’électronique seule était capable
nuance près malgré tout : celle des com-
le numérique avait surtout à convaincre de
d’assumer, dont des fonctions aussi diver-
pacts réellement très... compacts qui ont
son aptitude à faire aussi bien que l’ar-
gentes que la prise de vue vidéo ou la
foisonné dans les offres, et dont les
gentique. Les capteurs ont commencé leur
reconnaissance des visages, des sourires,
concepteurs ont su très vite oublier les
ascension en nombre de pixels, les résolu-
ou du toutou de la famille et aujourd’hui
concepts classiques, afin de se glisser dans
tions se sont doucement approchées jus-
de... bébé, automatiquement, quand celui-
des dessins d’une extrême finesse, proche
qu’à rejoindre ce que l’on obtenait avec le
ci regarde l’objectif. Chienne de technolo-
de celle des cartes de crédit.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
34
Un épanouissemen
t
des segmentations
à rendre
au plus vite lisible
en rayon
Certains de nos lecteurs les plus assidus et
il y a deux ans, que Panasonic, dans un pro-
diate pour le visiteur cette nouvelle géo-
ayant de surcroît une bonne mémoire se
jet en partie partagé avec Olympus, a
métrie évolutive des concepts d’appareils
rappellent peut-être que nous avions eu
décidé le premier de lancer un produit
d’amateurs. Cette nécessité n’a pas d’autre
l’audace de souligner, il y a quelques
hors ultra-compact mettant à profit
visée que d’optimiser les ventes. Si les
années, que le monde de la photo allait
l’espace libéré pour rompre avec les idées
familles de produits sont nombreuses,
tout de même à un rythme bien mesuré
reçues.
elles permettent d’aller au devant d’at-
vers ses nouveaux univers, presque à recu-
Et depuis, c’est un feu d’artifice qui gagne
tentes de plus en plus pointues de la part
lons, ne parvenant pas réellement à se
en puissance de mois en mois. La Photo-
des utilisateurs, et de générer des motiva-
kina 2010 ne devrait pas décevoir sur ce
tions nouvelles. Tout élargissement d’offre
registre. Les initiatives fusent de toutes
induit inéluctablement dans l’esprit des
débarrasser d’une contrainte disparue.
Vaincre définitivement
les pellicules
parts et dans toutes les directions. Au point
prospects l’entrée dans un processus de
de bouleverser aussi les notions de seg-
choix qui, comme chacun le sait, conduit le
ments de marché par familles de produits.
consommateur à élaborer des intentions
Peu d’observateurs l’ont souligné : tous les
Les offres deviennent de plus en plus diver-
d’achats.
appareils photographiques de l’époque
sifiées, et ce n’est probablement qu’un
Alors que les grandes manifestations de
argentique avaient été conçus en les arti-
début. La photo fait de la vidéo, la vidéo
l’automne (un peu l’IFA, beaucoup la
culant autour du film et de ses deux
s’invite dans la photo, tout le monde
Photokina et le Salon de la Photo de Paris)
bobines, un peu comme tous les baladeurs
s’insère dans la 3D, le tout dans un four-
vont forcément mettre en lumière ces
furent à une époque prisonniers des
millant quadrillage où s’alignent au moins
nouveaux instruments de prise de vues, le
formes de la minicassette. Or, avec l’élec-
4 familles : compacts, bridges, hybrides et
moment est venu de ne pas manquer des
tronique, plus de film (ou de « pellicule »,
reflex, en attendant la cinquième. Comment ?
manœuvres consistant à relayer dans les
comme l’avait largement surnommé le
Non, non, nous n’avons rien dit...
magasins l’avènement de ce matériel très
grand public), plus de bobine, plus rien !
D’où cette nécessité pour les enseignes : il
attractif. Ne gaspillons aucune opportu-
Ce n’est qu’au cours de la Photokina 2008,
faut réussir à traduire en lisibilité immé-
nité.
쐍
FUJIFILM :
UNE NOUVELLE FAMILLE
RICHE EN ARGUMENTS
Si nous n’avons aucune raison d’oublier
est cependant doté d’un zoom x 15. Il
de revenir en détail sur la panoplie de
faut encore mentionner dans cette
Fujifilm dès notre prochain numéro,
livraison estivale le Finepix Z80, un très
voici déjà un petit survol du programme.
coloré,
On y remarque côté compact expert le
connexion (Facebook, YouTube...), doté
F300 EXR 12 avec pour la première fois au
d’un 14 mégapixels CCD, disposant d’un
monde dans cette catégorie le système
mode panorama, capture des photos en
autofocus ultrarapide à détection de
compact,
qui
mise
sur
la
Full HD et de la vidéo en HD 720p.
phase intégré au CCD. Il faut 0,158 se-
d’un bébé quand celui-ci regarde l’objectif.
Pour vos clients ayant des moyens plus
conde pour une mise au point. Avec un
Dans la catégorie bijou, le Z800 EXR occu-
limités, jeunes, débutants, le FinePix
capteur de 12 mégapixels et un zoom 15
pera une bonne place dans les ventes
JX280 constitue une configuration néan-
fois, il est très abondamment doté en
« cadeaux » de fin d’année. Léger, pimpant,
moins très honorable, avec un capteur
perfectionnements, parmi lesquels un
12 mégapixels, zoom x 5 : bel équilibre.
de 14 mégapixels, Full HD photo et HD
point qui peut faire son effet dans un
Quant au S2800HD, il apparaît presque
vidéo, fonctions automatiques, mode
argumentaire : un système de déclen-
comme un petit frère plus simple et plus
panoramique, classement des images
chement automatique pour la photo
léger du désormais célèbre HS 10. Ce bridge
par étoiles...
쐍
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
35
L
A
N O U V E L L E
I M A G E
L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS
PENTAX : RÉTRO HIGH TECH
Avec son Optio I-10 arrivé cet été, Pentax renoue sur le plan esthétique avec un certain passé, prestigieux. Son nouvel APN ressemble à s’y méprendre à un appareil
argentique sorti il y a... 46 ans ! Ce 12 mégapixels avec zoom de 28 à 140 mm, écran
LCD de 2,5 pouces, qui capture aussi de la vidéo en HD (1280 p à 30 images/seconde)
reconnaît les visages, les chiens, les chats, et peut-être un jour les lapins crétins...
ter manuellement. Quant au SX130 IS, c’est
un appareil orienté famille, avec un grand
angle (équivalent 28 mm) et un zoom X 12.
La simplicité est mariée avec une infinité de
possibilités. Bon cheval de bataille.
CANON
N'ATTEND PAS OCTOBRE
POUR FAIRE SA RÉVOLUTION
쐍
seul design - boîtier tout métal - est une
pure réussite. Il adopte le suffixe HS qui
désigne le couple entre le capteur et le processeur numérique qui traite les images.
SONY : LE CAMÉSCOPE À
OPTIQUE INTERCHANGEABLE
Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura rien
Avec un capteur de plus de 10 millions de
d’intéressant sur le stand Canon de la
pixel, la prise de vue vidéo Full HD et beau-
Avec le NEX-VG10, la firme japonaise parti-
Photokina. Mais en attendant les premières
coup d’autres atouts, cette nouveauté va
cipe très activement à ce courant révolu-
présentations (programmées postérieure-
encore doper la lignée best-seller des Ixus
tionnaire de l’univers de l’image. Ce produit
ment à notre mise sous presse) les « apeti-
numériques, qui ont déjà 10 ans. Le voile est
crée la transition que sans doute, bien des
zers » de l’été sont déjà d’un niveau très
aussi discrètement levé sur le S95, succes-
adeptes attendaient : un caméscope entre
impressionnant, sous la forme de trois
seur du S90. Sa place est dans une poche,
dans le sillage de la photo élaborée. Avec
compacts que le fabricant n’hésite pas à
mais pas n’importe laquelle : celle d’un
qualifier de révolutionnaires. A commen-
client passionné. Il combine perfectionne-
cer par le nouvel Ixus, le 1000 HS, dont le
ments extrêmes et possibilité de tout pilo-
un capteur APS-C de 14,2 millions de pixels,
celui des reflex Alpha, et de beaucoup
d’autres et la possibilité d’utiliser des objectifs à monture E, la vidéo d’amateur change
d’univers. Il va falloir aussi imaginer comment proposer les segments de gamme,
des caméscopes ultra-compacts à mémoire
flash, à ce genre de super caméscope...
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
36
쐍
sans autre formalité, mais aussi la recharge
de sa batterie. Positionné à 129 euros, c’est
réellement un produit pour une clientèle
qui attend de la simplicité avant tout.
SONY LANCE TROIS
쐍
communicant, avec le ST80, appareil doté
NOUVEAUX COMPACTS
du WiFi et de la connectivité AllShare
Que se soit en 2D ou en 3D, ces trois nou-
ainsi que d’un grand écran tactile de 7,6 cm
veau APN Sony permettent de faire de
(3’’) et intègre des fonctionnalités intelli-
(DNLA). Il est équipé d’un zoom optique 3x,
sublimes photos en toutes circonstances.
gentes, dont le nouveau recadrage « opti-
La série TX9 offre un écran LCD tactile
misé ». Outil de retouche directement inté-
TruBlack de 8,5 cm, un ultra grand-angle de
gré à l’appareil, cette fonction permet de
25 mm, un capteur ultra sensible CMOS
recadrer des photos prises de tout angle
Exmor R. Il dispose d’un mode vidéo Haute
ou point de vue, comme les bannières,
définition AVCHD 1080i. Et il donne la possi-
panneaux ou feuilles de texte, et de les
bilité de visionner les photos 3D sur une TV
redresser comme si elles avaient été pho-
3D avec le mode Panorama 3D ou sur un
tographiées droites. A vendre 249 euros,
écran LCD grâce au mode balayage à angles
c’est un 14,2 Mpixels, élégant, qui sait aussi
multiples 3D. Objectif de qualité, grand-
capturer de la vidéo en haute définition
angle et lumineux, capteur Exmor R, le
(720p).
nouveau Sony WX5 reprend la recette du
Avec le PL90, c’est un autre concept qui est
WX1 et offre en plus l’agrément du dernier
imaginé : un tout en un réellement tout en
cri de la technologie : vidéo Full HD, prise
un. Avec un capteur de 12,2 Mpixels, ce
de vue panoramique par balayage ou
compact est doté d’un connecteur USB
Bien vu, le conseil de Casio, qui suggère
encore photo en 3D stéréoscopique. Ini-
rétractable couplé à l’usage plug and play
aux professionnels du terrain de miser sur
tiateur du format ultra-plat et du capot cou-
de l’appareil. Connecté à un PC, non seule-
les couleurs. Tout effet « nuancier » dans un
lissant, Sony propose enfin le Cybershot
ment il permet des transferts et partages
rayon est vendeur, que ce soit pour les
CASIO
AIME LES COULEURS
DSC-T99 qui repose sur ce concept et
crèmes glacées, la peinture, la laine ou... les
embarque, dans 17mm d’épaisseur, un
APN. Avec le EX-Z800, la firme entre dans
zoom 4x grand-angle, un écran tactile de 3
cette logique. Doté d’un capteur de 14
pouces le panorama par balayage et la
mégapixels, d’un grand angle (équivalent
vidéo HD.
27 mm) et sachant capturer de la vidéo HD
쐍
SAMSUNG :
(720p), ce produit est disponible en 6 coloris très pimpants.
DES COMPACTS ORIGINAUX
A ses côtés, le EX-S200 est un peu dans un
Samsung avait innové voici un peu plus
esprit similaire (5 présentations) mais plus
d’un an avec ses APN à doubles écrans. La
dans l’esprit « bijou », avec un atout excep-
formule a eu du succès, et deux nouvelles
tionnel : sa finesse. Avec à peine plus de 17
références entrent dans la danse. Par
mm d’épaisseur, il est prêt à se glisser dans
ailleurs, le constructeur mise sur le concept
le sac de bien des consommatrices.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
37
쐍
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I M A G E
L’IMAGE NUMÉRIQUE ET SES MARCHÉS
Il y aura bientôt deux ans, Fujifilm dévoilait
son premier ensemble dédié à la photo numérique
en trois dimensions. La société japonaise
vient de faire un nouveau pas dans cette technique,
optimisant l’un des maillons d’une stratégie originale
dans le domaine de l’image.
Renaud Thierry,
PDG de Fujifilm France, détaille
les créneaux du marché de la photo.
FUJIFILM :
L’INNOVATION PERMANENTE
« Fujifilm ne pouvait rester sur un coup
rente. L’entreprise anticipait sur une ten-
marché qui reste très dynamique. Nous nous
d’essai » tranche Renaud Thierry, PdG de
dance qu’à l’évidence, elle savait imminente,
situons à des niveaux de ventes assez fan-
Fujifilm pour la France, à propos de la 3D.
et en profitait pour optimiser un de ses
tastiques, se réjouit Renaud Thierry. Nous
Dévoilée à la Photokina 2008, cette première
traits de caractère qu’elle affectionne parti-
étions à près de 5 millions de pièces l’an der-
était observée à la fois comme une belle
culièrement. « Nous avons la chance d’être
nier. Nous serons sans doute au même
réalisation technique et aussi comme une
dans un groupe qui a toujours mis tout en
niveau cette année. C’est une chance, même
curiosité. Car à cette époque pas si loin-
œuvre pour figurer parmi les leaders et aussi
si nous nous trouvons sur un marché tech-
taine, le monde du téléviseur numérique
être un pionnier. La firme consacre un pour-
nologique parfois difficile ». La ou les difficul-
n’avait pas encore déclenché l’offensive que
centage très important de son CA, de l’ordre
tés, tout le monde les connaît. Elles se
l’on sait sur la 3D. Depuis, l’initiative de la
de 7 %, pour rechercher et développer ».
situent au niveau des prix, et donc de la pro-
marque au logo vert a pris une allure diffé-
« Nous avons aussi la chance d’agir sur un
fitabilité. Mais ce que Renaud Thierry semblerait prêt à considérer comme un mal
nécessaire s’accompagne de facettes réconfortantes. Si le marché reste très important
en quantités, cela s’explique. « Il y a 10 ou 15
Parmi les
développements de
FujiFilm, la technique
EXR qui donne aux
capteurs une meilleure
dynamique, ce qui se
traduit pour l’utilisateur
par plus de détails entre
les zones sombres et
celles à la limite de la
saturation d’une image.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
38
ans, à l’époque de l’argentique, l’appareil
photo était acheté par la famille, et pour une
longue période, d’au moins dix ans, voire
pour la vie, en exagérant à peine. Il était souvent acheté à l’occasion d’une fête de famille.
Aujourd’hui, nous équipons les individus ». Le
patron de Fujifilm pour la France fait un
parallèle avec les téléphones mobiles et les
nombreuses fictions qu’ils assument. De quoi
segmenter le marché, et cibler des clientèles
devenues bien plus sensibles aux apports
technologiques. « Le dynamisme du marché a
aussi pour origine le nombre de ses acteurs »
ajoute Renaud Thierry. A la différence de créneaux ou trois ou quatre super leaders occupent l’essentiel des courants d’affaires, les
marques nombreuses de la photo numé-
Il y a déjà deux ans, la
marque avait dévoilé à
la Photokina sa solution
3D complète, incluant
prise de vue, cadre photo
et impression sur papier
3D, sans lunette. Nous
évoquons la nouvelle
version dans les pages
qui précèdent.
rique animent cette activité, certes avec des
composantes concurrentielles, mais globalement, d’une manière positive.
Quatre créneaux
pour une stratégie pertinente
çaise. « Nos bridges n’ont rien à envier à
bilisateurs : un numérique, un optique et
bien des reflex », insiste-t-il, soulignant
un pour le capteur ». Mais les atouts de cet
Dans cette animation, il faut malgré tout res-
qu’il y a beaucoup d’amateurs de photo-
appareil « sans équivalence sur le marché »
ter présent, et ne pas se contenter « de miser
graphie expérimentés qui ne veulent pas
ne se limitent pas à cette optique. Le HS 10,
sur le facteur du prix ». Il y a un peu plus d’un
entrer dans la logique des reflex et des
dont l’écran de visée est orientable, fait de
an, le périmètre de Fujifilm France avait été
panoplies d’objectifs. Il faut dire qu’avec
la vidéo HD en 1080p (Full HD), capture des
reconfiguré. Ancien acteur puissant dans les
son HS 10, le fabricant a poussé cette
vues panoramiques, peut effacer les sujets
consommables et les activités de traitement,
logique du bridge loin dans la collection
en mouvements dans une photo, faire plu-
la marque était passée par une opération de
d’atouts. A commencer par son optique,
sieurs photos dans une photo, etc. « Des
regroupement des deux facettes de ses acti-
avec zoom x30, couvrant d’un authentique
dispositifs un peu à la James Bond », en
vité, les appareils numériques et les travaux
grand angle de 24 mm à un téléobjectif de
plus de la panoplie de fonctions en tout
de traitement et façonnage (le tout étant
720 mm. « Une étendue qui en reflex sup-
genre que l’on peut attendre d’un équipe-
placé sous la direction de Renaud Thierry). La
pose au moins trois objectifs. Et comme en
ment ultra-perfectionné.
page de cette nouvelle époque bien tournée,
720 mm, il faut beaucoup de stabilité, nous
Avec un tel produit (et les deux autres
l’entreprise se retrouvait en mode opéra-
avons doté ce produit de trois types de sta-
tionnel pour une ère du numérique dans
bridges de la marque), on imagine déjà la
position du constructeur sur l’un des déve-
laquelle elle cultive aussi ses différences.
loppements qui animent le marché aujour-
« Pour rester un acteur incontournable du
d’hui : celui des hybrides. « Quels peuvent
marché, il faut être sur quatre créneaux,
être les avantages de l’hybride face à un
essentiels », résume Renaud Thierry. Et
bridge ? » s’interroge Renaud Thierry. « Je
d’énumérer le segment des « compacts
ne les vois pas. Je pense que cette formule,
experts », pour une clientèle qui cherche
qui n’est pas pour le moment dans les
« sous une forme compacte l’équivalent
plans de Fujifilm, est plutôt en concur-
d’une qualité reflex, avec zoom x10 », celui des
rence avec les reflex, dans le sens où elle
produits « famille », avec beaucoup de sim-
s’adresse à une clientèle qui a déjà dans
plicité, mais quand même des fonctions
son esprit l’idée d’avoir plusieurs objectifs
technologiques très performantes. Tout
dans son sac photo. Je suis persuadé du
autant mises en exergue, s’imposent la
famille des « appareils bijoux, avec du
design, de la simplicité, un encombrement
très réduit, pour que l’appareil puisse être
glissé dans un sac à main », et celle des produits de baroudeurs, pas seulement
étanches, mais aussi antichocs, etc. Une
panoplie que Fujifilm décline en cibles plus
pointues encore, incluant les consommateurs jeunes, novices, ayant peu de
moyens, etc.
Sans oublier le haut de l’échelle qui, tradition maison oblige, ne se conjugue pas
sous forme de reflex. « Nous avons opté
pour le bridge, et nous sommes persuadés
que cette formule est excellente pour de
nombreux amateurs exigeants », résume
en substance le patron de la filiale fran-
maintient des ventes de bridges ».
Une formule simple pour un équipement
ultra-perfectionné : telle pourrait être la définition du bridge, dont Fujifilm a poussé le
concept jusque dans l’extrême. Le plus en
pointe des atouts de ce HS 10 est l’optique,
qui va d’un réel grand angle (équivalent 24
mm) jusqu’à un réel téléobjectif. Mais il est
impossible de se limiter à la seule évocation
de cette excellente optique, car les possibilités de l’appareil sont innombrables, combinant la réponse à des attentes d’amateurs
pointilleux sur le registre de l’image à des
utilisations ludiques, voire « fun »,en passant
par des fonctions aussi variées pour la photo
que pour la vidéo HD.
Le HS 10 peut aussi être argumenté sur un
point souvent un peu oublié quand on parle
de la formule du bridge, surtout face à un
client : une conception globale qui repose
sur une parfaite cohérence des tous les composants. Qui n’a jamais laissé partir un client
avec un bon boîtier (reflex) et un « caillou »
moyen ou l’inverse ?
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
39
En ce début d’automne, il ne reste plus
qu’à guetter les innovations qui ne vont
pas manquer de venir enrichir le catalogue.
Côté 3D, deux ans après l’irruption du premier système, « une solution complète,
avec l’appareil et l’écran 3D sans lunette, le
cadre photo et même l’impression sur
papier relief », il fallait s’attendre à du nouveau pour ce que Renaud Thierry qualifie
d’initiative caractérisant le mieux Fujifilm
comme pionnier des nouvelles technologies. Les prestations du HS 10 devraient lui
permettre de rester le navire amiral de
cette belle panoplie. Mais sur bien des
registres, la firme peut trouver des occasions de s’exprimer. Réponses à la Photokina, ou même déjà un peu à l’IFA.
쐍
R
E N C O N T R E
Faire évoluer l’accessoire
tage audiovisuelle la plus vendue en
Europe. En 1985, elle choisit la France
pour ouvrir sa première filiale. Cette
date marque le début de sa conquête
européenne. Aujourd’hui, elle compte
16 filiales sur leVieux Continent, en Asie
du sud-est (Hong-Kong) et au MoyenOrient (Dubaï), sans oublier des représentations dans 70 pays.
Un catalogue impressionnant
et très complémentaire
Philippe Rinckenberger, directeur général en charge du développement,
est très attentif à la cohérence de l’offre.
On ne devient pas n°1 de l’accessoire par hasard. Nous avons pu
le vérifier lors d’une visite au siège social de Hama France à
Poincy, près de Meaux (Seine-et-Marne). Parcours exemplaire
d’une société qui a su rester à la pointe de l’innovation en collant
au plus près des attentes du consommateur et de la distribution.
Dans le domaine de l’accessoire, Hama
est aujourd’hui un acteur incontournable
et unanimement reconnu. Mais revenons
sur les origines et étapes marquantes qui
ont jalonné son l’histoire.
C’est au milieu des années 1980 que la
société Hama s’est fait connaître en
France. Outre-Rhin, sa notoriété était
acquise depuis longtemps déjà. Hama a
en effet été créée en 1923 par Martin
Hanke. Elle s’appelait alors Hamaphot et
profitait de l’essor de la photo pour proposer des accessoires qui allaient vite
s’imposer et devenir indispensables. On
lui doit par exemple le premier dispositif de synchronisation des flashes à
poudre mis au point en 1948.
Mais c’est dans les années 1970 que la
société se développe véritablement,
gagne une stature internationale et
s’impose en Europe. Comme le rappelle
Sandrine Amaury (directrice générale en
charge de l’organisation), Hama est
l’inventeur du cache diapo avec le système Hamafix. Puis l’entreprise œuvre
dans l’univers du cinéma en proposant
la première colleuse automatique. Un
peu plus tard, dans les années 80, le
Video Cut 200 devient l’unité de mon-
Prônée par Hama,
la dématérialisation
du packaging est en marche
mais certains produits sont
encore mis sous blister.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
40
D’abord présent sur les marchés de la
photo et de la vidéo, Hama a suivi toutes
les évolutions technologiques récentes
(téléphonie, jeu vidéo, multimédia, etc.)
et a élargi son offre pour offrir des solutions dans tous les secteurs. La marque
propose ainsi quelques 17 000 références et chaque année, plus de 2 000
nouveaux produits font leur apparition.
Mais Hama ne se limite pas à ses propres
produits et distribue aussi d’autres
marques telles que Monster Cable dans
HAMA FRANCE
EN QUELQUES CHIFFRE
S
Date de création : 1985
.
Chiffre d’affaires 2009
:
63 millions d’euros.
Effectif 2009 : 200 perso
nnes.
Hama est détenue à 10
0 % par le
groupe d'outre-Rhin Ha
ma GmbH & Co,
dont le siège se situe à
Monheim, en
Rhénanie du Nord-We
stphalie.
et sa distribution
l’univers de la connectique ou Sandisk
pour les cartes et supports mémoire. En
décembre 2007, Hama a obtenu des
droits d’exploitation pour la marque
Thomson. « Il ne s’agit pas de distribuer
un maximum de marques, souligne
Philippe Rinckenberger (directeur général en charge du développement), mais
de faire notre métier de grossiste en gardant toujours le souci d’apporter des
offres complémentaires ». Illustration
dans le domaine du casque où Hama distribue Koss mais aussi les modèles
Thomson ou encore Skullcandy, une
marque particulièrement appréciée par
les jeunes générations, les snowboarders
et amateurs de sports extrêmes. De
quoi satisfaire de nombreuses segmentations de clientèles !
Dans un tout autre domaine, la marque
finlandaise Golla commence à acquérir
une bonne notoriété. Alliant design et
technologie, elle propose des sacs élégants, résistants et bien conçus, pour le
transport du matériel photo/vidéo ou
des ordinateurs portables. Hama distribue aussi Joby qui crée des accessoires
photo et vidéo. La marque vient de se
distinguer avec le Gorillapod GP1, un
ingénieux petit trépied pour APN et mini
caméscopes. Ses jambes articulées lui
permettent de s’accrocher partout. Et il
est disponible dans un choix de plusieurs
couleurs.
Des outils
adaptés à la distribution
Il ne suffit pas d’avoir de beaux produits.
Encore faut-il les mettre en valeur et
leur assurer une bonne visibilité dans les
linéaires. Quatre personnes sur dix repartent d’un rayon les mains vides faute
de visibilité, de conseil et d’information.
Outre un packaging et une mise en place
dans les rayons très étudiés, Hama a également installé des bornes interactives
destinées à informer et guider le chaland
dans son choix. Ces écrans LCD tactiles
de 12 pouces sont très simples à utiliser
et renseignent efficacement le client,
souvent un peu perdu dans un univers
qu’il ne maîtrise pas. Cette solution permet aussi d’optimiser le panier moyen. A
l’attention des consommateurs, la firme
propose encore des mini guides thématiques (GPS, Multimédia, Home
Cinema, Téléphonie mobile, Guide
numérique). A cela, il faut ajouter des
sites Internet : www.hama.fr met ainsi en
ligne plus de 17 000 références produits
(et affiche les compatibilités), donne des
informations aux revendeurs, permet
d’accéder aux tarifs et aux newsletters.
Autre site : www.hamapro.fr, une adresse
web dédiée aux nouveaux et futurs partenaires. Hama y privilégie une mise en
avant de l’approche liée à l’accompagne-
Installées dans les rayons, ces bornes
interactives sont prêtes à assister la clientèle
dans sa recherche.
ment de ses clients dans la vente de ses
produits.
Et avec le site www.generationhama.fr,
c’est une démarche plus communautaire
qui est visée, afin de renforcer le positionnement de la marque auprès du
grand public.
Avec une croissance moyenne annuelle
de 15 % entre 2000 et 2007, Hama
devait se donner les moyens de suivre
sa vigoureuse montée en puissance. En
2007, un nouveau siège social a donc été
ouvert à Poincy, dans la périphérie de
Meaux. Avec 3 000 m2 de bureaux et
13 000 m2 d’entrepôts, Hama est désormais en mesure d’offrir un niveau de
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
41
Parmi toutes les collections,
celle des sacs Golla est séduisante, pour
la clientèle photo et vidéo.
service élevé à ses clients. La France
entière (y compris les DOM TOM) est
approvisionnée à partir de cette base
opérationnelle.
La « green attitude » étant aujourd’hui
adoptée par l’ensemble de l’industrie de
l’EGP, Hama ne manque pas d’apporter
sa pierre à l’édifice. Ainsi, sur tous les
produits estampillés « Sauvons la planète », 1 euro est reversé à une association qui lutte pour la protection de
notre terre d’accueil. Mieux encore,
depuis le 1er octobre 2008, les salariés
de Hama France concentrent leur temps
de travail sur 4 jours, ce qui permet de
réduire de 20 % leurs déplacements vers
le bureau.Avec cette semaine de quatre
jours, ce sont 300 000 km et 24 000
litres de carburant qui sont ainsi économisés par an. Afin de limiter l’usage des
papiers et plastiques, Hama souhaite
aussi dématérialiser ses packagings et
pour ce faire, les produits de la marque
seront installés en vrac dans les linéaires
(une première approche est déjà mise en
place avec les cordons destinés à la
connectique). Un visuel informatif remplace avantageusement le packaging et
habille le linéaire. Une approche novatrice plutôt bien accueillie par la distribution mais qu’il conviendra ensuite de
généraliser à tous les produits. Hama
saura s’y employer. Cette évolution est
déjà en cours. Mais il est vrai que c’est
plus commode pour les accessoires électroniques que pour les sardines à
l’huile... Christophe Perrier
L
E
F E U I L L E T O N
D E
L A
3D
La 3D en vacances
La rentrée constitue le point de départ pour une nouvelle étape dans la diffusion des produits restituant
le relief, lequel est trop souvent qualifié d’effet spécial, alors que le but n’est autre que de s’approcher le
plus possible de la perception naturelle de tout ce qui nous entoure,dans « la vraie vie ».Avec une actualité logiquement en sommeil aux heures chaudes de l’été,le moment se prête dans notre feuilleton à une
petite revue de détails avant le rush,tout en accueillant des nouveaux membres de la famille 3D,qui prouvent que celle-ci se déclare apte à aller chercher des clients ailleurs que dans le seul rayon TV vidéo.
Si l’actualité ne s’est pas totalement endormie sur le front de la 3D durant le pic de
somnolence récurrent en période de
repos collectif, la perspective de l’IFA a
quelque peu différé les velléités d’annonces
de la part des acteurs de la sphère TV et
vidéo. Un espace que les fournisseurs de
photo numérique et de vidéo portable ont
mis à profit pour qu’ensemble et d’une manière non concertée,ils préviennent :la 3D
est aussi dans leurs offres de produits et
leurs objectifs, cela sans délai.
FUJIFILM : DEUX ANS APRÈS
Pour Fujifilm, la 3D n’est pas encore une
vieille histoire, mais c’est déjà la seconde
version de non pas son APN, mais de sa
solution complète, qui est annoncée. Sur
le même principe que la première mouture, présentée il y a deux ans à la
Photokina, l’appareil de prise de vue, le
3D W3, autour duquel s’articule cet
ensemble, est un véritable nouvel équipement, doté d’un écran plus grand, réalisé dans un matériau plus qualitatif, ayant
été doté de bon nombre d’améliorations
pour la qualité des prises de vues, en 2D
comme en relief. Il reçoit de nouvelles
possibilités, avec en particulier la capture
de vidéo en HD et 3D bien sûr. La visualisation est possible (outre ce que propose Fujifilm en cadre photo et... tirage
papier) sur un écran de téléviseur compatible avec la 3D. 쐍
SONY : DÉJÀ UNE GAMME
Sony avait un peu ouvert le bal en indiquant dès le début de l’été qu’il donnait
aux possesseurs de ses nouveaux NEX5 et NEX-3 la possibilité d’enrichir le
logiciel résident de leur bridge préféré
afin de lui permettre de capturer des
vues panoramiques en 3D, à visionner
sur un téléviseur de confession identique.
Depuis, plusieurs compacts (comme le
TX9 ou DCS-WX5) du même constructeur sont venus pour jouer historiqueDistribution, Ventes & Services Magazine n° 90
42
ment le rôle de premiers compacts du
label Cyber-shot à offrir cette possibilité :
panoramiques 3D.Voilà qui devrait donner dans les rayons des opportunités de
cadeaux en fin d’année propres à doper
les rotations de stocks.
Insolite : Sony a d’autres idées en tête, à
propos de l’utilisation des lunettes 3D.
L’inventeur du Walkman a récemment
expliqué qu’il envisageait de pouvoir placer deux contenus différents à l’écran,
simultanément. Et comme une idée très
nouvelle n’arrive jamais seule, la même
firme japonaise vient aussi de faire la
démonstration expérimentale d’un écran
permettant une vision à 360°. 쐍
PANASONIC :
CAMÉSCOPE ET OBJECTIFS
Autre artisan actif du développement de
la 3D, Panasonic n’est pas en reste avec
les initiatives dédiées à la nouvelle image.
Pour ses appareils hybrides, il proposera
à court terme de véritables objectifs 3D
à optiques doubles. La polémique ne tardera d’ailleurs pas à surgir, on la sent déjà
bouillonner, entre les tenants d’une 3D
Mais où sont passées mes lunettes ?
A l’observation des rayons, une évidence s’impose : la démonstration de
la 3D
se heurte à la bonne mise en place des lunettes. Etre là ou pas : telle est la
question !
Ce en fonction de ce qui est presque devenu un théorème : en
France, tout objet laissé peu ou prou libre dans un rayon de la distribution tend à s’envoler promptement. L’expression « peu ou
prou » accolée à « libre » n’est pas qu’une simple formule. Elle sert
à rappeler que se contenter d’attacher l’objet au moyen d’un lien
quelconque ne le prive pratiquement en rien de cette aptitude à disparaître, laquelle pose depuis la nuit des temps de réels problèmes
au commerce en général. Combien de responsables de points de
vente ne se seraient pas privés des avantages du libre toucher ou
n’auraient pas adopté la mise sous vitrine, laquelle n’a rien de stimulant pour les ventes, sans cette épouvantable manie de chapar-
Sans lunette, la démo tourne court, les chalands passent leur chemin.
der caractérisant une partie des chalands qui sillonnent les allées
des magasins ? Alors, pour les lunettes 3D, le scénario pouvait se
décrire avant même que l’histoire commence. En moins de temps
qu’il en faut pour l’écrire, les lunettes mises en place soit disparaissent, soit sont rangées en lieux sûrs par les responsables de rayons
que l’on peut comprendre. Et dès lors, la démo n’en est plus une.
Selon nos décomptes, qui ne sont que des constatations compilées
sans prétention de représentativité arithmétique pointue,
au moins 8 installations de
démos 3D sur 10 cet été ne
permettaient pas aux visiteurs des magasins de découvrir concrètement cette
représentation du relief, faute de lunettes disponibles.
A cet écueil s’en ajoute un
autre : une certaine tendance à ne pas s’occuper avec
assiduité de ce qui se passe
dans un rayon.
Exemple : à la FNAC des
Champs-Elysées, c’est l’heure
du déjeuner. Les visiteurs
Avec une belle théâtralisation, comme
affluent, en ce début du celle de Panasonic, l’absence des lunettes
mois de juillet, et nombreux est encore plus néfaste, y compris pour le
point de vente qui paraît mal tenu.
sont ceux qui s’approchent,
intéressés, par le superbe produit Samsung, ultraplat, qui tourne.
Et mieux encore, des lunettes sont là. Mais la vidéo est en 2D. Les
visiteurs passent, regardent avec, puis sans les lunettes, puis à nouveau avec, et encore sans, et amorcent une moue dubitative. Les
uns comprennent que ce n’est pas de la 3D qui leur est présentée,
les autres semblent trouver l’effet plutôt peu convaincant...
Inutile d’aller plus loin. Les scènes observées sont très souvent du
même tonneau, et se résument par l’absence des lunettes et une
défaillance quasi totale de ce qui se passe dans le rayon. Certes,
la 3D se vendra quand même, mais on gagnerait du temps en perfectionnant ces points essentiels. Combien de prospects sont-ils ainsi
passés près de quelque chose qui aurait pu commencer à les motiver pour un résultat nul, voire une certaine défiance à l’égard d’un
procédé pour lequel il est urgent d’attendre ? 쐍
passant par deux objectifs et ceux qui
admettent un traitement électronique.
Tout aussi concret, c’est un caméscope
3D de haut de gamme, mais grand public
qui sera lancé en fin d’année. Référencé
HDC-SDT750, il sera à vendre 1 399
euros. L’air un peu féroce que lui confère
l’objectif double avec lequel il capture en
HD1080p est déjà une promesse (qui
peut rappeler un certain « méchant
matériel » à ceux qui ont des souvenirs
éloignés) pour les clients qui attendent
un équipement de ce genre. Ils sont plus
nombreux qu’on l’imagine. 쐍
SOUCI DE VOCABULAIRE : des jeux ou des visualisations d’écrans GPS « 3D » qui ne sont pas 3D
Avec l’irruption de la 3D depuis le printemps 2010, et la forte pression médiatique qui accompagne cette déferlante, une confusion risque
de surgir dans l’esprit des consommateurs. Ceux-ci ont désormais tendance à déduire de la présence de la mention 3D sur un équipement
ou un soft que ce qui leur est proposé se regarde en relief, avec des lunettes la plupart du temps. Or, il existe pas mal de jeux vidéo qualifiés de 3D, mais qui ne font que donner une sensation de perspective à l’écran. Même observation pour des GPS qui montrent d’une
manière de plus en plus fidèle un image de la route suivie, panneaux indicateurs en prime, où la mention 3D n’est plus tout à fait aussi
explicite qu’avant. Si les « initiés » ne risquent pas de faire la confusion, il n’en va pas forcément de même pour le public le plus vaste.
Certes, rares seront ceux qui imagineront conduire avec des lunettes 3D pour bien percevoir les sensations sur l’écran de leur guideur numérique, mais pour les jeux, le quiproquo menace, d’autant que des jeux réellement 3D, avec un relief et des lunettes, arrivent sous peu dans
les rayons (il y en avait déjà un peu avec les PC pour gamers). 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
43
R
E N C O N T R E
Haier :
Second
On ne présente plus René Aubertin, dont le parcours au sein de Darty puis Kesa est connu.
Il est en charge des activités de Haier pour l’Europe entière, et a choisi d’en installer le siège
pour le Vieux Continent sur notre sol, dans l’agglomération parisienne.
Les produits Haier avaient déjà pris position sur le sol européen.
Mais la puissante firme chinoise change de rythme.Avec l’ouverture
de son siège européen à Paris,pilotée par un professionnel français
aux compétences reconnues,la filiale s’attaque aujourd’hui au marché du Vieux Continent sans faire mystère de ses ambitions.
Juillet vient de plonger la capitale dans
l’orage. La moiteur qui imprégnait l’atmosphère, à trois jours de la fête nationale, est restée dans les immeubles, en
dépit des trombes d’eau qui n’ont pas
rafraîchi grand-chose. Hasard du calendrier, votre serviteur a le privilège d’être
le tout premier visiteur du nouveau siège
européen dont l’entrée en fonction était
attendue. Et c’est René Aubertin, président de Haier Europe, qui se transforme
en guide pour nous faire découvrir des
lieux encore en pleins travaux d’installation.
Ouverte sur le monde
Pourquoi Neuilly, pourquoi Paris, pourquoi la France ? Comme toujours dans
ces circonstances, mille et un arguments
ont été pris en compte, des plus culturels aux plus pragmatiques. D’une localisation propre à permettre le développement d’une marque et de son image à
un lieu commode, facile à rejoindre en
voiture, en métro, en avion... Sans oublier
un détail important sur lequel Réné
Aubertin insiste : une proximité avec les
milieux universitaires. Une manière de
positionner d’emblée le constructeur
chinois comme un acteur n’ayant rien à
voir avec une entreprise seulement moti-
vée par une production à coûts réduits.
Haier est une entreprise encore toute
jeune. Elle a été fondée en 1984 par son
actuel président, Zhang Ruimin, « qui a
tout de suite voulu ouvrir son entreprise
sur le monde »,commente RénéAubertin.
Elle s’est donc initialement tournée vers
le continent nord américain, où elle a
d’ores et déjà conquis des positions de
quasi-leader. A l’origine, Haier s’est
concentrée sur les équipements électroménagers, le blanc et le PEM. Puis, elle a
élargi son portefeuille de produits, en
s’orientant progressivement vers un profil d’entreprise globale. Ce que l’on a de-ci
de-là perçu à travers des approches
ponctuelles de quelques marchés européens, au début des années 2000. Une
période un peu compliquée, tout comme
l’est leVieux Continent, « une région où
globalement les tendances de consommation sont assez similaires, mais où en
revanche, les structures de distribution
sont très différentes les unes des autres ».
Partant de son cœur d’activité, Haier a
abordé de nouveaux créneaux comme
la climatisation, les téléviseurs, les panneaux solaires et même des solutions
complètes en chauffe-eau solaires « que
nous allons proposer dès cette année en
France, probablement vers septembre
octobre » indique Réné Aubertin, lequel
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
44
révèle que Haier a aussi intégré à ses
gammes des téléphones mobiles et des
PC notebooks.Autant de thèmes qui ne
seront pas forcément lancés immédiatement. Mais l’ambition du groupe de
devenir le n°5 européen d’ici cinq ans
laisse supposer une stratégie éliminant
toute somnolence.
« Sur le segment des téléviseurs, nous
avons commencé avec des LCD, et nous
disposons aujourd’hui de produits en
technologie LED en petites et moyennes
tailles. Nous avons des produits qui intègrent une excellente technique et du
design, de la couleur, des choses que la
clientèle trouve sympa… ».
Technique et design sont des mots qui
reviennent souvent. Ce n’est pas par
hasard. Le groupe, qui ne veut à aucun
prix être rangé dans le créneau des
marques d’entrée de gamme, souligne au
contraire un souci d’image et revendique
une véritable culture qui lui est propre.
Du reste, ce nouvel entrant insiste sur
étage mis à feu !
les 4 % de ses 18 milliards de dollars de
CA investis en R&D, ce qui est une proportion d’autant plus élevée qu’elle se
place dans un contexte de mixité entre
électroménager et produits numériques,
qui ne supposent pas des ratios identiques. Le même souci se retrouve d’ailleurs dans la stratégie de l’offre.
Etre proche
des réseaux spécialistes
« Nous allons positionner la marque
Haier dans les 3 premiers en quartiles
du marché, avec de l’entrée de gamme,
des « step up » (produits pour montées
en gammes) et des premiums. En ayant
aussi ce que l’on appelle les « uniques
selling propositions », des offres d’équipements obéissant à des configurations
originales », volonté de se démarquer et
de valoriser les produits maison oblige.
Ce qui se traduit déjà par des résultats
tangibles en blanc, avec des modèles que
« réclament des magazines de décoration
et design pour illustrer leurs pages. »
Pour la nouvelle filiale européenne, la
tâche est d’ampleur. « J’ai en charge
toute l’Europe, jusqu’à la Russie, c’est
vaste » admet Réné Aubertin, qui décrit
certaines des différences déjà évoquées.
« En France, la distribution est très centralisée. Mais en Allemagne, le schéma
est très différent. Chez MediaMarkt, par
exemple, il faut voir chaque magasin
indépendamment. « D’où la nécessité
d’étoffer certaines équipes, d’organiser,
Très actif dans l’électroménager, Haier n’oublie
pas l’EGP, notamment avec des téléviseurs, des
téléphones mobiles, des notebooks, etc.
La firme entre même désormais dans la cercle
restreint des fabricants d’écrans plats LCD,
y compris avec la technologie LED.
Zhang Ruimin,
fondateur et PDG
du groupe Haier,
fait partie
de ces managers
asiatiques n’ayant
de cesse d’ouvrir
leur entreprise
sur le monde.
Haier a dévoilé
au CES 2010
ses téléviseurs
alimentés
électriquement sans
fil conducteur.
Ce qui doit aussi
être l’un des clous
de l’IFA 2010.
d’optimiser. « Nous disposons de nos
propres structures locales en France, en
Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie,
en Espagne et en Russie, ce qui nous
conduira peut-être à structurer d’autres
territoires. En France, nous avons renforcé l’équipe, avec l’arrivée de Sébastien
Mercier, directeur des ventes, qui travaille à implanter le blanc chez les spécialistes. Philippe Coffin a en charge le
solaire, et Philippe Maîstre s’occupe des
téléviseurs, le tout sous la direction de
Patrick Bailly. Nous allons aussi renforcer
l’équipe sur le terrain. Notre volonté est
notamment d’être plus proche de la distribution spécialisée. »
Si l’actualité européenne de Haier est
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
45
nourrie sur le plan de ses propres structures, elle va aussi l’être d’une manière
évènementielle à l’heure de l’IFA en ce
qui concerne le petit écran. Sur le plan
industriel, la firme a révélé des accords
de co-entreprise qui vont lui permettre
d’entrer à court terme dans le camp très
réduit des fabricants de dalles LCD. De
quoi abonder dans le sens des observateurs qui voient dans Haier surgir l’un
des groupes les plus importants de la
planète à moyen terme, un peu à l’image
des quelques célèbres mastodontes
coréens qui faisaient l’objet de prévisions du même style il y a quelques
années.
Mais le public et les médias ne passeront
certainement pas à côté des premiers
téléviseurs adoptant la technologie dite
« Witricity », des appareils qui fonctionnent sans aucun fil, pas même pour leur
alimentation électrique. La transmission
de l’énergie par induction, présentée par
Haier au mois de janvier dernier, au CES
de Las Vegas, fait son chemin. De quoi
aussi alimenter… les conversations et
les gazettes. 쐍
En ligne avec Clarion
Clarion,qui reste plus que jamais un innovateur historique dans le domaine de l'électronique pour l'automobile et l'automobiliste,apporte
une nouvelle fois une démonstration de son savoir-faire.La marque vient d'inaugurer un service en ligne,entièrement dédié à ses clients et
son réseau de distribution.A la clé,une meilleure proximité avec le terrain,appuyée sur une large panoplie d'outils disponibles à tout moment.
L'objectif est bien sûr de répondre aux attentes de ses clients les plus exigeants,mais aussi de leur fournir toutes sortes d’informations utiles
telle que la connaissance de la marque et de ses produits jusque dans les détails les plus concrets de leur travail au quotidien.
Si l’électronique grand public évolue à
une vitesse vertigineuse sous l’effet des
techniques numériques, les équipements
pour l’automobile ne sont pas en reste,
y compris et même surtout au niveau de
l’aftermarket.L’initiative de Clarion est dictée par cette progression spectaculaire de
l’univers des électroniques embarquées.
De la classique fonction de l’autoradio, les
produits se sont métamorphosés pour se
fondre désormais dans des usages aussi
novateurs que répandus. Des modes de
guidage GPS les plus évolués aux liaisons
Bluetooth, de la réception de la radio aux
fonctions multimédia,des meilleures qualités acoustiques à l’exploitation intégrale et
ergonomique des baladeurs les plus
récents ou des smartphones, les systèmes
que tout consommateur peut exploiter
dans sa berline, son monospace ou son
SUV se doivent d’apporter dans l’automobile un prolongement intégral de la vie
numérique quotidienne.
Une double vie, en réalité, car désormais,
les adeptes du numérique souhaitent
retrouver dans leur habitacle les deux
facettes de l’électronique de loisirs et de
communication d’aujourd’hui : celle dont
ils profitent à la maison, et celle qui est
entrée dans leurs habitudes nomades.
Facteurs favorables
multiples
Il n’est d’ailleurs plus suffisant d’évoquer
l’utilisateur simplement en tant qu’individu. Du fait de la convergence des usages avec les autres équipements électroniques, la cible jadis majoritairement
Red’Action DVSM
CZ500E : UN CONDENSÉ ULTRA-COMPLET AUX CONNECTIVITÉS EXTRA LARGES
Voilà le combiné au top de son époque ! Il marie les
fonctions d’un autoradio 1 DIN très performant (tuner
RDS-PTY de haute technologie, amplification de 4 x 50
watts, renforcement des graves, lecture des CD, décodage MP3/WMA, affichage des ID3-Tag), et une unité
numérique avec fonction Bluetooth (transfert des
contacts téléphoniques, kit main libres) et stéréo
(A2DP). Il pilote aussi directement les appareils de la
famille iPod/iPhone et dispose d’un port USB. Il offre
également trois paires de sorties lignes 4 volts. Elégant et raffiné grâce à son interface aux touches sensitives en forme d’étoile, le
CZ500E est compatible avec les commandes au volant de nombreux véhicules et est livré avec sa télécommande. Clarion
l’accompagne d’une garantie gratuite de 2 ans contre le vol. Prix de vente public généralement constaté : 169 euros TTC. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
46
masculine s’est déployée en de multiples
segments de clientèle. L’évolution et la
diversification du parc automobile a également transformé les attentes. De nombreux ménages sont multi-équipés. Dans
un rayon spécialisé ou dans un établissement dédié à l’électronique embarquée,
les actes d’achat de la clientèle peuvent
aussi bien concerner un véhicule principal qu’une voiture secondaire, avec en
filigrane des critères de choix d’équipements très variés : escapades, loisirs,
vacances, déplacements professionnels,
trajets quotidiens notamment pour le
travail, déplacements seul ou en famille,
NX700E : LA NOUVELLE STATION
MULTIMÉDIA EMBARQUÉE EST ARRIVÉE
souhaits d’individualiser ou de partager
les contenus ou de les diffuser selon les
zones du véhicule (avant - arrière, qui est
souvent le « zonage » entre adultes et
enfants.)
Embarqués, les équipements ne cessent
d’être de simples systèmes exploités
pour toute la famille et donnent un poids
croissant pour les utilisations personnelles. De plus, les fonctions Recherches
et Développement très poussées ont
continué à creuser un fossé entre les
produits de première monte et celui de
l’aftermarket. L’industrie automobile travaille au rythme d’une industrie lourde.
Un extraordinaire outil
d’optimisation
et de simplification
Ses capacités d’actualisation sont plus
lentes. L’aftermarket est en revanche en
mesure de proposer aux consommateurs des équipements les plus récemment développés, offrant les fonctionnalités de pointe en parfaite harmonie avec
les besoins naissants de la population actuelle. En clair, une multitude d’approches sont désormais possibles face aux
Sous un design dans lequel élégance et ergonomie sont étroitement associées, voici
un équipement qui s’inscrit au niveau le plus élevé de l’automobile. Dans un concept
double DIN, le NX700E de Clarion est une véritable station multimédia qui réunit une
section audio vidéo de haut niveau (trois paires de sorties ligne, puissance de 4 x 50
watts), un lecteur DVD avec décodage DivX (y compris version 6), fonction 2 zones,
une connexion iPod/iPhone directe, une compatibilité USB pour clé ou lecteur capable
de gérer jusqu’à 130 560 chansons ou 512 albums. Le Bluetooth intégré offre la possibilité de transférer son répertoire de contacts téléphoniques ou d’activer la fonction
mains libres. La navigation, directement intégrée au NX700E grâce à sa mémoire
Flash interne de 4 Go, exploite une cartographie Europe 3D pour 43 pays (Télé
Atlas). L’appareil est doté d’un écran tactile antireflet couleur LCD de 7 pouces au format 16:9. Prix de vente public généralement constaté : 999 euros TTC. 쐍
attentes d’une clientèle de plus en plus
diversifiée. L’essentiel pour Clarion, est
de pouvoir renforcer sa relation clients
et rendre ses équipes toujours plus
accessibles, d’où l’initiative de la marque
consistant à créer ce nouveau site professionnel www.clarion-online.com.
Pour accéder à ce nouvel espace entièrement sécurisé, le client devra entrer
son identifiant et son mot de passe personnalisable. Une fois connecté à cette
nouvelle interface, tout professionnel
trouve à sa disposition une mine extraordinaire d’informations sur la marque,
son histoire, son actualité, ses services...
Bien sûr, vous aurez également accès aux
photos des produits, à leurs caractéristiques techniques, leurs compatibilités et
l’aide d’installation ou encore aux catalogues de la marque consultables en
ligne ou directement téléchargeables.
Pour faciliter le quotidien de ses clients,
Clarion propose également des services
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
47
extrêmement pratiques tels que la possibilité de commander tous les produits
de la marque 24 heures sur 24, d’accéder
à l’historique des commandes, à l’état
des stocks de chaque référence ou
encore de gérer votre compte (adresses
de livraison, contact,...).
En utilisant www.clarion-online.com, les
clients disposent de leurs conditions
commerciales et tarifaires habituelles. Ils
profitent également d’offres promotionnelles ponctuelles et d’outil pratique tels
que la newsletter mensuelle. Et puis,
parce que Clarion souhaite être disponible pour ses clients, ils auront la possibilité de s’adresser au service commercial et/ou technique de la marque en
complétant le formulaire en ligne dans la
rubrique « Contact ».
www.clarion-online.com devient, à ce
niveau, un véritable assistant interactif,
aux possibilités extrêmement étendues.
A découvrir sans plus tarder ! 쐍
TÉLÉCOMS
MOBILES
D’un penchant plus affirmé
que jamais pour des services
sans limite jusqu’aux confortables
séances de surf mobile
sur le canapé moelleux du salon,
d’une frénésie de toujours
tout changer dans leur quête
du meilleur jusqu’à
un pied de nez adressé
aux prophètes
des supposés dangers
des ondes, regardons
un court instant
nos clients « mobiles »
au fond des yeux…
Mobiles attitudes,
smartphones
Il y a aujourd’hui 5 milliards d’abonnés
mobiles dans le monde, et parmi eux, 500
millions le sont à une offre de connexion
Internet mobile 3G. Les analystes tablent
sur 3,4 milliards d’adeptes 3G d’ici 2015.
Plusieurs études montrent même que
dans quelques années, les 4/5 des internautes surferont à partir d’un terminal
mobile. En 2020, on estime qu’il y aura
50 milliards d’appareils connectés sur la
planète. Mais ici et maintenant, qu’en estil ? Si les contours de l’équipement et
des abonnements mobiles demeurent
stables, à l’intérieur de cet univers, les
choses évoluent.
L’illimité appelle l’illimité
Nous faisons le point sur les données de
2009(1), ce qui, compte tenu des évolutions rapides observées dans ce domaine, a déjà un petit air rétro, mais
pour les chiffres 2010, attendons au
moins que l’année se termine. En termes
d’abonnements, les cartes prépayées
rechargeables sont en assez net recul
(- 4 %) par apport à l’année dernière. En
2008, elles représenteraient 20% du
marché. Les forfaits non bloqués quant à
eux ont progressé de 4 %, s’établissant à
58 %. Les forfaits bloqués, qui concernent une population relativement jeune
(les 12-17 ans dont 67 % utilisent cette
formule) restent stables avec 21 %. Il est
ainsi possible de voir se dessiner une
relation entre poids des abonnements et
l’usage.
La nette distinction cette année réside
sans aucun doute dans l’offre illimitée qui
LES DESSOUS DE L'INFO
Un peu avant l’été, l’AFOM (Association
Française des Opérateurs Mobiles) dévoilait
un certain nombre d’informations sur les
attitudes des consommateurs et leurs usages
avec les mobiles. Ces données, qui conforteront ce que bien des professionnels savent
déjà peu ou prou, ou étayent ce qu'ils
avaient déduit de leurs échanges avec la
clientèle, s'appuient sur une étude de TNS
Sofres (5e édition) menée en face à face
auprès de 1200 personnes représentatives
de la population française, selon la méthode
des quotas. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
48
rencontre un franc succès. 47 % des
équipés mobiles ont en effet opté pour
au moins une offre illimitée. Qu’il s’agisse
des appels qui représente 33 %, des SMS
28 % ou des connexions Internet via un
mobile 13 %. Deux phénomènes s’observent quant à la répartition des offres
illimitées. D’une part, le choix des appels
illimités est surtout le chouchou des 2539 ans (43 %, soit 10 points de plus), des
indépendants (40 %) et des actifs. Les
SMS en illimité se réservent à une clientèle de moins de 25 ans (55 %, soit
+ 27 %). Le choix d’une offre illimitée
pour le surf sur Internet concerne plutôt
les 18-24 ans (26 %, en progression de
1 %), aux cadres avec 27 % et aux bimobiles 23 %. D’autre part, ces offres se
contractent en fonction du revenu des
foyers. Si les offres illimitées pour les
appels et les SMS sont beaucoup plus
présentes qu’en moyenne dans les foyers
à faible revenu (avec 46 % pour les
appels et 37% pour les SMS), nous retrouvons les trois offres en illimité
(appels, SMS, Internet) chez les déten-
teurs de smartphones (avec des écarts
de 25 à 40 % par apport à la moyenne)
ou chez ceux qui déclarent téléphoner
plus longtemps et plus souvent qu’avant.
Les pressions financières qui s’exercent
sur les populations à faible budget ont
conduit certains à davantage profiter des
formules « SMS illimités » qui permettent de communiquer à moindre coût.
Le niveau socioprofessionnel ne se percevant plus uniquement dans l’équipement mais aussi dans les usages.
Au total, 48 % des équipés mobiles ayant
une offre en appels illimités ont également une offre SMS illimitée ; et 57 % de
ceux qui ont choisi une option SMS illimitée ont aussi leurs appels en illimité.
Les plus gourmands sont ceux qui ont
opté pour Internet en illimité : 73 %
bénéficient également des appels en illimité ainsi que des SMS illimités pour
71% d’entre eux.
Si le client bénéficie de ces offres dites
contre 34,8 milliards en 2008. La dynamique du marché français des SMS/MMS
a été particulièrement forte, avec 88,2
messages envoyés chaque mois et par
carte SIM. Cette forte croissance s’explique en particulier par le succès rencontré par les offres illimitées de SMS.
Pas de résistance
au changement
82 % des Français de 12 ans et plus
étaient équipés d’un téléphone mobile
courant 2009, en augmentation de quatre points sur un an. L’utilisateur mobile
est un consommateur averti ! Non seulement il sait ce qu’il veut, mais en plus il
désire avoir un équipement récent.
D’ailleurs, il n’hésite pas à changer, le cas
échéant, de matériel comme de forfait, si
ces derniers ne lui conviennent plus.Ainsi,
au cours des 12 derniers mois, 42 % des
équipés mobiles ont fait au moins un de
le dernier-né d’une marque en vogue.
Mais cet acheteur soucieux de son look
avec son appareil greffé a l’oreille est
jeune. Il a moins de 25 ans, ou alors il
possède déjà un smartphone qu’il utilise
de manière significative en surf Internet.
L’année 2009 aura véritablement été
l’année de l’envol des smartphones en
France, ces terminaux mobiles - petit rappel - dotés d’un système d’exploitation
moderne ainsi que de fonctionnalités permettant l’exécution de programmes tiers
ainsi qu’une navigation complète sur
Internet. 9 % des téléphones mobiles
personnels et 12 % des mobiles professionnels étaient déjà en 2009 des smartphones ou des... BlackBerry. Derrière le
choix du dernier petit bijou High-tech
habitudes
De plus en plus, les
clients prennent
l’habitude de
changer mobile,
opérateurs, ou les
deux à la fois.
Après le domicile,
premier lieu
d’utilisation du
smartphone, la rue
est également un
endroit où le mobile
évolué s’exprime
souvent.
illimitées, l’industrie croît également
grâce à ce trafic en continu. Ainsi, en
2009, l’envoi de messages courts interpersonnels (SMS et MMS) s’est maintenu
à un niveau élevé, animé d’une croissance
de plus de 80 % pour la seconde année
consécutive. Le volume de messages
« sortants » s’est établi à 63,4 milliards,
ces trois changements : 36 % ont changé
de téléphone, 19 % d’offre chez leur
opérateur, et 10 % d’opérateur. La valse
n’est pas moribonde ! Les changements
de mobiles sont les plus fréquents, dans
un monde ou le paraître l’emporte souvent sur l’être, ma bonne dame, il est
normal que le client cherche à posséder
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
49
se dessine le profil d’un véritable « mobile addict », qui marque sa différence et
son engouement pour la connexion sans
limite à chaque nouvelle acquisition.
Le « smartphoneur » type est en moyenne un individu plutôt « jeune adulte de
sexe masculin » (19 % des hommes de
18 à 24 ans en possède un), ou bien un
cadre en activité. Malgré son coût relativement élevé, le smartphone n’est pas
particulièrement réservé à une clientèle
aisée. Il apparaît un peu partout, et dans
différentes couches socioprofessionnelles. Il fait aussi partie dans 20 % des
cas des deux mobiles possédés par les
adeptes du bi-mobile. En dehors des
atouts esthétiques et ergonomiques de
son équipement qui l’ont aidé à se motiver pour une acquisition, le propriétaire
de smartphone possède le plus souvent
왘왘
T
É L É C O M S
M O B I L E S
toute la panoplie qui lui permet de maximiser le potentiel du couple appareil +
services : un forfait (95 %), au moins une
offre illimitée pour les appels, les SMS ou
Internet (au total, 84 %), une oreillette
filaire ou Bluetooth (45 %, 19 points de
plus que la moyenne des équipés mobiles). Le possesseur de smartphone
peut se révéler pointilleux. Il a changé
soit de mobile, soit d’offre, ou encore
d’opérateur plus que les autres familles
de clients au cours des douze derniers
mois (80 %).
En plus de son smartphone, ce surfeur
mobile est aussi ultra équipé en écrans
et appareils numériques. Dans sa panoplie, on recense des APN (81 %, soit
13 % de plus que la moyenne des équipés mobiles), des ordinateurs connectés
en Wi-Fi (66 %, soit 20 % de plus que les
autres individus). Il possède aussi un lecteur MP3 (71 %), une console de jeu
(60 %), et un téléphone mobile professionnel (33 %) soit respectivement
31 %, 22 %, 12 % de plus que les taux
moyens. Et bien sûr, une carte 3G (26%),
soit 12 points de mieux que les équipés
mobiles « ordinaires »).
L’exploitation des services évolue, à la
fois par une augmentation de leur fréquence d’utilisation et par un élargissement de la palette des services utilisés.
Cette croissance dans les usages est
Se contenter
de téléphoner
avec un mobile est
devenu futile.
favorisée par la montée en puissance et
en couverture des réseaux 3G dont les
débits de plus en plus élevés permettent
des mises en œuvre de plus en plus efficaces. Ainsi, à l’image des 12-17 ans,
notre smartphoneur fait tout plus que la
moyenne avec son mobile : téléphoner
certes, mais il se démarque surtout très
nettement sur les fonctions comme les
e-mails (57 % de pratique, 45 point de
plus que la moyenne des équipés en
mobiles), la consultation de sites Internet
(71%, + 59 points), la connexion en WiFi (51 %, + 43 points), la géolocalisation
TÉLÉPHONE ET SANTÉ :
PAS DE PANIQUE DANS L’OREILLETTE
C’est réconfortant : bien peu nombreuses sont les personnes qui cèdent aux discours
des générateurs de peurs collectives (pour la plupart d’entre eux, c’est leur métier,
comprenez, leur gagne-pain) à propos de la téléphonie mobile. Recommandée par
les politiques (qui, échaudés par des affaires encore dans les mémoires, préfèrent
adopter un principe de précaution, en l’occurrence surtout appliqué à eux-mêmes
et à leur précieuse réputation), l’oreillette reste utilisée d’une manière marginale. Un
utilisateur de mobile sur quatre (26 % exactement) en fait usage. Et cela d’abord
(29 %) pour pouvoir téléphoner en conduisant, et donc éviter un PV dévoreur de
points. La même proportion reconnaît utiliser l’oreillette pour avoir les mains libres :
le confort d’abord. 26 % de ces « un sur quatre » choisissent une oreillette pour
écouter de la musique, réflexe compréhensible et naturel. Et seulement 8 % des
mêmes « un sur quatre », soit environ 2 % des équipés mobiles ont recours au petit
accessoire auriculaire pour se tenir à distance des ondes radio. Espérons pour eux
qu’il ne s’agit pas d’oreillettes Bluetooth, car dans ce cas, d’autres ondes radio sont
là. Reste que si la téléphonie mobile - en usage depuis plus de 15 ans, et utilisée par
plus d’un habitant sur deux de notre planète - déclenchait réellement des pathologies, il y a longtemps que la masse forcément colossale des victimes aurait été décelée. « On ne possède pas de preuve de cette dangerosité, » concèdent les tenants
de la peur d’abord, ajoutant « qu’un risque inconnu peut donc un jour être révélé... »
Pareil pour les champignons de Paris ! Conclusion : les clients savent en écrasante
majorité garder sagement la tête froide. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
50
(39 %, + 33 points)... Se connecter à
Internet via son smartphone est beaucoup plus important pour lui que pour
les autres détenteurs de mobiles
conventionnels (42 %, soit 31 % au dessus la moyenne).
Mais le smartphoneur est aussi un être
qui se veut résolument différent dans ses
attitudes. En journée, il privilégie le mode
vibreur (43 %). Mais il est aussi de ceux
qui se séparent le moins possible de
leurs portables, même dans les lieux ou
circonstances où le mobile est peu ou
prou non souhaité. Il a fait preuve d’un
avis flatteur à propos son matériel.
Jamais mieux qu’à la maison
Il pense que son smartphone est beau,
utile, personnel comme une brosse à
dents et volontiers ludique. Il voit en lui
un gage de liberté et même d’indépendance. Plus que les autres, il considère cet instrument communicant numérique comme « une très bonne
chose » pour la société française (37 %,
12 % de plus que l’opinion générale), et
comme une bonne chose aussi pour le
monde du travail (51 %). Il pousse le raisonnement aux confins de l’altruisme et
affirme que ce type de mobile est utile
aux personnes âgées (39 %) ainsi qu’aux
adolescents (14 %)... Si l’on en croit ce
portrait, en matière de téléphonie
mobile, le smartphoneur pourrait bien
être « le nouveau jeune » de demain. Oui
mais... nous y revenons.
Les services multimédias et principalement l’accès Internet connaissent une
dynamique importante renforcée par la
disponibilité de terminaux mobiles plus
évolués dont au premier chef les smartphones. Au total 23 % des équipés mobiles utilisent leur mobile comme accès
à Internet. C’est désormais un usage
ancré dans les habitudes des 12-24 ans
(41 %) et des 25-39 ans, deux tranches
transports en commun (32 %) et même
les cafés ou restaurants qui n’échappent
pas à la fièvre du Net (35 %). Ces résultats, (qui font plus que 100 % puisqu’un
smatphoneur peut surfer en plusieurs
endroits) sur base déclarative sont
d’ailleurs appuyés par le nombre de
cartes SIM dédiées exclusivement à
est la plus emblématique. En février
2010, on y dénombrait 76 796 applications disponibles pour la France. Les
constructeurs ne s’y trompent d’ailleurs
pas. Le lancement de bon nombre de
terminaux avec écrans privilégiant
Internet et les applications mobiles
démontre la bonne réponse de la clientèle à ces offres pour une vie mobile
interactive palpitante.
Plus que sur la technologie, qui est loin
d’avoir dit son dernier mot, Jean-Pierre,
c’est sur le service et le marketing que
s’exprime la concurrence en téléphonie
mobile désormais, alors que le taux de
pénétration déjà très élevé contraint
l’évolution du parc. L’utilisateur, mieux
informé, plus familiarisé, devenant plus
exigeant, les industriels se doivent de
répondre avec des produits adaptés aux
évolutions dans les usages. L’ardeur des
opérateurs à multiplier, affiner, optimiser
les propositions commerciales aptes à
séduire les foules ne fléchit pas. D’autant
plus que...
Pas de doute, si les
services et
applications
accessibles pilotent
le choix, le style de
l’appareil compte
aussi énormément.
Donc, on y revient...
d’âges en progression de respectivement
7 et 8 %.
L’usage prédominant d’Internet mobile
reste cependant... domestique avec 59 %
de personnes qui avouent surfer de leurs
portables chez eux. Mais il s’exporte
aussi vers d’autres horizons : la rue pour
38 %, le lieu de travail (ou les établissements scolaires) qui représentent 35 %
des endroits accueillant le furetage en
ligne, les salles d’attentes (36 %), les
Comme ces données ont un peu de
bouteille, pour les raisons expliquées
dans notre encadré, il ne faut pas perdre
de vue que le profil défricheur de la
majorité des utilisateurs du millésime
2009 va doucement s’émousser. Pour la
fin de saison 2010, et alors que l’on se
dirige vers un poids du segment des
smartphones ou webphones flirtant avec
50 % du CA, une évolution vers des
cibles plus larges et conventionnelles
devrait commencer à se dessiner. C’est
déjà une autre histoire, mais toujours
inscrite dans la croissance. 쐍
l’usage d’Internet. En 2009, leur nombre
a crû de 109 %, atteignant un volume de
2,08 millions en métropole, tendance en
progression constante.
Le succès de l’iPhone, qui s’était octroyé
42 % de part de marché en volume
(imparfait, car la concurrence riposte
désormais avec pertinence), n’est pas
anodin car il est associé à celui des
plates-formes de distribution d’applications mobiles dont l’App Store d’Apple
M.G
(1) Statistiques, recul, délais : de l’art complexe de collecter des chiffres
session », qui consistent à interroger les consommateurs. Ce qui ne peut se
faire n’importe comment. Pour mesurer des évolutions au fil des saisons, il
faut des trames de questionnaires pertinentes, capables de le rester sur des
secteurs très évolutifs. Il faut aussi des « échantillons » représentatifs des
populations, comprenez non seulement de la population nationale en général, mais aussi des éventuelles nuances régionales. Par exemple : les usages
sur les mobiles ne sont pas les mêmes dans les villes de province moyenne
et dans les grandes zones urbaines à forte densité de population. On ne
choisit pas le même équipement ou le même forfait selon que l’on se rend
quotidiennement à son travail en voiture ou par les transports en commun.
Voilà quelques détails parmi tout un ensemble qui permettent de comprendre
que de telles études demandent du temps, pour la collecte des informations,
et pour leur traitement.
Alors que fusent de toutes parts des montagnes de chiffres issues de sociétés spécialisées dans les études en tous genres, publiées presque en temps
réel, il peut paraître étonnant de s’appuyer sur des données ayant déjà
quelques mois. A ce sujet, il faut faire quelques distinctions. Avec des questions posées aux industriels et aux opérateurs, un bureau bien organisé
peut brosser les contours chiffrés d’un marché appuyé sur ce que les professionnels appellent le « déclaratif ». Une bonne méthode aide à éliminer
l’essentiel des erreurs pouvant trouver leur source dans les affirmations des
firmes interrogées, qui déclarent ce qu’elles veulent, les sociétés d’études
n’ayant évidemment aucun pouvoir d’investigation. Mais une fois le matériel parti dans la nature, autrement dit chez les consommateurs, il n’y a pas
d’autre méthode pour disposer d’une information significative fiable que
ce que les professionnels des statistiques appellent des « enquêtes de pos-
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
51
Electronique grand public
Multimédia
Micro informatique
Haute fidélité
Home cinéma
Télévision numérique
Télécommunications
Loisirs interactifs
Electronique embarquée
Industrie
Distribution
Technique
Commerce
Marketing
Merchandising
Clientèles
24 heures sur 24
retrouvez
l’information
faite pour vous
sur
!
z
e
u
Cliq
Entrée libre
JEUX VIDÉOS
LOISIRS INTERACTIFS
Pour les points de vente
et rayons de loisirs interactifs,
la fin 2010 est un rendez-vous
à ne pas manquer.
Conjuguant continuité et virage
prononcé, le marché du jeu
dépend certes des industriels
et des éditeurs, mais aussi
de la force et de la pertinence
des enseignes, avec un mot-clé
en toile de fond :
« démonstration ». Bon présage :
tous les acteurs fournisseurs ont
préparé des armes marketing
puissantes.La partie a commencé.
Jeu vidéo :
Le mouvement !
que
dans les médias, l’utilisation des expressions grandiloquentes frôle
«souvent l’excès. Mais une fois
n’est pas coutume, les loisirs
interactifs sont bel et bien entrés dans une phase déterminante. Les chiffres récents (voir
notre dernier volet) orientés
à la baisse ont réveillé les attentions. Notamment celles
R
ECONNAISSONS
des décideurs dans les enseignes généralistes ou multispécialisées. Ils ont entendu les
explications maintes fois répétées à propos du tempo spécifique à ce domaine, en particulier pour les consoles et
leurs cycles. Mais ils restent
attentifs. La crise a brouillé la
visibilité.Tous sont aux prises
avec des stratégies complexes
à définir, pour leur dévelop-
pement comme face à des
concurrences changeantes. La
gestion des ressources humaines est hypercritique. Les
arbitrages entre les familles de
produits à traiter avec plus ou
moins de puissance sont
anxiogènes, chacun cherchant
à ne pas commettre d’erreur
de cap.
Déterminante, cette fin 2010
le sera donc, ne serait-ce que
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
53
pour ne surtout pas décevoir
des professionnels qui tablent
sur une dynamique rassurante. Il reste qu’à travers des
courbes et des règles de trois,
ce qui se démontre le mieux
appartient toujours au passé.
Or, c’est de l’avenir qu’il est
question. Un futur proche qui
s’inscrit plus que jamais dans
une réalité spécifique au jeu,
le seul domaine qui se rend
왘왘
loisirs. Les instruments avec
lesquels le joueur peut se divertir sont de plus en plus
nombreux. De l’ère du couple
ordinateur-console, nous sommes entrés dans l’époque où
les téléphones, les smartphones et les tablettes entrent dans la danse. Ce qui a
été très largement confirmé
lors du Gamescom de Cologne, il y a seulement deux semaines. Une cohabitation qui
Sony
COLOGNE : AFFLUENCE RECORD !
Gamescom en était cette année à sa seconde édition.
L’évènement a pris -un peu à la hussarde- la suite de sa
« Games Convention » qui se tenait auparavant à Leipzig. Un
transfert voulu par les principaux exposants réunis dans
l’équivalent allemand de notre SELL (Syndicat des Editeurs de
Logiciels de Loisirs), souhaitant avoir bien en main cet outil
promotionnel, et bénéficier des infrastructures très efficaces
dont dispose Cologne pour ses foires et salons. Mais en
Allemagne, cette mutation a aussi été assez mal perçue par
ceux qui y ont vu les « gens de l’ouest » accaparer, « une fois
encore », un évènement bâti par une ville de « l’ex-Est ». Il
n’en est pas moins vrai que le Gamescom s’avère être un
succès gigantesque, avec une fréquentation dépassant largement celle de l’IFA de Berlin. L’édition 2010 vient de dépasser 254 000 visiteurs ! Le jeu est bien vivant.
attractif autant par les atouts
techniques du hardware que
par ses titres à succès.
Ce n’est pas le cas des autres
familles de l’électronique de
loisirs. Un téléviseur un peu
ancien n’empêche pas son utilisateur de vivre avec joie la
victoire de son équipe de foot
préférée. On passe une excelFin octobre à Paris,
les scènes d’affluence
pourraient être comparées à
celles vues à Cologne il y a
quelques semaines, avec la
tenue à la Porte de Versailles
du premier Paris Games Week
(voir dates et détails sur
www.dvsm.fr, rubrique
« l’agenda »). Le jeu a besoin
de cette vitrine en France, ne
serait-ce que pour l’aider à
être mieux reconnu.
inquiète de-ci de-là, mais qui
est globalement constructive,
car elle a pour effet d’amplifier
l’arrivée dans l’univers du jeu
de consommateurs plus nombreux et plus divers.
De plus, ces équipements
ouverts sur le jeu sont bien
plus complémentaires qu’adversaires, tout comme le baladeur audio n’est en rien adversaire de la chaîne stéréo,
ces deux instruments permet-
lente soirée avec un bon film
lu sur un vieux lecteur de
DVD. En revanche, les jeux
sont conçus pour les consoles
qui vont les animer, les performances techniques étant
indissociables du vécu du jeu
dans son ensemble.
Une année
exceptionnellement
faste
Dès le début de l’année, le créateur de la Playstation
ne faisait pas mystère de sa volonté d’avancer
d’une manière vigoureuse, croissance en point de
mire. Nous voici à pied d’œuvre.
En dépit de quelques chiffes
dans le rouge, tous les analystes sont pourtant d’accord : le
jeu sur des équipements électroniques est en constante
voie de développement. Les
générations conquises n’abandonnent pas la pratique en
prenant de l’âge. Les générations nouvelles adhèrent plus
que jamais à cette forme de
Vous arrive-t-il d’oublier des
anniversaires ? Si vous répondez oui, ce n’est pas bien. D’autant qu’il existe mille et une
méthodes pour ne pas manquer une date importante, du
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
54
nœud dans le mouchoir aux
agendas interactifs de nos
équipements numériques.
Pour Sony, c’est 15 bougies
qu’il faut allumer. La première
Playstation était déjà là lors-
tant à un nombre d’adeptes
plus important de consommer de la musique. Ainsi,
l’automne 2010 s’annonce
comme particulièrement prometteur, toutes les marques
ayant des innovations à promouvoir. Plus en phase que
jamais avec les dernières évolutions des loisirs numériques
au sens large (haute définition,
3D, applications en ligne et
avec partage), les nouveautés
apportent aussi des fonctions
inédites et spectaculaires, propres à créer dans les lieux de
vente une attractivité record.
De l’E3 à Gamescom en passant par l’IDEF, toutes ces
choses racontées ne constituent pas, en principe, des
scoops pour les professionnels du terrain.Avant l’été, l’E3
(Los Angeles) avait servi de
décor pour dévoiler quelques
projets (par ailleurs attendus),
l’IDEF (Cannes) ayant pour les
professionnels français et de
l’Europe du Sud permis des
confirmations. Juste au lendemain du 15 août dernier, c’est
l’incroyable Gamescom, à
Cologne, qui a joué le rôle de
troisième maillon dans cette
trilogie d’événements professionnels.
Avec un relief particulier, puisque compte tenu de la date
(excellente) de ce salon, c’est
dans son cadre que se font les
annonces réelles et opérationnelles. Si vous lisez ces
lignes dans les allées de l’IFA
ou avec des souvenirs de
Berlin encore tout frais, ces
échos forment sans doute un
tout devenu cohérent, qui
pourrait contribuer à convaincre les acteurs du terrain que
lors de la fin 2010, il serait
réellement dommage de ne
pas... jouer le jeu. 쐍
à l’offensive
que Internet balbutiait, les
GSM espéraient couvrir un
jour une fraction importante
de la population, les écrans
plats ne se montraient qu’en
prototypes, la photo numérique étant un luxe technique
réservé aux passagers de la
navette spatiale.
Le 17 août à Cologne,Andrew
House, PdG de Sony CE Europe, rappelle que depuis son
lancement en septembre 2009,
la version réduite en taille et
allégée de la PS3 en a propulsé la diffusion, qui a dépassé 38 millions d’unités,
dont 16 pour l’Europe,avec une
croissance en un an de 57 %.
L’annonce de Move avait largement occupé l’actualité de
cette console de salon peutêtre arrivée un peu tôt sur le
marché, à un moment où la
haute définition et le Blu-ray
n’en étaient qu’à leurs prémices. C’est aujourd’hui un
maillon en pleine cohérence
avec l’environnement audiovidéo numérique qui se développe dans les foyers, y compris avec la 3D, souligne-t-on
chez le constructeur. Move va
Georges Fornay, PDG de Sony
CE France, mise sur un automne
porteur pour la PS3.
apporter le mouvement,que ce
soit pour les joueurs ou pour
le marché. Le hit est attendu
pour le 15 septembre pour 60
euros (camera + move), et un
bundle à 349 euros incluant
une PS3 320G, Move et Camera, sans jeu, mais avec trois
« démo » jouables. Dès son
lancement, une quinzaine de
jeux adaptés au concept de
Move sera proposée.
Le représentant de Sony CE des US
dévoile les nouvelles PS3
à Cologne.
Au Japon,
une version
blanche a été
annoncée.
Des nouvelles PS3
dès la rentrée
Dans l’effervescence du Gamescom, la marque a annoncé
deux configurations nouvelles,
la 320 Go (mentionnée plus
haut) qui prend la place de la
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
55
250 Go, tandis qu’une nouvelle 160 Go se substitue à la
120 Go, à 299 euros. Par ailleurs, c’est une offensive très
musclée qui est lancée en
termes de services en ligne, à
l’image de la musique et de la
vidéo, dont VidZone a permis
le téléchargement de plus de
500 millions de vidéos dans
les régions couvertes.
Côté PSP, qui constitue « la
seule alternative du marché
en consoles portables », le
menu n’est pas oublié, cette
petite console écoulée à près
de 10 millions d’unités au
cours du dernier exercice, va
se voir dotée de toute une
panoplie de softs reconnaissables au logo « Essentials ». 쐍
왘왘
Microsoft :
Bienvenue aux «
Si l’arrivée du concept sans manette « Kinect »
occupe le centre de l’actualité
dans l’univers de la Xbox, l’élargissement du
marché dans des proportions considérables
reste la ligne de mire. Ce que Christian Moulin
confirme et développe pour DVSM.
d’apprentissage des manipulations d’une poignée est très
important.» De quoi encourager de nouveaux adeptes ou
éviter que certains renoncent,
après quelques tentatives maladroites comme cela s’est souvent produit avec les jeux
classiques.
L’évolution de la gamme s’est
donc déroulée au fil des semaines selon un scénario bien
ordonné. Il a commencé mijuillet avec l’arrivée d’une
nouvelle version de la Xbox, à
250 euros, reléguant les anciennes moutures à 199 euros
jusqu’à épuisement de la série.
Puis, voici Kinect, avec une
sorte d’efficacité à double
détente pour les ventes. D’une
part, en accompagnement des
nouvelles consoles, mais parallèlement, en équipant aussi
la base installée. « Il y a deux
millions de Xbox en parc.
Nous visons 20 % des amateurs qui sont ainsi équipés.
Christian Moulin, directeur commercial de la division grand public de
Microsoft France, explique que Kinect, comme le monde de la Xbox et du
Xbox Live (accessible avec Windows 7 Mobile), ouvrent des horizons allant
largement au-delà du jeu.
La plus récente des informations importantes venues de
Microsoft ne concerne pas un
système pour jouer sans manette, maisWindows 7 Mobile.
En lever de rideau de la
Gamescom de Cologne, la
firme de Seattle a indiqué que
50 jeux seraient dans le sillage
du système d’exploitation
pour les « devices » nomades
les plus en pointe dans l’actualité. Preuve que de toutes
parts, les énergies s’additionnent pour un élargissement
du jeu interactif. « Nous passons en France d’un public de
6,1 à 14,5 millions de personnes » tranche avec précision
Christian Moulin, qui écarte
d’emblée ce qui pour certains
aurait pu être une interrogation : « les gamers vont continuer à jouer avec des manettes.» Mais Kinect entre de
plain-pied dans la logique de
l’élargissement. « La cible est
la famille. Ce qui va faire que
la base installée de consoles
va s’équiper en Kinect, c’est le
fait que le joueur va pouvoir
jouer avec son conjoint, ses
proches, etc. » Un peu comme
l’autorise le dispositif, permettant à un second joueur
d’entrer dans une partie en
cours, le procédé inauguré par
Microsoft invite les amis, les
proches, la famille à se joindre
à l’amusement.
La démonstration
privilégiée
Concrètement, l’arrivée dans
les rayons programmée pour
le 10 novembre prochain s’accompagne d’arguments qui
devraient séduire. « On peut
dire tout ce que l’on veut, le
bénéfice d’une prise en mains
immédiate, sans la contrainte
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
56
C’est d’ailleurs dans la continuité de la promesse faite
depuis toujours, consistant à
dire à l’utilisateur que sa
console va évoluer avec les
nouveaux développements.»
Kinect sera initialement livré
avec un jeu.Adventure, et avec
au départ, un choix de 5 jeux
dédiés, proposés par Microsoft et des éditeurs tiers, tels
que, entre autres, Sega, Ubi,
EA, etc.
La formule du bundle est bien
entendu au programme pour
les nouvelles Xbox. Côté lancement, il ne fait aucun doute
que le constructeur éditeur
n’envisage pas de lésiner sur
les moyens.
« Microsoft va consacrer un
très gros investissement à ce
lancement, confirme Christian
Moulin, car il est primordial de
tout faire pour faire connaître
cette initiative. C’est la démonstration qui constitue le
pilier majeur de notre démarche, un peu en dehors du point
de vente, mais très majoritairement dans le point de vente.
Nous allons soutenir cette
opération avec des dizaines
de milliers de jours d’animation
dans les magasins », insiste
Christian Moulin, mentionnant
la mise en œuvre de très
nombreux partenariats avec
les enseignes.
Cela dans la perspective de
réussir ce bon travail de lancement, avoir une excellente
corps » gamers
visibilité dans les catalogues,
des implantations et un merchandising corrects.»
Les atouts cachés
de Kinect
Il serait pourtant très restrictif de limiter l’attractivité de
cette commande sans accessoire aux seuls déhanchements ludiques qui vont inéluctablement se multiplier
dans les espaces de démonstration (et ensuite au salon,
chez l’utilisateur). En embuscade derrière cette vision
ludique animée à laquelle tout
le monde s’attend, se dissimule une autre dimension
avec la possibilité « de piloter
sa Xbox non pas seulement
comme une console de jeu,
mais comme une plate-forme
de divertissement. » Internet,
la VOD, et tout ce qui entre
dans le cadre du Xbox Live se
trouve magnifié ou métamorphosé. Cela va de la simple
possibilité avec la main, d’arrêter, de reculer ou d’avancer
dans un film visionné enVOD,
à l’option de la visioconférence HD la plus aboutie, tout
en étant aussi la moins
chère... »
Kinect est peut-être en passe
d’ouvrir une porte décisive
sur des usages « capables d’aller
bien au-delà du jeu. Nous
sommes aussi dans le « Cloud »,
avec ce que le système peut
supposer d’immersif.Nous n’en
sommes plus à un PC seulement doté d’une webcam.» Et
nous voilà partis. Mais pas trop
loin, et sans négliger des réalités essentielles pour le terrain.
« Il faut éviter de créer des
confusions » met en garde
Christian Moulin. « Il faut initialement donner à cette nouveauté une place dédiée », ce
qui au passage permet
d’élargir la catégorie, tout en
créant une différentiation, avec
par exemple un nouveau code
couleur. « On ne va pas non
plus vers le tout Kinect.»Voilà
les choses posées. Tout
comme il va falloir aussi les...
poser dans les espaces de la
distribution. Délimiter, sécuriser : autant de choses qu’il faut
impérativement envisager le
plus sérieusement possible
avant le jour J. Ou plutôt le
jour K qui approche ! 쐍
Nintendo :
L’élargissement
de la cible
« Nous sommes dans un tunnel de croissance, rappelle
d’emblée Stephan Bole, mais
aussi en train d’élargir la cible
des joueurs. » Pour Nintendo,
la marque par laquelle l’élargissement a été déjà largement amorcé, l’attention doit
être portée vers des clientèles moins averties, mais plus
nombreuses. « C’est ce que
l’on observe dans la deuxième
phase des cycles de vie des
consoles, au cours desquelles
la croissance se fait moins
rapidement. Nous nous adres-
Stephan Bole, patron de Nintendo pour la France, démontre qu’un potentiel
de développement considérable existe toujours sur notre marché.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
57
sons alors à un public typiquement plus débutant. »
A propos des consoles de
salon de l’actuelle génération,
Stephan Bole rappelle aussi qu’il
« s’en est déjà vendu en France
plus de 8 millions d’unités,
dont 4,3 millions de Wii, et en
portable, 11 millions, dont
près de 9 millions de DS. »
D’où un constat. « Le million
de consoles supplémentaires
왘왘
A propos de la distribution, Philippe Lavoué, directeur général adjoint de
Nintendo France, démontre une approche très méticuleuse de ce qui
s’observe dans les rayons. « Nous remarquons que l’univers du jeu est
encore sous-représenté en termes de dimensions d’offre dans les magasins.
Dans les GSA, par exemple, nous ne sommes pas forcément dans la destination de trafic. Nous ne sommes inscrits en général ni dans la balade, ni
dans la surprise. Quand nous nous inscrivons dans la balade ou la surprise,
nous constatons une élasticité des ventes tout à fait significative. Ce que les
professionnels nous paraissent bien comprendre à présent. Mais nous
avons une chance en France, celle de pouvoir compter sur plusieurs possibilités de distribution. Notre challenge est de faire en sorte que notre proposition soit efficace, en sachant agir avec les spécificités de chacun. » 쐍
jeux soient mieux expliqués. Il
y a entre fournisseurs et distribution une responsabilité
conjointe dans la perspective
de rendre les produits plus
lisibles, plus accessibles, dans
une offre plus claire.» Autre
point mis en exergue par
Philippe Lavoué, l’intérêt de
mieux exprimer la recommandation des joueurs et utilisateurs, qui ont des choses
intéressantes à dire sur leur
expérience de jeu. Un point
qui est important « notamment dans les GSA, où la capacité d’expression est faible. Il
n’y a pas de vendeur. Il faut
trouver des solutions pour
faire passer les messages, avoir
une démarche et une action
de séduction et de ré-assurance. Nous sommes encore
dans un marketing d’offres, où
les produits sont mis côte à
côte dans une logique de
marque plus ou moins respectée. Et on attend... »
qui va venir étoffer le parc va
se faire sur un public qui n’est
pas innovateur, pas gamer, pas
technophile.» Du très grand
public donc,ce qui prend « plus
de temps, et nécessite de travailler différemment pour les
éditeurs comme pour les distributeurs, une manière repensée d’accompagner le
marché. »
Marché dont Stephan Bole
pondère les évolutions en
général observées avec un
recul insuffisant. « Certes, GfK
voit une année à - 7 % pour le
jeu vidéo sur consoles, tous
produits confondus. Mais cette
génération pèse deux fois plus
que la génération précédente.
Si le marché a doublé de taille,
il faut aussi accepter la règle
du jeu qui fait que celui-ci
avance par paliers, dans une
croissance à long terme. » Le
patron de Nintendo pour la
France va d’ailleurs plus loin
en évoquant d’autres chiffres.
« Il y a selon les études 55 %
de gens qui jouent à des jeux
vidéo, et 44 % sur console,
dans notre pays. Aux EtatsUnis, on en est à 62 % ! » Une
différence spectaculaire qui
démontre que le ludique sur
console a encore un sérieux
potentiel de développement.
Philippe Lavoué confirme
pour sa part la nécessité, à
travers une « courbe d’apprentissage, d’amener avec les
distributeurs à ce que ces
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
58
Une approche
plus intime
du consommateur
Il y a donc du pain sur la planche. Outre cette entrée progressive pour un marketing de
séduction, il faut faire vivre les
produits aux rythmes des saisonnalités. « Notre offre va
apporter des solutions de
vente sur tous les pics de saisonnalité et de trafic », indique le directeur général
adjoint de la marque. Une
stratégie qui sera d’autant plus
pertinente si est respectée la
condition « d’avoir un message accompagné qui s’adresse aux consommateurs qui
sont dans les magasins, sur des
propositions qui se rapprochent de la clientèle, qui vont
vers eux. Il faut une approche
plus intime du consommateur. »
Dans ce schéma, les deux axes
imposés sont bien présents :
élargir la cible des joueurs, et
alimenter les possesseurs du
parc installé. « Il est important
d’arriver avec des nouveautés,
concède Stephan Bole, mais il
ne faut pas oublier que le million incrémental de consoles
qui se fera sur cette saison
sera drivé par un catalogue
qui existe déjà. Le titre qui a
certainement le plus gros
potentiel est Wii Fit +. Wii
Sport Resort, lancé il y a un
an, a un potentiel du même
niveau. Et d’évoquer d’autres
titres majeurs qui seront aussi
des ventes très nourries
(Mario Kart, Mario Bros, etc.)
Déploiement puissant et large
par conséquent, avec des
titres susceptibles de jouer le
rôle « de ponts entre gamers
et public large. » Techniquement, les offres de la concurrence qui réagit logiquement
face à ce qui se passe sur le
marché sont observées avec
sérénité chez le numéro 1 de
la console. « Nous estimons
avoir quatre ans d’avance en
matière de reconnaissance du
mouvement. A cette évalua-
tion, Stephan Bole ajoute que
les intentions d’achats recensées sont supérieures pour la
Wii par rapport aux autres
consoles.
Dans le domaine des portables, « nous avons apporté
plus de confort et un meilleur
partage avec la XL », alors que
se profile l’arrivée « avant la
fin de l’exercice fiscal » de la
DS convertie à la 3D.
Au moment où ce dossier se
boucle, il reste deux hypothèses, celle d’une arrivée
début 2011 (l’exercice fiscal
de Nintendo se clôturant fin
mars, comme cela est d’usage
au Japon) ou celle d’une irruption spectaculaire -et pas sans
panache- avant ou pour la saison des fêtes.
Mais sur le registre de la
concurrence, les responsables
de Nintendo en France élargissent aussi le panorama. Militant comme on l’imagine pour
une préférence marquée des
joueurs à l’égard de consoles
de jeu dédiées plutôt que
pour des smartphones ou des
tablettes, ils n’en soulignent
pas moins que « nous sommes en concurrence avec tout
ce qui prend du temps en loisirs chez les consommateurs.
Limiter le marché aux trois
intervenants majeurs est ridicule. » Cette remarque est à
elle seule un indice rassurant.
Elle démontre que les acteurs
du jeu ne perdent pas de vue
un seul instant tout ce qui
anime et fait évoluer l’ensemble des marchés du numérique. 쐍
Rayons jeu vidéo
cet automne :
Zone softs
Et voilà, les vacances sont officiellement
terminées. Alors que certains en étaient encore
à leurs éclaboussantes promenades en pédalo,
nous avons déjà ratissé quelques ultimes
repères et chez les éditeurs une petite collection
utile de références qui devraient aider le CA des
prochaines semaines à briller comme un soleil
d'été. Il y en aura sans doute d'autres : nous ne
les oublierons pas.
Le marché mondial des jeux
et consoles vidéo devrait
s’inscrire en légère baisse en
2010, aux environs de 52 milliards d’euros, avant de rebondir pour atteindre 72 milliards
en 2014 (consoles, jeux, accessoires ainsi que les jeux
sur mobiles ou en ligne)
contre 55 milliards d’euros en
jeux en ligne et 8 % pour les
téléphones mobiles. La part
de ces derniers segments va
croître dans les années à venir
(à 31 % pour les jeux en ligne
et 11 % pour les mobiles en
2014, selon l’Idate), au détriment des produits traditionnels (58 %). En France, le marché devrait finalement rester
2009. Sur le marché mondial,
l’ensemble Europe - Moyen Orient - Afrique a représenté
39 % des ventes en 2009,
devant les Etats-Unis (33 %),
l’Asie - Pacifique (24 %) et
l’Amérique latine (4 %). Les
supports physiques représentaient l’an passé 76 % des
ventes, contre 16 % pour les
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
59
stable en 2010, autour de 3
milliards d’euros, la baisse de
7 à 8 % des ventes de supports physiques étant compensée par la progression des
autres segments. En revanche,
il devrait ensuite, comme au
niveau mondial, continuer à
progresser, attendu à 3,8 milliards en 2014.
왘왘
62 % des personnes âgées de
6 ans et plus ont déjà joué à
un jeu vidéo, soit 35,4 millions
d’individus. Ils se sont adonnés
à leur passion sur une console
de jeux, un téléphone mobile,
sur un baladeur multimédia
ou sur un ordinateur et cela,
en étant connecté ou non à
Internet.
Sans surprise, les 15-24 ans
sont les plus accros : 94 %
d’entre eux ont déjà joué à un
jeu vidéo, soit 7 millions de
jeunes. Suivent ensuite les 614 ans et les 25-34 ans avec
respectivement, 91 % et 85 %
d’entre eux qui ont déjà joué.
des joueurs de cette tranche
d’âge sont des joueuses.
Pour attirer ces chaland ludophages, assez jeunes et donc
souvent friands de nouveautés
et déplorant la routine, les
éditeurs doivent redoubler
d’efforts pour sortir des titres
de manière constante avec
des améliorations aussi bien
dans les designs que dans la
jouabilité.
Cette rentrée 2010 constitue
un espace temps idéal pour
justement faire face aux plus
exigeants de vos clients
joueurs. Commençons par la
PS3 qui accueillera dès septembre l’homme araignée. En
effet,Activision sortira SpiderMan : Shattered Dimensions.
Le pitch ? Suite à une quadruple brèche dans la réalité,
leur de mouvements Playstation Move. En outre, Razing
Storm inclura un mode multijoueur offline en coopération
et un tout nouveau mode
online jouable jusqu’à 8 compétiteurs. Parmi les autres
nouveautés, on notera la présence de décors destructibles,
la possibilité de se cacher derrière des objets et d’interagir
avec les environnements.
Avant de revenir au cinéma
pour un 4e volet, Pirates des
Caraïbes fera un petit détour
sur les consoles de salon dans
un jeu intitulé Pirates of the
Caribbean : Armada of the
Damned. L’éditeur du jeu,
Disney, a confié la réalisation
de ce titre aux studios canadiens Propaganda Games. Ces
derniers ont déjà réalisé
Au global, 56 % de la population des joueurs vidéo ont
moins de 35 ans. Parmi ceux
qui ont joué au cours des 12
derniers mois, la parité est
presque de mise : 47 % des
joueurs sont des femmes. Ces
dernières sont même majoritaires chez les personnes
âgées de 50 à 64 ans : 53 %
le pauvre Peter Parker se
retrouve projeté à quatre
époques différentes, en sortira-t-il indemne ?Time Crisis :
Razing Storm sortira à la
même période, toujours sur
PS3. Il s’agit du retour de la
célèbre série de rail shooter
avec un nouvel opus entièrement jouable avec le contrô-
Turok.Attendu pour le 2 septembre sur PS3, ce jeu offrira
au joueur la possibilité de
créer son héros et son navire
de toutes pièces. Reprenant
des éléments d’Action-RPG,
le joueur évoluera dans un
monde ouvert, sur terre et
sur la mer, devant créer des
alliances avec les différentes
Un marché
qui nécessite
du sang neuf
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
60
factions pirates naviguant sur
les eaux bleues pour survivre
dans ce monde teinté de fantastique. EA Sports MMA est
très attendu, il faudra cependant patienter jusqu’en
octobre pour profiter des
ventes de ce jeu de gladiateurs des temps modernes
sur PS3. Concurrent direct de
la licence UFC Undisputed de
THQ, ce titre EA bombe le
torse et promet des combats
virils avec la participation de
stars de la discipline comme
Randy Couture et Fedor
Emelianenko.
Electronic Arts a, voici quelques semaines, mis fin au suspens insoutenable tiraillant les
joueurs de FIFA qui se demandaient si la version 2010 sortirait fin septembre ou début
octobre. L’éditeur a en temps
utiles fait savoir que FIFA 11
serait disponible le 28 septembre aux Etats-Unis, le 30
en France et le 1er octobre
dans le reste de l’Europe. On
apprend au passage que les
versions PS3 (et Xbox 360)
disposeront d’une fonction baptisée « Centre de création »,
qui permettra de créer un
joueur et une équipe complète - jusqu’aux kits de supporteurs et au stade. Avis à
ceux qui attendent avec impatience de mettre en linéaire le
reboot de la franchise Medal
of Honor, Electronic Arts prévoit de sortir une édition limitée vers le 15 octobre. Celleci, permettra de débloquer
prématurément deux fusils à
pompe, tout en récupérant
une arme exclusive : le MP7.
Après le succès tant critique
que commercial du premier
opus, Star Wars : Le Pouvoir
de la Force 2, le jeu d’action à
la troisième personne de
LucasArts Entertainment
proposera toujours des combats intenses dans lesquels
l’utilisation de la force permettra de sortir victorieux. La
réalisation graphique de cette
suite a été améliorée et on
espère également qu’elle
saura se montrer moins
linéaire que le premier volet.
A vendre dès le 26 octobre...
outre-Atlantique et le 29 du
même mois en Europe, pour
les clients PS3.
Destination Xbox
Capcom donnera à nouveau
la possibilité aux joueurs sur
X360 de casser du zombie
avec Dead Rising 2, qui est
prévu pour le 3 septembre.
Dans Dead Rising 2 vos
clients avanceront dans un
environnement encore plus
dense que dans le premier
opus. Casinos, centres commerciaux et autres décors
tous plus extravagants les uns
que les autres... Ubisoft propulsera en octobre une version collector AC : Assassin’s
Creed : Brotherhood.Au programme : le jeu dans le coffret
Collector Renaissance, une
carte de Rome, un DVD de
lineage, des cartes de personnages du multijoueur, un
codex exclusif, un DVD bonus
et bande-son du jeu, des
contenus exclusifs à télécharger... Le 15 octobre sonnera
le moment tant attendu des
fans de Medal Of Honor. E.A a
mis le paquet sur cette édition.
Ce nouveau Medal of Honor a
été en effet développé en collaboration avec des opérateurs du Tier 1 (une entité
américaine de combattants,
sélectionnés parmi les meilleurs, qui sont appelés pour
des missions hautement sensibles) et s’en inspire fortement.
Les joueurs, immergés dans
les conditions impitoyables et
hostiles de l’Afghanistan d’aujourd’hui, revêtiront la peau
de ces combattants et utiliseront leurs compétences uniques dans la lutte contre un
nouvel ennemi.
Microsoft réinvesti Fable III à
partir du 29 octobre. Cinq
décennies se sont écoulées
depuis les événements de
Fable II et Albion a connu la
révolution industrielle, mais le
destin du royaume est en danger. Namco Bandai reviendra
sur le devant de la scène à
partir du 1er novembre avec
sa célèbre licence Naruto :
titre sera l’occasion pour la
série d’accueillir de nouvelles
guitares aux lignes clairement
plus orientées hard-rock. La
grosse partie du jeu sera
constituée par le mode Quête.
Dans les grandes lignes, sachez qu’il s’agira de retrouver
et de libérer le demi-dieu du
rock doublé par Gene Simmons, le bassiste de Kiss. Pour
Naruto Shippuden : Ultimate
Ninja Storm 2.
Extraordinairement fidèle à
l’univers du dessin animé, le
joueur devra choisir les bons
partenaires pour survivre
ensemble. Ils pourront lancer
de redoutables techniques
spéciales en équipe pour
vaincre les adversaires. Bien
décidé à rentabiliser la marque Shaun White, Ubisoft
annonce un tout nouveau titre prévu pour fin novembre :
Shaun White Skateboarding...
Non, il ne s’agit pas d’une
erreur, vous lisez bien ! Après
le snowboard, le célèbre
champion olympique endossera une planche de skate.
Gageons que ce dernier sait
manier tout type de planche !
les nostalgiques du genre,
Warner Interactive proposera
des le 2 septembre Le Seigneur des Anneaux : La Quête
d’Aragorn. La Quête d’Aragorn sur Wii est un jeu
d’aventure à la troisième personne. Le soft proposera de
revivre l’histoire et les meilleurs moments de la trilogie
du Seigneur des Anneaux dans
la peau d’Aragorn. Les Sims 3
débarqueront directement
des studios E.A à partir du 26
octobre. Grande nouveauté
de ce nouvel épisode ; les
joueurs pourront débloquer
les ultimes « Pouvoirs du
karma » offrant un contrôle
instantané et les exercer sur
leurs Sims. Néanmoins, les
joueurs devront utiliser ces
pouvoirs de manière avisée,
car ils peuvent donner des
résultats inattendus. Le karma
pourrait bien finir par se
retourner contre eux !
Toujours chez E.A, Need for
Speed : Hot Pursuit sortira
aux alentours du 18 novembre. Au programme : des
Wii et compagnie
dans l’effervescence
Activision comblera les adeptes de Guitar Heros vers le 29
septembre avec son nouveau
titre : Warriors of Rock +
Guitare pour Wii. Ce nouveau
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
61
vitesses vertigineuses, des vols
planés pendant les coursespoursuites, des duels et des
arrestations. Par son côté
innovant, l’Autolog va bouleverser la compétition sociale
entre les joueurs. Dans The
Lapins Crétins : Retour vers le
Passé, Ubisoft promet dès le
12 novembre une bonne partie de rigolade. En effet, ces
bestioles loufoques à souhait
vont voyager dans le temps
pour envahir l’histoire ! Tout
un programme subspatial...Si
Einstein voyait ça !
La disparition des uns fait souvent le bonheur des autres.
Ainsi, rayons viandes froides,
Michael Jackson renaîtra de
ses cendres grâce à Ubisoft fin
décembre dans un titre très
recherché : Michael Jackson
The Game. Le titre utilisera le
Wii Motion Plus pour effectuer les fameux mouvements
de la star. Il sera possible aussi
de chanter sur les morceaux
cultes de l’artiste, bref, de quoi
amorcer une période pluvieuse, favorable donc à la fréquentation des zones commerciales, et peut-être faire
se retourner Michael dans sa
tombe...
Une bonne partie des titres
cités en référence seront aussi disponibles sur DS/DSI et
PSP. Cette rentrée 2010 s’annonce d’ores et déjà comme
dense et riche en nouveautés.
L’arrivé du Playstation Move le
15 septembre marquera un
renouveau dans le mode de
jeu, et cela se ressent déjà sur
certains titres que nous avons
abordés plus haut. Noël promet d’enrichir d’avantage le
catalogue de titres qui utiliseront cet accessoire. L’arrivée
de Kinect donnera lieu aussi à
un net revirement pour séduire nos clients. Bref, vous
l’aurez compris, Noël 2010
sera l’occasion de doper les
rotations de stocks avec une
clientèle recomposée. 쐍
Maria Geyer
L
E
T E R R A I N
Zones en émoi
Les choses bougent à Claye-Souilly, comme dans de nombreuses zones
commerciales. Le centre créé en 1972 entame un agrandissement
d’ampleur dans quelques jours. Une opération bien représentative
de ce que vivent et parfois subissent, le mot est juste, bien
des sites en concurrences complexes. Pour l’exemple,
voici les grandes lignes d’un nouveau dessein,
et ses répercussions croisées au cœur d’une région
en effervescence.
Ouvert trois ans après l’arrivée de l’homme sur la lune, l’hypermarché Carrefour
de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, à
l’Est de la capitale, n’est pas tout à fait
un établissement comme les autres. Se
classant parmi les plus gros calibres du
groupe, aux côtés de ses magasins géants
de Portet sur Garonne,Vitrolles,Villiersen-Bière ou O’Parinor, cette grande surface alimentaire a durant des années
revendiqué, dit-on, le chariot (1) moyen le
plus élevé d’Europe en termes de CA.
Cela bien sûr grâce à une zone de chalandise elle-même assez atypique, englobant des secteurs pavillonnaires multiples, riche d’un vaste réservoir de
clientèle plutôt aisée, puisée dans l’Est
de la Seine-Saint-Denis, les zones urbaines de Lagny et Meaux, et de nombreux
villages d’une sympathique campagne
avoisinante.
Premiers coups de pioches
Sans compter, par ailleurs, la proximité
de l’aéroport de Roissy CDG, spécificité
qui permettrait de comprendre pourquoi, de temps à autres, on rencontrait
jadis dans les allées de cette belle GSA
Non, en dépit des apparences, les travaux n’ont
pas encore commencé, mais la profonde
métamorphose du centre commercial de
Claye-Souilly, inauguré en 1972, est imminente,
ce dans un contexte régional fortement évolutif.
des visiteurs de très haut rang (dont
quelques patrons de firmes asiatiques)
venus découvrir cette spécialité de notre
sol qu’était et est encore l’hypermarché.
« On est parti pour deux ans de galère ! »
lâche avec dépit un commerçant de la galerie. Motif de cette aigreur de langage :
un agrandissement substantiel se prépare. « On dit que les travaux commencent en septembre » complète cet exDistribution, Ventes & Services Magazine n° 90
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ploitant qui se réfère à des exemples de
la région. Quand des modifications profondes ont lieu, les clients n’aiment pas
cela. Les grues, les échafaudages, les parkings bouleversés et parfois « la boue
aux godasses », ils n’aiment pas ça. Et s’ils
le peuvent, ces clients s’évadent.Au total,
une période s’annonce avec, sur le
papier, plus de nuisances et moins de
CA. Et il arrive que dans des circonstances similaires, ces mêmes clients, en
18 à 24 mois, changent leurs habitudes. Il
y a de la lumière ailleurs, et le plus souvent, pendant ce temps, les environs évoluent aussi en matière d’équipement
commercial. « Déjà que... » Le responsable d’un salon de coiffure ajoute ce
qu’il semble avoir sur le cœur, une assez
longue histoire qui fait du chantier naissant une sorte de cerise sur le gâteau,
cerise aigre, vous l’aviez deviné. Selon lui,
l’hypermarché n’a pas su retenir cette
clientèle par réellement riche mais
quand même aisée. Ses responsables ont
négligé des détails essentiels, comme des
attentes aux caisses, bien gérées pendant
des années, puis devenant interminables,
et que ne supportent pas les consommateurs qui laissent le plus de recette. Il
évoque aussi des offres discutables, en
alimentaire notamment. D’où cet enchaînement : « certains commerces de milieu
de gamme ont quitté le navire, et maintenant, il n’y a plus que des discounteurs,
en vêtements, chaussures, etc. »
Partis où, ces clients comme ces établissements ? C’est là l’autre facette des
mouvements du terrain, qui s’observent
ici comme ailleurs. Qu’un centre s’agrandisse, prenne de l’ampleur, et ceux
qui sont à distance proche ou moyenne
réagissent. Pour Claye-Souilly, l’ouverture
il y a dix ans de Val d’Europe (proche de
Lagny, avec un des plus grands hypermarchés du groupe Auchan, et à proximité de Disneyland Paris) a commencé à
« siphonner » une partie des chalands originaires de la zone de Meaux. Deux ans
plus tard, la création du centre commercial Bay II à Collégien (métamorphose de
l’ex-hyper Continent de Torcy) a encore
accentué le phénomène de migration
des clientèles, plongeant au passage un
autre centre de la région, Chelles II, plus
modeste, moins facile d’accès et situé
entre Claye-Souilly et Collégien, dans
une situation plus que périlleuse dont il
n’est d’ailleurs pas sorti aujourd’hui.
En 2000, l’ouverture du centre commercial de Val d’Europe, sur la commune de Serris principalement
(77), a provoqué la première redistribution dans les flux d’attractivité, dans le périmètre compris entre
l’Est de la Seine-Saint-Denis, Meaux et Lagny.
Merlin (on reste en famille). Ce nouveau
pôle va d’ailleurs donner localement la
réplique à une zone commerciale située
à l’opposé de l’agglomération meldoise,
qui vient juste d’être inaugurée, animée
par une petite brochette d’enseignes
gravitant autour de sa locomotive, un
Vos clients nous intéressent
Et si à Claye-Souilly certains s’interrogent sur l’avenir, conscients du fait qu’un
agrandissement de centre ne se traduit
pas inéluctablement par un accroissement de la population consommante
locale, c’est parce qu’à quelques minutes
-10 à 12 aux maximum- se profile la
perspective d’un autre centre commercial qui va s’édifier au Nord-Est de
Meaux.Avec pour locomotives un autre
hypermarché Auchan et une GSB Leroy-
Les périodes de travaux lourds engendrent des
mutations dans la fréquentation type des
centres commerciaux. Si une redistribution
concurrentielle des cartes, en raison
d’ouvertures, par exemple, se conjugue aux
transformations, le schéma de fonctionnement
peut s’en trouver fortement bouleversé.
A la périphérie de Meaux, secteur sud, une zone commerciale vient d’ouvrir
ses portes, autour d’un hypermarché Leclerc de taille moyenne. A l’ouest, un
nouvel ensemble, avec un hyper Auchan et une GSB Leroy Merlin va
s’établir prochainement. Claye-Souilly en est à une dizaine de minutes.
hypermarché Leclerc. Les grandes
manœuvres autour de Meaux vont donc
bon train et sont assez animées, même
juridiquement (recours et autres montées d’adrénaline au menu, obligeant
Jean-François Coppé, le député-maire de
la ville de Bossuet à s’investir, arbitrer,
argumenter.)
Avec bientôt 21 000 mètres carrés supplémentaires (soit à peu près l’équivalent
de la surface de l’actuel magasin
Carrefour), et un parking en « superstructures », Claye-Souilly compte naturellement bénéficier d’un surcroît
d’attractivité, et donc d’un potentiel
élargi en termes de zone de chalandise.
Réalité ou vœux pieux ? Car au fil des
ans, cette petite zone est devenue plutôt
bien pourvue. Pour les familles de produits qui nous intéressent le plus, outre
Carrefour, on trouve dans la galerie marchande un magasin Darty (qui mériterait
une surface moins étriquée, un petit lifting tant dans le style que dans la tenue
et même parfois la qualité de l’accueil),
un magasin Virgin, les représentants des
opérateurs de téléphonie (Orange disposant même de deux bases, avec un
point France Telecom et un Photo Service), un Micromania, un Game... Et
autour, dans la même zone, figurent aussi
A Torcy, le centre commercial créé dans les années 70
avait pour locomotive un hypermarché Continent,
enseigne reprise par le groupe Carrefour.
Il a à son tour quelque peu puisé dans les réserves de Claye-Souilly.
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Les agrandissements
aboutissent en général
à des progressions du
CA global des centres
transformés, mais
quand les dimensions
explosent, un peu
comme à Parinor,
devenu o’Parinor, il en
résulte des flux
secondaires, comme
dans le cas présent
avec le secteur de
l’hyper et celui du
secteur de Saturn.
une implantation Cultura, un point de
vente Boulanger, et une grande surface
Autobacs. Parmi les autres présents,
citons Castorama, Kiabi, King Jouet,
Décathlon (le plus grand magasin de
sport d’Europe, encore récemment), Fly.
Seul véritable parent pauvre du lieu : la
restauration, qui reste à imaginer. Mais
ça va bouger aussi sur ce plan : Hippopotamus est en approche, prêt à succéder au Bistrot Romain, dans un tourbillon sans doute plus important.
Claye-Souilly et sa prochaine métamorphose n’est évidemment pas un événe-
ment diminuant tous les autres, mais surtout un élément bien représentatif de ce
que nous vivions en matière de structures commerciales.
Appétits immobiliers, combats concurrentiels sans merci pour tenter de
contrer les initiatives adverses : pas facile
dans un tel contexte de planifier, notamment pour les enseignes, installations,
agrandissements ou refontes. Nous
avions évoqué ce sujet avec la province
voici quelques mois. L’Ile-de-France vit
au rythme des mêmes mouvances.
L’agrandissement de Parinor (rebaptisé
« O’Parinor », ce qui fait bien sûr venir de
nombreux nouveaux clients) a réveillé
les ardeurs de Rosny II, à 10 minutes par
l’autoroute, déjà fortement titillé par le
sursaut inattendu de Domus (grâce
essentiellement à l’arrivée de Saturn, et
où But est en cours d’installation). Rosny
II devrait donc s’agrandir prochainement.
Tandis qu’à Aubervilliers et dans la zone
de Rosny CDG, deux projets d’ampleur
sont également en vibrations.
Et tout observateur ne peut que constater un détail venant perturber les esprits
à la manière d’une autre une cerise aigre
sur le gâteau : comment faire venir
davantage de clients sur Claye-Souilly,
alors que son principal chenal d’accès,
dans le sens Paris-Province, route déjà à
4 voies, s’engorge au point de se bloquer
dès que l’heure d’aller faire des emplettes sonne chez les consommateurs
chaque semaine ? 쐍
(1) La société qui détient la marque déposée à laquelle vous
pensez sans doute et qui produit les célèbres petits engins à
roulettes dont il est question, qui d’ailleurs roulent parfois fort
mal, n’aime pas être citée nommément : respectons ses préférences, plions-nous à ce qu’a dit cet industriel !
Au fond,la caisse ?
Ce qui compte le plus dans un
point de vente peut aussi être
un repoussoir redoutable pour
les clients. Les contraintes liées
aux ressources humaines ne
manquent pas, et
l’automatisme n’est pas encore
généralisable. Regard sur
différentes recettes.
C’est un réflexe.Tout consommateur qui
de nos jours entre dans un point de
vente jette un rapide coup d’œil en
direction des caisses. Si par malheur,
quelques files d’attente y apparaissent,
ses motivations d’achats peuvent immédiatement s’émousser. Les attitudes
varient, mais sont toujours négatives.
Synonymes d’attente interminable, elles
incitent les uns à tourner les talons
immédiatement, d’autres se contentant
de visiter les rayons, mais renonçant
d’emblée à tout achat. Ainsi donc, le
point final de toute la stratégie d’une
enseigne, la caisse où doit entrer le CA,
est aussi une sorte d’épouvantail qu’il
serait urgent de dissimuler, voire de faire
disparaître. Chacun peut observer qu’à
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
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ce mal pas toujours recensé sur le
théâtre des opérations, des parades
diverses ont été adoptées. Dans de nombreuses FNAC « ancien concept » (le
plus connu), la méthode sournoise a été
왘왘
Samsung sur les Champs
Samsung cherchait
un lieu pour mettre en
valeur ses innovations
technologiques sur
l’une des plus belles
avenues du monde.
Au Virgin Megastore
des Champs Elysées,
la marque a pris
position, dans un
partenariat exclusif.
Pas de doute,
la compréhension
de la technique 3D
avec lunettes actives
est largement
expliquée.
Sur le trottoir
de la plus belle
avenue du monde,
l’invitation à la 3D
de Samsung
est visible.
C’est bien
davantage qu’un
simple « corner ».
La théâtralisation
est grande, visible
sans être tapageuse,
et la démonstration
non-stop.
Vedette
de ce spectacle
promotionnel :
le C9000
de Samsung.
Déjà sur le trottoir, les visuels vantant la
3D de la firme coréenne sont affichés.
Et sitôt dans les lieux, d’autres messages
explicites ornent la voûte majestueuse,
en guise d’entrée en matière. Puis, en
montant l’escalier principal, tout visiteur
découvre, en arrivant au premier niveau,
la mise en scène méticuleusement préparée. L’emplacement est pareil à aucun
autre. Il bénéficie d’un trafic et d’une visibilité hors normes.
Dans un environnement
bien ordonné
Avec 200 000 visiteurs hebdomadaires,
le navire amiral des Virgin Stores de
l’Hexagone est l’un des lieux les plus visités des Champs Elysées.Avec, comme on
l’imagine, une fréquentation qui est aussi
bien locale que venue de toute la région
parisienne, et touristique au sens le plus
Servane Riera, responsable marketing et
merchandising au magasin Virgin, nous
présente cette initiative prise de concert avec la
marque coréenne.
large. Une spécificité mise à profit autant
par l’enseigne que par Samsung. Dans
cette très grande implantation, Virgin
développe des zones attractives thématiques diverses, toujours avec des leaders
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
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des domaines concernés. Pas question
donc de mettre en place un linaire de
téléviseurs classiques. Sous la houlette
de Servane Riera, qui pilote le marketing
maison, et avec la complicité de Juan
Hoguet, professionnel bien connu qui
œuvre pour l’enseigne au logo rouge, le
décor a été constitué de manière à
mettre en démonstration les plus beaux
produits 3D, du home cinéma, et des
références en Blu-ray-DVD.
En vedette, le C9000, LCD d’une finesse
extrême. La 3D est en démonstration
réellement active. Comprenez : avec des
lunettes effectivement disponibles et
fonctionnelles, de la 3D non-stop à
l’écran, et un démonstrateur (ou une
démonstratrice), sur place, qui transmettra le relais aux intervenants de
rayon maison lorsque ces derniers
auront acquis une formation complète.
Toutefois, ce pôle de démonstration
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n’est pas une simple vitrine. C’est aussi
un espace où l’on vend les produits.
C’est la seule offre en téléviseurs de
l’établissement. Elle est exclusive et sera
maintenue au moins un an. Elle se place
dans la continuité d’une offre de matériel
qui a entièrement été reconstituée.Vaste
« mais avec quand même un assortiment
cohérent dont nous restons maîtres »
adoptée. La ligne des caisses est logée,
certains diraient « dissimulée » à l’abri
des regards entrants, derrière des murs,
cloisons ou autres superstructures avec
affichages divers détournant l’attention.
Mais les chalands ne sont pas tous dupes.
Après avoir observé patiemment certains établissements ainsi configurés, on
s’aperçoit vite que quelques consommateurs viennent quand même furtivement
évaluer d’un œil attentif l’état d’avancement des passages en caisses avant de
s’engager plus avant. Edifiant.
Pas de caisse en sortie chez Darty. Mais
des caisses bien concrètes quand même,
au cœur des établissements, et les éventuelles cohortes d’acheteurs, qui ont à
attendre et à faire avec une qualité
d’accueil qui n’est pas toujours au rendez-vous, d’autant que l’encaissement
est maintes fois perturbé par les services
qui se traitent dans le même espace. Le
problème est donc déplacé, mais pas
réellement éliminé.
Dans le même espace, sont proposés aussi
des équipements de home-cinéma.
Dans les GSA, la tendance est désormais
changeante. L’adoption des caisses automatiques, en plein essor, fait évoluer les
choses. Les caisses automatiques ne peuvent pas encore prendre en charge
l’ensemble de l’activité, mais cela viendra.
Avec en perspective des caisses toutes
ouvertes tout le temps, et en tout cas,
une possibilité d’en activer le nombre
voulu, à tout moment, sans avoir à
prendre en compte d’éventuels soucis
d’absences, ou plus largement, de gestion
des coûteuses ressources humaines. A
l’heure présente, dans les établissements
dotés de ce type de caisses, les clients
venus pour des achats en proportions
limitées (les célèbres « 10 articles » ou
« caisses paniers ») ne renoncent plus.
Cruel constat, car on s’aperçoit ainsi que
le chaland risque de donner le coup de
pouce susceptible d’être fatal à l’essentiel
des effectifs d’hôtesses de caisses. Alors
que les GSA et les supermarchés sont
dans l’œil de ce cyclone, les grandes surfaces de bricolage vont aussi à grands pas
dans cette direction, même si les articles
traités dans leurs rayons (de la poignée
de clous à la tondeuse à gazon, du bois au
détail aux chaudières à gaz) se prêtent
moins bien à cette automatisation. La
concentration des « coups de feu » dans
les lignes de caisses est pourtant à
l’origine d’une sensation épouvantable du
traitement de la clientèle sur ce point.
Boulanger : mais où
sont donc passées les caisses ?
En interne, les caisses sont aussi des éléments compliqués à gérer. Dans bien des
établissements, la polyvalence des équipes a été travaillée de manière à pouvoir
faire intervenir les collaborateurs qui
sont en rayon quand une affluence se fait
sentir. Dans la pratique, cette manœuvre
n’est pas toujours possible. Un vendeur
occupé avec un client ne peut pas tout
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 90
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souligne Servane Riera. Il s’épanouit sur
toute une série de linéaires élégants.
Ordinateurs, photo numérique, imprimante, audio nomade, accessoires,
consommables, les rayons sont dotés
d’une signalétique limpide, simple et
complète. Un bel exercice qui devrait à
court terme se prolonger par d’autres
initiatives. Du bon travail ! 쐍
lâcher (et peut-être perdre une vente)
dans ce genre de circonstances. C’est en
songeant à ces divers paramètres que
chez Boulanger, le choix de supprimer les
lignes de caisses a été fait dans deux
implantations, pour le moment.A Biganos,
près d’Arcachon, et à Trélissac près de
Périgueux, deux unités d’une taille adaptée à des zones de chalandise moyennes
(de l’ordre de 2000 mètres carrés), l’enseigne a opté pour un traitement des
opérations de caisses au niveau des points
vendeurs. Ce sont d’ailleurs les vendeurs
ou vendeuses qui prennent en charge ces
opérations. La méthode semble donner
de bons résultats, apportant une meilleure souplesse dans la gestion des
équipes, et peut-être une amélioration du
relationnel avec la clientèle. On est toujours plus affable avec un client quand les
achats de celui-ci ont une incidence sur
les rémunérations.
Autre avantage induit : une meilleure
impression face au point de vente qui, en
quelque sorte « décloisonné », permet
de dégager une atmosphère proche de
celle des grands modules de l’enseigne
(de l’ordre de 4 000 mètres carrés ou
plus) dans des implantations qui n’en
font que la moitié, potentiel de zone
oblige. 쐍
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